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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 14:05

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

« Coucou Jean-François Copé ! Ça se gave bien, en haut lieu, ça se gave bien »

 

 

 

Ce matin, sur Facebook, un post de Baptiste Beaulieu, médecin généraliste et romancier, tourne beaucoup.

C’est un court récit écrit l’été dernier et passé inaperçu à l’époque. Le compte-rendu d’une consultation difficile – le patient a 80 ans et n’a pas d’argent pour soigner dignement sa femme malade.

Après avoir entendu Jean-François Copé, ce lundi matin, sur Europe 1, Baptiste Beaulieu a « trouvé qu’il y avait un contraste terrible entre la précarité de cette consultation et ce que j’ai entendu à la radio. Cela m’a mis en colère et j’ai eu envie de remanier ce texte. »

 

« Je me sens indigne »

Ce matin, avant de nous parler au téléphone, le médecin regardait une vidéo de Jean-François Copé parlant ainsi des manifestants de Nuit debout  :

« Ils sont complètement déconnectés de la réalité. »

Posté il y a 15 heures, le post a été partagé plus de 20 400 fois au moment où nous publions. Le voici, en intégralité, reproduit avec l’accord de Baptiste Beaulieu.

« Coucou Jean-François Copé, l’homme qui pensait qu’un pain au chocolat coûte 15 centimes ! Coucou ! Je m’appelle Baptiste, je suis médecin généraliste et, l’été dernier, j’ai vu en consultation un vieil homme. Il ne payait pas de mine. 80 ans bien tassés. Il vient pour un renouvellement, trois fois rien. On parle un peu lui et moi. HAD, FNASS, SSID, bla-bla-bla, on se perd dans les acronymes.

En gros, il s’occupe de son épouse en fin de vie. 40 ans de vie commune. Ils touchent une petite retraite, tous les deux. C’est trop pour la CMU, pas assez pour offrir un cadeau à leur petit-fils à Noël. Il me dit ça en triturant un trou dans sa veste. Il touchait une aide spéciale pour les changes de son épouse, mais le gouvernement l’a supprimée. Alors il se débrouille : il met des chiffons dans la culotte, qu’il nettoie ensuite.<< Mais ce n’est pas efficace comme des vraies couches. C’est ma femme, et lui faire “ ça ” avec “ ça ”, c’est pas bien, non, c’est pas bien. >> qu’il dit en secouant la tête.

Cela dure un 1/4 de seconde, mais je le vois, moi : le regard du vieux se trouble. IL SE TROUBLE. Je l’entends murmurer :

<< Je me sens indigne. >>

[…]

Finalement, ce patient s’en va. Le suivant me pose un lapin. 15 minutes de rab’. Je surfe sur le Net en attendant. Tombe sur des articles qui parlent voyage ministériel à 14 000 euros pour un “ match de foot à Berlin ” (coucou Manuel Valls), note de taxi à 400 000 euros pour une responsable culturelle (coucou Agnès Saal). Ça se gave bien, en haut lieu, ça se gave bien. Et la voix du vieux revient, elle résonne entre les quatre murs du cabinet, elle chevrote.

<< Je me sens indigne. >>

J’ai comme un haut le cœur tout à coup et je m’entends penser : “ Putain de merde, Baptiste, on vit quand même dans un monde sacrément violent. ”

Chaque jour passe et, chaque jour, je vieillis dans ma tête. Si vous saviez comme je suis en colère et comme je suis vieux… Parfois, j’ai comme des envies de casser le monde. J’espère que j’arriverai à toujours vous raconter des histoires drôles. Des histoires sans violence, des histoires sans colère.

Et sans “ vieillards indignes ”.

Baptiste »

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:51

                                                    

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Tweet du jour

Photo virale du jour : des mini-pains au chocolat pour Copé

 

 

 

Ce tweet s’est mis à tourner ce mercredi matin. On y voit le « petit pain au chocolat de monsieur Copé ». Des viennoiseries minuscules. C’est vraiment trop mignon, en plus d’être drôle. La recette gagnante pour la viralité, le tweet a été partagé plus de 2 000 fois.

L'humour de mon amie Virginie, directrice de La boulangerie à Boulogne.

 

On n’est pas surpris. La bourde du pain au chocolat – Jean-François Copé a estimé, lundi matin, qu’un pain au chocolat coûtait 10 à 15 centimes d’euro – inspire les réseaux sociaux. Ce mardi, on vous a parlé de Baptiste Beaulieu et de son récit de consultation devenu viral.

La boulangerie des petits pains au chocolat se trouve à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Joint au téléphone, Stéphane Moa, son propriétaire assure qu’il ne voulait pas faire le buzz. Ça lui est tombé dessus. Il raconte aussi avoir passé sa matinée au téléphone :

« J’ai été interviewé par une vingtaine de journalistes. »

(Là, c’est le moment où se sent bien cons de l’avoir appelé.)

C’est l’une de ses salariées, Virginie Allan Gaurin, responsable du magasin, qui a eu l’idée de cette petite farce.

 

Divisé par 7,33

Les clients n’arrêtaient pas de lui demander où était le petit pain au chocolat de Jean-François Copé.

« Pour arriver à ce résultat, on a fait un coefficient. Il fallait diviser un pain au chocolat en 7,33 pour arriver au tarif dont parle M. Copé.

Bon, on a divisé par huit hein. Mais si on devait avoir un pain au chocolat à 15 centimes, voilà ce qu’on aurait. Ça m’a fait rire. »

Stéphane Moa se défend d’être un gauchiste. Il dit même avoir du respect pour Copé. Un homme politique qui « a sûrement des choses à [m]’apprendre ».

« Mais je me suis juste dit “tiens encore un homme politique déconnecté de la réalité !” »

Pour info : les petites bouchées d’humour n’ont pas été vendues mais données. Il en reste encore un tout petit peu. Pas le choix, un photographe du Parisien vient prendre une photo cet après-midi

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:33

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Elargissement de la taxe sur les transactions financières : enfin voté !

Magazine Marianne

 

 

L'élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), adopté malgré la pression des lobbies de la finance ce mardi 25 octobre en première lecture à l'Assemblée dans le cadre de l’ultime projet de loi de finances (PLF) du quinquennat de François Hollande, pourrait rapporter gros à l'Etat : entre 2 et 4 milliards d’euros selon les estimations

 

- Sipa/illustration

 

 

Ils l’ont fait. Les parlementaires ont adopté, ce mardi 25 octobre, en première lecture la partie "recettes" de l’ultime projet de loi de finances (PLF) du quinquennat de François Hollande. 285 voix pour (24 abstentions et 242 voix contre) ont suffi à valider, contre l’avis du gouvernement et malgré les désaccords internes, une batterie de mesures très symboliques. A commencer par l’élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF) dont ne voulait pas une partie des députés, y compris de gauche, à l’instar de celui de Paris Christophe Caresche ou de l’un des porte-parole du PS, Olivier Faure. "J’ai voté contre", a même fait savoir ce dernier. 

La mesure prévoit pourtant d’accroître les financements de l’aide publique au développement grâce à la hausse du taux de la TTF existante,- qui passe de 0,2% à 0,3% du montant des transactions - et grâce à un élargissement de la TTF aux transactions spéculatives intrajournalières (les "intra-day"), réalisées et conclues au cours d’une seule et même journée. Un dispositif qui pourrait faire rentrer dans les caisses de l’Etat entre 2 et 4 milliards d’euros. 

 

"Aujourd’hui, nous célébrons une victoire en faveur de la lutte contre la pauvreté (…) mais également face au lobby bancaire et à la financiarisation de l’économie", s’est par conséquent félicité le socialiste Pascal Cherki, auteur de l’amendement, ajouté le 19 octobre dernier malgré les pressions des lobbies, parmi lesquels la Fédération bancaire française qui espère bien attirer à Paris les gros poids de la City londonienne effrayés par le Brexit.

"Il y a eu une offensive très claire de la part de la Fédération bancaire française (FBF) pour repousser cet élargissement de la base de l’intraday, a en effet expliqué la députée écologiste Eva Sas. Les arguments qui sont donnés portent sur l’affaiblissement de la compétitivité de la place financière de Paris, alors que suite au Brexit on pourrait espérer capter une activité supplémentaire".

 

 

Les actions gratuites mieux encadrées

Autre mesure phare validée, celle du député de l’Essonne Romain Colas, qui prévoit notamment de durcir des conditions fiscales qui encadrent l'attribution gratuite d'actions (AGA). Modifié par la loi Macron de 2015, le gain d’acquisition des ces actions sera désormais de nouveau fiscalisé dans la catégorie des salaires et non plus des plus-values mobilières. Ce volet de "la loi Macron accordait un avantage fiscal très conséquent à des personnes aux revenus très élevés", a de fait détaillé Romain Colas. Pas moins "de 6,4 milliards d'euros d'actions gratuites" ont ainsi "été distribués" selon lui "en 2014 dans les entreprises du CAC 40".

L'amendement vise par ailleurs à faire repasser le taux de la contribution patronale sur la valeur de ces actions à 30%, contre 20% actuellement. Il faut "border certaines dérives", a conclu Dominique Lefebvre, orateur du groupe socialiste...


 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:21

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Débattre Face au tout commerce

CETA : le « Non » wallon est une bonne nouvelle pour la démocratie

par

 

 

 

 

C’est un moment important pour la démocratie : malgré les pressions et les coups bas, le Parlement wallon a rejeté l’ultimatum européen et refusé d’accepter l’accord entre l’Union européenne et le Canada en l’état. La Belgique n’est donc pas en mesure de signer le CETA, dont l’avenir est incertain. C’est une victoire importante pour la société civile qui se mobilise contre cet accord depuis des années.

Ce 24 octobre, le Parlement wallon a refusé de céder aux injonctions de la Commission européenne et des États-membres. Son président-ministre Paul Magnette a confirmé le « non » de la Wallonie à la signature de l’accord commercial entre l’UE et le Canada (CETA). Le Premier ministre belge, Charles Michel, a donc signifié officiellement au président du Conseil européen Donald Tusk qu’il n’était pas en mesure de signer l’accord tel que prévu, le 27 octobre. Si Donald Tusk et le Premier ministre canadien Justin Trudeau affirment vouloir maintenir le sommet UE-Canada prévu à cette date, l’avenir du CETA semble néanmoins incertain.

Promoteurs du traité, éditorialistes et faiseurs d’opinion s’offusquent. Oubliant de mentionner que plus de 2000 collectivités territoriales en Europe – représentant 75 millions d’européens – s’opposent au TAFTA et au CETA (voir ici), ils interpellent l’opinion publique : comment accepter qu’une si petite région telle que la Wallonie, « aux pouvoirs exorbitants » disent-ils, puisse bloquer le processus de validation d’un accord commercial négocié au nom de 500 millions d’européens ? Sans tenir compte du contenu du traité, ils le présentent cependant comme « le meilleur » et « le plus progressiste » qui n’ait jamais été négocié par l’UE et s’emportent contre ceux qui le critiquent. Plutôt que de débattre du fond, ils surfent sur les peurs en assurant que l’UE perdra le peu de crédibilité qu’il lui reste et qu’elle sera affaiblie sur le plan diplomatique.

 

« Une bonne nouvelle pour la démocratie »

La confirmation du « Non » wallon est pourtant une bonne nouvelle pour la démocratie. L’ultimatum et les pressions diplomatiques des institutions européennes visaient à fragiliser la position étayée et documentée des parlementaires wallons, qui ont sans doute consacré plus d’heures de travail à ce traité que l’ensemble des autres Parlements en Europe réunis. Ces parlementaires, par leur refus de rentrer dans le rang, font prévaloir la légitimité démocratique de leurs exigences sur les manœuvres d’intimidation. Ils révèlent également au grand jour les pratiques douteuses de la Commission européenne qui écarte les critiques tant qu’un traité est en cours de négociation au prétexte qu’il faut attendre le texte final, avant de les écarter à nouveau lorsque le traité est enfin conclu au motif qu’il est alors trop tard pour le modifier.

Réjouissons-nous donc une première fois. Le Non wallon prouve qu’il est possible d’éviter le piège dans lequel la Commission et le Conseil européens tentent d’enfermer le débat public et les Parlements élus : « Ce traité est parfait, vous avez le choix entre le Oui et le Oui ». Le Non wallon légitime au contraire l’opposition de longue date de la société civile, montrant que les politiques de commerce et d’investissement ne peuvent plus, et ne doivent plus, être imposées aux populations contre leur volonté, sans avoir été débattues de façon approfondie. Le Non wallon réussit la double prouesse de mener un débat de haut-niveau sur le CETA et d’ouvrir un débat démocratique sur la mondialisation à l’échelle européenne. Espérons que d’autres Parlements européens vont s’emparer de la question et s’engouffrer dans la brèche avec autant de détermination que le Parlement wallon.

 

Un « non » progressiste

Réjouissons-nous une deuxième fois : le Non wallon est un non progressiste. Dans une période d’affirmation identitaire et xénophobe, ce n’est pas rien. Paul Magnette ne cesse de l’affirmer, c’est un « Non pour négocier ». Objectif ? « Créer un rapport de force » et « faire en sorte que l’on ait des traités avec un niveau de protection en matière sociale, de services publics, d’environnement, avec un niveau de garantie juridictionnelle, qui soit les plus élevés au monde ». Difficile de comprendre pourquoi une telle position, progressiste et mesurée, ne soit pas celle de l’ensemble des gouvernements sociaux-démocrates de l’UE, à commencer par François Hollande et Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur.

Réjouissons-nous enfin une troisième fois : l’ajournement de la signature du CETA pourrait ouvrir la porte, pour qui voudrait bien la franchir, d’une remise à plat de la stratégie commerciale de l’UE. Alors que la négociation du CETA et du TAFTA ne cesse de soulever des oppositions et des controverses, nul doute que le moment est venu de rénover les règles du commerce mondial, pour la plupart établies au cours du 20ème siècle, au prisme des grands défis auxquels nous faisons face au 21ème siècle : l’urgence climatique, le chômage de masse, l’accroissement des inégalités mondiales, la prédation des ressources naturelles.

 

Pour des droits opposables au droit du commerce

Si l’UE et le Canada sont vraiment disposés à faire du CETA l’accord le plus progressiste qui soit, alors engageons un travail ambitieux pour que les droits humains, sociaux et environnementaux deviennent opposables au droit du commerce et de l’investissement. Prenons le temps et assurons-nous par exemple que l’objectif fixé par l’Accord de Paris sur le climat, sur le point d’entrer en vigueur, visant à rester bien en-deçà des 2°C du réchauffement climatique, conditionne désormais la signature de nouveaux accords commerciaux. Intervenons, enfin, pour que les politiques commerciales de l’UE soient garantes de la justice sociale, de la redistribution équitable des richesses et du respect de l’environnement.

C’est urgent, possible et nécessaire. Le Non wallon nous en offre l’opportunité. Saisissons-là.

Maxime Combes, économiste, membre d’Attac France

Dessins : Rodho

A lire sur le sujet : Ceta : la Wallonie bloque l’agenda néolibéral de l’Union européenne

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:10

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Le chômage poursuit sa hausse, sauf pour la catégorie A

25 octobre 2016 | Par Mathilde Goanec

 

 

Les chiffres du chômage montrent 66 300 demandeurs d'emploi en moins inscrits en catégorie A pour le mois de septembre. C'est une lente décrue depuis le début de l'année. Mais avec les catégories A,B et C, il y a toujours 5,4 millions de chômeurs

 

Les chiffres du chômage ressemblent de plus en plus à des montagnes russes. Alors que le chômage a connu un bond de 50 200 personnes à la fin de l’été pour la catégorie A, il redescend de 66 300 demandeurs d’emploi en septembre, soit une baisse de 1,9 %. Selon l'AFP, il s'agit de la plus forte baisse mensuelle depuis 1996, année où les statistiques ont commencé à être collectées sous ce format. De quoi faire avaler leur chapeau aux chroniqueurs du déclin de François Hollande ? La ministre du travail, en charge de commenter mensuellement les chiffres, ne boude en tout cas pas son plaisir : « Il s’agit du 3e trimestre consécutif de baisse, ce qui ne s’était pas observé depuis début 2008 », rappelle Myriam El Khomri. Entre septembre 2015 et septembre 2016, il y a effectivement eu 59 000 demandeurs d’emploi en catégorie A en moins.

 

La courbe pour la catégorie A © Dares La courbe pour la catégorie A © Dares
 
 

La baisse correspond assez fidèlement à ce que prédisent les économistes chargés de mesurer les effets du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). France stratégie estimait en septembre que le CICE avait permis de créer ou de sauvegarder « 50 000 à 100 000 emplois » depuis sa mise en œuvre en 2012. L’OFCE table elle sur 230 000 emplois préservés ou créés d’ici 2017. Des signaux encourageant pour le pouvoir socialiste, même si les deux organismes pointent de concert le coût faramineux de la mesure (20 milliards dépensés chaque année depuis la mise sur pied du dispositif).

 

Le retour vers l’emploi serait généralisé, veut croire la ministre. « Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée inscrits en catégories A, B ou C poursuit également sa baisse engagée au printemps dernier. » L’analyse globale des chiffres montre une légère divergence d’analyse. Sur trois mois, le nombre des demandeurs d’emploi ayant ou pas une activité réduite progresse de 0,8 % et de 1% sur un an. En septembre, il y a toujours 5,4 millions de chômeurs de catégories A, B et C, une hausse de 54 700 chômeurs si l’on compare avec les chiffres de septembre 2015. Si l’on prend l’ensemble des inscrits (A,B,C,D,E), et donc même ceux qui ne sont pas tenus à une recherche d’emploi, les chiffres culminent à 6,2 millions de personnes, soit une augmentation de 2,1 % depuis septembre 2015.

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:56

 

Source : https://www.dailymotion.com/video/x4z4mqq_valls-dans-l-arene-le-billet-de-nicole-ferroni_fun

 

 

Valls dans l'arène - Le billet de Nicole Ferroni

France Inter

Date de publication : 26/10/2016

 

Dans le cas d'une année 2017 qui tournerait au vinaigre pour Manuel Valls une reconversion dans la tauromachie. Elle trouve en effet que le premier ministre maîtrise l'art de planter les banderilles.

Le billet d'humeur de Nicole Ferroni dans le 7/9, l’invité était Manuel Valls (8h55 - 26 Octobre 2016)
Retrouvez tous les billets de Nicole Ferroni sur www.franceinter.fr

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 21:12

 

Source : http://yetiblog.org

 

 

 

Dette publique : les incroyables trucages de la Commission européenne

Eurostat.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eurostat, c’est la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique pour l’ensemble de l’Union européenne. Et Eurostat est une grosse tricheuse. Voici par exemple comment elle procède pour truquer les chiffres de la dette publique des pays membres de l’UE.

Pour truquer les chiffres de la dette publique, le mécanisme est le suivant : 

Il y a un an, le vendredi 23 octobre 2015, Eurostat annonçait que la dette publique de l’Irlande était de 102 % du PIB.

Un an plus tard, la dette publique de l’Irlande s’est effondrée, COMME PAR MAGIE, à 77,8 % du PIB ! ! !

Le 13 juillet 2016, l’irremplaçable Charles Sannat avait expliqué le trucage des chiffres concernant l’Irlande :

Aujourd’hui, c’est une perle avec la croissance économique irlandaise qui nous est annoncée le plus sérieusement du monde à, tenez-vous bien… roulement de tambours… 26,3,% de façon générale. Si on ne prend que la croissance industrielle, c’est carrément, en pouffant de rire,… 97,8 % ! Oui, vous avez bien lu, vous pouvez rire, attention à vos côtes tout de même… 97,8 % de croissance de l’industrie… hahahahahahaha !

J’en ai encore mal au ventre… Mais ce n’est pas tout : du coup, grâce à cette performance économique hors du commun, que même Capitaine Flam ou Zorro le renard rusé seraient incapables d’accomplir sans l’aide de Hulk, de l’Homme qui valait 3 milliards sans oublier Captain America, figurez-vous que le ratio dette sur PIB de l’Irlande, qui était à 100 %, vient subitement de passer à seulement 80 %… C’est génial, c’est fabuleux.

Hier, un gentil lecteur taquin qui se reconnaîtra me faisait la leçon sur mon « pessimisme »… Mais je ne suis pas pessimiste, ni triste d’ailleurs, je ne me suis jamais autant marré de ma vie. Jamais ! Je suis hilare, et croyez-moi, ça fait du bien de rigoler franchement et sans retenue. En outre, au moment même où j’écris ces lignes, et hélas vous ne pouvez pas le voir, mais qu’est-ce que je rigole, je rigole…

Non parce que de vous à moi, celui qui croit une seule seconde qu’en un an, l’industrie irlandaise a pu croître de 97,8 %, je vous assure que c’est le roi des benêts et encore, c’est pour ne pas être insultant et lui dire que c’est le roi des cons…

Oui… Et vous savez comment ? Maintenant, en Irlande, on compte les actifs des entreprises dans le PIB de l’Irlande, et comme il y a un gros loueur d’avions en leasing qui s’est installé en Irlande histoire de ne pas payer d’impôts (l’année prochaine, il pourra s’installer en Angleterre même si Sapin est fâché tout rouge), eh bien ses centaines d’avions en location viennent de rentrer dans le PIB industriel de l’Irlande, d’où les 97,8 % de croissance.

C’est un peu comme si nous prenions en compte cette année la valeur de toutes les maisons de tous les Français et qu’on disait… « Ouaaaaaah… ça fait augmenter le PIB ahahahahahahaha, c’est génial ! » On avait eu le coup de l’intégration dans le PIB de la prostitution et du trafic de drogue, mais là, c’est génial.

Après ça, étonnez-vous que les chiffres annoncés de la dette publique des pays membres de l’UE soient, non pas vraiment bons, ni même juste médiocres, mais surtout beaucoup moins mauvais qu’ils ne le sont dans la réalité. Voici par exemple les chiffres Eurostat publiés le lundi 24 octobre 2016 et auxquels vous pouvez ajouter sans hésiter un bon paquet de points de pourcentage :

1- Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 315,292 milliards d’euros, soit 179,2 % du PIB.

2- Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2250,402 milliards d’euros, soit 135,5 % du PIB.

3- Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 239,827 milliards d’euros, soit 131,7 % du PIB.

4- Belgique : dette publique de 455,330 milliards d’euros, soit 109,7 % du PIB.

5- Chypre : dette publique de 19,044 milliards d’euros, soit 109 % du PIB.

6- Espagne : dette publique de 1106,693 milliards d’euros, soit 100,5 % du PIB.

7- France : dette publique de 2170,812 milliards d’euros, soit 98,2 % du PIB.

=> Source de l’info : Charles Sannat

 

 

Source : http://yetiblog.org

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:33

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

Haute-Loire: une ascension pour soutenir l'accueil de réfugiés en Auvergne

 

Plus de 1 500 personnes ont défilé au sommet du mont Mézenc (Haute-Loire) pour soutenir l'accueil de réfugiés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. L'opération est une réponse au président de région Laurent Wauquiez, qui souhaite mener une fronde contre cet accueil imposé par Beauvau.

 

  • Par Valentin Pasquier
  • Publié le , mis à jour le

 

Un message pour le président de la région

Une fois au sommet, les militants ont déployé une banderole. Un pied de nez au président de la région Laurent Wauquiez, qui depuis plusieurs années inaugure sa rentrée politique par cette ascension, avec ses partisans.

Une fois au sommet, les militants ont déployé une banderole. Un pied de nez au président de la région Laurent Wauquiez, qui depuis plusieurs années inaugure sa rentrée politique par cette ascension, avec ses partisans. © Virginie Cooke

Entre 1500 et 2 000 personnes ont gravi le Mont Mézenc pour soutenir l&amp;#039;accueil de réfugiés en Auvergne-Rhône-Alpes. © Virginie Cooke Familles, personnes âgées, religieuses, de tous bords politiques... Malgré la pluie et le brouillard, ils étaient plus de 1 500 à répondre à l&amp;#039;appel du collectif Nuit debout de Haute-Loire, contre 500 personnes attendues. © Virginie Cooke

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont bravé le vent, la pluie et le brouillard. Entre 1 500 et 2 000 personnes ont réalisé l'ascension du Mont Mézenc, à la limite de la Haute-Loire et de l'Ardèche. Ces randonneurs partagent une conviction: la région Auvergne-Rhône-Alpes est capable d'accueillir les réfugiés. Ils s'accordent avec le ministère de l'Intérieur, qui a pris la décision de répartir, par régions, les migrants de la Jungle de Calais qui est actuellement en cours de démantèlement.

 

Marche de soutien aux réfugiés au Mont Mézenc

 

Ils étaient près de 2000 manifestants à grimper aujourd'hui le mont Mézenc afin d'exprimer leur soutien aux migrants. Cet appel de bienvenu aux réfugiés a été lancé par les collectifs Nuit de bout de la région Auvergne-Rhône-Alpes suite aux propos tenus par Laurent Wauquiez qui a dit reguser d'accueilllir des réfugiés en provenance de calais dans la région. Un appel très suivi.  -  France 3 Auvergne  -  Reportage: Virginie Cooke et Héléne Goutany



Cette décision de Beauvau, le président de la nouvelle région Laurent Wauquiez y est fermement opposé. « Le gouvernement n’est pas en train de démanteler Calais, a-t-il déclaré au micro de RTL le 14 septembre 2016. On ne résout pas Calais, on va multiplier des Calais partout en France ». Des propos réitérés devant les caméras de France 3 Rhône-Alpes, auxquels il ajoute qu'il apportera une aide aux maires frondeurs de sa région qui ne désirent pas accueillir de réfugiés sur leur commune.

 

S'approprier le mont Mézenc

Pour les militants pro-accueil, le lieu de la manifestation était tout trouvé. S'approprier le mont Mézenc est un pied de nez en direction du président par intérim des Républicains. Car Laurent Wauquiez a pour habitude, depuis ces dernières années, de débuter sa rentrée politique par une ascension symbolique du relief, en compagnie de ses partisans.

La marche était organisée à l'initiative des collectifs Nuit debout de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui envisageaient réunir 500 personnes. Finalement, trois fois plus de militants se sont retrouvés en altitude. Parmi eux, familles, personnes âgées, religieuses et militants politiques.

L'honneur de la Région était au Mezenc malgré la pluie

 

Partis à 11h des Estables, les manifestants ont déployé une banderole à leur arrivée au sommet. Ils souhaitent rétablir l'honneur de la région, dans une zone, le plateau Vivaret-Lignon, qui fut une terre de salut pour de nombreux réfugiés juifs et non-juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour cet acte de solidarité, les habitants des communes voisines, comme Ie Chambon-sur-Lignon, avaient reçu le titre de « Justes parmi les nations ».

 

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:05

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/helene-duffau/blog

 

 

Rémi Fraisse : à Sivens, un hommage au couteau

 

 
 
 
Alors que le projet de barrage a récemment été déclaré illégal par la justice, des agriculteurs pro-barrage menés par une élue locale ont pourtant agressé les personnes venues rendre hommage à Rémi Fraisse.

Depuis la résistance contre le projet de barrage de Sivens, depuis les multiples agressions que les opposants ont subies de la part des agriculteurs pro-barrage organisés en véritable milice locale, il s’agit de rester groupés pour se rendre à Sivens. Un rassemblement a donc eu lieu à 11 h 30 ce matin à Gaillac, afin de partager les voitures.

Midi quatre, après confirmation de l’itinéraire, une vingtaine de véhicules se mettent en route et chacun arrive à bon port. Une équipe de l’AFP est avec le groupe. Des gendarmes sont stationnés à plusieurs endroits du parcours.

Le pique-nique se déroule sous un ciel à peine voilé. L’air est doux, l’ambiance est à la fois chaleureuse et recueillie. Un peu plus de quatre-vingts personnes sont réunies. Mais une rumeur circule : des pro-barrage bloquent l’accès à la dalle — partie de la zone humide dévastée qui a été damée. L’hommage doit pourtant se dérouler là, à l’endroit où Rémi Fraisse été tué, il y a près de deux ans.

Il est 13 h 45 quand les participant-es à l’hommage se mettent en marche pour descendre dans la vallée. L’accès du chemin est barré par trois troncs déposés la veille, en toute impunité semble-t-il. Des personnes en canne ou béquilles sont empêchées de circuler.

Tout au long du chemin, des feuilles volettent, les arbres sont à l’automne, la forêt est magnifique.

Plus bas, deux voitures bloquent le passage, en une zone où la circulation automobile est pourtant interdite. L’une en travers, l’autre derrière, en L. Les engins sont encadrés d’une vingtaine de personnes, visages fermés, qui barrent le passage. À l’avant, une adjointe de la mairie de Lisle-sur-Tarn, très investie pour dénigrer les opposant-es au barrage*, bombe le torse et harangue le cortège. L’élue crie que les chiens doivent être tenus en laisse pour circuler sur le site, ils ne passeront pas sans ça. D’aucuns essaient contourner ceux qui barrent l'accès et trois jeunes femmes se font taillader par un homme posté sur le bord gauche. Très agressif, il a dissimulé un couteau dans sa main droite. De nombreux témoins voient ce qui survient, s’insurgent, la scène est filmée. Aussitôt, appel au 17 par 2 participant-es au cortège, une troisième joint la préfecture.

Le ton est monté. Les pro-barrage semblent chargés d’alcool ce qui rendra certains peu alertes dans le maniement des bâtons dont ils se sont équipés.

Aussitôt les gendarmes débarqués à l’arrière des pro-barrages, les miliciens calment le jeu. Le cortège en hommage se faufile sur la droite des véhicules. Une partie rejoint la dalle, l’autre approche des gendarmes pour dire la violence, les agressions, la colère. Une équipe de France 2 est présente, filme les blessures, reçoit des témoignages.

On passera sous silence la leçon de morale que certains « gardiens de la paix » professent à celles et ceux qui réclament le droit à circuler librement, comme celui de rendre hommage en paix ; le parti-pris des mêmes.

Un tractopelle débarque dans le jeu. S’ensuit une scène d’un autre monde : l’élue au torse bombé ouvre la voie au véhicule qui étale d’un coup de pelle la terre fermant auparavant l’accès à la dalle. Elle marche devant la benne du tracteur, fière, conquérante, en une posture saisissante. Les gendarmes présents sont sans réaction tandis que le tracteur progresse en direction de celles et ceux qui rejoignent la dalle pour l’hommage. Irait-il jusqu’à charger les piétons ?

Les gendarmes s’avancent enfin et le tracteur s’immobilisera à proximité du lieu de recueillement.

Le cortège s’arrondit pour assister à une performance dansée accompagnée du chant d'une flûte. Pendant ce temps, et tant que durera l’hommage, le moteur du tracteur restera en marche, tandis que certains des pro-barrage hurleront comme le font les loups, siffleront, tenteront par tous les moyens de pourrir la cérémonie. Viendront quelques lectures et partages de temps silencieux.

 

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Une fois son hommage rendu, le cortège se regroupe pour reprendre le chemin vers la maison de la forêt. Il est 14 h 56. Les gendarmes contiennent par la force les miliciens qui auraient sans doute aimé casser quelques figures et, peut-être, taillader à nouveau quelques jeunes femmes. L’élue au torse bombé hurle en direction du cortège qu’il y en avait marre de ces zones de non-droit. Mais, de quel droit parle-t-elle ? Celui de renier les décisions de justice ? Celui d’agresser impunément ? Le droit de naviguer en eaux troubles et de refuser de rendre des comptes ?

 

Les personnes qui, à la suite d’une mort tragique, réalisent collectivement un travail de mémoire, seront escortées de quelques gendarmes. Lorsque le groupe est nouveau rassemblé près de la maison de la forêt, échanges de numéros de téléphone des témoins de l’agression, visionnage des vidéos gardant la preuve des faits.

Affaires à suivre.

* Il se dit ici que le mari, de ladite élue, également présent, a racheté des terres proches du barrage illégal pour du maraîchage en agriculture biologique. Des terres non irriguées. Comptait-il sur les relations de son épouse pour que l’eau vienne à lui sans tarder ?

 

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/helene-duffau/blog

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:44

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Médias libres

Bienvenue dans la rédaction d’un journal coopératif et indépendant entièrement dirigé par des femmes

 

Par

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fondé dans le sillage des mouvements sociaux qui ont émergé en Espagne, La Marea, revue et site d’information indépendants et tournés vers l’investigation, cultive son indépendance économique et éditoriale grâce à sa forme coopérative. Elle associe journalistes, personnels administratifs et lecteurs dans un projet d’information alternatif. Avec un certain succès, puisque le journal franchit sa quatrième année, et marque le paysage médiatique espagnol de ses nombreuses singularités. Basta ! est parti à la rencontre de l’un de ces journaux qui feront l’information de demain.

« On a sorti un supplément sur Podemos. Deux personnes nous ont appelés pour se désabonner, pour des raisons diamétralement opposées : l’une pro et l’autre anti-Podemos. C’est devenu une blague : encore un dossier qui va ne plaire à personne ! C’est notre ligne éditoriale en somme ». La petite salle de rédaction du journal La Marea, située rue Carretas, n’est qu’à quelques pas de la Puerta del Sol, la célèbre place de Madrid qui a été au cœur du mouvement des Indignés espagnols. La revue tire son nom (« la marée », en français) de la référence aux mouvements sociaux apparus dans la foulée de cette mobilisation. Elle inscrit son action dans une série de principes éditoriaux : liberté, égalité, laïcité, culture libre, économie juste, souveraineté des peuples, ou encore respect de l’environnement.

« Du journalisme pour personnes indépendantes » clame le slogan adossé au site internet. Une orientation que l’on retrouve dans le choix thématique des dossiers qui sont au cœur de la publication, tels que l’évasion fiscale, les lobbys financiers, les traités de libre échange, le machisme, ou la « force des coopératives ».

 

 

La liberté, ces journalistes la doivent à leur manière de travailler. « C’est lié à cette forme entrepreneuriale, la coopérative, qui porte la revue et conditionne ses contenus. Nous travaillons dans un esprit de coopération, notamment au moment de prendre des décisions, et la rédaction fonctionne sans aucune pression, avec une recherche de consensus sur la manière de traiter les sujets ». Pourtant, avant de promouvoir ce « journalisme coopératif », Magda Bandera, la directrice de La Marea, et ses collègues, ont dû livrer une sacrée bataille.

 

A l’origine, le naufrage du Público

La Marea prend sa source dans le naufrage du quotidien progressiste Público, fondé en septembre 2007 par le groupe catalan Mediapro. Ce quotidien « de gauche, populaire, démocratique et radical mais respectueux » selon son fondateur, emploie alors 150 journalistes. Entre fin 2011 et début 2012, la direction annonce successivement deux plans de licenciement économique et l’ouverture d’une procédure de conciliation. En février 2012, la version imprimée cesse de paraître, et 85% du personnel est licencié.

Un groupe d’anciens journalistes imagine alors un projet de reprise du titre et publie deux « numéros zéro ». Mais leur initiative est écartée par le tribunal de commerce qui lui préfère l’offre d’une société immobilière, Display Connectors, dont les actionnaires sont pour partie les mêmes que ceux de MediaPubli, la filiale de Mediapro éditrice de Público. Une pirouette légale qui suscite l’indignation des anciens salariés – dont certains avec des arriérés de salaires – et contre laquelle les recours déposés sont rejetés par la justice.

 

Le choix du modèle coopératif

Cette affaire va pourtant donner lieu à une multitude d’initiatives. Des journalistes issus des services du quotidien disparu créent tour à tour des sites d’information généraliste comme El diario.es et Infolibre – qui est aujourd’hui un partenaire de Mediapart – ou plus spécialisée, tel que Materia dans le domaine de l’actualité scientifique, ou Libero, centré sur le football. Mais avec Alternativas económicas, pendant espagnol de la revue française Alternatives économiques, La Marea est le seul projet éditorial né de cette tragédie à être constitué sous la forme d’une coopérative [1].

« C’est un collectif de lecteurs de Barcelone qui nous a suggéré de créer une coopérative », raconte Thilo Schäfer, responsable des questions économiques et internationales à La Marea. « Ensuite l’inspiration est venue du Tageszeitung », ce quotidien allemand qui a résisté à la crise en devenant une coopérative. « Ils m’ont reçu et nous ont donné des conseils », poursuit-il en désignant, dans un numéro pilote, son article « Le journal des 11 800 propriétaires », où il salue l’expérience du grand frère allemand (lire notre reportage sur Die Tageszeitung]).

 

 

Plus de 100 coopérateurs, salariés ou lecteurs

Il faudra près d’un an pour que la coopérative ne lance officiellement sa parution, le 21 décembre 2012, sous le nom de La Marea. Nombre de débats et d’assemblées ont été nécessaires pour rédiger des statuts et réunir un capital suffisant. « Il y avait des décisions que nous souhaitions réserver à la seule rédaction, afin que les associés ne puissent intervenir directement sur les contenus », commente Toni Martinez, journaliste en charge des questions sociales. « Ce pays n’est pas préparé pour le coopérativisme, d’autant que nous étions le premier media porté par une structure avec deux types de sociétaires ».

À l’origine, la coopérative MasPúblico, fondée en juillet 2012, comprend 64 associés dont 6 salariés et 58 usagers. Ils sont aujourd’hui plus d’une centaine, chacun apportant un minimum de 3 000 euros de capital pour les travailleurs et de 500 euros pour les lecteurs, dont le paiement peut être échelonné sur douze mois. Afin d’attirer de nouveaux sociétaires, la coopérative a imaginé la figure de l’associé collectif « qui n’a pas d’existence légale et n’apparaît pas dans les statuts mais qui permet à plusieurs personnes de se réunir pour faire un apport au capital. Le représentant élu par ce groupe siège alors comme associé », précise Laura Tejado Montero, gérante et présidente de la coopérative.

 

100% des postes de direction tenus par des femmes

La revue compte aujourd’hui plus de 3 300 souscripteurs – dont 75 % à la version papier et 25 % à l’édition numérique – et tire à près de 15 000 exemplaires, pour un prix unitaire passé de 3,50 à 4,50 euros [2]. 13 000 personnes sont par ailleurs abonnées à la newsletter gratuite, qui propose chaque semaine une sélection d’articles parus sur le site internet.

Si La Marea est une rareté dans le paysage médiatique espagnol, c’est aussi parce que 100% des postes à responsabilité – présidence et vice-présidence de la coopérative, gestion et direction de la rédaction – sont occupés par des femmes. Ce « matriarcat » qu’évoque Toni Martinez avec un brin d’ironie, se traduit par une attention particulière à la perspective de genre dans le traitement et la rédaction des sujets. À ce titre, La Marea a reçu en novembre 2015 le Prix Violette pour l’engagement social, décerné par les jeunesses socialistes d’Espagne.

 

 

Cours de journalisme et investigation économique

Pour asseoir son indépendance éditoriale, la revue s’est dotée d’un code éthique vis-à-vis des annonceurs, lui empêchant d’accepter des publicités en contradiction avec ses principes éditoriaux, comme celles provenant d’entreprises d’armement ou de banques pratiquant des expulsions de logement. Une décision qui peut être contraignante financièrement. « Cela nous limite dans la capacité à croître », concède Toni Martinez, pour qui le chemin semble encore long avant d’asseoir définitivement le modèle économique du journal : « Si nous avions autant de souscripteurs que d’abonnés sur Twitter [130 000, ndlr], nous serions un média incroyable ! ».

La Marea propose aujourd’hui des cours de journalisme, et a lancé en début d’année un appel au financement communautaire pour une campagne d’investigation intitulée #YoIBEXtigo (jeu de mot avec « yo investigo » : « j’enquête »). Avec près de 3 400 donateurs, la revue se fixe pour objectif de publier un rapport complet sur chaque entreprise de l’IBEX35 – l’équivalent espagnol du CAC40 – et de passer au crible les pratiques salariales et paritaires, les politiques de lobbying et les conflits d’intérêts. Un livre retraçant les liens de ces entreprises avec le pouvoir franquiste est également en préparation.

Nils Solari

Photo de Une : les rédacteurs de La Marea avec leur journal entre les mains (source ici).

 

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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