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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:21

International | LEMONDE | 01.03.12 | 14h34   •  Mis à jour le 01.03.12 | 14h34

par Natalie Nougayrède (International)

 
 

La Russie et la Chine ne veulent pas d'ingérence armée en Syrie ? La bonne affaire ! Il n'a jamais été question, côté occidental, de répéter l'épisode libyen de 2011. Ce qui provoque le blocage de la Russie et de la Chine à l'ONU, ce n'est pas seulement la hantise d'un renversement de régime à Damas par une intervention armée internationale dont personne ne veut. C'est la hantise d'un renversement de régime sous la pression extérieure, quelle qu'elle soit, qu'il s'agisse de pressions diplomatiques, de menaces financières ou de sanctions énergétiques.

Tout ce que les Occidentaux et leurs partenaires arabes peuvent concocter de "paralysant" pour le pouvoir de Damas est perçu côtés russe et chinois comme un illégitime travail de sape. La réaction est identique face aux sanctions pétrolières et autres, prises hors du cadre de l'ONU contre l'Iran.

Tout se passe comme si l'interventionnisme "soft", celui qui frappe au porte-monnaie plutôt qu'en larguant des bombes, avait fini par horripiler la Russie et la Chine, ces pays souverainistes tatillons, au même degré qu'une coalition internationale (totalement imaginaire, répétons-le) qui se masserait aux frontières de la Syrie. Le recours croissant aux sanctions, et leur sophistication accrue, est devenu un des faits majeurs du traitement des grandes questions de paix et de sécurité.

Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères, joue le vieux briscard de la diplomatie lorsqu'il fait la leçon aux Occidentaux sur le thème : vous nous avez piégés en Libye avec vos bombardements au nom de la "protection des civils", alors, plus jamais ça, bas les pattes sur la Syrie ! La légalité internationale a bon dos. La Russie ne s'en est jamais beaucoup préoccupée dans le Caucase. Comme presque tout le monde, au printemps 2011, elle avait passé Kadhafi par pertes et profits.

La Russie, suivie par la Chine, a pourtant récemment fait savoir qu'elle était d'accord pour de l'aide humanitaire aux civils syriens de Homs. Est-ce un tournant ? Humanitaire et ingérence ne sont pas synonymes. Il faut rappeler que la Russie n'avait jamais dit non à "l'humanitaire" au Darfour, tout en poursuivant ses livraisons d'armes au Soudan qui bombardait des villageois...

L'important, du point de vue russe, sera que les autorités syriennes gardent la haute main sur les acheminements de médicaments, et qu'aucune attaque visant des convois humanitaires ne puisse servir de prétexte à une action militaire étrangère. D'où le refus russe, peu étonnant, des "couloirs humanitaires" mentionnés par la France.

La Russie et la Chine ne s'aiment guère, mais elles travaillent ensemble. Chacune se fait aider par l'autre sur les grands dossiers de sécurité internationale qui lui importent. Par exemple, la Russie colle plutôt à la Chine sur la question nord-coréenne. Et la Chine a tendance à suivre la Russie sur la Syrie et l'Iran. Les Occidentaux ont essayé, au besoin, d'enfoncer des coins entre les deux membres permanents "problématiques" du Conseil de sécurité.

Il sera intéressant de voir si le dialogue entre les Etats-Unis et la Corée du Nord - auquel la Chine semble avoir donné son imprimatur, et qui vient de déboucher sur d'intéressantes annonces de suspension de travaux nucléaire à Yongbyong - influencera les événements autour du nucléaire iranien.

Beaucoup a déjà été dit sur les raisons du soutien russe à Bachar Al-Assad. Un soutien qui, outre la "couverture" diplomatique à l'ONU (veto successifs), prendrait la forme d'importants versements d'argent russes aux forces de l'ordre syriennes, que des officiels occidentaux décrivent comme "n'en pouvant plus, à bout de nerfs".

Le Kremlin ne voit pas la crise syrienne en termes de droits de l'homme mais en rapport de forces géopolitique. La preuve, il n'a jamais cessé les livraisons d'armes à Damas depuis le début de la répression. Human Rights Watch a même analysé des images vidéo montrant l'emploi à Homs d'un obus de 220 mm conçu pour détruire des positions enterrées à grande distance, un engin de fabrication russe auparavant utilisé pour pilonner Grozny...

En se montrant si diligente auprès de son protégé syrien, la Russie pense accroître sa marge de manoeuvre face aux Occidentaux. L'élection présidentielle russe n'est pas la seule date en vue. Au sommet de l'OTAN à Chicago, il sera question du bouclier antimissile, que Vladimir Poutine a encore critiqué de façon virulente. Celui qui prépare son retour au Kremlin n'aime rien tant que de placer ses interlocuteurs américains et européens en position de demandeurs, au coeur d'une crise.

Mieux, la Russie fait coup double en envoyant parallèlement un message à l'Iran : en ne lâchant pas Al-Assad, elle démontre sa fiabilité devant un acteur peut-être affaibli, mais stratégique. Le récit russe est le suivant : nous n'abandonnons pas nos vieux alliés, contrairement à l'administration Obama, qui a trahi Moubarak. Il sera toujours temps, plus tard, d'ajuster.

Les Russes aimeraient tirer le meilleur bénéfice de leur offre de compromis s'agissant du nucléaire iranien. Présentée aux Américains à l'été 2011, celle-ci est restée sans résultats probants. Vladimir Poutine se verrait bien en inspirateur d'un processus de négociations. Or l'équipe Obama, en campagne électorale et soucieuse de relancer les pourparlers entre l'Iran et les grandes puissances pour réduire le danger de scénario militaire, multiplie les consultations.

La Russie sait aussi, au besoin, conforter l'Iran dans son opposition frontale aux Occidentaux : elle en retire le bénéfice immédiat de prix du pétrole élevés, et entretient, du fait de l'ostracisme économique de l'Iran, sa position prépondérante pour l'approvisionnement de l'Europe en gaz. Un jeu qui ne convient pas forcément à la Chine, par ailleurs engagée dans un processus de succession politique cette année. Quels dosages et calculs vont s'opérer ?

L'Iran, on le sait, parle à la Corée du Nord. Alors que le pays ermite annonçait, mercredi, un accord avec les Etats-Unis, la Chine donnait soudain son feu vert à une aide "humanitaire" à la Syrie. Les crises paraissent inexorablement imbriquées.


nougayrède@lemonde.fr

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:47


"Ils ne nous représentent pas" : le mouvement des Indignés en Espagne

Conférence d'Héloïse Nez, sociologue, post-doctorante au CRH-LAVUE (CNRS)
La conférence est organisée par le département de science politique et par l'association CaféCours

Mercredi 7 mars 2012, 16h-17h45, amphi G, Campus de Bron, Université Lyon 2

Présentation : Le 15 mai 2011, des milliers de manifestants occupent la Puerta del Sol, place centrale de Madrid : le contenu de leurs revendications associent des dimensions politiques (en particulier la remise en question de la représentation politique et la lutte contre la corruption) et
économiques (dans un contexte de crise sociale et économique et de chômage massif en Espagne). Le mouvement se diffuse dans de nombreuses
villes espagnoles et s'installe dans la durée. Il est vu comme l'expression d'une indignation de la part d'une partie de la population qui ne se sent pas représentée par les choix politiques et économiques des dirigeants politiques espagnols. Le campement de la Puerta del Sol dure près d'un mois, puis se dissémine dans la création de nombreuses assemblées locales. Il trouve également des échos à l'étranger, en particulier avec les mouvements Occupy aux Etats-Unis.
Le mouvement se caractérise par son absence d'organisation structurée, par la multiplicité des thèmes de revendications et par la volonté
d'être présent dans les lieux publics pour faire entendre ses demandes. Pleinement politique, il s'inscrit hors des cadres conventionnels de
l'action protestataire.
A l'occasion de cette conférence, Héloïse Nez reviendra sur la dynamique du mouvement des indignés en Espagne, sur les formes de structuration
pendant l'occupation de la Puerta del Sol, sur son état actuel ainsi que sur l'écho qu'il a rencontré dans ce pays et à l'étranger.

L'annonce de la conférence sur le webétu :
http://etu.univ-lyon2.fr/agenda/ils-ne-nous-representent-pas-le-mouvement-des-indignes-en-espagne-449629.kjsp?RH=ETU-Rub1

Des articles récents d'Héloïse Nez sur le mouvements des indignés :

"No es un botellon es la revolucion", Revue Mouvements, 07/06/2011
http://www.mouvements.info/No-es-un-botellon-es-la-revolucion.html

"Le mouvement des indignés s'ancre dans le centre de Madrid", Revue Metropolitiques, 29/06/2011
http://www.metropolitiques.eu/Le-mouvement-des-indignes-s-ancre.html

"A crise globale, réponse globale", Le Temps, 05/10/2011
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/dc7ae688-eecc-11e0-a615-f84597a5b7ce

 

*Rappel : Pour accéder aux différents liens, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer  gauche   sur la ligne du lien


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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:40

Affiche-conference-Yannis-Youlountas.JPG

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 23:34

 

 

Faisons du 21 mars le Jour de la renaissance des Travailleurs Européens !



L'adhésion à l'OMC et celle à l'Euro ont été présentées – à cette époque-là – comme des succès importants qui auraient amélioré la vie de tous les Européens. Aujourd'hui, on peut dire que dans les promesses associées avec l'OMC et l'Euro, il y avait quelque chose qui ne fonctionnait pas, compte tenu des récentes – et répétées – crises financières qui sont en train de détériorer sensiblement le train et la qualité de vie des travailleurs européens.



Aujourd’hui, après près de 10 ans, il est intéressant de relire une phrase rapportée dans la page 3 de la publication «Maîtriser la mondialisation - l'Union européenne et le commerce international», publiée en 2002 par la Direction Générale Presse et Communication de l'UE : «La richesse engendrée par le commerce contribue à offrir une meilleure qualité de vie aux citoyens de l’Union européenne (UE). Le développement des échanges constitue aussi une chance d’intégrer les pays pauvres à l’économie mondiale et un apport bénéfique de croissance économique, pour autant qu’il soit suffisamment encadré». Il serait nécessaire de savoir ce qu’aujourd’hui les travailleurs européens pensent, dont la plupart – bien qu'à des degrés différents – a dû renoncer aux droits conquis au cours des décennies au travers des luttes syndicales et civiles. Peut-on dire qu’on leur a garanti une amélioration de la qualité de vie, par rapport à celle dont jouissaient en 2002 ? (La publication peut être téléchargée en plusieurs langues à l'adresse internet : http://ec.europa.eu/publications/booklets/move/37/)

 


Dans le passé, une étroite «oligarchie politico-économique» a pris des engagements pour tous les travailleurs et les citoyens d'Europe, en promettant des résultats incroyables qui en réalité ne se sont pas réalisés. Cependant, ce qui est en train de se passer, c’est exactement le contraire de ce qu’on nous a promis.
Aujourd'hui c’est la même «oligarchie» des différents pays, qui est en train de définir, en étroite coordination dans les différents pays européens, de nouveaux engagements qui nécessitent des lourds sacrifices de presque tous les travailleurs européens. Cela pour sauver la «vision néolibérale» dominante, qui aurait dû dispenser du bien-être et du bonheur à tout le monde.



La «vision néolibérale» qui a conduit les choix européens de ces 20 dernières années est en train de se révéler désastreuse pour la qualité de vie des «gens communs» du monde entier. Les seules personnes qui semblent avoir vraiment tiré profit de la «mondialisation» ne sont que les multinationales.
Dans ce contexte sérieux, les syndicats européens, qui devraient représenter tous les travailleurs européens, n'ont pas été en mesure d'organiser un événement coordonné et simultané dans tous les pays européens, afin de faire comprendre aux dirigeants des diverses nations que l'Europe – la vraie Europe – est formée par les travailleurs; non pas par les commissaires européens, non pas par les banques, non pas par la Bourse, non pas par les multinationales, et non pas par les agences de notation, mais, au contraire, par les travailleurs de l'Europe entière: grecques, italiens, français, allemands, portugais et espagnols.



On ne doit plus permettre qu'un petit cercle de personnes prenne des décisions sur nos vies et sur nos familles en s'appuyant sur la division, non pas seulement linguistique, des travailleurs, car – c’est juste de le rappeler – ce qui aujourd’hui arrive aux Grecs, aux Italiens ou aux Portugais un jour proche pourrait aussi arriver aux Allemands ou aux Français. Personne ne peut se sentir en sécurité dans le système de règles fondé sur l'OMC et sur l'Euro.
Par conséquent, nous demandons, ou, mieux, nous exigeons, que des initiatives communes, coordonnées et simultanées soient organisées entre les syndicats des différents pays d'Europe, afin de permettre aux travailleurs européens de faire entendre leur voix à l'unisson. Cela afin que soit possible revendiquer – aux gouvernements nationaux comme à la commission européenne – des promesses brisées et pour faire en sorte que le poids de la crise ne retombe pas seulement sur les épaules des travailleurs.



On ne peut plus protester: contre l'augmentation de l'âge de la retraite, contre le licenciement, contre l'augmentation des taxes, contre les mesures qui coupent le bien-être. Ce sont les conséquences inévitables, certaines et mathématiques des «règles acceptées» par les différents états nationaux à travers l'adhésion à l'OMC et à l'Euro (ou au moins de l'Euro comme on le conçoit aujourd’hui).



La seule revendication que peut donner un réel pouvoir de négociation et jeter dans la panique les «oligarchies politiques et économiques néolibérales dominantes», y compris la Commission européenne, c’est exiger que l'adhésion à l'OMC et l'adhésion à l'euro soient soumises à un référendum dans tous les pays européens.
Une demande incontestablement démocratique qui permettrait aux citoyens et aux travailleurs de s’exprimer sur le système de règles économiques qui, aujourd’hui, les étrangle.



Il ne s’agit plus – et peut-être il ne s’est jamais agi – d’une question de «droit» ou de «gauche». De toute façon, c’est désormais une question de survie. Ne vous vous laissez pas tromper par les vieilles logiques qui ne jouent qu’en faveur de quelques «vampires», ne nous nous séparons pas selon de vieilles règles, on ne ferait que «leur» jeu.
On va manifester tous ensemble, dans l'Europe entière, le 21 mars - Journée de la renaissance de la nature - en
demandant la création d'un référendum sur l'adhésion des différents états nationaux à l'OMC et à l'Euro.


Faisons du 21 mars le Jour de la renaissance des Travailleurs Européens !


 

*Ce texte est aussi disponible en Anglais, Italien, Portugais, Espagnol, Grec et  Néerlandais

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:39

Peu après minuit, la police accompagnée d'huissier a démonté la cinquantaine de tentes installées depuis quatre mois sur le parvis de la cathédrale Saint Paul.

L'intervention s'est déroulée dans le calme. Les manifestants, qui dénoncent la cupidité de la finance et les inégalités sociales, n'ont cependant pas l'intention d'en rester là.

...
http://fr.euronews.net/
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:32

Internal Dynamics

In March to Athens on 29 February 2012 at 21:01


March to Athens
Day 114-XL, Potenza

Popular assembly in Potenza

Potenza, February 29

 

Dear people,

 

Our group is growing stronger. We have been joined by another Neapolitan, we have almost reached the mountain top, and we are seriously starting to focus on Greece.

Things got a lot more relaxed ever since comrade Marianne left. In the end there was complete incommunicability between her and many of the French.

The French, like I said, are the soul of the march. Two of them have been on the road all the way from Nice, and others have been with the march for most of the time.

Aside from them there are two persons who are true pillars of the march. Comrade Max, and comrade José Miguel.

Max is Sicilian. He is an indefatigable organiser of popular assemblies. He is also a translator with an admireable ammount of patience. He is our main link with the Italian population.

José Miguel is from Barcelona. He speaks perfect Italian and he is a charming communicator. Wherever we arrive, he goes to the bar, and he starts to chat with the locals. It’s the most effective way of doing diffusion. He is also the last to leave the square whenever we move on. He wants to make absolutely sure that we leave the place cleaner than how we found it.

Max is a biologist, José Miguel is an archeologist. Both of them left university to come along with the march.

There are many more people who make a fundamental contribution to the march in different ways. But me, I’m not one of them.

I don’t cook, I don’t do a lot of diffusion, I clean my own things but little more, I don’t push a cart with common stuff, I don’t translate. I walk, I observe, and I write. That’s all. So if the march becomes a success, it won’t be because of me.

 

Today, however, I increased my level of participation a bit. We held an internal assembly about the route to Bari, and about the great controversy… The date of arrival in Athens.

For once, I volunteered to moderate the assembly.

I can’t remember the last time we held an internal assembly that didn’t turn into a farce. So I prepared some things in advance. First of all I talked to the Old Man. He can be reasoned with, and I’m actually starting to appreciate him. The other day, when everyone - me included – loaded his or her stuff onto the van of the protezione civile, the Old Man refused. He pushed all of his stuff up the mountain for fifteen kilometres. I made a deep bow when he arrived.

We talked about the proposed route to Bari, he made a few corrections, and I presented it in the assembly.

We reached a consensus in eight minutes. I don’t know if it’s a record, but it was definitely better than the five hours it took to reach a consensus about the route to Potenza.

 

It was the first time I moderated an assembly. Normally, the moderator has to guide the proces of collective reasoning, without making use of his role to highlight his own opinions or try to impose them. This sounds very horizontal, but if the moderation is too weak, it leads to chaos.

So I did away with it. I started off with an appeal to the assembly to bear in mind our common objective: arrive in Athens as a group, to the greatest possible satisfaction of ourselves, of the people who are expecting us, and of all the people who are following our march or have contributed to it in any way.

I forced the assembly to focus and to be constructive. Maybe I was a bit too strict, but in the end my moderation was appreciated by almost everyone, and within two hours we finally reached a first consensus about an approximate date of arrival.

We aim to be in Athens somewhere between April 26 and May 5. In a future assembly we will try to narrow it down further.

One of the people from Potenza offered us a bottle of rum to celebrate the consensus. But we shouldn’t get carried away. There’s a new controversy looming. The port of arrival.

There are two options. Igoumenitsa in the north of Greece, at over 500 kilometres from Athens, and Patras at just over 200. Many people seem to be in favour of Patras. They fear that Igoumenitsa is not a reasonable option, given our current pace.

Others say that Patras is too close to Athens. After marching through Italy for almost four months, we can’t really take ourselves seriously if we only take a short stroll up to our final destination.

So, our troubles are to be continued. Finding a consensus will be hard, maybe impossible. But for now, we have a reason to rejoice. The popular assembly this evening was a success. Despite the strong wind, people resisted. And yet again, after Salerno and Vietri, the locals decided to start their own assembly.

The appointment is for March 8, at five clock, in the faculty of Letters and Philosophy.

 

The same popular assembly in Potenza

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:27

 

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UEvMdsQJKDg

 

Ajoutée par vitogenovese95 le  2 mars 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chavez (MVR) est élu en 1998 dès le premier tour avec 57 % des voix, en 2000 avec 59,5% des voix (et en 2006 avec 63 % voix toujours dès le premier tour) Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir(MVR,Podemos,PPT,MEP,PCV). Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas. Une manifestation de l'opposition organisée et fomentée par les médias privés se dirige vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont "Llaguno", de mystérieux snipers postés sur les édifices alentours ouvrent le feu sur la foule, faisant 15 morts tant du coté de l'opposition que du coté des partisans de Chavez. Dans la soirée, un groupe de militaires demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. Cependant Chavez accepte de quitter Miraflores suite à un ultimatum du commandement militaire putchiste menaçant de faire exploser le batiment avec tout le personnel à l'intérieur. Hugo Chávez est arrêté et emmené dans un lieu secret et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place. Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. Il a été reçu, quelques temps auparavant, à la Maison Blanche et par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Quelques États, notamment les États-Unis et l'Espagne, reconnaissent le nouveau régime, en poussant leur ambassadeur respectif à se rendre auprès de Pedro Carmona. Le lendemain, malgré un 'black out' médiatique établi par les putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas. La junte militaire en place y répond par une répression policière féroce faisant 60 morts et plus de 300 blessés. Malgré tout Carmona est renversé par la puissance du mouvement populaire, et le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré. Ces événements sont filmés par des journalistes d'une chaîne irlandaise Radio Telifís Éireann, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme d'Hugo Chávez.

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:19
tvanouvelles.ca
Première publication 28 février 2012 à 19h40

Crédit photo : Agence QMI
 Par Matthieu Payen | Agence QMI

Peu visible depuis son éviction du Square Victoria, le 25 novembre dernier, le mouvement Occupons Montréal a organisé une nouvelle offensive, l'opération Occupons Walmart, prévue mercredi.

«Fermons les grosses entreprises», c'est l'appel lancé par l'organisation sœur Occupy Portland.

La journée du 29 février a été choisie pour la tenue de cette action qui comprendra notamment un rassemblement éclair dans un Walmart de la région de Montréal.

Le mouvement a choisi de cibler le distributeur américain parce que «la tranche du 1% des mieux nantis de la population a détourné à son profit notre capacité démocratique d'influencer et de façonner la société dans laquelle nous vivons, de sorte que cette société est aujourd'hui plongée dans la spirale destructrice de la consommation, du profit et de la cupidité individuelle au détriment de tout le reste».

Pour le moment, une quarantaine de personnes ont répondu présentes à l'appel d'Occupons Montréal. Le mouvement compte ainsi reprendre de la vigueur ce printemps. «Nous sommes restés actifs tout l'hiver avec des groupes de réflexion, mais nous savons que c'est dans l'action que nous pourrons à nouveau fédérer», a souligné Fabrice, l'un des indignés de Montréal.

Occupons Montréal devrait ainsi reprendre l'installation de campements dès la mi-mai. «L'idée qui se dégage est une occupation tournante des parcs», nous a révélé une participante au mouvement.

 

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/02/20120228-194045.html

 

Les indignés repassent à l'offensive
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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:17
Marianne - Mercredi 29 Février 2012 à 05:00 | Lu 6805 fois I 18 commentaire(s)

 

Laurent Pinsolle
Porte-parole du parti Debout la république dirigé par Nicolas Dupont-Aignan, ancien président... En savoir plus sur cet auteur

 

La sortie de l'euro un cataclysme ? Laurent Pinsolle rappelle que 69 pays ont quitté leur union monétaire sans trop de dommages et que cinq prix Nobel d'économie considèrent la sortie de l'euro comme une option réaliste.

 

C’est aujourd’hui la dernière ligne de défense des partisans de l’euro : la fin de la tour de Babel monétaire édifiée à Maastricht provoquerait un cataclysme économique. Pourtant, d’innombrables économistes, dont des prix Nobel, affirment le contraire, comme Jonathan Tepper dans une étude passionnante.

La peur, dernier rempart de défense de l’euro

Il est proprement incroyable d’écouter les éditorialistes ou les politiques évoquer une sortie de la monnaie unique. Au Grand Journal, Nicolas Dupont-Aignan a eu droit à une mise en scène scandaleuse où l’image passait en noir et blanc, histoire de bien signifier que cela serait « passéiste ». D’autres vous regardent comme si vous étiez à moitié fou et n’hésitent pas à prendre à témoin le monde des économistes, pour qui les conséquences seraient catastrophiques.
 
Pourtant, une étude sérieuse démontre que cela est faux. Si on ne peut nier que des économistes sont partisans de la monnaie unique, les critiques de l’euro présentent des rangs suffisamment prestigieux, divers et nombreux pour mériter un vrai débat de fond. Pas moins de quatre « prix Nobel » (Krugman, Stiglitz, Sen, Allais), des dizaines d’autres, de tous les bords (libéraux – Gréau - ou progressistes – Sapir, Lordon) dont quelques uns prophétiques (Lafay, Cotta, Rosa, Todd).
 
D’ailleurs les partisans de l’euro ont trouvé en Marine Le Pen l’avocate idéale de la sortie de l’euro. Ses approximations et son manque impressionnant de culture économique en font une adversaire facile à tourner en dérision tant il est facile de la mettre en difficulté. Tout ceci contribue malheureusement à la stagnation de l’idée de la sortie de l’euro malgré les carences toujours plus évidentes de la monnaie unique, qui pousse l’Europe dans la dépression.

Les unions monétaires finissent bien

Comme d’autres, j’ai déjà fait un dossier assez fouillé sur la fin de l’euro avec les exemples de l’Argentine ou de la Tchécoslovaquie. Mais j’ai reçu récemment une étude très fouillée de Jonathan Tepper, un économiste anglais. Il a étudié pas moins de soixante-neuf pays qui ont quitté une union monétaire au 20ème siècle, « avec un impact économique négatif limité », rendant la sortie de l’euro « faisable », et nous donnant un plan clair pour sa réalisation.
 
Bien sûr, une majorité de ces sorties correspondent à la décolonisation, mais d’autres cas se rapprochent davantage de la zone euro : la fin de l’Empire Austro-Hongrois en 1919, la séparation de l’Inde et du Pakistan en 1947, celle du Pakistan et du Bangladesh en 1971, la séparation de la Tchécoslovaquie ou de l’ancienne URSS en 1992, ou enfin l’Argentine en 2002. Mieux, dans le cas de la zone euro, il s’agit de revenir à une situation existante auparavant, ce qui est plus simple.
 
Pour l’auteur, l’histoire nous donne des réponses à toutes les questions relatives à la fin d’une union monétaire. Le processus pratique est bien connu : surimpression des anciens billets et remplacement par de nouveaux, contrôle des capitaux. Il souligne que « dans presque tous les cas, la transition a été douce », même s’il y a une restructuration des dettes. Pour lui « la sortie est l’outil le plus puissant pour rééquilibrer l’Europe et créer de la croissance ».
 
Selon l’auteur, les pays du Sud sont déjà condamnés du fait de leur endettement et de leur perte de compétitivité. Et il souligne que le défaut est une solution partielle : il faut corriger la surévaluation de la monnaie car l’euro fait peser l’ajustement sur les plus faibles. Et même s’il y a un défaut, l’expérience montre que « les inconvénients de la dévaluation sont brefs et qu’une croissance rapide suivrait » évoquant la crise des pays émergents en 1997-1998 ou l’Argentine.

De la banalité de la sortie d’une union monétaire

L’auteur cite également l’économiste Andrew Rose, professeur à Berkley, qui a étudié une base de données de 130 pays de 1946 à 2005 et pour « le plus frappant, c’est qu’il y a remarquablement peu de mouvements économiques au moment de la dissolution d’une union monétaire ». Selon Volker Nitsch, de l’université de Berlin, « historiquement, les dissolutions d’unions monétaires ne sont pas inhabituelles » et il chiffre le nombre d’unions dissoutes à 128 de 1948 à 1997.
 
Deux économistes de Princeton, Peter Garber et Michael Spencer, qui ont étudié spécifiquement le cas austro-hongrois, soutiennent que « en conclusion, la plupart des sorties d’une union monétaire n’ont provoqué qu’une faible volatilité économique, que leurs dissolutions sont fréquentes et qu’elles peuvent être réalisées rapidement, contrairement à ce qui est avancé par certains ». Le Pakistan et le Bangladesh ont mis fin à leur union monétaire aisément en pleine guerre civile !
 
Il y a un an, les défenseurs de l’euro soutenaient qu’une sortie serait catastrophique, entrainant défaut et effondrement du pouvoir d’achat. La Grèce démontre que c’est le maintien dans cette prison monétaire qui provoque une catastrophe. Mieux, l’histoire montre que la sortie n’est pas si compliquée…

Retrouvez Laurent Pinsolle sur son blog.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 20:12
Marianne - Mercredi 29 Février 2012 à 12:00

 

Eugène Eugène
Eugène publie sur le Blog économique et social des articles de fond sur la société et... En savoir plus sur cet auteur

 

Mardi 26 février au Zénith de Montpellier, le président a proposé que les professeurs travaillent plus et gagnent en retours plus. C’est un peu du réchauffé, Monsieur le Président, d’autant que le compte n’y est pas. Eugène appelle à l'aide : le « travailler plus pour gagner plus » revient !

 

(Travailler plus - Flickr - Bocklm - cc)
(Travailler plus - Flickr - Bocklm - cc)
Parmi les propositions du candidat Sarkozy énoncées ce mardi, une était bien polémique : outre la réforme du collège unique, la réforme du Bac, il propose la revalorisation des rémunérations de ceux qui veulent travailler plus.

Cela ne vous rappelle rien ? Bien sûr ! Il s’agit du fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » remis (à peine) aux goûts du jour de 2012. Il a ainsi proposé aux enseignants d'assurer « 26 heures de présence dans l'établissement au lieu de 18 heures de cours », en leur offrant « en contrepartie une augmentation de leur traitement de 25 %, soit près de 500 € nets par mois ».

Or si l’on a été à l’école, on se rend vite compte que cette proposition polémique n’est pas que réchauffée, mais surtout une grossière « arnaque » : en admettant que ces chiffres, qui ne sont que des moyennes, soient exacts, passer de 18 h à 26 h représente une augmentation de 45 %. Or le candidat Sarkozy propose une merveilleuse augmentation de… 25 %.

Plus de travail et à moitié prix

Si les professeurs ne travaillent pas beaucoup et ont pas mal de vacances, il est aussi connu que parfois leur travail n’est pas évident qu’il font des heures en plus qui ne sont pas comptabilisées dans les 18 h (correction de copies, réunions, etc…) et surtout que leur salaire est « minable ». Aussi proposer des heures supplémentaires payées moitié prix est non seulement une arnaque, mais également très insultant. Les enseignants apprécieront. Il est clair que vu leur rémunération, nombres d’enseignants accepteraient bien une petite charge supplémentaire et la hausse de salaire qui va avec, mais pas à ce prix…

Le candidat Sarkozy s’est découvert au grand jour : ce qu’il veut vraiment c’est que la France travaille plus et à moitié prix ! Mesdames, Messieurs, à votre bon cœur, merci de bien vouloir diviser vos rémunérations par deux !, Ça, c’est la France de Sarkozy s’il est élu en 2012 ! Qu’on se le dise !

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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