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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 18:39

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

*(Mise à jour à 1h13 dans la nuit de dimanche à lundi)

La soirée électorale à Athènes, Syriza largement en tête

|  Par Ludovic Lamant et Amélie Poinssot et martine orange

 

 

Près de dix millions de Grecs étaient appelés aux urnes dimanche pour élire leurs 300 députés. Syriza, le parti anti-austérité d'Alexis Tsipras, apparaît comme le grand vainqueur de l'élection, d'après les résultats officiels. Une projection réalisée à partir de 80% de bulletins dépouillés lui donne 149 sièges. Réactions et décryptages, à Athènes et en Europe, tout au long de la soirée.

 

La soirée électorale à Athènes, vers un triomphe de Syriza

|  Par Ludovic Lamant et Amélie Poinssot

 

 

Près de dix millions de Grecs étaient appelés aux urnes dimanche pour élire leurs 300 députés. Syriza, le parti anti-austérité d'Alexis Tsipras, est donné largement vainqueur par les premiers sondages "sortie des urnes". Va-t-il s'approcher de la majorité absolue? Réactions et décryptages, à Athènes et en Europe, tout au long de la soirée.

 

Quelque 9,8 millions de Grecs étaient appelés aux urnes dimanche pour élire leurs 300 députés dans le cadre d'élections législatives anticipées. C'est un triomphe, plus vaste qu'attendu, pour le parti anti-austérité Syriza.

Projections. A une heure du matin heure d'Athènes, avec 80% des bulletins dépouillés, Syriza est à 36,2% - soit 149 sièges sur 300 -, Nouvelle Démocratie à 28% (77), Aube Dorée à 6,3% (16), La Rivière à 6% (16), les communistes du KKE à 5,5% (15), les socialistes du PASOK à 4,7% (13) et les Grecs indépendants à 4,7% (13).

Elysée. François Hollande félicite Alexis Tsipras pour sa victoire, dans un communiqué: « Le Président de la République rappelle l’amitié qui unit la France et la Grèce et fait part à M. Tsipras de sa volonté de poursuivre l’étroite coopération entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro, dans l’esprit de progrès, de solidarité et de responsabilité qui est au cœur des valeurs européennes que nous partageons. » Début janvier sur France Inter, François Hollande avait déclaré que les Grecs étaient « libres de choisir leur destin » mais qu'ils devaient « respecter les engagements pris ».

PIB. Un graphique montrant l'effondrement de l'activité en Grèce depuis le début de la crise, publié par un collectif belge, qui donnera des arguments à ceux qui pensent que la Grèce reste un cas à part dans la zone euro

 

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Il suffit d'un seul graphe pour expliquer le triomphe de Syriza

 

Revue de presse. Trois « Unes » de quotidiens européens de lundi. Le Guardian juge que « la victoire historique de Syriza place la Grèce sur la voie de l'affrontement avec l'Europe ». Pour le Financial Times, « la victoire de la gauche radicale grecque lance un défi à l'establishment de la zone euro ». Quant au très conservateur quotidien espagnol La Razon, le « malheur » (« Desgrecia », jeu de mots avec « Grecia ») est en vue: « Les Grecs courent à l'abîme populiste »

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Vidéo. Extrait du discours de victoire d'Alexis Tsipras retransmis par France 24, avec traduction française.

 

 

Tsipras. Alexis Tsipras a affirmé devant des milliers de citoyens grecs réunis pour l'écouter, lors de son discours place de l'université dimanche soir, qu'il mettrait fin au « cercle vicieux de l'austérité ». « Désormais, la Troïka est une chose du passé », a-t-il affirmé, assurant qu'il annulerait les « mémorandum de l'austérité et du désastre » (les textes négociés entre Athènes et la Troïka au fil des plans de sauvetage).  « Je m'engage à un dialogue sincère avec nos partenaires européens pour une solution profitable a tous », a-t-il toutefois nuancé, se disant prêt à trouver des solutions « acceptables par tous » avec les créanciers. 

 

Alexis Tsipras. Amélie Poinssot / Mediapart. 
Alexis Tsipras. Amélie Poinssot / Mediapart.

Abstention. Le chiffre n'est pas encore définitif, mais le taux d'abstention pourrait s'établir à 37%, un niveau très élevé, mais légèrement en-deçà des législatives de 2012. Voir ici l'historique des taux de participation aux élections grecques.

Podemos. Pablo Iglesias, qui s'est rendu à Athènes soutenir Alexis Tsipras jeudi, n'a pas manqué de réagir aux résultats: « Les Grecs vont avoir un gouvernement vraiment grec pour les diriger, pas un envoyé spécial d'Angela Merkel », a ironisé Iglesias dans l'émission El Objetivo, sur la chaîne de télé La Sexta, après avoir fait la comparaison avec la première victoire de Lula, au Brésil. « L'année du changement en Europe commence en Grèce et se poursuivra en Espagne en 2015 », a-t-il pronostiqué.

Dans la même émission, d'autres politiques espagnols ont défilé. Du côté du PP (conservateurs au pouvoir) comme du PSOE (socialistes), chacun a insisté pour expliquer que « la Grèce n'est pas l'Espagne » et que les situations politiques ne sont « pas transposables ». Des élections législatives sont prévues à l'automne 2015 en Espagne.

Notre article sur la dynamique Podemos-Syriza en 2015 est ici. Notre article sur la campagne grecque vue d'Espagne est là.

 

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Projections. Nouvelles projections publiées par le ministère de l'intérieur, à partir de 62% des votes dépouillés: Syriza 36%, Nouvelle démocratie 28%.

 

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Bruxelles. Alors qu'Alexis Tsipras s'exprime aux alentours de 23h30 heure d'Athènes sur la place de l'université pleine à craquer, toujours aucune réaction officielle à Bruxelles, côté commission, conseil européen ou présidence du parlement européen. En attendant, notre article publié mi-janvier, sur la manière dont Bruxelles se prépare au « moment de vérité ». Où le commissaire Pierre Moscovici assure qu'il est possible de trouver « un langage commun » avec Tsipras.

 

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Discours de victoire de #tsipras site la place de l'université. #historique #Syriza

 

Samaras. « Nous avons empêché le pire, et rétabli le prestige du pays », a déclaré Antonis Samaras, le premier ministre sortant, de Nouvelle Démocratie, après avoir reconnu sa défaite. « Nous aurons commis des erreurs, mais nous avons évité le pire. La Grèce est aujourd'hui un pays sérieux, sûr et sans déficit. Nous avons mis le pays sur le bon chemin pour sortir de la crise. J'ai dirigé le gouvernement d'un pays de l'UE, nous l'avons maintenu au sein de l'UE, et j'espère que le prochain gouvernement suivra le même chemin », a poursuivi Samaras, sorti vainqueur du scrutin de juin 2012 (source: El Diario).

1974. Tweet d'un écologiste britannique: « Nouvelle Démocratie ou le PASOK ont toujours été l'un ou l'autre au gouvernement depuis la fin de la dictature (1974). Merci Syriza! ».

 

Jon Worth @jonworth

New Democracy or PASOK has been in every government in Greece since the end of the dictatorship (1974) -until now. Thank you #Syriza! :-)

 

Ensemble! Extrait du communiqué du mouvement animé par Clémentine Autain, membre du Front de gauche: « Contre les faux amis et les adversaires de toute nature, à commencer par les banques, Syriza aura besoin de tout notre soutien pour l'annulation de la dette illégitime, prendre les mesure sociales de première urgence et engager une politique mettant fin à la crise humanitaire qui frappe la population. Ce qui est possible en Grèce doit l'être dans d'autres pays en Europe. »

Euro. La monnaie unique est à la baisse après l’annonce de la victoire de Syriza en Grèce. La monnaie européenne, qui a déjà beaucoup baissé ces derniers jours, notamment après les annonces de jeudi de la BCE, est tombée à 1,117 dollar, son plus bas niveau depuis septembre 2003.

Photo. Des militants de Syriza photographiés par Reuters à l'annonce des résultats de l'élection.

 

Des militants de Syriza à l'annonce des résultats de l'élection, le 25 janvier. 
Des militants de Syriza à l'annonce des résultats de l'élection, le 25 janvier. © Reuters

PASOK. La chute libre du parti socialiste grec à partir de 2010, documentée par le journaliste du Guardian Alberto Nardelli:

 

Alberto Nardelli         @AlbertoNardelli

The fall of Pasok since 1981: 48.1% 45.8% 39.1% 40.7% 38.6% 46.9% 41.5% 43.8% 40.5% 38.1% 43.9% 13.2% 12.3% 2015: 4.8% #ekloges2015

 

Belgique. L'ex-premier ministre belge Elio Di Rupo, aujourd'hui à la tête du PS francophone, « salue la victoire éclatante de Syriza ».

 

Elio Di Rupo         @eliodirupo

Les Grecs ont largement plébiscité la gauche et ont affirmé leur volonté de rompre avec les politiques d’austérité #Grèce #Syriza

 

CDU. Le porte-parole pour les affaires étrangères du groupe parlementaire allemand CDU/ CSU, Philipp Missfelder, a déclaré que l’Allemagne est préoccupée par la montée des mouvements populistes en Europe, qui sont « très mauvais pour l’Europe et pour l’euro ». « Ce mouvement de protestation n’est pas une surprise. Les gens ne sont pas contents avec les mesures d’austérité, pas seulement en Grèce mais aussi dans des pays comme l’Italie. Mais Syriza ne doit pas attendre de l’Allemagne une renégociation des programmes. Ils doivent respecter ce que l’ancien gouvernement a promis », a-t-il déclaré. Selon lui, si les responsables grecs veulent renégocier, ils devront le faire avec la Troïka (BCE, FMI, commission européenne). « Nous ne sommes pas en position de négocier », a-t-il affirmé, ajoutant que l’Allemagne ne veut risquer un Grexit (une sortie de la Grèce de la zone euro) et essaiera de l’éviter. Ci-dessous, la réaction, dans le même esprit, de l'eurodéputé allemand Manfred Weber, chef des conservateurs au parlement européen:

 

Manfred Weber         @ManfredWeber

Reform path in #Greece needs to be continued. Soon it will become clear that Mr Tsipras makes empty promises @EPPGroup

 

UMP. Extrait du communiqué de Pierre Lellouche, délégué général aux relations internationales pour l'UMP, qui adresse à la nouvelle majorité ses « vœux de succès »: « Depuis trois ans, sous la direction du Premier Ministre Antonis Samaras, dont l’UMP tient à saluer l’action, la Grèce a conduit une politique courageuse d’assainissement de ses comptes publics et redressement de son économie. (...) L’UMP espère que ces efforts, qui ont demandé d’importants sacrifices au peuple grec et qui commencent à produire leurs effets, ne seront pas dilapidés (...) Il appartiendra demain au prochain Premier ministre grec de clarifier les choix de son gouvernement, s'agissant de la nécessaire maîtrise de ses comptes publics comme du respect des engagements européens et internationaux de la Grèce. L’appartenance à la zone euro implique que chacun de ses membres, par-delà les choix politiques légitimes, respectent ses engagements ainsi que les règles communes ».

Le message du maire de Nice Christian Estrosi, lui, n'est pas passé inaperçu:

 

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Dans le sport national récup victoire #Syriza, le champion toutes catégories est de très loin.... Christian Estrosi..

 

Première analyse. Amélie Poinssot, notre envoyée spéciale à Athènes, livre à chaud, aux alentours de 20h30 heure française, à partir des premiers dépouillements - et donc de prévisions encore fragiles - les enseignements qui se dessinent:

  • Syriza: la majorité absolue pourrait se jouer à un ou deux sièges près, cela risque encore de beaucoup évoluer dans la soirée.
  • L'extrême droite néonazie d'Aube Dorée devient la troisième formation du pays - c'est inédit pour des législatives (ils avait obtenu 6,97% des voix aux législatives de juin 2012, faisant alors leur entrée au parlement, puis 9,4% aux européennes de mai 2014). 
  • C'est sans doute la fin de carrière politique de Georges Papandréou, l'ex-premier ministre socialiste, qui avait tenté de se relancer en créant un nouveau parti qui n'a, selon les premières estimations, pas dépassé la barre des 3% (nécessaire pour faire son entrée au parlement)
  • Le PASOK (parti socialiste) sauve les meubles, dans la mesure où il rentre tout de même au parlement. Mais il faut se rappeler qu'il faisait encore 40% il y a quatre ans...
  • Les communistes du KKE conservent leur électorat (stable) tandis que le nouveau parti La Rivière semble rater son pari (il ambitionnait de devenir la troisième formation, devant Aube Dorée).

Premiers résultats / intérieur. Le ministère de l'intérieur grec communique ses premiers résultats à partir des premiers dépouillements, avec un écart toujours massif entre les deux partis de tête: Syriza (36,5%) et Nouvelle Démocratie (27,7%). Ce qui donnerait 150 ou 151 sièges pour Syriza (soit l'exacte majorité absolue), contre 76 pour ND... Suivent Aube Dorée (6,3%), La Rivière (5,9%) puis les communistes du KKE, les socialistes du PASOK (4,8%) et les Grecs indépendants. Ce ne sont donc que des résultats très partiels, mais plus fiables que les premières projections de la fin d'après-midi.

 

Kathimerini English @ekathimerini

Interior Ministry's first projection based on actual votes counted (1 of 3) SYRIZA 36.5% (150 seats) ND 27.7 (76) #greece #ekloges2015

 

Bundesbank. Le président de la Banque centrale allemande, Jens Weidmann, a réagi très rapidement à la victoire attendue de Syriza. Il a appelé la Grèce à respecter ses engagements. « J’espère que le nouveau gouvernement ne fera pas des promesses que le pays ne peut se permettre » a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision ARD. «  Je crois que c’est aussi dans l’intérêt du gouvernement grec de faire le nécessaire pour s’attaquer aux problèmes structurels », a-t-il ajouté , estimant que l’administration, les finances publiques et l’économie avaient besoin de réformes. « J’espère que le nouveau gouvernement ne remettra pas en question ce qui a déjà été réalisé », a-t-il conclu.

« La possibilité de former un gouvernement est acquise ». Konstantin Tsoukalas est une figure intellectuelle en Grèce. Tête de liste de Syriza pour la liste dite « d'Etat », ce sociologue est donc certain d'être élu. Il confie à Mediapart sa première analyse, à chaud, du scrutin, depuis le siège du parti - où Alexis Tsipras vient par ailleurs d'arriver (aux alentours de 21h15 heure d'Athènes): « C'est une victoire encore plus spectaculaire que celle que l'on attendait. On ne s'attendait pas à une différence d'une dizaine de points avec Nouvelle Démocratie comme l'indiquent les sondages de sortie des urnes. Cela signifie que même si l'on ne peut encore se prononcer à cette heure sur la majorité absolue ou pas, la possibilité de former un gouvernement est déjà acquise.

Mais il y a des luttes encore plus importantes qui nous attendent. Sur le front intérieur il faut traiter une crise humanitaire en toute urgence, et au niveau européen, la lutte sera longue et difficile. Mais cette victoire de Syriza peut mener à un changement des équilibres au niveau européen. Les politiques à sens unique du système européenne depuis 15 ans pourraient changer. Pour la première fois depuis des années je suis optimiste. Cette victoire nous permet d'imaginer un moyen de pression et de jouer avec une opinion publique européenne qui me paraît prête à penser en d'autres termes que l'austérité. »

La Rivière. Guy Verhofstadt, ex-premier ministre belge, aujourd'hui patron du groupe des libéraux au parlement européen, se félicite du score de La Rivière, cette jeune formation constituée autour d’une vedette de la télévision grecque, Stavros Théodorakis, qui approcherait les 7% selon les sondages. « J'espère que To Potami (La Rivière, ndlr) jouera un rôle clé dans une future coalition gouvernementale. Avec leur agenda réformiste, ils sont porteurs d'espoir pour l'avenir de la Grèce ».

PC. Extrait du communiqué de presse de Pierre Laurent, secrétaire national du parti communiste, et président du parti de la gauche européenne (PGE), où l'on retrouve Syriza: « Avec la victoire de Syriza, le peuple grec vient de retrouver sa dignité et d'écrire une page historique. Déjouant toutes les pressions, les menaces et les tentatives de divisions, les Grecs se sont exprimés avec force pour affirmer leur souveraineté (...) La victoire de Syriza ouvre la voie du changement en Europe. François Hollande a raté le rendez-vous de l'histoire d'une réorientation de la construction européenne en 2012 ; l'espoir désormais vient d'Athènes. »

Réaction / Europe. Ska Keller est une eurodéputée allemande du groupe des Verts. Elle a débattu à plusieurs reprises avec Tsipras lors de la campagne des européennes en mai (ils étaient tous deux chefs de file de leur parti européen respectif). 

 

Ska Keller @SkaKeller

congratulations, @tsipras_eu! and good luck, you will need it:). hopefully, this can be kick towards more social&ecological greece and EU.

 

« Quelque chose est en train de se mettre en route ce soir ». Notre envoyée spéciale vient de recueillir deux réactions de candidats aux législatives, au siège de Syriza à Athènes. Christos Staïkos, issu des Jeunesses de Syriza, candidat dans la 2e circonscription d'Athènes: « Pour moi qui suis candidat pour la première fois à une élection, c'est très émouvant. Cette victoire, c'est une victoire pour la Grèce, mais c'est aussi un événement européen. Si l'on obtient la majorité absolue, ce sera une victoire encore plus grande pour le peuple européen. Quelque chose est en train de se mettre en route ce soir ». PourAnneta Kavvadia, elle aussi candidate pour la première fois dans la 2e circonscription d'Athènes: « On est très heureux ce soir. Mais on se sent aussi très responsables. A partir de demain, on a un travail difficile à accomplir. On s'engage à ce que le gouvernement de Syriza soit un gouvernement qui représente tous les Grecs. »

Sondage sortie des urnes. Un sondage sortie des urnes actualisé, a été publié aux alentours de 20h30 heure d'Athènes, avec un écart toujours conséquent entre Syriza (36-38) et Nouvelle Démocratie (28-26).

 

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With 100% of data processed: MRB exit poll for Star TV, give Syriza 10-point win, seat projection 148-154 #Greece

Italie. Sandro Gozi, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes du gouvernement de Matteo Renzi, a déjà félicité sur Tweeter Alexis Tsipras pour sa victoire. Pour rappel, une liste concurrente au parti démocrate de Renzi, « L'autre Europe avec Tsipras », s'était formée pour les européennes de mai dernier, avec un succès tout relatif. Notre article sur cette liste de la gauche de la gauche italienne est à retrouver ici. 

 

Sandro Gozi @sandrogozi

Congratulations to @AlexisTsipras ready to work with new greek gvt for a more democratic and political Union @DipPoliticheUE @pdnetwork

Gauche. Un tweet mordant de l'écrivain espagnol Isaac Rosa, à destination implicite de Podemos, la formation de Pablo Iglesias qui refuse toujours de se placer sur l'échiquier droite-gauche. « En Grèce, c'est la gauche qui gagne. Je répète: la gauche gagne. Je répète, pour ceux du fond qui n'auraient pas entendu: la gauche ».


Isaac Rosa @_isaacrosa

En Grecia gana la izquierda. Repito: gana la izquierda. Repito por si no oyeron al fondo: izquierda.

 

Au QG de Syriza (suite). Aux environs de 20h20 heure locale, des journalistes attendent l'arrivée d'Alexis Tsipras dans les quartiers généraux de Syriza à Athènes.

Amélie Poinssot / Mediapart à Athènes. 
Amélie Poinssot / Mediapart à Athènes.

Réaction / Europe. L'Italien Gianni Pittella, le chef des sociaux-démocrates (S&D) au parlement européen (groupe qui comprend le PS et le PASOK grec, en chute libre), n'a pas attendu les résultats officiels pour envoyer sa première réaction: « Les Grecs ont clairement choisi de rompre avec l'austérité imposée par les diktats de la Troïka et demandent à leur futur gouvernement de mettre en place des politiques basées sur davantage de justice sociale. La renégociation de la dette grecque, et en particulier l'extension des termes du prêt, ne doivent plus être considérés comme un tabou. Il est désormais l'heure d'investir dans la croissance économique, pour réduire les déficits et la dette publique. Le S&D a toujours défendu cette approche au parlement européen. (...) Si les sondages sortie des urnes se confirment, les résultats de cette élection préparent le terrain à une grande coalition progressiste ».

PS. « Le PS devrait analyser pourquoi son homologue grec est aujourd’hui à 3% », juge le député socialiste Christian Paul sur le site Atlantico. De son côté, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le parlement, déclare à L'Opinion: « Syriza pourrait bénéficier de mon soutien autant que de celui de Cécile Duflot, car il est en train de se mettre sur des positions euro-compatibles, plus proches de celles de François Hollande que de celles de Jean-Luc Mélenchon.» On peut lire sur Mediapart notre entretien avec le socialiste Guillaume Balas (« La gauche Syriza me va très bien ») et notre reportage à la soirée de soutien lundi dernier, à Paris, avec le Front de gauche, EELV ou encore certains socialistes critiques.

Ci-dessous le tweet de Philip Cordery, ex-numéro deux du parti socialiste européen, devenu député socialiste français en 2012:

 

Philip Cordery @PhilipCordery

Victoire de la gauche en Grèce. La ligne anti-austérité renforcée en Europe. Alexis Tsipras, nouvel allié de la réorientation de l'UE.

 

Diaporama. Le quotidien espagnol El País met en ligne un diaporama de 18 photos grand format qui résument cette journée électorale particulière en Grèce. A voir ici, en libre accès.

Espoir. Le slogan de Syriza adapté aux circonstances (à l'origine: « L'espoir arrive »).

 

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#Grèce "L'espoir a gagné" Syriza a changé son slogan. RT @syriza_gr: Η ελπίδα νίκησε! #syriza #ekloges2015

 

Renégociation. Dix-huit économistes dont les deux « prix Nobel » Joseph Stiglitz et Chris Pissaridies ont signé dimanche un appel dans le Financial Times demandant une renégociation de la dette grecque. « Nous pensons qu’il est important de faire la différence entre l’austérité et les réformes. Condamner l’austérité ne signifie pas être anti-réforme. Une stabilisation macro-économique peut être réalisée plus  sûrement par la croissance et une meilleure efficacité dans la collecte de l’impôt qu’au travers la réduction des dépenses publiques qui réduisent les revenus et accroissent les dettes », écrivent-ils. « Nous pensons que l’Europe entière bénéficiera de la chance donnée à la Grèce d’un nouveau départ ». 

Répartition en sièges. Si les sondages sortie des urnes se confirmaient - ce qui est encore loin d'être certain -, Syriza totaliserait entre 146 et 158 sièges, d'après les premières projections de la presse grecque. Il faut 151 sièges pour la majorité absolue (total de 300 députés). Pour rappel, le parti qui vire en tête empoche mécaniquement 50 sièges, les autres sont répartis à la proportionnelle.

 

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La projection en sièges du journal Ethnos la majorité absolue est à 151 !!!!

 

Aube dorée. Le parti néo-nazi pourrait devenir la troisième force du pays, tandis que les socialistes du PASOK semblent poursuivre leur effondrement. Un commentaire à chaud d'Eric Maurice, journaliste français spécialiste des enjeux européens:

 

Eric Maurice @er1cmau

#Grèce: malgré ce que la justice a révélé de leur violence et corruption, les néo-nazis d'Aube Dorée vont faire au moins aussi qu'en 2012.

 

Au QG de Syriza (suite). Stathis Kouvélakis, membre de Syriza, universitaire, professeur au King's College à Londres, commente les sondages sortie des urnes, depuis le QG de Syriza à Athènes: « C'est une victoire historique, c'est un raz de marée. Aucun sondage n'avait prévu un écart aussi grand entre Syriza et Nouvelle Démcratie. Cela montre l'affaissement de l'électorat de Nouvelle Démocratie. Le centre gauche se maintient mais on n'observe pas non plus de percée de ce côté ». Sur Mediapart, on peut lire cet entretien avec Kouvélakis, mené par Philippe Marlière, en juin 2012: « Syriza est l'expression d'une nouvelle radicalité à gauche ».

PG. Jean-Luc Mélenchon a réagi sur BFM TV aux premiers chiffres de la soirée.

 

Jean-Luc Mélenchon         @JLMelenchon

#Syriza, c'est une page nouvelle pour l'Europe. #BFMPol #BFMTV

 

Au QG de Syriza. Notre envoyée spéciale Amélie Poinssot est au QG de Syriza à Athènes. Elle vient de recueillir, aux côtés de journalistes grecs, la première réaction de la responsable du bureau de presse de Syriza, après la publication des premiers sondages sortie des urnes, qui donnent Syriza proche de la majorité absolue. « C'est une victoire historique. C'est la victoire du peuple qui s'est mobilisé contre l'austérité. Ce résultat peut être la première étape, pour des développements progressifs en Europe. Syriza va prendre la responsabilité d'un gouvernement de sauvetage national, un gouvernement capable de mettre en place un programme politique, le 'programme de Thessalonique'. Ce programme va permettre de faire face à la crise humanitaire. Et il peut commencer une vraie négociation avec nos partenaires européens ».


Au QG de Syriza, lors de la publication des sondages sortie des urnes. 
Au QG de Syriza, lors de la publication des sondages sortie des urnes. © AP.

Sondage sortie des urnes. Syriza semble bien parti pour décrocher une majorité absolue. Les sondages sortie des urnes publiés à 19h heure locale (18h heure de Paris) donnent le parti de Tsipras à 35,5 - 39,5% et Nouvelle Démocratie à 27%. Prudence, donc: ce ne sont pas encore des résultats.

 

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#ekloges15 > premières estimations / #Syriza : 35,5 à 39,5

 

Enjeux. Principal enjeu de la soirée: le score de Syriza, la formation anti-austérité d'Alexis Tsipras, qui pourrait s'approcher de la majorité absolue (151 sièges sur 300), devant Nouvelle Démocratie, le parti conservateur au pouvoir. Pour y parvenir, la formation de la gauche radicale doit obtenir entre 35 et 39% des voix. Il faudra aussi s'intéresser à l'identité du parti qui arrivera en troisième position (rien n'est sûr), et du score des « petits partis » avec qui Syriza pourrait avoir à construire une coalition (par exemple, la droite nationaliste des Grecs indépendants, ou encore « la Rivière »).

Espagne. Beaucoup d'élus espagnols ont fait le déplacement à Athènes. Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a tenu meeting à Athènes cette semaine. On signale aussi ce blog tenu sur le site Publico par le député Alberto Garzon, l'une des figures d'Izquierda Unida (équivalent du Front de gauche en Espagne), sur son séjour à Athènes. Sur les échos Grèce - Espagne, lire notre article: La classe espagnole s'échauffe sur les élections grecques.

Ci-dessous, un tweet de Garzon (conversation avec un chauffeur de taxi à Athènes, qui gagne 500 euros par mois: « - Tu aimes Syriza? - Oui je n'ai rien à perdre »)

 

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- ¿Te gusta Syriza? - Sí, no tengo nada que perder. Conversación nítida con un taxista que gana 500 euros.

 

Occupy. Soutien du mouvement Occupy surgi aux Etats-Unis en 2011, pour Syriza.

 

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Greek voters faced a real choice today: establishment vs. radical leftist coalition #Syriza. http://inthesetimes.com/article/17561/zizek_greece_syriza

 

Twitter. Pour suivre la soirée électorale en VO sur Twitter: #ekloges2015.

Dossier. Tous nos articles, reportages et analyses au fil des mois sur la dynamique Syriza sont à retrouver ici.

Européennes mai 2014. Syriza s'était imposé aux dernières élections européennes (mai 2014) avec 26,6%, puis Nouvelle démocratie (22,7%), Aube Dorée (9,4%), PASOK (8%), La Rivière (6,6%), KKE (6,1%), Grecs indépendants (3,5%). Relire l'article publié à l'époque sur Mediapart: « En Grèce, l'exception Syriza ».

Législatives juin 2012. Pour se raffraîchir la mémoire, voici les résultats des principaux partis grecs aux législatives de juin 2012: Nouvelle démocratie (conservateurs, 29,7%), Syriza (gauche radicale, 26,9%), PASOK (socialistes, 12,3%), Grecs indépendants (droite, 7,5%), Aube Dorée (extrême droite, 6,9%), gauche démocratique (Dimar, 6,3%), KKE (communistes, 4,5%). Le graphique ci-dessous est tiré des graphiques réalisés sur ce blog de la London School of Economics.

L'évolution des scores électoraux depuis 2008 en Grèce (et en partiulier l'effondrement du PASOK). Source: LSE. 
L'évolution des scores électoraux depuis 2008 en Grèce (et en partiulier l'effondrement du PASOK). Source: LSE.

 

Source : www.mediapart.fr

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 19:24

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/patrick-saurin

 

 

Le franc suisse s'envole: raison de plus pour ne pas payer les emprunts toxiques

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 19:08

 

Source : cadtm.org

 

CADTM

 

Audio

Syriza et Podemos

Première émission du nouveau "Làs-bas"

 

23 janvier par Eric Toussaint , Renaud Lambert , Frédéric Lordon , Serge Halimi , Antoine Chao

Invités de l’émission du 21 janvier (19-21h en direct sur la-bas.org) :

SYRIZA et PODEMOS : en Grèce le succès de SYRIZA peut entraîner des bouleversements dans toute l’Europe, lesquels ? En Espagne, PODEMOS suscite l’espoir.
Une nouvelle façon de faire de la politique ? Avec Frédéric LORDON, Éric TOUSSAINT (du CADTM, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde), Renaud LAMBERT et Serge HALIMI du Monde Diplomatique, et un reportage d’Antoine CHAO.

 

Pour écouter l'émission, cliquer ici

 

Ou sur la page de la-bas.org (lien)

 

Source : cadtm.org

 

 


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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:35

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/chemin-du-nord

 

 

Mégaferme de saumon bio en Irlande : catastrophe écolo en vue

Diane Berbain
Blogueuse
Publié le 24/01/2015 à 15h14

 

 

 

En décembre 2014 a été rediffusé sur RFI un petit reportage sur l’élevage de saumon bio en Irlande, réalisé avec l’aide de l’Union européenne, présentant un certain nombre de lacunes que nous souhaitons combler ici.

Saviez-vous, d’abord, que les comparaisons de la côte ouest de l’île d’émeraude avec celle de la Norvège sont nombreuses ? La façade atlantique de ces deux pays est très morcelée par des îles, l’écosystème est unique, les paysages actuels ont été façonnés au cours de la dernière ère glaciaire. On trouve même des fjords en Irlande, et on peut venir de loin pour pêcher le saumon et la truite. Galway, comme Bergen, capitale économique du saumon d’élevage sur la côte ouest norvégienne, est une capitale régionale culturelle très vivante, étudiante, aux portes d’espaces naturels d’exception.

Et aujourd’hui, les Vikings voient le potentiel d’enrichissement dans la baie de Galway, un site Natura 2000, avec l’approbation du gouvernement irlandais. 75% de la production d’élevage dans ce pays est sous le contrôle de la multinationale norvégienne Marine Harvest. Il y a de grandes chances pour que ce saumon vous soit vendu sous le « Label rouge » et la certification « Agriculture biologique ».

Le saumon bio, c’est du bluff

Le label bio est censé rassurer le consommateur averti, lui garantissant d’acheter un produit dont la production a un impact minime sur l’environnement et la santé, dont l’usage de produits chimiques synthétiques est banni, et un bétail nourri avec une alimentation à son tour 100% bio.

Malheureusement, dans le cas du saumon d’élevage bio, cette garantie n’existe pas. Le label bio autorise le confinement en cage d’un prédateur. Il n’empêche pas les inconvénients de l’élevage en cage ouverte, et masque au contraire une myriade d’impacts négatifs sur l’environnement et la santé, autorisant l’usage de produits chimiques pour lutter contre différents parasites et maladies.


Sur l’île irlandaise d’Inis Oírr, dans la baie de Galway (Diane Berbain)

Beaucoup d’Irlandais sont contre l’expansion de cette industrie autour de leurs côtes. Ils sont alarmés car le pays a décidé de miser gros sur l’aquaculture, avec le soutien de l’Union européenne. L’Irlande souhaite atteindre des revenus liés à l’industrie des produits de la mer pour une somme d’au moins 1 milliard d’euros, créer 3 000 emplois et faire croître l’aquaculture de 78%, en agrandissant les fermes déjà existantes.

Un projet de ferme monstre

L’installation d’une ferme de saumon bio gérée par Marine Harvest pouvant produire 15 000 tonnes de poisson par an est aussi prévue. Ce serait la plus grosse ferme au monde, installée entre Galway et Inis Oirr et les îles d’Aran.

Avec 456 hectares, cette ferme serait un monstre dans la baie de Galway. Son industrie renommée de fruits de mer pourrait être mise en péril à cause de ces installations. La surcharge en nutriments présente dans les déchets rejetés directement dans la mer pourrait aussi causer la prolifération nocive d’algues, empoisonnant les fruits de mer.

L’Irlande est un pays qui cherche à sortir de la crise, mais est-ce la bonne méthode pour faire renaître le Tigre celtique de ses cendres ?

J’étais à Galway il y a quelques mois pour prendre la température. Et la chanson était la même qu’en Norvège. Comme en Norvège, les Irlandais récoltent les richesses venant de la mer depuis des siècles, et c’est sans doute leur ressource la plus importante.


Petit village dans le Connemara, à l’écosystème menacé (Diane Berbain)

Comme en Norvège, on y lit la même détresse chez les activistes, on y rencontre des gens inquiets pour l’environnement, des pêcheurs qui ont peur pour leurs souches de poissons sauvages. Comme en Norvège, le gouvernement se soumet à la volonté des multinationales.

Comme en Norvège, l’industrie salmonicole fait pression pour augmenter la production, aux dépens des risques que cela implique pour la santé publique et l’environnement.

Comme en Norvège, le saumon sauvage, qui fraie dans les rivières, devra, pour aller en mer, nager dans des eaux remplies de saumon d’élevage, des eaux infestées par le pou du saumon.

Problème environnemental et démocratique

Comme en Norvège, cela rique de devenir non seulement un problème environnemental, mais aussi un problème démocratique, quand une industrie tient les rênes.

Est-ce que Marine Harvest, qui est cotée en bourse, va, comme en Norvège, engranger les bénéfices sans rien laisser à la communauté locale en contrepartie de l’utilisation de la baie ?

En Norvège, l’élevage de saumon rejette chaque année des déchets équivalents aux égouts produits par 11,9 millions de personnes, soit la population de Tokyo. Le tout non traité, et se déversant directement dans les fjords et tout le long de la côte norvégienne. Rien n’est prévu non plus pour gérer cela en Irlande.

Comme en Norvège, le principe de précaution est mis sur la touche, au lieu d’entamer immédiatement une transition soutenable en cages fermées.


Manifestation à Galway contre le saumon d’élevage, en 2013 (StColmans Anglers)

Billy Smith, charpentier à la retraite, est le premier activiste que je rencontre à Galway. Il est l’un des fondateurs du groupe Galway Bay Against Salmon Cages, qui existe depuis 2012, et rassemble entre autres des pêcheurs de la région, des ONG :

« Neuf autres fermes sont proposées pour l’ouest de l’Irlande. On dit de la baie de Galway qu’elle est protégée des tempêtes, mais les terribles rafales de l’hiver 2013 nous ont prouvé le contraire. Le 1er février 2014, des milliers de saumons se sont également échappés de la ferme dans la baie de Bantry. »

Eoin Trill, guide-pêcheur, me parle aussi de son engagement contre les projets de ferme à Galway :

« Je suis totalement contre l’élevage actuel, mais pas contre les emplois. Et une chose est sûre, ce sont les cages fermées qui sont le futur.

Les fonds marins sous les fermes déjà établies sont dans un état épouvantable, les fruits de mer sont détruits, la biodiversité est sacrifiée. Les invertébrés sont aussi touchés. »

« Il faut que cela cesse »

Il pointe du doigt un autre problème :

« Si le poisson s’échappe, il remonte les rivières, se croise avec les souches de saumon locales, ce qui affaiblit leur patrimoine génétique et transmet les maladies. »


Eoin Trill montre l’emplacement prévisionnel de la future mégaferme de Marine Harvest (Diane Berbain)

Selon lui, « les compagnies norvégiennes Cermaq et Marine Harvest sont les plus gros pollueurs au monde » ;

« J’ai toujours su à quel point l’élevage de saumon de ce type était néfaste, je l’ai su toute ma vie. Leur unique priorité est de faire de l’argent. Marine Harvest doit être stoppé pour que l’océan soit sauvé. Il faut que l’élevage de saumon soit transféré dans des cages fermées. Il faut que cela cesse. »

Les souches de truites de mer avaient déjà été quasi décimées dans les années 80 dans le Connemara, à cause de poux de mer qui avaient tout envahi après l’installation de fermes aquacoles (elles avaient ensuite été démantelées).


Des fermes aquacoles au large du Connemara (Diane Berbain)

« Ça détruira tout l’écosystème »

Le mouvement de protestation local contre l’établissement de la mégaferme dans la baie de Galway s’étend jusqu’aux îles d’Aran. Ces îles sont parmi les derniers bastions de la culture celtique. Un bout du monde au bout du monde.

La pêche et l’élevage de bétail sont les activités principales à côté du tourisme. Les voitures n’abondent pas, contrairement aux dauphins dans la baie.

Inis Oírr, « l’île de l’Est », a un paysage calcaire tourmenté par le vent, entrecoupé par des labyrinthes de murets de pierres, avec une magnifique plage de sable fin, et des plages sauvages de rochers.

Rory Folan, originaire de l’île, est pêcheur l’été. Quand il a entendu dire que ce type d’activité créait beaucoup de dommages, il s’est renseigné sur ce qui se passait en Norvège, au Chili et au Canada :

« Ces élevages polluent. La plupart des gens de l’île sont contre. Il s’agira de la plus grosse ferme bio au monde. Et si cela se fait, tout disparaîtra. Ça détruira tout l’écosystème, et ça ne fera qu’empirer d’année en année.

Les éleveurs de saumon ont tellement de pouvoir sur les politiciens et les médias, qu’il faut se baser sur le bon sens.

Les Irlandais ne savent pas à quel point ce projet est mauvais. Le gouvernement prétend que c’est le seul moyen de créer des emplois. C’est juste du marketing. »


Rory Folan, pêcheur d’Inis Oirr (Diane Berbain)

Rory est le premier interviewé sur cette vidéo de l’activiste écossais Don Staniford, filmée à Inis Oírr.

 

 

Ces 350 emplois prévus sur le site de Galway finiraient par remplacer un nombre encore plus grand d’emplois déjà existants, dans le secteur soutenable du tourisme et de la pêche à la ligne, en endommageant les ressources naturelles.

Les autorités irlandaises prétendent qu’il n’y a pas de contraintes environnementales majeures pouvant empêcher d’accorder une licence de pisciculture sur les sites désignés.

Chers consommateurs français, pour sauver les ressources du Connemara et la baie de Galway, pour sauver les côtes norvégiennes, réfléchissez avant de mettre du saumon dans votre assiette !

Bonus : « Fish farm blues », de Pat Quinn, qui chante sur les conséquences catastrophiques du projet de ferme dans la baie de Galway :

« Galway bay, Galway bay... That would be some price to pay. »

 

 

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/chemin-du-nord

 

 

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 18:18

 

Info reçue par mail

 

Pour info !
Bande-annonce à voir ici: http://jeluttedoncjesuis.net/

 

 

Bande-annonce longue du film :
Comme pour la première bande-annonce du film précédent, nous vous proposons une version longue d’une durée similaire (10 minutes) pour vous présenter le film en cours de préparation, ses idées fortes, ses lieux et ses personnages de Grèce et d’Espagne, sur quelques unes des musiques... en attendant quelques belles et grandes surprises ! Merci de soutenir et partager !
Résumé du film :
« De Grèce et d’Espagne, un vent du sud contre la résignation souffle sur l’Europe. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : "JE LUTTE DONC JE SUIS" (prononcer "AGONIZOMAI ARA IPARKO" en grec et "LUCHO LUEGO EXISTO" en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie. »


Titre : « JE LUTTE DONC JE SUIS »
Sous-titre : « De Grèce et d’Espagne, un vent du sud contre la résignation souffle sur l’Europe. »
Durée : 1h20. VF-VOSTF. Sortie : juin 2015 (sous réserve : date de sortie et moyens techniques selon financement, cf. souscription de soutien ici).

 

Ante-scriptum : nous avons subi le vol d'une grande partie de notre matériel, dont notre ordinateur (mais heureusement pas les sauvegardes du film en cours). Si vous nous avez adressé un courriel important sans réponse, mieux vaut nous le renvoyer.

Salut à tou-te-s,

Un petit bonjour depuis les montagnes de Crète, entre Chania et Réthymnon, où la population résiste magnifiquement contre plusieurs firmes, notamment françaises (en particulier EDF), qui dictent leurs lois et dévastent la nature ainsi que la vie des paysans (début de la bande-annonce ci-dessous). A partir de dimanche, je serai bien sûr à Athènes, puis à Thessalonique pour suivre de près les événements, caméra au poing et bloc-notes dans l'autre, pour déchiffrer leur signification et leur portée.

En attendant, j'ai le plaisir de vous proposer de découvrir la première bande-annonce de mon prochain film, après NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES, qui se déroule encore en Grèce, mais aussi en Espagne :

JE LUTTE DONC JE SUIS
De Grèce et d'Espagne, souffle un vent du sud
contre la résignation


La bande-annonce est à la une du nouveau site :
http://jeluttedoncjesuis.net

Lien direct pour la partager et la bloguer :
https://www.youtube.com/watch?v=v3Vc5aWkORY

Comme pour le film précédent, cette première bande-annonce dure 10 minutes. C'est un survol donnant la température, le rythme et les idées principales. Vous remarquerez qu'à la différence de Ne vivons plus comme des esclaves, nous vous emmenerons aussi dans les campagnes et les îles, ainsi que dans l'éducation alternative et d'autres formes d'apprentissage de la lutte et de la solidarité. Vous traverserez aussi des ZAD en Grèce et en Espagne, d'Athènes en Crète et de Barcelone en Andalousie, et aurez des nouvelles du dispensaire médical d'Exarcheia (que le film précédent a soutenu). Les autres musiques du film seront révélées ultérieurement : nous vous préparons de grandes et belles surprises !

A la fin de la bande-annonce, nous avons également inclu la présentation des (formidables) personnages, avec quelques clins d'œil et allusions, notamment à destination de celles et ceux qui voudront soutenir ce projet (souscription sur le site) et diffuser cette parole contre la résignation.

Dès sa sortie, JE LUTTE DONC JE SUIS sera mis en ligne GRATUITEMENT, en plusieurs langues, à la disposition de tou-te-s !

N'hésitez pas à faire circuler l'info et la bande-annonce ! Merci de votre soutien !

Autre façon de fêter les luttes : chanter ! Quand on nous a demandé, il y a quelques temps, le karaoke de la chanson éponyme du film Ne vivons plus comme des esclaves, on a d'abord cru à une blague ! Mais finalement, on a vu que c'était sympa, drôle et même émouvant d'écouter certain-e-s d'entre vous CHANTER LA RÉSISTANCE EN GREC. Alors voilà :
https://www.youtube.com/watch?v=2PZQncCsa3A
Serez-vous capables de chanter en grec, avec notre sous-titrage phonétique ?

NA MIN ZISOUMÉ SAN DOULI ! AGONIZOMÉ ARA IPARKO !

A suivre, en Grèce, en Espagne et partout ! Tenez bon !

Yannis

PS : certains dont Maud ont choisi d'utiliser les « réseaux sociaux » pour améliorer la circulation de l'info, notamment auprès des jeunes, et souhaitent vous signaler cette page :
https://www.facebook.com/pages/J

 

 


 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 23:12

 

 

Source : montpellier.demosphere.eu

 

 

samedi 24 janvier 2015 à 14h

Rassemblement et débat contre les violences policières

 

 

document au format PDF:

 


 

 

document au format PDF:

 


 

Une journée est organisée par l'assemblée de lutte contre les violences policières et la répression étatique marquant la fin de l'année 2014 avec la mort de Rémi Fraisse tué par la police. Aujourd'hui comme hier les policiers harcèlent, agressent, assassinent, occupent nos rues : nous n'acceptons pas la mort de Wissam, Nabil, Rémi et tous les autres. La police est le meilleur bouclier d'un système politique et économique parmi les plus réactionnaires, le capitalisme. Cette répression étatique s'exerce dans toutes les strates de la vie quotidienne. Solidarité avec celles et ceux qui luttent et restent vivants !

14H : RASSEMBLEMENT à Plan Cabanes (Tram L3 Plan Cabanes)

17H : DEBAT "contre les violences policières et la répression étatique au Barricade

21H : CONCERT ET OPEN MIC en soutien à la caisse de solidarité contre les violences policières

 

 

 

Source : montpellier.demosphere.eu

 

 


 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:56

 

Info reçue par mail

 

 

Aprés la liberté de penser , la liberté de RENDRE VISIBLE LE REEL

 

 

Je crois qu'il va falloir porter plainte pour harcélement et torture morale pour n'avoir plus à subir toutes ces analyses et ces élucubrations qui ne font qu'empêcher de rendre le VISIBLE  REEL.
Ce n'est pas en s'attaquant au capitalisme avec un bulletin de vote que nous réduirons les inégalités.
Commençons à réclamer la liberté de penser et d'agir pour nous-même comme pour CHARLIE (pacifiquement et loin des partis poltiques qui nous aménent la guerre ).
 Afin  de ne plus étre des assistés nous devons ensemble réécrire une nouvelle Constitution et nous allouer à nous même le DROIT FONDAMENTAL à un REVENU INCONDITIONNEL D EXISTENCE .
Ce serait le premier "Pas de Côté" pour lutter contre les inégalités, source de tous nos maux, afin d'assurer le gîte et le couvert qui serait garanti aux incroyants comme aux croyants  de toutes religions. 
Ce serait aussi protéger notre environnement dans une véritable politique de "Désaccoutumance a la croissance" ILLICH
C'est ce que je pense que l'on devrait enseigner dans les écoles  en même temps que l'histoire des réligions
Voilà la vision d'une société laîque de l'athé que je suis.
 
Bernard Bruyat
OPDLM MRIE

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:43

 

Source : www.terraeco.net

 

20-01-2015

 

 


 
Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d'aujourd'hui
(Crédit photo : Pixabay)
 
Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?
Le Baromètre de cet article

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncel, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Retrouvez toutes les études ici :
- L’étude canadienne synthétisée pour CTV News
- L’étude « Still no free lunch », de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute
- L’étude de l’université du Texas
- L’étude américaine de l’université du Minnesota sur le blé
- L’étude du chercheur américain David Thomas publiée dans la revue Nutrition et Health
- L’étude de l’université du Texas sur les rendements

[1] David Thomas, « A Study of the Mineral Depletion of the Foods available to us as a nation over the period 1940 to 1991 », in press, Nutrition and Health ; Anne-Marie Mayer, op. cit. Note 32.

 

 

Source : www.terraeco.net

 

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:31

 

Source : www.mediapart.fr

 

Sivens : une nouvelle enquête vise les gendarmes

|  Par Michel Deléan

 

 

 

Le parquet de Toulouse vient d'ouvrir une information judiciaire pour « violences volontaires » après la plainte d’une jeune femme gravement blessée à la main par une grenade lancée dans sa caravane.

Plus de trois mois après la plainte déposée par Elsa Moulin, une jeune zadiste de Sivens gravement blessée à la main, le 7 octobre, par une grenade qu'avait lancé dans sa caravane un gendarme, une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente » a enfin été ouverte, voici quelques jours, par le parquet de Toulouse, selon des informations obtenues par Mediapart. La justice a temporisé, mais ce dossier vient finalement d’être confié au doyen des juges d’instruction de Toulouse, Myriam Viargues.

 

La main d'Elsa 
La main d'Elsa © L.F.

Elsa Moulin, une éducatrice de 25 ans, avait été opérée en urgence après ce tir de grenade non réglementaire, et elle garde de graves séquelles. Le rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) avait relevé une faute du gendarme en question, à la différence de la mort de Rémi Fraisse.

Mediapart avait raconté en détail cette impensable scène de violence, qui a été filmée: la jeune femme s'était réfugiée dans une caravane avec trois autres jeunes zadistes, avant que le gendarme prenne le risque fou de lancer sa grenade à l'intérieur (voir notre reportage et la vidéo ici).

 

L'affaire Rémi Fraisse, elle aussi, avance lentement. Les avocats de la famille Fraisse (Claire Dujardin, Arié Alimi et Éric Dupond-Moretti), n’ont pas réussi, jusqu’ici, à obtenir des deux juges d'instruction toulousains en charge de cet autre dossier la mise en examen du gendarme auteur du tir mortel. Ce dernier a été placé en garde à vue puis relâché, le 14 janvier.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:21

 

 

Source : www.politis.fn

 

 

Par Le Yéti - Suivre sur twitter - 22 janvier 2015

"Assouplissement quantitatif" : le saut de la mort de la BCE (et du système)

 

 

 

22 janvier 2015 : la Banque centrale européenne (BCE) vient de craquer et de céder à son tour à l’urgence de la planche à billets. En termes techniques, on appelle ça un "Quantitative Easing" (QE), en français "assouplissement quantitatif". C’est-à-dire le dernier saut de la mort du système financier.

En gros, un QE consiste pour une banque centrale à racheter les dettes d’États pour tenter de relancer leurs économies en injectant un flot de liquidités. La BCE vient donc de décider d’acheter des dettes d’État à concurrence de 60 milliards par mois de mars 2015 à septembre 2016, soit une injection ahurissante de 1140 milliards d’euros.

Le problème c’est que les précédents QE commis par d’autres banques centrales n’ont strictement servi à rien. La Fed américaine en est à son troisième et vient néanmoins d’annoncer qu’elle allait devoir continuer son soutien à l’économie US pendant une période « considérable ». Celui de la BoJ japonaise s’est terminé en récession. Quant au QE massif effectué par la Banque d’Angleterre, son échec est reconnu par son ex-gouverneur, Mervyn King :

« Nous avons eu la plus grande stimulation monétaire que le monde n’ait jamais vu, et nous n’avons toujours pas résolu le problème d’une demande trop faible. L’idée que ce stimulus monétaire portera ses fruits au bout de six ans est selon moi une erreur. »

Les trois grandes étapes d’un effondrement systémique

Le problème, c’est qu’en fait plus rien ne marche, ni les politiques d’austérité, ni les politiques de relance. Pas plus les QE que les autres outils à discrétion des banques centrales. En 2011, la BCE a prêté 1000 milliards d’euros aux banques privées. Aucun n’a été redirigé vers l’économie réelle. En 2013, la BCE a récidivé en proposant 400 milliards aux banques, mais avec cette fois des contraintes dans l’utilisation de ces prêts. Les banques ont préféré dédaigner l’offre et seuls 80 milliards ont à ce jour été utilisés.

Le problème aujourd’hui, ce n’est plus telle ou telle politique, telle ou telle injection massive de liquidités, mais l’état général de la machine, c’est-à-dire du système lui-même, pourri au cœur.

En réalité, les banques centrales sont l’ultime rempart d’un système avant son effondrement, la dernière étape avant paralysie fatale. Résumons les trois grandes étapes successives de la Grande crise financière entamée en 2008 :

  • la faillite du système financier privé, sauvé in extremis fin 2008 par les États ;
  • des États rincés par l’aide qu’ils ont accordée pour sauver les banques privées en déroute et par leurs efforts pour réduire une dette publique irrirréductible ;
  • des banques centrales transformées en "bad banks" pour sauver des États financièrement asphyxiés.

Le dernier rempart du système va donc assurément s’écrouler. Les banques privées, qui ont compris le côté désespérée de la situation, délaissent l’économie réelle et vident leurs caisses à grands coups de dividendes et de bonus. Les États n’ont plus que des restrictions budgétaires à opposer à un endettement toujours galopant. Et que fera la BCE avec dans ses caisses des dettes que les États seront bien en peine de lui racheter ?

Avec les dernières annonces de Mario Draghi, la boucle finale est en train de se boucler [1].

P.-S.

Photo : AFP/Tiziana Fabi.

Notes

[1] Deux autres avis :

 

 

Source : www.politis.fn

 

 

 

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