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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 14:12

 

Le Monde - 22 février 2012

 

 

 

 

C'est une question à laquelle tente de répondre le site internet "Politiques et animaux". Les treize candidats sont classés selon quatre catégories : "agit pour les animaux", "penche pour les animaux", "penche contre les animaux", "agit contre les animaux".

Corrida, fourrures, chasse ou encore élevage, les positions des candidats sur les thèmes phares de la cause animale sont passées au cribles par le site internet fondée par Brigitte Gothière de l'association L214.

L'on apprend ainsi que Philippe Poutou est contre l'élevage des animaux pour leurs fourrures ou encore que Nicolas Dupont-Aignan s'est prononcé à plusieurs reprises contre l'utilisation d'animaux sauvages dans les cirques.

Le candidat qui remporte le plus mauvais bilan selon le site est Nicolas Sarkozy qui "n'a eu de cesse durant la durée de son mandat de satisfaire les demandes des chasseurs, des aficionados et du secteur de l’élevage".

Selon Mme Gothière, interrogée par l'AFP, "on a une vue caricaturale des positions des candidats sur la cause animale mais on n'a pas une vue globale. Notre site relate tous ce qu'ils ont fait plutôt que ce qu'ils ont dit". 

"Marine Le Pen est connue pour être pro-animaux mais quand on regarde ses positions sur l'abattage rituel, elle est plus anti-musulmans que pour la protection des animaux. Le bilan du mandat de Nicolas Sarkozy est catastrophique pour les bêtes, il a notamment bloqué l'étiquetage de la mention 'abattage avec ou sans étourdissement'. Quant à François Hollande, ses positions reflètent une volonté de ne pas s'engager sur la chasse ou la corrida", affirme-t-elle.

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 14:07

LEMONDE.FR avec AFP | 21.02.12 | 16h57   •  Mis à jour le 21.02.12 | 18h08

 
 

 

Sur les bords de la rivière Elbe à Dresden, en Allemagne, le 11 février.

Sur les bords de la rivière Elbe à Dresden, en Allemagne, le 11 février. AFP/ARNO BURGI


Après la neige, c'est le redoux qui pourrait avoir de sérieuses conséquences en Europe centrale et en Europe de l'Est. C'est du moins ce que prévoit l'agence des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, qui avertit, mardi 21 février, que les régions paralysées par la neige et la vague de froid cet hiver devront faire face à un risque de graves inondations au printemps.

Les températures en Bulgarie et en Roumanie devraient s'élever entre 8 et 10°C au cours des dix prochains jours, faisant fondre la glace le long du Danube, selon la SIPC (Stratégie internationale des Nations unies pour la réduction des risques). "Alors que des milliers de personnes restent bloquées par la neige de la Serbie à la Bulgarie, il y a des signes avant-coureurs d'inondations destructrices pouvant provoquer des pertes en vies humaines et en biens économiques", a déclaré Margareta Wahlström, la représentante spéciale de l'ONU pour le SIPC. Les zones sans infrastructures adéquates pour gérer les inondations – telles que barrages ou digues – seront particulièrement touchées, a-t-elle ajouté.

"PRENDRE DES MESURES"

La récente vague de froid et les chutes de neige massives dans certaines régions d'Europe ont fait plus de 600 morts. Avec les températures extrêmes, des communautés entières ont été privées de transports, d'écoles, d'hôpitaux et d'électricité.

"Il est temps maintenant pour les autorités de ces pays, la Croix-Rouge, les organisations nationales pour la réduction des risques de catastrophe et la protection civile de prendre des mesures pour s'assurer qu'il n'y aura pas de pertes en vies humaines au moment des inondations", a notamment déclaré Denis McClean, un porte-parole de la SIPC. "Et aussi de réfléchir à la manière dont cette catastrophe a mis en évidence l'état actuel des infrastructures dans ces pays."

A la suite des crues de l'Elbe et du Danube en 2002, la Commission européenne avait mis en place le système européen d'alerte des inondations (EFAS). La SIPC a estimé que le dégel annoncé pourrait mettre ce système à l'épreuve à plus grande échelle encore.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 14:02

 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.02.12 | 13h47   •  Mis à jour le 22.02.12 | 14h51

 
 

Plus de 7 600 personnes ont été tuées dans les violences depuis l'éclatement de la révolte en Syrie, en mars 2011, indique, mercredi 22 février, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi elles figurent 5 542 civils, 1 692 soldats et membres des services de sécurité et près de 400 déserteurs, a indiqué le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

NOUVEAUX RAIDS DES FORCES SYRIENNES

Des soldats et des miliciens soutenant Bachar Al-Assad ont mené une série de raids contre plusieurs villages d'une province du nord du pays, tuant vingt-sept jeunes Syriens, a indiqué mercredi un groupe d'opposants. Les jeunes gens, tous des civils, ont été pour la plupart abattus par balle, dans la tête ou dans la poitrine, alors qu'ils se trouvaient chez eux ou dans la rue dans les villages d'Idita, d'Ibline et de Balchone, dans la province d'Idlib, proche de la frontière avec la Turquie, rapporte le réseau syrien pour les droits de l'homme.

Plusieurs vidéos enregistrées par des militants locaux postées sur YouTube montrent des cadavres de jeunes blessés par balle dans les rues et dans leurs maisons. L'authenticité des images n'a pas pu être confirmée de manière indépendante. Les forces de sécurité ont tué mardi une centaine de personnes lors d'attaques contre la ville de Homs, épicentre de l'insurrection, et des villages de la province d'Idlib, ont annoncé les comités de coordination locaux.

Dix enfants et trois femmes figurent parmi les victimes, affirme ce mouvement d'opposition dans un communiqué qui accuse les forces de sécurité fidèles au président Bachar Al-Assad d'avoir commis des meurtres et des violations des droits de l'homme.

 

TREIZE CIVILS TUÉS À BABA AMRO MERCREDI

 


Mercredi, les bombardements continuaient sur Baba Amro, un quartier sunnite tenu par les insurgés, pilonné sans relâche depuis dix-huit jours. Au moins treize civils ont été tués mercredi dans ce quartier, où deux journalistes étrangers ont déjà trouvé la mort dans la matinée, selon une ONG syrienne.

Mardi soir, le journaliste Rami Al-Sayyed a été tué par un obus alors qu'il transportait des blessés et des morts vers l'hôpital de ce quartier, selon des militants. M. Sayyed, âgé de 26 ans et père d'une fille d'un an et demi, "était le pilier des militants à l'origine des films" illustrant les évènements à Baba Amro, selon Hadi Abdallah, militant local de la Commission générale de la révolution syrienne. "Aujourd'hui, il n'y a pas d'images diffusées en direct de Baba Amro, parce qu'il n'y a plus Rami", dit-il. "Sa caméra diffusait en direct du quartier, mettant à nu les mensonges des médias officiels", ont ajouté encore les comités locaux de coordinations. Comme des centaines de citoyens anonymes, il s'était armé d'une caméra pour témoigner de la situation sur place, face aux fortes restrictions imposées aux journalistes professionnels.

Dans le quartier rebelle, l'Armée syrienne libre (ASL) tente d'assurer nourriture et refuge aux habitants qui n'ont pas fui les combats. Selon Hadi Abdallah, même si "ses moyens restent limités, l'ASL assure surtout la protection du quartier", où se trouvent encore 90 000 personnes selon lui. Le militant affirme aussi que les opérations d'aide en général sont très risquées en raison des bombardements et de la présence de snipers. "Nous avons des stocks de nourriture dans les immeubles, mais plusieurs personnes ont été tuées en allant les chercher. C'est presque du suicide", explique-t-il.

Outre Baba Amro, plusieurs quartiers de la ville de Homs, assiégés depuis des semaines, sont coupés du monde et manquent de vivres et de matériel médical, alors qu'il n'y a aucune possibilité d'évacuer les blessés. La situation humanitaire y est devenue dramatique et les appels à agir se sont faits très pressants, notamment du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui demande des trêves quotidiennes de deux heures pour acheminer de l'aide humanitaire au plus vite en Syrie, notamment à Homs.

 

CORRIDORS HUMANITAIRES

Le président du CICR a affirmé plus tôt mardi, que "la situation actuelle exige qu'une décision soit prise immédiatement pour qu'une pause humanitaire puisse être instaurée dans les combats". La Russie a affiché, mercredi, son soutien à cet appel du CICR, tout comme la Maison Blanche – qui a réitéré, par ailleurs, son refus d'armer l'opposition, malgré de nouveaux appels au Congrès. Le ministère des affaires étrangères français a également indiqué qu'il espérait des résultats concrets de la conférence sur la Syrie vendredi à Tunis, notamment sur l'accès des organisations humanitaires aux victimes de la répression.

Un couloir relierait le Liban à la ville de Homs, qui est soumise à des bombardements constants depuis 18 jours. Un autre ferait la liaison entre la Turquie et Idlib dans le nord du pays et un troisième irait de la Jordanie à la ville de Deraa.

La Russie s'est toutefois opposée à la proposition française d'instaurer des "couloirs humanitaires" en Syrie, dans la mesure où ils ne feraient qu'"aggraver le conflit", a déclaré mercredi le vice-ministre russe des affaires étrangères, Guennadi Gatilov. "Il est peu probable que la création de ces couloirs humanitaires soit efficace. Cela [peut] conduire à des confrontations militaires graves", a déclaré M. Gatilov.

 

LE CNS S'INTERROGE SUR UNE INTERVENTION

Le Conseil national syrien (CNS) a fait savoir mercredi qu'il commençait à envisager une intervention militaire comme l'unique solution pour mettre fin aux violences qui durent depuis près d'un an en Syrie. "Nous sommes vraiment tout près de considérer cette intervention militaire comme la seule solution. C'est un choix entre deux maux, l'intervention militaire et la persistance de la guerre civile", a commenté Basma Kodmani, haut responsable du CNS lors d'une conférence de presse à Paris.

Kodmani a ajouté que le CNS a proposé à la Russie, qui a mis son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, de convaincre Damas de garantir un passage sécurisé pour les convois humanitaires apportant de l'aide aux populations civiles. "Afin de ne pas avoir recours à la militarisation, l'idée est de demander à la Russie d'exercer des pressions sur le régime pour qu'il ne prenne pas pour cible des couloirs humanitaires", a-t-il dit.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:57

 

Le Monde - 22 février 2012

 

Le blog Dans l'enfer de Homs, journal de la résistance syrienne, hébergé sur le site du quotidien Libération, a mis en ligne trois nouveaux témoignages sur les violences commises à Homs par l'armée de Bachar Al-Assad.

Alors que deux journalistes viennent d'être tués et que le bilan de la répression a atteint sept mille six cents morts depuis mars 2011, les Homsois continuent de témoigner en envoyant leurs vidéos sur les plates-formes de partage. Abdel-Basset Sarout, Danny AbdelDayem et Abou Salah sont de ceux-là. Des quartier d'Al-Bayadah ou de Baba Amro, l'un des plus durement touchés par la répression, ils racontent, à visage découvert, la violence des agressions contre les civils. Près de soixante pour cent de ses cent mille habitants auraient déjà fui les combats.

"Abou Salah s'est fait rapidement connaître en témoignant à visage découvert et en défiant ainsi le régime syrien", explique le blog. Le 6 février, "de Baba Amro, il décrit une situation catastrophique et lance un appel au monde".

"Les martyrs sont sous les balles, les gens sous les décombres", explique le jeune homme blessé, allongé sur un matelas de fortune. (...) "Nous sommes en train d'être tués et les voix et les corps inanimés des martyrs inondent nos rues." (...) "Bachar, ne crois pas que nous capitulons. même si tu nous tues tous, je te jure que nous renoncerons jamais."

 

 


 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:51

LEMONDE | 22.02.12 | 10h39   •  Mis à jour le 22.02.12 | 12h50

 

 

 

Des enseignants du collège Lenain-de-Tillemont, un établissement situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Des enseignants du collège Lenain-de-Tillemont, un établissement situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. [CREDIT]MAGALI COROUGE/DOCUMENTOGRAPHY POUR "LE MONDE"


A deux mois du scrutin présidentiel, n'entre pas en salle des professeurs qui veut. Pour prendre le pouls de la profession, il a fallu se contenter de rendez-vous avec des enseignants au "café d'en face" ou au "bistrot d'à côté".

Ceux qui ont accepté de parler un peu d'eux-mêmes sont souvent les plus mobilisés dans leur établissement. Mais pas seulement : parmi eux, aussi, des professeurs au profil plus discret ont dépassé leur réserve, pour témoigner "au nom des collègues qui préfèrent garder le silence, par abattement notamment", dit Sarah, professeure de français au collège Edouard-Manet, un établissement ZEP de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Ces échanges avec des enseignants de primaire, de collège et de lycée – certains ont voulu rester anonymes – ont permis de partager leurs craintes, leur envie d'enseigner, intacte pour beaucoup, et leurs attentes.

>> Lire : La gauche hégémonique chez les enseignants du public

  • Une image dégradée

Le premier regret qu'ils mettent en avant concerne la dévalorisation du métier. "Les profs accumulent les clichés", témoigne Christelle, professeure de biologie à Edouard-Manet, un collège mobilisé contre la suppression de 33 heures d'enseignement par semaine en 2012.

"Dans les médias, sur Internet, et même dans notre entourage, on nous renvoie toujours la même image : on ne bosse 'que' dix-huit heures par semaine, on est tout le temps en vacances… quand on ne fait pas grève !" "L'aura du maître d'école a vécu, ajoute Sarah, sa collègue de français. Aujourd'hui, on passe pour des victimes, même aux yeux de nos élèves."

Cette impression n'est pas nouvelle. "On a perdu en reconnaissance depuis quinze ans", juge Didier Ambialet, professeur d'économie au lycée des Graves de Gradignan (Gironde), une banlieue tranquille de Bordeaux. Son état d'esprit, et celui de ses trois collègues qui ont accepté de témoigner, n'est pas fondamentalement pessimiste : "Oui", ils aiment leur métier, et "non", ils ne regrettent rien, mais ils "ont un sentiment de clientélisme de la part des parents". Un "ressenti" exacerbé, à 700 kilomètres de là, par des enseignants du lycée Jean-Perrin de Lambersart (Nord), près de Lille. "Il y a une évolution très nette depuis une douzaine d'années ; une contamination par les valeurs de compétition, de fric, d'utilitarisme, de court terme, regrette Christine, professeure de philosophie.

Le premier degré est-il encore épargné ? "Nos relations avec les parents et les élèves restent fortes", répond Simon, enseignant de CE2 à l'école Marceau-Courier, près de Tours, "mais les propos de Xavier Darcos, en 2008, se demandant s'il faut un bac +5 pour changer des couches sont révélateurs d'une perte de confiance".

  • L'angoisse de la précarité

Les 25-35 ans rencontrés n'hésitent pas à faire le lien entre ce "déficit d'image" et la question des salaires. "L'argent n'est pas un tabou ! Ras le bol qu'on oppose la revalorisation à la vocation", lâche Julie, 25 ans, professeure-documentaliste au collège Edouard-Manet.

"Avec l'équivalent d'un smic, impossible de rentrer chez moi, à Rennes, le week-end", regrette la jeune femme. "Débuter le mois avec 300 euros sur son compte n'arien d'exceptionnel", assure de son côté Benjamin Marol, 34 ans, professeur d'histoire-géographie au collège Lenain-de-Tillemont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). "On n'est plus les hussards noirs de la République, mais les clodos de la République !", lance Mickaël, enseignant d'histoire-géographie au collège Edouard-Manet.

Et à la précarité matérielle s'ajoute une précarité symbolique : un sentiment d'impréparation, de manque de formation et de "bricolage au quotidien" partagé par la jeune génération. "C'est de la souffrance à ne pas pouvoir bien enseigner", explique Sabrina, professeure d'espagnol àLenain-de-Tillemont. "J'ai deux ans d'expérience, j'ai encore la foi, mais aussi l'impression qu'on m'empêche de bien faire mon métier." La réforme de la mastérisation, en 2010, a amplifié ce sentiment en supprimant l'année de stage en alternance dans les instituts universitaires de formation des maîtres.

 

 

Des enseignants du collège Lenain-de-Tillemont, un établissement situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Des enseignants du collège Lenain-de-Tillemont, un établissement situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. MAGALI COROUGE/DOCUMENTOGRAPHY POUR "LE MONDE"

  • Une année 2011 "plus difficile que jamais"

Le constat rassemble les générations : les conditions de travail se sont dégradées, et la rentrée 2011 semble "plus difficile que jamais", avec 16 000 suppressions de postes (66 000 depuis 2007). La "DHG" – dotation horaire globale – est devenue "le" sujet de conversation en salle des professeurs, expliquent-ils. Dans le premier degré, c'est la disparition des Rased, ces réseaux d'aide aux élèves en difficulté, qui inquiète. Sans l'intervention de ces maîtres spécialisés, "on se sent plus démunis, plus frustrés face aux difficultés des enfants", témoigne Bertrand Subsol, syndiqué au SE-UNSA, directeur d'école élémentaire à Rion-des-Landes (Landes). 

  • Epuisement et "zizanie"

En collège et lycée, la baisse des moyens a plusieurs effets : classes surchargées, projets abandonnés, dédoublements supprimés… et tensions au sein des équipes. "On perd des heures, des matières sont lésées ; cela crée des tensions, car des collègues acceptent des heures supplémentaires, alors qu'on pourrait créer un poste", dit Sarah, professeure d'espagnol remplaçante au lycée Jean-Perrin de Lambersart. "Le proviseur doit décider en fonction de son enveloppe de moyens, précise sa collègue Christine. Le choix est proposé au conseil pédagogique, mais cela favorise des négociations de coins de porte…"

Un peu partout, les enseignants évoquent leur épuisement, et "la zizanie" qui règne dans nombre d'établissements. "Comment prétendre qu'on peut faire mieux avec moins ? On déstructure notre travail, on nous demande d'assumer des tâches qu'on ne sait pas faire… C'est du travail empêché", soutient Benjamin Marol, syndiqué au SNES-FSU, au collège Lenain-de-Tillemont, à Montreuil, où une majorité d'enseignants sont en conflit avec l'équipe de direction.

Benjamin Marol ne cache pas sa "vraie peur" des réformes à l'œuvre. "Dans les établissements Eclair [Ecoles, collèges et lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite] comme le nôtre, on fait déjà les frais de ce qui a vocation à être généralisé : le recrutement des enseignants par le chef d'établissement. C'est la porte ouverte aux dérives autoritaires. Un emprunt inopportun aux méthodes de gestion du privé."

Son collègue Laurent, professeur en Segpa, ces sections qui accueillent des élèves en grande difficulté, est aussi inquiet. "On doit servir de modèles à nos élèves, alors qu'on ressent des difficultés ànous projeter dans l'avenir, confie-t-il. Un comble."

Pour tous ou presque, ce qui pose problème, c'est moins le fait de réformer – l'évaluation des enseignants, le statut – que la manière dont on le fait. "On a l'impression d'être des empêcheurs de tourner en rond, toujours dans la critique", lâche Etienne Germe, professeur de français au lycée des Graves, près de Bordeaux, lui aussi au SNES-FSU. "Nous avons une image de conservatisme, alors que 90 % des enseignants veulent bien l'évolution du métier, dit-il. Mais nous ne sommes jamais consultés, et nous devons subir les réformes."

Du découragement ? "C'est parfois ce que je ressens", témoigne Damien, chargé d'une CLIS – ces classes accueillant des enfants handicapés – à l'école Marceau-Courier, près de Tours. "J'aime mon métier, mais de moins en moins l'école ; les injonctions qui viennent du haut sont de plus en plus déconnectées du terrain, les dispositifs à mettre en œuvre vont et viennent au gré des ministres. Si je tiens, poursuit-il, c'est grâce aux collègues… et pour les élèves !"

  • Les "attentes fortes" vis-à-vis des candidats

Si la présidentielle s'invite en salle des professeurs, "c'est progressivement", assure Bertrand Subsol, directeur d'une école élémentaire : "On discute des programmes des candidats, mais ce n'est pas non plus quotidien." La majorité des professeurs rencontrés se disent attachés aux valeurs de gauche, mais attendent plus de propositions concrètes de François Hollande. "Nos attentes sont fortes, mais nous sommes sceptiques sur les programmes", dit Christine, professeure de philosophie à Lambersart, précisant "ne pas voir de différence dans les propositions PS et UMP, concernant l'autonomie, la formation, notamment".

D'autres, plus rares, confient leur désenchantement. "A travers tous les candidats, on a l'impression d'être responsables de quelque chose, et de devoir perdre des privilèges que nous n'avons pas", souffle Frédéric Chauve, professeur d'histoire près de Bordeaux. "Il y a une sorte de consensus contre M. Sarkozy et de chape de plomb qui empêche ceux qui défendent par exemple le renforcement des pouvoirs du chef d'établissement, de pouvoir exprimer ce qu'ils pensent", lâche Emmanuelle Frayssac, sa collègue de philosophie. "Peut-être faut-il réformer, mais encore faut-il avoir confiance dans les politiques."

Mattea Battaglia avec Geoffroy Deffrennes (Nord), Claudia Courtois (Gironde) et Aurélie Abadie

 


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:47

 

Canular 22/02/2012 à 00h01
Pascal Riché | Redchef Rue89 

Mis à jour le mercredi 22 février 2012 à 8h12

 


Nicolas Dupont-Aignan présente son programme économique à la presse, le 15 février 2012 (Witt/Sipa)

 

Nicolas Dupont-Aignan est beau joueur : il ne regrette pas s'être fait piéger par l'humoriste et imitateur Gérald Dahan. Dans une conversation téléphonique qu'il croyait avoir avec l'ancien footballer Eric Cantona, le candidat à la présidentielle de Debout la République a dit tout le mal qu'il pense du Président : une « catastrophe ambulante » doublée d'une « crapule » :

« Je n'ai absolument pas confiance en Sarkozy, qui est une catastrophe ambulante. C'est dramatique, dramatique, dramatique. Je ne serai pas un rabatteur de Sarkozy, jamais. Je préfère mourir que ça. »

La chaine Rire et Chanson a refusé de diffuser le canular, et s'en est justifiée ainsi dans un communiqué :

« Après écoute, il nous est apparu que ce canular, outre qu'il n'était pas drôle, ne respectait pas la ligne éditoriale de la station, et ce quels que soient les personnages politiques visés. »

Ce n'est pas la version de l'humoriste : « Le directeur [Nicolas Richaud, ndlr] ne veut rien qui puisse nuire à Nicolas Sarkozy », m'explique au téléphone Gérard Dahan, outré par une telle censure. Il a décidé dans la journée de diffuser lui même le canular.

 

 

Dupont Aignan piégé par Gérald Dahan

Dahan nous a adressé ce soir un bonus. Dans cet extrait qui n'a pas été retenu au montage, on entend Nicolas Dupont-Aignan faire cette prédiction :

« Si Sarkozy est réélu, cela se terminera dans le sang. »

Au faux Cantona qui lui demande de préciser ce qu'il veut dire par là, Dupont Aignan répond sur un mode un peu moins violent :

« Cela finira dans la rue. Tu vois le pays supporter encore Sarkozy cinq ans ? ».

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:44

LEMONDE.FR avec AFP | 22.02.12 | 12h23   •  Mis à jour le 22.02.12 | 12h29

 
 

 

Gérald Dahan, le 1er septembre 2005.

Gérald Dahan, le 1er septembre 2005.AFP/JEAN-PIERRE MULLER


L'imitateur Gérald Dahan, qui avait rendu public, mardi 21 février, un enregistrement piégeant le candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan que la radio Rire & Chansons avait refusé de diffuser, a été interdit d'accès au siège de la station mercredi matin. "D'être viré, cela ne fait jamais plaisir, mais être interdit d'accès par un vigile ; ne même pas pouvoir récupérer ses affaires ni même rencontrer la DRH [direction des ressources humaines] ou la direction, c'est tout simplement scandaleux", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ce n'est pas la première fois que je suis viré pour raison politique (...). Ce fut déjà le cas à France Inter avec ma chronique sur Michèle Alliot-Marie", dit-il au JDD.fr.

 

 "SARKOZY, UNE CATASTROPHE AMBULANTE"

Dans son canular téléphonique (diffusé sur le site d'Arrêt sur images), l'humoriste se faisait passer pour Eric Cantona demandant au député souverainiste de soutenir ses idées. "Je n'ai absolument pas confiance en Sarkozy qui est une catastrophe ambulante. C'est dramatique, dramatique, dramatique... Je ne serai jamais un rabatteur de Sarkozy. Je préfère mourir que ça", déclarait notamment dans cet enregistrement M. Dupont-Aignan, président de Debout la République.

"Si Sarkozy est réélu, ça finira dans le sang après, ça finira dans la rue. Tu vois le pays supporter encore Sarkozy cinq ans ?", ajoutait-il, passant en revue les autres prétendants à la présidentielle : "François Hollande, c'est un mec bien au fond. Le pansement Hollande est bien mieux que le pansement Sarkozy."

 NON-RESPECT DE LA LIGNE ÉDITORIALE

"Ce contenu n'était pas conforme aux attentes de la station. Après écoute, il nous est apparu que ce canular, outre qu'il n'était pas drôle, ne respectait pas la ligne éditoriale de la station, et ce quels que soient les personnages politiques visés", avait indiqué mardi la direction de la radio dans un communiqué.

"On m'a dit que j'avais carte blanche et je me rends compte que ce n'est pas le cas. On m'a censuré ce canular et le directeur des programmes m'a annoncé qu'il ne serait pas diffusé sous prétexte que je mettais en péril la République", avait répliqué l'imitateur.

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:39

LEMONDE | 22.02.12 | 12h52

 
 

 

L'idée de base de la "TVA sociale" est assez simple : il s'agit d'un transfert d'un certain nombre de cotisations, actuellement payés par les salariés et les employeurs, vers la consommation.

L'idée de base de la "TVA sociale" est assez simple : il s'agit d'un transfert d'un certain nombre de cotisations, actuellement payés par les salariés et les employeurs, vers la consommation.AFP/MYCHELE DANIAU


Sénatrice (PS) de Seine-et-Marne, Nicole Bricq est rapporteure générale de la commission des finances au Palais du Luxembourg. Dans un entretien au Monde, à propos du collectif budgétaire examiné par le Sénat mercredi 22 février, elle assure que la TVA sociale "n'aura pas d'effet significatif sur l'emploi" et fait valoir qu'"il n'y a pas lieu de légiférer".

 

Comment abordez-vous l'examen du premier collectif budgétaire de 2012 ?

Le projet de loi de finances rectificative pour 2012 nous est "balancé" en urgence, en pleine campagne présidentielle, alors que rien ne justifie cette précipitation. La TVA sociale est applicable en octobre ; la taxe sur les transactions financières le sera en août. Les dispositions sur l'apprentissage sont renvoyées à l'après-2013. Même le mécanisme européen de stabilité (MES) aurait pu se faire au moment du collectif budgétaire de juillet, après les élections. Le texte que nous examinons est inutile au moment où nous nous parlons et, par ailleurs, absurde sur le plan économique.

 

Votre homologue à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP), a jugé que, grâce à ce collectif, la majorité actuelle laissera des comptes en ordre si elle perd les élections. Qu'en pensez-vous ?

Je suis en total désaccord avec cette affirmation. C'est effacer cinq ans d'un trait, oublier le péché originel de l'été 2007 et la fameuse loi TEPA sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat. Ce quinquennat, Serge Dassault [sénateur UMP de l'Essonne] l'a bien résumé en déclarant qu'il fallait privilégier les riches, faute de quoi on n'aurait pas de croissance. La réalité est que le gouvernement aurait dû être attentif aux signes de dégradation apparus au début du quinquennat. Faute de l'avoir été, il a dû augmenter massivement les prélèvements obligatoires : 43milliards d'euros de plus entre 2010 et 2012!

Par ailleurs, le collectif prévoit 1,2 milliard d'euros d'annulation de crédits, pris exclusivement sur la réserve de précaution, mais c'est un cadeau empoisonné. L'exécution budgétaire montre qu'il reste très peu de crédits à annuler en fin d'année: 114 millions en 2010 et 228 millions en 2011.

 

François Hollande ne veut pas garder la TVA sociale. Que reprochez-vous à cette réforme?

La TVA sociale est injuste pour les plus modestes, qui verront leur pouvoir d'achat diminuer et les prix augmenter, et elle n'a pas de sens économiquement. La baisse du coût du travail qu'elle est censée permettre ne réglera pas les problèmes de compétitivité hors prix d'une économie française pas assez innovante et ceux d'entreprises qui ne sont pas sur les marchés porteurs. Les dernières statistiques de la Commission européenne révèlent que la France a perdu 19,4 points de parts de marché depuis cinq ans et qu'elle se trouve au même niveau que Chypre et que la Grèce. De plus, rien ne dit que les entreprises baisseront leurs prix. Elles peuvent même profiter de la baisse du coût du travail pour reconstituer leurs marges ou les consolider.

Quant aux 100000 créations d'emplois qu'en espère la ministre du budget, Valérie Pécresse, on ne voit pas d'où elles sortent! En m'appuyant sur la méthodologie retenue par des études antérieures, du Trésor notamment, j'ai calculé que l'effet de la TVA sociale sur l'emploi oscillerait entre 20 000 destructions pures et simples de postes et 30 000 créations. Autrement dit, il n'y aura pas d'effet significatif sur l'emploi.

 

Garderez-vous la taxe sur les transactions financières ?

Nous étions contre la suppression de l'impôt de Bourse en 2008. Alors, cette taxe, nous la prenons, même si elle n'est en fait qu'un droit de timbre au taux cinq fois inférieur à ce qui existe aujourd'hui au Royaume-Uni.

Il existe une proposition européenne de taxe sur les transactions financières bien plus ambitieuse, dont le produit annuel est estimé à 57 milliards d'euros. Je crains que d'autres Etats européens ne suivent la France dans sa recherche d'un dispositif national a minima et que cela ne signe l'enlisement du projet de taxe européenne. Ce serait une véritable arnaque.

 

Que ferez-vous sur le Mécanisme européen de stabilité ? L'urgence et la solidarité vis-à-vis de la Grèce aujourd'hui et peut-être d'autres Etats demain ne commandent-elles pas de le voter ?

Le PS ayant toujours réclamé que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) soit pérennisé, j'étais favorable au vote du texte portant création du MES. Mais la liaison établie entre ce texte et le futur traité européen, qui préconise de transposer, de "préférence" par la voie constitutionnelle, la fameuse règle d'or budgétaire, nous a posé problème. Finalement, la position du groupe socialiste du Sénat est de s'abstenir sur les deux textes.

 

Déposerez-vous des amendements au collectif budgétaires ?

Non. Nous déposons une motion de procédure – en l'espèce, une question préalable – et nous faisons valoir qu'il n'y a pas lieu de légiférer.

Propos recueillis par Claire Guélaud et Patrick Roger

 


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:33

LEMONDE.FR avec AFP | 22.02.12 | 12h52   •  Mis à jour le 22.02.12 | 12h56

 
 

 

Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.

Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.AFP/NIKOLAY DOYCHINOV


La Commission européenne a annoncé mercredi son intention de saisir la Cour de justice de l'UE pour savoir si l'accord international sur la contrefaçon (Acta) ne viole pas des droits fondamentaux, suite aux protestation que le texte suscite. 

"Nous avons l'intention de demander à la plus haute cour en Europe si Acta est, d'une manière ou d'une autre, incompatible avec les droits fondamentaux et les libertés fondamentales de l'Union européenne, comme la liberté d'expression, d'information ou la protection des données", a déclaré le commissaire au Commerce, Karel De Gucht.

Négocié dans des conditions opaques, le traité Acta est un accord commercial dont le but est de lutter contre la contrefaçon sous toutes ses formes, de la maroquinerie aux médicaments en passant par le téléchargement illégal, assimilé en droit à une contrefaçon. Le texte prévoit notamment une procédure facilitée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d'accès à Internet des informations concernant des personnes suspectées de contrefaçon.

Pour les défenseurs de la liberté d'expression, le texte, dont certaines des dispositions les plus controversées ont été retirées de la version définitive, instaurerait de dangereux précédents et limiterait la liberté d'expression en ligne. Ces dernières semaines, plusieurs centaines de manifestations ont eu lieu, notamment en Europe de l'Est, pour demander le retrait de l'accord, qui a été signé par l'Union européenne mais dont le processus de ratification est encore en cours.

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:29

 

 

                                          Occupons l'Assemblée Nationale

 

 

Le 12 Mai, journée de mobilisation internationale des indignés et autres mouvements populaires, nous irons à la rencontre de nos députés pour leurs porter les doléances et exigences du Peuple d'en bas, récoltées tout au long de notre parcours. Il est temps que le Peuple Français se réveille et nous entendons venir porter un message fort à nos dirigeants.

En ce début de quinquennat, et compte tenu de l'immobilisme général des différents partis politiques, nous entendons mettre la pression à notre nouveau gouvernement sur les thèmes importants: Social, Ecologie, Economie, Réforme démocratique, Politique Etrangères, Droits de l'Homme.....

Nous occuperons la place jusqu'à obtention de l'Annulation de la Dette et le retrait de tous les plans d'austérité et traités européens injustes que subissent les peuples européens....

Nous exigerons par ailleurs la mise en place d'un processus constituant permettant la mise en place d'un nouveau système politique permettant le respect des droits humains fondamentaux et l'abolition des privilèges.

Nous appelons tous les individus, associations, collectifs et syndicats à nous rejoindre et apporter leurs exigences pour faire entendre tous ensemble notre voix.

 

https://www.facebook.com/events/299163280136959/

 

 

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