Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions

Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 16:07

 

 

 

Le ministre des Finances, Mr Sapin, a assuré ce dimanche que la finance était «l'amie» du gouvernement et de l'économie…

…«la bonne finance», a-t-il précisé.

(Le Figaro, Le Monde, Libé etc…Juillet 2014)


 

La Bonne Finance ? Avec un bon taux de bon cholestérol ?

 

On a envie de lui répondre : « Un bon financier est un financier mort »…et les envoyer tous à la tombe, avec le Sapin.

 

Mais on est pas des bouchers (comme Sheridan), il faut, en ces temps ou la violence éclate jusque dans les maternelles, mesurer ses mots.

 

Alors comment « neutraliser » un financier ?

 

Simplement en lui retirant son jouet, son objet transitionnel, le fric.

 

L’argent il est à nous, c’est un bien commun, une invention sociale. Appelez-le sel, bitcoin, dollar, franc ou euro, ce n’est qu’une mesure indirecte de certains échanges. On peut drastiquement réduire son usage, considérant qu’il ne peut mesurer l’essentiel des rapports humains, ce qui est absolument vrai. Il restera utile, chassez le par une porte, il reviendra par la fenêtre.

Et donc puisque la monnaie est un outil pratique à qui la confier ?

 

A la « Main Invisible » du Marché ? Celle des banquiers  pickpockets qui vont piquer direct dans nos poches ? Invisible, certes, mais bof…

A l’état fauxcialiste alors ??

 

Cela serait une vraie connerie. L’argent c’est le sang du peuple, c’est nous qui le fabriquons par notre travail et nos besoins.

Non seulement l’état contrôle les élections, l’éducation, l’armée, la police et la justice on va pas en plus lui confier la gestion d’un liquide si vital. Ce serait la dictature absolument absolue, vous croyez pas ?

 

S’il est à nous, c’est à nous de le gérer sans déléguer ni à l’état ni aux financiers (avis technique, éventuellement). S’il est à nous il doit nous servir et pas l’inverse.

 

Cela s’appelle la socialisation du crédit (alias « la monnaie »). Les ressources iront là où c’est utile, là où « producteurs » et « consommateurs » (ce sont les mêmes au bout du compte) se seront mis d’accord sur quoi produire, comment le produire, pourquoi le produire, pour qui le produire. Ce sera l’objet des débats de la démocratie directe, entre autres.

 

Les débats seront longs et interminables ? Bien sûr, quelle chance ! Car non seulement les objets et services seront utiles à tous, pas immédiatement obsolètes, produits localement et au final  beaucoup moins chers, mais on fera bien moins de choses, car on réfléchiras avant de faire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment. La Planète s’en portera mieux. Et si la Planète va, tous ses habitants iront bien mieux. Cela ne fera que simplifier les problèmes et  les débats non ?

 

Je rêve ? Mais non, je sors du cauchemar.

 TINA 

 

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Lundi 7 juillet 2014 1 07 /07 /Juil /2014 18:10

 

Texte d'un indignés de Nîmes

 

 

Pour vous remonter le moral avant les vacances :-) .


Ceci n’est pas une crise mais une escroquerie…

 

Il est une erreur perspective fatale à tout raisonnement « social-démocrate » : l’anomalie ce n’est pas le régime actuel du capitalisme dit ultra-libéral dérégulé et mondialisé. Ce que l’on nomme « l’ Etat Providence », le « modèle social européen », le compromis type « Conseil National de la Résistance » est la vraie parenthèse historique qui, après guerre, un temps, et parce que la société construite par le capitalisme ayant accumulé des tensions sociales colossales n’offrant d’autre issue qu’une longue guerre (I et II) d’une sauvagerie inouïe s’était en quelque sorte auto sabordée, permettant, via la destruction du patrimoine, un certain partage des richesses, une remise à plat partielle des inégalités, un hoquet vers le haut de l’étroit ascenseur social.

 

Il est retombé. La parenthèse est désormais refermée, nous sommes revenus en régime « normal », aux tendances  fondamentales du capitalisme. Celui-ci n’est pas en crise, il prospère plus que jamais. Par le consentement à la servitude consumériste et salariale il porte à très court terme des perspectives rassurantes, promettant d’assurer confort et divertissements sans cesse renouvelés à la multitude. Sa victoire est totale dans la colonisation des imaginaires et des affects. Ses contradictions mensongères ne sont pourtant aucunement résolues, c’est ce qu’il parvient à masquer le mieux.

 

Car non seulement il n’y a pas place pour tous, dix planètes n’y suffiraient pas, mais la redistribution est naturellement, par construction, fondamentalement vouée à être totalement de plus en plus inégalitaire. Il y a bien un gâteau qu’on nous fait fabriquer mais il n’est pas destiné à être partagé. La victoire mène à la destruction inéluctable, les promesses sont creuses, il n’y aura pas de compromis, nul ne créera jamais un « capitalisme à visage humain ». Il y faudrait une autre guerre…À  l’âge de l’atome, « Guernica » étant la norme à minima, c’est un pari sans issues.

 

Penser nostalgiquement à ce que l’on se raconte qu’il fût, un temps de progrès technologique et humain, nier la réalité telle qu’elle est mène à la collaboration active, cynique ou aveugle. Il n’est qu’à suivre les étapes de la fuite en avant de la pensée « socialiste ». C’est une sorte de « syndrome de Stockholm ». Prise en otage, ne voulant envisager d’échapper à son ravisseur, la social-démocratie est contrainte à l’adorer. Ne pouvant le détruire, elle s’en fait l’ardente propagandiste, ultime justification à son impuissante persistance à exister encore.

 

Il y a donc double escroquerie dont le discours sur « la crise » est le pivot essentiel. La crise c’est le capitalisme. Par ailleurs, ni « l’austérité », ni la dérégulation du travail et la déréglementation des échanges, ni la recherche désespérée d’énergies nouvelles, ni les investissements pharaoniques dans des grands travaux inutiles ne sont remèdes à la « maladie » mais aggravation évidente des causes. Il n’y aura pas « inversion de la courbe du chômage », si par hasard elle advient c’est que le travail aura été ramené à sa nature première, l’esclavage. Il n’y aura pas de « retour à la croissance », les profits n’ont cessé de croître et ils croissent actuellement si vite pour certains qu’à court terme, réellement, 1% des humains possèderont 99% des ressources et des biens, y compris les biens communs, le vivant, la terre, l’air… la « lumière ».

 

Si elle est impuissante face au dieu qu’elle a crée, avide de toujours plus de sacrifices, la « social démocratie » n’est pas inutile. Elle sert de refuge à tous les indécis, les tièdes qui n’ont pas encore compris que « ménager la chèvre et le chou » c’est inéluctablement laisser dévorer le chou. Elle fournit, contre pourboire dérisoire, les figurants et le décor, le village Potemkine, le Disneyland béat qui repeint en rose les wagons plombés dans lesquels nous montons passivement, résignés à croire qu’ils nous mènent vers l’avenir, n’osant imaginer la destination finale que nos yeux nous montrent pourtant, les SS, les nervis et les kapos, la schlague et les chiens.

 

Temporairement à l’abri de l’orage dans une paillote louée (cher) sur la plage, nous n’osons, de peur de nous mouiller, quitter l’abri, fuir dans les collines le tsunami qui arrive.

 

Seule certitude, nous allons être « douchés »…

TINA, Indigné-e-s de Nîmes

« Stop that train and leave it » (dans cet ordre...). B. Marley

 

 


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Mardi 10 juin 2014 2 10 /06 /Juin /2014 23:15

 

 

 

*Avant de rédiger une "Charte", présentation rapide et explication plus en détail du "comment" procéder, voici un préambule pour poser les bases de ce qui me paraît nous mouvoir, le pourquoi en quelque sorte du projet "Terre", devenu en cours de route, vous comprendrez peut-être comment, un non-projet (et ce qu'est un non- projet).
C'est un peu rapide, imparfait. J'espère formuler les pensées de tous...et je synthétise, comme d'hab, des pensées mieux et plus formulées ailleurs (en ces jours, importante contribution de Takis Fotopoulos, "Vers une démocratie générale, Seuil 2002", merci Willy...).
Ce n'est pas destiné à nous présenter, "officiellement" tout du moins...ce serait plus un constat d'impasse
, le refus du dictat, la fin des négociations, une déclaration de guerre...
Mais ce ne sera pas un "Sentier Lumineux", nos mains sont nos seules armes!

Biz,
Tina

Apparté (PS est proscrit): Le moto pompe, tout Bernard qu'il était, s'est révélé rétif malgré tous nos efforts mais la pompe à main du Mazet de la Font du Sorbier fonctionne désormais, remplis en 10 mn un bidon de 200 l d'eau. Du coup 12 m de haricots "Kokopelli" ont été semés, les tomates prospèrent...Mais la terre grille et cuit au soleil, vient la canicule, plus question de parler "plantation"...un très grand merci à celui qui a planté le mûrier et le figuier devant le Mazet!
Venez donc sous l'arbre à palabres écouter le bruit de l'eau fraîche qui jaillit. Avec un peu de chance, un fruit vous tomberas dans le bec...plotch!
Bye.

 

 

 

Terre, non-projet associatif, préambule présentatif, à ne pas mettre entre toutes les mains, non destinés aux « décideurs », à l’attention de tous les « dépossédés » :

 

Urbanisation, automatisation, réglementation, mondialisation. Que devient le territoire, celui qui nous entoure au présent sous l’effet de ces puissants mouvements ?

Il se privatise, se spécialise, se marchandise, rétrécit, échappe à tous.

Il n’est plus qu’un cadre anonyme, au mieux une vitrine, une Google map, succession de coordonnées géographiques imprécises et mal renseignées, sur une uniforme toile mondiale gérée ailleurs, dans « le nuage ».

 

Nous devons habiter, créer (produire), échanger…sans territoire rien ne peut se faire.

Est-il obligatoire que ces fonctions se traduisent sur le concret géographique et dans nos vies quotidiennes qu’il conditionne (tout « dématérialisés » que nous croyons devenir) par lotissements pavillonnaires « garage piscine », ZUP et bidonvilles, bureaux climatisés ou hangars surchauffés selon la classe, bitume et parking à peine agrémenté de Disneylands en plastique où on nous vends, en sachet et en poudre,  fabriquée en Syldavie par une firme du Kwandong, la bonne soupe paysanne bien de chez nous? Il en est des nourritures « célestes » comme des nourritures terrestres et on nous vend donc aussi indifféremment Rome, Las Vegas…et même la Démocratie.

 

Terre, quelle place te reste t-il, quelle place nous reste t-il ?  Comment contrecarrer artificialisation et dépossession pour trouver toute notre place, rien que notre place d’insignifiants et merveilleux humains dans l’infinie multitude du vivant ?

 

Terre, c’est ici et maintenant là où tout se passe, mais c’est aussi dans nos fantasmes qu’il faut que le ménage se fasse. Terre, nous n’aurons donc aucun projet pour toi ni pour nous même d’ailleurs, pas de « plan de carrière » ou de « projet personnalisé », pas plus qu’il n’y a de « dessin intelligent »  d’aucun « Grand Architecte ». Nous n’allons pas planifier, nous allons vivre et créer, notre chemin se fera en marchant et il commencera là où nous nous sommes arrêté.

 

Car à l’heure de l’e-commerce, quand sous nos yeux et en urgence TGV, autoroutes, aéroports arrachent les derniers bocages au nom de la vitesse et de la « modernité », pour relier « nulle part » à « nulle part », puisque l’espace est indifférencié, quand il devient moins cher de voler jusqu’à Vladivostok que de traverser, en tram-bus, la moindre Métropole, nous nous sommes de fait arrêtés.

Nous avons cessés de croire au futur parce que celui qu’on nous désigne ressemble à un mur qui nous enferme dans des cases inégales, nous barre tout horizon et sur lequel nous irons tous nous fracasser (et plus grande sera la case, plus grand sera le choc…).

Nous avons aussi cessé de croire qu’autour de nous il y a de l’amour et de l’eau fraîche en suffisance pour en bien vivre, nous avons cessé de croire que le fort doit protéger le faible, que chacun est libre, égal et fraternel…

Quand brûlent les dernières forêts vierges et qu’il n’y a plus place ni pour les vrais loups ni pour les vrai renards et que les poules, même « bio », vivent dans 20 cm2, nous nous sommes inventé une « Loi de la Jungle » selon laquelle il faut, pour toujours croître et ne jamais mourir, que l’homme soit un loup pour l’homme, le renard le plus libre possible dans le poulailler le plus réglementé possible, défense de s’unir pour s’en défendre.

Quand entre les peuples et les continents il ne reste plus que des océans de plastique dans lesquels s’engluent les réfugiés des guerres économiques et se perdent les avions supersoniques, en vérité l’humanité s’est arrêtée et nous devons la remettre en marche.

 

De la « voie royale du Progrès », nous ne voyons plus qu’un chemin miné, bordé des panneaux de la propagande pour un « Meilleur des Mondes », pubs glacées et fictives qui nous voilent ce que nous sommes devenus, détritus surnuméraires, déchets aussi encombrants et inutiles que les objets qu’on ne nous fait plus fabriquer mais qu’il nous faut, pour Sainte Croissance, à tout prix vendre et acheter.

 

Nous prendrons donc les chemins de traverse, sans balisage. Nous croirons donc au présent et en nous mêmes, la suite est aussi simple que mettre un pied devant l’autre, il faut juste le faire et commencer.

 

Puisqu’on nous veut atomes individualistes, nous serons alliage collectif. Puisqu’on nous pense « Equivalent Temps-Travail » ou « Unité de Consommation » nous serons « improductifs » et nous pratiquerons le don gratuit et réciproque. Puisqu’on prétend nous diriger, « Nation » par « Nation », dans un simulacre universel de démocratie représentative  à laquelle ne participent que les Rois d’un Marché mondialisé et leurs acolytes « communicants », nous créerons « Démos » par « Démos », la fédération autogérée des peuples pour discuter et décider, dans des usines sans patrons, des bureaux sans cadres, des écoles sans maîtres, des familles sans Pater, que produire, pourquoi le produire, comment le produire par qui et pour qui le produire.

 

Nous reprendrons le territoire et les biens communs, nous repeuplerons et unirons villes et campagnes, construirons un espace ou tout être vivant aura sa place pour vivre sous un même soleil sur notre unique Terre et pourra croître selon sa propre nature.

 

Concrètement et dans le but de s’extirper de la fange qui nous englue et nous aspire vers l’abîme nous devons, là ou nous sommes, nous constituer, comme l’ont fait les « Indignés », en Assemblée locales, discussives et exécutives, pour des actions « contre » leur système et des réalisations « pour » un autre système, notre système. Notre propagande, ce sera non plus uniquement des slogans, aussi éducatif, jouissif et festif soit-il de les lancer à la face des puissants, mais aussi des réalisations concrètes, ici, dans le pays et parmi la population qui nous entoure, notre démos.

 

Portés par la dernière vague des révolutions et des mouvements « Occupy quelque chose », nous, « Indignés », avions commencé des projets dont beaucoup ont avortés. Certains, parmi ceux que nous avons échoués à construire sont et seront, ici ou ailleurs, immanquablement repris et réussis par d’autres. Que nous importe que ce soit nous qui réussissions, c’est la construction de ces projets qui compte, pour l’exemple, pour dire à tous que ce nouveau monde est non seulement possible mais désirable. Marinaleda, c’est loin, Alternatiba c’est à Bayonne…mais ici, autour de nous se sont crées des dizaines de « Marinaleda », moins célèbres mais tout aussi réels. Ces gens ne nous ont pas attendu, ils ont fait.

Nous aussi avons cependant impulsé deux réalisations concrètes, qui ne sont pas des « terrains de loisir » mais des lieux pour produire (créer) que ce soit des légumes ou du lien, nous les feront vivre chacun à sa  manière et un bel avenir leur est promis. C’est ici, entre la ville et sa périphérie, ce sont nos bases, nos laboratoires d’où nous irons « contaminer » le monde alentour. Ce sont là nos non-projets associatifs, qu’ils vivent !

 

Une autre vague va se lever, elle gronde  et déferle déjà à l’horizon, si c’est son impact qui détruit le mur (transatlantique… tout en commémorant la chute du dernier, « on » nous en bâtit un autre…) qui nous emprisonne ce ne sera pas elle qui l’aura pulvérisé, mais l’impact de toutes celles qui l’auront ébranlé auparavant. Nous, « gouttes d’eau » ou « autres colibris », si le choc nous disperse encore et que, comme à cette heure, nous flottons au hasard portés par les remous désordonnés de la mer qui se reforme, nous devons, enthousiastes particules, avec toutes autres « gouttes d’eau » ou « colibris » qui nous entourent, nous soulever encore à nouveau.

Il va tomber !

 

TINA

 

 


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Vendredi 30 mai 2014 5 30 /05 /Mai /2014 18:53

 

 

*RV demain, samedi, sur le terrain de Caveirac  à partir de 13h jusqu'à 19h minimum et dimanche aussi.
Pensez à prendre un casse croute si vous voulez manger avec nous.

 

 

 

Terre, état des lieux, Mai 2014

 

 

Un peu plus d’un mois après l’acquisition du terrain …

 

Tout d’abord, rangement général car il traînait (et il traîne encore) sur le terrain toutes sortes de matériaux, bois, ferrailles, gravats, plastiques…L’évacuation est en cours mais tout n’est pas à jeter. Il est surtout parti les plastiques, toutes sortes de bidons contenant ou ayant contenu des produits toxiques (huiles, carburants, pesticides…), pas mal de gravats (éviers écornés, parpaing cassés…) ainsi que toutes sortes de ferrailles.

 

Ensuite il a fallu caser tout ce que Marleen et Luc n’ont pu garder dans leur nouveau logement ce qui fait que, en un sens, nous avons enlevé du bordel pour en remettre…mais du bordel « utile » !

 

Le terrain a été ensuite défriché, à la tondeuse là où c’était possible, à la débroussailleuse là où c’était nécessaire. Les résidus végétaux ont été conservés, mis en tas, ébauches possibles de buttes de permaculture.

 

Quelques arbres morts ont été supprimés (il en reste), d’autres taillés, notamment les oliviers qui ont désormais belle allure et sont couverts de fleurs. Globalement le verger est à refaire, les cerisiers sont mourants (les étourneaux ont mangé les quelques fruits parvenus presque à maturité), les abricotiers guère plus vaillants. Les plus « vivants » sont les poiriers et les pommiers qui se sont ressemés un peu partout, mais doivent encore montrer leurs capacités à fructifier. Refaire le verger est une bonne opportunité pour réorganiser les lieux : il faut penser à « casser » le vent donc à recréer des rangées est/ouest tout en laissant plus de place aux potagers et aux futures serres. Il faut créer des haies diversifiées, d’arbres caducs (ou pas) de haut jet au nord (à la place ou entre les lauriers roses), d’arbustes florifères et fructifères ailleurs pour créer des abris à la faune « auxiliaire » (et aux étourneaux…on recherche faucons crécerelles, crécerelettes, éperviers et autres buzards, envoyer CV et lettre de motivation…). Le premier terrain, étroit ayant partiellement servi de dépôt à matériaux (graviers, sables, terre, cailloux), pourrait être presque entièrement planté en verger  et cultures pérennes (asperges, petits fruits, artichauts etc..). On pourrait y faire un poulailler. Cela fera un parking ombragé.

 

L’activité principale a été de monter la datcha des apparatchiks, gérants futurs du stalag. Trois week-end y ont été entièrement consacrés : fondations, structure porteuse, montage, nouveau toit. C’est fini et à l’heure qu’il est, il est propre et sent bon le savon noir à l’huile de lin. Il reste à faire une terrasse devant (et un bon escalier, il est « haut sur pattes »…), à cacher les fondations et à le meubler (table, canapé, étagères…) ce qui libérera de la place dans le mazet et le hangar (et chez Marleen). Il sera par la suite lasuré pour l’hiver, équipé de chenaux pour récupérer l’eau de pluie, doté de panneaux solaires et, peut-être, d’un poêle à bois. Le mazet fera office de cuisine (frigo+cuisinière, à gaz) et de dépôt d’outils pour bricolages divers.

 

Un petit carré de terre a été labouré, suite aux faibles pluies tombées en fin de mois. La terre (si humide) est douce et légère, un peu sableuse, profonde. Il a été planté une vingtaine de pieds de tomates (« Cherokee Purple », « Russe », puis « Marmande » et autres suite au cadeau de fête des mères de Marleen). Un rang de poireau aussi. On n’a pas eu le temps et l’opportunité de faire plus mais si la terre est « travaillable » dans les jours prochains il y aura à planter une collection de courges diverses et des haricots.

 

Pour l’instant l’arrosage se fait à l’eau de pluie de récupération (on a monté provisoirement sur le mazet des chenaux alimentant deux gros bidons). Le puit n’est pas très commode : il faut descendre sur un premier palier, jeter un seau, le remonter, regrimper l’échelle d’accès…Le point positif c’est qu’il y a une grosse réserve d’eau et que, selon les voisins, il s’agit d’un puits-citerne captant une source permanente (plus ou moins souterraine). Il n’a jamais manqué d’eau à cet endroit et le débit de renouvellement est important. On a donc une ressource fiable. Il reste à pouvoir la capter de manière pratique.

 

C’est le « chantier » futur. Le voisin (à l’entrée) nous a donné un vieux moto-pompe qui est en cours de révision (problème de carburation). C’est un beau cadeau et une super opportunité. Vieille mécanique simple et rustique il débite 6 m3/h et sera tout à fait suffisant pour le début. Il va falloir l’installer, tester l’installation existante. On pourra arroser et remplir les trois citernes en même temps. Cependant pour disposer d’eau propre (potable ? test en cours : on en a bu elle est bonne et fraîche et, pour l’instant, pas de symptôme « bizarres ») nous allons aussi installer une pompe à main avec un petit bac de réserve devant. Elle sera près du puits, sur le côté du mazet « eau » qui servira aussi à stocker les outils de jardin. Ce sera plus pratique et moins bruyant que de démarrer le moto-pompe à chaque fois qu’on veut un peu d’eau (boire, se laver, faire la vaisselle ou du ciment).

 

Moralité de tout ceci et perspectives futures :

 

Avec un peu d’huile de coude, les choses avancent à grand pas, sur le plan matériel. Nous bâtissons un lieu accueillant et agréable et le travail futur s’annonce passionnant, nous sommes sur une terre « vierge », un espace encore informe, abandonné. Il y à tout ou presque à faire, à créer, à modeler. C’est une opportunité formidable et un plaisir fantastique.

 

Travail ? Ben oui évidemment…faut se lever le matin, piocher, scier, pelleter, charrier…cela fait les mains calleuses et le dos raide, on cuit au soleil, on endure le mistral. Mais aussi on pense, on réfléchit à comment accorder ce que nous imaginons à la réalité concrète. Le résultat n’est jamais conforme aux prévisions, il faut aussi composer avec la matérialité qui ne se laisse pas faire comme prévu car, chance, rien ne se passe comme prévu. De l’interaction de la pensée spéculative et de la réalité concrète, ici et maintenant, naît quelque chose qui n’est pas déterminé ni déterminable à l’avance.

 

Cependant,  sur le plan « ressources humaines », constat : peu de volontaires pour se colleter avec le concret. Pourtant qui veut les clefs peut les avoir, suffit de le demander et de payer 4.5 € par clefs (4, bientôt 6…) pour pouvoir venir et faire à sa guise. Ou alors venir les samedi ou dimanche quand il est presque sûr qu’il y a quelqu’un (sinon contacter Marleen ou Vincent ou JP).

Peu de monde est venu à la première réunion, début Mai, l’équipe ‘Ex-Indignés’, de Millhaud, est venue partiellement et ponctuellement aider (taille des oliviers, fondations de la datcha), on leur a rendu leur visite. Là aussi il y a encore beaucoup à faire, là aussi ça avance et c’est tout autant ouvert. Beaucoup plus petit et déjà un peu « saturé » et « étriqué » (à mon goût, cela n’engage que moi) mais il y a là l’avantage d’une « fine » équipe et de bonnes volontés, ce qui manque (en effectif) à la Font du Sorbier. Contrairement à ce qui a été rêvé en dépit du bon sens, c’est clair, il va être difficile, d’être au four et au moulin, sur un lieu et l’autre. Il y a donc des « places à prendre » ici.

 

C’est offert, ouvert, est-ce trop facile ? On préfère rêver à l’autonomie, à la nature, à la fraternisation, à la coopération, sans bouger un orteil pour esquisser un début de commencement de réalisation pratique ?

Libre à vous, nous on se régale... et on va de l’avant.

 

Bye.

 

 

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Vendredi 23 mai 2014 5 23 /05 /Mai /2014 21:49

 

 

 

Samedi nous serons sur le terrain de Caveirac à 13h peut être avant pour discuter et organiser le travail à faire.
Commençons avec un repas tiré du sac.
Dimanche nous y serons à 9h pour monter la cabane (prévoir d'amener le pique nique aussi).
Tout ça si la météo ne nous joue pas de tours.

 

 


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Jeudi 1 mai 2014 4 01 /05 /Mai /2014 22:57

 

 

Pour ceux qui n'auraient pas suivi... historique de l'appel "Terre et projet à partager"  (2 articles), cliquer sur les liens ci-dessous

 

Terre-et-projet-a-partager-a-caveirac-appel

Terre-et-projet-a-partager-a-caveirac-suite-l-occupation-a-commence-quelques-nouvelles

 

 

Le terrain est dispo !
Il y a du travail...
Les personnes intéressées sont invitées le samedi 10 mai à venir voir. Amener le pique nique. Nous y serons à partir de 13h voir avant.

 

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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 22:38

 

 

 

La signature de la vente a été reportée d'une semaine (c'est pour Vendredi).

Mais l'occupation a commencé! Nous avons les clefs et nous avons envahi les lieux.
L'essentiel des ferrailles et autres gravats a été enlevé et le terrain peut être défriché, c'est en cours...

Suite à une mauvaise pratique agricole, labours répétés, terre mise à nue en permanence (comme on peut voir sur la photo satellite jointe) une partie de la terre est en mauvais état et, à part les arbres, il n'y pousse pas grand chose . Pour le moment seule solution: la tonte répétée (facile), en laissant les résidus de tonte se composter sur place. On pourra y semer de la prairie et/ou des engrais verts (trèfle, phacélie, sarrasin, moutarde...) à l'automne.
Un grand carré a cependant été longtemps un potager et là la végétation est haute et drue. On y trouve de l'herbe, du trèfle, du fenouil, de la mauve et surtout des chardons. C'est plutôt bon signe, ces chardons aiment les bonnes terres azotées...Par contre pour "rentrer" là-dedans va falloir employer les grands moyens...
Quelques artichauts ont survécu au milieu de tout ça. Il y a un peu de menthe et deux romarins (les grillades...). Il y aura (en principe) des cerises, des poires, quelques abricots et des pommes.

La ressource en eau est un puit, vaste citerne maçonnée, actuellement pleine (nappe environ à 2 m sous la surface) ce qui est aussi très bon signe vu la pauvreté des précipitations cet hiver. Les dix mm d' hier ont juste un peu mouillé la terre, on pourra peut-être la travailler...

Je vous met un plan d'accès en pièce jointe, j'y serai certainement Samedi après-midi et Dimanche.

On cherche pelles, pioches, rateaux, bêches (à dents), harpes et bigots, grelinettes, binettes et serfouettes, brouettes et charrettes, pinces, tenailles, marteaux...et des têtes et des bras pour manier tout ça...

Biz...

 

 

*Note perso : Les photos sont accessibles pour ceux que cela intéresse, vous pouvez nous contacter...

 

 


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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 23:31

 

 

 

Terre

 

Réunion constitutive de l’association le XX. 04.2014 à ….

 

Nous signerons l’achat du terrain de Caveirac, dit « La Font du Sorbier » à la mi-Avril. Il est donc largement temps de se préoccuper de la suite…

 

Nous disposerons donc du demi hectare d’un ancien verger-potager à l’abandon depuis quelques années. Il est clôturé, partiellement entouré de fossés. Il y a un forage (ou un puits), plusieurs citernes, un mazet en dur entouré d’un petit hangar en charpente légère (l’ensemble est cadastré, plus un autre mazet qui contenait la pompe). Il sera sans doute possible de se raccorder au réseau d’irrigation du BRL. Le terrain est en zone inondable (un des fossés est un des bras du Rhony et pourrait déborder en cas de très forte pluies). Les terrains voisins sont globalement à l’abandon ou servent de pâturage temporaire pour des chevaux, un petit bout devant notre entrée sert aussi de potager. C’est un lieu de promenade à proximité de Clarensac et de Caveirac. L’accès est facile, le chemin carrossable et on est à « 10 mn » du centre ville de Nîmes.

 

Ce terrain nous ne l’avons pas acheté que pour nous même mais pour en faire un lieu disponible et ouvert au plus de personnes possible. Ce doit être un lieu commun et partagé.

 

Nous ne pouvons ni ne voulons définir nous seuls (à savoir le groupe des 3 « propriétaires ») un mode de fonctionnement qui doit être ce qu’en décidera l’ensemble des personnes intéressées à participer. Le plus simple sera de constituer une association ouverte, au fonctionnement le plus démocratique et consensuel possible. Elle sera gestionnaire des lieux et veillera à ce que les projets de chacun puissent se développer, en harmonie avec ceux des autres.

 

Son objet doit être défini de manière assez large et vague afin de permettre le plus d’activité possible et pourrait être quelque chose comme : « promouvoir l’autonomie et l’autogestion par le partage des connaissances, des fruits de la Terre et du travail collectif ». Il faut aussi trouver un nom.

 

Les premiers travaux seront surtout consacrés à la réhabilitation du terrain : fauchage général, nettoyage et rangement de divers matériaux de récupération abandonnés, aménagement du mazet (un peu moche, en parpaing…), taille des fruitiers (oliviers, cerisiers, abricotiers, pommiers…). Nous avons acheté un cabanon de jardin de 20 m2, très « habitable » qu’il faudra remonter sur le terrain. Le mazet servira sans doute de cabane à outil (il ferme solidement), le cabanon de « bureau » ou de lieu de vie. Nous disposons aussi de deux morceaux de serres- tunnel horticoles (solides, environ 100 m2, à monter) et d’un petit tunnel maraîcher (plus léger, sur place).

 

La saison étant relativement avancé (et très en avance) la mise en culture sera limitée pour cette année. On peut cependant envisager un carré de pomme de terres, des courges et courgettes, des tomates-poivrons-aubergines, haricots divers. On peut aussi construire un poulailler, faire les adductions d’eau… Tout dépend de l’huile de coude et de la matière grise…

Ce projet est à long terme et doit si possible s’auto financer. Il est à vocation « agricole » bien sûr mais bien que pas immense il peut se développer sur plusieurs bases et se vivre de plusieurs façons selon les possibilités et l’humeur (bonne) de chacun:

 

Il peut être un simple terrain de loisir (pétanque, grillades, méditation, hamac…).

Il peut être une sorte de « jardin ouvrier », chacun gérant une parcelle comme il l’entend.

Il peut être une petite unité de production maraîchère et/ou horticole avec simple redistribution des récoltes aux membres de l’association ou avec un but de redistribution au-delà des membres, production commercialisée ou non (on peut aussi donner à qui a besoin).

Il peut servir d’école ou de terrain d’essai aux pratiques modernes d’agriculture : bio, permaculture, mulching, non labour, « lutte » biologique, association de cultures, promotion des semences dites paysannes etc…

On peut y faire du petit élevage ou de l’apiculture…

Il peut servir de petite unité de transformation alimentaire : mise en bouteille d’huile d’olive, jus de fruits, conserves, confitures.

Il peut servir d’atelier, réparations et constructions en tous genres : automobiles, vélos, éoliennes, panneaux solaires... On peut y stocker de la brocante,y réhabiliter des objets.

Il peut être, pendant la belle saison, un lieu de rencontre et de partage, de diffusion des idées, d’information sur d’autres mouvements semblables ou qui visent à la transformation de notre société.

Il n’est pas réellement habitable (pas d’électricité, zone agricole inondable non constructible) mais peut aussi servir de lieu de passage et d’abri temporaire.

 

La liste n’est pas close…

 

Ce lieu sera ce que nous en ferons, nous ne pouvons pas tout y faire mais un peu de tout cela, probablement. Le chemin se fait en marchant et tout nous commande de sortir rapidement de la jungle du productivisme et de l’individualisme. Nous n’oublierons pas en route que nous devons mettre en pratique les formes d’un autre monde. La Font du Sorbier c’est une « Sierra Maestra », un refuge mais aussi une base vers un autre avenir.

 

« Indignés » ou pas, Nîmois, Vaunageols ou autres, vous êtes conviés à venir participer à la réunion constitutive. Venez nombreux, avec ou sans projets, mais surtout avec l’envie de faire.

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions
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Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 17:01

 

Discuté et  décidé en assemblée ( pour vrai dire, à quatre, un de moins qu'à nos débuts, il y a 3 ans!), nous devons relancer la mobilisation

 

 

Force est de constater l'inertie militante en ce moment, aux « Indignés » en tout premier.

Découragement?
Épuisement?
Inadéquation de la méthode?
Flou 'artistique' sur les buts?
Émiettement des luttes?

...

Il semble pourtant que la barque est pleine, que des raisons de "s'indigner" il y en a tout autant que sous Sarko Premier, si c'est pas plus. Alors résignation en adéquation avec l’idéologie officielle affichée : « c'est mieux que si c'était pire »... ou peur d'être assimilé aux "Bonnets Rouges"?

C’est là d'ailleurs le grand et seul espoir du PS aux élections qui s'annoncent : ils prient pour une vague FN (motus général sur le FG, c'est à noter) au premier tour et donc une remobilisation massive "à gauche" pour amortir leur gamelle programmée. Beau calcul! Vaste vision politique !

Allons-nous tomber encore une fois dans ce panneau ? Ce serait recommencer la farce des présidentielles. Ce que Sarko n'a pas osé faire par "peur" de notre mobilisation (mais surtout soucieux d'amortir sa propre gamelle électorale...), Hollande le fait grâce à notre silence.


Nous n'avons aucun espoir à attendre des "sociaux-démocrates" ni d'une quelconque collaboration avec eux. Ils se sont trop engagés dans la fuite en avant vers la rigueur (50 milliards !), la collaboration avec le patronat. Avec leurs remèdes, sauce Troïka, si nous guérissons, nous serons « morts », comme en Grèce, comme au Bangladesh… Dans un monde fait par l’oligarchie, pour l’oligarchie, oligarques ils sont, oligarques ils resteront.

 

Il faut donc surtout se demander si une quelconque participation à des élections ne serait pas une légitimation d'un processus démocratique définitivement mensonger qui, partout, laisse l'oligarchie se coopter en cercle fermé, un jeu biaisé où les "extrêmes" ou "opposition populiste"  sont là pour faire joli, à la manière 'Mobutu Sese Seko Kuku Nbgendu wa Za Banga' et de bien d'autres qui financent vingt « partis d’opposition » pour noyer la vraie.

Vous iriez jouer votre vie au poker avec des tricheurs? Du goudron et des plumes seraient plus raisonnables...

On va nous appeler à voter pour des entités ectoplasmiques: la commune et le Parlement européen. Qui peut oser réclamer notre mandat dans ces conditions? Pour décider de quelle couleur sera repeinte la cage d'escalier de la maison qui brûle? Ou pour signer ces si profitables partenariats public-privé qui nous ruinent et nous enchaînent à « la dette », à la « productivité », à la « compétitivité »?


Il est clair que tout se tient, il ne s'agit pas de faire « un inventaire à la Prévert » ni un « cahier de doléances »...Tôt ou tard tout ce que nous exigeons doit être mis et sera mis en oeuvre. Ce ne le sera pas par le PS et le parti croupion écolo qui lui sert de vague légitimation « à gauche ».  Ils sont aux poubelles de l'histoire, si personne ne le leur dit ils ne s’en apercevrons jamais et sont capables de continuer ainsi jusqu’à perpette. Nous pas !

 

Nous devons exiger (liste non close) :

 
La mise au pas concrète de la finance: socialisation des banques et du crédit, fermeture des Bourses contrôle des mouvements de capitaux, re négociation de la dette.

Sortie de l'euroland, fin de la monnaie unique, ré-évaluation des monnaies selon leurs cours réels (et non plus fantasmés).


Remise en question des Institutions Européennes…et des nôtres par la même occasion. S'il s'agit de rétablir les souveraineté populaires avant de « refaire l'Europe » autant qu'elles soient réellement démocratiques avant d'envisager une quelconque fédération plus large.


Remise en cause du « libre échange » et de tous les traités négociés en ce sens. Exigeons, pour commencer, la transparence sur l'actuel processus de négociation du GMT (ou Tafta, l'ouate dans laquelle on veut nous étouffer), ce n'est pas un but mais une étape.


Politique fiscale à revoir entièrement, la collecte comme la dépense et donc....

Remise en cause de tous les grands projets inutiles, de la politique énergétique, du développement des soit disant bio-technologies...

Re localisation de la production, fin de l'obsolescence programmée, de la grande distribution...


Réactivation et re collectivisation des politiques sociales, refonte de l'échelle des salaires (et revenu universel?), participation réelle des producteurs (les ouvriers et les employés, pas les rentiers) et des acheteurs (qui ne seront plus des « consommateurs », ni des « clients ») à la gestion des entreprises et de la production.


Libéralisation de l’information, de l'internet. Fin des contrôles permanents, du flicage des communications (politique ou a but commercial c'est same-same), de l'espace public.

...

Rien de moins qu'une révolution.


Il est clair que tout ou partie de ce « vaste programme » correspond aux objectifs annoncés, réels ou pas, de certains partis ou organisations, pas tous "de gauche" d'ailleurs. C'est notre force et notre faiblesse face à ceux qui parlent « au nom du peuple » et à ceux qui monopolisent le copyright « socialiste ». Ce nom de « socialiste » nous le leur laissons d’ailleurs volontiers. C’est au bout du compte l’autre nom de la charité. Nous ne voulons pas l’aumône, nous voulons nos droits…et nos devoirs, dans un monde commun.

 

Que « la Base » ou « le Peuple » ait toujours raison est un mythe (démenti par la mobilisation des « Tea-party », par exemple), que « l’individu » soit seul l’entité sacro-sainte légitime est une erreur. Nous devons « faire avec » le monde tel qu’il est et avec les individus (nous même par conséquent) tels qu’ils se sont constitués dans ce monde. Que nous puissions nous mettre d'accord, même avec des « électeurs FN », dans un monde commun, est un objectif impératif à notre portée qui a besoin de la participation de tous.

 

Nous avons plus besoin d’empathie (d’amour ?) que de lucidité. Si nous nous divisons en chapelle, si nous persistons à couper les cheveux en quatre  sans essayer de construire partout des passerelles, nous ne bâtirons aucun consensus et nous n’apprendrons jamais à nous gouverner nous-mêmes.

Si nous nous contentons de suivre « les cadres », les « intellectuels » et tous ceux qui sont « institutionnalisés » (de gauche comme de droite) nous leur laissons la compétence, l'expertise,  le pouvoir.

 

Il est nécessaire et légitime qu'individu par individu nous mettions nos capacités en commun, par des assemblées délibératives et décisionnelles, par toutes initiatives visant à s’affranchir du libéralisme individualiste marchand, par tous les moyens permettant l’auto éducation de nous tous à l’exercice du pouvoir et de la liberté.


Nous ne sommes pas les « Invisibles » ou les « Anonymes ». Nous sommes les 99%, les « Occultés ». Le collectif des Indignés, collectif d’individus communs, est mort-né, c'est probable...son nom, très débattu et critiqué, n'avait aucune importance. L'urgence de sa constitution est pourtant encore d'une actualité criante.

 

Donc, ce Samedi, pour commencer, à l'heure habituelle (13 h), à Nîmes, repas et réunion de discussions sur la nécessaire re mobilisation et ses moyens. D’autres réunions suivront, tenez vous informés.

 

Fini le ron-ron...

 

V...

 

 


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