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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:37

 

Techniques d'approche 16/01/2012 à 14h44

Rue89 - Pascale Tournier Journaliste


 

A l'approche de la présidentielle, les marchands d'influence multiplient les rendez-vous pour se lier avec les politiques. Le PS est particulièrement sollicité.

 


La scène des spaghettis dans « La Belle et le clochard » (Walt Disney)

 

Pendant les quelques mois qui précèdent le vote, les cabinets de lobbying sont sur les dents. A chaque jour son lot d'événements pour tenter de faire passer des messages aux décideurs politiques de demain.

La journée du 17 janvier est particulièrement chargée. Le matin, le cabinet de conseil en communication Image 7 organise pour le syndicat des industries numériques une conférence de presse dans les salons de la Maison des centraliens, située dans le VIIIe arrondissement de Paris. L'objectif : la présentation de onze propositions aux candidats à la présidentielle.

Le même jour, le gratin d'Areva, d'EDF, de Total et de Dalkia diffusera sa bonne parole au colloque organisé, à la Maison de la chimie, par le club parlementaire Energie et développement présidé par le député François-Michel Gonnot. Les tops managers de la filière nucléaire auront l'honneur de croiser NKM et Eric Besson mais aussi Michel Sapin, l'ordonnateur du programme de François Hollande, avec qui ils ont eu maille à partir, avec la signature de l'accord PS-EELV.

Le soir même, l'agence de lobbying Com'Publics réunit à dîner, au nom de la fédération nationale porcine, les députés UMP du club parlementaire des Amis du cochon pour parler de l'enjeu de la méthanisation. Ceux de l'opposition ont déjà été conviés en décembre.

Filière porcine : un clivage UMP-PS trop important

Fabrice Layer, consultant chez Com'Publics, confie :

« Dans ce genre de période, il faut éviter la foire d'empoigne. Le clivage idéologique entre l'UMP et le PS sur la filière porcine est trop important. Mais la période est une chance pour nous, on peut mieux défendre nos positions. »

Après plus de vingt ans de droite au pouvoir, la possibilité d'une victoire de François Hollande et d'un changement de majorité parlementaire change assurément la donne pour les entreprises. Leurs directeurs des affaires institutionnelles ou les cabinets de lobbying mandatés s'activent comme jamais pour aborder au mieux les changements de cap. La session parlementaire prenant fin en mars, cela leur laisse du temps.

Lobbying zélé

Colloques, petits-déjeuners, déjeuners : tout est bon pour se faire remarquer des candidats et en particulier des états-majors présidentiels. Olivier Le Picard, président de Communication et institutions, explique :

 » Comme on ne connaît pas le résultat, nous devons être en relation avec les équipes de tous les candidats pour faire passer les arguments de nos clients. »

« Nous transposons notre action auprès des parlementaires aux responsables thématiques des équipes de campagne », ajoute Fabrice Layer. Parmi les thèmes qui préoccupent le plus les entreprises, reviennent en boucle l'énergie, le coût de l'emploi, le « made in France » et la TVA sociale.

Un partenariat avec Public Sénat

Sur le marché de l'influence, Séance publique, qui recense parmi ses clients prestigieux Air France, EDF ou Suez, a anticipé l'échéance depuis un an. Le cabinet dirigé par Capucine Fandre a mis en place toute une palette d'actions détaillées sur leur site internet.

Séance publique est ainsi partenaire de l'émission « A l'heure du choix », diffusée sur Public Sénat. Pendant une heure, deux politiques de camp opposé s'affrontent sur une thématique.

Le 23 janvier, ce sont François Rebsamen et Claude Guéant qui débattront sur la sécurité. A la sortie, les deux ténors politiques ne manqueront pas de croiser une poignée de clients de Séance publique, invités pour l'occasion. Ils auront en leur main une petite note préparée aux oignons par l'agence de lobbying.

Un cycle de conférences pour « rénover le dialogue entre l'Etat et les partenaires privés » a aussi été mis en place. Ces « Ateliers 2012 », prévus jusqu'en mars et qui coûtent la bagatelle de 5 000 euros, ont déjà accueilli Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental et le vice-président centriste du Sénat Jean-Léonce Dupont, en présence de responsables d'Eiffage concessions et de Suez environnement.

Sont aussi proposées :

  • des activités de veille tarifées à 8 000 euros l'année ;
  • une cartographie des entourages des candidats ;
  • des prises de rendez-vous avec des responsables thématiques des équipes de campagne ;
  • mais aussi avec des parlementaires et des membres de cabinets ministériels et des responsables de think tanks.

La vogue de ces boîtes à idées n'a pas échappé à Séance publique. Encore moins leur mode de financement qui dépend parfois de fonds privés. Le cabinet de lobbying a récemment organisé un rendez-vous avec Olivier Ferrand de Terra Nova pour un de ses clients. L'intention était claire, confie Anne Gourault de Séance publique :

« Terra Nova est proche du PS, tout en étant financé par des entreprises. Notre client voulait comprendre leur fonctionnement et voir comment faire passer ses opinions par leur biais. »

Le lobbying à la française

Dans leur activité au quotidien sous tension, les lobbies ne se contentent pas de gagner la bataille des idées. A la pause café, ils essaient d'établir des liens durables avec les responsables de demain. C'est une nécessité.

Par rapport aux méthodes d'influence pratiquées à Bruxelles, le lobbying à la française repose encore sur des rapports très (et trop ? ) personnels. L'équipe de François Hollande est bien évidemment particulièrement sollicitée. « Les lobbys prennent contact avec les futurs ministrables pour leur proposer leurs services », observe un proche du candidat socialiste.

Perçu comme un premier ministrable, le président de la commission des finances Jérôme Cahuzac est une proie de premier ordre qu'il s'agit d'appâter par tous les moyens. Même les moins recommandables.

Un parlementaire raille :

« Certains lobbyistes ont dû se rendre dans la clinique de sa femme spécialisée dans les problèmes de calvitie. »

Mélange des genres

Pour faire valoir les intérêts de leurs clients, certains cabinets n'hésitent à mélanger les genres. Euro RSCG, qui conjugue activités de communication et de lobbying, conseillait Dominique Strauss-Kahn. « Cela leur avait rapporté au début des clients, aujourd'hui sans doute un peu moins », persifle un cabinet concurrent.

Pascal Tallon, l'un des associés de Paul Boury associés, a été l'un des piliers de l'association Désirs d'avenir de Ségolène Royal, en 2007. Aujourd'hui, ce diplômé d'HEC dit faire la part des choses entre ses activités professionnelles et son amitié pour François Hollande. « Quand on est lobbyiste, c'est difficile de conseiller en même temps les hommes de pouvoir », explique-t-il, dans ses bureaux prestigieux situés à deux pas de l'Assemblée nationale.

Il passe pourtant pour être l'un des relais dans le monde de l'entreprise du député de Corrèze, par ailleurs ami de Paul Boury.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:32

LEMONDE | 16.01.12 | 10h57   •  Mis à jour le 16.01.12 | 12h19

 
 

 

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.

Les bâtiments de l'Inspection générale des services (IGS), à Paris, le 2 octobre 2011.Mousse/ABACA


Il s'agit de l'un des aspects les plus troublants de l'affaire de l'IGS. Non contents d'avoir truqué des procès-verbaux afin de déformer le contenu des déclarations des fonctionnaires du bureau des affaires réservées de la Préfecture de police à qui ils voulaient nuire, des policiers de l'Inspection générale des services auraient au passage "étouffé" une vraie affaire de corruption.
Tout commence en janvier2007. Mis sur la piste d'un trafic de titres de séjour à la "PP" et d'attributions de logements suspectes par un tuyau des RG, deux services de police sont saisis par la juge Michèle Ganascia pour procéder à des écoutes téléphoniques: le Service de soutien aux investigations territoriales (SSIT) et l'IGS.

Au cœur de l'affaire naissante, un commerçant à l'entregent important, Simon C. – mis en examen depuis cinq ans pour "escroquerie", "corruption", "faux et usage de faux". Soupçonné d'avoir monnayé auprès de particuliers ses interventions, il est placé sous surveillance téléphonique par le SSIT, l'IGS se chargeant de s'intéresser aux communications des fonctionnaires avec qui Simon C. est en relation régulière.

Parmi ceux-ci, plusieurs employés du bureau des affaires réservées ainsi que Christian Massard, alors officier de sécurité du député (PS) Daniel Vaillant, que l'IGS va tout faire pour accabler mais qui seront finalement blanchis par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris en janvier 2011. Mais aussi deux policiers en poste au 3e district de police judiciaire (DPJ), qui couvre les arrondissements de la rive gauche parisienne, Yvan M. et Christophe L. Ce dernier semble en contact étroit avec le commerçant suspecté, à tel point qu'il va être lui-même placé sur écoute entre février et mai 2007.

Sauf que les retranscriptions de ses conversations avec SimonC., plutôt compromettantes, diffèrent singulièrement selon les services de police. A la différence du SSIT, l'IGS va soigneusement passer sous silence ou déformer les passages susceptibles de mettre en cause les deux policiers du 3e DPJ. Les exemples abondent.

Ainsi, le 27 février 2007, le SSIT note que Christophe L.appelle SimonC., qui lui lance triomphalement: "J'ai ton téléphone". "D'accord", répond le policier, qui ajoute: "Je vais appeler Ivan ou Olive, ils vont passer te voir… pour le récupérer". Le compte rendu de l'IGS, en revanche, parle pudiquement d'une "conversation entre Simon C.et Christophe L. [qui] évoque un arrangement dont la nature reste à déterminer".

 

"TU ES UN AMOUR, VRAIMENT"

Le 6 mars 2007, nouvelle conversation entre les deux hommes: "Je t'appelle, tu sais, le truc que tu nous as donné, l'amende, c'est bon…", attaque le brigadier Christophe L. "Tu es un amour, vraiment", répond Simon C. "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et pour ta femme." Dans sa retranscription, l'IGS, avant de préciser que Christophe L. répond: "Non je veux rien, je veux rien", écrit que la suite de la discussion "n'intéresse pas l'affaire en cours".

Manifestement, le SSIT voit les choses autrement : son compte rendu signale que Christophe L. passe le téléphone à son collègue Yvan M. qui a son tour dit: "Tu sais le truc que tu nous as donné, l'amende. Donc normalement c'est bon…". Simon C. répète: "Vous aurez plein de produits de beauté pour toi et ta femme et pour Christophe et sa femme." Ce à quoi Yvan M. répond: "OK, ben c'est sympa. Ça roule." Et puis, il y a ces nombreux coups de fil retranscrits par le SSIT, et passés sous silence par l'IGS. Ainsi lorsque Christophe L. demande à Simon C. de ne pas dire qu'il est policier à la femme que le commerçant lui envoie, ou quand il apparaît que ce dernier offre aux fonctionnaires du 3e DPJ une partie de leur matériel téléphonique, leur fournit des jeans, ou discute avec Yvan M. des difficultés de logement que rencontrent certains de ses amis…

Seule trace des liens étroits unissant les deux policiers au commerçant, ce compte rendu d'enquête de l'IGS rédigé le 3 avril 2007: "Il semblerait que le brigadier L. entretienne une relation avec Simon C. basée sur des rapports “policier/informateur de police”. L. ne semble pas ignorer que C. dispose des contacts nécessaires dans les milieux professionnels intéressant ses activités douteuses (Préfecture de police, Mairie de Paris, etc.)". Lors de l'enquête – au cours de laquelle Simon C. a contesté être un informateur –, Christophe L. a été brièvement interrogé comme témoin par un enquêteur de l'IGS, son collègue Yvan M. n'ayant quant à lui-même pas été entendu.

Pour l'avocat des fonctionnaires injustement accusés, Me David Lepidi, "l'étude comparative de ces doubles retranscriptions met en évidence un manque d'impartialité et une altération de la vérité de certains officiers de l'IGS", comme il le résume dans l'une de ses plaintes. "Christophe L.a reçu, ainsi que Yvan M., de la part de Simon C. divers cadeaux et bénéficié de téléphones portables pour lui et ses collègues, certaines de ses relations, et semble-t-il des policiers, ont bénéficié d'appartements par l'intermédiaire de Simon C.", observe Me Lepidi, qui assure qu'en 2006 l'un des comptes de Christophe L. "était crédité d'un montant supérieur à 200 000 euros".
Dans son arrêt du 25 janvier 2011, la cour d'appel notait d'ailleurs que les écoutes de M.Massard démontraient, "à la différence de celles d'autres policiers, la réticence de ce dernier à effectuer la moindre démarche positive en faveur des personnes évoquées par Simon C.". Pourtant, si M. Massard a été longtemps poursuivi, aucune procédure n'a jamais été diligentée contre les policiers du 3e DPJ.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme


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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:27

LEMONDE.FR avec AFP | 16.01.12 | 13h14   •  Mis à jour le 16.01.12 | 13h55

 
 

 

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.AFP/BASF


Le numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, a annoncé, lundi 16 janvier, qu'il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux produits transgéniques destinés à l'Union européenne, face aux réserves de certains pays vis-à-vis de cette technologie.

"Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le XXIe siècle. Mais elles ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", a estimé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué.


ARRÊT DE LA CULTURE D'AMFLORA

Le groupe, qui a décidé de transférer le siège de son département recherche-développement en cultures transgéniques aux Etats-Unis, va par ailleurs cesser la culture d'Amflora, sa pomme de terre renforcée en amidon destinée à l'industrie, qui avait été autorisée en Europe en 2010. Depuis son autorisation, Amflora inquiète parce qu'elle contient un gène de résistance à des antibiotiques. Des scientifiques craignent le transfert de ces gènes des plantes aux bactéries, risquant alors de rendre les traitements inefficaces chez l'homme.

Le groupe laisse toutefois la porte ouverte pour ses pommes de terre transgéniques déjà développées Amadea, Modena et Fortuna : leurs demandes d'autorisation déjà lancées dans l'Union européenne vont se poursuivre.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:42

 

 

En 2012, faut pas que Sarkommence,


Mais faut pas croire non plus Hollandemains qui chantent.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:37

 

affiche témoignage Kamal et Christine.jpg

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 12:32

Collectif des victimes de la manifestation du 21 janvier 2011 en gare d’Anduze

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Souvenez-vous !

21 janvier 2011 : Gazage et matraquage de citoyens et d’élus par des forces de gendarmerie en gare d’Anduze

 

Devant le train, une manifestation pacifique, menée par des élus symboliquement munis d’écharpes

tricolores. Citoyens et élus de la communauté de communes autour d’Anduze sont venus montrer leur

volonté de préserver leur communauté menacée de fusion avec l’agglomération du Grand Alès par la

réforme des collectivités territoriales.

Dans le train à vapeur des Cévennes spécialement affrété par eux, le Président et les élus (du Grand Alès) et leurs invités -dont le sous Préfet, doivent se rendre d’Anduze à Saint Jean du Gard, où devait se dérouler les voeux de l’agglomération.

Entre les deux, des gendarmes, avec à leur tête le commandant Warrion.

Sans aucune sommation et moins de 3 minutes après avoir discuté courtoisement avec les élus en tête du cortège, le commandant de gendarmerie gaze délibérément les manifestants en utilisant une bombe lacrymogène. La manifestation pacifique est dispersée par la force, plusieurs personnes sont blessées. Suite à la violence initiée par les forces de l’ordre, les manifestants reculent et laissent partir le train sous les huées.

Les images vidéo filmées sur place et les photographies des blessés ne laissent aucun doute ; elles

tourneront en boucle sur internet et seront montrées par de nombreuses télévisions françaises et

étrangères.

Dans les jours qui suivent l’évènement :

- 16 plaintes sont déposées par des citoyens dont 10 émanent d’élus victimes des violences.

- La Commission Nationale de la Déontologie de la Sécurité est saisie par un parlementaire (saisine

2011/18), elle procède à l’audition de nombreux témoins.

- Une enquête interne est confiée à l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale. Les victimes

et les gendarmes sont entendus.

- Une instruction est ouverte par le procureur d’Alès. La gendarmerie… est chargée de l’enquête.

 

Un an après, où en est-on ?

 

- L’instruction est, nous dit-on, toujours « en cours » et le parquet n’a procédé à aucune mise en

cause.

- Le Défenseur des Droits a succédé à la CNDS. Les pièces de procédure qu’il a demandées au

parquet ne lui ont toujours pas été communiquées ce qui, selon ses propres termes, « l’empêche

implicitement de faire usage de ses pouvoirs d’investigation. »

- La gendarmerie n’a fait aucune excuse aux victimes des violences.

- Le Commandant Warrion a été muté au cours du printemps 2011.

- Le procureur d’Alès a soulevé l’incompétence du TGI d’Alès. L’instruction, transférée sous la

responsabilité du procureur de Nîmes, n’est toujours pas close et les avocats des plaignants n’ont,

de ce fait, aucune communication des pièces de procédure.

 

Le collectif des victimes de la manifestation du 21 janvier 2011 en gare d’Anduze dénonce l’enlisement de la procédure et l’absence de collaboration du parquet qui empêche le Défenseur des Droits, autorité constitutionnelle indépendante, de faire usage de ses pouvoirs d’investigation.

 

Le 21 janvier 2012, un an après les faits, les plaignants seront présents à 17h devant la gare d’Anduze afin de rappeler toute leur détermination à obtenir justice.

Ils invitent la population et tous les citoyens opposés à la violence et attachés à la liberté de manifestation à venir les rejoindre pour soutenir leur démarche.


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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:23

 

http://www.okeanews.fr/indignes-grece-la-rentree-des-clash/

 

14 janvier 2012
Par Okeanos
"Pame Plateia" - "Allons sur la place"

"Pame Plateia" - "Allons sur la place"

C’était devenu un rendez-vous habituel entre les indignés et sa place de la constitution -bafouée-, ce square au doux nom de Syntagma. Depuis le début de la crise et des mesures d’austérité, la grogne est devenue un quasi réflexe … de survie. Les résultats de la médecine « de gauche », pas vraiment douce, n’a pas soigné le malade depuis 2009.  Le mal a empiré, considérablement, tous les chiffres le montrent. D’une toux économique, on est passé à des métastases beaucoup plus difficiles à soigner, et il semble qu’une partie (toute ?) de la population n’attende déjà pas plus de résultat de la chirurgie opératoire technocratique. Lucas Papademos va donc pouvoir se confronter aux nouveaux slogans 2012.

La troïka est de retour, lundi prochain, 16 janvier 2012. L’anesthésiste économique vient vérifier la bonne marche des mesures « nécessaires » pour sauver le pays de la ruine. Le champion toute catégorie de l’accompagnement budgétaire vient vérifier si les pions grecs ont bien bossé pendant les fêtes, sur l’échiquier de la destruction sociale. A en regarder le bilan, la Merkozïka sera contente : le chômage explose, la pauvreté suit le même rythme, des mères au foyer n’ont plus d’autre choix que d’abandonner leur(s) enfant(s) à un sort « meilleur » que celui qu’elles -ne- peuvent -pas- leur garantir.   15.9% des hommes, 21.3% des femmes, 25.3% des 25-34 ans et 45.5% des jeunes de 15-24 ans sont au chômage.  Les chiffres sont d’octobre 2011. Ils ne prennent pas en compte les free-lances qui ont fermé boutique. Nous connaîtrons l’évolution globale de 2011 avec les chiffres du prochain trimestre : ca risque de faire -encore, et encore, et encore- très mal. La troïka sera contente, pour elle, les chiffres sont bons, l’aspiration généralisée des économies grecques va bon train. 20/20 doivent se dire les 1%.

Mais bonne nouvelle, 2011 est passé. Finito. L’occasion de vraiment réfléchir aux bonnes résolutions de 2012. A moins qu’il ne soit pas vraiment utile d’utiliser la moindre nanoseconde de temps cerveau pour ce sujet, étant donné le peu de latitude laissée par l’austérité dans l’espoir d’une vie meilleure. Oublions les bonnes résolutions, ou plutôt, pensons à celles que les partis politiques grecs pourraient prendre. Notamment faire des coupes franches dans les financements publiques qu’ils reçoivent pour leur action -sans doute indispensable- envers leurs concitoyens : alors qu’un demi-million de grecs sont sans revenu, les partis politiques -sans exception-  continuent à profiter largement de l’argent des contribuables. Malgré la crise économique et la rhétorique des dirigeants, les partis politiques grecs ont empoché une augmentation de 6 millions d’euros en 2011 sous la forme de subventions de l’État : pour un total de 54.018.624 euros. Deux poids deux mesures. Enfin, plutôt, les mesures pour les contribuables et un gain de poids conséquent un petits fours pour la classe politique.


Alors non, nous n'allons pas la fermer !

Alors non, nous n'allons pas la fermer !

Dimanche 15 janvier 2012 Syntagma

 

Alors les indignés seront de retour. Ce dimanche 15 janvier, à 18h. Après s’être fait bien accueillir par la police grecque fin juin 2011 (2800 gaz lacrymos -périmés- en une seule journée – voir les photos de Syntagma de Juin), après s’être fait dégagé de la place Syntagma une nuit, à 4h du matin sous prétexte que « les tentes et la population qui manifestait nuisaient au tourisme dans la capitale », probablement plus que la police elle-même, qui avait, à l’époque, violenté grecs et … touristes. Pour se rendre compte de la « mauvaise action » des indignés, regardez les photos de Syntagma de mai dernier : on peut y voir du partage, de la joie, des échanges : ce qui, sans doute, aux yeux des gouvernants, n’est pas le bon exemple à suivre. Quand on observe le résultat dans l’éducation, on se dit qu’il est préférable, sans doute, pour certains, d’éviter d’être capable de réfléchir à l’avenir. Et pas qu’en Grèce…

Oui, après des mois d’absence, peut-être dans l’attente des résultats des actions du nouveau gouvernement, les indignés se sont -sur la place- fait rares. Cela n’a pas empêché des manifestations de grande ampleur, notamment lors du « jour du Non« . Mais la reprise -officielle- du mouvement est un signe : non, les grecs ne vont pas la fermer. Non, ils ne vont pas se laisser manger tout cru par les banksters. Le nouveau slogan 2012 est d’ailleurs explicite : « Alors Non… Nous n’allons pas la fermer! ».

A l’heure où la France perd -enfin officiellement- son triple A (non que cela soit une bonne nouvelle, mais ce triple A était déjà perdu de fait depuis octobre 2011 – voir ce billet d’Olivier Berruyer sur le sujet), les grecs ont une idée bien concrète de ce que cela implique. Ils le subissent déjà depuis de nombreux mois. Ils s’étonnent d’ailleurs encore de voir si peu de mouvement dans d’autres pays. En juin, on pouvait lire sur des banderolles : « Les français rêvent encore à Mai 68″. Le réveil risque d’être difficile.

Peut-être devrions nous apprendre le Moutza (simple ou double) et, comme les grecs, occuper ces places et lancer ces invectives de manière pacifique en direction de nos gouvernants qui nous ont assuré que notre note -d’une importance cruciale- ne serait pas remise en cause, pour finalement avancer que cela n’est pas -si- grave. Voir Les experts PAAaris, toujours chez Olivier Berruyer. C’est tordant !

Les indignés sont de retour. 2012 commence enfin. J’espère que le gouverneur technocrate actuel aura la présence d’esprit de ne pas utiliser tout le stock de lacrymos trop rapidement. Cela éviterait, comme en 2011, de voir un ministre préciser : « Cela nous a coûté 4millions d’euros pour refaire notre stock, et cet argent c’est la population grecque qui paye ». Oui, et quand elle paye le stock de lacrymo -qu’elle se prend sur le coin du nez-, c’est autant de livres qui ne sont pas envoyés dans les écoles (beaucoup les attendent encore…).

Bref : les indignés grecs sont de retour ! ! !

Et vous ?

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:19

Des "indignés" paralysent la circulation dans Rome

AFP

 

lalibre.be

Mis en ligne le 15/01/2012

 

Le mouvement parti d'Espagne pourrait reprendre de l'ampleur en Italie à la faveur de l'aggravation de la crise et des mesures d'austérité adoptées par le gouvernement de Rome.

Après avoir protesté samedi au Vatican, des "indignés" d'Italie et d'autres pays d'Europe ont paralysé dimanche la circulation dans le centre de Rome, réussissant à pénétrer dans le Colisée et moquant allègrement des dirigeants européens face à la crise financière.

La plupart des quelque 200 manifestants étaient partis en début d'après-midi de la place San Giovanni, dansant, tapant sur des tambourins et certains portant des masques. Ils avaient appelé leur manifestation "carnaval du système". Certains passants les accompagnaient, dansant et battant des mains avec eux. "Prends ta liberté, personne ne te la donnera", affirmait une affiche accrochée sur le chemin par les manifestants.

"Banque mondiale, nous ne payons pas votre crise", "chaque révolution naît de la désobéissance! Révolution pacifique!", proclamaient des pancartes brandies. Plusieurs d'entre eux ont réussi à entrer dans le Colisée, le monument le plus célèbre de la Rome antique, se mêlant aux touristes brièvement, avant d'en ressortir.

Sur la place de Venise, des "indignés" portant les masques aux effigies du président du Conseil Mario Monti, de la chancelière Angela Merkel et du président Nicolas Sarkozy, mimaient une scène d'échanges de baisers entre eux, à quelques jours du sommet des trois dirigeants, prévu vendredi à Rome. Le maire de Rome, l'ancien post-fasciste Gianni Alemmano, a demandé aux forces de l'ordre de mettre fin à l'agitation de quelque 200 "indignés", qui, dans le cadre d'une "manifestation non autorisée", "créent des difficultés pour les citoyens romains".

"Il ne suffit pas de se définir soi-même indigné pour bloquer impunément des rues et faire des incursions dans le Colisée", a-t-il dit. Samedi, la police romaine était intervenue de manière musclée contre une cinquantaine d'"indignés", notamment d'Espagne et de France, qui manifestaient sur la place Saint-Pierre pour contester le "pouvoir" du pape et la richesse du Vatican.

Le mouvement parti d'Espagne pourrait reprendre de l'ampleur en Italie à la faveur de l'aggravation de la crise et des mesures d'austérité adoptées par le gouvernement de Rome.

 

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:18

dimanche 15 janvier 2012


Journée Mondiale de l'indignation.

017-1

Journée Mondiale de l'indignation. Les Indignés de Saint-Brieuc soutenait ce mouvement. Nous avons participé à notre manière par un assemblée populairedevant l'entrée principale du centre commercial "Les Champs" en clôturant cette journée par une action symbolique de réappropriation du lieu "la maison du Peuple" à Saint-Brieuc que nous souhaiterions voir réhabilitée pour de nouveau pouvoir accueillir "le Peuple"

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 18:13

14.01.2012

Une heure avec les indignés de Genève!

 


IMG_7781-ssssss1111.jpg14h00 devant le mur des réformateurs au Parc des Bastions début de l’assemblée générale. Pas de faire part ni d’invitation. Séance publique en marge de la Journée mondiale des assemblées populaires pour faire l’état des lieux, cueillir de nouvelles propositions et faire le suivi des recommandations et des projets à venir. Décontractée comme chez les scouts, une douzaine d’indignés dont le gérant de ce blog a formé un cercle et a pris place à même le sol. Que cela  ne déplaise au Maire de Genève, Pierre Maudet et à tous les empêcheurs de tourner en rond, le mouvement des indignés a encore de beaux jours devant lui. Certes, il y a eu des moments de flottement et un peu d’essoufflement mais la résistance continue. L’ordre du jour est de débattre du dernier article de la Tribune de Genève consacré aux indignés suite à leur lettre adressée au Conseil administratif de la Ville de Genève le 8 janvier dernier. Pendant une heure ce sujet n’a été que très peu évoqué. Il y a d’autres urgences comme par exemple organiser la riposte médiatique contre l’exagération des dégâts occasionnés dans le Parc des Bastions ou encore s’occuper comme il se doit de l’accueil des indignés vaudois qui feront le déplacement demain à Genève. Ce que j’ai retenu de ce rassemblement c’est la détermination de ce groupe d’hommes et de femmes qui veut donner à ce mouvement un nouvel élan. Après la résistance et l’indignation place aux propositions, il y va de la survie des indignés de Genève!

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Et demain est un autre jour!

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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