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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:52

LEMONDE.FR avec AFP | 07.03.12 | 10h03

 
 

 

Le système aurait perduré jusqu'en 2007, avant l'arrivée d'un nouveau directeur financier chez RRG qui aurait progressivement fait le ménage, selon l'ancien cadre.

Le système aurait perduré jusqu'en 2007, avant l'arrivée d'un nouveau directeur financier chez RRG qui aurait progressivement fait le ménage, selon l'ancien cadre.AFP/FABRICE COFFRINI


Lors d'une enquête de la justice sur les motifs de son licenciement, un ancien directeur financier d'une filiale de Renault au Luxembourg a accusé le constructeur français d'avoir établi des fausses factures visant à léser le fisc, rapporte Libération, mercredi 7 mars.

Etienne Mars, directeur financier de Renault Retail Group (RRG) licencié en 2009, fait partie des trois cadres de cette filiale luxembourgeoise qui se sont portés partie civile dans l'enquête sur la fausse affaire d'espionnage du groupe automobile, s'estimant eux aussi victimes de fausses accusations.

Lors d'une audition, les 27 et 28 septembre 2011, M. Mars avait affirmé que RRG "émettait de fausses factures à l'adresse des filiales européennes d'un montant déterminé", selon un rapport d'enquête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) cité par le quotidien. Ces sommes, payées selon lui par des filiales à une société du groupe Renault, avaient pour but de "fausser à la baisse le bilan financier et baisser les impôts de chaque succursale Renault dans son pays d'implantation", toujours selon ce rapport au juge d'instruction. Le système aurait ainsi perduré jusqu'en 2007, jusqu'à l'arrivée d'un nouveau directeur financier chez RRG qui aurait progressivement fait le ménage, selon l'ancien cadre.

LICENCIEMENTS ABUSIFS

"Etienne Mars a apporté par la suite aux enquêteurs les documents appuyant ses dires", selon une source proche du dossier citée par Libération. Etienne Mars, Alex Hoffmann, l'ex-directeur des ventes de RRG et Antonio Rigo, l'ex-directeur technique, affirment que leur départ du groupe automobile – par licenciement en 2009 pour les deux premiers et une démission contrainte, selon lui, pour le troisième – était injustifié.

Une enquête de la DCRI, révélée mardi, a mis au jour que des faux figuraient dans des dossiers aux noms des trois  anciens cadres, notamment des comptes inexistants, selon leur avocat, Me Alexandre Varaut, qui souligne les similitudes avec les licenciements à la fin de 2010 de trois cadres de Renault indûment accusés d'espionnage industriel.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:46

LEMONDE.FR | 07.03.12 | 12h21

 
 

Le chef de l'Etat a développé, mardi 6 mars, sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes" de France 2, ses propositions concernant l'immigration. Des déclarations qui marquent un durcissement de ses positions sur le sujet.

 

 

  • "Diviser par deux" le nombre d'entrées annuelles

"Il y a trop d'étrangers sur notre territoire", a déclaré mardi Nicolas Sarkozy, qui veut "diviser par deux le nombre de gens" que la France accueille chaque année : soit passer, en cinq ans, d'environ "180 000 à 100 000" entrées annuelles en France.

Une orientation motivée, selon lui, par le "système d'intégration [qui] fonctionne de plus en plus mal" et la difficulté à "trouver un logement, un emploi, une école". En faisant cette annonce, le chef de l'Etat va encore plus loin que le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, qui avait déclaré, le 10 janvier, lors de la présentation des chiffres de l'immigration, vouloir ramener à 150 000 les entrées annuelles.

De par son ampleur, l'objectif fixé par le chef de l'Etat semble toutefois peu réalisable. D'abord, parce que le nombre d'entrées chaque année n'est pas de 180 000 mais de presque 200 000 (199 715 exactement, en 2010, ou encore 198 070, en 2009). Ensuite, parce que l'essentiel des entrées en France concernent, soit de l'immigration familiale, soit de l'asile. Or ces flux sont difficilement "contrôlables" car ils dépendent de conventions internationales qui protègent, notamment, le droit à "vivre en famille".

L'immigration dite de "travail", en France, est la seule qui soit relativement "maîtrisable". La crise économique peut, éventuellement, faire baisser l'attractivité de la France pour ces migrations. Mais celles-ci ne concernent de toute façon qu'environ 10 % de l'ensemble des entrées.

  • Restreindre l'accès au RSA et au minimum vieillesse

Mardi soir, Nicolas Sarkozy a également annoncé vouloir restreindre l'accès au revenu de solidarité active (RSA) et au minimum vieillesse pour les étrangers. Ne pourront, à l'avenir, en bénéficier, que ceux qui auront "résidé dix ans en France et travaillé cinq ans", a-t-il indiqué.

> Lire aussi : Minimum vieillesse : les raccourcis de Sarkozy

D'après M. Sarkozy, "165 000 étrangers" reçoivent aujourd'hui le RSA, et 20 000 le minimum vieillesse. Les étrangers en situation régulière, en France, ont, dans la plupart des cas de figure, le même accès aux droits sociaux que les Français. Cette disposition, si elle était adoptée, reviendrait sur cette continuité.

  • Conserver l'aide médicale d'Etat

En revanche, M. Sarkozy a précisé ne pas vouloir supprimer l'aide médicale d'Etat (AME) accordée aux étrangers en situation irrégulière, comme le réclame l'aile la plus à droite de la majorité. "Je ne souhaite pas qu'on remette en cause cette générosité française", a-t-il déclaré.

> Lire aussi : Sarkozy peine à imposer un duel avec Hollande

Elise Vincent

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:41

LEMONDE | 07.03.12 | 11h43   •  Mis à jour le 07.03.12 | 11h55

 
 

 

Le texte, adopté par les députés le 6 mars 2012, crée une nouvelle carte d'identité électronique et un fichier central réunissant les données biométriques de l'ensemble des détenteurs de la carte mais aussi du passeport.

Le texte, adopté par les députés le 6 mars 2012, crée une nouvelle carte d'identité électronique et un fichier central réunissant les données biométriques de l'ensemble des détenteurs de la carte mais aussi du passeport.AFP


Les députés ont définitivement adopté lors d'un vote solennel, mardi 6 mars, la proposition de loi relative à la protection de l'identité, par 285 voix pour (UMP et Nouveau Centre) et 173 voix contre. Le texte crée une nouvelle carte d'identité électronique et un fichier central réunissant les données biométriques de l'ensemble des détenteurs de la future carte mais aussi du passeport actuel: taille, couleur des yeux, deux empreintes digitales et une photographie.

Ce fichier sera d'une "puissance jamais atteinte", a rappelé, mardi, le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, pour le groupe PS. Il ne s'agit pas pour autant d'un fichage intégral de la population française, comme l'ont parfois affirmé ses contempteurs. La carte d'identité reste facultative – et gratuite, d'ailleurs. Les députés socialistes devaient saisir, dès mercredi, le Conseil constitutionnel, en arguant notamment du manque de proportionnalité entre le fichier et sa finalité, la lutte contre l'usurpation d'identité.

Les nouvelles cartes pourraient être prêtes "dix-huit mois après la parution du décret d'application", estime Bertrand Maréchaux, le directeur de l'Agence nationale des titres sécurisés, qui supervise le dossier au sein du ministère de l'intérieur. Un appel d'offres pour sa fabrication devrait être lancé avant la fin mars.

 

 UN PARCOURS PARLEMENTAIRE HEURTÉ

Le parcours parlementaire de ce texte a été pour le moins heurté. Après plusieurs tentatives avortées depuis dix ans, ce sont deux sénateurs UMP, Jean-René Lecerf et Michel Houel, qui ont déposé une proposition de loi en juillet 2010. Ont suivi dix-huit mois de bataille acharnée entre les partisans de la création d'un fichier unique des identités – les députés UMP et le ministre de l'intérieur, Claude Guéant – et les sénateurs de tous bords, défenseurs du "lien faible", soit une limitation technique destinée à empêcher de manière certaine tout détournement du fichier.

Fin octobre 2011, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) avait estimé que "la proportionnalité de la conservation sous forme centralisée de données biométriques, au regard de l'objectif légitime de lutte contre la fraude documentaire, n'est pas à ce jour démontrée". Durant les discussions, l'estimation du nombre d'usurpations d'identité a varié de 200000 à 100000, en passant par 50000… En 2010, les services de police et de gendarmerie ont constaté 13141 faits de fraude documentaire et à l'identité.

 

>>>> Lire l'article "La CNIL pointe les risques d'un fichier unique des identités et propose des alternatives"


La CNIL s'inquiétait également de la confusion entre "deux catégories de finalités" pour le fichier: "la gestion des procédures administratives de délivrance des titres" et "un nouvel outil de police judiciaire". Le texte définitif tient compte de ces remarques – même s'il maintient le principe d'une base de données unique.
 

"Les garanties en matière d'utilisation des fichiers imposées par la CNIL sont respectées, comme l'accès à la base restreint aux seuls agents de l'Agence nationale des titres sécurisés, la traçabilité de ces accès, la segmentation des données, la sécurisation des transmissions et la protection contre les intrusions", a défendu, lors de la dernière discussion au Palais-Bourbon, le 29février, Philippe Goujon (UMP, Paris), rapporteur du texte.
 

La loi prévoit aussi qu'"aucune interconnexion (…) ne peut être effectuée" avec "tout autre fichier ou recueil de données nominatives". Et il ne sera possible de remonter des empreintes jusqu'à l'identité que dans trois cas: lors de la délivrance ou du renouvellement du titre, et, sous le contrôle d'un magistrat, dans le cadre d'infractions liées à l'usurpation d'identité, et pour permettre l'identification de victimes d'accidents collectifs ou de catastrophes naturelles.

 

 POUR LE PS, PAS D'"OPPOSITION DE PRINCIPE"

Mais ces protections ne sont pas gravées dans le marbre, évidemment. "La loi peut changer demain", s'inquiète François Rebsamen, chargé du pôle sécurité dans la campagne de François Hollande. Le sénateur de la Côte-d'Or n'a pas d'"opposition de principe" au texte. Il n'envisage pas une abrogation en cas de victoire du candidat socialiste, mais plutôt une "remise à plat": "On se laisse la possibilité d'améliorer le texte, pour mieux concilier l'efficacité de la lutte contre l'usurpation d'identité et la protection de la vie privée."

Car la nouvelle loi ne règle pas un problème souvent au cœur des affaires d'usurpation d'identité: la fiabilité des documents sources fournis par les demandeurs. Il n'existe ainsi aucun fichier des actes d'état civil, qui sont pour l'instant fournis par le demandeur lui-même. Quelques communes commencent à peine à expérimenter la transmission automatique entre elles, ce qui éviterait que le demandeur ne puisse fournir un acte falsifié. Même problème pour la déclaration de perte, aujourd'hui un simple bout de papier: elles ne sont plus saisies informatiquement. Ce fichier-là serait pourtant bien utile.

 

>>> Lire aussi le blog de Laurent Mucchielli "L'Assemblée nationale a voté le fichage intégral de la population française"

et celui de Jean-Marc Manach "Le vrai visage des gens honnètes"


Laurent Borredon

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:34

LEMONDE | 07.03.12 | 15h40

 
 

 

Les entreprises publiques chinoises sont invitées à redistribuer une partie de leurs profits.

Les entreprises publiques chinoises sont invitées à redistribuer une partie de leurs profits.ASSOCIATED PRESS/GREG BAKER


Shanghaï Correspondance - La pression monte contre les grandes entreprises publiques chinoises, accusées de profiter amplement des ressources de l'Etat sans reverser leur dû à la société en contrepartie. L'influente patronne de presse progressiste Hu Shuli a donné le ton, au moment où se tient la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire, occasion de faire entendre les griefs de saison : "A défaut de redressement, le capitalisme d'Etat chinois pourrait bien devenir un capitalisme de copinage."

Un autre assaut est venu de Zong Qinhong, le patron du groupe privé Wahaha, qui a appelé à briser les monopoles étatiques au profit du secteur privé. "Le gouvernement reçoit trop et le peuple trop peu", a lancé, samedi 3 mars, sur la chaîne Bloomberg, M. Zong, qui est tout de même la deuxième fortune du pays.

Trois décennies de réformes ont vu des pans entiers de l'économie passer aux mains du privé, le Parti communiste chinois (PCC) prenant soin d'intégrer en parallèle les nouveaux entrepreneurs pour en faire des membres plutôt que des concurrents aigris. Le PCC a en revanche gardé le contrôle direct dans de multiples domaines qualifiés de "stratégiques", selon l'acception la plus extensive possible du terme, tels que les banques, les opérateurs de téléphonie mobile ou les partenaires imposés aux marques étrangères dans l'automobile. Le département de l'organisation du PCC nomme les cadres dans ces entreprises aux noms commençant par "China" autant qu'il attribue les postes dans les ministères et gère les passerelles. Les grands groupes opèrent souvent en oligopoles.

La question devient des plus politiques dès lors que les "masses" se sentent exclues. "Le peuple commence à être un peu agacé de voir ces entreprises donner peu à la société en retour de leurs privilèges", constate Zhang Jun, le directeur du Centre d'études économiques de l'université de Fudan, à Shanghaï. Selon lui, le PCC doit se faire à l'idée qu'il a plus à gagner à maintenir une économie efficace et à régler les mécontentements qu'à conserver ce contrôle. "Au fond, la décennie écoulée n'a pas vu la seconde vague de réformes économiques attendue", estime le professeur Zhang.

Le débat est relancé suite à la publication par la Banque mondiale, le 27 février, d'un rapport de 464 pages insistant sur la nécessité de réformes économiques, dont une "diversification graduelle de la propriété" des entreprises publiques. L'institution pourra toujours être soupçonnée de se faire le chantre d'un libéralisme économique malvenu en terre socialiste, le rapport a toutefois reçu le soutien de Li Keqiang, l'homme promis au poste de premier ministre au printemps 2013, illustration de la prise de conscience du besoin de changement au sein du PCC.

 

SCANDALES DE CORRUPTION

Le rapport appelle notamment à augmenter les dividendes reversés à l'Etat par ces groupes publics dont le gouvernement central garde systématiquement la majorité des parts. Peu compétitifs au lendemain des réformes engagées par Deng Xiaoping, il fut longtemps toléré qu'ils ne reversent qu'environ 10 % de leurs gains - et parfois rien - au budget national, le temps de se renforcer. Mais les voilà désormais aptes à investir massivement jusqu'en Afrique ou au Brésil.

Pour Gao Xu, analyste chez Everbright Securities, les cadres placés dans ces entreprises "peuvent toujours prétendre qu'ils ont besoin de liquidités pour bloquer tout changement". Sans risquer d'être démis de leurs fonctions puisque "les affectations sont politiques". Un autre économiste, dans une banque publique, relève : "Le système est réticent à la réforme pour la simple raison que c'est par le biais de ces entreprises que le Parti conserve la mainmise sur l'économie."

Il n'en faut pas moins donner des gages. Le patron de China Mobile, Wang Jianzhou, a ainsi déclaré, lundi 5 mars, qu'il n'était "pas opposé" à transférer un peu plus à l'Etat que les 15 % de dividendes actuels. Empêtré depuis deux ans dans des scandales de corruption, l'opérateur aux 655 millions de cartes SIM est bien placé pour connaître les limites de la relation incestueuse entre l'Etat et les affaires. Dernier en date à tomber, son directeur exécutif est détenu depuis le 28 février. Avant lui, le vice-président du groupe a déjà été condamné pour avoir reçu l'équivalent de 900 000 euros de pots-de-vin. Au sein de son entreprise, il était également secrétaire du PCC.

Harold Thibault

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:28

LEMONDE.FR avec AFP | 07.03.12 | 12h20   •  Mis à jour le 07.03.12 | 14h11

 
 

 

Le 30 octobre, à Homs, les funérailles de six "martyrs".

Le 30 octobre, à Homs, les funérailles de six "martyrs".MANI / ZEPPELINNETWORK


Près de 8 500 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences depuis le début de la révolte en Syrie en mars 2011, a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Parmi les victimes figurent 6 195 civils et 2 263 soldats et membres des services de sécurité, dont 428 déserteurs ayant rejoint les rebelles, soit un total de 8 458 morts, a ajouté le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

 "CARNAGE"

Fin février, le secrétaire général adjoint de l'ONU, Lynn Pascoe, avait estimé que la répression en Syrie avait fait "certainement beaucoup plus que 7 500 morts". "Nous ne pouvons pas donner de chiffres précis mais il y a des informations crédibles selon lesquelles le bilan désormais excède souvent les cent morts civils par jour, dont beaucoup de femmes et d'enfants", avait-il affirmé. "La communauté internationale a échoué dans sa mission de mettre fin au carnage", et cet échec "semble avoir encouragé le régime (syrien) à croire en son impunité", avait-il ajouté.

 

MOUVEMENTS DE TROUPES

"Le Conseil national syrien (CNS) [la plus importante coalition de l'opposition dominée par les Frères musulmans] a constaté depuis quelques heures 42 chars et 131 véhicules de transport de troupes quittant Lattaquié en direction de la ville de Saraqeb", dans la province d'Idleb, "ainsi que des colonnes militaires se dirigeant vers la ville d'Idleb", précise le texte. Par ailleurs, "plusieurs martyrs ont été tués" lors d'un bombardement à Maaret Al-Noomann, une petite ville de la province, selon le communiqué.

Le CNS a appelé "la communauté internationale, la Ligue arabe et les organisations internationales à agir de manière urgente à tous les niveaux afin d'éviter la réédition du massacre de Baba Amro", quartier de la ville de Homs (centre) repris le 1er mars par les forces gouvernementales, "où des centaines de martyrs sont tombés".

 

Lire aussi >> Syrie : poursuite des violences, Moscou inflexible


La situation humanitaire est de plus en plus préoccupante en Syrie, où les organisations d'aide n'ont pas accès aux villes dévastées par les bombardements, notamment à Homs où un convoi d'aide d'urgence est bloqué depuis six jours aux portes du quartier de Baba Amro.

Selon l'ONG Human Rights Watch, les bombardements sur Homs ont fait 700 morts et des milliers de blessés. Les Nations unies ne donnent plus de bilan officiel précis de la répression en Syrie depuis la fin janvier faute de pouvoir recueillir des informations fiables sur le terrain.

Valerie Amos, responsable des opérations humanitaires des Nations unies, est arrivée mercredi à Damas où elle s'est entretenue avec des responsables du ministère syrien des affaires étrangères avant de prendre la route de Homs, annonce l'ONU à Genève. Elle s'était vu refuser l'entrée en Syrie la semaine dernière, devrait rester trois jours dans le pays pour tenter de convaincre le régime de Bachar Al-Assad de permettre aux travailleurs humanitaires d'avoir un accès sans réserve aux populations civiles.

Plus de 25 000 réfugiés sont actuellement recensés par l'ONU dans les pays voisins de la Syrie et les violences ont déplacé entre 100 000 et 200 000 personnes à l'intérieur du pays.

 

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:23

Outside Pressure

In March to Athens on 6 March 2012 at 19:18

March to AthensDay 119-XLV, from the river valley to Irsina, 15 km.

Day 120-XLVI, from Irsina to Gravina in Puglia, 20 km.

View of Irsina

Gravina in Puglia, March 6

Dear people,

It was good to be out in the countryside for a day, with no noise around us, just goats and wide open space.

Yesterday we marched on Irsina. It’s a peculiar place, a dying village with two very distinct faces. When you arrive on top of the hill you have the old centre to your right. You will hardly encounter a living soul there. On your left there’s the new centre, where you will find what’s left of village life.

It starts to rain when we’re about to take the square, but local sympathisers help us find shelter in the form of the local sports centre. Later on they come by and bring us wine. One of them is a former councillor for the communist party. He is young, not older than me, but he recalls with the typical nostalgia of a communist that Irsina used to be the red beating heart of Basilicata.

Comrades Lucia, Chequita and the dog.

Those times are fading. The proletariate of Irsina was mainly made up of farmers. But with the industrialisation of agriculture, they left. The town used to have more than ten thousand citizens. Now there are little over three thousand, mainly old folks.

The others have emigrated, almost all of them to Sassuolo near Modena. There are now more people from Irsina living in Sassuolo than in Irsina itself. This is typical for many villages. Once a small nucleus has settled in the north, the rest follows.

Our sympathiser went up to live in Sassuolo as well. As a former councillor he gives us a little insight in Italian politics.

In general there are no real divisions. Almost everyone has surrendered to neoliberalism. Left and right have no problem to sell out public utilities to private enterprises. But when it comes to the past, people are ready to take to the barricades. In Sassuolo for example, a street had to be named after an obscure preacher, or a partisan, or an otherwise controversial figure. It led to heavy discussions, accusations and open warfare in townhall.

Arriving in Gravina

Today we descend further. We arrive in the green foothills, harbinger of the fertile plains of Apulia. The town is called Gravina, and you immediately feel that things are starting to change. We are emerging from the wilderness. We are once again on the treshold of civilization.

In the square we have an encounter with police. They are very polite, but they make the mistake of asking for ID. We refuse as usual. And when they say that we need a permit to camp, some of us start to laugh. The authorities try to convince us for a while, but when the entire group has arrived they give up. What amazes me most is the complete lack of communication between the police forces of the towns and villages in the region. Here in Gravina, they had no idea who we were, what we’re doing, where we’re from etc. You would think that someone would inform the next village about us, but no. The authorities might present themselves as a monolith, but behind the façade, their organisation is worse than our own.

On the square in Gravina

There’s discontent in the group, you can feel it. In the country side we reached a consensus that was a logical result of the decision taken in Potenza. As far as we are concerned, the Agora Athens begins on May 5, the last possible date of our arrival. After months and months of discussions, we finally produced a date. But a day later, our people in Athens, together with a few occasionals from Madrid and Barcelona, said they weren’t happy with it. They want us to be there on April 28.

The outside pressure starts to become pretty annoying. Some of the people who want us to be in Athens on April 28 have marched with us. They know how people reason here. If you are not walking, and you want to impose a date of arrival on those who are, then you will have but one response. The middle finger.

Our people in Athens wanted a date. Now they have one. I’m really sorry that they didn’t accept it, or showed a bit more of tact in negotiating an alternative.

As for me personally, I have my hopes set on the great demonstration of May 12, and not so much on Agora Athens. I’ve seen Agora Brussels and Agora Rome, and it wasn’t like people from other countries came to participate in large numbers, or that we produced something memorable. We were a couple of dozen, we all knew each other, and we organised our assemblies mainly for ourselves.

In my view, the march is much more important than the agora. The march reaches many people every day, in places that wouldn’t normally be touched by revolutionary fever. The view of us, pushing our shopping carts through the streets and camping on the squares in the cold is much more eloquent than all the words you can dedicate to a better world in a thematical assembly.

Sunset in Gravina

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:17

 

 

18 présents;

 

 

A l'ordre du jour :

 

1- Compte rendu de l'action « Banques »du samedi 03 /03/2012

2- Chaine humaine anti nucléaire du dimanche 11 mars ;

3- La venue du Poète et philosophe grec Yanis Youlountas le samedi 17 mars à  14h30 à Pablo Néruda ;

4- Film « Indignados » le 21 mars à 20 heures au Sémaphore dans le cadre de la semaine du cinéma Altermondialiste du 21 au 27 Mars 2012 ;

5- Marche sur Paris : quelle organisation ?

6- Compte rendu des participants au stage de désobéissance civile;

7-Compte rendu dernière réunion CAC 30 ;

 

 

Action banque du samedi ;

Dans le cadre de l'appel à une action internationale contre les banques les Indignés,le collectif CAC30,Attac ,Fsl se sont réunis pour une opération lavage de banques,distribution de tracts,affichage en vue d'attirer l'attention de la population sur la politique dictatoriale que mettent en place banquiers et politiciens avec l'approbation du Mécanisme Européen de Stabilité financière(M.E.S).

Nous étions une quinzaine à déambuler dans les rues de Nimes munis d'un mégaphone à diffuser messages et slogans dans une indifférence totale dûe à l' omerta des médias ainsi qu'à une campagne électorale masquant les vrais problèmes.

 

 

Chaine humaine du dimanche 11 mars :

Pour ceux qui veulent participer à cette chaine rendez-vous à 12h au parking des 7 Collines le dimanche 11 mars: mise en place du co-voiturage ou bien pour les autres se rendre sur le lieu de rendez-vous à Orange parking sud.

Vendredi soir en Avignon colloque anti-nuc avec la participation de nombreux intervenants.

Campement possible près du site du Tricastin vendredi et samedi soir.

Venez nombreux pariciper au tsunami contestataire.

Mercredi 7 mars dernières mises au point à la Maison Carrée à 18h.

 

 

Venue du Poète Grec Yanis Youlountas :

Pour sa venue le samedi 17 mars à Pablo Néruda à 14h30,des tracts tirés par la FA seront bientôt diponibles. L'affaire suit son cours.

 

 

Film Indignados du 21 Mars à 20h au Sémaphore :

Ce film connaît déjà un vif succès auprés des mouvements altermondialistes.

Au Sémaphore, les réservations ne peuvent se faire que six jours avant la projection, soit à partir du jeudi 15. Nous pouvons acheter une ou plusieurs cartes de dix places pour avoir un tarif réduit. Par conséquent inscrivez vous le plus rapidement possible lors de nos assemblées.

Peut-être que ce sera l'occasion de placer nos derniers badges.

 

 

Marche sur Paris :

De plusieurs villes de France dont Marseille, des groupes de marcheurs sont partis le semaine dernière pour la capitale. A ce jour Montpellier que nous devions accueillir n'a pas donné suite. La seule opportunité que nous avons pour rencontrer et soutenir des marcheurs est de se rendre à la rencontre des marseillais le vendredi 9 en Avignon. Ce peut être l'occasion d'assiter à la conférence des anti-nuc. Nous en reparlons mercredi soir.

 

 

Compte rendu du stage de désobéissance civile :

 

Cette formation a été dispensée par un membre de Greenpeace.

 

Une trentaine de participants parmi lesquels :

 

des membres du collectif Anti-gaz de schiste ;

des membres de l'association A.R.B.R.E.S.

Des membres des Faucheurs volontaires (OGM...)

des gens de la CNT

des membres de No passaran ;

des lycéens (perspectives interressantes)

 

De l'avis des participants ce stage, en plus d'être très enrichissant risque de nous être très utile pour l'avenir face aux robots-cops et autres playmobiles !

 

Si vous voulez tout savoir sur :

la tortue ;

le petit train ;

la stratégie en escalier ;

le tube métallique ;

….etc

 

venez prendre connaissance de ces stratégies de luttes auprés de nos participants lors des assemblées ! Cela peut vous donner envie de participer au prochain stage.

 

Compte rendu du dernier CAC 30

Nouveau débat pour savoir l'utilité réelle de la raison de ce collectif. Un nouvel intervenant s'est prononcé pour l'annulation pure et simple de cette dette, un autre pour l'annulation mais en travaillant sur les raisons de cette dette et d'autres pour faire la différence entre les parties légitimes et illégitimes de cette même dette.

Le fait est que le rapport est très faible entre l'énergie déployée pour avoir des infos et le résultat obtenu. A ce jour au niveau du Gard 334 lettres ont été envoyées aux 334 municipalités pour seulement UNE réponse. Cette lenteur dans les réponses est absolument honteuse et laisse à penser la poursuite de l'opacité de cette gestion en toute impunité.

Au cours de notre réunion de lundi, nous avons poursuivi le débat,il en est ressorti la décision suivante :

L'ensemble des participants se prononce POUR l'annulation de la dette. Ce qui n'empêche pas pour certains de vouloir comprendre et savoir où sont passés les 1200 milliards déjà rembousés, qui en a profité et pour quelle(s) raison(s) nous en sommes arrivé là. On ne peut pas engager l'avenir d'un peuple, d'un pays en toute impunité et sans rendre de comptes !

 

 

Bonne lecture, nous vous attendons nombreux !

A lundi prochain.

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:09

 

Dimanche 11 mars,

à partir de 13h30 sur la N7
réagissons ensemble pour sortir du nucléaire !

 

Un an jour pour jour après Fukushima
formons une grande chaîne humaine de Lyon à Avignon
dans la région la plus nucléarisée d’Europe

 

Sortir du nucléaire, c’est possible !

REJOIGNEZ LA GRANDE CHAINE

 

Nous serons plusieurs dizaines de milliers répartis le long de la N7 entre Lyon et Avignon

pour demander une sortie du nucléaire.
La mobilisation semble être de grande ampleur avec déjà plus de 130 cars qui se répartiront le long de la chaîne.

 

 

Informations pratiques

 Où dois-je me rendre sur le trajet de la chaîne humaine ? 

Le trajet de Lyon à Avignon est découpé en 10 tronçons. Nous vous invitons à vous rendre sur le lieu de rendez-vous le plus proche de chez vous. Afin de répartir au mieux les participants tout au long du trajet, merci d’arriver sur les différents lieux de rendez-vous à partir de 13h30.

Quelles sont les différentes options mises en place pour venir à la chaîne humaine ?

Nous vous offrons plusieurs options pour nous rejoindre le 11 mars, même et surtout si vous venez de loin :

1 – Venir en départ groupé 
Plusieurs départs sont organisés pour vous permettre de réduire les frais de déplacements.

2 – Venir en covoiturage 
Plusieurs destinations le long du trajet sont proposées. Merci d’inscrire au plus vite vos demandes ou propositions. Il vous est également possible de proposer d’autres villes d’arrivées sur le site www.covoiturage.fr
> Voir la page des sites de covoiturages
> Voir les covoiturages proposés sur la page des départs groupés

Consignes pour le jour de la chaîne

Pour la chaîne humaine du 11 mars 2012 nous serons plusieurs dizaines de milliers répartis le long de la N7 entre Lyon et Avignon pour demander une sortie du nucléaire.

Afin de nous assurer que tout se passera bien, en plus de notre propre organisation, je me permets aujourd’hui de vous envoyer quelques consignes. Plus vous serez à les connaître et à les diffuser, au mieux la chaîne se déroulera.

Nous ne couperons pas la circulation et devrons pour cela :

  • Ne pas bloquer les intersections, carrefours et ronds-points. La chaîne devra être interrompu à ces endroits pour quelques mètres.
  • Rester sur le bas-côté et les trottoirs : consigne à respecter et à faire respecter autour de vous.
  • Venir en jaune, avec si possible un gilet de sécurité pour être voyant. De plus, le jaune est la couleur des antinucléaires.

Pour colorer la chaîne et nous aider dans sa réalisation, vous pouvez :

  • Apporter de la corde, des banderoles pour rallonger la chaîne ou commander les drapeaux spécialement conçu pour la chaîne humaine.
    Le 11 mars nous vous proposerons également à la vente une série limitée de maillons en tissus imprimés, de 2m de long, que vous pourrez également utiliser pour rallonger la chaîne.
  • Venir avec des instruments de musique pour animer les rassemblements.

Dès 13h30 nous nous rassemblerons sur 62 lieux entre Lyon et Avignon puis nous constituerons deux tronçons de chaîne : un vers le nord et un vers le sud. Les distances entre chaque lieu de rendez-vous étant en moyenne de 5km, les plus courageux marcheront entre 2 et 3 km, d’autres 1km ou 500m ou 10m. Notre objectif étant de constituer une chaîne ininterrompu de 230 km de long ! Tout le monde peut participer, quel que soit son âge ou sa condition physique !

Il n’y aura pas de restauration possible sur tous les lieux de rassemblement, nous faisons notre possible mais comprenez que cela n’est pas évident sur 62 lieux de rendez-vous. Prévoyez donc votre casse-croûte.

Merci de diffuser ces consignes à toute personne de votre entourage venant à la chaîne humaine du 11 mars prochain.

« Qu’en est-il de l’hébergement le long de la N7 ? »

- Campings gratuits Si vous désirez camper le samedi 10 ou le dimanche 11 au soir, deux sites sont mis gracieusement à votre disposition. Merci de prendre contact directement avec les responsables des campings :

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 14:04

midilibre.fr - GUY TRUBUIL

07/03/2012, 08 h 31 | Mis à jour le 07/03/2012, 09 h 01
Me Yehezkiely et ses clients, hier, devant le conseil de prud’hommes.
Me Yehezkiely et ses clients, hier, devant le conseil de prud’hommes. (Photo DAVID CRESPIN)

Au risque d’entendre les mêmes arguments, des mots semblables, elles ont une nouvelle fois fait le déplacement, hier après-midi. Trente-cinq personnes employées dans le cadre de contrats aidés par l’Éducation nationale étaient devant le conseil de prud’hommes, où leur contentieux était examiné dans le cadre d’une audience en départage - avec un magistrat professionnel.

"Ils se sont adaptés avec leurs moyens"

Me Yehezkiely Ces “petites mains”, employées dans les écoles pour assister le directeur d’établissement, accompagner des élèves handicapés ou entretenir le parc informatique des collèges, demandent la requalification de leur contrat en CDI. Au total, 48 dossiers sont défendus par Me Natacha Yehezkiely, qui demande l’intégration des personnes qui sont encore employées ou le versement d’indemnités pour une rupture abusive des contrats. Au début du mois, quatorze précaires de l’Éducation nationale ont déjà obtenu un jugement favorable de la part des prud’hommes.

Pour Me Yehezkiely, la requalification s’impose en raison de l’absence de formation proposée à ces salariés pourtant officiellement engagés dans des parcours d’insertion par le biais d’un contrat d’avenir, d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi ou de contrat unique d’insertion.

"Tous les textes prévoient la formation mais, dans la plupart des cas, les personnes se sont adaptées avec leurs moyens", explique-t-elle. Selon la juriste, les propositions transmises après l’apparition des premiers contentieux ou les réunions d’information sur le sujet ont relevé "de la poudre aux yeux".

Pour des raisons pratiques, la totalité des contrats a été passée avec le lycée Jean-Jaurès de Saint-Clément-de-Rivière. Pour l’avocate de l’établissement, Me Catherine Guillemain, le contentieux devrait relever de la juridiction administrative et soulève le problème de la compétence des prud’hommes. Sur le fond, elle note que "l’obligation de formation existe ou pas, en fonction des contrats". "Il faut faire la part des choses : certains salariés n’étaient peut-être pas intéressés pour se former eux-mêmes. Et une insuffisance de ce point de vue n’entraîne pas forcément une requalification", poursuit-elle. Le conseil rendra sa décision le 12 juin. Selon le collectif des précaires de l’Éducation nationale, le problème soulevé a généré 80 contentieux dans l’Hérault.

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:40

Memories of a Desperado

In March to Athens on 4 March 2012 at 23:07


March to Athens

Day 117-XLIII, from Tolve down the river valley, 20 km.

Day 118-XLIV, rest in the country side.

 

In the countryside, March 4

Dear people,

There is not a single inhabited centre for thirty kilometres in this region, so for the first time we decided to camp out in the open.

In Tolve our assembly attracted lots of people, but all of them were very shy. They only came to see, not to participate. On the other hand they were most generous. They brought us food, and they didn’t stop until we left. I myself couldn’t sit down on a bench to relax, without people coming to me with sweets, coffee and home-made sausages.

It was so much that we had to refuse at a certain point. Our shopping carts are bulking with pasta, bread, lentils, beans, fruit and pastries.

Yesterday we started to follow the river. That’s all we have to do from here on. Follow the stream, down to the sea. We take the old national road. There are no cars, only a tractor every now and then. We pass by little patches of forest and miles of green sloping hills, where the young winter grain is about to burst up towards the light.

Wild wild West

The river valley of Tolve

Some of the fields are blue. But those are not crops, on closer inspection. They are solar panels. It could be a view of the future. As a small scale biological farmer you would sow your fields with all that you need. Beans and corn and patatoes and hemp. Then you have a vegetable garden and an orchard, a vineyard and an olive grove. And finally, one field well exposed to the south you could use to cultivate energy.

At the crossing with the road that leads to Tricarico we halt. Above us there are half a dozen homes from the fascist era. They are all abandoned but one. The home of a sheperd.

Sowing energy

The abandoned farming community

This used to be such a farming community. But then the times changed, the shepherd tells us. After centuries of feudal servitude the peasants had finally inherited their land, and then they left it. They went to live in the villages and the cities, like their overlords had done, and they used machines instead of manual labour to work their estates.

The shepherd's herd in our camp

Around the fire

For once we have a real day off. No popular assemblies, no encounters with the locals, no electricity and no internet. I make use of this favourable circumstance to catch up on some reading. Something appropriate. The autobiography of one of the most famous briganti that ever roamed these lands. Come divenni brigante, or ‘How I became a desperado’, by Carmine Donatelli Crocco.

Comrade José Miguel out of socks

It’s a great narrative. Crocco takes you by the hand and leads you through the valley of his childhood, where his parents worked as peasants on the land of a local nobleman. He shows you around the little hut where they lived, eight people in a single space, the roof and the walls blackened by the ashes of the fire. Theirs was a life of misery, but Crocco recalls it with nostalgia and with immeasurable love for his parents, who worked like mules to grant their family a bit of happiness.

Then came the day that his mother was irrevocably offended by a local signorino. She had thrown herself at his throat in the defence of her children, and she had been heavily wounded by the aggressor.

Crocco wouldn’t forget the scene, and he wouldn’t forgive.

Later on, the same little nobleman barely escaped an assassination attempt. Crocco’s father was arrested by the royal guards, together with many others, even though he had a valid alibi. He served months of prison, until the real offender turned himself in. During that time, Crocco’s mother lost her mind, and Carmine and his brothers and sisters were scattered to work as underpaid peasants for various little nobles.

His mind had been poisoned, Crocco would write almost fifty years later in prison. He admits that he committed cruelties of all types, he has brought mourning into thousands of families. He doesn’t ask for forgiveness, he simply mentions the reasons of his anger.

When he reached eighteen years he was conscripted into the army of Naples. He had no choice. Only if you had enough money you could pay to avoid military service. If not you had to pay with your obedience, your time and possibly your life.

He got drilled as a soldier, and the experience definitely came in useful.

 One day he received a letter from his sister. Her honour had been blemished by a local townsman. Upon reading about it, Crocco immediately deserted. But before he fled the army he committed his first homicide by killing a fellow soldier who had offended him.

Back in town, he killed the townsman who had tried to ‘merchandise’ his sister’s honour, he took to the hills and he formed a gang of desperados.

La 'brigantessa' Michelina de Cesare

Crocco wasn’t planning to live his life as a fuggitive. When the south was annexed by the north, he adhered to the new regime, hoping to be able to start all over. Later on, when he conquered Aliano – the village where Carlo Levi would spend most of his exile - he admits that he would gladly and peacefully live in this town as the local lord.

His hopes were vain. Crocco, together with most of the southern people were deceived by the new king. Deceived, and once again offended. The Piemontese never failed to show their utmost contempt towards the locals of the south.

Changing sides is an old Italian tradition. Crocco did so as well, more than once. Not out of cowardice, but out of deception. After the Piemontese had shown that they weren’t any better than the old regime, Crocco headed the reactionary resistance, collecting all discontent peasants and nobles under the banner of the old kingdom of Naples.

In many places the villages opened their gates, and Crocco was hailed as a liberator. If they didn’t surrender, they were conquered, plundered and destroyed. For a brief while Carmine Dontalli Crocco ruled over these lands like Hannibal and Spartacus had done before many centuries before.

The king of Italy sent an army to destroy the menace of the desperados. But the army was defeated. Crocco was more than a simple brigante. He was a valourous condottiero. And different from many of his ferocious generals, he was capable of acknowledging the valour of his opponent, and of being merciful.

 During the height of his power, his name was on everybody’s lips. But some of the people who had adhered to the new kingdom spoke about him with contempt. The mayor of one of the villages near Crocco’s headquarters boasted that he could easily beat the desperados with the help of the local guard.

Crocco heard about it. He wrote a short letter to the mayor. ‘Dear mayor. I urge you to send me the flag, the portrait of the king, the portrait of Garibaldi and the village treasury. They are to be brought to me by the commander of the guard. If you don’t comply, I will come and get it myself. You have eight hours.’

Six hours later, the commander of the guard delivered all the requested goods and implored Crocco to spare the village.

In the long run it couldn’t last. The state kept sending down troops to the rebelious region, and many of the people who had supported the cause of the ancien regime switched sides again, depending on the how the wind was blowing.

Crocco was forced to keep fighting for his own survival and that of his two thousand men and women, without any political friends. He kept on plundering villages, he kept on committing cruelties, but slowly the balance slid to the other side.

During the last three years of his career as a desperado, he was limited to isolated attacks on coaches, travelers and farms. Many of his men got caught or gave themselves up, or got killed.

In the end, Crocco was betrayed by one of his generals. The Piemontese had offered this Judas life and liberty if he would lead them to his leader. He didn’t succeed, but the days of the desperados were at their end.

With twelve of his faithful men, Crocco continued to flee from justice, heading north to the Papal States, where he turned himself in to the pope.

The pope had him imprisoned, he didn’t extradite him to the Italian state, because that would mean he also had to extradite the small fortune that Crocco had on him when he reached Rome.

Six years he spent in a papal prison. Then Rome was turned over to Italy, and Crocco sent to trial.

He was sentenced to death, a sentence that was later changed into forced labour for life. In between, near the turn of the century, Carmine Crocco, the most legendary of desperados, found time to write his memories.

Those memories were handed to me in the form of a book by comrade Max. I had told him to look out for stories about the briganti in the towns we passed. Like I said, I had tried to speak to the elderly of Vaglio, but they didn’t tell me a thing. While reading Crocco’s autobiography I found out what might be the real reason why they didn’t want to remember the briganti

“We attack Vaglio, a village at six miles from Potenza which resists with admireable valour. The menace of destruction in case they don’t surrender only strengthens the tenacity with which the inhabitants defend their village. Our messengers are received with bullets and fire. Various of our men die in the process. Divided into four columns, we attack from four different sides. We occupy the village while the heavily fortified monastery continues to resist. Our troops, enraged by the unexpected defense, slaughter anyone they come across, men and women, and they set fire to the monastery. The village is plundered. Anyone steals whatever he can. We leave the monastery burning. The 16th day of November [1861].”

(from the autobiography of Carmine Crocco, pp. 117-18, translation yours truly)

They heyday of the desperados came to an end a few years later, after equally ferocious persecutions by the state. But it wasn’t the end of the phenomenon of brigantaggio.

Sporadic acts of guerilla continued all over the south throughout the 20th century. As late as the 1970s, the authorities in Calabria admitted that they couldn’t guarantee the safety of citizens in the wild mountains of the inland.

 Up until this very day, so the story goes, if you venture far off into the forests of Calabria, you might encounter the last of the desperados, living in their caves, preying on remote farms and unsuspecting wanderers…

 

 

 

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