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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:28

 

Back in the USSR 05/03/2012 à 07h49

Zineb Dryef | Journaliste Rue89 


 

Une femme sort de l'isoloir à Stavropol, le 4 mars 2012 (Eduard Korniyenko/Reuters)

 

 

Face à la foule réunie dans la rue, place du Manège, près du Kremlin, Vladimir Poutine, vainqueur de la présidentielle russe ce dimanche avec 63,9% des voix, a évoqué un scrutin honnête :

« Nous avons gagné ! Nous avons gagné dans une lutte ouverte et honnête. Merci mes amis, nous avons gagné une lutte honnête et ouverte.

Mais ce n'était pas juste l'élection du président de la Russie, c'était un test très important pour nous tous, pour tout notre peuple, un test de maturité politique, d'autonomie et d'indépendance.

Nous avons montré que personne ne peut rien nous imposer, personne ni rien. Nous avons montré que nos concitoyens savent faire facilement la différence entre le désir de renouveau et les provocations politiques dont le but est de détruire notre Etat et d'usurper le pouvoir. » (Traduction : Le Monde)

Le discours de Vladimir Poutine (en russe) (note perso : la vidéo n'est plus accessible...)

Pourtant, les opposants et les associations d'observation du scrutin ont dénoncé des irrégularités massives, malgré l'installation de 180 000 webcams par le pouvoir « pour que chacun puisse suivre le déroulement de l'élection en direct ».

En réalité, ça n'a pas si bien marché que cela, selon les journalistes de l'AFP. Ainsi, certaines urnes étaient invisibles, certaines webcam diffusaient des écrans noirs ou étaient placées hors cadre...

Selon les observateurs de l'OSCE, l'élection a « clairement biaisée en faveur d'un des candidats », de nombreuses « irrégularités » ayant été enregistrées.

Des images montrant un cas de bourrage d'urnes dans un bureau de vote du Daguestan ont largement circulé dans le pays. On y voit deux hommes mettre de nombreux bulletins dans l'urne, sans se presser. Ce cas, très médiatisé, a valu à ce bureau de voir ses résultats annulés.

 

 

Bourrage d'urnes au Daguestan

 

Dans un reportage du Figaro suivant les observateurs de l'ONG Golodans à Saint-Petersbourg, la conclusion de leur journée est plutôt pessimiste. Sur 1 753 bureaux de vote de Saint-Pétersbourg, ont été observé, :

« Plus de 260 incidents [...] dont 14 cas de bourrage d'urnes, 16 cas de vote sous une fausse identité et 199 situations dans lesquelles nos observateurs ont été refoulés des bureaux de vote. »

Les opposants et diverses associations s'organisent désormais pour remettre en cause le scrutin :

 


Les élections du 4 mars 2012 en Russie (DR)

 

  • en invalidant le scrutin dans les bureaux de vote où des fraudes ont été constatées : une association recense sur une carte participative tous les incidents dont ses observateurs et dont les internautes ont eu connaissance ;
  • en descendant dans la rue : le parti d'opposition Iabloko a annoncé qu'il se joindrait aux manifestants de ce lundi soir, décidés à se rassembler « en masse » pour contester la victoire de Vladimir Poutine.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:24

LEMONDE | 05.03.12 | 10h27   •  Mis à jour le 05.03.12 | 10h33

 
 

 

Eric Woerth, en mai 2009.

Eric Woerth, en mai 2009.AFP/STEPHANE DE SAKUTIN


Campagne électorale ou pas, les juges chargés de l'affaire de l'hippodrome de Compiègne (Oise) ne relâchent pas la pression sur Eric Woerth. Le 10 janvier, en toute discrétion, les policiers de la brigade financière, mandatés par les juges Roger Le Loire et René Grouman, chargés du volet non ministériel de l'affaire, ont conduit une perquisition au siège de l'UMP, rue de Vaugirard à Paris (15e), où ils se sont fait remettre la liste des fameux donateurs dits du "premier cercle" de l'UMP.
 

"Après avoir procédé à la lecture de cette liste, conclut le procès-verbal de synthèse, nous constatons que n'y figurent ni Antoine Gilibert, ni Armand de Coulanges", soit les deux derniers présidents de la Société des courses de Compiègne (SCC), à qui l'hippodrome a été cédé. Eric Woerth, qui s'apprêtait alors à quitter le ministère du budget, est mis en cause pour avoir autorisé le 16 mars 2010 la cession à la SCC, à un prix anormalement bas (2,5millions d'euros), d'un terrain de 57 hectares intégrant l'hippodrome de Compiègne.

Depuis sa révélation par Le Canard enchaîné en juillet 2010, l'affaire a prospéré. Saisie fin 2010 par Jean-Louis Nadal, alors procureur général de la Cour de cassation, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) a ordonné en janvier 2011 l'ouverture d'une procédure pour "prise illégale d'intérêts" visant explicitement M. Woerth. Depuis un peu plus d'un an, les juges d'instruction de la CJR – seule instance habilitée à enquêter sur les délits commis par les ministres – ont accumulé les documents, mails et autres témoignages.

 

INSISTANCE

Autant d'éléments, dont Le Monde a pu prendre connaissance, qui placent l'ancien trésorier de l'UMP, pour le moment témoin assisté, dans une position extrêmement inconfortable. L'enquête de la CJR établit en effet que la vente de l'hippodrome dit "du Putois" a été, tout au long de son processus, parsemée d'anomalies, voire d'irrégularités. Le choix de la procédure de gré à gré, notamment, paraît suspect. "L'absence de toute mise en concurrence (…) est soulignée par les différents responsables du ministère de tutelle", expliquait dès le 16novembre 2010 M.Nadal dans ses conclusions. Toutefois, le fait que ce type de vente relève du code du domaine de l'Etat et non du code des marchés publics semble exclure toutes poursuites de M. Woerth pour "favoritisme", un temps envisagées.

Autre élément troublant: le prix de vente. Dans un rapport du 13 janvier, les trois experts mandatés par les juges de la CJR ont évalué "la valeur vénale de l'ensemble litigieux" à 8,3 millions d'euros, soit beaucoup plus que les 2,5 millions déboursés par M.Gilibert. Tout aussi suspecte, l'insistance du budget à tenir à l'écart des négociations les représentants de l'Office national des forêts et le ministère de l'agriculture, résolument opposés à la vente. Et puis, il y a, comme le résumait M.Nadal, cet "empressement à conclure la cession à quelques jours du remaniement ministériel qui conduira Eric Woerth à devenir ministre du travail". D'autant que l'implication personnelle de M.Woerth est évidente. En témoigne par exemple ce mail envoyé le 17 mars 2010 par Daniel Dubost, directeur de France Domaine, à la Direction générale des finances publiques: "La cession a fait l'objet d'une décision particulière et explicite du ministre demandant [qu'elle] soit réalisée au bénéfice de la Société des courses de Compiègne."

A la décharge de l'ex-ministre, les policiers, qui ont examiné tous les comptes bancaires de M.Woerth, son épouse et leurs deux enfants, ont conclu en avril 2011 qu'ils avaient "fonctionné normalement", et qu'"aucun mouvement créditeur d'un montant très élevé n'a été relevé". Même conclusion de la PJ, en juin 2011, après examen des comptes de la SCC: "L'analyse détaillée des charges n'a permis de relever aucun paiement pouvant correspondre à l'intérêt de M.et Mme Eric Woerth." Dans une synthèse du 21 octobre 2011, la police remarquait: "Tant les investigations que les informations recueillies au cours de l'enquête n'ont pas permis d'établir l'existence de relations quelconques entre les époux Woerth et Antoine Gilibert."

Les enquêteurs ont pu découvrir que M. Gilibert était bien l'un des donateurs de l'UMP. M. Woerth reste toutefois sous la menace d'une mise en examen pour "prise illégale d'intérêts": il aurait agi pour faire plaisir à son collègue de l'UMP, le sénateur et maire de Compiègne, Philippe Marini. Dans un courrier du 26 novembre 2009, le directeur du cabinet de M. Woerth avertissait son homologue de l'agriculture que refuser de céder le terrain à la SCC "provoquerait (…) une forte réaction du sénateur-maire de Compiègne, qui soutient ce projet". M. Marini, interrogé par les magistrats, s'est étonné de cette remarque, infondée selon lui.

La commission d'instruction de la CJR devrait avoir terminé ses investigations avant l'été. D'ici là, elle devra trancher le sort de M. Woerth. Selon Me Grégory Saint-Michel, avocat des élus socialistes –notamment le député du Nord Christian Bataille – qui ont déposé plainte en novembre2010, "la procédure confirme que ce terrain n'aurait jamais dû être vendu. Le caractère illicite de cette cession ne fait désormais plus de doute".

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:19

LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.12 | 14h20

 
 

 

Les cuves du bateau contenaient 1 800 tonnes de mazout et environ 250 tonnes de gasoil destinées à ravitailler des bateaux dans cette zone.

Les cuves du bateau contenaient 1 800 tonnes de mazout et environ 250 tonnes de gasoil destinées à ravitailler des bateaux dans cette zone.AP/Thanassis Stavrakis


Un bateau-citerne transportant près de 2 000 tonnes de carburant a coulé, lundi 5 mars, au large de la banlieue industrielle d'Elefsina, près d'Athènes. On ne connaît pas avec certitude les raisons du naufrage. Une des hypothèses avancées est que le pétrolier aurait sombré après avoir touché une épave.

Le navire transportait onze personnes, tous membres de l'équipage. Porté disparu, son capitaine, âgé de 48 ans, a été retrouvé mort par les équipes de sauvetage, a indiqué le ministère de la marine.

Les cuves du bateau contenaient 1 800 tonnes de mazout et environ 250 tonnes de gasoil destinées à ravitailler des bateaux dans cette zone, située à une trentaine de kilomètres d'Athènes et où se concentrent de nombreuses industries et raffineries.

Selon le ministère, aucune fuite susceptible d'entraîner une pollution maritime n'a été repérée dans l'immédiat, mais des barrières flottantes ont été installées par mesure de précaution.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:12

LEMONDE.FR | 05.03.12 | 12h26   •  Mis à jour le 05.03.12 | 15h04

 Le réacteur nucléaire de Chooz A, dans les Ardennes, arrêté en 1991, est en cours de déconstruction depuis 1999, à 150 mètres sous terre.
Crédits : DIDIER MARC /

Point sensible de la phase actuelle : la dépose des quatre générateurs de vapeur, d'immenses composants de 15 mètres de long et 110 tonnes chacun. Les trois premiers ont d'ores et déjà été enlevés. Reste le quatrième, dont l'opération est prévue pour fin mai. Une fois démontés, les générateurs doivent être décontaminés chimiquement avant d'être envoyés vers des centres de stockage.
Crédits : Audrey Garric/Le Monde.fr

Après chaque opération, les déchets radioactifs - 10 000 tonnes prévues pour l'ensemble du chantier - sont entreposés dans des colis envoyés dans différents centres de stockage.
Crédits : Audrey Garric/Le Monde.fr

Chooz (Ardennes), envoyée spéciale - De loin, impossible de rater les deux immenses tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Chooz (prononcer "chô"), dans les Ardennes, dont l'épaisse vapeur se fond dans la brume locale. Mais rien ne laisse supposer qu'un troisième réacteur est en cours de démantèlement sur l'autre rive de la Meuse, à 150 mètres sous roche. Et pourtant, la centrale de Chooz A, arrêtée en 1991, fait l'objet d'opérations de déconstruction depuis 1999 – tandis que Chooz B reste en activité. Avec une fin de chantier prévue pour 2020, elle sera la première des centrales en fin de vie à être déconstruite en France, parmi les neuf chantiers en cours (voir encadré). Un test crucial pour EDF, alors que la question du démantèlement est régulièrement épinglée parmi les risques de l'atome.

Situé à la frontière belge, Chooz A a été le premier réacteur à eau pressurisée – d'une puissance de 305 MW – mis en service au sein du parc nucléaire français, en 1967. Suivront 58 autres réacteurs, construits sur le même modèle. Mais s'il constitue un prototype, le réacteur des Ardennes possède néanmoins une particularité : celle d'être souterrain. Deux cavernes parallèles de trente mètres de hauteur abritent, à flanc de colline, la cuve du réacteur et ses quatre générateurs de vapeur pour l'une, et la piscine de refroidissement et les circuits de secours pour l'autre.

MANQUE DE PLACE

"L'inconvénient, c'est le manque de place : les opérations doivent être encore plus méthodiques, calculées et étudiées que pour d'autres réacteurs, souligne Stéphane Lelong, chef de structure déconstruction, qui a rejoint le site en 2010 après une carrière comme officier de marine. Mais il n'y a pas d'obstacle technique majeur au démantèlement d'une centrale."


 

Stéphane Lelong, chef de structure déconstruction de Chooz A.

Stéphane Lelong, chef de structure déconstruction de Chooz A. Audrey Garric/Le Monde.fr


Après la destruction de la salle des machines – bâtiment conventionnel comprenant la turbine et l'alternateur – entre 1999 et 2004, EDF s'est attaqué depuis 2010 au démantèlement électromécanique du circuit primaire, dans le bâtiment réacteur : dans les galeries et au cœur des cavernes, près de quatre-vingts sous-traitants d'Onet technologies, Areva et Westinghouse, encadrés par une vingtaine d'agents de l'électricien, s'activent quotidiennement pour déposer, découper et désinstaller des milliers de tuyaux, pompes, poutres ou vannes.

Point sensible de la phase actuelle : la dépose des quatre générateurs de vapeur, d'immenses composants de 15 mètres de long et 110 tonnes chacun. "La première tentative a été un échec, car on ne connaissait pas le centre de gravité précis du générateur afin de le lever et le basculer à la fois. Après avoir refait des calculs, notre outillage spécialement conçu pour cette opération a fonctionné. On a enlevé les deux premiers générateurs l'an dernier et le troisième au début du mois. Le quatrième sera déposé fin mai, détaille Stéphane Lelong. Au final, la moindre opération nous demande beaucoup plus de travail que dans une usine classique. Mais on prend le temps qu'il faut pour travailler en toute sécurité."


PROTECTION DES OUVRIERS

Car si la déconstruction d'une centrale relève de la pure mécanique, la radioactivité du site et les risques qu'elle entraîne en font un chantier spécifique et des plus délicats. "L'essentiel de la radioactivité du site (à savoir 99 %) a été éliminée lorsqu'on a déchargé le combustible, en 1995, pour l'envoyer à La Hague", rassure Stéphane Lelong. Malgré tout, la radioactivité peut atteindre des milliers de becquerels par centimètre cube, lors de la découpe du circuit primaire notamment.

Pour éviter une irradiation et une contamination supérieures aux seuils autorisés, les ouvriers sont soumis à un arsenal de mesures de précaution et de protection : équipement spécifique (blouses, charlottes, casques, dosimètres, trousses de secours, masques ou heaumes ventilés dans certains cas), temps de travail limité dans les zones contaminées, installation de tapis de plomb, de briques et d'eau pour faire écran et utilisation de robots pour les opérations les plus risquées.

 

 

Dans les zones les plus contaminées, des "systèmes de confinement dynamiques" ont été mis en place pour éviter que les particules radioactives ne se dispersent sur l'ensemble du chantier.

Dans les zones les plus contaminées, des "systèmes de confinement dynamiques" ont été mis en place pour éviter que les particules radioactives ne se dispersent sur l'ensemble du chantier.Audrey Garric/Le Monde.fr


Surtout, sur l'ensemble du site, l'air est en dépression, grâce à un système de sas et de ventilation qui évite aux particules radioactives de se propager à l'extérieur. Dans les zones les plus contaminées, des "systèmes de confinement dynamiques" sont en outre mis en place : ces sortes de sas constitués de bâches plastiques isolent les travailleurs et empêchent l'air de sortir dans le reste du chantier grâce à de gros tuyaux aspirants et des filtres qui emmagasinent les radioéléments.

 

EXPÉRIENCE ÉTRANGÈRE

"On profite des retours d'expériences de l'étranger, en faisant appel à des sous-traitants qui ont déjà développé les procédés ailleurs. Si le démantèlement d'une centrale est nouveau en France, ce n'est pas le cas dans le monde. Les Etats-Unis ont notamment déjà déconstruit une douzaine de réacteurs", précise Stéphane Lelong.

"Chaque réacteur est unique, avec son histoire, ses avaries et ses contaminations propres, rétorque Roland Desbordes, président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Quoi qu'on en dise, EDF n'a pas d'expérience dans ce domaine. Or, le démantèlement, ce sont des mauvaises surprises à mesure qu'on avance. Et l'électricien ne s'est pas encore attaqué à l'étape la plus délicate, à savoir le démantèlement de la cuve du réacteur." Cette opération, effectivement cruciale, aura lieu à partir de 2014 ou 2015.

 

STOCKAGE DES DÉCHETS

Autre gros enjeu du chantier : le devenir des déchets nucléaires. Tout ce qui sort de la centrale doit en effet être acheminé vers des centres spécifiques, sous la forme de "colis" dûment contrôlés et répertoriés. "Sur les 36 000 tonnes de déchets que doit produire le site, 26 000 tonnes ne sont pas radioactives, car elles relèvent de structures extérieures, comme des bâtiments administratifs", explique Stéphane Lelong. Le reste, par contre, est traité en fonction du niveau de radioactivité : les 7 200 tonnes de déchets très faiblement radioactifs, comme des tuyaux ou des poutres, prennent la direction du centre de Morvilliers, tandis que les 2 800 tonnes de déchets faiblement et moyennement radioactifs à vie courte sont envoyés dans le centre de Soulaines.

 

 

Les déchets du chantier sont entreposés dans des colis envoyés dans différents centres de stockage.

Les déchets du chantier sont entreposés dans des colis envoyés dans différents centres de stockage.Audrey Garric/Le Monde.fr


Bien plus sensibles, les 30 tonnes de déchets moyennement radioactifs à vie longue, à savoir les éléments internes à la cuve du réacteur, n'ont pas encore de destination. A l'origine, ils devaient être entreposés sur le site de l'Iceda (Installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés), centre temporaire que EDF a commencé à construire près de la centrale du Bugey, en attendant l'ouverture d'un centre de stockage profond par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Mais le chantier de l'Iceda a été stoppé début janvier, après une décision du tribunal administratif de Lyon annulant le permis de constuire pour non-conformité au plan local d'urbanisme.

"On est donc en train de démanteler une centrale, alors qu'on n'a pas de solution pour ses déchets les plus radioactifs", dénonce Roland Desbordes. La Criirad a par ailleurs déposé, avec six autres associations, un recours devant le Conseil d'Etat contre le projet. Et son président de justifier : "L'Iceda légalise une pratique illégale : l'entreposage de déchets mal conditionnés pour une durée indéterminée. Sans compter que le site se situe dans une zone inondable, menacé par une rupture du barrage de Vouglans, à 30 kilomètres en amont. […] Il aurait fallu attendre plus longtemps, quarante ou cinquante ans, avant de démanteler les centrales, afin de disposer de vraies solutions pour élimiter les déchets et de moins exposer les travailleurs à des débits de doses importants."


DÉMANTÈLEMENT IMMÉDIAT

Laisser du temps au temps, c'était la stratégie initiale d'EDF. En 1995, l'électricien déclare la mise à l'arrêt définitive du réacteur, après avoir envoyé le combustible à l'usine de retraitement de La Hague. L'idée était alors de laisser le site sous surveillance et attendre que la radioactivité décroisse de manière naturelle. Mais en 2001, changement de cap : le groupe opte pour une stratégie de démantèlement immédiat des centrales, notamment pour permettre une transmission de la mémoire.

 

>> Lire l'entretien : "EDF a adopté une stratégie de démantèlement complet et immédiat"


"On sait garder la mémoire si on le veut, estime Roland Desbordes. En réalité, EDF et ses partenaires, comme Areva, sont passés à la vitesse supérieure car ils se sont aperçus qu'il y avait un énorme marché mondial du démantèlement. Et pour se positionner sur ce marché, ils doivent montrer qu'ils savent déconstruire des réacteurs de puissance."


>> Lire le cadrage : "Le démantèlement nucléaire, un marché prometteur"


Le processus se révèle malgré tout long. Le site n'a ainsi obtenu le décret d'autorisation pour procéder à la déconstruction interne qu'en 2007. "A chaque étape, il faut redéposer des dossiers et attendre le feu vert de l'Autorité de sûreté nucléaire [le gendarme nucléaire], note Stéphane Lelong. Mais c'est la garantie que nous ne faisons pas n'importe quoi. Et maintenant que nous avons un peu essuyé les plâtres avec la mise en route du démantèlement, la suite sera plus rapide et plus simple, car nous déposons les demandes d'autorisation en parallèle de la poursuite du chantier."

Le calendrier, s'il est tenu, prévoit la fin du démantèlement électromécanique en 2016, et l'assainissement du génie civil, pour enlever toute trace de radioactivité, jusqu'en 2020. Avec un objectif : obtenir le déclassement du site nucléaire en site civil. Chooz serait alors le premier réacteur totalement démantelé.

 

LE COÛT EN QUESTION

Ce "retour à l'herbe", comme on l'appelle dans le secteur, coûte cher à EDF. L'électricien a ainsi provisionné 2 milliards d'euros pour la déconstruction en cours des neuf réacteurs – sans toutefois donner de détail pour chacun.

Un chiffre sous-estimé selon certains experts. "La Cour des comptes elle-même assure, dans son dernier rapport [PDF], que dans ses provisions EDF ne prend pas suffisamment en compte les aléas et les incertitudes de la déconstruction et devrait prévoir des fourchettes plus larges", rappelle Charlotte Mijeon, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire. "EDF a sans cesse réévalué son estimation, ajoute Roland Desbordes, et elle se situe encore dans la fourchette basse par rapport à nos voisins européens : l'Allemagne ou l'Angleterre tablent par exemple sur des coûts cinq fois supérieurs. Le retour à l'herbe me paraît encore très hypothétique."


Audrey Garric

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:06

Alain Ensuque, directeur du Centre d'ingénierie de déconstruction et environnement d'EDF 

LEMONDE.FR | 05.03.12 | 12h26

 
 

 

"La déconstruction n'était pas un aléa, mais une étape normale de la vie d'une centrale, qui relève de la responsabilité de l'exploitant", estime Alain Ensuque.

"La déconstruction n'était pas un aléa, mais une étape normale de la vie d'une centrale, qui relève de la responsabilité de l'exploitant", estime Alain Ensuque.AFP/ALAIN JULIEN


Avec neuf réacteurs aujourd'hui à l'arrêt et un parc nucléaire vieillissant, le démantèlement des centrales nucléaires est devenu un enjeu pour EDF. A tel point que l'électricien a créé, en 2001, un cabinet d'études, le Centre d'ingénierie de déconstruction et environnement (Ciden), dont les 560 employés, basés à Lyon, supervisent les déconstructions en cours et prévoient celles à venir. Alain Ensuque, directeur de l'unité, revient sur la stratégie d'EDF en matière de démantèlement.

En quoi la position d'EDF a-t-elle évolué sur la question du démantèlement des centrales ?


Alain Ensuque : Il y a vingt ans, EDF n'avait pas de stratégie de démantèlement : la déconstruction était tout simplement différée. Après la mise à l'arrêt définitive du réacteur, le combustible était enlevé et envoyé à La Hague, les vidanges étaient faites et les installations secondaires, déconstruites. La centrale entrait alors dans une phase de surveillance et on attendait la décroissance naturelle de la radioactivité.

Mais après un avis de l'Autorité de sûreté nucléaire, en 2000, EDF a changé de position et opté pour une stratégie de démantèlement complet et immédiat. L'électricien a estimé que la déconstruction n'était pas un aléa mais une étape normale de la vie d'une centrale, qui relève de la responsabilité de l'exploitant.

Un an plus tard, le groupe a annoncé la déconstruction intégrale de ses neuf réacteurs à l'arrêt : Brennilis, Bugey 1, Chinon A1, A2 et A3, Chooz A, Creys-Malville et Saint-Laurent A1 et A2. Cet engagement a été inscrit le 21 octobre 2005 dans le contrat de service public signé avec l'Etat.

 

Pourquoi avoir changé de stratégie ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Il s'agit d'abord d'une question de responsabilité envers les générations futures, dans la mesure où des incertitudes existent sur l'évolution des équipements. Ensuite, nous disposons aujourd'hui de techniques pour démanteler nos centrales sans exposer les ouvriers : on sait faire des robots et de la téléopération pour protéger les opérateurs de la contamination et de l'irradiation.

Enfin, le démantèlement immédiat permet de faire appel à des ouvriers qui ont participé à l'exploitation de l'installation et en ont une connaissance précise. Ils figurent dans les équipes de démantèlement pour assurer la transmission de la mémoire. Nous profitons aussi maintenant des retours d'expérience à l'international, notamment des Etats-Unis, qui ont totalement démonté une douzaine de centrales.

 

Comment se déroule le démantèlement des réacteurs arrêtés ?

Déconstruire ne signifie pas démolir, en raison de la radioactivité présente sur le site. Il s'agit plutôt de démonter, de façon méthodique. Nous procédons en trois étapes : la mise à l'arrêt définitif du réacteur avec le déchargement du combustible, ensuite le démontage des équipements comme les tuyaux, pompes, réservoirs, câbles et autres composants et enfin le démontage complet du bâtiment réacteur.

Une fois vide, la structure de génie civil devra être assainie, pour enlever toute trace de radioactivité. Les bâtiments pourront alors être déclassés en sites civils et démolis de manière classique. L'ensemble de ces opérations est strictement réglementé : EDF doit déposer des dossiers d'autorisation et l'Autorité de sûreté nucléaire procède à des contrôles à chaque étape. Le processus prend d'autant plus de temps que la plupart des opérations ont un caractère de prototype : on est amenés à mettre au point des méthodes techniques et administratives et à les ajuster.

 

Quelle quantité de déchets ces chantiers vont-ils produire ?

Le démantèlement des neuf réacteurs actuellement à l'arrêt doit entraîner au final un million de tonnes de déchets, dont 800 000 tonnes de débris conventionnels (comme des bâtiments), valorisés dans les filières classiques, et 180 000 tonnes de résidus radioactifs, qui seront envoyés dans différents centres de stockage agréés en fonction de leur nature.

Parmi eux, 115 000 tonnes de déchets de très faible activité seront envoyés au centre de Morvilliers (Aube), 53 000 tonnes de déchets de faible et moyenne activité à vie courte au centre de Soulaines (Aube) et 300 tonnes de matières moyennement radioactives à vie longue devraient être entreposées, à partir de 2014, dans un centre temporaire qu'EDF construit actuellement sur le site de la centrale du Bugey en attendant l'ouverture d'un centre de stockage profond par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Les neuf chantiers produiront aussi 17 000 tonnes de graphite [qui n'ont pas encore de débouché].

Propos recueillis par Audrey Garric

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:01

LEMONDE.FR | 05.03.12 | 12h26   •  Mis à jour le 05.03.12 | 14h02

 
 

Autour de trois cents réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années.

Autour de trois cents réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années.AFP/RADEK MICA


Depuis la catastrophe de Fukushima, c'est un marché en pleine expansion. La décision du Japon d'arrêter la quasi-totalité de ses 54 réacteurs, puis celle de l'Allemagne d'entamer sa sortie du nucléaire, en stoppant 8 de ses 17 centrales, ont dopé le secteur du démantèlement nucléaire. Sans compter que, trente ans après son déploiement massif en Europe, le parc nucléaire a vieilli, et s'approche de la fin de service. D'après une étude de la Commission européenne datant de 2004, 50 à 60 réacteurs sur les 155 en fonctionnement dans l'Union devraient être démontés à l'horizon 2025.

Au total, 300 réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années. S'ils ne seront pas tous démantelés immédiatement, le nombre de chantiers lancés devrait fortement croître et laisse entrevoir une véritable manne financière pour les entreprises spécialisées dans le secteur. La Cour des comptes la chiffre ainsi à un minimum de 18,4 milliards d'euros pour le seul parc français. Et le cabinet de conseil Arthur D. Little, cité par Les Echos, parle d'un marché de 220 milliards d'euros dans le monde sur vingt ans.

"Ce marché existe depuis longtemps, mais il était jusqu'à présent limité à des volumes restreints, comme le démantèlement de laboratoires de recherche ou d'usines de transformation de combustible, explique Yves Brachet, président de Westinghouse Europe, société américaine spécialisée dans la construction, la maintenance et la déconstruction nucléaires. Maintenant, ce secteur est amené à croître rapidement : dans tous les pays dotés de l'énergie nucléaire, des réacteurs arrivent en fin de vie et les gouvernements veulent montrer qu'ils sont capables d'aller jusqu'au bout de la technologie."


"CONCURRENCE RUDE"

Résultat : tous les acteurs du secteur sont sur le pont et se livrent une "concurrence rude", de l'aveu même des principaux intéressés. "Toutes les entreprises qui construisent des centrales se disent qu'elles peuvent aussi les déconstruire. Ce sont à la fois les groupes d'ingénierie et conception et ceux de génie civil, car il faut tant développer des procédés et assurer la radioprotection que démolir et découper. Le marché devient de plus en plus compétitif", livre Yves Brachet.

Du côté des Français, on trouve ainsi le géant du nucléaire Areva, le spécialiste de l'ingénierie, maintenance et déconstruction Onet technologies, ou les groupes de construction Bouygues et Vinci (via sa filiale Nuvia). A l'étranger, les grands noms sont l'Américain Westinghouse, le Britannique Amec, l'Allemand Nukem, l'Espagnol Iberdrola, l'Italien Ansaldo ou encore le Belge Tractebel Engineering (du groupe GDF-Suez).

 

MARCHÉS ALLEMAND, FRANÇAIS ET ANGLAIS

Au total, une quinzaine d'entreprises se positionnent sur tous les chantiers, en France comme à l'étranger. Dans leur viseur, les centrales allemandes constitueront les "marchés les plus importants des années à venir". "Les électriciens allemands et les fournisseurs préparent de façon active leur stratégie de démantèlement. [Le Français] Areva envisage, de son côté, de créer un pôle d'expertise en Allemagne", indiquent Les Echos.

Aux côtés de quelques réacteurs en Italie et en Espagne, la France, aussi, attise les convoitises. Le changement de stratégie d'EDF et la décision de procéder à un démantèlement immédiat des réacteurs après leur mise à l'arrêt définitif a en effet ouvert le marché du démantèlement dans l'Hexagone, et ce, malgré la décision de Nicolas Sarkozy de prolonger la durée de vie des centrales au-delà de quarante ans.

 

>> Lire : "EDF a adopté une stratégie de démantèlement complet et immédiat"

Neuf réacteurs sont déjà en cours de déconstruction, jusqu'en 2040. A Chooz (Ardennes), par exemple, le démantèlement des équipements nucléaires a été réparti en trois lots : les démantèlements du circuit primaire et des équipements nucléaires annexes ont été remportés par Onet, tandis que le démantèlement de la cuve du réacteur et de ses équipements internes est revenu à Westinghouse et son partenaire Nuvia. Montant de ce dernier contrat : plusieurs dizaines de millions d'euros.

Parmi les gros appels d'offres qui doivent bientôt être lancés, le groupe américain vise maintenant la centrale du Bugey, dans l'Ain, et notamment le démantèlement du bâtiment réacteur, dont "le coût devrait atteindre les 100 millions d'euros", selon Yves Brachet.

Mais surtout, tous les yeux sont rivés vers le Royaume-Uni. Outre le démantèlement des onze centrales Magnox (édition abonnés), un modèle de réacteur à refroidissement par gaz, les entreprises de déconstruction attendent avec impatience la fin de vie de l'immense usine de retraitement des déchets nucléaires de Sellafield, dont le futur contrat "pourrait flirter avec le milliard d'euros", selon Westinghouse.

 

COURSE TECHNOLOGIQUE

Pour se différencier et gagner leur ticket d'entrée dans les futurs marchés, les entreprises concurrentes misent, au-delà du déploiement commercial, sur le développement de technologies toujours plus pointues : techniques de découpe dans l'eau, au laser ou avec aspiration, pour éviter au maximum la dispersion de poussières radioactives, robots dernier cri pour éviter l'intervention humaine, ou procédés de décontamination sans effluents. "On doit donc faire appel à des compétences d'ingénierie nucléaire, mais aussi aux métiers industriels classiques, comme la mécanique ou l'électrique", précise Yves Brachet.

Des techniques plus performantes, aussi, pour gagner en efficacité. Car, si le respect des délais s'avère moins sensible dans la déconstruction que pour la construction, dans la mesure où la production électrique n'est pas en jeu, chaque retard entraîne néanmoins des dépenses importantes. Et vu le nombre de réacteurs qui devront être déconstruits, les électriciens ont tout intérêt à ménager leurs liquidités.

Audrey Garric


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:53

LEMONDE.FR avec AFP | 05.03.12 | 07h51   •  Mis à jour le 05.03.12 | 07h58

 
 

Une femme tibétaine, âgée de 32 ans et mère de quatre enfants, s'est immolée par le feu dimanche 4 mars dans le sud-ouest de la Chine pour dénoncer l'occupation chinoise du Tibet, rapporte une organisation tibétaine des droits de l'homme. La jeune femme a succombé à ses brûlures près d'un monastère de la province du Sichuan, à la veille de l'ouverture de la session annuelle du Parlement chinois, qui sert souvent de prétexte aux autorités de Pékin pour réprimer les mouvements contestataires.

Il s'agit de la 23e immolation d'un Tibétain depuis un an. Au moins seize d'entre eux ont trouvé la mort, en majorité des moines bouddhistes, selon les organisations des droits de l'homme. Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, a affirmé en février que ces suicides étaient des actions visant à déstabiliser le Tibet, région contrôlée par la Chine depuis 1950, et qu'elles n'avaient pas l'approbation de la population locale.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:47

 

midilibre.fr - CATHY ROCHER

04/03/2012, 16 h 03 | Mis à jour le 04/03/2012, 16 h 24
Avant l’atelier sur les médias et le juridique, l’exercice de la tortue.
Avant l’atelier sur les médias et le juridique, l’exercice de la tortue. (Photo M.ESDOURRUBAILH)

C’est une première à Nîmes. Depuis hier et jusqu’à aujourd’hui, une trentaine de militants participent à un stage de désobéissance civile non violente. Samedi, pendant une partie de l’après-midi, jeunes ou moins jeunes - des Nîmois du collectif Arbres, des Indignés, des anti-gaz de schiste, des bénévoles de RESF ou proches des sans papiers, une ancienne du Larzac -, dont une bonne partie est déjà aguerrie, ont exécuté plusieurs simulations.

Dans l’une des séquences, de faux policiers joués par les participants empêchent des militants d’investir un terrain promis à l’exploitation du gaz de schiste... Un peu plus tard, les mêmes faux policiers ou gendarmes tenteront de faire lâcher prise à des militants qui refusent de quitter la place et dont les bras et jambes sont entrelacés (l’exercice de la tortue).

"Sans violence et de manière pacifique, nous pouvons empêcher, exemple parmi d’autres, un forage, commente Marjorie, l’une des organisatrices de cette formation un peu particulière. Nous avons organisé ce stage parce qu’il nous faut être prêts à réagir dans l’urgence tout en restant dans l’action non violente. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi..." "Ce stage, c’est génial, poursuit Patricia, l’une des jeunes Indignés. Nous pouvons ainsi rencontrer d’autres militants et activistes."

C’est Xavier Renou, un Picard, formateur et membre du collectif les désobéissants, créé il y a cinq ans maintenant, qui anime cette formation. "Nous travaillons sur nos limites, à gérer la violence de l’autre et éventuellement la nôtre, à maîtriser nos émotions, nos colères... et apprenons les techniques de résistance corporelle. Le droit à la résistance et à la désobéissance, cela s’apprend et s’organise. On a oublié que le droit de grève, le droit des femmes... avaient été acquis grâce à la désobéissance. Voter, manifester n’est pas suffisant. Nous sommes contre l’obéissance aux lois injustes."

Dans la cour, entre deux éclats de rire, les militants de choc échangent leurs expériences, poursuivent les jeux de rôle. L’un d’entre eux porte un nez rouge et joue au clown. "Ces actions non violentes n’ont certainement pas vocation à provoquer la violence (celle des adversaires, NDLR)", assure Xavier Renou lorsqu’on l’interroge sur la manifestation des anti-corrida à Rodilhan, des réactions violentes et du buzz qui ont suivi.

Aujourd’hui, les militants continueront à en découdre sur le terrain. Un grand jeu est prévu. Pour l’anecdote, ces deux jours ont été programmés dans un lieu situé à 500 mètres de l’hôtel de police et de la gendarmerie nationale.

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:40

 

 

 LES INDIGNE/E/S  Lundi 18h aux Ramblas /Mercredi à 18h/  Maison Carrée/Samedi 13h repas partagé.

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

Lundi 5 Mars

Film « La terre parle Arabe » avec l’AFPS  et Pierre Stambul, UJFP

Cinéma le Sémaphore

20h30

Lundi 5 mars

AG Nîmes + INDIGNES

Ramblas

18h

Mardi 6 mars

Mardi d’UNÏMES : la souffrance au travail MGEN

Amphi 3 facVauban

18h

Mardi 6 Mars

UCCN :La démocratie parlementaire à l’épreuve du nazisme par D. Moralès

IUFM 60 rue Vincent Faïta

19 à 21h

Mardi 6 Mars

Débat public « en finir avec l’enfermement des enfants de familles sans-papiers » avec RESF 30, LDH, O.I.P.et FSU

Au « Petit Subito » 5 rue Jean Reboul

20h

Mercr 7 mars

C.A. ATTAC

Local Solidaires

18h

Mercredi 7 /3

RESF Nîmes

APTI

18h

Jeudi 8 mars et 9 mars

Journée Femmes : Mas de Mingue :ateliers, gym,Théâtre forum,Expos, musique

Centre Jean Paulhan Mas de Mingue

10à 17h

Jeudi 8/3

Paroles de Femmes

La Passerelle

18h30

Jeudi 8 mars

Conf débat « Immigration et transmission »avec l’E.P.E. du Gard (Particip aux frais :10et 6E)

Auditorium Conseil Général

20h30 à 22h30

Vendre 9 mars

Procès famille en yourte : soutien

Tribunal de Nîmes

8h30

Vendre 9 mars

Femmes de Pissevin Solidarité engagement :petit déj en poésie/Lâcher de colombes/buffet/Stands assoc/lectures :écritures de Femmes, expo sur le droit des Femmes, défilé et danses orientales

Médiathèque M.Bernard/

Place Debussy/

Salle Wagner

10 à 16h

Vendr 9 mars

Nîmes et 2012 :année Internationale des coopératives..

S.2 Pablo Neruda

18h30

9/10/11Mars

Sortir de l’industrialisme et du productivisme

St Jean du Gard

 

Sam 10 et Dim 11 Mars

Colloque historique Franco-Algérien. La Fédération de France du FLN 1954/1962

Audit du Conseil Général

Dès 9h

Dim. 11 mars

Chaîne humaine Anti nucléaire :Lyon Avignon : départ Nîmes co-voiturage :0615336173 halteaunucleaire30@laposte.net

Parking 7 Collines

Nîmes

12h

Lundi 12 mars

Film/débat « L’ordre et la morale » M. Kassovitz avec le Collectif d’ailleurs nous sommes d’ici

Ciné le Sémaphore

20h

Mardi 13 mars

Par ATTAC dans le cadre du FAME soirée avec Lino Pizzolon(Argentine) »Résistance victorieuse contre exploitation minière »

Auditorium du conseil général

20h

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:56

 

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