Ils réagissent

Samedi 18 octobre 2014 6 18 /10 /Oct /2014 18:07

 

Source : www.lefigaro.fr

 

 

À Londres, une marche pour réclamer des hausses de salaires

La manifestation, à Londres.

 

PHOTO - Cette marche intitulée «Les Britanniques ont besoin d'une augmentation» se déclinait également en Écosse et en Irlande.

Des dizaines de milliers de personnes manifestaient samedi dans les rues de Londres pour protester contre l'érosion des salaires, qui ont baissé de 50 livres (63 euros) par semaine depuis 2008, selon les organisateurs, malgré la bonne tenue de l'économie britannique. Le cortège, constitué en majorité de fonctionnaires mais aussi de salariés du privé, s'est ébranlé vers 11 heures et devait sillonner le centre de la capitale britannique jusqu'à Hyde Park, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette marche intitulée «Les Britanniques ont besoin d'une augmentation» était organisée par la Trade Unions Congress (TUG), la confédération syndicale britannique, et se déclinait à Glasgow, en Ecosse, et à Belfast, en Irlande du Nord. «Il est temps de mettre fin au blocage des salaires qui a tenu la grande majorité des gens à l'écart de la reprise économique», a déclaré la secrétaire générale de la TUG, Frances O'Grady.

Des milliers de manifestants défilent aujourd'hui en plein centre de Londres.

 

Dans la manifestation londonienne, les salariés exprimaient leur détresse et confiaient leurs difficultés à faire face à leurs dépenses quotidiennes, alors que les leaders syndicaux brandissaient le chiffre «175», censé montrer l'écart entre bas et hauts salaires au Royaume-Uni. «On est tous concernés (par les baisses de salaire) dans la fonction publique», a déclaré à l'AFP Keith Martin, un ouvrier de 49 ans. «Moi, mon salaire a baissé de 25%».

Du jamais vu depuis 1982 et les années Thatcher

Conan Doyle, 31 ans, dénonçait de son côté la politique du gouvernement conservateur de David Cameron, qui profite selon lui aux «nantis» tout en «créant de la pauvreté». «Mais le Labour ne changerait pas forcément les choses», a-t-il ajouté, fataliste, en évoquant une éventuelle victoire du parti travailliste d'Ed Miliband lors des élections générales de mai prochain.

Cette marche conclut une semaine marquée par plusieurs mouvements sociaux au Royaume-Uni. Lundi, des centaines de milliers d'employés du service public de santé (NHS) ont observé un arrêt de travail de quatre heures pour réclamer une hausse de salaire, un débrayage inédit depuis 1982 et les années Thatcher. Mercredi, des dizaines de milliers d'agents de la fonction publique ont mené une grève de 24 heures pour protester également contre le gel des salaires et la baisse du pouvoir d'achat.

Un homme tient une pancarte où est inscrit «s'il vous plaît, pourrion nous avoir un peu plus?», comme des milliers d'autres manifestants.

  

Autre manifestation de la grogne, des militants antigouvernement sont rassemblés depuis vendredi à proximité du Parlement avec pour projet de lancer un mouvement «Occupy Democracy». Une cinquantaine d'entre eux étaient encore présents samedi matin, enveloppés dans des couvertures et buvant du thé. Ces mouvements sociaux interviennent alors que l'Office des statistiques nationales a annoncé mercredi un nouveau recul du taux de chômage qui, à 6%, s'établit à son plus bas niveau depuis fin 2008, et alors que la croissance devrait dépasser les 3% en 2014. Mais les salaires des Britanniques continuent à baisser en termes réels puisque leur rémunération, n'a, hors bonus, progressé que de 0,9%, soit moins que l'inflation, sur la dernière année.

 

 

 

Source : www.lefigaro.fr

 

 


 

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Jeudi 16 octobre 2014 4 16 /10 /Oct /2014 23:05

 

Source : www.facebook.com/EvaJoly.fr

Eva Joly

 

Fonds européen de résolution bancaire : ce n'est pas aux citoyens de payer pour les banques !

 

INFO A PARTAGER: Le Sénat français examine aujourd'hui un amendement auquel j'ai travaillé avec mon ami André Gattolin. Objectif : faire économiser à l'État français plus de 5 milliards d'euros dans le cadre de la prévention du risque bancaire systémique.

Depuis la crise de 2008, un Fonds de résolution bancaire a été mis en place par l'Union européenne, dans le but d'éviter la propagation à l'ensemble du système financier de l'éventuel défaut d'une banque. Ce fonds doit être alimenté par des contributions des principales banques européennes sur une durée de 8 ans.

Or, en l'état actuel, pour les banques françaises, ces contributions sont déductibles pour l'établissement de l'impôt sur les sociétés. Si l'on retient l'hypothèse en cours d'une contribution française à hauteur d'environ 30% du montant du fonds, ce sont donc plus de 5 milliards d'euros de manque à gagner fiscal que coûtera à l'État la mise en place de ce fonds, pourtant censé préserver les finances publiques des erreurs privées.

Vue de bruxelles et de mon travail au sein de la Commission Affaires économiqes et Monétaires, la déduction fiscale est doublement grave. Il faut faire le choix de la cohérence entre les discours et les actes. Les réformes trop peu ambitieuses du système bancaire n'ont pas mis fin au système de subventions implicites et explicites de l'État aux banques « Too Big to Fail ». Partant du principe que, quoi qu'il arrive, la puissance publique leur viendra en aide, ces dernières sont incitées à s'endetter et à prendre toujours plus de risques, sans pour autant servir l'économie réelle.

Aujourd'hui, nous ne pouvons pas accepter cette déductibilité fiscale. Le message envoyé aurait des répercussions désastreuses sur les batailles que les écologistes et l'ensemble des progressistes sincères mènent au sein des institutions européennes pour que cesse l'économie casino.

André Gattolin, sénateur écologiste des Hauts-de-Seine et vice-président de la Commission des finances, a donc déposé un amendement(1) au projet de loi d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière, visant à supprimer la déductibilité fiscale des contributions des banques au Fonds de résolution bancaire européen.

Et nous continuerons de soulever cette question lors des débats budgétaires. Définitivement, les citoyens ne doivent plus mettre la main à la poche...

(1) http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/8/Amdt_13.html
Fonds européen de résolution bancaire : ce n'est pas aux citoyens de payer pour les banques !

Fonds européen de résolution bancaire : ce n'est pas aux citoyens de payer pour les banques ! INFO A PARTAGER: Le Sénat français examine aujourd'hui un amendement auquel j'ai travaillé avec mon ami André Gattolin. Objectif : faire économiser à l'État français plus de 5 milliards d'euros dans le cadre de la prévention du risque bancaire systémique. Depuis la crise de 2008, un Fonds de résolution bancaire a été mis en place par l'Union européenne, dans le but d'éviter la propagation à l'ensemble du système financier de l'éventuel défaut d'une banque. Ce fonds doit être alimenté par des contributions des principales banques européennes sur une durée de 8 ans. Or, en l'état actuel, pour les banques françaises, ces contributions sont déductibles pour l'établissement de l'impôt sur les sociétés. Si l'on retient l'hypothèse en cours d'une contribution française à hauteur d'environ 30% du montant du fonds, ce sont donc plus de 5 milliards d'euros de manque à gagner fiscal que coûtera à l'État la mise en place de ce fonds, pourtant censé préserver les finances publiques des erreurs privées. Vue de bruxelles et de mon travail au sein de la Commission Affaires économiqes et Monétaires, la déduction fiscale est doublement grave. Il faut faire le choix de la cohérence entre les discours et les actes. Les réformes trop peu ambitieuses du système bancaire n'ont pas mis fin au système de subventions implicites et explicites de l'État aux banques « Too Big to Fail ». Partant du principe que, quoi qu'il arrive, la puissance publique leur viendra en aide, ces dernières sont incitées à s'endetter et à prendre toujours plus de risques, sans pour autant servir l'économie réelle. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas accepter cette déductibilité fiscale. Le message envoyé aurait des répercussions désastreuses sur les batailles que les écologistes et l'ensemble des progressistes sincères mènent au sein des institutions européennes pour que cesse l'économie casino. André Gattolin, sénateur écologiste des Hauts-de-Seine et vice-président de la Commission des finances, a donc déposé un amendement(1) au projet de loi d'adaptation de la législation au droit de l'Union européenne en matière économique et financière, visant à supprimer la déductibilité fiscale des contributions des banques au Fonds de résolution bancaire européen. Et nous continuerons de soulever cette question lors des débats budgétaires. Définitivement, les citoyens ne doivent plus mettre la main à la poche... (1) http://www.senat.fr/amendements/2014-2015/8/Amdt_13.html Fonds européen de résolution bancaire : ce n'est pas aux citoyens de payer pour les banques !

 

Source : www.facebook.com/EvaJoly.fr

 

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Jeudi 16 octobre 2014 4 16 /10 /Oct /2014 20:09

 

Source : www.objectifgard.com

 

 

GARD Un groupe industriel s’attaque aux forêts des Cévennes

Bois de forêt.

Bois de forêt.

Selon l’agence de presse Reuters, le géant industriel de l’énergie E.ON vient de passer un accord avec le Parc National des Cévennes pour extraire du bois dès 2015.
En 2010, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a lancé un appel d’offres pour des projets biomasse. E.ON, qui a remporté l’appel d’offres, doit ainsi bénéficier de 70 millions d’euros annuels de subvention sur 20 ans, soit 1,4 milliard d’euros. Le bois, destiné à être utilisé dans la nouvelle centrale biomasse de Gardanne dans les Bouches du Rhône, sera transformé en source d’énergie par combustion. Une nouvelle qui inquiète les écologistes comme la député européenne EELV Michèle Rivasi, “L’absence de valorisation de la chaleur avec une perte de 60%, couplée à la mobilisation d’argent public sur 20 ans confine au scandale”. En effet, si E.ON le présente comme un projet “vert”, son caractère “renouvelable” est cependant contesté. L’agence Reuters rapport que la grande majorité des centrales de biomasse en France fonctionnent en cogénération, c’est à dire qu’on y récupère l’électricité mais aussi la chaleur. Ainsi, l’efficacité énergétique grimperait à 90 %, alors que dans une centrale à combustion classique comme celle qu’utilisera E.ON à Gardanne, elle n’attendrait que 41%. “Nous travaillons sur un projet qui permettrait d’utiliser également la chaleur. Si nous parvenons dans les prochains mois à le conclure l’efficacité énergétique passera à 51%”, ajoute Stéphane Morel, secrétaire général d’E.ON.

Pour Richard Ladet, du collectif SOS Forêt Cévennes, “C’est une colonisation énergétique des Cévennes”.

Claudine Martel de l’association A.R.B.R.E à Nîmes dénonce également ce projet d’un tout autre point de vue. “La situation  dramatique que nous vivons actuellement partout dans le Gard sur le plan des inondations  me donne l’occasion de vous informer. E.ON veut transformer les arbres de nos forêts en plaquettes de bois pour alimenter la centrale de Gardanne et produire de l’électricité. Les abattages vont commencer en 2015. Nous apprenons que la Méditerranée est plus chaude de 2 degrés, ce qui serait cause d’évaporation entraînant les épisodes cévenols à répétition depuis un mois.(…). Sur des sols rasés à blanc, c’est le cauchemar assuré de voir les pentes des montagnes se répandre jusque dans les vallées.”
Un rassemblement est prévu ce jeudi 16 octobre à Florac (Lozère) et organisé par l’association A.R.B.R.E Gardiens de l’Ombre pour protester contre ce projet.

Baptiste Manzinali

 

 

Source : www.objectifgard.com

 

 

 

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Source : www.midilibre.fr

 

 

Deux cents manifestants contre E-on à Florac

Deux cents manifestants contre E-on à Florac La manifestation se prépare.
Elodie Calas
 

L a journée pour défendre la forêt cévenole a débuté.

Ce jeudi 16 octobre, quelque 200 manifestants à l'appel de nombreux collectifs et associations (Attac Lozère, Collectif gaz de schiste sud Lozère, Nature et progrès Lozère, la Conf' Lozère, association Abraham-Mazel, association Fruits oubliés, association les Vergers de Lozère, collectif Stop Tafta vallées cévenoles, Convergence citoyenne pour une transition énergétique, Collectif Bogues, SOS forêts du sud, SOS forêt Cévennes, SOS forêt Piémont cévenol, Radio Bartas) sont mobilisés à Florac pour défendre leurs forêts face au projet de la multinationale de l'énergie E.ON.

Pour eux, les Cévennes deviennent, avec les forêts de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, une zone d'approvisionnement prioritaire pour la centrale de Gardanne, située dans les Bouches-du-Rhône. Nombreux sont les élus collectivités et des parcs régionaux de Paca qui se sont prononcés contre ce projet. Ils sont présents à Florac pour exprimer leurs craintes et les projets qu'ils soutiennent.

La manifestation a défilé dans Florac et cet après-midi sera consacré à des ateliers-débats qui se dérouleront à partir de 14 eures, à la salle des fêtes de Florac, ayant pour thèmes : les usages locaux des ressources du territoire : quels engagements publics ? (débat auquel sont invités tout particulièrement les élus du territoire) ; alternative forestière pour la forêt cévenole ; les dangers d'E.ON pour la biodiversité et la santé publique ; les perspectives de lutte.

 

 

Source : www.midilibre.fr

 

 

 

 

 

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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 20:27

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

Journée anti-TTIP

Les citoyens européens manifestent contre le Grand marché transatlantique

par Agnès Rousseaux 10 octobre 2014

 

 

 

 

 

Tafta, Ceta, Tisa : derrière ces sigles se cachent des accords de libre-échange et d’investissement négociés dans le plus grand secret. Et qui risquent de mettre en péril les normes sociales, financières, sanitaires, culturelles et environnementales en Europe. Ils permettront notamment aux multinationales de poursuivre les États devant des tribunaux privés d’arbitrage, hors de tout contrôle démocratique. L’accord Tafta (ou TTIP) prévoit de créer la plus grande zone de libre-échange au monde, entre les États-Unis et l’Union européenne. Tisa est un accord négocié dans la plus grande opacité par 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, qui souhaitent l’ouverture du « marché des services » (éducation, santé, transports, télécommunications,...) à la concurrence internationale.

Une grande journée de mobilisation européenne est organisée le 11 octobre, pour dire non à ces accords commerciaux (voir l’appel ci-dessous). Plus de 300 actions, dont 60 en France, sont prévues dans 20 pays pour cette journée européenne d’action.

Sans doute effrayé par l’opposition grandissante à ces traités, le Conseil européen a décidé le 9 octobre de publier le mandat de négociation donné à la Commission par les États membres, concernant l’accord commercial transatlantique (TTIP/Tafta). Une transparence depuis longtemps réclamée par les ONG et syndicats européens. La publication de ce mandat de négociation « vieux de 16 mois » est « une farce », estime l’eurodéputé Yannick Jadot (EELV). Ce mandat de 17 pages est en effet disponible sur internet, suite à des fuites, depuis un an. Il en faudra plus pour lever le voile d’opacité qui plane sur toutes ces négociations commerciales.

Pour tout connaître sur les accords de libre-échange, voir notre dossier.

A lire également :
- Accord Europe - États-Unis : que nous réserve la plus grande zone de libre-échange du monde ?
- Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations

Voir la carte des mobilisations prévues en France (liste ici). A Paris, la manifestation part à 14h30, Place de Stalingrad.

Le traité transatlantique (TAFTA) expliqué en quelques minutes :

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L’appel européen

Appel à une journée d’action décentralisée contre le TAFTA, le CETA et le TiSA [1] et l’agenda des multinationales – 11 octobre 2014

Journée européenne d’action contre le TAFTA : Réclamons la démocratie ! Renversons le pouvoir des multinationales ! Les peuples et la planète avant les profits !

Les associations, syndicats, organisations paysannes et militant-es de toute l’Europe appellent à une journée d’action pour stopper les négociations en cours du TAFTA, du CETA, du TiSA et autres accords de libre-échange, et à promouvoir des politiques commerciales alternatives qui fassent des droits des peuples, de la démocratie et de l’environnement une priorité.

Le TAFTA ou Grand Marché Transatlantique et le CETA sont les exemples les plus frappants de la façon dont les politiques commerciales et d’investissement sont négociées de manière non démocratique et dans le seul intérêt des grandes entreprises. Les négociations se mènent dans le plus grand secret, avec très peu d’informations livrées à l’examen public, alors que les lobbies y exercent une influence grandissante.

Si ces accords devaient aller de l’avant, les multinationales auraient le droit exclusif de poursuivre les gouvernements devant des panels internationaux d’arbitrage, indépendants des systèmes juridiques nationaux et européen. Ils permettraient de réduire les normes sanitaires et de sécurité via le marchandage d’une « harmonisation » transatlantique, et saperaient la capacité des gouvernements nationaux et locaux d’empêcher des pratiques dangereuses telles que la fracturation hydraulique [2] ou l’utilisation des OGM. Ils provoqueraient la braderie de services publics essentiels et conduiraient les travailleurs et les droits sociaux à une course au moins-disant.
Ces politiques sont étroitement liées au démantèlement en cours des normes sociales et à la pression pour privatiser les services publics au nom de « l’austérité », des « politiques de crise » et de l’augmentation de la « compétitivité ».

La journée d’action rendra publiquement visible notre opposition dans les rues d’Europe. Nous mènerons ce débat sur la place publique, de laquelle la Commission européenne et les gouvernements européens tentent de nous tenir à l’écart. Et nous ferons la promotion de nos propositions pour des politiques économiques alternatives.

Nous sommes solidaires des citoyen-nes et des groupes qui à travers le monde partagent nos préoccupations pour l’environnement, la démocratie, les droits humains et sociaux. Le TAFTA, le CETA, le TiSA et les autres accords de libre-échange similaires seront arrêtés par l’énergie que les citoyen-nes d’Europe, du Canada et des États-Unis mobilisent pour faire entendre leurs voix.

Nous appelons les organisations, les individus et les collectifs divers à participer en organisant des actions autonomes et décentralisées à travers l’Europe. Nous nous félicitons de la diversité des stratégies et des actions de solidarité à travers le monde qui contribuent à informer, à engager et à mobiliser les populations localement.

Nous pouvons gagner cette bataille. Ensemble, renversons le pouvoir des multinationales !

Premiers signataires :

Assed Europe (Europe), Réseau des Attac d’Europe (Europe), Réseau Seattle to Brussels (Europe), Union Internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du catering, du tabac et des branches connexes (UITA) (International).

Aitec-Ipam (France), Alliance D19-20 (Belgique), Attac Allemagne (Allemagne), Attac Autriche (Autriche), Attac Danemark (Danemark), Attac Espagne (Espagne), Attac France (France), CNCD-11.11.11 (Belgique), Collectif citoyen les Engraineurs (France), Collectif national Stop TAFTA - Non au grand marché transatlantique (France), Confederación General del Trabajo (CGT) (Espagne), Corporate Europe Observatory (Belgique), Ecologistas en Acción (Espagne), Educació per a l’Acció Crítica (EdPAC) (Espagne), ELA (Solidarité des Ouvriers Basques) (Pays basque), Entrepueblos/Entrepobles/Entrepobos/Herriarte (Espagne), Fairwatch (Italy),

Farms not Factories (Royaume-Uni), Forum Umwelt und Entwicklung (Allemagne), FOS-socialistische solidariteit (Belgique), Fracking Free Ireland (Ireland), GRECS-Grup de recerca exclusió i control social-Facultat d´historia i geografia - Universitat de Barcelona (Espagne), MIM Moral in Motion (Pays-Bas), No al Tratado Transatlántico de Comercio e Inversiones (Espagne), Occupy London (Royaume-Uni), PowerShift (Allemagne), Rosa Luxemburg Stiftung Brussels (Belgique), Salva la Selva (Espagne), Solidarité socialiste (Belgique), Transnational Institute (TNI) (Pays-Bas), TTIPunfairHandelbar (Allemagne), Union syndicale Solidaires (France), War on Want (Royaume-Uni), We Own It (Royaume-Uni), World Development Movement (Royaume-Uni).

Anova-Irmandade Nacionalista Galiza (Espagne), Collectifs Isérois Stop GHRM38 (France), Huerto de Batan (Espagne), Iniciativa per Catalunya Verds (ICV) (Espagne), Iniciativa por la Soberania Alimentaria de Madrid (ISAm) (Espagne), Plataforma de Solidaridad con Chiapas y Guatemala de Madrid (Espagne), ReHd Mad !, Red de huertos urbanos comunitarios de Madrid (Espagne).

 

 

Notes

[1Le projet de partenariat transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis est appelé TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), PTCI (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership ) ou encore grand marché transatlantique. L’accord entre l’Union européenne et le Canada est appelé AECG (Accord économique et commercial global) ou CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement). Le TiSA ou Accord sur le commerce des services (ACS) est quant à lui un accord plurilatéral négocié entre 23 parties (22 États et l’Union européenne au nom des 28, soit 50 États au total).

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 18:32

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

swissinfo 07/10/2014 à 08h14

Stéphanie Gibaud, ex-UBS France : « Se taire, c’est être complice »

 

Publié initialement surSwissInfo

SwissInfo"

 

Antoine Kowalski | Swissinfo.ch

 

 

 

 


Stéphanie Gibaud à Paris, 2014 (Antoine Kowalski/Swissinfo.ch)

 

Embauchée par la branche française de la banque suisse UBS en 1999, Stéphanie Gibaud a été jusqu’en 2012 directrice de la communication, chargée en particulier d’organiser les événements de la banque en France. Apprenant le caractère illégal de l’activité d’UBS en France, elle révèle le scandale de l’évasion et de la fraude fiscale. En 2014, elle publie « La Femme qui en savait vraiment trop » (éd. Cherche midi).

Making Of

Ancienne salariée d’UBS France, Stéphanie Gibaud a pointé du doigt les dérives de la banque helvétique, soupçonnée en France de blanchiment aggravé, de fraude fiscale et de démarchage illicite.

 

Pour Swissinfo.ch, partenaire de Rue89, la lanceuse d’alerte fait le récit de son affaire avec la banque, et annonce le lancement d’une plateforme internationale dédiée aux lanceurs d’alerte.

Swissinfo.ch : Que pensez-vous des récentes évolutions de l’affaire UBS en France ?

Stéphanie Gibaud : La banque UBS France, ainsi que sa maison mère à Zurich, est – notamment grâce au travail que j’ai fait – mise en examen. Cela a mis beaucoup de temps : sept ans, de l’été 2007 à l’été 2014. J’ai ignoré, de 1999 à 2007, que l’information que je détenais était une information à risque.

J’ai porté plainte contre UBS en 2009. J’ai été contactée par la brigade financière début 2011.

Le journaliste Antoine Peillon a publié en 2012 son livre « Ces 600 milliards qui manquent à la France » (éd. du Seuil). Ce qui a engendré une instruction et des investigations financières.

Les informations que j’avais ont aidé la justice à avancer. Si je n’avais pas parlé, je serais certainement moi aussi mise en examen aujourd’hui et ce ne serait pas une préoccupation de la banque. Se taire, c’est être complice.

Vous êtes entrée à UBS France en 1999. Vous évoquez un changement brutal en 2007, année où l’affaire UBS explose aux Etats-Unis. Comment cela s’est-il caractérisé ?

UBS, le prologue américain du scandale

En 2007 explose l’affaire UBS aux Etats-Unis, par l’intermédiaire du banquier et lanceur d’alerte Bradley Birkenfeld. Le chargé d’affaires explique à Washington les mécanismes de l’évasion et de la fraude fiscale aux Etats-Unis et dans le monde par la banque suisse. La banque UBS, à la suite d’un accord avec les autorités américaines en 2009, paie une amende de 780 millions de dollars. Dans la négociation, UBS a été obligée de donner le nom de 4 450 clients. Emprisonné puis libéré, le banquier américain Bradley Birkenfeld a reçu du fisc américain une récompense de 104 millions de dollars pour ses informations.

J’exerçais un métier de marketing et de communication, essentiellement d’événementiel pour les clients, pour prospecter, en collaboration avec mes collègues chargés d’affaires suisses.

Du jour au lendemain, une muraille de Chine s’est levée après l’éclatement de l’affaire américaine : interdiction de sortir, de rencontrer les entreprises partenaires, suppression de mon assistante et de mon stagiaire. L’explication ? Il y a « beaucoup moins de travail »…

Vous dites : « Se taire, c’est être complice. » Est-ce que, malgré tout, vous n’avez pas été complice de ce système pendant huit ans ?

Pendant huit ans, j’ai été dans le risque à mon insu. J’ignorais que les informations que je détenais étaient des informations sensibles. Je me suis tournée vers ma hiérarchie dans la banque. Celle-ci m’a répondu que j’étais fatiguée, que je devais prendre des vacances, que je ne comprenais pas tout.

À partir de 2007 et jusqu’en 2012, vous dénoncez un harcèlement de la part d’UBS. Pourquoi la banque vous aurait-elle harcelée ?

J’ai été harcelée pour que je « craque ». Il y a eu plusieurs étapes. Après les révélations de Bradley Birkenfeld, UBS a décidé de se séparer d’un grand nombre de collaborateurs dans le monde qui étaient gênants. Pour la Suisse, ça a dû s’arrêter là.

En France, le droit du travail permet de protéger le salarié. UBS France a tenté de me mettre dans ce plan social, mais mon licenciement a été refusé par l’inspection du travail. Je suis déjà allé voir cette autorité pour raconter ce que je savais.

De fin 2007 à l’été 2009, un nouveau supérieur hiérarchique recruté n’a cessé de me convoquer pour me dénigrer, dénoncer mon « incompétence ». En juin 2008, il m’annonce qu’une perquisition a lieu dans le bureau du directeur général et me demande de détruire une partie de mon disque dur et le contenu de mes armoires d’archives. J’ai refusé et j’ai posé des questions. Je n’ai pas eu de réponses et je me suis rendu compte que je dérangeais.

Ensuite, la banque a donné mon poste à une personne plus jeune dont je suis devenue la subalterne. L’isolement professionnel s’est accentué : en ma présence, tout le monde se taisait ou partait. Mais il y a aussi le fait d’être écoutée et observée dès que je parlais au téléphone ou que je rencontrais quelqu’un. Cela n’a jamais été une menace physique, c’est plus pervers.

En France et ailleurs en Europe, UBS paie

Soupçonnée par la justice française d’avoir permis à ses commerciaux suisses de démarcher des fortunes en vue d’ouvrir des comptes offshore non déclarés en France, en violation de la législation, UBS a réglé, mardi 30 septembre, 1,1 milliard d’euros de caution imposée pour fraude fiscale.

La banque a fait part de son intention de se pourvoir en cassation contre cette caution (dont elle conteste la méthode de calcul) et de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Elle se dit victime d’une procédure « hautement politisée qui, depuis le début de l’enquête, n’a pas suivi les principes élémentaires de l’Etat de droit ».

Dans un communiqué, UBS a également souligné avoir pris « d’importantes et vastes mesures pour nous assurer de la régularité de nos clients avec le fisc, et nous continuerons à le faire. »

Déjà mise en examen pour « démarchage illicite », comme sa filiale française l’est pour « complicité », UBS a vu les charges contre elle s’élargir en juillet pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale » de 2004 à 2012.

La banque a écopé cet été de 300 millions d’euros d’amende en Allemagne pour les mêmes motifs. Le président d’UBS Belgique, Marcel Brühwiler, de nationalité suisse, a été inculpé d’« organisation criminelle, blanchiment, exercice illégal de la profession d’intermédiaire financier en Belgique et fraude fiscale grave organisée ».

Quand j’ai rencontré le journaliste Antoine Peillon, je lui ai confié que je me sentais comme un animal traqué. Quand je déjeunais accompagnée le midi, il y avait quelqu’un seul à la table d’à côté. Antoine Peillon m’a donné des éléments :

« Stéphanie, je sais que vous êtes suivie par la DCRI [direction centrale du renseignement intérieur, les services secrets français de l’époque, ndlr]. »

J’ai usé 19 téléphones en cinq ans et mes ordinateurs ne marchent pas. Je prends soin de ces matériels. Je pense que c’est la conséquence d’attaques malveillantes sur ces supports. Je n’accuse personne, mais qui a intérêt à m’écouter ?

Vous rapportez que l’on vous a demandé de supprimer vos données sur votre ordinateur et vos archives papiers. Elles ont été supprimées, dites-vous. Qui a pu le faire et que contenaient ces documents ?

Je le confirme : on me l’a demandé. J’ai refusé et on les a effacées. Cela n’est pas le fait de mon assistante. Ce que je sais, c’est que j’ai écrit à la banque deux fois : au président du directoire et au directeur général, en leur expliquant ces dysfonctionnements sur mon disque dur.

À la suite de ces deux courriers, une partie des documents, non sensible, a été réintégrée.

Ces documents utilisés pour l’organisation des événements étaient des listings contenant les noms des clients et ceux de leurs chargés d’affaires français et suisses.

Ces fichiers révélaient que les chargés d’affaires suisses démarchaient des clients français en France avec pour objectif de faire ouvrir des comptes en Suisse, non-déclarés.

Sur les événements que vous organisiez, n’avez-vous pas trouvé suspecte la présence des chargés d’affaires suisses ?

UBS a ouvert à Paris en 1999 et décide d’ouvrir dans les capitales de région en 2001. On a multiplié les bureaux. Pour les événements, une centaine par an, je collaborais au quotidien avec des chargés d’affaires aussi bien français que suisses, de Bâle, de Lausanne, de Zurich et principalement de Genève. Je n’arrêtais jamais.

Comment voulez-vous que je suspecte quelque chose d’illégal ? Jusqu’en 2007, la banque UBS était insoupçonnable : elle était présentée comme la plus puissante et la plus propre au monde.

UBS France exerce-t-elle encore des pressions sur vous  ?

Les pressions existent encore. Cela prend par exemple la forme d’un courrier envoyé en novembre 2013 par les actuels dirigeants d’UBS France à mon éditeur, lui expliquant que j’avais inventé cette histoire.

Je suis aussi allée récemment à Bruxelles, à l’invitation d’un colloque, pour présenter mon livre et témoigner de mon expérience. Les organisateurs ont reçu un courrier de pression d’UBS Belgique visant – en vain – à discréditer et empêcher ma participation. L’objectif est clair : museler les témoins.

Existe-t-il à ce jour une plainte directe déposée à votre encontre et à l’encontre de votre éditeur par la banque UBS à la suite de la parution de votre livre ?

UBS France n’a porté plainte contre moi qu’en janvier 2010, pour diffamation. Et elle a perdu sur les quatre motifs d’accusation.

J’avais fait état en interne dans un procès-verbal des questions que j’avais sur le démarchage illicite, sur l’évasion fiscale en bande organisée, sur le blanchiment d’argent. Et sur la base de ce procès-verbal, la banque a été déboutée en octobre 2010.

Depuis la sortie de mon livre, mon avocat et l’équipe des juristes de l’éditeur n’ont trouvé qu’une plainte déposée par UBS pour propos diffamatoires « contre x », mais pas contre moi.

La banque assure que vous avez inventé cette histoire. Comment le vivez-vous  ?

J’ai été prise au sérieux en France par les autorités. La Belgique et d’autres pays en Europe – notamment, mais pas seulement – me sollicitent pour témoigner. Moi, aujourd’hui, contrairement à la banque, je ne suis pas poursuivie ou mise en examen, ni en France, ni en Belgique, ni aux États-Unis, ni en Allemagne.

J’ai aussi été témoin dans plusieurs cas prud’homaux où ont été évoqués le démarchage en région par des chargés d’affaires suisses, les objectifs inatteignables fixés aux commerciaux pour les obliger à travailler avec les chargés d’affaires suisses responsables de l’offshore.

Ces collaborateurs, au moins quatre, ont tous gagné leur affaire aux prud’hommes alors que j’étais témoin. Pour trois d’entre eux, il y a un appel. Nous verrons ce qu’il se passera à l’issue des appels mais l’un a gagné et il est écrit dans les attendus du jugement que, sur sa zone géographique, l’Alsace-Lorraine, ce directeur de région avait été concurrencé [par les chargés d’affaires suisses du bureau de Bâle de la banque UBS ; la rédaction a pu consulter la copie exécutoire du jugement prononcé le 30 août 2011] dans le démarchage de clients.

Pourquoi UBS n’a pas fait appel sur ce dossier ?

Vous êtes dans un différend prud’homal avec UBS. Vous êtes convoquée pour janvier 2015 devant un juge départiteur, un juge professionnel, pour traiter cette affaire. Qu’attendez-vous de la justice française  ?

Je demande qu’il soit reconnu par la justice française le harcèlement, la mise au placard, l’isolement, la souffrance que j’ai subis à partir du moment où j’ai compris que l’activité à laquelle j’avais participé était illégale, à partir du moment où j’ai dit non. Dénoncer ces dysfonctionnements au plus haut niveau m’a coûté ma carrière. Je veux retrouver mon honneur pour ma famille, et tourner la page.

Lanceurs d’alertes, unissez-vous
L’association PILA (Plateforme internationale dédiée aux lanceurs d’alerte), dont les statuts viennent d’être déposés, est composée de personnalités et d’associations connues pour leur capacité à révéler et exposer dans les médias les affaires économiques et financières.

Ses membres fondateurs sont l’avocat français William Bourdon, qui en assurera la première présidence tournante ; le lanceur d’alerte Hervé Falciani, ex-employé de la banque HSBC à Genève ; la lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud, ex-employée d’UBS ; le journaliste français Edwy Plenel, du site Mediapart ; l’Australien Gerard Ryle, directeur de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) et responsable de l’enquête internationale Offshore Leaks  ; l’association de lutte anticorruption Anticor  ; et l’association de défense des populations contre les crimes économiques Sherpa.

Vous annoncez une plateforme internationale des lanceurs d’alerte. De quoi s’agit-il et quelle sera sa mission ?

Je participe à la fondation d’un réseau de lanceurs d’alerte baptisé Plateforme internationale des lanceurs d’alerte (PILA). L’objectif est de faire valoir une plus grande transparence en permettant à toute personne – citoyen, salarié, journaliste – confrontée à des dysfonctionnements majeurs, détenant des informations d’intérêt général, de parler, d’être écoutée, conseillée, protégée.

Quelle est votre image de la Suisse ?

Les Suisses sont très choqués de ce qu’ils apprennent depuis 2009, ils ont compris les enjeux. Je reçois nombre de courriers et de soutiens. Ce sont les citoyens suisses, via l’Etat suisse, qui ont renfloué l’UBS menacée par la crise financière.

Beaucoup d’employés suisses se posent des questions sur leur métier, leur industrie, ont été mis sous pression, ont perdu leur travail. Vous avez affaire à des banques qui donnent le nom des clients – comme UBS au fisc américain – ou celui de leurs chargés d’affaires qui risquent la prison à titre personnel – comme Credit Suisse aux États-Unis – et qui, elles, ainsi que leurs plus hauts responsables, continuent, en toute impunité, relative, à travailler.

 

Publié initialement surSwissInfo

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Lundi 6 octobre 2014 1 06 /10 /Oct /2014 18:31

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Manifestation contre la désastreuse centrale à biomasse de Gardanne

Pierre Isnard-Dupuy (Reporterre)

lundi 6 octobre 2014

 

 

Dimanche matin, quatre cents manifestants sont venus dénoncer à Gardanne (Bouches-du-Rhône) le projet faussement écologique de la société E.ON. La multinationale de l’énergie veut transformer une unité de la centrale thermique de Provence pour y faire brûler des masses énormes de bois.


- Gardanne, reportage

Ce dimanche matin, encerclés par l’imposant marché hebdomadaire de la ville ouvrière, quatre cents manifestants sont venus dénoncer une « biomascarade ». Elus, responsables d’associations, syndicalistes, citoyens, ils viennent des territoires concernés par l’aire d’approvisionnement en bois de la centrale et par les nuisances de son fonctionnement : Cévennes, Luberon, Pays de Forcalquier, Hautes-Alpes, Baronnies Provençales, Pays d’Aix, Gardanne, Marseille.

Durant une heure et demie, les prises de parole se succèdent sur le parvis de la mairie. Claude Calvet, du Collectif vigilance citoyenne sur la biomasse de Gardanne, dénonce la spéculation financière menée par E.ON, avec l’aide des subventions publiques. Pour lui, outre le manque d’information et de concertation publique, le scandale est économique. Pour encourager la méga-centrale et le profit de ses actionnaires, le recours à l’argent public serait engagé trois fois. Par le biais des subventions, par la contribution au service public de l’électricité payée par les consommateurs et par les impôts locaux finançant les infrastructures nécessaires à l’approvisionnement. Comme des routes au gabarit adapté pour les camions transportant le bois.

Selon Nicholas Bell, du Collectif SOS forêt du sud, « l’appétit démentiel du mastodonte E.ON » n’est pas un cas isolé. Le recours à la biomasse se fait de plus en plus à travers le monde. Il s’agit de « fausses solutions écologiques qui sont de véritables menaces pour la planète de la même façon que les agro-carburants ». Il donne l’exemple du Royaume-Uni où le développement industriel de la biomasse nécessiterait 60 millions de tonnes de bois par an. Ce qui correspond à neuf fois la production forestière de l’ensemble du pays.

D’autres membres de collectifs et d’associations font part des difficultés économiques et environnementales imposées par la centrale sur leur territoire. Tous s’accordent pour dire que c’est la régénération de la forêt méditerranéenne qui sera mise à mal.

Des syndicalistes de l’Office National des Forêts, CGT et solidaires, assurent que l’ensemble des organisations professionnelles de leur secteur sont opposées. Des élus de la région affirment leur volonté d’enterrer le projet. Parmi eux, Hervé Guerrera (Parti Occitan) et Christian Desplat (EELV) conseillers régionaux, Karine Berger, députée PS des Hautes-Alpes, Michèle Rivasi eurodéputée EELV.

François-Michel Lambert, député EELV de Gardanne, par ailleurs vice-président de la commission développement durable et aménagement du territoire de l’Assemblée Nationale, se contente d’une timide demande de moratoire.

Bataille pour l’emploi

Au moment même où se déroulait la manifestation en centre-ville de Gardanne, le syndicat CGT énergie organisait un rassemblement devant l’entrée de la centrale pour affirmer la volonté de défendre l’emploi. Le passage à la biomasse lui paraît une nécessité pour pérenniser les emplois sur site. En juillet, les ouvriers de la centrale thermique de Gardanne sortaient de six mois de grève contre un plan social voulu par E.ON. La suppression de 215 postes en France dont 20 à Gardanne était en jeu.

La centrale thermique a été pensée pour brûler le charbon sorti de terre localement. Très énergivore, l’usine d’alumine (connu pour ses rejets de boues rouges) profite directement de cette source d’énergie. Le début de la chaîne a disparu en 2003. En février de cette année-là les mines de charbon ferment définitivement leurs portes. Depuis cette date, l’emploi industriel est en perte de vitesse sur l’ancien bassin minier.

Aujourd’hui, la ville de Gardanne connaît un taux de chômage de 14 %. Soit deux points de plus que la moyenne des Bouches-du-Rhône. La municipalité PCF soutient pour les même raisons d’emploi le projet E.ON. Juste avant de rempiler pour un septième mandat, le maire Roger Meï déclarait dans les colonnes du Monde : « Les Gardannais ne sont pas inquiets. C’est une ville industrielle et quand ils voient fumer les cheminées, ils sont contents, ça veut dire qu’il y a du travail ». La plupart des Gardannais rencontrés sur le marché ce dimanche ne sont pas informés du projet de centrale biomasse.

Des ouvriers sous pression

Après la dispersion du rassemblement en centre-ville, une trentaine d’opposants au projet d’E.ON se sont rendus en voiture à la centrale pour rencontrer les ouvriers. Alors que les voitures font le tour du rond-point devant la centrale pour chercher à se garer, quelques ouvriers se montrent agressifs. « Rentrez chez-vous ! Vous savez que ça va mal se passer ! » lance l’un d’eux.

Les gendarmes sont présents, prêts à s’interposer. Les opposants à E.ON s’approchent en groupe du portail de l’usine. Une quinzaine d’ouvriers roulent des mécaniques en allant vers eux. Ils se rencontrent aux abords du rond-point. Sous la conduite du secrétaire générale CGT, Nadir Hadjali, la discussion s’engage entre les deux groupes. Elle est cordiale et les plus véhéments renoncent à en venir aux mains.

Les anti E.ON proposent de faire se rejoindre les luttes et de « réfléchir ensemble sur comment on consomme et comment on travail »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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Jeudi 2 octobre 2014 4 02 /10 /Oct /2014 20:22

 

Source : www.reporterre.net

 

CHRONIQUE - Malheur à vous, qui vous prétendez socialistes, et acceptez le démantèlement des normes sociales et environnementales

Pierre Larrouturou

jeudi 2 octobre 2014

 

 

 

Cargill est une multinationale spécialisée dans le négoce de matières premières. Ses propriétaires se sont partagés quatre milliards de dollars de bénéfices en deux ans. Cargill, par ses spéculations, est responsable de crises alimentaires majeures. Cargill est une championne du système néo-libéral. TAFTA déroule un tapis rouge à tous les Cargill du monde.



Pierre Larrouturou participera lundi 6 octobre à La Rencontre de Reporterre : L’écologie au cœur de la reconstruction politique


Mercredi dernier, une centaine de militants de la Confédération paysanne ont envahi le siège social de Cargill France à Saint-Germain-en-Laye. De façon parfaitement non-violente, ils voulaient attirer les projecteurs sur l’un des acteurs majeurs de la mondialisation néolibérale.

Etant au siège de la Confédération la veille au soir pour préparer la journée du 28 octobre (le procès des démonteurs de l’usine des Mille vaches à Amiens), nous étions quelques-uns à être prévenus de cette action et nous avons accompagné la Conf’ sur le terrain.

4 milliards de dollars empochés par quelques personnes

Faut-il l’avouer ? Je ne connaissais pas Cargill. Ce que j’ai découvert fait froid dans le dos et donne envie de se battre avec plus d’énergie encore contre les accords TAFTA et contre tout ce qui aggrave la dérive néo-libérale de la mondialisation.

Cargill est spécialisée dans le négoce de matières premières. La famille Cargill possède 88 % de l’entreprise. Ses membres, Pauline MacMillan Keinath, Cargill MacMillan Jr, Whitney MacMillan, Marion MacMillan Pictet, sont milliardaires : en deux ans, ils viennent de se partager plus de quatre milliards de dollars. Oui : 4.000.000.000 dollars empochés par une poignée d’hommes et de femmes déjà richissimes. D’où vient cet argent ? Quelles sont les activités de Cargill ?

Cargill est souvent citée, notamment par Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, comme un acteur majeur de la crise alimentaire mondiale, en raison de spéculations sur les produits alimentaires de base.

Responsable de la crise alimentaire mexicaine

En janvier 2007, Patrice Gouy, de Radio France Internationale (RFI), dénonçait le rôle de Cargill dans la crise alimentaire qui sévissait au Mexique :

« La tortilla, cette petite galette de maïs que mangent tous les Mexicains, a encore doublé de prix depuis le début de l’année, passant de 5 à 10 pesos le kilo. Cette hausse de 100 % accentue la crise alimentaire qui touche les classes populaires, en particulier les 18 millions de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour. C’est en effet la nourriture de base des Mexicains, qui en consomment en moyenne 60 kg par an et par personne, et jusque 180 kg dans les foyers les plus pauvres. Une hausse des prix de 100 % totalement scandaleuse alors que le salaire minimum vient d’être augmenté de 3,89 % seulement.

« Les responsables de cette crise sociale sont les grands producteurs de maïs, Cargill, Minsaet et Maseca, qui se sont emparés du marché en quelques années : anticipant la hausse des cours internationaux du maïs, ils ont spéculé, ne mettant en circulation que de faibles quantités de grain. Les cours se sont envolés : Cargill a acheté en novembre dernier la tonne de maïs à 175 dollars et l’a revendue en janvier à 350 !

« En 1994, juste avant la signature de l’ALENA (l’accord de libre échange nord-américain), le kilo coûtait 80 centimes de pesos. Avec un salaire minimum, on pouvait acheter 28 kg de tortilla. Aujourd’hui, le kilo de maïs coûte 10 pesos et le salaire minimum ne permet plus d’en acheter que 5 kg. Les dérégulations et la concentration du monde rural voulues par les gouvernements libéraux ont entraîné une constante augmentation du volume des importations qui s’est traduite, sur le terrain, par une émigration massive des paysans aux Etats-Unis.

 

« L’augmentation des importations n’est pas sans risque. En s’en remettant aux fermiers américains, le Mexique n’aura plus aucune souveraineté alimentaire. Il sera donc à la merci de Washington qui aura une arme supplémentaire à sa disposition pour faire pression sur le gouvernement mexicain », concluait le correspondant à Mexico de RFI.


- La grande bâche noire déployée sur la façade du siège social français de Cargill par la Confédération paysanne. -

« Il n’y a pas d’alternative »

Les néolibéraux nous présentent la mondialisation comme un phénomène inévitable, qui profite à tous. Certes, il y a parfois quelques délocalisations - ils le reconnaissent - mais cela aide au développement des pays du Sud, disent-ils. Nous serions bien égoïstes de nous y opposer !

Certes, la part des salaires dans le PIB a considérablement baissé depuis trente ans et les dividendes explosent, mais pourquoi s’y opposer ? Les néolibéraux nous expliquent que cet argent va bénéficier à des millions de retraités modestes qui améliorent leur niveau de vie avec ce que leur versent les Fonds de pension.

Pas de chance : avec Cargill, on constate que cette mondialisation ne profite pas du tout aux pays du Sud et que seule une dizaine de personnes s’est partagée des milliards de bénéfices.

Accélérer le TAFTA

En février dernier, en rencontrant Barack Obama, François Hollande affirmait qu’il fallait accélérer la conclusion des accords TAFTA : « Aller vite n’est pas un problème, c’est une solution. Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y a aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. Si nous sommes de bonne foi, si nous sommes respectueux des positions des uns et des autres, si nous sommes attachés à la croissance, nous pouvons aller vite. »

François Hollande veut accélérer la conclusion du TAFTA, mais nous sommes des millions à vouloir nous y opposer. Et la visite chez Cargill nous a donné envie de nous engager avec plus de force encore dans ce combat.

Les fous ont pris le contrôle de l’asile !

Ceux qui tirent les ficelles de la dérégulation mondialisée ont cessé d’être humains : Pauline MacMillan, Cargill, Whitney et Marion se partagent chaque année un ou deux milliard de bénéfices alors qu’ils savent que la spéculation dont provient cette fortune contribue à affamer des millions de gens au Mexique et sans doute à en tuer des centaines de milliers en Afrique.

Comment peuvent-ils se regarder le matin dans la glace ? Comment peuvent-ils trouver le sommeil dans leurs villas de luxe en sachant que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ne peuvent pas dormir dans les pays du Sud car ils ont trop mal au ventre ou s’inquiètent pour la survie d’un de leurs proches ?

A un tel niveau, la cupidité n’est plus un défaut. C’est une maladie mentale. Accumuler des centaines de millions sur un compte en banque en sachant que, jamais, de son vivant, on ne pourra rien en faire de concret mais en acceptant, pour cela, que des milliers d’hommes et de femmes meurent de faim chaque année n’est pas seulement un problème économique, c’est un problème psychiatrique.

Et au lieu de proposer à ces personnes des soins appropriés, on les admire et on les prend comme conseillers officieux des grandes négociations internationales : les fous ont pris le contrôle de l’asile !

 

*Suite del'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Jeudi 2 octobre 2014 4 02 /10 /Oct /2014 19:17

 

 

Source : bigbrowser.blog.lemonde.fr


 

Des parapluies fleurissent dans le monde en soutien aux manifestants de Hongkong

 

 

 

 

Plusieurs manifestations de soutien aux Hongkongais, qui réclament davantage de démocratie dans le processus de désignation du chef de leur exécutif, ont eu lieu, mercredi 1er octobre, alors que la Chine martèle qu'elle souhaite que cette crise reste une affaire "intérieure".

>> Lire nos explications : Hongkong : pourquoi les « parapluies » se rebellent

De Séoul à Montréal, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dans les rues, brandissant des parapluies, devenu symbole de la contestation en Chine. Environ quatre mille personnes ont ainsi manifesté à Taipei, la capitale de Taiwan. Deux mille autres se sont rassemblées devant l'ambassade de Chine à Londres. A New York, ils étaient quelque 350 à clamer, mercredi soir, "Hongkong, soit fort", sur Times Square.

 

Voir l'image sur Twitter

They say they want democracy for Hong Kong. tonight at time square.

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Mercredi 1 octobre 2014 3 01 /10 /Oct /2014 19:27

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Bétonnisation

Lyon : un paysan refuse d’être exproprié par le foot business

par Sophie Chapelle 1er octobre 2014

 

 

 

 

Il est le dernier paysan à s’opposer au tracé des voies d’accès à l’ « OL Land », le nouveau grand stade lyonnais. Neuf des 25 hectares de Philippe Layat, agriculteur céréalier, sont soumis à une procédure d’expropriation. Prix du rachat de ses terres ? 1 euro le mètre carré... La raison de l’expropriation ? Le projet pharaonique porté par le président de l’Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas en vue de l’Euro 2016 de football. Ce projet comporte notamment un nouveau stade de 60 000 places et nécessite l’aménagement de nouvelles infrastructures routières (notre précédente enquête).

Le 14 mai dernier, la Cour administrative d’appel a annulé les déclarations d’utilité publique autorisant les expropriations (voir ici). Aux yeux de la loi, cette annulation a un caractère « exécutoire, mais pas définitif ». Une nuance qui permet au chantier de se poursuivre. Depuis début septembre, le Grand Lyon a donc décidé de démarrer les travaux sur le terrain de Philippe Layat, dans le cadre des aménagements de l’accès sud du futur OL Land. « Un passage en force », dénoncé par Etienne Tête, l’avocat du cultivateur.


La triple peine pour un paysan. par latelevisionpaysanne

Ces derniers jours, les appels à rassemblement se sont multipliés autour des terrains de Philippe Layat à Décines (Est lyonnais), afin d’exiger la suspension des travaux. Le 17 septembre, une délégation comprenant notamment le syndicat Confédération paysanne a été reçue par le cabinet de Gérard Collomb, Président du Grand Lyon. Dans un courrier [1] du 4 septembre, le syndicat de paysans a demandé au Grand Lyon, au même titre que d’autres associations, de réviser le tracé de cette voirie desservant le stade, et coupant en deux son exploitation agricole. Le cabinet de Gérard Collomb a assuré que ces courriers ne resteraient pas lettre morte. Depuis 11 heures ce 1er octobre, une vingtaine de paysans de la Confédération paysanne et trois moutons se sont introduits par surprise dans le bâtiment du Grand Lyon. Ils entendent y rester jusqu’à avoir obtenu un rendez-vous avec le Président du Grand Lyon.

Le tribunal de grande instance de Lyon rendra sa décision sur la légalité des arrêtés d’expropriation le 21 octobre. Les associations locales appellent à « agir vite ». Car même en cas de victoire de Philippe Layat au tribunal, les travaux risquent d’être trop avancés d’ici mi-octobre pour que les terrains puissent être restitués à l’agriculteur. Une pétition de soutien à Philippe Layat est en ligne. « Tous les 7 ans, nous perdons l’équivalent d’un département entier de terres agricoles qui sont transformées en routes, parkings et autres centres commerciaux, rappelle la pétition. Défendre Philippe Layat, c’est défendre notre avenir à tous, notre souveraineté alimentaire, et la démocratie contre les logiques


spéculatives ».

 

Notes

[1Voir ici


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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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