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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:30

LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.12 | 14h31

 
 

 

Le procureur Raffaele Guariniello, au tribunal de Turin, lundi 13 février.

Le procureur Raffaele Guariniello, au tribunal de Turin, lundi 13 février. AP/Daniele Badolato


Le tribunal de Turin a condamné, lundi 13 février, à seize ans de prison les deux accusés du procès du drame italien de l'amiante : l'ex-propriétaire du groupe suisse Eternit, Stephan Schmidheiny, et le baron belge Jean-Louis de Cartier de Marchienne, ex-administrateur d'Eternit Italie.

Le milliardaire suisse, 65 ans, et le baron belge, âgé de 90 ans, ont été jugés responsables de la mort de plusieurs milliers de personnes en Italie, anciens ouvriers ou habitants vivant à proximité de plusieurs usines d'Eternit-Italie. Le groupe de M. Schmidheiny a été un important actionnaire d'Eternit-Italie de 1976 à 1986. M. Cartier de Marchienne a été actionnaire minoritaire et administrateur d'Eternit-Italie au début des années 1970.

Les deux hommes ont aussi été condamnés à verser plusieurs dizaines de millions d'euros aux diverses parties civiles. Au total, six mille personnes, en majorité des victimes ou des proches de victimes mortes, réclamaient un dédommagement.

 

"UNE CATASTROPHE SANITAIRE ET ENVIRONNEMENTALE PERMANENTE"

Le parquet avait requis vingt ans de prison contre les deux hommes, accusés d'avoir provoqué "une catastrophe sanitaire et environnementale permanente" et enfreint la sécurité au travail, dans un procès qui a nécessité cinq ans d'enquête préalable et trois ans d'audiences, à partir de décembre 2009.

L'amiante a été utilisé massivement en particulier dans le secteur de la construction (amiante-ciment) en raison notamment de sa résistance à la chaleur et au feu, avant son interdiction dans un bon nombre de pays, notamment européens.

Le pic de production a été atteint dans la seconde moitié des années 1970, avec plus de 5 millions de tonnes annuelles. Selon un rapport de l'OMS datant de 2007, environ 125 millions de travailleurs sont exposés à l'amiante sur leur lieu de travail et au moins quatre-vingt-dix mille personnes meurent chaque année de maladies liées à l'amiante.

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:23

 

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 13.02.12 | 08h51   •  Mis à jour le 13.02.12 | 12h36

 
 

 

Vue de Homs, le 12 février 2012.

Vue de Homs, le 12 février 2012.AP/HONS


Les forces de Bachar Al-Assad ont repris, lundi 13 février, leurs bombardements sur la ville de Homs au lendemain du soutien explicite apporté à l'opposition par la Ligue arabe, qui a, en outre, proposé à l'ONU l'envoi d'une mission conjointe en Syrie.

 

Cet appel accentue la pression sur la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité dont le veto mis il y huit jours à une résolution appelant Bachar Al-Assad à renoncer à ses pouvoirs a été dénoncé par les pays arabes et occidentaux. La Russie étudie la proposition de la Ligue arabe, tout en jugeant qu'un cessez-le-feu est nécessaire avant l'envoi de soldats de maintien de la paix, a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "Pour déployer une force de maintien de la paix, il faut l'autorisation de la partie qui la reçoit", a-t-il dit, et "il faut quelque chose qui ressemble à un cessez-le-feu". De son côté, la Chine a déclaré soutenir les efforts de médiation de la Ligue arabe sans se prononcer explicitement sur l'envoi de casques bleus préconisé par l'organisation du Caire.

Le régime syrien est déterminé à "rétablir la sécurité" dans le pays, où il tente de mettre fin à onze mois de contestation, en dépit des décisions de la Ligue arabe de soutenir l'opposition et d'appeler à une mission de paix mixte avec l'ONU, a rapporté l'agence officielle Sana. "Cette décision et d'autres n'empêcheront pas le gouvernement syrien d'assumer ses responsabilités dans la protection de ses citoyens et le rétablissement de la sécurité et de la stabilité", a indiqué un responsable cité par l'agence. "La Syrie refuse les décisions [de la Ligue arabe] qui constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du pays et une atteinte à la souveraineté nationale", a affirmé le responsable syrien.

Le secrétaire au Foreign Office a déclaré lundi ne pas envisager que des troupes occidentales puissent intervenir "au sol" en Syrie dans le cadre d'une force de maintien de la paix, suivant la proposition faite par la Ligue arabe.
William Hague, en visite au Cap, a jugé que les casques bleus qui pourraient être engagés en territoire syrien devraient être originaires de pays non-occidentaux. "Je ne vois pas d'issue en Syrie avec la présence de soldats occidentaux sur le terrain, sous quelque forme que ce soit, y compris sous la forme d'une mission de maintien de la paix", a déclaré le chef de la diplomatie britannique.

 

23 MORTS DIMANCHE

D'après des opposants, les blindés pilonnent surtout deux grands faubourgs sunnites, Bab Amr dans la partie sud de la ville et Al-Waer dans la partie ouest, près de l'académie militaire. Selon eux, les bombardements ont fait 23 morts dimanche après une journée d'accalmie la veille. Le quartier d'Al-Waer, théâtre, pendant des mois, de manifestations hostiles au régime, est attaqué depuis plusieurs jours par des miliciens du régime, les chabbiha.

Selon un bilan des Nations unies fourni en décembre, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 5 000 morts tandis que le régime impute les violences à des groupes "terroristes" soutenus par l'étranger. Dimanche, des soldats appuyés par des blindés ont lancé une offensive à Inchaat, quartier de Homs théâtre de plusieurs incursions des forces loyalistes au cours de la semaine écoulée. Des chars ont roulé sur des voitures civiles et des militaires ont mis à sac des habitations et brûlé des meubles au milieu des rues pour infliger une punition collective à la population, affirme la coalition Homs libre dans un communiqué. Il est difficile de vérifier les affirmations des deux camps car le régime limite de manière très stricte l'accès des journalistes au terrain.

Un convoi du Croissant-Rouge syrien a pu se rendre à Homs pour distribuer de la nourriture, des médicaments et des couvertures aux milliers d'habitants touchés par les violences, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un communiqué. "La population, en particulier les blessés et les malades, subit l'essentiel des violences", a déclaré Marianne Gasser, responsable du CICR à Damas. Des opposants affirment cependant que les équipes du Croissant-Rouge se sont rendues dans les quartiers peuplés d'alaouites, la communauté dont est issue la famille Al-Assad, mais pas dans les quartiers sunnites, les plus bombardés.

 

SOUTIEN À L'OPPOSITION

 


Des opposants ont profité dimanche d'une pause dans les bombardements pour manifester contre le régime dans les quartiers de Koussour, Bayada, Khalidoua et Bab Houd. Des manifestations ont été signalées à Houla, une localité voisine également bombardée. Des images postées sur YouTube montrent des centaines de jeunes se tenant par l'épaule et dansant sous des drapeaux vert et blanc, les couleurs de la Syrie, avant la prise de pouvoir du parti Baas en 1963. A Hama, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Homs, les forces loyalistes appuyées par des blindés ont pénétré dimanche dans des quartiers proches de la périphérie où l'armée syrienne libre a été active.

La Ligue arabe va fournir un soutien politique et matériel à l'opposition syrienne et demander au Conseil de sécurité la formation d'une force conjointe ONU-Ligue arabes pour mettre fin aux violences en Syrie, les militants dénonçant une grave crise humanitaire à Homs. L'organisation panarabe va "ouvrir des canaux de communication avec l'opposition syrienne et lui fournir toutes les formes de soutien politique et matériel", d'après le communiqué final d'une réunion des ministres des affaires étrangères arabes dimanche au Caire. Dans le même temps, elle "met fin à la mission" de ses observateurs en Syrie, dont le chef controversé, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha Al-Dabi, avait annoncé quelques heures auparavant sa démission. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué dimanche à son homologue de la Ligue arabe qu'il reviendra au Conseil de sécurité de statuer sur les décisions prises par les ministres arabes au Caire, a indiqué son porte-parole Martin Nesirky dans un communiqué.

"Nous allons discuter de manière urgente avec la Ligue arabe et nos partenaires internationaux des propositions pour une force de maintien de la paix Ligue arabe-ONU", indique, lundi, le ministre des affaires étrangères britannique, William Hague.

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:20
Solidarité avec le peuple Grec !
De Paris à Athènes, lutter ensemble contre l'austérité !

La troïka, avec l'appui du gouvernement grec d'union nationale, exige un nouveau plan d'austérité au peuple grec. Réduction brutale des salaires et des pensions (-22%), suppressions d'emplois dans la fonction publique, dé-tricotage du code du travail... Les travailleurs grecs n'en finissent plus de payer la
crise ! Privatisations des services publics, détérioration du système de santé, casse du service public d'éducation : c'est l'immense majorité de la population qui fait les frais d'une politique qu'ils n'ont pas choisi, imposée par les marchés financiers, les banques et le patronat sous la houlette de Merkel et Sarkozy.

Nous avons conscience que la situation de la Grèce n'est pas de la responsabilité du peuple grec comme on voudrait nous le faire croire. L'austérité sert à sauver les banques, notamment françaises et allemandes, qui spéculent depuis des années sur la dette grecque. Elle sert également à montrer au reste des peuples européens ce qui les attend : une baisse drastique du niveau de vie, une diminution sans précédent des salaires ! Les dernières annonces de Sarkozy confirment que l'austérité va s'étendre à tous les peuples européens !

Pourtant le peuple grec n'a pas dit son dernier mot. La grève générale se construit et s'étend. Plusieurs ministères sont occupés, des travailleurs occupent leur entreprise, des étudiants leur lieu d'études... Dimanche, jour du vote du nouveau plan d'austérité, les jeunes, les travailleurs, les chômeurs, les retraités, se sont donnés rendez-vous pour assiéger le parlement, pour empêcher le vote illégitime. Ils nous montrent la voix : il n'y a pas de fatalité face à l'austérité et ce sont bien les luttes qui seront déterminantes dans le dénouement de la crise.

Nous sommes solidaires du peuple grec en lutte. Nous pensons que c'est bien à l'échelle de toute l'Europe que les peuples doivent se lever contre les plans d'austérité. De Paris à Athènes, il est temps de retrouver le chemin de la mobilisation. C'est pourquoi, nous appelons à un rassemblement dimanche 12 février à 15h devant l'ambassade grecque (23 Rue Galilée 75116 Paris - métro Kleber)


PLUSIEURS APPELS SERONT LANCES DANS LES PROCHAINS JOURS

 
 
Aix Réelle Démocratie Maintenant

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:17

Les barbares, pour les Grecs de l'Antiquité, étaient ceux qui ne parlaient pas le grec…

Les barbares sont de retour.

Les barbares ont pris le pouvoir à Athènes. 


Cette nuit, de nombreux bâtiments de la capitale grecque ont brûlé, Athènes a été le théâtre de très violents affrontements entre la police et les manifestants.


Le premier ministre grec, Lucas Papademos, peu avant le vote décisif du parlement adoptant un nouveau plan d'austérité, a stigmatisé les fauteurs de trouble, estimant que «violences et destructions n'ont pas de place en démocratie». Qualifiant le plan de «seule solution réaliste», M. Papademos avait appelé les députés à «prendre leurs responsabilités» et à confirmer la voie du maintien dans la zone euro. 


La question cependant mérite d'être posée: quels sont les auteurs des violences et des destructions que dénonce le premier ministre grec?


Plutôt que les manifestants ou la «rue», ne s'agit-il pas plutôt du premier ministre grec lui-même et de ses acolytes du «gouvernement de la honte»?


La semaine dernière, la presse internationale (française, en particulier) évoquait les «atermoiements» grecs et titrait que le gouvernement grec serait pris en étau entre la Troïka (FMI, BCE et l'Union européenne) et la «rue».


La Grèce pourrait bénéficier d'un effacement «sans précédent» de sa dette «à deux conditions». La première, suggérée par les gouvernements allemand et français, est qu'elle inscrive dans sa loi la priorité donnée au service de la dette. Athènes n'aurait le droit d'engager aucune dépense avec les recettes fiscales et l'argent emprunté tant que la Grèce n'aura pas honoré ses dettes. Pour être bien sûr qu'aucun «dérapage» ne se produise, une partie des aides accordées à la Grèce serait versée sur un compte séparé, réservé au remboursement de la dette. Avec cette première condition, c'est peu dire que le pays est, de facto, sous tutelle et que la souveraineté nationale est menacée. Rappelons que l'effacement de la dette dont il est question permet théoriquement de ramener la dette du pays à 120% en 2020… c'est-à-dire à son niveau de 2009, avant que le jeu de massacre ne commence avec le premier plan d'austérité.


La seconde condition de l'effacement de la dette est une nouvelle baisse des salaires et des retraites, elle aussi sans précédent: baisse de 22% du salaire minimum, réduction de 35% du salaire des fonctionnaires, diminution de 15% des retraites dans les entreprises appartenant à l'État…


Mais cette baisse serait réalisée pour le plus grand bien des Grecs sommés de rétablir leur compétitivité. Mais de quelle compétitivité s'agit-il? Si les salaires en Grèce ont bien augmenté depuis la fin des années 1990 plus vite qu'ils ne l'ont fait en Allemagne (le fameux «modèle» allemand…), ils demeurent deux fois inférieurs. Surtout, la baisse des salaires ne peut pas améliorer la compétitivité de produits qui n'existent pas! La base productive grecque a, en trois décennies, été laminée. Le pays a perdu ainsi ses atouts dans le textile-habillement, l'industrie du bois et même l'agro-alimentaire! Pour ne pas parler des chantiers navals grecs coulés avec le renfort des armateurs au bénéfice des chantiers chinois.


La baisse des salaires n'a, en réalité, aucun rapport possible avec l'amélioration de la compétitivité. Son seul objectif est de réduire le déficit commercial énorme d'un pays qui exporte peu et importe l'essentiel des produits industriels qu'il achète. Dans cette perspective, la baisse des salaires et, plus généralement, celle de tous les revenus des ménages, a comme effet recherché la baisse de la consommation. Celle-ci diminuant, les importations devraient mécaniquement se contracter et le solde commercial se rétablir.


Le seul problème, que le patronat grec a bien identifié, refusant pour la première fois les mesures d'austérité, est que c'est toute l'activité économique du pays qui va être concernée et non les seules importations. La récession ou plutôt la dépression à l'œuvre depuis cinq ans va donc s'amplifier considérablement et avec elle le chômage qui atteint déjà plus de 20% de la population et près d'un jeune sur deux. Le Moyen-âge social est bien en vue! 


Les barbares ne sont pas les manifestants qui ont protesté contre le nouveau plan du gouvernement et de la Troïka (FMI en tête), ce sont ceux, Grecs comme non-Grecs, qui imposent au peuple grec une potion mortifère.

Les barbares sont bien de retour à Athènes et ils ne constituent en rien une solution…

De quoi méditer le sens du poème du grand poète grec Constantin Cavafis «En attendant les barbares» (1904).


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:12

LEMONDE.FR | 13.02.12 | 10h52   •  Mis à jour le 13.02.12 | 12h18

 
 

 

Athènes, correspondance - Pendant que les députés débattaient et votaient des nouvelles mesures d'austérité, dimanche 12 février, Athènes brûlait. Près d'une vingtaine d'immeubles ont été incendiés après la dispersion d'une grande manifestation hostile au nouveau "mémorandum" que la Grèce s'engage à appliquer auprès de ses partenaires européens. Dans la nuit de dimanche à lundi, l'Attikon – un magnifique cinéma à l'ancienne du centre de la capitale – était encore ravagé par les flammes, tout comme un immeuble désaffecté à quelques dizaines de mètres. Les pompiers continuaient leur intervention au siège d'Alphabank, d'où les flammes avaient cessé de sortir.

Sur la place Korai, devant l'Université, les incendies qui s'étaient déclarés dans un autre cinéma, dans un magasin de la chaîne américaine Starbucks ou dans une succursale d'Eurobank avaient été circonscrits, mais la place était dévastée, tout comme les rues autour de la place Syntagma où avait lieu la manifestation. Elles étaient jonchées de morceaux de marbre arrachés des immeubles voisins, de débris de verre, de restes calcinés de barrages improvisés. Dans les magasins, les alarmes sonnaient dans le vide.

 

Athènes donne une fois de plus une image de chaos au moment où le premier ministre, Lucas Papadémos (Nouvelle Démocratie, droite), prend la parole pour appeler les députés à voter en faveur du mémorandum afin d'éviter un "défaut désordonné catastrophique". Alors que l'Europe attend en retenant son souffle l'issue du vote pour débloquer une nouvelle tranche d'aide de 130 milliards d'euros en échange d'un nouveau plan d'austérité, des images d'Athènes incendiée font le tour du monde.

 

Après deux jours de grève générale qui n'avaient pas entraîné une forte mobilisation, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées place Syntagma, devant le Parlement, dimanche, vers 17 heures, pour protester contre ces nouvelles mesures après plus de deux ans de crise. De nombreuses personnes affluaient encore vers la place au moment où ont commencé les premiers incidents. La police a recensé 80 000 personnes à Athènes et 20 000 à Salonique, la deuxième cité du pays, tandis que des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes.

 

Moins d'une heure après le début du rassemblement, la police commence à noyer la place sous des flots de gaz lacrymogènes. "Ils nous ont attaqués alors que la manifestation était pacifique, explique Irini, une jeune actrice sans emploi. Ils arrivaient de trois endroits différents en lançant des produits chimiques sur la foule. Des gens étaient à terre." Les circonstances du début des incidents ne sont pas claires. Certains médias évoquent des attaques de policiers, avec des cocktails Molotov. Des manifestants assurent que les gaz lacrymogènes ont été envoyés avant. Très vite, l'air est saturé dans le cœur d'Athènes.

 

Pour échapper aux gaz, le compositeur Mikis Théodorakis, 86 ans, fondateur d'un nouveau parti nationaliste, qui s'apprêtait à prendre la parole sur la place, se réfugie au Parlement "pour voir dans les yeux ceux qui s'apprêtent à condamner à mort la Grèce". De même que le héros de la résistance Manolis Glezos, 89 ans, connu pour avoir décroché le drapeau nazi de l'Acropole en 1941 : "Est-il possible d'imposer ces mesures à coups de gaz lacrymogènes ? Elles n'ont pas reçu le vote du peuple grec." Samedi, des membres du syndicat communiste, le PAME, avaient accroché une banderole sur le site archéologique: "A bas la dictature du monopole de l'Union européenne".

 

Au moment où la foule évacue la place, des milliers de manifestants continuent à affluer vers le Parlement. Des incidents entre jeunes et policiers se poursuivent dans plusieurs quartiers autour de Syntagma, dans des scènes de guérilla urbaine qui durent presque toute la nuit. Peu après 20heures commencent les premiers incendies. Les pompiers ont du mal à intervenir dans la panique ambiante. Le ministère de la santé a estimé à 54 le nombre de blessés.

 

A l'intérieur du Parlement, les orateurs se succèdent et condamnent les scènes de violence. Certains demandent la démission du ministre de la protection des citoyens, Christos Papoutsis. La stratégie policière, évacuant très tôt la place Syntagma et placée ensuite dans l'impossibilité de contrôler les bandes en fuite qui incendient la ville, laisse une fois de plus perplexe.

 

Ces images ont éclipsé le résultat du vote, qui était anticipé. Une large majorité de députés (199 sur 300) a adopté le mémorandum, qui conditionne le nouveau prêt. Le premier ministre a demandé aux parlementaires d'éviter "la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro". Il a eu le soutien des deux grands partis gouvernant la Grèce en alternance depuis 1974, le Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite). Mais plus de quarante députés ont refusé d'obéir à la consigne de leur parti et ont été exclus de leur groupe. Avec 21 députés exclus, le parti de droite perd ainsi un quart de ses effectifs parlementaires. Toujours à l'écart des autres, le parti d'extrême droite a aussi exclu deux de ses députés parce qu'ils avaient voté en faveur du mémorandum. Le Laos avait quitté la coalition gouvernementale le 10 février pour s'opposer aux nouvelles mesures d'austérité.

 

Au moment du vote, lundi vers une heure du matin, quelques centaines de manifestants étaient encore sur la place Syntagma, qui avait retrouvé son calme, même si l'air était toujours vicié par les lacrymogènes. Quelques-uns s'étaient enveloppés dans un drapeau grec. Un homme jouait un air triste à la trompette.

 

"Nous sommes déjà en faillite. Qu'au moins on nous laisse choisir notre propre banqueroute, pour que l'on puisse garder le respect de nous-même. Notre problème, ce n'est pas l'Europe, c'est notre classe politique", explique Thomas Slamaris. "Et nos banques", ajoute un autre manifestant. M.Slamaris est sans travail comme plus d'un million de personnes en Grèce. Il avait plusieurs magasins de décoration. "J'étais un businessman. J'ai fait faillite. Comme mon pays."

Alain Salles

 


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:05
Grèce : la débâcle de l’austérité, le naufrage de l'Europe

Le Parlement grec a adopté hier un énième plan d’austérité négocié avec la Troïka. En échange, la BCE, le FMI et l’Union européenne accepteront de débloquer une nouvelle tranche de financement d’un plan que plus personne n’ose encore qualifier de «sauvetage».
Malgré les défections de ministres et de députés, les manifestations d'hier, d'une ampleur sans précédent, n'ont pas suffi à bloquer l'adoption du plan au Parlement, avec une majorité incluant le Parti socialiste, la droite classique et l'extrême-droite. La colère et le désespoir populaires vont encore s'amplifier.
L’économie grecque est littéralement laminée par les politiques d’austérité, dont le nouveau plan est une étape supplémentaire : baisse de 22 % du salaire minimum, ramené à 586 euros brut sur 14 mois, suppression dans l’année de 15 000 emplois publics, nouvelles coupes dans les pensions de retraite. Loin de jeter les bases d’une sortie de crise, les prétendues « cures » imposées par la Troïka entretiennent un cercle vicieux de récession et de chômage.
Le but de ces politiques:  imposer une "dévaluation interne" par une baisse massive des salaires et des budgets sociaux, en préservant les intérêts des classes dominantes et du secteur financier. Les banques grecques seront recapitalisées par l'État mais resteront dans les mains de leurs actionnaires privés.
Selon le FMI lui-même, la saignée actuelle et la restructuration en cours de la dette grecque ne permettront dans la meilleure des hypothèses que de ramener la dette de 160 % à 120 % du PIB d'ici 2020.Les nouveaux prêts ne serviront qu'à rembourser les anciens, la restructuration de la dette ne servira qu'à maintenir à long terme le flux des intérêts qui saignent l'économie grecque en alimentant les banques européennes. La Grèce sera ramenée à une économie de subsistance et de tourisme à bas prix.
La crise est économique et sociale, mais aussi démocratique et politique. La classe politique grecque reste sourde aux exigences des citoyens, tandis que l'Union européenne exerce une violence sans précédent contre l'un de ses pays membres, prélude à d'autres violences contre d'autres pays. Il faut croire que la Grèce est pour les classes dominantes un laboratoire pour tester jusqu'où elles peuvent aller dans la pression exercée sur les peuples.
Parmi les mesures indispensables pour sortir la Grèce, mais aussi le Portugal, l'Espagne, l'Italie et l'ensemble de l'Europe de cette impasse, il faut d'urgence une reprise en main de la Banque centrale européenne par le politique, une réforme fiscale taxant les revenus financiers et les gros patrimoines, une annulation des dettes illégitimes, une politique européenne de convergence sociale vers le haut, des plans massifs d'investissement public pour la transition écologique...
Les luttes sociales sont appelées à s'amplifier dans les mois à venir dans toute l'Europe pour stopper la spirale infernale de l'austérité et de la désagrégation, et imposer une réorientation solidaire de la construction européenne, à commencer par le rejet du « Pacte budgétaire ». Dans cette perspective, Attac France appelle à multiplier les initiatives de solidarité avec le peuple grec.
Attac France,
le 13 février


Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:03
  • Solidarité avec le peuple grec en lutte
  • Assemblée Générale/Populaire
  • Quand un peuple est attaqué ce sont tous les peuples qui sont attaqués.

    Le 10 février, le gouvernement non élu de la Grèce a adopté un nouveau plan d'austérité encore plus dur et destructif. Le salaire minimum est diminué de 22% et gelé pour trois ans, les conventions collectives sont tout simplement supprimées, il y aura 15 000 licenciements dans la fonction publique et 150 000 postes seront détruits par non renouvellement...

    Le peuple grec est en train de se soulever contre cette politique de terreur sociale. Dans le silence assourdissant des médias, les manifestations se multiplient ainsi que les grèves générales malgré la violente répression.

    Les Grecs ont besoin de la solidarité internationale et y font appel

    Répondons à cet appel.

    La mobilisation des grecs se heurte au mur d'une dictature européenne et internationale, celle des marchés financiers et de la troika : UE, BCE, FMI, qui ont imposé aux grecs ces plans d'austérité et un gouvernement non élu. Les gouvernements dans l'UE, en particulier le gouvernement français, sont parties prenantes de cette dictature et appliquent dans les autres pays des politiques qui vont dans le même sens. La Grèce n'est pour eux qu'un laboratoire avant généralisation. La situation va s'aggraver encore avec le projet de nouveau traité européen obligeant à introduire la "règle d'or" dans nos constitutions.

    Solidarisons nos luttes et construisons ensemble un mouvement permettant de résister et créer. Défendons nos droits et reprenons nos vies en main.

    Depuis le mois de novembre, des marcheurs indignés partis de Nice font route vers Athènes, en solidarité avec les grecs. L'assemblée du mouvement Démocratie Réelle de Paris réunies le 12 février exprime son soutien et son amitié au peuple grec mobilisé, et appelle à participer aux manifestations qui seront organisées les prochains jours par le collectif des étudiants et travailleurs grecs, suite au rassemblement ce jour-ci devant l'ambassade de Grèce.

    Peuple grec, nous sommes avec vous !

    Déclaration adoptée par consensus à l'Assemblée Générale de Paris, le 12 février 2012

 

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:12

 

http://ldhinfoslaseynesurmer.blogspot.com/2012/02/la-berlinale-tony-gatlif-rejoint-les.html

 

dimanche 12 février 2012

Le petit livre  " Indignez-vous" de Stéphane Hessel, 94 ans, ancien résistant et diplomate qui encourage au soulèvement pacifique contre l'injustice, a été traduit dans 30 pays et vendu à des centaines de milliers d'exemplaires

 
Tony Gadlif, l'auteur de "Latcho Drom", "Gadjo Di, en a acquis les droit et il s'est infiltré dans les foules européennes "indignées" du printemps 2011 qui, d'Athènes à Madrid, ont conspué les banquiers, les riches en général, les repus, les blasés, pour témoigner de l'indignation, de la rage et de la colère  de ceux qui sont descendus dans la rue.

Il a présenté à Berlin , son film reportage "Indignados", dans la section Panorama de la 62e Berlinale, dédiée cette année aux basculements de l'histoire. Ce film sortira en France le 7 mars
Pour plus d'infos, cliquez sur le portrait de Tony Gadlif 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:09

Le Buvard relaie ici deux textes révélateurs d'une situation plus qu'alarmante en Grèce. Le premier de Marie-Laure, qui vit là-bas depuis 20 ans et s'adresse à sa soeur sous la forme d'une lettre et le second est celui du discours prononcé par Sonia Mitralia, luxembourgeoise, fondatrice du groupe "Initiatives des femmes contre la dette grecque". 

Pour information, le mari de Sonia, Yorgos, est économiste, membre du CADTM et co-fondateur de l'ELE (le comité pour la constitution d'une Commission d'Audit de la Dette Grecque). Mediapart a publié ce discours prononcé le 24 janvier dernier devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg. Dans son discours, Sonia Mitralia rappelle entre autre que le «droit international oblige (...)les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes».

 



Lettre de Marie-Laure 


 
Discours de Sonia Mitralia

Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.


Tout d'abord, même les inspirateurs de ces politiques admettent maintenant ouvertement non seulement leur échec patent, mais aussi que leurs recettes étaient dès le début totalement erronées, irréalistes, inefficaces et même contre-productives. En voici une illustration qui concerne non pas une question secondaire mais le cœur du problème, la dette publique grecque elle-même. Selon tous les responsables du désastre grec, si leurs politiques (d'austérité plus que draconienne) s'avéraient efficaces à 100%, ce qui est d'ailleurs totalement illusoire, la dette publique grecque serait ramenée en 2020 à 120% de PIB national, c'est-à-dire au taux qui était le sien... en 2009 quand tout ce jeu de massacre a commencé! En somme, ce qu'ils nous disent maintenant cyniquement, c'est qu'ils ont détruit toute une société européenne... absolument pour rien!

Mais, comme si tout cela ne suffisait pas, ils persistent à imposer aux Grecs –mais aussi pratiquement à tout le monde– exactement les mêmes politiques qu'eux-mêmes admettent en échec. C'est ainsi qu'on est désormais en Grèce au septième «Mémorandum» d'austérité et de destruction de services publics, après que les six premiers ont fait preuve d'une totale inefficacité! On assiste au Portugal, en Irlande, en Italie, en Espagne et un peu partout en Europe à l'application de ces mêmes plans d'austérité draconienne qui aboutissent partout au même résultat, c'est-à-dire enfoncer les économies et les populations dans une récession et un marasme toujours plus profonds.

En réalité, des expressions telles que «austérité draconienne» sont absolument insuffisantes pour décrire ce qui est en train de se passer en Grèce. Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % ou même, dans certains cas, de 70 %. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants de l'école primaire, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des dizaines, des milliers de SDF misérables, affamés et en haillons. Le chômage atteint désormais 20 % de la population et 45 % des jeunes (49,5 % pour les jeunes femmes). Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquence que les lits d'hôpitaux sont réduits (par décision gouvernementale) de 40 %, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base comme des aspirines. L'Etat grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre passé. Des dizaines de milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrants de maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance après que l'Etat grec leur a coupé les subsides et les médicaments. Le nombre de tentatives de suicide s'accroît à une vitesse hallucinante, comme d'ailleurs celui des séropositifs et des toxicomanes abandonnés désormais à leur sort par les autorités. Des millions de femmes grecques se voient maintenant chargées des tâches normalement assumées par l'Etat à travers ses services publics quand ceux-ci n'étaient pas encore démantelés ou privatisés par les politiques d'austérité. La conséquence en est un véritable calvaire pour ces femmes grecques : non seulement elles sont les premières à être licenciées et sont contraintes d'assumer les tâches des services publics en travaillant de plus en plus gratuitement à la maison, mais elles sont aussi directement visées par la réapparition de l'oppression patriarcale qui sert d'alibi idéologique au retour forcé des femmes au foyer familial.

On pourrait continuer presque à l'infini cette description de la déchéance de la population grecque. Mais, même en se limitant à ce qu'on vient de dire, on constate qu'on se trouve devant une situation sociale qui correspond parfaitement à la définition de l'état de nécessité ou de danger reconnu depuis longtemps par le droit international. Et ce même droit international oblige expressément les Etats à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes.
Comme le souligne la Commission du droit international de l'ONU à propos de l'état de nécessité: «On ne peut attendre d'un État qu'il ferme ses écoles et ses universités et ses tribunaux, qu'il abandonne les services publics de telle sorte qu'il livre sa communauté au chaos et à l'anarchie simplement pour ainsi disposer de l'argent pour rembourser ses créanciers étrangers ou nationaux. Il y a des limites à ce qu'on peut raisonnablement attendre d'un État, de la même façon que pour un individu.»

Notre position, partagée par des millions de Grecs, est claire et nette et se résume au respect du droit international. Les Grecs ne doivent pas payer une dette qui n'est pas la leur pour plusieurs raisons.

Primo, parce-que l'ONU et les conventions internationales –signées par leur pays mais aussi par les pays de leurs créanciers– intiment à l'Etat grec de satisfaire en toute priorité non pas ses créanciers mais plutôt ses obligations envers ses nationaux et les étrangers qui se trouvent sous sa juridiction.

Secundo, parce-que cette dette publique grecque, ou au moins une part très importante, semble réunir tout les attributs d'une dette odieuse, et en tout cas illégitime, que le droit international intime de ne pas rembourser. C'est d'ailleurs pourquoi il faudrait tout faire pour faciliter la tâche de la campagne grecque pour l'audit citoyen de cette dette afin d'identifier sa part illégitime –et non pas tout faire pour l'empêcher, comme l'Etat grec le pratique maintenant. 

Notre conclusion est catégorique: la tragédie grecque n'est ni fatale ni insoluble. La solution existe et la répudiation, l'annulation et le non paiement de la dette publique grecque en font partie en tant que premier pas dans la bonne direction. C'est-à-dire, vers le salut de tout un peuple européen menacé par une catastrophe humanitaire sans précédent en temps de paix...

J'ai essayé de t'appeler hier, parce que je sentais qu'il fallait vraiment que je vous dise ce qui se passait à ce moment-là.

A lire la une du Monde, vous ne risquez pas la surinformation à propos de la Grèce...

Donc, les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur de la Banque Centrale de Grèce...), à savoir: Papandréou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences de la Troïka.

Résultat des courses: (j'en oublie forcément)

1) suppression des conventions collectives, tout le monde à la même enseigne, élargissement de la dérégulation, emploi à temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)

2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à 600 euros bruts; soit env. 480 nets)
cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement  au salaire de base et sont calculées à partir du salaire min.

3) 10% de baisse en plus pour les - de 25 ans (donc salaire de base à 527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à condition bien sûr de travailler à plein temps).

4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)

5) gel des primes à l'ancienneté tant que le chômage ne sera pas à moins de 10% (les calendes grecques, quoi)

6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013

7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (et bien sûr ce n'est pas la première)

8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)

9) la question des retraites principales reste ouverte

10) baisse de 15% des retraites principales à DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi

11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.
Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres (mais ça ça paraît franchement anodin comparé à tout le reste), pour faire des examens à l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à 70%, si la caisse de Sécu existe encore à la date du remboursement...)et comme on ne paie pas nos impôts divers (on est imposable à partir de 5.000 euros par an..., + impôt sur la propriété, et bon nombre de Grecs, pauvres par ailleurs, sont propriétaires, etc etc.),... on nous fait une ponction à la source sur nos salaires.
Mon dernier salaire (janvier, sans la ponction automatique d'environ 30euros pour impôts, et avant les baisses annoncées aujourd'hui) était de 758 euros. Byzance, quoi.

Mon loyer est de 320 euros, le fuel est à 1,06 euros le litre, l'essence à 1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à 1.60 le kg, les patates à 0.8, le lait à 1.2 ...
Dans les médias, on subit une offensive de propagande incroyable ("c'est dur, mais il faut ça pour se sauver", 'c'est l'occasion de mettre de l'ordre avec tous ces tricheurs"  etc...), et ceux, pas nombreux et seulement dans les médias alternatifs, boycottés et censurés systématiquement, qui affirment qu'il faut dire non, refuser ce prêt et tout ce qui va avec, et retourner à la drachme qui nous permettrait enfin de nous remettre debout (parce que tant qu'on est ficelés par la monnaie commune, on ne peut rien faire, sinon être plongés encore un peu plus dans la récession), sont accusés de folie, communisme, enfin bref de tous les maux de l'humanité.
Le gouvernement NON ELU et placé là au mépris de la constitution, signe un arrêt condamnant la Grèce pour les 50 prochaines années (ce n'est pas une exagération). C'est systématique, organisé, délibéré, et ça fonctionne.

Les Allemands, après avoir retiré leur demande de placer un proconsul en Grèce (ça a provoqué un tollé, même chez les Allemands!), insistent pour que soit créé un compte spécial, destiné au service de la dette, et géré... par eux (les créanciers). On ne précise nulle part qu'ils veulent, c'est un fait, que ce compte soit alimenté non seulement par le prêt à venir, mais aussi par les recettes de l'Etat, si besoin est.
Ca a un nom: colonisation.
On va monter à Athènes avec Christos, on ne sait franchement pas trop pour quoi faire, encore, je vous tiendrai informés. Je sais que vous faites tout ce que vous pouvez pour faire passer les infos, continuez, c'est la première chose à faire, on a vraiment besoin de votre soutien.

Beau cadeau d'anniversaire pour Cécilia, hein?... bon, on lui fera quand même quelque chose d'aussi sympa que possible, sans doute la semaine prochaine.

On pense à vous, on vous embrasse
Marie-Laure.


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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:06

Festival du film espagnol

À la rencontre de Manuel Cuéllar del Rio, activiste des réseaux sociaux

 

corsematin.com
Publié le samedi 11 février 2012 à 18h48

 

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Aux côtés de Manette Ferrandini, l'une des organisatrices du festival, Manuel Cuéllar Del Rio. Ce témoin actif du mouvement des Indignés, sur les réseaux sociaux, est ravi de participer à ce festival qu'il estime « de haute qualité ». Pierre-Antoine Fournil

Le responsable de la rubrique culture du quotidien El Pais partage l’affiche de l’espace Diamant avec le documentaire Los Indignados, ce soir, dans le cadre du 15e festival du film espagnol et latino-américain

Rédacteur en chef du service culture du quotidien espagnol El Pais, Manuel Cuéllar del Rio n'en est pas moins féru d'actualité sociale. Depuis le 15 mai 2011, il ne cesse de vivre, de suivre, l'épopée des Indignés, partie de Madrid. Ce mouvement dit « du 15 M », suivi dans toute l'Espagne, se propage à travers l'Europe, avant de franchir l'Atlantique jusqu'à New York, où les Indignés made in USA ont campé devant la bourse de Wall Street. Pas étonnant que le 7e art s'en inspire. Manuel Cuéllar del Rio est l'invité de ce festival dédié au cinéma espagnol et latino américain. Lors de la projection du documentaire Los Indignados, à 18 h 30, ce soir, il livrera son analyse.

Vous continuez à suivre les Indignés, dix mois après la 1re mobilisation. Qu'est-ce qui vous fascine autant dans leur révolte ?

Ce mouvement a effectivement commencé en mai 2011 et il ne s'est jamais arrêté depuis. Les manifestations de rue sont l'une des forces du mouvement. Elles sont la partie émergée de l'iceberg. La première manifestation a été une assemblée de quartier. De là, les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) ont joué un rôle clé, surtout pour ceux qui ne pouvaient se rendre aux assemblées. Les réseaux sociaux ont aussi permis d'éviter 400 expulsions. Leur poids est fondamental.

Les élections anticipées en Espagne, l'installation du nouveau gouvernement (de droite populaire) le 21 décembre, ont-elles apaisé la tension sociale ?

Pour le commun des mortels, et pour la presse, le mouvement des Indignés s'est calmé. Mais je ne le pense pas. Ce n'est un secret pour personne. En Espagne, quand on ne peut plus payer ses traites, même si l'on est dans la rue, on est obligé de continuer à payer. La majorité des gens dans la rue était de gauche, ce qui a eu un impact fort sur les élections : la droite a obtenu la majorité absolue. Sur les réseaux sociaux, les rassemblements s'organisent pour le printemps. Les manifestations ont diminué cet hiver. À part jeudi soir, la manifestation de soutien à Madrid au juge Garzon. (N.D.L.R. : le magistrat a été condamné à 11 ans d'interdiction d'exercer pour avoir ordonné des écoutes téléphoniques illégales dans le cadre d'une enquête sur un réseau de corruption.)

L'Espagne était, il y a peu, regardée comme le prochain domino qui s'effondrerait et ferait couler le reste de l'édifice. Cela n'est pas arrivé. Quelle est votre analyse ?

Heureusement, l'Espagne est toujours debout. Attendons, le nouveau gouvernement n'a pas 100 jours d'existence. Avant les élections, il avait juré et promis de ne pas augmenter les impôts. Il en avait même fait sa première mesure. Il avait aussi promis de ne pas injecter d'argent dans les banques, or il a déjà bafoué ces engagements-là. En Espagne, 2 millions de logements sont vides et uniquement utilisés à des fins spéculatives. C'est très facile de rendre plus sain le climat sur les marchés financiers mais, pour le citoyen, il est difficile de payer davantage.

Ainsi les Indignés ont encore des raisons de s'indigner…

C'est un mouvement d'indignation collective. Malgré leur absence de hiérarchie car c'est un mouvement horizontal, cela ne veut pas dire qu'ils ne prennent pas de décisions au sein des assemblées. Le ministre de l'Agriculture, jusqu'à sa nomination, était président d'une compagnie pétrolière. Les indignés ont demandé que les politiques ne puissent plus exercer plus de douze mandats et la fin du bipartisme.

Leur indignation est-elle entendue ?

Pour le moment, leurs revendications ont zéro impact sur l'organisation de la vie politique. Mais un printemps des Indignés se profile et ils vont réfléchir, ce dimanche, à la manière de célébrer l'anniversaire du mouvement du 15 mai.

Rédacteur en chef de la rubrique culture d'El Pais, on ne vous attend pas forcément sur le front social.

(Rires) Je travaille dans la section culture, mais il se trouve que j'habite à côté de la Puerta Del Sole, à Madrid, où a eu lieu la première manifestation. Je ne pouvais pas dormir pendant que l'histoire se déroulait sous mes yeux. J'ai décidé de couvrir le mouvement sur Twitter et sur le réseau social du journal El Pais : Eskup (déclinaison hispanisante de scoop), une arme puissante.

Qui est Manuel Cuéllar del Rio, finalement ? Un témoin ou un indigné ? Les deux ?

Difficile de séparer les deux. Quand je fais mon métier de journaliste, sur le site Eskup ou sur Twitter, je m'impose d'être détaché. En revanche, après le travail, au milieu d'une manifestation, en voyant les gens s'entraider, apporter des ventilateurs aux manifestants, ou du linge, ouvrir des crèches pour enfants, et les jardins autour de la place se transformer en potagers, toute cette entraide assortie d'un grand sens civique, une manifestation des Indignés ouverte à toutes les opinions, j'ai ressenti la plus forte émotion de ma vie. C'est évident que j'ai séparé le citoyen du journaliste, d'autant que j'ai d'abord été critique avant d'adhérer à l'action des Indignés.

 

 

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