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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 19:44

 

| Par La rédaction de Mediapart

 

L'idée est présentée comme un échange de bon procédés. Alors que l'an passé environ 40% des 324 000 élèves des 791 écoles publiques de la région de Madrid sont rentrés déjeuner chez eux à midi, le gouvernement régional souhaite les autoriser à amener leur gamelle à l'école... à condition de payer une taxe qui permettra d'entretenir et de surveiller le réfectoire. L'idée permettrait aux parents d'économiser sur le repas de midi, tout en renflouant un peu les caisses des établissements.

La proposition, avancée dans certaines grandes régions comme Madrid, Valence et la Catalogne, est violemment décriée, tant par les associations de parents d'élèves que par l'opposition socialiste. Pour la confédération espagnole des associations de pères et mères d'élèves (Ceapa), ce n'est que le premier pas vers un démantèlement de l'école publique. 

Les aides pour la restauration scolaire vont être fortement diminuées dans certaines régions. A Madrid, les bourses pour la cantine vont passer de 29 millions d'euros à 16 millions d'euros entre 2012 et 2013. Le gouvernement de Catalogne compte aussi réduire de 3,7 millions d'euros ses aides à la restauration scolaire. Ces annonces font craindre à certains un abandon de ce service pour raisons économiques. 

L'autre inquiètude relève de la santé publique : en Espagne, 34% des enfants âgés de 10 à 12 ans sont en surpoids et parmi eux, 8 % sont obèses. C'est plus que la moyenne européenne, et les associations redoutent que ce système ne favorise la malbouffe et les carences alimentaires chez des enfants en pleine croissance.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 13:59

 

 

Contestation 11/08/2012 à 18h21
Laurent Mauriac | Cofondateur Rue89


Le Sénat (Eric Feferberg/AFP)

 

On est encore loin des clivages qui avaient traversé en profondeur les partis de droite et de gauche lors des référendums sur le traité de Maastricht (1992) ou sur la Constitution européenne (2005). Mais il est désormais acquis que François Hollande ne pourra compter sur l’ensemble des parlementaires de sa majorité pour la ratification du traité européen.

Les contestataires n’attendent pas la rentrée politique pour se faire entendre.
Ce samedi, le député PS Razzy Hammadi a annoncé qu’il ne voterait pas le traité européen, jugeant que ce texte fait « peser une menace sur la démocratie ».

Vendredi, François de Rugy, coprésident du groupe écologiste (EELV) à l’Assemblée nationale, a également annoncé qu’il voterait contre dans une interview au Figaro. Il estime que la mise en œuvre du texte « va plonger la France dans une grande austérité ».

« Un héritage direct du précédent quinquennat »

François de Rugy considère que, même allié du PS, le groupe EELV n’est pas tenu de s’aligner sur cette question :

« Le traité ne faisait pas partie de l’accord passé entre EELV et le PS avant la présidentielle. Nous avions même dit qu’il serait renégocié. Ce n’est pas le cas. En l’état, ce traité, qui sera voté par une partie de la droite, est un héritage direct du précédent quinquennat. »

Razzy Hammadi juge également que le volet croissance négocié par François Hollande est insuffisant, allant jusqu’à affirmer :

« Adopter ce traité reviendrait à nier la réorientation indispensable du projet européen, voulue par François Hollande » pendant sa campagne.

Autrement dit, François Hollande président serait en train de contredire François Hollande candidat. Tandis que Hammadi, lui, garderait sa cohérence :

« Je ne ferais pas honneur à mes convictions et mes promesses de campagne si je soutenais » ce texte.

« On est très nombreux à ne pas vouloir l’approuver »

Autre critique venue du PS, celle de Jérôme Guedj, député de l’Essonne : « Je ne me reconnais pas dans ce traité d’austérité budgétaire », a-t-il indiqué vendredi dans Libération.

La sénatrice de Paris, Marie-Noëlle Lienemann, membre de l’aile gauche du PS, a également annoncé qu’elle ne voterait pas le texte. En faisant part de son intution :

« Je ne pense pas que je serai la seule. En tout cas on est très nombreux à ne pas vouloir l’approuver. »

François Hollande a souhaité que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) soit « rapidement ratifié », après avoir négocié avec ses partenaires européens l’ajout d’un pacte de croissance. Le Conseil constitutionnel a indiqué jeudi que son adoption ne nécessitait pas de révision de la Constitution.

 


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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:38

 

Le Point.fr - Publié le 08/08/2012 à 11:48 - Modifié le 08/08/2012 à 18:53

Tepco a diffusé plusieurs vidéos des premières heures de l'accident. Découvrez en exclusivité les images sous-titrées en français.

 

Réunion d'urgence dans un bureau de Tepco.

Réunion d'urgence dans un bureau de Tepco. © AFP PHOTO / HO / TEPCO

 

Tepco, la compagnie gérant la centrale accidentée de Fukushima, a diffusé lundi des images des réunions d'urgence qui se sont tenues dans les premiers jours de la catastrophe nucléaire de mars 2011. Ces images montrent les échanges tendus entre les responsables de la compagnie d'électricité au centre de crise de la centrale Fukushima Daiichi ou au siège de Tepco, au moment où son personnel luttait pour contenir l'accident qui a commencé le 11 mars après le passage d'un tsunami dans le nord-est du Japon.

Au total, la compagnie a publié sous la pression du gouvernement quelque 150 heures d'images enregistrées entre les 11 et 15 mars 2011. Environ deux tiers des vidéos ont été diffusées sans bande-son. Sur l'une des plages, datée du 14 mars 2011, le directeur de la centrale Fukushima Daiichi, Masao Yoshida, informe en urgence l'équipe dirigeante de Tepco de l'explosion qui vient d'intervenir dans le bâtiment du réacteur n° 3. "QG (Siège social de Tepco) ! QG ! C'est terrible ! On a eu un problème sur le site n° 3 ! 11 h 1 !" hurle-t-il, la voix déformée par l'émotion.

S'enfuir

Une calme voix masculine lui répond : "OK, il est 11 h 1, je vais faire un rapport d'urgence." Des voix s'élèvent alors pour demander l'évacuation : "Il faut évacuer tout le monde du site ! Ceux qui sont sur place doivent s'enfuir, s'enfuir !" Plus tard, au plus fort de la catastrophe, un échange surprenant a lieu : "Que dit le manuel d'évacuation ?" demande un responsable avant qu'un employé, non identifié et apparemment gêné, lui réponde : "Désolé, je ne m'en souviens pas..." Le responsable finit par lui demander de le lui envoyer par mail.

Resté sur place, le personnel de Tepco est peu à peu parvenu, avec l'aide des autorités japonaises et de sociétés étrangères, à ramener les réacteurs en état "d'arrêt à froid" au bout de neuf mois (température inférieure à 100 degrés Celsius). L'accident n'est pas terminé, mais les fuites radioactives du site sont infiniment plus faibles actuellement qu'elles ne l'étaient lors des jours de crise au cours desquels ces images ont été enregistrées.

REGARDEZ Les premières minutes après la catastrophe de Fukushima dans la centrale et le siège de Tepco. (La personne qui parle est indiquée en rouge à droite. Certaines paroles n'ont pas pu être retranscrites car inaudibles).


Pour voir la vidéo, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur ce  "link"

 

Tepco - Tous droits réservés. Retrouvez 1 heure 30 d'enregistrement publié par Tepco sur son site (dernier onglet horizontal avec "2012" entre parenthèses, première vidéo) et une partie de la transcription en anglais (Wall Street Journal).

 

 

                                                                             ***************************

 

http://www.youtube.com/watch?v=QzQxLJ1Y5OI

 

Publiée le  9 août 2012 par AlgeriaSon

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:29

 

http://www.legrandecart.net/la-caravane-des-indignes-du-nucleaire-etape-7-brennilis-erdeven/#.UCbQz6Dj5o-

11 août 2012 14 h 43 min 

 

Erdeven une lutte anti-nucléaire victorieuse

 


Je vous parle d’un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître

À l’origine de la lutte anti-nucléaire en Bretagne, le CRIN ( Comité Régional d’Information Nucléaire) est une émanation de la population. C’est parce qu’il a évolué étroitement avec le tissu local que ce comité a gagné de haute lutte une bataille particulièrement inégale.

La dynamique des luttes anti-nucléaires en Bretagne s’est toujours appuyée sur une participation massive, active et constante d’une population consciente des dangers du nucléaire, capable de se dresser collectivement devant l’arbitraire d’une décision contraire à sa volonté et soucieuse de préserver un environnement exceptionnel.

Dans les années 80, 8 centrales fonctionnent dans l’indifférence de populations passives et souvent favorables, influencées par des perspectives économiques illusoires. Les centrales sont érigées au mépris des nombreuses inquiétudes des écologistes et des scientifiques. Le personnel politique, très naturellement, est globalement complice de ce coup de force de l’État.

Erdeven est une région à la fois rurale, maritime, ostréicole et touristique. Une plage superbe accueille des milliers de touristes et de gens du pays. C’est le site choisi par EDF. La population, très peu politisée alors, est très attachée à son sol, à la mer, à l’environnement intact, à la nature qui est pour elle sa ressource essentielle d’existence. Pas de réflexe écologique intellectuel.

À Erdeven , le projet suit les pratiques habituelles de nos chers démocrates : population à peine informée et leurrée par les promesses d’argent des centrales, enquête d’utilité publique escamotée, décision municipale prise en un mois et sans aucune information scientifique sérieuse par des élus sommés en haut lieu de répondre favorablement au plus vite.

Les milieux scientifiques de l’époque s’indignent mais leurs protestations étaient étouffées par la manipulation gouvernementale et par l’éternel chantage à la crise énergétique (le premier choc pétrolier est passé par là). L’état jure ses grands dieux d’être intransigeant sur la sécurité future des centrales et affirme que tous les paramètres ont été envisagés …

Dès l’annonce de la centrale en novembre 74 , une poignée d’irréductibles d’Erdeven, d’Etel (le port voisin), et de Belz, créent le CRIN afin d’informer sur les dangers du projet nucléaire. Des raves simples non politisées, s’adressent à des gens simples pour diffuser une information complexe avec une volonté affichée d’ouverture à tous.

Ils agissent de manière indépendante :

- Chaque réunion est un débat public où chacun s’exprime sur des problèmes dépassant le cadre du nucléaire et mettant en cause les rouages économiques et politiques du système.

- Au cours de ces réunions, des documents, des informations circulent rapidement. La presse régionale relaie objectivement l’action du CRIN.

- L’isolement politique du CRIN sur le plan politique l’incite à diversifier ses contacts avec des savants, professeurs de fac, associations écologiques, autres sites français afin de créer un réseau de soutien en dehors des circuits habituels.

Ils surmontent bien deux handicaps majeurs :

- Un délai d’à peine un mois pour informer quand les élus de 11 communes sont naturellement favorables au projet !

- Une absence de formation scientifique des membres du CRIN face à la propagande EDF. Ils se documentent auprès des Amis de la Terre, et d’autres associations de vulgarisation.

En février 1975, dix conseils municipaux, sous la pression de la population, votent contre le projet d’implantation. Le CRIN, localement, a remporté un premier bras de fer. À Pâques, une grande fête anti-nucléaire s’organise sur le site même de la centrale. 15 000 personnes y prennent part. C’est un événement majeur, la presse régionale et nationale s’en font largement l’écho.

Ensuite, l’action anti-nucléaire prend des proportions nationales. Les élus locaux des autres sites bretons et vendéens sont contraints de refuser d’autres centrales. Les élus tergiversent quandles milieux scientifiques s’interrogent et que l’opinion s’émeut. Les syndicats et les partis politiques sont contraints de se déterminer. Les Fédérations Régionales du PS et du PC s’opposent enfin au projet !

Le préfet paie la contestation locale, il est déplacé ! Les conseillers généraux et régionaux de la région d’Erdeven sont ridiculisés par leurs atermoiements. Sous la pression populaire, le Gouvernement Giscard réduit son programme nucléaire …

Le CRIN crée alors un journal  » A Tous Crins  » autour des problèmes liés au nucléaire et aux politiques qu’il induit. Les bénévoles ouvrent une permanence ; un lieu de rencontres et de réunions. Des travaux de recherche dans les domaines économiques, d’énergie douce sont menés.

En août, une deuxième fête d’Erdeven a lieu. Cinq mille participants confirment l’élan populaire. Le Conseil Régional de Bretagne sourd à ce qui l’entoure, adopte par 52 voix contre 1 le projet d’une centrale nucléaire en Bretagne. Le 26 septembre, 14 des 30 syndicats, partis, associations, comités de défense, réaffirment au cours d’une conférence de presse leur opposition à une centrale bretonne. La décision arbitraire du Conseil Régional est un déni de démocratie !

« Ouest-France  » le titre :  » ERDEVEN EST DEFINITIVEMENT ABANDONNE PAR EDF  » La contestation de la population a fait reculer EDF. C’est Porsmoguer dans le Finistère qui hérite du bébé. À Porsmoguer, un CRIN existe et mobilise la population.

Tous les CRIN de Bretagne, réunis en Fédération se réuniront le 5 décembre à Porsmoguer pour débarrasser définitivement la Bretagne des projets de centrales nucléaires. La lutte anti-nucléaire a démontré l’incapacité du système et du pouvoir à sortir de la crise autrement que par des projets délirants et gigantesques. Des nouveaux militants se dressent, forts de la volonté d’agir collectivement et efficacement autour de projets écologiques à dimension humaine.

L’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981 fera retomber le souffle de la contestation. Habillement, Mitterrand usera du symbole avec Plogoff et le Larzac afin d’endormir les velléités de cette période forte. Ensuite, les coups de poignard dans le dos ne manqueront pas et le pays sera livré au dogme nucléaire. La droite, dans sa logique industrielle, ne fera pas mieux …

Rétrospectivement leur.

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 13:38

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/retour-printemps-arabe-indignes-tunisiens-se-rebellent-contre-islamistes-abdelmalek-alaoui-446892.html

 

C’est à nouveau l’embrasement au sein de la localité de Sidi Bouzid, cœur « historique » de la révolution de Jasmin en Tunisie. Entre protestations à caractère social et tentation de faire vivre la révolution, la contestation à l’encontre du gouvernement islamiste semble prendre de l’ampleur malgré un relatif retour au calme.

Révolte

Publié le 11 août 2012

En Tunisie, la contestation contre le gouvernement islamiste prend de l'ampleur.

En Tunisie, la contestation contre le gouvernement islamiste prend de l'ampleur. Crédit Reuters

 

Sidi Bouzid, située au centre ouest du pays a été considérée pendant longtemps par Ben Ali comme faisant partie de la Tunisie « inutile ». Ce n’était donc par véritablement une surprise que le « printemps arabe » y trouve sa genèse le 17 Décembre 2010, car tous les ingrédients de l’insurrection s’y trouvaient réunis : sentiment d’abandon de la part du pouvoir central, taux de chômage élevé et corruption endémique.

Depuis fin juillet néanmoins, les observateurs concordent pour dire que la deuxième révolte de Sidi Bouzid comporte une composante additionnelle : l’émergence d’un  front du refus à l’encontre des islamistes d’Ennahda, accusés de mener une campagne de réislamisation rampante de la Tunisie.

En effet, au delà des revendications sociales ou sectorielles – de nombreux travailleurs de Sidi Bouzid réclament le paiement de leurs allocations-  l’on constate que le projet de criminalisation des « atteintes au sacré », porté par les islamistes d’Ennahda aura permis de cristalliser un bloc attaché au maintien de libertés individuelles, alors même que beaucoup croyaient que la Tunisie était désormais quasiment entièrement acquise aux islamistes après le score fleuve enregistré par ces derniers lors des élections de l’automne dernier.

Il faut donc croire qu’un phénomène de reflux, une sorte de prise de conscience des risques de confiscation de la démocratie par le « péril vert », est en train de toucher la société civile tunisienne, symbolisé par la deuxième révolte de Sidi Bouzid. Car si les islamistes d’Ennahda ont remporté les élections tunisiennes, il convient de ne pas oublier que ce pays et ses citoyens restent très attachés aux avancés enregistrées dans le domaine des libertés individuelles et de l’égalité de genre, notamment lors de la période d’autoritarisme bon teint de Habib Bourguiba.

Or, une proposition de réforme de la constitution dans laquelle le terme  « complémentarité » viendrait remplacer « égalité » pour qualifier la relation hommes-femmes fait naitre de nombreuses inquiétudes quant au véritable agenda nourri par les islamistes d’Ennahdha. Attachés à leur modèle de société, il semblerait que les Tunisiens prennent peu à peu conscience du risque que leur pays court si un bloc de « vigilance démocratique » ne voit pas le jour au plus vite.

Les quelques huit cent manifestants dispersés par les balles de caoutchouc dans la localité de Sidi Bouzid ont également rappelé au gouvernement d’Ennahdha qu’il se doit d’adresser les chantiers économiques et trouver le moyen de redémarrer la machine tunisienne. Tétanisés par la dureté de la crise et la capacité de résistance au changement de la technostructure, les islamistes se sont soudainement retrouvés aux affaires sans y avoir été véritablement préparés. Ceci expliquerait sans doute leur glissement sur le terrain de la moralisation de la société.

Faute de ne pouvoir trouver des solutions rapides à la crise économique, les islamistes veulent distribuer les obligations et les interdictions, ce qui finalement ne coute rien et permet de maintenir soudé le bloc le plus radical de leurs soutiens.

Beaucoup considèrent que cette surenchère islamiste peut s’avérer dangereuse. Les indignés de Sidi Bouzid viennent de rappeler de manière cinglante que la Tunisie ne basculera pas dans l’obscurité sans livrer le combat en faveur de 

 
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:09

 

 

 

Le Conseil constitutionnel, très largement acquis au néo-libéralisme (Giscard d'Estaing a participé à la délibération sur le TSCG - voir note ci-dessous), vient de faillir à sa mission de protecteur de la Constitution de la République.

Le TSCG contient des dispositions qui affaiblissent le pouvoir de la représentation nationale, puisque les dispositions du TSCG doivent, dit le texte, être transcrites dans le droit national par des "dispositions contraignantes et permanentes" .

Le Conseil constitutionnel estime que le TSCG « ne comporte pas de clause contraire à la Constitution. »

Au-delà de la forme juridique qui sera finalement retenue (dans une loi organique, grâce au feu vert du Conseil constitutionnel), c'est pourtant bien d'une pratique nouvelle dont il s'agit : imposer de manière contraignante et permanente l'absence de déficit.

Il s'agit donc bien d'enlever aux élus une prérogative du Parlement telle qu'elle est inscrite aux articles 24, 34, 47 de la Constitution qui confient à la loi, donc aux élus, les choix budgétaires. Avec le TSCG, les choix des élus seront désormais limités. Une démocratie qui ampute les choix des représentants du peuple n'est plus une démocratie.

Il s'agit bien d'une amputation nouvelle de la souveraineté nationale. Et celle-ci n'est compensée en aucune façon par un accroissement des compétences du Parlement européen, seule institution européenne issue du suffrage universel dont les élus sont, eux aussi, très largement amputés dans leur liberté de choisir.

Ce qui confirme une fois de plus que ce qui s'appelle la "construction européenne" est en réalité une destruction démocratique.

Le candidat Hollande s'était engagé à "renégocier" le TSCG. C’est sur cette promesse qu’il a été élu. Aujourd’hui, le Président Hollande soumet le TSCG à la ratification sans que la moindre virgule ait été modifiée par rapport au texte voulu par Merkel et Sarkozy.

On savait que le PS n'était digne d'aucune confiance dès qu'il s'agit de l'Union européenne. Ses engagements n'engagent que les naïfs qui y croient. Ainsi, Jospin avait-il promis en 1997 de renégocier le traité d'Amsterdam. Il ne l'a pas fait. Hollande s'était engagé en 2007 à ce qu'il n'y ait pas de nouveau traité sans référendum. On se souvient que le PS a apporté en 2008 son indispensable soutien à la ratification du traité de Lisbonne.

Aujourd'hui, une institution dominée par les néo-libéraux vient en aide à un Président qui avait promis de donner une nouvelle orientation à l'Europe. On voit ce qu'il en est : plus ça change, plus c'est la même chose.

Avec le PS, pas plus qu'avec l'UMP, la correction démocratique et sociale des politiques européennes n'est pas pour demain.

rmj

Note :

Ont participé à la délibération du  Conseil constitutionnel dans sa séance du 9 août 2012, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, M. Jacques BARROT, Mme Claire BAZY MALAURIE, MM. Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Valéry GISCARD d'ESTAING, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:53

Certains chiffres balayent tous les discours. Selon une étude de la CNAF (Caisse nationale des allocations familiales) parue cet été, 35 % des bénéficiaires potentiels du “RSA socle” (l’ancien RMI) ne le demandent pas. Le taux grimpe à 68 % pour le “RSA activité” (le complément de salaire proposé aux travailleurs pauvres). Pour Martin Hirsch, ancien Haut commissaire aux solidarité actives et père du RSA, « ces chiffres clouent le bec à tous ceux qui pensent que la France est un pays d’assistés ». De tels pourcentages montrent cependant que le RSA a largement manqué sa cible.

 

Le figaro magazine, juin 2011 
Le figaro magazine, juin 2011

 

La faute au discours alors tenu par certains ministres, comme Laurent Wauquiez, qui avait parlé de l’assistanat comme du « cancer de la société » ? Martin Hirsch, qui a fait partie des gouvernements Fillon de 2007 à mars 2010, en est persuadé. Il estime que « la seule chose qu’on a pu entendre sur le RSA, c’est ce parasitage avec l’assistanat. À côté de ça, l’accent a seulement été mis sur le fait que cela remplaçait le RMI. Comme si le RSA n’était pas assumable ».

Martin Hirsch avoue qu’au lancement du RSA-activité, il tablait sur « un taux de non recours de 40 % au bout de 18 mois ». On en est loin. « Oui, mais il n’y a pas eu une campagne d’information en trois ans sur le RSA, depuis celle menée en juin 2009. Sur le service civique (Martin Hirsch préside l’agence du service civique –ndlr), il y en a une tous les trois mois. Un nouveau dispositif nécessite des informations régulières. »

Au-delà du discours politique, l’ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté est persuadé que le gouvernement a opéré un arbitrage budgétaire. Selon l’étude de la CNAF, qui complète une enquête de la DARES, le taux de non-recours global au RSA représenterait en effet une économie de 5,2 milliards d’euros par an.

Pour y voir plus clair,  la CNAF a donc cherché à comprendre les raisons qui pouvaient conduire à ne pas demander son RSA. Plus de 3 000 personnes ont été interrogées.

Résultat : 11 % n’en ont jamais entendu parler. À l’inverse, 35 % des non-recourants ont déjà bénéficié du RSA par le passé, mais ne le demandaient plus au moment de l’enquête (souvent en raison de situations compliquées, de déménagements, de difficultés avec la Caf dans le calcul du droit, etc.)

Parmi ceux qui connaissent le RSA (ou plutôt pensent le connaître), 35 % sont certains, à tort, de ne pas y avoir droit.

Plus perturbant encore : parmi ceux qui savent qu’ils peuvent en bénéficier, 40 % disent se débrouiller financièrement. 28 % en font une question de principe : ils « n’ont pas envie de dépendre de l’aide sociale, de devoir quelque chose à l’État ».

 

 

Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. Comme toutes les enquêtes quantitatives, les réponses proposées ont déjà été formulées. Et il est impossible d’être certain de la sincérité des réponses données. Peut-être est-il plus facile de déclarer qu’on n’a pas besoin de cet argent que d’avouer ne pas avoir été capable de remplir le questionnaire exigé.

Cependant, de tels taux interpellent. La volonté de ne pas être stigmatisé l’emporterait dans bien des cas sur la possibilité de toucher un complément de revenus.

« Essayez donc de joindre certaines CAF au téléphone »

 

 

Martin Hirsch y voit un échec : « Les gens pensent qu’on est plus dépendants de l’État quand on demande 150 euros de RSA que quand on touche 150 euros d’allocations logement. Alors que c’est une aide comme une autre.»

Dominique Méda, ancienne directrice de recherches au Centre d'études de l'emploi (CEE), avait anticipé ces difficultés depuis longtemps : « Les gens ne veulent pas être transformés en demandeurs d’aide sociale alors qu’ils se considèrent comme des salariés normaux. Pour eux, il est hors de question d’aller quémander quelque chose. »

Son analyse rejoint celle, ancienne aussi, d’Evelyne Serverin, directrice de recherche à l'IRERP-Université Paris X Nanterre : « Ma seule surprise à la vue de cette enquête, c’est qu’on déploie autant d’efforts pour démontrer de telles évidences. Dès qu’on calibre une allocation sur une mécanique de demande, on crée un fort taux de non recours. »

Selon la chercheuse, « le RSA est une chimère de laboratoire. Pour toucher la prime pour l’emploi, il suffit de cocher une croix. Avec le RSA, il faut remplir un dossier extrêmement compliqué. Il y a les architectes qui construisent des bâtiments improbables et à qui on a envie de dire: “Habitez dedans pour voir !”. C’est pareil avec les fondateurs du RSA».

Antoine Math, chercheur à l’INED, explique : « Plus les prestations sont complexes et changeantes, plus le non-recours est élevé. Or le RSA-activité nécessite de réactualiser son dossier tous les trois mois. » Sans avoir fait Math-sup, difficile de calculer sa future allocation. Ni même de savoir si on y a bien droit.

« Certains renoncent aussi parce qu’ils savent qu’ils vont devoir y passer plusieurs demi-journées pour toucher au final quelques dizaines d’euros, explique Yannick L’Horty, directeur de la fédération de recherche du CNRS « Travail, emploi et politiques publiques » et membre du comité d’évaluation du RSA, aujourd’hui désintégré. Pendant ce temps-là, ils ne peuvent pas travailler ou rechercher un emploi ».

Des démarches chronophages donc, mais aussi complexes: «Dans les élites, on sous estime l’obstacle du langage écrit et administratif. Un cadre sup’ règle son problème en trois clics. Mais tout le monde n’a pas accès au numérique, et tout le monde n’a pas la même aisance. 9% de la population française est illettrée.» Dont 15% des chômeurs, selon une étude de 2005.

Or, selon le chercheur de l’INED, «les efforts de rationalisation par la RGPP (révision générale des politiques publiques) font que les travailleurs sociaux comme les personnes au guichet ont moins de temps pour aider les allocataires. Essayez donc de joindre certaines CAF au téléphone: commencez le matin, vous me direz le soir si vous avez eu quelqu’un en ligne!»

De plus, selon Antoine Math, l’administration ne serait pas toujours bienveillante. «Les agents des CAF ne sont pas vaccinés face au discours ambiant: on voit sur le terrain des cas de défiance vis à vis des «assistés». Des agents contestent des pièces, des revenus. Parfois, cela peut se traduire par une simple absence d’aide.»

Certains non recourant n’ont par ailleurs aucune envie de répondre aux questions formulées: «Personne ne peut vivre avec 470 euros par mois, témoigne Nicole Maestracci, ancienne présidente de la FNARS et ancienne membre du comité d’évaluation du RSA. On fait donc face à une population qui bricole, parfois de façon un peu limite en travaillant au noir. Ces personnes craignent une intrusion, des vérifications. De façon générale, plus les gens sont pauvres, plus ils sont méfiants vis à vis de l’Etat.

Martin Hirsch dit s’interroger: «Je ne sais pas si on peut faire un système simple et en même temps sécurisé, où on serait certain que personne ne touche le RSA indûment.»

Il n’empêche: la volonté, louable au  départ, d’individualiser les aides et de coller au plus près des situations, ne s’est pas montrée aussi efficace que prévu pour réduire la pauvreté. Alors qu’on s’attendait à une montée en puissance du dispositif, le nombre de bénéficiaires du RSA est stable depuis mi-2010, «ce qui n’exclut pas un fort turn-over des bénéficiaires», précise la CNAF.

 

EDF s'est résolu à agir

Martin Hirsch tempère : « Moi, le chiffre qui me frappe le plus dans cette étude, c’est le non-recours au RSA-socle, 20 ans après la mise en œuvre du RMI. C’est une allocation devenue familière, simple d’accès et on a encore un tiers de non-recours. Cela relativise le non-recours au RSA-activité. »

Ce taux d’un tiers se révèle à peu près similaire à celui observé au début des années 2000 pour le RMI. Mais le phénomène du non-recours, peu étudié, est en fait bien plus large.

«Aucun chiffrage global n’existe en France », regrette Philippe Warin, chercheur en analyse des politiques publiques et responsable scientifique d’Odenore (Observatoire des non-recours aux droits et services).

Pourtant, le montant des fraudes sociales aux prestations versées, qui a tant fait parler pendant la campagne présidentielle, ne représente chaque année, selon la Cour des comptes “que” 2 à 3 milliards d’euros (fraudes et erreurs mélangées). Soit beaucoup moins que les 5,2 milliards de RSA non versés.

En Grande Bretagne, le National Audit Office (équivalent de notre Cour des comptes) établit annuellement le montant du non-recours, qui se révèle plus de cinq fois supérieur à celui de la fraude : 16 milliards de livres contre 3 milliards.

Une étude de l’OCDE datant de 2004 montre que des proportions de non-recours à peu près comparables sont observées dans tous les grands pays européens. « La Belgique et les Pays-Bas ont commencé à mettre en place plus de procédures de versements automatisées pour réduire l’ampleur du problème », explique Philippe Warin.

En France, si les allocations logements et les prestations familiales sont très largement touchées, le (très) mauvais exemple est donné par l’ACS (Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé). Cette aide est censée financer une partie de la mutuelle des foyers qui gagnent un peu trop pour bénéficier de la CMU (couverture maladie universelle). Mais le système est une telle usine à gaz que le non-recours concerne 78 % des bénéficiaires potentiels.

Face à de telles lacunes, il est pourtant possible d’agir. Fortement incité à le faire, EDF s’y est résolu. Résultat : alors qu’en mars 2012, seuls 650 000 usagers profitaient des tarifs de première nécessité sur 2 millions de bénéficiaires potentiels, la nouvelle procédure automatisée à fait grimper le chiffre à 950 000 aujourd’hui, selon EDF, « et sûrement 1,1 million d’ici la fin de l’année ».

Le changement a été rendu possible par la transmission de fichiers renseignant sur les ressources des usagers. « Si des transmissions de données étaient rendues possibles pour le RSA, comme nous l’avions envisagé au départ, il suffirait d’envoyer un courrier aux bénéficiaires potentiels, qui n’auraient qu’à confirmer l’exactitude des données », plaide Martin Hirsch, qui souhaite que le gouvernement Ayrault sorte le RSA de « l’inertie » dans laquelle il est tombé.

 

 

Mais en France, le non-recours n’a pour l’instant guère mobilisé les acteurs publics. « Vu les sommes en jeu, cela fait peur à l’État, explique Nicole Maestracci. Mais il faudrait aussi calculer ce que coûte à moyen terme à la société, notamment par les dépenses de santé publique, le fait laisser des personnes au bord du chemin. À coup sûr beaucoup plus. »


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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:40

 

C’est une bien étrange manière de marquer le cinquième anniversaire du début de la crise financière : Goldman Sachs, la banque qui symbolise toutes les déviances de Wall Street et du monde financier, ne sera pas inquiétée par la justice. Les autorités fédérales américaines ont annoncé, jeudi 9 août, qu’elles avaient clos les enquêtes menées sur le géant bancaire. « Il n’y a pas de base solide pour engager une procédure criminelle contre la banque ou ses employés», a expliqué le ministère de la justice.

Le dossier, pourtant, semblait épais. Il portait sur le sujet le plus emblématique de la crise : les agissements de la banque sur le marché des subprimes, ces produits à l’origine du déclenchement de la crise. Le président de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, était même soupçonné de parjure pour avoir menti sous serment devant les sénateurs américains.

La justice américaine s’était saisie du dossier après une enquête particulièrement destructrice d’une commission sénatoriale sur les origines de la crise financière. Pendant dix-huit mois, elle avait entendu de nombreux témoins, auditionné les principaux responsables bancaires, décortiqué des milliers de documents et de courriels internes. Dans

 

un très long rapport, ils avaient mis à nu toutes les dérives de Wall Street, pour finir par un constat accablant : « La crise n'a pas été le résultat d'une catastrophe naturelle, mais celui de produits financiers complexes et à haut risque ; de conflits d'intérêts tenus secrets et de l'échec des régulateurs, des agences de notation et du marché lui-même à brider les excès de Wall Street. »

Goldman Sachs tenait dans ce rapport une place de choix. Les sénateurs y confirmaient les révélations de la presse, notamment celles de Michael Lewis dans son ouvrage The big short (Le casse de siècle dans son édition française), sur le rôle de la banque dans le marché hypothécaire immobilier. Avec la Deutsche Bank, dont le poids a été aussi prépondérant dans cette affaire, Goldman Sachs a été l’acteur principal de toute l’invention financière –CDO, RMBS, CDS– dont on découvrira la toxicité par la suite. Durant les belles années, la banque a émis pour plus de 100 milliards de dollars de produits titrisés sur l’immobilier.

Maximiser le profit

Dès décembre 2006, Goldman Sachs voit les signes annonciateurs de la catastrophe: les défaillance des ménages, incapables d'honorer leurs mensualités, se multiplient. A cette date, Goldman détient plus de 15 milliards de dollars de subprimes et de produits titrisés en portefeuille. L’ordre est donné de vendre à tout prix. La banque invente notamment le fonds Abacus, où elle met une partie de ses produits toxiques, qu’elle s’empresse de vendre à ses clients. Pendant ce temps, Goldman Sachs spécule à la baisse sur les mêmes produits. La tromperie générale est organisée.

 

Lloyd Blankfein 
Lloyd Blankfein© Reuters
Durant les auditions, les sénateurs découvriront l’envers du décor : le fameux trader Fabrice Tourre, qui se présente comme dans ses mails comme un génie du mensonge ; les courriels internes de la banque où les différents traders utilisent le terme de «rats» pour parler de leurs clients, ou de « volaille à plumer » lors du scandale du Libor. D’une mine contrite, Lloyd Bankfein, qui se présentait quelques mois auparavant comme le banquier qui faisait l’œuvre de Dieu, assura la main sur le cœur aux sénateurs qu’il n’était au courant de rien, et qu’il regrettait profondément ces agissements non conformes à la culture de la banque.

Et pourtant, l’enquête sénatoriale prouvera que la direction de Goldman Sachs ne pouvait rien ignorer. Dès décembre 2006, le département « crédits hypothécaires et subprimes » avait été placé sous le pilotage direct de la direction générale de Goldman Sachs, qui surveillait au jour le jour l'évolution de la situation. En quelques mois, l’exposition de la banque sur les subprimes tombe de 15 à 2 milliards de dollars. Pendant ce temps, ses positions de vente à découvert sur les mêmes produits passent de 1 à 13,6 milliards de dollars. En novembre 2007, Lloyd Blankfein écrit un mail éloquent à ce sujet aux principaux responsables de la banque : « Nous n'avons pas été totalement épargnés par le désordre des subprimes. Mais nos pertes ont été largement compensées par nos gains sur les ventes à terme. »


exposition de Goldman Sachs aux subprimes 
exposition de Goldman Sachs aux subprimes© rapport du sénat américain

 

Quant au changement de comportement de la banque, seuls les naïfs y croient. Dans une lettre de démission incendiaire, publiée dans le New York Times, un salarié résumait les « grands principes » d’un Goldman Sachs, obnubilé par sa propre richesse. « La banque a changé sa façon de penser le leadership (…) Aujourd’hui, si vous faites assez d’argent pour l’entreprise , vous serez placé en position d’influence », écrit-il. « Il a trois moyens rapides de devenir un dirigeant : a) persuader les clients d’investir dans des titres ou des produits dont vous essayez de vous débarrasser parce qu’ils sont jugés pas assez profitables ; b) amener vos clients à négocier un quelconque produit qui rapportera le maximum de profit à  Goldman ; c ) vous trouver vous-même sur un siège où votre travail est de négocier n’importe quel produit illiquide et opaque avec un acronyme de trois lettres », dénonce-t-il. 

Malgré ces lourdes charges, le ministère de la Justice indique qu’il « est arrivé à la conclusion que la charge de la preuve pour mener une procédure judiciaire était insuffisante, compte tenu de la loi et des faits, tels qu’ils apparaissent actuellement ». En d’autres termes, la justice n’a pas suffisamment les moyens légaux pour engager une action en justice. Le ministère souligne, toutefois, qu’il est prêt à rouvrir le dossier, si des éléments nouveaux apparaissent.

«Personne n'est en prison»

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule,  Goldman Sachs a appris le même jour, que la SEC, l’autorité boursière de New York, refermait, sans donner suite, une autre enquête sur ses ventes de produits titrisés. La banque était accusée d’avoir vendu d’autres subprimes en décembre 2006, en trompant ses clients. Mais là encore, la SEC n’a rien trouvé à redire.

« Nous sommes très contents de voir ce sujet derrière nous », s’est félicité un porte-parole de la banque. Comment ne pas l’être ! Elle a échappé à tout. Goldman Sachs s’est juste acquitté d’une amende de 500 millions de dollars en 2009 auprès de la SEC pour couper court à une action judiciaire sur ses agissements dans les subprimes. La seule action au civil, qui est encore en cours, est menée contre son trader Fabrice Tourre.

Les commentaires ont été nombreux sur les sites de presse américians à la suite de la publication de cette information. Certains rappellent avec insistance que Goldman Sachs est un grand donateur des campagnes présidentielles. Comme le reconnaissait avec cynisme un trader de la banque, interrogé par la BBC, à l’automne dernier : « Ce ne sont pas les gouvernements qui dirigent le monde. C’est Goldman Sachs qui dirige le monde », avant d’ajouter qu’il espérait une récession, « car il y avait beaucoup d’argent à se faire en cas de crise ».

 


 

La  décision du ministère de la justice, en tout cas, paraît lourde de conséquences. Wall Street va continuer à jouir d’une totale immunité. « Ces annonces sont aussi les dernières indications que les enquêtes fédérales sur la crise financière faiblissent, alors que le temps de la prescription approche », note le New York Times. « Depuis le début de la crise, personne n'est en prison », n’a cessé de s’affliger Charles Ferguson, réalisateur du documentaire Inside Job, dévoilant toutes les turpitudes de Wall Street. Les derniers événements lui donnent malheureusement encore raison.

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:31

 

Le Monde.fr | 10.08.2012 à 12h19

 
Le Parlement japonais a adopté le doublement de la taxe sur la consommation, vendredi 10 août.

Le Parlement japonais a approuvé vendredi 10 août le doublement de la taxe sur la consommation d'ici à 2015 pour contenir la dette colossale du Japon et garantir la pérennité du système de protection sociale. En échange du soutien des députés conservateurs dont il avait absolument besoin, le premier ministre de centre gauche, Yoshihiko Noda, s'est engagé à dissoudre la Chambre des députés et à organiser des élections législatives "dans un proche avenir". Dernière étape nécessaire à l'adoption de la loi, l'approbation du Sénat a été obtenue vendredi, avec une confortable majorité de 188 votes pour et 49 contre.

Le texte prévoit l'augmentation de la taxe sur la consommation, appliquée sur l'achat de la plupart des produits et services au Japon, de 5 % actuellement à 8 % en avril 2014 puis à 10 % en octobre 2015. L'adoption de cette réforme constituait l'objectif politique principal de M. Noda, afin de limiter la progression de la dette du Japon, qui représente déjà plus de 200 % de son produit intérieur brut, soit la proportion la plus élevée parmi les pays développés. Les fonds dégagés doivent aussi permettre de financer de nouvelles places de crèche, d'améliorer le système de santé, de payer une partie des retraites et de prendre en charge leurs dépenses de santé.

 LÉGISLATIVES ANTICIPÉES

Le premier ministre a souligné que ces financements étaient nécessaires pour maintenir la protection sociale des Japonais, dont l'équilibre financier est mis à mal par le vieillissement accéléré de la population.

La loi avait été votée dès juin à la Chambre des députés, où le Parti démocrate de M. Noda est majoritaire, mais de longues négociations ont été nécessaires avant son adoption au Sénat, dépourvu de majorité stable. Pour obtenir le soutien du Parti libéral-démocrate et du Nouveau Komeito, le premier ministre a dû promettre d'avancer le prochain scrutin législatif, qui devait normalement se tenir en août ou en septembre 2013. La popularité du Parti démocrate s'est largement érodée ces derniers mois en raison de son incapacité à tenir la plupart de ses promesses électorales, notamment en termes de pouvoir d'achat. L'impopulaire augmentation de la TVA ne devrait guère y contribuer.

 

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:17

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 10.08.2012 à 12h14 • Mis à jour le 10.08.2012 à 12h49

 

La Grèce est soumise à un programme d'austérité très strict visant à assainir ses finances publiques.

La Grèce va relancer son programme de mise "en réserve" destiné à renvoyer à terme 40 000 fonctionnaires. L'objectif : réaliser les 11,5 milliards d'euros d'économies auxquelles elle s'est engagée auprès de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), ont indiqué des responsables gouvernementaux jeudi 9 août.

Le plan, que le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a échoué à mettre en œuvre l'an dernier, devait placer 30 000 fonctionnaires, sur un total de 700 000, dans une situation de "réserve" au sein de laquelle ils auraient reçu 40 % de leur salaire pendant un an avant d'être définitivement limogés. Le dispositif n'a finalement abouti qu'au départ de 6 500 fonctionnaires, principalement du fait des départs à la retraite.

Pour les membres du gouvernement grec chargés des questions économiques, c'est la seule manière de convaincre les créanciers internationaux de maintenir la Grèce à flot. "Le plan de mise en réserve sera mené à bien, cette fois", a déclaré un responsable gouvernemental qui a souhaité garder l'anonymat. 


  DES ÉCONOMIES DRASTIQUES ET IMMÉDIATES

"C'est une mesure qui ne va peut-être pas produire des économies drastiques et immédiates mais elle va crédibiliser tous nos efforts de réformes", a déclaré un second responsable gouvernemental qui a également souhaité garder l'anonymat. "Nous devons trouver les 11,5 milliards d'euros d'économies parce que sans eux il n'y aura pas de nouvelle tranche d'aide."

Le programme de coupes budgétaires comprend également des réductions des dépenses des ministères et la fusion de plusieurs organismes publics qui doivent au total rapporter entre 4 et 5 milliards d'euros. La majorité des coupes concerneront de nouvelles baisses des traitements versés par l'Etat, des retraites et des aides sociales. Le gouvernement prévoit aussi de se séparer de dizaines de milliers d'employés en CDD après avoir rationalisé les besoins des ministères et des organismes publics, selon les responsables gouvernementaux.

Les dirigeants des partis qui soutiennent le gouvernement avaient donné leur accord de principe aux coupes budgétaires la semaine dernière mais la "mise en réserve" n'a été évoquée que plus tard par le ministre des finances Yannis Stournaras, qui a estimé qu'il manquait encore entre 3,5 et 4 milliards d'euros pour parvenir aux 11,5 milliards d'économies visées. 

 

 "JE NE PEUX PAS SOUTENIR UN FIASCO"

Les deux partis politiques de gauche, les socialistes du Pasok et la Gauche démocratique du Dimar, qui soutiennent le gouvernement, ont fortement contesté la mesure, accusée notamment de s'inscrire à l'encontre de la Constitution grecque, qui interdit le licenciement de fonctionnaires. "Je suis catégoriquement opposé à la mise en réserve", a déclaré Fotis Kouvelis, chef de file de la Dimar après une rencontre entre les dirigeants des partis mardi.

"Cela s'est révélé être un fiasco et je ne peux pas soutenir un fiasco." Le premier ministre Antonis Samaras s'est, lui, engagé à étudier toutes les options nécessaires pour parvenir aux objectifs budgétaires, laissant entendre que la mise en réserve obéirait à des termes différents de la première tentative gouvernementale.

Certains experts du marché de l'emploi ont attribué le précédent échec au fait que de vastes secteurs du service public, notamment la santé et l'éducation, ont été préservés de la mise en réserve, au choix de nombreux fonctionnaires de partir en retraite plutôt que d'être limogés, et au boycott de certains organismes publics qui ont refusé de transmettre des données sur le nombre de leurs employés.

Les mesures doivent être arrêtées avant la fin du mois et être présentées aux représentants de la troïka – UE, FMI et Banque centrale européenne (BCE) – lors de leur prochaine visite, qui devrait avoir lieu avant septembre.

 

Lire l'éclairage : Pour convaincre ses bailleurs de fonds de desserrer leur étau, Athènes cherche de nouvelles économies (lien abonnés)


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