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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 17:28

 

 

Source : http://www.reporterre.net/Mais-si-on-peut-vivre-sans-Google

 

Alternatives

Mais si, on peut vivre sans Google !

Baptiste Giraud (Reporterre)

mardi 17 février 2015

 

 

 

L’initiative « Dégooglisons internet », lancée par Framasoft, promeut des applications web alternatives à celles des grosses entreprises que sont Google, Microsoft et consorts. Elle se développe grâce au travail de bénévoles et passionnés de la communauté du logiciel libre.

« Nous sommes en 2014 après Jésus-Christ, toute la toile est occupée par des services centralisés… Toute ? Non ! Une communauté peuplée d’irréductibles libristes résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons des camps retranchés de Fermetum, Centralisum, Espionnum et Privatum... » On connaît l’air du refrain, mais qui sont dons ces libristes ? Et qui sont leurs ennemis ?

Le logiciel libre « désigne des logiciels qui respectent la liberté des utilisateurs. En gros, cela veut dire que les utilisateurs ont la liberté d’exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer ces logiciels » (selon GNU.org). Quant à Framasoft, c’est un réseau francophone dédié à la promotion et à la diffusion du logiciel libre, qui a lancé le projet Dégooglisons internet.

 

 


- Le manchot de Framasoft est inspiré de Tux, la mascotte de Linux -

 

« Se dégoogliser »

« C’est un nom de code, on en joue : nous, petite association francophone, on va s’attaquer à ce géant. Il est très puissant mais fragile : si tout le monde se déconnecte, ça tombe », explique Alexis Kauffmann, fondateur de l’association. Car Google, tout comme ses frères Facebook, Microsoft, etc., représente l’exact opposé de l’idéal libriste. Explications.

D’abord, les applications proposées par ces mastodontes du web sont propriétaires et fermées : « On ne connaît pas les logiciels. Et on signe des contrats dans lesquels certaines clauses disent que le contrat lui-même peut être changé sans prévenir », nous dit Alexis Kauffmann. Il est impossible d’avoir accès à l’intérieur des logiciels, à leur fonctionnement. C’est comme adopter un outil en n’en connaissant que l’apparence extérieur et sans savoir ce qu’il peut devenir.

Google est ensuite l’exemple typique du processus de centralisation d’internet. « Aujourd’hui, on ne navigue plus que sur quelques serveurs. Ça pose un vrai problème, on confie nos vies privées à des multinationales dont nous sommes complètement dépendants. »

Google est à la fois un moteur de recherche, un service de vidéo et de logiciels en ligne, une boîte mail, un système de lunette hi-tech et bientôt de voitures… Au contraire, pour Alexis Kauffmann, « la beauté d’internet ce sont les liens qui mènent d’un serveur à un autre ». Surtout, la centralisation rend possible les pires dérives en termes de liberté.

 


- Dessin FramaSoft de LL de Mars -

 

La vie privée est un autre point problématique. « Si une donnée seule, prise indépendamment, n’est pas forcément sensible, un ensemble de données peut le devenir (par exemple si vous avez fait des recherches sur le cancer avant de souscrire à une assurance-vie) », explique le site de cette initiative déjà cité. Or les grosses entreprises du web enregistrent nos données et les utilisent pour gagner de l’argent, à travers la publicité. « Il y a là quelque chose qui nous échappe », selon Alexis Kauffmann. Nous sommes dépossédés de ce qui fait notre singularité d’individus.

Enfin ces services centralisés qui enregistrent nos données sont un outil rêvé pour l’espionnage. « Les états sont capables aujourd’hui d’obtenir bien plus d’informations qu’un ’Big Brother’ ne l’aurait jamais rêvé », explique le site.

 

Décentralisation, solidarité, éthique et liberté

Face à ces quatre dangers, Framasoft déploie ses alternatives : la décentralisation, la solidarité, l’éthique et la liberté. À partir de ces valeurs, Framasoft veut proposer des logiciels libres remplaçant les applications propriétaires : à la place de Doodle, il existe Framadate, au lieu de GoogleDoc, Framapad, au lieu de Facebook, Framasphère, etc. (liste complète ici).

« On utilise souvent des logiciels existants. On repère les applications libres, on retouche les interfaces, et on les installe sur nos serveurs. Parfois on participe à améliorer les logiciels existants, parfois on les traduit juste », explique Alexis Kauffmann.

Dans tous les cas, les applications sont gratuites et sans publicité, assurent la plus grande interopérabilité (fait de pouvoir utiliser des données à partir de plusieurs applications) possible, leur code source est disponible, on peut participer à leur amélioration, et nos données restent sous notre contrôle.

 


- Capture d’écran de FramaDate -

 

Sortir des géants du web pour sortir de l’individualisme et des logiques financières

« On veut mettre en avant toutes ces solutions. Parce que ce qui est intéressant c’est que c’est possible de se dégoogliser, ça marche ! Souvent les gens disent : ’Vous imaginez si je me désinscris de Facebook demain, socialement c’est un véritable problème’. Effectivement, mais il faut déjà en prendre conscience. On veut d’abord faire réfléchir à l’état actuel d’internet et notre société, puis concrètement montrer qu’on peut se libérer de ces géants. Par exemple, il y a déjà 12 000 inscrits sur Framasphère, ce qui témoigne d’un réel intérêt », nous raconte Alexis.

« Ce qui nous unit, c’est la licence libre : les gens ont l’impression de participer à un truc ». L’esprit du logiciel libre est très lié à la licence libre qui permet aux auteurs de logiciels ou autres œuvres de concéder leurs droits d’auteur, en permettant l’usage, la modification ou la diffusion de leurs productions. Il ne s’agit donc plus pour chacun de faire son projet dans son coin, en faisant bien attention à ce que ses bonnes idées ne fuitent pas, mais au contraire de partager et de faire avancer des projets communs.

Pour fonctionner, ce beau projet mise à la fois sur du travail bénévole des membres de la communauté du libre...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net/Mais-si-on-peut-vivre-sans-Google

 

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 22:21

 

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"Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre, j'essaierais d'abord de me battre" Emanuel Macron, Ministre de l'économie, Enarque, Inspecteur des finances, Ancien banquier, Millionnaire

 

 

 

 

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http://blogs.mediapart.fr/blog/piliserra/200215/monsieur-macron-vos-conseils-vous-pouvez-vous-les-mettre

 

 

Monsieur Macron, vos conseils vous pouvez vous les mettre…

20 février 2015 | Par piliserra

 

Monsieur Macron, vos conseils vous pouvez vous les mettre…«Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d'abord» (1), qu’il nous dit l’autre petit banquier bien propre sur lui. Mais ferme-la Macron !

 

macron.jpg


Emmanuel Macron a vraiment le profil du ministre socialiste de l’Économie comme on les aime. Carriériste, dents qui rayent les parquets des palais de la République, portefeuille bien garni, tout plein de copains dans les hautes sphères de la finance internationale. Un homme de gauche pur jus quoi !

«Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre !». Mais Macron, y’a belle lurette que les chômeurs n’attendent plus grand-chose des comme toi, des Moscovici, Rebsamen, Montebourg … qui se succèdent aux ministères en charge de l’Économie et de l’Emploi.

Les 3,3 millions d’inscrits en catégorie A, et tous les autres qui croupissent dans les oubliettes de Pôle Emploi, ont compris depuis des décennies qu’ils ne devaient compter que sur eux-mêmes pour se sortir de la mouise.

«J’essaierais de me battre d'abord !», ajoute le Macron. On s'étonnera ici que cette possibilité ne soit en rien une certitude pour notre valeureux ministre. «Je me battrais !» aurait été plus volontaire, plus conforme à la haute opinion que ce grand personnage porte à sa petite personne.

Comme si se retrouver au chômage n’imposait pas à celles et ceux qui y galèrent de se battre tous les jours pour en sortir.

Fils de médecins (donc issu d’un milieu favorisé), énarque et Inspecteur des Finances (voie royale pour ne jamais connaître les affres du chômage), Macron est l’archétype du mec plein de certitudes qui ne connaît pas grand-chose de la vraie vie mais se pose en donneur de leçons.

Macron est de ceux qui n’ont qu’un vrai talent : Se tracer une belle carrière (non sans réussite). Pour les idées, l’innovation, les prises de risque, il est en panne comme tous ses congénères. Sa loi n’invente rien. Elle est inspirée des travaux de la Commission pour la libération de la croissance française (dite «commission Attali»), dont il fut rapporteur en 2007.

Macron ne révolutionnera pas l'économie, tout simplement parce qu’il n’a ni le profil ni l’itinéraire du type qui a créé de l’activité, déposé des brevets innovants, développé des entreprises, connu des traversées du désert qui forgent un esprit novateur et, plus encore, courageux.

Macron, comme ses prédécesseurs, ne fera que passer à l’Économie avant de se consacrer à d’autres postes qui le mèneront vers des sommets de rémunération et de reconnaissance sociale. C’est écrit !

Le passage à vide professionnel, il ne le connaîtra jamais étant assuré de trouver pour le restant de ses jours une place bien au chaud à l’Inspection des Finances ou ailleurs.

Ainsi, une fois de plus, une fois encore, un «immunisé du chômage» se permet d’asséner des leçons à celles et ceux qui, moins bien nés, moins bien lotis, moins chanceux, savent ce que veut dire perdre son job, galérer pour en retrouver, et se désespèrent d’entendre un Macron leur prodiguer ses conseils de bourgeois de province.

Le Père Siffleur

(1) Propos tenus face à Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV. Mercredi 18 février.

http://www.actuchomage.org/2015021926502/Social-economie-et-politique/monsieur-macron-vos-conseils-vous-pouvez-vous-les-mettre.html

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/piliserra/200215/monsieur-macron-vos-conseils-vous-pouvez-vous-les-mettre

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 22:11

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/la-grece-veut-la-lune

 

LA GRECE VEUT LA LUNE !

Le jeudi 19 février 2015

 

 

 

 

LA GRECE VEUT LA LUNE

Batsi ! Gourounia ! Dolofoni ! Voilà (en phonétique ! ) les trois mots que nous avions rapportés d’Athènes en décembre 2008. Flic ! Porc ! Assassin ! Athènes hurlait entre manifs, émeutes et lacrymos suite à l’assassinat du jeune Alexis par la police. Il nous reste une image forte. Des jeunes en colère s’en prennent à une agence bancaire et y mettent le feu. Mais la foule ne s’écarte pas, au contraire, on approuve, on applaudit, une grand-mère lève le poing. L’ennemi c’est la banque. La Grèce s’est battue contre l’occupant nazi, puis contre les colonels. Cette fois, c’est contre une nouvelle dictature que le combat commence, le dictature de la finance.

Six ans plus tard la colère du peuple a fini par trouver son expression politique. Le 25 janvier 2015, SYRIZA, parti de gauche « radicale », emportait les élections. Par quel chemin, quelle volonté, quelles idées, quelle stratégie ? Aujourd’hui, six ans après, nous retrouvons deux protagonistes rencontrés à cette époque : Aliki Papadomichelaki, militante de Syriza dont la vie est mêlée à l’histoire et à la résistance grecque, et Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza, professeur de philosophie politique au King’s College de Londres.

 

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(photo : newsimages.fr)
 
Retrouvez les différentes séquences de l’émission :

 

Dans la manif à Paris, rencontre avec Liêm Hoang-Ngoc (économiste, membre du Parti Socialiste) : Daniel MERMET et Gaylord VAN WYMEERSCH.


La Grèce veut la lune avec Stathis KOUVELAKIS, universitaire, professeur de philosophie politique au King’s College (Londres), membre du comité central de Syriza et Aliki PAPADOMICHELAKI, militante de Syriza.

« Coup de dette », par Marc NAMMOUR et Valentin DURUP (du groupe La Canaille).

« La France a besoin d’autorité », nous dit Manuel Valls ? « Celui qui préfère céder une part de liberté contre une part de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre », nous répond Benjamin Franklin avec Hervé KEMPF.

 

Entretien avec Susan GEORGE, auteure du livre Les Usurpateurs : comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir (2014, Le Seuil), présidente d’honneur d’Attac et membre du Collectif Roosevelt.


Didier PORTE a reçu un message de Patrick Giroud, professeur à Oyonnax, qui lui signale la lettre adressée aux enseignants par la Ministre de l’éducation nationale afin d’encourager la "Maud Fontenoy Foundation". Vous pouvez lire ci-contre la réponse envoyée par ce professeur à son Inspectrice d’académie.

 

 
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La réponse de Patrick Giroud à son Inspectrice d’académie http://la-bas.org/IMG/pdf/lettre_de_la_ministre_05-12-2014.pdf
PDF - 143.8 ko
La lettre de la Ministre de l’éducation nationale http://la-bas.org/IMG/pdf/courriel_de_m_giroud.pdf

 

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Programmation musicale :
sur scène : Quelque chose se prépare et La Colère, par La Canaille
Den Thelo Pia Na Xanarthis, par Meri Lida (Imam Baildi Remix)
Répression, par Colette Magny
El pueblo unido jamas sera vencido, par Quilapayún

À voir :
« Didier Porte... à droite ! », une représentation spéciale de son spectacle au théâtre Trévise, à Paris, le 19 mars 2015 à 21h30. Réservations au 01 48 65 97 90.
Le groupe La Canaille sera en concert le 27 février 2015 à La Source à Fontaine et le 28 février 2015 au festival Terres HIP HOP à Bobigny

 

 

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À lire :
Les Usurpateurs : comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir, un livre de Susan George (2014, Le Seuil)

Merci à l’équipe de La Rotonde.
Et n’oubliez pas que le répondeur attend toujours vos messages au 01 85 08 37 37.

Présentation : Daniel MERMET

Réalisation : Franck HADERER et Guillaume GIRAULT

Répondeur : Stéphanie FROMENTIN

Préparation : Jonathan DUONG

 

 

 

 

 

 

Source : http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/la-grece-veut-la-lune

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 22:03

Source : https://www.youtube.com/watch?v=3yFocQYcpNg

TUTO, fabriquer un bac à jardiner en bois de palette (incroyables comestibles)

 

Ajoutée le 22 sept. 2013

Tutoriel à l'attention des petits bricoleurs qui veulent fabriquer leur bac à jardiner eux même à l'aide de deux palettes.
Voici le lien du Blog : http://pulso-concept.over-blog.com/

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=3yFocQYcpNg

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:19

 

Source : http://www.humanite.fr/nouveaux-mouvements-sociaux-partis-politiques-et-syndicats-une-nouvelle-donne-566052

 

Nouveaux mouvements sociaux, partis politiques et syndicats: une nouvelle donne?

Syriza, Podemos, Indignés, révolutions arabes, Occupy, etc

 

Mercredi, 18 Février, 2015

L'Humanité

 

 

Par Frances Fox-Piven, professeure de science politique et de sociologie, Luiza Toscane militante pour les droits de l’homme en Tunisie, Alain Touraine sociologue, Jean Lojkine, directeur honoraire de recherche au CNRS et Albert Ogien Directeur de l’Institut Marcel-Mauss l'Ehess.

  • Une fragmentation des anciennes alliances par Frances Fox-Piven, professeure de science politique et de sociologie, University of New York

En Grèce, Syriza, un parti politique relativement nouveau étroitement lié aux mouvements anti-austérité des cinq dernières années, a accédé au pouvoir gouvernemental. En Espagne, Podemos, un parti né du mouvement des Indignés, semble engagé sur le même chemin. Nous pouvons observer des signes de développement semblables en Irlande et au Portugal. Ces nouvelles formations articulant parti et mouvement contredisent le mépris dont nombre d’autres protestations récentes et leurs jeunes fers de lance font preuve à l’égard de la politique électorale. Les militants des mouvements considèrent souvent la politique comme une sphère séparée. Il y a du vrai dans cette appréciation. Dans le monde contemporain, les mouvements et la politique électorale trouvent leur élan dans des dynamiques très différentes, habituellement rivales. Pourtant, la réponse à la question « Est-ce une nouvelle donne ? » est compliquée du fait que les mouvements et les partis interagissent ­également en permanence, et cela par des moyens qui peuvent déterminer le succès du mouvement ou du parti. Les partis essaient d’obtenir le pouvoir en remportant les élections ; ils sont tributaires de la logique du décompte des voix. Autrefois, les partis de gauche croyaient qu’ils finiraient par gagner tout simplement parce que à mesure que s’étendait le capitalisme industriel, la classe ouvrière, à la conscience politique marquée, se développerait. Mais la désindustrialisation a décousu la solidarité de l’ancienne classe ouvrière. Ainsi, dans la course pour gagner les élections, les partis de la classe ouvrière sont devenus des partis ou des associations de partis dits « fourre-tout ».

Si les partis essaient de mettre en place des coalitions susceptibles de gagner plus de voix que l’opposition, les mouvements ont une dynamique très différente. Ils s’efforcent de générer les conflits qui divisent les coalitions. Les mouvements émergent lorsque les attentes des citoyens sont insatisfaites. Les mouvements d’une part attisent cette frustration et cette colère et d’autre part l’exaltent en donnant l’espoir, un espoir insensé et millénaire, qu’un peuple en se soulevant peut changer sa condition. La colère et l’espoir sont les moteurs des mouvements. Ils sont à l’origine de leur irrévérence tonitruante et de leur aptitude unique à soulever des questions que les partis, à la recherche du consensus, éludent. La colère et l’espoir permettent aux mouvements de semer le désordre qui rend une réponse à ses questions impérative. En ce sens, les partis et les mouvements ne sont pas sur la même longueur d’onde. Les mouvements s’efforcent de diviser les coalitions électorales que les partis peinent à constituer. Mais l’émergence de nouveaux partis (ou la reconstruction des anciens) dépend précisément d’une telle fragmentation des ­anciennes alliances électorales. La leçon que nous devons tirer aujourd’hui est la suivante : certes, mouvements et partis sont différents, mais les mouvements peuvent avoir des conséquences considérables sur la politique électorale. Et tout particulièrement à l’heure où les retombées d’un capitalisme destructeur affaiblissent les liens entre électeurs et partis.

 

  • Un caractère interclassiste par Luiza Toscane, militante pour les droits de l’homme en Tunisie

 

295218 Image 1Les processus commencés il y a quatre ans pour la justice sociale et la démocratie, portés dans la plupart des pays arabes par des populations paupérisées, au chômage ou vivant dans des régions périphériques, ont débouché rapidement sur la chute de trois présidents (Tunisie, Égypte, Yémen) et celle d’un régime (Libye). Les manifestant-e-s se sont doté-e-s de structures horizontales, collectives, sans idéologie ni leadership, et ont occupé l’espace public. Ces processus ont parfois été accompagnés de luttes sociales, mais jamais la grève n’a constitué une étape considérée comme décisive, de même que le lieu de travail n’était pas l’épicentre de la lutte. La revendication initiale de l’emploi s’est accompagnée de celle de la dignité, slogan fédérateur révélant le caractère interclassiste des mouvements. Circonscrits à la région arabe, ces mouvements étaient conçus dans un cadre national, chaque mouvement visant à se débarrasser de son dictateur. Ils ne s’adressaient pas à leurs pairs arabes et développaient des appels à la conscience mondiale universelle. Ils innovaient par rapport aux luttes les ayant précédés dans la région, qui plaçaient la Palestine au centre. Partout, dans un second temps, au slogan unanime « Le peuple veut le renversement du régime », ont succédé les mobilisations des groupes opprimés (femmes, minorités culturelles, religieuses ou ethniques, réfugiés, travailleurs étrangers, etc.). Ces nouvelles luttes ont parfois été accompagnées de nouvelles méthodes : l’exercice direct des droits, notamment à l’initiative des femmes. Si ces révolutions ont fort peu affecté les formations politiques préexistantes, elles ont contribué à lancer deux mouvances inédites et d’inégale portée. La mouvance libertaire a trouvé un terrain favorable dans l’auto-organisation à la base et certaines méthodes transgressives. La mouvance écologiste est d’ores et déjà un courant de masse à l’initiative de ­populations menacées dans leur santé par des projets ou des réalisations dont elles ne bénéficient pas. Ces mobilisations incessantes combinent combat contre la pollution de l’air, de l’eau ou des sols avec le combat contre le chômage. Partout, des luttes sociales incessantes et parfois explosives sont là pour rappeler que nulle part les revendications portées par les révolutionnaires n’ont été satisfaites, quelles que soient les équipes qui se sont succédé pour gouverner. Ces révolutions ont révélé le caractère éphémère des organes d’auto-organisation que les populations s’étaient donnés pour organiser leur mobilisation, qui se sont volatilisés rapidement, à l’exception des révolutionnaires syriens, qui ont pu gérer et administrer des zones libérées, et l’absence de toute structure à même de conduire ce processus ­révolutionnaire après le renversement des dictateurs ou face à la répression.

 

  • L’action collective repose sur la conscience de soi par Alain Touraine, sociologue

295218 Image 0J’ai toujours défendu l’idée que le mouvement social d’une société ou d’une civilisation est la combinaison d’un conflit social autour d’interprétations des pratiques sociales communes aux adversaires. Le conflit social, ce n’est pas la guerre sociale. J’illustre cela sous la forme d’un triangle : il y a un acteur, son adversaire et le conflit social, mais ils ont en commun les mêmes enjeux. Le mouvement social est l’acteur du conflit social central dans lequel les adversaires sociaux opposent les uns aux autres, mais en partageant des orientations communes qui varient selon les sociétés. Du XVIe au XVIIIe siècle, les sociétés agissaient en termes juridico-politiques ; dans les sociétés industrielles, ouvriers et patrons sont en conflit en termes économiques et sociaux. Quand on a commencé à parler de société « postindustrielle », on a pensé qu’avec les technologies de l’information on allait pouvoir changer de société, c’est le thème de mon livre précédent, la Fin des sociétés (Seuil, 2013). Après 1968 s’est ouverte la période des « années de plomb ». Certaines ont choisi la violence. Beaucoup ont été à la recherche de « nouveaux » mouvements sociaux. Il y avait les mouvements des femmes, les mouvements anticoloniaux, écologistes, etc. À partir des années 1970, celles du triomphe du néolibéralisme et de la globalisation naissante, il y a eu un déplacement du social vers le culturel. Mais je ne crois pas que nous soyons sortis alors du moment historique de la société industrielle, du mouvement ouvrier. Dans les années 1980-1995, les gauchismes politiques ont perdu du terrain et les « nouveaux mouvements sociaux », très différents entre eux, n’ont pas remplacé la problématique de la société industrielle. J’en arrive à ma proposition : maintenant, nous sommes dans une autre civilisation, un autre ensemble de pratiques et de théories. Le mouvement social reste, mais les acteurs et les enjeux changent. Il faut prendre en considération les nouvelles technologies de la communication, mais ce n’est pas l’essentiel. Dans certains endroits, la problématique industrielle a été remplacée par la connaissance mais, le plus souvent, par une société de consommation. On est passé dans un capitalisme financier sans finalité ­économique et surtout, un système de pouvoir qui vise à soumettre les besoins en fonction de la recherche d’une maximisation du profit. Le ­capitalisme industriel a été renversé par le capitalisme financier. En sortant des sociétés industrielles, nous sortons du mouvement social. Le grand phénomène qui a dominé le XXe siècle, c’est le totalitarisme, pouvoir total qui s’est étendu du monde objectif au monde de la subjectivité, et ce dans un monde global. En ce XXIe siècle commencé en 1989, nous sommes entrés dans un monde divisé en trois zones, entre le capitalisme financier, le totalitarisme et les tyrannies post-nationalistes. Les mouvements deviennent éthico-démocratiques. Ils ne sont plus sociaux, ils sont éthiques (ils veulent libérer le sujet humain et sa conscience de soi) et démocratiques (combattre un pouvoir autoritaire ou financier). Depuis la globalisation, nous ne sommes ni dans un monde post-industriel, ni dans un monde post-moderne mais dans ce que je nomme une société post-sociale. Dans ce nouveau monde, l’action collective repose sur la conscience de soi.

 

  • Et la révolution informationnelle ? par Jean Lojkine, directeur honoraire de recherche au CNRS et auteur

Qu’y a-t-il de commun entre les « révolutions orange » dans les pays de l’Est, les « révolutions arabes », les mouvements des Indignés en Espagne, au Portugal, en Turquie, en Israël, au Brésil, au Chili, le mouvement Occupy Wall Street à New York, à Hong Kong ? Malgré la spécificité des contextes, on ne peut que constater l’existence d’un mouvement mondial de contestation du pouvoir des banques et des élites corrompues, animées par une jeunesse diplômée condamnée au chômage ou à la précarité. Plus précisément, c’est moins le néolibéralisme que la corruption des représentants dans la démocratie parlementaire qui est sur la sellette ; en même temps, les différentes formes de démocratie directe pratiquée par les « Indignés » manifestent une défiance profonde à l’égard de l’élite au pouvoir, comme de la démocratie représentative en tant que telle. Les modes d’organisation des nouveaux mouvements sociaux (NMS) s’appuient tous sur les ressources nouvelles qu’offrent les nouvelles technologies de l’information (Internet, réseaux sociaux), notamment la possibilité de créer des nouveaux espaces publics, autonomes à l’égard des médias officiels et des institutions de représentation politiques. Reste à savoir quelle est la portée politique de ces NMS. Coupés délibérément des institutions gouvernementales, les NMS semblent enfermés dans ce qui fait leur succès épisodique : mouvements d’indignation, de colère, de contestation, refusant la participation aux instances légales de représentation et de gouvernement, les NMS semblent condamnés à l’impuissance politique. Nous ne le pensons pas, à condition de sortir d’une vision à court terme et de prendre toute la mesure d’un mouvement historique qui n’est rien d’autre que l’émergence d’une nouvelle civilisation, la civilisation informationnelle. La civilisation informationnelle est issue de la révolution anthropologique de l’information. L’intellectualisation du travail provoquée par les technologies de l’information a déplacé le rapport de l’homme et de l’outil : de l’objectivation des fonctions de la main dans la machine-outil de la révolution industrielle, on est passé à l’objectivation de certaines fonctions du cerveau humain : le traitement standardisé des informations. Mais ce déplacement des fonctions du travail humain est profondément ambigu, ambivalent. Il n’y a pas de causalité directe entre les technologies de l’information et la nature du travail humain. Au contraire, la révolution informationnelle n’est en rien un fatalisme technologique, comme si la société évoluait tout « naturellement » de la révolution industrielle à la révolution informationnelle, conçue par les uns comme du communisme informationnel, par les autres comme une division inéluctable entre une minorité de surdiplômés qui conçoivent les innovations et une majorité d’exécutants, déqualifiés, réservoir de main-d’œuvre supplétive, échangeable selon les besoins de la firme capitaliste. La révolution informationnelle est les deux à la fois, elle produit des potentialités contradictoires, un large champ de possibles, qui renvoie à des choix politiques, des choix civilisationnels : ou bien utiliser les nouvelles technologies de l’information pour remplacer du travail vivant par du travail mort (c’est la fameuse obsession de diminuer le « coût » du travail), ou bien utiliser les nouvelles technologies pour augmenter les activités culturelles de l’humanité ; en misant sur la richesse des services collectifs de développement de l’humain : formation, éducation, santé, culture, communication. Cette révolution culturelle passe par la prise en compte des aspirations de la jeunesse à l’autonomie individuelle ; autonomie qui n’est pas du tout l’individualisme égoïste de la civilisation capitaliste, mais qui s’exprime dans la civilisation du partage des informations, de la solidarité et non du chacun pour soi.

Dernier ouvrage paru : Une nouvelle façon de faire de la politique. Le Temps des cerises, 2012.

 

  • Les partis mouvementistes par Albert Ogien, irecteur de l’Institut Marcel-Mauss de l'Ehess

 

295218 Image 2La notion de mouvement social renvoie à des formes de mobilisation collective différentes. Un premier âge du mouvement social est lié au développement du capitalisme industriel. Il nomme alors l’organisation du prolétariat autour de syndicats et de partis qui luttent afin d’obtenir l’accroissement des droits politiques et sociaux des citoyens comme l’amélioration des conditions d’existence des travailleurs. Le second âge s’ordonne, dans les années 1970, autour de revendications dont l’objet est le droit des minorités et l’écologie. Un troisième âge naît dans les années 1980, avec l’émergence de la financiarisation du capitalisme et la globalisation des problèmes politiques. Nous sommes entrés dans un quatrième âge du mouvement social, marqué de l’autonomie de jugement des citoyens, c’est-à-dire leur rejet de l’encadrement par les partis et leur souhait de décider par eux-mêmes de ce qu’ils veulent. Ces quatre âges ne se succèdent pas : chacun continue à définir un registre différent de l’action politique. Que deviennent les partis dans ce cadre ? Si la structure pyramidale des organisations politiques ne s’est guère modifiée depuis leur origine, le changement de l’offre politique est, lui, inhérent à la vie démocratique. Il existe trois grandes raisons pour créer de nouveaux partis : soit un blocage dans les carrières individuelles ; soit un blocage dans le fonctionnement du système représentatif ; soit un blocage dans la formulation des problèmes publics. Une quatrième raison s’impose aujourd’hui : agir autrement en politique, en soumettant le parti et ses dirigeants au contrôle de ses adhérents. Ce n’est plus le parti qui organise le mouvement social, mais le mouvement social qui se donne le parti qui correspond à ses souhaits. Telle est l’ambition des « partis mouvementistes » (M5S, Syriza, Podemos), qui ont cependant à résoudre une contradiction : construire une organisation solide sans trahir l’esprit de démocratie réelle. Pour le faire, les possibilités offertes par Internet pour réussir une concertation collective rapide et de grande ampleur ont été mises à profit afin de contrer l’inclination oligarchique des partis et prévenir le risque de sclérose qui naît de l’intégration au système représentatif et de la nécessité d’être efficace. Ce qui caractérise ces partis mouvementistes est que la forme donnée à l’activité politique est partie intégrante de leur projet politique. Ces partis rejettent ce qu’ils nomment la « caste » au nom d’une critique interne de la démocratie en cherchant à la radicaliser. C’est ce qui les différencie de ceux qui expriment le même rejet à partir d’une critique externe de la démocratie et visent à l’abolir pour établir un pouvoir autoritaire. Il faut donc être attentif à la manière dont ces partis ­mouvementistes parviendront à changer les pratiques de la politique et à transformer la façon dont les problèmes publics sont définis et traités. Quant à savoir s’ils arriveront à changer de système…

 

une rencontre de la Fondation Gabriel-Peri

Les 6 et 7 février, la Fondation Gabriel-Péri organisait un important colloque intitulé « Nouveaux mouvements sociaux, partis politiques et syndicats : une nouvelle donne ? » à l’université Paris-VIII, à Saint-Denis. Nous publions ci-contre cinq résumés des interventions parmi la vingtaine de contributions.

 

 

Source : http://www.humanite.fr/nouveaux-mouvements-sociaux-partis-politiques-et-syndicats-une-nouvelle-donne-566052

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 19:08

 

Source : http://www.humanite.fr/eric-toussaint-la-dette-est-un-moyen-de-chantage-pour-imposer-les-politiques-neoliberales-565722

 

Éric Toussaint : « La dette est un moyen de chantage pour imposer les politiques néolibérales »

 

 

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

Lundi, 16 Février, 2015

Humanite.fr

 

Photo Rosa Moussaoui

Éric Toussaint est maître de conférences à l'université de Liège, président du Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) Belgique. Il est l’auteur, entre autres, de Bancocratie (Aden, 2014). Pour lui le fardeau de la dette grecque est en grande partie lié au plan de sauvetage des banques consécutif à la crise financière de 2008. Nous l’avons rencontré dimanche soir à Athènes, où il participait à la manifestation organisée sur la Place Syntagma à la veille de l’Eurogroupe. Entretien.

La proposition d’annuler une partie de la dette grecque, portée par Syriza durant la campagne électorale, est-elle toujours à l’ordre du jour ?

Éric Toussaint. Le gouvernement dirigé par Alexis Tsipras veut en priorité obtenir des autorités européennes la possibilité d’appliquer son programme anti-austérité. D’où ce choix de ne pas chercher d’affrontement direct sur la question de la dette. La proposition d’une conférence internationale pour réduire radicalement la dette a laissé place à celle de Yanis Varoufakis, qui pense possible de maintenir le stock de la dette à partir du moment où la Banque centrale européenne (BCE) transforme les titres grecs en titres perpétuels, dont on ne rembourse pas le capital, avec un taux d’intérêt indexé sur la croissance. Ceci dit, cette proposition, si elle était appliquée, entraînerait de fait une réduction radicale de la dette. C’est un choix tactique. Il est clair que le gouvernement Syriza avance cette proposition de compromis en pensant que la Grèce n’obtiendra pas de véritable concession sur le stock de la dette et qu’il vaut mieux, dès lors, ne pas porter le débat sur ce terrain, l’urgence étant de stopper les politiques d’austérité.

 

Où se trouve l’origine de cette dette non viable ? Peut-on incriminer les plans de sauvetage des banques consécutifs à la crise financière de 2008 ?

Éric Toussaint. Absolument. Au total, 80% de la dette grecque est détenue par la troïka. Les 20% restant concernent des obligations émises par l’Etat grec à trois, six mois, achetées par les banques grecques qui dépendent des liquidités mises à disposition par la BCE via le mécanisme ELA. Il clair que cette dette remonte à 2010 et à 2012. Elle est liée au sauvetage des banques privées, françaises, allemandes, italiennes, luxembourgeoises, belges, principales créancières de la Grèce. Les banques françaises détenaient à elles seules 25% de la dette grecque. Les banques allemandes, presque 20%, les banques italiennes, 10%, les banques belges, 8%. Quelques banques privées (dans le cas de la France, BNP-Paribas, Société générale et le Crédit agricole) se partageaient l’essentiel de la dette grecque. Le plan de sauvetage de 2010 a eu pour fonction de débloquer des prêts bilatéraux, pour un montant de 52,9 milliards d’euros, la part française se montant à 11,39 milliards, avant que le Mécanisme européen de stabilité (MES) ne prenne le relais ainsi qu’un prêt du FMI. Cet argent a servi à rembourser les banques françaises, allemandes, etc. créancières de la Grèce. Lesquelles ont pu être ainsi dégagées et remplacées par la troïka. En 2012, la restructuration de la dette ne les a donc pas affectées. En revanche, les banques chypriotes, qui avaient acheté sur le marché secondaire des titres grecs en solde, croyant faire une bonne affaire, se sont retrouvées au bord de la banqueroute. En 2010, le « plan d’aide » a surtout permis, sur l’insistance de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel, d’assurer le sauvetage des banques des pays centraux et surtout des banques françaises et allemandes. Ces prêts étaient bien sûr conditionnés à un plan d’ajustement structurel impliquant des reculs très graves sur le niveau des salaires et des retraites, sur le droit de négociation collective, sur les privatisations.

 

Ce plan d’ajustement structurel, censé assainir les finances publiques, a finalement conduit à l’explosion de la dette grecque, passée de 113% du PIB en 2009 à 185% aujourd’hui, selon les derniers chiffres rendus publics par le gouvernement grec. Comment l’expliquez-vous ?

Éric Toussaint. En 2012, par un habile tour de prestidigitation, on a présenté à l’opinion publique grecque et européenne un plan de restructuration qui devait, disait-on alors, alléger la dette de 50%. Mais cet allègement était lié à de nouveaux prêts conditionnés aux programmes de la troïka, prêts qui sont venus alourdir encore le fardeau de la dette. C’était une fausse annulation de dette, une supercherie qui a coûté cher à certaines structures publiques, aux banques grecques et aux caisses de retraites de la fonction publique ayant acheté des titres. Celles-ci ont été frappées de plein fouet par la décote imposée par cette restructuration. À mes yeux, cette dette est donc illégitime, car contractée en grande partie pour satisfaire les intérêts privés des banquiers étrangers ou de certains secteurs en Grèce. Le plan d’ajustement structurel imposé à la Grèce est odieux, car il a conduit à la violation des droits fondamentaux des citoyens grecs. On pourrait aussi démonter qu’il est illégal, dans la mesure où le programme de 2010 n’a pas respecté la Constitution grecque. Le Parlement n’a pas pu délibérer, il a été dessaisi par la procédure du vote bloqué. Les règles européennes elles aussi ont été bafouées, puisque l’article 125 du traité de Lisbonne interdit aux États membres de répondre des engagements d’un autre État membre. Si on a violé le traité, alors les prêts en question sont illégaux ! Quant au FMI, il a lui-même piétiné ses propres statuts, qui prévoient que cette institution financière ne peut accorder de prêt à un pays que si ce prêt rend soutenable le remboursement de la dette. Démonstration est faite que ce n’est pas le cas. Il existe des arguments très forts pour contester la dette grecque. Le discours culpabilisant vis-à-vis de la Grèce est mensonger. L’enjeu, en réalité, n’est pas le remboursement de la dette. La dette est un moyen de chantage, pour contraindre les autorités grecques à poursuivre les politiques d’ajustement structurel, les privatisations, la précarisation des contrats de travail. En un mot pour qu’elles appliquent des réformes néolibérales brutales.

 

 

Source : http://www.humanite.fr/eric-toussaint-la-dette-est-un-moyen-de-chantage-pour-imposer-les-politiques-neoliberales-565722

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:55

 

Source : http://cadtm.org/Saisie-mobiliere-chez-BNP-Paribas

 

 

Saisie mobilière chez BNP Paribas Fortis en Belgique : « ceci est un début de réappropriation ! »

20 février par Collectif "qui vole qui ?"

 

 

Une trentaine de personnes se sont rendues dans une agence bruxelloise de BNP Paribas Fortis ce matin et sont reparties avec... des meubles ! Des chaises, une table, des plantes, etc. : une première saisie pour commencer à récupérer les milliards d’euros que la banque place dans les paradis fiscaux afin de permettre à ses plus riches clients d’échapper à l’impôt. La licence bancaire leur a symboliquement été retirée par l’apposition de scellés pour fraude fiscale à très grande échelle et préjudice à l’intérêt général, deux des crimes qui figurent dans la longue liste des faits d’armes de cette banque.

Forcément, les banques s’expriment peu sur le sujet. Et pour cause, les sommes mentionnées par plusieurs sources sont abyssales. Rien qu’en Belgique, l’évasion fiscale - notamment orchestrée par les banques – entraînerait de 10 à 20 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État et le financement des services publics.

Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

Quand les banques nous pissent dessus, l’État nous dit qu’il pleut et accuse la gloutonnerie du peuple qui aurait vidé ses caisses. Résultat : l’État coupe dans toutes les dépenses publiques tandis qu’il continue à sauver les banques. Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

En Belgique comme ailleurs, l’État est au courant des agissements de la banque depuis des années et ne fait rien contre cela. Il va falloir que la population s’en occupe elle-même. « Nous reviendrons chercher le reste, Bisou » annonce une banderole laissée sur place...

 

Généreux, les militant.e.s ont offert à la direction un peu de lecture sur la confiscation de la démocratie par la finance en leur remettant les livres Bancocratie, Le livre noir des banques, Banques qui pillent, banques qui pleurent... Ils et elles sont ensuite reparti.e.s avec le mobilier sous le bras pour le remettre à la population. Le mobilier a été installé dans l’espace public avec un écriteau « Ceci n’est pas un siège, mais un début de réappropriation ».

Cette action fait écho à une opération similaire menée jeudi dernier dans une agence HSBC de Bayonne, par l’association Bizi. Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Toutes les grosses banques jouent le même jeu. BNP Paribas, la cible du jour, n’est pas en reste puisqu’elle compte 214 filiales dans les paradis fiscaux.

Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

Ce n’est un secret pour personne, toutes les grosses banques ont des investissements et des pratiques scandaleuses et néfastes sur les plans sociaux, écologiques et financiers. Leur rôle devrait être de financer des projets socialement utiles et non pas de travailler à enrichir leurs actionnaires. C’est pourquoi il est impératif de retirer la licence bancaire à ces criminels en col blanc, de socialiser le secteur bancaire (en le plaçant sous le contrôle des travailleurs et des usagers) et d’annuler la dette qu’ils ont eux même créée.

Il ne fait nul doute que les banques excellent dans le partage d’informations et de pratiques lorsqu’il s’agit de spéculer, cacher et voler... Qu’elles se rassurent, nous en tirons bon enseignement. De Bayonne à Bruxelles, d’Athènes à la City, de Madrid à Berlin : que les banques surveillent leur mobilier...

Cordialement,

 

Le collectif « Qui vole qui ? »

 

Source de la vidéo : http://www.zintv.org/Action-BNP-Par...

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:23

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/20/millions-cartes-sim-oui-celles-telephones-piratees-les-espions-americains-britanniques-257812

 

 

à lire sur The Intercept (en anglais) 20/02/2015 à 12h32

 

Des millions de cartes SIM (oui, celles de vos téléphones) piratées par les espions américains et britanniques

 

 

Signalé par
Andréa Fradin

 

 

Nouvelle nouvelle nouvelle révélation tirée des documents subtilisés par Edward Snowden, l’ancien contractuel de la NSA. Cette fois-ci, elle concerne non seulement l’agence américaine, mais aussi son homologue britannique (le GCHQ), et la manière dont elles ont réussi à écouter, sans demander d’autorisation aux Etats ou entreprises visés, une grande partie des communications mobiles dans le monde.

Pour y parvenir, les espions américains et anglais s’en sont pris à Gemalto, l’un des plus gros fabricants de cartes SIM, raconte The Intercept, le site lancé par Glenn Greenwald, premier journaliste à avoir collaboré avec Snowden. Ils ont tout simplement infiltré les e-mails et profils Facebook des employés de cette entreprise.

 

L’enjeu : la clé « Ki » des cartes SIM

Les cartes SIM, ce sont ces petites puces glissées dans vos téléphones mobiles. Or, toujours selon ce site, Gemalto en fabrique deux milliards chaque année, les distribuant à des opérateurs mobiles tels que les Américains AT&T et Verizon.

The Intercept explique que ces cartes SIM protègent les communications passées entre le téléphone et le réseau de l’opérateur auquel son propriétaire est abonné, grâce à une clé de chiffrement, appelée Ki :

« Une copie de la clé est aussi donnée à l’opérateur mobile, permettant son réseau de reconnaître le téléphone d’une personne. Afin que le portable soit capable de se connecter au réseau de l’opérateur, il s’authentifie – à l’aide de la carte SIM – avec la Ki qui a été programmée dans la carte SIM. Le téléphone fait une espèce de “poignée de main” secrète qui valide le fait que la Ki de la carte SIM correspond à la Ki détenue par l’entreprise mobile. Une fois que c’est fait, les communications entre le téléphone et le réseau sont chiffrés. »

En clair, cela signifie que même si les espions parvenaient à intercepter le signal, ce dernier serait inaudible et déchiffrer le tout prendrait un temps monstre. Pour gagner du temps, les espions de la NSA et du GCHQ ont donc décidé de fureter dans les communications des employés de Gemalto, afin de directement récupérer les clés de chiffrement !

 

Gemalto « troublé »

Interrogé par The Intercept, Paul Bervely, l’un des vice-présidents de Gemalto se dit « troublé, et assez préoccupé par le fait que cela se soit passé ».

Ajoutant qu’à sa connaissance, la NSA ou le GCHQ n’ont jamais demandé l’accès aux clés de chiffrement des cartes SIM de Gemalto, il ajoute :

« La chose la plus importante pour nous aujourd’hui est de comprendre le degré [de la faille]. »

Ce vendredi 20, Gemalto indique mener une enquête interne pour vérifier ces informations. La veille, The Intercept précisait que son équipe chargée de la sécurité informatique avait déjà lancé ses investigations, sans trouver de preuves du piratage.

Les documents sur lesquels le site s’appuie remontent à 2010, et ne font état que de trois mois d’opération. Néanmoins, écrit The Intercept :

« Sur cette période, des millions de clés ont été récoltées. »

En 2009 déjà, poursuit le site, un document secret de la NSA affirmait que l’agence avait la capacité de traiter « entre 12 et 22 millions de clés par seconde afin de surveiller des cibles plus tard. Dans le futur, l’agence prédisait qu’elle pourrait utiliser plus de 50 millions [de clés] par seconde ».

C’est dire l’ampleur du vol. Et de la surveillance.

 

Lire sur The Intercept (en anglais)

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/20/millions-cartes-sim-oui-celles-telephones-piratees-les-espions-americains-britanniques-257812

 

 

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:02

 

Source : http://www.mediapart.fr/journal/economie/200215/la-confederation-paysanne-recense-vingt-neuf-projets-de-fermes-usines

 

 

La Confédération paysanne recense vingt-neuf projets de «fermes usines»

20 février 2015 | Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le syndicat agricole publie une carte de vingt-neuf grands projets et dénonce cette « agriculture industrielle destructrice ».

 

 

Vingt-neuf projets de « fermes usines » sont à l’étude ou déjà à l’œuvre, à l’instar de la « ferme des 1 000 vaches » en Picardie, selon la Confédération paysanne, syndicat agricole, qui en publie vendredi une carte. Deux mille deux cents animaux sur une exploitation laitière à Monts (Indre-et-Loire), 23 000 porcelets à Trébrivan (Côtes-d’Armor) et à Poirou (Vendée), 250 000 poules dans la Somme… Le syndicat fondé par José Bové a recensé pendant un an des projets qu’il considère comme de l'« agriculture industrielle ».

Ces exploitations sont situées en majorité dans le Grand Ouest et au nord de Paris. « Nous nous sommes aperçus qu’il y avait aussi des fermes usines végétales », comme ce projet de serres de tomates hors sol sur 40 hectares en Charente-Maritime, a expliqué à l’AFP Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération.

Ainsi, un centre d’engraissement de mille taurillons prévu dans le Limousin « risque de détruire de la main-d’œuvre», en empêchant d’autres petites fermes de pratiquer cette activité, alors que « le marché n’est pas infini », analyse-t-il. M. Pinatel dénonce « l’ultra-spécialisation » de ce type d’agriculture et les conséquences en termes de transport routier « alors que l’on est en pleine année sur le climat ».

Selon lui, nombre de fermes géantes, bien que portées par des agriculteurs, font appel à des investisseurs extérieurs. Sont cités entre autres Sofiprotéol (rebaptisé récemment Avril), le poids lourd des huiles et protéines végétales qui détient les marques Lesieur et Puget, SVA Jean Rozé (filiale d’Intermarché), ou le groupe de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie Veolia.

 

Lire aussi

 

 

Source : http://www.mediapart.fr/journal/economie/200215/la-confederation-paysanne-recense-vingt-neuf-projets-de-fermes-usines

 

 

                                                        *****************************

 

 

Source : http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3347

 

 

 

MOBILISATION

Carte de l'industrialisation de l'agriculture : Une dérive destructrice pour les paysans



19.02.2015 A la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, la Confédération paysanne rend publique la carte de l’industrialisation de l’agriculture. Certes non exhaustive, elle met cependant en évidence comment, au-delà du symbole des 1000 vaches, une agriculture destructrice se met en place. La Loi Macron (articles 27 à 30) et les récentes annonces de Manuel Valls démontrent clairement que cette dérive correspond à la volonté du gouvernement.
 

Il y a donc une réelle intention de livrer notre métier aux mains d'industriels plus soucieux de leurs parts de marché que de l'emploi, de l'alimentation ou de l'environnement. L'exemple de la pieuvre Sofiprotéol (avec sa nouvelle entité Avril) est particulièrement parlant. Producteur d'aliments, fournisseur de conseils et de débouchés, financeur, la société du Président de la FNSEA* s'accapare la production et la valeur ajoutée au mépris des paysans.

Mais cette carte n'est que la partie immergée d'un énorme iceberg. Quotidiennement, les paysans sont poussés par la profession agricole, les banques et les politiques vers l'agrandissement, la modernisation à outrance et la déconnexion de leur métier, accentuant leurs difficultés.

Avec des paysans plus fragiles, qui deviennent les travailleurs à façon de l'agro-alimentaire, et moins soutenus par les pouvoirs publics que les projets industriels, le calcul est vite fait. Sous couvert d'une prétendue compétitivité, le gouvernement fait le choix d'une agriculture de production sans producteurs, à quoi s'ajoute un déni des préoccupations environnementales et climatiques.

Pourtant, les solutions existent avec l'agriculture paysanne, autonome, relocalisée, respectueuse de ses travailleurs. C'est pour eux, avec le soutien d'une large majorité des citoyens, que la Confédération paysanne poursuit son combat.

 

Source : http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=3347

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 17:48

 

Source : http://www.mediapart.fr/portfolios/la-rue-dathenes-veut-etre-entendue-bruxelles

 

 

La rue d'Athènes veut être entendue à Bruxelles

Photographe : Stefania Mizara

 

 

Un peuple en soutien à son gouvernement : alors que le premier ministre Alexis Tsipras et le ministre des finances Yanis Varoufakis tentent d'arracher un accord à l'Eurogroupe pour alléger la dette de la Grèce, à Athènes, les électeurs de Syriza restent mobilisés. Des milliers de manifestants se sont rassemblés mercredi 11 et dimanche 15 février afin que l'Europe n'oublie pas les peuples.

 

 

  1. © Stefania Mizara

    01

    Dimanche 15 février. Place Syntagma à Athènes, devant le parlement. C'est ici que se sont déroulées les grandes manifestations anti-austérité ces dernières années.

  2. © Stefania Mizara

    02

    Dimanche 15 février. Quelque 20 000 personnes sont rassemblées devant le parlement, un peu plus que le mercredi précédent. Elles sont venues soutenir leur gouvernement dans la négociation avec Bruxelles et demandent comme lui un allègement de la dette grecque, une politique tournée vers les plus démunis, la fin de l'austérité.

  3. © Stefania Mizara

    03

    Dimanche 15 février. Le gouvernement grec doit reprendre le lendemain les discussions à Bruxelles pour tenter d'obtenir un accord transitoire avant de lancer la renégociation sur la dette abyssale du pays et la fin des mesures d'austérité initialement demandées par le FMI, la commission et la banque centrale européennes. Les discussions s'arrêteront lundi 16 février sur un nouvel échec et un ultimatum est fixé par les Européens au vendredi 20 janvier.

  4. © Stefania Mizara

    04

    Dimanche 15 février. « Ouste ! », autrement dit « Dégage ! ». La position allemande vis-à-vis de la Grèce est très critiquée dans le pays, où les propos d'Angela Merkel et de Wolfgang Schäuble, son ministre des finances, ont blessé à plusieurs reprises ces dernières années. Le débat est par ailleurs ouvert sur la question des réparations de guerre allemandes, la Grèce ayant subi une occupation nazie particulièrement dévastatrice, et le gouvernement Syriza a demandé l'examen de ce que Berlin doit à Athènes.

  5. © Stefania Mizara

    05

    Dimanche 15 février. Dans la foule, on ne croise pas seulement des militants, des syndicalistes ou des membres de Syriza. Beaucoup de Grecs, exténués par cinq années de crise et d'austérité, ont placé tout leur espoir dans le gouvernement Tsipras.

  6. © Stefania Mizara

    06

    Dimanche 15 février, place Syntagma à Athènes. D'autres rassemblements ont eu lieu dans les grandes villes du pays, comme à Thessalonique, dans le Nord. Et certaines capitales européennes se sont mobilisées aussi, en solidarité avec le peuple grec. À Paris, quelque 2 000 personnes sont descendues dans la rue.

  7. © Stefania Mizara

    07

    Dimanche 15 février. « Nous n'acceptons pas le chantage, nous ne reculons pas, nous vaincrons », dit la banderole. Le sentiment d'humiliation a été très fort ces dernières années en Grèce. Chaque train d'austérité a été vécu comme un chantage face au risque présumé de faillite du pays.

  8. © Stefania Mizara

    08

    Dimanche 15 février. « Arrêtons Merkel, lançons la démocratie », lit-on sur la banderole. « Retrait à 100 % du mémorandum », dit une pancarte voisine, faisant allusion aux mémorandums d'austérité entrés en vigueur depuis 2010. Le programme électoral de Syriza était précisément de rétablir la plupart des acquis sociaux supprimés par ces mémorandums.

  9. © Stefania Mizara

    09

    Dimanche 15 février. « C'est la Grèce », proclame une affiche détournée du film 300, rapportant l'épopée au Ve siècle avant Jésus-Christ de Leonidas, roi de Sparte, et son combat contre les envahisseurs des terres héllènes. « Nous avons voté », dit également cette pancarte, signifiant que le message envoyé par les électeurs grecs le 25 janvier doit être entendu par Bruxelles.

  10. © Stefania Mizara

    10

    Dimanche 15 février. La place Syntagama est noire de monde. Le rassemblement se déroule de manière pacifique, sans aucun affrontement avec les forces de l'ordre, comme cela pouvait être le cas en marge des cortèges anti-austérité ces dernières années.

  11. © Stefania Mizara

    11

    Dimanche 15 février. À la veille d'une nouvelle rencontre de l'Eurogroupe où doivent se poursuivre les négociations entre Athènes et ses partenaires européens, des milliers de Grecs sont rassemblés devant leur parlement, toutes générations confondues. Les jeunes ont été particulièrement affectés par les politiques d'austérité, c'est aujourd'hui la génération la plus touchée par le chômage, et beaucoup ont dû partir à l'étranger pour travailler.

  12. © Stefania Mizara

    12

    Dimanche 15 février. Un drapeau grec dans la foule. Pour de nombreux Grecs, de gauche comme de droite, la politique d'austérité mise en œuvre depuis 2010 a provoqué un sentiment d'humiliation nationale. Pour eux, tout se décidait à Bruxelles, voire à Berlin. En élisant Syriza, ils ont cherché, aussi, à reprendre leur destin en mains.

  13. © Stefania Mizara

    13

    Mercredi 11 février. Des milliers de manifestants se rassemblent devant le parlement pour la première fois depuis les élections du 25 janvier afin de soutenir le gouvernement Tsipras. Dans la foule apparaît le drapeau de Syriza, vainqueur du scrutin sur un programme anti-austérité.

  14. © Stefania Mizara

    14

    Mercredi 11 février. « Prison pour les euro-banquiers. Non à la dette », peut-on lire sur une banderole. Yanis Varoufakis, le ministre des finances du gouvernement Tsipras, participe ce jour-là à son premier Eurogroupe. Objectif, à terme : obtenir une restructuration de la dette grecque ou du moins un aménagement des remboursements. Dans un premier temps, Athènes tente de trouver un accord transitoire avec ses partenaires européens. Mais la réunion à Bruxelles est un échec.

  15. © Stefania Mizara

    15

    Mercredi 11 février. Après cinq années de manifestations anti-austérité et hostiles au pouvoir en place, la place Syntagma à Athènes, devant le parlement, accueille un rassemblement de soutien au gouvernement grec. La population demande la clémence des partenaires européens dans leurs négociations avec la Grèce. Trois jours plus tôt, le premier ministre Alexis Tsipras a annoncé, dans son discours de politique générale, qu'il maintiendrait ses promesses de campagne.

     

    Voir aussi

     

    Source : http://www.mediapart.fr/portfolios/la-rue-dathenes-veut-etre-entendue-bruxelles

     

     

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DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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