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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:50

 

lecourrier.ch - JEUDI 26 JANVIER 2012

«Malgré les apparences, le mouvement n’est pas un camping», assure une militante.
j.-p. di silvestro

OCCUPY GENEVA • Les indignés ont renouvelé avec un mois de retard leur demande d’autorisation. Ils insistent sur la pertinence du mouvement.

Le campement des indignés genevois est en sérieux ballottage. Le Conseil municipal doit se prononcer la semaine prochaine sur une résolution de la droite demandant l’évacuation immédiate du camp. Le canton a également fait savoir à la Ville ses réticences à laisser le mouvement occuper le parc des Bastions. Après un mois d’inertie, les militants ont fait parvenir une demande de renouvellement de leur autorisation d’utilisation du domaine public pour février. Si Occupy Geneva peut pour l’instant compter sur le soutien du conseiller administratif Rémy Pagani, la question sera réglée mercredi prochain lors de la séance hebdomadaire de l’exécutif municipal.
Mardi soir, Rémy Pagani avait sommé les indignés de procéder à la demande de renouvellement au plus vite. Lors de sa visite au camp, le magistrat s’est inquiété de n’avoir toujours pas reçu de lettre, qu’il réclame depuis la mi-décembre déjà. Hier matin, c’était enfin chose faite. Une rencontre entre les parties est prévue vendredi à 13h30. En attendant, le mouvement doit recadrer son camp.
«Le campement est devenu un lieu d’accueil pour les SDF, avec l’adjonction de deux tentes qui font penser à un bidonville», regrette le magistrat. Si le mouvement veut avoir une chance de rester, il va devoir démonter les nouvelles structures semi-dures «installées sans autorisation, contrairement à la tente d’accueil», précise M. Pagani. Un point que les indignés ont concédé dans leur assemblée générale du même jour.
«Malgré les apparences, le mouvement n’est pas un camping», assure une militante. Et de reconnaître que l’hiver a amené son lot de cas sociaux. «Nous avons dû gérer plusieurs personnes à problèmes. Heureusement, nous avons eu l’aide des services sociaux de la Ville», poursuit-elle. «Tous les camps sont confrontés à ce problème», ajoute Stéphane, indigné de la première heure. Pour leur part, ils regrettent l’apparence négligée qu’a pu montrer le mouvement. «Pour nous, c’est très clair qu’Occupy Geneva est une plateforme de travail et non un lieu d’accueil pour des gens qui n’ont nulle part où aller.»

Vers un second souffle?
Reste que de fortes dissensions internes ont ébranlé les campeurs début janvier. Le camp aurait fait les frais de quelques illuminés. Plusieurs membres très investis ont pris du recul. Essoufflé, Occupy Geneva semble toutefois avoir retrouvé le goût de l’action mardi soir. Avec la demande d’autorisation, il a transmis au conseiller administratif un dossier annonçant la création d’une Radio Occupy Geneva, précédée de près par des actions contre le Forum de Davos cette semaine et une manifestation le 11 février pour dire non au gaz de schiste. Le groupe prépare également une pétition contre le secret bancaire ainsi que l’ouverture d’un infokiosque.
Les indignés rappellent aussi que le camp est le lieu indispensable de leur expression démocratique et des rencontres avec la population genevoise. Mais, face à leur avenir bancal, certains membres réfléchissent déjà à réinventer leur existence sans campement, sur internet par exemple. Avec l’espoir de trouver davantage de soutiens
auprès des Genevois. «Il faudrait que les gens n’attendent pas d’être en difficulté pour nous rejoindre», confie l’un
des leurs. I

 

http://www.lecourrier.ch/le_campement_des_indignes_toujours_en_ballottage
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:42
lexpress.fr - publié le 28/01/2012 à 18:40
Quelque 200 manifestants à Davos prônent la résistance au capitalisme

afp.com/Fabrice Coffrini

 

DAVOS - Quelque 200 manifestants, cantonnés sur une petite place de la station alpine suisse de Davos, loin du Centre de congrès où se déroule le Forum économique mondial (WEF), ont dénoncé samedi ce rendez-vous de la finance, prônant "la résistance à ceux qui veulent dominer le monde".

"Ne les laissez pas décider pour vous !", proclament les pancartes d'Occupy WEF dont les militants côtoient des syndicalistes, des écologistes, des membres d'associations altermondialistes et une poignée de jeunes radicaux masqués.

"Personne avec quatre as dans son jeu ne veut un changement", ironise Savino en ne croyant pas une seconde au slogan officiel du WEF, "The great transformation" ("Le grand changement").

"Nous voulons un monde pour tous, un monde qui ne connaît pas la faim, où tout le monde bénéficie de la protection sociale", crie au micro Katharina Prelicz-Huber, présidente du Syndicat des services publics (SSP).

Des tracts circulent citant l'économiste Kenneth Boulding : "celui qui croit que la croissance exponentielle peut continuer pour toujours est soit un fou, soit un économiste".

"Burn out WEF !" (Brûlez le WEF), proclament ceux du Front révolutionnaire zurichois.

Un homme arborant un masque cadavérique aux dents bien aiguisés, couvert de dollars et portant une valise au nom d'une célèbre banque suisse, jette parcimonieusement de la menue monnaie au public.

Le maire de Davos Hans-Pieter Michel est venu s'assurer que tout se passe dans le calme. Il n'hésite pas à faire reculer, tout seul au milieu de la rue, les jeunes gens masqués qui font mine de s'approcher des barrages de police solidement gardés bloquant l'avenue principale et paralysant la circulation des véhicules.

Le ministre australien du Commerce Craig Emerson, arrivé de ce fait en retard au Forum, aura ce commentaire : "Occupy WEF n'est pas encore totalement convaincu des bienfaits du libre-échange".

Les manifestants n'ont pas été autorisés à se déplacer dans la station et resteront à plusieurs centaines de mètres du massif palais de béton brut qui abrite le Forum, dont l'enceinte est entièrement protégée par moult barrières, grillages et quelque 5.000 policiers ou militaires. Seuls les participants au Forum, dûment badgés, peuvent y pénétrer après les contrôles électroniques d'usage.

Le maire explique à l'AFP que depuis 2003, date de son élection, il autorise les manifestants venus pour la plupart de Zurich à atteindre la station. Auparavant, pendant le Forum, ils restaient bloqués dans la vallée et des incidents très violents éclataient au contact des forces de l'ordre.

Dans la manifestation, ce samedi, personne ne semble avoir entendu parler de l'arrestation dans la matinée de trois militantes du mouvement protestataire ukrainien Femen qui se sont partiellement dénudées tout près du Centre des congrès pour dénoncer les "gangsters" du Forum économique mondial.

Par

 

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/quelque-200-manifestants-a-davos-pronent-la-resistance-au-capitalisme_1076522.html

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:38

 

Ajoutée par Pat2San le 27 janv. 2012


 

 

Petit clip, sur les courageux qui ont osé braver la neige, et... les "forces de l'ordre" à Davos en Suisse (WEF) ! "Forum économique de Davos" 2012

Avec les "paquets" de neige qu'il est tomber, c'est normal de construire des "Igloo", surtout lorsque que la population, excédée par le "capharnaüm" de ces Messieurs, Dames, en costard-cravattes , apportent volontairement de la nourriture et des victuailles aux jeunes indignés, pour marquer leurs solidarités, face à ce déferlement de personnalités qui ne valent pas mieux qu'un "renard au milieu des brebis"

 

http://www.youtube.com/watch?v=Och6_zaIDYA&feature=player_embedded

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:31

 

Rue89 - Tribune des droits humains 28/01/2012 à 11h01
Tribune des droits humains"
Anke Stefan | Infosud

(D'Athènes) Depuis le début de l'année, les Grecs sont contraints de payer de leur poche les médicaments. En cause : les millions d'euros que doit la Sécurité sociale aux pharmaciens.

Une décision qui frappe Athènes et d'autres villes du pays. Un choix difficile à prendre pour les pharmaciens, mais inévitable, selon eux. Konstantinos Lourantos, président de l'Ordre des pharmaciens d'Attique, la région qui englobe la capitale grecque, l'affirme :

« Nous ne pouvons plus continuer à accorder des crédits, même pour un jour supplémentaire. »

En manque drastique de moyens, l'Etat ne rembourse plus les pharmaciens qu'au compte-gouttes. Et les délais de remboursement des prescriptions par la Sécurité sociale peuvent prendre jusqu'à une année. Au total, les impayés de l'Etat atteignent actuellement la somme de 350 millions d'euros.

Une situation qui ne devrait pas s'améliorer. Sous la pression de la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI), le gouvernement de Lucas Papademos doit opérer des coupes drastiques dans le budget de la santé. En 2012, ce budget sera encore raboté de 6,5%.

Le sirop contre la toux non remboursé

« Comment puis-je refuser de fournir des médicaments à une personne que je connais depuis trente ans ? », s'attriste une pharmacienne d'Athènes.

Avec leur maigre pension, les personnes âgées ne peuvent même plus s'offrir les médicaments à bas prix. Une situation indécente pour la jeune femme, remontée contre le gouvernement.

Au fil de la crise, le ministère de la Santé a également retiré de nombreux remèdes de la liste des médicaments pris en charge par la Sécurité sociale. Une mesure qui a surtout touché les remèdes de base comme les antidouleurs ou des remèdes contre le rhume.

La pharmacienne s'insurge :

« Nous sommes en plein hiver et nos patients doivent désormais payer eux-mêmes presque toutes les variétés de sirop contre la toux. »

Certains médicaments ne sont plus livrés

D'autres médicaments ne sont tout simplement plus disponibles. Les pharmacies n'arrivent plus à s'approvisionner auprès de leurs grossistes. Un pharmacien de la capitale confie :

« Auparavant, nous obtenions les médicaments auprès des vendeurs en gros en laissant un dépôt. Mais, maintenant, nous devons les payer d'avance. »

Un coup dur pour les 12 000 officines qui parsèment le pays. Beaucoup n'arrivent plus à boucler leurs comptes.

Et la pénurie accentuée par la politique du gouvernement grec. Depuis 2010, Athènes a décidé de baisser le prix des médicaments de 20% dans le cadre de mesures d'économies. Ainsi, les grossistes préfèrent exporter leurs produits dans d'autres pays européens pour en obtenir un meilleur prix.

Et, de leur côté les laboratoires pharmaceutiques qui voient fondre leurs bénéfices ne se pressent pas pour remplir les étals.

Selon l'Association panhellénique des pharmaciens, près de la moitié des 500 médicaments les plus utilisés dans le pays seraient actuellement en pénurie.

Roche réduit les livraisons aux hôpitaux

En septembre dernier, le laboratoire pharmaceutique suisse Roche, premier fournisseur de médicaments en Grèce, a même décidé de ne plus satisfaire les demandes de certains hôpitaux.

« Certains ne paient pas leurs factures depuis trois ou quatre ans », a expliqué Severin Schwan, le directeur de Roche, interrogé par le Wall Street Journal.

Un problème qui ne touche pas seulement le laboratoire helvétique. Selon l'Association grecque des entreprises pharmaceutiques (SFEE), les hôpitaux publics du pays avaient, au 30 juin 2011, réglé seulement 37% des 1,9 milliard d'euros de médicaments délivrés depuis dix-huit mois.

Alors qu'une nouvelle loi dans le domaine de la santé est discutée au parlement, les médecins et les pharmaciens grecs sont descendus en début d'année dans la rue pour dénoncer leur situation précaire et les mesures d'austérité envisagées par le gouvernement, soit une baisse prévue de leurs marges de 18% à 15%.

Konstantinos Lourantos prévient :

« Il faut que l'Etat fixe une date pour régler non seulement les anciennes dettes, mais aussi pour les dépenses à venir. Sans cela, nous allons continuer à manifester. »

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:24

 

Le Monde - 28.01 | 10h02

 

Dans une école de Sucy-en-Brie, Laurence Russo a ajouté une matière inédite à son enseignement : "la transmission du rêve". Du 9 au 19 février, elle emmènera ses élèves de CM2 au Québec.

 

 

24 janvier 2012

L’institutrice et les petits citoyens du monde

 

Plus tard, bien plus tard, homme fait, femme arrivée, adulte calé dans sa vie, on se retourne sur son enfance. Et on se rappelle, on ne sait pourquoi, de cet instituteur. Son nom, son visage, sa voix, simplement un tic ou une scène, reviennent en mémoire. Pourquoi celui-là, pourquoi maintenant? On découvre alors tout ce qu'on lui doit, à ce maître ou à cette maîtresse, à quel point il ou elle a compté dans notre développement personnel. On aimerait le revoir. Mais qu’est-il  devenu, depuis si longtemps ? En retraite, sans doute. On en restera souvent à ce regret. L’instituteur n’en saura rien: c'est son travail, son sacerdoce, de planter profond des germes qu'il ne verra pas éclore.

A l’école primaire des Bruyères, les vingt-cinq élèves de CM2b ont bien le temps de la nostalgie, des "si j'avais su". Ils sont pour l’heure dans l’excitation des valises. Du 9 au 19 février, ils partiront, loin, plus loin qu'ils ne sont jamais allés. Au Québec.

 

Du 9 au 19 février, les élèves de Laurence Russo partent au Québec. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

 

Laurence Russo les guidera dans ce qu’il faut bien appeler un voyage initiatique. Depuis plus de vingt ans qu’elle enseigne, cette professeure des écoles pourrait ânonner le programme de l’Education nationale, étaler son magistère au tableau noir, trôner sur son estrade, rabâcher les leçons. Bref, "je pourrais être tranquille dans ma classe. Mais ce n’est pas ma façon de concevoir ce métier".

Laurence Russo a donc ajouté une matière inédite à son enseignement : "La transmission du rêve".

Cette science inexacte, cette discipline impalpable, impossible à noter, ses élèves vont la découvrir dans le Nouveau Monde. Sur l’île d’Orléans, près de la ville de Québec, et à Tadoussac, vers l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, les enfants iront de découverte en découverte. Loin des buildings de Montréal, ils rencontreront les Indiens Micmacs et Hurons qui leur parleront de leur culture et de leur rapport à la nature. Ils suivront des trappeurs qui leur enseigneront les secrets de la vie en plein air. Ils feront du chien de traîneaux, des marches avec des raquettes. Ils étudieront la vie des baleines qui fréquentent les eaux du Saint-Laurent, apprendront à reconnaître la faune et la flore. Aimeront ou n'aimeront pas la roborative poutine...

 

"Le Québec devient mon axe pédagogique", explique Laurence Russo. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

 

Ils partageront surtout la vie de gamins de leur âge, des petits Québécois, un peu semblables, un peu différents. Depuis septembre, les élèves échangent déjà régulièrement par visioconférence.

Heureux qui, comme Ulysse... Tout cela fleure bon l’aventure, mieux l'école buissonnière, les vacances volées mais c’est en fait le très sérieux fil conducteur de l’année scolaire. "Le Québec devient mon axe pédagogique, explique Laurence Russo. Toute l’année, on va inventer ensemble autour de ce thème." Il n’y a qu’à voir les cartes et les photos sur les murs de la classe pour le comprendre : la plupart des matières, jusqu’à la grammaire, vont être empreintes du Canada.

Au retour, un travail de décryptage est prévu qui les mènera jusqu'aux grandes vacances.

L’idée est née en 2008. Les textes pédagogiques du ministère encouragent l’organisation de voyages à l’étranger. Eh bien soit ! ils iront, décide Laurence Russo. Mais pas à Londres ou Knokke-Le-Zoute. "J’ai toujours aimé les projets particuliers." Ce sera donc le Canada.

"Je n’ai rencontré sur mon chemin que des gens enthousiasmés par mon projet", assure l’instigatrice avec une diplomatie qui devrait lui valoir les palmes académiques. Dans les faits, elle a parfois dû affronter le scepticisme. "On me prenait pour une hurluberlue." Il lui faudra plus d'un an pour monter son premier voyage, convaincre des deux côtés de l’Atlantique. Elle obtient l’approbation de l’Education nationale et trouve des collègues québécois prêts à partager l’expérience, comme Jean-François Lanoue, directeur de l’école Saint-Joseph, à Tadoussac.

 

"Je n’ai rencontré sur mon chemin que des gens enthousiasmés par mon projet", assure Laurence Russo. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

 

Le Québec, c’est beau mais "c’est loin et c’est cher". Le voyage coûte 1500 euros par enfant. Sans être pauvre, le quartier des Bruyères ne roule pas forcément sur l'or: c'est une zone pavillonnaire plutôt de classes moyennes. "La mairie donne une subvention, le reste il faut le gagner."

Les enfants doivent trouver les deniers. Ils vendent des objets lors des brocantes ou sur le marché de Noël ou organisent une soirée Casino. Chaque fin de journée, à l’heure du goûter, ils jouent les boulangers, distribuent des pains au chocolat à leur camarades, grattant ainsi euro après euro. "Ils apprennent à être solidaires, acteurs de leur projet, explique Laurence Russo. Ils doivent se débrouiller, avoir des idées."

Les familles peuvent participer au projet au sein d'une association, Envol’moi, qui sert notamment de structure juridique pour recueillir les dons, les subventions et un peu de sponsoring d’entreprises. Cela permet d’amortir le coût du séjour même si les parents doivent mettre au bout les quelques centaines d’euros qui manquent.

Le sacrifice financier est important mais rares sont ceux qui ne le consentent pas. Infimes ceux qui ne surmontent pas leurs angoisses pour laisser partir leur fils ou leur fille. "Certains sont inquiets, bien sûr,  explique Laurence Russo. Pas facile de lâcher son petit bout à 6000 kilomètres de la maison."

Pour l’institutrice aussi, cela constitue "une sacrée responsabilité". Il faut oser, en ces temps procéduriers, assumer un tel transbordement. "Je comprends que certains enseignants, notamment plus jeunes, ne veuillent pas prendre ce genre de risque." 

Les élèves s'investissent à fond et vendent des pains au chocolat pour financer une partie du voyage. ©Antonin Sabot / Le Monde.fr

 

Pourquoi cet investissement? Le projet de Laurence Russo a été récemment primé par l’Education nationale. Mais son ambition va bien au-delà d'une récompense personnelle. Bien au-delà d'une sortie pédagogique pas banale. La professeure des écoles entend "former des petits citoyens tolérants, ouverts sur le monde".

Les intéressés mesurent-ils l’enjeu ? Pour l’heure, ils savourent surtout leur chance. "C’est bien d’aller là-bas", sait Lisa. "C’est un voyage que je ne ferai peut-être qu’une fois dans ma vie", se dit Lucie.

Les élèves de Laurence Russo se souviendront de cette balade, des belles rencontres et du froid qui pinçait les joues. Plus tard, bien plus tard, ils appréhenderont sans doute plus complètement l’enjeu de ce voyage, en mesureront l'importance. Se rappelleront-ils alors de cette institutrice un peu inconsciente qui voulait leur ouvrir des horizons nouveaux et les embarqua un jour sur un vol d’Air Canada ?

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:19

LEMONDE | 28.01.12 | 14h55   •  Mis à jour le 29.01.12 | 10h00

 
 

 

Le gouvernement met la dernière main à un mouvement de procureurs généraux qui seront en place pour sept ans.

Le gouvernement met la dernière main à un mouvement de procureurs généraux qui seront en place pour sept ans.AFP/JEAN-SEBASTIEN EVRARD


Puisque le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a "une autonomie totale", comme l'a indiqué à Dijon, jeudi 26 janvier, le président de la République, les manoeuvres pour placer des amis aux postes sensibles sont infiniment plus subtiles.

 

Ainsi le gouvernement met-il la main à la dernière promotion des procureurs généraux, en place pour les sept prochaines années en cas d'une victoire de la gauche. Avec l'appui de l'un des meilleurs connaisseurs du corps, Jean-Claude Marin, procureur général près la Cour de cassation et à ce titre président de la formation pour le parquet du CSM. Le mouvement est double : il s'agit d'écarter les gêneurs, et de recaser des proches dont les sympathies socialistes ne sont pas manifestes.

 

Le cas le plus emblématique est celui du procureur de Nice, Eric de Montgolfier. Christian Estrosi, ancien ministre UMP et maire de la ville, n'a jamais caché qu'il ne supportait pas son procureur, qui vient après mille vexations de traîner la mairie devant le tribunal, dans un scandale autour de l'opéra de Nice. Or M. de Montgolfier est assigné à résidence à Nice depuis maintenant treize ans, et chaque garde des sceaux lui refuse avec constance toute promotion. Cette année encore, le procureur a postulé à 27 des 35 postes de procureurs généraux et, miracle, la chancellerie lui a proposé le poste de procureur général à Bourges.

 

Le coup est habile : Christian Estrosi va récupérer un procureur plus proche de ses préoccupations, et Eric de Montgolfier va visiter Bourges à deux doigts de la retraite, prévue le 30 juin 2013. Le front est calme, à Bourges. "Mais mon prédécesseur m'avait dit lui aussi qu'il ne se passait rien à Valenciennes", sourit le magistrat, qui, procureur dans cette ville, a fait condamner en 1995 Bernard Tapie, alors patron de l'Olympique de Marseille, pour corruption et subornation de témoin.

 

Un autre magistrat va bénéficier d'une promotion flatteuse : Yves Charpenel, ancien conseiller des gardes des sceaux socialistes Henri Nallet et Michel Vauzelle, puis directeur des affaires criminelles d'Elisabeth Guigou, devrait être nommé premier avocat général à la Cour de cassation, l'un des plus hauts postes de la magistrature. C'est finement joué : le ministre de la justice peut ainsi se targuer d'une certaine ouverture d'esprit.

 

Mais Jean-Claude Marin, dont l'éloignement du pouvoir n'est pas la caractéristique principale, devrait l'envoyer exercer ses talents dans une chambre civile ou commerciale. Il serait alors remplacé à la chambre criminelle par un nouvel avocat général qui récupérerait ses dossiers, notamment les poursuites devant la Cour de justice de Christine Lagarde et Eric Woerth, deux anciens ministres de Nicolas Sarkozy.

 

Jean-Claude Marin confierait bien ce poste délicat au procureur général de Dijon, Jean-Marie Beney, ancien directeur de cabinet de Rachida Dati et à qui le chef de l'Etat est venu rendre visite jeudi. M. Beney passe pour un "Bot people", c'est-à-dire un proche d'Yves Bot, l'ancien procureur général de Paris dont l'influence à l'Elysée est certaine.

 

Il reste plusieurs anciens membres de cabinet à caser avant le mois de mai : Jérôme Deharveng, conseiller justice de François Fillon, devrait devenir procureur général de Besançon ; Stéphane Noël, procureur général de Bourges et ancien directeur de cabinet adjoint de Rachida Dati devrait être nommé inspecteur général adjoint des services judiciaires ; Martine Ceccaldi, ex-directrice adjointe du cabinet de Pascal Clément, devait devenir procureure générale d'Orléans ; Vincent Lesclous, directeur adjoint de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), fondé et contrôlé par Alain Bauer, l'influent conseiller du chef de l'Etat, devrait être nommé procureur de Versailles.

 

Le cas de Vincent Lesclous est amusant. Le garde des sceaux, Michel Mercier, entendait placer à Versailles l'ancien conseiller ministériel Etienne Apaire, actuel président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILTD) et le personnel de la mission s'en félicitait déjà. Mais le magistrat n'était que 45e sur les 51 postulants de la liste d'aptitude, et le CSM menaçait de donner un avis défavorable.

 

Deux autres candidats à Versailles avaient en revanche fait une excellente prestation au Conseil, Robert Gelli et Vincent Lesclous. Michel Mercier a indiqué qu'il retirait la candidature Apaire, se rangeait sagement à l'avis du Conseil et choisissait Lesclous : le choix n'était pas trop difficile, Robert Gelli, qui n'est depuis onze ans que procureur de Nîmes, est un ancien conseiller de Lionel Jospin.

 

Avec Jean-Claude Marin à la Cour de cassation et François Molins, ancien directeur de cabinet de Michel Mercier, à la tête du parquet de Paris, l'exécutif a fait son possible. "Qu'on ne vienne pas me dire qu'il y a un problème d'indépendance de la justice", a déclaré le chef de l'Etat à Dijon.

Franck Johannès


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:11



http://www.chainehumaine.org
Le dimanche 11 mars 2012,
réagissons ensemble pour sortir du nucléaire

Formons une grande chaîne humaine entre Lyon et Avignon !

C’est le projet ambitieux et enthousiasmant qu’ont lancé le Réseau "Sortir du nucléaire" et des habitants de la vallée du Rhône, la région la plus nucléarisée d’Europe.

Depuis mai 2011, pour préparer cet événement, plus de dix chaînes humaines ont été organisées dans différentes villes de la vallée du Rhône dans la bonne humeur et une ambiance familiale. À chaque fois, nous sommes plus nombreux, pour affirmer que « sortir du nucléaire, c’est possible » !

En Allemagne, c’est en se mobilisant par dizaines de milliers que les citoyens ont pu imposer une décision de sortie du nucléaire à leurs dirigeants.

Le dimanche 11 mars, nous aussi nous devons être des dizaines de milliers, à l’approche des élections présidentielles, pour faire entendre notre volonté de sortir du nucléaire.

AIDEZ-NOUS À FAIRE DE CET ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL UNE RÉUSSITE

Vous aussi, rejoignez la grande chaîne humaine entre Avignon et Lyon
le dimanche 11 mars 2012 à partir de 13h30

Chaque personne compte et nous comptons sur vous !

Nous vous remercions chaleureusement pour votre engagement à nos côtés.

Jocelyn Peyret
Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" et le collectif "Réaction en chaîne humaine"
contact@chainehumaine.org
07 77 20 27 71

http://www.chainehumaine.org

Réseau "Sortir du nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org
9 rue Dumenge - 69317 LYON cedex 04
Tél : 04 78 28 29 22
contact@sortirdunucleaire.fr
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 12:04


Greenpeace - Janvier 2007


Pourquoi il faut stopper le projet EPR


La France, les États-Unis et le Japon produisent à l’heure actuelle 60 % de l’énergie nucléaire
dans le monde. Proportionnellement, avec ses 58 réacteurs, la France est le pays le plus
nucléarisé, malgré l’opposition au nucléaire de la majorité des Français et en l’absence d’un
vrai débat démocratique. Combien d’entre nous savent, par exemple, ce qu’est l’EPR, le
nouveau réacteur dont la construction a été décidée par le gouvernement ? Quels sont ses
atouts ? Existe-t-il des alternatives capables de produire autant d’électricité en créant
davantage d’emplois ?

Aujourd’hui, plusieurs études scientifiques et de nombreux rapports d’experts permettent
d’affirmer que l’EPR est, non seulement un gouffre financier, mais aussi un projet dangereux,
jalonné d’incohérences. Son bilan économique et écologique pèsera lourdement sur les
générations futures. Il est grand temps de s’informer, de se mobiliser contre ce programme et
d’envisager un avenir énergétique plus réaliste pour lutter contre les changements climatiques.


Qu’est ce que l’EPR ?


L’EPR (de l’anglais, European Pressurized Reactor), projet de réacteur à eau pressurisée, dit
« révolutionnaire » ou « de troisième génération », développe une puissance électrique de
1 600 mégawatts (mW), quand ses prédécesseurs avoisinent une moyenne de 1 000 MW. Il est
conçu pour utiliser jusqu’à 100 % de « Mox », un mélange de plutonium et d’uranium
appauvri qui, une fois utilisé, est plus radioactif que le combustible à l’uranium normalement
utilisé ! Le recours à cette énergie engendre ainsi des risques supplémentaires liés au
retraitement, au transport et au stockage des déchets.


La France a-t-elle besoin d’un nouveau réacteur nucléaire ?


La France n’aurait pas besoin d’un EPR avant plusieurs décennies car elle produit plus
d’électricité qu’elle n’en consomme. 16 % de cette électricité sont exportés à perte à
l’étranger, ce qui correspond à la production de dix réacteurs nucléaires !
Rappelons que :

 

le nucléaire assure 80 % de la production d’électricité française, mais ne représente
que 18 % de notre consommation finale d’énergie ;
·  l’énergie consommée en France = 46 % de pétrole + 20 % de gaz + 18 % de nucléaire
+ 9 % de renouvelables, dont l’hydraulique, + 7 % de charbon.


Un parallèle troublant entre l'EPR et Superphénix
En 1976, des experts du CEA prédisaient que 450 réacteurs du même type que
Superphénix seraient exploités en 2000. En 1998, le programme Superphénix
est définitivement arrêté après à peine plus de 10 ans d'exploitation à un coût
exorbitant, environ 10 milliards d'euros. A l'époque, les pro-nucléaires
n'avaient absolument pas tenu compte des avis des nombreux opposants. Une
véritable analyse indépendante aurait pourtant permis de mieux mesurer les
risques industriels, économiques, environnementaux et sociaux associés. Le
projet EPR prend le même chemin. La construction du premier EPR en
Finlande a déjà pris plus d'un an et demi de retard à cause de problèmes
techniques importants.

L’industrie nucléaire et l’EPR sont-ils des gages d’indépendance énergétique pour la
France ?


Difficile d’être indépendant quand la matière première du nucléaire français, l’uranium, est
importée à 100 % du Canada et du Niger ! Selon les données du Commissariat à l’énergie
atomique (CEA), les réserves d’uranium dans le monde sont égales à 2 528 milliers de tonnes,
soit l’équivalent de moins de la moitié des réserves prouvées en pétrole ou en gaz. Selon EDF,
« cela représente soixante ans de combustible en l’absence de développement nucléaire »*. Le
solaire et l’éolien, eux, ont l’avantage d’utiliser des énergies abondantes et qui appartiennent à
tout le monde ! N’est-ce pas là la clé d’une réelle indépendance énergétique ?


Malgré ses 58 réacteurs nucléaires, la France reste autant dépendante du
pétrole que ses voisins européens…


Consommation de pétrole par habitant en Europe en 2000 :


Moyenne pour l’UE : 1,57 tonne
Espagne : 1,65
Allemagne : 1,62
France : 1,5
Italie : 1,46
Royaume-Uni : 1,29.


L’EPR est-il créateur d’emplois ?


Si, par exemple, on investissait les 3,3 milliards d’euros affectés à la construction de l’EPR
dans un programme éolien, cela permettrait de produire deux fois plus d’électricité
(24 térawattheures (TWh) éolien, contre 10 TWh pour l’EPR) et conduirait à la création de
deux à cinq fois plus d’emplois sur une période d’exploitation de quarante ans, selon l’étude
Éole ou Pluton1. D’autre part, les emplois liés au développement des énergies renouvelables
pourraient être bien répartis sur l’ensemble du territoire, car, contrairement au nucléaire, ce
type de production d’électricité, est décentralisé.


Un scénario alternatif au nucléaire, baptisé NegaWatt2, s’articulant autour de trois axes
complémentaires – efficacité énergétique, sobriété de la consommation et développement
massif des renouvelables – permettrait de nombreuses créations d’emplois. Ainsi, dans
l’éolien, 40 000 emplois pourraient voir le jour en 2010, 100 000 en 2030 et plus de 200 000
en 2050. Dans le photovoltaïque : 25 000 en 2010, 40 000 en 2030 et 150 000 en 2050. Dans
la biomasse : 10 000 emplois nouveaux seraient créés pour 2010, 45 000 en 2030 et 150 000
en 2050, qui permettraient de maintenir en activité une grande part des agriculteurs dont
l’emploi est menacé par la réforme des politiques agricoles. Au total, il s’agit de
190 000 emplois en 2010, 295 000 en 2030 et 610 000 en 2050 à la clé.
Pour sa part, le nucléaire ne génère qu’un nombre de postes restreint. Le chiffre reste stable :
40 000 emplois existant en 2006 pour l’exploitation du parc nucléaire et les contributions des
sous-traitants. Il y faut ajouter 5 000 à 6 000 emplois générés par le chantier de construction
d’un EPR, puis quelque deux cents autres pour la gestion de cette nouvelle unité.


Suivons l’exemple allemand :
En Allemagne, le secteur des énergies renouvelables a créé 130 000 emplois
(40 000 dans l’éolien, 50 000 dans la biomasse, 18 000 dans le solaire) en
seulement dix ans. 72 000 emplois supplémentaires sont prévus d’ici à 2007 et
250 000, d’ici à 2010, du fait des investissements prévus.


1 http://www.greenpeace.org/france/press/reports/eole-ou-pluton-2
2 http://www.negawatt.org

L’EPR est-il un réacteur plus sûr que les autres ?


Le risque zéro n’existe pas. En 2003, la révélation d’un document classé « secret défense » a
permis de découvrir qu’un EPR ne résisterait pas au crash suicide d’un avion de ligne, ce qui
correspond au scénario de l’attentat du 11 septembre 2001.
En outre, les risques d’accidents nucléaires restent un danger permanent, que cela concerne le
fonctionnement des réacteurs, la gestion des déchets ou le reste du cycle. En effet, les
problèmes techniques ne sont pas tous prévisibles, pas plus que ne le sont les erreurs
humaines. Un des nombreux points positifs des énergies renouvelables est qu’elles ne
présentent, de leur côté, aucun problème de sécurité.


La fragilité du nucléaire face aux changements climatiques.


Tempêtes, canicules, perturbations des débits des cours d’eau, inondations… : les
conséquences du réchauffement climatique augmentent les risques d’accidents des centrales
nucléaires, celles-ci étant situées, pour des questions de refroidissement des réacteurs, au bord
de l’eau. Durant l’été 2003, il a fallu déroger en urgence aux règles de rejet d’eau chaude dans
les rivières afin d’éviter la surchauffe des réacteurs, phénomène à l’origine d’accidents
nucléaires. L’arrosage d’un toit a même été improvisé à Fessenheim, en Alsace, pour limiter
les surchauffes. De tels incidents sont destinés à se reproduire de plus en plus fréquemment.


L’EPR produira-t-il moins de déchets ?


Le discours officiel met en avant le fait que l’EPR rejetterait, à production comparable, 15 %
de déchets nucléaires de moins qu’un réacteur actuel. Mais ces chiffres ne concernent que les
combustibles irradiés, et non l’ensemble des déchets produits. De plus, l’EPR est conçu pour
utiliser jusqu’à 100 % de Mox, plus radioactif que l’uranium et qui met trois fois plus de
temps à refroidir qu’un autre combustible ! L’EPR, présente l’avantage de produire un tout
petit peu moins de déchets, mais ces déchets, que personne ne sait gérer, sont plus radioactifs.


Les déchets : la grande impasse.


Chaque année, le parc nucléaire français produit environ 1 150 tonnes de
rebus sous forme de combustibles irradiés. La durée de vie des déchets
nucléaires est très longue : 24 000 ans pour le plutonium ; 17 millions
d’années pour l’iode 129 ; 4,5 milliards d’années pour l’uranium 238.


L’EPR a besoin de lignes à très haute tension


Qui dit nouvelle centrale nucléaire, dit nouvelle ligne à très haute tension (THT) pour
acheminer l’électricité produite. Si le projet EPR, prévu à Flamanville, dans la Manche, voit le
jour, il va falloir construire deux cents kilomètres de lignes de 400 000 volts. Dans ce cas,
l’enfouissement n’est pas envisageable pour des raisons tant économiques que techniques.
En juin 2005, Gérald Draper, directeur de recherche à l’université d’Oxford, au Royaume-Uni,
a publié une étude démontrant que le risque de leucémie augmente de 69 % pour les enfants
domiciliés à moins de 200 mètres d’une THT, et de 23 %, pour ceux qui résident à une
distance comprise entre 200 et 600 mètres. Actuellement, en France, 200 000 personnes
vivent à proximité d’une THT. Le développement des énergies renouvelables, énergies
décentralisées, permettrait de résoudre ce problème de santé publique.


Quels impacts de l’EPR sur l’économie?


L’EPR coûtera au minimum 3,3 milliards d’euros. Cet argent pourrait être utilisé pour
produire autant d’électricité avec les énergies renouvelables, et créer ainsi quinze fois plus
d’emplois, selon une étude publiée par la coopérative d’intérêt collectif Les 7 vents du
Cotentin3, spécialisée dans la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables.
En outre, il faut ajouter à ces 3,3 milliards d’euros les coûts de gestion des déchets nucléaires,
non chiffrés, et surtout reportés sur les générations futures, comme l’est le coût du
démantèlement des centrales, à prévoir dans à peine soixante ans.


L’EPR : un produit exportable ?


L’EPR se vend difficilement. Le seul client, la Finlande, est très peu satisfait de son achat à
cause des retards de construction. La Chine n’en a pas voulu, ni les États-Unis.
En Europe, plusieurs pays refusent le nucléaire ou se sont engagés dans un processus de sortie
de cette énergie ; c’est le cas de l’Espagne, de la Belgique, de l’Allemagne et de la Suède.
Pour les pays en voie de développement, le nucléaire est trop coûteux. Il demande, de plus,
des installations qui ne peuvent être adoptées par ces pays pour des raisons de sécurité,
d’accès à l’eau pour le refroidissement des réacteurs, etc.


Les énergies renouvelables croissent plus vite que l’énergie nucléaire
Croissances mondiales comparées des énergies (en taux annuel moyen), entre
2000 et 2004 :


Eolien : +28 %
Photovoltaïque : +32 %
Biocarburants : +18 %
Production pétrolière : +1,6 %
Nucléaire (1999-2004) : +0 %


La production nucléaire mondiale stagne depuis 1999 aux alentours de 2 500 TWh. Le taux de
croissance moyen s’est effondré d’environ 20 % au début des années 1980 à moins de 7 % à la
fin du 20e siècle, puis de 3 % en 1990-1995 et de 1,6 % en 1995-2000.


L’EPR présente-t-il un atout pour le climat ?


La production d’électricité nucléaire émet effectivement très peu de gaz à effet de serre.
Comment se fait-il alors que la France, qui compte pourtant le plus grand nombre de réacteurs
nucléaires, reste le quatrième émetteur en Europe de gaz à effet de serre après le Royaume-
Uni, l’Allemagne et l’Italie ?


La France mise tout sur le nucléaire, oubliant qu’aujourd’hui les deux secteurs qui émettent le
plus de gaz à effet de serre sont les transports et le bâtiment. Pour tenir ses engagements,
relatifs à la loi du 13 juillet 2005, de division par quatre des émissions de gaz d’ici à 2050,
elle doit donc mettre en oeuvre une politique d’efficacité énergétique, avec des mesures fortes,
comme la rénovation de 400 000 logements anciens. Le budget alloué à l’EPR serait un
véritable atout pour le climat s’il était redirigé vers une politique de sobriété énergétique et de
développement massif des énergies renouvelables.


Émission par habitant pour la France, en 2003 :


Transports : 26,8 % (+23 % depuis 1990)
Industrie manufacturière : 20 % (-22 %)
Agriculture : 19,3 % (-9 %)
Bâtiment : 18,4 % (+14 %)
Industrie de l’énergie : 13 % (-10 %)
Déchets : 2,5 % (-9 %)


3 http://7vents.org/tiki-index.php

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:58

A Place Under the Sun

In March to Athens on 27 January 2012 at 16:53

March to Athens

Day 81-VII, from Sezze to Pontinia, 14 km.

 

Camping in the station of Sezze

Pontinia, January 27

Dear people,

We have finally descended into the former Pontine swamps, and after a short stroll through the polder we arrived in the new town of Pontinia.

It’s interesting. For me it’s like walking through Pompeii. The fascist era has lasted little over twenty years and it has left various architectonical testimonies. The most famous are probably the railway station Santa Maria Novella in Florence, the Sapienza university in Rome, and most of all the E.U.R. quarter of the capital, built for the world exposition of 1942 which was supposed to celebrate 20 years of fascism, but which was never held because of the war. Many architectural remains are big neo-roman marbles, square and ugly. But here in Pontinia there is something more. This place gives you an idea of fascist city planning.

Former Pontine swamps and the Lepine hills

The town was founded in 1935, the third of the new towns in this area. Obviously it’s inspired by the straight city grids of the ancient Roman towns, but it has its own peculiarities.

There are two main roads. The North-South axis is the ‘civil’ road, dominated by the town hall on the south side. The East-West axis is the ‘religious’ road, dominated by the church on the west side. The two don’t cross in the middle. They cross on the central square in front of the town hall, and their angulations are exact. When I arrived today at noon, the sun was directly behind the tower of the town hall.

The marble sign on the façade is still the original one. It proudly tells how this town was founded when the country was under ‘economical siege’ by the rest of the world, which ‘owed so much to Italy’ in terms of civilization.

In 1935 Italy had invaded the ancient christian empire of Abessinia, modern day Ethiopia, one of only two independent nations in Africa. The fascists wanted their ‘rightful place under the sun’. So they came to bring ‘civilization to the negroes’, and they did so with bombers and poison gas. The League of Nations, whose member states had colonised almost the entire remainder of the continent at the time, hypocritically imposed economical sanctions on Italy. It was oil on the fire of Italian nationalism. Mussolini’s economical philosophy was based on national self sufficiency, and the economic sanctions would prove that Italy could do without the rest of the world.

In retrospect, it was the high point of Italian fascism. When Ethiopia was conquered the Italian king was proclaimed emperor of Abessinia, and Mussolini’s voice over the radio could proudly declare that the empire was restored an that Italians “from the Alps to the Indian Ocean” were united by a single battle cry. “Duce!

After that, Mussolini came under increasing influence of Hitler, and in 1938 the axis Rome-Berlin was formed. When war broke out, fascism fell apart like a house of straw. The Italian war effort was a joke. Mussolini’s legions were beaten on all fronts, even by the Greeks.

In front of the phallic church

What’s left are towns like this, where some of the very old people on the square still remember those days with a melancholic smile. But in the Italian psyche fascism is still alive. Not as a kind of hereditary sin, like nazism in Germany. It’s alive in the sense that many people still believe in it, and many more people still fear it and feel the need to fight it.

It’s crazy. Fascism, just like communism, was a product of its time. Now it’s dead and buried. It will never come back. But because people are still obsessed by it, they don’t see that there are different, but equally dangerous ideologies which have taken its place, and which need to be resisted, right here, right now. In particular berlusconism, the mixture of populism, disrespect for the rule of law, and the celebration of cultural trash, which has slowly poisoned Italian society for twenty years running.

Fascism ended with a country in ruins. Berlusconism on the other end didn’t end when Berlusconi (temporarily) stepped down. It has become part of Italian daily life, but as long as Italians are more concerned with the phantoms of their past, they won’t be able to address the phantoms of their present.

Assembly in Pontinia

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:53

Through  the Kiwi Fields

 

In March to Athens on 24 January 2012 at 15:50


March to Athens

Day 78-IV, from Cisterna to Sermoneta. 16 km.

 

Sermoneta, January 24

Dear people,

Typically, the most vehement fear mongerer who led our march away from Latina, wasn’t present at Cisterna. She chose this particular day to take a rest. Well, too bad for her. She missed out on a memorable encounter.

One of the people who intervened in our assembly yesterday was a ten year old boy. He wanted to talk about the ‘football problem’. The thing is that the hole where the parking lot should have been built was used by the local boys to play football, but lately the police have closed it up. Now they play on the square, and every time the ball ends up in the bar, they don’t get it back.

 

'Popular Football Stadium of Cisterna'

 

So this morning, after I had already left, people took action. They opened up the building site, they put up two goals, and they baptised it the ‘Popular Football Stadium of Cisterna’. An inaugural game was played against the local youth to celebrate the event.

Last night there was also a big party of fraternisation with the ‘fascists’. It was only interrupted when one of us, pretty tipsy, started singing Bella Ciao, the trademark left wing partisan song. But instead of making trouble, the fascists showed their disapproval by using the assemblary gesture that indicates ‘offensive, racist or sexist language’…

Today’s walk led through the kiwi fields along the hills to a small fraction of the hillside village Sermoneta. We are camped outside a former railway station, which hasn’t been used for sixty years. There is almost nothing here. A bar and a couple of houses. But even in a place like this, we were received with open arms.

A local communist councillor was more than happy that we came by. He shares our goals, he knows everybody in the village, and he made sure that the we had water, electricity and the possibility to shower. When night fell, locals came by to bring us sacks of fruit and bread, and they installed a barbecue to cook pieces of meat for all of us under the starlit sky.

So yes, dear people, tonight things are just fine. From the far left to the far right, everybody loves us. The last of the group to arrive have even been invited to tea and meditation in a buddhist monastery. I hope it did them well. Because from the looks of it, the internal situation of the march will not always be as peaceful as today.

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