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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:55

 

 

 

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*Retrouvez toutes les photos de l'action dans l'album photo, sous le même libellé

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:48

 

Introduction


Après le vote du Traité de Lisbonne par le Parlement le 4 février 2008, celui du M.E.S. les 21 et 28 février 2012 est une preuve supplémentaire du divorce entre la volonté générale de la Nation et les choix des parlementaires, prêts à sacrifier notre souveraineté au profit d’une intégration européenne dont les modalités échappent totalement aux citoyens.

Dans ces conditions, continuer à parler de démocratie en Europe relève de la mystification pure et simple. A moins que les citoyens ne finissent par réagir à ces abus de pouvoir et reprennent leur souveraineté en mains. C’est précisément le pari que nous faisons en créant les Comités de Résistance et d’Action Citoyenne (C.R.A.C.), car nous ne pouvons imaginer que la Grande Nation qui jadis, au nom de la pensée des Lumières, coupa la tête à un monarque absolu de droit divin, se résigne aujourd’hui à devenir l’esclave des forces obscures de la finance mondialisée !

Le principal outil de cette résistance citoyenne sera le Référendum d’Initiative Populaire (R.I.P.). Il permettra au peuple d’intervenir directement dans la fabrication de la loi dès lors qu’une fraction déterminée de l’électorat se saisira d’une question et rassemblera les signatures nécessaires. Le gouvernement sera alors dans l’obligation d’organiser un référendum. Ainsi, les citoyens n’en seront plus réduits à répondre à des questions que le Président voudra bien leur poser, si toutefois il leur en pose et sans garantie aucune que leurs réponses soient prises en compte, mais définiront eux-mêmes les questions qui méritent d’être soumises à leur vote.

Le référendum d’initiative populaire bénéficie d’une incontestable légitimité dans la mesure où il est conforme à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation » (art. 6) Par conséquent, il n’existe aucun argument valable pour s’y opposer.

Nous constituons donc des comités citoyens dans tout le pays pour prendre contact, dès le lendemain des élections législatives (et pour les comités qui le souhaitent, avant même les élections), avec l’ensemble des députés (ou les candidats aux législatives) pour leur faire savoir que l’inscription du R.I.P. dans la Constitution est pour nous la réforme prioritaire, et obtenir leur engagement à l’accomplir.

 

Modalités pratiques

Il s’agit d’exercer un « lobbying citoyen » sur tous les députés, partant du postulat que ceux-ci ne voteront un vrai référendum d’initiative populaire (au lieu de ce simulacre de R.I.P. de 2008) qu’à condition que cette réforme constitutionnelle bénéficie d’un large soutien populaire. Pour autant, il ne sera pas nécessaire (dans un premier temps) de mobiliser les foules. Il suffira d’une poignée de citoyens motivés dans chaque département ! La légitimité de leur action ne reposera pas sur leur nombre mais sur la nature même de leur revendication, ne demandant rien pour eux-mêmes mais exigeant ce qui est bon pour la Nation toute entière. Nous visons donc un comité par département. L’extension géographique de notre mouvement citoyen (une bonne couverture du territoire) a plus d’importance que le nombre de membres dans chaque département. Chacun des comités prendra contact avec les 5 ou 6 députés de son département pour obtenir d’eux un engagement clair en faveur du R.I.P., avant qu’une proposition de loi ne soit déposée à l’Assemblée.

Un argument supplémentaire en faveur du R.I.P. est que celui-ci figure aux programmes de quasiment tous les partis politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite, et ce depuis plus de 20 ans, sans qu’aucun d’eux n’ait daigné l’inscrire dans la Constitution une fois parvenu au pouvoir. Mais ce temps est maintenant révolu. Les plus cyniques des politiciens professionnels prétendent que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » (et versent ensuite des larmes de crocodile sur les records d’abstention…). Eh bien nous allons les prendre au mot : cette promesse, nous y croyons, donc elle nous engage. Nous nous engageons à nous battre jusqu’à ce qu’elle soit tenue.

 

 

Plan d’action


Première étape : envoi d’un mail (mise à disposition d’une lettre-type sur le site). Il est essentiel que tous reçoivent dans un même laps de temps (fin juin – début juillet) une interpellation sur le même sujet, signée par la même organisation mais avec des porte-paroles différents, en raison de son effet psychologique (les députés parlent entre eux lorsqu’ils se retrouvent sur les bancs de l’Assemblée ou dans les réunions de leurs partis). On laissera (provisoirement) tranquilles les députés qui acceptent d’emblée le principe du R.I.P. (voir étape 4 bis)

 

Deuxième étape : Les députés qui ne prendront pas un engagement clair seront recontactés pour convenir d’un rendez-vous. Le porte parole du C.R.A.C. départemental ira expliquer, accompagné d’un ou 2 membres, l’intérêt, la nécessité et la légitimité du R.I.P. afin d’obtenir un engagement formel à voter pour.


Troisième étape : A ce stade, certains députés auront accepté, d’autres auront refusé. Les réactions de chacun seront « remontées » au niveau de l’O.C.C.I.R. (la coordination nationale de tous les C.R.A.C. départementaux) qui en publiera les listes sur son site, de sorte que chaque membre des comités citoyens puisse connaître précisément la position de chaque député.

 

Quatrième étape : à partir de là, il s’agira d’élargir le mouvement, de le radicaliser, et de le concentrer sur les députés récalcitrants.

 

Elargir : en recrutant localement de nouveaux membres afin de mieux répartir les tâches

 

Radicaliser : en s’emparant des agendas de ces députés (souvent publiés sur leurs sites, leurs blogs ou leurs pages Facebook) pour aller à leur rencontre à chaque fois qu’ils participeront à une manifestation publique dans le but de les interpeller au sujet du R.I.P. Ces actions devront être médiatisées autant que possible. Tous les électeurs devront pouvoir lire dans leurs journaux que leur député entend confisquer leur souveraineté à son seul profit.

 

Concentrer : les comités départementaux de tout le pays enverront des mails aux députés qui refusent de s’engager à voter le R.I.P. car l’enjeu n’est pas local, il est national. Les députés sont élus dans leurs circonscriptions, mais chacun d’entre eux représente toute la France.

 

Quatrième étape bis : en même temps qu’on accentuera la pression sur les plus rétifs, on présentera à ceux qui auront accepté le principe du R.I.P. un avant-projet concret. La proposition de loi d’avril 2011 présentée par le député UMP Christian Vanneste pourra servir de base de réflexion, mais il n’est évidemment pas question de la conserver en l’état. Elle devra être retravaillée au sein des comités citoyens, éventuellement avec la collaboration de nos élus qui nous apporteraient leur expertise en matière de droit constitutionnel.

 

Cinquième étape : une fois le principe du R.I.P. accepté par une large majorité de nos députés, le texte pourra être présenté à l’Assemblée (le plus tôt possible : fin 2012 ? début 2013 ?) par l’un de ceux (ou même plusieurs cosignataires) qui nous auront aidé à en rédiger la version définitive.

Quand le R.I.P. sera enfin voté, la France sera devenue une vraie démocratie.

 

La proposition de loi

Nous exigerons le Référendum d’initiative populaire dans ses quatre déclinaisons : législatif (on propose une loi), abrogatoire (on propose la suppression d’une loi), révocatoire (on propose de révoquer un élu) et constituant (on propose une modification de la Constitution).

Se posera ensuite la question du seuil. Dans le projet de Christian Vanneste par exemple, il est fixé à 500 000 (abrogatif), 800 000 (législatif) et 1 million (constituant). Mais on peut imaginer qu’on applique le même seuil à tous les types de référendum, d’autant qu’il sera plus difficile de rassembler un grand nombre de signatures sur une question abstraite (changer un article de la Constitution) que sur une question concrète (rétablir le droit à la retraite à 60 ans ou interdire l’exploitation des gaz de schiste, par exemple). Par ailleurs, on peut exprimer ce seuil en valeur absolue (500 000, 1 million) ou en pourcentage du corps électoral. La France, 65 millions d’habitants, compte 43,2 millions de votants. Pourquoi ne pas fixer ce seuil à 1 % des électeurs (432 000) ? Un seuil exprimé en pourcentage a aussi l’avantage de permettre d’appliquer le R.I.P. facilement à toutes les échelles (régionale, communale). Les détails de la proposition de loi seront évidemment mis en débat au sein des comités citoyens, qui s’appuieront sur les modèles existants dans d’autres pays et sur la réflexion de ceux qui défendent de longue date le principe du R.I.P. en France (comme Yvan Bachaud ou Etienne Chouard) pour élaborer le R.I.P. que nous voulons pour notre pays. Enfin, il faudra tirer les leçons du vote du Traité de Lisbonne en février 2008 et établir qu’une loi votée par référendum ne pourra être abrogée que par un autre référendum. Le dernier mot doit revenir au peuple.

 

Perspectives

L’introduction du R.I.P. dans la Constitution suite à la mobilisation des Comités de Résistance et d’Action Citoyenne transformera radicalement les pratiques législatives dans notre pays et ouvrira la voie à une véritable Révolution citoyenne.

En effet, les députés n’auront plus aucun intérêt à suivre aveuglément les consignes de leurs partis et voter en catimini des lois impopulaires, sachant qu’un référendum de blocage (abrogatif) pourra en empêcher l’application.

Craindre la multiplication de tels référendums serait sans fondement, car les parlementaires finiront par pratiquer une sorte d’autocensure. Ayant pris l’habitude de coopérer avec les comités citoyens, ils seront davantage à l’écoute du peuple (et pas seulement en période électorale) et veilleront à ce que les lois soient effectivement l’expression de la volonté générale.

Le R.I.P. transformera aussi le rôle des partis : au lieu d’être des « machines électorales » servant à sélectionner les candidats, faire de la propagande, verser dans la « pipolisation » et les « petites phrases », attiser des querelles stériles entre égos surdimensionnés, lutter pour la prééminence à l’Assemblée, au Sénat, à l’Elysée, et ensuite prendre les décisions à la place des citoyens, (ce qui est pour beaucoup dans la dé-crédibilisation et le dégoût de la politique d’un si grand nombre de personnes) ils alimenteront le débat politique sur des sujets de fond et éclaireront les choix des citoyens par des arguments rationnels. En un mot, ils feront de la Politique avec un grand « P » au lieu de se cantonner dans la « communication ».

Enfin, l’obtention du R.I.P. permettra aux comités citoyens d’accroître de manière significative le nombre de leurs membres (car la possession d’un véritable pouvoir relancera l’intérêt des gens pour la politique), d’essaimer dans chaque circonscription, et de s’élargir en un puissant réseau d’ Assemblées citoyennes, lieux de réflexion, de débat et de décision politique en contact permanent avec les députés.

Cette Révolution citoyenne permettra à notre pays de résister à la démence néolibérale et ses politiques austéritaires qui menacent de mettre toute l’Europe à feu et à sang. Après les prochaines élections, notre pays sera donc confronté à l’alternative suivante : soit la mise en œuvre de l'article 6 de la Constitution de 1789 (« la loi est l’expression de la volonté générale, tous les citoyens peuvent contribuer personnellement [donc par le R.I.P.] ou par l’intermédiaire de leurs représentants, à sa formation ») soit le risque de voir renaître l’esprit de 1793 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." (Article 35)

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:44

Ce matin, place Terre au Duc…

Les Indigné(e)s d’Quimper/Cornouaille

 

Il faut que je vous la raconte…. Ce matin nous étions sur la place; à 5 métres, 2 militants UMP (oui, oui il y en a encore !!!). Après avoir accepté leur tract, je leur demande comment ils font pour militer pour ce parti… La discution tourne autour de l’incompétence de ces gens qui ont plongé le peuple dans un toilette sèche sans fond…. Je retourne à la fontaine avec mon tract, allume le mégaphone et commence à le décrypter…je relève la tête…. A plus… A disparu les militants…!!! Si vous ne savez pas comment faire dispaitre des militants UMP, prenez un mégaphone et commentez joyeusement leur tracts… c’est très efficace !!!!
La prochaine fois, on le fait avec le PS….


Yves

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:37

 

 

 

A l’appel d’associations, une cinquantaine de personnes se sont mises en route depuis Marseille pour rejoindre Paris le 21 avril, veille du premier tour de l’élection présidentielle. D’autres cortèges devraient les rejoindre dans la capitale.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:33

letelegramme.com - 3 mars 2012 à 15h19

 

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En fin de matinée, devant les halles, le premier rassemblement châteaulinois des Indignés a drainé un flux constant de personnes de tous âges, tous sexes et toutes conditions sociales. Les uns passaient, les autres restaient. Au plus fort du rassemblement, contrarié vers midi par la pluie, on a pu compter une vingtaine d'Indignés.

 

Autour d'une table recouverte de tracts et de livres, ces derniers ont échangé sur la dette publique, "le hold-up du siècle" qu'on fait "payer aux populations". Mais aussi sur la vivisection contre laquelle circulait une pétition. Certains ont appelé de leurs vœux l'écriture d'une nouvelle Constitution "par et pour les citoyens".

'autres ont dénoncé les catastrophes écologiques et sanitaires ou encore le tout-nucléaire, appelant à les rejoindre dans la chaîne humaine organisée par Sortir du nucléaire le dimanche 11 mars, au Faou (29). Après s'être échangé e-mails et numéros de téléphone, les Indignés ont promis de se retrouver prochainement.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:29

 

| Par La rédaction de Mediapart

 

Une délégation de mouvements sociaux européens s'est rendue en Grèce du 28 février au 1er mars pour « dénoncer l'escroquerie des “sauvetages” de la Troïka, et rencontrer les mouvements sociaux grecs ». Parmi les Français : des représentants syndicaux, des membres d'Attac ou du collectif Droit au logement. De retour d'Athènes, Sophie Zafari, chargée du secteur international de la Fédération syndicale unitaire, première organisation de la fonction publique d'Etat, nous livre ses impressions.

Vous avez rencontré, à Athènes, des membres des deux principaux syndicats, des ouvriers en grève et des représentants de la gauche
nouvelle. Qu'est-ce qui vous a marqué dans leurs discours ?

 

Sophie Zafari, FSU 
Sophie Zafari, FSU© Claire Le Nestour

Ils nous ont posé beaucoup de questions sur la situation dans nos pays respectifs. En Grèce, on leur dit à longueur de journée, qu'ils sont fainéants, corrompus et privilégiés, pour faire passer les réformes d'austérité. Les syndicalistes ont été surpris d'apprendre que nous avions le 1 % patronal, par exemple, alors qu'on vient d'annoncer la fermeture de l'équivalent grec de l'office public des HLM.
Des mesures d'austérité supplémentaires sont votées tous les jours par les dirigeants. Cela devient tellement anxiogène pour eux que les mobilisations faiblissent. Pour les syndicalistes que nous avons rencontrés, il ne s'agit plus d'essayer de perdre 100 au lieu de perdre 200 : la seule issue, c'est le changement total de paradigme.

Comment ont-ils accueilli la venue d'une délégation de sept pays européens ?

Ils ont été soulagés de voir qu'on ne les prenait pas pour les mauvais élèves de la zone euro. Les deux grandes centrales syndicales grecques font la distinction entre syndicats du Sud de l'Europe et syndicats du Nord. Pour eux, la coopération va jusqu'à la France. Au-delà, ils ont fait une croix sur la capacité des pays, notamment l'Allemagne, à jouer la carte de la solidarité.
Pourtant, l'endettement de la Grèce a aussi servi à ces pays. 70 % des produits alimentaires vendus en Grèce sont importés. Si la Grèce tombe, les pays d'Europe du Nord seront aussi affectés. Un Etat ne peut pas maintenir sa croissance à côté d'un pays en récession. Mais les syndicalistes allemands ne s'en sont pas encore vraiment rendu compte.

Concrètement, qu'est-ce que les mouvements sociaux peuvent faire ?

L'erreur de la zone euro, c'est d'avoir adossé une union que l'on savait fragile à un monde financiarisé qui ne tient pas debout. On l'a vu au G20, il est impossible de moraliser ou régulariser la finance. Nous n'avons pas une alternative à proposer. Certains veulent la sortie de l'euro, d'autres non. Il n'y a pas non plus de position tranchée concernant l'annulation de la dette.
Pour nous, la première étape, c'est de fédérer les mouvements sociaux européens pour montrer que nous sommes contre la libre concurrence et la logique punitive de la Troïka (FMI, Commission européenne, BCE). Nous ne serons pas crédibles sans une large mobilisation. Les dirigeants sont conscients que le peuple peut faire basculer les choses. Il suffit de voir le déploiement de forces de police dans les rues d'Athènes pour le comprendre.

N'est-il pas un peu utopique de vouloir créer un mouvement social européen quand en France déjà, les partis de gauche se divisent sur le vote du Mécanisme européen de stabilité ?

Je ne dis pas qu'on arrivera tous à un accord, mais on sait au moins ce que nous ne voulons pas. Ce n'est pas au peuple de payer la crise. En période pré-électorale, nous avons tendance à nous replier sur notre situation nationale et attendre l'élection. C'est un tort car, quand on regarde chez nos voisins, on se rend compte qu'ils ont vécu les mêmes réformes que nous à quelques mois d'écart. Nous assistons à un nivellement par le bas, d'où notre intérêt de créer des rendez-vous thématiques de mouvements sociaux européens sur la santé, l'éducation ou les retraites.
Quant au Mécanisme européen de stabilité, les autorités l'ont rendu compliqué, ce qui ne facilite pas la compréhension par le public, et donc la mobilisation. En Grèce, la division ne se fait plus en termes de gauche ou droite. Il y a une ligne de partage entre ceux qui votent « oui » et ceux qui votent « non » aux mémorandums. En France, le point rassembleur des mouvements sociaux, c'est de vouloir chasser Nicolas Sarkozy.

Chasser Nicolas Sarkozy, pour le remplacer par qui ?

Je ne m'engage pas là-dessus au nom du syndicat, chacun choisira. Mais nous avons établi une liste de critères : la défense des services publics, le refus des politiques d'austérité, le financement direct des Etats par la Banque centrale européenne sans passer par les banques, la taxation réelle des flux financiers, l'audit de la dette, le retour sur la réforme des retraites ou la fin de l'opacité au sein de l'Union européenne. Si on accepte le traité souverain, nous connaîtrons à notre tour la fin de la liberté souveraine.

Propos recueillis par Claire Le Nestour


Calendrier prévisionnel du collectif

29-31 mars : conférence sociale jointe à Bruxelles
19 mai : manifestation devant la BCE
Mai : séminaire des mouvements sociaux européens à Milan
Septembre : manifestation commune à Athènes

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:23

 

Rue89 - Rédigé par Stephane Trano le Samedi 3 Mars 2012 à 20:57

 

Quant il s'agit de parler "money", les Américains sont on ne peut plus exigeants et décomplexés. C'est pourquoi chaque contribuable peut connaitre à tout moment la destination exacte de ses impôts, en quelques clics sur le site de la Maison Blanche. A quand la transparence sur le site de l’Élysée?

 

Et si les Français pouvaient traquer où vont leurs impôts, comme les Américains?
Soit un couple marié avec un enfant et un revenu annuel de 50 000 dollars (37 861 Euros au 3 Mars 2012). Chaque année, ce couple doit déclarer ses revenus, avant le 1er Avril. Aux Etats-Unis, on appelle ceci du nom étrangement rassurant de "Tax Return" (ou "Retour d'Impôts). L'explication? Dans un pays où les impôts sont retenus à la source sur chaque bulletin de salaire, chaque contribuable peut également choisir de verser un supplément de son choix - 10, 20, 40 dollars - afin d'éviter toute mauvaise surprise à l'heure des comptes et d'anticiper si nécessaire un changement de situation tel qu'une augmentation de salaire. Ainsi, Avril marque le moment où, quelques jours à peine après l'envoi de sa déclaration au service des impôts (IRS), de nombreux contribuables reçoivent un chèque du Trésor américain qui leur rembourse le trop perçu. Dans ce système, tout est souple: c'est à la fin de l'année que le Congres vote les différentes mesures fiscales telles que les exemptions, les réductions, les niches fiscales, souvent au cours d'un sprint final qui sort de ring de boxe entre Démocrates et Républicains et durant lequel chaque jour amene une modification à la hausse ou à la baisse jusqu'à ce que les belligérants déclarent forfait et votent la loi fiscale. 

 

S'il est donc assez difficile pour les personnes imposées de faire des prévisions précises, d'autant que leurs impôts combinent à la fois ceux de l'Etat fédéral et de l'Etat dans lequel ils vivent, la possibilité de provisionner offre une sécurité non négligeable, même si le montant éventuellement rembourse en Avril ne sera pas assorti d'intérêts. 

Mais là où le système se montre le plus démonstratif, c'est dans la qualité de sa présentation: les impôts sont en effet adosses aux dépenses prévisionnelles du pays pour l'année suivante, et chacun peut ainsi visualiser en quelques instants sur Internet la répartition de l'argent qui sort de sa poche sur chaque feuille de paie.

Prenons ici l'exemple de 2010. Ce couple avec un enfant qui a gagné alors 50 000 dollars a pu suivre à la réception de ses salaires l'accumulation des montants verses à titre d'impôts, et cela en quelques lignes bien identifiées. Dans son cas, ce couple aura paye:
  • 3100 dollars pour la Sécurité Sociale (attention, il s'agit-là de la cotisation retraite), les "Survivors" (pensions) et l'assurance handicap
  • 725 dollars pour Medicare (la couverture sociale du pays pour les plus de 65 ans et les jeunes handicapés)
  • 260 dollars d'impôts sur le revenu
Au total, l'impôt fédéral pour ce couple au cours de l'année 2010 aura été de 4085 dollars, auxquels vient s'ajouter l'impôt de l'Etat dans lequel il réside. Cet impôt est constitué de différentes taxes dont le montant est variable et concerne les postes suivants: TVA, essence, tabac, revenu, foncier, comte, succession. Cet impôt est bien sur assujetti aux différentes exemptions et déductions. Sa fourchette est variable et se situe entre 3,87% du revenu pour le New Hampshire et 11,67% pour l'Alaska. 

 

Pour cet eemple de l'annee 2010, ce couple de contribuable va pouvoir renseigner en ligne les donnees relatives a son impot federal. Pour l'impot percu par l'Etat dans lequel il reside, chaque Etat publie la meme grille sur son propre site. Ainsi, concernant l'Etat federal, le contribuable peut d'abord consulter le detail du budget federal:



Au menu des Impôts

Et voici en détail la répartition des impôts payés par ce couple de contribuables:

DEFENSE NATIONALE
26.3%
$68.38


  • Salaires et avantages des personnels militaires

6.0% $15.60


  • Operations en cours, équipements et fournitures

10.5% $27.30


  • Recherche, développement, armes et construction

8.8% $22.88


  • Energie atomique militaire

0.7% $1.82

  • Activités du FBI et de la Défense Nationale

0.3% $0.78
 
SANTE
24.3%

$63.18



  • Medicaid et Programme d'Aide à l'Enfance (CHIP)

10.7% $27.82

  • Paiement des docteurs et médicaments du Programme Medicare

10.3% $26.78


  • Recherche sur la Sante et la Sécurité Alimentaire

1.5% $3.90


  • Contrôle des maladies et Sante Publique

1.0% $2.60


  • Crédit d’impôts du système COBRA et autres dépenses de Sante

0.9% $2.34
 
EMPLOI-FAMILLE
21.9%

$56.94


  • Assurance Chômage

4.4% $11.44


  • Aide  alimentaire et nutritionnelle

3.6% $9.36


  • Aide au Logement

2.2% $5.72


  • Salaire perçu, Création d’activité et Education

3.5% $9.10


  • Bénéfices Supplémentaires de la Sécurité Sociale

1.8% $4.68


  • Retraite et Handicap des employés civils et militaires du Gouvernement

4.6% $11.96


  • Aide à l’Enfance, Maisons d’Accueil, Adoption

0.6% $1.56


  • Assistance Temporaire pour les Familles en difficulté

0.8% $2.08


  • Retraites des Chemins de Fer et bénéfices supplémentaires

0.5% $1.30
 
EDUCATION-FORMATION
4.8%

$12.48


  • Education élémentaire, secondaire et vocation

2.8% $7.28


  • Aide financière aux étudiants du Secondaire

0.8% $2.08


  • Formation et services de placement à l’emploi

0.4% $1.04


  • Formation pour l’emploi des handicapés et autres mesures d’assistance

0.9% $2.34
 
VETERANS
4.1%
$10.66


  • Aide au revenu et au logement

1.9% $4.94


  • Sante

1.7% $4.42


  • Education, formation et autres bénéfices aux vétérans

0.5% $1.30
 
RESSOURCES NATURELLES ET ENVIRONNEMENT
2.1%
$5.46


  • Gestion de l’Eau et des Terres

0.9% $2.34


  • Fourniture d’énergie et distribution

0.4% $1.04


  • Contrôle de la pollution et des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement

0.8% $2.08
 
AFFAIRES INTERNATIONALES
1.7%
$4.42


  • Assistance et aide au développement humanitaires

0.7% $1.82


  • Aide extérieure à la Sécurité

0.4% $1.04


  • Affaires étrangères, Ambassades et autres affaires internationales

0.6% $1.56
 
SCIENCE, ESPACE ET TECHNOLOGIES
1.2%
$3.12


  • NASA

0.7% $1.82


  • Fondation Nationale des Sciences, recherches additionnelles scientifiques et laboratoires

0.5% $1.30
 
IMMIGRATION, MAINTIEN DE l’ORDRE ET JUSTICE
2.0%
$5.20


Agriculture
0.8%
$2.08


Communauté, Territoire et Développement régional
0.5%
$1.30


Désastres Naturels
0.4%
$1.04


Programmes Gouvernementaux Additionnels
2.4%
$6.24


INTERETS NETS
7.4%
$19.24

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:16

 

Guéanterie du jour 03/03/2012 à 12h50Pierre Haski | Cofondateur Rue89 

Mis à jour le samedi 3 mars 2012 à 17h07


 

 

Ça faisait plusieurs jours qu'on n'avait entendu parler de Claude Guéant et de ses saillies sur le terrain de l'islamophobie. C'est fait : vendredi soir, le ministre de l'Intérieur a lié le vote des étrangers à la distribution de nourriture halal dans les cantines scolaires, suscitant une nouvelle levée de protestations.

Il n'y avait que 300 personnes pour l'écouter lors d'une réunion électorale à Velaine-en-Haye, près de Nancy, mais ses propos ont vite débordé ce cadre limité :

« Accepter le vote des étrangers, c'est la porte ouverte au communautarisme. Nous ne voulons pas que des conseillers municipaux étrangers rendent obligatoire la nourriture halal dans les repas des cantines, ou réglementent les piscines à l'encontre des principes de mixité.

Si on reçoit moins d'immigrés, les choses se passeront mieux. Les étrangers doivent accepter nos règles, c'est à eux de s'adapter. Chacun comprend que si on reçoit moins d'immigrés, les choses se passeront mieux. »

François Hollande lui a indirectement répondu, samedi après-midi à Dijon, en déclarant :

« les étrangers peuvent voter aux élections municipales sans qu'on ait rien à craindre ».

Dès samedi matin, sur Europe 1, Manuel Valls, le directeur de campagne de François Hollande, a qualifié ces propos de Claude Guéant de « nauséabonds [...] à l'image de la campagne de Nicolas Sarkozy ». « Il ferait mieux de s'occuper de lutter contre l'insécurité et la délinquance », a-t-il ajouté.

Meme réaction de Cécile Duflot, la dirigeante d'Europe Ecologie Les Verts, qui parle sur Twitter d'« idées dégoûtantes ».

Sur Twitter également, les commentaires ironiques vont bon train, pour faire observer que « si les Alsaciens votaient », il y aurait choucroute obligatoire dans les cantines, « si les Antillais votaient », il y aurait du rhum dans les écoles, ou que si les Bretons votaient, on aurait du chouchen et des galettes saucisse à chaque repas.

Au-delà de l'ironie, cette sortie montre la persistance du ministre de l'Intérieur à aller labourer sur les terres du FN, deux semaines après sa sortie sur les « civilisations qui ne se valent pas ». Pas question de renoncer à ce créneau au moment où Nicolas Sarkozy est en difficultés dans les sondages.

Le vote islamophobe vaut bien quelques outrances, semble-t-il. On réparera les dégâts après.

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:12

 

Rue89 - Témoignage 02/03/2012 à 17h47

TitiEB | Démocrate, Musicien, Étudiant.



Nicolas Sarkozy dans la foule à Bayonne, le 1er mars 2012 (Philippe Wojazer/Reuters)

(De Bayonne) Quelle belle journée à Bayonne ce jeudi 1er mars. Je finis mon gâteau basque dans un restaurant des halles avec un ami et collègue d'infortune en attendant d'apercevoir le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui doit nous rendre visite.

Une fois cette sale cigarette fumée, nous nous dirigeons à 50 mètres de là, où des centaines de personnes attendent le Président. Je trouvais qu'il y avait beaucoup de monde, comme s'il était remonté dans les sondages. L'ambiance est relativement détendue alors qu'il est 14h30 et que Nicolas Sarkozy devrait déjà être là.

Il n'y a pas que des sarkozystes ici

Beaucoup de perches et de caméras se bousculent au bord de la rue dégagée par les CRS, mais les spectateurs attendent sagement. Je retrouve des collègues de la faculté de droit bayonnaise dont les orientations politiques, pour certains proches des miennes, ne sont pas vraiment à droite.

Ainsi, je commence à comprendre qu'il n'y a pas que des sarkozystes ici. Nous avons eu le temps de refaire le monde pendant plus d'une heure, jusqu'à ce que le bruit d'un moteur se fasse entendre parmi le brouhaha de la foule.

Arrive, en bas de la rue piétonne qui constitue l'essentiel du trajet prévu, la 508 présidentielle. C'est au moment où le bruit de la portière a résonné que tout s'est transformé. Il y a d'abord eu un vol de papiers appelant à la création d'une collectivité basque, et alors que le premier d'entre eux touchait le sol, la masse si calme bien qu'impatiente a relevé la tête et s'est mise à scander des slogans houleux en le sifflant.

En une fraction de seconde, la mer si calme s'est déchaînée, comme lorsque l'on se jette à l'eau et qu'apparaissent de grandes vagues...

 

 

Je l'avoue, j'ai moi-même sifflé pour exprimer mon mécontentement. Mais comme les autres, je n'ai pas été violent à un seul moment, a fortiori parce que je suis handicapé et que je ne peux marcher sans canne. On sent beaucoup de tension dans l'air, comme un courant électrique, une fissure entre un peuple et son premier représentant.

On se croirait aux fêtes de Bayonne

Nicolas Sarkozy avance vite, entouré d'une armée de journalistes et d'un service de sécurité conséquent. Il ne faut pas espérer traverser la rue, ne serait-ce qu'en largeur. Elle est bondée, les manifestants, écrasant numériquement les sympathisants, sont serrés. On se croirait presque au moment des fêtes de Bayonne, mais sans uniformes rouges et blancs.

Pour savoir où se situe le Président, il suffit de lever la tête et de chercher les perchmans. Ainsi, on peut se faire une idée approximative de sa position, mais il est inutile d'imaginer pouvoir l'approcher. Soit il vous passe à côté et vous vous faites bousculer, soit vous montez sur des marches pour l'apercevoir. Malgré le spectacle d'une intensité assez inattendue, mon ami travaille bientôt et je dois le ramener chez moi afin qu'il récupère sa voiture.

A mon retour en centre-ville, je me gare encore plus près de l'épicentre du séisme, mais je ne vois presque plus personne et sûrement pas Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, sa voiture non plus n'est plus stationnée en bas de la rue piétonne. En revanche, il reste des CRS, et sur le trajet nous avons l'occasion de croiser une dizaine de camions.

J'opte alors pour une nouvelle stratégie : l'ouïe. En effet, suivre l'écho des formules houleuses, des sifflets et autre txistu m'a permis, en remontant la rue jusqu'à la cathédrale, de retrouver le président de la République, mais surtout la foule.

Les CRS agissent comme s'il y avait eu un attentat

Toutefois, parler de retrouvailles n'est en fait pas vraiment exact au vu des circonstances. C'est une scène de quasi-guerre civile que je trouve. Avec leurs uniformes imposants, on aurait cru qu'il y avait autant de CRS que de manifestants. Je m'approche pour tenter d'apercevoir à nouveau Nicolas Sarkozy, mais il est à ce moment-là dans une boutique de la rue d'Espagne. Alors, j'attends et je me tais.

Tandis que la plupart des manifestants, bien que comprimés, scandent des « Sarko casse-toi » (sans insulte à la fin, n'est-ce pas ? ), je vois les CRS charger de l'autre côté de la place. Sans aucune délicatesse, ils poussent avec leurs boucliers voire frappent à coups de poing les gens afin de les faire reculer. La violence est policière. J'entraperçois encore des papiers voler, des œufs...

Rien de bien méchant, rien ne justifiant cette violence de la part de ceux censés appuyer la justice, faire respecter la loi. Il s'agit tout simplement d'une manifestation, et pourtant les CRS agissent comme s'il y avait eu un attentat. Cliché sur le Pays basque ?

Désormais le bar le plus connu de Bayonne

La pression créée par les apparents soucis de logistique de l'impressionnant dispositif de sécurité font que les CRS improvisent en cognant pour faire un passage pendant que Sarkozy sort de la boutique où il est pour se réfugier dans le café qui sera désormais le plus connu de Bayonne, le bar du Palais.

Quand je me rends compte que les boucliers se rapprochent dangereusement, j'essaye d'avancer mais ce n'est pas évident. Finalement, je manque de tomber et je répète deux ou trois fois à un CRS que je suis handicapé.

A un moment, histoire de varier les décors, la BAC s'installe sous mon nez. Moi qui pensait être tranquille contre mon mur... J'étais entouré de flics, cinq ou six. Lorsqu'un type balance un briquet en visant volontairement le bouclier d'un CRS qui venait de se comporter stupidement, deux des policiers en civil qui squattaient mon coin tentent de l'interpeller.

La violence a été engagée par les CRS, les manifestants n'ont fait que scander des slogans et certains ont jeté de l'eau avant de se faire tabasser.

Alors quand je vois l'usage qu'en fait Sarkozy en nous expliquant qu'il n'y avait que « des gens du Parti socialiste qui s'allient à des gens de l'ETA », je me dis qu'il devrait revenir à Bayonne afin de vérifier ses dires. Il les a aussi qualifiés de voyous, mais les vrais voyous ce sont ses amis mouillés dans des affaires louches et pas seulement ses amis. Des citoyens qui s'expriment sans violence sont dans leur plein droit.

Le PS n'était pas absent

Contrairement à ce que l'UMP et la presse disent, la foule était mixte, apolitique, gauche, extrême ou centriste. Il n'y avait pas « beaucoup de collégiens et de lycéens » et il y avait des socialistes, oui... Mais peut-être une dizaine sur des centaines de personnes.

Manuel Valls ferait mieux de l'assumer d'ailleurs plutôt que de nous mentir en disant que le PS était absent. Sauf qu'il n'y a pas que les abertzale et les socialistes qui souhaiteraient remplir les cahiers de doléances.

 

 

Qui plus est, Nicolas Sarkozy qui parle d'indépendantistes puis, dans une seconde intervention, d'ETA, s'est permis un terrible amalgame en assimilant l'amour d'une culture au terrorisme.

Par ailleurs, utiliser la colère de tout un pays pour se victimiser, stigmatiser les Basques et assimiler tous ces adversaires aux socialistes est irresponsable et indigne. Fort de ce constat, tout le monde l'a vu, le vrai Sarko est de retour, et la République continue de couler.

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:06

 

C'est l'hiver 03/03/2012 à 10h30

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Avec la hausse du prix du fuel, les Grecs coupent le chauffage central et rallument leur cheminée. Le bois devient une denrée précieuse, et des entreprises en profitent.

(D'Athènes) Lorsque l'on arrive dans ce quartier de la banlieue nord d'Athènes, un quartier plutôt bourgeois, de grandes maisons individuelles et d'appartements confortables, la jeune femme qui nous a alerté sort en trombe de chez elle.

Elle déborde de colère, écourte les salutations, traverse la rue, poursuit ses explications rageuses, s'arrête enfin.

Nous sommes à une vingtaine de mètres de chez elle, sur une sorte de terrain vague autrefois destiné à être transformé en parc de jeux. Mais voilà, la crise est passée par là, les herbes folles vont paisiblement pouvoir poursuivre leur pousse, et les enfants patienteront.

La jeune femme blonde s'arrête. Elle désigne deux troncs coupés, là voyez-vous même, sur cette ligne régulière sur laquelle se dressent de rares et minces arbres.

Les Athéniens rallument les cheminées


Un arbre coupé dans un champ près d'Athènes (Zineb Dryef/Rue89)

Je suis un peu embêtée, là où mon interlocutrice voit un crime je constate un « menu larcin » – seule cette expression un peu passée me vient à l'esprit.

Je ne dis rien, je prends quelques photos pour ne pas la vexer. Elle est profondément indignée par cet acte : des hommes sont venus couper du bois en bas de chez elle !

Son voisin ne s'est pas démonté, il a relevé la plaque minéralogique des voleurs et les a dénoncé à la police . Laquelle a ricané : « Vous voudriez qu'on s'occupe de types qui coupent du bois alors que la criminalité galope ? »

On reste quelques minutes de plus à la quête de quelque autre tronc qui aurait échappé à notre vigilance ; on en repère plusieurs. La jeune femme explique que ce qui ressemble à de l'incivilité révèle une catastrophe : certains Athéniens se chauffent au bois parce qu'ils ne peuvent plus payer leurs factures de fuel.

Ses voisins ont rallumé les cheminées et éteint les chauffage centraux. Parce qu'elle vient d'avoir un bébé, elle a fait le choix de continuer à payer, même si 400 euros mensuels pour chauffer sa maison de 120 mètres carrés, c'est quand même beaucoup d'argent.

Dans ce quartier, construit ces dernières décennies, il était du dernier chic d'avoir une cheminée dans son salon. Désormais, elle est vitale. « Le soir, ça ressemble à un village. Toutes les cheminées fument, l'odeur du bois n'est pas désagréable mais enfin, ça rappelle que les temps sont durs », intervient Vassilis, l'interprète avec qui je parcours Athènes.

Les prix du fuel ayant explosé, l'hiver étant anormalement froid - ou du moins est-il vécu ainsi cette année – ce sont les entreprises de vente directe de bois qui se multiplient. Allez voir quelques rues plus loin, conseille la mère de famille, elles poussent comme des champignons.

La Grèce doit importer du bois

Quelques rues plus loin, je rencontre Kostas Sallis. Il consent à nous parler de son métier :

« J'espère quand même que ce n'est pas une nouvelle astuce du fisc pour nous faire avouer notre chiffre d'affaire. »


Du bois de chauffage rangé dans une grange (Zineb Dryef/Rue89)

La succursale qu'il dirige n'est installée dans le quartier que depuis quatre mois – des panneaux viennent rappeler qu'il succède à une entreprise de BTP – mais dans son bureau en préfabriqué, il évoque le métier en briscard du bois – voilà sept ans qu'il en est, rien à voir avec toutes ces petites entreprises qui naissent ces derniers mois et meurent tout aussi rapidement. Il ne craint pas leur concurrence :

« La demande est énorme, il y en aura pour tout le monde. Mais le problème pour ces petites entreprises, c'est que les fournisseurs sont déjà en rupture de stocks. On importe du bois désormais, et les taxes sont énormes.

Il ne faut pas oublier que l'économie du bois est fondée sur celle du pétrole. On en a besoin pour le transport. Or, les taxes sont là aussi de plus en plus élevées. Les commandes augmentent mais les taxes aussi... Seuls les grands vont survivre. »

Il ne s'étend pas sur ses propres difficultés, laissant entendre qu'il est du côté des « grands », de ceux qui peuvent « réserver le stock existant en payant en avance ». Il est fier de son bois, du bois grec (du chêne et de l'olivier) pas celui que font venir certains de Bulgarie et qui est inapproprié pour une combustion de cheminée. Au-dessus de son bureau, une affiche indique ses prix :

« Un kilo : 20 centimes
Un sac : 10 euros
Un sac de charbon : 10 euros »

C'est évidemment meilleur marché que le fuel, dont le prix a été multiplié par deux cette année, et dans un rayon de 10 kilomètres, le fameux quartier des cheminées, ils n'arrêtent pas de livrer. Son entreprise connaît une augmentation de 60% de la demande par rapport à la même période l'année précédente.

Le chauffage collectif est désormais éteint

Et ceux qui n'ont pas de cheminée ? Ils s'achètent un poêle à bois ou arrêtent de se chauffer. Au centre d'Athènes, il n'y a pas d'estimation, mais nombreux sont les immeubles qui ont fait le choix de couper le chauffage collectif. Trop de charges pour les habitants. A chacun de se trouver sa solution : sortir le soir, s'habiller chaudement pour dormir, investir dans un poêle à bois... Vassilis blague :

« Avant, on disait “viens ma belle dans ma Porsche Cayenne”, c'était les années fric. Maintenant, c'est “viens chez moi, j'ai allumé le chauffage”. »

Kostas, pour que l'on prenne conscience de la paupérisation de la population, assure que de plus en plus souvent, les quantités commandées sont ridicules ; parfois « 4 ou 6 euros ». Il n'a pas le cœur à refuser.

Quand je l'interroge sur les arbres coupés dans le quartier, il confirme que le phénomène existe, mais que l'abattage sauvage est surtout le fait d'entreprises :

« Les fournisseurs coupent plus d'arbres qu'ils n'ont droit de le faire. C'est d'autant plus courant que les services forestiers ont été démantelés. »

Une dépêche de l'AFP nous apprend qu'« après constatation d'abattages illégaux, les services forestiers ont émis 1 500 plaintes en 2011, soit deux fois plus que l'année précédente, dans un pays où 70% des forêts sont publiques ».

« La cheminée, c'est du chauffage psychologique »

Le plus triste, laisse tomber Kostas, c'est qu'on se chauffe mal au bois.

« La cheminée, c'est du chauffage psychologique. Ça ne chauffe qu'une pièce, pas une maison ni même un appartement ! »

ll regrette une période lointaine. C'était avant 2010 :

« Le véritable usage de la cheminée, c'est celui d'antan. On avait le chauffage central et on allumait la cheminée pour le plaisir de boire un whisky devant. »

Les yeux rivés sur sa télé, il commente maintenant les cours de la Bourse :

« J'ai acheté des actions autrefois. Je voulais doubler mon patrimoine, alors j'ai acheté dans le BTP. »

Il rit d'avoir eu si peu de flair :

« J'aurais dû le dépenser cet argent. En profiter. »

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