Ils réagissent

Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 18:59

 

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A Berlin, des milliers de manifestants contre la surveillance

Le Monde.fr | 31.08.2014 à 12h35 • Mis à jour le 31.08.2014 à 14h27 | Par Martin Untersinger (envoyé spécial, à Berlin)

 
 
Les manifestants avant le départ du cortège, près de la porte de Brandebourg.

En se penchant par la fenêtre de leurs bureaux, les employés de l'ambassade américaine à Berlin pouvaient presque voir se masser les participants à la manifestation « Freiheit statt Angst » (« La liberté, pas la peur ») au pied de la porte de Brandebourg toute proche.

Il n'est pas certain qu'ils aient été bien accueillis dans ce rassemblement organisé samedi 30 août dans la capitale allemande pour protester contre les pratiques de la NSA, l'agence de renseignement américaine, et plus largement contre la surveillance des communications.

Cette manifestation se tient chaque année depuis plus de dix ans à Berlin. Mais depuis le début des révélations d'Edward Snowden, il y a plus d'un an, ces rassemblements ont pris une saveur particulière.

« J'ai demandé à mon grand-père pourquoi il n'avait rien fait contre les nazis. Je ne veux pas que ma fille, plus tard, me pose la même question », lance Thomas, qui ne veut pas donner son nom de famille, un développeur informatique de la région de Düsseldorf, pour qui il s'agit de sa première participation.

Sebastian et Thomas, développeurs informatiques de la région de Düsseldorf.

« PAS EU DE VRAIE RÉACTION DU GOUVERNEMENT ALLEMAND »

Les ennemis du jour s'appellent Barack Obama et la NSA d'un côté, Angela Merkel et le BND (le principal service de renseignement allemand) de l'autre. Les premiers sont accusés de mettre, par le biais de leurs tentaculaires programmes de suveillance d'Internet et des communications, une large partie du globe sur écoute, tandis qu'on reproche aux seconds leur complicité et leur apathie dans l'affaire Snowden.

Sous une pancarte sur laquelle est inscrit « 1984 n'était pas censé être un manuel d'instruction », Johannes, étudiant en mathématiques, explique qu'il n'y a « pas eu de vraie réaction du gouvernement allemand ». « Les protestations, au début, c'était un alibi, poursuit-il. Le gouvernement n'a aucun intérêt à ce que cela change : il en bénéficie. »

C'est ce que lance à la foule, depuis la scène installée à quelques encablures de la porte de Brandebourg, le porte-parole de l'ONG Digital Courage, qui organise la manifestation : « Comme le dit Edward Snowden, la NSA et le BND dorment dans le même lit. »

Cette proximité entre l'Allemagne et les Etats-Unis est un constat partagé par Rena Tangens, la cofondatrice de l'ONG, qui explique que son « gouvernement est trop effrayé pour se battre pour nos droits ». Des critiques acerbes qui contrastent avec l'image de l'Allemagne, généralement présentée comme le pays ayant formulé la réponse la plus ferme aux révélations Snowden.

« Les Allemands sont forts pour parler, mais pour faire la révolution, les Français restent les meilleurs ! », plaisante Daniel Domscheit-Berg, porte-voix sous le bras. Cet Allemand, célèbre pour avoir été, lorsqu'il faisait partie de WikiLeaks, le bras droit de Julian Assange, est optimiste : « Venir à cette manifestation, chaque année, c'est un baume au cœur. Cela montre que les gens ne s'en fichent pas ! »

Manifestants devant le Bundestag.

« L'ALLEMAGNE ET BERLIN SONT LE CŒUR DE LA RÉSISTANCE »

Julia Reda, députée européenne fraîchement élue du Parti des pirates, tient également à nuancer la réaction des autorités allemandes à la suite des révélations sur la NSA. « Les politiques allemands ont réussi à orienter le débat de manière à ce qu'Angela Merkel apparaisse comme la victime », laissant de côté, selon elle, les agissements de la NSA contre les habitants d'outre-Rhin. L'hebdomadaire Der Spiegel révélait par exemple à l'été 2013 que la NSA avait collecté une très grande quantité de données relatives à l'activité des Allemands sur Internet.

Toutefois, difficile d'imaginer une autre ville pour cette manifestation. Les pancartes dénonçant une « Stasi 2.0 » fleurissent et le tracé du mur de Berlin croise le chemin emprunté par le cortège. C'est aussi dans la capitale fédérale que le Parti pirate, en pointe contre la surveillance en ligne, fait ses meilleurs scores.

L'Américain Jacob Appelbaum, célèbre activiste des libertés en ligne réfugié à Berlin depuis plusieurs mois, remercie d'ailleurs sur scène les Berlinois et les Allemands, dans leur langue, pour leur « soutien et leur solidarité ». « L'Allemagne et Berlin sont le cœur de la résistance contre la surveillance. Je pense que c'est parce que l'Allemagne sait comment cela peut se finir. Je pense que l'histoire tend à se répéter, avec des petites variations », explique-t-il à sa descente de la tribune, quelques minutes plus tard.

Un sifflet géant en hommage à Edward Snowden, devant la porte de Brandebourg.

MOBILISATION EN DEMI-TEINTE

Pourtant, la mobilisation est en demi-teinte. Si la police n'a pas voulu donner de chiffres, ils ne sont vraisemblablement guère plus de 5 000, les organisateurs évoquant le chiffre de 6 500. C'est trois fois moins que l'année dernière, en plein cœur des révélations Snowden : 15 000 personnes s'étaient rassemblées.

La députée Julia Reda tente d'expliquer ce manque de résonance, malgré le déferlement des révélations sur les pratiques des services de renseignement, par l'isolement politique dont sont parfois victimes ceux qui combattent la surveillance :

« Je pense que ceux qui s'intéressent aux implications politiques d'Internet sont vraiment déconnectés de la politique traditionnelle. Nous devons simplifier le message, de façon à concerner plus de monde. »

Dans le cortège, il y a bien sûr des familles derrière leurs poussettes, des personnes âgées, des membres de groupes antifascistes qui marchent quelques pas devant les jeunes libéraux du FDP, symboles de la variété des organisations ayant signé l'appel à manifester.

Mais le gros des participants appartient au milieu traditionnel du militantisme des libertés sur Internet. On croise ainsi, pêle-mêle, des tee-shirts à l'effigie de Tor, le logiciel anti-censure, des masques d'Anonymous sous des drapeaux du Parti pirate et des afficionados du bitcoin. Un manifestant arbore fièrement un détournement de la célèbre citation (faussement attribuée à Voltaire) : « Je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que tu puisses le chiffrer. »

Julia Reda souligne la nécessité de dépasser ce premier cercle de convaincus : « Nous devons amener ces questions dans le champ de la politique traditionnelle. Nous devons nous politiser. Nous devons aussi nous ouvrir à d'autres communautés. »

Pour replacer la société allemande au centre du débat, une poignée de femmes en tailleur et d'hommes en costumes ont fait leur apparition cette année. Ils se serrent derrière une petite banderole où est inscrit : « Des gens normaux contre la surveillance radicale ». Ils promettent de revenir plus nombreux l'année prochaine.

Afin que le message porte, certains tentent d'élargir les revendications. Jacob Appelbaum, par exemple : « Dans cette manifestation, on ne parle pas seulement de la lutte contre la surveillance, mais surtout de la lutte pour les droits de l'homme. »

 Martin Untersinger (envoyé spécial, à Berlin)
Journaliste au Monde

 

 

 

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 14:13

 

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Maximilian Schrems : « Les termes de Facebook ne sont pas valides selon les lois européennes »

 

 

Vingt-cinq mille personnes viennent de se joindre à cet Autrichien de 26 ans pour lancer une action judiciaire afin que le géant américain respecte la législation européenne en vigueur. Entretien.
 
 

Le Monde.fr | 07.08.2014 à 21h39 • Mis à jour le 08.08.2014 à 13h35 | Propos recueillis par Grégor Brandy (Journaliste)

A 26 ans, Maximilian Schrems a déjà une longue histoire avec Facebook. En 2011, le jeune Autrichien avait demandé au réseau social, par simple curiosité, ce qu'il savait à son sujet. Facebook lui avait alors envoyé un CD avec un document PDF de 1 200 pages, contenant notamment des informations qu'il avait supprimées...

Quelques mois plus tard, Maximilian Schrems avait déposé vingt-deux réclamations à la commission de protection des données en Irlande, où Facebook est installé.

Visiblement peu satisfait de la façon dont l'Irlande traitait l'affaire, il a décidé de porter plainte, vendredi 1er août, devant la cour de commerce de Vienne et a demandé à toutes les personnes majeures de se joindre à lui pour donner plus de poids à son action. Lundi 4 août, ils étaient déjà onze mille à le soutenir.

Lire notre article : Max Schrems : "L'important, c'est que Facebook respecte la loi"

Maximilian Schrems pose avec les 1 200 pages d'informations collectées sur lui par Facebook. Maximilian Schrems pose avec les 1 200 pages d'informations collectées sur lui par Facebook. | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Pourquoi poursuivez-vous Facebook ?

Maximilian Schrems : J'ai étudié aux Etats-Unis pendant un semestre. Et quelqu'un de Facebook est venu nous expliquer comment les lois européennes sur la vie privée fonctionnaient. J'étais le seul Européen. Et il disait : « Vous pouvez faire ce que vous voulez, rien ne vous arrivera jamais. » Il interprétait la loi européenne d'une façon qui était complètement fausse. Il disait des choses comme : « Tant que personne ne vous dit non, vous pouvez continuer à utiliser leurs données. » Mon idée était donc de montrer aux entreprises que l'on peut faire appliquer la loi européenne.

Actuellement, en Europe, nous ne faisons que nous lamenter que la vie privée ne soit pas respectée en ligne et du fait que les entreprises ne respectent pas la législation européenne. De notre côté, nous avons donc décidé de faire quelque chose au lieu de continuer à nous plaindre.

Sur quelles bases attaquez-vous Facebook ?

La liste est assez longue. Nous avons choisi les violations de la loi les plus basiques. La politique de confidentialité, la participation au programme PRISM de la NSA (National Security Agency), la fonction « Graph Search », le tracking sur les pages autres que Facebook, via par exemple le bouton « like »...

En fait, nous voulons que le réseau social se soumette à différents points de la loi, comme par exemple avoir des politiques de confidentialité compréhensibles.

Vous avez demandé un dédommagement de 500 euros par personne à Facebook. Avez-vous eu peur que les gens qui se joignent à la plainte ne viennent que pour l'argent ?

Ces 500 euros sont symboliques. Ils servent à montrer qu'il y a bien un dommage, mais que nous ne voulons pas une plainte avec des montants de réparation fous.

Les gens nous disent : "Enfin, quelqu'un fait quelque chose !"

Nous ne savons pas si les gens viennent pour cela ou non. Nous ne pouvons pas nous mettre à leur place. Les gens nous disent qu'ils vont tout reverser à la cause. Le plus souvent, ils nous disent : « Enfin, quelqu'un fait quelque chose ! » Je n'ai pas l'impression que l'argent soit le moteur de tous ces soutiens.

Y a-t-il un risque pour ces gens si vous veniez à perdre le procès ?

Le pire qui pourrait arriver, c'est de perdre et donc de devoir payer toutes les indemnités légales. Mais nous nous sommes arrangés avec Roland ProzessFinanz, un financier juridique qui prendrait alors en charge ces frais.

En échange si l'on gagne, ils prendront une partie (20 % après remboursement des frais) des indemnités.

Pourquoi attaquer la filiale irlandaise de Facebook et non le siège de l'entreprise, aux Etats-Unis ?

Facebook Irlande est responsable de l'Europe. En fait, tous les utilisateurs de Facebook, à part ceux présents aux Etats-Unis et au Canada ont un contrat avec Facebook Irlande. Comme je suis Autrichien, j'ai déposé la plainte dans mon pays.

 « L'Irlande n'a pas vraiment envie de faire respecter la loi »

Ce n'est pas la première fois que vous vous attaquez à Facebook.

En 2011, nous n'avions pas attaqué Facebook en justice. Nous nous étions plaints auprès de la commission de protection des données en Irlande. Il est possible d'aller voir les autorités et de leur demander si elles peuvent faire quelque chose. Mais si elles n'ont pas envie de faire quoi que ce soit ou si cela prend trop de temps, ou devient trop compliqué, on peut aussi attaquer en justice.

Nous sommes donc allés voir les autorités irlandaises. Elles n'avaient pas vraiment envie de faire respecter la loi. Il y avait donc ensuite cette possibilité d'aller devant la justice.

Et attaquer Facebook était-il plus simple en Autriche qu'en Irlande ?

Les lois sont plus ou moins les mêmes dans les deux pays. L'Autriche est peut-être un peu plus stricte, mais la différence n'est pas flagrante. La principale différence, c'est que l'Irlande ne fait pas respecter la loi.

Si vous ne vous garez pas au bon endroit, vous êtes soumis à une contravention. Mais si vous utilisez les données de millions de personnes à des fins qui ne sont pas prévues par la loi, il ne se passe rien, à part un avertissement. Vous recevez une lettre de la commission de protection des données qui vous dit que vous n'avez pas intérêt à recommencer.

25 000 personnes se sont associées à sa plainte

 Combien de personnes se sont associées à cette plainte ?

Vingt-cinq mille ; nous avons choisi de nous arrêter là. Ce chiffre nous paraît raisonnable et possible à gérer administrativement. Mais ceux qui le souhaitent peuvent toujours s'ajouter en tant que partie intéressée, et nous verrons ensuite si nous parvenons à les intégrer aux vingt-cinq mille premiers.

Est-ce une « class action » contre Facebook ?

C'est la version autrichienne d'une class action. Nous n'avons pas de véritable class action en Autriche. Mais nous avons des sessions qui font que cela revient quasiment au même. Les gens peuvent donc assigner leurs demandes à une personne qui ensuite attaque la compagnie au nom de toutes ces personnes.

J'aurais pu attaquer tout seul, mais Facebook aurait juste eu à corriger mes données. Si nous sommes suffisamment nombreux, nous pourrons obtenir des changements qui bénéficient à tout le monde.

25 000 personnes ont déjà rejoint la plainte de Maximilian Schrems en remplissant ce formulaire. 25 000 personnes ont déjà rejoint la plainte de Maximilian Schrems en remplissant ce formulaire. | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Facebook pourrait vous dire : « Vous avez accepté nos conditions et nos services. Personne ne vous oblige à utiliser Facebook, et si vous n'aimez pas la façon dont nous gérons tout cela, vous pouvez partir. » 

C'est l'une de leurs positions, en effet. Le problème, c'est que ce n'est plus que Facebook qui agit ainsi mais tout l'industrie technologique. Si vous voulez utiliser des produits Google, Apple ou commander sur Amazon, vous devez accepter leurs conditions d'utilisation avec tout le temps les mêmes termes.

Et donc soit on les accepte et on participe à ce Nouvel Age, soit on revient en arrière. Ces termes ne sont cependant pas valides selon la législation européenne. On pourrait mettre dans ces conditions d'utilisation que l'on vend son âme à l'autre partie, cela n'aurait pas de valeur.

L'une des principales incompréhensions, c'est que nous ne sommes pas au Far West. On ne peut pas mettre n'importe quoi dans les termes. Même les gens qui travaillent pour Facebook ne savent ce qu'il y a dedans exactement. Nous nous sommes rencontrés pendant sept heures, il y a deux ans, et quand nous leur demandions des choses comme : « Où avez-vous obtenu l'accord pour que d'autres personnes mettent en ligne vos informations personnelles ? », leur réponse était : « On ne sait pas. »

"On ne peut pas mettre n'importe quoi dans les termes."

Mais comme vous le dites, Facebook n'est pas le seul à agir ainsi. Alors pourquoi s'attaquer à Facebook et pas à Google, à Amazon ou à Apple ?

Nous avons commencé avec Facebook. J'ai étudié le sujet, donc je sais de quoi je parle. Je suis sûr à cent pour cent de ce que je dis. Ce n'est pas forcément le cas avec d'autres entreprises. Ce ne serait pas vraiment logique de nous attaquer à une autre société si nous voulons nous servir de cela comme d'un exemple par la suite.

Avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne sur Google et le « droit à l'oubli », ce seraient des signaux envoyés à l'industrie. J'étais dans la Silicon Valley en mai, quand la Cour a rendu son jugement, et les gens se disaient : « Les Européens prennent vraiment leurs lois au sérieux. » Vous n'avez pas forcément besoin d'attaquer tout le monde. Il faut juste qu'ils sachent qu'on ne peut pas transgresser la loi en Europe et s'en sortir impunément.

« Personne ne fait rien au niveau légal. C'est ça le vrai problème »

Et si vous perdez ?

J'aurais essayé. Des journalistes parlent de ce sujet, des gens s'en plaignent... mais personne ne fait rien au niveau légal. Et c'est ça le vrai problème.

Maximilian Schrems Maximilian Schrems | (c) 2011 europe-v-facebook.org

Facebook a-t-il essayé de vous contacter depuis le dépôt de la plainte ?

Non. J'ai envoyé un message et un e-mail à une des personnes de Facebook avec qui je suis en contact d'habitude en l'invitant à me rappeler si elle avait des questions. Je n'ai pas de nouvelles. Mais c'est logique. Ils n'ont pas encore eu accès au dossier. Cela prend du temps.

Savez-vous combien de temps la procédure risque de durer ?

La première audience doit avoir lieu avant la fin de l'année 2014. Mais on ne peut pas vraiment prévoir.

Aimez-vous Facebook ?

Je crois que ce que j'aime, c'est le concept de réseau social. La technologie est très cool. Je suis juste triste qu'il n'y ait qu'un monopole qui fasse fonctionner ce service et qu'il utilise ce service à ses propres fins.

  • Grégor Brandy (Journaliste)
    Journaliste au Monde

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 13:45

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Des agriculteurs français dénoncent le « dumping » espagnol sur les fruits

Le Monde.fr avec AFP | 13.08.2014 à 13h00 • Mis à jour le 13.08.2014 à 13h10

 
 

 

 

Des manifestants au poste-frontière du Boulou, lors d'une précédente manifestation en 2009.

 

 

Ils dénoncent le « dumping économique » pratiqué en Espagne, et réclament que la France porte plainte. Environ 200 agriculteurs français ont bloqué le poste-frontière du Boulou, au sud de Perpignan, mercredi 13 août, occasionnant des bouchons sur l'autoroute A9.

Dans leur mire, les camions espagnols transportant des fruits et légumes. Menés par les syndicats de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes agriculteurs, les manifestants ont fouillé les véhicules, apposant des tracts sur leurs cargaisons, comme le relève France 3 Languedoc sur Twitter.

 

Voir l'image sur Twitter

200 agriculteurs manifestent à la frontière espagnole au Boulou.Ils inspectent les camions espagnols.

 

Venus notamment de la Drôme, de l'Hérault ou encore du Vaucluse, les producteurs français s'en prennent au prix des fruits espagnols. « Quand un kilo de pêches coûte 1,10 euro à Madrid mais entre en France à 0,50 euro, il y a dumping économique », a clamé le président de la FDSEA.

 

 LES « PÊCHES ESPAGNOLES » VISÉES

Les manifestants se défendent de diriger leur mouvement contre les Espagnols. Ils rappellent que leur mouvement avait commencé à alerter les autorités françaises et Bruxelles depuis Noël. A plusieurs reprises au cours des mois précédents, les agriculteurs français ont protesté contre les « pêches espagnoles » qui feraient baisser les prix en France.

Lire le décodage : Les pêches espagnoles menacent-elles les producteurs français ?

Selon les Décodeurs, l'accusation de « dumping » n'est pas suffisante pour expliquer une baisse des prix. En effet, celle-ci ne se constate pas de manière significative sur plusieurs années, ni sur les marchés de gros, ni dans le panier du consommateur.

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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Source : france3-regions.francetvinfo.fr


Les producteurs de fruits manifestent à la frontière espagnole

 

 

Les agriculteurs des Pyrénées-Orientales ont décidé de bloquer le péage du Boulou à la frontière espagnole pour protester contre la baisse du cours de leurs productions. Leur opération provoque un bouchon de près de 20 km en direction de la frontière espagnole.

  • Par Laurence Creusot
  • Publié le 13/08/2014 | 10:16, mis à jour le 13/08/2014 | 12:21
Les camions espagnols inspectés par les manifestants © France3 LR / Daniel Mahoux
© France3 LR / Daniel Mahoux Les camions espagnols inspectés par les manifestants

Les producteurs de fruits ont décidé de manifester à la frontière espagnole ce matin.
Arboriculteurs, maraîchers et viticulteurs veulent attirer l'attention du public sur les méventes de leurs produits.
Les quelques 200 manifestants viennent de plusieurs départements du sud-est de la France.

En cause, les pertes dues à la météo mais aussi et surtout la concurrence de nos voisins espagnols et les répercutions redoutées sur les cours suite à l'embargo russe sur les produits alimentaires.

Partis de Perpignan vers 8 h 00 en convoi, les manifestants ont ralenti la circulation sur l'A9 en direction de l'Espagne.
On comptait 14 km de bouchons vers 9 h 30 entre Perpignan Sud et Le Boulou du fait d'une opération escargot.

Les manifestants distribuent des tracts au péage du Boulou depuis 9 h 30.
Ils ont commencé une distribution de pêches et de nectarines gratuite.
Ils inspectent aussi les chargements des camions espagnols et filtrent les véhicules en provenance de l'Espagne au péage du Boulou
A 11 h 00 on comptait 20 km de ralentissement entre Perpignan Nord et la frontière.

Les manifestants bloquent les camions au péage de la frontière espagnole
Les manifestants bloquent les camions au péage de la frontière espagnole


Les manifestants expliquent qu'il s'agit d'une opération sourire visant à interpeller les pouvoirs publics quant à leur situation.
Ils ouvrent toutefois tous les camions de produits alimentaires en provenance de l'Espagne.
"Une pêche qui coûte un euro le kilo à Madrid arrive ici à 0,50 centimes" explique l'un des arboriculteur présent.
Cette manifestation intervient le jour où la commission européenne doit décider des mesures de soutiens annoncées il y a deux jours.

La distribution de pêches au péage du Boulou © France 3 LR
© France 3 LR La distribution de pêches au péage du Boulou


Le préfet des P.O. avait mis en garde les manifestants quant aux conséquences d'éventuels débordements.


Le reportage de France 3 Pays catalans

 

 

 

 

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 19:46

 

 

Source :  www.bastamag.net

 

 

 

Logement

Acheter des appartements pour les sans-abris grâce au financement participatif : Toit à moi à Nantes

par SideWays 11 juillet 2014

 

 

 

 

 

 

D’un côté, des appartements vides. De l’autre, des personnes sans abris. C’est face à ce paradoxe que Denis et Gwenaël, deux Nantais, ont décidé d’agir : ils proposent à ceux qui ont de l’argent d’acheter à plusieurs des appartements, mis ensuite à la disposition de particuliers ou de familles. Du crowdfunding appliqué au logement, avec un accompagnement individualisé des bénéficiaires. L’initiative est pilotée par une association, Toit à Moi. Reportage.

La problématique des sans-abris a toujours touché Denis. Persuadé qu’il est possible d’agir et de trouver des solutions, il réfléchit à un moyen d’action réel à mettre en place. Il pense tout d’abord alerter l’opinion et partager son indignation en réalisant un documentaire. Avec l’objectif de profiter de sa diffusion pour récolter des fonds, à la manière d’un téléthon. Il débute ce projet, en écrivant un premier synopsis, avant de se rendre compte qu’il souhaite agir de manière plus concrète.

C’est en 2007, en passant devant une agence immobilière, que Denis a ce premier déclic : « Les appartements vides existent. Ils sont ici. Il faut simplement trouver un moyen de les acheter ». La solution : utiliser le principe du crowdfunding, financement participatif, encore peu populaire à l’époque. Il se met à griffonner, à calculer. Ses résultats lui paraissent une évidence : « Ça me semblait très simple ! Nous sommes si nombreux à être indignés de voir tant de sans-abris, il suffit que nous soyons 80 pour acheter un appartement. Seulement 80... ».

 

 

Le principe est tellement simple que Denis convainc facilement Gwenaël, son collègue de travail. Ils se lancent dans l’aventure. Et distribuent des milliers de flyers dans les rues nantaises pour trouver les 80 parrains nécessaires. Le résultat est peu concluant…

Convaincus de la pertinence de leur projet, ils décident de continuer. A travers leurs réseaux personnels et professionnels, ils constituent une première équipe d’une trentaine de parrains. Et en 2008, un premier appartement est acheté.

Pour voir la suite du reportage (photos, interviews, vidéos).


Reportage réalisé par le site SideWays, web-série documentaire présentant des initiatives solidaires, positives et originales, qui sont « des idées pionnières ou bien des remèdes au système actuel, dans lequel de moins en moins de personnes se retrouvent », expliquent les initiateurs du projet, Hélène Legay et Benoit Cassegrain de l’association Contre-courant. Chaque épisode se décline sous un même format : une vidéo de 5 min, un article multimédia et un espace de discussion avec les protagonistes et les auteurs.

Pour en savoir plus : le site de SideWays.

 

 

 


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Source :  www.bastamag.net

 


 

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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 23:45

 

Source : www.rtbf.be

 

 

Quand les petits producteurs court-circuitent la grande distribution

SOCIETE | Mis à jour le jeudi 31 juillet 2014 à 18h40

Vente directe à la ferme, le principe des circuits courts

 

Vente directe à la ferme, le principe des circuits courts - RTBF

Ce n'est plus seulement une mode, ni même une tendance : aujourd'hui, le "circuit court" a trouvé sa place dans le monde du commerce alimentaire, au plus grand bénéfice des petits producteurs mais aussi des clients. Fruits et légumes variés, bières artisanales, charcuterie ou encore une multitude de fromages, de biscuits, de douceurs, etc : les productions foisonnent, portées par une vague de retour à "l'authentique". Et voici que des concepts apparaissent, comme ce magasin d'un nouveau genre dans la banlieue de Namur...

"D'Ici" a un peu plus d'un an.

D'apparence, c'est un magasin comme les autres sauf que presque tous les produits que l'on peut y trouver proviennent d'un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour de son lieu d'implantation, à Naninne, sur les hauteurs de Namur. 

 

Frank Mestdagh : "Proposer une offre alternative et proche"

A la tête de ce magasin-concept, un homme qui connait bien le monde de la distribution et de l'alimentation, Frank Mestdagh. Il a créé "D'Ici" en 2013, de concert avec Florence Trokay.

Mais "D'ici" n'est pas le petit avatar d'un grand groupe de distribution : c'est avant tout le projet de deux personnes qui ont voulu concevoir un espace au service des clients comme des producteurs, un projet durable qui s'inscrit dans une logique de relocalisation des activités. Bref, "D'ici", c'est un peu le temple du circuit court...

Circuit court ! Le nouveau Graal de la consommation durable... Typiquement, on parle de circuit court lorsqu'un produit parvient dans les mains du consommateur soit directement chez le producteur, soit par le truchement d'un seul intermédiaire au maximum. Lorsqu'un produit arrive chez "D'Ici", il n'est pas passé dans les mains d'un grossiste, d'un distributeur exclusif, d'une centrale, d'un transporteur... Ce sont les producteurs eux-mêmes, sélectionnés par Frank Mestdagh et son équipe, qui viennent approvisionner le magasin. Le maître-mot, c'est la confiance.

 

 

Fromages, salaisons, légumes, bières ou vin, miel, sauces, céréales... Chaque produit est par ailleurs issu de petites exploitations locales, qui trouvent là un débouché, une vitrine, parfois même une occasion de développer de nouveaux produits.

Céline Bouzegza était institutrice. Elle a trouvé chez "D'Ici" un partenaire pour développer son activité de "chocolatière ambulante"

Un secteur devenu indispensable

Aux yeux de certains, on semble parfois réinventer le fil à couper le beurre... Car le circuit court a toujours été le mode privilégié pour écouler les productions des agriculteurs, du moins lorsque les exploitations étaient à taille humaine. Mais l'industrialisation, la mécanisation et la spécialisation ont peu à peu fait disparaître le contact direct entre le producteur et le client. Il subsistait, dans les campagnes surtout, mais davantage comme complément à une activité principale.

Depuis quelques années toutefois, les dérives de l'industrie agro-alimentaires couplées à la difficulté pour nombre de PME de faire leur trou dans des secteurs où la pression sur les prix est très forte, ont conduit à réinventer une autre manière de produire et de consommer.

Pierre Courtois, ingénieur agronome à l'Office provincial agricole de la province de Namur, suit avec intérêt le développement de ces filières. Il se réjouit de les voir émerger. Reste qu'il faut aussi un investissement politique pour assurer davantage encore de fluidité dans la mise en relation des producteurs en circuit court avec de nouvelles clientèles, comme par exemple les collectivités.

Pour lui, c'est d'ailleurs tout à fait évident : les circuits courts sont aujourd'hui indispensables. 

Pierre Courtois : "Les circuits courts sont indispensables"

Un constat que ne dément pas Céline Bouzegza. Et dans son activité, il faut pouvoir aller vers les clients par tous les moyens. La présence de ses produits au sein du magasin constitue dès lors une occasion de plus de toucher un public qui ne se déplacerait pas naturellement jusque chez elle. Ce nouveau genre de surface commerciale, c'est donc aussi une réelle publicité pour les producteurs présents dans l'espace de vente.

Céline Bouzegza : "Un complément indispensable"

Un potager didactique et savoureux

Au delà de cette relation toute particulière avec les producteurs, Frank Mestdagh a aussi voulu développer des partenariats pour conférer à son projet une dimension qui ne soit pas exclusivement centrée sur la vente au détail. Dans l'espace de 3500 m², il y a donc aussi une boulangerie artisanale, un restaurant, une petite librairie...

Mais le dernier en date de ces partenariats est un vaste potager, confié à un maraîcher de la région; qui, outre qu'il alimentera directement le magasin, servira aussi de lieu d'éducation permanente. Franck Mestdagh n'en est pas peu fier.

La Ferme Vrancken, un "circuit court" de seconde génération

Le village d'Ossogne, dans le Condroz, avec les terres de la ferme Vrancken en arrière-fond

Le village d'Ossogne, dans le Condroz, avec les terres de la ferme Vrancken en arrière-fond - RTBF

Pour trouver les producteurs locaux avec lesquels "D'Ici" travaille, il ne faut donc pas parcourir de longues distances. A quelques encablures de Naninne, il y a par exemple la ferme de la famille Vrancken. Déjà une institution. Les fraises d'Ossogne sont vendues dans différents points de vente de la région, mais "D'Ici" a constitué pour ces fermiers passionnés une opportunité supplémentaire.

Henri Vrancken s'est lancé il près de 25 ans. Désormais, sa fille Carine, elle-même ingénieure agronome, a pris le relais. Ici, pas de demi-mesure : c'est la qualité qui prime sur les quantités récoltées. On ne cultive jamais les mêmes espèces sur les mêmes parcelles avant plusieurs années, histoire que la terre se régénère naturellement. Des haies ont été replantées, et les fruits et légumes sont cultivés selon leur rythme naturel de manière à ne pas être forcés.

Découvrez comment cette famille vit au quotidien la vente directe dans ce court reportage.

Pour Henri Vrancken, tout est parti d'un constat, et d'une frustration : lorsqu'il apportait ses fraises à la criée, en tant que coopérateur, il revenait parfois avec une partie de sa production invendue. Perte sèche et temps perdu. Un crève-cœur pour cet homme entier, qui a décidé de prendre en main lui-même l'écoulement de sa production.

Ce ne fut certes pas simple, mais le succès a été au rendez-vous : les fraises d'Ossogne bénéficient d'une belle réputation.

Mais la qualité a un coût. C'est parfois le revers de la médaille des productions en circuit court. Issues de petites exploitations qui privilégient souvent le respect des traditions, de l'environnement ou l'utilisation de matières premières nobles, les productions qui empruntent les filières en circuit court peuvent néanmoins réduire le coût final justement par la suppression d'une série d'intermédiaires. Reste au consommateur à se positionner. Henri Vrancken estime pour sa part qu'il en faut pour tout le monde...

Henri Vrancken : "La qualité est un atout"

Consommer autrement, produire autrement

Bien sûr, il y a de multiples formes de production en circuit court. Certaines exploitations ont une dimension sociale marquée. D'autres se considèrent avant tout comme une forme d'artisanat. Mais les circuits courts ont néanmoins permis l'émergence de nouvelles activités et de nouvelles formes de commerce. L'entrepreneuriat féminin, par exemple, y puise une part de son développement. Des coopératives se créent pour mettre en commun des compétences, des ressources, des filières d'écoulement, à l'instar d'Agribio, dont la vocation est "suivre les graines de céréales belges bio, du champ jusqu'à l'assiette". 

Ainsi parvient-on à "fixer" des productions dans les campagnes et à éviter que la pression des grands groupes les forcent à s'adapter ou à disparaître. En permettant aux consommateurs de garder le choix, fut-ce à un prix parfois plus élevé, ce sont aussi des emplois locaux qui sont préservés.

Thomas Nagant (@thomasnagant)

 

 

Source : www.rtbf.be


 

 

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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 19:30

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Import/Export 31/07/2014 à 17h43

Israël : après le 729 du code-barres, le boycott s’organise sur smartphones

Rémi Noyon | Journaliste Rue89

 

 

Depuis le début de l’opération Bordure protectrice, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux.

La campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par un collectif d’associations, insuffle une partie de ces pressions économiques et culturelles, qui commencent à inquiéter Israël.

Lors de la précédente intervention à Gaza, en 2008-2009, le boycott avait déjà reçu un certain écho international. A l’époque, tout tournait autour d’un chiffre : 729.

C’est encore un signe de ralliement chez beaucoup de militants pro-Palestiniens. C’est le cas, par exemple, de Mehdi, ce jeune habitant de Bobigny, qui nous avait parlé de sa vision du conflit israélo-palestinien :

« Pour boycotter les produits israéliens, il faut regarder les trois premiers chiffres du code-barres. Si c’est 729, le produit a été fabriqué en Israël. »

Ce n’est que partiellement vrai.

En France, les grandes surfaces ont adopté une standardisation (GS1) partagée par de nombreux pays. Joint par Rue89, un technicien de GS1 France, l’organisme en charge de la normalisation, explique que tous les produits vendus dans les supermarchés français portent normalement un code à treize chiffres. Les trois premiers chiffres sont des indicatifs de pays. Pour Israël, celui-ci est 729.

Ce que ne dit pas le code-barres

Mais ce chiffre n’est finalement qu’un indicateur très pauvre. Il correspond en effet au siège social de la marque plutôt qu’au lieu de fabrication du produit. En clair, une entreprise française peut fabriquer un produit en Israël et le vendre sous un indicatif français (300 à 379).

De même, une société israélienne qui fabrique des produits en Israël pourrait, en théorie, les classer sous un indicatif français dès lors qu’elle possède une filiale en France.


Tract de BDS France

Bref, chez BDS France, on préfère désormais se concentrer sur des listes de produits distribuées par les militants :

« Le but n’est pas de se fier uniquement au chiffre 729 ou, à l’inverse, de se perdre dans des listes interminables de produits plus ou moins liés à Israël. »

A noter d’ailleurs, qu’il est très difficile – voire impossible – de faire la différence entre des produits fabriqués dans les colonies israéliennes et des produits fabriqués ailleurs en Israël.

Le test de l’appli Buycott

Puisque le code 729 n’est plus un marqueur fiable, les militants soutenant le boycott se tournent désormais vers des applications pour smartphone. Le mouvement BDS est en train de développer un programme qui permettra de se renseigner sur un produit à partir de son code-barres. La campagne française dit réfléchir à une application de ce type, spécifique à l’Hexagone. Elle pourrait être élaborée à partir du mois de septembre.

En attendant, une autre application tourne beaucoup sur Internet : Buycott. Le principe, mis au point par un Américain, en est le suivant : l’utilisateur s’abonne à des « campagnes » qui lui permettent de filtrer ses achats en scannant avec son téléphone un code-barres. Publiée il y a quelques jours, une campagne intitulée Long live Palestine boycott Israel attire déjà près de 150 000 membres. Selon le site Jewish Journal of Los Angeles, elle aurait été lancée par un adolescent britannique, qui n’était pas satisfait de l’offre existante.

Après m’être connecté sur l’application, je me suis inscrit à cette campagne. Le Coca-Cola de mon voisin devrait, selon l’application, être évité. Explication :

« Coca-Cola a acheté 43% de Neviot Water en 2001 pour 20 millions de dollars, une entreprise qui possède 40% du marché de l’eau en bouteille en Israël. »


Montage réalisé à partir de captures d’écran de l’application Buycott

La liste complète des sociétés visées est disponible sur le site de l’application. Cela va de Timberland à Starbucks, en passant par Teva. Une liste a priori plus large – et plus américano-centrée – que celle mise en exergue par BDS France.

Est-ce bien légal ?

Reste la question délicate de la légalité. Pour certains, l’appel au boycott est une « provocation à la discrimination » et tombe sous le coup de l’article 225-1 du code pénal et de la loi du 29 juillet 1881.

Mais Antoine Comte, l’avocat de ces militants (et de Rue89), fait valoir que, dans la majorité des cas, les juridictions ont considéré que l’appel au boycott – qui touche des produits et non des personnes – relevait de la liberté d’expression.

Il y a toutefois une exception : la cour d’appel de Colmar a condamné en novembre 2013 des militants de BDS. L’affaire est en cassation.

Ce débat sur la légalité se déporte sur l’application. Là aussi, les avis sont divergents. Me Comte s’interroge sur l’efficacité d’une plainte visant une application produite à l’étranger.

En revanche, l’avocat Anthony Bem, qui a développé des arguments contre le boycott dans un billet publié l’année dernière, estime que l’application peut être attaquée en justice :

« Il s’agit d’un moyen plus moderne d’appeler au boycott que de coller des autocollants dans les magasins.

Certes, l’application est développée à l’étranger, mais le code de procédure pénale prévoit qu’un étranger peut répondre d’une infraction si ses victimes sont françaises. C’est une question de volonté politique. »

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 15:24

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Les préparations naturelles ne sont plus considérées comme des pesticides

par Sophie Chapelle 22 juillet 2014

 

 

Un pas vient d’être franchi à l’Assemblée nationale pour faciliter le passage à une agriculture sans pesticides. Les préparations naturelles dites « peu préoccupantes » (PNPP), comme le purin d’ortie, de prêle mais aussi l’argile ou le vinaigre blanc, ne seront plus soumises aux mêmes règles que les substances chimiques de synthèse. Un régime simplifié pour l’utilisation et la commercialisation de ces préparations vient ainsi d’être reconnu par la Loi d’avenir agricole, examinée à l’Assemblée nationale le 9 juillet. « A l’heure où ce texte de loi veut promouvoir des systèmes moins consommateurs de pesticides, il eut été pour le moins incompréhensible que des méthodes alternatives simples et naturelles ne trouvent pas leur place », se réjouit Brigitte Allain, députée écologiste de Dordogne.

La liste des PNPP entrant dans la catégorie intitulée « biostimulants » doit encore être définie par voie réglementaire, autrement dit par le ministère de l’Agriculture. Les militants de l’Aspro-PNPP, association qui promeut ces préparations, assurent qu’elle veillera « à ce que les décisions qui seront prises permettent réellement la commercialisation et l’utilisation des PNPP ». Ces dernières années, des agriculteurs, des jardiniers, des élus et des consommateurs ont multiplié les actions civiques en épandant symboliquement sur les places publiques des préparations à base d’extraits végétaux (voir ici et ). Une caravane pour la défense de l’agroécologie paysanne a également sillonné les routes françaises en mai dernier, pour alerter les députés et sénateurs sur les lourdeurs réglementaires encadrant ces préparations. L’amendement concernant les PNPP a été adopté après le passage en deuxième lecture au Sénat le 18

juillet.

 

 

Lire également : Agriculture bio, semences, emplois, pesticides, fermes usines… Ce que propose la loi d’avenir agricole

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Mercredi 23 juillet 2014 3 23 /07 /Juil /2014 15:19

 

Source : www.mediapart.fr

 

Au Mexique, Coca-Cola et Nestlé risquent une amende pour leurs publicités

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Le gouvernement mexicain veut infliger des amendes à Coca-Cola, PepsiCo, Hershey's, Nestlé et à une filiale locale d'Unilever, pour violation de la nouvelle réglementation des publicités sur les aliments encourageant l'obésité chez les jeunes.

Le Mexique veut supprimer les publicités pour les aliments encourageant l'obésité chez les jeunes. D'ici une semaine, une nouvelle loi interdira les spots publicitaires de confiseries ou de sodas avant les programmes de télévision et les films au cinéma destinés aux enfants. Dans le viseur de la justice, Nestlé, PepsiCo, Coca-Cola, Hershey's et Holanda ne respecteraient pas ces nouvelles restrictions. 

Ces entreprises risquent des amendes allant de 10 000 à 85 000 dollars, qui devraient être fixées d'ici deux à trois semaines. Il s'agirait des premières amendes infligées à une entreprise depuis que le gouvernement mexicain a décidé le 15 juillet dernier de restreindre les publicités, afin de lutter contre le surpoids et l'obésité qui touchent 30 % des enfants du pays.  

Ce n'est pas la première loi visant à lutter contre l'obésité au Mexique. Une réforme fiscale adoptée fin octobre a augmenté l'impôt sur les aliments hautement caloriques de 8 % et mis en place un prélèvement d'un peso (0,06 euro) par litre de boisson sucrée vendu.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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Lundi 21 juillet 2014 1 21 /07 /Juil /2014 23:50

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart


 

A Barbès, la manifestation pacifiste et solidaire a bien eu lieu, et nous y étions!

Des militants du Parti de Gauche dénoncent « le traitement partial et mensonger » de la manifestation pour Gaza du 19 juillet à Paris et veulent « rétablir la vérité d’une réussite populaire face à la désinformation et aux manipulations politiques ».


Alors que les bombardements israéliens ont redoublé d’intensité et que le bilan des victimes, côté palestinien, s’élève à près de 500 morts, suite à la journée la plus meurtrière depuis le début de l’offensive israélienne, le traitement médiatique de la situation en Israël-Palestine relève du scandale. La plupart des médias présentent l’attaque israélienne comme un conflit entre deux puissances égales et coresponsables tout en occultant la réalité de l’occupation du territoire palestinien par Israël et son régime d’apartheid. Mais cette lecture idéologique qui sape la solidarité avec le peuple palestinien ne s’arrête pas là.

Nous, militant-e-s du Parti de Gauche, avons décidé de nous rendre à la manifestation du 19 juillet à Paris non autorisée par le gouvernement Valls. Comme de très nombreux citoyen-e-s, nous avons voulu exprimer notre soutien au peuple palestinien et protester contre cette interdiction scandaleuse. Est-il nécessaire de rappeler que la France a été le seul pays à interdire une telle manifestation de solidarité internationale ? 

Un traitement médiatique partial et mensonger

Dès l’après-midi, les médias ont repris les poncifs de la communication gouvernementale : « explosion de violences » pour Le Figaro, manifestation qui « dégénère » pour Le Monde et Libération. Les images retenues sont bien entendu celles de casseurs, on évoque des pavés jetés, des violences, le drapeau israélien brûlé, des slogans antisémites, etc. La palme de l’article-poubelle revient certainement à Rue89 : hésitant entre le micro-trottoir ridicule qui mêle des extraits sans contexte et laissant affleurer des généralités fallacieuses et un parti pris grossier, il présente les policiers comme des hommes courtois (certainement entre deux tirs de flash-ball tendus et coups de barres de fer de policiers en civil). Pour de tels journalistes les manifestants seraient au mieux des imbéciles, au pire des personnes violentes et vulgaires, et bien entendu toutes plus ou moins antisémites. Les journalistes de Mediapart semblent, eux, avoir fait un réel travail d’investigation et de croisement des sources.

Tout ceci fournit autant d’arguments à Valls pour justifier son interdiction a posteriori : les violences montreraient bien qu’il a eu raison d’interdire cette manifestation. Comme l’indique le communiqué des organisateurs, « c’est la décision politique, pour ne pas dire idéologique, du gouvernement usant d’une violence disproportionnée qui a créé les conditions des troubles à l’ordre public, dont le gouvernement porte donc la totale responsabilité́ ».

Nous dénonçons le traitement partial et mensonger de ce qui s’est passé à Barbès. Nous protestons également contre cette inimaginable cécité médiatique : non, il n’est pas vrai que, comme il est écrit dans l’article de Libération, une fois les affrontements commencés à Barbès, « c’en était fini de toute manifestation ». Aucun média ne semble mentionner les rassemblements pacifistes à gare du Nord des manifestants qui n’ont pas pu se rendre à Barbès. Et encore moins cette incroyable réussite populaire d’un cortège ayant défilé avec calme et détermination pendant des heures dans les rues de Paris passant par la gare du Nord, la gare de l’Est pour arriver jusqu’au niveau des Halles (Châtelet), plusieurs milliers de manifestants ont scandé leur solidarité avec le peuple palestinien, une liberté que le gouvernement français voulait censurer. La police, débordée par les événements et ne prévoyant pas cette marche spontanée d’un peuple reprenant ses rues, était obligée de suivre le cortège en constatant une dispersion dans le calme en fin de défilé à Châtelet. La manifestation décrite par les journalistes n’a pas existé. Nous y étions et pouvons en témoigner.

Ce sont les forces de l’ordre qui ont ouvert les hostilités

La désinformation ambiante va même jusqu’à travestir ce qui s’est passé à Barbès, lieu initial du rassemblement. Dès 14 heures, l’ambiance était plutôt calme et les drapeaux français étaient brandis à côté des drapeaux palestiniens. Des personnes de tous horizons étaient réunies, aussi bien des adultes, que des jeunes, des enfants, des personnes âgées – et on pouvait noter une présence féminine particulièrement forte. Puisque certains journalistes ne semblaient pas être dans le même cortège, précisons que nous n’avons pas entendu une seule injure antisémite mais que nous avons pu voir des panneaux « Antisémites non, Humanistes oui ». Les slogans politiques les plus repris : « Israël assassin, Hollande complice », « Nous sommes tous des Palestiniens », « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine ». Face à des citoyens révoltés de se voir confisquer leur liberté d’expression, ce sont les forces de l’ordre qui ont fait le choix d’ouvrir les hostilités : charges, utilisation massive et répétée de gaz lacrymogènes, matraques, etc.

Alors que les forces de l’ordre sont censées disperser les manifestants et permettre leur évacuation, nous avons été bloqués avec l’ensemble des manifestants sur le boulevard ou dans les rues adjacentes. Asphyxiés par les gaz, les manifestants cherchaient à fuir le boulevard mais étaient repoussés par les CRS postés en amont. Cette stratégie répressive faisait des rues adjacentes de véritables souricières. Certains d’entre nous ont même dû se cacher dans les halls d’immeubles, portes cochères, pour éviter les violences policières et essayer de trouver une atmosphère respirable. Des foules ont ainsi été vigoureusement refoulées dans le métro, rappelant de sombres heures de l’histoire de France. Notons également que plusieurs manifestants ont tenté de répondre aux tirs par des sit-ins, pour bien souligner leurs intentions pacifiques. Cependant, on ne voit aucune photo des manifestants à terre devant la police… Cette police cherchait-elle à empêcher la manifestation et à la disperser, ou plutôt à provoquer affrontements et violences pour pouvoir ainsi justifier son autoritarisme et donner du grain à moudre aux manipulations politiques ? La réaction de Manuel Valls (qui pendant ce temps-là se promenait le long du tour de France pour satisfaire son plan de communication) est claire : l’ordre, la répression et la privation de liberté de manifester.

Une belle manifestation populaire

Au-delà de cette violence policière initiale, il faut souligner, dire et répéter ce que les médias ont choisi de taire : les manifestants, bien qu’ayant été dispersés, gazés, voire frappés, se sont regroupés spontanément et la manifestation a eu lieu, plusieurs heures durant, sur un vaste espace, dans les rues de Paris. Ces dernières n’avaient pas été bloquées, pas plus que le cortège, par une préfecture de police débordée, et pourtant aucune violence, aucun heurt, aucun incident. Mais les médias n’en parlent pas, à l’exception notable du Nouvel Observateur : « Manif pro-Gaza : partie de cache-cache dans les rues de Paris », article qui s’étend sur les trois cortèges de manifestation spontanée, et qui souligne leur réussite et leur pacifisme. Citons la fin de l’article : « A Barbès, le principal rassemblement de la journée, la manif spontanée a pris fin de façon beaucoup plus musclée. (…) Mais, ailleurs, toute la journée, de la gare du Nord aux Halles en passant par la place de Clichy, des cortèges plus ou moins spontanés, déterminés sans être violents, auront tourné la tête aux vieux routards du maintien de l'ordre de la préfecture de police, plus rompus à la surveillance de cortège organisés qu'à la partie de cache-cache inhérente aux manifestations soi-disant “interdites”. »

Pourquoi, à part au Nouvel Observateur, les journalistes ne parlent-ils pas de ces manifestations ? Pourquoi les journalistes ont-ils choisi de rester place Barbès et de photographier ou de filmer quelques jeunes lançant des pavés plutôt que de mettre par écrit et en images ce fait : une fois libérés de l’assaut policier, nous avons marché dans Paris dans la plus grande tranquillité. Ne serait-ce pas parce qu’il serait ennuyeux pour le gouvernement de constater que, sans pression policière, les manifestants pro-palestiniens de Paris sont tout à fait capables de manifester dans le calme, comme cela a été fait à Londres et à Marseille par exemple ? Ne serait-ce pas parce que Valls serait alors forcé d’avouer que cette interdiction n’avait pas lieu d’être et qu’elle n’était qu’un coup de force scandaleux et liberticide ? Pourquoi ne voyons-nous aucune photo de ces milliers de manifestants pacifistes, qui s’excusent auprès des automobilistes coincés et qui expliquent leur démarche aux touristes attablés aux terrasses des cafés ? De même, l'épisode qui vit les manifestants reformer le cortège en haut de la butte Montmartre, reprendre les drapeaux avec détermination, et entamer une descente pour le moins audacieuse, a été passé sous silence. Tous les mensonges médiatiques ne pourront pas faire oublier le véritable enseignement de cette manifestation : le peuple est capable de braver les interdictions et les violences policières pour se réapproprier les rues de sa ville et défendre l’intérêt général. Gageons que ce qui s’est passé hier n’est qu’un début, et que les manœuvres du gouvernement n’auront pas raison de l’immense enthousiasme populaire qui soutient la lutte des Palestiniens contre la colonisation.

Nous demandons à ce que les médias ne se comportent pas comme des chiens de garde à la botte d’un pouvoir à la déroute. Et qu’une rigueur journalistique effective leur permette de revenir sur ce traitement biaisé de la réalité et de réellement faire état de ce que nous et l’ensemble des manifestants avons vécu. Après nous être vus privés de la liberté fondamentale de manifester, nous citoyen-ne-s, nous voyons bafouer le droit à une information indépendante. Nous refusons l’odieux chantage à l’antisémitisme du gouvernement pour faire taire notre voix et celle du peuple palestinien Il faut faire savoir ce qu’il s’est vraiment passé à Barbès : la manifestation libre, populaire et pacifiste et solidaire a bien eu lieu, et nous y étions ! 

Les auteurs sont militants du Parti de Gauche :
Danièle Atala
Daoud Baccouche
Boris Bilia
Fethi Chouder
Julie Dusseaux
Guillaume Etiévant
Bruno Fialho
Annick Flageollet
Hugo Hanry
Nourredine Kaddouri
Ramzi Kebaili
Bylal Khellouf
Djordje Kuzmanovic
Mathilde Larrère
Nathalie Levallois
Hugo Lycurgue
Maximilien Perret
Christian Rodriguez
Aissa Terchi
Jean-Sébastien Thirard
Laélia Véron

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart

 

 


 

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