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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:27

 

Le Monde - l y a 7 heures

 

Un an après le tremblement de terre, le tsunami puis la catastrophe de Fukushima, l'équipe d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), qui prône une sortie du nucléaire, a diffusé vendredi 9 mars une vidéo commémorant à sa façon cet accident. Obscurité, un son angoissant, un homme portant un masque à gaz devant un gâteau "Happy Birthday Fukushima"... Le clip conclut : "Il y a des anniversaires qu'on aimerait ne pas souhaiter. Sortons du nucléaire", avant d'afficher un lien vers le site de campagne d'Eva Joly.

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:20

LEMONDE.FR avec AFP | 10.03.12 | 18h55

 
 

L'armée syrienne a pris d'assaut samedi soir Idleb, après avoir violemment bombardé cette ville rebelle où 14 civils ont péri, a rapporté une ONG syrienne. "Les transports de troupes sont entrés dans la ville d'Idleb alors que les bombardements et les combats" entre armée et rebelles se poursuivaient, a indiqué à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Il a fait état d'au moins 14 civils tués, de dizaines de blessés et de 150 arrestations dans la ville située dans le nord-ouest du pays.

Depuis l'aube, Idleb était visée par les "bombardements les plus violents depuis l'envoi de renforts de troupes cette semaine", avait auparavant indiqué le président de l'OSDH. "Les forces du régime bombardent de l'extérieur de la ville, à partir de plusieurs axes", a précisé Milad Fadl, militant local de la Commission générale de la révolution syrienne (opposition), qualifiant les bombardements de "très, très violents" et estimant que l'opération visait à "faire plier la ville".

Depuis plusieurs jours, des troupes se massaient dans cette province montagneuse et frontalière de la Turquie, faisant craindre aux militants une réédition de l'offensive contre Baba Amr, le quartier rebelle de Homs (centre) repris le 1er mars par l'armée après près d'un mois de siège et de pilonnage.

Cet assaut est intervenu alors que le dirigeant syrien Bachar El-Assad a rencontré, ce samedi à Damas, Kofi Annan, l'envoyé spécial de l'ONU, toujours présent dans la capitale syrienne ce samedi soir. Sur le plan diplomatique, la pression s'est accentuée contre la Chine et la Russie, toujours opposés à toute intervention dans les "affaires intérieures" syriennes de la part de la communauté internationale. L'Arabie saoudite et le Qatar ont violemment critiqué ce samedi la position de la Chine et de la Russie, qui ont déjà fait usage de leur droit de veto aux Nations Unies pour bloquer des résolutions contraignantes pour le régime syrien. "Il y a un génocide systématique de la part du gouvernement syrien pendant que nous parlons en ce moment de cessez-le-feu", a notamment déclaré le ministre qatari des affaires étrangères cheikh Hamad ben Jassem al Thani, lors d'une réunion de la Ligue arabe au Caire.

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:14

LEMONDE.FR | 10.03.12 | 15h24   •  Mis à jour le 10.03.12 | 15h27

 

Une cérémonie à la mémoire des moines tibétains qui se sont immolés par le feu à Dharmsala (Inde), le 8 octobre 2011.

Une cérémonie à la mémoire des moines tibétains qui se sont immolés par le feu à Dharmsala (Inde), le 8 octobre 2011.AP/ASHWINI BHATIA


De notre correspondant à Pékin - Désigné comme le Jour du soulèvement national (National Uprising Day) à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où siège le gouvernement tibétain en exil, le 10 mars a chaque année un écho très fort parmi les 6 millions de Tibétains de la Région autonome tibétaine (sous contrôle chinois) et des zones tibétaines des quatre provinces chinoises qui la bordent.

Cette année, l'anniversaire du soulèvement de 1959, bien sûr tabou en Chine, intervient alors que la crise au Tibet a atteint un nouveau paroxysme. Non seulement les nouveaux médias ont favorisé une diffusion sans précédent d'informations en provenance du "Tibet libre" vers les hauts plateaux tibétains, mais, aux yeux des Tibétains de Chine, le temps presse.

La première revendication qui ressort des multiples manifestations ou actes récents de vis-à-vis de Pékin est le retour au Tibet du dalaï-lama, et la fin de sa diabolisation par le régime communiste. Le Monde a pu constater, en 2010 et 2011, combien celle-ci est ressentie comme une atteinte à la dignité des Tibétains et à leur identité culturelle et religieuse dans les zones tibétaines du Sichuan et du Qinghai.

SOULÈVEMENT GÉNÉRALISÉ

En 2008, c'est le Jour du soulèvement national que les moines du monastère de Drepung, l'un des trois plus grands de Lhassa, ont organisé une marche de protestation en réaction aux mesures de "rééducation patriotique" qui leur avaient été imposées. S'en suivra un soulèvement généralisé à tout le Tibet historique, qui durera plusieurs mois.

La répression sera féroce : les arrestations et les peines de prison toucheront le clergé comme la population laïque, et une grande partie de l'intelligentsia tibétaine. Elle s'accompagnera d'une double stratégie de reprise en main systématique des monastères et de la population, mais aussi de "subventions" ciblées. Le résultat a été désastreux : les autorités chinoises se sont aujourd'hui aliénés une plus grande partie encore de la population tibétaine, toutes catégories confondues.

RENFORCEMENT DE LA FIERTÉ D'ÊTRE TIBÉTAIN

La fierté et la conscience d'être tibétain n'auront cessé de se renforcer ces quatre dernières années : "Les manifestations de 2008 ont renforcé le sentiment d'identité des Tibétains et depuis ils expriment régulièrement leur fierté nationale, explique la tibétologue française Katia Buffetrille qui a fait un long séjour en Amdo fin 2011. Ainsi, on peut voir dans divers lieux en Amdo [actuelle province chinoise du Qinghai] de petits papiers collés aux vitrines des boutiques et appelant à parler une langue pure [au lieu d'être mélangée avec du chinois]."

"Des manifestations pacifiques ont eu lieu en 2010 à Rebkong [Amdo] contre le projet de supprimer l'enseignement en tibétain dans le secondaire, poursuit-elle. Des initiatives de la société civile sont apparues comme le "mercredi blanc" qui a débuté dans le Tibet oriental et qui est une journée durant laquelle les Tibétains mangent tibétain, s'habillent tibétain, parlent uniquement tibétain. Ce mouvement s'est répandu maintenant parmi les exilés."

ACCROISSEMENT DES IMMOLATIONS PAR LE FEU

Cette année, le Jour du Soulèvement National se tient à Dharamsala au milieu de témoignages quotidiens d'actes de résistance et de répression en provenance du Tibet. Pour la première fois, le dalaï-lama n'a pas prononcé d'allocution – il avait annoncé en 2011, pour son dernier discours officiel du 10 mars, qu'il transférait son pouvoir politique à un chef de gouvernement élu.

En Chine, au Sichuan, mais aussi au Qinghai et au Tibet, la cadence des manifestations et immolations par le feu s'est accélérée depuis le début de l'année 2012, tandis que l'intensification des représailles policières – au moins trois manifestations ont conduit à des morts par balles – ou de mauvais traitements des immolés qui survivent à leurs blessures, comme le moine Lobsang Kunchog, amputé des quatre membres et soumis aux brimades du personnel chinois de l'hôpital où il est traité - alimentent en retour la colère des Tibétains.

Tout dernièrement, à Rebkong, dans le Qinghai, des collégiens tibétains ont protesté le 7 mars quand ils ont découvert que les manuels scolaires de la rentrée n'étaient qu'en chinois – plusieurs manifestations d'écoliers avaient déjà eu lieu dans la même région en octobre 2010.

Un jeune homme a été tué par balles le 6 mars dans la préfecture autonome tibétaine de Golog (province du Qinghai), parce qu'il s'est interposé lors de l'arrestation d'un autre Tibétain recherché par la police et accusé d'avoir décroché le drapeau chinois d'un bâtiment officiel le 26 janvier dernier. Le 5 mars, un Tibétain de 18 ans s'est immolé dans la préfecture de Ngaba (Sichuan), soit la 26e immolation par le feu depuis 2009. La veille, une femme de 32 ans, mère de quatre enfants, s'immolait à Ngaba, le lendemain de l'immolation par le feu d'une lycéenne de 19 ans, cette fois à Machu dans le Qinghai.

 SURVIVRE À L'OPPRESSION

Liées au départ à la persécution du monastère de Kirti, à Ngaba, où les forces armées avaient massacré une dizaine de civils en mars 2008, les immolations de moines (et souvent de moines expulsés des monastères en raison des nouvelles mesures de discipline imposés par le parti), sont devenues un mouvement collectif de protestation : désignées comme des "martyrs" à Dharamsala, les immolés sont des "terroristes" pour le gouvernement chinois.

A Pékin, la dissidente tibétaine Woeser, placée sous résidence surveillée à l'approche de la date sensible du 10 mars, a pris l'initiative dans une lettre ouverte cosignée par la poétesse tibétaine Gade Tsering et le bouddha vivant Arjia Lobsang, en exil aux Etats-Unis, d'en appeler à cesser les immolations par le feu. Woeser avait été l'une des premières à qualifier les immolations d'actes de résistance. Il est temps, écrit-elle le 7 mars après avoir rendu hommage "au dévouement rare" qui a poussé 26 Tibétains à recourir à cette forme extrême de protestation depuis février 2009, de "chérir sa vie au temps de l'oppression".

Ces 26 immolations ont clairement exprimé la volonté des Tibétains, dit-elle, or l'expression ne peut être un but en soi : il est temps de "mettre cette volonté en pratique", de rester vivant et de survivre à l'oppression. L'intégralité de la traduction en anglais de son texte est sur son blog.

SURENCHÈRE RÉPRESSIVE

Côté chinois, la désignation des immolés comme des "terroristes" s'inscrit dans la continuité d'une surenchère répressive que rien n'incite à freiner. La politique de la "stabilité à tout prix", qui commence à être modulée ailleurs en Chine en raison de ses excès, ne souffre aucun aménagement au Tibet.

Les participants à des manifestations ou des actes de résistance sont souvent laissés libres le temps que les choses se calment, puis les meneurs présumés sont traqués et arrêtés. Les procès sont expéditifs et les condamnations pour "séparatisme" ou "subversion" sont le plus souvent très lourdes. C'est le cas récemment des participants à un rassemblement pacifique à Nangcheng, dans la préfecture de Yushul au Qinghai. Ainsi qu'à Drango (Luhuo en chinois) dans le Sichuan, où une centaine d'arrestations ont eu lieu récemment selon Free Tibet.

Les familles, les employeurs, et les monastères sont "punis" pour les crimes de leurs employés ou membres. De fait, si, ailleurs en Chine, des contrepouvoirs balbutiants se mettent en place, grâce à la presse, aux réseaux sociaux, aux avocats et aux ONG, les régions tibétaines sont livrées aux formes les plus brutales de gouvernance.

INDIFFÉRENCE DE L'OPINION PUBLIQUE CHINOISE

L'opinion publique chinoise est indifférente et hostile aux revendications des Tibétains : les immolations ou autres manifestations, quand elles sont rapportées dans les médias chinois, le sont sous la forme d'entrefilets ou de brèves. Enfin, la perception que la question tibétaine est "intouchable" en raison de l'agressivité des autorités n'incite aucun des intellectuels ou des bloggeurs chinois, pourtant prompts à se mobiliser sur d'autres sujets touchant à la dignité humaine, à s'en mêler de trop près, par peur des représailles.

Du reste, au sein de l'appareil de sécurité qui continue de baigner dans une vision maoïste des rapports de force, le pire cynisme règne en maître : "Plus la situation est chaotique au Tibet, mieux c'est. Cela servira à entraîner nos troupes et à endurcir les masses. En outre, cela nous procurera une raison suffisante pour écraser la rébellion et mener des réformes dans l'avenir", confiait Mao Zedong en février 1959, il y a 53 ans, alors que la révolte battait son plein dans le Kham.

Brice Pedroletti


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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:09

Lettre du Proche-Orient | LEMONDE | 10.03.12 | 14h48   •  Mis à jour le 10.03.12 | 14h49

 
 

Le raid s'est déroulé mercredi 29 février, à 2 heures du matin, en toute discrétion et impunité. Les Jeep et véhicules blindés israéliens, avec à leur bord une quarantaine de soldats, techniciens du ministère des télécommunications et agents du Shin Beth (le service de sécurité intérieure) ont foncé dans les rues désertes de la capitale du non-Etat palestinien. La ville dormait, ils n'ont pas rencontré âme qui vive et, de toute façon, les Ramallahwis s'écartent au passage d'une troupe de soldats israéliens.

Cette prudence est d'abord celle des forces de sécurité palestiniennes. Cela ne fait pas plaisir au général Adnan Damiri, leur porte-parole, de l'admettre, mais c'est un principe de réalité : "Mes hommes ont pour consigne de s'éloigner, nous confirme-t-il. Nous ne voulons, ni ne pouvons, entrer en confrontation avec l'armée israélienne. Alors, nous laissons faire." Les soldats israéliens se sont arrêtés devant l'immeuble de Watan-TV, dans le quartier de Qaddoura, l'ont cerné, puis ont mené tambour battant leur razzia.

En un peu plus d'une heure, les deux émetteurs, 25 ordinateurs, les archives, des vidéos, les contrats, les factures, une foule de dossiers, ont été confisqués. Peu de mots ont été échangés : les soldats avaient "des ordres", notamment de se saisir des émetteurs. Puis, le convoi s'est ébranlé, pour se rendre à peu de distance, à Al-Bireh, au siège de Al-Quds Educational TV. Il était 3 h 30 du matin. Le même scénario s'est déroulé, mais le butin a été plus maigre : l'émetteur de la station et quelques équipements.

Le lendemain, les réactions des Palestiniens ont été empreintes de stupeur, avant de laisser place au fatalisme : l'armée israélienne est chez elle à Ramallah. Les Etats-Unis, l'Union européenne, la France, ont protesté, enfin plus exactement "déploré". Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a dénoncé "un assaut flagrant contre la liberté d'expression" et le premier ministre, Salam Fayyad, a estimé que le but d'Israël est "d'affaiblir ce qui reste de la stature de l'Autorité nationale palestinienne".

Ramallah est située en zone "A" de la Cisjordanie, laquelle, aux termes des accords de paix d'Oslo II (1995), est sous contrôle exclusif de l'Autorité palestinienne. Rien à voir, en principe, avec la zone "B", où Israël conserve la responsabilité de la sécurité, et encore moins avec la zone "C", entièrement sous l'emprise de la puissance occupante. Le siège de l'Autorité palestinienne, c'est la Mouqata'a, au centre de cette ville bourgeonnante de 200 000 habitants (durant le jour), où Mahmoud Abbas a sa résidence officielle.

Mais le roi est nu : le raid de l'armée israélienne a rappelé que l'Etat palestinien, dont M. Fayyad s'efforce avec ténacité de poser les fondations, et dont M. Abbas demande qu'il soit reconnu par les Nations unies, est un Etat croupion, dont la souveraineté est virtuelle, tout comme l'autorité de son président. Huit jours après la descente des soldats israéliens, les directeurs de Watan-TV et Al-Quds TV, Mouammar Orabi et Haroun Abuarrah, ne se perdent pas en conjectures sur les raisons de cette opération coup- de-poing : "Il s'agissait de nous réduire au silence", dit le premier. Leur but était double, précise le second : "Ils veulent récupérer nos fréquences, pour des raisons politiques tout autant que commerciales. Ils voulaient aussi rappeler aux médias palestiniens un message simple : "Nous sommes là, chez vous ; quand nous voulons, nous pouvons tout contrôler." " L'explication des autorités israéliennes est autre : les soldats sont intervenus pour fermer "deux télévisions pirates à Ramallah", Watan-TV et Al-Quds TV, qui "interrompent significativement d'autres chaînes légales et perturbent les communications aériennes" de l'aéroport Ben-Gourion, à Tel-Aviv.

Suleiman Zuhairi, ministre adjoint des télécommunications palestiniennes, s'en étranglerait presque de rage : il montre, documents à l'appui, que les deux chaînes émettent sur les mêmes hautes fréquences UHF depuis quinze ans et sont enregistrées comme telles depuis 2004 à l'Union internationale des télécommunications (UIT). Il souligne que Watan TV et Al-Quds TV diffusent respectivement sur 615,2 MHz (mégahertz) et 607,2 MHz, alors que la bande de fréquence des aéroports et des avions est comprise entre 108 et 137 MHz.

"Techniquement, martèle-t-il, les interférences sont impossibles. La vérité est que les Israéliens veulent faire taire toutes les voix qui luttent contre l'occupation et la colonisation. Ils veulent récupérer les fréquences des Palestiniens sur la bande UHF et, par-dessus tout, ils veulent tuer la solution de deux Etats." Suleiman Zuhairi rappelle que les accords d'Oslo ont créé une commission conjointe des télécommunications (JTC), et que celle-ci n'a été saisie d'aucune plainte israélienne. Il est vrai que ladite commission est une feuille de vigne : "Depuis dix ans, aucune fréquence ne nous a été accordée, et nous n'avons pas le droit d'importer des émetteurs", souligne-t-il.

Dans leur malheur, Mouammar Orabi et Haroun Abuarrah ont presque de la chance : en 2002, au début de la deuxième Intifada, les soldats israéliens avaient occupé les locaux de Watan-TV et Al-Quds TV pendant 40 et 19 jours, et tout avait été détruit. S'agit-il du signe avant-coureur d'un nouveau tour de vis sécuritaire en Cisjordanie ? Les deux hommes ont une certitude : "Ils vont revenir." Ce n'est pas le général Damiri qui les démentira : "L'armée israélienne fait des incursions deux ou trois fois par semaine à Ramallah ; et la nuit, je ne le sais pas toujours..."


lzecchini@lemonde.fr

Laurent Zecchini

 


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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:04

Edito du Monde | LEMONDE | 10.03.12 | 14h58

 
 

Fukushima est désormais l'un de ces noms de sinistre mémoire qui hantent l'histoire. Celui d'une catastrophe nucléaire qui frappa l'une des plus grandes puissances planétaires. En 1986, quand la centrale de Tchernobyl explose, le monde découvre des "liquidateurs" et des populations civiles sacrifiées au pays des soviets.

Vingt-cinq ans plus tard, c'est le pays de l'innovation et des robots qui est meurtri. Cette fois-ci, l'Occident tétanisé se voit dans le miroir. Et prend peur.

Pourtant, aujourd'hui, les industriels en seraient presque à tourner la page. La plupart des programmes nucléaires ont été maintenus. Une cinquantaine de pays ne dévient pas de leur route vers l'atome. La Chine, l'Inde, le Vietnam, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Bangladesh vont continuer de développer cette source d'énergie.

Par inertie ou par choix politique, le nombre de centrales en chantier dépasse aujourd'hui celui de celles qui ont été arrêtées, indique-t-on chez Areva, le champion français du nucléaire.

Mais faire le total des plus ou des moins ne suffit pas. Car la terre du nucléaire tremble. Elle tremble depuis que l'Allemagne, la Suisse et l'Italie ont annoncé vouloir définitivement renoncer à l'atome. Berlin arrêtera son dernier réacteur en 2022 et veut promouvoir un nouveau modèle énergétique.

En France, où le nucléaire faisait, depuis le début des années 1970, l'objet d'un large consensus entre droite et gauche, le débat s'anime. Si, le 6 mai, François Hollande sort vainqueur de l'élection présidentielle, le candidat socialiste s'est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production française d'électricité, de 74 % à 50 % d'ici à 2025.

Le nucléaire est une énergie "politique" qui a besoin du soutien des gouvernements et des populations. Sans cette double adhésion, l'avenir peut vite s'assombrir.

Depuis Fukushima, les langues aussi se délient. Longtemps la parole fut confisquée par "ceux qui savent", la grande famille du corps des Mines, en l'occurrence. En France, grâce au rapport de la Cour des comptes rendu public le 31 janvier, on connaît mieux le coût réel de la filière, même s'il reste "de nombreuses incertitudes".

Fukushima est l'artisan de cette transparence recouvrée, qui permet aussi que la sûreté des centrales soit renforcée. Les audits se multiplient. Des travaux sont exigés par les autorités de contrôle. Début décembre 2011, le coup de force de Greenpeace, qui s'est introduit dans deux centrales, a également mis en évidence que l'infaillibilité n'existait pas. Tout cela conduit à s'interroger aussi sur le prix de l'électricité issue de l'atome. Qui va augmenter, aucun expert n'en doute plus.

Mais ces questionnements en appellent d'autres : vers quel modèle se diriger, puisqu'il faut à tout prix réduire la part des énergies fossiles, qui chaque jour réchauffent un peu plus notre planète qui n'en peut plus ?

Le nucléaire n'est plus un rêve devenu réalité. Depuis Fukushima, le rêve s'est dissipé dans le réel.

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 18:00

LEMONDE.FR | 10.03.12 | 17h24

 
 

 

Dans la ville désertée de Futaba, située à l'intérieur du rayon d'évacuation de vingt kilomètres mis en place autour de la centrale nucléaire de Fukushima.

Dans la ville désertée de Futaba, située à l'intérieur du rayon d'évacuation de vingt kilomètres mis en place autour de la centrale nucléaire de Fukushima.AP/Sergey Ponomarev


Kazo, envoyé spécial - Dans la cour du lycée balayée par le vent de l'hiver, en complet noir et chemise blanche, tiré à quatre épingles comme pour une cérémonie, un porte-voix à la main, Katsukata Idogawa s'adresse à une quarantaine de personnes. Assez âgées, graves et silencieuses, elles écoutent les encouragements de leur maire.

"Nous sommes toujours dans le tunnel, mais ne perdez pas espoir". Comme ses administrés, Katsukata Idogawa n'a plus de ville : la commune de Futaba machi (sept mille habitants), à quelques kilomètres de la centrale accidentée de Fukushima Daichi, a été évacuée dans les premiers jours après la catastrophe du 11 mars.

UN LIEU DE STOCKAGE DES DÉCHETS RADIOACTIFS

Elle se trouve désormais dans la zone des vingt kilomètres interdits d'accès en raison d'un taux élevé de radioactivité. C'est une de ces villes fantômes appelées à devenir un lieu de stockage de déchets radioactifs. En d'autres termes, une poubelle nucléaire.

M. Idogawa, 65 ans, a été élu en 2005. Il vit avec 576 de ses administrés dans le lycée désaffecté de Kisei dans la ville de Kazo (département de Saitama) à deux cents kilomètres au sud-ouest de la centrale. Le 11 de chaque mois, il tient à honorer les disparus et à rappeler aux survivants qu'ils forment encore une communauté.

Derrière les fenêtres du bâtiment, sèche du linge. Les salles de classes ont été équipées de tatamis (nattes) et de légères cloisons. En fin de journée, les habitants vont chercher un casse-croûte à la cantine. Une grande salle a été transformée en mairie provisoire où s'affairent quelques employés. Sur les murs du couloir sont affichées des offres d'emploi. "Nous sommes une population en exil, abandonnée à son sort", confie M. Idogawa. "Un 'modèle' de communauté dans la précarité : des réfugiés de l'intérieur emportés dans un voyage sans fin."


"NULLE PART OÙ ALLER"

Le lycée de Kisei a accueilli jusqu'à mille quatre cents personnes. Une autre partie de la population de Futaba vit dans des appartements loués à Kazo ; une autre a immigré dans le département de Fukushima. "Pour combien de temps encore vivrons-nous ainsi ? Personne ne nous répond", dit M. Idogawa, qui demande la création d'une ville provisoire pour ses administrés. Mais la cohésion de la population se craquelle : les jeunes sont partis et ne reviendront pas. Les plus âgés veulent retourner à Futaba pour y mourir. "Nous n'avons nulle part où aller", lance une femme entre deux âges, un tablier autour des reins.

M. Idogawa a envoyé le mois dernier une lettre au premier ministre Noda pour lui poser une question : "Les habitants de Futaba sont-ils encore des citoyens japonais ?" La réponse a été affirmative… Mais rien n'a changé. Le maire a les larmes aux yeux lorsqu'un journaliste local lui demande ce qu'il pense de l'asile que lui a offert le département de Saitama : "Je ne dirai jamais assez merci."

Avec ses administrés, M. Idogawa a pris la route de l'exode, sans savoir exactement où il pourrait trouver asile. "Dans les jours qui suivirent la catastrophe, nous n'avons reçu aucune instruction ni information de Tokyo. On savait seulement ce qui se passait par la télévision. On a ainsi appris qu'il fallait évacuer dans un rayon de trois kilomètres", avait-il raconté lors d'une grande manifestation antinucléaire à Yokohama, au milieu de janvier.

Et, chacun pour soi, les habitants ont commencé à partir en voiture. Près de deux mille d'entre eux ont d'abord bivouaqué dans un gymnase dans la ville de Kawamata. "Au moment de l'explosion (le 14 mars dans le bâtiment du réacteur n° 3), j'étais en train d'organiser l'évacuation des personnes âgées sur leurs fauteuils roulants. On a vu des déchets flotter dans l'air. Je pensais que c'était la fin. Les gens fuyaient dans le désordre. On n'avait toujours aucune instruction", avait-il poursuivi.

 

AVEUGLEMENT

Lorsque Futaba était encore habitée, un large panneau en arc de cercle surplombait la route à l'entrée de l'agglomération : "L'énergie nucléaire nous assure un avenir radieux."

Pendant des décennies, Futaba, qui se trouve à proximité des réacteurs 5 et 6 (arrêtés pour la maintenance au moment de la catastrophe), a vécu des subventions versées par l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco). Certains critiquent vivement M. Idogawa pour son aveuglement. "Je ne nie pas ma responsabilité d'avoir collaboré avec Tepco. Mais ses dirigeants nous avaient assurés qu'il n'y avait aucun danger. Notre tort, c'est de les avoir crus. Nous avons été trompés, trahis. Aujourd'hui, nous sommes privés de nos maisons, de nos écoles, de notre vie, et ceux qui nous ont menti continuent à mentir et se permettent de dire aux victimes que leur ville sera désormais une poubelle. Avant de penser à décontaminer, il faut faire la lumière sur les responsabilités."

Assis sur un banc dans la cour du lycée, un homme âgé tire sur sa cigarette, penché en avant, regardant le sol. Il lève la tête, visage fermé : "Je n'ai rien à dire. Tout le monde a menti", dit-il d'une voix presque inaudible avant de s'absorber à nouveau dans la contemplation du sol.

 

Philippe Pons

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 17:53

 

 

 LES INDIGNE/E/S  Lundi 18h aux Ramblas /Mercredi à 18h/  Maison Carrée/Samedi 13h repas partagé.

Carnaval des Différences : infos : carnavaldesdifferences@hotmail.com

 


Dates

Evènement

Lieu

heure

9/10/11Mars

Sortir de l’industrialisme et du productivisme

St Jean du Gard

 

Sam 10 et Dim 11 Mars

Colloque historique Franco-Algérien. La Fédération de France du FLN 1954/1962

Très important d’y assister

Audit du Conseil Général

Dès 9h

Dim. 11 mars

Chaîne humaine Anti nucléaire :Lyon Avignon : départ Nîmes co-voiturage :0615336173 halteaunucleaire30@laposte.net

Parking 7 Collines

Nîmes

12h

Lundi 12 mars

Film/débat « L’ordre et la morale » M. Kassovitz avec le Collectif d’ailleurs nous sommes d’ici DNSI

Ciné le Sémaphore

20h

Mardi 13/3

Film « Un film taxi à Sidi  Bel-Abès »

Audit Carré d’Art

14 et 17h

Mardi 13 mars

Par ATTAC dans le cadre du FAME soirée avec Lino Pizzolon(Argentine) »Résistance victorieuse contre exploitation minière »

Auditorium du conseil général

20h

Mardi 13/3

UCCN

IUFM

19 à 21h

Mardi 13/3

Carn des Diff « Jeux politiques »

Instant T

21h

Mercredi 14/3

RESF Nîmes

APTI

18h

Mercredi 14/3

Film « Acampada Sol » sur Indignés Espagnols+ occupation plaza del sol Carnaval des Différ.

La Passerelle

19h

Vendredi 16/3

Film/débat « Sous la main de l’autre »LDH, AATC, Coll DNSI

AGORA, Imp J. Macé

20h

Du 14 au 17/3

Forum Alternatif Mondial de l’EAU programme www.fame2012.org Manif sam 17

Marseille

Tous les jours +14h30

Samedi 17/3

Femmes en Noir pour la Palestine

Place de l’horloge

11 à 12h

Samedi 17/3

Y.Youlountas, poète et philosophe « paroles de murs Athéniens » sur la Grèce avec la FA et Indignés de Nîmes/ Carn des diff

Pablo Neruda

15h

Dimanche 18/3

Jeu « Repas insolent »inégalités et interdépendances  Carn des Diff

Local CIMADE

16h30

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 17:48

 

 
  du Samedi 10 mars au Samedi 17 mars 2012  
Marseille

 FORUM ALTERNATIF MONDIAL DE L'EAU

 Pourquoi un Forum alternatif mondial de l'eau

     Quand l'ONU reconnaît en juillet 2010 "le droit à une eau potable salubre et propre comme un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme", c'est une bataille de gagnée pour tous ceux qui font de l'accès à l'eau un droit humain fondamental, mais ce n'est pas la fin du combat ! D'abord, parce que plus d'un milliard d'êtres humains n'a toujours pas accès à une eau salubre, chiffre qui fait plus que doubler quand on parle d'eau réellement potable, et parce que les moyens pour faire respecter ce droit sont très insuffisants. Ensuite, parce que, à l'échelle mondiale, l'eau domestique ne représente que 10% de l'eau que nous utilisons, l'essentiel de la consommation humaine servant à la production agricole (70%) et à celle d'énergie et de produits industriels (20%). Et, par le biais de la mondialisation, nous, pays riches, consommons la plus grande partie de cette eau dans les pays pauvres qui en manquent, en délocalisant dans ces pays la production agricole et industrielle que nous consommons chez nous. Enfin, parce que les humains ne sont pas les seuls êtres vivants sur la planète, et qu'il faut de l'eau pour assurer le maintien d'une biosphère que nous détruisons un peu plus chaque jour.
     Bien entendu, la terre est gorgée d'eau, mais le plus souvent salée et de plus en plus polluée. L'augmentation de la population mondiale, combinée avec l'occidentalisation des modes de consommation (pour les riches des pays pauvres), accroît le nombre de pays se rapprochant du niveau de stress hydrique. Il n'en faut pas plus pour aiguiser les appétits des firmes privées soutenues, voire encouragées, par les États, et qui accaparent ce bien commun pour en tirer profit et pouvoir.
     Le Conseil mondial de l'eau (CME), animé par les multinationales comme Véolia ou Suez, soutenu par le FMI, la Banque mondiale et autres institutions financières, par les gouvernements occidentaux et l'Union européenne, avec la complicité de certaines agences de l'ONU, prétend régenter la politique mondiale de l'eau. Le CME organise tous les trois ans un Forum mondial de l'eau (FME), grande foire commerciale internationale, pour vendre les solutions des multinationales de l'eau et de leurs actionnaires. Et ces solutions ne sont pas faites pour donner de l'eau à ceux qui en manquent, mais pour en vendre davantage à ceux qui peuvent la payer. Les citoyens ne peuvent pas s'exprimer dans ces FME, celles de leurs associations qui l'ont essayé ont servi de caution au CME sans pouvoir réellement faire entendre leur voix. C'est pourquoi Attac, en partenariat avec de nombreuses associations françaises et internationales, organise un Forum alternatif mondial de l'eau (FAME), du 10 au 18 mars 2012 à Marseille.
     Ce FAME réunira des citoyennes et citoyens du monde entier qui viendront témoigner de leurs luttes contre la marchandisation de l'eau, pour la préservation quantitative et qualitative des ressources, pour leur répartition équitable au profit du vivant et leur non accaparement de manière privative, pour un réel accès de tous les humains à l'eau potable, pour la lutte contre le réchauffement climatique et ses effets sur le cycle de l'eau, contre la surconsommation d'eau et sa pollution , pour la maîtrise citoyenne de la gestion de l'eau, de la recherche… Ils présenteront les solutions qu'ils ont pu mettre en oeuvre, souvent avec succès. Nombreux sont ceux qui, de partout, se sont déjà manifestés pour apporter leurs contributions. Nous leur devons, en tant que pays hôte du FAME, d'organiser au mieux ce forum pour faire entendre haut et fort la voix des peuples pour la protection et la reconquête citoyenne de ce bien commun du vivant et la réalisation de l'accès à l'eau comme droit humain essentiel. Pour cela nous avons à assurer d'une part la partie logistique et organisationnelle du FAME, d'autre part la coordination et la cohérence des participations.
    Au sein du comité de préparation, Attac se doit d'être à la hauteur, aussi bien en termes d'engagement sur l'organisation que d'apport sur les contenus. Depuis 2010, autour d'Aquattac, de la Commission Eau et des comités locaux de PACA et du Languedoc-Roussillon, nous travaillons à cette préparation. Aujourd'hui, nous avons besoin de la mobilisation de toute notre association : militants, comités locaux, Conseil scientifique, Conseil d'administration… 
Nous comptons sur vous pour :
-   proposer des contributions ;
- sensibiliser vos élus, en particulier sur les problèmes de financement ;
-  mobiliser vos comités pour des actions locales avant le FAME ;
-  être présents massivement à Marseille entre le 10 et le 18 mars 2012, et en particulier du 14 au 17 mars, noyau dur du FAME.
N'oublions pas que l'eau, bien commun transformé en « service environnemental » et marchandisé,  service public bafoué par la privatisation,  ressource menacée par le changement climatique, est au coeur de toutes les problématiques qui font la spécificité d'Attac.

Pour nous rejoindre :
Informations, documents :

Alternatifs du Gard

30@alternatifs.org


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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:49

 

07-03-2012

 

 

 

 

Mickaël Prince, délégué CGT de Stef-TFE, ne s'est pas laissé acheter par son patron. Il a tout refusé: le chèque de 40000 €, la promotion comme cadre... et il a enregistré toute la conversation!
Depuis, son entreprise fait de son mieux pour le virer.
Voir en ligne sur le site du journal Fakir : http://www.fakirpresse.info/La-nouvelle-arme-anti-patrons-le.html
Vidéo CC. Réalisation : Grégoire Souchay.
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 16:44
chainehumaine.org

"Chers amis,

Le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a rappelé au monde entier que la technologie nucléaire est mortifère, et que prétendre la contrôler est une illusion. Un an après jour pour jour, une immense chaîne humaine va relier Lyon à Avignon, dans cette vallée du Rhône où quatorze réacteurs nucléaires exposent des millions de gens à un risque intolérable.

Solidaires avec le peuple japonais, des dizaines de milliers de personnes venues de toute la France et d’autres pays européens vont réagir ensemble, pour affirmer haut et fort : "Sortir du nucléaire, c’est possible !"


Je veux saluer la détermination des citoyens à l’origine de cette initiative coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire". Refusant que la France soit condamnée à subir tôt ou tard un accident nucléaire majeur comme celui qui a frappé le Japon, c’est une véritable "réaction en chaîne humaine" qu’ils ont lancée.

Aujourd’hui, je tiens à partager avec vous mon soutien à cette mobilisation, qui est à mes yeux une véritable insurrection démocratique. Je voudrais dire à chacune et chacun d’entre vous : vous aussi, insurgez-vous ; vous aussi, mobilisez-vous pour la sortie du nucléaire !

Ensemble, nous pouvons être suffisamment forts pour résister au lobby nucléaire et pour nous réapproprier la question énergétique. Nous devons refuser que les choix qui nous engagent et qui engagent nos enfant et petits-enfants pour des décennies soient dictés par des industriels qui n’ont que faire des déchets éternels et de la pollution qu’ils laissent aux générations futures.

La France doit sortir du nucléaire, elle doit dire adieu à cette technologie dangereuse. Elle doit sans retard se tourner vers les énergies renouvelables et un usage plus sobre et raisonnable de l’énergie. En un mot, la France doit choisir un avenir énergétique... plus humain ! Nous savons que c’est possible, alors n’attendons pas qu’il soit trop tard.

Vous non plus, n’attendez pas... le 11 mars, rejoignez la grande chaîne humaine pour la sortie du nucléaire !"

Stéphane Hessel
http://www.chainehumaine.org/?page=trajetchaine
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