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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 13:10

 "vivre l'utopie" 11, 12, 13 et 14 octobre 2012 salle culturelle Berlioz - 361 allée Hector Berlioz - campus universitaire de    Grenoble - Saint Martin d’Hères (38)

 

 

image

 

L'événement vivre l'utopie est une manifestation qui a pour ambition de mettre en lumière des expériences sociétales alternatives qui envisagent des rapports plus démocratiques. Cette volonté est née du constat de véritables carences de nos formations universitaires qui nous préparent à nous insérer dans le modèle dominant, mais ne nous proposent pas d’alternatives.

L’association Entropie entend défendre et valoriser des valeurs qui nous semble essentielles telles que l'entraide, la collaboration et la solidarité, pour ensemble construire et ''vivre l'utopie''. Il s'agit donc non seulement de dénoncer le système capitaliste actuel, source apparemment inépuisable d'injustices et d'inégalités, mais surtout de valoriser des initiatives, des organisations, des mouvements collectifs qui fonctionnent indépendamment de cette logique économique, quitte à aller à contre-courant.

Pendant les trois jours d’événements les 11, 12, 13 et 14 octobre 2012, nous proposerons des conférences de personnes qui viendront témoigner de diverses expériences, (scop autogérée, foyer d'hébergement autogéré, collectif de citoyens...) ainsi que des conférences théoriques sur différentes questions en lien avec le thème central « Utopie et projets de société » (Les faranches, La commune d’Oxaca...). Il y sera aussi proposé des ateliers, notamment sur la prise de décision en groupe et les protocoles de débat, l'ensemble ponctué de projections de documentaires et de films engagés.

Sur l'ensemble de cette rencontre, nous attendons près de 600 personnes, avec un majorité d'étudiants puisqu'il s'agit d'un public avec lequel nous avons des liens bien établis. Aussi, celui-ci n’étant pas encore entré dans la vie active, il lui est plus facile de faire le choix d'utiliser ses connaissances dans le but construire sa "propre utopie". Cependant, nous souhaitons toucher un public le plus large possible, nous tenons à informer au plus large la population sur les possibilités d’entreprendre "autrement", et sur l’impact positif de telles démarches, tant pour les individus que pour la collectivité et la société en général. La première édition de « Vivre l'utopie » a rassemblé environ 500 personnes (dont une grande majorité d'étudiants) et les retours qui nous ont étés faits étaient très positifs, ce qui motive notre envie de pérenniser cet événement, que nous avons choisit de faire gratuit, toujours dans l'idée de le rendre accessible à tous.

programme

télécharger le tract présentant le programme de l'évènement

jeudi 11 octobre

10h00 - présentation du Festival
Christophe André // association Entropie. Ce projet est né du constat d’une carence de nos formations. Celles-ci nous préparent uniquement à nous  intégrer au système dominant, et ne nous proposent pas d’alternatives aux structures économiques et politiques. L’ambition de cette deuxième édition est de mettre en lumière toute la richesse de ces expériences alternatives et de proposer un panel d’outils dont chacun puisse s’emparer pour construire son alternative. Nous avons voulu, pour cette édition, mettre l’accent sur la question de l’organisation mais aussi sur l’articulation possible entre la construction d’alternatives et les luttes sociales.
11h30 - pause repas
12h30 - projection de film (90 min) : Videografía Zapatista // Promedios prod. (1998 – 2010)
L’histoire est rarement racontée par ceux qui la vivent et qui la font. Projection de 5 films réalisés par des promoteurs de communication au sein d’une pratique vidéo-collective engageant les communes autonomes zapatistes du Mexique.
14h00 - atelier (120 min) : débat en étoile sur les pratiques de débat dans l'autogestion
Hélène Blanchard // Association Virus36. Débattre, c'est construire une intelligence collective. Pour ne pas dissocier nos valeurs de nos pratiques, découvrons une forme de débat coopérative : le débat en étoile.
16h30 - pause café
17h00 - conférence : Un développement alternatif, le cas de l'Asociacion para el Desarrollo Campesino en Colombie
Laura Pérez Medina // Association Entropie. Au milieu de la guerre en Colombie, un collectif de producteurs autochtones et paysans confirme la possibilité de vivre autrement. La solidarité et l’harmonie avec leur communauté et avec leur environnement sont les bases de cette expérience. Découvrons comme un développement alternatif a pu être possible dans un contexte aussi difficile que celui de la Colombie.
18h30 - pause repas
20h00 - projection du film (80 min) : Oaxaca, entre rébellion et utopie // Miriam Fischer, Mexique-Allemagne (2007)
Débat animé par Marc Tomsin (site internet La voie du jaguar et éditions Rue des Cascades). Nous explorerons avec lui comment l’organisation communautaire indigène a influencé le chemin parcouru par l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) en 2006 au Mexique.

vendredi 12 octobre

10h00 - atelier : rencontre autour de l’écriture du Rap // Duval Mc
En atelier, les « auteurs » d’un jour, peuvent transcender leurs quotidiens, nous faire partager leurs humanités et leurs manières d’appréhender les petits et grands problèmes de l’existence (12 participants au maximum). Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
10h00 - activités ludiques (beach volley, pétanque, jeux de société)
Tournoi du Beach Volley, sur le terrain de volley face à la Résidence Ouest. Tournoi de pétanque, autour de la salle Berlioz. Jeux de société collaboratifs sur les tables à l’extérieur de la Salle Berlioz, avec la Maison des jeux de Grenoble. Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
11h30 - pause repas
12h30 - projection de film (127 min) : The Take // Avi Lewis et Naomi Kleim (2004)
Tourné en Argentine, ce film se penche sur le phénomène des entreprises autogérées par les salariés suite à la crise financière de 2001. John Jordan, un des caméramans du film sera présent lors de la projection.
14h00 - atelier : mouvements citoyens // 5 tables de discussion au tour des expériences d'organisation citoyenne
Un par un, vous les accueillerez pour discuter sur leurs expériences concrètes. Rencontrons ses représentants et découvrons les processus suivis par l’Alliance Citoyenne et Antigone de Grenoble, ReAct, Reclaim the Streets, l’Armée des clowns, le Laboratoire de l’imagination Insurrectionnelle, ainsi que le CEIMSA, le SNESup et les IATOS des Universités grenobloises. Pourquoi se sont-ils organisés ? Comment l’ont-ils fait ? Comment prennent-ils leurs décisions ? Quels sont les bénéfices de cette démarche ?
16h30 - pause café
17h00 - témoignage // Un lieu des co-errances
Collectif d’Action des Sans Abris (CASA) // Avignon. Laetitia Home-Ihry, la coordinatrice de Casa et deux personnes accueillies par le centre confronteront leurs points de vue vis-à-vis de l’expérience de Casa Avignon. En essayant de complexifier les visions, elles tenteront de faire partager la notion de "CO", "avec" qui construit leur quotidien : coorganisation, coresponsabilité, coproduction, cogestion, coordination, ... dans une interdépendance réelle.
18h30 - pause repas
20h00 - projection du film (48 min) : Vi Vil Danse  // en présence de sa réalisatrice, Carole Thibaud
Projection sur la ville libre de Christiania, au Danemark. « Vi Vil Danse » est la parole de ceux qui se sont battus et participé à l’organisation d’une ville libre et autogérée, de 40 hectares et 1000 habitants au cœur d’une capitale européenne : Copenhague. « Vi Vil Danse » montre la fin d’une utopie, pour l’empêcher de sombrer dans l’oubli et donner encore la force de s’indigner et le courage d’en inventer d’autres.

samedi 13 octobre

10h00 - témoignage // Ardelaine, une coopérative de développement local
Beatrice Barras // SCOP Ardelaine. Béatrice Barras, la directrice, nous explique comment une filière de laine restructurée est devenue un nouveau modèle socio-économique. Une cinquantaine de personnes y réalisent des activités très diversifiées concernant le développement rural, la coopération, l'écologie et réinterrogeant l'organisation du travail, la hiérarchie, les salaires, le rapport au territoire, le mode de développement, le rapport ville/campagne et globalement, le rapport au « vivant ».
11h30 - pause repas
12h30 - projection de film (85 min) The Yes Men Fix the World // Andy Bichlbaum et Mike Bonanno (2009)
Qui aurait pensé réparer le monde pourrait être aussi amusant ? Une histoire vraie au sujet de deux militants politiques qui, se faisant passer pour des cadres supérieurs de sociétés géantes, se trouvent dans les conférences des grandes entreprises et y réalisent les bouffonneries les plus extravagantes.
14h00 - atelier (150 min) // Que proposer quand on est contre les élections ?
Les Faranches. Le collectif autogéré Les Faranches propose un atelier participatif sur les alternatives à la démocratie représentative. Il traitera le cas de La Catalogne de 1936 et des conseils communaux au Venezuela. Les bases théoriques de leur intervention seront  le municipalisme libertaire de Bookchin, les contributions de Shalom sur le participalisme politique et celles d’Adamovski sur l’Assemblée des mouvements sociaux.
17h00 - pause café
17h30 - témoignage // 25 ans d'autogestion dans une scierie.
Marc Bourgeois // Ambiance Bois. A travers leur présentation nous découvrirons qu'on peut gérer une usine autrement. Polyvalence, partage des tâches et des responsabilités, absence de hiérarchie, salaires égaux, choix du temps de travail, décisions collectives sont les éléments principaux qui caractérisent leur approche pratique de l'autogestion.
18h30 - pause repas
20h00 - soirée musicale
La chorale les Barricades ouvrira la scène. Profitons de leurs chants révolutionnaires venus du monde entier et soutenons avec eux les luttes d’aujourd’hui ! Ensuite, les Contratakerz, groupe de Hip-Hop grenoblois, viendront nous injecter de l’énergie pure. Laissons nous emporter par le flow de leurs textes et partageons l’univers de chacun des six MC, leur vision de la musique et l’énergie qu’ils déploient.

dimanche 14 octobre

10h00 - témoignage // Comment l’utopie est devenue réalité à Eybens.
Laure Taraud // Zeybu. Découvrons le principe du Zeybu Marché et Zeybu Solidaire. Comment la disparition d’une épicerie de quartier a donné naissance à une utopie où se mêle solidarité, produits locaux, développement durable, faire ensemble, citoyenneté, mixité sociale et intergénérationnelle, témoignant d’une volonté commune de vivre ensemble !
11h30 - pause repas
12h30 - débat : Le projet institutionnel peut rêver, de l'institué à l'instituant et vice-versa, comme une valse
Vincent Delahaye // association Le Village (Cavaillon). Le Village est un lieu de vie qui accueille sur du logement collectif 28 personnes et sur un chantier d'insertion comptant 36 personnes. Dans cet endroit on explore et déconstruit les formats. La stratégie : rester à bonne distance des dispositifs institutionnels pour pouvoir les réinterroger. Les valeurs : construire mieux que réparer, émanciper mieux qu'autonomiser et vivre mieux que survivre.
14h00 - atelier 1 : partager la parole et éviter les prises de pouvoir dans les collectifs
Adeline De Lepinay et Benjamin Koskas // Alternative Libertaire. Explorons à travers cet atelier le rapport entre la prise de parole dans un collectif et les enjeux de pouvoir qui peuvent émerger : soumission/domination, autorité exercée ou consentie, (auto) censure... Note : inscriptions par mail entropie.asso@yahoo.fr
14h00 - atelier 2 // La co-formation
Christophe André // Association Entropie et Francis Feeley // Université Stendhal 3. Une co-formation c’est un temps pour apprendre et partager ses connaissances à travers un dispositif pédagogique et des documentations de référence. Chaque participant occupe tour à tour une position d’apprentissage puis d’échange de ses découvertes. A cette occasion nous nous intéressons aux sociétés alternatives aussi qu’aux idées d’un des fondateurs du « community organizing » aux Etats-Unis après le second guerre mondiale, Saul Alinsky (1909-1972).
16h30 - pause café
17h00 - Témoignage // Boulangerie La conquête du Pain.
Leur nom fait référence à la théorie du communisme libertaire de Pierre Kropotkine. Autogérés, ils veulent “mettre en commun” et partager. Libertaire, parce qu’ils refusent l’idéologie autoritaire et pensent que l’égalité sans la liberté n’est rien. Et du pain parce que ils sont boulangers !
18h30 - pause repas
20h00 - clôture
22h00 - fin du festival

retrouvez tout au long du festival les associations partenaires du Laboratoire Entropie

Antigone
Antigone, qui tiendra un stand avec ses livres, est une association/café autogéré défendant l’édition indépendante et la presse alternative, c’est un trait d’union entre la culture et le politique.
Les Renseignements Généreux
Les Renseignements Généreux auront un stand avec ses textes pédagogiques sur des sujets essentiels ! Constitués en association, ils contribuent à forger des outils d'autodéfense intellectuelle, imaginer, construire et faire découvrir des actions politiques ou des alternatives pertinentes.
Repérages
Repérages, qui proposera une bourse aux vélos, est une association qui fait du recyclage de vélo un objet d’insertion et de coopération avec des associations en Afrique.

informations pratiques

nom
l'évènement s'intitule vivre l'utopie
dates
les 11, 12, 13 et 14 octobre 2012
adresse
salle culturelle Berlioz - 361 allée Hector Berlioz - campus universitaire de Grenoble - Saint Martin d’Hères (38)
programme
vous pouvez consulter le programme de l'évènement ci-dessus ou bien télécharger le tract présentant le programme de l'évènement
prix
évènement à prix libre
partenaires
Antigone, Les Renseignements Généreux, Repérages
contact
pour tous renseignements adressez un mail à entropie.asso [at] yahoo.fr
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Réunions - conférences et débats
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:43

 

http://www.youtube.com/watch?v=igAyWNIyi9k

 

 

 

 

Publiée le 26 août 2012 par OccupyJura

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:36

 

Rue89 - Publié le 27/08/2012 à 10h31

 Fondateur de Vindicateur.fr


Des verres de vin blanc (Eflon/Flickr/CC)

 

Dans un rapport récent [PDF], l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) indique que 3% des adultes dépassent la dose journalière admissible de sulfites, et ce « principalement en raison de la consommation de vin », lequel représente environ 70% de nos apports en sulfites à lui seul. La dose journalière admissible établie par l’OMS étant de 0,7 mg par kg de poids par jour : soit environ 50 mg par jour pour un individu de 70 kg.

En clair, si l’on s’en tient aux derniers recensements réalisés par l’Insee, plus d’un million de Français sont en surdose de sulfites à cause du seul vin.

Bien sûr, parmi les quelque 40 millions de Français qui boivent du vin au cours de l’année, il s’agit là des consommateurs les plus réguliers.

Ce sont, mathématiquement, les plus exposés à cet additif chimique participant à la conservation du vin, qu’on appelle couramment sulfite, soufre, ou plus précisément dioxyde de soufre (SO2).

Mais ce ne sont pas pour autant des alcooliques s’envoyant leur litron et demi quotidien, cette « dose journalière admissible » de sulfites pouvant être atteinte bien avant ce stade. Dans certains cas de vins particulièrement sulfités, 20 ou 25 cl de vin peuvent ainsi suffire pour la dépasser. Cette quantité restant dans les clous d’une consommation raisonnable, fixés par l’OMS, à savoir deux ou trois verres par jour (fonction du sexe, du poids, etc.).

Les sulfites, un « risque toxicologique »

Avec ou sans surdosage, le dioxyde de soufre peut déclencher des manifestations d’intolérance (maux de tête, nez qui coule, démangeaisons…). Le professeur Jean-François Nicolas, allergologue au CHU de Lyon, précise dans Santé Magazine :

« Ce n’est pas une vraie allergie, mais une réaction d’hypersensibilité. Elle peut être grave chez certains asthmatiques. »

Mais quid de ce million de surdosés ? Ils n’ont pas fait l’objet d’une étude sanitaire spécifique. L’Anses indique seulement dans son rapport que, pour cette population particulièrement exposée, le « risque toxicologique ne [peut] être écarté ».

 


Louis-Antoine Luyt à Paris, en juillet 2012 (Antonin Iommi-Amunategui/Rue89)

 

L’agence se contente ensuite de recommander une « diminution des usages des sulfites » et un « abaissement des fortes consommations
d’alcool ».

Interrogé au sujet de l’ajout de sulfites dans le vin, Louis-Antoine Luyt, vigneron français installé au Chili, proche du courant des vins naturels, a cette réponse, lapidaire :

« Approche une fois ton nez d’un bidon de sulfites, tu ne recommenceras plus jamais... Et on met ça dans le vin, oui. Il faut essayer d’en mettre le moins possible. »

Vers des vins plus naturels

Pour profiter des bienfaits du vin (effets vasodilatateurs et antioxydants, attribués au resvératrol) tout en s’épargnant ses éventuels méfaits (liés aux sulfites, mais aussi aux métaux lourds et autres résidus de pesticides), certains consommateurs ont fait le choix se tourner vers des vins plus naturels.

 


Détail d’une étiquette de vin sans sulfites ajoutés (Antonin Iommi-Amunategui/Rue89)

 

Des vins non seulement issus de raisins bio, mais également vinifés sans recourir aux nombreux additifs chimiques que la réglementation – y compris celle des vins bio – autorise. Et comprenant, notamment, une quantité très faible, voire nulle, de sulfites ajoutés.

Bus en quantité raisonnable, ces vins naturels se montreraient particulièrement digestes : pas de maux de ventre, pas de maux de tête.

Bien sûr, au-delà de ses bienfaits ou méfaits présumés, la notion de plaisir demeure centrale dans le vin, s’agissant d’une boisson culturelle, d’un lubrifiant social. Et surtout, le vin, « ça doit être bon dans la bouche ! », résume Aurélia Filion, blogueuse et sommelière québecoise. Mais, pour ces consommateurs, il semble également légitime de vouloir se faire plaisir sans ingérer de substances potentiellement toxiques.

Or, à ce jour, il n’existe pas de label officialisant les vins naturels. En France, on trouve uniquement des regroupements de vignerons, de type associatif, tels que l’Association des vins naturels ou encore, depuis peu, Les Vins S.A.I.N.S.

Une poignée de labels bio ou biodynamiques (principalement Demeter et Nature & Progrès) donnent aussi l’assurance au consommateur que les vins en question sont conçus avec un usage modéré du soufre.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:29

Les agents EDF


 

Les opposants au nucléaire sont souvent excessifs, parfois injustes envers cette armée d'anonymes valeureux qui affronte au quotidien bien des périls pour maintenir notre niveau de vie et la prospérité de notre nation. C'est ainsi qu'en toute justice et en bonne politique, nous ne pourrons jamais rien faire sans l'adhésion d'une partie des employés de l'industrie nucléaire.

 

Ce sont eux qui peuvent briser l'omerta, qui peuvent apporter des solutions transitoires pour sortir sans conséquences dramatiques de ce choix si critiquable. Ce sont enfin eux qui devront être respectés pour ne pas avoir une nouvelle vague de chômeurs comme on aime si souvent le faire dans ce pays, où les travailleurs sont des variables éjectables.

 

Hélas, d'autres ne sont pas de cet avis et j'ai reçu une charge terrible contre nos amis, les salariés des centrales nucléaires. Je vous la livre telle quelle, sans rien avoir retouché. Elle a le mérite de pointer quelques réalités mais en les noircissant à l'envie et sans nuance. C'est ce piège que nous devons éviter. Je vous laisse votre faire une opinion !

 

Cher Nabum. Je viens vous soumettre une modeste contribution au débat que vous alimenter chaque jour au travers des pérégrinations des caravaniers indignés par le nucléaire. Je constate avec un certain agacement que vous ne tirez pas sur les lampistes, qui en la circonstance, sont, selon moi, partie prenante dans cette farce dramatique. J'use à dessein de l'ironie que vous semblez goûter. Merci de bien vouloir relayer ma prose à l'heure où Montebourg tombe le masque du PS en affirmant que le Nucléaire est une filière d'avenir.

 

 

Gloire à ces héros méconnus.

 

Nous devons tout d'abord nous incliner devant le sacrifice que les agents d'EDF font de leur héritage génétique. Ils acceptent sans récrimination et avec un sens du devoir qui les honore ces petits inconvénients qui surviennent au fil des années. Troubles de la thyroïde, problèmes sanguins, difficultés génétiques qui demeurent farouchement niés par leur cher employeur. Pareil don de leur personne mérite le respect !

 

Nous ne pouvons qu'admirer ensuite cette détermination infaillible qui les anime et qui, le jour venu s'exprimera par la mise en péril de leur existence pour préserver les vies de leurs concitoyens. Il ne fait aucun doute, en effet, que ce seront ces agents de l'ombre, ces petites mains de l'atome qui, ici comme ailleurs, iront dans la fournaise d'un réacteur qui s'emballe pour sauver ce qui peut l'être encore. À ce moment là, les décideurs politiques, les financiers, les ingénieurs, les scientifiques ou les actionnaires seront bien loin de la zone de risque quand eux, seront sur cette première ligne à si haute tension !

 

Il nous faut encore féliciter leur sens du bien public, eux qui dépensent sans compter l'électricité en leurs demeures. Ils ont la lourde responsabilité de montrer à leurs voisins ébahis ce que serait la vie quotidienne d'une nation entièrement autonome en énergie. Des appareils électriques dans toute la maison, un chauffage poussé à fond, des lumières qui brillent toute la journée. Ils sont des exemples et nous ne sommes capables que de jalousie à leur égard.

 

Plus louable encore est leur sens de l'équité et de la justice sociale. Ils sont les bienheureux bénéficiaires des largesses d'un comité d'entreprise richissime. Leurs enfants disposent de centres de vacances luxueux, ils n'hésitent pas à profiter de voyages fastueux payés en grande partie sur nos factures. Les avantages en nature sont conséquents. Ils ont parfaitement conscience d'être ainsi des privilégiés dans une société en proie à une crise sans précédent. C'est pourquoi nous ne pouvons que louer leur désir collectif de confier les tâches les plus rudes, les travaux les plus dangereux à du personnel intérimaire, frappé plus que tous les autres par la dure réalité de ce monde sans pitié. De ce sacrifice nous devons leur en être reconnaissants.

 

Ils ont de plus la lourde tâche de relayer auprès de leurs amis, de leur entourage, de leurs relations associatives le discours plein de confiance et de duperie d'un employeur peu scrupuleux de la vérité. Ils ne reculent pas devant cette délicate propagande. Ils se font ainsi les chantres d'une industrie aux si lourdes zones d'ombre. Ils acceptent le risque de s'aliéner des amitiés ou de subir les attaques injustes des opposants à la parole de vérité qu'on leur demande de véhiculer . Ce n'est pas simple de tromper ainsi ce qu'ils aiment ou simplement respectent ou apprécient. Ils le font avec une persévérance qui inspire la plus grande admiration.

 

Ils ont désormais à supporter le retour à la réalité quand l'actualité braque ses feux sur Tchernobyl, Long-Island ou bien Fukushima. C'est alors avec un patriotisme inégalable qu'ils défendent la version officielle d'une sécurité française largement au-dessus de celles de toutes les autres nations. Ils se targuent ainsi d'être les meilleurs du monde sans se rendre compte de l'incroyable forfanterie que cela représente.

 

Oui, mon cher Nabum, il est impossible d'accorder la plus petite parcelle de confiance à de tels suppôts d'une religion technologique. Je vous demande de ne jamais chercher à leur donner la parole ni même à tenter un conciliation avec ce genre de personnages. Merci à vous.

 

Vous admettrez que cette diatribe est parfaitement dérisoire, qu'elle perd, par ses excès toute crédibilité. Je prie les personnels qui se sont sentis offensés, insultés et pourquoi pas humiliés par notre démarche de considérer que

ce brûlot n'a qu'une valeur documentaire, simplement illustrative afin de démontrer à quel point une rupture s'est constituée en France sur ce débat.

 

Nous avons pu constater dans un autre billet à quel point l'écologie était, elle aussi, victime d'anathèmes effroyables. Chers amis, travailleurs dans les centrales nucléaires, vous êtes les cibles et, sans aucun doute, les premières victimes de personnages qui vous endorment avec leurs discours sécuritaires au dessus de tout soupçon - une spécificité française -. Rejoignez-nous sur le terrain du dialogue pour aborder lucidement et loyalement toutes les composantes de cet épineux débat. Ouvrez-nous vos portes pour que demain, vos établissements soient un espace de discussion.

 

Épistolairement vôtre.

 

Commentaire confidentiel envoyé par un militant.

 

 

Un militant CGT énergie d'une centrale nucléaire de la Région Centre que j'ai reçu pendant plus de 2H30 il y a maintenant deux années à ce sujet m'a bien confirmé qu'il y avait des travailleurs étrangers notamment des roumains, bulgares et russes qui vivaient dans des campements comme nombre de nomades du nucléaire et que la direction leur avait interdit de rentrer en contact avec eux. Des vigiles veillaient même à cela.

 

Ces travailleurs étaient tous des travailleurs du nucléaire dans leur pays d'origine. Cependant, même moins payés en France que les travailleurs EDF ou bien des entreprises sous-traitantes, ils étaient de toute façon bien mieux payés que dans leur pays.

 

La surveillance quant à leur santé, les irradiations dont ils ont été victimes auparavant par contre ne suivent pas : pas de dossiers.

 

Si scandales il y a, ce sont bien sur ces deux points, se faire de l'argent sur le dos des travailleurs et de leur santé tout en les mettant en concurrence dans l'Europe toute entière pour les plus grands profits et bénéfices du capitalisme.

 


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Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:23

 

 

 

C'est donc la grande polémique de ce début de semaine. Arnaud Montebourg, en ministre du redressement productif attaché à défendre toute l'industrie française, vole cette fois au secours du nucléaire. « Je considère que le nucléaire est une filière d'avenir », expliquait-il dimanche soir sur BFM-TV. « Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère », ajoutait le ministre, et « la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires), qui lui a permis de bâtir son industrie ». « Notre choix d'avoir une énergie pas chère, abordable et en quantité est stratégique », a-t-il insisté.

Les écologistes se sont aussitôt indignés de tels propos, certains y voyant une remise en cause directe de l'accord politique passé entre Europe Ecologie-Les Verts et le PS à l'automne 2011. Le débat sur le nucléaire, depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011, ne s'est en effet plus limité aux questions de sécurité des installations et de gestion des risques, mais il s'est fortement concentré sur la viabilité économique de cette énergie. Et l'accord écologiste-PS a pris acte que cette filière énergétique et industrielle était engagée dans une impasse économique (l'exemple de l'EPR tournant à la caricature) au moment où la plupart des pays gelaient les projets de construction de centrales ou décidaient de sortir du nucléaire.

« C'est une provocation », estime Noël Mamère, député vert de Gironde. Pas du tout a rétorqué Arnaud Montebourg, soutenu pour l'occasion par Manuel Valls (« C’est une filière d’avenir, incontestablement »), « mes propos ne sont pas une provocation, ils sont dans la droite ligne de ce qu’a été le discours de campagne de François Hollande ». Et le ministre d'ajouter : « Entre les emplois directs et indirects ce sont plus de 500 000 personnes qui travaillent pour le nucléaire en France. Areva est une des plus belles entreprises nucléaires au monde en exportant deux tiers de ses productions. »

Le ministre est pourtant contredit par plusieurs études et rapports récents qui, loin des traditionnelles questions de sécurité, pointent les coûts de plus en plus élevés de l'énergie nucléaire et les nombreux risques économiques sur l'ensemble de cette filière. Mediapart a, ces dernières semaines, traité de ces rapports.

Il y a d'abord ce rapport de janvier 2012 de la Cour des comptes, première tentative depuis 2000, d'évaluer les coûts réels du nucléaire. La Cour souligne l'urgence de définir une politique énergétique de long terme et de se prononcer sur la question de l'allongement de la durée de vie des centrales nucléaires (de 40 à 60 ans). L’avenir de la filière nécessite également des investissements importants, ajoute ce rapport qui note que les coûts du nucléaire ne vont cesser de croître.

Autre étude, dont le sérieux est reconnu par les experts : le World Nuclear Industry Status Report 2012, que Mediapart a publié et présenté le 6 juillet. Ce rapport, réactualisé chaque année depuis 2007 (deux éditions antérieures sont parues en 2004 et 1992), est l’œuvre de deux consultants indépendants dans le domaine de l’énergie : Mycle Schneider, qui étudie l'industrie nucléaire depuis trente ans, et que Mediapart a interviewé sur la situation au Japon et l’après-Fukushima (voir ici et ) ; et Antony Froggatt, chercheur et écrivain spécialisé dans les questions de politique nucléaire, installé à Londres.

Si la catastrophe de Fukushima a mis le risque nucléaire et l’exigence de sûreté au premier plan, le rapport de Schneider et Froggatt se concentre sur l’analyse des variables économiques qui affectent le développement de l’atome civil. Disons-le d’emblée, ce rapport brosse le portrait d’une industrie en déclin, luttant pour sa survie dans un environnement de plus en plus défavorable, tant du point de vue des coûts de fonctionnement que de celui de l’opinion publique.

L’analyse de Froggatt et Schneider est à contre-courant des discours le plus souvent entendus en France, influencés par les avocats de l’industrie nucléaire. Elle démontre que l’idée d’une « renaissance nucléaire », mise en avant par le lobby de l’atome, relève plus de l’autopersuasion, du wishful thinking, que de la réalité chiffrée.

Enfin, Mediapart a rendu compte le 18 juillet du rapport de la commission d'enquête sénatoriale « sur le coût réel de l’électricité afin d’en déterminer l’imputation aux différents agents économiques ». Créée à l’initiative des élus écologistes, elle a tenu une centaine d’auditions de responsables industriels, politiques et associatifs, a commandé une enquête sur la contribution au service public de l’électricité (CSPE) à la Cour des comptes et a fait usage de ses « pouvoirs d’investigation » sur les tarifs d’achat de l’électricité d’origine photovoltaïque.

Là encore, la commission sénatoriale met en avant les nombreux investissements nécessaires et coûts en augmentation dans l'ensemble de la filière. C'est sa viabilité économique qui est clairement mise en cause. Interrogé par Mediapart, le sénateur vert Ronan Dantec remarque : « Dans la situation économique qui est la nôtre, il est totalement irresponsable de fonder le système électrique français sur le nucléaire. On est dans une logique de marginalisation économique. Aujourd’hui, même en mettant de côté ce qui pour nous, écologistes, est essentiel, la question du risque, ce n’est pas raisonnable de continuer. »

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:13

Rue 89 -

Corinne Lepage - Présidente de Cap21
Publié le 27/08/2012 à 08h23

 

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, est en train de se faire le plus ardent défenseur du nucléaire au sein du gouvernement. Ce dimanche, sur BFM-TV, il l’a qualifié de « filière d’avenir », semant le trouble chez ses alliés d’EELV.

Une semaine plus tôt, lors de la fête de la rose à Frangy-en-Bresse, le même ministre déclarait que son gouvernement voulait conduire la France sur la voie de la « troisième révolution industrielle », qui lie énergie et nouvelles technologies de l’information.

 


Essai de Jeremy Rifkin (DR)

 

Il fallait y voir une référence à l’essai de Jeremy Rifkin, dont le sous-titre est « comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie, le monde ».

Nombreux sont ceux qui se réjouissent d’une telle perspective, à commencer par l’auteur de ces lignes qui en avait fait le cœur de son programme.

Sauf que la troisième révolution industrielle est incompatible avec la politique actuelle, qui continue à faire du nucléaire le pilier de l’électricité française et rend impossible la mise en place des outils de la troisième révolution industrielle.

 

1 L’efficacité énergétique

 

Commençons par l’efficacité et la sobriété énergétique dont l’Etat parle d’autant plus qu’il les combat dans les faits. Le chauffage électrique continue à être favorisé alors qu’il est l’ennemi de l’efficacité pour la bonne et simple raison qu’il est indispensable à la vente de la production d’électricité de base.

Dans ces conditions, les objectifs d’isolation et de très basse consommation ne peuvent être tenus. De plus, le bas coût relatif du prix de l’électricité n’encourage pas à l’économie d’énergie.

La logique voudrait donc que soit abandonné le chauffage électrique de bâtiments, ce qui n’apparaît pas vraiment à l’ordre du jour… De la même manière, le prix de l’électricité devrait être revisité de manière à ce que les besoins de base puissent être satisfaits à des tarifs très faibles, qui augmenteraient en fonction de l’importance de la consommation. Sauf qu’une telle politique est impossible dans un pays qui a dopé et continue à doper le chauffage électrique.

Or, la base de la troisième révolution industrielle et de la ville durable s’appuie sur des habitats a minima peu consommateurs d’énergie, puis producteur, voire exportateurs de l’énergie produite.

 

2 Les compteurs intelligents

 

Continuons avec les réseaux. Les « smarts grids » sont à la mode… sauf que les seuls compteurs aujourd’hui proposés aux Français, à savoir le compteur Linky, sont une escroquerie dans la mesure où leur objectif n’est pas du tout de réduire la consommation énergétique des usagers mais de faciliter la gestion de pointe d’EDF.

De plus, ces compteurs, qui devaient être pris en charge par EDF à l’origine, seront en réalité payés par les usagers. Les compteurs intelligents reliés à des réseaux qui le sont également ne sont pas pour demain en France. En effet, ils nécessitent des investissements très importants qui ne sont pas programmés et surtout ne sont pas souhaités car ils s’inscrivent dans la décentralisation énergétique que l’Etat jacobin rejette.

 

3 Le nucléaire ou les renouvelables

 

Poursuivons avec la source de la production électrique. Même si le président Hollande s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% d’ici 2025, à l’horizon 2017, il n’y a en réalité aucun changement d’orientation. En effet, la fermeture de Fessenheim promise par le Président apparaît davantage comme un symbole fort que comme un changement d’orientation.

L’abandon de Plogoff n’a-t-il pas été la contrepartie de la réalisation de la totalité du programme nucléaire prévu en 1973 ? Il en est d’autant plus ainsi que la poursuite d’Astrid démontre à l’évidence la volonté du gouvernement de s’engager dans la voie du quatrième générateur et donc de continuer le programme nucléaire, cependant que la poursuite de Flamanville lance l’EPR en France alors même qu’un seul EPR n’a aucun sens sur le plan industriel et économique.

Dès lors, même si le gouvernement semble vouloir se montrer plus favorable aux énergies renouvelables, il reste largement improbable que l’engagement de la France de produire 23% de son énergie à partir des renouvelables en 2020 puisse être tenu.

Dans le même temps, l’Allemagne vise 40% avec le développement industriel y afférent. Or, la troisième révolution industrielle repose sur l’envol de l’industrie des renouvelables et le stockage de l’électricité notamment produite de manière intermittente.

 

4 Et les gaz de schiste ?

 

Finissons ce rapide panorama avec les énergies productrices de gaz à effet de serre. Le fait que la question des gaz de schiste, malgré les engagements courageux de madame Batho, reste ouverte après les déclarations du ministre Montebourg est symptomatique d’une croyance dans une croissance fondée sur les gaz de schiste comme dans le modèle américain. Il est évident que cette orientation tourne le dos à la troisième révolution industrielle qui permet de sortir de la dépendance pétrolière comme de la dépendance nucléaire.

Alors, monsieur le ministre, chiche pour la troisième révolution industrielle ! Mais dans la vraie vie. Pas dans l’incantation. Dans la cohérence. Pas dans les choix contreproductifs.

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 17:08

 

 

Depuis vendredi et jusqu’à aujourd’hui quelque 800 militants de l’association altermondialiste sont réunis à Toulouse. Très critique envers le nouveau gouvernement, elle s’apprête à mobiliser contre lui à la rentrée. Elle tente en revanche de faire une place aux mouvements sociaux comme les Indignés qui bousculent les organisations traditionnelles. 

 

Peu après l’ouverture de son université d’été à l’université du Mirail, la direction d’Attac s’est rapidement introduite sur le terrain politique. En marge des ateliers thématiques elle a largement fustigé François Hollande. En jeu, la question du pacte budgétaire européen que le président alors candidat s’était engagé à renégocier notamment avec l’Allemagne. « Il n’a pas bougé d’une ligne et va être adopté tel quel. C’est un reniement grave », estimait Thomas Coutrot son co-président. Attac annonçait alors la mise en place d’une « campagne éclair » de mobilisation et de sensibilisation au mois de septembre notamment auprès des députés de la majorité.

 

« François Hollande a été élu sur des demi-mesures et il est en train de les appliquer à moitié »

 

 

« Nous vivons un basculement du monde »

 

Le mouvement créé n’accueille pas le nouveau gouvernement avec beaucoup d’espoir. « François Hollande a été élu sur des demi-mesures et il est en train de les appliquer à moitié. On attend rien de particulier de sa part », tranche Thomas Coutrot. Le mouvement espére malgré tout un assouplissement du traité « Merkozy » car pour Geneviève Azam, membre du comité exécutif d’Attac et professeur au Mirail, « il va entraîner la dislocation de l’Europe au moment où nous vivons un basculement du monde ».

 

Pour Aurélie Trouvé, co-présidente du mouvement, l’attitude du président de la République  sur le sujet est un « signe politique » qui le place avec sa majorité « du côté des politiques d’austérité ».(audio)

 

Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France by Bertrand Enjalbal

 

Le PS ? Pas un partenaire

 

Tout comme le Front de Gauche qui veut en faire un moment fort de la rentrée, Attac est favorable à un référendum sur la question du Traité Européen. Là encore, la changement de majorité ne les assure pas davantage de rencontrer une oreille plus favorable.  « Nous n’avons pas de canal spécifique de discussion avec le Parti Socialiste, assure Thomas Coutrot. Il ne fait pas partie de nos partenaires habituels et maintenant qu’il est au pouvoir ça risque de l’être encore moins. Mais nous souhaitons instaurer un dialogue avec lui et le gouvernement ».

 

Le fossé pourrait même s’être creusé après plusieurs années de crise. Une période qui a obligé Attac à « dépasser la critique du néo-libéralisme pour aller vers la critique du capitalisme. Nous avons adopté aujourd’hui une position qui est celle du dépassement du capitalisme», juge son co-président.

 

 

« Il va falloir faire comme en Espagne ou en Grèce : un rapport de force illégal et extrêmement dur »

 

 

Indignés, Occupy vs syndicats

 

Finalement, la crise pourrait représenter une victoire des idées d’Attac et notamment celle qui entraîna sa création il y a quatorze ans : une taxe sur les transactions financières. Aujourd’hui elle « apparaît évidente y compris à des gouvernements conservateurs ». Mais pour le mouvement la lutte est loin d’être terminée. Elle est même en train de changer sur le terrain. Les mouvements sociaux autonomes comme les Indignés nés en Espagne ou Occupy obligent les militants à repenser les formes de mobilisation. C’est un des axes majeurs du rassemblement estival de Toulouse.

 

« Des nouvelles formes de résistance sont à inventer », estime Hugo Braun d’Attac Allemagne. Dans les ateliers on fustige souvent l’attitude des syndicats qui afficheraient bien trop de « méfiance » envers ces nouveaux mouvements sociaux. «Ils sont souvent menés par des jeunes, radicalement démocratiques et qui questionnent les organisations existantes comme Attac, avoue Thomas Coutrot. Notre rôle est de construire des ponts entre l’ancien et le nouveau. »

 

A l'université du Mirail, les militants d'Attac réunis en université d'été sont sans illusion au sujet de François Hollande / Photo Carré d'Info
A l'université du Mirail, les militants d'Attac réunis en université d'été sont sans illusion au sujet de François Hollande / Photo Carré d'Info

 

 

 

 

Dans les rangs on pointe également du doigt l’absence de coordination européenne. « La Confédération européenne des syndicats n’a rien fait, elle a longtemps été une maison de retraite luxueuse pour syndicalistes sans organisation, estime Alain du syndicat Sud. Les luttes intersyndicales sont moins souvent des luttes idéologiques que des luttes de places. Il faut le dire. On est scotchés par ce genre de choses. » Selon lui, « le déficit démocratique parlementaire touche aujourd’hui le politique et donc également les corps intermédiaires ».

 

Pour Sophie Banasiak des Indignés de Paris, ne renie pas les organisations syndicales mais à ses yeux mouvement social et organisations institutionnalisées sont antinomiques. Avec l’aggravation de la crise elle reste persuadée que l’avenir de la mobilisation passe par un mouvement tel que les Indignés.(audio)

 

 

Sophie Banasiak, des Indignés Paris by Bertrand Enjalbal

 

Pour Aurélie Trouvé, la période actuelle demande de « repenser la transition entre réflexion et action face à la violence des politiques d’austérité ». Les exemples espagnols et grecs ont montré la voie. « Il faut arrêter d’avoir cette incantation qu’une autre Europe est possible. Nous n’avons plus le temps de construire un rapport de force tranquillement, petitement. Il va falloir faire comme en Espagne ou en Grèce : un rapport de force illégal et extrêmement dur. »

 


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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:53

 

owni.fr

  Le 24 août 2012 Ophelia Noor

 

 

Transposez les énergies créatives des bidouilleurs urbains au milieu des montagnes à 1600 mètres d'altitude. Sans eau ni électricité. Laissez mijotez. Hackerspaces et fab labs sont venus planter leurs tentes au festival A Pado Loup pour tester et questionner la pertinence des technologies numériques face aux contraintes naturelles. Et rencontrer d'autres milieux alternatifs DIY, artistiques et écolo.


A Pado Loup, vue sur le potager et le garage.

L’arrivée se fait par un chemin arpenté et caillouteux, sous un soleil de plomb du 15 août, entouré de montagnes, de pins, de mélèzes et prairies en manque d’eau. Dans un virage, une petite pancarte de bois annonce en rouge : “A Pado Loup”. Le potager accueille le visiteur, puis le garage, et la bâtisse principale. Tout est en bois. Construit avec des matériaux locaux en mode DIY.

L’hôte du festival, Bilou, la cinquantaine énergique est entouré d’une ribambelle d’enfants, cousins, frères, soeurs et amis venus participer et prêter main forte sur l’organisation du festival. Nourriture végétarienne, toilettes sèches, douches solaires, récolte d’eau de pluie, compost, utilisation de panneaux solaires et recyclage des déchets feront partie du quotidien des citadins venus se déconnecter.

Deux ans après les rencontres numériques Estives | Digital Peak, à Péone, hébérgées par Jean-Noël Montagné, fondateur d’Art Sensitif, les équipes du TMP/LAB, TETALAB, USINETTE et des volontaires relancent l’aventure : déplacer les énergies créatives du hackerspace en milieu rural et isolé. Le festival A Pado Loup se tenait du 12 au 22 août à quelques lieues du précédent, près de Beuil dans les Alpes Maritimes, au coeur du parc naturel du Mercantour. Une deuxième édition plus détendue que la précédente, sans la dimension internationale ni l’habituel enchaînement de conférences techniques propres aux rassemblements de hackers, mais avec les mêmes contraintes et objectifs.

Bidouille dans l'herbe sèche et serre transformée en hacklab - (cc) Ophelia Noor

Loin d’être une expérimentation utopique, les communautés numériques de hackers et autres bidouilleurs sont bien conscientes des enjeux liés aux crises globales : écologique, sociale, politique et énergétique. Le rapprochement avec d’autres milieux alternatifs tournés vers ces mêmes problématiques fait son chemin. En juillet dernier se tenait la deuxième édition du festival Electronic Pastorale en région Centre. Deux ans plus tôt à Péone, Philippe Langlois, fondateur du hackerspace TMP/LAB, posait déjà la question du devenir des hacklabs face à la révolution verte et développait à nouveau cette idée en juin dernier dans une conférence sur les hackerlands donnée au Toulouse Hacker Space Factory (THSF).1

L’innovation dans la contrainte

Les bidouilleurs se retrouvent sous une petite serre aménagée en hacklab pour la durée du festival. Équipée de deux panneaux solaires reliés à une batterie de voiture pour faire fonctionner l’électronique, son équilibre est précaire. Mickaël et Alex du Tetalab, le hackerspace toulousain, ont pris en charge la gestion de l’alimentation électrique et de la connexion WiFi. Le petit hacklab doit rester autonome comme la maison principale.

Le WiFi libre dans les actes

Le WiFi libre dans les actes

Et si l'accès à l'internet, en mode sans fil, était un "bien commun" librement partagé par tous ? C'est ce que proposent ...

Le challenge ? Ne pas dépasser les 70 watts et garder de l’électricité pour la soirée. EDF ne vient pas jusqu’à Pado Loup, encore moins les fournisseurs d’accès à Internet. Le lieu est en “zone blanche”, ces régions difficiles d’accès et non desservies par les opérateurs nationaux par manque de rentabilité.

Pour assurer une connexion au réseau, une antenne WiFi sur le toit de la maison est reliée à celle d’un voisin quelques kilomètres plus loin. Le relai est ensuite assuré localement par le TETALAB de la maison à la serre des geeks.

Mickael vérifie toutes les heures les installations, tourne les panneaux solaires, et répare les pièces qui ne manquent pas de claquer fréquemment depuis quelques jours. Pendant ce temps, les fers à souder s’échauffent et on bidouille des postes radio FM, pour écouter l’émission quotidienne de 18 heures, point d’orgue de chaque journée. Chacun peut participer, annoncer ou proposer des activités pour la soirée et le lendemain, raconter ses expérimentations en cours. En lieu et place des conférences programmées des Estives, les discussions sont lancés sur la radio du campement.

Fabrication d'une éolienne avec Bilou, le maître des lieux et hôte du festival hack & DIY. - (cc) Ophelia Noor

Chaque jour, une partie du campement passe son temps à trouver des solutions pour améliorer des systèmes déjà en place, produire plus d’énergie avec la construction d’une éolienne, ou en dépenser moins en prenant en compte les atouts du terrain, avec par exemple la construction d’un four solaire. Les contraintes stimulent la créativité et l’expérimentation pour répondre aux besoins de l’homo numericus. Des ateliers sont proposés dans plusieurs domaines, électronique, écologie expérimentale, radio, live coding ou photographie argentique.

Les bactéries, libres et têtues

Sous un arbre avec balançoire, tout au fond de la prairie de Pado Loup, est installée la FFF, la Free Fermentology Foundation, clin d’oeil appuyé à la Free Software Foundation de Richard Stallman. Le hobby de deux chercheurs, Emmanuel Ferrand, maître de conférence en Mathématiques à Paris VII, et Adrienne Ressayre, chargée de recherche en biologie évolutive à l’INRA.

Sur des petits étals de bois, des bocaux où fermentent du kombucha, un thé chinois pétillant réputé pour ses bactéries digestives, des graines de kefir dans du lait ou dans de l’eau mélangée à du sucre et des figues sèches. Et enfin, une potée de riz en fermentation qui servira à fabriquer le makgeolli, un alcool de riz coréen proche de la bière.

(1) Atelier fermentation avec Emmanuel Ferrand et Adrienne Ressayre. (2) Fermentation du riz pour la préparation du magkeolli, (3) morceau de kombucha, (4) dans les pots, kéfir de fruit, de lait, kombucha. Aout 2012 au festival A Pado Loup, Alpes-Maritimes - (cc) Ophelia Noor

Les enjeux, selon Emmanuel Ferrand, sont similaires à ceux du logiciel libre sur la privatisation du vivant :

Les techniques de fermentation ont évolué au cours du temps, elles sont aujourd’hui accaparées par des entreprises qui veulent breveter ces produits déjà existants. La société moderne tend à normaliser les nourritures, et pour des raisons de santé publique en partie justifiées on impose des règles strictes de fabrication, on normalise les pratiques. Avec la FFF nous essayons de faire l’inventaire de ces techniques de fermentations et de préserver celles qui sont plus ou moins borderline ou en voie de disparition – parce que confrontées à des produits commerciaux normés – et de les reproduire.

Tous les matins à 11h, une petite foule se rassemble sous l’arbre à l’écoute des deux chercheurs. On prend le pouls des bactéries, le fromage de kefir, la bière de riz… Après l’atelier fermentation, la conversation dérive chaque fois sur des sujets connexes avec une confrontation stimulante entre Emmanuel le mathématicien, et Adrienne la biologiste : le génome, la pensée réductionniste, les OGM, les mathématiques, la physique, le cancer, les bactéries, le brevetage du vivant.

Des connaissances et des savoirs-faire précieux et ancestraux qui font partie de nos biens communs : “En plus de l’inventaire, nous reproduisons ces techniques ancestrales. Nous partageons nos expérimentations avec d’autres personnes sur le réseaux ou en atelier, comme aujourd’hui à Pado Loup, avec le magkeolli, le kéfir et le kombucha.”

L’écodesign militant

Chacun participe au bon fonctionnement du camp et les tâches ne manquent pas entre la préparation d’un des trois repas, couper du bois pour le feu, ou aller chercher de l’eau potable à la fontaine, deux kilomètres plus bas. Les déchets sont systématiquement recyclés et les restes des repas végétariens sont jetés dans une poubelle spéciale dédiée au compost. Toujours dans le même souci d’utiliser au maximum les ressources naturelles du lieu, Christophe André, ingénieur et designer, proposait deux ateliers d’ecodesign : la construction d’un four solaire et d’une petite maison, sur le principe de l’architecture bioclimatique.

Le jour où on lui a demandé de fabriquer un objet à duré de vie limité, Christophe André a abandonné sa carrière d’ingénieur. Confronté à la tyrannie de l’obsolescence programmée dans les modes de production industriels, il se lance dans des études de design et apprend pendant plusieurs années à fabriquer lui même tous ses objets du quotidien au lieu de les acheter. Il fonde l’association Entropie en 2008. L’idée, proposer un design d’objet sous licence libre à des entreprises, des particuliers ou des collectivités et de rédiger des notices, également sous licence libre, pour diffuser ces savoirs et surtout les fabriquer.

Le four solaire réalisé lors de l'atelier d'ecodesign avec Christophe André, fondateur de l'association Entropie - (cc) Ophelia Noor

La construction du four solaire a nécessité quatre heures de bricolage à une dizaine de participants2. Le four suit le mouvement du soleil, tel un tournesol, grâce à une cellule photovoltaïque coupée en deux par une planche. Sur le principe du cadran solaire, lorsque qu’une partie s’assombrit, un petit moteur, sous une plaque tournante fait tourner le four dans la même direction que le soleil. Un gâteau aux pommes a mis plus de quatre heures à cuire.

Après le repas, lorsque la nuit sans lune recouvre A Pado Loup, un grand feu est allumé. La dizaine d’enfants et les adultes s’y retrouvent pour des jeux, des concerts improvisés. D’autres lancent une projection sonore avec de la musique expérimentale pendant que l’équipe du Graffiti Research Lab part à l’assaut des prairies du Mercantour pour des session de lightpainting3.

La vie la nuit : dans la yourte, le développement photo argentique, les expériences de musique expérimentale, convivialité autour du feu, et atelier lightpainting avec le Graffiti Research Lab. - (cc) Ophelia Noor

De cette seconde expérience, Ursula Gastfall, membre du TMP/LAB, préfère ne pas y penser en termes de pérennisation : “Entre les Estives et APadoLoup, deux ans sont passés. Étant accueillis par des particuliers, nous préférons ne pas faire de plan et pourquoi pas, profiter d’un lieu encore différent la prochaine fois.” L’esprit du hacking, libre et nomade continue de se disséminer dans la nature.


Portfolio complet à découvrir ici : “Festival Hack & DIY A Pado Loup”
Photographies et sons par Ophelia Noor pour Owni /-)

**Si les players SoundCloud ont sauté, laissez un commentaire ou écoutez-les ici : http://soundcloud.com/ownison

  1. NDLR : le festival annuel du hackerspace toulousain le TETALAB et du collectif d’artistes autogéré Mix’art Myris. []
  2. Christophe André avait fait un pré-découpage des matériaux, soit 2h de préparation []
  3. NDRL : à venir un article sur les activités du Graffiti Research Lab []
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:42

Commune

Nb ménages pauvres Taux de pauvreté (%)
FRANCE 3930682 15
ROUBAIX 15877 46
SAINT-PIERRE REUNION 11793 46
LE TAMPON REUNION 10351 43
SAINT-PAUL REUNION 13064 39
AUBERVILLIERS 10132 39
SAINT-DENIS REUNION 18076 36
SAINT-DENIS 13055 35
FORT-DE-FRANCE 12253 34
SARCELLES 6193 33
PERPIGNAN 17701 32
MULHOUSE 14597 32
BEZIERS 11049 32
VENISSIEUX 7336 32
AVIGNON 12242 30
CALAIS 9342 30
NIMES 18670 29
TOURCOING 9925 28
SAINT-QUENTIN 7045 28
BONDY 5329 28
MONTPELLIER 29853 27
LILLE 25561 27
MARSEILLE 93179 26
MONTREUIL 10851 26
TROYES 7261 26
IVRY-SUR-SEINE 6234 26
AMIENS 13708 25
AULNAY-SOUS-BOIS 6959 25
DRANCY 6155 25
STRASBOURG 26431 24
BEAUVAIS 5649 24
ARGENTEUIL 9045 23
VITRY-SUR-SEINE 7400 23
CLICHY 6020 23
TOULON 17405 22
LE HAVRE 17266 22
SAINT-ETIENNE 17234 22
METZ 11637 22
POITIERS 8016 22
NANTERRE 7452 22
LIMOGES 13227 21
BESANCON 10858 21
ROUEN 10595 21
VALENCE 6136 21
NICE 34996 20
REIMS 15328 20
CLERMONT-FERRAND 12461 20
ORLEANS 10008 20
CHAMPIGNY-SUR-MARNE 5873 20
SEYNE-SUR-MER 5571 20
TOULOUSE 37246 19
GRENOBLE 13538 19
VILLEURBANNE 12195 19
ANGERS 12016 19
CAEN 9121 19
NANCY 8810 19
CANNES 7475 19
PAU 7373 19
CRETEIL 6347 19
DUNKERQUE 5723 19
COLMAR 5535 19
LORIENT 5474 19
MONTAUBAN 4891 19
VILLENEUVE-D'ASCQ 4345 19
CERGY 3935 19
BORDEAUX 20106 18
RENNES 15682 18
LE MANS 11931 18
TOURS 11130 18
LA ROCHELLE 6526 18
COLOMBES 6068 18
BOURGES 5650 18
CHAMBERY 4529 18
NANTES 21708 17
BREST 10978 17
AJACCIO 4307 17
NOISY-LE-GRAND 4149 17
PARIS 169910 16
ASNIERES-SUR-SEINE 5802 16
SAINT-NAZAIRE 5107 16
LYON 32979 15
NIORT 4133 15
HYERES 3908 15
AIX-EN-PROVENCE 8527 14
CHOLET 3309 14
DIJON 8792 13
QUIMPER 3901 13
ANTIBES 4413 12
PESSAC 2558 11
COURBEVOIE 3868 10
BOULOGNE-BILLANCOURT 4752 9
MERIGNAC 2664 9
SAINT-MAUR-DES-FOSSES 2678 8
LEVALLOIS-PERRET 2304 8
ISSY-LES-MOULINEAUX 2278 8
ANTONY 1963 8
VERSAILLES 2513 7
RUEIL-MALMAISON 2228 7
NEUILLY-SUR-SEINE 1955 7
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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 16:40

 

Etude - 26/08/2012 à 21h39

 Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89
 

C’est dans les grandes villes qu’on est le plus pauvre : une étude établit la liste des communes les plus riches, les plus pauvres, mais aussi les plus égalitaires.

 

Etre pauvre, en France, d’après les chiffres, c’est aussi bien vivre à la rue que dans un appartement HLM chauffé et équipé. C’est ne pas avoir de quoi manger ou ne pas pouvoir se payer des vacances. On mélange dans cette catégorie le quart-monde et les ménages trais modestes.

Au total, ils sont 8,2 millions à disposer de 60% ou moins du revenu médian, soit 954 euros pour une personne seule, après prestations sociales. Cela fait 14% de la population, selon l’Insee, dans un des pays les plus riches du monde. Selon d’autres critères, on descend à 7,5% de la population.

Faute de s’entendre sur la réponse à la question « qui est pauvre ? », les spécialistes avancent sur leur localisation géographique. Le Compas a mis en ligne ses estimations du taux de pauvreté des 100 plus grandes villes. Il s’agit là d’une analyse plus fouillée d’éléments sortis en juillet dernier.

Vivre avec 954 € par mois à Paris
ou Aurillac, ce n’est pas la même chose

Ce travail, reconnaissent les auteurs, n’est qu’un début. Il ne tient pas compte, par exemple, des agglomérations ou des différences entre quartiers d’une même ville.

« Les villes riches ne sont pas des îlots de richesse et n’ont pas éradiqué la pauvreté : vivre pauvre parmi les riches peut être ressenti de façon plus violente que parmi une population moins favorisée, et rendu encore plus difficile du fait des prix de l’immobilier. »

Mais une chose est sûre : on est plus pauvre dans une grande ville. Les auteurs de l’étude, François Cousseau, Louis Maurin et Violaine Mazery, qui retiennent eux le taux de 15% de taux moyen de pauvreté, sont formels :

« Nos données montrent clairement que la pauvreté se concentre dans les villes les plus importantes. Les 100 plus grandes villes rassemblent un tiers des ménages pauvres, alors qu’elles ne regroupent qu’un cinquième de la population. »

Dans un article d’août 2011, Louis Maurin, président de l’Observatoire des inégalités remettait en cause l’analyse purement monétaire et militait pour que d’autres outils, territoriaux notamment, soient utilisés :

« Concrètement, être pauvre aujourd’hui, c’est manquer de quoi ? En France, 7% des ménages ne peuvent maintenir leur logement à bonne température, 10% recevoir des amis, 11% ont un logement bruyant…

Et comment tenir compte des coûts de logement ? Avec 954 euros, on ne vit pas de la même façon à Paris qu’à Aurillac. »

Roubaix en haut, Neuilly en bas

C’est à Roubaix qu’on est le plus pauvre et à Neuilly-sur Seine qu’on l’est le moins. 15 877 ménages ou 46% de la population pour la première ; 1 955 ménage, ou 7% de la population pour l’ancienne commune de Nicolas Sarkozy.

Mais à Paris, une des communes les plus riches de France, on compte 169 910 ménages pauvres (16%), et Perpignan – peu connue pour ses problèmes sociaux – en compte 17 701, soit 32% de sa population, plus du double de la moyenne.

En attendant la mise en place de nouveaux indicateurs, par exemple celui de la « pauvreté ressentie », qui resituerait mieux que ceux de la « pauvreté monétaire », le tableau du Compas permet de comprendre comment et pourquoi les discours publics ne sont pas perçus de la même manière à Aix, Quimper ou Roubaix.

 

1 C’est mieux à la campagne

 

Contrairement à un discours aujourd’hui répandu, les villes de plus petite taille, l’espace périurbain ou rural n’est pas celui où l’on trouve le plus de ménages pauvres, même si les deux tiers des ménages pauvres n’habitent pas dans les 100 plus grandes villes.

« La ville attire les plus démunis, car on y trouve le plus d’opportunités de logement et d’emploi », rappelle Hervé Guéry président du Compas :

« Une partie des villes de grande taille connaissent des difficultés économiques, mais sont aussi devenues des pôles qui attirent la main d’œuvre. On peut y trouver à la fois une pauvreté importante et un certain dynamisme économique : c’est le cas par exemple de Montpellier et Lille (27% de pauvres) ou Marseille (26%).

D’autres villes importantes, comme Dijon (13% de pauvres) ou Aix-en-Provence (14%) se situent autour de la moyenne. Ce sont des villes où les ménages pauvres peuvent aussi être accueillis soit en périphérie immédiate – c’est le cas pour Dijon avec des villes de sa banlieue qui ont une offre de logements sociaux importante – ou vers une autre grande ville du département (effet notamment des relations entre Marseille et Aix). »

2 Neuilly lutte (à sa façon) contre la pauvreté

 

Les sept villes de France où le taux de pauvreté est le plus faible sont situées en Ile-de-France. Dans l’Ouest. Il s’agit de Neuilly-sur-Seine, Rueil-Malmaison et Versailles (7% de pauvres) et Antony, Levallois-Perret, Issy-les-Moulineaux (8%).

A l’est de la capitale, Saint-Maur-des-Fossés (8% de pauvres également) se donne beaucoup de mal pour rester dans la queue du classement. La Fondation Abbé-Pierre l’avait élue plus mauvais élève de l’application de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) qui impose aux communes de disposer d’au moins 20% de logement sociaux sur leur territoire. Neuilly se défendant bien également :

« Parmi celles qui en ont fait le moins, on trouve à la première place Saint Maur-des-Fossés, avec 158 logements financés, soit 5% des objectifs fixés par la loi SRU en cinq ans... Neuilly-sur-Seine en a réalisé 479, soit 10% de ses obligations, et affiche 3,6% de HLM. »

La meilleure façon de ne pas avoir de pauvres chez soi est de manquer de logements sociaux. Les villes comme Avignon, Beauvais ou Strasbourg, qui concentrent la majorité des logements sociaux de leur agglomération, ont des taux de pauvreté bien supérieurs à la moyenne.

En Ile-de-France, il faut aller à l’est de Paris pour trouver les communes les plus pauvres :

« [C’est] là où l’emploi se développe peu et où la proportion de familles immigrées est élevée. On trouve dans cet ensemble des villes comme Aubervilliers (39% de pauvres), Saint-Denis (35%). Elles accueillent notamment ceux qui n’ont plus les moyens de se loger à Paris mais y travaillent. »

3 La misère moins pénible au soleil ?

 

Parmi les communes les plus pauvres de France, on trouve les grandes villes des départements d’outre-mer, comme Saint-Denis-de-la-Réunion (39% de pauvres) ou Fort-de-France (34%). Entre un tiers et 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

En France métropolitaine, toutes les grandes villes du Sud ont un taux de pauvreté supérieur à la moyenne, à l’exception d’Aix-en-Provence et d’Antibes. Dans l’ordre, Perpignan et Béziers (32%), Avignon (30%), Nîmes (29%), Montpellier (27%), Marseille (26%) et même Nice (20%).

Les quatre premières pâtissent « d’une situation économique très dégradée avec un niveau de chômage élevé, une proportion de population immigrée relativement importante ».

La présence de Bordeaux, « ville bourgeoise » presque par excellence dans la mauvaise partie du tableau (18%) s’explique par la présence de l’habitat ancien dégradé, logement social de fait.

 

4Pourquoi Cholet n’a que 14% de pauvres

 

Et pourquoi Quimper (13%), Dijon (13%) ou Pessac (11%) ont-elles un taux pauvreté en dessous de la moyenne ? Ces villes, selon les auteurs de l’étude, « maintiennent un certain dynamisme économique » :

« La part de l’immigration reste modeste, les niveaux de vie ne sont pas forcément très élevés. Mais elles comptent moins de pauvres du fait d’inégalités de revenus moins importantes. »

Ce n’est pas un hasard, toutes se retrouvent dans le classement des villes dites les plus « égalitaires », établi selon l’indice de Gini.

Le cas de Dijon (13%) est à part, ses potentiels ménages « pauvres » sont accueillis dans les villes de banlieues mieux pourvues en logement social. Mais Dijon est malgré tout une ville « égalitaire ». (En passant, Neuilly-sur-Seine recueille le trophée de ville la plus inégalitaire, pour les raisons expliquées ci-dessus.)

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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