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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:44
Marianne - Régis Soubrouillard - Marianne | Vendredi 3 Février 2012 à 18:15

 

Légende du journalisme Irlandais, lors d'une conférence de presse, Vincent Brown s'est montré particulièrement tenace avec Klaus Masuch, un représentant de la Banque Centrale Européenne, venu expliquer aux habitants du pays pourquoi ils allaient devoir sérieusement se serrer la ceinture pour renflouer des banques européennes. Des mesures d'austérité perçues comme injustes par les citoyens et des explications qui n'ont pas suffi au journaliste qui est revenu plusieurs fois à la charge.

 

 

Alors qu’en France, lors des interventions télévisées du chef de l’Etat, le Monarque choisit parmi ses sujets-journalistes ceux qui auront l’honneur de l’interviewer et que les chaînes de télévision se précipitent pour réserver des faisceaux afin de diffuser au mieux la parole royale dans la France entière. Alors que dans le même temps  Les Nouveaux Chiens de Garde qui dénoncent la collusion entre pouvoir, argent et médias est toujours visible dans quelques dizaines  de salles en France, un extrait d’une conférence de presse en Irlande nous donne une idée plus claire de la notion d’irrévérence journalistique.  
 
Véritable légende du journalisme dans son pays, Vincent Browne, chroniqueur dans plusieurs journaux et animateur de talk-shows politiques durant toute sa carrière,  a également lancé un magazine d’investigation dans les années 70. Il a fait sa réputation par sa capacité à déstabiliser des politiciens expérimentés lors de son émission Tonight with Vincent Browne.
 
Le 19 janvier, c’est le représentant de la BCE Klaus Masuch qui a été la victime de l’insistance du journaliste. Interrogé sur la légitimité et la rigueur du plan de sauvetage mis au point par la Banque Centrale Européenne, la main sur le cœur, Klaus Masuch s’est dit impressionné par l’attitude et la compréhension du secteur financier avant d’ajouter que le chauffeur de taxi qui l’amenait de l’aéroport lui avait paru « très très bien informé. Je pense que c’est un bon signe qui prouve que le débat est ouvert ».

Le conte de fées du taxi irlandais

Si on perçoit quelques rires dans la salle de presse, Vincent Brown entend en savoir plus sur l’échange du représentant de la BCE avec son chauffeur de taxi : « Est-ce que votre chauffeur de taxi vous a dit à quel point le peuple Irlandais reste perplexe qu’on nous demande de payer à des porteurs de bons non garantis des milliards d’euros en dettes pour lesquelles le peuple irlandais n’a aucune relation, ni aucun rapport. Et, ce, essentiellement pour renflouer ou pour assurer la solvabilité de banques européennes. Et si votre chauffeur de taxi vous a posé cette question ou s’il vous l’avait posée quelle aurait été votre réponse ? ».
 
La responsable des relations de presse de la BCE demandera à Vincent Browne de poser immédiatement sa deuxième question et de rendre son micro histoire d’en finir le plus vite possible. Tenace, le journaliste refusera d’obtempérer pour être bien sûr d’obtenir une réponse précise pour son chauffeur de taxi.
 
Klaus Masuch a déjà oublié son conte de fées et son taxi s’est transformé en citrouille. Le représentant de la BCE se perd dans un argumentaire des plus flous hésitant entre la langue de bois technocratique, la complexité du monde contemporain et un brin de compréhension pour le peuple qui souffre avant de conclure brutalement : « La décision a été difficile à prendre mais c’est la décision que nous avons prise ».

L'Etat Irlandais menacé d'une explosion financière

L’échange fait référence à une banque Irlandaise, l’Anglo Irish Bank, en faillite qui pendant plusieurs années a affiché des pertes supérieures à dix milliards d’euros, et dont le coût du plan de sauvetage est estimé à 30 milliards d’euros. L’Anglo Irish Bank est plombée par des actifs «pourris» détenus par des créanciers privés. Complètement démantelée, rebaptisée IRBC, la banque n’a aujourd’hui plus de clients mais l'Etat irlandais continue de rembourser à coup de milliards ses créanciers privés sous peine « d’une explosion financière à Dublin  ».
 
Pour Vincent Brown, le chauffeur de taxi n’en sait toujours  pas assez. Il revient à la charge pour tenter de comprendre pourquoi le peuple irlandais se doit de payer pour une banque défunte « expliquez cette situation au chauffeur de taxi ? » insiste-t-il.
 
Faisant mine d’avoir répondu, Klaus Masuch ignore la question. Le journaliste ne lâche rien : «  Vous exigez que soient faits des paiements, non pour le bénéfice du peuple irlandais mais au bénéfice d’institutions financières européennes. Vous avez donné une réponse qui ne répond pas à la question, qui ne satisferait ni le chauffeur de taxi, ni le peuple irlandais ! ».
L'histoire ne dit pas si au retour, le représentant de la BCE a confié ses états d'âmes à un taxi ou à un ambulancier.
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:39

 

 

Rue89 - Par Laurent Burlet | Rue89Lyon  |   3 février 2012 8:36

 

 

 

En 2016 prendra définitivement fin la délégation de service public de l’eau de l’agglomération lyonnaise. Dès 2012, Le Grand Lyon entend rebattre les cartes et n’exclut pas de choisir une régie publique comme mode de gestion, à l’image de Paris ou Grenoble. Pour Veolia et Suez, qui se partage respectivement 85 et 15% de ce juteux marché, l’heure n’est plus à la fête. 

 

 

1/ L’une des eaux les plus chères de France

 

 

La Communauté urbaine de Lyon, le Grand Lyon, n’attendra pas de négocier un nouveau contrat ou de passer en régie en 2015 ou 2016 pour faire baisser une nouvelle fois les prix de l’eau du robinet. La prochaine révision quinquennale devrait porter sur une baisse de l’abonnement.

 

Et pour cause, l’eau de Lyon est toujours l’une des eaux les plus chères de France. La troisième après Toulon et l’agglo marseillaise, selon l’étude du cabinet Wincome portant sur l’année 2009 (publiée en mars 2011). Le prix au m3 (consommation + abonnement pour 120m3) est de 1,60 euros hors taxes.

 

Veolia objecte qu’elle est même en dessous de la moyenne nationale. Pascale Ceccaldi, directrice de la Communication pour la région Rhône-Alpes :

 

« Avec un prix de 3,14 euros le m3, le prix de l’eau à Lyon est en dessous de la moyenne nationale (3,24 euros, chiffre INSEE 2011). Comparé aux 20 plus grandes villes françaises, le prix de l’eau du Grand Lyon est en 16e position. Il est même moins cher que dans les grandes villes européennes (3,44 euros en 2009 – Etude Nus Consulting). Le budget eau à Lyon, c’est 1 euro par jour pour un foyer de 4 personnes (usages confondus) ».

 

Sauf que Veolia prend en considération la production et la distribution de l’eau gérées par Veolia (et la Lyonnaise des Eaux) et l’assainissement, gérée en direct par le Grand Lyon. Or l’assainissement est l’un des moins cher de France (le deuxième derrière Rennes, selon l’étude du cabinet Wincome).

 

 

Le prix élevé de l’eau est le fruit d’une histoire, celle de la Compagnie Générale des Eaux, qui deviendra Veolia, le numéro un mondial de la gestion de l’eau. Créée à Lyon au 19e siècle, elle doit attendre 1986 pour obtenir la gestion de la totalité de l’eau du Grand Lyon dont une grande partie était, jusque-là, confiée à une régie publique.

 

La signature du contrat lui est très favorable. Le prix de l’eau est fixé de manière élevé et, surtout, il évolue en fonction d’un indice, « le coefficient k », extrêmement inflationniste. Les prix s’envolent.
Après l’arrivée de Gérard Collomb (PS), en 2001, le Grand Lyon parvient toutefois à rectifier le tir, en obtenant, lors des révisions quinquennales, deux baisses des prix de l’eau en 2003 (- 5 %) et 2008 (- 15 %). En 2008, la collectivité arrache également une modification du « coefficient k ». Résultat : l’eau (au m3 + abonnement) n’augmente que de 1,88 % en 2010 et 1,09 % en 2011 contre, à titre d’exemple, + 2,5 % de 1990 à 1991 et + 4,2 % entre 2001 et 2002.

 

 

Augmentation des prix de l'eau à Lyon

 

 

 

2/ Des marges toujours très confortables

 

Conséquence de la baisse du prix de l’eau, le Grand Lyon avait également obtenu des fermiers Veolia et Suez une baisse de leur rentabilité. Ce ne fut pas de tout repos. « Un bras de fer », disent aujourd’hui les élus du Grand Lyon en charge du dossier. Malgré quatre mois de négociations, le Grand Lyon avait dû faire appel à la médiation d’une « commission tripartite ».
Comme le rappelle Gérard Claisse, vice-président chargé de la participation citoyenne, dans un article de Millénaire3 (le service de prospective de la communauté urbaine) l’objectif de la négociation était d’obtenir un plus juste prix :

 

« La durée de 30 ans du contrat est excessive, le prix de l’eau est trop élevé (…) et la rentabilité est excessive, autour de 20 % pour Veolia et SDEI. (…) Au final, cette démarche a permis d’obtenir une baisse de la rentabilité de 20 % à 8 % pour Veolia et une baisse de 13% à 8,9% pour la SDEI (groupe Suez, ndlr) ».

 

 

Mais Veolia et Suez n’ont pas respecté cet engagement. Même si leurs marges n’atteignent plus les sommets des années 1990 et 2000 (autour de 25 %), ils dégagent bien plus de bénéfices que prévus. Pour Veolia, l’eau de Lyon est toujours son deuxième marché le plus important après celui du Syndicat des eaux de l’Ile-de-France (Sedif) : 13 millions d’euros de bénéfice pour un chiffre d’affaire de 108 millions, soit une rentabilité de 12,1 % en 2010.

 

Taux de rentabilité de Veolia et Suez de 2008 à 2010 :

Rentabilité de Veolia et Suez

Source : Délibération Grand Lyon n°2011-2653

 

 

Interrogé par Rue89Lyon, le directeur Rhône-Alpes/Auvergne de Suez-Lyonnaise des Eaux, Jean-Pascal Darriet donne rendez-vous à la fin de la période quinquennale :

 

« Comme le prix de l’eau est constant et que les consommations d’eau baisse, les recettes vont diminuer. Donc pour avoir une rentabilité constante, il faut démarrer de plus haut. (…) Au final, on sera vraisemblablement au niveau qu’on avait imaginé ».

 

 

Cette justification de Suez tombe à plat. La consommation d’eau du Grand Lyon est stable depuis 2008, à environ 85 millions de m3 (86,8 millions en 2010, cf rapport « Barnier » 2010). Elle a même légèrement augmenté ces trois dernières années.
Veolia, par la voix de sa directrice de la communication, Pascale Ceccaldi, met en avant des « gains de performance » pour expliquer ces fortes marges et promet, de manière subliminale, une nouvelle baisse de rentabilité pour la prochaine révision quinquennale :

 

« A cette occasion nous pouvons partager avec le Grand Lyon, les bénéfices des actions menées. Le Grand Lyon a fait jouer  cette possibilité systématiquement depuis l’origine du contrat. Cela a donné lieu à des baisses de prix de l’eau et donc des baisses de marges pour Veolia Eau ».

 

 

3/ Une rentabilité cachée ?

 

En 1997, la Chambre Régionale des Comptes (CRC) de Rhône-Alpes s’est penchée sur la délégation du service public de l’eau du Grand Lyon pour la partie Veolia (85 % de la délégation). Depuis, de nombreux élus, dont le Vert Etienne Tête, et des militants associatifs évoquent une rentabilité cachée derrière les taux de rentabilité affichés dans les différents rapports financiers produits chaque année par Veolia et Suez.

 

Dans une lettre d’observation datée du 26 juin 1997, la CRC met en avant deux éléments permettant à la Compagnie Générale des Eaux (CGE, future Veolia) d’augmenter ses revenus :

 

  • Le remboursement de la dette. Depuis le contrat de 1986, la surtaxe pour couvrir l’amortissement des emprunts n’est plus perçue par la communauté urbaine de Lyon mais par la CGE qui ne verse qu’une partie de la recette au Grand Lyon. « La Chambre avait déjà fait remarquer que (…) ce différentiel devait constituer un gain appréciable pour la CGE », peut-on lire dans la lettre d’observation.

 

  • La garantie de renouvellement. La CGE est tenu d’assurer le renouvellement des installations particulièrement des canalisations. Chaque année, elle met de l’argent de côté pour ces travaux. Problème, estime la Chambre, ce « montant, calculé depuis 1987, apparaît bien supérieur à l’emploi indiqué et plus encore à celui justifié ».

Lettre d’observation de la Chambre Régionale des Comptes de Rhône-Alpes du 26 juin 1997 :

 

 

 

Lors de la dernière révision quinquennale, celle de 2007, la question du remboursement de la dette semble avoir été évacuée. « Ça a été revu », nous répond un agent de la direction de l’eau. Sans plus de précision, en ajoutant seulement que « la dette sera finie d’être payée dans les prochaines années ». En 2013, très certainement.

 

 

Pourtant, les chiffres qui circulent sur ce « gain appréciable » dont parle la Chambre Régionale des Comptes sont d’importance. Jean-Louis Linossier, de l’association l’Association des consommateurs d’eau du Rhône (ACER), chiffrait en 2007 à 20 millions d’euros le trop perçu par Veolia.

 

 

S’agissant des travaux non-réalisés, le Grand Lyon semble avoir mieux négocié que pour la dette. En 2007, la Communauté urbaine a en effet obtenu de Veolia un rattrapage à raison de 9 million d’euros de 2008 à 2016. Le reste étant affecté à la « baisse du prix de l’eau ».

 

Il faut dire qu’un fonctionnaire du Grand Lyon avait publiquement reconnu, en novembre 2006, que 94 millions avait été collectés pour des travaux mais non-utilisés. Grâce à cet argent, on disait même que les studios Universal avaient été rachetés par Jean-Marie Messier à l’époque où Veolia faisait partie de Vivendi.
La Commission tripartite avait estimée, elle, à 43 millions le total des « garanties de renouvellement non employées ». Malgré ce plan de rattrapage, Veolia accuse toujours un retard de 1,3 millions.

 

 

 

 

4/ Un contrat qui « emmerde » le Grand Lyon

 

 

Pourquoi le Grand Lyon n’a pas baissé davantage le prix de l’eau ? Nous avons questionné Jean-Paul Colin, le vice-président chargé de la politique de l’eau. Sa réponse tient en une formule, « un marché qui nous emmerde » :

 

 

« Lors de la révision quinquennale de 2007, c’était une discussion au bras de fer arbitré, au final, par une commission tripartite. Nous avons fait le maximum. Ce n’était pas possible juridiquement d’aller au-delà. Il y aurait eu des pénalités. C’est un contrat léonin mais fait dans les conditions de l’époque. On ne peut pas modifier radicalement les conditions de ce marché avant son terme. Il faut faire avec. Mais il va être remis en cause. C’est sûr qu’on ne repartira pas sur ces prix-là ».

 

 

Il donne rendez-vous pour la prochaine révision quinquennale dont les négociations devraient commencer en cette année 2012.

En parallèle de cette renégociation, le Grand Lyon prépare la fin de contrat. La Communauté urbaine s’est entourée de multiples conseillers pour examiner les différentes options.
La première échéance est pour les prochaines semaines : le Trésorier Payeur Général doit rendre un avis sur une possible rupture anticipée du contrat un an avant son terme (2015 au lieu de 2016), en application de l’arrêt Olivet du Conseil d’Etat.
En automne, le Grand Lyon devrait choisir entre les différentes options de gestion.

Trois grands choix se présentent à la collectivité : délégation de service public, société d’économie mixte ou régie publique.

 

 

Les premières réunions ont à peine été lancées que le président du Grand Lyon, Gérard Collomb (PS) a, par deux fois, dit sa préférence pour une délégation de service public. La première fois, en conseil communautaire. Comme le relatait Le Progrès (édition du 30 janvier 2012), Gérard Collomb a rappelé que Suez et Veolia « avaient pu se développer à l’international » grâce aux bénéfices obtenus en France. La seconde fois, lors d’un Talk Orange-Le Figaro du 24 janvier (à 7’22’’) où il a dit qu’« à titre personnel », il est « pour la concession ».

 

 

 

 

 

 

 

A contre-courant de l’exécutif communautaire, un collectif de partis politiques, de syndicats et d’associations* s’est constitué pour faire pression en faveur d’un passage en régie. Premier temps fort de leur mobilisation, ce samedi 4 février : avec signature de pétition et réunion-meeting à la Bourse du Travail.

 

 

A lire sur lefigaro.fr

Eau : Bruxelles soupçonne Veolia, Suez et Saur d’entente

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:32
Publié le 04/02/2012 à 04h17

Le Ministère de l'Intérieur à Tunis (Thierry Brésillon)

 

La police tunisienne fait tout pour démontrer qu'elle n'a été que l'instrument d'une dictature, à son corps défendant. Il est vrai que les agents étaient maintenus dans un état de frustration permanente, au nom d'une technique de management cynique, mais efficace  : traiter les policiers comme des chiens affamés pour les rendre plus agressifs.

Depuis le changement de régime, leurs salaires ont été revalorisés et, au quotidien, les relations avec la population sont devenues nettement plus respectueuses.

Mais certains policiers tunisiens n'ont visiblement pas tiré les enseignements de la révolution, et n'ont pas compris que les méthodes de l'époque Ben Ali n'étaient plus admissibles. Zakaria Bouguerra, étudiant en médecine et jeune blogueur, détenu mardi pendant deux heures au commissariat de Bab Bnet, au centre de Tunis, en fait la douloureuse expérience, relatée par le site Naawat.

L'histoire commence le 13 novembre. L'Espérance sportive de Tunis, l'une des deux équipes de football de la capitale, reçoit celle de Casablanca.

Alors qu'ils attendent à l'aéroport leur vol de retour, quelques supporteurs marocains commencent à s'agiter et détériorent du matériel informatique. La réaction policière est particulièrement brutale et les arrestations, plus que musclées.

Zakaria Bouguerra assiste à la scène  :

« Tout un groupe de policiers (une vingtaine à peu prés) sortent avec d'autres Marocains en sang. […] C'étaient des gamins. Leurs pulls étaient déchirés et certains n'avaient plus de chaussures.

Un des Marocains tombe par terre pensant peut être diminuer la cadence des coups, mais au lieu d'avoir trois policiers sur lui, c'est maintenant une dizaine qui se ruent sur son corps à coups de brodequins sur le dos. »

«  Il veut nous mettre sur Facebook ! »

Il tente alors de filmer ce qu'il voit. Mais un policier en civil l'en empêche  :

« Il arrache mon téléphone et me maîtrise. Il appelle ses amis “Un traître  ! Un traître  !  Il veut nous mettre sur Facebook”. »

Jeté à terre, roué de coups de pieds, il est ensuite conduit au poste de police de l'aéroport.

« La porte s'ouvre. Quatre policiers baraqués me regardent et me disent “C'est toi le Tunisien  ? ” Naïf comme je suis, je leur réponds oui. “Non, toi tu n'es pas Tunisien  !  Toi tu es un traître  ! Toi, tu es un Israélien.” Ils me relèvent et se liguent contre moi.

Un Marocain s'écrie “Non, laissez-le, il a rien fait, il n'était pas avec nous  ! ” D'un coup de botte dans la gueule, un des policiers le fait taire.

Dans l'esprit des policiers, ce ne sont pas leurs méthodes qui les ont décrédibilisés, mais la visibilité que leur ont donnée les réseaux sociaux  :

“Un gros bonhomme s'approche sournoisement de moi. […] Il me dit tout doucement ‘N'aie pas peur, je vais rien te faire. Tu es Tunisien  ? Tu voulais filmer les policiers  ? ’ Je baisse ma garde et je hoche la tête.

Un coup, deux coups, trois coups. Ma tête résonne sous les chocs, je ne sens plus mon visage. Un poing percute ma tête au niveau de la bouche, mes lèvres éclatent dans une éclaboussure de sang. ‘Rabbek, tu veux brûler le pays  ? Les policiers sont devenus des moins que rien à cause de votre Facebook et de votre révolution ! ’”

Dans la suite de son témoignage, il raconte comment un policier écrase la tête d'un supporter marocain en train de vomir de douleur sur la cuvette des toilettes.

Les journaux marocains avaient dénoncé cette brutalité, sans mentionner les actes de vandalisme. Les médias tunisiens en revanche n'avaient pas mentionné le comportement des policiers. Mieux, rapporte Zakaria Bouguerra, les journalistes de la chaîne nationale et de Hannibal TV avaient demandé aux policiers de donner des pulls sans tâches de sang aux jeunes Marocains interpellés avant de les filmer. Les policiers ne sont pas les seuls à conserver les vieilles habitudes.

“C'est moi le citoyen, ton maître”

Le 20 janvier, le jeune avait croisé le policier qu'il avait vu écraser le visage d'un Marocain contre la cuvette des toilettes et qui se trouve être le secrétaire général de la section de l'aéroport du syndicat des policiers aux frontières, Issam Dardouri.

Dans le dialogue qu'il relate dans son blog, il a cette répartie impeccable quand le policier lui demande s'il veut lui apprendre son métier  :

“Oui je vais t'apprendre à travailler ! Car tu es mon serviteur ! Tu travailles pour moi  ! C'est moi le citoyen, ton maître, qui paye tes salaires.”

On ne saurait mieux résumer le sens de la révolution tunisienne.

Promesse

Le 1er février, alors qu'il assiste à une manifestation en faveur de Samir Feriani (un policier au cœur d'un contentieux avec sa hiérarchie), Zakaria Bouguerra est reconnu par Issam Dardouri.

Cette fois, le policier rameute des collègues qui embarquent le jeune homme au poste de police le plus proche en le rouant de coups. L'histoire se termine par la promesse écrite des deux protagonistes de ne plus s'adresser la parole et, pour le jeune blogueur, de ne plus mentionner le nom du policier.

Ce silence imposé ne suffira pas à redonner de la respectabilité à une corporation qui se plaint d'être victime aujourd'hui de violences de la part de délinquants, mais qui peine à faire sa révolution et il faudra plus que l'audace d'un jeune bloggeur pour qu'elle mène à bien sa mutation.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:25

LEMONDE | 04.02.12 | 14h55   •  Mis à jour le 04.02.12 | 17h16

 
 

Ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, ni François Bayrou n'ont la solution miracle pour comprimer les 61 milliards d'euros de dotations aux collectivités locales, soit 20 % des dépenses de l'Etat. Pour sortir du déficit budgétaire, réduire ces concours reste pourtant un objectif impérieux.

Le ministère de l'économie souhaite les baisser de manière drastique. Dans la feuille de route de Bercy baptisée "Stratégie pluriannuelle des finances publiques"pour supprimer le déficit en 2016, il est prévu 6 milliards d'euros de dotations en moins sur la période. Le programme de l'UMP va jusqu'à promettre 10 milliards d'économie sur cinq ans.

Mais cet objectif paraît peu réaliste. A chaque coup de semonce contre leurs ressources, les associations d'élus sonnent le tocsin. "Réduire les dotations n'aurait qu'un effet très marginal sur la dette de l'Etat, mais contribuerait à accroître le chômage", prévient Michel Destot, président (PS) de l'Association des maires des grandes villes de France. A l'envi, les élus locaux répètent que les collectivités assurent 71 % de l'investissement public et remplissent les carnets de commandes des BTP.

Le gouvernement est toutefois parvenu à geler les dotations jusqu'en 2014. Mais le président de la République veut aller plus loin et brandit la menace de les "moduler" en fonction de "la sagesse" des collectivités "en matière de création de postes de fonctionnaires". Une telle mesure a toutes chances de se heurter au principe constitutionnel qui garantit la libre administration des collectivités locales. Le gouvernement n'a, par ailleurs, pas le mode d'emploi : "La modulation des dotations sur des critères de bonne gestion, on ne sait pas faire", prévient Jacques Pélissard, le patron (UMP) de l'Association des maires de France.

 

L'ETAT SUPPLÉÉ

Si l'Etat ne peut peser brutalement sur les dotations, il peut en revanche inciter les élus à baisser leurs dépenses. C'est la solution que préconise Gilles Carrez, président du Comité des finances locales. Moins les collectivités déboursent, explique le député (UMP) du Val-de-Marne, moins les impôts locaux grimpent, moins les dotations de l'Etat pour compenser les dégrèvements ou allégements de fiscalité locale destinés aux ménages et aux entreprises augmentent. Elles s'élèvent déjà à plus de 11 milliards d'euros.

Mais enclencher ce cercle vertueux n'est pas facile. François Bayrou s'engage à limiter la croissance des dépenses des "collectivités à 1 point, en volume", dit Robert Rochefort, vice-président du MoDem. Sans dire comment. François Hollande est moins draconien. Il garantit le maintien "des dotations à leur niveau actuel". Exclure toute hausse est déjà ressenti comme un effort par les collectivités, qui suppléent de plus en plus l'Etat dans ses missions, fait valoir l'équipe du candidat PS.

Béatrice Jérôme


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:21

LEMONDE.FR | 03.02.12 | 21h17

 
 

 

Affrontements entre jeunes Algériens et forces de l'ordre, le 31 janvier.

Affrontements entre jeunes Algériens et forces de l'ordre, le 31 janvier. REUTERS/STRINGER


Selon un édito d'El Watan, quotidien de référence dans le pays, le nombre de jeunes Algériens tentant de s'immoler prend des proportions tout à fait inquiétantes.

Le dernier drame a eu lieu le 26 janvier, sur un marché de Tiaret, une ville à 340 km à l'ouest d'Alger. Hicham Gacem se voit empêcher d'installer, comme à son habitude, son étal de lunettes. Desespéré, le jeune homme de 22 ans s'asperge d'essence qu'il enflamme. Hospitalisé à l'hôpital d'Oran, il succombe à ses brûlures quatre jours plus tard. Ses funérailles ont donné lieu à de violents affrontements : des centaines de jeunes ont lancé des pierres sur la police, qui a riposté en tirant des grenades lacrymogènes.

Selon le quotidien algérien arabophone El Khabar, au moins 30 personnes ont été blessées dont plusieurs policiers. Plusieurs édifices publics ont été également saccagés et les violences se sont étendues mercredi aux localités voisines, où des jeunes ont bloqué plusieurs routes.

Depuis décembre 2010, date du suicide par le feu du jeune Tunisien qui a provoqué la première révolution du printemps arabe, les tentatives d'immolation se sont multipliées dans le Maghreb et particulièrement en Algérie. La presse algérienne a comptabilisé plusieurs dizaines de tentatives dont plusieurs parmi des adolescents et dont un nombre indéterminé ont été mortelles. Selon la presse locale, 45 tentatives d'immolation par le feu qui se sont soldées par 43 décès ont par exemple été enregistrées en 2011 rien qu'au CHU d'Oran.

Le désespoir de ces jeunes, qui décident de faire de leur suicide un acte ultime de protestation, résulte d'une double fracture sociale : "L'une entre les 'privilégiés' et les laissés-pour-compte, écrit Reda Bekkat dans son éditorial d'El Watan. La seconde, plus générationnelle, oppose toujours les décideurs à la majeure partie de la population qui, il faut le reconnaître, aujourd'hui, a moins de 30 ans, alors que les gouvernants constituent une véritable gérontocratie où la moyenne d'âge dépasse allégrement 50 ans. Résultat : on a affaire à un pouvoir autoritaire, autiste, indifférent aux doléances et attentes des citoyens et aggravant par la même cette double fracture sociale." L'éditorialiste conclut en ces termes : "Tant que la nature du pouvoir n'aura pas changé, le pire est toujours à craindre.".

Le Monde.fr


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:14

LEMONDE.FR avec AFP | 04.02.12 | 11h30   •  Mis à jour le 04.02.12 | 17h54

 
 

 

Manifestation contre l'actuel premier ministre Vladimir Poutine à Moscou, samedi 4 février.

Manifestation contre l'actuel premier ministre Vladimir Poutine à Moscou, samedi 4 février.AP


Manifestants pro et anti-gouvernement se sont rassemblés dans les rues de Moscou, samedi 4 février, à quelques dizaines de kilomètres les uns des autres. La troisième grande manifestation organisée par l'opposition dans la capitale russe, après celles du 10 et du 24 décembre, a réuni, selon les autorités russes, 36 000 personnes, alors que Vladimir Ryjkov, l'un des organisateurs de la marche de l'opposition, affirmait qu'"au moins 120 000 personnes" se sont rendus sur la place Bolotnaïa, vêtues de blanc pour la plupart, malgré une température oscillant autour des - 17 C°.

Les organisateurs s'efforcent avant tout d'entretenir la dynamique des grands rassemblements de décembre. Les manifestants dénonçaient alors les fraudes qui avaient, selon eux, entaché les législatives du 4 décembre. Cette manifestation vise plus directement M. Poutine, actuel premier ministre et candidat déclaré à la présidentielle. Son adversaire libéral au scrutin, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, a d'ailleurs participé à cette marche. Parmi les slogans peints sur les banderoles, on pouvait lire : "Poutine démission", "Nous voulons des élections honnêtes" ou "Nous n'aurons pas froid, nous ne tomberons pas malades".

"CHAOS NON, POUTINE OUI"

A Poklonnaïa Gora, dix kilomètres plus loin, la police moscovite annonçait que près de 90 000 partisans de Vladimir Poutine manifestaient au même moment. Les chiffres de l'opposition russe et ceux de la police diffèrent très largement lors des manifestations contre Vladimir Poutine. Au contraire,  la police a parfois surévalué l'affluence lors de précédentes manifestations en faveur du pouvoir. Chez les pro-Poutine, dont beaucoup sont arrivés sur place dans des bus appartenant à des sociétés publiques, selon l'agence Interfax, les manifestants scandaient d'autres slogans : "Chaos non, Poutine oui", "URSS 2.0", "Nous sommes pour Poutine, nous sommes pour la liberté" ou le jeu de mot suivant : "La croissance du PIB (VVP en russe) est seulement possible avec VVP" (Vladimir Vladimirovitch Poutine)".

 

 

Manifestants à Rostov-sur-le-Don, samedi 4 février.

Manifestants à Rostov-sur-le-Don, samedi 4 février.REUTERS/VLADIMIR KONSTANTINOV


Selon de nombreux témoignages diffusés sur Internet et d'autres recueillis par l'AFP, des fonctionnaires, enseignants et employés des hôpitaux publics ont été forcés par leur direction à participer à la manifestation pro-pouvoir. M. Poutine a reconnu de telles pressions, tout en estimant qu'il s'agissait de faits isolés.

Ailleurs en Russie, des rassemblements de plusieurs milliers de personnes ont eu lieu dans une dizaine de grandes villes, selon des responsables de l'opposition, notamment Ekaterinbourg, Saint-Petersbourg, Krasnoïarsk ou encore Novossibirsk, où 2 000 personnes sont descendues dans la rues par -21 C°.

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:07

LEMONDE | 04.02.12 | 13h49

 
 

C'est l'histoire d'un obélisque bancal. Mercredi 25 janvier, avant le drame de Port-Saïd, les médias du monde entier braqués sur la place Tahrir, qui célébrait avec frénésie l'anniversaire de la révolution égyptienne, ont assisté à l'arrivée d'un monument inattendu. Un "rayon de soleil figé" en bois de 40 mètres de haut, sur lequel étaient peints, dans des cartouches à l'antique, les noms du millier de martyrs tombés sous les coups de la police et de l'armée depuis un an. Un cadeau-surprise réalisé et offert par Les Jeunes de Maspéro, un groupe d'activistes formé à l'origine pour défendre les droits des chrétiens d'Egypte et devenu, depuis quelques mois, l'un des chefs de file de l'opposition aux militaires.

Léger et rapide, porté à bout de bras par les manifestants, l'obélisque s'est frayé un chemin facile sous les applaudissements de la foule enthousiaste. Les caméras zoomaient, les journalistes se rengorgeaient : la place Tahrir aurait son monument aux morts. La référence pharaonique faisait l'unanimité, même auprès des islamistes. Sobre, consensuel, suggestif, l'obélisque reste une valeur sûre dans les moments polémiques.

C'est alors que l'échelle est arrivée. Mais elle était trop courte, ou l'obélisque trop haut. Malgré les efforts désespérés des révolutionnaires, il a fallu remporter le monument, qui tanguait dangereusement. Avec pudeur, les caméras de télévision ont détourné leurs objectifs sans insister, la nuit est tombée sur la place, les révolutionnaires ont parlé d'autre chose et l'obélisque a disparu.

"Bon débarras ! C'est d'un kitsch !", se réjouissaient déjà les commentateurs acerbes de l'art révolutionnaire, agacés par la naïveté des cartouches à l'antique. Mais déjà une chandelle lumineuse de dimensions plus modestes sur laquelle les noms des martyrs étaient écrits en caractères hiéroglyphiques brillait de tous ses feux au milieu de la place.

N'en déplaise aux esthètes agacés par les assauts désordonnés de créativité révolutionnaire, la place Tahrir est devenue l'épicentre d'une Egypte en pleine révolution culturelle, où artistes et activistes rivalisent de créativité afin de renouveler en profondeur les pratiques politiques.

Les manifestations, dont la préparation implique de nombreux artistes, sont en passe de devenir un véritable art de rue. Elles obéissent à des codes et à des traditions établies, au rang desquels de célèbres "crieurs", portés sur les épaules de leurs camarades, testent leurs dernières rimes devant un public impitoyable qui fait et défait les réputations. Après être allé contempler une installation lumineuse qui projette le mot "Révolution" sur les fenêtres du ministère des affaires étrangères, on pourra ainsi reprendre en coeur "Tantawi ! Pourquoi ? Pourquoi ?/ Tu parles arabe ou quoi ? !", ou encore, avec le Front égyptien de la créativité, qui est de toutes les manifestations : "Créativité, liberté, justice sociale !"

Les artistes contribuent à transformer les alentours de la place Tahrir en musée révolutionnaire à ciel ouvert, où de nombreuses mises en scène s'apparentent à de véritables installations artistico-politiques. Prenez par exemple le mur érigé par l'armée dans la rue Mohammed-Mahmoud, où des affrontements entre forces de l'ordre et révolutionnaires ont fait plus de quarante morts au mois de novembre 2011. Entre les énormes blocs de béton recouverts de graffitis plus drôles et spirituels les uns que les autres, la jeunesse du Caire vient désormais se faire prendre en photo devant une petite souricière dans laquelle on peut se glisser, et sur laquelle des esprits malins ont apposé une flèche indiquant le passage. Au-dessus, on peut lire "La Brèche", du nom d'une célèbre faille réalisée par l'armée israélienne dans les rangs de l'armée égyptienne au cours de la guerre du Kippour.

Quelle forme donner au discours révolutionnaire dans un environnement médiatique saturé de propagande audiovisuelle et où près de la moitié de la population est analphabète ? Comment canaliser et organiser de manière démocratique l'énergie révolutionnaire qui déborde de la Toile et des réseaux sociaux, mais qui est quasiment absente des bancs du nouveau Parlement ?

Les nouvelles technologies jouent un rôle incontournable dans l'invention de nouveaux modes de communication et d'action politique. Les créateurs de la campagne "Kaziboun" ("Menteurs"), montée par des activistes pour dénoncer les crimes commis par l'armée, ont imaginé une série de projections en plein air de vidéos prouvant les crimes des militaires. Sur de modestes coins de murs lépreux, dans les quartiers chics ou défavorisés, ils arrivent par surprise avec un projecteur, installent à la va-vite une toile de fortune et attirent les foules les plus bigarrées avec lesquelles s'engagent des dialogues brûlants, au cours desquels les certitudes vacillent. Puis ils remballent vite leur matériel avant que la police n'arrive.

Autour de la place Tahrir se tiennent régulièrement des "tweets clubs". Des activistes s'y réunissent, parfois en pleine rue, autour d'une toile. Assis par terre, leur téléphone ou leur ordinateur portable sur les genoux, ils envoient de courts messages, projetés sur un écran géant, à quelques intervenants assis sur des sièges. Se noue alors un dialogue complexe dont le but est de permettre à chacun de s'exprimer et à tous de répondre dans un temps limité. Pour applaudir, on agite haut la main en silence.


 

coco.boer@yahoo.fr

Claire Talon


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:01

 

LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.12 | 18h24

 

 

 

 

Vidéo (en anglais) de la conversation entre le FBI et Scotland Yard interceptée par Anonymous

Anonymous a une fois encore fait la preuve de sa capacité d'action. Les pirates informatiques Anonymous ont rendu publique vendredi 3 février une conversation téléphonique entre le FBI et Scotland Yard consacrée aux activités de ces mêmes "hackers", une "information obtenue illégalement", a souligné la police fédérale américaine dans un communiqué.

L'enregistrement de près de dix-sept minutes a été mis en ligne sur le site YouTube, accompagné d'un courrier électronique d'un agent du FBI organisant la conférence téléphonique pour le 17 janvier. A différents moments de la conversation, les policiers britanniques et américains évoquent Jake Davis et Ryan Cleary, deux adolescents britanniques arrêtés l'an dernier pour piratage informatique.

Dans un tweet, Anonymous a posté les liens conduisant à l'enregistrement audio et ajoute que le FBI "doit être curieux de savoir comment nous sommes capables de lire en permanence leurs communications internes, depuis longtemps maintenant".

 

UNE INFORMATION OBTENUE ILLÉGALEMENT

"L'information était uniquement destinée aux responsables des forces de l'ordre et a été obtenue illégalement", a indiqué le FBI dans un communiqué. La police fédérale ajoute qu'une enquête a été ouverte pour identifier et poursuivre ces responsables en justice. Le FBI précise que son système informatique n'a pas été "violé" à cette occasion. La police britannique Scotland Yard a pour sa part déclaré à l'AFP "examiner" les informations de presse.

Le courriel joint à la vidéo invite des membres des forces de l'ordre européennes à participer à cette conférence téléphonique pour "discuter des enquêtes en cours relatives à Anonymous, Lulzsec, Antisec et d'autres groupes" de pirates informatiques.

Le courrier, qui donne des détails pour accéder à la conférence téléphonique a été envoyé à des responsables des polices du Royaume-Uni, de France et des Pays-Bas notamment, mais les seuls participants à s'identifier dans la vidéo se présentent comme des membres du FBI et de Scotland Yard.

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:57

LEMONDE.FR avec AFP | 04.02.12 | 16h42

 
 

Quelque 150 partisans du Front de gauche ont participé, samedi 4 février, près de Sauternes (Gironde) à une "marche de gueux" sur le vignoble du château Yquem, propriété de Bernard Arnault, première fortune de France, afin de réclamer "un plus grand partage des richesses".

"On est des gueux des temps modernes, a lancé Michel Hilaire, conseiller général et candidat du Front de gauche dans la 12e circonscription de la Gironde. Au-delà du symbolique, il y a un besoin urgent de remettre l'humain en tête des préoccupations".


 "ON A LA CHANCE D'AVOIR DANS NOS CANTONS CES MILLIARDAIRES"

"Avec Bernard Arnault à château Yquem, Peugeot à château Guiraud, Axa à château Suduiraut et le Baron Eric de Rothschild à château Rieussec, on a la chance d'avoir dans nos cantons ces milliardaires", a-t-il expliqué, en pointant du doigt les bâtisses alentours alors que les manifestants improvisaient prise de parole et pique-nique.

"Il y a un bourrage de crâne permanent pour dire que la France est pauvre, qu'elle n'a pas d'argent et qu'elle ne pourra se sauver que par des plans d'austérité. Nous, on demande un plus grand partage des richesses", a renchéri Pierre Augey, maire communiste de Fargues, conseiller général et candidat dans la 9e circonscription de la Gironde.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 16:53

 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.02.12 | 08h38   •  Mis à jour le 04.02.12 | 16h14

 

 

 

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, affirme,  samedi4 février, que 260 civils avaient été tués à Homs dans la nuit, l'un des "plus terrifiants massacres" depuis le début de la révolte contre le président Bachar Al-Assad en mars 2011. La France n'a pas hésité à parler de "crime contre l'humanité". Une nouvelle résolution doit être examinée, samedi à l'ONU, mais un probable veto de la Russie rend son vote peu vraisemblable à l'heure actuelle.

"Les forces d'Assad ont bombardé (...) des zones résidentielles à Homs, dont Al-Khalidiya et Qoussour, faisant au moins 260 morts, des civils, et des centaines de blessés, dont des hommes, des femmes et des enfants", indique le CNS dans un communiqué. "Lors de l'attaque, des bâtiments résidentiels et des maisons ont été bombardés très fortement et au hasard. Dans le même temps, les forces d'Assad ont aussi bombardé Jisr Al-Choughour, les banlieues de Damas, et l'est de Ghouta dans ce qui semble être une préparation à des massacres similaires".

Le régime de Damas a démenti ces informations, indique l'agence officielle Sana, affirmant que les civils qui y avaient été tués dans la nuit l'avaient été par des hommes armés. L'agence accuse les hommes armés de "vouloir exploiter ces informations pour (faire pression) au Conseil de sécurité" de l'ONU qui tente de mettre au point une résolution condamnant la répression en Syrie.

 

Un membre de l'Armée syrienne libre monte la garde pendant que des manifestants prient, le 4 février 2012.

Un membre de l'Armée syrienne libre monte la garde pendant que des manifestants prient, le 4 février 2012.REUTERS/STRINGER


PLUSIEURS AMBASSADES PRISES POUR CIBLE

Plusieurs personnes ont été arrêtées samedi quand des centaines de Syriens et de militants koweïtiens en colère ont tenté de prendre d'assaut l'ambassade de Syrie à Koweït, selon des militants et une source de sécurité. La manifestation a eu lieu après que des Syriens et des militants koweïtiens eurent appelé sur Twitter à un rassemblement à la sortie de la prière musulmane de l'aube, à la suite d'informations sur un massacre à Homs.

Au Caire, des dizaines d'opposants au régime du président Bachar Al-Assad ont envahi l'ambassade de Syrie samedi à l'aube, saccageant le bâtiment et mettant le feu au rez-de-chaussée. Une cinquantaine de personnes, pour la plupart des Syriens, ont fait irruption dans les locaux de l'ambassade située dans le quartier de Garden City vers 3 heures du matin (2 heures à Paris). Après avoir arraché la grille d'entrée, ils ont saccagé l'intérieur du bâtiment puis mis le feu à plusieurs pièces au rez-de-chaussée.  Des opposants avaient déjà attaqué la mission diplomatique syrienne la semaine dernière, avant d'être repoussés par les forces de sécurité égyptiennes.

Cinq manifestants ont été arrêtés dans la nuit de vendredi à samedi à Londres pour avoir pénétré dans l'ambassade de Syrie au Royaume-Uni, a indiqué la police. Environ 150 personnes s'étaient rassemblées devant la représentation diplomatique pour dénoncer la répression. Les cinq manifestants ont été interpellés pour trouble à l'ordre public après la dispersion du rassemblement, a indiqué un porte-parole de la police.

A Berlin, une vingtaine de personnes avaient également pénétré vendredi dans l'ambassade de Syrie en Allemagne et occasionné quelques dégradations matérielles, avant d'être évacuées par la police.

 

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