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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:17

Récit | Le Monde.fr | 14.03.12 | 10h07   •  Mis à jour le 14.03.12 | 12h46

 
 

 

Luc Oursel (à g.), président du directoire d'Areva, Vincent de Rivaz, directeur général d'EDF et Ed Davey (à g. au second plan), le ministre de l'énergie britannique, le 17 février à Paris.

Luc Oursel (à g.), président du directoire d'Areva, Vincent de Rivaz, directeur général d'EDF et Ed Davey (à g. au second plan), le ministre de l'énergie britannique, le 17 février à Paris.AFP/BENOIT TESSIER


Londres, correspondance - Ils sont quatre, très influents anciens directeurs des Amis de la Terre, l'une des associations britanniques les plus puissantes sur les questions d'énergie. Jonathon Porritt, Tony Juniper, Charles Secrett et Tom Burke ont tous les quatre tapé du poing sur la table, ce mardi 13 mars, en envoyant une lettre au vitriol à David Cameron, le premier ministre britannique.

Ils dénoncent son soutien sans faille à la construction de nouvelles centrales nucléaires, avec un argument choc : "Le gouvernement est en train de donner le contrôle de l'avenir énergétique et climatique du Royaume-Uni au gouvernement de la France." Derrière ce "French bashing" toujours efficace, le coup de gueule vise le nucléaire, et en premier lieu EDF, qui espère construire quatre centrales EPR outre-Manche. C'est – de loin – la principale entreprise derrière le renouvellement du nucléaire, souhaité par Downing Street.

L'ANTI-"FROGGIES", UNE ARME MARKETING

Mais pour financer son gigantesque projet – autour de 25 milliards d'euros au total –, la compagnie électrique française négocie depuis des années des conditions d'investissement favorables auprès du gouvernement britannique. Vincent de Rivaz, le patron de la branche britannique d'EDF, connaît par cœur les ministres de l'énergie qui se succèdent depuis une décennie, et fait tourner une machine de lobbying très efficace.

Il serait sur le point d'emporter la bataille, selon les quatre défenseurs de l'environnement. Downing Street a lancé l'an dernier une grande réforme de l'énergie, et EDF serait en passe d'obtenir les concessions désirées. "Le gouvernement offre des subventions considérables au nucléaire", accuse M. Burke, l'un des auteurs de la lettre.

Selon lui, la réforme apporte deux cadeaux importants à EDF. Le premier est un "prix plancher" du CO2, qui force les entreprises qui émettent du gaz carbonique à payer un prix croissant au fur et à mesure des années. Cela rend comparativement plus rentables les énergies "propres" – renouvelable et nucléaire –, qui n'émettent pas de CO2. Le second est un prix garanti pour l'électricité propre, y compris nucléaire. Le niveau exact de ce prix est en cours de négociation. "EDF a mis le pistolet sur la tempe du gouvernement britannique, et lui dit que s'il ne lui donne pas ce qu'il souhaite, il retirera son investissement", affirme M. Burke.

Bien sûr, l'attaque de l'ancien patron des Amis de la Terre contre les méchants "Froggies" est avant tout une arme marketing. "C'est une façon de mettre mal à l'aise un premier ministre eurosceptique", sourit-il. Sa vraie cible est le nucléaire.

L'ÉNERGIE RENOUVELABLE PLUS ATTRAYANTE

Outre les dangers de cette technologie, il estime aussi que ses coûts sont désormais trop élevés, particulièrement depuis l'accident de Fukushima l'an dernier. "Il n'y a pas de raisons de croire qu'Areva [l'entreprise qui fabrique le réacteur de l'EPR] sera capable de construire les nouveaux réacteurs dans les temps et les budgets impartis, écrivent les quatre auteurs de la lettre. Deux actuellement en construction ont quatre ans en retard et coûtent deux fois plus que prévu."

Selon eux, mieux vaudrait mettre tous les efforts sur l'énergie renouvelable, dont les coûts baissent rapidement. Sinon, l'argent des contribuables britanniques risquent d'engraisser ces maudits Frenchies.

Eric Albert

 


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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:10

AFP ET REUTERS | 14.03.12 | 08h31

 
 

 

Cet investissement est une nouvelle preuve de l'intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France.

Cet investissement est une nouvelle preuve de l'intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France.AFP/BORIS HORVAT


En acquérant depuis l'été dernier 2 % du capital du groupe pétrolier, le Qatar est devenu le troisième actionnaire de Total, rapporte le journal économique et financier Les Echos, mercredi 14 mars. Sans citer ses sources, le quotidien précise que "les achats auraient été discrètement réalisés par deux fonds souverains, avant d'être récemment regroupés au sein de Qatar Holdings". Contacté par Les Echos, Total n'a pas souhaité faire de commentaires.

Au cours actuel (42,655 euros en clôture mardi), Total est valorisé 100 milliards d'euros. Cette participation – qui n'est pas soumise à une obligation de déclaration car inférieure à 5 % – vaut plus de 2 milliards d'euros, ajoute le journal, qui ne précise pas ses sources. Selon les données de Thomson Reuters, le premier actionnaire déclaré du groupe est Groupe Bruxelles Lambert, société d'investissement de l'homme d'affaires belge Albert Frère, avec un peu plus de 4 % du capital, devant les salariés (3,32 %). Parmi les principaux actionnaires de Total figure le fonds chinois State Administration of Foreign Exchange (SAFE), présent au capital du groupe pétrolier depuis 2008.

Cet investissement est une nouvelle preuve de l'intérêt du riche émirat gazier du Qatar pour la France, après son rachat en deux temps de la totalité du club de football Paris Saint-Germain, la reprise des palaces cannois Carlton et parisien Royal Monceau et la razzia sur les droits télévisés de Ligue 1 menée par sa chaîne de télévision, Al-Jazira Sports.

Dans l'industrie, il possède déjà 5,6 % du constructeur Vinci, 5 % du groupe de services aux collectivités Veolia Environnement, et 7,5 % du constructeur aéronautique EADS (Airbus). Il est aussi devenu récemment le premier actionnaire du groupe de médias Lagardère, avec 10,1 % du capital.

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:03

 

Coast to Coast

In March to Athens on 11 March 2012 at 23:07


March to Athens

Day 125-LI, from Palo del Colle to Bari.

 

‘And so it came to pass, on the eleventh day of March in the year of our Lord 2012 that the brave marchers to Athens finally reached the most venerable city of Bari…’

 

Bari, March 11

 

Dear people,

 

The wind comes from sea. It batters the plains and brings along the sweet odour of salt and spices. The first faint hints of the East are in the air.

It’s not just the air, or the odours. Also the colours are changing. Since we descended down the mountains into Apulia everything started to get brighter. The green of the hills, the white marble stones of the old town centres. I’m sure I could say the same about the blue sky, if we had been lucky enough to see it.

Irsina, Gravina, Altamura, Toritto, Palo. Each of them is a maze of bright alleyways and snow white houses with iron balconies. When you arrive there during the hour of the siesta, like we do, you will not find a living soul there, except for an occasional cat.

Acampada Palo del Colle

 

 

Thanks to the people of Palo del Colle

Then you come closer to the sea, and the wind gets stronger. You hop from one suburb to the other, and then you finally find yourself in front of Bari, one of the places which bears the name of ‘gateway to the East’.

 

I’m walking together with comrade Milton from Naples, and just before Bari we get lost. We don’t want to take the national road, but every other road we take seems to lead us away from the metropolis, or ends up being blocked.

We walk for hours and hours through the desert of an industrial park, through olive groves, past abandoned villas and old outskirts in ruins. All the while we can see the city in the distance on all sides, like a fata morgana, but we don’t seem to reach it. It’s as though Bari were protected by some kind of magnetic shield, and only the faithful can enter.

As a last resort I direct a prayer to Saint Nicholas, the patron saint of the city, asking him to let us through. And lo! a small road opens up in front us. Our hearts are beating full of expectation while we start following the path that takes us straight into Bari at sunset.

Comrade Milton and the sunset

 

"The whole world is our fatherland"

When we reach the old centre we find the others have already been camped for hours in one of the most beautiful squares. It’s close to the boulevard. At night, when all the other sounds die down, we can hear the sound of the waves in the distance.

We have made it. We crossed Italy coast to coast. Some of us have even descended the entire peninsula. Together we sit down around the fire. We toast, and while the luscious odour of hashish rises up from the circle, we reminisce about the various episodes of the march.

Then a police car stops by. The driver addresses us with a smile and with curiosity. He asks where we are from, where we’re going and why. We explain it briefly, we give him a flyer. He reads it, he nods, and he says: “Very well. Keep up the good work.” Then he drives off.

 

"Only when the power of love will be bigger than the love of power, the world will know peace."

 

Acampada Bari in the early morning light

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:05

 

http://www.youtube.com/watch?v=Lbv-dk0O0Oc&feature=player_embedded

 

 

 

 

Ajoutée par telelibre le 12 mars 2012

Des marches vers Paris ? http://www.marche-paris-2012.com/
Arrivée le 20 avril...

Site Paris : http://paris.reelledemocratie.net

Agenda : http://paris.reelledemocratie.net/agenda

contact : francedigne@live.fr

Blog : http://francedigne.blogspot.com/

Twitter : @occupyfrance

Facebook : Occupons La Défense

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:01

http://igofrombxltolx.tumblr.com/post/19242864318/la-marche-vers-athenes-arrive-en-grece

 

 

#MarchtoAthens  est sur le point de traverser l’Adriatique. Ce jeudi 15 mars, les marcheurs sont arrivés à Igoumenitsa, à 7 h. Nous traverserons le pays tout entier à pied, afin de parvenir à l’Agora internationale d’Athènes qui commencera le 5 mai !

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:52

romandie.com

(©AFP / 12 mars 2012 12h52)


MARSEILLE - Une vingtaine d'indignés qui protestaient lundi contre le marché de la soif à l'ouverture du sixième Forum mondial de l'eau à Marseille, ont été privés de tambours et baguettes par les forces de l'ordre qui encadraient, en nombre, leur petite manifestation, a constaté l'AFP.

Parmi les 25 militants qui y prenaient part, selon un décompte de la préfecture, certains dansaient au rythme de tambours quand des policiers qui les entouraient sont intervenus pour arracher les instruments des mains d'une femme et d'un homme qui en jouaient, a constaté un photographe de l'AFP.

Les indignés ont fini leur manifestation en dansant en silence devant une banderole, accrochée aux grilles du parc Chanot qui accueille le Forum, dénonçant le marché de la soif.

Interrogée par l'AFP, la préfecture de police a indiqué qu'une petite manifestation non déclarée avait été contenue sur un boulevard bordant le parc, sans emploi de la force. Une porte-parole n'a pas été en mesure de confirmer si des tambours avaient été saisis, ni pourquoi.

 

 

 

                                                                    ******************************************

 

Manifestation contre le forum mondial de l’eau

12 Mars

 

http://marseille.indigne-e-s.net/2012/03/manifestation-contre-le-forum-mondial-de-leau/

 

 

Ce matin ceux qui osaient l’ouvrir contre le Forum Mondial de l’Eau ont été encerclés et ne jouissaient plus de la liberté de circulation pendant trois heures, quelques journalistes et inconnus compris. Tout cela avec notre argent bien sûr. Il y a aussi eu 5 gardes à vues (finies) sans motif apparent.
La Démocratie, mais pas trop!

 

http://www.lindependant.fr/2012/03/12/la-police-saisit-tambours-et-baguettes-d-indignes,123264.php

 

 

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:49
marches populaires paris 2012

Les marcheurs qui partiront le 24 Mars prochain ont besoin de matériel. Nous mettons dans ce document une liste qui n’est pas exhaustive et afin de nous organiser il serait sympa que nous puissions les récupérer le plus rapidement possible merci à tous pour votre collaboration.

 

Si d’ores et déjà vous repérer sur cette liste des éléments que vous pourriez fournir, vous seriez aimable de mettre votre prénom à côté

 

Veuillez prendre contact par  avec Cédric: marchesversparis2012@gmail.com 06 75 14 40 24

 

Liste des besoins:

 

  • Matériel de camping
    • Tentes
    • Tentes collectives
    • Couvertures- Couette
    • Sac de couchage
    • Matelas de camping
    • Réchaud de camping
    • Bouteilles de gaz
    • Matériel de cuisine
      • Grosses gamelles, Fait-tout, cocotte minute
      • Poêles
      • Vaisselles
      • Gobelet en plastique
      • Ustensiles divers
    • Flacon vide avec bouchon
    • Gourde

 

  • Véhicule

 

  • Denrées alimentaires non périssables : conserves, riz, pates, légumes secs, café, thé, sucre…
    • Conserves
    • Riz
    • Pates
    • Légumes secs
    • Café
    • Thé
    • Sucre poudre et morceaux
    • Essuie tout
    • Papier toilette
    • Mouchoirs en papier
    • Sacs poubelle
    • Produit vaisselle
    • Papier aluminium
    • Film étirable
    • Sacs de congélation
    • Lessive en dose

 

  • Cartes Clé 3G

 

  • Tissus (Banderoles)
    • Bombes de peinture
    • Manches à balais

 

  • Vélo
    • Nécessaire de réparation
    • Pompe à vélo

 

  • Cartons

 

  • Trousse de premiers secours
    • Bandes
    • Pansements cicatrisation favorisée
    • Pansements à découper
    • Pansement liquide crevasses
    • Compresses
    • Aspire venin
    • Mercurochrome
    • Antiseptique en spray
    • Crème hydratante Nivéa
    • Gel à l’arnica

 

  • Matériel de bureau
    • Marqueurs
    • Rame de papier

 

  • Eclairage
    • Lampes torches
    • Lampes de poche
    • Piles AA
    • Piles LR14
    • Piles LR20
    • Rallonge électrique
    • Multiprises
    • Enrouleur câble électrique

 

  • Boite à outil (Michel)
    • Mousqueton
    • Cordes
    • Scotch d’emballage
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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:42

 

http://peleran.over-blog.com/article-toujours-tout-droit-toujours-au-nord-101431572.html

Lundi 12 mars 2012


 

 Jeudi 08 mars 2012 :

   


On a beau me bouger, j’ai vraiment du mal à me lever. Je me décide enfin, lève ma tête, qui retombe aussitôt. Mon crane est vraiment trop lourd ! La soirée de la veille me revient en tête… ah oui, je comprends que ce soit si dur ! Une bonne partie des marcheurs sont déjà debout, beaucoup repliant leurs affaires. Sans sortir de mon duvet, ni de ma couverture, je range sans trop me lever les affaires autour de moi. Vint enfin la couverture puis le duvet. La tête lourde, je parviens à me lever. A part du thé et deux gâteaux, il n’y a plus grande chose à grignoter. C’est ça d’être une marmotte ! Tout en enchainant les verres de thés, je replace les affaires dispachées autour de mon vélo et les accroche sur celui-ci. J’ai enfin retrouvé l’organisation optimale entre les sacs, la carriole etc ! Tout le monde sort les affaires personnelles ou communes, les amène à la caravane puis nettoie les lieux. La queue se fait devant l’unique pièce WC/lavabo. Je sors mon attelage, et prend enfin le temps de fumer une clope.

 

Certains marcheurs s’impatientent : ceux-ci cherchent à marcher groupé, mais il est difficile de réunir tout le monde. Les piétons partent enfin, tournent à gauche à la sortie de l’allée, puis reviennent dans le sens contraire, s’étant aperçus qu’ils repartaient vers le sud. Le groupe est d’ailleurs accompagné de trois autres personnes, désirant faire l’étape avec eux. Aujourd’hui, je n’ai pas à transporter le repas de midi, car l’étape ne fait que 12 kilomètres, aussi, elle sera faite sans pause casse-croute. La route n’a vraiment pas l’air intéressante : la totalité du trajet se fait sur la même route que la veille, celle qui longe la nationale 10. Sachant que celle-ci est empruntée par tous camions filant vers l’Espagne, je vous explique pas comme c’est moche ! Bon, les camionneurs sont cool, nous klaxonnent et nous saluent, mais le paysage est peu varié : la grosse route, avec de part et d’autres les interminables champs de pins de la forêt des Landes (qui sont certes très beau), sauf lorsque ceux-ci sont coupés, ce qui fait un oasis de sable dans un désert de verdure. Les voitures partent ensuite : celle avec la caravane devant aller nous attendre à Castets qui est le prochain bourg d’étape, et celle devant aller faire la diffusion dans les prochains lieux (coller des affiches, distribuer des flyers, etc…). Tant qu’à moi, je reste posé devant la salle à présent fermée, à taper mon article sur la journée de la veille. J’allume ensuite mon téléphone, donne quelques coups de fil pour les nouvelles, puis l’éteint. L’expérience du voyage en Italie, de A à Z sans insu-portable, m’a converti au bonheur de vivre sans, ou en tout cas d’être joignable juste quand ça me chante. Je l’allume donc 5 minutes par jour, quand j’y pense.

 

Petit café au soleil, sur la terrasse d’un restaurant d’ouvriers, avant de repartir. Je grimpe sur mon mini semi-remorque et reprend la route de Castets. La description ci-dessus était en fait bien gentille vis-à-vis de ce qu’étais véritablement cette étape : le summum de l’horreur en paysage est là! Non seulement la nationale et ses poids lourds, non seulement les régiments de pins bien alignés, mais voilà que la nationale est en travaux ! C’est donc tout un décor d’engins à racler, retourner, creuser, abimer et dénaturer la terre que j’ai le bonheur de longer, avec pour  accompagner une poussière passant sous jusqu’à sous mes lunettes de vélo pour me faire pleurer les yeux. Les camions doivent être super contents de voir qu’on leur agrandi le passage pour qu’ils puissent venir toujours nombreux ! C’est ça la croissance ! Et ça construit une aire, sans oublier la belle station essence, des ponts, etc… Lorsque je crois enfin être sorti du nuage de poussière, j’apperçois au loin, devant moi, à au moins deux kilomètres, de nombreux gyrophares. Je me demande ce que c’est, jusqu’à les croiser : une quinzaine de gros tracteurs m’envoient tout un tas de graviers et de poussières en me croisant.

 

Je rejoins les derniers marcheurs à l’entrée de Castets, et la tête de groupe juste avant d’arriver à la caravane. Je croise tout le monde en chantant « Hip Hip Hip Héo », le fameux cris de joie (et non de guerre) de la marche d’Athènes, puis les devance juste devant la caravane. Une table pour le repas de midi est dressée, et une fois tous les marcheurs arrivés, on assiste à un bourdonnement d’affamés autour de celle-ci. Nous nous posons ensuite par terre, à savourer la chaleur d’Apollon (ou Ré, selon la religion). Les commentaires se font sur cette étape vraiment désagréable malgré le peu de kilomètres. Je m’allonge sur le bitume, la tête sur un sac à dos et souffle dans mon harmonica un bon moment. Le groupe se motive ensuite pour bouger au gymnase que la mairie nous a ouvert. Je reste quelques instants supplémentaire, me retrouvant engagé avec un couple affilié Front de Gauche, dans un débat concernant l’utilité du vote.

 

Gaëlle et moi nous rendons au complexe sportif. Il s’agit d’un grand parc avec deux terrains de tennis, un terrain de foot/rugby avec des gradins à coté, un skate park tout au fond et d’autres installations, plus le gymnase où nous devons passer la nuit. J’entre dans le bâtiment, où la plus part des marcheurs sont déjà installés. Je pose mon vélo contre un gradin, m’allonge sur cette même estrade, rabaisse la visière de ma casquette sur mes yeux et m’endors une bonne heure. C’est le froid de la salle qui me réveille vers seize heure. La salle est un peu plus marquée par notre installation que lorsque je me suis assoupi : les sacs ont été sortis de la caravane, de même que les cagettes avec la nourriture, et les panneaux de renseignements. J’aperçois Vincent qui est revenu de l’hôpital. Il est plutôt énervé à cause d’un problème avec la voiture qui devait venir le chercher. Il est donc venu en stop. C’est sûr, c’est pas génial après une nuit chez les toubibs ! Je me mets ensuite à chercher un endroit plus confortable pour dormir que mon gradin en plein courant d’air. Je déplace donc mon vélo jusqu’au fond du gymnase, et trouve derrière une estrade un coin plutôt calé entre le cette dernière et le mur. J’y installe mon tapis de sol, mon matelas, mon duvet et la couverture. Le gymnase est apparemment équipé de douches bien chaudes. Je profite alors de l’occasion, et reste même un certain temps à profiter de ce luxe. Tout propre et tout brillant, je rejoins Alejandra, Dani, Javier et Christo en train de se dorer au soleil. J’y reste quelques temps. Eva arrive avec deux camarades indignés. Puis, la fatigue revenant, je repars derrière mon gradin et m’y endors.

 

_MG_2453.JPGC’est les cris appelant à l’assemblée interne qui me ramènent à la réalité. En ouvrant les yeux, j’ai l’horreur de voir qu’il est vingt-deux heures trente. Je viens de me faire cinq bonnes heures de sommeil d’affilé ! Je rejoins le groupe se regroupant, et tout le monde est surpris de me voir réapparaitre. On me cherchait partout, personne ne savais où j’étais. Malgré mon énorme vélo devant l’estrade, j’étais apparemment bien caché. Les débats débutent ensuite, concernant l’organisation pour Paris, Bordeaux, les prochaines étapes et pour discuter des problèmes survenus dernièrement. Après l’assemblée, Yannick, Eva et un de ses deux compagnons nous quittent, devant nous rejoindre prochainement. J’improvise un combat de coq (entre humains) avec Adrien. 3 – 0 pour moi ! Minuit passé, je choisis quelques photos prise par Gaëlle pour l’article précédent. Je me pose ensuite sur ma couche, attendant la clé internet d’Edouard pour poster sur le blog. En attendant, Javier, Dani et Vincent me rejoignent derrière mon gradin pour partager à fumer et discuter, tantôt en Français, tantôt en Castillan. Vers deux heures et demi, alors que tout le monde part se coucher, j’obtins enfin la clé 3G. Je me connecte, finis la mise en page de l’article et le poste enfin. Quelques minutes à prendre la température du web, puis je repars enfin dans mon lit. Heureusement que j’ai fait mon énorme sieste, car il est quatre heure du matin passé, et il me reste que trois heures à dormir!

 

Vendredi 09 mars 2012 :


Il est huit heure et quart du matin lorsque Adrien réveille tout le monde en courant affolé. Nous devions commencer à nous bouger à sept heure et demi, car nous devons rendre la salle à neuf heure et quart, hors personne n’est levé. Ce n’est donc pas le moment de trainer dans le duvet. Je me motive pour me lever, et pour une rare fois, me retrouve un des premiers debout (c’est depuis un jour historique) ! Bref, rangement, nettoiement, glandoiment pour certains, et on se retrouve tous au soleil, le gymnase libéré et propre. Edouard et Esmeralda, se chargeant de la trésorerie vu que Yannick est parti, me donnent dix euros pour combler le déficit de nourriture du pic-nique des marcheurs.

 

La Marche se motive peu de temps après. Je roule jusqu’à la place centrale du bourg pour chercher une épicerie. Un villageois m’informe qu’il n’y en a pas, mais que je peux trouver une grande surface à deux kilomètres au sud. La flemme de bouger en arrière, je fais donc l’essai de voir ce que peut m’apporter de bon la boucherie du village. Je laisse passer les deux clients devant moi, puis lorsque mon tour vient, je donne un tract au boucher, tout en lui expliquant la marche, ses buts, ses revendications etc… Au même moment, les marcheurs passent devant la vitrine, ce qui fait une belle image de fond pour un exposé. Bref, le tout enveloppé de pas mal de parlotte, je demande au boucher s’il n’a pas quelques choses qu’il risque de jeter bientôt, au dont il veut se débarrasser. L’homme sort deux pâtés de sa vitrine et un joli petit saucisson de forme pavé. Il me les emballe, accompagné d’un « ça, c’est cadeau » ! Je lui prends ensuite un morceau de fromage et une barquette de carottes rappées pour nos deux végétariens (qui pour l’instant n’ont pas été trop gâtés tellement nous consommons principalement de la charcuterie le midi). Il ne me fait payer que le morceau de fromage, cinq euros. Voilà de belles courses ! Je remercie mille fois le boucher, puis passe prendre une baguette supplémentaire pour le repas et une canette que je paie de ma poche.

 

 Je laisse les marcheurs prendre pas mal d’avance, et me pose au soleil, contre un pin une bonne demi-heure. Je suis censé leur apporter le repas à Naboude, soit au douzième kilomètre. Le temps est bien chaud grâce au soleil qui brille de tous ses feux dans le ciel uniformément bleu azur. Je remercie la nature de nous accorder tant de bienveillance dans les premiers pas de notre périple. Pour la saison, avoir le soleil comme allié est une aide incomparable ! Je remonte sur mon vélo au bout de pas mal de temps. La route départementale, filant vers le nord, est tranquille et sans voiture. Je longe les rangées de pin alignés, puis une grande clairière allant jusqu’à la nationale s’éloignant vers le Nord-Est. Je perçois le toit des camions, et mieux encore l’interminable ronronnement de leur moteur. Je ne regrette pas de ne plus longer leur couloir de transit. Sur la route, je lis une première fois « Indignés », écrit à la bombe, puis « Indignész vous », le s ayant été barré puis remplacé par un z. Je trouve que ces inscriptions discréditent notre marche. Je leur en dirais deux mots en les rattrapant. Quelques voitures me croisent dans les deux sens. Une fourgonnette de la gendarmerie me croise en sens inverse. Je la regarde s’éloigner dans mon rétroviseur, jusqu’à ce qu’elle fasse demi-tour, et revienne vers moi, le girophare allumé. Allez ! C’est pour ma gueule ! J’enlève mon casque audio, le véhicule me dépasse, un des flics me faisant signe de m’arrêter. « Il y a un problème messieurs » ? Apparemment, aucun, mais ils veulent quelques renseignements. Ils me demandent tout d’abbord si je fais partie du groupe de marcheurs un peu plus loin. Devant mon approbation, ils me posent pas mal de question : quelles sont nos revendications, quand sommes-nous partis de Bayonne, quand arrivons nous à Paris, où dormons nous ce soir, le soir d’après, combien sommes-nous etc… Mes réponses sont précises, évasives, voir « je ne sais pas », selon ce qu’il me semble le mieux à répondre. Mais les deux gendarmes sont tranquille, ne me font pas de contrôle d’identité, et me font surtout la réflexion vis-à-vis des inscriptions sur la route. Je leur réponds que personnellement, je suis d’accord avec eux, et qu’habituellement, nous les faisons à la craie. Nous passons en tous environ cinq minutes à discuter. Les gendarmes remontent ensuite dans leur fourgon et me klaxonnent avec un salut amical en me doublant.

  _MG_2486-copie-1.JPG

Je rejoins les marcheurs cinq bornes plus loin, à mi-chemin de l’étape. Le groupe ayant faim, nous décidons de nous arrêter. Un champ défriché avec quelques billes de bois en tas nous accueil pour le pique-nic. Nous partageons la charcuterie, le fromage et les carottes rappées du boucher. Discutions sur le paysage, les flics, Kiwi en dessert, clope en digestif, puis petite pause avant de repartir, sauf pour moi, car je reste sur place encore un peu pour profiter du coin tranquil.

 

_MG_2507.JPGJe retrouve les marcheurs de nouveau à l’entrée du village d'Uza . Les marcheurs sont motivés pour se poser un peu au bord d’un étang. Nous nous posons dix bonnes minutes, durant laquelle je coupe une branche de chataigné, que je commence à tailler. L’envie me prends d’en  faire un drapeau que j’accrocherai sur mon vélo, comme j’en avais le projet depuis quelques jours. Je décide de plus de faire une petite sculture en son sommet. Durant ce temps, Adrien patauge dans l’étang. « Elle est bonne ? » qu’on lui demande ? « Oui » qu’il répond. Alors, Cyril, sous un coup de motivation digne de Rahan se jette nu dans l’étang ! Sauf que l’eau était surement bonne en surface pour se tremper les pieds, mais se pour se baigner, c’est autre chose ! Après avoir bien tremblé dans l’étang, il ne tarde pas à regagner la berge ! Après un moment de réflexion, je trouve enfin une petite idée de sculture. Les autres me demandent si c’est un pieu pour empaler un flic, ou un harpon pour pêcher dans l’étang. Je réponds oui à toutes les suppositions. Puis la Marche se remet en route, mais je suis trop motivé par mon idée subite que je désire la finir avant de bouger. Le prospectus de la marche sous les yeux, mon opinel apporte la forme voulue à mon bout de bois. Un arrondi sur le haut, une fente en dessous, j’enlève un bout par ci, par là… Au bout d’une demi-heure, Voilà donc mon bout de bois coiffé d’un bonnet Frigien, sous laquelle Marianne, portant son bandana de contestation est prête à en découdre avec ses ennemis actuels!

 

Pour ne pas changer, je rejoins à nouveau les marcheurs à l’entrée du village d’étape, St Julien en Born. Je les dépasse, trouve la mairie, la contourne, et rejoins le campement. Je ne cherche pas trop à comprendre pourquoi ça gueule, et repart voir si les marcheurs ne vont pas se perdre dans le village. Ils arrivent tout seul, Adrien connaissait la route, nickel ! Après cela, je m’occupe de finir mon drapeau. Je coupe un bout de drap, et trouve une technique pour l’accrocher facilement sans risque qu’il s’abime (du moins j’espère). Cyril et Gaëlle me rejoignent dans mon art, lui pour se faire un drapeau, elle pour écrire sur son dossard. Je marque sur mon drapeau en bleu la tente dans le cercle, avec le slogan en dessous « Toma la Calle », à côté « Désobéissance Civile » en noir, et en dessous des deux, en rouge « Marche Bayonne-Paris 2012 ». Plutôt content de mon travail, je le montre à quelque uns. On me conseil de peindre la Marianne, pour plus de clarté. J’hésite, je verrai plus tard. En attendant, je me bois un verre de soupe bien chaud qui a été faîte, puis comme elle ne descend pas trop, j’en reprends un second, puis un troisième. Pour nous installer, la mairie nous octroie juste un bout de terrain sur le bord du terrain de foot. Nous avons donc alignés les tentes d’ouest en est, sur une seule ligne. Je place la mienne tout au bout de la rangée, côté est, afin d’avoir la chaleur du soleil dès son levé le lendemain. Je me pause ensuite devant ma tente, sur la petite chaise pliante, et joue de l’harmonica, en regardant les étoiles s’allumer. Dani vient se poser à lire à côté de moi afin de profiter de mes petites mélodies. Puis, morts de froids, nous regagnons l’intérieur de nos tentes respectives. Avec un album de Didgeridoo/percussions en fond sonore, je passe une heure à taper le début de ce texte (une heure à tapée correspond à une demi-journée narrée). Mais la flemme d’écrire se faisant de plus en plus forte, je m’arrête. N’ayant vraiment pas la motivation pour sortir de ma tente, je me choisis un film. « Le Cercle des Poêtes Disparus », me plait carrément comme titre de film, je le lance donc. Très bon choix ! Je le conseil à toutes les âmes libertaires ! Hélas, ma batterie cède avant la fin, c’est donc en grand suspens que j’éteint mon ordi. Je sors faire un tour, voir ce qu’il se passe dehors. Plus grand-chose : Esmeralda et Adrien discutent devant la caravane. A l’intérieur de celle-ci, Javier, Dani, Christo et Cyril sont encore éveillés. Je passe un moment avec eux, Esmeralda nous rejoint, puis je regagne ma tente et ne tarde pas à dormir.

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:36

AUTANT VOUS LE DIRE – Actualité Lens – La Voix du Nord

Via Scoop.itMarches Paris 2012


 

Des Indignés à Lens Il y a les objecteurs de croissance qui s’engagent (calmement) dans la course aux législatives et il y a les Indignés du Nord-Pas-de-Calais qui entendent dénoncer « la prochaine mascarade électorale de la présidentielle ». Un appel a été lancé pour une marche entre Lille et Paris, soit 261 kilomètres. L’idée est de mener des assemblées populaires et de débattre sur un changement radical de société. Un petit groupe devrait donc traverser notre contrée autour du 24 mars. Vous êtes prévenus !


Via www.lavoixdunord.fr

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 17:31

 

Manifeste des Indignés et Indignées de Lille (version 1.0)

Voté au consensus à l’AG des indigné-e-s de Lille le 9/3/2012


Pour une Démocratie Réelle, Maintenant !

** Nous sommes **

Nous sommes un mouvement mondial, politique, apartisan, sans leader ni porte parole, non violent mais néanmoins combatif. Citoyen-e-s de tous âges, de toutes nationalités, de toutes origines sociales et culturelles, nous nous rassemblons pour exercer notre droit à la liberté de réunion, de contestation et d’action.

2011 fût une année charnière : une vague de révoltes mondiale a déferlé en Tunisie, Égypte, Syrie, Maroc, Yémen, Espagne, Grèce, Italie, Portugal, USA, Chili, Chine, Inde, Russie… Dans la continuité des mouvements espagnols et grecs des 15 et 25 mai 2011, et des mouvements «Occupy» commençant le 17 septembre 2011 aux USA, des millions d’indigné-e-s luttent de par le monde, pour une “Démocratie Réelle Maintenant”, et afin que les peuples puissent construire de nouveaux modèles de société, justes et dans le respect de l’humain et de l’environnement.

Indigné-e-s par le manque de perspectives politiques pour les peuples, à contre-courant de l’individualisme ambiant, nous nous réapproprions l’espace public en y organisant des assemblées populaires, lieux d’expérimentation d’une démocratie directe et participative. Nous invitons chaque citoyen-ne à y assister, à venir s’exprimer ou écouter, débattre et proposer les solutions de demain.

** Nous refusons **

Nous refusons de nous voir imposer un modèle économique de productivité à outrance où règnent une compétition mondialisée, la corruption, l’exploitation et la culpabilisation des travailleurs, les destructions environnementales, la guerre et la traque des illégaux.

Nous refusons de voir le rentable sacralisé au détriment de l’humain. Nous dénonçons les méfaits, dysfonctionnements et injustices imposés par le monde financier et politique, qui gouvernent le monde aujourd’hui sans écoute ni respect pour l’être humain et son environnement.

Nous refusons de voir notre vie prise en otage par des états et des banques irresponsables, de croire à des discours absurdes prétendant que la création de richesse passe par l’endettement et la croissance, lesquels ne visent qu’à renforcer l’asservissement par l’argent, l’accroissement des profits, l’individualisme, le pillage des ressources non-renouvelables, le gaspillage organisé, et l’industrie de la guerre.

Nous refusons d’assumer des dettes illégitimes car contractées en dépit de l’intérêt collectif par des élus corrompus, marionnettes de la grande finance internationale. Ces oligarches se refusent à toute baisse même symbolique de leurs revenus, alors que dans le même temps, ils exigent de plus en plus d’efforts de la part des peuples et les soumettent à la volonté des riches et des banques, par centaines de millions et pour plusieurs générations.

Nous refusons de voir nos droits sociaux, acquis de haute lutte par nos parents, démantelés sur l’autel de la compétitivité. Nous n’acceptons pas de savoir qu’aujourd’hui en France, cinquième puissance économique mondiale, plus de 8 millions de français vivent sous le seuil de pauvreté, ni que dans le monde, 1 milliard d’humains vivent dans la pire des misères.

Nous refusons que pour maintenir ce système, nos libertés individuelles et nos droits fondamentaux se voient bafoués par la dictature du tout sécuritaire, de la répression policière, de la désinformation médiatique, du développement planifié des fascismes et de l’extrême droite, ayant pour conséquence l’instauration d’un climat anxiogène, de la division, de la peur et de la haine entre les citoyen-ne-s.

** Nous rêvons **

Nous rêvons d’un monde de paix, d’égalité, de richesses partagées, où les humains et les idées circuleront librement.

Nous rêvons d’un monde convivial où les fruits de notre travail participeront au bien être individuel et collectif, à la liberté et à la solidarité, sans misère organisée, sans exploitation, ni oppression, ni destruction, ni surconsommation.

Nous rêvons d’une éducation populaire, pour toutes et tous, visant à développer le sens de l’humanisme, le sens critique et créatif. Une éducation qui suscitera un profond désir de liberté, car c’est le moyen pour les peuples de comprendre le monde dans lequel ils évoluent et d’acquérir les moyens véritables de leur émancipation.

Nous rêvons d’un monde où nous aurons réussi à neutraliser le complexe militaire, industriel et financier qui ravage les peuples et leur environnement.

Nous rêvons d’un monde où tous ensemble, unis, nous saurons imposer cette vision politique.

** Nous exigeons **

Considérant que l’état dit de démocratie représentative entretient des oligarchies politiques, médiatiques, intellectuelles, militaires, industrielles et foncières, qui confisquent de fait aux citoyens et citoyennes le pouvoir de décider de leur destin politique,
nous exigeons que soient convoquées des assemblées constituantes citoyennes dont le but sera de définir un système politique visant :
– à rendre le pouvoir au peuple par le biais de consultations populaires permanentes, garantissant l’égalité de chacun-e dans les processus de réflexion et de décision,
– à ce que la participation aux processus de décision soit libre et ouvert à toutes et à tous, aux niveaux locaux aussi bien que globaux,
– à garantir que jamais le pouvoir ainsi acquis par le peuple ne puisse lui être retiré, notamment par la représentativité, l’autocratie et le rétablissement d’ordres hiérarchiques.

Considérant que les principales cause d’oppression de l’humain dans le monde capitaliste sont le rapport salarial, le rapport marchand, le travail forcé, le remboursement contraint de dettes illégitimes publiques et privées, ainsi que la misère organisée,
nous exigeons que soit établi un salaire citoyen à vie, inconditionnel et universel, satisfaisant aux besoins physiques et psychologiques, à la dignité de chaque être humain, et visant :
– à éliminer le chômage, le travail forcé, l’exploitation salariale, et à transformer radicalement notre rapport au travail,
– à ne plus nous rendre dépendants d’emplois nous réduisant en esclavage au profit des exploiteurs,
– à ce que la création de richesse soit universellement socialisée et également partagée.

Considérant que la possession de biens de luxe est la jouissance de l’extrême minorité exploitante, et que leur acquisition se fait toujours au détriment de ce qui est nécessaire pour la majorité des humains,
nous exigeons que les plus hauts revenus soient strictement limités à l’échelle mondiale, et que les 2% d’humain les plus riches en terme de possessions financières, industrielles et foncières, soient immédiatement expropriés à hauteur de 20% de leurs biens, ceci visant :
– à limiter immédiatement les profits galopants des plus riches, à abolir à terme la propriété privée des moyens de production ainsi que l’exploitation du travail d’autrui, pour en finir avec le « faire pour les riches », et le « faire faire par les pauvres »,
– à généraliser les coopératives ouvrières sur les lieux ainsi réappropriés pour le peuple, ce qui garantira le développement local de la démocratie directe et de l’autogestion, le partage rigoureux et collectivement consenti des richesses produites, ont ainsi l’égalité entre les travailleur-e-s,
– à répondre aux revendications des « Sans Terres » et à rétablir une agriculture vivrière mondiale, écologique, propre à nourrir l’ensemble de l’humanité tout en préservant les écosystèmes, les ressources vitales (terre, eau, air) et chaque organisme vivant sur notre planète.

Considérant que la limitation de circulation des humains sur terre crée une ségrégation entre les plus riches et les plus pauvres, entraînant la violence aux bordures des empires et dans les ghettos, et impliquant la surveillance policière des exclus et des pauvres, ainsi que la protection armée des propriétés et villégiatures des plus riches,
nous exigeons la libre circulation des citoyens dans le monde entier, ainsi que la limitation et le contrôle strict de la circulation des minerais, marchandises et des capitaux, ceci visant :
– à ce que chaque citoyen puisse avoir la liberté de découvrir les différentes cultures sur terre, et à permettre un échange et un mélange harmonieux entre les peuples,
– à ce que les frontières entre les pays ne soient plus des lieux de guerres mais de rencontres,
– à éliminer les commerces et trafics d’armes, de drogues et d’humains, ainsi que l’évasion fiscale, qui forment les piliers du capitalisme mondialisé,
– à ce que les marchandises ne parcourent plus des distances absurdes autour du monde, et que les lieux de production et de consommation soient les plus proches possibles.

Considérant que les militaires, leurs dirigeants et leurs armes entretiennent le premier commerce du monde, USA, Russie, France et Angleterre en contrôlant les deux tiers, et qu’ils ne servent qu’à semer la mort et la destruction pour le contrôle des peuples et des ressources de notre planète,
nous exigeons le démantèlement universelle et immédiat des armes et de leurs usines de production , ceci visant :
– à l’abolition de l’armée, du mercenariat, et de la guerre, soit du plus grand effort et du pire fléau affligé à l’homme par l’homme,
– à ce que soit libérée l’énorme masse de travailleurs contraints de participer à ce travail mortifère, à ce que les soldats du monde soient affranchis de leur tâche aliénante et inhumaine, et à ce que les petits et grands chefs de guerre soient enfin réduits à l’impuissance,
– à ce que l’ensemble des moyens militaires restant soit mis à disposition d’une logistique civile de redistribution mondiale et de répartition des biens élémentaires, de développement des infrastructures vitales, et d’aides immédiates aux populations en cas de catastrophes environnementales.

Considérant que la volonté guerrière, la logique productiviste, les excès de la société de consommation et le goût du luxe provoquent d’irrémédiables dégâts sociaux et environnementaux — au rythme d’extinction actuel, 40 % des espèces sont amenées à disparaître d’ici la fin du siècle, 75 % d’ici 300 ans – et mettent en péril la survie même de l’humanité,
nous exigeons un contrôle démocratique et universel de l’ensemble des choix et stratégies industrielles ainsi que du développement des infrastructures urbaines et agricoles, ceci visant
– à préserver les ressources écologiques qui peuvent encore l’être et dont la destruction peut facilement s’avérer fatale à l’humanité,
– à protéger les sols et les écosystèmes des pollutions chimiques et de l’érosion provoquées par l’agriculture intensive, les monocultures, les OGM, les pollutions militaires liées notamment aux munitions radioactives, mais aussi par l’urbanisme, les transports, le traitement des déchets, et protéger ainsi les populations de l’ensemble de ces pollutions mortelles, mutagènes et cancérigènes, aujourd’hui massivement répandues dans l’environnement,
– à enrayer les phénomènes d’intenses variations climatiques provoquant d’ores et déjà d’importants cataclysmes, ouragans, désertification, montée du niveau des océans, et limiter la catastrophe humanitaire annoncée que sera la migration des centaines de millions d’humains touchés.

Considérant que la misère, la compétition et la domination, l’individualisme et l’égoïsme tendent à nous isoler les uns des autres, génèrent le stress et la folie, la haine et la violence, nous contraignant ainsi à réaliser pour survivre les tâches les plus inhumaines, dégradantes et dangereuses,
nous exigeons le développement d’une éducation universelle visant :
– à favoriser le savoir vivre ensemble, le sens de l’égalité et de la coopération, le sens de la liberté individuelle et collective, le respect, l’écoute, la curiosité, la découverte de soi et de l’autre,
– à construire une société conviviale et festive substituant à l’aliénation du travail productif le droit à l’oisiveté et au temps libre, l’improvisation, la joie de vivre, l’émancipation,
– à cultiver les savoir humains fondamentaux, construction et ingénierie civile, agriculture et écologie, médecine et sciences, philosophie et arts, permettant de faire soi même et de faire ensemble,
– à développer nos moyens d’analyser le monde et de développer notre esprit critique, nous permettant de jouer pleinement notre rôle de citoyen responsable dans la société.

** Révoltons-nous **

Nous, les indigné-e-s manifestons notre révolte. Nous sommes réalistes et bien conscients des injustices de ce monde. Nous sommes conscients qu’on ne peut pas espérer voir la situation politique et économique s’améliorer si l’on ne procède pas rapidement à un changement radical de notre société. Laissés pour compte, sans droits, sans emplois, retraités, lycéens, étudiants, précaires, ouvriers, employés, petits entrepreneurs, travailleurs indépendants, cadres, professeurs, agriculteurs, penseurs et rêveurs, philosophes et bidouilleurs, artistes, routards, migrants, policiers et militaires qui voudront déserter, petits maîtres qui abandonneront leurs petits pouvoirs, utopistes de toutes nations, ceci est notre appel : UNISSONS NOUS ! RÉVOLTONS NOUS !

Les Indignés/Démocratie Réelle, Maintenant !/Mouvement du 15 Mai 2011, Lille, le 9 Mars 2012.

 


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