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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:51
http://www.scoop.it/t/marches-lille-paris-2012
March 4, 5:29 AM

Des activistes pour la paix, indignés, occupent un site militaire belge #occupybelgium #otan #occupybrussels
Des activistes pour la paix, indignés, occupent un site militaire belge #occupybelgium #otan #occupybrussels | Marches Paris 2012 | Scoop.it

Communiqué de presse | 3 mars 2012 | Gooik

Des activistes pour la paix, indignés, occupent un site militaire belge utile au bouclier antimissile de l’O.T.A.N.

 

Photos de l'action :  http://www.flickr.com/photos/actionpourlapaix/

 

Depuis ce samedi 3 mars, une trentaine d’activistes d’Action pour la Paix et d’Indignés occupent un site de télécommunication par satellite de l’O.T.A.N. situé à Gooik (Kesterheide – Brabant flamand). Ils entendent ainsi marquer leur opposition au renforcement du bouclier antimissile de l’Alliance atlantique qui nécessitera un lourd investissement de plusieurs centaines de millions d’euros pour ses 28 membres dans les prochaines années.

 

A l’heure où la crise économique frappe durement l’Europe, engageant toujours plus loin sur le chemin de l’austérité les peuples d’Europe, l’O.T.A.N., elle, investit…dans la guerre : les stations de Gooik et celle de Vérone (Italie) bénéficieront d’une modernisation pour un montant commun de 37,2 millions d’euros. Les activistes qui ont investi aujourd’hui le site militaire s’indignent haut et fort de cette décision : ils exigent l’austérité sur la guerre et ils la veulent maintenant !

 

Le prix de la guerre est bien plus élevé que celui de la paix

 

Le cercle vicieux de l’escalade de la menace qui se joue entre les occidentaux et la Russie depuis la guerre froide doit être brisé une fois pour toute. Non, Monsieur Obama, la décision prise au sommet de Lisbonne en 2010 qui permet la mise en place de ce B.A.M. (bouclier antimissile) ne constitue pas « un progrès substantiel » pour la paix. Non, Monsieur Poutine, consacrer 590 milliards d’euros d’ici 10 ans pour se protéger du B.A.M. otanien ne constitue pas l’occasion rêvée de relancer l’économie de guerre Russe. Dans les deux cas il s’agit d’une injure à la paix et aux populations souffrant des conséquences de la crise.

 

Après avoir planté leurs tentes comme il se doit, les citoyens engagés dans cette occupation pacifique ont décidé de tester l’efficacité du B.A.M. sur place. Ensuite, ils appellent à une assemblée populaire au pied des installations de la machine de guerre O.T.A.N. à 15H. et ils invitent toutes les personnes qui le désirent à les rejoindre. Puisque de toute évidence l’O.T.A.N. ne sait pas quoi faire de son argent, les citoyens réaffirmeront qu’il existe des alternatives pour une utilisation optimale de leurs ressources au bénéfice cette fois du bien-être général et de la paix. Enfin, les diverses propositions et les conclusions de cette assemblée populaire seront publiées notamment sur le site internet d’Action pour la Paix et diffusées

 

Cette action directe non violente s’inscrit dans le cadre de la campagne Nato Game Over menée par Action pour la Paix et Vredesactie, le point d’orgue de cette campagne aboutira le 1er avril à une grande action de désobéissance civile sur le site du quartier général de l’O.T.A.N. à Evere. Ce jour-là des centaines d’activistes belges et internationaux viendront symboliquement fermer cette institution nauséabonde exprimant ainsi leur ferme opposition à la plus grande machine de guerre du monde.

 

Contact presse : Benoît : 0484 05 20 28 : ben@actionpourlapaix.be
www.actionpourlapaix.be

 


Via MarchtoAthens

Occupy Belgium

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:17
 
http://www.ogm-abeille.org/#petition

29 novembre 2011, par Les organisations apicoles et environnementales


Je signe la pétition | Je télécharge la pétition

*Note perso : Pour accéder à la pétition, appuyer sur la touche "ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur le lien


L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice


Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé [1].

Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

 

Gare aux manigances

Les consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans le miel. La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l’abeille au profit de multinationales. Depuis la décision de la CJUE, les tractations vont pourtant bon train.

 

L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette interdiction dans le cas du miel sont à l’étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs.

 

Seule solution : le moratoire

La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité.

L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

 

Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de :
- suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810,
- bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
- faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats
- respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.


Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:09

 

Europe : pas sans nous !

Appel des 200 pour un référendum sur le nouveau Traité européen

 


 

Signer la pétition   -   Voir les signataires

 


 

Plusieurs traités européens ont déjà dépossédé les citoyens de la possibilité de choisir les orientations de l’Union européenne.

Aujourd’hui, la Grèce mais aussi le Portugal, l'Irlande et l'Italie se voient imposer des décisions majeures dans des domaines qui ne sont de la compétence, ni de la commission, ni du conseil européens. Les dirigeants et les technocrates de l'Europe, au service de la finance, enfoncent les populations dans la récession, la régression sociale et la misère, renforçant ainsi les inégalités, les discriminations et la xénophobie.


Le sommet européen a adopté le 9 décembre, le projet du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination, et la gouvernance dans l’Union), dit traité Merkozy. Il cherche à donner une base légale à la répression, la régression sociale et aux dénis de démocratie, durcissant les règles qui figuraient déjà dans le Traité de Maastricht puis dans celui de Lisbonne, imposant de lourdes sanctions «immédiates» et «automatiques» aux pays contrevenants. Cet accord a vocation à engager l’ensemble des pays de l’Union et l'ensemble des décisions politiques.
Les gouvernants qui entendent limiter aux parlements la ratification du traité manifestent leur mépris des exigences démocratiques.

Ils se font les complices de la remise en cause du principe démocratique fondamental: la souveraineté du peuple.

Nous refusons de renoncer à nos droits !!

Quelle que soit l’issue des échéances électorales d’avril, mai et juin , que le texte reste en l'état ou qu'il soit modifié lors d'une éventuelle renégociation, nous exigeons la tenue d’un référendum pour que le peuple décide si la France doit approuver ou refuser le nouveau Traité.

Nous invitons toutes et tous les citoyen(ne)s à se mobiliser dans leurs quartiers, leurs villes ou leurs villages, leurs lieux de travail, au sein de leurs partis, leurs syndicats ou de leurs associations. Organisons ensemble réunions publiques, manifestations, pétitions, occupations, et autres actions pour un vrai débat et bâtir ensemble l’Europe que nous voulons !

 

******************

 

Plus d'informations sur le blog de l'appel des 200

 

******************

LISTE DES PREMIERS SIGNATAIRES...


Adam Etienne (Fase, Basse Normandie), Adda Rachid (Secrétaire fédéral du MRC, conseiller municipal de Sarcelles), Ainardi Sylviane (Ex députée européenne, militante associative), Alcorta Martine (Elue EELV au conseil régional d’Aquitaine), Alfonsi Gilles (Communiste unitaire, Fase), Alsemo (Artiste plasticien), Ariès Paul (Directeur du “Sarkophage” et rédacteur en chef de la revue internationale “Les Zindigné(e)s”), Arneguy Janie (Les Alternatifs, Gard), Asensi François (Député communiste, Seine-Saint-Denis, Fase), Autain Clémentine (Fase), Ayats Guy (Syndicaliste, Aude, Fase), Bagayoko Bally (Vice président du Conseil général de Seine-Saint-Denis), Baudet Fred (Aka daïtoha, rappeur, slameur, Bordeaux), Banal Jean (Retraité, 05), Bardy Dominique (Parti de Gauche 91, candidate Front de Gauche aux législatives dans la 4ième circonscription de l’Essonne), Ben Hiba Tarek (Ancien conseiller régional, militant de l’immigration), Bennaï Farid (Militant associatif pour l’égalité des droits, Fase 91), Bessière Bruno (Communiste unitaire, Fase, Front de Gauche), Beynel Eric (Union syndicale Solidaires), Bidet Jacques (Philosophe), Bidet-Mordrel Annie (Militante féministe, philosophe), Bigot Jean (Convergences et Alternatives, Cinéaste), Boislaroussie Jean-Jacques (Porte-parole des Alternatifs), Bonnet, Olivier (Journaliste blogueur indépendant), Borra Jean-Claude (Retraité, 05), Borrits Benoît (Les Alternatifs), Bouhoun Claude (Urbaniste, militant écologiste pyrénéen), Bourgoin Jacques (Maire de Genevilliers, Pcf), Boumediene Alima (Fase), Boussard Claire (Ingénieur en informatique), Bozane Odile (Enseignante laïque, Toulon), Brafman Jean (Ancien conseiller régional, Fase), Braouezec, Patrick (Député de Seine-Saint-Denis, Fase), Briot Roger (Isère, Communiste unitaire, Fase), Brody Patrick (Syndicaliste), Bruet Dany (Responsable associatif, 13), Brunel, Daniel (Maire-adjoint de Torcy (77) ), Bustamante Didier (Elu Cgt), Calabuig, Bernard (Communiste unitaire, Fase), Carlat, Léa (Coordinatrice du magazine Souffle, Tours), Castex, Jean-Pierre ( Retraité), Castex, Roger (Retraité, Hautes Alpes), Caussarieu Pantxoa (Fase, Gauche Alter 64, Solidaires), Charitat, Jean-Claude ( Retraité, Veynes), Charlut, Rosine (Fase, Aude), Chemla, Patrick (Psychiatre chef de service et psychanalyste, membre du groupe des 39), Ciaravola, Florence (Les Alternatifs 06), Coadou, François (Philosophe), Cochin, Yann (Syndicaliste, Convergences et Alternatives), Colloghan, Mathieu (Artiste peintre), Cognéras, Cyril (Conseiller municipal à Limoges - Les Alternatifs), Combes, Francis (Poète et éditeur), Compagnie Jolie Môme, Coupé, Annick (Union syndicale Solidaires), Cours-Salies, Pierre (Fase), Daae, Veronika (Les Alternatifs, ACU), Defaix, Bernard (Militant du Service Public), Della Sudda, Bruno (Les Alternatifs 06), Demarcq, Sandra (Npa), Derudder, Philippe (Président de l’Association Internationale pour le Soutien Aux Economies Sociétales (AISES)), Dioudonnat, Julien (Fase), Drevon, Jean-Michel (Militant du Service Public), Dubarry, Véronique (Adjointe au maire de Paris, EELV, en charge des personnes en situation de handicap), Dubsky, Richard (Maire adjoint à la démocratie participative et aux comités de quartiers, Mantes-la-ville), Duez, Alain (concepteur de “L’âge de faire” et du “Plan ESSE”), Dumazeau Cécile (Militante féministe, Toulouse), Dupuy Jean-Pierre (Artiste dramatique, Caen), Durand, Robert (Retraité), Duviol, Valérie (Reporter citoyen(ne) pour netoyens.info), Epsztajn, Didier (Animateur de blog “Entre les lignes et les mots”), Etiévant Guillaume (Membre du bureau de la Fondation Copernic), Eyraud, Jean-Claude (Fase, Gap, Elu local), Eyraud-Chaume, Laurent (Comédien, responsable de lieu culturel), Fauche, Jean-Luc (Militant associatif et écologite, Avignon), Fiévet, Yann (Professeur de Sciences Economiques et Sociales), Floris, Guillaume (Gauche anticapitaliste), Fontaine, Daniel (Maire d’Aubagne, 13), Fontaine, Jacques (Les Alternatifs, 25), Fontes Claudie (Militante associative et syndicale,Toulouse), Fouquer, Jean-Marie (Fase, Syndicaliste, Seine-Maritime), François, Fanny (Emergence 92), Fraysse, Jacqueline (Députée des Hauts de Seine, Fase), Gadrey Jean (Economiste, Attac), Gallais Véronique (Socioéconomiste, militante altermondialiste), Gallepe, Jean-Pierre (Cinéaste, Fase), Galmiche, Jean-Louis (Union syndicale Solidaires), Garo, Isabelle (Enseignante, philosophe), Gatounes, Franck (Cheminot, Candidat suppléant Front de Gauche aux législatives, Hautes Alpes), Geneste, Daniel (Ancien responsable de la Fédération Cgt des transports), Genevée Frédéric, (Historien, Pcf), George, Susan (Ecrivain et présidente d'honneur d'Attac), Girault, Sylvain (EELV), Gispert, Roselyne (Cadre de santé en retraite, Fase), Giry Thomas (Ecologiste, Front de Gauche), Gondard-Lalanne Cécile (Union syndicale Solidaires), Gonneau, Jean-Luc (Gauche Cactus), Grador, Dominique (Conseil national du Pcf, Conseillère générale de Corrèze), Greuter, Henri (Membre d’Attac et de la Confédération paysanne), Griveau, Jean-Louis ( Bretagne, Les Alternatifs), Jacquet, Daniel (Artiste peintre), Guypierre (Sculpteur), Harribey Jean-Marie (Economiste atterré), Havet, Serge (Membre d’AC!), Hayes Ingrid (Gauche anticapitaliste), Hérin, Huguette (Ancienne conseillère régionale Pcf, militante associative), Herboux, Marie-Claude (Féministe, syndicaliste, Fase), Husson, Michel (Economiste), Jarry, Patrick (Maire de Nanterre, 92), Jean, Rémy (Fase, Aix), Jennar, Raoul Marc (Essayiste, 66), Journard, Robert (Chercheur), Jousse, Eric (Co-fondateur du site Netoyens.info), Khalfa Pierre (Coprésident de la Fondation Copernic), Kiintz Michèle (Communiste unitaire, Fase), Klopp, Serge, (Chargé de la psychiatrie au Pcf, Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire), Kowal Claude (Syndicaliste retraité), Kowal, Françoise (Syncaliste retraitée), Labroille François (Conseiller régional, Alternative citoyenne, Fase), Lafontaine, Jean-François (Directeur de cabinet du Président du Conseil Régional de Martinique), Lagache, Richard (Editeur), Langlois Bernard (Journaliste), Laporte, Pierre (Vice président du Conseil Général de Seine-St-Denis, Fase), Latour, Patricia (Journaliste, Conseillère municipale d’Aubervilliers), Lavignotte, Stéphane (Pasteur, Mouvement du christianisme social), Larue, Sylvie (Communiste unitaire, Fase), Lebrun Catherine (Union syndicale Solidaires), Leclerc, Patrice (Conseiller général des Hauts de Seine), Leclerc, Phillipe (Tête de liste ”Front de Gauche en Lorraine”, Gauche Alternative 54, Fase), Le Hyaric, Patrick (Député européen, Pcf), Lepage Alain.G (Militant altermondialiste et des Services Publics), Leroux, Jean-Paul (Retraité), Lescant, Thierry (Union syndicale Solidaires), Lescure, Thi-Trinh (Union syndicale Solidaires), Letard, Valérie (Conseillère communale déléguée à l’économie, l’emploi et la lutte contre l’exclusion, Ramonville St Agne 31), Letchimy, Serge (Député de Martinique), Levan, Anne-Rose (Fase, Conseillère municipale, Montpellier), Lévy, Laurent (Essayiste), Lhomme, Xavier (Militant écologiste, Gironde), Liot, Dominique (Militant syndical et associatif, Toulouse), Loizemant, Franck (Convergences et Alternatives), Lordon Frédéric, Magnat, Benoist (Poète et plasticien, Les Verts indignés, Carpentras), Mahieux Christian (Union syndicale Solidaires), Mangenot, Marc (Economiste et militant associatif), Marchand, Xavier (Enseignant, syndiqué Cgt, Hérault ), Martelli, Roger (Historien), Martin, Jean-Pierre (Psychiatre, militant syndical et associatif), Martin, Myriam ( Porte-parole du Npa), Martinot, Yves (Ac !, Montpellier), Marty Christiane (Membre du bureau de la Fondation Copernic), Meaufront, Marcel (Fase, AlterEkolo), Mécary Caroline (Coprésidente de la Fondation Copernic), Mérieux, Roland (Les Alternatifs), Mermé, Henri (Les Alternatifs, 75), Meyer, Jean-Pierre (Syndicaliste), Meyroune, François (Maire de Migennes, Pcf), Migneau, Monique (Gauche anticapitaliste), Minnaert, Pierre (Conseil Fédéral EELV), Mjati, Zine-Eddine (Responsable du Maghreb à EELV), Monsillon, Gilles (Alter Ekolo, Fase), Morder, Robi (Juriste du travail, syndicaliste enseignement supérieur), Mordillat, Gérard (Romancier et cinéaste), Muzeau, Roland (Député des Hauts-de-Seine, Pcf), Nay, Françoise (Militante de défense de l’hôpital public), Neuville, Richard (Les Alternatifs 07), Noguères, Dominique, Onfray, Michel (philosophe), Ortiz, Jean (Syndicaliste universitaire, maître de conférence. Université de Pau), Pacco, André (Journaliste, Fase 89), Paillard, Didier (Maire Pcf, de St Denis), Pailler, Aline (ex députée européenne, journaliste), Palluault, Katie (Informaticienne et militante), Paris, Jean-Jacques ( Conseiller général de Bègles, Pcf, Front de Gauche), Pelletier, Willy (Coordinateur de la Fondation Copernic), Perret, Patrice (Union syndicale Solidaires), Perreau Bezouille, Gérard ( Elu et militant associatif, Nanterre 92), Poisson, Eric (Collectif du 29 mai, Front de Gauche), Pons-Jacquet, Andrée (Animatrice atelier d’écriture), Poupin, Christine (Porte-parole nationale du Npa), Poutou, Philippe (Npa), Prebois, Christian (Syndicaliste, Caen), Proult, David (Adjoint au maire de St Denis, 93), Rabie, Joe (Urbaniste, Fase), Rabie, Sylvie (Réalisatrice multimédia, Fase), Ramade, Roland (Artiste: auteur compositeur interprète, 34130 Mauguio), Rainaud, Martine (Militante Fase 33310 Lormont), Rémy, Mylène (Membre d’EELV), Rideau, Florian (Les Alternatifs 75), Robert, Guy (Syndicaliste, Caen), Roger, Nicole (Retraitée éducation nationale, militante Attac), Rouffiac, Dorothée (Npa), Rouillon, Jacqueline ( Maire de St Ouen (93), Conseillère générale de St Ouen, Fase), Rousseau, Michel (Militant associatif), Roux, Jean-Marie (Fédération des finances Cgt), Ruiz, Jean-Michel (Secrétaire départemental du PCF du Val d’Oise), Sieffert, Denis (Journaliste), Silberstein, Patrick (Médecin et éditeur), Siné, Bob (Dessinateur), Sire-Marin, Evelyne (Militante associative), Snaoui, Boualem (Fase, Syndicaliste et militant associatif), Stambouli, Mylène (Militante écolo, Front de Gauche), Stierlin, Philippe (Communistes unitaires, Fase), Stock, Alain (Sociologue), Supiot, Frédéric (Conseil Fédéral EELV , Neurologue), Thackwell, Helen (Femmes Solidaires, Fontenay-sous-bois), Testart, Jacques (Biologiste et écrivain), Tovar, José (Ancien syndicaliste enseignant), Tricot, Catherine (Architecte), Turbet-Delof, Denis (Union syndicale Solidaires), Vieille Blanchard, Elodie (Les Alternatifs 75), Viguié, Francis (Npa34, conseiller municipal, Montpellier), Warszawski, Jean-Marc (Musicologue, 93), Youlountas Yannis (Ecrivain Franco-Grec), Zaharia Raymond (Ingénieur en retraite, Militant associatif), Zarka Pierre (Communiste unitaire, Fase), Zediri Malika (Militante), Zerkaoui Myriam (Isère, Fase et Militante antifasciste)


Secrétariat signatures: signatures@referendum-europe.fr

Toutes les infos sur le blog de la campagne de signature de l'appel des 200


 

Note perso : Pour accéder aux liens et à la pétition, appuyer sur la touche "Ctrl" de votre clavier + cliquer gauche sur le lien



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pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions


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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:03

http://www.npa2009.org/content/vers-un-%C2%ABprintemps-am%C3%A9ricain%C2%BB


Nelini.jpg

Interview de Nelini Stamp - Occupy Wall Street.

Esther Vivas: Comment le mouvement est-il né ?

Nelini Stamp: Nous avons été inspirés par le printemps arabe, les occupations dans le Wisconsin et d’autres mouvements, comme le mouvement du 15 Mai espagnol. Le magazine de la fondation canadienne Adbuster a lancé cette idée d’occuper Wall Street, parce que ça avait déjà été fait pendant le mouvement «No shop» pour le «black Friday» mais ils ne l’avaient jamais vraiment organisé.

Je n’étais pas avec eux, mais une poignée de militants autonomes se sont réunis en premier avec ce slogan, les 99% contre les 1%... C’est tout. Ça a circulé sur facebook, sur les mails, on voyait ce slogan partout et ça a pris. Il y a eu un appel large pour la date du 17 septembre, on a occupé les parcs, les lieux publics. Ce jour-là, il y avait un millier de personnes, ce n’était pas beaucoup, mais ça représentait quelque chose d’important pour le premier jour. La police a dit, «laissez les occuper juste pour cette nuit, ils ne sont rien, ils sont mignons...» Ils n’ont pas pris ça au sérieux. De notre côté, on s’est assez vite organisés, on a eu dès le premier jour une liste des besoins du campement et des groupes de travail, le mien était (et est toujours) celui des organisateurs du camp. On a mis en place rapidement le groupe «média», le groupe «actions», tout le monde était prêt. On a programmé une manif dans la matinée du 18 septembre sans avoir bien planifié mais il y a eu du monde, on faisait deux assemblées générales par jour. C’était vraiment fort de voir naître ce phénomène qui est devenu le mouvement «Occupy».

En quoi le printemps arabe et les indignés ont inspiré le mouvement. Sans eux ce ne serait pas arrivé ?

Cela dépend, parce que de toute évidence, aux états-Unis, nous avons beaucoup de contact avec le monde arabe donc le printemps arabe a eu une influence plus importante que le mouvement des indignés. Même les gens non politisés savait qu’il y avait des révolutions là bas, donc cela a eu un réel impact aux Etats-Unis. D’autres connaissaient vaguement le mouvement indigné 15M... Moi-même je regardais les sites, je cherchais où trouver des informations, comment vous occupiez les parcs et les places... C’était très inspirant de voir cette continuité, et quand cela a touché les Etats-Unis les syndicats ont joué un rôle, ceux qui nous ont aidé avaient des contacts internationaux très importants. Les syndicats, même s’ils sont un peu bureaucratisés, sont importants historiquement dans les mouvements sociaux américains, ils représentent les plus opprimés réellement, les noirs, les pauvres, les immigrés. Leurs membres sont vraiment impliqués dans les mouvements. Dans le Wisconsin, ils ont occupé le Capitole du Wisconsin pendant 3 semaines, ils ont dormi là, ils ont fait du bruit... Tous les parlementaires démocrates ont fui, ils devaient voter une loi importante mais ils sont retournés dans leurs villes, c’était assez fou. On a vu que la mobilisation pouvait réellement avoir du poids et Occupy WS est apparu quelques mois plus tard.

Quel est le profil «type» du militant «d’Occupy» ?

Il y a deux grandes catégories: il y a les «nous sommes les 99%», et il y a les «Occupy». «Occupy» représente ceux qui viennent du milieu radical, qui ont pour tactique de «prendre la rue», ceux qui se sentent capables de faire des actions radicales (souvent les non immigrés à cause des lois sur l’immigration qui sont très dures pour ceux qui se font arrêter). Ceux qui sont moins militants ont un rôle important, ce sont eux qui propagent le message dans la «masse», dans les «99%»... Nous sommes très inclusif, il me semble, j’ai vu des anarchistes, des communistes, des socialistes ou en tout cas des militants qui s’identifient à ces courants de pensée. J’ai vu aussi des conservateurs que les banques ont plumés jusqu’à ce qu’ils perdent leur maison. On reste assez ouverts, parce que les lignes entre libéraux et conservateurs ou je ne sais comment les appeler sont en train de bouger; on met tous ceux qui sont atteints par la crise sous la coupe des «pauvres», des «99%» et ceux qui partagent nos analyses sont les bienvenus.

Quels éléments peuvent caractériser le mouvement ?

C’est drôle, mais je n’arrive pas à le synthétiser en quelques mots. Personnellement, je ne peux parler que d’Occupy Wall street pas des autres occupations dans le pays, nous sommes des mouvements différents, nous nous coordonnons, du moins nous essayons, mais personne ne dit «vous devez faire ça», chaque mouvement s’organise en fonction de ce que les gens souhaitent faire pour leur communauté.Occupy Wall Street est un mouvement qui repose sur deux éléments : les institutions que nous voulons transformer, et les alternatives que nous voulons construire. Une chose importante, ce sont les inorganisés qui se joignent massivement, ça me rappelle un peu le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis avec d’un côté les «Black Panters» très militants, radicaux, dans la rue, et de l’autres les mouvements pacifistes, les religieux civiques, et les étudiants. On a un peu le même phénomène avec des acteurs différents.On arrive réellement à mettre toute la société américaine en mouvement avec les thèmes de l’écologie, du féminisme, de la lutte contre le patriarcat et on analyse ces problèmes de fond en les liant autour de la critique du capitalisme. Pour la première fois aux États-Unis on peut se dire «anticapitalistes» et c’est devenu légitime. Aucun homme politique ne peut plus parler de «capitalisme», c’est devenu un gros mot. C’est quand même assez énorme que ceci arrive aux USA. On est en train de changer les bases de la narration dominante, c’est juste incroyable !

Quelles ont été les actions principales, quelles sont les stratégies, les tactiques du mouvement ?

Au début, on manifestait tous les jours. Tous les matins à l’heure de la cloche qui signale le début des marchés, on bloquait la rue pour que les travailleurs de la bourse ne puissent pas arriver. Tous les jours, à 8h pendant 2 heures... Et également pour la cloche de fin à 16h. Nous voulions concrètement déranger le fonctionnement du Marché. Mon action préférée a été pendant le 15 octobre, à l’appel des indignés, c’était une journée internationale mais c’était plus que ça, c’était une célébration. Nous n’avions pas de cible particulière, tout ce que nous voulions c’était créer une vraie rupture. Nous avons en fait voulu traiter différents thèmes : l’écologie, l'éducation, le travail... et nous sommes tous allés dans différents endroits représentatifs, pour finalement nous rejoindre à Time square qui est le symbole mondial de la société de consommation. Il y a eu une énorme manifestation et c’était fantastique. On ne voit pas souvent des manifs avec des gens qui dansent, des gens qui chantent, c’était nouveau et différent des manifs traditionnelles américaines, il y avait même des groupes de musique dédiés aux manifs. Le 6 décembre, on a installé des familles dans les maisons saisies, elles sont restées 2 mois, on s’est battu contre les banques pour qu’elles restent. On a installé des familles dans les banques aussi. On a mis des panneaux «saisie» sur les banques... Oui, on aime bien prendre les banques pour cible, et c’est un mouvement également très drôle et créatif.

Quelles sont les perspectives après les occupations de parcs ?

Nous sommes en train de mieux nous structurer en interne et nous coordonner. Parce que le processus d’assemblée générale est très compliqué, cela peut devenir trop «local». Comme y participe des communautés, les AG peuvent se concentrer sur des enjeux très localisés. Ou au contraire, il y peut y avoir des discussions trop complexes où les gens ne peuvent pas s’insérer et s’impliquer. Or, nous voulons avoir les trois échelons, le local, le national et l’international en permanence dans les discussions et les prises de décision. Nous sommes dans une phase d’évaluation pour continuer à rassembler encore plus de monde et fonctionner de manière plus fluide.

Nous pensons à d’autres actions comme occuper des usines, reprendre d’autres espaces en fonction des volontés et des capacités que nous avons. Mais en s’assurant que ce sont les travailleurs qui le font: moi je vis à Brooklyn, et je ne vais pas aller dire à quelqu’un «vas occuper une usine», s’ils ont besoin d’aide, j’y vais sans hésitation. Nous avons comme objectif de lancer un grand «printemps d’Occupy» puis l’été... Nous pensons que les étudiants vont être encore plus présents, car l’endettement devient critique pour eux d’autant plus qu’ils ne trouvent pas d’emplois et ne peuvent plus rembourser leurs prêts. Bon, pour moi qui vit dans les communautés, ces choses sont quotidiennes depuis longtemps car nous sommes des communautés d’immigrés, d’afro-descendants, et ça a toujours été comme ça, mais maintenant les classes moyennes sont en train de se rendre compte de ce que vivent les classes populaires depuis toujours. Et maintenant on essaie de mettre cette question des classes au centre des discussions: pourquoi y a t-il des classes dans cette société, à quoi ça sert ? Pourquoi ne sommes-nous tous pas égaux? C’est assez bien en fait que les problèmes arrivent aux classes moyennes aussi, parce que maintenant la classe ouvrière n’est plus la seule à dire «nous traversons des temps difficiles!». Et nous devons continuer, faire que la classe moyenne commence elle aussi à dire «Tout le monde doit être égaux» et «le capitalisme ne fonctionne plus». Parce qu’aux Etats-Unis, il y a eu pendant longtemps l’idée reçue que le capitalisme protège toujours les classes moyennes. Donc on mise vraiment là-dessus, et on espère que le printemps et l’été verra une mobilisation massive d’étudiants, puisqu’ils n’auront pas cours… Je crois vraiment qu’on va avoir de fortes mobilisations populaires, à commencer par le 1er mai, je suis vraiment impatiente! Également, nous sommes en train de nous interroger sur ce que pourrait donner un boycott. L’idée de retirer l’argent des banques ou de boycotter massivement une entreprise ou autre est une chose que l’on étudie aussi, ça a été déterminant dans le mouvement des droits civiques. Et ce serait génial si on pouvait dire «retirez votre argent des banques classiques!» et commencer à bâtir des alternatives à la finance.

Propos recueillis par Esther Vivas

 


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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:27


Recherche un(e) bénévole

On recherche une personne qui voudrait s'engager avec nous dans l'asso ASARD pour les sans abri. Merci de diffuser autour de vous. Écrire sur notre adresse : contact@lapremieredignite.org

 

Donald

 


 

*Note perso : Ne connaissant pas personnellement cette asso, je ne fais qu'éditer sa demande envoyée sur notre blog

  Seule info trouvée sur le net, une page facebook  à leur nom: http://www.facebook.com/Donald.de.Barbarie

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:22
| Par Antoine Perraud

Lire aussi

Comme l'amour selon Jacques Chardonne : le logement, c'est beaucoup plus que le logement...

Pour creuser cette question matérielle, philosophique, politique, sociale et anthropologique, trois universitaires labourant le champ de l'histoire, de l'urbanisme et de la sociologie, ont été filmées (lire la « boîte noire » ci-dessous) : de gauche à droite, Claire Lévy-Vroelant, Hélène Frouard et Danièle Voldman.

Nous vous proposons, en deux parties, un tour de table savant mais didactique, scrupuleux et parfois mutin : le logement et tout ce qu'il induit.

 

 

 

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:15

 

| Par Fabrice Arfi et Michaël Hajdenberg et Mathilde Mathieu

 

Le 26 mars 2008, à Brest, Ikea a ouvert les portes de son vingt-deuxième magasin en France, dans l’euphorie. « Ikea met Brest en transe », titrait Ouest France. Mais derrière l’enseigne reluisante se dissimulaient en réalité des pratiques scandaleuses. De septembre 2007 à septembre 2008, au fur et à mesure que le magasin embauchait, une officine privée a été chargée par le siège de fouiller les antécédents des personnes recrutées, pour repérer les sujets "à risques".

D’après des mails inédits que Mediapart s’est procurés, 190 noms au moins (pour un magasin d’environ 250 employés) ont ainsi été transmis par le responsable Sécurité d’Ikea France, Jean-François Paris, au détective Jean-Pierre Fourès. La mission de cet enquêteur privé : « dire ce qu’il en retourne », faire une « étude », « dire si OK ».

Les termes sont elliptiques, mais Jean-Pierre Fourès était vraisemblablement chargé de se procurer des données confidentielles issues du fichier policier « Stic », en théorie réservé aux officiers de police judiciaire, ainsi que Mediapart et Le Canard enchaîné l'ont déjà rapporté. La plupart des salariés brestois, pourtant, avaient déjà transmis un extrait de casier judiciaire lors de leur embauche. Mais Ikea voulait creuser au-delà.

Au moins une fois, cette vaste entreprise d’espionnage a porté ses "fruits" : le 27 décembre, Jean-François Paris avertit à la fois le directeur de Brest et la responsable locale des ressources humaines que l’une de leurs recrues, au département «Vente», pose problème. Elle « est connue pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper, écrit le responsable Sécurité d’Ikea France à John Menage et Nathalie Gosselin. Donc "?" ».

Sous-entendu : faut-il la garder ? « A votre disposition pour en parler », conclut Jean-François Paris.

 

 

Sollicités par l'intermédiaire du siège d'Ikea France, ni le directeur de Brest ni sa subordonnée n’ont souhaité répondre à nos questions. Quant à l'employé de «la ligne 33», retrouvé par Mediapart, il affirme n'avoir jamais fumé le moindre joint à Quimper.

L'exemple brestois répond ainsi à deux questions clef posées depuis l’éclatement de "l’affaire Ikea" : non, le "flicage" ne s'est pas limité à quelques cas de salariés sensibles, type militants syndicaux, agents de caisse ou de sécurité. Et non, Jean-François Paris n'a pas agi en solitaire : ici, les numéros 1 et 2 du magasin ont bénéficié de ses "trouvailles", et n'ont pu ignorer ses pratiques.

En tout, parmi la masse de courriels adressés par le responsable Sécurité d’Ikea France à des officines privées entre 2003 et 2009, Mediapart en a trouvé huit ayant le magasin de « Brest » pour objet. C'est le 10 septembre 2007 que Jean-François Paris sollicite pour la première fois son informateur sur un cas brestois, à six mois de l’ouverture du nouveau magasin : il s’agit d’enquêter sur Nicolas A., bientôt en poste au service « Ressources humaines ». « Merci de me dire », est-il demandé à « Monsieur Fourès ».

 

 

Onze jours plus tard, rebelote : « L’urgence concerne Christophe L. », qui sera embauché comme responsable du département « Caisse, services et relations clients ». La direction boucle alors le recrutement d’un noyau de cadres, avant de passer aux échelons inférieurs. Une fournée de dix noms suit le 22 octobre : « Pouvez-vous me dire ce qu’il en retourne ». Deux nouveaux cas partent le 5 novembre.

 

 

Parmi les mails en possession de Mediapart, aucune réponse de Jean-Pierre Fourès. Comme s'il s’interdisait de communiquer ses verdicts par internet. Il faut dire qu’en 2003 déjà, quand Jean-François Paris avait conclu un marché avec Sûreté international (une autre officine privée) pour des « consultations équivalentes à celles du Stic »« 80 euros » l’unité), il avait arrêté un modus operandi particulièrement strict, pour couvrir ses arrières : « Je souhaite vous envoyer (les) coordonnées des personnes à auditer par mail et souhaite un retour écrit à mon domicile. » Sans doute Jean-Pierre Fourès, cinq ans plus tard, suit-il les mêmes consignes.

 

 

En décembre 2007, en tout cas, Jean-François Paris fait de nouveau appel au détective Fourès pour un énorme listing brestois de 61 noms :

 

« Je tombe des nues »

 

 
© Reuters

C'est dans cette "fournée" qu'apparaît un salarié, ligne 33, « connu pour usage de stupéfiants en 2006 à Quimper ». Cette information confidentielle, communiquée à la direction du magasin, semble bel et bien tirée du « Stic », la gigantesque base de données policière, qui stocke des fiches sur toutes les personnes mises en cause un jour dans une procédure (6,5 millions de noms au 1er novembre 2011), mais aussi sur les victimes ou les témoins.

Ce fichier est aujourd’hui farci d’erreurs, provoquées par des homonymies, des fonctionnaires qui remplissent mal les cases, etc. Seulement « 20 % des fiches étaient rigoureusement exactes » en 2009, d’après un sondage effectué par la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés). Jean-François Paris ne peut l’ignorer, mais fait tout de même circuler.

Le 14 janvier 2008, à deux mois de l’ouverture du magasin, il envoie derechef une salve de noms à son informateur : « Bonsoir Monsieur Fourès, Tous mes vœux pour 2008 !! En attachement une nouvelle liste. Merci de me dire si OK ». Dans le tableau joint au mail :  44 noms (des « monteurs meubles », « employés FOOD », « vendeurs », « agenceurs », etc.). Le 29 mai, Jean-François Paris sollicite encore une « étude » sur 28 personnes. La dernière "commande" connue sera passée le 5 septembre 2008, sur 46 noms.

 

 

« Je tombe des nues, réagit le délégué syndical CFDT du magasin de Brest, Claude Lepage, averti samedi par Mediapart. Si c’est avéré, c’est honteux. Du coup, je m’interroge : certaines personnes qui ont été remerciées, par le passé, était-ce à cause de ces contrôles ?»

Jusqu'ici, à Brest, la direction du magasin s'est contentée d'afficher un communiqué rassurant à l'attention des salariés, bien visible, juste à côté de la "badgeuse", affirmant que Jean-François Paris était mis en disponibilité par Ikea France. Sans doute devra-t-elle fournir, lundi, davantage d'explications.

Au niveau national, la justice s'est rapidement emparée de l'affaire. Une enquête préliminaire a été ouverte le 1er mars par le parquet de Versailles, après que l’Union Force ouvrière de Seine-Saint-Denis (département du magasin «Paris-Nord 2») a déposé plainte contre X... « pour délivrance, obtention et utilisations frauduleuses de données à caractère personnel ».

Défendus par les avocats Yassine Yakouti, Sofiane Hakiki et Christian Charrière-Bournazel (président du conseil national des barreaux), ces employés d’Ikea France, qui ont fourni une clef USB contenant une série de mails datés de 2003 à juillet 2009, demandent « que soient identifiés les auteurs des demandes formulées, les membres des officines intermédiaires qui sont allés à la recherche de ces informations confidentielles, et le cas échéant, l’identité des fonctionnaires, gardiens des fichiers officiels, qui auraient pu fournir ces données à caractère personnel ».

En parallèle, une « Association des victimes d’Ikea » a également été créée, à destination des personnels d’abord, mais aussi des prestataires ou clients de la société. Dans les mails, au moins 24 magasins (ou implantations) à travers la France sont cités.

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:07

 

Hacker News 04/03/2012 à 10h29

Martin Untersinger | Rue89

Le site de Julian Assange et le réseau informel de hackers se sont associés pour publier des millions d'e-mails dérobés à Stratfor, une société de renseignement privée.

 


Affiche mêlant Julian Assange et le masque des Anonymous (Abode of Chaos/Flickr/CC)

 

Qui, il y a encore quelques mois, imaginait que des médias comme Rolling Stone ou La Repubblica utiliseraient des documents piratés par les Anonymous, cette bande de hackers insaisissables, nés sur les rives potaches du forum américain 4Chan ?

WikiLeaks, a débuté lundi la publication de près de cinq millions d'e-mails dérobés à Stratfor, une société de renseignement privée américaine, avec une vingtaine de médias partenaires.

Ces e-mails, ce sont les Anonymous qui se les sont procurés, lors d'une attaque survenue en décembre.

Des Anonymous ont confié à Wired qu'ils avaient décidé de donner les documents à WikiLeaks parce que cette organisation était davantage en mesure « d'analyser et de diffuser » ces informations :

« En fait, WikiLeaks est le partenaire idéal pour ce genre de trucs. On se procure les documents, WikiLeaks le publie de la manière appropriée. J'espère que ce n'est que le commencement d'une belle relation. »

Des Anonymous de plus en plus médiatiques

Depuis quelques mois, les combats des Anonymous ont fait irruption dans les médias : le traité Acta, les révolutions arabes et surtout la fermeture de Megaupload – un des sites les plus fréquentés d'Internet – ont décuplé l'intérêt des médias pour ces hackers masqués.

A rebours total de leurs habitudes – non sans crispations en interne – une partie des Anonymous francophones a pris part à une conférence de presse.

Un exercice inédit organisé par plusieurs médias français où ils ont expliqué vouloir « naturellement gagner en visibilité et se séparer de son image principale de hackers ».

Entre les médias et Anonymous, WikiLeaks

WikiLeaks peut être un moyen d'accéder aux médias, explique Frédéric Bardeau, auteur de « Anonymous, peuvent-ils changer le monde ? » (éd. Fyp) :

« Avant Megaupload, personne n'aurait eu l'idée de demander une interview des Anonymous : les médias s'y intéressent de plus en plus. Ça les agite beaucoup : ils cherchent un moyen de gérer les médias, et WikiLeaks peut servir de pare-feu, d'interface. »

Cole Stryker, auteur d'un livre sur les Anonymous, est enthousiaste à propos de leur collaboration avec WikiLeaks :

« C'est énorme : c'est la première fois que les Anonymous coopérent avec une entité “en dur”, conférant un légitimité politique sans précédent à ce groupe souvent discutable. »

Pour lui, c'est justement grâce à WikiLeaks que les Anonymous peuvent se faire une place dans l'agenda médiatique :

« WikiLeaks fournit aux Anonymous un canal d'expression publique. Les médias font confiance à WikiLeaks, [qui] ajoute une couche de crédibilité à toute fuite qu'ils publient. »

Que peut gagner WikiLeaks dans l'affaire ?

Ce n'est pas la première fois que WikiLeaks publie la moisson des Anonymous (les e-mails de Sarah Palin, par exemple). Mais la stratégie de l'organisation de Julian Assange a évolué, écrit Andy Greenberg, journaliste pour Forbes et un des meilleurs connaisseurs de WikiLeaks :

« A partir du moment où il a fait les gros titres en 2010, Julian Assange a minimisé son association avec les hackers et s'est davantage concentré sur son rôle en tant qu'organisation médiatique et moyen d'expression pour les “lanceurs d'alertes”. »

Il y a encore un an, WikiLeaks condamnait les attaques que menaient les Anonymous contre Visa ou Mastercard, à l'origine du blocus financier qui touche l'organisation de Julian Assange.

Les Anonymous, sauveurs de WikiLeaks ?

Seulement voilà, depuis, WikiLeaks est en mauvaise posture : blocus financier et ennuis judiciaires ont affaibli l'organisation. Pour Cole Stryker, s'associer avec les Anonymous est un moyen de sortir de l'ornière :

« Si les Anonymous continuent d'abreuver WikiLeaks de documents, le site pourrait retourner à la position proéminente qu'il semble avoir perdu à cause de difficultés techniques, de problèmes légaux, de bisbilles internes et de conflits avec leurs médias partenaires. Peut-être que la seule chose qui puissent le sauver est une source fraîche de nouvelles fuites. »

Andy Greenberg pointe cependant les dangers d'une telle alliance :

« Une association publique avec un groupe de hackers comme Anonymous pourrait endommager la crédibilité morale de WikiLeaks, juste au moment où le groupe en a le plus besoin. »

« Vers une nouvelle ère »

Lâché par les grands médias (New York Times, Guardian...), empêtré dans une affaire d'agression sexuelle en Suède, privé de sa « boîte aux lettres » qui lui permettait de recevoir des documents, asséché par un blocus financier, menacé par des poursuites aux Etats-Unis, Julian Assange montre avec cette nouvelle série de documents que son organisation bouge encore. Cole Stryker :

« Avec cette nouvelle collaboration, les Anonymous ont obtenu une crédibilité nouvelle, et WikiLeaks une source extrêmement précieuse. Cette étrange symbiose fournit à chacun exactement ce dont il a besoin pour continuer. Une nouvelle ère de l'activisme et de la transparence pourrait bien avoir commencé. »

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:02

LEMONDE.FR avec AFP | 04.03.12 | 08h32   •  Mis à jour le 04.03.12 | 14h12

 
 
 
Des électeurs à l'université de Stavropol, dans le sud de la Russie.
Crédits : REUTERS/EDUARD KORNIYENKO

Les Russes ont commencé dimanche à se rendre aux urnes en Extrême-Orient et en Sibérie pour la présidentielle à l'issue de laquelle l'actuel premier ministre Vladimir Poutine compte revenir au Kremlin, malgré une contestation sans précédent de son régime.

Quelque 109 millions d'électeurs sont appelés aux urnes à travers la Russie. Après l'Extrême-Orient et la Sibérie, les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures locales dans les autres régions russes, et de premières estimations seront connues vers 21 heures (19 heures à Paris) après la fermeture des dernières urnes à Kaliningrad.

Vladimir Poutine, le grand favori de ce scrutin, est crédité d'environ 60% des voix, selon les derniers sondages publiés fin février. Il est en lice contre quatre candidats : le communiste Guennadi Ziouganov (second selon les sondages), le populiste Vladimir Jirinovski, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, nouveau venu dans le jeu politique, et le centriste Sergueï Mironov.

L'homme fort de la Russie fait néanmoins face à une vague inédite de contestation depuis les élections législatives de décembre, entachées par des fraudes massives selon l'opposition. Face à cette contestation, quelque 180 000 web-caméras de surveillance ont été installées dans 90 000 bureaux de vote (sur une totalité de 95 000) en Russie, à l'initiative de M. Poutine, afin d'éviter les fraudes électorales.

Une idée accueillie avec du scepticisme par la mission d'observation électorale de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Russie, les web-caméras ne pouvant pas filmer le processus de comptage des bulletins de vote. De premières fraudes ont déjà été constatées dimanche à Vladivostok, selon le Parti communiste local.

 

MUTLIPLES FRAUDE RELEVÉES

Des partis d'opposition et une ONG russe dénoncent les fraudes dans de nombreux bureaux à travers le pays. "Les mêmes personnes votent dans les bureaux de vote n° 2164 et 2166" de Moscou, indique sur son site le parti démocrate Iabloko, qui a déployé de nombreux observateurs à travers la Russie.

"A Vladivostok, au bureau n°155, des électeurs ont découvert [en arrivant] qu'ils avaient déjà voté", recense encore le parti, dont le candidat, Grigori Iavlinski, a été disqualifié pour l'élection fin janvier, au motif d'irrégularités dans la collecte des deux millions de signatures de soutien. Le parti communiste dénonce lui aussi toute une série de fraudes, comme celle commise selon ses observateurs dans un bureau de vote de la région de Kirov, où une liasse de bulletins a été jetée dans l'urne.

Dans la région d'Orenbourg, tout un groupe de minibus, transportant les électeurs de bureaux en bureaux pour voter plusieurs fois – une pratique appelée "le manège" – a été arrêté, indique de son côté le parti communiste sur son site. Et à Toula, "les pneus des voitures des observateurs du parti communiste ont été crevés", une façon de les empêcher de se rendre dans les bureaux de vote pour assurer leur mission. Le site des observateurs de Saint-Pétersbourg (www.spbelect.org) recense notamment une personne décédée dans la liste des électeurs du bureau 1718.

L'ONG Golos, qui réalise une carte des fraudes interactive en ligne (www.kartanarusheniy.ru) en coopération avec l'édition russe du magazine américain Forbes, recensait de son côté vers 12h30 heure de Moscou (10h30 à Paris) plusieurs centaines de violations. A la mi-journée, plus de 2 000 messages de personnes dénonçant des violations avaient été déjà publiés sur le site de l'ONG, qui avertit toutefois que la véracité des informations n'est pas vérifiée.

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:57

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.03.12 | 10h03   •  Mis à jour le 04.03.12 | 12h02

 
 

 

Les forces syriennes ont commencé à bombarder violemment dimanche matin des positions rebelles dans la ville de Rastan, à 20 km de Homs, indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Depuis l'aube, des positions de groupes de déserteurs dans le nord de la ville de Rastan subissent de violents bombardements", a déclaré le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Le 5 février, un officier déserteur avait annoncé que Rastan était une ville libre", a précisé M. Abdel Rahmane de l'OSDH. Rastan se situe sur l'autoroute liant la capitale Damas au nord du pays.

Avec la reprise jeudi du quartier rebelle de Baba Amro dans la ville de Homs, beaucoup de militants s'attendent à ce que l'armée concentre désormais son offensive sur Rastane et sur la ville de Al-Koussair, à 15 km de Homs, contrôlée en grande partie par les rebelles. Les forces syriennes bombardent aussi la ville de Kousseir, située non loin de la frontière avec le Liban, dans l'ouest du pays, rapporte un journaliste de Reuters. Des explosions pouvaient être entendues de la frontière libanaise, a-t-il ajouté. "Il s'agit des deux villes qui concentrent le plus de rebelles dans le centre de la Syrie et on s'attend à ce que ça soit la prochaine étape dans l'attaque du régime contre les déserteurs", a indiqué M. Abdel Rahmane.

LA MAIN DE L'IRAN

Selon le Washington Post, les Etats-Unis voient la main de l'Iran derrière l'accélération de la répression en Syrie. Plusieurs officiels cités par le quotidien indiquent que l'Iran fournit des conseillers, des équipements, des armes, des outils de surveillance et une assistance technique au régime de Bachar Al-Assad. Selon le Post, un agent iranien aurait été blessé par les opposants syriens. D'autres rumeurs font état de l'aide du Hezbollah libanais au régime syrien, sans en apporter la preuve.

Fin janvier, le New York Times avait évoqué le sort de plusieurs ingénieurs iraniens capturés par l'Armée syrienne libre en décembre et présentés comme des membres des forces spéciales iraniennes.

 

 

SECOURS À HOMS

Les équipes de secours du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-rouge ont commencé à distribuer dimanche de l'aide humanitaire dans un village près de Homs, a déclaré le porte-parole de l'organisation humanitaire Hicham Hassan à Genève, précisant qu'il s'agissait de vivres, de couvertures et de trousses de secours. "L'objectif est ensuite [de distribuer de l'aide] dans les faubourgs d'Al Inchat et d'Al Taouzi à Homs pour prêter assistance aux populations qui ont fui Bab Amro", dit-il. "Les choses vont dans le bon sens. Mais nous voulons entrer dans Bab Amro aujourd'hui", ajoute-t-il.

La révolte déclenchée depuis près d'un an contre le régime de Bachar Al-Assad devient de plus en plus militarisée, alors que la répression a fait plus de 7 500 morts, selon l'ONU.

 

 

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