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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:15

 

| Par Fabrice Arfi et Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu

 

Le 26 mars 2008, à Brest, Ikea a ouvert les portes de son vingt-deuxième magasin en France, dans l’euphorie. « Ikea met Brest en transe », titrait Ouest France. Mais derrière l’enseigne reluisante se dissimulaient en réalité des pratiques scandaleuses. De septembre 2007 à septembre 2008, au fur et à mesure que le magasin embauchait, une officine privée a été chargée par le siège de fouiller les antécédents des personnes recrutées, pour repérer les sujets "à risques".

D’après des mails inédits que Mediapart s’est procurés, 190 noms au moins (pour un magasin d’environ 250 employés) ont ainsi été transmis par le responsable Sécurité d’Ikea France, Jean-François Paris, au détective Jean-Pierre Fourès. La mission de cet enquêteur privé : « dire ce qu’il en retourne », faire une « étude », « dire si OK ».

Les termes sont elliptiques, mais Jean-Pierre Fourès était vraisemblablement chargé de se procurer des données confidentielles issues du fichier policier « Stic », en théorie réservé aux officiers de police judiciaire, ainsi que Mediapart et Le Canard enchaîné l'ont déjà rapporté. La plupart des salariés brestois, pourtant, avaient déjà transmis un extrait de casier judiciaire lors de leur embauche. Mais Ikea voulait creuser au-delà.

Au moins une fois, cette vaste entreprise d’espionnage a porté ses "fruits" : le 27 décembre, Jean-François Paris avertit à la fois le directeur de Brest et la responsable locale des ressources humaines que l’une de leurs recrues, au département «Vente», pose problème. Elle « est connue pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper, écrit le responsable Sécurité d’Ikea France à John Menage et Nathalie Gosselin. Donc "?" ».

Sous-entendu : faut-il la garder ? « A votre disposition pour en parler », conclut Jean-François Paris.

 

 

Sollicités par l'intermédiaire du siège d'Ikea France, ni le directeur de Brest ni sa subordonnée n’ont souhaité répondre à nos questions. Quant à l'employé de «la ligne 33», retrouvé par Mediapart, il affirme n'avoir jamais fumé le moindre joint à Quimper.

L'exemple brestois répond ainsi à deux questions clef posées depuis l’éclatement de "l’affaire Ikea" : non, le "flicage" ne s'est pas limité à quelques cas de salariés sensibles, type militants syndicaux, agents de caisse ou de sécurité. Et non, Jean-François Paris n'a pas agi en solitaire : ici, les numéros 1 et 2 du magasin ont bénéficié de ses "trouvailles", et n'ont pu ignorer ses pratiques.

En tout, parmi la masse de courriels adressés par le responsable Sécurité d’Ikea France à des officines privées entre 2003 et 2009, Mediapart en a trouvé huit ayant le magasin de « Brest » pour objet. C'est le 10 septembre 2007 que Jean-François Paris sollicite pour la première fois son informateur sur un cas brestois, à six mois de l’ouverture du nouveau magasin : il s’agit d’enquêter sur Nicolas A., bientôt en poste au service « Ressources humaines ». « Merci de me dire », est-il demandé à « Monsieur Fourès ».

 

 

Onze jours plus tard, rebelote : « L’urgence concerne Christophe L. », qui sera embauché comme responsable du département « Caisse, services et relations clients ». La direction boucle alors le recrutement d’un noyau de cadres, avant de passer aux échelons inférieurs. Une fournée de dix noms suit le 22 octobre : « Pouvez-vous me dire ce qu’il en retourne ». Deux nouveaux cas partent le 5 novembre.

 

 

Parmi les mails en possession de Mediapart, aucune réponse de Jean-Pierre Fourès. Comme s'il s’interdisait de communiquer ses verdicts par internet. Il faut dire qu’en 2003 déjà, quand Jean-François Paris avait conclu un marché avec Sûreté international (une autre officine privée) pour des « consultations équivalentes à celles du Stic »« 80 euros » l’unité), il avait arrêté un modus operandi particulièrement strict, pour couvrir ses arrières : « Je souhaite vous envoyer (les) coordonnées des personnes à auditer par mail et souhaite un retour écrit à mon domicile. » Sans doute Jean-Pierre Fourès, cinq ans plus tard, suit-il les mêmes consignes.

 

 

En décembre 2007, en tout cas, Jean-François Paris fait de nouveau appel au détective Fourès pour un énorme listing brestois de 61 noms :

 

« Je tombe des nues »

 

 
© Reuters

C'est dans cette "fournée" qu'apparaît un salarié, ligne 33, « connu pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper ». Cette information confidentielle, communiquée à la direction du magasin, semble bel et bien tirée du « Stic », la gigantesque base de données policière, qui stocke des fiches sur toutes les personnes mises en cause un jour dans une procédure (6,5 millions de noms au 1er novembre 2011), mais aussi sur les victimes ou les témoins.

Ce fichier est aujourd’hui farci d’erreurs, provoquées par des homonymies, des fonctionnaires qui remplissent mal les cases, etc. Seulement « 20 % des fiches étaient rigoureusement exactes » en 2009, d’après un sondage effectué par la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés). Jean-François Paris ne peut l’ignorer, mais fait tout de même circuler.

Le 14 janvier 2008, à deux mois de l’ouverture du magasin, il envoie derechef une salve de noms à son informateur : « Bonsoir Monsieur Fourès, Tous mes vœux pour 2008 !! En attachement une nouvelle liste. Merci de me dire si OK ». Dans le tableau joint au mail :  44 noms (des « monteurs meubles », « employés FOOD », « vendeurs », « agenceurs », etc.). Le 29 mai, Jean-François Paris sollicite encore une « étude » sur 28 personnes. La dernière "commande" connue sera passée le 5 septembre 2008, sur 46 noms.

 

 

« Je tombe des nues, réagit le délégué syndical CFDT du magasin de Brest, Claude Lepage, averti samedi par Mediapart. Si c’est avéré, c’est honteux. Du coup, je m’interroge : certaines personnes qui ont été remerciées, par le passé, était-ce à cause de ces contrôles ?»

Jusqu'ici, à Brest, la direction du magasin s'est contentée d'afficher un communiqué rassurant à l'attention des salariés, bien visible, juste à côté de la "badgeuse", affirmant que Jean-François Paris était mis en disponibilité par Ikea France. Sans doute devra-t-elle fournir, lundi, davantage d'explications.

Au niveau national, la justice s'est rapidement emparée de l'affaire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 1er mars par le parquet de Versailles, après que l’Union Force ouvrière de Seine-Saint-Denis (département du magasin «Paris-Nord 2») a déposé plainte contre X... « pour délivrance, obtention et utilisations frauduleuses de données à caractère personnel ».

Défendus par les avocats Yassine Yakouti, Sofiane Hakiki et Christian Charrière-Bournazel (président du conseil national des barreaux), ces employés d’Ikea France, qui ont fourni une clef USB contenant une série de mails datés de 2003 à juillet 2009, demandent « que soient identifiés les auteurs des demandes formulées, les membres des officines intermédiaires qui sont allés à la recherche de ces informations confidentielles, et le cas échéant, l’identité des fonctionnaires, gardiens des fichiers officiels, qui auraient pu fournir ces données à caractère personnel ».

En parallèle, une « Association des victimes d’Ikea » a également été créée, à destination des personnels d’abord, mais aussi des prestataires ou clients de la société. Dans les mails, au moins 24 magasins (ou implantations) à travers la France sont cités.

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:07

 

Hacker News 04/03/2012 à 10h29

Martin Untersinger | Rue89

Le site de Julian Assange et le réseau informel de hackers se sont associés pour publier des millions d'e-mails dérobés à Stratfor, une société de renseignement privée.

 


Affiche mêlant Julian Assange et le masque des Anonymous (Abode of Chaos/Flickr/CC)

 

Qui, il y a encore quelques mois, imaginait que des médias comme Rolling Stone ou La Repubblica utiliseraient des documents piratés par les Anonymous, cette bande de hackers insaisissables, nés sur les rives potaches du forum américain 4Chan ?

WikiLeaks, a débuté lundi la publication de près de cinq millions d'e-mails dérobés à Stratfor, une société de renseignement privée américaine, avec une vingtaine de médias partenaires.

Ces e-mails, ce sont les Anonymous qui se les sont procurés, lors d'une attaque survenue en décembre.

Des Anonymous ont confié à Wired qu'ils avaient décidé de donner les documents à WikiLeaks parce que cette organisation était davantage en mesure « d'analyser et de diffuser » ces informations :

« En fait, WikiLeaks est le partenaire idéal pour ce genre de trucs. On se procure les documents, WikiLeaks le publie de la manière appropriée. J'espère que ce n'est que le commencement d'une belle relation. »

Des Anonymous de plus en plus médiatiques

Depuis quelques mois, les combats des Anonymous ont fait irruption dans les médias : le traité Acta, les révolutions arabes et surtout la fermeture de Megaupload – un des sites les plus fréquentés d'Internet – ont décuplé l'intérêt des médias pour ces hackers masqués.

A rebours total de leurs habitudes – non sans crispations en interne – une partie des Anonymous francophones a pris part à une conférence de presse.

Un exercice inédit organisé par plusieurs médias français où ils ont expliqué vouloir « naturellement gagner en visibilité et se séparer de son image principale de hackers ».

Entre les médias et Anonymous, WikiLeaks

WikiLeaks peut être un moyen d'accéder aux médias, explique Frédéric Bardeau, auteur de « Anonymous, peuvent-ils changer le monde ? » (éd. Fyp) :

« Avant Megaupload, personne n'aurait eu l'idée de demander une interview des Anonymous : les médias s'y intéressent de plus en plus. Ça les agite beaucoup : ils cherchent un moyen de gérer les médias, et WikiLeaks peut servir de pare-feu, d'interface. »

Cole Stryker, auteur d'un livre sur les Anonymous, est enthousiaste à propos de leur collaboration avec WikiLeaks :

« C'est énorme : c'est la première fois que les Anonymous coopérent avec une entité “en dur”, conférant un légitimité politique sans précédent à ce groupe souvent discutable. »

Pour lui, c'est justement grâce à WikiLeaks que les Anonymous peuvent se faire une place dans l'agenda médiatique :

« WikiLeaks fournit aux Anonymous un canal d'expression publique. Les médias font confiance à WikiLeaks, [qui] ajoute une couche de crédibilité à toute fuite qu'ils publient. »

Que peut gagner WikiLeaks dans l'affaire ?

Ce n'est pas la première fois que WikiLeaks publie la moisson des Anonymous (les e-mails de Sarah Palin, par exemple). Mais la stratégie de l'organisation de Julian Assange a évolué, écrit Andy Greenberg, journaliste pour Forbes et un des meilleurs connaisseurs de WikiLeaks :

« A partir du moment où il a fait les gros titres en 2010, Julian Assange a minimisé son association avec les hackers et s'est davantage concentré sur son rôle en tant qu'organisation médiatique et moyen d'expression pour les “lanceurs d'alertes”. »

Il y a encore un an, WikiLeaks condamnait les attaques que menaient les Anonymous contre Visa ou Mastercard, à l'origine du blocus financier qui touche l'organisation de Julian Assange.

Les Anonymous, sauveurs de WikiLeaks ?

Seulement voilà, depuis, WikiLeaks est en mauvaise posture : blocus financier et ennuis judiciaires ont affaibli l'organisation. Pour Cole Stryker, s'associer avec les Anonymous est un moyen de sortir de l'ornière :

« Si les Anonymous continuent d'abreuver WikiLeaks de documents, le site pourrait retourner à la position proéminente qu'il semble avoir perdu à cause de difficultés techniques, de problèmes légaux, de bisbilles internes et de conflits avec leurs médias partenaires. Peut-être que la seule chose qui puissent le sauver est une source fraîche de nouvelles fuites. »

Andy Greenberg pointe cependant les dangers d'une telle alliance :

« Une association publique avec un groupe de hackers comme Anonymous pourrait endommager la crédibilité morale de WikiLeaks, juste au moment où le groupe en a le plus besoin. »

« Vers une nouvelle ère »

Lâché par les grands médias (New York Times, Guardian...), empêtré dans une affaire d'agression sexuelle en Suède, privé de sa « boîte aux lettres » qui lui permettait de recevoir des documents, asséché par un blocus financier, menacé par des poursuites aux Etats-Unis, Julian Assange montre avec cette nouvelle série de documents que son organisation bouge encore. Cole Stryker :

« Avec cette nouvelle collaboration, les Anonymous ont obtenu une crédibilité nouvelle, et WikiLeaks une source extrêmement précieuse. Cette étrange symbiose fournit à chacun exactement ce dont il a besoin pour continuer. Une nouvelle ère de l'activisme et de la transparence pourrait bien avoir commencé. »

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:02

LEMONDE.FR avec AFP | 04.03.12 | 08h32   •  Mis à jour le 04.03.12 | 14h12

 
 
 
Des électeurs à l'université de Stavropol, dans le sud de la Russie.
Crédits : REUTERS/EDUARD KORNIYENKO

Les Russes ont commencé dimanche à se rendre aux urnes en Extrême-Orient et en Sibérie pour la présidentielle à l'issue de laquelle l'actuel premier ministre Vladimir Poutine compte revenir au Kremlin, malgré une contestation sans précédent de son régime.

Quelque 109 millions d'électeurs sont appelés aux urnes à travers la Russie. Après l'Extrême-Orient et la Sibérie, les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures locales dans les autres régions russes, et de premières estimations seront connues vers 21 heures (19 heures à Paris) après la fermeture des dernières urnes à Kaliningrad.

Vladimir Poutine, le grand favori de ce scrutin, est crédité d'environ 60% des voix, selon les derniers sondages publiés fin février. Il est en lice contre quatre candidats : le communiste Guennadi Ziouganov (second selon les sondages), le populiste Vladimir Jirinovski, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, nouveau venu dans le jeu politique, et le centriste Sergueï Mironov.

L'homme fort de la Russie fait néanmoins face à une vague inédite de contestation depuis les élections législatives de décembre, entachées par des fraudes massives selon l'opposition. Face à cette contestation, quelque 180 000 web-caméras de surveillance ont été installées dans 90 000 bureaux de vote (sur une totalité de 95 000) en Russie, à l'initiative de M. Poutine, afin d'éviter les fraudes électorales.

Une idée accueillie avec du scepticisme par la mission d'observation électorale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Russie, les web-caméras ne pouvant pas filmer le processus de comptage des bulletins de vote. De premières fraudes ont déjà été constatées dimanche à Vladivostok, selon le Parti communiste local.

 

MUTLIPLES FRAUDE RELEVÉES

Des partis d'opposition et une ONG russe dénoncent les fraudes dans de nombreux bureaux à travers le pays. "Les mêmes personnes votent dans les bureaux de vote n° 2164 et 2166" de Moscou, indique sur son site le parti démocrate Iabloko, qui a déployé de nombreux observateurs à travers la Russie.

"A Vladivostok, au bureau n°155, des électeurs ont découvert [en arrivant] qu'ils avaient déjà voté", recense encore le parti, dont le candidat, Grigori Iavlinski, a été disqualifié pour l'élection fin janvier, au motif d'irrégularités dans la collecte des deux millions de signatures de soutien. Le parti communiste dénonce lui aussi toute une série de fraudes, comme celle commise selon ses observateurs dans un bureau de vote de la région de Kirov, où une liasse de bulletins a été jetée dans l'urne.

Dans la région d'Orenbourg, tout un groupe de minibus, transportant les électeurs de bureaux en bureaux pour voter plusieurs fois – une pratique appelée "le manège" – a été arrêté, indique de son côté le parti communiste sur son site. Et à Toula, "les pneus des voitures des observateurs du parti communiste ont été crevés", une façon de les empêcher de se rendre dans les bureaux de vote pour assurer leur mission. Le site des observateurs de Saint-Pétersbourg (www.spbelect.org) recense notamment une personne décédée dans la liste des électeurs du bureau 1718.

L'ONG Golos, qui réalise une carte des fraudes interactive en ligne (www.kartanarusheniy.ru) en coopération avec l'édition russe du magazine américain Forbes, recensait de son côté vers 12h30 heure de Moscou (10h30 à Paris) plusieurs centaines de violations. A la mi-journée, plus de 2 000 messages de personnes dénonçant des violations avaient été déjà publiés sur le site de l'ONG, qui avertit toutefois que la véracité des informations n'est pas vérifiée.

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:57

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.03.12 | 10h03   •  Mis à jour le 04.03.12 | 12h02

 
 

 

Les forces syriennes ont commencé à bombarder violemment dimanche matin des positions rebelles dans la ville de Rastan, à 20 km de Homs, indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Depuis l'aube, des positions de groupes de déserteurs dans le nord de la ville de Rastan subissent de violents bombardements", a déclaré le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Le 5 février, un officier déserteur avait annoncé que Rastan était une ville libre", a précisé M. Abdel Rahmane de l'OSDH. Rastan se situe sur l'autoroute liant la capitale Damas au nord du pays.

Avec la reprise jeudi du quartier rebelle de Baba Amro dans la ville de Homs, beaucoup de militants s'attendent à ce que l'armée concentre désormais son offensive sur Rastane et sur la ville de Al-Koussair, à 15 km de Homs, contrôlée en grande partie par les rebelles. Les forces syriennes bombardent aussi la ville de Kousseir, située non loin de la frontière avec le Liban, dans l'ouest du pays, rapporte un journaliste de Reuters. Des explosions pouvaient être entendues de la frontière libanaise, a-t-il ajouté. "Il s'agit des deux villes qui concentrent le plus de rebelles dans le centre de la Syrie et on s'attend à ce que ça soit la prochaine étape dans l'attaque du régime contre les déserteurs", a indiqué M. Abdel Rahmane.

LA MAIN DE L'IRAN

Selon le Washington Post, les Etats-Unis voient la main de l'Iran derrière l'accélération de la répression en Syrie. Plusieurs officiels cités par le quotidien indiquent que l'Iran fournit des conseillers, des équipements, des armes, des outils de surveillance et une assistance technique au régime de Bachar Al-Assad. Selon le Post, un agent iranien aurait été blessé par les opposants syriens. D'autres rumeurs font état de l'aide du Hezbollah libanais au régime syrien, sans en apporter la preuve.

Fin janvier, le New York Times avait évoqué le sort de plusieurs ingénieurs iraniens capturés par l'Armée syrienne libre en décembre et présentés comme des membres des forces spéciales iraniennes.

 

 

SECOURS À HOMS

Les équipes de secours du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-rouge ont commencé à distribuer dimanche de l'aide humanitaire dans un village près de Homs, a déclaré le porte-parole de l'organisation humanitaire Hicham Hassan à Genève, précisant qu'il s'agissait de vivres, de couvertures et de trousses de secours. "L'objectif est ensuite [de distribuer de l'aide] dans les faubourgs d'Al Inchat et d'Al Taouzi à Homs pour prêter assistance aux populations qui ont fui Bab Amro", dit-il. "Les choses vont dans le bon sens. Mais nous voulons entrer dans Bab Amro aujourd'hui", ajoute-t-il.

La révolte déclenchée depuis près d'un an contre le régime de Bachar Al-Assad devient de plus en plus militarisée, alors que la répression a fait plus de 7 500 morts, selon l'ONU.

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:55

 

 

 

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*Retrouvez toutes les photos de l'action dans l'album photo, sous le même libellé

 

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:48

 

Introduction


Après le vote du Traité de Lisbonne par le Parlement le 4 février 2008, celui du M.E.S. les 21 et 28 février 2012 est une preuve supplémentaire du divorce entre la volonté générale de la Nation et les choix des parlementaires, prêts à sacrifier notre souveraineté au profit d’une intégration européenne dont les modalités échappent totalement aux citoyens.

Dans ces conditions, continuer à parler de démocratie en Europe relève de la mystification pure et simple. A moins que les citoyens ne finissent par réagir à ces abus de pouvoir et reprennent leur souveraineté en mains. C’est précisément le pari que nous faisons en créant les Comités de Résistance et d’Action Citoyenne (C.R.A.C.), car nous ne pouvons imaginer que la Grande Nation qui jadis, au nom de la pensée des Lumières, coupa la tête à un monarque absolu de droit divin, se résigne aujourd’hui à devenir l’esclave des forces obscures de la finance mondialisée !

Le principal outil de cette résistance citoyenne sera le Référendum d’Initiative Populaire (R.I.P.). Il permettra au peuple d’intervenir directement dans la fabrication de la loi dès lors qu’une fraction déterminée de l’électorat se saisira d’une question et rassemblera les signatures nécessaires. Le gouvernement sera alors dans l’obligation d’organiser un référendum. Ainsi, les citoyens n’en seront plus réduits à répondre à des questions que le Président voudra bien leur poser, si toutefois il leur en pose et sans garantie aucune que leurs réponses soient prises en compte, mais définiront eux-mêmes les questions qui méritent d’être soumises à leur vote.

Le référendum d’initiative populaire bénéficie d’une incontestable légitimité dans la mesure où il est conforme à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation » (art. 6) Par conséquent, il n’existe aucun argument valable pour s’y opposer.

Nous constituons donc des comités citoyens dans tout le pays pour prendre contact, dès le lendemain des élections législatives (et pour les comités qui le souhaitent, avant même les élections), avec l’ensemble des députés (ou les candidats aux législatives) pour leur faire savoir que l’inscription du R.I.P. dans la Constitution est pour nous la réforme prioritaire, et obtenir leur engagement à l’accomplir.

 

Modalités pratiques

Il s’agit d’exercer un « lobbying citoyen » sur tous les députés, partant du postulat que ceux-ci ne voteront un vrai référendum d’initiative populaire (au lieu de ce simulacre de R.I.P. de 2008) qu’à condition que cette réforme constitutionnelle bénéficie d’un large soutien populaire. Pour autant, il ne sera pas nécessaire (dans un premier temps) de mobiliser les foules. Il suffira d’une poignée de citoyens motivés dans chaque département ! La légitimité de leur action ne reposera pas sur leur nombre mais sur la nature même de leur revendication, ne demandant rien pour eux-mêmes mais exigeant ce qui est bon pour la Nation toute entière. Nous visons donc un comité par département. L’extension géographique de notre mouvement citoyen (une bonne couverture du territoire) a plus d’importance que le nombre de membres dans chaque département. Chacun des comités prendra contact avec les 5 ou 6 députés de son département pour obtenir d’eux un engagement clair en faveur du R.I.P., avant qu’une proposition de loi ne soit déposée à l’Assemblée.

Un argument supplémentaire en faveur du R.I.P. est que celui-ci figure aux programmes de quasiment tous les partis politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite, et ce depuis plus de 20 ans, sans qu’aucun d’eux n’ait daigné l’inscrire dans la Constitution une fois parvenu au pouvoir. Mais ce temps est maintenant révolu. Les plus cyniques des politiciens professionnels prétendent que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient » (et versent ensuite des larmes de crocodile sur les records d’abstention…). Eh bien nous allons les prendre au mot : cette promesse, nous y croyons, donc elle nous engage. Nous nous engageons à nous battre jusqu’à ce qu’elle soit tenue.

 

 

Plan d’action


Première étape : envoi d’un mail (mise à disposition d’une lettre-type sur le site). Il est essentiel que tous reçoivent dans un même laps de temps (fin juin – début juillet) une interpellation sur le même sujet, signée par la même organisation mais avec des porte-paroles différents, en raison de son effet psychologique (les députés parlent entre eux lorsqu’ils se retrouvent sur les bancs de l’Assemblée ou dans les réunions de leurs partis). On laissera (provisoirement) tranquilles les députés qui acceptent d’emblée le principe du R.I.P. (voir étape 4 bis)

 

Deuxième étape : Les députés qui ne prendront pas un engagement clair seront recontactés pour convenir d’un rendez-vous. Le porte parole du C.R.A.C. départemental ira expliquer, accompagné d’un ou 2 membres, l’intérêt, la nécessité et la légitimité du R.I.P. afin d’obtenir un engagement formel à voter pour.


Troisième étape : A ce stade, certains députés auront accepté, d’autres auront refusé. Les réactions de chacun seront « remontées » au niveau de l’O.C.C.I.R. (la coordination nationale de tous les C.R.A.C. départementaux) qui en publiera les listes sur son site, de sorte que chaque membre des comités citoyens puisse connaître précisément la position de chaque député.

 

Quatrième étape : à partir de là, il s’agira d’élargir le mouvement, de le radicaliser, et de le concentrer sur les députés récalcitrants.

 

Elargir : en recrutant localement de nouveaux membres afin de mieux répartir les tâches

 

Radicaliser : en s’emparant des agendas de ces députés (souvent publiés sur leurs sites, leurs blogs ou leurs pages Facebook) pour aller à leur rencontre à chaque fois qu’ils participeront à une manifestation publique dans le but de les interpeller au sujet du R.I.P. Ces actions devront être médiatisées autant que possible. Tous les électeurs devront pouvoir lire dans leurs journaux que leur député entend confisquer leur souveraineté à son seul profit.

 

Concentrer : les comités départementaux de tout le pays enverront des mails aux députés qui refusent de s’engager à voter le R.I.P. car l’enjeu n’est pas local, il est national. Les députés sont élus dans leurs circonscriptions, mais chacun d’entre eux représente toute la France.

 

Quatrième étape bis : en même temps qu’on accentuera la pression sur les plus rétifs, on présentera à ceux qui auront accepté le principe du R.I.P. un avant-projet concret. La proposition de loi d’avril 2011 présentée par le député UMP Christian Vanneste pourra servir de base de réflexion, mais il n’est évidemment pas question de la conserver en l’état. Elle devra être retravaillée au sein des comités citoyens, éventuellement avec la collaboration de nos élus qui nous apporteraient leur expertise en matière de droit constitutionnel.

 

Cinquième étape : une fois le principe du R.I.P. accepté par une large majorité de nos députés, le texte pourra être présenté à l’Assemblée (le plus tôt possible : fin 2012 ? début 2013 ?) par l’un de ceux (ou même plusieurs cosignataires) qui nous auront aidé à en rédiger la version définitive.

Quand le R.I.P. sera enfin voté, la France sera devenue une vraie démocratie.

 

La proposition de loi

Nous exigerons le Référendum d’initiative populaire dans ses quatre déclinaisons : législatif (on propose une loi), abrogatoire (on propose la suppression d’une loi), révocatoire (on propose de révoquer un élu) et constituant (on propose une modification de la Constitution).

Se posera ensuite la question du seuil. Dans le projet de Christian Vanneste par exemple, il est fixé à 500 000 (abrogatif), 800 000 (législatif) et 1 million (constituant). Mais on peut imaginer qu’on applique le même seuil à tous les types de référendum, d’autant qu’il sera plus difficile de rassembler un grand nombre de signatures sur une question abstraite (changer un article de la Constitution) que sur une question concrète (rétablir le droit à la retraite à 60 ans ou interdire l’exploitation des gaz de schiste, par exemple). Par ailleurs, on peut exprimer ce seuil en valeur absolue (500 000, 1 million) ou en pourcentage du corps électoral. La France, 65 millions d’habitants, compte 43,2 millions de votants. Pourquoi ne pas fixer ce seuil à 1 % des électeurs (432 000) ? Un seuil exprimé en pourcentage a aussi l’avantage de permettre d’appliquer le R.I.P. facilement à toutes les échelles (régionale, communale). Les détails de la proposition de loi seront évidemment mis en débat au sein des comités citoyens, qui s’appuieront sur les modèles existants dans d’autres pays et sur la réflexion de ceux qui défendent de longue date le principe du R.I.P. en France (comme Yvan Bachaud ou Etienne Chouard) pour élaborer le R.I.P. que nous voulons pour notre pays. Enfin, il faudra tirer les leçons du vote du Traité de Lisbonne en février 2008 et établir qu’une loi votée par référendum ne pourra être abrogée que par un autre référendum. Le dernier mot doit revenir au peuple.

 

Perspectives

L’introduction du R.I.P. dans la Constitution suite à la mobilisation des Comités de Résistance et d’Action Citoyenne transformera radicalement les pratiques législatives dans notre pays et ouvrira la voie à une véritable Révolution citoyenne.

En effet, les députés n’auront plus aucun intérêt à suivre aveuglément les consignes de leurs partis et voter en catimini des lois impopulaires, sachant qu’un référendum de blocage (abrogatif) pourra en empêcher l’application.

Craindre la multiplication de tels référendums serait sans fondement, car les parlementaires finiront par pratiquer une sorte d’autocensure. Ayant pris l’habitude de coopérer avec les comités citoyens, ils seront davantage à l’écoute du peuple (et pas seulement en période électorale) et veilleront à ce que les lois soient effectivement l’expression de la volonté générale.

Le R.I.P. transformera aussi le rôle des partis : au lieu d’être des « machines électorales » servant à sélectionner les candidats, faire de la propagande, verser dans la « pipolisation » et les « petites phrases », attiser des querelles stériles entre égos surdimensionnés, lutter pour la prééminence à l’Assemblée, au Sénat, à l’Elysée, et ensuite prendre les décisions à la place des citoyens, (ce qui est pour beaucoup dans la dé-crédibilisation et le dégoût de la politique d’un si grand nombre de personnes) ils alimenteront le débat politique sur des sujets de fond et éclaireront les choix des citoyens par des arguments rationnels. En un mot, ils feront de la Politique avec un grand « P » au lieu de se cantonner dans la « communication ».

Enfin, l’obtention du R.I.P. permettra aux comités citoyens d’accroître de manière significative le nombre de leurs membres (car la possession d’un véritable pouvoir relancera l’intérêt des gens pour la politique), d’essaimer dans chaque circonscription, et de s’élargir en un puissant réseau d’ Assemblées citoyennes, lieux de réflexion, de débat et de décision politique en contact permanent avec les députés.

Cette Révolution citoyenne permettra à notre pays de résister à la démence néolibérale et ses politiques austéritaires qui menacent de mettre toute l’Europe à feu et à sang. Après les prochaines élections, notre pays sera donc confronté à l’alternative suivante : soit la mise en œuvre de l'article 6 de la Constitution de 1789 (« la loi est l’expression de la volonté générale, tous les citoyens peuvent contribuer personnellement [donc par le R.I.P.] ou par l’intermédiaire de leurs représentants, à sa formation ») soit le risque de voir renaître l’esprit de 1793 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." (Article 35)

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:44

Ce matin, place Terre au Duc…

Les Indigné(e)s d’Quimper/Cornouaille

 

Il faut que je vous la raconte…. Ce matin nous étions sur la place; à 5 métres, 2 militants UMP (oui, oui il y en a encore !!!). Après avoir accepté leur tract, je leur demande comment ils font pour militer pour ce parti… La discution tourne autour de l’incompétence de ces gens qui ont plongé le peuple dans un toilette sèche sans fond…. Je retourne à la fontaine avec mon tract, allume le mégaphone et commence à le décrypter…je relève la tête…. A plus… A disparu les militants…!!! Si vous ne savez pas comment faire dispaitre des militants UMP, prenez un mégaphone et commentez joyeusement leur tracts… c’est très efficace !!!!
La prochaine fois, on le fait avec le PS….


Yves

 

 

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:37

 

 

 

A l’appel d’associations, une cinquantaine de personnes se sont mises en route depuis Marseille pour rejoindre Paris le 21 avril, veille du premier tour de l’élection présidentielle. D’autres cortèges devraient les rejoindre dans la capitale.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:33

letelegramme.com - 3 mars 2012 à 15h19

 

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En fin de matinée, devant les halles, le premier rassemblement châteaulinois des Indignés a drainé un flux constant de personnes de tous âges, tous sexes et toutes conditions sociales. Les uns passaient, les autres restaient. Au plus fort du rassemblement, contrarié vers midi par la pluie, on a pu compter une vingtaine d'Indignés.

 

Autour d'une table recouverte de tracts et de livres, ces derniers ont échangé sur la dette publique, "le hold-up du siècle" qu'on fait "payer aux populations". Mais aussi sur la vivisection contre laquelle circulait une pétition. Certains ont appelé de leurs vœux l'écriture d'une nouvelle Constitution "par et pour les citoyens".

'autres ont dénoncé les catastrophes écologiques et sanitaires ou encore le tout-nucléaire, appelant à les rejoindre dans la chaîne humaine organisée par Sortir du nucléaire le dimanche 11 mars, au Faou (29). Après s'être échangé e-mails et numéros de téléphone, les Indignés ont promis de se retrouver prochainement.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 23:29

 

| Par La rédaction de Mediapart

 

Une délégation de mouvements sociaux européens s'est rendue en Grèce du 28 février au 1er mars pour « dénoncer l'escroquerie des “sauvetages” de la Troïka, et rencontrer les mouvements sociaux grecs ». Parmi les Français : des représentants syndicaux, des membres d'Attac ou du collectif Droit au logement. De retour d'Athènes, Sophie Zafari, chargée du secteur international de la Fédération syndicale unitaire, première organisation de la fonction publique d'Etat, nous livre ses impressions.

Vous avez rencontré, à Athènes, des membres des deux principaux syndicats, des ouvriers en grève et des représentants de la gauche
nouvelle. Qu'est-ce qui vous a marqué dans leurs discours ?

 

Sophie Zafari, FSU 
Sophie Zafari, FSU© Claire Le Nestour

Ils nous ont posé beaucoup de questions sur la situation dans nos pays respectifs. En Grèce, on leur dit à longueur de journée, qu'ils sont fainéants, corrompus et privilégiés, pour faire passer les réformes d'austérité. Les syndicalistes ont été surpris d'apprendre que nous avions le 1 % patronal, par exemple, alors qu'on vient d'annoncer la fermeture de l'équivalent grec de l'office public des HLM.
Des mesures d'austérité supplémentaires sont votées tous les jours par les dirigeants. Cela devient tellement anxiogène pour eux que les mobilisations faiblissent. Pour les syndicalistes que nous avons rencontrés, il ne s'agit plus d'essayer de perdre 100 au lieu de perdre 200 : la seule issue, c'est le changement total de paradigme.

Comment ont-ils accueilli la venue d'une délégation de sept pays européens ?

Ils ont été soulagés de voir qu'on ne les prenait pas pour les mauvais élèves de la zone euro. Les deux grandes centrales syndicales grecques font la distinction entre syndicats du Sud de l'Europe et syndicats du Nord. Pour eux, la coopération va jusqu'à la France. Au-delà, ils ont fait une croix sur la capacité des pays, notamment l'Allemagne, à jouer la carte de la solidarité.
Pourtant, l'endettement de la Grèce a aussi servi à ces pays. 70 % des produits alimentaires vendus en Grèce sont importés. Si la Grèce tombe, les pays d'Europe du Nord seront aussi affectés. Un Etat ne peut pas maintenir sa croissance à côté d'un pays en récession. Mais les syndicalistes allemands ne s'en sont pas encore vraiment rendu compte.

Concrètement, qu'est-ce que les mouvements sociaux peuvent faire ?

L'erreur de la zone euro, c'est d'avoir adossé une union que l'on savait fragile à un monde financiarisé qui ne tient pas debout. On l'a vu au G20, il est impossible de moraliser ou régulariser la finance. Nous n'avons pas une alternative à proposer. Certains veulent la sortie de l'euro, d'autres non. Il n'y a pas non plus de position tranchée concernant l'annulation de la dette.
Pour nous, la première étape, c'est de fédérer les mouvements sociaux européens pour montrer que nous sommes contre la libre concurrence et la logique punitive de la Troïka (FMI, Commission européenne, BCE). Nous ne serons pas crédibles sans une large mobilisation. Les dirigeants sont conscients que le peuple peut faire basculer les choses. Il suffit de voir le déploiement de forces de police dans les rues d'Athènes pour le comprendre.

N'est-il pas un peu utopique de vouloir créer un mouvement social européen quand en France déjà, les partis de gauche se divisent sur le vote du Mécanisme européen de stabilité ?

Je ne dis pas qu'on arrivera tous à un accord, mais on sait au moins ce que nous ne voulons pas. Ce n'est pas au peuple de payer la crise. En période pré-électorale, nous avons tendance à nous replier sur notre situation nationale et attendre l'élection. C'est un tort car, quand on regarde chez nos voisins, on se rend compte qu'ils ont vécu les mêmes réformes que nous à quelques mois d'écart. Nous assistons à un nivellement par le bas, d'où notre intérêt de créer des rendez-vous thématiques de mouvements sociaux européens sur la santé, l'éducation ou les retraites.
Quant au Mécanisme européen de stabilité, les autorités l'ont rendu compliqué, ce qui ne facilite pas la compréhension par le public, et donc la mobilisation. En Grèce, la division ne se fait plus en termes de gauche ou droite. Il y a une ligne de partage entre ceux qui votent « oui » et ceux qui votent « non » aux mémorandums. En France, le point rassembleur des mouvements sociaux, c'est de vouloir chasser Nicolas Sarkozy.

Chasser Nicolas Sarkozy, pour le remplacer par qui ?

Je ne m'engage pas là-dessus au nom du syndicat, chacun choisira. Mais nous avons établi une liste de critères : la défense des services publics, le refus des politiques d'austérité, le financement direct des Etats par la Banque centrale européenne sans passer par les banques, la taxation réelle des flux financiers, l'audit de la dette, le retour sur la réforme des retraites ou la fin de l'opacité au sein de l'Union européenne. Si on accepte le traité souverain, nous connaîtrons à notre tour la fin de la liberté souveraine.

Propos recueillis par Claire Le Nestour


Calendrier prévisionnel du collectif

29-31 mars : conférence sociale jointe à Bruxelles
19 mai : manifestation devant la BCE
Mai : séminaire des mouvements sociaux européens à Milan
Septembre : manifestation commune à Athènes

 

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