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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:08

 

LEMONDE.FR avec Reuters | 16.02.12 | 08h08   •  Mis à jour le 16.02.12 | 17h00

 

 

 

Les troupes syriennes se sont déployées en force, jeudi 16 février, à Deraa, un des berceaux de la contestation dans le sud du pays. Dans le même temps, les forces du régime ont continué de pilonner la ville rebelle de Homs, assiégée et bombardée depuis le 4 février pour tenter d'y étouffer la contestation, ainsi que la province de Hama, un autre bastion de la contestation, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au moins 22 personnes sont mortes jeudi dans le pays – soldats de l'armée régulière, soldats dissidents comme civils.

A Damas, un militant de premier plan, le directeur du Centre syrien pour les médias et la liberté d'expression, Mazen Darwich, a été arrêté jeudi par les forces de sécurité dans son bureau, selon des opposants. M. Darwich, 38 ans, avait déjà été interpellé en mars dernier, alors qu'il assistait à un sit-in pacifique devant le ministère de l'intérieur à Damas, selon Reporters sans frontières. Une semaine plus tard, il avait été convoqué après avoir fait des déclarations sur les arrestations en Syrie et les événements de Deraa, selon l'OSDH. Dans les locaux de l'association se trouvait également la blogueuse "symbole" de la révolte, Razzan Ghazzawi. Elle a aussi été interpellée, avec douze autres personnes, selon l'avocat et opposant Anouar Al-Bounni.

"ESCALADE À DERAA"

A Deraa, les forces de Bachar Al-Assad ont lancé un assaut contre les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), ont rapporté des habitants et des opposants. "Il y a une escalade à Deraa", a affirmé un membre de la commission générale de la révolution. "On entend des explosions et des tirs depuis l'aube." Un habitant a indiqué que depuis dix jours, les forces du régime "attaquent la province de Deraa village par village, c'est très méthodique". Dans la ville même de Deraa, l'ASL, formée de déserteurs, essaie de repousser l'armée. Mais faute d'équipements, elle est "obligée de se replier, les forces du régime se vengent alors contre les habitants". "C'est devenu comme le Liban durant la guerre civile [1975-1990], on est devenu habitué aux tirs et aux coupures d'électricité", affirme cet homme qui a habité au Liban dans les années 1980.

 

Manifestation contre le régime de Bachar Al-Assad, à Sheikh Meskeen près de Deraa, le 12 février.

Manifestation contre le régime de Bachar Al-Assad, à Sheikh Meskeen près de Deraa, le 12 février. REUTERS/HANDOUT

"Cela faisait deux semaines qu'on entendait parler d'un renforcement de la présence militaire autour de Deraa, a rapporté un membre de l'ONG syrienne de défense des droits de l'homme Swasiah. Deraa a repris son rôle dans le soulèvement. Les manifestations ont repris, sous la protection de l'ASL dans certains quartiers." Les autorités syriennes, qui réduisent très fortement l'accès du pays à la presse, n'ont pas évoqué cet assaut. Une précédente offensive, en avril, avait mis fin aux grandes manifestations de Deraa, lesquelles avaient été déclenchées par l'arrestation de plusieurs femmes militant pour la démocratie et d'écoliers ayant écrit sur les murs des slogans en faveur de la liberté.

VOTE ATTENDU À L'ONU 

Ces violences surviennent à quelques heures d'un vote à l'Assemblée générale de l'ONU sur un projet de résolution condamnant la répression de la contestation. La Russie, alliée du régime syrien, a d'emblée fait savoir qu'elle ne soutiendrait pas une "résolution inéquitable".

Début février, le double veto de la Russie et de la Chine à une résolution de l'ONU condamnant les exactions du régime de Damas avait déclenché l'indignation des Occidentaux et la colère de plusieurs pays arabes. Pékin a annoncé jeudi qu'un vice-ministre des affaires étrangères chinois allait se rendre en Syrie, pour la première fois depuis ce veto. Zhai Jun, un vice-ministre arabophone qui a fait une grande partie de sa carrière au Moyen-Orient, sera vendredi et samedi en Syrie pour "contribuer à une résolution correcte et pacifique de la crise syrienne", selon le ministère. "Le message de cette visite est que la Chine espère une solution pacifique et correcte à la situation en Syrie" et qu'elle "jouera un rôle de médiateur constructif", a précisé le ministère.

UNE NOUVELLE CONSTITUTION DANS LE MÊME "ESPRIT"

Par ailleurs, le régime a décidé d'organiser un référendum le 26 février sur une nouvelle Constitution fondée sur le pluralisme, tout en poursuivant la répression de la révolte qui a fait des milliers de morts depuis le 15 mars 2011. Des opposants syriens ont rejeté jeudi en bloc le projet de Constitution, estimant que le texte gardait le même "esprit" de la loi fondamentale actuelle et conférait au président des "prérogatives absolues".

Le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND), basé en Syrie, a conditionné sa participation au référendum à l'arrêt des violences. "Il est absolument impossible que l'on participe à un référendum avant l'arrêt des violences et des assassinats", a déclaré Hassan Abdel Azim, le chef du CCCND qui regroupe des partis nationalistes arabes, kurdes, socialistes, et des personnalités indépendantes.


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:01

LEMONDE.FR | 16.02.12 | 10h29   •  Mis à jour le 16.02.12 | 14h53

 
 

 

Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.

Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.ASSOCIATED PRESS/JAMES A. FINLEY


La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

  • Un géant de la chimie… explosif

 

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique depuis soixante ans. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

  • PCB : le procès de la honte

 

L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).

L'usine de Monsanto à Anniston (Alabama).DR

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.

  • Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

 

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.

Un Vietnamien de 14 ans, victime supposée de l'agent orange.AFP/HOANG DINH NAM

Durant ces mêmes années, entre 1961 et 1971, Monsanto produit l'agent orange, constitué à partir de l'herbicide 2,4,5-T, dont la dangerosité est largement connue depuis l'explosion de l'usine de Nitro. Ce défoliant sera massivement déversé par l'aviation américaine au-dessus des forêts vietnamiennes pendant la guerre. Les conséquences se font encore sentir aujourd'hui, avec de nombreux cancers et des malformations de naissance au Vietnam, ainsi que des séquelles diverses chez nombre d'anciens combattants américains.

Dans les années 1970, des vétérans du Vietnam ouvrent une Class Action contre les producteurs de l'agent orange. Monsanto se retrouve, au côté de six autres entreprises, accusé principal d'un procès en réparation pour empoisonnement. En 1987, les sept producteurs de l'agent orange sont condamnés à verser 180 millions de dollars à un fonds de compensation destiné aux soldats américains.

Durant le procès, Monsanto présentera des études scientifiques démontrant l'absence de lien entre l'exposition à la dioxine et les nombreux cancers dont souffraient les vétérans, pour les débouter de leur action. Il sera démontré au début des années 1990 que ces études se fondant sur les conséquences de l'explosion de l'usine de Nitro en 1949 étaient biaisées.

Cette fraude scientifique sera confirmée par le National Research Council, qui constate que les études de Monsanto "souffraient d'erreurs de classification entre les personnes exposées et non exposées à la dioxine, et qu'elles avaient été biaisées dans le but d'obtenir l'effet recherché". L'affaire sera relatée en 1990 par Greenpeace et le chercheur Joe Thornton dans un rapport intitulé Science for Sale.

  • L'herbicide Roundup est-il toxique ?

http://www.ina.fr/pub/culture-et-loisirs/video/PUB417943094/monsanto-round-up-rex-le-chien-version-20-secondes.fr.html

 

Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : "Roundup ne pollue ni la terre ni l'os de Rex". Elle a valu à Monsanto d'être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l'emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).

En 1975, l'entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme "biodégradable" et "bon pour l'environnement". En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères. En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d'amendes. Roundup est aujourd'hui l'herbicide le plus vendu au monde.

Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c'est-à-dire responsable de malformations fœtales. L'une d'entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l'exposition directe d'embryons de batraciens à de très faibles doses d'herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.

Monsanto réfute ces conclusions : "Le glyphosate n'a pas d'effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses", affirme la firme sur son site.

Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d'Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l'agriculture d'en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l'autorisation de mise sur le marché du pesticide.

>> Reportage : En Argentine, les habitants exposés à l'herbicide se plaignent de multiples affections

 

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.

Paul François, céréalier charentais victime des pesticides, a fait condamner Monsanto en première instance au TGI de Lyon, lundi 13 février.JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT

La condamnation qui a frappé, lundi 13 février, le deuxième herbicide de Monsanto est plus significative. Les juges français ont en effet considéré que le fabricant de produits phytosanitaires devra indemniser "entièrement" le plaignant, Paul François. Ce céréalier ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté à la suite de l'inhalation du Lasso.

Monsanto a fait appel. "Les produits de Monsanto sont conformes aux exigences de sécurité en place au moment de leur mise sur le marché. [La société] a une politique très rigoureuse en ce qui concerne l'évaluation scientifique de la sécurité des produits de protection des plantes", a réagi l'entreprise, dans un communiqué.

Jugé dangereux, cet herbicide est pourtant interdit au Canada depuis 1985, en Belgique et au Royaume-Uni depuis 1992 et en France depuis 2007 (il avait été autorisé le 31 décembre 1968).

  • Hormones de croissance : scandale chez Fox News

Au début des années 1990, Monsanto commercialise son premier produit issu des biotechnologies : Posilac, l'hormone de croissance bovine recombinante (rBGH), une hormone transgénique destinée à augmenter la lactation des vaches de près de 20 %. L'hormone entraîne des mammites, des inflammations de la mamelle, qui contraignent les éleveurs à traiter leurs vaches avec des antibiotiques, dont on retrouve ensuite la trace dans le lait. Ce produit miracle est aujourd'hui interdit partout, sauf aux Etats-Unis.

Un documentaire canadien, The Corporation, raconte comment Monsanto a fait pression sur Fox News (groupe Murdoch) pour l'empêcher de diffuser une enquête dévoilant les dangers du Posilac en 1997. Cet extrait illustre le lobbying particulièrement agressif de la firme : non seulement l'enquête n'a jamais été diffusée, mais ses auteurs ont été licenciés par la chaîne.

 

 

  • OGM : des procès en pagaille

 

Un champ de colza génétiquement modifié.

Un champ de colza génétiquement modifié.THOMAS Fred

Entre 1995 et 1997, le soja génétiquement modifié Roundup Ready, le colza Roundup Ready et le coton Roundup Ready, tous trois résistants à l'herbicide Roundup, reçoivent les autorisations de commercialisation. Détentrice d'un brevet aujourd'hui périmé sur le glyphosate (commercialisé sous le nom de Roundup), l'entreprise décide de changer de stratégie et entreprend de breveter le vivant. Elle produit actuellement 90 % des OGM de la planète.

Un quasi-monopole que la firme défend chèrement. Au cours des années 2000, Monsanto assignera ainsi devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d'avoir utilisé "frauduleusement" ses semences transgéniques brevetées, c'est-à-dire de les avoir replantées.

Monsanto revendique des droits à la propriété intellectuelle sur certaines semences. Ce qui ne l'empêche pas d'être elle-même poursuivie pour acte de "biopiraterie". En août 2011, l'Autorité nationale de biodiversité indienne a ainsi annoncé qu'elle portait plainte contre la compagnie, accusée d'avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée (BT-Brinjal) à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

Autre condamnation, aux Etats-Unis cette fois. Monsanto a accepté en 2010 de payer 2,5 millions de dollars d'amende pour avoir vendu du coton OGM non autorisé. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) reproche à l'entreprise d'avoir violé la législation lui interdisant de vendre des cotons génétiquement modifiés dans certaines régions du Texas, où ces variétés étaient prohibées par crainte d'une résistance aux pesticides.

  • Aspartame : vers nouveau scandale sanitaire ?

 

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.

L'aspartame est présent dans de nombreux aliments et médicaments.AFP/DERRICK CEYRAC

Monsanto le précise clairement sur son site Internet : après en avoir été l'un des principaux producteurs dans les années 1980 et 1990, l'entreprise ne produit plus d'aspartame depuis 2000. La firme tient pourtant à insister sur le fait que cet édulcorant, le plus utilisé au monde, "ne provoque aucune maladie".

Des études récentes ont cependant mis en évidence un risque accru de naissances prématurées chez les femmes qui consomment ce produit. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a même été invitée en mai par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame en 2012.

Dans les colonnes du Monde (abonnés), Yann Fichet, directeur des affaires institutionnelles de la filiale française de l'entreprise, déplore que Monsanto soit devenu "un nom attractif pour qui veut faire de l'audience". Une réputation malmenée que la firme tente de gommer en déclinant sur son site les principes de sa charte éthique : "Intégrité", "Dialogue", "Transparence", "Partage", "Utilité" et "Respect". Contacté par Le Monde.fr, Monsanto n'avait pas répondu à l'heure où cet article était publié.

Soren Seelow


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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 13:59

 

                            SAMEDI 18 FÉVRIER MANIFESTATION DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GREC

MANIFESTATION SAMEDI 18/02
à 14H Métro TROCADERO
au parvis des droits de l'homme


SIGNATAIRES :

Initiative des travailleurs et étudiants grecs de Paris
Nouveau Parti Anticapitaliste
Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde
Union Syndicale SOLIDAIRES
ATTAC
Marche Mondiale des Femmes
Convergences et Alternative
FASE
Marches Européennes
Parti de Gauche
Les Alternatifs
Gauche Unitaire
Mémoire des luttes
Initiatives Pour un Autre Monde
Alternative Libertaire
M12M PARIS
Les indignés


Contre la dictature des marchés
Solidarité avec le peuple grec



La nuit du 12 février, 199 député-e-s  grecs ont voté les nouvelles mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) qui plongent le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. 101 député-e-s ont désapprouvé soit la totalité, soit une partie de ce nouvel accord. Sous la menace de la faillite et absolument conscients que le parlement n'allait pas décider, mais seulement ratifier les diktats, la majorité des député-e-s a cédé au chantage. Alors que dans tout le pays le peuple exprimait son opposition aux projets monstrueux des créanciers, le parlement accordait aux banques le droit de mort et de vie sur le peuple grec, tout en admettant que ce n'est plus aux institutions politiques ni aux élu-e-s  de gouverner. Au delà du drame que vit la Grèce, cette évolution constitue le renversement le plus flagrant du système et des traditions politiques européennes ; et, en tant que tel, il annonce l'avenir de toute l'Europe. Contrairement à ses députés, la population du pays n'a pas cédé face à ce chantage. A Athènes et partout dans le pays, le peuple qui résiste a inondé les rues. Encore une fois la seule réponse du gouvernement a été la répression.

Alors que les politiques d'austérité ne font qu'exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires :

-    La réduction du SMIC de 22%, pour gagner 450 euros par mois net et 586 brut, contre 751 euros brut jusqu'alors ; Pour les jeunes, la réduction s'élève à 35%.
-    L'abolition des conventions collectives, par branche et par métier, qui sont remplacées par des contrats individuels au niveau de l'entreprise.
-    L'application rétroactive de toutes les réductions à partir de janvier 2012, des salaires, retraites et allocations chômage (qui passent de 461 euros/mois à 359, touchable uniquement pendant un an).
-    La baisse de la retraite minimum à 392 euros/mois (contre 503 euros aujourd'hui).
-    Le licenciement de 150.000 fonctionnaires de 2012-2015, dont 15.000 d'ici la fin 2012.
-    L'abolition du statut du fonctionnaire.
-    Le démantèlement de l'Etat social et la liquidation de toute la richesse du pays pour 50 milliards d'euros par la privatisation.

Ces mesures viennent s'ajouter à bien d'autres imposées et appliquées depuis plus de deux ans. Les salaires et les retraites ne font que baisser, les impôts directs et indirects ne font qu'augmenter, alors que le chômage devient le quotidien de plus en plus de grecs.

Au niveau social, le peuple grec fait face à des phénomènes de misère et de pauvreté qu'il  n'avait pas vécus depuis l'occupation. Les faits sont accablants, selon « Médecins du monde » le centre ville d'Athènes vit une véritable crise humanitaire : une personne sur dix se nourrit aux soupes populaires, le ministre de l'éducation met en place la distribution de repas gratuits dans certaines écoles en réponse aux  nombreux évanouissements d'élèves pour cause de malnutrition.

Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l'explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques, et ce à un moment où le nombre de pauvres ne cesse d'augmenter dans tous les pays, y compris en Allemagne. Ce que les élites de la finance n'ont pas envie de comprendre c'est que c'est le modèle économique qui ne fonctionne pas.

     
La Grèce est le laboratoire de l'austérité en Europe !

Résistons partout en Europe !

Solidarité avec le peuple grec !

Non au sacrifice des peuples sur l'autel de la finance !

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 00:18

 

 

Nous sommes tous des Grecs 

 Quand un peuple est attaqué ce sont tous les peuples qui sont attaqués 

 

Le 10 février, le gouvernement non élu de la Grèce a adopté un nouveau plan d’austérité monstrueux

et destructif, qui a été approuvé par le parlement grec (199 députés contre 101) le 12 février.


Avec ce nouveau plan d’austérité, le salaire minimum est diminué de 22% et gelé pour trois ans,

les conventions collectives sont tout simplement supprimées,

il y aura 15 000 licenciements dans la fonction publique

et 150 000 postes seront détruits par non renouvellement…


Le peuple grec est en train de se soulever courageusement contre cette politique de terreur sociale.

Dans le silence assourdissant des médias, les manifestations se multiplient ainsi que

les grèves générales malgré la violente répression.


Les Grecs ont besoin de la solidarité internationale et y font appel [1]

http://realdemocracygr.wordpress.com/2012/02/10/so-its-final-now/)

Répondons à cet appel. Nous sommes tous des Grecs !


Leur mobilisation se heurte au mur d’une dictature européenne et internationale,

celle des marchés financiers et de la troika : UE, BCE, FMI, qui ont imposé aux grecs

ces plans d’austérité et un gouvernement non élu.


Les gouvernements dans l’UE sont parties prenantes de cette dictature

et appliquent dans les autres pays, des politiques qui vont dans le même sens.

La Grèce n’est pour eux qu’un laboratoire avant généralisation.

La situation va s’aggraver encore avec le projet de nouveau traité européen

obligeant à introduire la “règle d’or” dans nos constitutions.


Nous aussi, comme les Grecs,


refusons de sacrifier le peuple sur l’autel de l’argent.

 

Reprenons nos vies en main. 


Laissez votre PC, rejoignez la mobilisation !


Montrons partout que les peuples se mobilisent en solidarité 

 

A Nîmes,  ce Samedi 18 février à partir de 14h,  

place de la Maison Carrée 

 

 

Venez nombreux !

 

 

Banderoles et pancartes bienvenues !!!

 


 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 00:12

Alors c’est définitif maintenant…


Les masques sont complètement tombés…FMI, UE, et « notre gouvernement » (le non-élu, ex-banquier premier ministre avec se trois alliés politiques, principaux responsables de cette crise et dirigeants ces 40 dernières années) ont décidé hier pour un plan d’austérité de trois ans, encore plus dur et destructif qui retournera la Grèce au pays qu’il était juste après la deuxième guerre mondiale…
Les nouveaux salaires après cet accord seront environ 350 euros dans un pays où le coût de la vie augmente (et parmi les prix les plus élevés, la nourriture, l’essence, les services)… Les réductions durant les 2 dernières années ont touché plus que 50% du salaire moyen en même temps que les banques grecques reçoivent des millions et les grandes corporations payent de moins en moins de taxes… La dette par ailleurs ne cesse d’augmenter alors que l’économie est paralysée… Une politique dans l’impasse…
Dans un pays de 10 millions, 4000 personnes perdent leurs emplois PAR JOUR, les sans-abri dans les rues d’Athènes ont augmenté rapidement les derniers 5-6 mois… Des sans-abri qui jusqu’à récemment avaient une maison et une vie normale…
Nous avons besoin de votre solidarité,
Diffusez les infos, ne croyez pas les grands media…
Il y a un appel pour une grève générale de 48h et des manifestations pour les trois jours qui viennent.
La Grèce est juste le laboratoire pour un model économique qui va être utilisé pour tous…

PLUS DE “SAUVEURS”…

PRENONS LA VIE ENTRE NOS MAINS!

AGISSONS MAINTENANT !

 

3 días en la calle

Las máscaras han caído completamente… Los oficiales de FMI, de la UE y de nuestro gobierno, no elegido por el pueblo !!! ( con su nuevo presidente, un ex-banquero, y con sus tres alianzas ), los responsables de esta crisis, en definitiva, decidieron ayer sobre el tercer paquete de medidas. Todavía más fuerte que los anteriores. Estas nuevas medidas van a hacer retroceder la economía Griega a los tiempos de después de la segunda guerra mundial …

El sueldo mínimo después de estas nuevas medidas será de 350€, en un país donde el precio de productos diarios sube cada día, llegando a ser uno de los países más caros de la UE. Los últimos dos años los recortes en los sueldos, tanto en el sector público como en el privado, fueron de un 50%. Mientras, las grandes empresas cada vez pagan menos impuestos y los bancos siguen ganando millones.

Así, mientras la deuda sigue aumentando, la economía se paraliza.

En un país de unos 10.000.000 de habitantes, 4.000 personas pierden su trabajo cada día, y en  los últimos 5-6 meses, el número de  personas sin hogar han aumentado de forma alarmante: personas y familias y con una vida digna se estan  quedando sin casa.

Una situación a la que todos llegaremos tarde o temprano.

Los grandes sindicatos, las asambleas de los  barrios, y todos los pequeños sindicatos de los trabajadores empezaron hoy 10 de febrero una huelga general de 48 horas.

El domingo por la tarde nos vemos todos otra vez en la plaza de Sintagma!!! contra esos recortes, contra esas medidas con las que nos quieren hacer perder nuestra dignidad.Las próximas 48 horas salgamos a la calle!!!

Seamos nosotros los que decidamos nuestro futuro, no lo pongamos en sus manos!

Difundid al máximo, no escuchéis a los grandes medios de comunicación!

Lo que está pasando en Grecia pasará pronto en vuestro país!

Hasta la victoria siempre!!!!!

No pasaran!!!!

 

 

So it’s final now…

The masks have completely fallen… IMF, EU officials and “our” government (the non-elected, ex-banker new prime minister with his 3 political allies, main responsible for this crisis  & ruling for the last 40 years) has decided yesterday for a 3rd even harder, more destructive package of austerity measures which will turn Greece to the country it was just after the 2nd World War…

The new salaries after this agreement will reach around 350 euros in a country with an increased living cost (and one among the countries with the highest food, fuel, services prices)… The cuts in the last 2 years have reached more than 50% of the average salary income, while Greek banks are getting millions of euros and big corporations are paying ever less taxes… Debt, on the other hand is getting ever bigger as the economy is paralyzed… A dead-end policy…

In a country of 10 million 4.000 people loose their jobs EVERY DAY, the homeless in the streets of Athens have increased rapidly the last 5-6 months. Homeless people who until recently had a house and a normal life…

We need your solidarity.
Spread the news, don’t believe in the corporate media.
There is a call for 48hrs general strike and protest for the next 3 days.
Greece is just the experiment of an economical model that will be used for all of us.

NO MORE “SAVIORS”…
LETS TAKE OUR LIVES IN OUR OWN HANDS!
TAKE ACTION NOW !

mindthecamgr

 

 

IL GIOCO E’ FATTO

La mascara è caduta del tutto….FMI, rappresentanti dell’EU e il ‘nostro’ governo (il non eletto, exbanchiere primo ministro insieme ai 3 alieni politici, maggiori responsabili di questa crisi e governatori degli ultimi 40 anni) hanno deciso ieri il terzo ancora più duro,più distruttivo pacchetto di misure di austerità, che riporterà il paese là dove era dopo la seconda Guerra Mondiale…

I nuovi salari dopo questo accordo arriveranno ai 350 euro, in un paese con un’inflazione in crescita (con i prezzi più alti di alimentari , benzina e servizi)…I tagli degli ultimi 2 anni sono stati più del 50% del salario percepito mentre le banche greche ricevono i milioni e le grandi corporazioni stanno pagando sempre meno tasse …Mentre il debito continua a crescere a causa della paralisi dell’economia… Una politica che porta alla morte…

In un paese di 10 milioni di abitanti , 4000 persone OGNI GIORNO perdono il posto di lavoro. I senzatetto sono aumentati rapidamente , per le strade di Atene negli ultimi 5-6 mesi…Gente che fino a poco tempo fa aveva una casa e una vita normale…

Abbiamo bisogno della vostra solidarietà.

Diffondete le notizie , non credete ai grandi mezzi di informazione…

E’ stato indetto uno sciopero generale di 48 ore per i prossimi 3 giorni.

La Grecia è solo l’esperimento di un modello economico che verrà usato per noi tutti …

NO MORE “SAVIORS”…

Prendiamo la vita nelle nostre mani !

Reagiamo!

 

 

 

  http://realdemocracygr.wordpress.com/2012/02/10/so-its-final-now/

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:55

 

Grenoble – 17/02/12, 12h
Consulat de Grèce : 9, rue de la Liberté, Grenoble (Grenoble, France)

 

En soutien au peuple grec qui paye encore la faillite du système capitaliste !

Le dernier plan d’austérité imposé par le FMI et l’UE a été adopté par le Parlement grec ce dimanche soir !
Il est catastrophique ! Il prévoit entre autres :
- un abaissement de 22% du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois
- la suppression dans l’année de 15 000 emplois publics

 
- de nouvelles coupes dans certaines retraites et dans les salaires des fonctionnaires
- la réduction du budget de la Sécurité sociale
- la privatisation de quatre entreprises d’État

Ce plan achève les grecs !
Nous devons les soutenir et manifester notre opposition à ces mesures !

Nous vous attendons nombreux devant le Consulat de Grèce !

 

Indignés Grenoblois

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:48

Nantes: Manifestation 18 février, Nous sommes tous Grecs !

Départ de la manifestation ce samedi à 14h, place du Peuple (feu place Royale) à Nantes.

 

Prenons la rue le 18 février

Départ de la manifestation ce samedi à 14h, place du Peuple (feu place Royale) à Nantes.

En solidarité avec le peuple grec, des rassemblements et manifestations sont organisés dans différentes villes de France, toute cette semaine.

Initiative-soeur de la campagne “Je suis Grec aussi !” nous invitant à faire la demande de la nationalité hellénique (http://jesuisgrec.blogspot.com/), cette mobilisation, plus qu’une démonstration de soutien aux habitants d’un pays devenu symbole de la dictature financière, est l’occasion d’affirmer que lorsqu’un peuple est attaqué, ce sont tous les peuples qu’on attaque ; et que nous sommes bien conscients que tout ce qui est imposé à la Grèce aujourd’hui nous sera imposé demain.

 

“Nous sommes tous des Grecs !

Le 10 février, le gouvernement non élu de la Grèce a adopté un nouveau plan d’austérité monstrueux et destructeur, qui a été approuvé par le parlement grec (199 députés contre 101) le 12 février.

Avec ce nouveau plan d’austérité, le salaire minimum est diminué de 22% et gelé pour trois ans, les conventions collectives sont tout simplement supprimées, il y aura 15 000 licenciements dans la fonction publique et 150 000 postes seront détruits par non renouvellement…

Le peuple grec est en train de se soulever courageusement contre cette politique de terreur sociale ; dans le silence assourdissant des médias, les manifestations se multiplient ainsi que les grèves générales malgré la violente répression.

Leur mobilisation se heurte au mur d’une dictature européenne et internationale, celle des marchés financiers et de la troïka : UE, BCE, FMI, qui ont imposé aux Grecs ces plans d’austérité et ce gouvernement.

Les gouvernements de l’UE, en particulier le gouvernement français, sont parties prenantes de cette dictature.
La Grèce n’est pour eux qu’un laboratoire avant généralisation.
La situation va s’aggraver encore avec le projet de nouveau traité européen obligeant à introduire la “règle d’or” dans nos constitutions…

Nous aussi, comme les Grecs, refusons de sacrifier le peuple sur l’autel de l’argent.
Reprenons nos vies en main.
Partout, montrons que les peuples se mobilisent en solidarité !

Ce samedi, retrouvons-nous place du Peuple (feu place Royale) à Nantes, et manifestons notre soutien au peuple grec en lutte.”

Source: Indymedia Nantes

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:43

Groupe facebook : Democracia Real ¡YA! (MONTPELLIER). #SpanishRevolution
Email : acampadamontpellier(at)gmail.com
 

 

mercredi 15 février 2012

Témoignage depuis Athènes

Face à l'habituelle désinformation des médias de masse, voici (traduit en français de l'espagnol) un précieux témoignage sur ce qui se passe à Athènes, et sur la dernière nuit de violence :

" Les médias internationaux ont parlé de la nuit dernière en Grèce. Ils ont parlé de feu, de chaos, de violence…

Ils parlent des 100.000 personnes rassemblées à Syntagma, mais aucunement des 200.000 qui étaient réellement présents, ni des 300.000 qui n’ont pu rejoindre la place, parce que les rues et le métro étaient bloqués par la police.

Ils n’ont pas parlé de la manière dont la police à provoqué le début des violences à 17h, arrosant de gaz lacrymogènes toute la place Syntagma, dispersant les manifestants dans tout le centre d’Athènes, pour qu’ils ne soient pas gênant, juste en face du parlement.

Les médias ont parlés de destruction aveugle, dépourvue de symbolique, ont fait courir la rumeur selon laquelle la bibliothèque nationale d’Athènes était en flamme. C’est faux.

Ils ont brûlé des banques, des cafétérias et des magasins, des franchises d’industries multimillionnaires qui ont amené la Grèce dans cette situation. Les médias parlent de jeunes antisystèmes, mais ils ne parlent pas des femmes et des hommes âgés, avec leurs masques à gaz, montrant leur soutien durant des heures frappant des pieds et des mains en rythme les grilles de banques et de multinationales, sifflant et criant pour que les premières lignes qui résistent aux charges des policiers anti-émeute dans des rues pleines de lacrymogènes sentent leur appui, et applaudissant à la vue des flammes prenant dans Alpha bank et Eurobank.

Ils disent que la violence ne résoudra pas la situation grecque, mais ils n’évoquent pas l’assemblée inter-quartier qui a eu lieu la semaine dernière à l’université Pantios, ils ne disent pas que l’occupation de l’université de Nomiki avait pour but d’être un lieu d’échange et de débat entre les différents mouvements grecs, ils ne parlent pas des cantines libres et des marchés d’échange qui s’organisent chaque semaine dans les quartiers.

Ce que ne diront pas les médias, c’est que lors de la dernière expropriation massive dans un supermarché, une distribution des produits de ce dernier dans un quartier ouvrier de Salónica a été faite par les manifestants. De vielles femmes disent qu’elles ne sont pas arrivées à temps lors de la distribution mais que les manifestants comptent y retourner, et même si ils n'y retournent pas, elles restent de leur côté.

Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… Putain ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.

Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu'ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons dans le reste de l'Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, le reste de l'Europe.

On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur. "

Athènes 13/02/2012

Publié par Sergio Incinillas Perroloko. (Merci !)
 
ci dessous vue d'Athènes le soir du 12 Février ; 800 000 personnes selon nos amis grecs, 100 000 selon les médias internationaux...
 
 
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:39
15 février 2012

Nous sommes tous des Grecs

 

Quand un peuple est attaqué ce sont tous les peuples qui sont attaqués.

Le 10 février, le gouvernement non élu de la Grèce a adopté un nouveau plan d’austérité monstrueux et destructif, qui a été approuvé par le parlement grec (199 députés contre 101) le 12 février.

Avec ce nouveau plan d’austérité, le salaire minimum est diminué de 22% et gelé pour trois ans, les conventions collectives sont tout simplement supprimées, il y aura 15 000 licenciements dans la fonction publique et 150 000 postes seront détruits par non renouvellement…

Le peuple grec est en train de se soulever courageusement contre cette politique de terreur sociale. Dans le silence assourdissant des médias, les manifestations se multiplient ainsi que les grèves générales malgré la violente répression.

Les Grecs ont besoin de la solidarité internationale et y font appel [1]

Répondons à cet appel. Nous sommes tous des Grecs !

Leur mobilisation se heurte au mur d’une dictature européenne et internationale, celle des marchés financiers et de la troika : UE, BCE, FMI, qui ont imposé aux grecs ces plans d’austérité et un gouvernement non élu.

Les gouvernements dans l’UE sont parties prenantes de cette dictature et appliquent dans les autres pays des politiques qui vont dans le même sens. La Grèce n’est pour eux qu’un laboratoire avant généralisation. La situation va s’aggraver encore avec le projet de nouveau traité européen obligeant à introduire la “règle d’or” dans nos constitutions.

Nous aussi, comme les Grecs, refusons de sacrifier le peuple sur l’autel de l’argent.

Reprenons nos vies en main.

Laissez votre PC, rejoignez la mobilisation !

Manifestation en solidarité avec la mobilisation des Grecs le Samedi 18 février à partir de 13h, place de la République, Rostrenen.


[1] http://realdemocracygr.wordpress.com/2012/02/10/so-its-final-now/

 

http://lesindignescentrebretagne.wordpress.com/2012/02/15/samedi-18-fevrier-journee-internationale-de-soutien-au-peuple-grec/

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:34

 

Les Indignés lancent un appel à mobilisation en soutien au peuple grec ce samedi 18 février.

 

les Indignés de la Belle de Mai sont solidaires de cette action et l’AP de la place Cadenat ne sera donc pas assurée ce Samedi. En revanche un groupe de travail sera certainement organisé après la manifestation, afin de pouvoir faire le point sur l’avancement de l’organisation du « Printemps des Indignés » du 24 Mars. Le lieu du groupe de travail sera décidé sur place, après la manifestation.

 

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