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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 16:00

 

Source : www.bastamag.net

 

Débattre Capitalisme

Les investisseurs financiers lorgnent sur la dette des pays d’Afrique

par Eric Toussaint 3 février 2015


Côte d’Ivoire, Éthiopie, Rwanda, Sénégal... La dette des pays les plus pauvres attirent aujourd’hui les fonds d’investissement du Nord, à la recherche de rendements plus intéressants qu’en Europe. Mais certains titres de dette vendus sur les marchés financiers internationaux par les pays africains « sont liés à des contrats dont les clauses peuvent constituer de véritables bombes à retardement », alerte Eric Toussaint, porte-parole du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM). Le risque : une nouvelle grande crise de la dette, comme celle de 1982, qui a conduit les pays d’Afrique à s’enfermer dans la spirale infernale des plans d’ajustement structurels imposés par le FMI. Décryptage.

En 2014, le Rwanda et l’Ethiopie qui figurent parmi les pays les plus pauvres de la planète ont vendu des titres de leurs dettes publiques sur les marchés financiers des pays les plus industrialisés. Du jamais vu au cours des 30 dernières années ! La Côte d’Ivoire, sortie il y a peu d’une situation de guerre civile et d’une suspension du remboursement de la dette il y a à peine trois ans, a réussi également à trouver sans difficulté des prêteurs privés pour acheter des titres. Le Kenya [1] et la Zambie ont aussi émis des titres de la dette.

Cela témoigne d’une situation internationale tout à fait particulière : les investisseurs financiers du Nord disposent d’énormément de liquidités et face à des taux d’intérêt très bas dans leurs pays, ils sont à l’affût de rendements intéressants. Le Sénégal, la Zambie et le Rwanda promettent un rendement de 6 à 8 % sur leurs titres. Ce qui attirent des sociétés financières qui cherchent à placer provisoirement leurs liquidités, même si les risques sont élevés. Les États de l’Afrique subsaharienne ont réussi à vendre sur les marchés financiers internationaux des titres de dette publique pour 7 milliards de dollars en 2014 [2]. C’est un record.

Euphorie de la dette

Les gouvernements des pays subsahariens deviennent euphoriques et tentent de faire croire à leur population que le bonheur est au coin de la rue, alors que la situation peut dramatiquement se retourner. Ces gouvernants sont en train d’accumuler des dettes de manière tout à fait exagérée, et quand la situation se détériorera, ils présenteront la facture à leur peuple. De toute manière, une grande partie des impôts que les pouvoirs publics font aujourd’hui payer au peuple (via la TVA et les impôts sur les revenus) sert à rembourser la dette, au lieu d’être utilisée pour améliorer les conditions de vie des citoyens et citoyennes. Dans l’écrasante majorité des pays, les dépenses publiques effectuées pour rembourser les dettes contractées par les gouvernants sont supérieures au budget de l’éducation ou de la santé. C’est un scandale.

De plus, les titres de dette que les gouvernants vendent sur les marchés financiers internationaux sont liés à des contrats dont les clauses peuvent constituer de véritables bombes à retardement. Par exemple, de plus en plus de contrats contiennent une clause d’accélération des paiements : si un pays entre en difficulté économique, les détenteurs des titres de la dette peuvent exiger des autorités du pays un remboursement anticipé. De quoi fortement aggraver la situation du pays. Et tous les contrats prévoient qu’en cas de litige, ce n’est pas la justice du pays endetté qui est compétente mais celle de pays comme les États-Unis ou le Royaume Uni... Il est nécessaire de se battre pour obtenir que le contenu des contrats soit rendu public par les autorités.

Quand les taux d’intérêt s’envolent

Parmi les pays subsahariens qui ont émis le plus de dettes sur les marchés internationaux, les pays exportateurs de pétrole, à commencer par le Nigeria, sont aujourd’hui confrontés à une chute de près de 50 % du prix du pétrole qu’ils exportent. Or plus de 70 % des revenus de l’État provient de la vente du pétrole. Cela diminue leur capacité de remboursement présent et futur. Dès lors, les prêteurs – banques privées du Nord, fonds de placement, les 1 % les plus riches en Afrique,... – deviennent nerveux et commencent à revendre les titres qu’ils détiennent sur le marché secondaire de la dette, le marché « d’occasion » de la dette. Ils bradent les titres, du coup ceux qui les achètent à rabais le font pour avoir un meilleur rendement. De leur côté, les autorités du pays doivent rémunérer à un prix plus élevé les nouveaux emprunts sous peine de ne pas trouver de prêteurs.

Prenons le cas du Nigeria : ses revenus ont fortement baissé en 2014 à cause de la chute du prix de pétrole entre juin et décembre 2014. La monnaie locale, la naira, a perdu 15 % de sa valeur face au dollar en 2014. Les réserves de change de la banque centrale du Nigeria ont baissé nettement [3]. En décembre 2014, la banque centrale a émis des titres de dette publique venant à échéance 10 ans plus tard en proposant une rémunération de 16 % [4] ! Il n’est pas compliqué d’imaginer ce que cela signifie : une portion de plus en plus considérable des revenus du Nigeria devra être destinée au remboursement de la dette dans un contexte de chute de ses revenus. Du coup, les mesures d’austérité vont s’aggraver.

C’est déjà le cas dans autre pays exportateur de pétrole, l’Angola. Le gouvernement confronté à un déficit budgétaire pour la première fois depuis 2009 vient d’annoncer qu’il réduira fortement les subventions aux prix du combustible dont bénéficie la population. Cela va augmenter le coût des transports publics, de l’approvisionnement, etc. Il n’y a pas que le prix du pétrole qui est en chute, en 2014 : les prix de l’argent et du cuivre ont ainsi baissé respectivement de 16 % et 18 %. Le coton accuse quant à lui une lourde baisse de 28 % sur l’année [5]. Le caoutchouc a également plongé. Quant au minerai de fer, son prix a baissé de 51 %. En résumé, une grande partie des pays d’Afrique subsaharienne dont les gouvernements se félicitent encore aujourd’hui des performances économiques, sans se préoccuper d’améliorer durablement les conditions de vie de leurs citoyens, va probablement se retrouver dans une situation de plus en plus difficile.

La spirale infernale des plans d’ajustement structurels

Cela rappelle dans une certaine mesure la précédente grande crise de la dette qui a éclaté en 1982, résultat de l’effet combiné de la baisse des prix des produits exportés et de l’explosion des taux d’intérêt dans ces pays [6]. Du jour au lendemain, il faut rembourser plus avec des revenus en baisse. De là, l’étranglement. Les pays endettés annoncent qu’ils sont confrontés à des difficultés de paiement. Les banques privées refusent immédiatement d’accorder de nouveaux prêts et exigent qu’on leur rembourse les anciens. Le FMI et les principaux pays capitalistes industrialisés avancent de nouveaux prêts pour permettre aux banques privées de récupérer leur mise et pour empêcher une succession de faillites bancaires. Depuis cette époque, le FMI, appuyé par la Banque mondiale, impose ses plans d’ajustement structurel [7]. Un pays endetté qui refuse l’ajustement structurel se voit menacé d’une suspension des prêts du FMI et des gouvernements du Nord. On peut affirmer sans risquer de se tromper que ceux qui, à partir de 1982, proposaient aux pays de la périphérie d’arrêter le remboursement de leurs dettes et de constituer un front des pays débiteurs avaient raison. Si les pays du Sud avaient instauré ce front, ils auraient été en mesure de dicter leurs conditions à des créanciers aux abois.

En choisissant la voie du remboursement, sous les fourches caudines du FMI, les pays endettés ont transféré vers le capital financier du Nord l’équivalent de plusieurs plans Marshall [8]. Les politiques d’ajustement ont impliqué l’abandon progressif d’éléments clés de leur souveraineté nationale, ce qui a débouché sur une dépendance accrue des pays concernés à l’égard des pays les plus industrialisés et de leurs multinationales. Aucun des pays appliquant l’ajustement structurel n’a pu soutenir de manière durable un taux de croissance élevé. Partout, les inégalités sociales ont augmenté. Aucun pays « ajusté » ne fait exception.

A qui profite la dette ?

Il ne faut pas attendre qu’une crise se déclenche pour entamer un audit citoyen de la dette. Il faut se poser dès aujourd’hui des questions essentielles comme : qu’est devenu l’argent des différents emprunts ? Quelles étaient les contreparties de ces emprunts consentis au gouvernement ? Quel montant d’intérêts a déjà été payé et à quels taux ? Quelle part du principal a été remboursée ? Comment la dette a-t-elle enflé sans que les populations aient ressenti concrètement ses effets ? Quels chemins ont suivi les fonds empruntés ? Quelle part a été détournée, par qui et comment ? Qui a emprunté et au nom de qui ? Qui sont les créanciers et quel a été le rôle des uns et des autres ? Par quels mécanismes l’État s’est-il trouvé engagé dans les différentes transactions ? Par qui les décisions d’emprunts ont été prises et à quel titre ? Comment des dettes privées sont-elles devenues publiques, grâce à quels intermédiaires et à quels organismes ? À qui ont profité les projets bidon réalisés avec de l’argent emprunté ? Quels crimes ont été commis avec cet argent ? Les bailleurs savaient-ils la destination des fonds octroyés ? Pourquoi n’établit-on pas les responsabilités pénales, civiles ou administratives ?

Quand on examine les réalisations par rapport au volume des fonds remboursés par les pays d’Afrique subsaharienne comme d’autres parties du monde, une conclusion s’impose : seule une faible part des prêts consentis a contribué au « développement » du pays. Une grande partie des fonds empruntés a alimenté des réseaux de corruption (au Sud comme au Nord de la planète), à travers des commissions et rétrocommissions. Ils ont enrichi les oligarques des régimes dont le train de vie ostentatoire jure avec la pauvreté et la misère ambiante. Ils ont aussi servi à enrichir un peu plus les 1 % les plus riches qui ont ensuite placé l’argent mal acquis dans des paradis fiscaux, la plupart du temps en Europe.

Des emprunts pour financer des projets inutiles

Ces fonds ont également financé des éléphants blancs, ces célèbres projets inadaptés et surfacturés, via, semble-t-il, les garanties publiques accordées aux grandes entreprises privées par le mécanisme des agences de crédits à l’export des pays prêteurs. Ce sont les populations qui ont payé et continuent de payer le lourd tribut, tout en subissant les effets négatifs de cet endettement odieux cautionné par un État démissionnaire qui ne protège pas, n’éduque pas, ne soigne pas, prive ses populations de l’eau, de l’électricité,...

C’est pour ces populations-là que le CADTM et toutes les associations prêtes à agir avec lui veulent procéder à cette clarification en ouvrant cet autre chantier du combat citoyen : ouvrir les livres de compte de la dette. En d’autres termes, réaliser l’audit citoyen de la dette, afin d’identifier la partie illégitime, illégale ou/et odieuse qu’il faut refuser de payer. Il s’agit aussi d’identifier les coupables d’actes frauduleux ayant conduit à l’endettement et/ou ayant permis en enrichissement personnel injustifié. Ces coupables doivent être poursuivis en justice. L’audit doit aller de pair avec la mise en pratique d’un autre modèle de développement qui met l’humanité et la nature au centre des priorités.

Eric Toussaint, porte-parole du CADTM international (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde), maître de conférence à l’université de Liège [9]

Photo : CC Ryan

 

Notes

[1Agence Bloomberg, consulté le 3 janvier 2015.

[2Financial Times, « Oil routs sours Africa debt sweet pot », 31 décembre 2014.

[3Source : Agence Bloomberg.

[4Voir le site officiel de labanque centrale du Nigeria.

[5Source : Boursorama.

[6Ce passage est tiré de : Pierre Gottiniaux, Daniel Munevar, Antonio Sanabria, Eric Toussaint, Les Chiffres de la dette 2015, page 9.

[7Les programmes d’ajustement du FMI suivent trois objectifs : 1) assurer le remboursement de la dette contractée ; 2) établir des réformes structurelles visant à libéraliser l’économie, l’ouvrir aux marchés internationaux et réduire la présence de l’État ; 3) permettre progressivement aux pays endettés d’avoir accès aux prêts privés via les marchés financiers, sans pour autant cesser d’être endettés.

[8Le Plan Marshall est un programme de reconstruction économique proposé en 1947 par George C. Marshall, secrétaire d’État des États-Unis. Doté d’un budget de 12,5 milliards de dollars de l’époque (environ 100 milliards de dollars de 2014) sous forme de dons et de prêts à long terme, le plan Marshall permit à 16 pays (notamment la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et les pays scandinaves) de profiter de fonds pour leur reconstruction après la seconde guerre mondiale.

[9Eric Toussaint est l’auteur de Bancocratie, Editions Aden, 2014, et coauteur de Les Chiffres de la dette 2015, avec Pierre Gottiniaux, Daniel Munevar et Antonio Sanabria.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:45

 

Source : www.equitesante.org

 

 

Financement et accès aux soins en Afrique de l’Ouest - Empirique et satirique !

Ludovic QUEUILLE & Valéry RIDDE Damien GLEZ

 

Préface :

Travaillant à la production et à l’application des connaissances scientifiques sur l’accès aux soins et le financement

de la santé en Afrique de l’Ouest depuis 10 ans, nous souhaitons partager des constats parfois surprenants en

expérimentant le dessin satirique comme outil de partage des connaissances

 

Ludovic Queuille & Valéry Ridde

 

 

 

Les services de santé publics sont critiqués et stigmatisés, mais le plus souvent, la qualité des soins

y est meilleure qu’ailleurs et seul un financement public peut garantir un accès équitable


.

 

Le paiement direct impose une barrière financière à l’accès aux soins pour les pauvres et ne permet

pas de financer les systèmes de santé. Il est pourtant très souvent remis en avant par certains

 

 

Le principe de «  gratuité des soins  », pardon «  d’exemption du paiement des soins  » (oui, la

sémantique est importante car « gratuité » serait un mot tabou !), ne semble déranger que ceux

qui ont les moyens de payer leur accès aux services de santé

 

La prise en charge des indigents est prévue dans les politiques de santé depuis l’instauration du

paiement direct. Après 30 ans, des centaines d’ateliers, de comités, d’études et de recherches

actions pour développer les critères et les processus de leur identification, les indigents sont toujours

exclus du système de santé. Quel est le vrai problème ?

 

Nous entendons parfois dire que jamais il ne sera possible de faire accoucher ces « femmes-là » au

centre de santé, des raisons culturelles étant souvent convoquées. Pourquoi postuler que certaines

populations n’iront jamais aux centres de santé alors que lorsque les barrières financières et géographiques

sont levées, ce n’est plus le cas dans une majorité de cas?

 

 

 

Certains programmes de subvention des soins sont partiels et comportent des « trous » dans le paquet

de services offert Ils sont souvent complexes, ce qui les rend difficilement compréhensibles pour la population

et parfois même pour les agents de santé. Ainsi, ils vont à l’encontre du principe de continuité des soins et

deviennent moins efficaces

 

 

 

En 30 ans de tentatives en Afrique de l’Ouest, les exemples les plus réussis de mutuelles de santé

n’ont jamais dépassé 10% de couverture . Elles restent cependant des ritournelles incontournables

dans les réflexions pour améliorer l’accessibilité financière aux soins de santé des pauvres.

 

 

 

En Afrique de l’Ouest, l’accès aux services de santé des enfants passe notamment par une

exonération du paiement des frais au point de service, ce qui coûte moins de 5 dollars US

par enfant et par an . Son financement passe par la volonté des décideurs

 

 

 

Dernièrement au Burkina Faso, comme au Mali, lors de la phase de concertations sectorielles et

régionales sur les orientations stratégiques de l’assurance maladie universelle, plusieurs secteurs

importants de la Nation se sont opposés au principe de solidarité nationale

 

 

 

Certains experts expliquent la garantie du succès du financement basé sur les résultats (FBR) par le

fait qu’il repose notamment sur le principe de « la carotte et du bâton ». La motivation du personnel de

santé n’est-elle pas un peu plus complexe que cela ?

 

 

 

Certaines expériences ont déjà montré que le paiement à la quantité pouvait avoir des effets pervers.

A vouloir trop motiver les acteurs de la santé en fonction de la quantité de maladies, ne risque-t-on pas

de rendre nos populations plus malades ?

 

 

 

Le prosélytisme dont font preuve la plupart des partenaires techniques et financiers (inclus certains

chercheurs...) auprès des gouvernements pour vendre leur « agenda » tournent à la cacophonie pour

les décideurs nationaux des politiques de santé.

 


 

Verticalisation et bureaucratie des nombreux programmes de santé font que le responsable d’un centre

de santé doit gérer son équipe, ses intrants, son infrastructure, les ressources financières, la situation épidémiologique, continuer de se former, remettre tous les mois un nombre incalculable de rapports, etc

et accessoirement...soigner ses malades.

 


 

Même si la formulation de politique publique puis leur mise en œuvre ne sont jamais faciles, il existe

de multiples preuves scientifiques pour les rendre efficaces et équitables. Or, ces 30 dernières années,

les décideurs ont la plupart du temps oublié l’équité dans les politiques.

 

 

 

Source : www.equitesante.org

 

 

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:35

 

Source : www.mediapart.fr

 

Trois hommes jugés pour avoir récupéré des aliments périmés

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Un Intermarché poursuit en justice trois personnes qui ont « frauduleusement soustrait des denrées périssables, avec dates dépassées » et destinées à être jetées.

 

Trois personnes doivent être jugées, mardi 3 février par le tribunal correctionnel de Montpellier, pour avoir récupéré des produits périmés destinés à être jetés dans l'enceinte d’un Intermarché de Frontignan dans l'Hérault, rapporte Le Midi libre.

La grande surface leur reproche d’avoir, le 27 mai dernier, « frauduleusement soustrait des denrées périssables, avec dates dépassées ». Un collectif de soutien, dénonçant une procédure « ahurissante et intolérable », a appelé à manifester devant le palais de justice de Montpellier mardi en début d’après-midi. « La pauvreté est peu à peu criminalisée, cette histoire est un exemple flagrant », poursuit-il.

A lire sur le site du Midi libre. (*ou ci-dessous)

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

                                                            ******************************

 

Source : www.midilibre.fr

 

Montpellier : appel pour le procès du vol de denrées périmées

Montpellier : appel pour le procès du vol de denrées périmées
L’affaire remonte au 27 mai dernier, à Frontignan.
V. ANDORRA
 

P lusieurs organisations appellent à manifester ce mardi, en début d'après-midi, devant le palais de justice.

Trois personnes devant le tribunal correctionnel ce mardi. Et plusieurs organisations qui appellent à manifester, en début d'après-midi, devant le palais de justice. Car ces trois personnes doivent comparaître devant les juges pour avoir "frauduleusement soustrait des denrées périssables avec dates dépassées", le 27 mai dernier, dans l'enceinte du supermarché Intermarché de Frontignan.

"La nourriture ainsi récupérée était périmée de quelques jours, quelques heures parfois, mais ne présentait aucun danger à la consommation. Ces denrées ayant perdu leur valeur monétaire (mais pas nutritionnelle !), elles étaient destinées à être jetées", assure le collectif de soutien aux prévenus, qui parle d'une situation "ahurissante et intolérable". "La pauvreté est peu à peu criminalisée, cette histoire en est un exemple flagrant", indique-t-il encore dans son appel à manifester cet après-midi autour "d'une soupe faite avec les restes du marché de la veille".

 

 

Source : www.midilibre.fr

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:35

 

Source : www.lagedefaire-lejournal.fr/travailler-moins-pour-vivre-mieux

 

 

Travailler moins pour vivre mieux

 

 

Ce mois de février : le travail en question. Revenu inconditionnel, partage des emplois… Des pistes pour prendre du recul sur le sacro-saint turbin et la place qu’il occupe dans nos vies. Egalement  TGV LYON TURIN, un reportage à Carcassonne, ou  dix-neuf ouvriers de l’ancienne usine Pilpa ont créé une Société coopérative de production. Ils fabriquent des glaces artisanales à partir de fruits de la région et de lait entier.
Sommaire complet :

 

N94

 

TGV LYON TURIN
Daniel Ibanez, l’un des plus farouches opposants au projet de ligne à grande vitesse, publie un livre dans lequel il démonte ce projet « pharaonique ».

VOUS AVEZ DIT ANTHROPOCÈNE ?
Le récit scientifique selon lequel l’espèce humaine exerce une influence décisive sur la planète est porteur d’idéologie. Décryptage avec l’historien C. Bonneuil.

DOSSIER : LE TRAVAIL EN QUESTION
Revenu inconditionnel, partage des emplois… Des pistes pour prendre du recul sur le sacro-saint turbin et la place qu’il occupe dans nos vies.

CHALEUR HUMAINE AU COMPTOIR
Une maman et son petit, des ados avec leurs éducateurs, un bénévole qui fait le service en anglais… A Besançon, le Café des pratiques est un joyeux mélange

REPORTAGE
Ils s’étaient fait « manger par le capital ». Dix-neuf ouvriers de l’ancienne usine Pilpa ont créé une Société coopérative de production. Ils fabriquent des glaces artisanales à partir de fruits de la région et de lait entier. Reportage à Carcassonne.

• Mains propres sur la santé / Macron neutralise le Code de l’environnement
• L’euro dans le piège de la déflation / Ça roule pas fort pour les routiers
• New York : une ferme sur les toits / A Bruxelles, le jardin des sans-papiers
Coup double : deux journaux au lieu d’un pour nos abonnés !
• Lire, écouter, voir : doc actif contre stock radioactif
• Faudra-t-il cultiver sa terre pour se nourrir ?
• Repair Café : l’entraide et le tournevis – Le thé d’Aubrac
• La chronique ayurvédique – Le « champ commun » où poussent les projets
• Des communes visent le zéro déchet – L’incinérateur embrase Echillais
• Fiche pratique : les instruments de la nature
• Fiche pratique : du feng shui dans mon appart’
• Forum des lecteurs
• Agenda, annonces, le coin des diffuseurs

Vous ne trouvez pas ce numéro près de chez vous ? Consultez la carte de nos points de vente ou encore mieux abonnez-vous ! Merci de votre soutien.

 

 

 

Source : www.lagedefaire-lejournal.fr/travailler-moins-pour-vivre-mieux

 

 

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 18:09

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Les opposants aux projets inutiles se coordonnent pour faire avancer la démocratie

Marie Astier (Reporterre)

lundi 2 février 2015

 

 

Réunie à Bagnolet, la Coordination des opposants aux grands projets inutiles s’est concentrée sur le chantier de la démocratie participative. Celui-ci a été lancé par François Hollande, mais suit une logique administrative, à l’écart des citoyens.


Notre-Dame des Landes, le barrage de Sivens, le Center Parcs de Roybon, la ferme des 1.000 vaches, etc. Samedi 31 janvier, les opposants à tous ces Grands projets inutiles et imposés (GPII) ont laissé de côté le terrain local pour une journée de réunion à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). C’est la deuxième fois qu’ils se retrouvent dans la capitale pour tenter de fédérer les luttes. « Le but est de sortir la tête de l’eau de nos luttes locales pour agir au niveau national », explique Ben Lefetey, porte-parole du collectif d’opposition au barrage du Testet.

A l’ordre du jour : « Le chantier de la démocratie participative » annoncé par le président de la République en novembre dernier lors de la conférence environnementale.

"Tout doit être fait pour que sur chaque grand projet, tous les points de vue soient considérés, que toutes les alternatives soient posées, que tous les enjeux soient pris en compte et que l’intérêt général puisse être dégagé", avait alors insisté François Hollande. Il disait ainsi vouloir éviter de un nouveau « drame national » comme la mort de Rémi Fraisse au Testet.

« Le risque est que ça décide dans les cabinets ministériels »

Sauf que pour l’instant, « le gouvernement n’a fait signe à aucun de nous, déplore Françoise Verchère, co-présidente du Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. Cela s’annonce mal, si la rénovation de la démocratie participative est faite par ceux qui nous ont mis dans le pétrin... » « Le risque est que ça se décide dans les cabinets ministériels, loin du terrain », poursuit Ben Lefetey.

Un vrai risque, puisque le gouvernement a décidé que c’est le Conseil national de la transition énergétique (CNTE) qui plancherait sur la réforme. L’instance rassemble certes des élus locaux, des parlementaires, des syndicats et des associations environnementales, mais aucun représentant de la coordination des GPII n’y est présent.

Et même le CNTE pourrait être marginalisé par l’exécutif. Car comme Reporterre l’a relaté, l’article 28 de la loi Macron compte donner la possibilité au gouvernement de prendre les mesures par ordonnances. La réforme de la démocratie participative se ferait donc sans débat parlementaire... Raison pour laquelle cet article de la loi Macron est pour l’instant très critiqué à l’Assemblée Nationale.

Des propositions de terrain

Collectivement, les opposants aux Grands projets inutiles ont donc décidé de ne pas attendre l’invitation de l’exécutif. « On va faire des propositions pour éviter de se retrouver dans la situation de blocage que l’on connaît un peu partout, expose Françoise Verchère. On va lister les dysfonctionnements constatés sur chacune de nos luttes, pointer les défauts des procédures, puisqu’à nous tous on en a déjà exploré toutes les failles ! »

Par exemple, les enquêtes publiques, étape cruciale de la consultation des citoyens, peuvent être améliorées. « Pour le barrage de Sivens, il manquait dans le dossier deux documents essentiels : le rapport défavorable au projet de l’ONEMA [Office national de l’eau et des milieux aquatiques-NDLR] et le document d’origine, celui qui explique pourquoi les élus ont décidé de construire le barrage, raconte Ben Lefetey. S’il y avait eu un désir sincère de débat avec le public, il aurait fallu mettre ces documents sur la table ! »

Les mots d’ordres sont donc : plus de transparence dans les procédures (pour bien informer tous les publics concernés), plus d’indépendance de ceux qui décident de leur mise en œuvre (pour notamment éviter les conflits d’intérêts) et plus de place aux citoyens (pour notamment prendre en compte les contre-expertises qu’ils peuvent fournir)....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:53

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

En images

01/02/2015 à 16h18

« Dérive autoritaire : les premiers signes qui doivent alerter »

Rémi Noyon | Journaliste Rue89

http://static2.stop-djihadisme.gouv.fr/var/stop/storage/images/media/images/radicalisation/607-6-fre-FR/radicalisation.png
 

En plus de son efficacité douteuse, le site gouvernemental Stop-djihadisme se prête à tous les détournements.

On y trouve notamment une plaquette qui renseigne sur « les premiers signes » de l’embrigadement d’un proche dans le salafisme djihadiste. Parmi ces « signes » évoqués sous forme de pictogrammes (à gauche ci-dessus) :

  • « Ils se méfient des anciens amis, qu’ils considèrent maintenant comme des “impurs” » ;
  • « Ils rejettent des membres de leur famille » ;
  • « Ils abandonnent l’école ou la formation professionnelle car l’enseignement dispensé fait parti du complot », etc.

Vient ensuite le numéro vert mis à disposition des « familles » qui « sont souvent démunies pour identifier les signes qui peuvent laisser présager un embrigadement, puis un départ ».

 

 

La plaquette de La Quadrature

Sur Twitter, Clément Sénéchal, « l’homme qui tweetait pour Mélenchon », se moque gentiment :

« Passé la journée au téléphone avec le ministère de l’Intérieur : j’avais des doutes sur à peu près tous mes potes. »

 

http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/image/2015/02/attentifs_ensemble.png

Certains vont plus loin. Jérémie Zimmermann, l’un des co-fondateurs de La Quadrature du Net, qui défend un Internet libre et ouvert, vient de relayer une plaquette intitulée : « Dérive autoritaire. Les premiers signes qui doivent alerter » (ci-dessus).

Reprenant les codes du site Stop-djihadisme, cette infographie liste les risques :

  • « Restriction de la liberté d’expression » ;
  • « Interdiction de manifestations pacifiques » ;
  • « Banalisation de messages racistes » ;
  • « Généralisation et extension de la surveillance des citoyens » ;
  • « Prévalence d’intérêts économiques sur l’intérêt général » ;
  • « Partenariats avec des régimes violant les droits de l’homme » ;
  • « Répression violente des manifestations » ;
  • « Instrumentalisation des menaces pour justifier des mesures sécuritaires » ;
  • « Contournement de la démocratie et du contrôle du pouvoir judiciaire. »

Ça ne vous rappelle rien ?

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:41

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Arrêt sur images 02/02/2015 à 09h57

Grèce et Europe : et au premier acte, Varoufakis tua la Troïka...

Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

 

Yanis Varoufakis, ministre des Finances grec (εγω/Wikimedia Commons/CC)

 

Enfin, un héros ! Commençons par l’anecdotique, le superficiel, l’image. Le nouveau ministre des Finances grec Yanis Varoufakis ne porte pas de cravate, (comme tous les ministres syrizistes), et il voyage en classe éco, comme l’a bien remarqué Twitter tout émoustillé. Une moto, un sac à dos, une silhouette de culturiste, et le crâne le plus photogénique d’Europe : voici la Grèce Bruce Willis, et voici immédiatement renvoyés aux seconds rôles les Draghi, Juncker, Sapin, et tous autres eurocrates encravatés.

Et en plus, il parle. Il parle grec, ce qui va être (et est déjà) source d’innombrables malentendus, la qualité de la traduction simultanée, dans les sommets, étant souvent ce qu’elle est. Si la photo de sa poignée de mains avec le président hollandais de l’eurogroupe Dijsselbloem, scellant la mise à mort de la Troïka, est déjà culte, de même que leur aparté « – You just killed the Troïka. Waoow ! » –, savoir en quels termes exactement il a prononcé la condamnation est plus périlleux : bancale ? branlante ? boiteuse ? Au secours, les écouteurs ! Toujours est-il que dans le week-end, à en croire la presse allemande, Juncker prenait acte de la mort de la Troïka.

Déjouer les questions binaires

Mais surtout il parle anglais. Ce qui lui permet, dans une autre interview fondatrice, de recadrer en direct l’intervieweuse de la BBC, en imposant son discours à lui, pour déjouer les questions binaires dont l’Europe ne va pas manquer de le bombarder : alors cette dette ? Vous remboursez ou pas ?

Il faut l’écouter en intégralité, dans ce match qui dévoile à la fois sa stratégie, et le système de défense de Syriza, face à la meute médiatique : surtout, ne pas répondre aux questions sur la dette, ni par exemple sur son encombrant allié Kammenos. Et parler d’autre chose. Il est vrai que, de la hausse du smic avec effet immédiat à l’arrêt des privatisations, en passant par la chasse à la fraude fiscale, et le refus théâtral par le « junkie » grec de sa prochaine dose à 7 milliards d’euros, les sujets ne manquent pas.

Quel est l’objectif stratégique de Varoufakis, dans sa première tournée européenne ? Rétrograder ce boulet de la dette au rang d’un sujet parmi d’autres, pas plus pas moins que les réformes à accomplir en Grèce. Quant à la méthode, il l’énonce avec une candeur désarmante : « Quand deux partenaires doivent discuter d’un problème, il y a deux solutions. Soit ils s’assoient l’un en face de l’autre, soient ils s’assoient côte à côte, et assoient le problème en face d’eux. » Limpide.

Guerre de mouvement

Sur cet objectif, il semble avoir convaincu Sapin de s’asseoir à ses côtés. Voir l’insistance du Français, lors du point de presse de Bercy, à lancer à la presse « la dette, je sais qu’il n’y a que ça qui vous intéresse... » est un moment de jubilation inattendue. Donc, la France est Syriza : message certainement reçu par Merkel, qui jusqu’à présent, s’est bien gardée d’y répondre, montrant qu’elle n’avait pas encore compris qu’elle était dans une guerre de mouvement.

Dans l’imprévisible partie européenne qui s’est amorcée avec l’élection de Syriza, et où chaque jour de ces premières semaines compte pour dix, aucun de ces détails n’est anecdotique. Une période magique s’est ouverte, où chaque geste, chaque mot de Syriza seront performatifs. Non pas au sens, bien sûr, où gestes et mots suffiront à remporter la victoire. Mais ils configureront le champ de bataille, ses règles, ses codes, et c’est déjà énorme.

Certes, l’image ne fait pas tout. Et le choix par la Grèce, pour renégocier la fameuse dette, de Lazard, la banque du copropriétaire du Monde Matthieu Pigasse, choix qui prend à contrepied les anti-Syriza, devrait compter aussi dans la bataille diplomatico-médiatique. Car cette partie ne se joue pas à huis clos. Elle se joue devant les caméras, à ciel ouvert, et Syriza montre qu’il en est parfaitement conscient. Qui va prendre l’ascendant psychologique ? Qui va écrire le scénario de la nouvelle saison ? Il ne faudra que quelques semaines pour le savoir. En tout cas, c’est bien parti.

 

Publié initialement sur
Arretsurimages.net

 


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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:31

 

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Fin de la vie privée

Logiciels mouchards, métadonnées, réseaux sociaux et profilage : comment l’État français nous surveille

par Rachel Knaebel 2 février 2015

 

 

 

La France suit-elle le même chemin que les États-Unis, et sa National Security Agency (NSA), en matière d’espionnage généralisé des citoyens ? Quelques jours après les attaques des 7 et 9 janvier, Manuel Valls annonce de nouvelles mesures pour mieux surveiller Internet. Une loi sur le renseignement, déjà prévue avant les attentats, sera votée dans les prochains mois. Elle vient renforcer la nouvelle loi antiterroriste votée en novembre 2014, ainsi que la loi de programmation militaire adoptée un an plus tôt et la loi sur la sécurité intérieure (Loppsi 2) de 2011. Tous ces textes élargissent progressivement les possibilités de surveillance d’Internet. Et ce en dehors du contrôle judiciaire et quel que soit le profil des citoyens. Qui communique avec qui ? Quand ? Et de quel endroit… Nous sommes désormais tous sous surveillance.

Depuis les attentats de Paris, le gouvernement veut légiférer au plus vite sur le renseignement. Un projet de loi était déjà dans les cartons. Il doit maintenant être accéléré, pour une discussion au Parlement dès mars. Avec, dans le viseur, le net et les réseaux sociaux, « plus que jamais utilisés pour l’embrigadement, la mise en contact et l’acquisition de techniques permettant de passer à l’acte » terroriste, selon Manuel Valls.

La France dispose pourtant déjà d’un arsenal conséquent en ce qui concerne la surveillance d’Internet. Les données de communications électroniques sont systématiquement conservées pendant un an par les fournisseurs d’accès à internet. Et ce depuis un décret de 2006. Les fournisseurs d’accès doivent mettre à disposition : les informations permettant d’identifier l’utilisateur et le destinataire de la communication, les données concernant les équipements utilisés, la date, l’horaire et la durée de chaque communication [1]. Ces données sont conservées pour tout le monde, pas seulement pour les personnes qui font l’objet d’une enquête ou d’une surveillance particulière.

La mesure n’a jamais fait l’objet d’un véritable débat parlementaire, puisqu’elle a été mise en place par décret. Elle est pourtant loin d’être anodine. Chez notre voisin allemand, la conservation des données de communication électronique, jugée anti-constitutionnelle, est interdite au delà de quelques jours. Cette surveillance est rejetée par une majorité du monde politique. L’actuel ministre de la Justice allemand, le social-démocrate Heiko Maas, a même réaffirmé ce refus après les attentats des 7 et 9 janvier. Avec l’argument qu’en France, cela n’avait pas empêché ces attaques... En France au contraire, les lois se succèdent, qui viennent renforcer année après année l’arsenal juridique pour une surveillance de plus en plus rapprochée des citoyens – et pas seulement des terroristes ou criminels présumés.

2011 : captation des données informatiques et logiciels mouchards

En 2011, la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, dite Loppsi 2, légalise l’espionnage des ordinateurs privés par l’intermédiaire de logiciels mouchards. Le législateur appelle cela la « captation des données informatiques ». Cette loi autorise la mise en place de dispositifs qui permettent, sans le consentement des personnes concernées, d’accéder « à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur ».

Avec de tels dispositifs, les enquêteurs peuvent voir et enregistrer en temps réel, à distance, tout ce qui se passe sur un ordinateur. La Loppsi 2 limitait toutefois cette surveillance informatique au seul cadre d’une procédure judiciaire. C’est le juge d’instruction qui peut décider de poser un logiciel mouchard, pas les services de renseignement [2].

2013 : loi de programmation militaire et métadonnées

Avec la loi de programmation militaire (LPM) adoptée en décembre 2013, ce verrou a sauté. L’article 20 (auparavant article 13) de cette loi autorise toute une série d’agences de l’État à accéder directement, non pas au contenu d’un ordinateur ou des communications, mais aux données de connexions des internautes et aux relevés détaillés des communications téléphoniques. Il s’agit-là d’un accès dit administratif, qui se pratique donc sans passer par un juge et peut se faire hors d’une procédure judiciaire.

Cet article est en vigueur depuis le 1er janvier 2015, suite à la publication de son décret d’application à la veille de Noël. Ce qui est visé par cette surveillance : les métadonnées. C’est-à-dire non pas le contenu des communications mais les données sur ces communications – qui appelle ou écrit à qui, à quelle heure, quels sites sont visités par qui, quand. Ainsi que la géolocalisation, en temps réel, des utilisateurs.

2013 : extension de la surveillance en dehors des procédures judiciaires

La formulation utilisée par la loi de programmation militaire est assez floue pour laisser penser que l’éventail des données recueillies ira plus loin encore. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) souligne ainsi en 2013, que le recours dans la loi à la notion vague « d’informations et documents » « semble permettre aux services de renseignement d’avoir accès aux données de contenu, et non pas seulement aux données de connexion ».

Par ailleurs, ces données pourront être demandées par toute une série de services de renseignement. Avec son article 20, la loi de programmation militaire pérennise un dispositif de surveillance des données déjà en place depuis 2006. Mais celui-ci était alors limité à la lutte contre le terrorisme. Avec la LPM, l’accès aux données peut maintenant se faire « au titre de la sécurité nationale, de la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France ou de la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et de la reconstitution ou du maintien de groupements dissous ». En plus de l’unité de coordination de la lutte anti-terroriste et de différents services de police et de renseignements, d’autres services sont ainsi autorisés à accéder à ces informations, comme l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre. Ou des services dépendant du ministère des Finances, comme les douanes et Tracfin, qui s’occupe notamment d’évasion fiscale [3]. Et cela, encore une fois, en dehors de procédures judiciaires.

Des garde-fous insuffisants

Dans une délibération du 4 décembre 2014, la Cnil attire « l’attention du gouvernement sur les risques (...) pour la vie privée et la protection des données à caractère personnel ». Les données détenues par les opérateurs qui peuvent être demandées « sont de plus en plus nombreuses, sont accessibles à un nombre de plus en plus important d’organismes, sur réquisitions judiciaires ou administratives ou en exécution d’un droit de communication, et ce pour des finalités très différentes », pointe la Cnil.

Il existe tout de même quelques garde-fous. Une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre est chargée d’autoriser le recueil de ces informations. Et la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), mise en place en 1991, veille à la légalité des écoutes téléphoniques, en les contrôlant a posteriori. Mais cette commission ne dispose que de peu de moyens : six postes seulement et un budget en baisse entre 2011 et 2013. Elle fonctionne à effectifs constants « depuis sa création il y a près d’un quart de siècle », alors que ses missions se sont pourtant « considérablement accrues au fil des années », déplore la CNCIS dans son dernier rapport d’activité.

2014 : délit d’apologie de terrorisme et blocage de sites web

Depuis les attaques contre Charlie Hebdo et au supermarché casher de Vincennes, des dizaines de personnes ont été arrêtées pour apologie du terrorisme. Cette multiplication des procédures et l’application de lourdes peines découlent de la dernière loi antiterroriste, adoptée il y a à peine deux mois. Qui prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende en cas d’apologie du terrorisme.

Cette loi de novembre 2014 alourdit également la peine maximale quand le délit est commis sur internet. La peine encourue est de sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende « lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne ». « Pour un message Facebook faisant l’apologie du terrorisme, vous risquez deux ans de prison en plus que si vous dites la même chose dans la rue », résume Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes à la Quadrature du net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. Un différentiel inédit selon elle.

La même loi autorise aussi le blocage administratif – c’est-à-dire sans décision judiciaire – des sites internet « provoquant à des actes terroriste ou en faisant l’apologie ». Cette mesure attend encore son décret d’application, qui va arriver très vite, a promis Manuel Valls. La loi a été critiquée par le Conseil national du numérique, un organisme consultatif indépendant. Celui-ci juge qu’« en minimisant le rôle de l’autorité judiciaire, (le dispositif) n’offre pas de garanties suffisantes en matière de libertés ».

2015 : surveiller les conversations sur Skype

Elle était prévue pour juillet 2015. Mais suite aux attentats, le Premier ministre veut en accélérer l’adoption. La future loi sur le renseignement sera discutée dès mars. Manuel Valls promet un texte protecteur des libertés publiques, mais qui vise à renforcer « la surveillance des communications et de l’Internet des jihadistes ». « Nous voulons avoir accès aux ordinateurs », déclare le député Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, sur Europe 1, le 14 janvier.

Objectif de la loi : pouvoir surveiller par exemple ce qui s’échange via le logiciel de communication Skype. Ce qui peut apparaitre a priori comme un simple ajustement juridique face à l’évolution des technologies de communication. Mais la loi sur le renseignement « augmente le périmètre de surveillance avec la capacité de récolter des renseignements non seulement sur une personne, mais aussi sur tout son réseau, alerte Adrienne Charmet. C’est vraiment la logique de la NSA. C’est ce type de législation qui est envisagée. »

« Le profilage absolu » via les métadonnées

La stratégie des dernières lois françaises ressemble à celle de l’Agence nationale de la sécurité états-unienne sur au moins un aspect : viser un ramassage toujours plus large des métadonnées. Ce serait un moindre mal pour la vie privée, arguent les promoteurs de ces lois. « La réquisition de ces données constitue une démarche beaucoup moins intrusive pour la vie privée que la pratique des écoutes téléphoniques », avancent ainsi les députés Jean-Jacques Urvoas et Patrice Verchère dans un rapport d’information sur l’accès aux métadonnées de connexions, en 2013.

« Les métadonnées, c’est le profilage absolu, analyse au contraire Adrienne Charmet. Avec les métadonnées, plus besoin d’avoir le contenu des communications. Si on a les métadonnées, on peut reconstruire tout le réseau d’une personne, ses déplacements, son rythme de vie. » Est-ce vraiment moins attentatoire à la vie privée de suivre à la trace les déplacements, les contacts et les activités de quelqu’un que de surveiller le contenu de ses échanges ? « Quoique moins intrusive dans le secret des correspondances, cette mesure porte atteinte à d’autres droits des citoyens, comme le droit à l’intimité de la vie privée et à la liberté d’aller et venir », souligne la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité [4].

Tout savoir sur nos réseaux et contacts

« Ce qui constitue la vraie nouveauté, l’information principale du programme Prism (de la NSA, ndlr) et de ses suites, c’est que l’information recherchée n’est pas ce que nous disons, mais à qui nous le disons. Le contenu de nos conversations reste intéressant bien sûr (surtout pour les entreprises qui ont intérêt à tout savoir de nos vies), mais pas tellement pour les États. Ce que veulent les États, c’est tout savoir de nos réseaux », analyse l’activiste du net Laurent Chemla sur son blog, le 6 janvier. « Ce sont nos metadatas qu’ils stockent, pour ensuite pouvoir, quand bon leur semble, décider qui surveiller plus spécifiquement. »

Poussée à bout, cette logique de profilage par l’intermédiaire de notre réseau de contacts et de nos déplacements, peut aboutir à un ciblage au sens littéral du terme. Les « signature strikes » du programme états-unien d’assassinats ciblés de terroristes, à l’aide de drones armés en Afghanistan, Yémen et Pakistan, en est un exemple. Lors de ces tirs, les drones visent des cibles non pas parce que les services de renseignements savent que ces personnes sont des « terroristes », mais parce que le profil de leurs déplacements, de leurs réseaux, de leur rythme de vie, sont ceux de terroristes. Le contrôle des métadonnées ouvre ainsi la porte à de dangereuses dérives. Nous voici pourtant désormais surveillés en permanence, soumis à un « profilage » de tous les instants.

Rachel Knaebel

Photo : CC Fabio Venni

 

 

Notes

[1« Pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales », les fournisseurs d’accès à Internet doivent mettre à disposition « les informations permettant d’identifier l’utilisateur ; les données relatives aux équipements terminaux de communication utilisés ; les caractéristiques techniques ainsi que la date, l’horaire et la durée de chaque communication ; les données relatives aux services complémentaires demandés ou utilisés et leurs fournisseurs ; les données permettant d’identifier le ou les destinataires de la communication. »

[2La Loppsi 2 mettait aussi en place l’obligation pour les fournisseurs d’accès de bloquer les images pédopornographiques sur des sites notifiés par le ministère de l’Intérieur.

[3Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins

[4Dans son dernier rapport d’activité.

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:21

 

Source : www.reporterre.net


 

Cinq questions, cinq réponses, pour comprendre les zones humides

Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

lundi 2 février 2015

 

 

 

Le 2 février est la journée mondiale des zones humide. Mais qu’est-ce au juste qu’une zone humide ? Pourquoi défendre une zone marécageuse pleine de moustiques ? Cinq réponses pour comprendre.


- A quoi une zone humide ressemble-t-elle ?

Il s’agit d’un endroit boueux, marécageux où l’eau est reine et stagnante. Elle est la caractéristique principale du lieu. La faune et la flore y sont particulièrement développées et variées. Difficile d’être plus précis car il n’existe pas de définition claire.

Certaines zones sont facilement identifiables, comme les marais, l’eau stagnante est visible, la présence de roseaux ou de joncs est un bon indicateur. Mais parfois, c’est plus subtil, moins évident ; en fonction des saisons par exemple. La carte des zones humides, commandée par le ministère de l’Écologie, montre bien ce flou, elle parle de « milieux potentiellement humides ».

En 1971, la convention Ramsar tente de poser une définition large pour faire consensus : « Etendues de marais, de fagne, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres. »

168 pays ont ratifié cette convention, répertoriant plus de 2 000 sites d’importance internationale. La France en compte 43, répartis sur 1,8 hectares soit 3 % du territoire.

La Journée mondiale des zones humides a lieu le 2 février, date anniversaire de la signature de cette convention.

Une zone humide peut prendre des formes multiples, d’autant plus que sa définition est floue, on pense aux marais en Camargue, les landes en Gascogne et bien sûr les prairies et forêts humides de Notre-Dame-des-Landes.


- Zone humide de Saint-Pierre D’Irube, près de Bayonne -

- À quoi les zones humides servent-elles ?

Elles ont un rôle d’éponge. Les zones humides ont la capacité de retenir l’eau, de la stocker et ainsi de limiter les crues et inondations. Les plantes qui la composent ont la capacité de filtrer l’eau ce qui se traduit par l’absorption d’une part de la pollution.

La biodiversité est par ailleurs une caractéristique de ces espaces où des écosystèmes complexes se développent. Ces zones sont souvent des espaces de frayères, soit de reproduction pour les poissons, au même titre que les îles protégées au large de la Bretagne pour la reproduction des oiseaux.

En revanche, du point de vue du développement des sociétés humaines, les zones humides sont difficiles à exploiter car chargées d’eau. Néanmoins, lorsque la technologie s’est suffisamment perfectionnée, l’homme a été en capacité de les convertir en champs de maïs, gourmand en eau ; ou de les assécher pour mettre en place de nouvelles infrastructures comme des routes, des parkings.

- Pourquoi y a-t-il de moins en moins de zones humides ?

Jean-Marc Michel, directeur général de l’aménagement au sein du ministère du développement durable écrit dans un rapport que « près de 67 % des zones humides métropolitaines ont disparu depuis le début du XXe siècle dont la moitié entre 1960 et 1990. » Il explique que les années 1960 marquent l’époque des grands plans d’aménagements : drainage des marais, modification des cours d’eau, création de lagunes pour en faire des stations balnéaires en Laugedoc-Roussillon.


- Défense de la zone humide du Testet -

C’est aussi l’époque de la révolution agricole avec « Il faut nourrir la France » comme mot d’ordre : mécanisation, arrivée des produits phytosanitaires, modification des paysages avec l’abattage des haies. Le paysage français change, mais les nouvelles technologies ne compensent pas le rôle de la nature.

- Quel sont les conséquences de la disparition des zones humides ?

Dans un rapport de 2009, l’agence de l’eau Loire-Bretagne explique les conséquences de la disparition des zones humides : baisse de la capacité de rétention d’eau lors des crues, « l’augmentation de la fréquence des inondations semble, dans une certaine mesure, en corrélation avec la disparition des zones humides », « la perte de la fonction de filtre accentue les pollutions » ; mais aussi l’impact sur la faune et la flore qui n’a plus d’abris, de nourriture et d’espaces de reproduction...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:14

 

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En France, plus des deux tiers des zones humides ont disparu

par Morgane Thimel 2 février 2015

 

 

 

Sivens, Notre-Dame-des-Landes, Roybon… Tous ces dossiers ont un point en commun : ils impactent des zones humides. Menacées au nom de la rentabilité et du profit économique, ces terres, véritables réservoirs naturels, risquent d’être les victimes de ces politiques d’urbanisation. Ce ne sera pas la première fois. « En France, près de 67% des zones humides métropolitaines ont disparu depuis le début du 20ème siècle, dont la moitié en 30 ans sur la période 1960-1990 », estime le rapport présenté par le préfet Paul Bernard [1]. C’était en 1994.

Entre terre et eau, les zones humides sont pourtant indispensables à la régulation de nos écosystèmes, partout dans le monde. Ce 2 février est leur journée mondiale. L’occasion de rappeler qu’elles sont en permanence menacées. Pendant des années, on a sous-estimé l’importance de ces ressources et transformé leurs espaces. L’urbanisation, l’extension de propriétés agricoles ou la déprise de certaines terres trop difficiles à cultiver ont entrainé des modifications dans les paysages et les fonctionnements de ces milieux humides quand ils ne les ont pas tout simplement détruits. Et l’hémorragie continue.

Particulièrement sensibles et fragiles, les milieux humides sont en grand danger en France et à travers le monde. Elles sont pourtant indispensables. « En premier lieu, ce sont des sources d’eau potable. Mais elles servent également pour l’agriculture : le riz, cultivé en rizière, est l’aliment de base de trois milliards de personnes. Ou encore pour la biodiversité : deux tiers des poissons commerciaux dépendent des zones humides côtières à un moment ou l’autre de leur cycle de vie », décrit Bastien Coïx, animateur du réseau Ramsar, une association mondiale chargée de labelliser les zones humides les plus importantes. Sans compter les nombreux services moins visibles qu’elles rendent : filtration et épuration des eaux – elles peuvent retenir certains engrais, pesticides ou métaux lourds –, contrôle des crues en agissant comme des éponges, limitation de l’érosion des sols… Autant de raison de veiller à leur préservation.

Un inventaire insuffisant

Impossible de savoir si leur destruction s’accélère, stagne ou ralentit car leur surface globale est inconnue. En France, seule une petite partie des milieux humides est répertoriée, notamment par le biais de la labellisation Ramsar : 43 sites comptabilisés en métropole et outre-mer en 2014 pour une surface de 3,55 millions d’hectares (plus grand que la région des Pays de Loire). « La plupart de ces sites ont été créés sur des aires déjà protégées en totalité ou en partie par d’autres statuts (Parc naturel régional, réserve de chasse, sites du Conservatoire du littoral, site Natura 2000, etc.) », rappelle France Nature Environnement.

Pour le reste, aucunes données officielles. Plusieurs cartes ont été modélisées par des équipes scientifiques, comme l’Inra d’Orléans et Agrocampus à Rennes [2] en 2008. Mais les milieux non-répertoriés restent particulièrement vulnérables : aucun statut ne les protège. « Tout bêtement, quand on construit un centre commercial. On aménage le centre, les accès, un parking… Tout cela, ce sont des zones qui potentiellement vont être détruite. Alors, je ne dis pas qu’il n’y a que des milieux humides, mais il y en a forcément ! », alerte Bastien Coïx.

Un mois d’animations pour sensibiliser

Ce 2 février est l’occasion d’informer l’ensemble du grand public au sort des zones humides. Depuis 1997, la date de l’anniversaire de la signature de la convention internationale Ramsar, est désignée comme la journée mondiale des zones humides. « Le fait d’en parler permet d’éduquer et sensibiliser les gens pour qu’ils s’investissent et protègent ces milieux, que ce soit par des actions bénévoles ou de la communication, rappelle l’animateur du réseau Ramsar. La majorité des gens n’est pas au courant de tous ces services qu’elles nous rendent quotidiennement. »

Pour ces raisons, des animations [3] proposées par diverses associations environnementalistes, plus de cinq cents pour la plupart gratuites, sont organisées sur tout le territoire, durant tout le mois. Cette année, le thème « Des zones humides pour notre avenir », sera plus que jamais d’actualité.

Notes

[1Document en ligne

[2Carte des milieux potentiellement humides en France

[3Le programme en ligne

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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