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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:59

LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.12 | 22h05

 
 

Les Restos du cœur vont "malheureusement" battre leur record de fréquentation dans leurs 2 000 centres d'aide alimentaire, a annoncé vendredi 2 mars Olivier Berthe, président de l'association créée par Coluche. Selon lui, 900 000 personnes devraient être reçues lors de la campagne 2011-2012. Lors de la campagne d'hiver précédente, les Restos du cœur avaient reçu 860 000 personnes.

"Est-ce qu'on va attendre 2017, les prochaines élections, pour dire 'ça y est, on a atteint le million' ? Est-ce qu'on va rester dans cette situation absurde ? J'espère qu'un certain nombre de nos candidats nous répondront, mais dans les actes et dans les faits", a par ailleurs déclaré à RTL le président des Restos du cœur.

L'association a adressé mercredi 29 février une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle, les invitant à s'intéresser aux Français "vivant en dessous du seuil de pauvreté".

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:56

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 03.03.12 | 08h36   •  Mis à jour le 03.03.12 | 14h02

 
 

 

La plateforme de forage Deepwater Horizon en feu, le 21 avril 2010.

La plateforme de forage Deepwater Horizon en feu, le 21 avril 2010.Reuters/HANDOUT


Le géant pétrolier BP est parvenu à un accord partiel avec des plaignants privés – pêcheurs ou entreprises de la région sinistrée, notamment – au procès aux Etats-Unis de la marée noire engendrée par le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon en 2010 dans le golfe du Mexique, annonce la justice américaine.

Les termes de cet accord seront remis prochainement au tribunal chargé de l'affaire pour approbation, a fait savoir le juge Carl Barbier, qui a en outre ajourné le procès, dont l'ouverture était prévue le 5 mars. La compagnie est toujours poursuivie par les pouvoirs publics et ses partenaires industriels.

Dans un communiqué, BP a indiqué de son côté que l'accord avec des plaignants privés – pêcheurs ou entreprises de la région sinistrée, notamment – porte sur 7,8 milliards de dollars. "L'accord proposé n'inclut pas les plaintes contre BP déposées par le ministère américain de la justice, ou par d'autres agences fédérales, ou par des Etats ou des collectivités locales", ajoute le texte.

Mardi, le Wall Street Journal avait assuré que les discussions en vue d'un accord entre BP et les avocats des personnes et entreprises estimant avoir subi des torts à cause de la marée noire portaient au total sur 14 milliards de dollars. Ces 14 milliards de dollars sont des fonds restant sur un total de 20 milliards de dollars qui avaient été mis de côté par BP en 2010 pour indemniser les victimes de la plus grande marée noire jamais connue aux Etats-Unis, selon le quotidien financier.

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:51

LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.12 | 16h24

 
 

 

Une usine à Yutian, à 100 km à l'est de Pékin.

Une usine à Yutian, à 100 km à l'est de Pékin.AFP/PETER PARKS

La Chine a admis, vendredi 2 mars, que deux tiers des villes de son territoire dépassent le seuil maximum de pollution atmosphérique prévu par les nouvelles normes qui comptabilisent les particules fines, les plus dangereuses pour la santé.

Cédant à la pression populaire, le gouvernement chinois a ordonné mercredi la mise en place d'ici à la fin de l'année de mesures de pollution de l'air prenant en compte les particules d'un diamètre inférieur ou égal à 2,5 microns, qui pénètrent plus profondément dans les poumons. L'obligation de nouvelles mesures de la contamination atmosphérique s'appliquera cette année à toutes les capitales de province et de région ainsi qu'à Shanghai et à Pékin, soit trente et une agglomérations.

"Après la mise en place des nouvelles normes, deux tiers des villes de notre nation n'atteindront pas le seuil requis de qualité de l'air", a admis Wu Xiaoqing, vice-ministre chargé de la défense de l'environnement. "Cela prouve l'ampleur du défi auquel nous faisons face", a-t-il ajouté.

PREMIER ÉMETTEUR DE GAZ À EFFET DE SERRE

Les nouvelles normes chinoises sont censées répondre aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la pollution atmosphérique dans les pays en voie de développement, mais les limites choisies restent trois fois plus élevées que les objectifs conseillés par l'OMS.

Les autorités ont été fréquemment accusées ces derniers mois de sous-estimer la gravité de la pollution atmosphérique dans les zones urbaines, notamment dans la capitale, Pékin. La Chine, deuxième économie de la planète et premier marché automobile mondial, voit son environnement menacé par ses très nombreuses industries polluantes, son trafic routier en constante expansion et son laxisme pour protéger les écosystèmes. En outre le pays tire plus de 70 % de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:45

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 03.03.12 | 09h23   •  Mis à jour le 03.03.12 | 19h13

 
 

 

Manifestation à Homs après la prière du vendredi. "Nous demandons la protection de la communauté internationale et de l'aide humanitaire", peut-on lire sur cette banderole tenue par un enfant.

Manifestation à Homs après la prière du vendredi. "Nous demandons la protection de la communauté internationale et de l'aide humanitaire", peut-on lire sur cette banderole tenue par un enfant.REUTERS/HANDOUT

La Chine demande au gouvernement et aux rebelles syriens de mettre immédiatement fin à tous les actes de violences, en particulier contre les civils, a fait savoir samedi 3 mars le ministère des affaires étrangères dans un communiqué cité par l'agence Chine nouvelle.

"Le gouvernement syrien et toutes les parties concernées devraient immédiatement, totalement et inconditionnellement mettre fin à tous les actes de violence, en particulier la violence contre des civils innocents", écrit le ministère. Le communiqué appelle également à l'ouverture d'un dialogue "sans condition préalable" sous la médiation de l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan.
 

HOMS SOUS LES BOMBES

Les forces du président Bachar Al-Assad ont bombardé samedi le quartier résidentiel de Djobar, dans les faubourgs de Homs, où des milliers de civils ont trouvé refuge, indique, un communiqué diffusé par le Réseau syrien pour les droits de l'homme. Djobar jouxte le quartier de Bab Amro. Toujours selon des sources de l'opposition, des tirs de mitrailleuse ont été entendus dans les quartiers de Al Khalidiya et Al Koussor, toujours à Homs. Les images satellite révèlent l'ampleur de la répression :

Image suivante
Vue satellite du quartier de Baba Amro, à Homs, le 25 février 2012. En rouge, des immeubles détruits ou endommagés. HRW affirme avoir dénombré 640 bâtiments endommagés. En jaune, des impacts sur des zones à découvert. HRW affirme en avoir décompté 950.
Crédits : DigitalGlobe, Analysis provided by Human Rights Watch / DigitalGlobe, Analysis provided by Human Rights Watch
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Les équipes du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant rouge arabe syrien (CRAS) ne sont pas entrées vendredi à Baba Amro, quartier rebelle de Homs repris par l'armée syrienne, a indiqué samedi le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh. "Aucune équipe n'est entrée vendredi à Baba Amro et [les autorités] n'ont pas autorisé l'entrée de l'aide. Nous sommes toujours en négociation", a-t-il affirmé. Vendredi, le président du CICR Jakob Kellenberger avait jugé "inacceptable que des gens qui attendent de l'aide d'urgence depuis des semaines n'aient toujours reçu aucun soutien". Il avait ajouté que le convoi allait "rester cette nuit à Homs dans l'espoir de pouvoir entrer très prochainement à Baba Amro".

MASSACRE ET EXÉCUTIONS SOMMAIRES

Le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, accuse le régime de Bachar Al-Assad de commettre des crimes de guerre et contre l'humanité dans la répression du soulèvement qui dure depuis près d'un an en Syrie. "Le régime syrien commet chaque jour un crime contre l'humanité", a-t-il dit, samedi, lors d'une conférence de presse à Istanbul avec son homologue italien Giulio Terzi. "Je le dis clairement : après tous ces massacres et ces crimes, qui présentent les caractéristiques de crimes de guerre, le régime syrien ferme toutes les portes au dialogue", a ajouté le chef de la diplomatie turque.

Le photographe britannique Paul Conroy, évacué cette semaine de Baba Amro, a dénoncé sur Sky News "un massacre aveugle". "C'était presque une attaque psychologique. J'ai travaillé dans plusieurs zones de guerre. Je n'ai jamais vu ou vécu des bombardements comme ceux-là. C'était systématique", a-t-il dit, évoquant "des munitions utilisées sur les champs de bataille".

 

 

Signe de l'intensité de ce pilonnage, l'organisation Human Rights Watch a annoncé vendredi avoir analysé une photo satellite de Baba Amro prise le 25 février et avoir dénombré au moins 950 cratères dans les rues et les champs, ainsi que 640 bâtiments dont les dommages étaient visibles d'au-dessus. HRW fournit aussi la vidéo d'habitants de Baba Amro montrant des projectiles de 120,  122 et 240 mm utilisés pour bombarder le quartier.

 

 

 

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé Damas à laisser entrer l'aide humanitaire "sans condition" et le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme s'est inquiété d'éventuelles "représailles" à Baba Amr, après avoir reçu des informations non confirmées de 17 exécutions sommaires.

Vendredi, 10 personnes ont encore été tuées à Baba Amro et 37 autres dans le reste du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Une roquette tirée par l'armée sur une manifestation à Rastane, dans la province de Homs, a ainsi fait au moins 12 morts, dont cinq enfants, selon l'OSDH. Dans une vidéo diffusée par des militants, on entend une forte explosion, puis on voit les manifestants se précipiter vers des corps déchiquetés en criant "Venez voir les crimes de Bachar Al-Assad".

LE RÉCIT D'EDITH BOUVIER ET WILLIAM DANIELS

Edith Bouvier et William Daniels, bloqués à Baba Amro depuis un bombardement qui a tué deux de leurs confrères le 22 février, sont arrivés en France après avoir été exfiltrés par l'ASL, et ont été accueillis par le président Nicolas Sarkozy. Dans des déclarations publiées samedi par Le Figaro, les deuxs journalistes font part de leur sentiment d'avoir été "directement visés" par les bombardements de l'armée syrienne. "Il y a eu au moins cinq explosions successives, très proches. On avait vraiment l'impression que nous étions directement visés", ont expliqué les deux journalistes à propos du bombardement de la maison de Baba Amro qui servait de centre de presse.

Dans la soirée de vendredi, les dépouilles de l'Américaine Marie Colvin et du Français Rémi Ochlick ont été identifiées à Damas. Elles doivent désormais être remises à leurs pays.

 

Edith Bouvier, le 2 mars 2012.

Edith Bouvier, le 2 mars 2012.AFP/JACQUES DEMARTHON

 MANŒUVRES DIPLOMATIQUES

Réunis à Bruxelles, les dirigeants européens ont haussé le ton, souhaitant "que les responsables des atrocités syriennes répondent de leurs actes" devant la justice internationale. Cela nécessite cependant un feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, où Damas bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine. Moscou a toutefois pris ses distances vendredi, les Etats-Unis saluant un "mieux". "Les réformes proposées [par le régime] auraient évidemment dû être menées depuis longtemps", a estimé le premier ministre Vladimir Poutine.

La Maison Blanche a qualifié les violences à Homs de "scandaleuses" et "horribles", estimant que "quiconque a vu une seule minute de vidéo de l'attaque brutale perpétrée par le régime Assad comprend qu'il n'y a que d'un côté que l'on a la gâchette facile".

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:37

LEMONDE.FR avec AFP | 03.03.12 | 12h14

 
 

 

Vue de la centrale de Fukushima, le 28 février 2012.

Vue de la centrale de Fukushima, le 28 février 2012.AP/Kimimasa Mayama


Le premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, a estimé, samedi 3 mars, que personne en particulier ne pouvait être tenu pour responsable de l'accident nucléaire de Fukushima, mais que chacun devait "partager cette douleur".

Lors d'un entretien accordé à des journalistes étrangers à Tokyo, M. Noda a reconnu que les autorités nippones avaient été flouées par "le mythe de la sûreté" de l'énergie nucléaire et n'étaient pas préparées à une catastrophe de l'envergure de celle survenue le 11 mars 2011.

Il a toutefois écarté toute responsabilité individuelle dans l'accident provoqué par un tsunami géant qui a noyé les circuits d'alimentation électrique et provoqué la fusion du combustible nucléaire dans les réacteurs de la centrale Fukushima. Des dizaines de milliers de riverains ont été forcés d'évacuer leur domicile pour échapper aux rejets radioactifs qui ont contaminé le sol et la mer dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres.
 

"Evidemment, la responsabilité première au regard de la loi japonaise incombe à l'opérateur" de la centrale nucléaire accidentée, Tokyo Electric Power (Tepco), a dit M. Noda. "Mais le gouvernement, tout comme les opérateurs et les spécialistes experts, étaient trop profondément imprégnés du mythe de la sûreté et je pense que c'est la conclusion que l'on peut en tirer." "Plutôt que de blâmer quelqu'un en particulier, je crois que chacun doit partager cette douleur et en tirer des enseignements."

Les commentaires du premier ministre surviennent quelques jours après qu'une commission d'enquête indépendante a révélé que le président de Tepco avait voulu au pire de la crise faire évacuer le site où ses employés tentaient de maîtriser l'accident. Il a finalement renoncé uniquement après que le premier ministre de l'époque, Naoto Kan, eut menacé de briser Tepco si l'opérateur abandonnait la centrale à son sort.

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:31

LEMONDE | 03.03.12 | 16h01   •  Mis à jour le 03.03.12 | 16h08

 
 

 

Le 21 décembre 2011, des villageois de Wukan attendent le retour du leader Lin Zulian après sa rencontre avec un représentant du gouvernement, pour un accord sur les saisies illégales de terre et la mort en détention d'un leader local à Wukan.

Le 21 décembre 2011, des villageois de Wukan attendent le retour du leader Lin Zulian après sa rencontre avec un représentant du gouvernement, pour un accord sur les saisies illégales de terre et la mort en détention d'un leader local à Wukan. AFP/MARK RALSTON


Wukan (Chine) Envoyé spécial - C'est une topographie bénie des dieux et les gens de Wukan en sont fiers : le mont de la Tête-du-Tigre verrouille l'estuaire qui protège le gros village et son port de pêche des périls de la mer de Chine. On est ici en pays teochew, cette communauté de l'est du Guangdong connue pour ses traditions séculaires, ses pirates et sa diaspora. Aujourd'hui, Hutoushan ("la tête du tigre") fait, elle aussi, partie des terres collectives dont les quelque 15 000 habitants de Wukan ont été dépossédés, le plus souvent à leur insu, ces vingt dernières années, par une clique de dirigeants corrompus.

En attendant le jour où elles reviendront aux gens de Wukan, Zhuang Liehong se plaît à imaginer, là-haut, une statue de la liberté, le bras levé, comme à New York. Ce serait une attraction touristique idéale pour le "village de la démocratie", comme Wukan est désormais désigné sur des sites Internet chinois. "Sauf qu'on ne pourrait pas prononcer le mot démocratie, se reprend-il. Mais les gens savent bien de quoi il s'agit !"

A 28 ans, Zhuang Liehong est l'un de ceux qui ont mené la fronde des habitants de Wukan contre un abus du pouvoir local, qu'ils accusent de détourner des biens collectifs à des fins privatives. Il a toujours une plaisanterie en réserve, et chaque fois qu'il reçoit un appel sur son portable, c'est une version tonitruante et rock de L'Internationale qui retentit. Malgré la tragédie de décembre 2011 - lorsque Xue Jinbo, l'un des quatre représentants du village arrêtés au côté de Zhuang Liehong, est mort en détention -, Wukan bruisse d'une effervescence joyeuse en ce mois de février où les habitants se préparent à aller aux urnes pour désigner un nouveau comité du village. Le processus se déroule en plusieurs étapes : l'élection d'une commission électorale début février, puis d'une centaine de délégués villageois, et enfin, samedi 3 mars, de l'équipe dirigeante, le tout au suffrage direct.

L'échelon du village est le seul en Chine où les élections libres sont autorisées depuis les années 1990. Mais l'exercice est vite devenu, en l'absence de garde-fou, une parodie de démocratie : ainsi à Wukan où l'ancien chef du village et secrétaire du Parti est resté au pouvoir pendant quarante et un ans, "protégé" par les échelons administratifs supérieurs. Chassé lors des manifestations de l'automne, il est actuellement détenu par la commission disciplinaire du Parti.

A Wukan, fin février, les 109 délégués réunis dans la salle des fêtes, un théâtre surélevé qui fait face à un temple orné de deux dragons, examinaient sur un plan distribué à chacun la délimitation des terres collectives du village. Et quelques-uns des contrats secrets passés par l'administration précédente. Les villageois n'ont jamais rien touché à l'occasion de ces ventes - sauf lors de la construction de la principale route (50 euros par habitant). Parfois, des terres cultivées étaient préemptées : "On nous disait que cela deviendrait une zone de développement industriel et qu'on aurait des actions. Mais rien ne venait !", explique Zhang Bingchai, un père de famille de 45 ans. Ces terrains gelés auraient permis aux cadres du village et aux sociétés avec lesquelles ils faisaient affaire d'obtenir des prêts bancaires, dénoncent les villageois. L'enjeu du scrutin du 3 mars, pour eux, c'est donc de recouvrir leurs droits sur ces terres. Ils veulent notamment que soient appliquées au plus vite les clauses des contrats prévoyant que les terrains restés inoccupés plus de deux ans retournent au village.

Si le village d'insurgés a échappé à la normalisation à la mode chinoise - répression, diabolisation, déni -, c'est grâce à l'intervention, le 21 décembre, de l'émissaire du chef du Parti de la province du Guangdong. Dans une sorte de "Je vous ai compris", celui-ci a publiquement reconnu, fait extrêmement rare en Chine, que les demandes des villageois étaient "raisonnables". Et dans les jours qui ont suivi, les "meneurs", promis à de lourdes peines, étaient libérés.

Cette approche, qui a eu un grand retentissement dans le pays, s'inscrit dans une dynamique politique nouvelle : Wang Yang, le chef du Parti du Guangdong, une figure montante appelée à rejoindre les plus hautes instances du Parti à Pékin fin 2012, cherche à promouvoir des réformes de gouvernance. Et début février, le premier ministre, Wen Jiabao, s'est rendu dans un autre village du Guangdong, pour en appeler à "respecter les droits des villageois sur leurs terres", notamment au moyen de "procédures électorales justes et transparentes" - un message de soutien évident à l'expérience de Wukan. "Wukan a montré la voie d'une résolution pacifique et rationnelle des conflits. Pour l'instant, le résultat est gagnant-gagnant : les violences ont cessé, et les villageois sont revenus dans un cadre juridique existant", se félicite Xiao Bin, un professeur d'administration publique de l'université Zhongshan, à Canton, qui ausculte les réformes de la province.

Pour les villageois, le chemin est semé d'embûches. Les échelons administratifs qui séparent le village de la province - comme le bourg de Donghai et la ville de Lufeng - et qui sont soupçonnés d'avoir profité du pillage des terres, cherchent à reprendre la main : au moins l'un des 109 délégués s'est vu proposer un "salaire" secret de la part du gouvernement local pour servir d'informateur. Les autorités de Lufeng veulent en outre empêcher Xue Jianwan, 22 ans, la fille de Xue Jinbo, meneur mort dans des conditions à ce jour suspectes, de se présenter aux élections au motif qu'elle est institutrice. Aucun dispositif de recours n'a été mis en place pour garantir le bon déroulement du scrutin, le "groupe de travail" envoyé à Wukan par la province se bornant à "observer".

Faire valoir leurs droits les plus élémentaires a longtemps paru illusoire aux gens de Wukan : "On savait tous qu'il y avait des problèmes avec les terres. Quand je demandais à ma mère, elle me disait : "Ils sont violents et trop nombreux." Finalement, ce sont les jeunes qui ont pris les choses en main", explique Chen Suzhuan, une jeune femme de 30 ans qui a fait partie du comité provisoire du village insurgé et a depuis été élue déléguée. La colère a commencé à frémir en avril 2009, quand un tract distribué la nuit dans les boîtes aux lettres, et signé par un mystérieux "Patriote n°1", a dénoncé pour la première fois les ventes illégales de terres. Un numéro de QQ, le service de messagerie en ligne, y était inscrit. Très vite, l'espace en ligne animé par Patriote n°1, et baptisé "Les jeunes au sang chaud", est devenu un lieu de débat animé pour les jeunes adultes du village, souvent employés dans les grandes villes de la région - Canton, Foshan, ou Shenzhen - dans les services ou le petit commerce.

En juin 2009, plusieurs d'entre eux, à l'initiative de Zhuang Liehong, tentent de porter en haut lieu leurs doléances. "On voyait bien qu'ailleurs, les terres, ça rapporte", explique Hong Ruichao, un beau gaillard de 26 ans, l'un des quatre meneurs emprisonnés en décembre. Aucune de leurs démarches auprès du bourg, de la préfecture et de la province n'aboutit. "On était des boules de billard que tout le monde se renvoie", poursuit Hong Ruichao. Leurs familles reçoivent des visites intimidantes en pleine nuit. Parfois, on cherche à les acheter : "Ils m'ont dit, tu vas te marier. Alors on t'offre une maison. Et puis de l'argent. J'ai tout refusé", raconte Zhuang Liehong.

Tout s'accélère en septembre 2011, avec le chantier d'un complexe touristique sur l'une des dernières terres vierges du village. Les villageois organisent des marches de protestation. Mais la police intervient, sous les objectifs des téléphones portables, qui montrent les policiers s'en prendre violemment aux habitants. Vieux, jeunes, femmes et enfants canardent alors la police qui se retire, puis mettent à sac le commissariat. Wukan est aux mains de ses habitants, mais sera assiégé jusqu'au 21 décembre. Lin Zuluan, 67 ans, un cadre du bourg à la retraite très respecté dans le village, rejoint la direction du mouvement après l'arrestation de plusieurs organisateurs. "J'ai appelé un ami qui avait une clinique et me suis porté garant pour tous les frais des blessés. A ce moment, on n'avait aucune réponse de la part des autorités, l'incident était présenté comme instigué par "des forces hostiles" et moi, un manipulateur à leur service", raconte-t-il.

Quand le gouvernement provincial choisit la conciliation en décembre, Lin Zuluan est l'interlocuteur idoine : il sera nommé en janvier chef du Parti de Wukan, en remplacement de l'ancien chef démis. Il est aujourd'hui le favori aux élections pour le poste-clé de chef de village.

La manière dont les gens de Wukan ont su exploiter Internet et les médias a été décisive dans leur combat. Wu Jijin, un fils de pêcheur de 16 ans qui a quitté l'école, fait partie de ceux dont les messages et les photos tweetés ont touché le plus d'utilisateurs sur Weibo, le site de microblogging chinois. Et alors que la presse chinoise n'a jamais été autorisée à couvrir librement ces événements, les gens de Wukan ont courtisé les médias étrangers et d'Hongkong, ouvrant même un centre de presse. "C'est la première fois que je vois une telle conscience et une telle ouverture d'esprit", explique, à Canton, la documentariste Ai Xiaoming, chroniqueuse de la prise de parole citoyenne en Chine par les nouveaux médias.

A Wukan, personne n'a oublié le rôle de deux "anges gardiens" de la révolte. Xue Jinbo, dont la mort, à 42 ans, a galvanisé la résistance de la population. Et le Patriote n°1, qui s'est tu en décembre, quand Internet a été nettoyé des références à Wukan. Est-il caché ? Arrêté ? Personne ne sait. "Son esprit est parmi nous", assure Zhuang Liehong.

Brice Pedroletti


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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:23

Les sciences citoyennes | LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 02.03.12 | 08h51   •  Mis à jour le 03.03.12 | 18h38

 
 

 

Vue tirée du jeu Foldit de repliement de protéines.

Vue tirée du jeu Foldit de repliement de protéines.Foldit


La science est une activité trop importante pour être laissée aux seuls scientifiques." Le ton de la seconde conférence internationale consacrée à la "cyberscience citoyenne" est donné ce jeudi 16 février, à Londres, dans un amphithéâtre d'une vénérable institution scientifique, l'Académie royale de géographie. La phrase, un brin provocante, a été prononcée par François Grey, un chercheur globe-trotter ayant un pied à Genève, au CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), et un autre en Chine à l'université de Tsinghua.

En 2009, il a contribué à créer le Centre citoyen de cyberscience avec l'appui du CERN, de l'université de Genève et des Nations unies. Il est aussi l'un des coorganisateurs, avec l'University College de Londres, de cette manifestation qui a réuni plus de 100 personnes pendant trois jours et qui promet de chambouler la science, l'éducation voire la société.

COMMUNICATIONS EXTRATERRESTRES

Mais que sont ces sciences citoyennes ? Le terme désigne un ensemble d'initiatives, de projets qui transforment de simples profanes, un tantinet curieux, en acteurs de la recherche dans des domaines aussi variés que l'astronomie, la botanique, la climatologie, la biologie moléculaire, les mathématiques, la chimie...

Le mouvement a été lancé, en 1999, avec le projet Seti@home de recherche des traces de communications extraterrestres dans des signaux radio. Le public donne du temps de calcul de son ordinateur pour l'analyse des enregistrements. Même si pour l'instant la quête a été vaine, elle a donné des idées à d'autres.

Les projets de calcul distribué fourmillent pour trouver de nouveaux nombres premiers, découvrir la forme de molécules, simuler la circulation de l'eau dans de minuscules tubes, comprendre la forme de la Voie lactée... Les citoyens, en apportant, même passivement, leur pierre à l'édifice peuvent ainsi toucher à de la science de haute volée.

DÉCODER LE CHANT DES BALEINES

L'engagement peut aller beaucoup plus loin grâce au Web, qui fournit des solutions de partage et de collaboration ergonomiques et peu chères. Le public peut dorénavant mettre aussi son cerveau réel, et pas seulement informatique, à disposition de la science.

Le portail Zooniverse recense ainsi quelques projets où l'intelligence du visiteur est requise. Recherche d'exoplanètes, analyse de la surface lunaire, identification de galaxies, décodage du chant des baleines, reconstruction de températures du passé... sont autant d'activités nécessitant des capacités d'analyse, de visualisation, de mémoire dans lesquelles l'humain supplante la machine. Souvent une phase d'entraînement ou de tests précède l'exploration réelle des données. Un système de points ajoute aussi parfois une dimension compétitive à l'expérience.

Ainsi, le projet de reconstruction des températures anciennes du globe demande aux internautes d'extraire des carnets de bord de la marine anglaise les informations de type météorologique (température, vent, pression...) qui entreront ensuite dans une base de données. Les plus actifs deviendront capitaine de ce navire.

"Le caractère ludique est important. Pour un projet en astronomie, au bout de dix images à analyser, je me suis ennuyé. A la cinquantième, j'ai arrêté", témoigne un des participants à la conférence. Parfois la récompense est plus concrète. Le projet de recherche d'exoplanètes, Planet Hunters, qui propose déjà une trentaine de candidates exoplanètes, fait des participants les coauteurs de l'article scientifique relatant ces découvertes (deux articles sont en soumission à des comités de lecture).

REPLIEMENT DES PROTÉINES DANS L'ESPACE

En matière de production scientifique réelle, l'exemple le plus connu est sans conteste Foldit. Le but de ce jeu sérieux est de comprendre le repliement des protéines dans l'espace, un problème capital pour saisir les fonctions de ces molécules biologiques. En déplaçant des portions de la molécule, en ajoutant ou détruisant des liaisons, les participants essaient de résoudre ces casse-tête.

Trois articles, dont l'un dans la revue Nature, ont assis la renommée du projet et de ces chercheurs en herbe. "Avec Foldit, les gens font plus qu'analyser des données. Ils proposent, explorent et collaborent entre eux. Je n'aurais pas parié que ça marcherait. C'est un nouveau paradigme", constate François Taddei, de l'université Paris-Descartes, orateur à Londres. " Foldit est aussi un excellent outil pour les étudiants, à condition de le modifier un peu. Ce jeu évite certains mots spécialisés, que nous devons réintroduire, ajoute Antoine Taly, de l'université de Strasbourg. D'autres notions pourraient bénéficier de cette pédagogie, bien différente des classiques travaux pratiques où les élèves savent ce qu'ils doivent trouver."

OBSERVATION DES ESCARGOTS

Une nouvelle catégorie de sciences citoyennes est également en plein essor. Elle utilise toutes les facilités apportées par le Web ou les téléphones portables pour échanger, collaborer ou visualiser des données, mais tient à garder un pied dans la vie réelle. Il s'agit de tous les projets dans lesquels les citoyens collectent des données ou font des mesures dans l'environnement. Ils retrouvent là les gestes familiers des précurseurs des sciences participatives, les botanistes ou entomologistes amateurs des XVIIIe et XIXe siècles.

Aujourd'hui, changement d'échelle. Avec Evolution MegaLab, Jonathan Silvertown a réuni, grâce à des dizaines de milliers de bénévoles, les observations sur 3 000 escargots à bandes de la famille Cepaea nemoralis dont les couleurs peuvent trahir un changement de température locale. Là aussi, cela a donné lieu à publications. La chaîne de télévision Arte vient de lancer sur le Web, pour trois mois, le site Missions printemps, invitant à compter les vers de terre, débusquer les lézards, enregistrer le chant du coucou...

En fait, c'est le domaine le plus bouillonnant de ces sciences citoyennes. En anglais, on ne compte plus les sites se terminant en "XXX watcher" pour observer les chauves-souris, les moineaux, les papillons... La valeur ajoutée citoyenne est évidente. Seuls, les chercheurs ne parviendraient pas à recueillir autant de données sur des espèces aussi variées et sur des territoires aussi étendus.

Mais, depuis quelque temps, les petites mains veulent aller plus loin et faire leurs propres mesures et statistiques. A la réunion de Londres, un groupe a ainsi annoncé le lancement d'une application de mesure du bruit ambiant pour téléphone portable. Comme un "concurrent" belge, le projet avait en fait commencé à l'invitation d'associations de riverains d'aéroport ou d'autoroute soucieux d'avoir des arguments à objecter aux experts officiels. Cela n'est pas sans rappeler la création, en France, de la Criirad, pour proposer des mesures indépendantes de radioactivité dans l'environnement. La panoplie de capteurs faits main est déjà bien remplie pour la pollution de l'air, le sulfure d'hydrogène, les champs électromagnétiques, la radioactivité, les perturbateurs endocriniens...

CROWDSOURCING

Que ce soit pour prêter bénévolement son ordinateur ou ses petites mains, ou bien pour s'impliquer dans des processus plus collaboratifs de réflexions et d'actions, toutes ces initiatives sont très inspirées par la philosophie des pionniers du Web et de l'informatique, autour du partage, de la transparence ou de la collaboration. D'une certaine manière, l'encyclopédie Wikipédia incarne aussi ces idéaux. En anglais, on parle de "crowdsourcing", pour intelligence des foules. Autrement dit, l'ensemble représente plus que la somme des parties. Tom Igoe, de l'université de New York, a ainsi joliment résumé la chose : "Ce que l'on fait est moins important que les relations que l'on crée."

Mais le succès de ces initiatives s'accompagne également de quelques critiques. Le côté citoyen ferait presque oublier que, dans la plupart des cas, les idées viennent d'en haut, des chercheurs eux-mêmes. La co-construction est pour l'instant rare. Dans le domaine médical, les associations de malades, notamment contre le sida ou les myopathies, en sont cependant un exemple. Mais à l'inverse, à Londres, de jeunes Allemands, bénévoles et adeptes du calcul distribué, se sont fait signifier une fin de non-recevoir de la représentante de l'Union européenne quant à l'accès aux ressources académiques de calcul pour ces non-professionnels...

La qualité aussi est source d'interrogations. "Dans la mesure du bruit, il y a beaucoup de logiciels proposés, mais certains sont vraiment mauvais", explique Ellie D'Hondt, de l'Université libre de Bruxelles, qui a passé beaucoup de temps à calibrer son système. A la conférence, M. Silvertown a insisté sur l'importance des tests d'identification sur ses escargots : un tiers des participants se trompent d'espèce !

Même si les sciences citoyennes ne font pas progresser directement la recherche, elles risquent de secouer le monde des experts et de l'éducation. "Lorsque l'on présente des cartes géographiques avec des données précises, on est pris au sérieux", témoigne l'anthropologue Jerome Lewis à partir de son expérience en Afrique.

Augmenter le niveau de connaissance et d'implication des citoyens ne peut que renforcer la qualité des échanges entre scientifiques professionnels, experts, pouvoirs publics ou privés. Les changements seront encore plus évidents pour l'éducation. "La technologie va très vite. La science aussi. Mais l'éducation évolue plus lentement. Comme pour les sciences et technologies, il devrait être possible de travailler en synergie et en collaboration dans l'éducation. L'intelligence collective bien canalisée peut nous faire progresser", estime François Taddei, adepte des méthodes pédagogiques innovantes.

Les deux derniers jours de la conférence, les participants, comme pour montrer que les choses changent, sont descendus des estrades pour des remue-méninges autour d'une dizaine de défis. "Sauver les hippocampes", "Hacker les mobiles pour l'école", "Mesurer la pollution avec un oeuf", "Combien y a-t-il de citoyens chercheurs ?"... Dans un couloir, un participant interroge : "Est-ce qu'on pourrait mesurer l'histoire d'un arbre en direct avec un capteur sans fil incrusté dans son écorce ?" et ajoute : "Quelle batterie faudrait-il ?" "Demande à un astrophysicien spécialiste !", lui répond-on. A défaut d'arbre, une graine est déjà plantée.

David Larousserie


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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:17

 

http://marseille.indigne-e-s.net/2012/03/marche-marseille-paris/

mar
01

Marche Marseille-Paris

 

On n’arrête pas un peuple qui marche !

 

 

Plus de 900 km à pied pour manifester notre espérance!

Nous ne sommes pas dupes sur l’issue des élections présidentielles, de cette farce électorale  que nous vendent les « médias de masse », ainsi que la classe politique.
Conscients que les banques gouvernent alors que personne ne les a élues, nous nous mettrons en Marche, le 3 mars 2012 au départ du Vieux Port de Marseille (RdV 9h) pour rejoindre Paris à pied. La Marche Marseille sera l’une des différentes Marches qui s’organisent partout en France en direction de la capitale (départ de Bayonne, Lille, Marseille, Normandie, Bretagne, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Toulouse, …). Elles arriveront unies à Paris le 20 avril 2012, deux jours avant le premier tour des élections présidentielles.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de nombreux mouvements sociaux dépourvus de logique corporatiste, qui ont vu le jour ces dernières années et derniers mois (forums sociaux, collectifs, indignados, occupy, …). Indépendante et construite par ceux qui y participent, elle a pour enjeux de créer une agora nomade, plate-forme des réflexions et des possibles, où chacun peut porter son analyse et des solutions concrètes en place publique.
Lors de nos passages dans les villes, nous installerons nos campements sur les places. Nous nous réappropriation  l’espace public afin de rompre avec la logique du chacun pour soi et créer ainsi des espaces d’expérimentations ouverts à la concertation, afin de réinventer le « Vivre Ensemble ».

 

 

La Marche de Marseille se propose de véhiculer des alternatives concernant nos manières de vivre, de s’organiser et de consommer, en réponse aux logiques de pensée que voudraient nous imposer la classe politique ainsi que les lobby attachés à défendre les intérêts particuliers des grandes entreprises.Nous marcherons donc pour porter ces alternatives sur les places et dans le débat public. La Marche Marseille se concentrera sur les questions des énergies alternatives au nucléaire et au pétrole, les systèmes d’organisations locales, l’échange de semences libres, la culture de la terre, la gestion de l’eau, les médecines naturelles, enjeux centraux de notre action.

Cette Marche est ouverte à tous à titre individuel, milieux associatifs ou militants. Cette Marche se veut ouverte à tous ceux qui sont soucieux de faire entendre leurs voix autrement que par les seules échéances électorales. C’est pour cela que nous invitons tout un chacun à venir nous rejoindre, que ce soit tout au long de la Marche ou bien pour quelques kilomètres ou lors des temps forts de la Marche pendant nos passages dans les grandes villes. Cette Marche est une plate-forme ouverte et exploitable par tous ceux désireux de porter une thématique, partager leurs savoirs et enrichir les propositions d’alternatives au  travers d’animation, d’exposition de prototypes et de discussion ouverte (Agora).
Nous croyons de manière globale à la coopération et non à la compétition. De nombreux réseaux travaillent de manière efficace sur diverses thématiques. L’heure est venue de collectiviser ces travaux  afin de créer une grande convergence populaire. Notre Marche se veut être une vitrine non commerciale des alternatives.

Nous lançons donc un appel à construire cette convergence ensemble.

Diffusez l’info largement et faites connaître avec nous ces initiatives marchantes et non marchandes !!!

Site internet : http://www.marche-paris-2012.com/category/marches/marseille/

Contact : marche2012marseilleparis@gmail.com

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 22:14

Over the Top

In March to Athens on 2 March 2012 at 21:33

March to Athens


Day 115-XLI, from Potenza to Vaglio Basilicata, 12 km.
Day 116-XLII, from Vaglio to Tolve, 19 km.

 

Arrival on the top at Vaglio

Tolve, March 2

Dear people,

Yesterday at last we reached the mountain pass in Vaglio Basilicata. We enter the little village under the watchful eye of the elderly. They are all sitting in a row on the central square. Most of them were probably born here, they have known each other for all of their lives. And it’s possible that they never went far away from the village. They know the outside world from the radio first, the television later. They never got around to using internet. Then they see us arriving with our shopping carts, and their conversation begins to sparkle. We definitely made their day.

The elderly in the square are exclusively men. The women are at home cooking, or in church praying. When you venture into the little alley ways, you might encounter some of them. Little old ladies curved over their canes, dressed black as crows, spying at you suspiciously from under their veils.

Centuries of social distinction between the sexes can still be felt in these regions. In public, man commands. At home, woman is in charge. And typically, women are much more reserved than men. A couple of days ago, I met an old man on a country road and I asked him about the direction. We had a little conversation after that. From the garden of their house close by, his wife had noticed everything. And so she yelled to her husband, in dialect: “Walk on! Come here!”

“Wait, woman!” the old man answered. I wouldn’t be surprised if he dealt her a blow later on. Because woman may command at home, but she may never question her husband’s authority in public.

I Napoletani

 

Leaving the square in Potenza

 

In the square I spoke to some of the old men, because I’m trying to find out if the stories about the briganti are still part of the popular tradition.
The men didn’t want to talk. “It’s all in the past.” And so I wonder if they really don’t know anything, or if they don’t want to share their knowledge with an outsider.

Making a snowman

 

All around Melty the indignant snowman

 

In the 1860s, when Piemonte annexed the south of Italy, they imposed their taxes on the poor peasants of the zone.

If you had the fortune of possessing a goat, it was possible that one day the tax collector of the new kingdom of Italy would knock on your door and take away your goat. The only valuable possession left after that would be your gun. You would take it, you would seek refuge in the hills and you would start a war against the state.

The period of the briganti coincides more or less with that of the Old West in America. But while the West has turned into a myth that has become part of the collective memory of the western world as a whole, the story of the briganti has been forcefully forgotten.

The history of Italy as a nation begins with a civil war. The north sent an army to the south to quel the guerilla. After years of resistance the briganti were exterminated, often their women and children as well. The state won and erected monuments to its own glory. In the official version of what happened, the briganti were painted as ruthless outlaws. Any other version was banned.

So maybe it’s true. Maybe the old men in the village square don’t know anything at all.

Acampada Vaglio

Come daylight we prepare to start our descent. There’s excitement making its way through the group, because of the news coming in. While we are here, camped on a lonely mountain top between the last heaps of snow, a popular revolt is spreading all over Italy. It began in the Val di Susa, where the locals have been resisting against the construction of a high speed railway for years. They are well organised, and they have become a reference for all the various popular movements.

The last few days roads, motorways and railway stations have been blocked from Sicily up to the Alps. There has been a battle at the barricades on the A32 near Turin. Various villages in the valleys have been effectively taken over by the ‘No-Tav’ partisans.

We read about in the newspaper. We want to play our part. “Let’s do an action. Let’s block the closest motorway we can find…” Many people are ready to go straight away, but the assembly urges them to be patient. Our comrades in Val di Susa have called for a general strike and a complete block of Italy next week. We will be at Altamura, we have time, and we might heed the call…

Spring emerging on the mountain pass

 

Valley of the Castagno, in direction Puglia

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 17:32

 

Ce samedi 3 mars à 14h30 place de la maison Carrée

 

Rassemblement des indignés pour un lavage de banques

avec Attac, le CAC30 et le FSL


Matériel de nettoyage et pancartes bienvenus !!!


Comme d'habitude vous pouvez apporter un casse croûte 

pour partager le pique nique de 13h avec nous


Venez nombreux ...
 
Les indignés nîmois
.

 

 

https://www.facebook.com/events/265593826850352/

 

 

 

L’argent est devenu maître de nos vies, il "fait" la Politique.


Les politiciens valsent et obéissent toujours aux mêmes injonctions.
Ils veulent nous y soumettre, nous leur disons résistance !

Ils voudraient nous enchaîner par la dette
cette escroquerie du siècle
ce pouvoir indûment donné aux banques et à la finance internationale,

sur notre avenir et nos vies.

 

Ils voudraient nous faire peur
En nous montrant l'hyper-austérité infligée à la Grèce
La Grèce, où des enfants s’évanouissent de faim dans les écoles
Où des malades meurent faute de médicaments dans les hôpitaux
Où malgré la terrible répression, le peuple grec redresse courageusement la tête
Il nous appelle, nous interpelle...

 

Leur combat est le nôtre,
Nous sommes tous grecs,
Nous sommes un et unis,
Nous sommes légion,
Nous ne lâchons rien !

 

Les 2 et 3 mars,
Contre la dette qui enchaîne les Peuples dans le monde entier
Associons des revendications claires à nos actions
Reprenons la main,
Occupons les banques !

 


Idées de revendications :

 

  • En direction des banques nationales : Remboursement des impôts impayés en 2011
  • En direction des banques nationales : Annulation complète des dettes des pays en faillite dont la Grèce est actuellement la plus visible
  • En direction du Gouvernement : Annulation de la loi de 1973 obligeant l'État à se financer sur les marchés financiers au lieu de le faire auprès de la Banque Centrale, coût annuel > 40Mds€

Retrouvez la mobilisation sur Facebook

https://www.facebook.com/events/334553109917107/

 

Idées d'actions (combinable) :

 

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