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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:26

20min.ch - 06 février 2012 14:16; Act: 06.02.2012 14:25

 

Le mouvement de contestation altermondialiste a décidé de démonter son camp établi aux Bastions depuis la mi-octobre. Ils ne cesseront pas pour autant leurs activités.

Les tentes et les tipis qui occupent une partie du parc des Bastions vont bientôt disparaître. Le mouvement Occupy Geneva a en effet décidé de lever le camp. Les Indignés avaient établi leur quartier général devant le mur des Réformateurs le 15 octobre dernier. Ils avaient déménagé quelques mètres plus loin en décembre, mais toujours dans le parc du centre-ville de Genève.

 

Depuis le 1er janvier dernier en revanche, les Indignés avaient vu leur situation se compliquer. Jugés indésirables par une partie de la classe politique municipale, leur présence a toutefois été tolérée par les autorités exécutives. Ils avaient même reçu une autorisation pour rester jusqu'à la fin du mois de février.

La levée du camp, qui devrait se faire progressivement à partir de demain, ne signifie pas pour autant la fin du mouvement contestataire, assurent les organisateurs.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:21

http://www.okeanews.fr/crise-humanitaire-grece-cela-suffit/

5 février 2012 Par Okeanos

Antiparos - les drapeaux flottent - photo OkeaNews 2010

 

Aujourd’hui, je souhaite partager ce discours de Sonia Mitralia qui montre a quel point la crise humanitaire actuelle en Grèce au profit des banksters est un non sens et un danger pour la démocratie et les droits de l’homme. Ce discours est en ligne ici. Comme Panagiotis Grigoriou sur son blog (dernier article ici), j’invite nos futurs dirigeants Français à se prononcer sur ce sujet ainsi que sur leur volonté de ne pas suivre le même chemin dans les mois et années à venir. Car ce drame grec doit s’arrêter :  il n’est pas humainement acceptable de voir s’écrouler un pays et sa population pour des problématiques uniquement financières. Les droits de l’homme ne sont pas des droits sur lesquels nos dirigeants peuvent s’asseoir tranquillement en s’inquiétant uniquement du futur des plus riches. Il n’est pas -plus- acceptable de prôner une politique qui ressemble a celle qui, utilisée dans les pays du tiers monde, a eut les résultats que l’on connait. Cela doit cesser !!!

Comme l’a précisé – avec colère – Nigel Farage dans sa dernière intervention au parlement Européen :

- « La Grèce n’est pas une filiale d’une entreprise en danger qui doit appeler au secours la maison mère. La Grèce est une nation avec une âme. Une nation avec une fierté. La Grèce a inventé la démocratie. Ils souffrent.(…) Vous  [Herman Van Rompuy] êtes en train de mettre en place la misère dans ce pays. (…) Et souvenez-vous, ces gens sont sous le poids de l’humiliation et du désespoir. Et des personnes désespérées font des choses désespérées. (…) Et comme le sait Mr Barroso, le Portugal est le prochain. » :

 

 

Petit rappel de l’appel de Mikis Theodorakis :

« Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecques, irlandaises, portugaises et espagnoles sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.»

Nous y sommes. Des nations sont sacrifiées. Des citoyens sont accusés de tous les torts du monde. Et l’on commence à percevoir également dans le discours des membres de l’UMP en France des prémices de la théorie du choc : ce « choc positif » (Mr Baroin sur France Inter le lundi 30/01/2012 sur les nouvelles propositions Sarkoziennes (Merkoziennes?)) qui justifierait des nouvelles mesures qui ressemblent à s’y méprendre à celles imposées aux grecs dès l’arrivée de la troïka, notamment sur l’augmentation de la TVA.

Mais laissons la parole à  Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international. Ce discours a été prononcé devant la Commission Sociale de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe qui s’est tenue le 24 janvier 2012 à Strasbourg sur le thème : « Les mesures d’austérité – un danger pour la démocratie et les droits sociaux » :

Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.

Tout d’abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d’austérité plus que draconienne) s’avéraient efficaces à 100%, ce qui est d’ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c’est-à-dire au taux qui était le sien … en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé ! En somme, ce qu’ils nous disent maintenant cyniquement, c’est qu’ils ont détruit toute une société européenne… absolument pour rien !

Mais, comme si tout cela ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs – mais aussi pratiquement à tout le monde – exactement les mêmes politiques qu’eux-mêmes admettent qu’elles ont échoué. C’est ainsi qu’on est désormais en Grèce au septième « Mémorandum » d’austérité et de destruction de services publics, après que les six premiers ont fait preuve d’une totale inefficacité ! On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l’application de ces mêmes plans d’austérité draconienne qui aboutissent partout au même résultat, c’est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.

En réalité, des expressions telles que « austérité draconienne » sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce. Les salaires et les retraites sont amputés de 50% ou même, dans certains cas, de 70%. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l’école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines des milliers des SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20% de la population et 45% des jeunes (49,5% pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d’hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40%, qu’il faut payer très cher même pour accoucher [note Okeanos : il fgaut compter autour de 5000€. Une amie enceinte me l'a confirmé et va accoucher ... chez elle, par le biais d'une association], qu’il n’y a plus dans les hôpitaux publics des pansements ou des médicaments de base comme des aspirines. L’Etat grec n’est toujours pas capable, en janvier 2012 !, de fournir aux élèves les livres de l’année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants des maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l’Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments. Le nombre de tentatives de suicide s’accroît à une vitesse hallucinante, comme d’ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l’Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n’étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d’austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d’assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l’oppression patriarcale qui sert d’alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.

On pourrait continuer presque à l’infini cette description de la déchéance de la population grecque. Mais, même en se limitant à ce qu’on vient de dire, on constate qu’on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l’état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de ses citoyens et non pas au remboursement de ses dettes.

Comme le souligne la Commission du droit international de l’ONU à propos de l’état de nécessité : « On ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour ainsi disposer de l’argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État, de la même façon que pour un individu. »

Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n’est pas la leur pour plusieurs raisons.

Primo, parce que l’ONU et les conventions internationales -signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers- intiment à l’Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction.

Secundo, parce que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tout les attributs d’une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser. C’est d’ailleurs pourquoi il faudrait tout faire non pas pour empêcher (comme l’Etat grec le fait maintenant) mais plutôt pour faciliter la tache de la Campagne grecque pour l’audit citoyen de cette dette afin d’identifier sa part illégitime.

Notre conclusion est catégorique : la tragédie grecque n’est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l’annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C’est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:15

The Business of Trash

In March to Athens on 4 February 2012 at 18:30

March to Athens

Day 89-XV, Mondragone, rest.

 

Mondragone, February 4

 

Dear people,

 

We’re in a kindergarten. There is light, there’s heating, there are toilets and there’s a kitchen. Before we came here, we found shelter in a run-down space out of town without electricity. But then the people from town hall called to the villages where we stayed before. They were told we left everything cleaner than we found it, so they entrusted us with this delecate spaces.

For the evening assembly we received a visit from an association of small farmers. They showed interest in our movement, but one of them had the impression that we are still demanding something from someone else. He says we don’t need nothing from no-one, as long as we have the land.

The association is part of a web, la Ragnatela, which spans all of southern Italy. It connects different rural realities where people work their own land and aim to be as self sufficient as possible. Seven people were present, among whom two couples and a baby. They brought excellent wine and bread.

The association is very much dedicated to the recovery of ancient varieties of grains, vegetables and fruit, to protect them from the modified seeds of agricultural corporations like Monsanto, and to help them survive for the benefit of future generations.

One us asked them the big question. “With seven billion people to feed, isn’t it necessary to resort to agriculture on an industrial scale?”

They dismissed it unanimously, saying that this is precisely the argument that the multinationals use. For an old style farmer it’s perfectly possible to work the land without chemical fertilizers, without pesticides, without genetically modified seeds, and still offer humanity an incredibly wide variety of food.

Another important thing for our visitors is the concept of rifiuti zero. No waste.

Now this is revolutionary, in the south of Italy.

The troubles with trash in Naples and surroundings are sadly known. Walking along the roads here is all but beautiful. You repeatedly encounter dead animals, small memorials with photos and plastic flowers for the people who died in traffic, and trash. Tons and tons and tons of it. Chairs, matrasses, plastic bottles, cans, televion sets, auto parts, refrigerators etc. etc. In these once wonderful places, civilization seems to be drowning in its own excrement.

This is normality. About once every year it’s trash season, and then it gets really bad. Then the flood of garbage rises, and in the towns it can easily reach the balconies of the first floors.

The root of the problem is that trash is a business. The state entrusts the collection and the disposal of trash to private enterprises. These enterprises are controlled by the camorra. They control the dumps, the means, and the workers. Once a year, they organise a strike. Then it’s trash emergency in Naples. The dumpsters flood, the streets are invaded. After days in the rotten stench, people set fire to the piles out of fear for cholera and other diseases, so big chemical clouds rise up from the neighbourhoods with equally disastrous results for public health.

It’s all on the news every day, and finally the government in Rome takes drastic measures. A so-called ‘Trash Czar’ is nominated, and sent down to Naples with special authorities and a bag full of money to solve the emergency. Then the situation calms down a bit. A year later however, to no-one’s surprise, the problem returns, and the money is gone.

I walk around, I see all the garbage, and I wonder if the natives still see it all.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:12

Spanish Revolution

Africa

In March to Athens on 5 February 2012 at 08:34

March to Athens

Day 90-XVI, from Mondragone to Castelvolturno, 13 km.

 

Castelvolturno, February 5

 

Dear people,

 

I knew it was bad, really bad. But still I was shocked when I saw it with my own eyes.

After walking a handful of kilometres along the Domitiana, the national road to Naples, I take a tourist detour through the village of Pescopagano, pagan peach tree. It was a first class culture shock.

This is the heart of clanland. The carabinieri don’t dare to go here, only under protection of the army. It’s a zone that doesn’t bare resemblance with Italy or any other part of Europe. This is Noweto, the North West Township of Naples.

 

There’s a street full of potholes running between ruins, sheds and unfinished buildings. The side streets are closed with gates, they are private property. Wild dogs, wild cats and wild children roam between the trash. Almost all of the people I encounter are black.

Do excuse me, I mean ‘Afro-Americans’. Or no, that isn’t true either. ‘Afro-Europeans’ maybe. Call them whatever you want, it makes me sick how we, ‘progressive’ people of the West, try to wash away the intrinsic racism of our society with words. These people are negroes, and they work like slaves.

Some people from the extreme right accuse the immigrants of taking away the jobs from the Italians. They are right. For centuries, the peasants of Italy were selected by the henchmen of the nobles at five in the morning to work the land until late in the evening for little more than a plate of pasta. Those who didn’t get selected didn’t eat.

 

 

 

 

Then came the economic boom. Italians are generally better off. So now it’s the negroes who get selected every morning at five to pick oranges or tomatoes or whatever for ten euros a day, if they’re lucky. This way the natives, and all of us, can buy our vegetables and fruits at fifty cents a kilo. Truly, at the bottom of society, nothing ever changed here.

In between the ruins and the garbage here at Castelvolturno you can find numerous christian flavoured churches which offer spiritual comfort to the blacks. Lacking hope for a better life here on earth, there’s a big market for hope on a better life in heaven.

 

"Christ Kingdom Outreach" church

 

I can’t help but think how sadistic we are in the end. It isn’t enough for western companies to own the riches of Africa, it wasn’t enough for western countries to reduce the local populations to slavery. No, nowadays, the slaves come to us to work, they risk their life for it, we tacitly accept and encourage it, and in the end we even complain about their presence.

 

This evening we are appropriately housed in a centre for immigrants, run by the church. At the dinner table we mix up with about a hundred blacks. Many of them have been here long enough to speak Italian discretely well. They tell me their stories.

Ali fled from Niger about a year ago. He was with a criminal gang, and he risked being shot if he got caught. He fled leaving wife and child behind. Forty-five days it took to cross the desert into Libya. Four days he was at sea with dozens of others and nothing to eat or drink. Then they were caught by the Italian coast guard. He spent months in a closed internation camp in Sicily before he got his provisional papers. Now he’s here, hoping to find work.

 

The dogs of Castelvolturno

 

Lunch break

The exploitation of extracomunitarians isn’t technically slavery, it’s much better. As an employer you don’t have to worry about feeding, housing and whipping your employees. You just give them a handful euros at the end of the day, and let them handle it themselves.

I hear another story. Louis from Ghana has been here for over two and a half years. I can’t stand to see the sadness in his eyes. “It’s difficult, it’s very difficult.” He has worked for half a year as a construction worker, and a couple of months in a garage. But now there’s no work. He only wants to get out of here. It doesn’t matter where.

And Ghana?

“Ghana is even more difficult. Some days you don’t eat. Here at least you have a plate of pasta every day.”

The state, the church, the camorra, and thousands of negroes living in a limbo. I don’t get the whole picture of course, but I do know that we owe these people more than a plate of pasta and a politically correct term to describe their blackness. We owe them respect. If only because the negroes were the only ones who have had the courage to protest openly against the camorra.

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:06

 

cyberpresse.ca

Publié le 05 février 2012 à 15h52 | Mis à jour le 05 février 2012 à 21h14

Dimanche matin, la police avait continué à nettoyer... (Photo: Reuters)

Dimanche matin, la police avait continué à nettoyer le square McPherson, où ne restaient plus en fin de matinée qu'une trentaine de tentes vides.

Photo: Reuters

 

Les manifestants d'Occupy de Washington, dernier bastion du mouvement anticapitaliste, assuraient dimanche que leur action n'était «pas terminée» malgré deux opérations de police pendant le week-end sur les deux lieux de protestation de la capitale américaine.

«Cette occupation est loin d'être terminée. On ne peut expulser une idée dont l'heure est arrivée», affirmait sur son site internet le mouvement, dernier bastion visible de la protestation depuis l'éviction des militants du square Zuccotti à New York.

Dimanche soir, les deux sites occupés depuis octobre par les manifestants anticapitalistes de Washington - le square McPherson et Freedom Plaza, tous deux près de la Maison Blanche - avaient été vidés de toute affaire (sacs de couchages, matelas, etc) pouvant permettre de dormir sur place.

Après avoir quasiment démantelé samedi le campement du square McPherson occupé depuis le 1er octobre, la police a mené dimanche la même opération sur Freedom Plaza.

Il s'agissait dans les deux cas de vérifier que les campeurs respectaient le règlement du National Park Service qui gère les parcs de la capitale, et interdit le camping.

«Si les gens respectent les règles, les tentes peuvent rester en place», a indiqué à l'AFP David Schlosser, porte-parole de la police du National Park Service (NPS).

Onze personnes ont été interpellées samedi et une douzième qui menaçait les policiers dimanche, a indiqué David Schlosser.

Dimanche soir, une centaine de protestaires étaient revenus sur le square McPherson où une trentaine de tentes restaient en place, telles qu'une librairie ou une «université».

Une assemblée générale s'est tenue en fin d'après-midi, à la fois pour organiser la nuit des manifestants dans les églises voisines, des veillées possibles sur place ou évoquer des actions à venir, à Washington ou dans le pays.

«Nous allons maintenir la présence policière nécessaire», a indiqué de son côté M. Schlosser sans plus de détails.

Pendant la journée, des techniciens du NPS en combinaisons et masques de protection avaient fouillé les tentes de Freedom Plaza, en démontant une dizaine, alors que des dizaines de policiers contrôlaient des barrières montées pour tenir les occupants à distance.

La police avait également continué à nettoyer le square McPherson, où ne restaient plus en fin de matinée qu'une trentaine de tentes vides.

Des «centaines» de rats vivants ou morts ont été repérés, a indiqué à l'AFP un des techniciens du NPS, au milieu des matelas, bâches et autres palettes de bois qu'une dizaine de personnes s'occupaient à jeter dans un camion-poubelle.

Samedi à l'aube, des dizaines de policiers avaient pris position sur le square lors de l'une des plus importantes démonstrations de force des autorités contre les protestataires, jusque-là acceptés.

Le NPS avait distribué il y a dix jours un «avis» aux manifestants indiquant que «tout le matériel» de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé sous peine d'arrestation et de saisie des biens.

Le NPS n'empêche pas les protestataires de manifester mais ne veut pas qu'ils campent et dorment sur place, disait en substance l'avis.

 

Agence France-Presse
Washington

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:59
Libération - Économie Aujourd'hui à 11h56

Les négociations entre le gouvernement grec et les créanciers du pays se poursuivent, pour tenter de parvenir à un accord sur une nouvelle cure de rigueur. Une grève générale est prévue mardi.

 

 

Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy et GSEE, ont appelé lundi à une grève générale de 24 heures mardi contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées par UE et FMI et que tente de parachever le gouvernement. (Photo Louisa Gouliamaki. AFP)

Le Premier ministre grec Lucas Papademos tentait d'arracher lundi l'aval final des partis soutenant son gouvernement aux réformes demandées par l'UE et le FMI, pour prévenir faillite et risque de sortie de l'euro du pays, à la veille d'une grève générale contre ce tour de vis.

Comme il l'a fait la veille jusque tard dans la nuit, M. Papademos devait enchaîner les rencontres avec la troïka représentant les créanciers UE et FMI puis avec le trio de l'alliance gouvernementale, formé par les chefs des partis socialiste, Georges Papandréou, conservateur, Antonis Samaras, et d'extrême-droite Georges Karatzaféris. Le rendez-vous avec les premiers était prévu «vers la mi-journée» , avec les seconds «plus tard», ont précisé ses services.

L'enjeu est de boucler trois semaines d'une double négociation menée à la fois avec les créanciers étrangers publics et privés, et avec les dirigeants des partis politiques du pays sur les modalités de la nouvelle cure de rigueur prescrite au pays en échange d'un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros préparé depuis octobre.

Pour débloquer ces fonds, et avaliser aussi l'opération d'effacement de 100 milliards de dette par les créanciers privés, les bailleurs de fonds institutionnels exigent un engagement explicite de MM. Papandréou, Samaras et Karatzaferis, réticents de leur côté à contresigner des mesures impopulaires et risquant d'aggraver la récession.

Le risque du défaut de paiement

Au fil des jours et des tractations, le calendrier imposé à Athènes pour ces avancées n'a cessé de se distendre, mais la patience des créanciers paraît cette fois à bout.

En cas de lâchage, dont elle est désormais ouvertement menacée, la Grèce risque le défaut de paiement dès le 20 mars, à l'échéance de créances de 14,5 milliards d'euros.

A l'issue dimanche de cinq heures de discussions avec les trois dirigeants, M. Papademos a fait part d'une entente sur le volume des économies à réaliser (1,5 point de PIB), sur la mise en place de réformes visant à abaisser les coûts de production et sur un schéma de recapitalisation des banques.

Selon les médias, les dernières tractations doivent porter sur le montant des coupes prévues dans les retraites complémentaires, sur la réduction réclamée par l'UE et le FMI du salaire minimum ainsi que sur l'ampleur des licenciements directs dans la fonction publique.

Les deux leaders de droite avaient à leur sortie de la réunion haussé le ton contre la rigueur prônée, mais M. Karatzaféris a ensuite fait part d'évolutions «satisfaisantes».

Le parti socialiste, qui dirigeait le pays jusqu'à l'éviction en novembre de M. Papandréou, ex-Premier ministre élu, est prêt «à faire preuve du même sens des responsabilités» qu'auparavant, a pour sa part déclaré son porte-parole, Panis Béglitis. Mais il ne donnera son feu vert «que s'il y à un accord de tous sur tout», a-t-il ajouté à l'aube, après une réunion du bureau politique.

Le ministère des Finances a de son côté exclu l'hypothèse d'une suppression de deux des 14 mois de salaire dans le secteur privé contre laquelle M. Samaras avait affirmé être prêt à batailler.

«Chronique d'une mort annoncée»

La plupart des quotidiens pariaient du coup lundi sur un accord final du trio politique grec, qui autoriserait M. Papademos à boucler parallèlement le dossier de l'effacement de 100 milliards de dette grecque par les créanciers privés.

Les deux grandes centrales syndicales grecques, GSEE pour le privé et Adedy pour le public, ont également affuté leur riposte et anticipé un accord, en décidant lundi l'organisation d'une grève générale de 24h mardi, assortie d'une manifestation dans le centre d'Athènes à la mi-journée.

Les nouvelles mesures «sont la chronique d'une mort annoncée (...), l'objectif est de mettre à bas tout le droit du travail et de baisser les salaires de 20 à 30% en plus des coupes déjà opérées», a déclaré le président de la GSEE, Iannis Panagopoulos.

Avec l'Adedy, la GSEE avait déjà organisé six grèves générales en 2011, sans réussir à faire fléchir les bailleurs de fonds.

L'opposition de gauche, communiste et radicale, est pour sa part montée au front en annonçant des manifestations dès lundi soir.

(AFP)

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:53
| Par La rédaction de Mediapart

Plusieurs organisations syndicales du transport aérien, dont le syndicat des pilotes de ligne (SNPL), appellent à une grève de quatre jours pour protester contre la proposition de loi UMP visant à limiter le droit de grève dans l'aérien, inspirée de celle de 2007 qui s'applique aux transports terrestres (SNCF et transports en commun), qui n'assure pas de «service minimum» (pas de réquisition).

Le texte de la majorité entend imposer l'obligation, pour chaque salarié, de se déclarer individuellement en grève au moins 48 heures à l'avance, afin que la compagnie puisse le remplacer et/ou informer les passagers des perturbations du trafic avec 24 heures d'avance.

Air France prévoit d'assurer «plus de 85 %» des vols long-courriers et «plus de 80 %» des vols vers la France et l'Europe.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:49

Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l'homme, revient sur le souhait de Xavier Bertrand, ministre du travail, de voir dans la presse les noms des fraudeurs aux allocations sociales, qui dessine «une justice dont la vertu tiendrait strictement à sa nature répressive, voire terrorisante».


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puceinvite.jpg«Il ne s’agit pas d’être dur pour être dur, il s’agit tout simplement d’être juste.» Ce truisme est gouvernemental; l’air vif des Vosges a, semble-t-il, ce genre d’effet stimulant sur les ministres en recherche d’échos médiatiques. Ce jeudi 26 janvier dernier, donc, Xavier Bertrand, encore en charge du Travail et débonnaire comme toujours, livre à la presse sa modeste contribution à l’entreprise élyséenne de récupération de voix portées sur le muscle, l’ordre et la muselière.  

 Confronté aux périls qui menacent les équilibres macro-économiques du pays, au chômage persistant et croissant, aux périls qui planent sur l’emploi industriel et ainsi qu’à quelques autres broutilles, Xavier Bertrand récidive sans hésitation et pointe du doigt un cancer majeur: les fraudeurs aux allocations sociales. Prenant le taureau par les cornes, il suggère – à titre de mesure dissuasive– que les noms des dits fraudeurs soient publiés dans la presse. Tout en précisant dans la foulée que ladite publication devrait suivre –et non précéder– une décision judiciaire. On respire… 

 La fraude sociale n’est certes pas un mal à prendre à la légère, puisque la Cour des comptes l’estime entre deux et trois milliards d’euros par an. Reste que c'est peu au regard des fraudes aux cotisations –largement dues aux employeurs mauvais payeurs et au travail au noir–, estimées entre 8 et 15,8 milliards d’euros. «Moi, je mets la même énergie à traquer les salariés qui fraudent qu’à traquer les patrons qui ont recours au travail dissimulé», avait d’ailleurs assuré en son temps le ministre du Travail dans Direct Matin. On ne sache pas, pourtant, qu’il ait proposé de rendre publique par voie de presse l'identité des employeurs fraudeurs. On croit même garder le souvenir lointain d’une liste d’entreprises «mauvaises élèves» au chapitre de la responsabilité sociale, affichée sur le site Internet du ministère de l’Environnement et qui en avait prestement été enlevée. Xavier Bertrand était alors ministre en charge; sans doute la méthode avait-elle été jugée, pour le coup, «dure pour être dure». 

 Quelques années plus tard et à l’orée d’une présidentielle difficile, brandir la menace d’une peine de publication redevient donc tendance. On frémit à l’idée de ce que pourrait entrainer sa mise en œuvre, fatalement élargie. Pourquoi la justice se cantonnerait-elle en effet aux seuls «fraudeurs»; les surendettés, petits délinquants, toxicomanes et contrevenants au code de la route auraient très vite, eux aussi, l’honneur douteux de la publication, sans parler, car cela va sans dire, des délinquants sexuels. Dénoncés par l’Etat à la vindicte populaire et sans aucun droit à l’oubli, tous ces «voleurs du peuple» devraient le cas échéant affronter la conception de la justice de leur voisinage… Cela ne sent pas encore le bûcher, mais le goudron et les plumes ne sont pas loin.  

Xavier Bertrand est trop ministre pour l’ignorer et sa sortie n’en est que plus ignoble. Du moins a-t-elle le mérite de nous renseigner sur l’ordre social qui lui est cher, dur aux faibles et compréhensif aux puissants.

Elle dessine également sa vision de la justice, une justice dont la vertu tiendrait strictement à sa nature répressive, voire terrorisante. Cette conception s’est largement traduite durant la législature par plusieurs dizaines de modifications du code pénal et la multiplication de gadgets sécuritaires allant de la systématisation de la vidéo surveillance aux «voisins vigilants». Qu’y a-t-il au bout de cette course folle? La délation généralisée, le pilori aux carrefours des villes? Et après? 

La République a su abolir la peine de mort parce qu’elle a, enfin, constaté l’absence de lien entre la férocité de la peine et son efficacité; parce qu’elle a préféré la sérénité de la justice à l’exemplarité supposée de la vengeance.

Mais d’évidence, ce 26 janvier, dans les Vosges, Xavier Bertrand était davantage en mission de rabattage électoral qu’en mission de ministre de la République. Fraude lourde.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:41
| Par Jade Lindgaard

Sans doute peu connu, Yves Marignac est l'un des experts sur l'énergie les plus actifs aujourd'hui en France. Consultant à but non lucratif sur les risques nucléaires et les politiques énergétiques, il rédige notes et études pour des acteurs institutionnels et associatifs. Il dirige Wise-Paris. Cette association a été fondée en 1983 pour mettre à disposition du public des informations sur l'énergie et faciliter ainsi le jeu démocratique. Il vient de contribuer au Manifeste Négawatt, livre tout juste publié par le réseau d'experts éponyme sur la manière de réussir la transition énergétique.

C'est le cinquième volet de nos entretiens en vue de la présidentielle de 2012, où nous demandons à des chercheurs et intellectuels de livrer leurs analyses.

Notre dépendance au nucléaire crée-t-elle un handicap pour le développement des énergies renouvelables, et plus largement, pour la transition vers un modèle plus économe et plus durable ?

Yves Marignac, à Paris, le 24 janvier 2012(JL) 
Yves Marignac, à Paris, le 24 janvier 2012(JL)

Yves Marignac. J’en suis convaincu. L’énergie dans un pays fait système. Il y a une imbrication très étroite entre l’organisation d’une société et son système énergétique. Le nucléaire, s’il ne représente qu’environ 17 % de l’énergie que nous consommons en France, est totalement structurant. Par exemple, la question des transports est éclipsée de presque tous les débats énergétiques, alors que la consommation d’énergie dans les transports n’a cessé de croître, et que notre gestion de l’espace s’est complètement organisée autour du tout-voiture.

Plus généralement, les grands acteurs du système ne savent pas appréhender la question énergétique dans le bon sens, c'est-à-dire en partant des besoins au lieu de l'offre.

Par ailleurs, la faillite de l'entreprise Photowatt, le retard français dans le développement de l’éolien, du photovoltaïque et de la biomasse, alors que la France possède le meilleur potentiel en Europe, ne s’expliquent que par le primat du nucléaire et la volonté de ne pas laisser ces alternatives lui prendre de la place. Ce n'est pas le nucléaire qui sert la politique énergétique mais l'inverse, d'où un débat systématiquement biaisé.

La France se caractérise par le monopole d’EDF sur le transport et la distribution de l’électricité – l’activité de production et de vente ayant été ouverte à la concurrence. Ce système unifié, intrinsèquement lié à notre conception du service public de l’énergie, ne rend-il pas difficile l’essor des énergies renouvelables ? Ne sera-t-il pas nécessaire de réformer ce système pour accélérer la transition énergétique ?

Autour de l’acteur EDF, on trouve une gestion unifiée du parc de production, du réseau de transport d’électricité, d’une très large partie de sa distribution mais aussi de l’ensemble des règles tarifaires – puisque une grande majorité des consommateurs restent dans le tarif régulé. Cela permet à l’acteur public de tirer toutes les ficelles. De là, tous les débats sur la réalité des coûts du nucléaire. Le tarif de l’électricité ne reflète pas les nécessités économiques en termes de coût de production, ni la nécessité des investissements massifs à venir dans la sûreté et le réseau. D’où la demande formulée aujourd’hui par EDF d’augmenter de 30 % les tarifs d’électricité.

Le système électrique est pensé en fonction du nucléaire et en défense de ce choix. La transition énergétique ne se fera pas sans réformer ce modèle. Historiquement, il s’est produit une sorte d’assimilation entre le choix nucléaire, le service public EDF et la protection des consommateurs français en termes de tarif d’électricité. Or il existe un capital énorme de sympathie pour le modèle du service public national, qui renvoie à l’héritage du Conseil national de la résistance. Ce sont des choses ancrées profondément, et qui sont intégrées comme participant de l’intérêt général. Le programme nucléaire est en partie assimilé à ce système.


Henri Proglio, PDG d'EDF, et Nicolas Sarkozy en 2010 (©Reuters) 
Henri Proglio, PDG d'EDF, et Nicolas Sarkozy en 2010 (©Reuters)

L’un des paradoxes de la situation actuelle, c’est qu’EDF s’éloigne de ce modèle, en se comportant de plus en plus comme un acteur privé jouissant d’un monopole public. Mais tout en conservant cette image extrêmement positive auprès des Français. EDF profite clairement de cette situation pour capter la rente que constitue le nucléaire historique et la détourner de l’intérêt général.

Une illustration de ce phénomène est donnée par la décision qu’EDF a prise, avec l’aval de son actionnaire l’Etat, fin 2010, d’inscrire dans le fond séparé de provisions pour le démantèlement futur des installations nucléaires la moitié de la valeur en actifs du réseau de transport d’électricité. Cela représente 2 milliards d’euros. Alors que ce fond est censé garantir les provisions disponibles pour le démantèlement, on y inscrit quelque chose qui, non seulement n’est pas disponible, et en plus fait partie des bijoux de famille de cet héritage de la nationalisation de 1946 !

Les Français ont payé le développement de ce réseau, paient sur chaque kWh des provisions pour le démantèlement. Mais cette décision va conduire, quand on va démanteler, à avoir le choix entre se séparer du réseau de transport, en clair le vendre au privé pour obtenir les liquidités, ou alors, payer le démantèlement une nouvelle fois ! Cela va, sans aucune contestation possible, contre l’intérêt général. Il n’y a eu aucun débat public sur le sujet.

Si l’on ajoute à cela le fait qu’EDF a comme principal intérêt aujourd’hui de défendre son parc nucléaire, de l’utiliser le plus longtemps possible à moindre coût, de résister au développement trop important des renouvelables et de la maîtrise de la consommation, on peut dire que ses intérêts vont contre l’intérêt général énergétique à long terme. Il y a donc un besoin urgent de réinventer un modèle pour le secteur, où l'on pourra préserver les acquis, en laissant de côté toutes les évolutions négatives des dernières années. L’acquis de service public est extrêmement important.

Ce qui manque, c’est le lien entre les échelons national et local. On a l’exemple de la mobilisation sociale dans la transition énergétique que facilite le caractère décentralisé du système allemand. Dès que les projets ont trait à une maîtrise publique locale ou coopérative, l’acceptabilité est beaucoup plus grande. Par exemple, il n’y a pas d’opposition aux fermes éoliennes développées dans le cadre d’une régie publique d’électricité.

On retrouve ici le lien auquel les Français sont attachés entre l’intérêt public et le développement des outils de production. Dans le cas du programme nucléaire, à partir du moment où l’équation économique est devenue mauvaise, et où le parc s'est trouvé en surcapacité, les choix faits se sont de plus en plus éloignés de l’objectif de moindre coût et de meilleur service pour la communauté. A l’inverse, au niveau local, le développement maîtrisé des outils de production peut se faire en lien avec les besoins. La décentralisation est indispensable car les gisements d’économie d’énergie et de renouvelables, qui sont à portée de main, sont locaux.

 

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a débuté avec le lancement du Grenelle de l’environnement, d’abord encensé comme le lancement d’un « new deal » écologique, mais décrié désormais par les associations et mouvements écologistes pour ses faiblesses. N’était-il pas dès le départ condamné à l’inefficacité, du fait d’avoir exclu le nucléaire de son périmètre de réformes ?

Le Grenelle a été un vrai moment de concertation et de construction d’un consensus sur la question énergétique, avec des avancées réelles dans la réflexion et les objectifs. Mais cet espace de discussion n’a pu fonctionner que par le choix initial de laisser le nucléaire hors du champ. C’était fou puisqu’on voit que le nucléaire structure tout le reste et, en même temps, je fus le premier à considérer à l’époque que c’était peut-être une façon d’avancer sur les deux priorités de la transition énergétique : l'action sur les consommations d'énergie et le développement des renouvelables.


Nicolas Sarkozy et Al Gore, octobre 2007, lors du lancement du Grenelle de l'environnement (©Reuters/Philippe Wojazer) 
Nicolas Sarkozy et Al Gore, octobre 2007, lors du lancement du Grenelle de l'environnement (©Reuters/Philippe Wojazer)

En fait, le paradoxe s’est avéré mortel. Une fois le Grenelle terminé, l’administration et les politiques ont fait l’addition du Grenelle et du choix du nucléaire, comme si ces deux choses étaient compatibles. En réalité, elles ne le sont pas. Cela s’est traduit par un scénario énergétique improbable, élaboré par la Direction générale de l'énergie et du climat du ministère de l’écologie. Pour la première fois, les pouvoirs publics ont proposé un scénario de baisse immédiate de la consommation énergétique. Sauf que leurs prévisions tablaient à la fois sur le maintien du niveau nucléaire et sur 20 % d’énergies renouvelables – requis par nos engagements européens. Le problème, c’est que la somme de ces projections conduit à un fort excédent d’électricité.

La conclusion du ministère a été de boucler le scénario par une augmentation sans fondement du solde exportateur. La France, qui a connu un pic d’exportations de 70 TWh au début des années 2000, devait parvenir à exporter presque le double, 130 TWh, ce qui est hautement improbable dans un marché beaucoup plus libéralisé et fluide. Quand j’ai demandé quelle étude fondait la faisabilité de cet objectif, la réponse a été : aucune. C’était une façon de ne pas reconnaître que ces objectifs du Grenelle et le statu quo nucléaire étaient en fait contradictoires.

François Hollande veut ramener la part d’électricité d’origine nucléaire à 50 % en 2025, contre 75 % aujourd’hui. Cet objectif vous semble-t-il cohérent ?

Il y a une ambiguïté sur l'objectif à plus long terme, et une incohérence à plus court terme. Nous sommes pris dans un jeu de contraintes créé par la vitesse de réalisation du programme nucléaire français – 80 % des réacteurs ont été mis en service entre 1977 et 1987 –, par la durée de vie prévue à la conception de ces réacteurs, et la remise en question de leur sûreté après Fukushima.

Un objectif de fonctionnement sûr de ces tranches après 30 ans et jusqu’à 40 ans est aujourd’hui tout à fait incertain, sans parler des projections au-delà. Les “stress test” le montrent bien : il y a tout un travail à faire de réévaluation des exigences de sûreté. Par exemple, le processus de vieillissement des cuves de certains réacteurs est bien connu, et il renforce le risque d’accident.

50 % d’électricité en 2025 – sous réserve que la consommation d’électricité se stabilise – signifie la fermeture d’un tiers du parc. Le problème, c’est qu'avant 2027, juste deux ans plus tard, ce n'est pas un tiers du parc actuel mais 80 % des réacteurs qui atteignent 40 ans. Il n’est pas réaliste d’imaginer fermer la différence, soit la moitié du parc, en deux ans, entre 2025 et 2027.

Donc cet objectif pour 2025 soit devra être revu avec plus d’ambition, soit conduira à la construction de nouveaux réacteurs ou entraînera la prolongation de la durée de vie d’une quinzaine de réacteurs au-delà de 40 ans. Un tel prolongement paraît en l’état des connaissances extrêmement risqué. Je crois que c’est sincèrement que François Hollande s’est orienté vers cette position qu’il a perçue comme un compromis. Mais le compromis avec la sûreté n’est pas possible.

 

Avec les experts de l’association Négawatt, nous avons calculé que l’horizon de fermeture du parc actuel, à la fois nécessaire du point de vue de la sûreté et raisonnable du point de vue de la transition énergétique, se situe entre 2030 et 2035.

C’est une fenêtre très étroite. Surtout, elle ne pourra être atteinte que si l’on prend très vite la bonne pente. C’est-à-dire si on ferme rapidement des réacteurs, parce que dans un système où le nucléaire est en surcapacité, il faut faire de la place physiquement et économiquement aux énergies renouvelables, et aux actions efficaces de maîtrise de la demande d’électricité.

Si on ne fait pas ça, s’il n’y a pas d’impulsion forte pendant la prochaine mandature, c’est là que le risque d’échec est réel. Et le risque de se retrouver confrontés dans une dizaine d’années à un choix impossible, entre fermer les réacteurs sans avoir mis en place les solutions alternatives, ou les prolonger dans des conditions de sûreté dont on ne pourra pas nier qu’elles sont extrêmement dégradées.

 

Presque un an après l’accident de Fukushima, la façon dont on débat de l’énergie en France s'est-elle profondément modifiée ?

Le changement pour les experts non institutionnels comme moi est manifeste. Le besoin d’expertise existait déjà avant. Mais le choc de Fukushima est plus profond que ça. Depuis des années, et même des décennies, la politique énergétique française était un non-sujet politique : le nucléaire était installé dans l’esprit des gens, même s'ils n'y étaient pas nécessairement favorables. Les décisions étaient confisquées, du fait que les responsables politiques déléguaient avec beaucoup de satisfaction cette question technique qui ne les intéresse pas fondamentalement aux administrations et au Corps des Mines.

Pendant trois, quatre décennies, la politique énergétique s’est donc construite sur la politique nucléaire. C’était insensible aux alternances politiques. Je crois que cette parenthèse historique s’est refermée avec Fukushima, qui a créé un besoin plus profond de se dire qu’une alternative au nucléaire est possible. C’est insupportable pour la société française de se sentir condamnée au choix nucléaire et condamnée, peut-être, à une catastrophe. C’est manifeste dans l’évolution de l’offre politique en vue des prochaines échéances électorales.


La centrale de Fukushima Daiichi, en novembre 2011 (©Reuters) 
La centrale de Fukushima Daiichi, en novembre 2011 (©Reuters)


Pourtant les intentions de vote pour Eva Joly, la seule candidate à mener aussi volontairement campagne pour la sortie du nucléaire, sont très faibles dans les sondages. 

Il y a peut-être un paradoxe. Ce besoin qui s’exprime se joue dans d’autres mouvements politiques que le mouvement écologiste. Il se joue dans les débats qui s’ouvrent en interne, et dans les évolutions des hommes et femmes politiques. On l’a vu notamment au Parti socialiste, dans le cadre de la primaire, avec les prises de position très engagées de Martine Aubry, et celles, moins radicales mais qui rompent avec les lignes antérieures, de François Hollande. Ségolène Royal s’est aussi plus ou moins prononcée pour une sortie du nucléaire.

Du côté de la gauche du PS, les choses évoluent aussi fortement. Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, s’exprime pour une sortie du nucléaire mais compose avec un Parti communiste dont la ligne officielle reste la continuation du programme.

Un véritable espace de débat s’est donc créé. Mais on constate aussi l’inculture massive des acteurs médiatiques et politiques. Par exemple, la plupart d’entre eux ne connaissent pas la différence entre l’énergie primaire et l’énergie finale, qui distingue la quantité d’énergie mesurée au niveau de la ressource de celle de votre consommation. Or la différence est extrêmement importante car, entre les deux, se joue tout le rendement de la chaîne énergétique. C’est-à-dire, la quantité d’énergie nécessaire pour produire et transporter l’électricité à partir de l’uranium, du pétrole, ou d'un rayon de soleil…

Or en France, une large part du débat tourne autour de la façon dont on cache ou révèle la très mauvaise performance du nucléaire : seulement 33 % de l’énergie libérée dans la chaudière nucléaire est livrée sur le réseau. Si bien que des pertes massives de chaleur se dissipent dans nos rivières et dans les airs. Ce sont ces grands panaches de vapeur qui s’échappent des fameuses tours aéro-réfrigérantes des centrales nucléaires.

Cette inculture énergétique forte des acteurs politiques, des médias et du grand public permet à certains mythes fondateurs de perdurer. Comme celui de l’indépendance énergétique.

 

Pourquoi parlez-vous de mythe ?

L’indépendance énergétique mesure le ratio entre l’énergie produite et consommée en France. Pour la calculer, on compte l’énergie produite dans les centrales nucléaires, les centrales hydro-électriques, l’éolien, le photovoltaïque… que l’on rapporte à ce que l’on consomme, déduction faite de la part d’électricité qu’on exporte. On y ajoute, enfin, tout le pétrole, le gaz et le charbon qu’on importe pour faire fonctionner nos voitures et nos chaudières.

Le chiffre officiel, c’est que la France produit à peu près 50 % de l’énergie qu’elle consomme. Ce taux a doublé par rapport à l’époque du premier choc pétrolier, où il était environ de 25 %. Or derrière cette vision très favorable, il y a deux conventions éminemment contestables : la première, c’est de prendre en compte l’énergie primaire et non l’énergie finale. Du coup, toute la chaleur gaspillée par les réacteurs du fait de leur mauvais rendement est comptée comme une énergie qu’on est content d’avoir produite et consommée. Le paradoxe, c’est que si on avait des réacteurs encore moins performants, avec 10 % ou 5 % de rendement seulement, on augmenterait complètement artificiellement cette indépendance énergétique !

La deuxième convention majeure dans ce calcul, c’est de considérer que l’énergie nucléaire est produite en France, en évacuant le fait que l’uranium qui sert à la produire est totalement importé. Ainsi, quand vous importez du pétrole brut, que vous le raffinez en France, et que vous le brûlez dans une centrale thermique pour produire de l’électricité, c’est comptabilisé comme une importation d’énergie. Mais quand vous importez de l’uranium, que vous l’enrichissez en France, et que vous l’utilisez dans une centrale pour fabriquer de l’électricité, c’est une production domestique.

Résultat : si on remplace ces deux conventions par un calcul en énergie finale, et en comptant l’uranium comme une énergie importée, on n’est plus sur une hausse de 25 % d’indépendance énergétique en 1973 à 50 % aujourd’hui, mais sur une baisse de 30 % en 1973 jusqu’à 15 % seulement aujourd’hui.

Ces deux conventions sont par nature deux représentations discutables du réel. Mais a minima, la seconde me paraît mieux représenter les enjeux de la situation actuelle. C’est un débat que les associations et les experts non institutionnels portent depuis des années. La comptabilité officielle ne changera pas parce que ce chiffre de 50 % a pris au fil des ans le statut d’un mythe. Il n’est plus discutable et sert de justification absolue à la poursuite du programme nucléaire. L’existence d’un lobby fort d’un côté, et l’inculture générale de l’autre, permettent de maintenir des biais incroyables dans l’analyse statistique de notre bilan énergétique.


Carte de France des centrales nucléaires (©ASN) 
Carte de France des centrales nucléaires (©ASN)

Pensez-vous que le nucléaire puisse jouer un rôle d’énergie de transition ?

La question est en effet aujourd'hui de savoir si le nucléaire, dont on ne peut plus raisonnablement soutenir qu'il est durable dans sa forme actuelle, est une énergie du passé ou une énergie de transition qui a sa place pour aller vers un autre système énergétique. Comme nous l'avons vu, le nucléaire est dans le cas de la France un obstacle à la transition énergétique.

À l'inverse, le pays le plus engagé aujourd’hui dans la transition énergétique est l’Allemagne. Il y a une cohérence entre la volonté réaffirmée de sortir du nucléaire, les ambitions que l’Allemagne se donne dans la maîtrise de l’énergie et la montée des renouvables, et un lien évident avec la façon dont les acteurs – la société civile, les politiques, les industriels – se mobilisent pour atteindre ces objectifs.

Ce qui est très frappant quand on compare les discours, c’est qu’en Allemagne les orientations politiques sont portées par une vision à long terme. En France, la vision qui structure la politique énergétique, c’est l’ambition de maintenir le choix nucléaire. On est allé au bout de cette perspective avec 75 % de nucléaire dans l’électricité, ce qui est sans équivalent dans le monde. On a poussé aussi loin que possible les usages de l’électricité, parfois de la façon la plus absurde comme avec l’équipement massif des bâtiments en chauffage électrique.

Ce système est à bout de souffle. Sa prolongation n’est pas une perspective pour faire avancer la donne énergétique.

On le voit dans l’évolution du bilan énergétique : nous ne parvenons pas à atteindre les objectifs que nous nous fixons. Part des renouvelables en 2010 fixée par la loi POPE en 2004, objectif de renouvelables et d’économies d’énergie pour 2020, horizon de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050 : nous ratons ces échéances ou sommes en mauvaise voie pour les respecter. Cela montre bien que le système n’est pas mobilisé vers les objectifs fixés. Il n’y a pas de tendances claires. Alors que la transition énergétique est chaque jour un peu plus une urgence, la seule tendance, c’est le statu quo.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:34
Lundi 6 Février 2012

Jeudi 2 février, le Président de la République se déplaçait sur un chantier du bâtiment avant un discours sur sa politique du logement.

Le déplacement avait été décidé suite à l'allocution multi-diffusée du dimanche précédent. Une soudaine vague de froid frappait le pays dont l'Ile-de-France. Le ratage médiatique fut complet, et presque incroyable quand on connaît les moyens et l'énergie dédiés à l'opération par les services de l'Elysée.

Sarkozy avec des ouvriers du bâtiment: autopsie d'un ratage médiatique


 
Nicolas Sarkozy avait refusé de reporter le déplacement malgré le froid. Il était arrivé en hélicoptère... sans rire (l'Essonne est en Ile-de-France pour celles et ceux qui ne le sauraient pas). La veille, La Fondation Abbé Pierre avait publié son 17ème rapport sur le mal-logement. La visite tombait à propos. Il fallait aussi faire de la pédagogie sur la énième proposition confuse en faveur du logement: dimanche, le Monarque avait promis d'assouolir de 30% les surfaces constructibles.
 
Jeudi, les premières images et videos d'un Nicolas Sarkozy souriant au milieu d'ouvriers multi-couleurs sont rapidement relayés par les médias. On entend un candidat présumé refuser de répondre à un employé du chantier sur son éventuelle candidature. la boutade ne dupe personne. Les photos sont nombreuses, presqu'autant que les participants au chantier. Nicolas Sarkozy put croiser près d'une centaine d'employés.
 
Assez rapidement, sur Twitter puis dans leurs médias respectifs, les journalistes accrédités relèvent la manipulation. Pour le Monde, Arnaud Leparmentier s'agace des habituelles et donc prévisibles petites phrases sans intérêt dans un article publié le soir même et titré « La visite bien orchestrée de Sarkozy pour revendre sa "France de propriétaires " ». On est déjà surpris que le Monarque ait pu visiter un chantier un jour de grand froid. Les ouvriers présents étaient donc présents par courtoisie républicaine. On leur avait demandé de faire semblant de travailler. Ils portaient des casques et leur tenue de travail. Pire, Nicolas Sarkozy insista lourdement sur la température qui, normalement, les empêchait d'être présent:
 
Le lendemain, il y a pire. Europe 1 révèle, témoignages d'employés du chantier à l'appui, que les communicants de Nicolas Sarkozy avaient demandé davantage d'ouvriers. L'entreprise avait dû rameuter des employés d'autres sites et des fournisseurs. Le spectacle était complet: on avait même des figurants.

"Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy". Un cadre du chantier de Mennecy, dans l'Essonne, qu'a visité jeudi le chef de l'Etat, s'est confié anonymement à Europe 1. Selon lui, l'Elysée aurait organisé dans les moindres détails ce déplacement, allant jusqu'à demander de doubler les effectifs le temps du passage du président.

A L'Elysée, on était furax. L'opération était plantée. Vendredi, l'affaire s'emballe. Le Nouvel Obs (à 8h50), Ouest France, La Nouvelle République, La Voix du Nord, et quelques dizaines d'autres encore.
 
Dans la journée, l'Elysée dément avoir voulu gonfler les effectifs du chantier: « C'est  n'importe quoi ! ». La justification est drôle: « tous les ouvriers présents étaient  concernés par le chantier, l'entreprise les avait conviés ». Conviés par -8 degrés... Ouarf !
 
Un conseiller élyséen fut même « ulcéré », rapporte Nathalie Schuck du Parisien, des réactions médiatiques négatives. « C’est fou de croire qu’on fait de la mise en scène! Oui, c’est organisé, oui on dit aux gens : Attention, le président vient, mais on n’embauche personne! »...
 
Sans rire, c'est fou.
 
Il manquait une explication: mais pourquoi donc des ouvriers étaient-ils sur un chantier alors que le code du travail aurait du les y empêcher d'y travailler ? Mais pourquoi donc Nicolas Sarkozy ne portait-il pas de casque ce jeudi ?
 
Mais pourquoi ?

 

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