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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:13

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Avant le PDG de Vivarte

Le "Top 5" des parachutes dorés pour atterrissages en douceur

Aline Joubert
 
 
Pour un départ discret, c'est raté. Marc Lelandais, ex-PDG du groupe Vivarte, aurait empoché selon "Le Parisien" un coquet parachute de plus de 3 millions d'euros, alors même que le groupe annonce la suppression de 1 600 emplois. Passage en revue des parachutes dorés les plus indécents de ces quinze dernières années.
 
Marc Lelandais, l'ancien PDG de Vivarte - TARDIVON JEAN CHRISTOPHE/SIPA
 

C'est la crise, ma bonne dame... Marc Lelandais, qui travaillait pour le groupe Vivarte (propriétaire notamment des enseignes La Halle et André), a quitté son emploi fin 2014. Toutefois, contrairement aux 1 600 péquins dont les emplois vont être supprimés, comme on l'a appris en début de semaine, Lelandais avait le bon goût d'être PDG du groupe. C'est donc avec panache et... plus de 3 millions d'euros d'indemnités qu'il aurait quitté ses fonctions d'après Le Parisien de ce jeudi.

Mais à bien regarder ce chiffre (que dément l'intéressé), Lelandais passerait presque pour un amateur. Il fait en tout cas pâle figure comparé à notre « Top 5 » de ses prédécesseurs d'infortune très fortunés.

 

 
 
 
 
 
 
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:55

 

Source : http://www.leparisien.fr

 

Austérité : des dizaines de milliers de manifestants ce jeudi en France

09 Avril 2015, 08h21 | MAJ : 09 Avril 2015, 19h13

 

 

«Contre l'austérité, pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale», la manifestation nationale ce jeudi à l'appel de la CGT, de FO, de la FSU, et de Solidaires a réuni 120.000 personnes selon la CGT, 32.000 selon la préfecture. Plus de 80 autres rassemblements ont eu lieu en province.

 

 

ILLUSTRATION. Phillippe Martinez, le nouveau secrétaire général de la CGT sera en tête de la manifestation parisienne contre l'austérité.

ILLUSTRATION. Phillippe Martinez, le nouveau secrétaire général de la CGT sera en tête de la manifestation parisienne contre l'austérité. '(AFP/ MARTIN BUREAU)

 

Journée de mobilisation réussie pour la CGT, qui parle de «succès retentissant». Ce jeudi, répondant à l'appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, 300.000 manifestants, dont 120.000 à Paris, selon la CGT ont manifesté contre «l'austérité» et pour se «faire entendre du gouvernement».

 

Pour le seul défilé parisien, la préfecture a dénombré, elle, 32.000 manifestants. Un appel auquel la CFDT et la CFTC notamment n'avaient pas voulu rejoindre.

«Plus de 300.000 salariés, actifs, jeunes et retraités, privés d'emploi, se sont réunis dans les 86 rassemblements et manifestations en province et à la manifestation nationale à Paris», se réjouit la CGT dans un communiqué. Pour elle, les manifestants «ont clairement affiché leur opposition aux politiques d'austérité conduites par le gouvernement et inspirées par le patronat, Medef en tête».

A Paris, des milliers de manifestants ont quitté la place d'Italie en direction des Invalides. En tête du cortège, une large banderole était frappée des revendications: «Contre l'austérité, pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale». Cette action a été décidée lors d'une intersyndicale le 17 février. Les salariés de la santé, de l'énergie ou encore les routiers, se sont récemment mobilisés pour dénoncer la baisse de leur pouvoir d'achat.

«Maintenant ça suffit!»

Ce mouvement national est aussi pour Philippe Martinez, successeur de Thierry Lepaon à la tête de la CGT après les révélations sur son train de vie, l'occasion de rassembler et de mobiliser ses troupes. La CGT a mis les moyens pour la manifestation parisienne sur ce parcours d'environ 5 kilomètres. Plus de 250 bus ont été affrétés pour permettre aux militants de province de rallier la capitale.

Dans les plus grandes villes de France, les cortèges les plus fournis ont été relevés à Marseille (45.000 manifestants selon la CGT, 7.000 selon la police), Bordeaux (10.000 manifestants selon la CGT, 4.700 selon la police), Lyon (7.000, selon les organisateurs, 4.200 selon la police), Toulouse (8.000 selon les organisateurs, 4.000 selon la police), Nancy (5.000 selon la CGT), Nîmes (5.000 selon la CGT), Nantes (3.000 selon la police), Rouen (5.000 selon les organisateurs, 2.800 selon la police) ou Rennes (2.200 selon la préfecture).

«Aujourd'hui, il y a beaucoup de mouvements dans les entreprises sur l'emploi et les salaires comme par exemple à Radio France, a souligné sur France 2 Philippe Martinez, qui prendra la tête du cortège avec le leader de FO Jean-Claude Mailly (FO). L'objectif est de faire converger ces luttes.» Les syndicats rejettent le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, la réforme territoriale ou plusieurs dispositions de la loi Macron. Autant de mesures qui, selon le patron de la CGT, aggravent les «inégalités». «Quand le Medef demande, le gouvernement donne aux entreprises», ajoute Philippe Martinez qui souhaite que les salariés en bénéficient avec l'augmentation du salaire minimum à 1 700 euros et une revalorisation pour les autres catégories.
 
«Le slogan qu'on a pris c'est «Maintenant ça suffit!», il faut le social, mais pour le moment on n'est pas entendus», a ajouté Jean-Claude Mailly, le patron de FO. «Monsieur  Gattaz (le patron du Medef, ndlr) a plus l'oreille du gouvernement que les organisations syndicales», a-t-il renchéri en ajoutant: «Ça fait des mois qu'on explique au gouvernement qu'il faut changer d'orientation économique, qu'on est dans une logique d'austérité, ça se voit sur l'emploi, le chômage, les investissements publics, les salaires.». 

Peu d'impact pour les usagers...

Pour autant, les perturbations pour les usagers ont été très minimes, excepté dans le ciel où un mouvement catégoriel des contrôleurs aériens débuté mercredi se poursuit jusqu'à ce jeudi soir.

Quelque 24% des enseignants du primaire et plus de 35% des professeurs de collège ont fait grève jeudi, estiment les syndicats. Pour sa part, le ministère de l'Education a avancé des taux bien plus faibles. Selon lui, près de 10% des personnel ont observé la grève globalement, plus suivie dans les collèges (près de 16% des enseignants) que dans les lycées (5% des enseignants).

... sauf à la Tour Eiffel, fermée
Le célèbre monument parisien a été fermé jusqu'à 18 heures, les personnels d'exploitation (caissiers, agents d'accueil...) s'étant joints au mouvement.
 

Fortes perturbations dans le ciel

Des centaines de vols annulés et des retards parfois de plusieurs heures: le trafic aérien français a été très perturbé jeudi, au deuxième et dernier jour de grève des contrôleurs aériens, qui a affecté la moitié des vols dans plusieurs grands aéroports. L'impact de cette grève s'est accentué jeudi en raison de l'appel à la mobilisation nationale lancé en parallèle contre l'austérité. Les annulations de vols, le plus souvent anticipées, ont été plus nombreuses que la veille, de l'ordre de 50% en moyenne, impactant prioritairement les court-courriers. Pour les autres, les retards ont été nombreux, de 30 à 50 minutes, mais pouvant atteindre 4 heures sur certains vols.

A l'origine du mouvement, le SNCTA (49,8% des voix chez les contrôleurs) réclame le droit, pour les organisations représentatives d'aiguilleurs, de négocier des accords spécifiques pour leur profession, alors que l'aviation civile et le gouvernement réfléchissent à une réorganisation plus productive du travail. «Des solutions de flexibilité sont sur la table, on veut en discuter directement», explique Roger Rousseau, secrétaire national du SNCTA. Il souhaite également discuter de mesures d'accompagnement du recul de 57 à 59 ans de l'âge limite de départ à la retraite des contrôleurs.

Pour maintenir la pression, le SNCTA a déposé des préavis du 16 au 18 avril et du 29 avril au 2 mai.

 

 

Source : http://www.leparisien.fr

 

 

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Source : http://www.mediapart.fr

 

A l'appel des syndicats, plus de 80 mobilisations en France contre l'austérité

|  Par Mathilde Goanec

 

 

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé ce jeudi dans toute la France, à l'appel de la CGT, FO, Solidaires et de la FSU. Contre l'austérité, la loi Macron, mais aussi pour l'emploi et les services publics : de nombreux enseignants, personnels de santé ou encore grévistes de Radio France étaient présents.

 

« Tu m’étonnes que les mecs ils pètent les plombs après… » Un groupe de militants CGT commente l’arrivée de leur chef, Philippe Martinez, en tête de cortège de la manifestation anti-austérité de jeudi à Paris. Entouré de son service d’ordre, le leader syndical est aussitôt assailli par une nuée de micros et de caméras. C’est son premier gros mouvement social en tant que responsable de la confédération, à la suite de la démission tumultueuse de Thierry Le Paon en janvier. Bien évidemment, le cégétiste chasse la personnalisation d’un  revers de main, tout comme les critiques contre un mot d’ordre anti-austérité jugé trop flou : « Si on ne menait ce type d’action que pour des visées internes à la CGT, on jouerait petits bras. Et puis surtout, ce qui importe, c’est le sort des salariés. Or de l’argent, il y en a. On a réussi à trouver à nouveau plus de deux milliards pour les entreprises, on aurait bien aimé aussi un petit signe du gouvernement sur les salaires. »

Selon la CGT, près de 300 000 personnes ont défilé en France ce jeudi, dont 120 000 à Paris (la police annonce 32 000 manifestants à Paris). Plus de 80 mobilisations ont eu lieu un peu partout en France, avec parfois des cortèges de plusieurs milliers de salariés, du public comme du privé, à Bordeaux, Marseille ou Lyon. Près d’un quart des enseignants de maternelle ou de l’école élémentaire ont fait grève jeudi, tout comme les contrôleurs aériens, fortement mobilisés, ou certains ouvriers de l'industrie. 

 

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière © @Mathilde Goanec
 

À Paris, les syndicats ont vraisemblablement réussi leur coup, après une série de mobilisations en demi-teinte ces dernières années. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, défile derrière la même banderole que son homologue de la CGT. « Citez-moi une seule mesure, depuis deux ans, dont on puisse dire qu’elle a été faite en direction des salariés et pour eux seuls ? Vous n’en trouverez pas. Le compte pénibilité peut-être, mais quand on voit les obstacles qui s’accumulent dans sa mise en œuvre, je ne suis pas très optimiste… »  Les responsables syndicaux, réunis à quelques encablures de la place d'Italie pour ce défilé parisien, se plaignent tous de n’avoir que la rue pour se faire entendre du gouvernement, quand il « suffit à monsieur Gattaz de donner une interview dans un journal pour être entendu ».

Manifestement, les dernières annonces du gouvernement, que ce soit sur le dialogue social ou l’investissement, n’ont pas calmé les esprits échauffés par la loi Macron. « Ce qui a été décidé sur la représentation dans les petites entreprises va dans le bon sens, concède Philippe Martinez, commentant le projet de loi sur le dialogue social qui sera présenté le 22 avril au conseil des ministres. Mais cela reste très déséquilibré, et nous craignons toujours, par la fusion possible des instances représentatives, une disparition du CHSCT. »

Loin des caméras, c’est Éric Beynel, l'un des deux porte-parole de Solidaires, qui met en garde sur le compte personnel d’activité, un nouveau dispositif annoncé par François Hollande, qui devrait rentrer dans le texte de loi sur le dialogue social. « On n’a pas beaucoup de détails, si ce n’est que cet outil va rassembler différentes choses qui existent déjà et qui posent problème, comme le compte pénibilité ou les droits rechargeables, dont le patronat s’échine à réduire la portée. Surtout, sa mise en route n’est pas possible avant 2017… Quand il s’agit de mesures fiscales en faveur des entreprises, au contraire, c’est quasi immédiat. »

Sous sa blouse de papier fin, un masque sur le visage, le jeune Sylvain Carles assure vivre au quotidien les effets de l’austérité que dénoncent les dirigeants syndicaux rassemblés à quelques mètres de lui. Aide-soignant à l’hôpital de Rodez, il travaille 8 heures par jour et 5 jours par semaine, ainsi qu’un week-end chaque mois, pour 1 500 euros brut. Il a presque 10 ans d’ancienneté, et a vu les conditions de travail se dégrader : « On parle de 22 000 postes supprimés dans la fonction publique hospitalière, et chez nous, déjà, les nouveaux sont recrutés sur des CDD d’un mois, renouvelés sans cesse. Pour la vie privée, c’est difficile, et puis ce n’est pas bon non plus pour les patients. » Les salariés de la santé se sont d’ailleurs fortement mobilisés ce jeudi, avec nombre de banderoles et de slogans contre la loi sur la santé, examinée actuellement à l’Assemblée nationale.

Même ressenti chez ces enseignants, une pancarte SNES-FSU à la main, qui regardent passer les métallos de Lorraine. « Dans le Morbihan, ce sont trois écoles publiques qui viennent de fermer, s’insurge Philippe Leastic. Notre département détient le triste record d’avoir deux villes de 10 000 habitants sans collège… Alors même qu’on laisse l'école privée prospérer. » Pour lui et ses collègues, les économies budgétaires laminent déjà sérieusement les services publics. Même si, selon le gouvernement socialiste, la France n’est pas soumise au régime d’austérité.

La banderole Radio France soulève quant à elle la sympathie des manifestants, qui sifflent au passage des salariés de la maison ronde, lancent vivats et applaudissements. Grève emblématique, longue et visible, les employés de la radio publique veulent s’inscrire dans une lutte plus large : « On diminue partout les moyens de production, les petites unités, comme celle du nettoyage à Radio France, analyse cet attaché de production à France musique. On commence comme ça et on finira par tout casser. Pour mener ce combat, les autorités font appel à des dirigeants comptables, qui sont économes en tout sauf sur leurs salaires ou celui de leurs conseillers. »

Les rémunérations des gros patrons seront, tout au long du défilé syndical, l’occasion de slogans vachards. La veille de la manifestation, Le Parisien dévoilait que l’ex-PDG de Vivarte aurait quitté ses fonctions avec un chèque de plus de trois millions d’euros, alors même que 1 600 emplois seraient menacés dans ce groupe regroupant des enseignes telles que La Halle aux vêtements ou André (lire le parti pris de Laurent Mauduit).

 

Manifestation parisienne, le 9 avril, contre l'austéritéManifestation parisienne, le 9 avril, contre l'austérité © @Mathilde Goanec
 

Pour ne pas laisser le mouvement retomber, FO assure avoir déposé un cahier de revendications auprès de l’Élysée et de Matignon, « et je pense que Philippe Martinez a fait de même », a confié Jean-Claude Mailly. Mais l’un comme l’autre ne peuvent nier que la division du champ syndical affaiblit considérablement la portée de leurs souhaits. Ainsi, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, en désaccord sur le mot d'ordre anti-austérité, n'ont pas participé à cet appel interprofessionnel.

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:34

 

Source ; http://www.humanite.fr

 

 

300 000 manifestants contre l'austérité ce Jeudi 9 avril

 

 

 

Près de 300 000 manifestants ont défilé en France contre l'austérité, selon la CGT,  jeudi 9 avril, dont 120 000 à Paris. Les policiers parlent eux de 32 000 manifestants dans la capitale. Les protestataires répondaient à l'appel de quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – et de plusieurs centaines d'entreprises publiques et privées.

 

 

Source ; http://www.humanite.fr

 

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 20:21

 

 

Valls fait un nouveau cadeau de 2,5 milliards aux entreprises

Fabrice Savel avec AFP
Mercredi, 8 Avril, 2015
Humanite.fr
 
 

AFP
 
Le premier ministre a dévoilé ce matin des mesures pour actionner le "levier" de l'investissement. Un nouveau cadeau fiscal aux entreprises, dans la lignée du pacte de responsabilité, dont on sait l’inefficacité en terme d'emploi.
Le gouvernement a dévoilé mercredi un arsenal de mesures pour rallumer l'investissement privé, flanqué toutefois d'une promesse sociale, le compte personnel d'activité, pour seul adressé à la gauche. "Pour accélérer la reprise économique nous devons lever tous les blocages, agir sur tous les leviers. Et l'investissement est un levier essentiel", a dit le Premier ministre Manuel Valls lors d'une conférence de presse à l'Elysée.
La mesure la plus forte sera un coup de pouce fiscal d'un montant de 2,5 milliards d'euros aux entreprises faisant des investissements industriels (machines, robots, etc.), un effort qualifié de "sans précédent" par M. Valls. Matignon estime à cinq ans la durée moyenne des amortissements, et donc l'effet de cette mesure. Les entreprises qui se lancent entre le 15 avril et le 15 avril 2016 dans de gros achats pourront déduire de leur bénéfice imposable un montant équivalent à 140% au total à hauteur de leur investissement. Cette mesure devrait produire des effets dès 2015 avant de monter en puissance.
Le geste s'inscrit dans la droite ligne de la "politique de l'offre" de l'exécutif, s'ajoutant à 40 milliards de baisses de charges et d'impôts déjà consenties aux entreprises.
Sanctionné par les électeurs lors des élections départementales, Manuel Valls ne change rien.  "Notre stratégie économique est la bonne", a osé une nouvelle fois Manuel Valls, en évoquant de récents indicateurs encourageants, qui devraient permettre à la France de finir l'année sur une croissance de plus de 1%, et en promettant de "poursuivre sans relâche" sur cette voie.
Il a aussi annoncé une augmentation de 2 milliards d'euros à 8 milliards d'euros de la capacité de prêts de la banque publique BPI France, et a par ailleurs inscrit l'adoption d'un plan de travaux autoroutiers de 3,2 milliards d'euros dans une logique de soutien à l'investissement.
Contraint de donner des signaux à sa gauche, Manuel Valls a eu une pensée pour les ménages, qui se verront davantage soutenus que prévu s'ils engagent des travaux de rénovation thermique, et promis des aides de trésorerie aux collectivités locales, dont les investissements ont dévissé l'an dernier.
L'impact budgétaire de ces mesures est estimé par Matignon à 500 millions d'euros cette année, et que Bercy entend financer par des baisses de dépense, tenu par l'orthodoxie  de discipline budgétaire européenne.
Comme pour contrebalancer ces mesures bénéficiant principalement aux entreprises, M. Valls a fait une promesse destinée à contenter les proches de Martine Aubry et l'aile gauche du Parti socialiste: la création au 1er janvier 2017 d'un "compte personnel d'activité.
Ce compte doit regrouper les différents comptes existants (pénibilité, formation,...) que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière. Le dispositif doit garantir une meilleure protection en cas de mobilité professionnel.
 
 
 
 
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 18:37

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

Printemps de Sivens : 25-26 avril

Mis en avant

Voici les deux appels du collectif Tant qu’il y aura des Bouilles liés au Printemps de Sivens, le 25-26 avril. NB : Le Bouilles Hebdo en cours est mis a jour sur le post suivant…

Le Printemps 2 Sivens : Expulsé-e-s mais pas vaincu-e-s, la résistance continue ! avec une première idée du programme !

Le printemps qui vient… à Sivens et partout ailleurs ! un appel pour créer et résister partout, entre notre week-end à Sivens et le grand rassemblement  national du 2 mai à la ZAD de Roybon…

 

PRINTEMPS 2 par SEB T20150321150151315

 

Bouilles Hebdo du 6 au 12 avril

Mis en avant

Mercredi 8 avril :

  • Comment les pro-barrage ont gagné, volet 1 et volet 2 (aka « Maryline Lherm, quand tous les coups sont permis »), sur le blog de B. Viguié.

Mardi 7 avril :

Lundi 6 avril :

CLOWN TOULOUSE 

 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 18:23

 

Source : http://zad.nadir.org

 

Infos du 6 au 12 avril 2015

mardi 7 avril 2015, par zadist

 

 

Point sur les rumeurs concernant une possible intervention sur la ZAD de NDDL

Il y a toujours des rumeurs au sujet d’une possible intervention des flics. On est sur le qui-vive pour surveiller les environs mais ce mardi 7 avril, tout est toujours calme. On vous demande :

- si vous voyez quelque chose, de nous signaler toute information sur d’éventuelles présences de flics ou d’engins de travaux au numéro d’urgence : 06 43 92 07 01 ;
- avant de faire tourner une info, de la recouper en regardant sur ce site web ou en appelant le numéro d’urgence si elle n’est pas encore publiée sur le site.

Les infos d’urgence qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours confirmées. Restons vigilants, mais évitons de crier au loup ! Ca nous permettra de réagir rapidement et évitera de faire tourner des rumeurs.

Merci d’avance !


Pour la connexion sécurisé de notre site : https://zad.nadir.org l’empreinte du nouveau certificat c’est 28:B6:ED:73:FC:8B:3D:97:CE:FE:B2:A4:AA:3D:FF:87:7E:2D:C2:21 (13/03 jusqu’au 22/04)


Infos sur la répression

- OPÉRATION POLICE "AMBERLIGHT 2015" une opération policière de chasse aux sans-papiers aura lieu du 1 au 15 avril dans l’UE entière.

- Jordan est incarcéré suite à la manif du 22 février ; il avait pris 5 mois ferme (qui devaient être aménagés en autre chose que de la prison). Pour lui écrire : MAHE Jordan - écrou 60532 - Centre Pénitentiaire de Nantes - B.P. 71636 - 44316 NANTES-CÉDEX


- Appel à matériel : pour la construction d’un atelier, les Vraies Rouges cherchent du bois de construction et surtout des poutres. Illes chechent aussi des petites bottes de paille pour la construction d’une chambre. Vous pouvez les ramenez aux Vraies Rouges ou appelez au 07 60 41 49 20 pour qu’illes viennent les chercher ! Merci !


Mardi 7 avril

- Appel à la solidarité internationale pour appuyer l’action directe de récupération de richesse du Cauca en Colombie par les autochtones Nasa.

- Mexique : Caravanna 43, les proches des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa se déplaçent aux USA

- [Roybon] Communiqué des opposant-e-s suite à leur intervention au conseil départemental et à la manif qui a réuni plus de 200 personnes.

- Un flic condamné pour avoit tiré sur un lycéen au flashball (article sur BFMTV !) (communiqué de l’assemblée des blessé.e.s)

- Par contre, encore un non-lieu autour de l’affaire d’Ayoub (article "Un oeil à l’as")

- Francetv s’interroge. Y aurait-il un petit coté liberticide au nouveau projet de loi sur le renseignement ?. En france, on n’a pas voulu accueillir Snowden mais pour ce qui est des pratiques de la NSA, on assimille vite !

- Des faucheurs volontaires ont fauché des parcelles d’essais de colza au GEVES dans le maine et loire dimanche dernier. Il s’agissait de dénoncer l’absence de transparence sur les variétés rendues tolérantes aux herbicides, et de réitérer la demande d’un moratoire sur ces variétés.

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 18:15

 

 

 
 

Les Possibles

Revue éditée
à l’initiative du Conseil
scientifique d’Attac

 
 

No. 06 Printemps 2015

 
 
 
 
 

Dette et monnaie font société

par Jean-Marie Harribey, Jean Tosti

S’il est une question qui reste un peu mystérieuse au royaume de l’économie, c’est bien celle de la monnaie. Les mauvaises langues diraient que c’est parce que les économistes s’en mêlent, et elles n’auraient pas tout à fait tort. La monnaie est en effet un objet mal identifié si on la considère uniquement sous l’angle des fonctions économiques qu’elle remplit, a fortiori celles qu’elle remplit dans l’économie capitaliste. Cet angle est un angle mort : on croit que l’humanité est passée du troc à la monnaie comme elle est passée de l’âge de pierre à l’âge de fer, et que la dette est une tache qu’il faudrait effacer à jamais parce qu’elle serait une faute, la marque d’un déshonneur.

 
 
 

Dossier : Monnaie et finance

Qu’est-ce que la monnaie ? Petit préalable à sa reconquête

par Guillaume Pastureau

La monnaie est une institution sociale présente dans toutes les sociétés comme outil d’intégration et de cohésion sociale, elle ne peut pas être considérée par ses simples fonctions économiques. La monnaie n’est pas spécifique aux sociétés capitalistes, ni même aux échanges marchands. Cependant, la dynamique du capitalisme transforme son essence même en l’intégrant dans le processus de marchandisation. Il convient donc pour le mouvement social, dans une optique de transformation sociale et économique vers la transition écologique, de se battre pour sa réappropriation collective, pour cela il est nécessaire de bien appréhender les enjeux en commençant par comprendre le fait monétaire par l’usage et les pratiques de la monnaie.

 

« La monnaie est un rapport social » Entretien avec Michel Aglietta

Réalisé par Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon

par Michel Aglietta

Dans le contexte de crise globale, de crise de l’Union européenne, de crise de l’euro, de crise de la dette, il est légitime de se reposer la question de la nature de la monnaie. Comment la définiriez-vous ?

La monnaie est un rapport d’appartenance des membres d’une collectivité à cette collectivité dans son ensemble. Un mode d’appartenance qui s’exprime sous la forme d’une dette. Toute monnaie est une dette, quelle qu’elle soit, ce qui donne une certaine unité au phénomène monétaire.

 

Grèce : une économie dépendante et rentière

par Michel Husson

La Grèce est une économie dépendante et rentière. Dépendante, parce qu’elle doit importer une bonne partie de son énergie et toute une série de marchandises qu’elle ne produit pas. Rentière, parce que sa classe dominante est plus compétente pour capter la richesse produite, directement ou par l’intermédiaire de son État, que pour investir et innover. La dette n’est au fond que le reflet de ces caractéristiques, et l’alternative passe aussi par « la destruction des fondements du système oligarchique » (pour reprendre une expression de Yanis Varoufakis).

 

Pourquoi un audit de la dette de la Grèce

par Eric Toussaint

La présidente du parlement grec Zoé Konstantopoulou, qui a décidé de créer une commission d’audit de la dette grecque, m’a demandé d’y collaborer activement. La correspondante du Monde à Athènes a écrit récemment : « La présidente a surtout promis la création dans les prochaines semaines d’un comité d’audit de la dette grecque. L’objectif est de déterminer l’éventuel caractère odieux, illégal ou illégitime des dettes publiques contractées par le gouvernement grec », précise-t-elle, faisant allusion à plusieurs affaires de corruption et à l’opacité qui entoure l’achat d’armes par son pays.

 

La perspective locale inédite d’une sortie de la zone euro : la Grèce et ses avantages comparatifs

par Thierry Pouch

L’accession de Syriza au pouvoir en Grèce n’a pas seulement replacé l’économie grecque au centre de l’actualité européenne, elle a également donné un souffle nouveau aux controverses sur les stratégies possibles de sortie de la crise que peut ou pourrait déployer l’équipe gouvernementale d’Alexis Tsipras. Manifestement, un bras de fer s’est engagé entre le gouvernement grec fraîchement élu, et les autorités européennes, avec notamment le diptyque Eurogroupe et Banque centrale, et internationales, avec le Fonds monétaire international. La suite montre que les pressions exercées par les pays membres de la zone euro ont été suffisamment fortes pour que le pouvoir actuellement en place à Athènes soit amené à revenir sur certains aspects de son programme électoral.

 

Dette illégitime : un concept dangereux !

par Edwin Le Heron

Je considère que le concept de « dette illégitime » est un concept dangereux, parce qu’il est fondamentalement un concept libéral, antidémocratique, moraliste et contradictoire. Il est donc selon moi un concept qui fragilise les idées progressistes que nous essayons de défendre, au lieu de les servir. Mon point de vue critique sur ce concept ne remet absolument pas en cause l’utilité du rapport d’Attac, et plus généralement d’une analyse par tous les citoyens de la dette d’un État, de son origine, de ses contreparties, de son financement et in fine de son utilité pour la société. Toute information en ce domaine est la bienvenue.

 

À quoi sert une banque centrale ? Que fait la BCE ? Que devrait-elle faire ?

par Esther Jeffers

Injections de liquidité, baisse des taux, sauvetage des banques, politiques non conventionnelles, etc., les banques centrales sont, depuis l’éclatement de la crise en 2007, en première ligne. Normal, diront certains, puisque la banque centrale est la « banque des banques » et que les banques sont, depuis le début, au cœur même de la crise. Si on peut définir aujourd’hui, de façon très générale, la banque centrale comme une institution chargée de définir la politique monétaire et d’assurer sa mise en œuvre, on peut se demander si elle a toujours connu le même statut et joué le même rôle que de nos jours. À quoi sert une banque centrale ? Que faut-il penser des interventions de la Banque centrale européenne (BCE) ? Pourrait-elle et aurait-elle dû agir autrement ?

 

Pour les salariés de la BCE, comment cela se passe-t-il ?

par Carlos Bowles, Emmanuel Larue

Les salariés de la BCE travaillant en Allemagne, on pourrait s’attendre à ce que leurs contrats de travail soient régis par le droit allemand. En réalité, il n’en est rien. Du fait de l’indépendance conférée par les traités à la BCE, le droit du travail allemand n’est pas applicable à l’intérieur de l’enceinte de la BCE.

 

Notes sur la finance, une perspective marxiste.

par Suzanne de Brunhoff

Que nous apporte la référence à Marx dans une étude de la finance contemporaine ? Non seulement il y a un décalage historique, mais de plus Marx n’a traité la question que dans des manuscrits, y compris celui du Livre 3 du Capital publié en 1894 par Engels. Je voudrais reprendre cette question en examinant le rapport de Marx avec l’école classique, principalement Ricardo, et l’apport original de Marx sur le lien entre « capital réel » productif et « capital-argent ».

 

Docteur Freud and Mister Keynes

Extrait de Keynes ou l’économiste citoyen, Les Presses de Sciences Po, 1999, 2007

par Bernard Maris

Avant d’arriver à l’économie et à la philosophie de Keynes (nous avons déjà une petite idée de sa Weltanschaung), il nous faut prendre un second sentier détourné. Le premier passait par Virginia Woolf et ses amis, le second passe par le docteur Freud.

Ignorer Freud en économie – et particulièrement dans l’oeuvre de Keynes, grand lecteur et admirateur de Freud – est à peu près équivalent à ignorer Einstein en physique. C’est peut-être difficile à croire, mais l’économie orthodoxe voulut créer une science ignorant l’argent. Ainsi la théorie quantitative de la monnaie, pilier de l’économie orthodoxe, est une théorie de la « neutralité » de la monnaie. La monnaie n’a pas d’incidence sur l’économie. L’économie orthodoxe postule également la rationalité des individus : ce sont de simples considérations de coût-avantages qui en guident les décisions.

 
 
 

Débats

Bulles financières et profits

par Michel Husson

La finance n’est pas autonome par rapport à l’économie réelle. Autrement dit, les crises financières ne se déclenchent pas par hasard, mais quand l’envol des cours boursiers est devenu totalement déconnecté de l’évolution des profits. On peut illustrer cette proposition sur l’exemple des États-Unis, à partir d’une comparaison entre deux indicateurs : la Bourse et les profits.

 

La baudruche du capital fictif, lecture du Capital fictif de Cédric Durand

par Jean-Marie Harribey

L’économiste Cédric Durand vient de publier Le capital fictif, Comment la finance s’approprie notre avenir (Paris, Les Prairies ordinaires, 2014). Cet ouvrage fait partie des quelques-uns, très peu nombreux hélas, qui proposent une vision de la crise à partir des concepts théoriques fondamentaux permettant de comprendre et de critiquer le capitalisme aujourd’hui dominé par la finance mondialisée.

 

Sur le capital fictif, Réponse à Jean-Marie Harribey

par Cédric Durand

Je voudrais d’abord remercier Jean-Marie Harribey pour sa lecture attentive de mon livre et pour ses commentaires bienveillants. Dans ce qui suit, je vais brièvement tenter de clarifier ce qui semble faire obstacle à une convergence plus grande de nos points de vue. Le problème central tient à la définition même du capital fictif. Un concept que Jean-Marie Harribey refuse de saisir dans sa globalité, écartant les créances bancaires et les dettes publiques, pour ne retenir qu’une délimitation rétrécie du capital fictif « au sens strict », incluant la valeur de marché des actions et des produits dérivés. Cette tentative de réduction empêche, à mon sens, de mobiliser la puissance du concept de capital fictif pour saisir la spécificité du capitalisme financiarisé et, ainsi, mieux le combattre.

 

Capital fictif, dictature des actionnaires et des créanciers : enjeux du moment présent

par François Chesnais

Je suis largement d’accord avec plusieurs des critiques faites par Jean-Marie Harribey du livre intéressant de Cédric Durand, notamment quant au statut très flou de la théorie de la valeur à laquelle la théorie du capital fictif exige pourtant d’être adossée. Mais je ne vois pas comment il peut émettre l’hypothèse que le capitalisme financiarisé correspond à « une phase de son histoire où s’approche le moment où les perspectives de croissance de la productivité du travail et, partant, de croissance économique s’amenuisent, voire s’épuisent » et qualifier en même temps le capital fictif de « baudruche ». Aussi grave qu’ait été le krach financier de 2008, le capital fictif n’a pas été touché à la racine et a pu faire supporter la crise aux travailleurs.

 

Le Livre noir des banques

par Laurence Scialom

La lecture de cet ouvrage co-écrit par des membres d’Attac et de Basta ! est une charge sans concession sur les dérives multiples des banques que la crise n’a pas éradiquées. On a même le sentiment que certaines pathologies se sont exacerbées, comme le caractère systémique des établissements ou leurs connexions avec le shadow banking. Volontairement polémiste, militant, parfois provocant, cet ouvrage repose pourtant sur des données et analyses très sérieuses, tant académiques qu’issues de grandes institutions internationales, type FMI ou BRI, ou d’ONG comme Finance Watch, Oxfam ou Tax Justice Network. Les angles d’attaque – au plein sens du terme – sont nombreux : coûts du sauvetage des banques, pression des lobbies, dangerosité de certaines innovations financières, emprunts toxiques, trading à haute fréquence, évasion fiscale, hypertrophie et danger des marchés dérivés, conflits d’intérêt, etc.

 

Faire un homme augmenté ou rester humain ?

par Jean-Marie Harribey

En publiant Osons rester humain, Les impasses de la toute-puissance (Les Liens qui libèrent, 2015), Geneviève Azam avance sur un chemin original. Elle nous avait déjà offert Le temps du monde fini en 2010, où elle avait disséqué les limites écologiques de la planète. Elle fait aujourd’hui le lien entre ces limites et les tentatives technicistes pour les transgresser.

 
 
 

La revue des revues

Revue des revues n° 6

par Jacques Cossart

La revue des revues comporte deux volets, répartis en cinq parties. Au programme des rapports internationaux, figure la lancinante question du réchauffement climatique, toujours plus préoccupante, dont les conséquences vont, entre autres, de la montée des températures à la modification des précipitations et des écosystèmes marins, à la baisse des rendements agricoles et à l’aggravation de la vulnérabilité sociale. La responsabilité du système bancaire et financier est grandement engagée dans les dégradations actuelles et à venir. Les phénomènes de corruption avérés ne sont sans doute que la partie émergée d’un système délétère.

Le second volet propose un panorama international, non exhaustif, donc forcément subjectif, des réactions dans le monde soulevées par les assassinats de janvier 2015 à Paris. De la difficulté des religions à ne pas voir leur histoire associée aux pires barbaries, telle pourrait être l’une des questions angoissantes qui est revenu après ces attentats. De la difficulté à approfondir laïcité, liberté et conditions du vivre ensemble, telle est la question corollaire de la précédente. L’enjeu est crucial : éviter l’engrenage du « choc des civilisations ».

 
 
 

Les Possibles, Printemps 2015

 
 

Adresse

Attac, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

Directeur de la publication

Jean-Marie Harribey

Secrétariat de la rédaction

Isabelle Bourboulon, Jacques Cossart, Nicolas Haeringer, Jean-Marie Harribey, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Pascal Paquin, Jeanne Planche, Dominique Plihon, Jean Tosti, Aurélie Trouvé

Responsables techniques

Edgard Deffaud, Serge Gardien, Sophie Lambert-Evans, Éric Le Gall, Wilfried Maurin, Pascal Paquin, Tom Roberts, Rémi Sergé, Olivier Tétard

Comité éditorial

Sylvie Agard, Christophe Aguiton, Verveine Angeli, Paul Ariès, Geneviève Azam, Daniel Bachet, Jacques Berthelot, Catherine Bloch-London, Martine Boudet, Isabelle Bourboulon, Thierry Brugvin, Thierry Brun, Alain Caillé, Claude Calame, Christian Celdran, François Chesnais, Francoise Clement, Pierre Concialdi, Philippe Corcuff, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Christian Delarue, Vincent Drezet, Cédric Durand, Guillaume Duval, Mireille Fanon-Mendès-France, Daniel Faugeron, David Flacher, Fabrice Flipo, Pascal Franchet, Bernard Friot, Jean Gadrey, Susan George, Jérôme Gleizes, Gérard Gourguechon, André Grimaldi, Janette Habel, Nicolas Haeringer, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Isaac Johsua, Pierre Khalfa, Serge Le Quéau, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Gus Massiah, Antoine Math, Dominique Méda, Georges Menahem, Denise Mendez, Pascal Paquin, René Passet, Évelyne Perrin, Dominique Plihon, Thierry Pouch, Daniel Rallet, Juan Roy de Menditte, Jean-Claude Salomon, Catherine Samary, Denis Sieffert, Vicky Skoumbi, Jean-Louis Sounes, Daniel Tanuro, Bruno Tinel, Michel Thomas, Jean Tosti, Éric Toussaint, Stéphanie Treillet, Aurélie Trouvé, Patrick Viveret

Contact avec la revue et soumission d’articles

Les propositions d’articles nouveaux ainsi que les contributions répondant à des textes publiés dans les numéros précédents de la revue doivent être adressées au secrétariat de la revue : revue-cs-secretariat@list.attac.org

La revue a noué un partenariat avec Mediapart à travers une « édition » créée sur ce site : http://blogs.mediapart.fr/edition/la-revue-du-conseil-scientifique-dattac. À chaque parution trimestrielle de la revue, un des articles sera mis en ligne sur Mediapart.

 
 
 

Attac France — 2015
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 21:30

 

Source : http://www.marianne.net

 

Une agence intérimaire propose de faire sauter les protections sociales

 

 

Au prétexte de la crise qui pousse plusieurs entreprises à fermer boutique, une agence intérimaire propose de fournir du personnel roumain et d’utiliser le droit du travail roumain. Un système qui permettrait aux entrepreneurs d’économiser 40% par mois !
 
Des ouvriers travaillant sur le chantier de restauration de la fameuse fontaine de Trevi - Luigi Mistrulli/SIPA
 

Pas de treizième mois et de congés payés, pas d’indemnités maladies et encore moins de cotisations sociales. Le paradis pour les entrepreneurs italiens qui rêvent de pouvoir tourner la page sur les avantages sociaux conquis à l’arrachée par les syndicats depuis les années cinquante.

Cette proposition indécente a été mise au point par une société de travail intérimaire implantée en Emilie-Romagne qui offre à sa clientèle potentielle une main d'œuvre exclusivement roumaine habituée, selon la direction de l'agence, à travailler sans filet. Le type de contrat proposé s'inspire également du droit roumain. Pour séduire les patrons des petites et moyennes entreprises italiennes prises en le marteau de la crise et l'enclume des banques qui ne font plus crédit, l’agence dont le nom n’a pas été révélé — les syndicats ayant saisi les tribunaux — a distribué des centaines de dépliants alléchants dans tout Modène et ses environs.

Le slogan est sans équivoque : « Combats la crise, qu’attends-tu ? Les entrepreneurs qui utilisent un travailleur intérimaire roumain économisent, chaque mois, 40% sur les charges sociales et les salaires ». La description des conditions appliquées a pour le moins le mérite d’être claire : en appliquant la flexibilité la plus totale, l’entreprise ne devra payer les salaires que sur onze mois. Et de conclure : en plus, votre chauffeur ne sera jamais malade, le tout suivi de trois points d’exclamation.

Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, les responsables de l’agence qui tente de planter sa griffe dans six régions italiennes, selon la plainte déposée par les syndicats devant le tribunal, proposent aussi un autre type de « service » : remplacer les entrepreneurs en recrutant leur personnel.

Un véritable tour de passe-passe qui permettrait aux patrons d’appliquer les conditions proposées par le système intérimaire et à l’agence de déposer des euros sonnants et trébuchants sur son compte bancaire. Des sommes qui pourraient d’ailleurs être sacrément rondelettes, l’agence s’étant spécialisée dans cinq secteurs importants : santé, bâtiment, tourisme, transport et réparations mécaniques.

Tandis que le parquet de Modène s’apprête à placer les titulaires de l’agence en examen pour violation du droit du travail entre autres, le parti démocrate et les écologistes ont interpellé le Parlement. Le débat risque d’être virulent, une partie de la gauche et de l’opposition accusant le président du Conseil Matteo Renzi d’avoir ouvert une voie royale aux « trafiquants de travailleurs » en assouplissant le code du travail et en introduisant de nouvelles normes sur la flexibilité.

La discussion risque d'être d'autant plus virulente, que certains parlementaires ont aussi décidé d'introduire dans le débat la question des sociétés qui délocalisent une partie de leurs centres d'appels dans les pays situés derrière l'ancien rideau de fer et en Albanie pour économiser sur le coût de l'emploi. L'autre partie est confiée à des entreprises de sous-traitance qui appliquent des conditions dignes de cette agence intérimaire spécialisée dans la main d'œuvre roumaine : 6,20 euros de l'heure, brut bien sûr, pas de congés payés et pas d'indemnités maladie ou de chômage. « La femme de ménage de ma mère touche 4 euros de plus de l'heure. Mais plutôt que de crever de faim, je suis prête à tout », confie Vittoria, une directrice de production au chômage depuis quatre ans. Elle est pas belle la vie ?

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 21:18

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Urgence

Naomi Klein : « Si nous conjuguons justice sociale et action pour le climat, les gens se battront pour cet avenir »

par Agnès Rousseaux, Sophie Chapelle 8 avril 2015

 

 

 

Face à l’ampleur des inégalités générées par le capitalisme débridé, face à l’urgence écologique que représente le dérèglement climatique, « tout peut changer », assure Naomi Klein dans son nouveau livre. A condition de ne pas « céder au désespoir », car « trop de vies sont en jeu », et de « se battre pour construire un système économique plus juste ». L’essayiste et militante altermondialiste canadienne est connue pour ses ouvrages critiques du capitalisme : No Logo dénonçait la tyrannie des marques, La stratégie du choc décryptait la brutalité des réformes néo-libérales. Elle pointe désormais l’impunité totale dont bénéficient les grandes entreprises pétrolières et gazières qui font peser une menace mortelle sur la planète. Entretien et vidéo.

 

Basta ! : Nous savons ce qui va arriver si nous ne faisons rien contre le dérèglement climatique – un désastre écologique et humain – et pourtant rien ne se passe. Comment expliquer ce déni dans lequel nous vivons ?

Naomi Klein : Le problème n’est pas que nous ne faisons rien, mais que nous nous engageons activement dans les mauvais choix. Notre système économique repose sur une croissance infinie. Toute expansion est considérée comme positive. Nos émissions de CO2 augmentent beaucoup plus rapidement que dans les années 1990. Dans la dernière décennie, le prix très élevé du pétrole a incité le secteur énergétique à se tourner vers de nouvelles formes d’extraction, plus coûteuses et plus polluantes, comme le pétrole des sables bitumineux et la fracturation hydraulique [gaz de schiste]. Nous avons encouragé les multinationales à produire à moindre coût, avec une main d’œuvre pas cher et des ressources énergétiques à prix bas. On ne peut pas dire que nous ne faisons rien : nous faisons empirer le problème !

 

La question climatique est angoissante pour beaucoup de gens. Vous estimez au contraire qu’elle constitue une opportunité pour tout changer, que la transition énergétique représente un défi exaltant. Comment changer l’état d’esprit de celles et ceux qui le vivent comme une contrainte et avec anxiété ?

Nous payons les conséquences de deux décennies de politiques climatiques qui n’étaient pas basées sur la justice. Résultat : la facture de la transition écologique pèse sur notre consommation quotidienne, sur les travailleurs. Les gens associent désormais les actions contre le changement climatique à l’augmentation du coût de la vie, au fait de payer un supplément pour des produits « verts » ou des énergies renouvelables. Ils ont commencé par accepter cette logique. Puis la crise économique est arrivée, les gens ont payé pour renflouer les banques et se demandent pourquoi ils devaient aussi payer pour les grandes entreprises polluantes. Non seulement celles-ci ne sont pas pénalisées, mais elles réalisent d’énormes profits. Cette injustice a provoqué des réactions.

 

 

« Tout peut changer » : entretien avec Naomi Klein par Bastamag

 

Nous devons construire une vision claire et ambitieuse de ce que peut être une transition basée sur la justice. Une transition dont la facture sera payée par ceux qui sont responsables de cette crise, et non par ceux qui n’en ont pas les moyens. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des sacrifices. Mais les gens seront beaucoup plus disposés à faire ces changements s’ils constatent que les normes sont appliquées avec justice, que l’on demande aussi aux plus grands pollueurs de changer.

 

Certaines multinationales pétrolières, comme ExxonMobil, BP ou Shell, ont déclaré la guerre à la planète, écrivez-vous…

Le modèle économique de ces entreprises les pousse à chercher sans cesse de nouvelles réserves de combustibles fossiles – charbon, pétrole et gaz. Une étude publiée par Carbon Tracker il y a trois ans montre à quel point cela va à l’encontre de ce que nous devons faire : l’industrie mondiale des énergies fossiles a aujourd’hui en réserve cinq fois plus de carbone que ce que peut absorber l’atmosphère, si nous voulons maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C. Deux degrés, c’est un seuil déjà très dangereux. C’est l’objectif que se sont fixé nos gouvernements lors de la conférence sur le climat de Copenhague [en 2009]. Cela nous donne un « budget global » de carbone : nous savons combien de carbone peut être brûlé pour avoir une chance sur deux d’atteindre cet objectif. Or, ces entreprises possèdent des réserves de carbone cinq fois plus importantes que ce budget global. Ce qui explique pourquoi elles se battent avec tant d’ardeur contre la diffusion d’une information scientifique juste et honnête sur le climat, pourquoi elles financent les responsables politiques et les organisations qui nient le réchauffement climatique, pourquoi elles s’opposent à toutes les mesures de lutte contre le changement climatique, que ce soit une taxe sur le carbone ou le soutien aux énergies renouvelables.

 

Pourquoi ces entreprises bénéficient-elles d’une telle impunité, malgré la menace qu’elles font peser sur la planète ?

Ces industries, notamment pétrolières, sont les entreprises les plus puissantes au monde. Nos gouvernements ont mené des guerres pour protéger leurs intérêts. Les énergies fossiles, par nature, sont concentrées géographiquement. Leur extraction, leur transport, leur traitement, coûtent très cher. Ce qui entraine une concentration de richesse et de puissance entre les mains d’un petit nombre d’entreprises, publiques ou privées. Une concentration de pouvoirs qui facilite la corruption, légale ou illégale – les responsables qui font des allers-retours entre entreprises et milieu politique, les énormes quantités d’argent qui servent à payer des campagnes politiques – pour ne parler que des processus légaux. Voilà pourquoi ces multinationales bénéficient d’une totale impunité.

 

Pour reprendre la main, devons-nous démanteler le pouvoir de ces entreprises transnationales ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Nous devons d’abord ne pas augmenter leur pouvoir. Ce qui implique de bloquer les nouveaux accords de libre-échange, comme celui entre l’Europe et les États-Unis [Tafta], le Partenariat TransPacifique, ou l’accord entre l’Union européenne et le Canada. Ces accords donnent de nouveaux pouvoirs aux entreprises multinationales pour défier les gouvernements en matière de politique climatique. Un exemple : la société suédoise Vattenfall conteste la transition énergétique allemande, en affirmant qu’elle lui a fait perdre 4,7 milliards d’euros [à cause de l’abandon du nucléaire, ndlr.]. Un énorme montant, pour lequel elle poursuit le gouvernement allemand (grâce à des clauses relatives aux droits des investisseurs [1]). De quoi inquiéter les autres gouvernements, car la transition énergétique allemande est l’une des tentatives les plus audacieuses de transition vers les énergies renouvelables. Cette pression sonne donc comme un avertissement pour les gouvernements : « Si vous suivez cette voie, vous serez poursuivis ». Autre exemple : la fracturation hydraulique. Le Québec l’a interdite, le gouvernement français a adopté un moratoire. Mais au Canada, en vertu de l’accord Alena, une entreprise états-unienne conteste cette interdiction, affirmant que cela viole ses droits au forage de gaz. Ne donnons pas à ces multinationales des pouvoirs supplémentaires pour défier nos gouvernements, avec de nouveaux accords de libre-échange !

Il faut aussi les dépouiller de leurs pouvoirs actuels. Aux États-Unis, il faut contester le fait que les entreprises sont traitées comme des personnes devant la loi et que leurs dépenses de lobbying sont assimilées à de la liberté d’expression ! Une réglementation beaucoup plus stricte est nécessaire concernant le financement des campagnes de lobbying par les entreprises. Ces entreprises ont un modèle économique profondément immoral. Les bénéfices qu’elles ont gagnés sont illégitimes. Les gouvernements ont donc le droit de réclamer ces bénéfices, pour financer la transition pour sortir des énergies fossiles. C’est ce qui affaiblira leur pouvoir, car ce sont ces bénéfices qui les rendent puissantes. ExxonMobil a gagné 46 milliards de dollars en une seule année ! Un record.

 

Que dire aux salariés de ces entreprises polluantes, qui risquent de perdre leurs emplois ? Quelles alliances sont possibles ?

La réponse au changement climatique doit être fondée sur la justice. Et c’est loin d’être une évidence ! Nous devons d’abord définir ensemble ce qu’est une transition juste. Ce principe doit être intégré dans nos revendications. Concrètement, cela signifie que les travailleurs du secteur des énergies fossiles qui perdraient leur emploi se verront offrir d’autres emplois, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, les transports en commun créent 6 à 8 fois plus d’emplois que les investissements dans le secteur extractif. Mais si les emplois du secteur extractif sont les seuls emplois existants, le mouvement syndical va évidement se battre pour ces emplois.

Une alliance entre le mouvement ouvrier et le mouvement de justice climatique est pourtant nécessaire. Nous en voyons les prémices : l’alliance syndicale au Royaume-Uni demande par exemple la création « d’un million d’emplois pour le climat ». C’est le bon moment pour construire ce type d’alliance : le compromis entre les travailleurs, les syndicats et ces multinationales a été rompu, car ces dernières ne créent plus de nombreux emplois. Elles licencient même à cause du faible prix du pétrole. Ce ne sont pas les écologistes qui volent les emplois des travailleurs du secteur des énergies fossiles ! Ces derniers mois, à cause de la chute spectaculaire du prix du pétrole, plus de 100 000 emplois ont été perdus dans le secteur pétrolier et gazier aux États-Unis. Une preuve qu’il est extrêmement risqué de tout parier sur une matière première, comme le pétrole et le gaz, dont le prix oscille sans cesse. Le moment est opportun pour construire une économie plus stable. L’avantage du vent et de l’énergie solaire, c’est qu’ils sont libres, au même prix tout le temps, ils ne sont pas soumis de la même façon à ces cycles d’expansion et de ralentissement.

 

Les mobilisations ont montré que s’opposer n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’une vision claire de ce qui doit remplacer le système actuel, écrivez-vous. Qui va construire ce projet, cette vision ?

Cette vision doit être construite dans un processus démocratique, non uniforme. Un projet qui fonctionne en France ne sera pas le même au Canada ou en Inde. Nous devons diffuser des exemples de ce qui marche, à tous les niveaux – local, régional ou national. Comme ce grand combat sur la côte ouest des États-Unis près de Bellingham, dans l’État de Washington. Une ville très verte, mais avec un projet de construction d’un énorme terminal d’exportation de charbon. Cela a donné lieu à une importante bataille, très dure, entre les écologistes et les travailleurs. Puis il y a eu des alliances entre le mouvement contre la mine de charbon, mené par les peuples autochtones de l’État de Washington, et les syndicats, qui ont proposé un plan différent de réaménagement du front de mer. Ce plan va créer des emplois pour les travailleurs, mais avec un développement vert et non pas l’exportation de combustibles fossiles vers l’Asie. Une façon de sortir de cette impasse entre travailleurs et écologistes.

 

 

Le processus est différent dans chaque endroit. L’essentiel est d’amorcer ces discussions. Je suis étonnée de notre incapacité à faire des liens entre des mobilisations contre la hausse des tarifs dans les transports publics et le changement climatique. Ou bien des grèves des travailleurs ferroviaires en lutte contre la privatisation, dans lesquelles il n’est jamais question du climat. Nous échouons fondamentalement à créer ces connexions, à mener ces combats en commun.

 

Que peut-on espérer de la Conférence internationale sur le climat qui aura lieu à Paris en décembre 2015 ? Vous semblez ne rien en attendre...

Il faut être réaliste : cette conférence ne va pas sauver le monde. Il n’y aura pas d’accord aussi ambitieux que ce que demandent les scientifiques. Ils nous disent de réduire nos émissions de 8 à 10 % par an, à partir de maintenant. Et nos gouvernements parlent de commencer à réduire les émissions de 2 à 3 % à partir de la prochaine décennie. Ce n’est pas la même chose ! C’est une grave erreur de penser que nous pourrions d’un seul coup convaincre nos dirigeants. Cela nous condamne à la déception. C’est ce qui s’est passé avec le sommet de Copenhague en 2009 : beaucoup de gens en sont sortis profondément déprimés. Nous devons plutôt voir la conférence de Paris comme un jalon sur la route.

Et cette conférence est importante car il y a eu, en particulier en Europe, un énorme évitement de la question du climat depuis le début de la crise économique. On ne parle plus que d’austérité, de la crise économique, ou du terrorisme. Le Sommet de Paris est une chance pour pouvoir aborder de nouveau le sujet. Une occasion pour contrer les discours insensés de nos dirigeants, réclamer une réduction spectaculaire des émissions dès maintenant, et également obtenir une ou plusieurs victoires significatives. Si le prix du pétrole reste bas, nous pourrions gagner une victoire concernant l’interdiction de forage dans l’Arctique. Tout est lié au prix du pétrole : avec les sables bitumineux en Alberta par exemple, le plus grand projet industriel sur la planète, nous avons livré une bataille vraiment difficile : le prix du pétrole a rendu l’exploitation de pétrole en Alberta incroyablement rentable pour les entreprises. Mais en ce moment les investisseurs fuient l’Alberta car extraire ce pétrole est devenu très coûteux. Ce contexte rend une victoire structurelle possible – un moratoire sur l’extraction des sables bitumineux ou la bataille de l’Arctique. Ces sujets ne sont pas à l’ordre du jour de la Conférence de Paris, mais nous ne devons pas renoncer à inscrire cela sur l’agenda des négociations.

 

Vous évoquez aussi les nombreuses luttes locales pour le climat. Quel est ce « nouveau territoire » que vous nommez « Blockadia » ?

C’est un type d’action contre le changement climatique. Ce « mouvement de résistance aux énergies fossiles » est né dans la lutte contre le pipeline Keystone XL aux États-Unis : un énorme oléoduc que l’entreprise TransCanada veut construire depuis les sables bitumineux de l’Alberta jusqu’au golfe du Mexique. Le pétrole des sables bitumineux est l’un des plus polluants. Quand la construction du pipeline a débuté, les opposants se sont enchaînés aux clôtures, sont montés dans les arbres, ont construit un camp, qu’ils ont appelé Blockadia. Ce terme a été repris partout où les gens se battent contre des projets d’extraction, contre une mine, un terminal d’exportation, la fracturation hydraulique. C’est un « espace » transnational (voir la cartographie [2]) : les techniques audacieuses de Blockadia viennent de l’hémisphère sud. Le mouvement a pris naissance dans les années 1990 lors de la lutte victorieuse du peuple Ogoni au Nigeria pour chasser le géant pétrolier Shell de leur territoire.

 

Que dites-vous aux gens qui veulent faire quelque chose « dans leur vie quotidienne » en faveur d’un changement ?

Nous savons ce que nous pouvons faire pour réduire notre empreinte carbone. Beaucoup d’entre nous le font déjà. C’est bon pour nous et pour notre santé, cela réduit les dissonances dans nos vies. Mais certains ressentent un découragement car ils ont adopté ces changements individuels et constatent que cela n’entraîne pas de changements structurels. Vouloir tout changer en même temps est écrasant. C’est pourquoi je trouve encourageant le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles [mouvement qui appelle les investisseurs à se désengager financièrement des secteurs pétroliers, gaziers et du charbon] : ces étudiants qui exigent que leurs universités ou leurs villes se désinvestissent des énergies fossiles, ces travailleurs qui réclament que leurs fonds de retraites s’en retirent. C’est important dans une perspective d’éducation populaire : ce sont des actions collectives importantes, mais pas écrasantes. Par ailleurs, cette injonction qui nous fait demander « Que puis-je faire en tant qu’individu ? » est vraiment un symbole du triomphe de la logique du marché. Car cette bataille ne peut être menée que collectivement.

 

Voyez-vous la « décroissance » comme une solution ?

Ce terme est utile pour le diagnostic : nous devons sortir d’un système économique dont le référentiel est la croissance. Nous devons réduire notre utilisation des ressources, et plus généralement, notre consommation – du moins dans les endroits du monde où il y a surconsommation. Mais considérer la décroissance comme un but est une erreur. Le fait que la croissance soit le cœur du problème ne signifie pas que la décroissance doive être la solution. Si le problème est lié au fait de mesurer le progrès à travers la croissance, alors changeons notre manière de mesurer le progrès. Chaque contexte est différent, mais à un moment où les gens connaissent une implacable austérité, il me semble que parler de décroissance n’est pas une stratégie de communication efficace.

 

Que pensez-vous des solutions technologiques contre le réchauffement climatique ? Les réponses ne peuvent-elles être que politiques ?

C’est une combinaison. Les énergies renouvelables sont des technologies. L’agro-écologie est une combinaison de connaissances anciennes et de technologies modernes. Il ne faut pas rejeter par principe tout ce qui est technologique. Mais se concentrer sur des solutions technologiques donne cette fausse impression que nous n’avons pas à changer quoi que ce soit, à l’exception de nos sources d’énergie. Les solutions techniques comme la géo-ingénierie sont de la science-fiction : cette idée qu’il existera une formule magique nous permettant de cacher le soleil pour arrêter le réchauffement de la planète... C’est précisément ce type de vision arrogante du monde qui est à l’origine du problème.

 

Votre livre analyse en profondeur les liens entre capitalisme et changement climatique. Se battre pour le climat implique-t-il nécessairement de lutter contre le capitalisme et de changer de système économique ?

Il n’y pas d’autre moyens. Il y a encore une tendance au sein du mouvement écologiste à penser que l’on va trouver un moyen d’avancer sans offenser ceux qui ont aujourd’hui le pouvoir. Une sorte de voie médiane à trouver. C’est franchement une mauvaise stratégie. De plus en plus de gens comprennent que ce système économique est un échec. Il y a aujourd’hui des débats sur les inégalités massives qu’il a engendrées. Si le mouvement pour la justice climatique montre qu’agir pour le climat est la meilleure chance que nous ayons de construire un système économique plus juste, avec plus d’emplois et de meilleure qualité, plus d’égalité, plus de services sociaux, de transports collectifs, toutes ces choses qui améliorent la vie quotidienne, alors les gens se battront pour ces politiques. Cela est crucial.

Le problème est que nous avons des ennemis. J’utilise ce mot à dessein, car les industries basées sur les énergies fossiles se battent comme des diables pour protéger leurs intérêts, elles font tout ce qu’elles peuvent pour gagner. Et puis vous avez les gens qui sont dans le « milieu mou », qui ne participent pas vraiment à la bataille, parce que le résultat est incertain. Lier justice économique et action pour le climat peut permettre de créer une alliance avec tous ces gens, qui se battront pour cet avenir parce qu’ils en bénéficieront directement.

 

Êtes-vous optimiste ?

Ce n’est pas une question d’optimisme ou de pessimisme. Nous éprouvons tous du pessimisme, car personne, à part un menteur ou un fou, ne peut affirmer que nous sommes sûrs de gagner ces batailles ! Mais céder au désespoir est aujourd’hui une position moralement répréhensible. Trop de vies sont en jeu. S’il y a la moindre chance qu’une autre voie soit possible, nous avons la responsabilité morale de nous battre pour accroître cette probabilité.

L’urgence de la crise climatique, le fait que nous n’avons plus de temps à perdre, que nous sommes dans des délais très serrés, que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ce combat, tout cela peut être un catalyseur pour gagner des batailles que beaucoup d’entre nous mènent depuis de très nombreuses années.

Recueillis par Agnès Rousseaux et Sophie Chapelle

Photos : Manifestation pour l’urgence climatique et contre l’industrie fossile, New York, le 21 septembre 2014, puis le 13 février 2015 / CC maisa_nyc


- Voir la retransmission de la conférence de Naomi Klein qui s’est tenue à Paris le 30 mars à Paris

Naomi Klein, Tout peut changer, capitalisme & changement climatique, Actes Sud, mars 2015.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 21:11

 

Source : http://www.reporterre.net

 

La ferme-usine des 23 000 cochons suscite la révolte en Vendée

8 avril 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 


 

 

Une manifestation s’est déroulée samedi contre le projet de maternité porcine industrielle du Poiroux, en Vendée. La mobilisation s’élargit avec Attac au niveau national contre un acteur « caché » du projet : la pieuvre Avril-Sofiprotéol.

- Les Sables d’Olonne (Vendée), reportage

Des associations de défense de l’environnement aux côtés du syndicat de la Confédération Paysanne, des militants d’ATTAC et d’EELV en compagnie d’élus locaux marqués (très) à droite, des ostréiculteurs ou de simples riverains… Ils étaient près de 1 500 à défiler, samedi 4 avril, aux Sables d’Olonne – un appel « plus que largement entendu » selon Ouest France, qui a réalisé une vidéo de la manifestation.

Tous ne portaient pas les mêmes revendications, mais un même adversaire les réunissait : le projet de maternité porcine de Poiroux. Sous le regard amusé des touristes et des surfers, les slogans indiquaient les revendications : « Ne laissons pas des porcs s’occuper des cochons », « Des huîtres, pas du lisier », etc.

Certains manifestants, déguisés en « cochons en colère », donnaient au cortège une jolie couleur rose : « Je ne veux pas aller à l’usine », dit l’un. « Je veux faire caca dans la paille », clame l’autre. Le tracteur qui fermait la marche proclamait qu’« une autre agriculture est possible ».

Dans l’océan, une petite embarcation s’était jointe à la manifestation qui longeait la plage en déployant une voile où l’on pouvait lire « Non aux usines porcines, respectons le littoral ». Comme un symbole, la marée charriait avec elle des algues vertes qu’elle déposait tout au long du remblai, sur le sable.

 

 

Le risque des algues vertes

C’est un des principaux motifs d’inquiétude pour ceux qui s’opposent au projet. Avec 890 truies qui doivent donner naissance à près de 23 000 porcelets par an, les déjections animales représentent un risque important de contamination pour l’environnement : « On parle d’environ 7 000 m3 de lisier, qui représentent 20 tonnes d’azote pur et qui seront épandues sur les cultures car c’est censé enrichir la terre. Mais on connaît les conséquences que cela a eu en Bretagne », dit Jacques Jutel, le président de l’association Terres et rivières.

Or, sept cours d’eau prennent leur source tout près de l’emplacement prévu pour la porcherie. Dont la Vertonne, rivière à la qualité déjà classée médiocre, qui se jette 15 kilomètres plus loin dans l’estuaire des marais d’Olonne. « Il y avait déjà plus de 11 000 m3 d’algues vertes en Vendée en 2011. Avec ce projet, on risque une véritable prolifération », poursuit Jacques Jutel.

Avec les effets désastreux que l’on sait pour l’environnement : risque sanitaire élevé en raison du caractère cancérigène des nitrates, destruction d’une zone de biodiversité précieuse (l’estuaire du Payre, également exposé, est un espace naturel protégé classé Natura 2000 et site remarquable de Vendée), dégradation du littoral, etc.

 

 

Les associés au projet de porcherie nient tout risque environnemental et sanitaire. « Les études d’impact ont été faites », nous répond l’un d’entre eux. Mais pour les opposants, ce sont bien les mêmes dangers qu’en Bretagne qui guettent désormais le territoire vendéen : « C’est une stratégie de colonisation. Les grands groupes industriels de la filière porcine quittent la Bretagne, désormais saturée, et s’implantent à côté », explique Christine Coquenlorge, habitante de Poiroux et membre des associations de la Feve (Fédération écocitoyenne de Vendée) et de l’Avigen (Association de vigilance environnementale).

 

Plus grand-chose à voir avec l’agriculture

Alors que la filière porcine est en crise, l’arrivée d’une telle infrastructure pourrait donner un coup de frein aux activités de la conchyliculture ou du tourisme vert qui se développe dans la région. Et diminuer le volume des emplois, car la maternité porcine ne prévoit de ne créer que quatre postes.

Le syndicat agricole dénonce des techniques de production industrielles avancées qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’agriculture : « Ce ne sont plus des paysans qui assurent l’exploitation mais des ouvriers spécialisés sur une chaîne de production entièrement robotisée. »

Un collectif d’opposants, « Non à l’usine à cochons de Poiroux », vient de se créer, réunissant les associations locales rejointes par ATTAC. Une de ses premières actions a été de déposer une pétition, d’ores et déjà signée par plus de 6 000 citoyens, et qui doit être adressée à Ségolène Royal.

 

A l’origine, l’opposition locale avait pourtant réussi à bloquer le projet. En 2009, plusieurs communes concernées par le périmètre du projet émettent en effet un avis défavorable. Tout comme le conseil général, présidé par Philippe de Villiers. Tout comme la municipalité même de Poiroux, dont la majorité du conseil vote à l’encontre du maire, partisan isolé du projet.

Finalement, en juin 2010, le préfet de l’époque, Jean-Jacques Brot, finit par suivre l’émoi général : il signe un arrêté de refus d’autorisation d’exploiter :

PDF - 86.3 ko

Mais, retournement de situation en 2013, le tribunal administratif de Nantes annule l’arrêté. « Un jugement uniquement sur la forme », explique-t-on du côté des opposants. Il ordonne de signer un nouvel arrêté d’autorisation, ce que la préfecture fait en novembre 2013.

 

FNSEA, Sofiprotéol et connivences politiques

Pour Christine Coquenlorge, la visite en Vendée du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, en juin 2013 quelques jours seulement après la décision du tribunal, est loin d’être anodine : « Il est venu pour accélérer le projet, il a rencontré les services de la préfecture et l’ensemble de la profession agricole. Ce n’est pas localement que ça se passe, le centre de décision est à Paris. D’ailleurs, quel est le seul syndicat à avoir son bureau au ministère de l’agriculture ? »

Mme Coquenlorge vise l’influence de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), le premier syndicat agricole dont le maire de Poiroux est vice-président de la section départementale. La Vendée est un fief important de la FNSEA : Joël Limouzin, président de la FDSEA de Vendée jusqu’à l’année dernière, vient d’être nommé vice-président de la FNSEA à l’échelle nationale, étant par ailleurs président de la FRSEA Pays de la Loire. Et à la tête de la FDSEA de Vendée, c’est désormais Brice Guyau qui officie, Brice Guyau n’étant autre que le fils de Luc Guyau, l’ancien président de la FNSEA.

C’est dire l’influence de la FNSEA sur le territoire vendéen. Or, à la tête de la FNSEA se trouve Xavier Beulin. Et qui dit Xavier Beulin, dit… Avril-Sofiprotéol, dont Reporterre avait démontré la participation au projet, par l’intermédiaire de la SARL Kerloann – composée de plusieurs filiales d’Avril-Sofiprotéol – qui est présente au capital de la SCEA « Le Village du bois », porteur du projet...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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