Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions

Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 15:25

 

Réflexion d'un-e Indigné-e de Nîmes

 

Une brèche s'est ouverte il faut l'élargir, le grain a levé, il faut qu'il couvre la terre. C'est encore une promesse, un espoir fragile.

Ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront....

Biz
TINA

 

 

« Ils veulent nous enterrer, ils ignorent que nous sommes des graines », la preuve :

 

La victoire électorale éclatante de Syriza est la conséquence directe de la mobilisation déterminée et incessante du peuple grec qui s’est insurgé contre les mémorandums de la Troïka, la politique d’austérité et de privatisation, le coût insupportable d’une dette illégitime. La graine semée au cours de 5 années de lutte lève enfin.

 

Les Indignés grecs ont été un des moteurs de cette lutte, aux côtés d’autres composantes, libertaires notamment, galaxie mouvante de personnes affûtant leur conscience politique de façon de plus en plus déterminée. En occupant la place Syntagma, en assiégeant le Parlement, en affrontant résolument les « forces de l’ordre », ils ont contribués de manière décisive à radicaliser l’opinion contre les diktats de l’Europe ultra-libérale. Grèves et manifestations massives se sont succédées sans que jamais les bureaucrates européens ne daignent écouter et n’infléchissent une politique désastreuse qui a ruiné implacablement le pays. Le peuple grec, assommé par la crise et l’austérité s’est épuisé dans cette lutte mais a su malgré tous ceux qui le voulaient résigné et soumis trouver en lui-même la force et l’intelligence de s’organiser de manière collective et coopérative pour pallier aux missions que l’Etat ultra libéral ne veut pas assumer car, dit-il, non rentables. Erreur fatale : les grecs nous ont démontré que cet Etat est non seulement nuisible mais aussi inutile.

 

Tout le travail des Eurocrates et de leur cohortes médiatiques européistes va désormais consister à nier la responsabilité des institutions européennes dans le naufrage de tout un peuple. Ils vont commencer par réduire la Grèce à un cas particulier, limité, exceptionnel. Ils vont accuser l’oligarchie grecque de tous les maux or qu’elle a collaboré activement et qu’elle a été constamment le bras armé et le relais corrompu de la Troïka pour imposer l’austérité. Ils vont ensuite nous faire croire que des concessions minimes et dérisoires arrachées in extremis par un peuple acculé au bord du gouffre seront « d’immenses avancées de la construction européenne ».

 

Par un tour de passe-passe mémorable la politique européenne a consisté à transférer une dette détenue à 80% par des banques privées allemandes ou françaises sur le dos des peuples, via la dette dite « Souveraine » (=des Etats) et en nous imposant à nous aussi les réformes structurelles qu’on nous dit nécessaires pour « restaurer la confiance des marchés » qui pourtant se gavent sans risques à tous les étages du processus de la Dette et de la soi-disant Crise. N’oublions donc pas comment et qui s’est enrichi sur le dos des Grecs et sur le notre.

N’oublions pas que toute la « solidarité » européenne a consisté à sauver des banques et les profits d’une classe parasite de rentiers, sans aucun souci des conséquences catastrophiques, avec le plus grand mépris pour la vie durablement brisée de millions de personnes. N’oublions pas qui a signé les traités qui institutionnalisent l’austérité et organisent de fait la dépossession démocratique qui s’amplifie sans cesse. N’oublions pas que c’est la marche forcée à la monnaie unique et la dérégulation qui l’accompagne qui sont responsables du chômage structurel en Europe. N’oublions pas que depuis 30 ans on nous promet une « Europe sociale » que nous n’avons jamais vu venir, bien au contraire, l’ajustement se faisant bien évidemment par le bas dans une concurrence acharnée des Etats pour offrir le plus faible coût du travail, le plus fort taux de profit, le plus de facilités à l’évasion fiscale. On nous a vendu la fraternité, nous l’avons payé cher. Nous avons eu la lutte de chacun contre tous, nous continuerons à payer toujours plus cher.

 

La faillite de l’Europe, bastion majeur de l’ultra libéralisme, est patente. Les européistes vont nier l’évidence en nous disant qu’il faut « plus d’Europe » comme ils nous disent qu’il faut toujours plus de dérégulation pour amplifier des « réformes » qui nous détruisent. Leur dogmatisme, leur cécité, leur inconséquence, leur irréalisme, leur soutien inconditionnel aux cyniques forces du Marché ont tué l’idée de la fraternisation des peuples, ils sont directement responsables des replis identitaires et xénophobes que traduisent la montée des partis d’extrême droite, le FN en France, Aube Dorée en Grèce, malgré l’accumulation des preuves de leur corruption, de leur incapacité et de leur dangerosité fasciste. Ils n’échapperont pas au verdict de l’Histoire.

 

La baudruche va éclater sous nos yeux, c’est tant mieux, il ne servira à rien d’y coller quelques rustines. Il faut refonder la solidarité des peuples sur d’autres bases.

 

Syriza n’est qu’un début. C’est le peuple qui est souverain, pas la Dette.

 

 


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Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 22:09

 

 

 

Réflexions d'un indigné Nîmois

 

 

 

 

Pauvre Charlie...

 

« …tout propos contre la République…tout comportement incivique…toute insolence envers LE MAITRE …doit être signalé et sanctionné … ». (F. Hollande, hier, annonce pour renforcer la mission de l’Education Nationale)

 

Ah ?

 

Le grand Duduche va apprécier.


Mais ne nous arrêtons pas là:

 

Pour être bien sûr que ces individus insolents n’aient pas l’occasion de nuire éternellement et de saper insidieusement la Relance je propose de créer un fichier qui les suivra tout au long de leur vie et sera consultable par la Justice, la Police et les Créateurs d’Emplois, euh… pardon, les Patrons (cessons d’employer des euphémismes qui n’ont pour effet que d’effacer le nécessaire rapport à l’autorité naturelle de la Classe Supérieure Éduquée). On l’appellera le Livret de Travail.

 

Pour être certain que ces individus répugnants n’aient pas l’occasion, par leur exemple pernicieux, de diffuser dans la société des comportements séditieux je propose de créer dans chaque Mairie un endroit discret ou chacun devra venir régulièrement avouer à un officier de Police assermenté les pensées déviantes qu’il aurait pu avoir. On l’appellera le Confessionnal .

 

Pour être certain que les individus rétifs ne puissent pas glisser éternellement sur la pente de l’insubordination, je propose de les regrouper dans un endroit éloigné du Cœur de la Nation où, sous l’autorité de la République et au bénéfice de l’Entreprise, ils devront travailler dur pour apprendre ce que sont les valeurs fondamentales de la Civilisation et être enfin redressés si c’est encore possible (sinon tant pis...). On l’appellera le Bagne.

 

Voilà.

 

Et l’on veut nous faire croire que l’on est tourné vers l’avenir et le progrès de l’Humanité. On n’est qu’un petit bourgeois rassis, aux réflexes moraux rigides et étriqués, le portrait tout craché d’Adolphe (Thiers), modèle ultime et seul horizon mental. On prétend écrire XXI mais par réflexe pavlovien on écrit XIX. On paraît gris, atone et terne mais on devient un loup sauvage et impitoyable dès que sont menacés les seules Valeurs auxquelles on croit : l’Ordre et la Propriété.

 

Misère…

 

 

 

 

 

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Lundi 19 janvier 2015 1 19 /01 /Jan /2015 15:33

 

 

 

 

Le "Café repaire Petite Camargue" se lance à l'aventure...

Il y a eu une réunion à Vauvert de gens appartenant à des partis, des associations, à rien de particulier...
Il était question d'examiner l'idée de la création d'un OVNI (objet votant non identifié) politique: à quelle conditions, pourquoi, comment participer à une "liste citoyenne" aux élections départementales (deux ou trois cantons)?

"Question" est le nom du texte en pièce jointe, et c'est bien cela qu'il ressort de la réunion, des questions et l'envie de se les poser, pour "faire ensemble". Il en traduit quelques unes, c'est comme d'hab, un compte rendu vite fait outrageusement partisan...qui n'engage que "Tina"  et probablement pas les autres participants, car nous ne sommes pas homogènes bien que semblables.

C'est bien ça le passionnant de l'histoire et ce qui rapproche décidément cette initiative de ce que nous avons voulu faire sur la place Tahrir de Nîmes. La "chose" se fait à rebours et sans l'aval d'aucun parti. Ils se dénomment 'Citoyens' mais c'est à défaut d'autre terme pour dire que "Nous sommes des gens ordinaires..." (me souviens plus de la suite).

Pas question de rejouer une petite musique nostalgique pour refaire une recette qui a fait son temps. Pourtant les mêmes ingrédients sont présents: crise sociale, politique, économique, environnementale...Pratiquement tout ce que nous annoncions est advenu, en pire! Franchement c'est casse couilles d'avoir été prophètes dans ces conditions et nous préfèrerions annoncer de bonnes nouvelles.

Et ça c'en est une. Il a été beaucoup question de justement pas trop s'en poser et de "faire le chemin en marchant"...parce que nous n'avons
plus envie de reculer mais d'avancer et que nous savons que personne ne le fera à notre place.

Voilà. J'invite ceux et celles qui seront dans les cantons concernés
à participer (c'est pas encore établi, ça coûte un peu, il faut minimum 3 personnes sur chaque liste..), j'invite les autres à initier la même chose chez eux ou à participer aux initiatives similaires, qu'elles concernent ou non des échéances électorales dont nous n'avons, en vérité, rien à battre!

Nos dirigeants n'ont rien appris des années écoulées, cela  se voit. Nous si! Que cela s'entende!

Biz
Tina (et il y a plein de "Tina"...)

 

 

 

 

Compte rendu d’une réunion en vue de créer une liste « citoyenne » aux élections départementales, à l’appel du « Café-repaire  Petite Camargue », entre autres.

 

Question:pourquoi se préoccuper des élections départementales? Dans cette démocratie  truquée et biaisée qui ne nous représente pas, les élections départementales, avec un abstentionnisme record, sont l'occasion rêvée des petits arrangements entre coquins, des magouilles  d'appareils et de partis. L’enjeu est de taille et suscite tous les appétits : les Conseils Généraux sont très riches, ils gèrent localement une grande part du budget collecté par l'impôt et assurent (ou pas) des missions importantes dans l'allocation et la redistribution des ressources collectives.


Question:pourquoi présenter une liste à ces élections quand nous savons que nous n'y avons "aucune chance" et quand, au fond, nous pensons que participer et voter c'est cautionner et légitimer un système pervers qui ne fait pas ce qu'il dit et ne dit pas ce qu'il fait.


Question:pourquoi s'acharner à utiliser le terme "citoyen" qui nous inclus dans une République déliquescente dont nous récusons les trois quarts des agissements et dont l'hymne nous appelle aux armes or que tout est fait pour nous "désarmer" et qu’il nous invite de plus à laver la "Nation" d'un "sang impur" or que nous nous vivons comme habitants du monde et qu'un même sang coule dans une seule humanité que nous aimons parce que diverse, hors normes.


Question:si nous rayons la mention inutile 'citoyen' comment peut se définir une liste "sans partis" qui veut enfin sortir d'une logique politicienne qui fait descendre les mots d'ordre du haut vers le bas. Mais s’appeler « La Base » peut, de nos jours, mener direct en garde à vue…

 

Question:quelles sont  nos forces et ne les dispersons nous pas en se présentant contre des listes de partis officiels aux options plus ou moins proches des nôtres. Ne sabotons nous pas un travail de réflexion, de synthèse et de convergence déjà entrepris ?


Question:pourquoi se mêler de la politique de "là-haut" et participer au fonctionnement d'un Etat qui a choisi l'option de se débarrasser de l'essentiel de ses responsabilités au profit d'entités nébuleuses (le Marché) ou a-démocratiques (la Troïka, par exemple), qui se concentre sur la surveillance policière et la répression des mouvements sociaux, qui nie avec constance les conflits et leurs origines, se livre à la plus éhontée des propagandes en nous assurant qu'il n'y a pas d'autres alternatives et que par conséquent nous vivons dans le "Meilleur des Mondes", depuis 1984... (1983 pour être exact).

 

Question :comment se réapproprier la politique, locale ou nationale et faire sortir du bois le loup abstentionniste, issu des classes populaires pour l’essentiel et qui laisse donc le plat pays aux mains d’une oligarchie qui a déjà tout et obtient toujours plus, ce qui est logique : ce sont ses membres qui font les lois, les votent et les appliquent. Aucune raison qu’ils ne se servent pas au passage. Aucune raison qu’il nous laissent une planète habitable, ils pensent qu’ils peuvent s’en payer une autre, toute propre et toute neuve. Nous n’avons aucune bonne raison de leur laisser libre le champ politique, sauf à les foutre vraiment dehors, ce que nul ne tente sérieusement.

 

Question :comment montrer que les alternatives à un monde marchand qui génère surtout ravages et misères existent, qu’elles fonctionnent ici à deux pas de chez nous, qu’elles marcheraient mieux encore si nous nous y mettions à plus grande échelle, tous ensemble. Pourquoi abandonnons nous des systèmes éprouvés et efficaces gérés et payés par les salariés (la Sécurité Sociale par exemple) qui représentent toujours une part considérable de la valeur crée en France. Au lieu de geindre chacun dans son coin sur les conneries de ceux qui nous gouvernent, pourquoi ne le faisons pas nous même ? Objectivement, il est raisonnable de penser que ça ne sera pas vraiment pire…et sera même vraiment mieux !

 

Il n'y a pas de réponses à ces questions, elles sont en débat en chacun de nous.


Il n'y en a pas si nous oublions que la politique c'est nous tous qui la faisons tous les jours au quotidien. Nous sommes sources de la force qui met en mouvement la collectivité. Nous n'avons pas besoin d'être d'accord sur la question du sexe des anges pour agir en nous déterminant sur des objectifs concrets à réaliser, en choisissant en conscience les options qui nous paraissent les meilleures, pour nous, pour les autres, pour la planète. Nous le prouvons tous les jours, là où nous vivons, là où nous agissons, champs, usines, bureaux, administrations, écoles, collectifs, associations, familles... Si ce n'est pas ça la politique ce mot n'existe pas ou n'a aucun intérêt. C'est nous qui créons et qualifions toute la valeur qui peut se réaliser en ce bas monde. Ne laissons pas à des parasites le loisir d'en déterminer la nature car ils la veulent marchande et nous la font payer, au plus cher autant que possible. Nous savons qu’elle est tout autre.


Nous ne sommes pas satisfait
sdu système dit "représentatif", c’est le moins qu’on puisse dire. Force est de constater qu'aucun parti n'est capable de s'extraire de sa logique centralisatrice et de ses intérêts propres déterminés par le système et son fonctionnement, de s'abandonner, se dissoudre en confiance dans l'inconnu d'une démocratie réelle qui ne peut être entièrement définie à l'avance puisqu'elle se crée en se faisant et n'est qu'un provisoire sans cesse à perfectionner. Nous pensons même que la politique étant  chose trop importante pour être confiée aux partis politiques, ils ont vocation à en débattre et à la questionner mais pas à la faire. Ils ne sont pas la solution mais le problème.


Aucun de nous n'a d'ambitions de carrière ni même, il faut l'avouer, envie d'être "élu". Nous n'avons que des ego ordinaires, communs. Nous laissons nos drapeaux au vestiaire, sans les renier. Nous (ou vous) accepterons cependant, si le sort ou tout autre processus défini ensemble le décide, d'être l'émanation mandatée et provisoire d'un collectif que nous portons et qui nous porte d'un même élan. Nous ne serons que des noms sur une liste, noms qu’il faut bien donner, ce sont les règles d’un jeu que nous pouvons accepter puisque nous le dénaturons radicalement.


Nous pensons que nous sommes nombreux et de plus en plus déterminés mais que nous sommes dispersés, invisibles, inaudibles même à nos propres oreilles. Nous savons que partout des gens agissent, parfois depuis longtemps, selon des modes de fonctionnement et des idées que nous devrions étendre à toute la société. C'est là une force concrète et réelle que nous ne comptons pas utiliser mais que nous appelons à exister localement par la fédération des énergies. Il faut promouvoir les actions concrètes en cours, les étendre, en créer d'autres. Elles sont là, autour de nous, à deux pas, on leur fait la vie dure or elles sont l'élan vital de notre société, elles portent à bout de bras le présent et le futur.


Alors pourquoi maintenant ? Simplement parce qu'il s'agit là d'une tribune  offerte, occasion de se compter non pas en pourcentage de voix mais en nombre de personnes désireuses de se fédérer et d'initier une démarche qui ne tiendra pas particulièrement compte d'aucune échéance électorale pour avancer par la suite. C'est une occasion de retourner les armes qu’on nous laisse encore contre ceux qui veulent se les accaparer. A nos amis adhérents des partis nous disons que ce n’est pas à nous de les rejoindre dans leurs structures rigides mais à eux de se fondre avec nous. L’état ultralibéral n’a pas plus besoin de démocratie locale que de gouvernement national, c’est à nous de recréer des lieux communs. Pour que tous puissent se sentir partout « chez eux »…

 

Pourquoi maintenant ? Eh bien parce qu’il faut un début à tout. Ce n’est d’ailleurs pas le début, c’est un combat continu de la « société civile » qui n’est rien et veut être tout. Ici et ailleurs ce combat s’engage, Podemos en Espagne, Syriza en Grèce…avec leurs contradictions et eux-mêmes évolutions de luttes plus anciennes menées là-bas ou ailleurs. L’insurrection est venue, elle court le monde, qui doute qu’il faut la préparer aussi ici?

 

Nous savons que nous avons à redouter aussi bien le krach que la « réussite » d’un système capitaliste délirant et suicidaire. Nous savons qu’on nous mène à l’abattoir tout autant que le peuple grec, entre autres. Les dégâts sociaux et environnementaux sont déjà considérables, ce sera un vrai défi d’en soigner les blessures. Pourquoi attendre qu’ils deviennent irréversibles et que s’allume la Guerre, le choc des Civilisations qu’on nous prépare pour nous détourner des vrais problèmes? Ils veulent nous désunir, unissons nous ! Ce serait irresponsable de ne pas le faire. Cela commence ici et maintenant.

 

Il y aura d’autres réunions, il y en aura peut-être de similaires ailleurs, nous le souhaitons. Participez !

Ils veulent nous enterrer, ils ignorent que nous sommes des graines !

 

 

 


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Vendredi 9 janvier 2015 5 09 /01 /Jan /2015 17:20

 

Relexion d'un-e indigné-e de Nîmes

 

 

Désolée d'être encore et toujours un peu trop réboussière et mettre en comparaison des faits d'échelles incomparables...mais c'est avec une certaine amertume que je compare notre solitude et l'indifférence à la mort de Rémi et l'irresponsabilité de ceux qui ont armé le bras qui l'a tué et qui nous appelent maintenant à un unanimisme béat. Je suppose que la même amertume à du saisir tous les proches et les camarades de combats de tous ceux qui sont morts dans l'indifférence à cause de leurs idées, légions perdues que nous avons nous aussi oubliées.
Quelle quantité de sang faut-il pour nous sortir de notre torpeur ?

"Tina" qui n'a pas envie de rire s'exprime (en PJ) seule, en son nom (sous un pseudo en plus) et aucunement au nom des Indignés de Nîmes, elle ne cherche que désespérément à s'extraire de la boue et de la puanteur qui émane du cadavre Républicain qui s'il bouge encore ce n'est que par l'action des vers qui y prospèrent et le dévorent.
Alors embaumons le, laissons le reposer en paix dans la tombe de l'histoire. Utilisons ce qu'il nous à enseigné pour construire tous ensemble un autre présent, pour ne pas sombrer dans l'horreur de la haine. La République ne peut probablement plus être monolithique, "une et indivisible", c'est un trop commode mensonge, elle pourrait, peut être, être comprise multiple et tout autant indivisible.

Le principe de la laïcité qu'elle nous lègue, loin d'empêcher la liberté des consciences en est une garantie. Il va falloir que tous ceux qui prient un dieu nous disent clairement s'ils peuvent tolérer qu'il ne soit pas Le dieu unique dont ils ont besoin pour plier la diversité humaine et l'asservir à leur totalitarisme. Ce n'est pas à nous de "faire le ménage" chez eux, c'est de leur responsabilité de le faire.Et pas en cachant la poussière sous le tapis par des pieuses paroles vagues! Un aggiornamento radical est requis, d'urgence. Peuvent-ils le faire?

C'est ce que nous verrons, s'ils nous laissent vivre. J'en doute fort et cette idée de dieu est probablement aussi à embaumer définitivement . Un certain Malraux a dit que le XXI° siècle serait religieux ou ne serait pas...il semble qu'il veut être religieux et qu'il court au néant
bien que certains "sans dieu" nous mènent tout aussi sûrement au chaos. Dieu n'est même pas nécessaire à cela.

Happy new fear...

Biz.
TINA

 

 

                                                              

Je n’irai pas manifester à l’appel des assassins de Rémi Fraisse.

 

 

C’est un fait, les terroristes, les fascistes et les intégristes se complaisent à la guerre civile, ils la désirent y et prospèrent. Ils ne négligeront jamais une occasion de provoquer et d’attiser la haine. Mais la menace terroriste est bien trop utile à certains et il est clair que la peur est savamment instrumentalisée quand elle n’est pas sciemment provoquée.

Car elle permet d’étendre sans cesse le contrôle policier, nous faire désirer notre asservissement, aimer les geôliers qui nous surveillent et nous contrôlent.

Car elle permet de cacher, sous de pieux motifs consensuels, des appétits de hyènes, en Lybie, en Irak, en Afghanistan…partout.

Car elle détourne des vrais combats de ce temps, combat contre ceux qui se préoccupent bien plus de l’avis d’une poignée de traders voraces que de la simple vie des gens qu’ils réduisent à la misère.

 

Ce sont eux qui nous plongent dans la terreur quotidienne des « ajustements structurels » et des « plans sociaux ». Ce sont eux qui font notre malheur, jusqu’à rendre fous ou dangereux les moins solides d’entre nous. Il ne sort pas d’un peuple heureux et d’une société équilibrée des conducteurs kamikaze ou de jeunes djihadistes meurtriers. Qu’ont-ils fait de notre pays, qu’en avons-nous fait ? N’allons pas chercher loin à l’Orient les responsables de ce drame, regardons nous bien en face, tous, toutes confessions et origines confondues.

 

L’attentat contre les journalistes de Charlie n’est qu’une des conséquences lointaines de sinistres manoeuvres géopolitiques menées depuis trop longtemps en notre nom, par notre état aussi bien que par d’autres plus puissants et donc bien plus nuisibles. On ne voit pas par quel miracle nous ne serions pas brûlés par le feu que nous attisons ailleurs. Le jeu des haines enclenchées au Moyen-Orient est le même désordre mondial savamment entretenu dans lequel on nous plonge graduellement par la « Stratégie du Choc », la Crise permanente. En Tunisie, en Espagne, en Grèce et partout dans le monde des gens se sont assemblés pour refuser ce désordre si profitable à si peu. Ils ont été abondamment matraqués, tués, emprisonnés par ceux là même qui nous appellent à « nous unir face à la barbarie ».

 

L’Union Sacrée qu’on nous propose aujourd’hui ressemble trop à la farce cynique qui a « sauvé » un certain Bush, crétin intégriste et menteur notoire, criminel de guerre avéré. S’il y a une leçon a tirer du « 11.09 », c’est bien de refuser cette étrange, naïf et soudain unanimisme simplificateur du « tous unis pour la liberté ». Tous unis ? Quel beau mensonge !

 

Ne nous racontons pas de fables, ce consensus mou de façade vole en éclat dès qu’on en effleure le vernis. Entre la récupération politique d’un gouvernement qui veut nous faire croire qu’il peut encore unir quelqu’un derrière lui et ceux qui hurlent à la haine en allant brûler des mosquées ou en réclamant toujours plus de lois « anti-terroristes » liberticides et un flic à chaque coin de rue, nous ne pouvons être ni avec les uns ni avec les autres.

 

Je n’irai pas à l’appel de Valls manifester dans la rue avec le FN et la Sarkozie. Il n’y a qu’une porte de sortie à cette situation pourrie et on peut douter qu’elle fasse consensus chez les démagogues qui attisent les fantasmes de l’invasion, de la « soumission » et du déclin d’une identité françaisequ’ils définissentselon leur bon plaisir.

 

Nous devons affirmer notre refus de tous les intégrismes, y compris en questionnant le notre. Nous devons, comme tous ceux qui se sont assemblés spontanément au soir du massacre, refuser tout amalgame et d’agglomérer en soi disant communautés une réalité diverse et mouvante. Nous formons un peuple, une humanité et on lui fait violence en la morcelant. Nous devons affirmer haut et fort le besoin vital de la laïcité, seule garante de la liberté des consciences et du bien vivre ensemble.

 

Alors, oui, j’irais manifester, pour la Fraternité, contre le Choc des Civilisations.

Camille, Mohammed, Chokri, Rémi et Charlie et tant d’autres seront avec moi.

 

TINA

     

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Samedi 3 janvier 2015 6 03 /01 /Jan /2015 17:35

 

 

 

A vrai dire tout au long de la lecture, j'ai tout le temps espéré qu'un peu plus loin j'y comprendrai enfin quelque chose....et je suis arrivé au bout en ayant compris assez vaguement de quoi il s'agissait, à ma sauce. Ce n'est évidemment que ce que je peut essayer de vous transmettre. Que ceux qui iront direct à la source expliquent à moi et aux autres de quoi il s'agit vraiment...si on partage pas les connaissances, on est morts!

A vrai dire tout ce que dit ce type est connu des professeurs et des économistes genre "attérés" qui font un peu les blasés... Mais ce gars est tout de même un des rares a avoir annoncé la Crise et surtout à dire pourquoi et comment elle arriverait effectivement (il cite une étude qui dénombre 12 personnes à l'avoir fait de manière argumentée, à l'avoir dit, indépendamment des déclarations des autres, à en avoir fait un scénario assez exact). Pour 80% des économistes elle ne pouvait pas arriver et nous étions à l'aube d'une ère de prospérité inégalée...Tout occupés à "flexibiliser le marché du travail" et à s'allouer de manière optimum la répartition des actifs financiers ils ne pouvaient rien voir venir...ils n'en ont même pas le concept.

C'est un point de vue  économique, qui se contente de montrer les failles logique
internes à la discipline (et leurs conséquences) sans avoir recours à la sociologie ou a la philosophie, points de vues externes que les économistes préfèrent ignorer ou méprisent. Pas scientifique disent-ils...après ce que nous dit Keen, on se marre! Marrez vous donc en lisant ce livre.

L'analyse du mécanisme de propagation du dogme est intéressante, révélatrice. Incidemment Keen nous dit que dans la vie réelle des entreprises, les dirigeants se gardent bien d'appliquer la théorie néolibérale, inopérante. Il en est de même des banquiers et des politiques qui font le contraire de ce qu'ils prônent car il faut un Etat fort pour imposer le néolibéralisme (un Etat démocratique les emmerde..et ils le chargent de tous les maux qu'ils ont crées avec leur saloperie d'idéologie). Faites ce que je dit, faites pas ce que je fait, tous les gamins ont entendu ça...
Il nous dit aussi que malgré quelques incohérences (la source de la valeur), tant qu'à faire, c'est bien Marx qui est le plus utile pour comprendre l'économie...Mais ça, c'est le Diable...merde, va falloir que je me farcisse ça, quelqu'un en connaît un bon résumé?

TINA

 

 

    

Compte rendu de lecture : Steve Keen, l’imposture économique, Ed. de l’Atelier.

 

Puisqu’elle est là dans ses pantoufles au lieu de caillasser à tort et à travers les Mobiles, l’ultra gauche de gauche de la vraie gauche tente de se cultiver en se mettant un peu au jus des développements de la science économique. Partageons donc les savoirs…pour se mettre d’accord au moins sur la cible.

 

Le livre de S. Keen a été annoncé dans la presse comme un ouvrage important, annonce presque aussi bruyante que pour celui de Piketty (Le Capital au XXI° siècle, Seuil). J’ai cependant longtemps hésité à l’acheter. Encore un gros bouquin compliqué pour dire ce qu’on sait déjà et que des gens comme, entre autres, pour les plus simples, F.Lordon (La crise de trop, Fayard), P. Dardot/ C. Laval (La nouvelle raison du Monde, essai sur la société néolibérale, La Découverte) ou encore Lohoff/ Trenkle (La grande dévalorisation, Post-edition) ont clairement expliqué : le capitalisme néolibéral est une ânerie idéologique inégalitaire qui porte la crise comme la nuée l’orage.

 

C’est bien de le dire mais encore faut-il savoir pourquoi, c’est l’objet de ce livre assez ardu écrit par un professeur d’économie, critique, mathématicien, anglo-saxon (australien) rationnel, ni prophète illuminé, ni doux rêveur ni anticapitaliste forcené. Malgré le parti pris de l’auteur de ne pas utiliser de formules mathématiques le raisonnement est avant tout scientifique, logique. Sur ce terrain je l’avoue, je cale un peu. Je ne saurai donc entièrement rendre compte de la réelle puissance de cet exposé ‘par l’intérieur’ des implications des postulats de base du néolibéralisme. Pour mémoire et faire court ceux-ci tiennent en une phrase :

 

« Le jeu de l’offre et de la demande sur un marché libre et concurrentiel équilibre les prix et alloue de manière optimale les ressources (point !) ». Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible et il n’y a pas d’alternatives (re point !).

 

Cela paraît simple et imparable mais se complique assez vite dès qu’on se penche un peu sur les mécanismes qui sous tendent chacun des termes de cette phrase. Comment s’établit l’offre, à quel juste prix ? Comment évolue la demande et comment les agents économiques effectuent leurs choix. Qu’est ce qu’un marché, à quelles conditions est t-il libre et concurrentiel, l’est-il inéluctablement ? Comment s’établit l’équilibre, qu’est-ce qui est susceptible de le faire varier, existe-t-il même ? Qu’est ce que l’optimum de répartition des richesses et des ressources, à quoi aboutit-il ? Depuis les pères fondateurs (Adam Smith, J.- B. Say, Jeremy Bentham et même K. Marx) les économistes cherchent les bonnes équations avec les bonnes variables pour « faire tourner » des modèles mathématiques décrivant comment évoluent les paramètres, histoire de faire un peu de prévisions sur la marche du monde si par exemple on se fout en tête d’établir un salaire minimum, faussant ainsi de manière sacrilège et irresponsable le jeu parfait de l’offre et de la demande sur le marché du travail. Les lois économiques seraient raisonnables et ce sont ces raisons du monde qu’on nous oppose en permanence, en justification des politiques d’austérité, de la dérégulation des échanges, de la flexibilisation du code du travail, de la répartition des richesses etc…

 

Oui mais voilà, pour citer Keen, « la prétendue science économique est un agrégat de mythes qui fait passer l’ancienne conception géocentrique du système solaire de Ptolémée pour un modèle puissamment sophistiqué ».

On comprend assez vite, en se penchant sur les prémisses de la théorie néo-libérale à quel point elle peut être grossière, simplificatrice, aveugle à la réalité complexe des choses. On nous dit par exemple : « au commencement était le troc pratiqué par les tribus primitives…Mamadou fabrique des paniers, Abdou a des cacahouètes. Il faut à Mamadou 10 heures de travail pour fabriquer un panier etc… ». Ce sont des fariboles. J’ai lu un livre passionnant sur l’empire constitué entre 1700 et 1850 par les Comanches sur les plaines du Sud des Etats-Unis et sur une grande partie du Mexique du Nord qui explique que tout autre chose passait par l’échange de marchandises : rapports de domination ou de soumission, tissage d’amitiés proches et lointaines, signes de guerre ou de paix, prestige, inclusion dans le groupe de parenté etc…C’est sur ce type de rapports que s’est constituée la Comancheria qui a entravé, dominé et épuisé l’empire colonial Hispano-mexicain au point que les anglo-saxons ont pu en voler la moitié sans le moindre effort. La complexité de cette forme d’échange est stupéfiante, la marchandise échangée n’a que très peu d’importance. N’importe quel « coureur des bois » le savait, c’était vital pour lui, nombre d’entre eux sont morts d’avoir pratiqué le troc tel que l’expliquent les économistes et cela bien avant même que les ethnologues se penchent sur la question. Ces messieurs économistes apparemment l’ignorent. En fait ils préfèrent l’ignorer, c’est ce que nous dit Keen.

 

En cherchant à valider les hypothèses de base de la théorie, les économistes néo-classiques ‘mainstream’ se sont bien aperçus qu’ils n’arrivaient pas à les faire coller avec la réalité. Les plus honnêtes l’ont dit et ont cherchés d’autres hypothèses plus conformes aux faits. Ils sont devenus ‘critiques’ comme Keen et ont été ostracisés, ignorés. D’autres ont imaginé et formulé de véritables pirouettes intellectuelles ou noyés leurs résultats dans un fatras obscurs de justifications tournant à l’absurde. D’autres, et non des moindres (Milton Friedmann himself) ont carrément dit : « les hypothèses n’ont aucune importance ». Le résultat est que ce qui est enseigné depuis plus de quarante ans dans les écoles et les université n’est pas une science mais une pure idéologie, une religion ou tout aboutit à faire croire aux étudiants que les problèmes logiques ont été résolus où sont des contradictions apparentes sans aucune importance. Les étudiants deviennent, experts internationaux, conseillers ou responsables politiques, professeurs…et la boucle se referme, nul n’interroge plus les fondamentaux qui deviennent des dogmes. Et l’on préfère croire que s’il y a du chômage c’est parce que les gens font un choix rationnel entre le plaisir de rien foutre et la peine du travail et que si un banquier gagne 400 fois plus qu’un ingénieur c’est qu’il est 400 fois plus efficace…On nous parle de la pyramide des besoins de Maslow, : dès que les besoins physiologiques et matériels de base sont satisfaits de nouveaux besoins apparaissent : épanouissement personnel, reconnaissance, communauté authentique, démocratie etc.., ce qui viendrait forcément avec le capitalisme qui promet la seule juste répartition des richesses. Comme si pour survivre les hommes n’avaient jamais eu besoin d’être en groupe, unis, égaux, coopératifs, solidaires avant toute autre chose ! Il faut en vérité inverser cette pyramide…

 

Les concepts économiques de base de la théorie (théories de la demande, de l’offre et de la distribution des revenus) sont pour le moins bancals. La demande pour un produit ne décroît pas forcément à mesure que son prix augmente, il n’est pas possible d’extrapoler à partir du comportement d’un acteur sur un marché le comportement du Marché global (agregé). Le tout n’est pas la somme des parties, une société est bien plus que le résultat des actes individuels, même supposés rationnels et maximisant l’utilité. Le prix n’est pas fixé par le simple jeu de l’offre et de la demande, les salaires ne reflètent pas la contribution de chacun à la production, il n’est pas vrai qu’un grand nombre de petites entreprises en concurrence soient plus efficientes et proposent des prix plus bas que peu de grosses entreprises monopolistiques. Le marché des actifs financiers n’attribue pas les capitaux de manière efficiente, il y faudrait que les investisseurs forment des anticipations exactes, précises et communes sur le futur, qu’ils aient un accès égal à des crédits illimités, tout ceci n’arrivant jamais dans le monde réel. Tout au long du livre, pan par pan, bloc par bloc, tout l’édifice s’effondre et il n’en reste qu’un champ de ruines fumantes…

 

Une théorie prétendant que tout est statique, à l’équilibre, ne peut décrire une réalité aussi dynamique que l’économie qui est la science des échanges entre les hommes. C’est comme apprendre la bicyclette en commençant par maîtriser l’équilibre d’un vélo à l’arrêt. Cela ne sert plus à rien dès qu’on se met en mouvement. Certes, tout ce qui n’est pas à l’équilibre tend à se casser la gueule mais la mathématique peut modéliser un système instable en mouvement perpétuel, jamais à l’équilibre, nous baignons dans un tel système, c’est l’atmosphère elle-même et tous les jours les météorologistes nous disent relativement précisément quel temps il fera demain. Pas les économistes néolibéraux qui d’approximation en approximation nous démontrent que la terre est plate.

 

Nous ne sommes pas obligés de les croire n’est-ce pas ? Pas encore. De fait nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas le faire. Notre problème est que nous laissons ces gens nous diriger et qu’ils ont acquis, par formation et par intérêt, une phénoménale capacité à nier la réalité. Dans la théorie néolibérale, la crise n’advient jamais, l’argent n’étant qu’un « voile sur les échanges », la dette n’a aucune influence sur l’économie. Comme si les crises ne se présentaient pas avec une régularité d’horloge au Césium, comme si le Japon n’était pas emporté depuis 20 ans par une spirale infernale de dettes, comme si le chômage de masse n’était pas devenu structurel, comme si les politiques d’austérité fonctionnaient !

Tout revient à l’équilibre inéluctablement, ah oui ? Cassez vous la gueule de votre vélo (à l’arrêt ou en mouvement), quelle force vous remettras indemnes en selle, à l’équilibre ? Aucune.

Tout ce gros bon sens d’épicier à la Thatcher n’est d’aucune utilité, ne peut pas anticiper les crises, ne peut pas les résoudre, en est la cause. La théorie néolibérale est truffée de « main invisible », d’ «arbitre bienveillant » et de « facteurs exogènes » qui révèlent sa véritable origine : la pire des superstitions religieuses, celle où il fallait se soumettre à Dieu et surtout au Roi, celle de la « Vallée de Larmes » et de la béatitude des bienheureux, plus tard, au Paradis. Pour des gens qui se prétendent « scientifiques », « rationnels », c’est effectivement à pleurer ! Il vaudrait mieux hurler !

 

Notre problème est que nous avons intériorisé que nous serions alternatifs, non-conformistes, irréalistes, utopistes...Nous croyons qu’il faut penser « autrement » or qu’il s’agit tout simplement de penser. Il n’existe pas d’autre monde alternatif au présent. C’est nous qui sommes conformes à la réalité en essayant de la voir au mieux que nous le pouvons avec nos outils d’aujourd’hui qui nous aident à forger ceux de demain. Nous, nous sommes lucides, les utopistes obscurantistes rétrogrades ce sont eux ! Et ils sont dangereux, ils nous mènent à l’abîme et il est à craindre que ce soit probablement irrémédiable pour nous et nos enfants. Des gens comme Gattaz & Macron Inc. ont une conception de l’économie proche du troc, mal comprise en plus et assortie d’une psychologie de bazar digne d’un magazine féminin (ou de publications type « Challenge », y’à pas que les blondes qui sont connes).

 

Ils n’ont pas de solution ils sontle problème.

L’urgence n’est pas « climatique », l’urgence c’est de les dégager !

 

TINA

                                              

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Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 15:19

 

 

2 tracts pensés+1 impoli mais correct...

Les deux premiers disent la même chose...ça s'répète sur tous les tons depuis qu'à paru le "Manifeste", vers 48 (1800...), p'têt même un p'tit peu avant...du temps de Spartacus, dans ces eaux là...j'invente rien, je réactualise. On a tous un peu oublié les fondamentaux...

Le dernier me trotte dans la tête depuis longtemps, mais là, après "Lima", avant "Paris",c'est d'actualité et ça va tout occulter quelques temps.
C'est fait pour.

J'en vois déjà pleins se précipiter, banderolles au vent, devant le palais de nos bons princes, pour leur demander de  "sauver la planète"...
Et ça m'inquiète ces bonnes volonté prêtes à accepter (et réclamer) un gouvernement mondial (on dit 'gouvernance' pour pas se faire peur), à s'infliger une "taxe carbone" sans même oser faire un bras d'honneurs à tous les créanciers (ça serait pas honnête...), ni taxer aux frontières (horreur) la moindre babiole high-tech jetable venue du fin fond du trou du cul de l'Asie( car on va quand même pas salir chez nous pour fabriquer ça!).
 
Je voudrais pas doucher les enthousiasmes mais peut-on dire à ces doux alter-angelots que nous sommes déjà après l'effondrement et qu'au point ou en est l'inhumanité deux ou trois degrés n'y changeront rien,
et que d'ailleurs si on les avaient pas sur le dos ces foutus créanciers c'est pas deux minables degrés de plus ou moins qui nous feraient peur.

Tina, j'me dis, t'es qu'une vieille bique râleuse, laisse faire, 'sont mignons,  pleins d'bonnes intentions...

Mais quand j'vois l'autre illettré repointer son nez je me dis qu'on a vraiment été cocus sur toute la ligne et qu'à ergoter ainsi pour savoir combien va raquer le crétin de faux fracturé social qui roule dans sa poubelle au diesel pour pouvoir pénétrer  le sacro saint air pur des  mégapoles, j'me dis qu'on est en train de perdre notre temps.On ferait mieux d'aller chez "Béton et Esclavage" apprendre à être "gardien de la forêt"...

Y zont même pas voulu de cette connerie de "taxe Tobin" à 0,000001 % qui promettait
bien sagement pourtant de surtout pas toucher à rien... y zont même dit qu'un million et plus de signatures d'européens bon teint ça suffisait pas pour qu'on nous permette de faire, par référendum (on sait ce que ça vaut), un brin de clarté sur leurs magouilles transatlantiques... (-mais m'sieur c'est pourtant la loi! -Faites pas chier avec vos lois, les lois d'ailleurs ça commence à bien faire...-mais m'sieur, c'est bien vous qui les avez écrites et votées, pas vrai? -Gendarmerie nationale, je vous demande de vous disperser, nous allons faire usage d'explosifs...)
Vous croyez qu'y vont même juste nous écouter ?

Et en quoi que vous croyez qu'y va nous repeindre l'avenir l'aut' nabot après la couche de merde qu'y nous ont mis Flamby et et sa pov' tache débile (Valls pour les intimes). En vert?
De la gauche, la gestionnaire, la seule, la patenté, on n'aura  pas
eu bien plus qu'un peu l'odeur...

Seule consolation, la cote du baril plonge, le molotov sera abordable cet hiver, mais faut s'y mettre de suite...après ça va manquer.

Tina

 

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Nous sommes tous nés avec « la crise », ne crevons pas avec !

 

On nous a dit et on nous dit :

La crise, c ’est la faute aux arabes qui se font des couilles en or avec le pétrole.

C’est la faute aux syndicats qui défendent les ouvriers fainéants.

C’est la faute au laxisme post soixante-huitard.

C’est la faute au manque d’ouverture de la France au commerce mondial.

C’est la faute aux rigidités des lois sur le travail.

C’est la faute aux impôts trop élevés, au laxisme budgétaire de l’Etat providence.

C’est la faute aux immigrés qui abusent de notre générosité et de notre hospitalité.

C’est la faute à la « mauvaise » Finance qui s’accapare tous les fruits du « bon » Travail.

 

La vérité est que le système capitaliste ne crée pas des biens et des services pour satisfaire les besoins des gens mais dans le but unique de faire du profit, de l’argent avec de l’argent et que peu importe que l’on fabrique des armes, des centrales nucléaires, des prothèses mammaires, du bœuf aux hormones, des aéroports ou des caméras de vidéo-surveillance.

 

La vérité est que la rationalisation et l’automatisation du processus productif rend le travail humain presque totalement superflu or que, perçu comme un coût insupportable, il est pourtant la seule base du profit capitaliste. Fondamentalement le capitalisme tend à scier la branche sur laquelle il est assis.

 

La vérité est que la surproduction permanente et exponentielle nécessaire à la survie du capitalisme entraîne inexorablement l’épuisement total des ressources disponibles.

 

La vérité est que le processus de production de biens matériels ne permettant plus des profits suffisants, la source du profit s’est déplacée vers la financiarisation, l’argent fictif crée via l’endettement colossal des états, dette frauduleuse et illégitime qu’on nous réclame sans cesse de rembourser, par tous les moyens.

 

La vérité est que nous ne sortirons jamais de « la crise », elle est la substance même du capitalisme. Il n’y a pas erreur sur le médicament, il y a erreur sur le diagnostic. Ils nous disent « vous vivez au dessus de vos moyens » mais si nous n’avions pas vécu « au-dessus de nos moyens » le capitalisme serait déjà mort, asphyxié. C’est lui que nous et la planète n’ont pas les moyens de supporter plus longtemps.

 

La vérité est que ceux qui nous gouvernent ne sont pas au service de tous mais au service de quelques uns, à commencer par eux-mêmes. Tout processus réellement démocratique leur est une gêne insupportable. Le système leur profitant si bien ils sont incapables d’analyser et d’admettre que leur dogme de la Croissance pour la Croissance, du Progrès par le capitalisme est une impasse. L’oligarchie financière et capitaliste qu’ils servent avec dévouement et qui les payes grassement en retour tend systématiquement à éliminer toutes les instances plus ou moins « démocratiques » que le peuple lui a arrachées avec son sang.

 

La vérité est que la « sociale démocratie » est en état de mort cérébrale, elle ne survit que grâce au mensonge et au chantage : nous allons « inverser la courbe du chômage », « c’est nous ou la  Le Pen » tentent-ils de nous faire croire. Atteinte au plus haut degré d’Alzheimer elle nous ressasse sans cesse le passé lointain, « Jaurès » en l’occurrence, tout en « oubliant » ce qu’elle fait concrètement au présent, la casse systématique de tous les droits sociaux, y compris « Liberté, Egalité, Fraternité ».

A Droite c’est, en résumé : « nous sommes au bord du gouffre, il faut faire un grand bond en avant », c’est à dire toujours plus de privatisations, de précarisations, toujours plus de dividendes et moins d’impôts pour un capital qui privatise les profits et socialise les dettes.

 

Dans le dégoût général le peuple se tourne, paraît-il, vers l’extrême droite, poussée sur le devant de la scène par des médias aux ordres car les populistes, racistes, identitaires, conservateurs, réactionnaires, fascistes et autres conspirationnistes ont toujours été le bras armé du capital en manque de légitimité, pour imposer sa loi. Ils ont toujours trompé, massacré ou asservi le peuple pourquoi cela changerait-il ?

 

Il n’y a pas de « conspirateurs », il n’y a qu’un système à bout de souffle qui tente de nous faire croire qu’il s’appelle « démocratie » or que le contrôle de nos faits et gestes s’étend démesurément, que la justice n’a jamais été si partiale, que le mépris de la vie des gens est complet. Nous n’avons jamais été aussi près du totalitarisme.

 

Paradoxalement, nous les 99%, nous la multitude, nous sommes seuls, désunis, atomisés, sans repères. Plus d’experts, plus de spécialistes, plus de savants docteurs : tous vendus. Pour nous mener plus de bons petits pères des peuples, pas de führers ni de guides suprêmes.

 

C’est en vérité notre seule et dernière vraie chance, ne comptons que sur nous-mêmes. Assemblons nous !

Le capitalisme est à terre ? Achevons-le !

 

 

                                                                      ***********************************************

 

 

 

Le changement climatique ?


RIEN A FOUTRE !

 

On nous dit que le climat se réchauffe, que la mer va monter, la banquise fondre, que des tempêtes homériques et des canicules impitoyables suivies de blizzards sibériens et de pluies diluviennes vont s’abattre sur nous accompagnées dans leurs sillages cataclysmiques de toutes les pestes et les choléras pensables. Ok, d’accord…mais où est vraimentle problème ?

 

Car nous voyons, en procession, années après années, avions après avions, palaces après palaces, un défilé permanent de tous les « grands » de la planète escortés de la foule buzzante de leurs zélés serviteurs communicants s’assembler régulièrement aux quatre coins de la planète.

 

Malgré cette édifiante leçon de géostratégie mondiale, désespoir et consternation : jamais ces peine à jouir ne parviennent à l’orgasme libérateur : l’Accord- sur- le- climat-pour-rester-sous-les-deux-degrés.

 

Et comme l’année prochaine c’est à Paris que ça se passe l’ennemi sans nom trouve enfin son vrai visage : dioxyde de carbone.

 

Parions que cette fois sera la bonne et que, promis juré, les yeux dans les yeux, accord historique arraché in extremis avec les dents : à l’horizon 2250 plus une molécule de ce foutu gaz ne s’évadera fiscalement dans le ciel tout bleu d’une Europe Enfin Unie tournée si résolument vers l’avenir de nos arrières arrières petits enfants.

 

Mais pendant ce temps là, business as usual…leurmode de vie n’est pas négociable.

 

Ce serait quand même trop con d’y renoncer après avoir génétiquement modifié l’agriculture, dérégulé la finance, délocalisé l’emploi, surpeuplé les bidonvilles, bétonné un département tous les 7 ans, flexibilisé (= supprimé) le code du travail, privatisé les retraites et la sécurité sociale, supprimé le chômage (les allocations), vendu aux fonds de pensions du Quatar ou d’Hong-Kong monuments, ponts et chaussées, ramené rigoureusement la Dette à 250% du PIB (environ), laissé par pacte le soin des lois aux Transcontinentales, accordé aux « créateurs d’entreprises » 400 fois le revenu cumulé de tous leurs employés, confié à la NSA et aux société d’étude de marché la confidentialité de la vie privée de tous ceux « qui n’ont rien à se reprocher », fichés « terroristes » tous les autres.

 

Alors ils nous disent : on va tout de même pas saper les bases d’un monde si plein de promesses. Réduire trop vite de quelques pourcent un gaz « si utile à la vie » coûterait des milliards de dollars…il vaudrait bien mieux les placer utilement ailleurs…pacifier le Moyen-Orient…Financer la voiture nucléaire… Terraformer la planète Mars (et l’inverse)…

 

Nous ne ferons pas la liste des dévastations planétaires en cours et à venir. Comprenez, braves gens, que Catastrophismeet Crisesont les deux faces d’une même stratégie du choc, d’un même discours de soumission durable, au règne des experts qui savent, aux lois immuables du marché.

Vous voulez le meilleur des mondes ? :

Répondez aux sondages, obéissez à votre coach, consommez tout, éteignez vos Lumières…

 

Trouvez un seul « réfugié climatique » qui ne soit pas un réfugié économiqueet nous commencerons, éventuellement, à modifier l’ordre de nos priorités : foutre en l’air ce putain de capitalisme qui planifie le désordre mondial, ruine nos vies et la planète.

Le reste c’est de la foutaise.

 

Cechangement, aucun « Sommet Climatique » ne le réalisera jamais. C’est une biomascarade, un non événement programmé pour détourner nos énergies et nos pensées

du seul combat qui compte.

 

TINA

 

 

 

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Ceci n’est pas une crise mais une escroquerie…

 

Il est une erreur perspective fatale à tout raisonnement « social-démocrate » : l’anomalie ce n’est pas le régime actuel du capitalisme dit ultra-libéral dérégulé et mondialisé. Ce que l’on nomme « l’ Etat Providence », le « modèle social européen », le compromis type « Conseil National de la Résistance » est la vraie parenthèse historique qui, après guerre, un temps, et parce que la société construite par le capitalisme avait accumulé des tensions sociales colossales n’offrant d’autre issue qu’une longue guerre (I et II), d’une sauvagerie inouïe. Elle s’était alors en quelque sorte auto sabordée, permettant, via la destruction du patrimoine, un certain partage des richesses, une remise à plat partielle des inégalités, un hoquet vers le haut de l’étroit ascenseur social.

 

Il est retombé. La parenthèse est désormais refermée, nous sommes revenus en régime « normal », aux tendances fondamentales du capitalisme. Celui-ci n’est pas en crise, il prospère plus que jamais. Par le consentement à la servitude consumériste et salariale il porte à très court terme des perspectives rassurantes, promettant d’assurer confort et divertissements sans cesse renouvelés à la multitude. Sa victoire est totale dans la colonisation des imaginaires et des affects. Ses contradictions mensongères ne sont pourtant aucunement résolues, c’est ce qu’il parvient à masquer le mieux.

 

Car non seulement il n’y a pas place pour tous, dix planètes n’y suffiraient pas, mais la redistribution est naturellement, par construction, fondamentalement vouée à être totalement de plus en plus inégalitaire. Il y a bien un gâteau qu’on nous fait fabriquer mais il n’est pas destiné à être partagé. La victoire mène à la destruction inéluctable, les promesses sont creuses, il n’y aura pas de compromis, nul ne créera jamais un « capitalisme à visage humain ». Il y faudrait une autre guerre…À l’âge de l’atome, « Guernica » étant la norme quotidienne, c’est un pari sans issues.

 

Penser nostalgiquement à ce que l’on se raconte qu’il fût, un temps de progrès technologique et humain, nier la réalité telle qu’elle est mène à la collaboration active, cynique ou aveugle. Il n’est qu’à suivre les étapes de la fuite en avant de la pensée « socialiste ». C’est une sorte de « syndrome de Stockholm ». Prise en otage, ne voulant envisager d’échapper à son ravisseur, la social-démocratie est contrainte à l’adorer. Ne pouvant le détruire, elle s’en fait l’ardente propagandiste, ultime justification à son impuissante persistance à exister encore.

 

Il y a donc double escroquerie dont le discours sur « la crise » est le pivot essentiel. La crise c’est le capitalisme. Par ailleurs, ni « l’austérité », ni la dérégulation du travail et la déréglementation des échanges, ni la recherche désespérée d’énergies nouvelles, ni les investissements pharaoniques dans des grands travaux inutiles ne sont remèdes à la « maladie » mais aggravation évidente des causes. Il n’y aura pas « inversion de la courbe du chômage », si par hasard elle advient c’est que le travail aura été ramené à sa nature première, l’esclavage. Il n’y aura pas de « retour à la croissance », les profits n’ont cessé de croître et ils croissent actuellement si vite pour certains qu’à court terme, réellement, 1% des humains possèderont 99% des ressources et des biens, y compris les biens communs, le vivant, la terre, l’air… les « Lumières ».

 

Si elle est impuissante face au dieu qu’elle adore, avide de toujours plus de sacrifices, la « social démocratie » n’est pas inutile. Elle sert de refuge à tous les indécis, les tièdes qui n’ont pas encore compris que « ménager le loup et le mouton » c’est inéluctablement laisser dévorer le mouton. Elle fournit, contre pourboire dérisoire, les figurants et le décor, le village Potemkine, le Disneyland béat qui repeint en rose les wagons plombés dans lesquels nous montons passivement, résignés à croire qu’ils nous mènent vers l’avenir, n’osant imaginer la destination finale que nos yeux nous montrent pourtant, les SS, les nervis et les kapos, la schlague et les chiens.

 

Temporairement à l’abri de l’orage dans une paillote louée (cher) sur la plage, nous n’osons, de peur de nous mouiller, quitter l’abri, fuir dans les collines le tsunami qui arrive.

Seule certitude, nous allons être « douchés »…

TINA, Indigné-e-s de Nîmes

« Stop that train and leave it » (dans cet ordre...). B. Marley      

 

 

 

 

 

                                            


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions
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Vendredi 5 décembre 2014 5 05 /12 /Déc /2014 17:16

 

 

 

C'est officiel, c'est jugé impartialement : la responsabilité de la Gendarmerie Mobile n'est pas engagée dans la mort de Rémi Fraisse. Ils ont bien cherché et ils ont trouvé les coupables, c'est si facile quand c'est l'enquêteur qui écrit le scénario.

 

Après avoir tué ils espèrent maintenant abuser avec des mots truqués dans un rapport tronqué.
Il y aurait eu 13 salopards (= zadistes professionnels). Ils auraient "depuis des mois sur-exposés les personnels des PSIG à la fatigue physique et à la pression psychologique". Ils auraient utilisés "un niveau de violence inégalé et des moyens sophistiqués" pour les harceler. Ces "meneurs ont ensuite mis en avant des clowns, des pacifistes et des badauds pour qu'ils entravent l'action de la police", empêchant l'interpellation méritée des sus-dits salopards. Comme on nous dit sur une route de montagne "attention virages", sous le déluge des grenades, les sommations ont été règlementairement données. La police n'était là que pour "protéger les manifestants", "éviter le lendemain de plus graves incidents" lors de l'inéluctable reprise des travaux.

Chacun des mots de ce rapport sur l'action "retenue et professionnelle" de la police à Sivens sue le mensonge et la bêtise. Dans ce rapport, essayez, pour voir, de remplacer "zadistes" par "police" ou remplacez chaque mot par son contraire et vous vous rapprocherez singulièrement de la vérité.
Mais le plus révélateur c'est qu'il suinte surtout la peur, par tous les pores.

Alors soyons clairs. Nous dire que la police n'y est pour rien c'est nous dire : la responsabilité est ailleurs.
Mais il n'y avait nul besoin d'enquête: la police n'est pas plus coupable que la balle lorsqu'elle sort du fusil, nous le savons, pas besoin de sortir de l'ENA, le coupable c'est bien celui qui appuie sur la gâchette.

Désormais quand nous entendrons ses "consignes d'apaisement" nous nous attendrons à quelques "manquements à la déontologie".Quand il appellera au dialogue et à la concertation, nous sortirons le Maalox et les foulards.

N'oubliez rien.

TINA, envoyée spéciale à Fergusson, Tarn

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions
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Dimanche 28 septembre 2014 7 28 /09 /Sep /2014 17:14

 

 

Reflexion d'un indigné "démocratie Réelle Nîmes"

 

 

 

Trois guerres en deux ans...pas mal pour un "état en faillite".
Décidément, en plus d'être plus ultra libéral que les ultra libéraux le gouvernement Valls-Hollande (ou vice et versa) est aussi un foutu va t-en guerre.

Comme toujours entre la connerie
et le cynisme on ne peut trancher:
cette guerre inadaptée et vouée à un inéluctable et sanglant échec est une erreur manifeste d'analyse, un pansement sur une jambe de bois et une course en avant vers l'abîme tout autant qu'une sinistre farce jouée par des politiciens manipulateurs désespérément en quête de popularité sondagière.

Après avoir activement forgé et consciencieusement affuté le sabre de l'assassin, "Hollande" et/ou ses semblables utilisent la mort d'un pauvre bougre pour se mettre à la remorque des faucons yankees dans leur entreprise mortifère de pulvériser l'Irak, seul état (hors Iran) à peu près viable de la région (car possédant ressources et population) et donc potentiellement gênant pour l'impérialisme US (UE aussi).

Au passage on en profite pour en remettre une couche sur les lois liberticides et carcérales dites "anti terroristes".
Au passage on déroule le tapis rouge (CETA, TAFTA...) à toutes ces multinationales qui savent si bien tirer profit des crises et des guerres...et les déclencher si elles viennent pas toutes seules.

30 ans qu'on fait une "guerre impitoyable au terrorisme et à la barbarie"..
30 ans qu'on va "chercher la croissance avec les dents"...
30 qu'on lutte contre le chômage et la précarité...
30 ans qu'on réforme pour "adapter le pays à la modernité"...

Cela vous viendrait pas à l'idée de mettre toutes ces foutaises bout à bout?

Y'à des jours où on a vraiment envie d'être un furieux barbare!

TINA

 

 

 

 

 

Barbares ?

 

Tous figés au garde à vous derrière les drapeaux « bleu blanc rouge » en bernes, est-il encore possible de rappeler quelques faits fondamentaux ?

 

Sans remonter aux accords Syke-Picots (1916) découpant le Moyen-Orient en « zones d’influences » peut-on rappeler qu’il y a un peu plus de 20 ans que nous, Français, participons peu ou prou à un bombardement quotidien de l’Irak ?

 

Peut-on rappeler que nous avions auparavant fructueusement surarmé un certain Saddam pour une guerre de dix ans contre l’Iran qui fit plusieurs millions de morts ?

 

Peut-on rappeler qu’on nous a promis, il y a 20 ans, les yeux dans les yeux, un « nouvel ordre mondial » et un « nouveau modèle démocratique » pour les pays arabes ?

 

Peut-on rappeler que plus de trente ans de guerre « inflexible » contre le terrorisme n’ont donné strictement aucun autre résultat que d’engraisser les marchands d’armes, de faire des millions de morts et de réfugiés et de faire prospérer la violence et la terreur comme jamais.

 

Peut-on rappeler que lors du « Printemps Arabe » la seule réponse au soulèvement du peuple Tunisien de notre ministre des armées et de tout le gouvernement français fut d’offrir au dictateur l’expertise et tout le matériel anti émeute high-tech de notre glorieuse armée républicaine ?

 

Peut-on rappeler le très timide soutien au peuple Syrien et à ses revendications démocratiques ? Peut-on rappeler que nous avons fourni des armes à ces mêmes djihadistes que nous combattons aujourd’hui là-bas?

 

Peut-on rappeler que ces djihadistes furieux ont été financés par les monarchies pétrolières, pays certainement pas réputés pour leurs valeurs démocratiques et qui font pourtant aujourd’hui partie de la « coalition mondiale contre la barbarie » ?

 

Peut-on rappeler que le résultat concret de la « guerre pour le peuple Libyen » a été de créer là-bas, outre un foutu bordel, un sanctuaire pour le terrorisme qui diffuse actuellement dans toute l’Afrique, du Mali à la Somalie ?

 

Peut-on rappeler que les ruines de Gaza fument encore et que le plus vaste bidonville de la planète qui est aussi le plus vaste camp de concentration jamais construit compte plus de 50 000 bâtiments détruits, plusieurs milliards de dollars de dégâts, 5 ou 6 000 civils morts en quelques semaines…

 

Peut-on rappeler que le soutien à l’état raciste d’Israël est constant, indéfectible et indiscutable en France même, si beau pays des droits de l’homme et de la démocratie où les militants des campagnes de boycott sont poursuivis par la police et la « Justice » ?

 

Peut-on rappeler que l’engagement de notre actuel ministre des affaires étrangères « à défendre  l’état Irakien» se traduit concrètement sur le terrain par l’éclatement définitif de cet état, en plusieurs entités ethnico-religieuses, Kurdes, Chiites, Sunnites…? But non avoué mais enfin presque atteint des tous les faucons US.

 

Tous ces faits n’excusent en rien les assassins fanatiques mais ils sont là, têtus, pour nous rappeler que la « barbarie » des terroristes s’est nourrie au fil des ans de l’incroyable injustice faite aux peuples arabes et qu’au compte lugubre des morts les « terroristes » sont, littéralement, des enfants de chœur.

 

Quand à savoir qui est le plus « barbare » entre celui qui, tenant concrètement la victime et le sabre, trouve la rage suffisante pour exécuter lui-même le geste fatal et celui qui, après avoir espionné des heures par drone et caméra interposés, appuie sur un joystick pour déclencher le tir d’un missile sur une place de village à 10 000 km de là pour ensuite retourner avec la bonne conscience du devoir accompli dans sa banlieue californienne retrouver sa femme, sa pipe et son chien, je vous laisse seuls juges.

Ce que je constate, c’est qu’un pouvoir « à la ramasse » auto proclamé « socialiste » s’engage, en une tentative aussi conne que désespérée de « redorer son blason », dans une guerre coloniale aussi insensée que tout ce qu’il a pu faire auparavant et dont la seule justification est, au bout du compte, de pouvoir envoyer, depuis un quelconque « aéroport de Notre Dame des Landes » et en low-cost des « touristes innocents » claquer des euros aux quatre coins d’un monde « urbain » où 80% de la population vit de fait en esclavage dans des bidonvilles, sans eau, sans égouts, sans médecins, sans écoles et sans aucun espoir de s’en sortir.

 

Civilisation ? Droits de l’Homme ? Lutte contre la Barbarie ? Union Nationale ?

Merde !

TINA

 

 


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions
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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 14:35

 

Reflexion d'un indigné de Nîmes

 

 

Je vais pas re écouter son "fameux discours"  alors j'ai du en oublier un peu (voir pièce jointe). On dit que c'est grâce à ça qu'il a été élu...Pour ma part si j'ai voté pour lui c'est surtout "pour virer Sarko". Comme un con, j'ai fait de même qu'en 2002...Mais on m'y reprendra plus, c'est fini. Participer à ce cirque, c'est le cautionner, lui donner une légitimité qu'il n'a pas. Qu'il n'a jamais eu. Il m'aura fallu quelques temps pour l'admettre, je me serai volontiers défini comme plutôt "républicain" (tendance "1793", quand même...). Démocrate...pfff...que celui qui n'a jamais été naïf me jette la première pierre, je l'attends...

Alors, tandis que la V° s'écroule sous nos yeux, au ralenti et dans l'indifférence générale, comme en apesanteur "dans l'espace ou personne n'entend crier", faut-il vraiment en faire une VI°?
Sur des bases similaires, c'est inutile.
Sur d'autres bases, est-ce que ce sera encore une "république"? Probablement le mot resteras, par consensus nostalgique. Mais, à nostalgique, nostalgique et demi: le futur ce serait plutôt en fait, pourquoi pas, le "Soviet". Ce ne serait pas des "Conseils Ouvriers", paraît qu'y en a plus des prolos,  mais des "Conseils des inutiles inadaptés surnuméraires qui en ont ras le cul de n'avoir que pour seule utilité de consommer jusqu'à s'en faire péter la rate uniquement pour que le capitalisme survive encore un peu à sa contradiction fondamentale tout en arrosant copieusement quelques privilégiés au passage". Croyez moi ça fera du monde à se réunir...

Contradiction fondamentale dites-vous?
Et ben, grosso modo (j'y reviendrai un de ces jours) nous avons affaire à un système qui a des besoins exponentiels et illimités de gaspillage des ressources naturelles, totalement limitées elles. Le capitalisme par ailleurs ne peut faire du profit que sur la valeur crée par le travail, tend à éliminer cette base sur laquelle se crée la survaleur, donc à saper les fondements même de sa prospérité, ce qui se fait actuellement à vitesse hyper numérique... d'où le fait que nous soyons tous "inutiles", sauf à consommer (à crédit...) et "inadaptés" à travailler 48h par jour, 9 jours sur 7, 549 jours par an, pendant 156,5 annuités versées à des caisses de retraite privées dont les fonds sont évaporés tous les deux ans dans les crises financières (aucun système, même le "Socialisme réel", ne peut prétendre égaler un tel gaspillage)...La fuite en avant s'est jusqu'à présent poursuivie en créant  une énorme "pyramide de Ponzi" financière virtuelle, pyramide qui repose tout de même sur quekchose, mais à l'envers sur une pointe minuscule qui est la somme ridicule des profits escomptés à arracher au travail réel...et en ce moment à la revente à prix cassés de tous biens publics, terre, eau et air compris (dont le total n'est même pas égal au dizième de la valeur de ce qui s'échange tous les jours, à la nanoseconde, sur les marchés financiers). C'est vous dire la stabilité  de la "chose" et sa probabilité de rester en fonctionnement....

On va dans le mur, aucun airbag socialo-écolo-machin-chose n'amortira le choc car pour éviter l'impact, il va falloir freiner très très fort...Mais on serait fous de pas appuyer de toutes nos forces sur la pédale, quoiqu'il arrive. Pas la peine de se protéger le visage avec les bras...

Le naufrage d'un pédalo et de tout son équipage est une bluette à côté de ce qui nous attend, exactement tout comme dans un tableau de Brueghel (je crois) appelé "La Chute d'Icare" où on ne voit dans un paysage immense aucun des nombreux personnages se préoccuper de la dite chute. Tout au fond du tableau, en minuscule, deux jambes et trois plumes émergent encore de l'océan...tout le monde s'en fout.

Biz,
Tina

 

 


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Les Comptes Rendus des Assemblées et reflexions
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