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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:38

 

Rue89 - Point Godwin 02/03/2012 à 11h07

« Salauds d'Allemands » : les Grecs tiennent les coupables de leurs maux

Zineb Dryef | Journaliste 

 

 


Des manifestants grecs déguisés en Angela Merkel et Adolf Hitler devant l'ambassade allemande à Athènes, le 6 octobre 2011 (Yiorgos Karahalis/Reuters)

 

(D'Athènes) Le pays étant exsangue, il était naturel que la population désigne un bouc émissaire. Parce qu'ils n'ont jamais tout à fait fini d'être nazis, expliquent les Grecs, les méchants, les affameurs, les salauds, ce sont encore eux, les Allemands.

Tout le monde, de l'extrême gauche à l'extrême droite, participe – ces derniers présentent quelque originalité, germanophobes mais néonazis, ils ont décidé que les autres étrangers avaient eux aussi leur part de responsabilité et lancent en conséquence de grandes expéditions punitives (tout de même un mort et des blessés).

Alors que le gouvernement, occupé à supprimer encore et encore des lignes budgétaires pour satisfaire les exigences européennes, s'abstient de fustiger l'Allemagne, le président grec, Karolos Papoulias, ancien résistant, a accusé fin février le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d'avoir insulté son pays. Celui-ci avait laissé entendre que la Grèce était un puits sans fond qui refusait d'être aidé. Au cours d'un discours – ceux du Président sont rares –, il a laissé exploser sa colère :

« Je ne peux pas accepter que M. Schäuble insulte mon pays. [...] Qui est M. Schäuble pour insulter la Grèce ? Qui sont les Néerlandais ? Qui sont les Finlandais ? »

Une germanophobie « en sommeil »

En manif, il n'est pas rare, même tout à fait banal, de brûler des drapeaux allemands et de se grimer en Führer.

Jusqu'alors, les Grecs ne haïssaient pas tant l'Allemagne. Leur germanophobie était enfouie, « en sommeil » me dit Vassilis qui traduit patiemment pour moi les paroles de ses compatriotes, un sentiment que la crise a réveillé et exacerbé ces deux dernières années.

Et si la situation n'est pas comparable – les Athéniens n'en sont pas encore à souffrir de famine – cet hiver, glacial, et la ville rendue triste par la pluie et la neige font se souvenir qu'il y a soixante-dix ans, les forces de l'Axe envahissaient le pays. L'analogie se fait irrésistible et les banderoles dénonçant une nouvelle occupation et une dictature (économique cette fois-ci) se multiplient.

Glezos, du drapeau nazi aux « Indignés »

Même l'icône des manifestants renforce ce sentiment d'une histoire qui se répète, mettant les mêmes acteurs face à face. Cette figure emblématique de la luttre contre les diktats de la troïka et de l'Allemagne s'appelle Manolis Glezos. Son histoire, connue de tous les Grecs, débute un soir de mai 1941, lorsqu'avec un compagnon, il s'aventure sur l'Acropole pour décrocher le drapeau nazi flottant triomphalement.

A 90 ans, cette sorte de Stéphane Hessel grec est encore de toutes les manifs. A la tête d'un mouvement fondé avec le compositeur Mikis Théodorakis, 87 ans, Résistance des peuples démocratiques unis (Elada), il réclame de l'Allemagne le remboursement du prêt obligatoire au régime nazi.

« Nazis, nous ? Si ça vous fait plaisir... »

Comment les Allemands vivent-ils ce regain de haine à leur égard (les Italiens et les Portugais ont la même dent contre le pays le plus « puissant » d'Europe) ? Evidemment mal. Mais cet article de Die Zeit, titré « Nazis, nous ? Si ça vous fait plaisir... » appelle à la détente :

 

« Le nouveau rôle de l'Allemagne promet une recrudescence des parallèles avec le régime nazi, et cela devrait durer un bon bout de temps. Il faut encaisser, bon gré mal gré, et attendre que cela passe. »

Dans un portrait que lui a consacré l'AFP, il relève que c'est « la seule fois ou la Grèce a prêté au lieu d'emprunter » et qu'il y a donc lieu de revendiquer ces quelques « 162 milliards d'euros, sans les intérêts ».

Ce combat symbolique est devenu extrêmement populaire ; les Grecs réclament leur dû.

Mais quand ce qui s'apparente à un folklore IIIe Reich n'est pas convoqué, Angela Merkel et son gouvernement n'en trinquent pas moins.

Le carnaval de Patras (à 200 kilomètres d'Athènes) a ainsi vu défiler un char rempli de « Pigs » (Portugal, Irlande, Grèce, « Spain » pour Espagne) clochardisés (« on voulait montrer la paupérisation du Sud de l'Europe ») poursuivis par des bouchers allemands, égorgeurs de cochons.

Merkel, « dirty Berlin slut »


Angela Merkel représentée en nazie à Athènes, le 28 octobre 2011 (Yannis Behrakis/Reuters)

 

En Grèce, la chancelière allemande connaît la même popularité que Margaret Thatcher en son temps :

  • traitée de « dirty Berlin slut » par un animateur radio – son antenne a été condamnée à 25 000 euros d'amende ;
  • parfois représentée en nazie ;
  • caricaturée en voleuse de monuments...

Seul Horst Reichenbach, à la tête de la task force de l'Union européenne chargée de surveiller la Grèce, est aussi détesté qu'Angela Merkel. Lui aussi est allemand.

Jason, animateur d'une radio tendance gauche radicale, confirme que la germanophobie dépasse largement le clivage droite-gauche mais assure que ses auditeurs « en veulent non au peuple, mais aux gouvernants et aux puissants ».

« Vendez vos îles »

Car la défiance vis-à-vis de l'Allemagne n'est pas seulement née de la conviction confuse qu'on « fait payer au peuple grec la faillite du système », tel que l'exprime une jeune fille, mais aussi de l'exaspération provoquée par les commentaires qui, en Allemagne, ont accompagné les différents plans de rigueur imposés aux Grecs.

La jeune femme rappelle l'arrogance de cette suggestion faite par des députés allemands : en substance, « vendez vos monuments et vos îles ». « La caricature du Grec qui ne travaille pas, ça ne passe pas. On travaille dur », conteste-t-elle.

En mai 2005, la chancelière allemande avait choqué le pays en laissant sous-entendre que la Grèce abritait un peuple de paresseux :

« On ne peut pas avoir une union monétaire avec d'un côté, ceux qui ont beaucoup de vacances et de l'autre, ceux qui en ont peu. A la longue, ça ne va pas ensemble. »

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:32

 

Mal au ventre 02/03/2012 à 11h15

Pascal Riché | Redchef Rue89 Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Les téléspectateurs de l'émission « Complément d'enquête », diffusée jeudi soir sur France 2, n'ont rien vu du rapatriement d'Ukraine du fils aîné du Président.

 


Pierre Sarkozy cache son visage en sortant d'un hôpital d'Odessa, Ukraine, 25 janvier 2012 (Dumskaya.net via Reuters TV)

 

Selon plusieurs sources à France 2, l'émission « Complément d'enquête » diffusée jeudi soir a été « lissée » après une intervention de Franck Louvrier, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy. Le sujet : une comparaison des trains de vie de la chancellerie allemande (austère) et de l'Elysée (dépensier).

Selon ces sources, Yvan Martinet, un des journalistes de l'émission, voulait évoquer dans son sujet le rapatriement en avion, en partie aux frais du contribuable, de Pierre Sarkozy, victime d'un malaise en Ukraine fin janvier. C'était en débat au sein de la rédaction. Des images-prétextes étaient prêtes pour ajouter la séquence au montage. Il y avait aussi, en stock, une réaction de Karl-Heinz Däke, président de la fédération des contribuables en Allemagne (BdSt) : il s'étouffait devant les sommes engagées pour ce rapatriement (plus de 30 000 euros).

De son côté, Benoît Duquesne, concepteur de l'émission, doutait de l'intérêt de cette séquence sur le fils aîné du Président, peut-être parce que l'information avait été révélée par Le Canard enchaîné le 1er février.

Franck Louvrier ne menace pas, il raisonne

Mais les hésitations ont pris fin après l'intervention de Franck Louvrier, disent nos sources. En début de semaine, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy aurait appelé Benoît Duquesne : une très longue conversation devant témoins pour parler de la pertinence du sujet, dans son intégralité. Le conseiller du Président a probablement été alerté par les nombreux e-mails envoyés par le journaliste Yvan Martinet au cabinet de Nicolas Sarkozy pour la préparation de son sujet.

Franck Louvrier aurait alors rappelé à Duquesne les règles de bonne conduite pendant la campagne présidentielle : on ne charge pas un candidat sans charger l'autre, sous peine d'être puni par le CSA. Franck Louvrier ne menace pas, il raisonne, et tente de donner à ses interlocuteurs les arguments dont ils ont besoin pour s'arranger avec leur conscience.

Dès lors, pour minimiser les ennuis avec l'Elysée, mieux valait dépersonnaliser le sujet, et en rester aux dépenses de l'Elysée en tant qu'institution. La séquence sur Pierre Sarkozy est définitivement rejetée. Joint par Rue89, Benoît Duquesne ne dément pas avoir reçu un coup de fil de l'Elysée :

« Il nous arrive d'avoir des contacts avant des émissions, c'est normal, cela fait partie du jeu. »

Benoît Duquesne nie avoir été influencé

Mais le présentateur nie avoir été influencé par qui que ce soit :

« Nous avons fait le sujet que nous voulions faire. Personne ne visionne nos enquêtes avant diffusion. La scène avec Pierre Sarkozy n'a jamais été envisagée. Il n'a jamais été, en montage, question du fils Sarkozy. Nous n'avons rien tourné là-dessus.

J'aimerais plutôt que vous disiez dans votre article que nous faisons des sujets sur l'Elysée et son train de vie, et que nous sommes les seuls à le faire. »

(Les journalistes de la rédaction lui reconnaissent, en effet, de manière générale, un certain courage.)

Ce vendredi matin, Joël Bruandet, rédacteur en chef adjoint de l'émission, assure également qu'il n'y a eu aucun lien de causalité entre le coup de fil de Franck Louvrier (confirmé) et l'absence des images sur Pierre Sarkozy. Cette séquence avait été envisagée à un moment, mais l'idée a été abandonnée bien avant le coup de fil, nous dit-il.

Jeudi soir, nous avons aussi demandé à Franck Louvrier, par SMS, s'il était intervenu personnellement pour censurer un sujet de France 2. Il a simplement répondu : « C'est totalement faux. »

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:27

LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.12 | 15h24   •  Mis à jour le 02.03.12 | 16h23

 
 

 

Gendarmerie et police évacuent les employés d'Arcelor Mittal près de Florange, vendredi 2 mars.

Gendarmerie et police évacuent les employés d'Arcelor Mittal près de Florange, vendredi 2 mars. REUTERS/VINCENT KESSLER

La gendarmerie mobile a délogé, vendredi 2 mars, des salariés de l'aciérie ArcelorMittal de Florange, dans la Moselle, qui bloquaient depuis une heure la ligne de chemin de fer reliant la France au Luxembourg à Ebange. Les forces de l'ordre ont repoussé des voies les métallurgistes, qui avaient auparavant refusé plusieurs fois de quitter les lieux malgré les demandes du sous-préfet de Thionville, François Marzorati. Les salariés se sont rabattus vers le poste de contrôle ferroviaire, qu'ils occupent depuis le début de matinée, et qui gère la circulation des trains chargés de produits finis sortant de l'aciérie.

Des bousculades avaient lieu entre les gendarmes, casqués et vêtus de la tenue antiémeute, et les métallurgistes, qui chantaient La Marseillaise. L'intervention a fait un blessé léger parmi la cinquantaine de manifestants. Plus tôt vendredi matin, les protestataires ont bloqué la gare d'Ebange par laquelle passent tous les trains approvisionnant en acier l'usine ArcelorMittal, ainsi que le poste de contrôle. "L'objectif est de perturber la production pendant au moins vingt-quatre heures", a expliqué un syndicaliste.

CINQUIÈME ACTION "COUP DE POING"

Il s'agit de la cinquième action "coup de poing" des salariés d'ArcelorMittal qui occupent une partie de l'usine depuis le 20 février pour réclamer le redémarrage des deux hauts-fourneaux en sommeil depuis plusieurs mois. Lors d'un comité central d'entreprise qui se tenait en matinée au siège d'ArcelorMittal France, en Seine-Saint-Denis, la direction a indiqué que les travaux de maintenance de l'un des hauts-fourneaux débuteraient "très rapidement", sans pour autant évoquer une reprise d'activité, selon des syndicalistes.

Le groupe "nous dit que les 2 millions d'euros prévus pour le haut-fourneau P6 [à l'arrêt depuis octobre] seraient engagés très rapidement, dans les semaines à venir", a expliqué Jean-Marc Wecrin, de la CFDT. "S'ils enclenchent tout de suite les travaux, ça veut dire qu'il y a l'idée de redémarrer, mais ça ne sort pas de leur bouche", a commenté le syndicaliste, qui interprète ces propos comme une stratégie "pour qu'on se calme". "Mais ça ne nous calme pas", assure-t-il.

>> Lire le décryptage : "Florange, Gandrange : Sarkozy enjolive son action pour l'industrie"

 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:22

LEMONDE.FR | 01.03.12 | 20h01   •  Mis à jour le 02.03.12 | 07h34

 
 

 

Neuf victimes de l'amiante ont été condamnées le 1er mars par la cour d'appel de Douai (Nord) à rembourser une partie indemnités qu'elles avaient perçues au titre de leurs maladies.

Neuf victimes de l'amiante ont été condamnées le 1er mars par la cour d'appel de Douai (Nord) à rembourser une partie indemnités qu'elles avaient perçues au titre de leurs maladies. AFP/JEAN-PIERRE MULLER

Neuf victimes de l'amiante ont été condamnées, jeudi 1er mars, par la cour d'appel de Douai (Nord) à rembourser une partie des indemnités qu'elles avaient perçues au titre de leurs maladies. Les montants, qui varient de 5 000 à 11 000 euros, étaient demandés par le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA).

Le 13 octobre 2011, cette cour d'appel avait déjà prononcé la même sanction à l'encontre de dix-sept autres victimes, pour des montants compris entre 600 et 28 000 euros. Plus de trois cents autres dossiers sont attendus devant cette cour prochainement.

Pendant combien de temps va continuer à se dérouler cette "mécanique infernale", selon l'expression de l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva), qui soutient ceux qui contestent leur indemnisation ?

IMBROGLIO JURIDIQUE

Ces situations inextricables proviennent d'un imbroglio juridique. Les victimes perçoivent deux rentes : l'une, de la branche maladie professionnelle de la Sécurité sociale, qui varie notamment selon le taux d'incapacité (de 5 % pour des plaques pleurales, qui sont les atteintes les fréquentes, à 100 % pour un cancer) et la valeur du point ; l'autre, versée par le FIVA, est calculée selon la gravité de la maladie et l'âge de la personne, qui couvre les préjudices économiques et personnels (préjudice fonctionnel, moral, physique, etc.).

La contestation porte sur deux aspects, dont l'un ne fait plus débat pour les victimes. Depuis un arrêt de la Cour de cassation de 2009, il est acquis que la rente de la sécurité sociale doit être déduite de celle du FIVA lorsque la personne est retraitée. "C'est un point que nous ne contestons plus", précise Romain Bouvet, du cabinet Michel Ledoux, avocat de l'Andeva.

LE CALCUL DE LA RENTE AU CŒUR DU DOSSIER

L'autre aspect oppose le FIVA, quasiment depuis sa création, il y a dix ans, et les associations : il s'agit du calcul de la rente. Le FIVA applique un barème voté par son conseil d'administration. Présidé par un magistrat, celui-ci réunit des représentants des associations de victimes, des syndicats, du patronat, des personnes qualifiées.

Ce barème, qui a été voté à une voix près, repose sur la progressivité : les faibles taux d'incapacité, qui sont les plus fréquents, sont, proportionnellement, moins bien indemnisés que les taux élevés. Ainsi, au regard d'un taux de 100 % d'incapacité pour un cancer, la rente sera de 100 %, mais pour un taux de 5 %, elle sera de seulement 2,5 %. Si, à un taux de 100 %, la rente annuelle est de 16 000 euros, à 5 %, elle n'est que de 400 euros.

Or, les victimes "estiment que cela ne correspond pas à leurs préjudices réels", souligne M. Bouvet. Elles revendiquent donc un barème proportionnel, linéaire, avec, dans le cas du taux de 5 %, une rente de 800 euros. Ce que la cour d'appel de Douai avait dans un premier temps validé, en 2009, de même que plusieurs autres cours d'appel en France – la moitié environ –, contre lesquelles le FIVA s'est pourvu en cassation.

En novembre 2009, le FIVA a saisi la Cour de cassation, non pas sur le problème du barème, mais sur la déduction de la rente de la sécurité sociale, et elle a obtenu gain de cause. Les victimes en ont logiquement déduit que l'arrêt de la cour d'appel de Douai était définitif. Et la haute juridiction a renvoyé vers la cour d'appel de Douai pour régler définivement la question de la déduction. Surprise : la requête du FIVA, qui portait sur les deux sujets, a eu gain de cause sur toute la ligne.

DEMANDE D'UNE "REMISE GRACIEUSE"

"Les victimes ont été piégées par l'attitude du FIVA", proteste François Desriaux, vice-président de l'Andeva. "Sommes-nous des demi-malades pour nous voir appliquer un barème qui nous donne une demi-indemnisation ?", s'insurge Pierre Pluta, président de l'Andeva et de l'Association régionale de défense des victimes de l'amiante du Nord-Pas-de-Calais (Ardeva).

Ancien travailleur des chantiers navals de Dunkerque, il fait partie des victimes qui doivent rembourser des sommes au FIVA : 28 000 euros. Et il n'a pas l'intention de le faire, malgré les courriers du FIVA menaçant "d'engager par huissier de justice un recouvrement contentieux générant des frais de poursuite mis à [sa] charge".

Pierre Pluta en appelle maintenant à "une décision au niveau politique". Le 29 février, trois cents députés et sénateurs de tous bords du groupe parlementaire d'étude amiante ont lancé une motion pour demander une "remise gracieuse" des sommes à rembourser.

Francine Aizicovici

 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:16

LEMONDE.FR avec AFP | 01.03.12 | 19h33

 
 

 

Euro Disney aurait illégalement enquêté sur des candidats à l'embauche entre 1998 et 2004.

Euro Disney aurait illégalement enquêté sur des candidats à l'embauche entre 1998 et 2004.REUTERS/© Keith Bedford

Le groupe Euro Disney et trois ex-gendarmes, dont deux retraités reconvertis en "privés", ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour avoir enquêté illégalement sur des candidats à l'embauche entre 1998 et 2004, ont révélé jeudi 1er mars des sources proches de l'enquête.

La date de leur procès devant le tribunal correctionnel de Meaux n'est pas encore connue. Mais ce renvoi en correctionnelle dont l'ordonnance a été prise en septembre 2011 intervient alors que l'accès illégal aux fichiers de police fait l'objet depuis mercredi d'une vive polémique, le groupe Ikea France étant accusé d'avoir procédé à une surveillance illégale de son personnel et de ses clients.

Euro Disney a souligné que "cette pratique n'avait plus lieu dans l'entreprise depuis de nombreuses années". Le groupe a également tenu à préciser que "quand la direction en [avait] appris l'existence, elle en [avait] aussitôt informé les autorités judiciaires" et avait ensuite "pleinement coopéré avec la justice". L'affaire avait d'ailleurs débuté en décembre 2004, après une plainte déposée par la direction d'Euro Disney elle-même auprès du parquet de Meaux en Seine-et-Marne.

 LE FICHIER STIC MIS EN CAUSE

Lors de sa plainte, la direction du groupe avait affirmé avoir été alertée sur l'existence de pratiques illicites réalisées en son sein, en exécution d'une convention conclue en 1997 par des membres de la direction antérieure avec une officine de renseignement.

Selon l'enquête, menée par la police judiciaire et la mission d'inspection technique de la gendarmerie, des milliers de consultations illicites des fichiers de police (STIC) et de gendarmerie (Judex), mais aussi du fichier national des titres de séjour (FNTS) ont été effectuées par les militaires, dont l'un était encore en service au centre technique de la gendarmerie nationale de Rosny-sous-Bois.

Les militaires, accusés d'avoir revendu des extraits de fichiers de police sur les antécédents judiciaires de milliers de postulants, seront jugés pour "violation du secret professionnel", "détournement de données informatiques nominatives" ou "corruption passive". Euro Disney, accusé d'avoir exploité les renseignements recueillis durant ses procédures de recrutement à Disneyland Paris, comparaîtra en temps que personne morale pour "recel" de ces mêmes infractions.

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:11

Le Monde - 01 mars 2012

L’éthylotest obligatoire, un impôt sur la picole ?

 

 


À partir du 1er juillet 2012, les automobilistes français devront posséder obligatoirement un éthylotest neuf à présenter en cas de contrôle. Si vous êtes susceptibles de les utiliser, il faudra donc en prévoir plusieurs !

 

À LIRE sur LeMonde.fr : L'éthylotest obligatoire à partir du 1er juillet* (voir ci-dessous)

Ethylotest obligatoire dans les voitures à partir du 1er juillet 2012

LEMONDE.FR avec AFP | 01.03.12 | 10h07   •  Mis à jour le 01.03.12 | 11h03

 
 

 

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé en décembre 2011 l'obligation d'un éthylotest dans chaque véhicule "à partir du printemps prochain".

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé en décembre 2011 l'obligation d'un éthylotest dans chaque véhicule "à partir du printemps prochain".AFP/ALAIN JOCARD


Les automobilistes devront obligatoirement avoir un éthylotest dans leur voiture à partir du 1er juillet 2012. D'après un décret paru jeudi au Journal officiel, le défaut de possession d'un tel équipement sera sanctionné à partir du 1er novembre 2012.
 

"Tout conducteur d'un véhicule terrestre à moteur, à l'exclusion d'un cyclomoteur, doit justifier de la possession d'un éthylotest, non usagé, disponible immédiatement" et "l'éthylotest mentionné au premier alinéa respecte les conditions de validité, notamment la date de péremption, prévues par son fabricant" indique le décret.

L'obligation de la détention d'un éthylotest pour tous les conducteurs avait été annoncée le 30 novembre 2011 par le président Nicolas Sarkozy afin de lutter contre l'alcool au volant (31 % des accidents mortels), sans donner de date précise. Les éthylotests sont obligatoirement mis à la disposition du public dans tous les bars de nuit et discothèques depuis novembre dernier.

Des éthylotests anti-démarrage équipent les autocars neufs depuis le 1er janvier 2010 et ils doivent être installés sur l'ensemble du parc pour la rentrée scolaire 2015.

Un total de 3 970 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en 2011, en baisse minime par rapport à 2010 (- 0,55 %, soit 22 vies sauvées). L'année 2011 est la 10e année de baisse consécutive de la mortalité routière.

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 15:02

 

 

Le Monde - 01 mars 2012

Photo : ademonice.free.fr

 

A Nice, pour la deuxième année consécutive, un collectif d'associations et d'artistes avait organisé dimanche dernier un « Carnavelo ». Ce carnaval indépendant, rieur, moqueur et bon enfant consiste essentiellement en un  défilé costumé et musical dans des rues du centre-ville, en vélo et à pied, agrémenté aussi de quelques jets de farines et d’œufs. Cette tradition existe depuis plus de 20 ans. Elle a été réinventée en 1989 par le groupe de musique « Nux Vomica », dont les fondateurs se veulent des défenseurs de la culture et des traditions niçoises. Puis s'y est ajouté le « Carnavelo » qui existe aussi dans d'autres villes de France. Cette année, le cortège rassemblait aussi pour la première fois un groupe local des « Indignés ».

Carnaval dans la tradition donc, refusant de définir un itinéraire précis pour évoluer dans le centre-ville un peu au hasard des rues et des places où de mini-spectacles s'improvisent souvent. Aux yeux de ses organisateurs, cette manifestation est aussi une façon de tourner un peu en dérision le célèbre Carnaval de Nice, devenu un grand spectacle commercial (la place dans les tribunes coûte 25 euros par adulte) sans grand rapport avec l'esprit traditionnel du carnaval que ces associations de quartiers entendent au contraire perpétuer au travers d'une manifestation « populaire, gratuite et festive ». Mais la chose n'est apparemment pas du goût du maire de la ville, Christian Estrosi. Prenant prétexte d'incidents (un affrontement entre des carnavaliers et des policiers à la fin de la manifestation) survenus lors d'un carnaval de quartier antérieur (en 2008, dans le quartier Saint-Roch), la mairie de Nice a manifestement décidé depuis lors d'empêcher la tenue de ce genre de fête de rue. Un avis défavorable a ainsi été donné aux demandes des organisateurs les années suivantes. Passant outre, l'organisateur de l'édition suivante avait alors été interpellé par la police : « Cette dernière m'a fait un rappel à la loi : en tant que responsable, référent pour le carnaval indépendant de Saint-Roch, je suis passible d'amende et de prison si je n'ai pas l'autorisation de la mairie pour l'organiser », avait-il déclaré au journal Nice Matin en février 2010. D'autres organisateurs avaient alors pris la relève, sans incident. Ces dernières années, tout s'était bien passé. A la veille du week-end dernier, le journal Nice Matin annonçait du reste l'événement parmi ses « 13 idées pour votre week-end dans les Alpes-Maritimes », en précisant : «  Ambiance bonne enfant assurée ! ». Rien ne laissait donc présager de la suite.

Une édition 2012 marquée par des violences policières

Dimanche 26 février, avait donc lieu l'édition 2012 du carnaval indépendant de Nice. Sur le coup de midi, les quelques 300 participants se sont retrouvés pour un pique-nique. Puis le petit carnaval s'est ébranlé, escorté d'emblée par de nombreuses voitures de police et un policier en civil (avec brassard) mêlé à la foule. Les pouvoirs publics avaient apparemment décidé par avance que la situation était à surveiller de très près, pour ne pas dire plus. Un reportage de France 3 relaye cette version officielle de la préoccupation légitime pour la sécurité et du défaut de service d'ordre chez les organisateurs du carnaval. Or aucun incident ne s'est produit, aucun trouble à l'ordre public, aucune provocation malgré l'ampleur du dispositif policier. Personne n'était venu là pour en découdre avec quiconque. Il s'agissait d'une fête. La vidéo produite sur Dailymotion par l'association A.D.N. (voir ci-dessous) en témoigne. Elle confirme aussi que le dispositif policier était véritablement imposant tout au long du cortège. Elle montre enfin comment, arrivée Place Garibaldi, la petite troupe est tombée nez-à-nez avec un cordon de policiers composé de gardiens de la paix en tenue, de CRS mais aussi de policiers municipaux et de policiers en civil. Un déploiement de force étonnant qui ne tarde pas à passer à l'assaut pour interpeler une première personne. Motif : cette personne se serait amusée à barbouiller une caméra de vidéosurveillance. Soit. Une contravention à dresser ? Admettons. Mais c'est peu de dire que la réponse policière a été alors singulièrement disproportionnée et violente. A tel point que l'incident rapporté ne peut pas être une justification, il s'agit manifestement d'un prétexte.

Photo : CLAP 33

Présente dans le carnaval, l 'association A.D.N. (Association pour la Démocratie à Nice, indépendante des partis politiques) recueille depuis dimanche soir des témoignages, des photos et des vidéos de cet événement. A la vidéo de l'association déjà citée, s'ajoute une autre (qui dure également dix bonnes minutes) sur  le site You Tube. D'autres encore étaient disponibles le lendemain des incidents mais ont été étrangement retirées depuis. Sur son site Internet, l'A.D.N.écrit en effet que « La police traque toutes les vidéos qui circulent, a épluché facebook. Et quand Nice -Matin diffuse uniquement la version donnée par la police, personne ne s’en étonne plus. Mais lorsque des commentaires postés sous forme de témoignages sur leur site disparaissent, cela fait trop ! ».

De fait, la brève consacrée aux incidents par le site Internet du journal Nice Matin dimanche soir (voir ici) s'en tient seulement à la version policière des faits. Or c'est une toute autre version que donne l'association (et que montre ses vidéos). Elle décrit la scène ainsi : « Les gens présents ont essayé de les empêcher [les policiers] de le violenter [le jeune auteur du barbouillage de la caméra] et de le trainer pour l'embarquer. Les policiers ont frappé quiconque essayait de s'interposer, maintenant à terre quiconque avait essayé de s'en mêler. Des scènes délirantes de jeunes filles trainées par terre, de garçons trainés, jetés dans des voitures et finis à l'intérieur à coups de pieds. Dans la foule, les familles inquiètes pour les enfants, les badauds  assis sur les bancs, qui se régalaient de la fête, ne comprenaient pas ce qui se passait sur cette Place (...). Le public conspuait les policiers qui n’en avaient que faire et répondaient vulgairement à toute personne qui les incitait au calme. Un  père et ses deux enfants âgés de 4 et 7 ans ont reçu des gaz lacrymogène et sont rentrés traumatisés. Peu importe qu’il y ait eu des enfants ou des personnes âgées. Le combat devait continuer : sept  personnes ont été embarquées au commissariat d’Auvare malgré nos protestations ».

Questions après une réaction policière totalement disproportionnée

Quand les proches des personnes interpellées se sont rendues au commissariat d'Auvare, sur le conseil de leur avocat, pour demander des nouvelles, sans commettre ni délit ni provocation, ils ont été de nouveau victimes de jets intempestifs de gaz lacrymogène. Quant aux personnes interpellées, elles ont été remises en liberté mais sont convoquées au tribunal pour jugement les 19 avril et 11 septembre. Motifs d’inculpation : outrages, rébellions et violences envers personnes dépositaires de l'autorité publique. Des infractions directement provoquées par l'intervention policière donc. Un classique.

Tout ça pour ça ? Cette disproportion flagrante et cette violence manifeste dans l'intervention policière posent question. Pourquoi un tel déploiement de force pour une manifestation festive qui se déroulait bel et bien dans une ambiance « bon enfant » ? Pourquoi une intervention faisant volontairement monter la tension et provoquant des violences multiples pour un simple barbouillage d'une caméra de vidéosurveillance ? Pourquoi une telle absence de discernement de la part des policiers ? Comment était du reste organisée et commandée cette association de policiers nationaux et municipaux de tant d'unités différentes ? Comment, en amont, ceci avait-il été préparé à la préfecture ? Quel rôle a joué la municipalité ? Enfin, peut-on encore organiser une manifestation de rue indépendante à Nice sans craindre la répression ? En janvier 2010, une manifestation intersyndicale de la Fonction Publique plus que pacifique avait également vu la police intervenir manu militari et des élus d'opposition avaient été molestés (voir ici).

La même année, au mois de juillet, c'était une manifestation de pompiers (protestant contre le projet de réforme des retraites du gouvernement qui ne reconnaissait pas suffisamment à leurs yeux la pénibilité et la dangerosité de leur travail) qui avait dégénéré (voir notre article). Quelques 150 soldats du feu s'étaient fait charger et violenter par les policiers locaux appuyés par deux compagnie de CRS. Un syndicat de police avait reconnu que « l'attitude provocatrice des autorités n'est sans doute pas étrangère au comportement des manifestants ». Mais c'étaient des pompiers, représentants de l’État eux aussi, et des revendications que les policiers pouvaient partager eux aussi. Là il ne s'agissait que de simples citoyens.

 

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:57

 

Le Monde - il y a 9 heures

 


 

 

L'association environnementale du Pays basque, Bizi, dont les militants ont déployé une banderole jeudi au passage de Nicolas Sarkozy hué dans les rues de Bayonne, a publié, jeudi 1er mars, un communiqué dans lequel elle martèle que "la bronca bayonnaise" était "totalement indépendante de quelque parti que ce soit".

"Le mouvement Bizi est fier de la manière dont le Pays Basque vient de montrer à Nicolas Sarkozy à quel point il n'est aucunement le bienvenu ici. Nous sommes fiers d'y avoir activement contribué aux côtés de centaines de militants de Batera demandant une collectivité territoriale spécifique, jeunes lycéens, activistes anti-ACTA, militants anti-voie nouvelle LGV, abertzale, socialistes, NPA, écologistes, qui ont tous exprimé leur rejet commun d'une manière absolument pacifique et citoyenne.

La charge de l'UMP contre le 'PS de François Hollande' accusé d'avoir orchestré les mobilisations de Bayonne est ridicule, mensongère et purement électoraliste. La " bronca " bayonnaise a été spontanée, populaire, profondément plurielle, et totalement indépendante de quelque parti que ce soit !"

 


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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:23

LEMONDE.FR avec AFP | 01.03.12 | 22h21   •  Mis à jour le 01.03.12 | 22h46

 

Vue de la centrale de Flamanville, le 8 avril 2011.

Vue de la centrale de Flamanville, le 8 avril 2011.REUTERS/BENOIT TESSIER


EDF a interrompu le bétonnage du bâtiment réacteur sur le chantier de l'EPR de Flamanville, dans la Manche. En cause : des défauts dont l'ampleur et la gravité sont en cours d'examen, a-t-on appris jeudi auprès du groupe et du gendarme du nucléaire.

L'électricien a détecté "des défauts" sur les "consoles" ou supports métalliques internes à l'enceinte et destinés à soutenir le futur pont de manutention du réacteur, poursuit le géant français de l'énergie dans le communiqué publié sur son site. Des premiers défauts ont d'abord été détectés sur "deux ou trois" boîtes sur leur lieu de fabrication, selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui n'a pu préciser le nom du fabricant. Puis des contrôles complémentaires d'EDF à Flamanville ont montré qu'un plus grand nombre des 46 "consoles" étaient concernées, selon l'ASN.

Le coût de ce réacteur lancé pour être une vitrine à l'exportation a quasi doublé, à 6 milliards euros contre 3,3 milliards en 2005. Il a été en 2011 au cœur de désaccords entre le PS et Europe Ecologie-Les Verts, ces derniers exigeant une suspension du chantier que François Hollande n'estime pas opportune.

PLUSIEURS PRÉCÉDENTS

EDF a suspendu le bétonnage de sa propre initiative, a précisé le gendarme du nucléaire, qui a déjà demandé à deux reprises sa suspension depuis le début du chantier en 2007. EDF a annoncé deux fois un report de la mise en service de l'EPR à Flamanville qui a pris un retard de quatre années.

Les défauts révélés jeudi ont des précédents. Au mois d'août 2011 déjà, Le Canard enchaîné avait révélé l'existence de malfaçons qui pouvaient "porter préjudice à la qualité finale des structures" du réacteur nucléaire. Une semaine auparavant, l'ASN avait indiqué avoir constaté des "écarts" et des "faiblesses" lors d'une inspection du site et demandé à EDF de "faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction".  En 2008 encore,  des "fissures dans le 'radier'" avaient été découvertes, rappelait le Canard.

"Les activités du chantier se poursuivent. Le calendrier prévoit la production des premiers kilowattheures en 2016. Seul le bétonnage de l'avant-dernier niveau de l'enceinte interne du bâtiment réacteur a été reporté en attendant le résultat de ces contrôles", écrit EDF dans son communiqué jeudi.

Jusqu'alors le groupe indiquait qu'il "commercialisera[it] les premiers kilowattheures produits par l'EPR de Flamanville en 2016". "Ce n'est pas de nature à remettre en cause le planning du chantier", a assuré le directeur du chantier.

 

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:17

LEMONDE.FR | 02.03.12 | 11h05   •  Mis à jour le 02.03.12 | 11h54

 
 

 

L'élection, boycottée par la plupart des hommes politiques ayant sympathisé avec le mouvement vert, oppose différents camps conservateurs.

L'élection, boycottée par la plupart des hommes politiques ayant sympathisé avec le mouvement vert, oppose différents camps conservateurs.AFP/BEHROUZ MEHRI


La campagne pour les élections législatives en Iran, où les bureaux de vote ont ouvert vendredi 2 mars, s'est déroulée presque en famille : entre conservateurs, ultraconservateurs et "indépendants" affiliés, avec pour principale inconnue le taux de participation, que le régime souhaite important, afin de se légitimer à l'intérieur du pays comme à l'étranger.

La plupart des réformateurs boycottent le scrutin, le premier depuis la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle en 2009 et la vague de répression qui l'a suivie, écrasant toute opposition de rue, comme aujourd'hui dans les urnes.

Restent en lice 3 444 candidats, affiliés à 230 groupes aux programmes bien vagues, qui débattent mal et peu sur le fond, mais se déchirent pour le pouvoir, et qui proclament tous leur obéissance au Guide suprême de la révolution, Ali Khamenei. "Une part de cette cacophonie, c'est de la mise en scène. Conservateurs et 'ultras' font semblant qu'il y a une concurrence entre eux [sur le fond], mais la rivalité pour le pouvoir est bien réelle", analyse Azadeh Kian, sociologue de l'université Paris-VII.

 

 

UNE "GIFLE CONTRE LE DESPOTISME"

Schématiquement, on peut opposer d'un côté des conservateurs légitimistes, dominés par le Front uni des conservateurs (hezb-e Motahed), un groupe proche de l'actuel président du Parlement, Ali Larijani, et du maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf. Cette tendance reste divisée en de nombreux groupes, qui souvent se partagent les mêmes candidats. De l'autre côté, deux groupes ultraconservateurs se rallient plus ou moins ouvertement au président Mahmoud Ahmadinejad, qui entretient une rivalité avec le Guide, et qui concentre toutes les haines d'appareil.

Ce suspense-là peut-il amener aux urnes plus de 60 % des quelque 48 millions d'électeurs iraniens, comme de nombreux responsables politiques le pronostiquent ? Mercredi, le Guide suprême a souhaité une participation massive, en forme de "gifle contre le despotisme" des Etats-Unis. "Une élection éclatante [qui] sera pour l'ennemi un puissant coup de poing à la mâchoire", disait-il, selon l'agence Mehr, lors d'un déplacement dans le nord-ouest du pays.

 

 

A la une du quotidien "Etelaa'at", jeudi 1er mars : "Aux élections de vendredi, le peuple va mettre une gifle plus violente au visage du despotisme".

A la une du quotidien "Etelaa'at", jeudi 1er mars : "Aux élections de vendredi, le peuple va mettre une gifle plus violente au visage du despotisme".


Une gifle, le blogueur Arman Amiri, très suivi en Iran, en imaginait une autre mardi : "Nos parents se sont battus pour obtenir le droit de vote comme un symbole de souveraineté du peuple. Aujourd'hui, il semble que nous devions nous battre pour obtenir 'le droit de ne pas voter', puisque le système judiciaire a déclaré officiellement qu'appeler au boycott présentait un délit, et que les instances religieuses ont de leur côté précisé que 'ne pas voter est un péché'. Je ne voterai pas, pour montrer que je garde le droit de choisir."


DISSIDENCE SUR CANAPÉ

En écho à Amiri, de nombreux Iraniens expriment, sur Internet, une forme de "dissidence sur canapé". Un utilisateur de Facebook écrivait ainsi mercredi sur son profil : "Je demande à tous mes amis d'aller acheter le DVD du film d'Asghar Farhadi [qui a obtenu l'Oscar 2012 du meilleur film étranger] le jeudi 1er mars et de rester chez eux à discuter du contenu de ce film le vendredi [jour de l'élection]."

Un groupe lié au mouvement "vert" pro-démocratie, réprimé depuis 2009, le Conseil coordinateur du chemin vert, a appelé les activistes à descendre dans les rues vendredi, pour convaincre les gens de ne pas aller voter. Mais toute possibilité de manifestation semble pour l'heure exclue. Le chef de la police iranienne, le général Esmaïl Ahmadi Moghadam, vantait jeudi la "sécurité totale" dans laquelle ce scrutin "sain et enthousiaste" doit se dérouler.

 

 

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne une forme de "marche militaire".

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne une forme de "marche militaire".Aslon Arfa pour Le Monde


Les deux leaders du mouvement "vert", Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont en résidence surveillée depuis la mi-février 2011. La plupart des leaders du mouvement et des centaines de leurs principaux partisans sont dans la même situation ou en prison. "Après le coup d'Etat de 2009 [allusion à la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad], il est impossible d'avoir de l'espoir dans les élections et dans leurs résultats", affirmait récemment le groupe parlementaire du Front de la participation, majoritaire sous Khatami, pour justifier son abstention.

Reste en lice une poignée de candidats étiquetés "réformateurs", dont 28 membres du Parlement actuel. Mansour Hosseini, président de cette faction parlementaire, estimait récemment qu'il pouvait espérer au mieux 30 à 40 sièges, sur un total de 290, si tous les candidats réformateurs étaient élus : une paille.

 

LES MÉDIAS MIS AU PAS

L'analyste Ahmad Salamatian voit dans cette campagne, qui a duré une semaine seulement et qui a peiné à exister, une forme de "marche militaire". Les murs de Téhéran semblent lui donner raison : la tonalité criarde des affiches politiques, auxquelles les Iraniens s'étaient habitués depuis les années 1990, a fait place à des messages sobres et martiaux, qui rappellent les années de guerre. "Les pays occidentaux n'attaquent pas l'Iran, parce qu'ils savent que le peuple iranien a confiance dans le régime et qu'il votera aux élections", proclame ainsi l'un d'eux.

Mercredi, le site Khodnevis relevait que des SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran, relayaient ce discours : ils jouent sur la peur d'une guerre avec les Etats-Unis pour appeler aux urnes et relever le suspens. "Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un des écrans ci-dessous.

 

 

"Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un de ces SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran.

"Si la participation est inférieure à 50 %, les Etats-Unis attaqueront l'Iran", peut-on lire sur l'un de ces SMS, diffusés en chaîne à travers l'Iran.


La télévision d'Etat est au diapason : elle diffuse en boucle des messages d'encouragement au vote du Guide et des principaux leaders fondamentalistes. A plusieurs reprises ces dernières semaines, des médias d'Etat et réformateurs ont annoncé que les débats télévisés entre candidats avaient été interdits. Avant la présidentielle de 2009, ces confrontations avaient déclenché de vifs débats dans le pays.

La BBC en persan, rare source d'information alternative (lien abonnés) dans ce morne paysage médiatique, a fait l'objet d'attaques violentes, une semaine avant l'élection. Samedi 25 février, dans une opération nommée "L'Œil du renard", l'armée idéologique du régime, les gardiens de la révolution, a accusé la chaîne d'entretenir un réseau d'espionnage dans le pays. Cinq journalistes et blogueurs, arrêtés ces dernières semaines, ont été mentionnés. La BBC fait régulièrement l'objet de tentatives de brouillage de son signal satellitaire. Son audience est pourtant en constante augmentation : elle a doublé entre 2009 et 2011.

Pour faire bonne mesure, même des médias conservateurs se sont plaints de censure : samedi 25 février, trois sites pro-Ahmadinejad, 598, Serat News et Bibak News, ont fait l'objet d'un filtrage, selon le site Etedaal.

 

>> Lire le chat avec Abdolreza Tajik, journaliste iranien, ancien prisonnier politique, exilé à Paris depuis janvier : "Une course à la soumission au Guide suprême"

Louis Imbert, avec le blog "Nouvelles d'Iran"

 


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