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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 14:19

 

Le Monde.fr | 15.08.2012 à 08h18 • Mis à jour le 15.08.2012 à 12h20

 

 

Le long du fleuve Xingu, dans la forêt amazonienne, le 17 février 2005.

 

Un tribunal brésilien a ordonné mardi 14 août l'arrêt des travaux du barrage de Belo Monte, le troisième plus grand ouvrage de ce type en construction dans le monde, au cœur dRe l'Amazonie brésilienne, au motif que les Indiens de la région n'avaient pas été préalablement consultés.

"En 2005, quand le Parlement brésilien a approuvé ce chantier, il a exigé une étude d'impact environnemental postérieure au lancement des travaux, et non préalable comme l'ordonne la loi", a souligné le Tribunal régional fédéral de la première Région. "Nos droits sont constamment bafoués, s'insurge Sheyla Jakarepi Juruna, une Indienne vivant à quelques kilomètres du chantier. On ne nous a pas consultés avant le lancement du projet."

 

Sheyla Jakarepi Juruna, lors d'une manifestation contre le barrage de Belo Monte. Altamira, février 2011.

 

Les Indiens devront être auditionnés par les parlementaires avant que les travaux ne puissent reprendre, selon une source judiciaire qui a précisé que cette décision était susceptible d'appel par le consortium public Norte Energia, en charge des travaux. Ce dernier a indiqué attendre la notification officielle du jugement pour y répondre sur le plan juridique. "Ce n'est pas la première fois que la justice locale prend la décision d'arrêter les travaux, mais à chaque fois le consortium a eu gain de cause et le chantier a redémarré", déplore Sheyla Jakarepi Juruna.

Le tribunal a fixé une amende journalière de 250 000 dollars en cas de non respect de sa décision par le consortium. "C'est une décision historique pour le pays et pour les peuples [du fleuve] Xingu. C'est une grande victoire qui montre que Belo Monte n'est pas un fait acquis. Nous sommes très heureux et satisfaits", a réagi Antonia Melo, coordinatrice du mouvement Xingu Vivo.

 

Antonia Melo, présidente du mouvement Xingu Vivo, et opposante historique au barrage. Altamira, novembre 2011.

 

 20 MILLIONS DE FOYERS

Le barrage d'un coût de près de 13 milliards de dollars est le plus important en cours d'édification au Brésil et le troisième du monde (après celui des Trois-Gorges en Chine et celui d'Itaipu dans le sud du Brésil à la frontière avec le Paraguay). Il fournira 11 233 MW, soit 11 % de la capacité installée du pays, de quoi alimenter 20 millions de foyers. La présidente, Dilma Rousseff, qui a été ministre des mines et de l'énergie de Lula, fait valoir que le barrage est indispensable pour répondre aux besoins énergétiques du pays, qui doivent être multipliés par 2,5 d'ici à 2030.

 

Le fleuve Xingu à l'endroit où l'une des parties du barrage est actuellement en construction, avant le début des travaux. Altamira, janvier 2010.

 

 Sa construction entraînera l'inondation de 502 km (soit cinq fois la superficie de Paris). Et même si les terres des populations indiennes locales ne sont pas inondées, leur mode de vie risque d'être affecté car elles tirent leur subsistance de la pêche. Le gouvernement prévoit des investissements de 1,2 milliard de dollars d'ici à la fin des travaux pour réduire les impacts négatifs de la construction. La première turbine devrait entrer en opération en 2015 et la dernière, en 2019. Il est normalement prévu que, d'ici à la fin de l'année, 12 000 ouvriers travaillent jour et nuit sur le chantier, et jusqu'à 22 000 en 2013. Le gouvernement, qui prévoit la création de 80 000 emplois indirects, avance que le projet va développer une région qui demeure une des plus pauvres du Brésil alors que les opposants s'inquiètent de la pression démographique engendrée par cet afflux de travailleurs.

DILEMME

Cet ouvrage gigantesque symbolise les dilemmes de la sixième économie mondiale. Le Brésil a réduit drastiquement la déforestation de l'Amazonie et affirme avoir la source d'énergie la plus propre parmi les grandes économies. Mais il s'est aussi lancé dans de gigantesques projets d'infrastructure, dont des barrages (une dizaine de projets en cours) et des routes en Amazonie pour accompagner son développement. Plus de 60 % du potentiel hydroélectrique du pays se trouve dans cet écosystème ultrasensible. 

 

Construction de la route principale reliant Altamira (ville la plus proche du barrage) à Belem, à une centaine de kilomètres de l'océan Atlantique.

 

Belo Monte a gagné une notoriété mondiale avec la campagne menée contre le barrage par des célébrités comme le chanteur Sting et le réalisateur à succès de Titanic et d'Avatar, James Cameron. Le chef indien brésilien Raoni, 82 ans, connu dans le monde entier pour son combat en faveur de l'Amazonie et des peuples indiens, avait demandé "l'arrêt" de la construction lors de la conférence sur le développement durable de l'ONU Rio+20 en juin à Rio de Janeiro.

 

Des habitants de la région discutent de l'organisation de la lutte contre la construction du barrage. Altamira, novembre 2011.

 

Quelque 150 Indiens ont récemment occupé pendant trois semaines l'un des quatre chantiers du barrage pour exiger que le consortium tienne ses engagements envers leurs communautés. Norte Energia a accepté notamment de remettre immédiatement aux indigènes des véhicules de transport et de construire des écoles et des postes de santé.

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 14:10

 

Le Monde.fr | 15.08.2012 à 10h51

 

 


Environ deux mille opposants au gouvernement ont défilé dans les rues de Sidi Bouzid, mardi 14 août 2012. Ils manifestaient à l'occasion d'une grève générale en opposition au gouvernement, dominé par les islamistes. Située dans le centre du pays, Sidi Bouzid est considérée comme le berceau de la révolution de 2011 ayant amené à la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.

Images : AFP TV - mardi 14 août 2012
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 13:57

 

Bonjour à tous

Le film (presque) documentaire d'animation "Résistances 1.1" que je viens de terminer est enfin accessible sur internet.
(gratuitement)

Sur dailymotion :
http://www.dailymotion.com/Duventdanslhorloge#video=xsrlf1

Sur You tube
http://www.youtube.com/user/Duventdanslhorloge

 

 

Résistances 1.1 (1ère partie)

 

 

 

Résistances 1.1 (2ème partie)

 


 
En l’année 2010-2011, dans une petite ville robotique de province … Témoignages multiples et formes diverses de résistance flirtant avec l’imaginaire.
Après l’échec des luttes contre la réforme des retraites à 65 durites, un groupe de robots cherche des moyens de résister autrement. L’actualité locale et mondiale les rattrape : printemps arabe, Fukushima, mouvement des indigné(e)s etc.
Le film interroge les moyens de luttes à notre portée.
Pour avoir une pluralité de points de vue, le réalisateur a fait appel à 18 personnes pour le scénario : de 13 à 65 ans, d’infirmière à jardinier, d’employé municipal à prof, de journaliste à musicienne, d’étudiant à gendarme …
Tous leurs témoignages ont été articulés pour en faire un film à la fois drôle et décalé, sérieux et militant, réel et imaginaire.


N'hésistez pas à laisser des commentaires et à faire circuler les liens.

à bientôt
William Gosselin
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 13:46

 

Bonjour,

 

Je vous transmets la traduction de l'appel lancé par le groupe d'activiste travaillant sur les évènements internationaux.

Vous pouvez envoyer vos réponses à :
dinamization12m15m@gmail.com ou toutes personnes en lien avec la coordination internationale.
Nous vous encourageons à publier cet appel sur toutes les plateformes de diffusion que vous avez en votre possession.
Concernant le contact avec le groupe international, vous pouvez directement assurer le relaie ou simplement vous contentez d'indiquer l'adresse du site mentionné.
Chers tous,

Voici une proposition pour une journée d'action internationale, nom de code : #GlobalNOISE (BruitGlobal). Cette proposition a été écrite par une coalition ouverte et internationale d'activistes provenant des mouvements Occupy, 15M ainsi que des groupes ou individus rattachés aux indignées.

L'action #GlobalNOISE sera axée autour d'une casserolade (vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=EVfy8W26Mzc) et de toutes actions souhaitant se joindre à cette journée du 13 octobre. Nous recommandons un rapprochement avec les initiatives locales qui contribuent à la création d'un monde meilleur. Ce moment sera idéal pour y prendre part, exposer les solutions pour un monde meilleur et faire un pas de la protestation vers la création.

Nous contactons tous les groupes d'occupation, assemblées populaires et mouvements locaux afin qu'ils s'approprient l'idée cette action mondiale et y participent.

Merci de prendre cette proposition en considération et d'en discuter dans les groupes dont vous faites partie. Si votre assemblée se tient irrégulièrement ou est peu active, nous encourageons l'organisation d'un rassemblement pour l'occasion.

Nos réunions (en anglais) sont ouvertes à qui le souhaite pour aider à la planification de cette action, les comptes rendus sont par ailleurs disponibles sur le net et régulièrement diffusés sur les listes de diffusions. Toutes les informations (en anglais) sont disponibles ici ou ici.

En vous remerciant pour votre considération, nous attendons votre réponse avec beaucoup d'intérêt.

En solidarité,

Micah from Occupy Chicago
Larry from Occupy Philadelphia
Andrea from OWS NYC
Ternura from Take the Square Spain
Tirorere from Take the Square Spain
Nicholas from Occupy Hamburg
Mathieu from France
Denmans from Occupy Amsterdam
Dean from Occupy Oregon
Tammy from Occupy London
Mark from Occupy London
Seba from Occupy Puerto Rico
J'ajoute quelques exemples pour inspiration :
Participer aux domaines d'action du service publique : nettoyage de forêts, plages, villes, remise en état d'un lieu, installation de bancs publics, plantation de légumes en ville...
Aider les plus faibles : améliorer l'habitat dans les bidonvilles, rejoindre les squats d'immigrés...
Créer des alternatives : organiser des trocs, organiser des zones de gratuités, orgnaiser des soupes populaires
...
--> adapter aux problématiques locales
Pour plus d'inspiration et de motivation, les paysans du Larzac ont été précurseurs et ce documentaire résume bien les temps forts de cette lutte : http://actualutte.com/mediatheque/tous-au-larzac/
Mathieu L
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:51

 

Mettre notre grain de sel

Les nouveaux Gabelous


Puisque tout va bien dans le meilleur des mondes, qu'EDF nous éclaire tout autant que cette société industrielle française le fit pour les jeux du crique olympique qui viennent de se terminer, que cette noble et grande entreprise assure notre indépendance énergétique, laissons s'élever quelques voix discordantes dans ce concert unanime de louanges et de certitudes.

Quoi de plus normal que de passer par Guérande pour venir mettre notre petit grain de sel, de laisser pousser quelques fleurs rebelles sur ces champ de ruines que nous trouvons aux abords des centrales, des mines désaffectées et des centres de stockage des déchets radioactifs.

 

Tels les gabelous de la belle époque, rebelles au grand cœur ; les indignés du nucléaire maraudent sur le chemin. Ils transportent la vérité, la réalité qu'on se plait à vous cacher. Ils s'opposent ainsi à la force injuste d'un état aux mains d'une doctrine indiscutable, d'une croyance magique en la puissance d'une technologie sans faille, uniquement dans notre pays.

 

Pourtant ici ou là, d'autres grains de sel font leur apparition. Quelques incidents nucléaires, improbables mais si dramatiques pourtant, pimentent la vie des autochtones. Il faut alors se résoudre à avaler quelques pastilles de sel, justement, ne plus sortir de chez soi, et priez dieu, ses apôtres et même le saint trusquin que l'impossible qui vient d'advenir ne tournera pas au drame !

 

Alors les gabelous dissimulent dans des doubles fonds, des documents précieux et indépendants qui disent à la population effarée tout ce qu'on leur a caché depuis si longtemps. Qui va lire le blog de Fukushima en sortira incrédule d'abord, furieux ensuite de tant de tromperies, de tant de mensonges, de tant d'hypocrisie de la part d'états soi-disant démocratiques.

 

Les informations ne circulent plus sous le manteau, les techniques ont bien changé. C'est en ayant la main mise sur l'information officielle, en insufflant l'idée qu'en dehors du nucléaire, nous ne pourrions maintenir notre niveau de consommation énergétique (sans se demander si ce niveau avait une quelconque utilité et s'il n'était pas possible de faire autrement) que les tenants du nucléaire ont opérer un véritable lavage de cerveau collectif.

 

Les indignés viennent pimenter ce si parfait manège. Ils se dressent avec des vélos contre des tours de refroidissement, des réacteurs, un empire industriel. Ils ne sont que petits grains de sel sans armes ni moyens. Ils n'ont que la seule force de leur conviction et la certitude de porter une parole juste.

 

Ils passent à Guérande, derrière les remparts de la vieille ville, à deux pas des marées salants, cette merveille de la nature qui justement est si mal respectée par cette énergie de la peur et de la menace permanente pour les humains comme pour la nature. Cette bio-diversité qui fait l'autre richesse de cette merveilleuse région, le nucléaire la menace.

 

Ils longent une fois encore d'anciens sites d'extraction d'uranium. Des mines qui ont été laissés en l'état après une exploitation sans précautions, sans respect des normes, sans préservation de l'environnement. Les indignés se dressent sur leur bicyclettes pour dire Non à cette forme absurde, autoritaire, délirante de gestion de notre capital terre.

 

Guérande n'est qu'une étape symbolique avant d'autres endroits touchés réellement pas cette folie qui a dominé le seconde moitié du siècle précédent. Partout dans le Monde, les états reculent devant l'évidence, seule la France se dresse sur ses ergots pour continuer à enrichir quelques amis du pouvoir. Le socialistes refusent de lancer un débat, ils sont pieds et poings liés face au lobby de l'atome. Aidons les à retrouver la raison. C'est le sens de la Caravane des indignées du Nucléaire. Un petit grain de sel qui peut changer notre vie et celle des générations futures.

 

Salinement leur.

 

À consulter impérativement :

Le blog de Fukushima : http://fukushima.over-blog.fr/

Le blog officiel de la Caravane : http://caravane-plogoff-fessenheim.overblog.com/

Le blog officieux de la Caravane : http://www.chroniques-ovales.com/

 

Le programme à venir :

 

lundi 13 aout : arrivée à Guérande, après passage sur le site des anciennes mines d’extraction d’uranium

 

mardi 14 aout : arrivée au CARNET, lieu d’une opposition victorieuse à l’implantation d’une centrale nucléaire (1982-1997)

 

mercredi 15 aout : arrivée au PELLERIN, lieu d’une opposition victorieuse à l’implantation d’une centrale nucléaire (1976-1981)

 

jeudi 16 aout : arrivée à Mauves-sur-Loire

 

vendredi 17 aout : arrivée à Ingrandes

 

samedi 18 aout : arrivée à Champteussé-sur-Baconne,installation de stockage de déchets dangereux (de Saint-Laurent-des-Eaux, de Chinon)

 

DIMANCHE 19 AOUT : arrivée à La Daguenière


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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:43

« Rassurez-vous. Tout se passera bien.» Lundi 13 août, des fonctionnaires de la commission européenne envoyaient les messages les plus réconfortants sur la prochaine émission obligataire de la Grèce. Mardi, Athènes devait lever plus de 3,1 milliards d’euros en bons du Trésor à très court terme pour faire face à ses besoins urgents, en attendant les 31,5 milliards d’euros promis dans le cadre de son deuxième plan de sauvetage. Comme prévu, tout s’est bien passé : le gouvernement grec a réussi à lancer la plus grosse émission obligataire depuis deux ans. Il a levé plus de 4 milliards d’euros, au taux de 4,43% à quatre mois. Les fonctionnaires seront payés, surtout l’échéance obligataire du 20 août, date à laquelle la Grèce doit rembourser 3,2 milliards d’euros à la Banque centrale européenne, sera bien honorée.

L’Europe souffle : son subterfuge a fonctionné. Car tout avait été mis en place pour éviter un défaut de paiement désordonné. Au début du mois, la banque centrale européenne a autorisé la banque de Grèce à augmenter de 6 milliards d’euros son fonds d’urgence de liquidité destiné aux banques grecques, les dernières qui acceptent encore de la dette du pays. Celles-ci ont donc tiré sur ces nouvelles réserves pour acheter les bonds du trésor émis par le gouvernement d’Athènes, qui peut grâce à cet argent rembourser la banque centrale européenne. En comptabilité, cette circulation de l’argent où la main droite rembourse la main gauche s’appelle de la cavalerie et est lourdement condamnée par la loi. Mais l’Europe n’a plus les moyens de se montrer à cheval sur les principes : elle en est réduit à ces expédients pour donner l’illusion de la préservation en état du système.

Cette mise en scène pourrait cependant bien être une des dernières. La BCE, sans le dire, est en train de débrancher la Grèce du système financier européen, comme l’attestent les derniers chiffres. Ainsi, celle-ci ne cesse de réduire ses financements aux banques grecques, coupées du marché interbancaire depuis près de trois ans. En juillet, les prêts de la banque centrale au système financier grec sont passés ainsi de 73,6 à 24 milliards d’euros. Soit une chute de 50 milliards en un mois.

C’est la banque de Grèce, qui a pris le relais, par le biais du fonds d’urgence de liquidité, qui, bien qu’inscrit dans les comptes de la banque

 

évolution du PIB grec et de prévisions d'activité (courbe orange) 
évolution du PIB grec et de prévisions d'activité (courbe orange)

européenne, est sur des bases nationales. En juillet, celle-ci a fourni par ce moyen 103 milliards d’euros aux banques grecques contre 62 milliards le mois précédent. Soit une hausse de 44 milliards d’euros en un mois. «Ces chiffres illustrent un renversement sismique. La BCE semble avoir adopté une ligne dure au vu de l’ampleur des risques liés à la mise en œuvre des réformes du gouvernement grec. Cela ressemble à un signal d’un pas de plus vers la sortie pour la Grèce », note un analyste de Monument securities cité par le Guardian. 

Certains voient, dans le revirement de la BCE, la main de la Bundesbank, alors que le débat a repris de plus bel en Allemagne sur l’exclusion –volontaire ou non– de la Grèce de la zone euro. Les partisans du Grexit trouvent de nouveaux arguments avec les dernières statistiques économiques grecques. Au deuxième trimestre, l’économie grecque a connu une nouvelle chute de 6,2%. En plus de deux ans, c’est presque 20% du PIB grec qui a été effacé, alors que le chômage atteint désormais 23% de la population active, et plus de 51% pour les jeunes.

Dépression

Si la Grèce n’a pas encore atteint les sommets de la Grande dépression américaine des années 30 – le Pib américain avait alors chuté de plus de 30% et le chômage était de 27%– , elle est sur le chemin.

Le profond silence des émissaires de la Troïka (BCE, FMI, et Union européenne) depuis leur retour de leur mission à Athènes la semaine dernière, comme le fait d’avoir repoussé de plusieurs semaines leurs conclusions, ne laissent aucun doute sur le sujet : l’économie grecque est entraînée dans une spirale dépressive qui semble sans fin. Toutes leurs prévisions et leurs recommandations se révèlent erronées. Selon les plans de calculs de la Troïka , la dévaluation interne imposée à Athènes à coups de réformes sociales et fiscales devait se traduire par une récession de 4,5% sur l’ensemble de l’année . Aujourd’hui, certains se demandent si les 7,5% de récession annoncés par le gouvernement pour 2012 ne sont pas encore trop optimistes.

En dépit de l’échec manifeste –confirmé au Portugal, en Espagne, en Italie– , de la politique européenne pour sortir la zone euro de la crise, les dirigeants européennes ne démordent pas de leur ligne : on ne change pas une stratégie qui perd. Et la Grèce doit appliquer à la lettre les réformes qu’on lui impose et trouver les 11,5 milliards d’économies budgétaires exigées d’elle cette année. En attendant, le prêt de 31,5 milliards d’euros prévu dans le cadre du plan de sauvetage, qui devait être débloqué tout de suite après les élections, si les Grecs votaient bien, a de nouveau été repoussé. Au mieux, il ne sera débloqué qu’en octobre.

Chaque jour, de nouvelles déclarations allemandes augmentent le prix des concessions grecques à obtenir en compensation de cette aide. Lundi, le vice-président de la CDU au parlement, Michael Fuchs, a une nouvelle fois surenchéri dans un entretien au quotidien Handelsblatt. « Si l’Allemagne est convaincue que la Grèce n’a pas rempli ses obligations, alors nous utiliserons notre droit de veto. Même si le verre est à moitié plein (en matière de réformes grecques), cela ne suffit pas pour un nouveau paquet d’aides. L’Allemagne ne peut pas et ne va pas l’accepter», a-t-il expliqué.


 

Cette intransigeance paraît calculée. Tout se passe comme si l’Allemagne, et une partie de l’Europe, voulait forcer la Grèce à sortir de l’euro, en posant des exigences toujours plus irréalistes économiquement et intolérables politiquement. Cette tentation semble circuler jusque dans les couloirs du gouvernement à Berlin, au point que l’hebdomadaire The Economist en a fait sa couverture cette semaine. Sans que cela semble susciter la moindre réaction de la France, pourtant aussi concernée que l’Allemagne, en tant que deuxième contributeur de l’Europe.

“Septembre, mois de tous les dangers pour l’Europe”, commencent à écrire nombre d’éditorialistes. Entre les échéances grecques, la décision de la cour constitutionnelle de Karlrühe sur le mécanisme européen de stabilité prévue le 12 septembre, les élections aux Pays-Bas le même jour, les rendez-vous, en tout cas, se précisent.

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:29

 

Mardi 14 Août 2012 à 19:37

 

Rehab Benchergui

 

L'incorrigible député européen Vert, Yves Cochet, est revenu sur son opposition projet du Gouvernement de bloquer temporairement les prix de l’essence. Entretien

 


 Vous écriviez  en Janvier 2012 dans Le Monde que la proposition de François Hollande – candidat PS à la présidentielle à l’époque – de bloquer temporairement les prix de l’essence constituait « un double mauvais message ». Avez vous changé d'avis?
 
C’est un très mauvais signe donné aux consommateurs,  mais aussi aux pays producteurs et exportateurs de pétrole car par ce blocage des prix de l’essence, on vient leur dire en quelque sorte : « même si le prix du baril augmente, ne vous inquiétez pas, c’est l’Etat et donc les contribuables qui vont payer ! ». Donc forcément, c’est une mesure qui ne les incitera pas à lever le pied.

Et ensuite, on ment aux Français car fatalement, les prix de l’essence sont voués à augmenter et pas seulement parce que crise il y a. A terme, c’est depuis plus de dix ans que les prix de l’énergie augmentent. En 2002, le prix du baril était de 20$ et en 2012, il en vaut cinq fois plus. Tendanciellement, il ne peut donc y avoir qu’une augmentation des prix de l’essence.
 
L’idée de parvenir à bloquer temporairement les prix de l’essence serait purement et simplement un mensonge ?
 
Oui, très clairement. Même si une telle solution pourrait se faire pour les ménages les plus démunis (le député Verts Cochet avait proposé de plafonner de manière provisoire le litre d’essence à 1,50 euros pour les 20% de ménage les plus démunis même si les prix augmentent à la pompe), d’une manière générale, bloquer les prix de l’essence laisserait croire aux consommateurs que l’ivresse de la voiture sans limite de vitesse va pouvoir continuer tout en espérant une amélioration des prix à la pompe dans le futur. Un scénario improbable !

On devrait au contraire leur dire qu’ils doivent s’habituer à une telle augmentation parce que cela n’est pas prêt de changer. En bref, l’énergie et le pétrole bon marché c’est fini ! Il faut que François Hollande et son Gouvernement adoptent une politique de vérité… surtout lorsque l’on se trouve être en début de mandat.
 
En résumé, quelle est donc la politique que vous adopteriez et surtout que vous conseilleriez au Gouvernement de suivre ?
 
Mon avis est que tôt ou tard, il y aura une transition énergétique assez forte et il faut que la France s’en prémunisse. Non pas en diminuant les prix du pétrole mais tout simplement en réduisant sa consommation. 

                                                              Propos receuillis par Rehab Benchergui
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:17

 

 

LE MONDE | 14.08.2012 à 11h10 • Mis à jour le 14.08.2012 à 11h32

Par Jean-Baptiste Chastand

 

A croissance nulle, emploi en baisse. L'économie française a détruit 11 700 emplois salariés dans les secteurs marchands non agricoles au deuxième trimestre, selon l'estimation provisoire publiée par l'Insee, mardi 14 août. Logiquement, la croissance atone n'a ainsi pas permis de confirmer la hausse de 18 300 emplois intervenue au premier trimestre.

 

Lire aussi : L'économie française échappe de justesse à la récession


Cette baisse vient plutôt s'inscrire dans la mauvaise tendance amorcée aux deux derniers trimestres 2011, qui avaient vu les destructions d'emploi réapparaître pour la première fois depuis 2009 et la fin de la précédente crise. Sur un an, l'économie française a ainsi détruit 29 600 postes, soit une baisse de 0,2 %.

C'est d'abord la chute de l'intérim qui explique cette nouvelle baisse. Quelque 19 900 postes intérimaires ont ainsi été détruits en trois mois, après 700 au premier trimestre. "Les destructions d'emploi dans le secteur retrouvent un rythme proche de celui observé au second semestre 2011", rapporte l'Insee.

 

Lire aussi : Les missions locales privées de la bouffée d'oxygène des jobs d'été


Cette baisse vient également confirmer les mauvais chiffres publiés le 9 août par Pôle emploi, qui faisaient déjà état d'une diminution de 9 % pour juin, sur un an, du nombre d'intérimaires. L'intérim est habituellement considéré comme un indicateur avancé de l'emploi, ce qui laisse présager des lendemains difficiles sur le front du chômage.

Le reste de l'emploi salarié se porte moins mal, avec une hausse de 8 200 postes. L'industrie souffre toutefois toujours autant, avec 10 200 postes emplois détruits. La construction et les services restent de leur côté relativement stables.

 

PEU D'ESPOIR

Sur le front de l'emploi, tous les feux sont désormais au rouge. L'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui regroupe l'ensemble des Urssaf, avait ainsi fait état en juillet d'une baisse des embauches de plus d'un mois de 9,8 % sur trois mois, et d'une baisse de 0,2 % de l'emploi salarié, avec une base de calcul qui diffère de celle de l'Insee. Ces mauvais indicateurs ne laissent que peu d'espoir de voir le chômage baisser dans les prochains mois. La publication du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi doit intervenir le 17 août, mais il est peu probable que ce chiffre traduise une amélioration.

Le gouvernement ne semble d'ailleurs pas y croire. Michel Sapin, le ministre du travail et de l'emploi, n'avait ainsi pas caché, fin juillet au micro de RTL, que le taux de chômage atteindrait "sûrement" 10 % en France métropolitaine avant la fin de l'année. Un taux déjà atteint au premier trimestre, si l'on prend en compte les départements d'outre-mer.

"La croissance lente pénalise le marché du travail", résume Philippe Waechter, économiste en chef chez Natixis. "Et à court terme, on ne voit pas quels facteurs permettraient d'inverser la tendance. L'ajustement fort sur l'intérim traduit cette situation économique très volatile", estime-t-il.

 

Jean-Baptiste Chastand

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 21:04

 

Publié le 14/08/2012 à 10h52

Le symbole du copyright (Horia Varlan/Flickr/CC)

 

Vous avez aimé Acta, ce traité anticontrefaçon signé en secret par 22 Etats européens avant d’être finalement rebuté par le Parlement européen ? Vous adorerez le Traité de diffusion (« Broadcasting Treaty ») actuellement préparé en petit comité par une institution spécialisée des Nations unies, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Il ne s’agit plus seulement de renforcer les sanctions contre les infractions au droit d’auteur ; il s’agit de privatiser potentiellement toutes les productions cinématographiques et musicales.

Oubliez le domaine public et les licences libres. Si l’OMPI parvient à imposer son projet, on entrera dans un monde intégralement marchand, où chaque film, chaque morceau et, peut-être à terme, chaque livre sera paré d’un beau « © ». L’utopie cyberpunk annoncée par le blogueur Calimaq est pour bientôt. 

 


Flyer de l’OMPI pour le Broadcasting treaty

Le droit d’auteur, c’est simple comme un clic

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Le mois dernier, l’OMPI organisait une session sur les droits connexes des diffuseurs. Classé sous le nom de code SCCR/24/5, le projet de traité sur la protection des organismes de radiodiffusion (voir PDF ci-contre) vise à établir un « droit de protection  » des émissions radiodiffusées d’une durée minimale de vingt ans. Les modalités de ce texte assez complexe sont explicitées par un document de travail daté du 23 juillet dernier. 

Une juriste américaine a récemment fait paraître une analyse approfondie de ce traité et de ses éventuelles implications. 

Concrètement, toute production qui ferait l’objet d’une diffusion serait désormais protégée. Peu importe que son (ses) auteur(s) ai(en)t préféré la placer sous licence libre ou qu’elle ait été placée dans le domaine public.

En d’autres termes, il suffit simplement que quelqu’un appuie sur le bouton « play » pour toucher des redevances pendant plusieurs décennies. Les droits du détenteur d’un processus technique priment sur ceux des créateurs.

Pour garantir l’exercice de cette privatisation indéfinie, le traité a commencé à définir des sanctions et des mesures d’application. L’article 9 souligne ainsi que :

« Les parties contractantes doivent prévoir une protection juridique appropriée et des sanctions juridiques efficaces contre la neutralisation des mesures techniques efficaces qui sont mises en œuvre par les organismes de radiodiffusion dans le cadre de l’exercice des droits qui leur sont conférés en vertu du présent traité et qui restreignent l’accomplissement, à l’égard de leurs émissions, d’actes qui ne sont pas autorisés par les organismes de radiodiffusion concernés ou permis par la loi. »

L’OMPI souhaite que ces dispositions soient signées par l’ensemble des parties contractantes (i.e. les Etats) d’ici à début 2013. L’application devrait suivre rapidement. Dans moins d’un an, l’empire du copyright serait universel.

Un acte anti-économique ?

Le traité répond-il à une réelle nécessité économique ? Rien n’est moins sûr. Comme le remarque Cory Doctorow, les gains sont très hypothétiques. Seule une petite frange de la population aura l’envie et les moyens de payer une redevance aux diffuseurs pour chaque contenu culturel utilisé. Cela ne peut que bénéficier au piratage. 

Par contre, des sites respectant les droits d’auteurs, comme Wikipédia, ou s’inscrivant délibérément dans une sorte de zone grise, comme YouTube, seront très lourdement pénalisés.

En termes strictement économiques, les pertes risquent d’être bien supérieures aux gains, explique Cory Doctorow :

« Aucune étude scientifique n’a explicitement démontré que créer un nouveau niveau de protection intellectuelle ajoutera un centime au PIB mondial. En effet, étant donné que des sites comme Vimeo et YouTube deviendraient légalement impossibles, cela diminuerait bien plutôt les richesses nationales. Qui plus est, on risque de brimer la créativité de nombre d’auteurs en transformant les diffuseurs en rentiers désireux de percevoir un pourcentage sur des vidéos qu’ils n’ont pas créés. »

Faut-il prendre la menace au sérieux ?

L’OMPI avait déjà élaboré un projet assez similaire en 2006. Il l’avait finalement remisé sous la pression de l’opinion publique. Le même schéma risque fortement de se répéter. D’autant que, par rapport à 2006, les licences libres disposent désormais de défenseurs de poids.

En son état actuel, le traité menace directement des projets bénévoles comme Wikipédia ou des entreprises comme Google. Or, ceux-ci ont déjà fait la preuve de leur réactivité. Organisée en début d’année, la mobilisation contre les lois américaines Sopa et Pipa avait été payante : elles sont actuellement ajournées ad vitam æternam.

Si l’OMPI persiste dans ses intentions, elle va sans doute aller au devant d’une opposition semblable. L’image des Nations unies n’en sortirait pas grandie.

[Mise à jour du 14 août à 22h52 : Ajout de quelques liens et informations complétementaires destinés à répondre aux interrogations soulevées par plusieurs riverains]

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:52

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.08.2012 à 10h40

 

La Cour constitutionnelle allemande a été saisie au début de l'été d'une série de plaintes en référé, émanant en particulier de la gauche radicale.

Pas de retard à prévoir. Une porte-parole de la Cour constitutionnelle allemande a indiqué que l'institution comptait toujours rendre le 12 septembre sa décision sur le mécanisme de secours européen MES, malgré le dépôt d'une nouvelle plainte.

"Il n'est pas prévisible que [cette plainte] remette en question cette date", a-t-elle dit mardi 14 août à l'AFP. Les marchés financiers s'étaient inquiétés lundi après le dépôt d'une nouvelle plainte contre le MES auprès de l'influente Cour de Karlsruhe, émanant du juriste et eurosceptique virulent, Markus Kerber.

Dans un entretien à l'AFP, M. Kerber a expliqué que sa plainte visait à ce que les juges allemands "s'en remettent pour une fois à la Cour européenne de justice". Il a fait valoir que cette dernière, basée au Luxembourg, devait se prononcer sur une plainte déposée par le député irlandais Thomas Pringle, portant sur la compatibilité du MES avec les traités européens.

 

SÉRIE DE PLAINTES EN RÉFÉRÉ

Selon le juriste allemand, la Cour de Karlsruhe doit laisser la Cour européenne s'exprimer avant de rendre elle-même une décision sur des plaintes émanant d'Allemagne. "La date du 12 septembre me paraît obsolète. La plainte irlandaise est au Luxembourg depuis le 3 août et il faudra compter au minimum quatre mois avant une décision", a dit M. Kerber.

La Cour constitutionnelle allemande a été saisie au début de l'été d'une série de plaintes en référé, émanant en particulier de la gauche radicale, pour empêcher l'entrée en vigueur du MES mais aussi du pacte budgétaire européen. Sa décision pourrait, selon certains économistes, décider de la survie ou non de la monnaie unique. Le MES ne peut en effet voir le jour s'il est privé de son premier contributeur, l'Allemagne.

 

Lire : Traité européen : la Cour allemande doit encore se prononcer

Lire notre fiction politiqueLe jour où Karlsruhe dit 'non' (lien abonnés)


 

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