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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 16:17

 

Source : http://www.reporterre.net

 

A Francfort, les Européens libres ont fait sa fête à la Banque centrale

19 mars 2015 / Lucas Mascarello (Reporterre)
 


 

 

1,3 milliards d’euros pour le siège de la Banque centrale européenne à Francfort. Mais son inauguration, aujourd’hui, se déroule sous les huées, et entourée de huit mille policiers. Reporterre vous raconte cette journée.

- Francfort, reportage

Mardi 18 mars, 07h 20 : Le bourdonnement des hélicoptères se mêle aux sirènes de police dans les rues de Francfort. Ils accompagneront les manifestants toute la journée comme un acouphène rappelant la surveillance et la gestion du mouvement. Il y a des barrages partout, impossible de s’approcher de la Banque centrale européenne. Tous les points d’accès sont gardés par la police. Des manifestants dispersés dans le centre-ville cherchent des points d’accès. Huit mille policiers seraient déployés. La
situation est relativement calme, face à cette énorme présence policière.

 

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Sur le pont Flösserbrück, un clown activiste fait face à la police
 

Plus de deux cents manifestants sont venus de France. Les deux cars étaient pleins, Attac regrette de ne pas en avoir prévu davantage. Des bus en provenance de Nantes, de Lyon et de Strasbourg, sont également venus, ainsi que de Belgique, de Hollande et du Danemark. Trois cents Italiens seraient présents.

À huit heures, j’ai rejoint le pont Flösserbrück, qui est proche de la BCE. L’ambiance est tendue, des barricades sont en feu et la police se prépare à charger. Une quinzaine de Blacks Blocs sont en première ligne ainsi que quelques clowns.

Plusieurs assauts repoussent le cortège de quelques mètres sur le pont. Une explosion retentit alors qu’un journaliste tombe au sol. C’est une grenade assourdissante. Certains se précipitent pour le mettre à l’abri. Plus loin, il y avait des batucadas et de la musique. Quelques cartouches de gaz lacrymogène atterrissent au centre du pont et sont aussitôt jetées à l’eau. Sur le fleuve, il y a des bateaux de la brigade fluviale.

 

 

J’ai rencontré Vincent, Rémi et Clément. L’un vient de Nantes et les autres vivent en Allemagne. Ils me disent qu’"il est rare que se déroule une manifestation européenne, alors que la problématique est européenne. La BCE est un symbole de grand projet inutile et coûteux. Ce sont des personnes qui font subir au peuple une politique d’austérité et qui se payent un immeuble luxueux." Ils me disent que, s’ils avaient pu la détruire, ils l’auraient fait, mais qu’ils n’ont que deux bouts de bois.

Irène est militante à Attac et au DAL (Droit au logement), elle a 63 ans et était dans le train venu de Paris. Son premier combat était contre les centrales nucléaires. Selon elle, "la politique financière de la BCE détruit tout, le social comme l’environnement. Ils produisent l’appauvrissement du peuple, comme en Grèce. Cette politique pousse à l’enfermement, et malheureusement, la seule solution qui reste est la violence".

 

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Irène

Brigitte Klass fait partie des vingt-cinq observateurs mis en place par le Komitee für Grundrechte und Democratie. Elle ne comprend pas la tactique policière qui pousse les manifestants vers la vieille ville, elle pense que c’est dangereux. "La police bloque toute la ville et cela rend les manifestants en colère".

 

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Brigitte Klass

Il est difficile d’évaluer le nombre de manifestants, tout le monde court à droite à gauche, il y a des rassemblements, on n’a pas idée de ce que font les groupes de cinquante ou cent personnes aux différents endroits.

Vers 14h00, tout le monde se rassemble pour une grande manifestation. L’ambiance est beaucoup plus calme et familiale. Le cortège arrive doucement sur la place Römer où se tient un meeting. À côté de moi, Mehdi se félicite du nombre de personnes présentes. "On a perdu l’habitude de ces manifestations internationales. C’est aussi un moyen de renouer des liens". Il me précise que les employés et dirigeants de la BCE auraient pu regagner le siège de la banque par bateau, vers 11 h, les rues d’accès étant bloquées. Sur la place, l’après-midi se déroule et les intervenants, dont Naomi Klein, se succèdent au micro pour soutenir Blockupy. On peut estimer à près de huit mille le nombre de personnes, de tous âges, présentes sur la place.

 

 

Dans le train du retour vers Paris, Luigi, 28 ans, me raconte sa matinée avant de se reposer. Il a passé la nuit du mardi sur le campus de Bokenheim où beaucoup d’Italiens sont venus dormir. Il me dit que sept bus sont venus d’Italie. Au petit matin, il est parti avec quatre groupes, qui ont tenté de bloquer les accès à la BCE à des points stratégiques de la ville. "Il y avait des policiers partout. Du coup, on s’est dispersé pour éviter qu’ils nous encerclent. De six heures à sept heures du matin, les affrontements étaient très violents". Luigi me montre des photos de la journée. La présence policière est impressionnante et les affrontements violents. Sur les images, je vois des clowns soigner les manifestants blessés.

Malgré les scènes de violences, les blessures et les arrestations de la matinée, plusieurs militants m’ont confié leur satisfaction quant au bilan de cette journée du 18 mars 2015 : l’inauguration de la Banque centrale européenne et la célébration initialement prévue a été largement perturbée. La fête n’était pas du côté des banquiers, mais de celui des résistants.

 

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Lundi 17 mars

Grand jour pour la Banque centrale européenne (BCE) : elle inaugure le 18 mars son nouveau siège à Francfort, dans le quartier d’Ostende, en présence de responsables politiques et de dirigeants financiers. Mais contre l’inauguration du bâtiment et plus généralement contre la politique d’austérité de la BCE, le mouvement Blockupy se mobilise.

Un budget faramineux

La première pierre de ce bâtiment forteresse a été posée en 2010 par Jean-Claude Trichet (président de la BCE de l’époque). Le coût du bâtiment était initialement estimé à 500 millions d’euros. « Nous devons nous assurer que les coûts de construction ne dépassent pas le budget », avait alors déclaré Trichet.

Au final, le siège de la BCE aura couté près de 1,3 milliard d’euros ! Il doit accueillir près de 2 600 employés. Chaque poste de travail aura coûté environ 600 000 euros, le tout étant financé par le contribuable. La somme astronomique dépensée est jugée obscène par de nombreuses personnes dans un contexte de restriction économique et de politique d’austérité imposé par la BCE...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 16:09

 

Source : http://www.marianne.ne

 

La politique de la BCE contestée par ses propres salariés !

Jeudi 19 Mars 2015 à 5:00

Propos recueillis par

Alexandre Coste

 

Journaliste à Marianne chargé de l'animation de la communauté des Mariannautes

 

 

Mardi, l'inauguration des nouveaux locaux de la Banque centrale européenne a été perturbée par de nombreux manifestants venus exprimer leur désaccord vis-à-vis de la politique économique menée par l'institution. Une semaine plus tôt, les membres du syndicat IPSO, qui représente 40% du personnel de la BCE, avaient déjà déployé une banderole hostile à l'établissement. Marianne a interrogé Emmanuel Larue, statisticien à la BCE, président du syndicat IPSO et membre du comité du personnel, qui estime que le déficit démocratique de la banque centrale se retrouve autant dans sa politique extérieure que dans celle qu'elle mène en interne.

 

Michael Probst/AP/SIPA

 

Marianne : Mardi, des manifestations ont perturbé l'inauguration des nouveaux locaux de la BCE, une action avait déjà été menée en interne la semaine dernière par les personnels de la BCE. Quels problèmes vouliez-vous soulever ?
Emmanuel Larue
: Nous avons fabriqué une banderole sur laquelle nous avons inscrit « More democracy and balance of power for Europe and ECB » (« Plus de démocratie et d’équilibre des pouvoirs pour l’Europe et la BCE »). Nous l’avons suspendue dans le hall d’entrée et l’avons montré à quelques sympathisants. Pour ma part, j’ai fait un petit discours. Ensuite, nous avons donné la banderole aux collègues de la confédération allemande des syndicats, et eux l’ont affiché sur la façade de leur immeuble. Les problèmes que nous voulions soulever, en creux, c’est que ces problèmes, que l’on met sous l’étiquette de « déficit démocratique », ce sont les deux côtés d’une même médaille : c’est à dire qu’on les retrouve à l’intérieur de la banque et, selon nous, on les retrouve également à l’extérieur. Quand la BCE sort un peu de son mandat, qui est la politique monétaire, avoir une inflation basse et pas une inflation modérée, et quand on voit que la BCE intervient en matière sociale de droit du travail en Grèce, en Espagne, en disant « On veut bien vous prêter de l’argent mais voilà, il faut démanteler le droit du travail », « Il faut baisser les salaires », et bien c’est une attitude que l’on retrouve également en interne. La BCE est assez autoritaire, ne négocie pas et n’a pas une fibre sociale évidente.

 

 

Que représentent les syndicats à l'intérieur de la BCE ?
Notre syndicat s’appelle IPSO, pour International and European Public Service Organisation. Il a fallu se battre pour le créer, la BCE ne voulait pas de syndicat dans la maison. Un jour, nous sommes devenus tellement gros qu’ils ont été obligés d’accepter. Et c’est grâce à M. Trichet, d’une certaine façon, puisqu’à l’époque il nous avait fait une réforme des pensions de retraite, ce qui a poussé les gens, en grand nombre, à nous rejoindre. Il fut difficile après ça d’ignorer le syndicat. Cependant, ce dernier n’a pas de pouvoir de négociation, en tout cas pas officiellement… Nous avons un droit de consultation uniquement. C’est le seul syndicat qui existe à la BCE. Les relations entre les employés et la banque sont placés sous le statut de la BCE., notamment son article 36.1 : « Les gouverneurs des banques centrales font les règles d’emploi ». Nous comptons à peu près 600 membres, ce qui représente à peu près 40% du personnel permanent. C’est beaucoup pour une banque centrale. Les syndicats français, par exemple, sont rarement à 10%. C’est un syndicat qui est à l’origine une petite graine plantée par la confédération syndicale allemande Ver.di (syndicat des services). Maintenant nous sommes autonomes, indépendants. Nous gardons encore un lien affectif mais il n’y a pas de lien politique ou financier. IPSO est un syndicat qui a toute les particularités du syndicat unique, c’est à dire que nous n’avons pas de couleur politique officielle. Il y a des gens qui sont religieux, non religieux… Et puis ce n’est pas un syndicat catégoriel, il y a des gens de tous niveaux de la hiérarchie, jusqu’aux directeurs.

Qu'en est il du droit du travail au sein de la BCE ?
Nous n'avons pas de séparation entre le trias politicas, les trois pouvoirs. C’est tout dans une main. Il faut bien comprendre que même si nous sommes basés en Allemagne, nous n’avons rien à voir avec l’Allemagne. Les salaires, c’est la BCE qui décide. Les promotions, c’est la BCE qui décide. La sécurité sociale, c’est la BCE. Les pensions de retraite, c’est la BCE. Les pensions d’invalidité, d’accident, encore la BCE. En fait pour nous la BCE c’est à la fois l’employeur, le législateur, l’Etat, la sécurité sociale. ET la BCE, contrairement aux autres institutions européennes, n’a pas mis en place des « checks and balances », des éléments internes d’équilibre, puisque la banque voulait toujours avoir les coudées franches.

Du coup, quand vous parlez de la BCE, je suppose que vous faites référence à un nombre limité de personnes…
Clairement. La BCE, c’est les 6 membres du conseil directoire plus les 19 gouverneurs des banques centrales qui ont l’euro pour monnaie. Les autres comme moi, les 3000 ou 4000 employés, nous ne sommes pas la BCE, nous sommes le personnel de la BCE.

Il y a une certaine corrélation entre vos demandes et celles des manifestants, même si ces dernières ne sont pas exprimées de la même manière…
Nous, on fait un peu partie du système, on se sent loyaux vis-à-vis de l’institution. Ceci dit, même si on ne les rejoints pas sur les moyens, on ne pense pas que ce soit une bonne idée de brûler des voitures, il y a de la sympathie et de la compréhension envers ces manifestants. Nous voyons bien ce qu’ils veulent dire.

Vous communiquez avec les organisations qui fédèrent ces manifestants ?
Non. Il y a certaines choses avec lesquelles nous ne voulons pas êtres associés. Notre syndicat est élu, il a un fonctionnement démocratique et nous représentons l’ensemble de nos membres, avec toutes les nuances qui sont exprimées. Certains membres plutôt conservateurs comprendraient mal qu’on s’associe publiquement à des actions violentes. Mais nous écoutons ces organisations, nous les entendons. La semaine dernière par exemple, je suis allé à un débat où se trouvait également un membre de Blockupy. Nous pouvons discuter, échanger.

Les manifestants critiquaient le coût faramineux du nouveau siège de la BCE, estimé à 1,3 milliards d'euros. Quel est votre avis personnel sur ce bâtiment ?
J’en pense qu’il est trop petit ! J’en pense que nous avons été victimes de l’avarice sordide et du manque d’anticipation politique des gouverneurs des banques centrales. Ceci étant dit, je suis tout de même admiratif, car il est vrai que le bâtiment est architecturalement assez impressionnant. On a un peu l’impression d’entrer dans une petite ville quand on pénètre à l’intérieur. Maintenant, une chose que j’entends régulièrement de mes collègues, c’est que tout ça est bel et bon, grandiloquent on va dire, mais que si on avait eu des bureaux un peu plus grands, on s’en serait mieux porté. Une chose est sûre c’est qu’on a tapé un peu à côté de la plaque, parce que l’un des objectifs du déménagement était de rassembler tous le monde sur le même site, et là, ce n’est pas le cas…

Où se trouvent les autres effectifs, ceux qui ne sont pas sur le nouveau site ?
Tous les collègues de la supervision bancaire sont dans le centre-ville de Francfort, à l’intérieur de ce que l’on appelle « La Tour Japonaise » (Japan center) et puis, à la fin de l’année, ils seront transférés à l’ancienne Eurotower, l’ancien siège de la BCE, actuellement en cours de rénovation. Les statisticiens sont également dans une autre tour, en ville. C‘est compliqué…

Pourquoi avoir choisi de changer de site pour aller dans un site plus éloigné du centre-ville ?
Le premier objectif était de devenir propriétaire. Et dans le centre de Francfort, dans le quartier des banques, il n’y avait pas de terrain assez grand à vendre, alors que celui-ci fait 12 hectares. C’était à charge de reprendre le monument, l’ancien marché de gros (Grossmarkthalle).

Et de le conserver ?
Oui, c’est un monument classé. On en pense ce qu’on en veut, certains disent que c’est laid comme les sept péchés, mais la ville y tient comme à la prunelle de ses yeux et donc ils ont dit « On vous vend le terrain (60 millions d’euros, acheté en 2001 avec les fonds propres de la BCE) mais il faut conserver le monument. »
Donc voilà, la première raison c’était la disponibilité, ce terrain avait le mérite d’exister. Est-ce qu’il y avait un élément un peu symbolique dans le fait que la BCE se mette à distance des banques commerciales ? Je ne sais pas. Il y avait aussi des raisons de sécurité, c’est à dire que l’ancienne tour était auparavant une tour de bureau normale, de banque, et il n’y avait pas tous les éléments de sécurité passive qui existent maintenant. Celle-ci a été construite en tenant compte du fait qu’il s’agisse d’une banque centrale. Mais bon, à la base, c’est une décision économique. Vous savez toutes les banques centrales d’Europe sont propriétaires de leur immeuble, et ceci depuis des années, voire des siècles. C’est un peu comme pour un ménage, quand on se dit « est-ce que j’achète mon appartement ou pas ? ». Et si on a les moyens de le faire, souvent, ce n’est pas une mauvaise opération.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 16:01

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

A Francfort, à l'assaut de la BCE

19 mars 2015 | Par Ludovic Lamant

 

 

 

La coalition Blockupy a organisé mercredi une journée d'action musclée contre la Banque centrale européenne, le jour de l'inauguration de son nouveau siège à Francfort. « La crise entre pour la première fois en Allemagne », se réjouit l'un des organisateurs. Le sort de Syriza, et les manières de lui venir en aide, ont occupé une bonne partie des conversations.

 

De notre envoyé spécial à Francfort.- Les percussions de la fanfare, ponctuées des cris « Non à la Troïka », se mêlent au ronronnement de l'hélicoptère des forces de l'ordre, stationné une centaine de mètres plus haut. Ils sont un peu plus de 300 activistes à s'être massés dès 6 heures du matin, mercredi, sur ce lieu de « blocage ». Ils font face, de l'autre côté de la barrière de barbelés, à une rangée de policiers et leurs fourgons. À l'arrière-plan, les deux imposantes tours de verre bleutées de la Banque centrale européenne (BCE), dans les quartiers est de Francfort.

 

A Francfort mercredi, au petit matin.

A Francfort mercredi, au petit matin.

 

À quelques mètres de là, une troupe de clowns s'amuse à déstabiliser d'autres policiers, qui bloquent l'accès à une rue adjacente. Plus loin, une carcasse de voiture finit de brûler. Des graffeurs ont pris soin d'y ajouter, sur la tôle encore chaude, à la peinture orange : « Stupide ». Une fourgonnette de la police a, elle, été bombardée à coup de jets de peinture rose. On sort ici et là ses banderoles et pancartes pour la journée. « BCE, fascisme monétaire », dit l'une d'elles. Un homme en fauteuil roulant fait le tour des lieux, un drapeau grec fixé à son siège.

Entre les murs de la BCE, ce mercredi est un jour très particulier. L'institution inaugure son nouveau siège conçu par un architecte viennois (185 mètres de haut), en présence du président Mario Draghi et d'invités triés sur le volet. À l'origine chiffré à 850 millions d'euros lors de son lancement en 2002, le projet a vu sa facture exploser : il en a coûté 1,3 milliard d'euros aux contribuables pour aménager les anciennes halles de la ville, qui hébergeaient, au XXe siècle, un marché au gros. Un comble, de la part d'une institution membre de la Troïka, qui n'a cessé de prodiguer des cures d'austérité aux pays en crise.

 

La vidéo officielle de la BCE de présentation de son nouveau siège.

 

« Quand la BCE a annoncé cette cérémonie, qui est une manière pour elle de se féliciter du travail accompli, c'était clair pour nous qu'il fallait gâcher la fête. Parce qu'il n'y a vraiment rien à célébrer dans l'Europe d'aujourd'hui », explique Hannah Eberle, une Berlinoise membre de Blockupy, un collectif mêlant ONG, syndicats et partis politiques de toute l'Europe, à l'origine de la journée d'action à Francfort. Les organisateurs se sont lancés dans un pari musclé, dans les tuyaux depuis des mois : mettre en place un siège de la BCE, pour bloquer l'accès de l'institution aux invités de la cérémonie. Certains y sont même allés de leur appel à la « Destroïka ».

 

Des policiers s'apprêtent à intervenir pour forcer un « blocage ».

Des policiers s'apprêtent à intervenir pour forcer un « blocage ».

 

Quelque 6 000 activistes – selon les organisateurs – ont tenté d'enfoncer les barrages des forces de l'ordre, se dispersant dans le dédale des rues voisines de la BCE, tout au long de la matinée. Des habitants du quartier étaient aux balcons, pour suivre les courses-poursuites. Quelques vélos brûlés, des jardinières de plantes ou des poubelles éventrées servent à construire des mini-barrages, que les forces de l'ordre s'empressent de défaire. À intervalles réguliers, des grappes de policiers ultra-équipés, par trentaine, surgissent au pas de course, pour déstabiliser les militants. Il suffit de suivre les déplacements des hélicoptères, pour savoir dans quelles rues les face-à-face sont les plus tendus.

 

Une armée de clowns déstabilise des policiers.

Une armée de clowns déstabilise des policiers.

Il est dix heures, sur le pont Flösser, à quelques encablures de la BCE, lorsqu'une centaine de policiers se décide à charger, et évacuer cet axe de circulation. Certains des activistes présents s'assoient, d'autres se tiennent par les coudes. Un musicien joue des airs larmoyants au synthétiseur, pour apaiser l'ambiance. Le face-à-face dure une demi-heure. Un militant est embarqué. Les policiers finissent par rebrousser chemin, appelés à s'occuper d'autres points « chauds ». Blockupy a fait état de 21 blessés dans la matinée, contre 14 pour la police. Les forces de l'ordre disent avoir procédé à 16 arrestations. Dans la nuit de mardi à mercredi, sept voitures de police ont été incendiées, et sept autres caillassées. Les ministres allemands de l'économie Sigmar Gabriel et des finances Wolfgang Schäuble ont condamné d'une seule voix les violences.

 

A Francfort, mercredi matin.

A Francfort, mercredi matin.

Au-delà des actes de vandalisme, qui ont fait les gros titres des journaux, et que le mouvement a regretté, Blockupy creuse son sillon. Après le « blocage » du matin, des prises de parole publiques ont été organisées l'après-midi, avant une grande manifestation en fin de journée, dans le centre-ville, s'achevant au pied des tours de la Deutsche Bank. Le collectif dénonce les politiques d'austérité et le pouvoir de la BCE, devenue l'une des institutions maîtresses dans la gestion de la crise de l'euro, malgré son manque criant de légitimité démocratique. Lancé à l'origine par des Allemands (le parti Die Linke, le syndicat Ver.di, et d'autres groupes de gauche), Blockupy avait déjà organisé plusieurs mobilisations à Francfort depuis 2012. Mais l'euro-mobilisation de mercredi était de loin la plus massive.

« Des espaces de solidarité pour les Grecs »

 

Lors des prises de parole l'après-midi en plein centre de Francfort.

Lors des prises de parole l'après-midi en plein centre de Francfort.

« Blockupy mélange des techniques de désobéissance civile, le blocage de la matinée, avec des pratiques de l'occupation des lieux, héritées des mouvements Occupy aux États-Unis, ou 15-M en Espagne », décrit l'Italien Bepe Caccia, l'un des piliers du mouvement. Pour cet élu municipal de la gauche indépendante à Venise, cette mobilisation marque un précédent : « La crise entre pour la première fois en Allemagne. La rage née dans toute l'Europe, sous l'effet de la crise, se fait non seulement entendre sous les fenêtres de Monsieur Draghi, mais aussi au pays de "Frau Merkel" », se réjouit-il. « Le schéma selon lequel il existe un mauvais Sud, et un Nord épargné par la crise, ne tient plus, et beaucoup de jeunes Allemands participent à nos actions, conscients que l'Allemagne, elle aussi, s'appauvrit. »

La concordance entre l'inauguration de la BCE – plusieurs fois repoussée –, et la victoire de Syriza à Athènes fin janvier, n'est peut-être pas pour rien dans le succès de la mobilisation. La décision de Mario Draghi de couper l'un des canaux de financement des banques grecques, dans la foulée de l'élection de Syriza, décrite par certains comme un « coup d'État financier », n'a rien arrangé à la réputation de la BCE. C'est à Francfort que se joue l'avenir d'une bonne partie du dossier grec. L'ambition de Blockupy, d'enclencher un vrai débat public sur les politiques d'une institution encore trop peu transparente, l'une des « boîtes noires » de l'Europe, tombe à pic.

« Il faut avant tout créer des espaces de solidarité pour les Grecs et les Espagnols », estime Hélène Cabioc'h, d'Attac-France, qui participe, elle aussi, au comité international de Blockupy. « Le calendrier de la mobilisation est un peu particulier, parce qu'une fenêtre d'opportunité vient de s'ouvrir, en Grèce », reconnaît-elle. Alors que Syriza reste toujours aussi isolé dans ses négociations à Bruxelles, le salut d'Alexis Tsipras viendra-t-il des mouvements sociaux européens ? « Autour de la table des discussions, nous sommes à 18 contre 1, pas 17,5 contre 1,5 mais bien 18 contre 1 », s'est inquiété Giorgos Chondros, un responsable de Syriza qui a pris la parole dans l'après-midi, aux côtés d'autres élus et organisateurs.

 

Mario Draghi a bien inauguré mercredi matin le nouveau siège de la BCE (avec Jean-Claude Trichet à l'arrière-plan). ©Reuters.

Mario Draghi a bien inauguré mercredi matin le nouveau siège de la BCE (avec Jean-Claude Trichet à l'arrière-plan). ©Reuters.

 

Sans surprise, l'avenir de Syriza, et sa capacité à sortir de l'« impasse » actuelle, étaient sur beaucoup de lèvres. L'eurodéputé de Podemos Miguel Urban a notamment résumé la victoire du parti de Tsipras à la « victoire des peuples d'Europe, qu'il faut soutenir à tout prix », promettant à Athènes qu'« on arrive » [au pouvoir à Madrid]. Mais au-delà des déclarations de principe, rien de concret n'a émergé. Le projet d'une conférence de la dette, qui fait pourtant consensus dans ces milieux, n'a pas été mis en avant.

Dernier acte d'une journée marathon, la manifestation de la fin d'après-midi a rassemblé environ 20 000 participants, selon les organisateurs. Dans les rues de la ville, ce sont les forces vives – et très jeunes, la majorité des participants ayant moins de 30 ans – d'une Europe avide d'alternatives, qui ont défilé. On a croisé, en vrac, des militants écolos catalans d'Ecologistas en Accion, des syndicalistes français de la CGT-Sanofi Aventis, des activistes belges anti-TAFTA, des représentants de précaires au Portugal, des militants des centres sociaux à Rome, des intermittents français. Soixante bus venus de 39 villes d'Europe ont fait le déplacement. Tous ces gens-là se retrouvent pour investir, à nouveau, un espace européen qu'ils avaient peut-être, un temps, délaissé, préférant se concentrer sur des batailles plus locales.

 

 

Présents en force, les Italiens (première délégation, après les Allemands) cherchent à imposer des idées neuves à l'agenda, et ne se contentent pas des seules marques de soutien affichées à Syriza ou Podemos. Ils plaident pour recycler à l'échelle européenne, leur concept de « grève sociale », qu'ils ont testée, en Italie, le 14 novembre 2014. Ce jour-là, il s'agissait de protester contre une réforme du marché du travail lancée par Matteo Renzi, et de permettre aux précaires de faire grève, en modifiant les règles du jeu traditionnelles de la grève. « Nous voulons faire de cette mobilisation, de Blockupy, autre chose qu'une simple contre-manifestation contre le pouvoir, et ses rituels », explique Francesco Brancaccio, du centre social Esc à Rome, lui aussi présent à Francfort. « Nous sommes venus ici pour proposer une grève sociale européenne, sur laquelle les mouvements européens pourraient s'entendre, et construire des rapprochements. »

Également venue à Francfort, l'activiste canadienne Naomi Klein a quant à elle insisté, sans surprise, sur les liens à creuser entre les luttes « Blockupy », contre les politiques de la BCE, et les batailles contre le changement climatique, appelant à la mobilisation générale à l'approche de la conférence climat de Paris. « Les politiques de la BCE ont des conséquences sociales désastreuses, on le sait. Elles sont aussi en train de déstabiliser la planète entière », a-t-elle lancé.

 

En fin de journée à Francfort, au pied du siège de la Deutsche Bank.

En fin de journée à Francfort, au pied du siège de la Deutsche Bank.

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:41

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

VIDEO. Fukushima : vers une contamination planétaire ?

 

 

Le magazine "Pièces à conviction" consacre son numéro de mercredi aux répercussions sanitaires et environnementales de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

 

 

(France 3/Francetv info)

  •  

Mis à jour le 26/02/2014 | 08:53 , publié le 26/02/2014 | 08:53

 

Trois ans après l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima (Japon), une autre catastrophe se profile, sanitaire cette fois. Quelle est l’ampleur réelle de la contamination, humaine et environnementale ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Sommes-nous au bord d’une catastrophe sanitaire à l’échelle mondiale ? "Pièces à conviction" fait le point sur ces interrogations, mercredi 26 février à 23h15 sur France 3, dans une enquête réalisée par Lionel de Coninck.

 

"Nous sommes assassinés à petit feu"

Depuis le début de la campagne de dépistage du cancer de la thyroïde lancée en 2011 par la préfecture de Fukushima, trente-trois cas de cancer de la thyroïde ont été recensés chez les jeunes de moins de 18 ans. Plus d’une trentaine d'autres cas sont suspects, et des dizaines de milliers d’enfants n’ont toujours pas été testés. La population visée est d’environ 375 000 jeunes de 0 à 18 ans. Seuls 254 000 Japonais ont été testés. Selon les autorités, à ce jour, rien ne permet de penser que ces cancers soient directement liés à l'accident du 11 mars 2011.

Face à l'inquiétude et à l'angoisse des familles, le docteur Nishio, spécialiste du cancer de la thyroïde, pratique des dépistages bénévolement. Selon l'avis du médecin, les tests des autorités de Fukushima ne sont pas fiables et le Japon est menacé par une épidémie de cancer.

 

"C’est une tragédie pour la faune"

A des milliers de kilomètres Fukushima, sur les plages de Californie, des chercheurs s’inquiètent de l’arrivée quotidienne de déchets radioactifs sur leur littoral, mais aussi dans les barquettes de poisson vendues dans les supermarchés. En effet, tous les jours, des centaines de tonnes d’eau hautement contaminées sont déversées dans le Pacifique depuis la centrale de Fukushima. Depuis, les scientifiques tentent d’alerter les autorités car tous redoutent des effets incalculables sur la santé des populations si les poissons du Pacifique continuent à être consommés.

 

 

(France 3/ Francetv info)

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:28

 

Source : http://business.lesechos.fr

 

 

Quand Nicolas Sarkozy tire à vue sur le régime des auto-entrepreneurs

 

ie Talmon | Le 13/03/2015 à 17:57 | mis à jour le 16/03/2015

 

 

 

Emoi chez les auto-entrepreneurs ! La dernière déclaration de Nicolas Sarkozy à leur encontre en a surpris plus d’un. Explication.

Mise à jour du 16/03/2015

 


Les autoentrepreneurs lancent une pétition
Très remontés, les autoentrepreneurs se sont mobilisés tous les week-end. Ils ont lancé une pétition qu'ils relaient sur les réseaux sociaux par le biais d'un hashtag à l'ironie mordante : #JeSuisUnCaillou

Les autoentrepreneurs ont le cuir dur : depuis deux ans, leur régime avait attiré les critiques de nombreux camps. Rassurés par le gouvernement en place, ces entrepreneurs ont vu récemment leur régime certes aménagé mais sauvegardé. Las, ils ont essuyé ce vendredi 13 mars une critique venant de là où ils l’attendaient sans doute le moins : Nicolas Sarkozy.

 

"Un caillou dans ma chaussure"

En effet, invité ce vendredi de France Info, il a souligné la nécessité de revoir le statut d'auto-entrepreneur, "C'est un caillou dans ma chaussure, a-t-il lancé. (...) On a un problème de concurrence déloyale entre l'auto-entrepreneur qui n'a pas d'obligation et l'artisan." Pourtant, c’est sous la présidence de Nicolas Sarkozy que ce régime a vu le jour.

En 2009, il déclarait ainsi :" Le succès de l’auto-entrepreneur est en passe de devenir un phénomène de société. Je souhaite que l’on fasse de vos histoires personnelles des exemples dans les écoles, dans les cités, à la télévision. » Et face aux critiques faites sur le risque de travail au noir, il ajoutait : « Que préfère-t-on ? Laisser les travailleurs indépendants qui paient leurs cotisations et leurs impôts face à la concurrence déloyale de ceux qui travaillent sans se déclarer et sans payer aucun impôt ? »
Rappelons que du côté des Français, ce régime a toujours le vent en poupe puisqu’il représente la moitié des créations d’entreprises (source Insee).

« Les auto-entrepreneurs qui sont aujourd’hui plus d’1 million respectent les obligations qui sont les leurs, notamment la qualification pour l’exercice des activités artisanales, souligne l’Union des Auto-entrepreneurs. Ce régime ne constitue pas non plus une concurrence déloyale comme cela a pu être démontré en 2013 à l’occasion d’un rapport remis par l’Inspection générale des finances et celles des affaires sociales. »
En attendant, Nicolas Sarkozy a annoncé que l'UMP ferait des propositions à ce sujet le mois prochain.

 

 

Source : http://business.lesechos.fr

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:21

 

Source : http://www.marianne.net

 

Labos-professions de santé : 236 millions d’euros de cadeaux !

Mercredi 18 Mars 2015 à 5:00

 

Clotilde Cadu

 

 

Après le scandale du Mediator, les pouvoirs publics avaient promis la plus grande transparence sur les rapports entre le corps médical et l’industrie pharmaceutique. Au final, c’est une association, Regards Citoyens, qui fait toute la lumière sur les liens qui perdurent toujours entre les toubibs et les labos.

 

 

La transparence, toute la transparence. Après le scandale du Mediator, les pouvoirs publics ont promis, juré, de faire toute la lumière sur les liens que peuvent entretenir les laboratoires pharmaceutiques avec des professionnels de santé. Au final, cinq ans après le retrait du médicament de Servier, la transparence tant invoquée est pour le moins opaque : le décret « Sunshine Act », mis en place en 2013, exclut toutes les rémunérations qu’un labo verse à un toubib qui agit pour son compte en tant que consultant ou orateur. Seuls sont rendus publics les petits cadeaux offerts aux blouses blanches, déjeuners, billets d’avions pour assister à un congrès… Et encore. Pour savoir qui touche quoi, il faut s’accrocher : Transparence Santé, le site officiel qui répertorie les avantages consentis aux soignants, entretient un certain flou. Pour mettre un terme à cette transparence au rabais, l’association Regards Citoyens a passé plus de deux ans à décortiquer minutieusement toutes les données disponibles sur Transparence Santé et auprès des ordres professionnels de médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens. Le résultat est épatant. Entre janvier 2012 et juin 2014, les labos ont distribué plus de 236 millions d’euros de cadeaux aux professions de santé. Novartis Pharma est de loin le plus généreux, avec 17,9 millions d’euros de cadeaux distribués. Suivent Servier (13,05 millions d’euros) et GSK (9,79 millions).

Regards Citoyens a également débusqué 231 476 contrats passés entre les professionnels de santé et l’industrie. Le « Sunshine Act » n’oblige pas encore, pour l’heure, à en déclarer les montants mais dans ses recherches, l’association a trouvé un document dans lequel un laboratoire indiquait les sommes versées : de 10 000 et 40 000 euros. Des médecins en cumulent parfois plusieurs dizaines…

 

Le site de l'association Regards citoyens propose en accès libre toutes ses données sur les cadeaux et contrats versés par les laboratoires pharmaceutiques aux praticiens de santé entre janvier 2012 et juin 2014 : http://www.regardscitoyens.org/sunshine/

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:13

 

Source : http://zad.nadir.org

 

Infos du 16 au 22 mars

 

mardi 17 mars 2015, par zadist

Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone, contactez-nous ! sur le numéro d’urgence 06 43 92 07 01

Pour la connexion sécurisé de notre site : https://zad.nadir.org
l’empreinte du nouveau certificat c’est 28:B6:ED:73:FC:8B:3D:97:CE:FE:B2:A4:AA:3D:FF:87:7E:2D:C2:21 (13/03 jusqu’au 22/04)

Infos sur la répression

Jordan est incarcéré suite à la manif du 22 février ; il avait pris 5 mois ferme (qui devaient être aménagés en autre chose que de la prison).
Pour lui écrire : MAHE Jordan - écrou 60532 - Centre Pénitentiaire de Nantes - B.P. 71636 - 44316 NANTES-CÉDEX

Lundi 16 mars

Dix ans après la mort de Zyed et Bouna se tient à Rennes du 16 au 20 mars le procès de deux policiers (sur deux équipages), impliqués dans la poursuite des deux jeunes, inculpés pour « non-assistance à personne en danger »

L’association Au-delà des mots de Clichy-sous-Bois cherche à collecter de l’argent pour faciliter le déplacement au procès des familles et des jeunes appelés à témoigner (transport, logement, repas) : https://www.leetchi.com/c/association-de-association-au-dela-des-mots

discussions- présence devant le tribunal - manifs sont prévues : https://novembre2005.wordpress.com/programme/

ZAD partout ... : des nouvelles :

Un rassemblement avait lieu ce samedi devant la mairie de Langon, en solidarité aux expulsés de la ZAD (Zone à Défendre) du Testet. Il y a un article dans Le Télégramme

Alerte à la ZAD de Roybon (dans une forêt où illes veulent construire un Center Parcs) : infos lues sur le site des défenseurs du projet pour le 21 : "Bon pour le 21 mars ont fait blocage des accès à la zad, réponse en MP pour tous le monde comme sa pas de fuite, moi je suis dispo" "On les laisse faire... Un nouveau SIVENS bientôt"

La réponse des copain-ine-s qui organisent la journée du 21 mars pour fêter le printemps : "Et les gens qui voudraient nous empêcher de nous réunir ?

Nous entendons le désir peu discret de certains mal-pensants de bloquer les accés à cette réunion familiale et festive, nous avons décidé de nous réunir sur le parking de l’intermarché de St Siméon de Bressieux à partir de 10h samedi matin pour organiser un convoi jusqu’à la ZAD.

Nous ferons en sorte ainsi que notre union et notre volonté de nous réunir, ne soit entravé par le bon vouloir d’une minorité de personnes en oppositions avec nos idéaux."
plus d’infos sur : https://zadroybon.wordpress.com/

un texte « Qui veut la peau des ZAD ? » écrit par deux opposants au barrage habitants le Tarn et qui nous font part de leur réflexion sur les agissements des « miliciens » qui ont préparé l’évacuation de la ZAD.

des nouvelles de clowns condamné-e-s par la justice après des manifestations suite à la mort de Rémi Fraisse et un appel à dons pour les frais de justice et un article de Reporterre : Pourquoi les clowns ne font plus rire la police

un projet de ZAD verte contre la construction d’un golf à Montcombroux-les-mines ( en Auvergne) : à suivre....

des nouvelles autour de la lutte de NDDL

Ce week-end avait lieu une rencontre des collectifs bretons opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes dans le Morbihan. Revue de presse

Une « plateforme de 20 propositions et 3 règles d’or pour un véritable débat public et un changement des pratiques en matière de concertation » a été présentée samedi 14 mars au ministère de l’environnement par des « mouvements d’opposition aux Grands Projets Inutiles Imposés ». Elle est le fruit d’un travail commun débuté dans le cadre de l’initiative de convergences des luttes en juillet 2014 vers le site de Notre Dame des Landes. C’est de cette mise en commun des savoirs et de moyens d’analyse, bien plus large que les mouvements auditionnés qu’elle est née. Plus d’infos sur le site de l’ACIPA

la semaine dernière,le groupe GPII de la Coordination des organisations opposantes au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes s’est présenté devant le Tribunal Permanent des Peuples : leur communiqué est consultable ici

- et ouest france s’est fait une petite série d’articles ...

d’autres trucs en cours :

Le gouvernement a annoncé une coupe franche de 25% des aides 2014 attendues depuis 3 mois par les agriculteurs bio ! Les agriculteurs du Groupement des Agriculteurs Bio 44 appellent à un rassemblement pour défendre une agriculture bio reconnue et des producteurs respectés à Nantes, mardi 17 mars, à 11h. Le rendez-vous est fixé devant la DRAAF, 5 rue Françoise Giroud à Nantes.

la mobilisation contre une agriculture intensive continue, avec le lancement d’une pétition contre l’agrandissement d’un élevage de porcs en Gironde ( 12000 à la place de 7000...)

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:01

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

Bouilles Hebdo du 16 au 22 mars

Mis en avant

Publié le mars 15, 2015

 

 

 

Mercredi 18 :

  • La commission spécialisée du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) présidée par le sénateur Alain Richard et chargée, après la mort de Rémi Fraisse, de proposer des pistes de rénovation du débat public a reçu 13 membres et représentant-e-s de mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et
    imposés. Bon, nous on croit pas trop à ce genre de trucs mais les docs sont intéressants : le communiqué de la coordination et surtout la plate-forme proposée par les « opposants » avec plein d’exemples intéressants. A regarder…
  • Et surtout (réservez la date !) :

 

Flash-Info

Mardi 17 :

 

 

Lundi 16 :

  • Une belle analyse pour commencer la semaine : Qui veut la peau des ZADs ?
    et des trucs à lire par ailleurs en revue de presse, témoignages ou à cocher sur son agenda
  • Du mouvement à Sivens (engins de chantier, GMs), la version du préfet, que l’on vérifiera :« J’ai été informé du fait que l’arrivée sur le site de SIVENS de matériel de chantier suscitait un certain émoi au sein des opposants laissant à penser que les travaux du barrage reprenaient. Il n’en est rien. Il s’agit avant tout de nettoyer le site des matériaux qui y ont été accumulés lors de l’occupation et de reboucher les douves qui avaient été établies autour de la base vie. Ces dernières représentent en effet un danger pour les personnes et n’ont plus aucune utilité. Par ailleurs, ces douves qui accumulent de l’eau directement en relation avec la nappe du Tescou seront rebouchées avec la terre extraite lors de leur creusement. Les travaux sont effectués sous le contrôle de la DTT. Les entreprises engagées ont fait l’objet d’une réquisition de ma part et agissent donc dans ce cadre uniquement. Par ailleurs, des travaux de rétablissement des lignes électriques et de la route vont être engagés prochainement. »
  • on reçoit une lettre à France 3 concernant sa couverture récente sur Sivens…
  •  

 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 21:00

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

Grèce : le Parlement vote une première loi contre la pauvreté

 

 

latribune.fr avec AFP | 18/03/2015, 16:15

 

 

Le texte prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis. Le texte prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis. (Crédits : Reuters)

Les pressions de Bruxelles n'ont pas arrêté l'exécutif et les députés grecs. Le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras a en effet fait quand même adopter mercredi 18 mars par le parlement la première loi de sa mandature consacrée à un paquet de mesures sociales en faveur des plus démunis frappés par la crise.

La loi a été votée dans ses principes par les 149 députés Syriza et ses 13 alliés des Grecs indépendants, mais aussi par les partis conservateur Nouvelle Démocratie et socialiste Pasok. Le texte, qui prévoit la fourniture d'électricité gratuite, de bons d'alimentation, de transports et de soins gratuits pour les plus démunis, doit encore faire l'objet d'un vote article par article dans la journée.

 

"Pas peur"

Alors que les relations sont tendues entre Athènes et ses créanciers, qui cherchent un nouvel accord sur le déblocage de fonds à la Grèce, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a livré un discours très offensif avant le vote de la loi.

"Certains technocrates essaient de nous effrayer avec des ultimatums", a déclaré le Premier ministre, selon lequel sa majorité élue le 25 janvier a dû affronter "50 jours de menaces". Il a affirmé que son gouvernement n'avait "pas peur".

"Certains nous ont demandé de geler ces lois, mais nous répondons en procédant au vote de ces lois", a-t-il renchéri.

Le gouvernement grec a vivement réagi depuis mardi soir à une information de presse selon laquelle le représentant de la Commission européenne au sein des créanciers, Declan Costello, a demandé des "consultations" avant le vote de loi. Faute de quoi, semblait dire Declan Costello, la Grèce agirait de manière "unilatérale".

 

"Nous ne sommes pas la continuité des gouvernements précédents"

"Nos partenaires commencent à nous connaître aussi et à savoir que nous ne sommes pas la continuité des gouvernements précédents, ils ont dû être déçus, c'est sûr", a noté Alexis Tsipras.

Le Premier ministre s'est dit toutefois "ouvert aux propositions à l'intérieur et l'extérieur du pays", et désireux de "respecter l'accord du 20 février" avec les créanciers, tout en mettant en garde:

"Nos partenaires doivent faire pareil".

Cet accord a prolongé de quatre mois l'aide financière à la Grèce mais le déblocage des fonds fait actuellement l'objet de difficiles tractations.

 

Source : http://www.latribune.fr

 

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 16:23

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/edouard-ville

 

Des syndicats refusent le Center Parcs ou comment supprimer 177 emplois dans protection infantile en Isère !

17 mars 2015 | Par Edouard Ville

 

 

Je poste in extenso ci-dessous le communiqué de l’Union Locale CGT Voiron publié il y a quelques jours pour montrer que les lignes bougent et dans le bon sens. Ce texte est en tout point remarquable. Lisez-le, discutez-en, faites-le circuler !

Mais avant ce texte, un autre, tout aussi confondant et émanant de SUD Sociaux Santé où l’on apprend que le Conseil Général de l’Isère (CG38) sous la houlette de son très socialiste et ancien président avant de devenir ministre et avocat d’affaires (tiens donc !), j’ai nommé André Vallini, le CG38 « a décidé de supprimer 300 places d’hébergement pour enfants et pas moins de 177 emplois, tout ça pour réaliser quelques millions d’euros d’économies. Le même a d’ailleurs également supprimé des emplois au Conseil Général de l’Isère et chez les Pompiers. Tout comme il a décidé, en refusant 30 000 € de subvention, de la fermeture de l’association "La Passerelle", lieu de médiation familiale, la "Convention Collective coûtant trop cher" selon Brigitte Périllié, vice-présidente socialiste du même Conseil Général La politique de coût moyen à la place du Conseil Général conduit à de nombreuses autres dérives parmi lesquelles le PSE (Plan de Suppression d’Emplois) à l’AFIPAEIM. » http://grenoble.indymedia.org/2015-03-16-Grand-s-projet-s-inutile-s-Stop-Ca. 177 z'emplois supprimés dans la protection infantile, soit à raison de 40 000 € par emplois, 7 millions d'euros, soit exactement la moitié de la subvention du CG38 au Center Parcs. Elle est pas bonne celle-là ???!!!!

Le CG38, l’un des départements les moins endettés de France, sabre les dépenses sociales à l’enfance (!) pour financer des emplois sous-qualifiés au profit d’une multinationale, Pierre&Vacances, la maison-mère du Center Parcs, dont la martingale, le savoir-faire majeur, la pierre angulaire, est la chasse aux subventions. Tout cela au nom de la bonne gestion des deniers publics. Et de la croissance verte ! Rappelons qu’en décembre, M. Valls a inauguré un énième Center Parcs à côté d’Eurodisney « ce "chantier vert" permettra d'allier "économie et écologie" ! Valls ministre du greenwashing et pote de Brémond, le PDg de Pierre&Vacances, fin connaisseur des arcannes de la politique nationale, de « gauche » comme de droite.

 

http://pcscp.org/IMG/pdf/cgt-voiron-contre-center_parcs-2.pdf

Communiqué de l'Union locale CGT Voiron :

L’implantation par le groupe Pierre et Vacances d’un Center Parcs, complexe aquatique, sur la commune de Roybon dans les Chambaran fait l’objet de vives contestations et d’un fort soutien.

C’est dans le bois des Avenières qui surplombe le village de Roybon au sein de la forêt des Chambaran, au sommet d’un bassin versant, que le groupe Pierre et Vacances souhaite implanter le plus grand Center Parcs d’Europe. Pour ce projet, selon les instigateurs, il suffirait de sacrifier environ 120 hectares de zones humides, de priver les populations d'un bois, de vendre du terrain au promoteur, pour 30 centimes d’euros le m2 constructible pour construire mille cottages, et une piscine tropicale chauffée à 29° toute l’année.

Selon l’association PCSCP (« Pour les Chambaran Sans Center Parcs »), entre la niche fiscale, les subventions, les nouvelles infrastructures nécessaires, chaque embauche coûterait au contribuable 239 000 Euros.

Explications :

Conseil général de l'Isère : 14 M€

Subventions de la région : 7 M€

Subventions communauté de commune de Roybon : 7 M€

Syndicat des Eaux de la Galaure : 5,4 M€

Roybon pour le contournement du village : 4 M€

Coût pour les collectivités locales et régionales ................ A= 37,4 M€

Niche fiscale Censi-Bouvard : 11% d'abattement fiscal ... B= 27,15M€

TVA reversée aux investisseurs (20% d'un montant global HT de 237,3 M€) ............... C= 47,46 M€

Coût total des aides directes ( hors routes, acheminement électricité, etc ...) ............... A+B+C= 112 M€

Nombre d’équivalents emplois à temps plein créés au Center Parc des Chambaran : 468

Coût moyen payé par le contribuable par emploi créé : 239 338 € (=112 M€/468)

Avec les sommes engagées dans ce projet, il y aurait de quoi créer et consolider les emplois supprimés dans les services publics (éducation, santé, social, culture, etc..), bref, de l’argent public au service du public !

Pour lancer ce projet, les investisseurs institutionnels comme la Caisse des dépôts et consignations pourraient, plutôt que d’acheter des bungalows du Center Parcs à des fins de spéculations financières, financer des projets de gites ruraux, des logements HLM pour les habitants en précarité ou exclus du marché immobilier privatif à cause du coût du foncier, soutenir l’implantation de commerces de proximité, des projets d’exploitations agricoles, de développement du tourisme autour du lac artificiel de Roybon, entre autres exemples.

L’Union Locale CGT Voiron préférerait la mise en place d’un projet de développement touristique rural, écologique, de proximité, à taille humaine :

- un éco musée basé sur les techniques d’exploitations du bois, sur l’existence dans le passé des verriers, des tuileries, et de la fabrication de charbon de bois.

- un musée de la chasse, l’emblème de Roybon.

- la mise en valeur de la maison des Loives. Une maison de randonnées forestières avec des guides issus du cru. La création d’une carte et l’entretien des sentiers de la forêt.

Et la liste n’est pas exhaustive.

Nous sommes attachés aux valeurs de solidarité, d’équité en opposition aux logiques de marchandisation creusant durablement les inégalités. La puissance d’enchantement de l’industrie touristique repose sur sa capacité à faire oublier son caractère précisément industriel, par conséquent soumis aux règles d’un productivisme et d’un consumérisme sans frontières.

Mais par sa présence même, le consommateur détruit ce qu’il est venu chercher.

Agir pour créer les conditions de l’accès à des droits fondamentaux pour tous comme les vacances, les loisirs, la culture, les activités sportives, c’est affirmer un choix de société dont la finalité est la satisfaction des besoins des familles et des personnes, et non le profit. C'est notre priorité car elle conditionne l’équilibre de tout individu et contribue à son épanouissement personnel, dans sa vie et dans ses rapports collectifs et sociaux.

Tourisme social parce que solidaire, voilà ce que nous défendons, fort de notre vécu, de nos expériences. Ne galvaudons pas ce qui a fait et continuera à faire le socle de notre modèle social. Pour notre part, nous continuons à agir pour que vive et se développe ici et ailleurs le tourisme social et solidaire au service des peuples.

Les perspectives d’emploi stable sont faibles dans une société où se développent les égoïsmes, l’individualisme. L’Union Locale CGT Voiron s’interroge sur les emplois promis qui, en dehors de ceux apportés ponctuellement par la mise en place des infrastructures, ne seront que précaires, à temps partiels et dans des ambiances de travail compliquées selon l’expérience des employés d’autres centres : des nettoyeurs du dimanche sur exploités.

D’autant que l’association Les jardins du Prado, la fondation des Apprentis d’Auteuil, l’association AFIPAEIM et la maison du Conseil Général de Bièvre-Valloire travaillent à l’élaboration d’un groupement d’employeur où, par un jeu de passe-passe, le Center Parcs serait inclus. Un groupement d’employeur n’est ni plus, ni moins qu’un dispositif de prêt de main d’œuvre, genre d’agence d’intérim bon marché pour employeurs peu scrupuleux des droits des salariés et des garanties collectives.

L’Union Locale CGT Voiron s’interroge aussi sur l’agitation soudaine des élus locaux qui, du FN au PS, se retrouvent derrière une même banderole. Est-ce une façon de se dédouaner de leur immobilisme passé devant cet espace inexploité, ou plus prosaïquement d’aider à ’aboutissement d’un projet qui miraculeusement épongerait la dette de Roybon? Ces mêmes élus n’ont jamais protestés avec autant d’ardeur lors des suppressions de postes dans les services publics (écoles, trésor public, collège, bureaux de poste, etc...) et ils furent moins virulents lors de la fermeture de l’usine Schaeffler à Saint Siméon de Bressieux. M Bachasson, alors maire de Roybon jouant sur

l’émotion, n’hésita pas à promettre aux salariés licenciés un futur emploi au Center Parcs. Il a simplement omis de leur préciser que le salaire y serait trois fois moins élevé !

On le voit, tout se prépare pour faire travailler les personnes fragilisées à moindre coût. Déqualifications et licenciements d’un côté et précarisation accrue de l’autre, une gestion de la misère sociale.

Concernant les commerces alentours, il n’est pas certain qu’ils soient gagnants alors que tout est prévu à l’intérieur du centre. Avec les propositions de la CGT, le ressort économique que les commerçants et les habitants attendent se ferait en un cercle vertueux ne dépendant pas d’un nouvel oligarque, exigeant subventions, abaissement des conditions sociales, mises à disposition des forces vives et des ressources.

Aujourd'hui, le choix de l’austérité, le choix de la mise en concurrence des hommes et des territoires veut nous amener à accepter des solutions qui n’en sont pas.

Le modèle économique en route pour la région de Roybon répond à la logique bien connue du « on ne peut pas faire autrement» : il est absolument nécessaire de développer l’activité économique sur des territoires qui sont durement touchés par la désindustrialisation et par la fermeture de nombreux services publics ; il n’y a plus d’emplois, vous devrez donc accepter ce qui se présentera et ce sera votre seule chance : Center Parcs ou rien.

La population doit-elle obéir aveuglément alors qu’il existe d’autres solutions ?

L’Union Locale CGT Voiron se prononce pour que les sommes allouées à cet effet soit utilisées démocratiquement pour élaborer un projet, touristique ou autre, basé sur une vraie identité locale et en concertation avec les populations concernée

 

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/edouard-ville

 

 

 

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