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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:13

 

Source : www.liberation.fr

 

Naissance en Espagne du Parti X, issu de la mouvance des Indignés

AFP 8 octobre 2013 à 22:22

 

Des manifestants se rassemblent sur la Puerta Del Sol, à Madrid,, pour marquer l'anniversaire du mouvement des Indignés, le 12 mai 2012.

Des manifestants se rassemblent sur la Puerta Del Sol, à Madrid,, pour marquer l'anniversaire du mouvement des Indignés, le 12 mai 2012. (Photo Andrea Comas. Reuters)

 

Le mouvement dénonce «une classe politique corrompue et incapable» de sortir de la crise.

Une mouvement citoyen, le Parti X, a été lancé mardi en Espagne, avec des ex-membres du mouvement des Indignés, né en 2011, et dénonçant, comme lui, «une classe politique corrompue et incapable» de sortir de la crise. «La majeure partie des personnes du réseau citoyen Parti X, bien que pas toutes, nous nous sentons du 15M», le mouvement des Indignés lancé le 15 mai 2011, explique le parti sur son site internet.

Comme pour les Indignés, ce parti fonctionne avec des personnes qui «travaillent» sur des tâches précises et ne dispose d’aucun organe dirigeant ou de listes en vue des prochaines échéances électorales. «Nous n’avons pas de liste fermée comme les autres partis», a expliqué à l’AFP une porte-parole, le nouveau parti se voyant plus comme «un groupe de pression». Quant au programme, «nous proposons un plan d’urgence de sortie de crise. Nous pensons que c’est le moment d’une réponse citoyenne et que les conditions sont réunies», a affirmé l’une des intervenantes, lors de la présentation du nouveau parti.

Le projet de programme affiché sur le site est d’ailleurs ouvert aux amendements des citoyens, ont souligné les intervenants. «Nous voulons que les coupables de la crise soient jugés et un plan d’action pour les citoyens (un Nuremberg financier et un plan Marshall adapté au 21è siècle)», affirme le parti sur son site internet.

Le mouvement citoyen des Indignés, qui avait campé pendant un mois sur la place centrale de la Puerta del Sol à Madrid, était devenu le symbole d’un ras-le-bol de la classe dirigeante qui avait surpris un pays où, malgré la crise, le mécontentement s’était jusque-là peu exprimé. Mais il avait ensuite perdu en visibilité, ses membres refusant souvent de fournir leur nom et de désigner des listes de dirigeants comme les autres partis politiques dont ils dénonçaient le fonctionnement opaque et corrompu.

«Depuis le début, l’une des demandes récurrentes était de "montrer des visages". Aujourd’hui, nous commençons à le faire avec les premiers noms de la commission anticorruption», affirme le Parti X. Parmi eux, figure notamment le Français Hervé Falciani, ex-informaticien de la banque HSBC Genève qui a divulgué en 2008 des fichiers bancaires permettant de découvrir des milliers d’évadés fiscaux dans le monde et ayant mené au redressement fiscal de fraudeurs français.

AFP

Source : www.liberation.fr


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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:03

 

Source : http://www.youtube.com

 

 

 

 

Comment financer le revenu de base ?

Publiée le 28 déc. 2013

Une émission de Radio Ici & Maintenant avec les éconmistes Yoland Bresson, Marc de Basquiat et Amaru Mbape qui explorent et détaillent les différentes approches de financement d'une allocation universelle en France.

Le site de la radio Ici & Maintenant : http://www.icietmaintenant.com/
Pour signer l'initiative européenne : http://basicincome2013.eu/
En savoir plus sur le revenu de base : http://revenudebase.info/

 

Source : http://www.youtube.com

 


 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:53

 

Source : www.ouest-france.fr

 

 

Les panneaux d'affichage ont trouvé preneur

Saint-Gildas-des-Bois - 27 Décembre

 

Pas encore officiellement mis à disposition de la population, comme en témoignent les barrières d'accès toujours en place autour du chantier, les panneaux d'affichage érigés à l'entrée de l'agglomération ont déjà trouvé preneur. Pas sûr que ce soit le genre d'affichage privilégié, avant celui des associations locales ; néanmoins, s'il peut éviter l'affichage sauvage, c'est aussi un bienfait de son utilité !

 

Source : www.ouest-france.fr



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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:43

 

 


 

Notre-Dame-des-Landes : les deux casses têtes environnementaux qui plombent l’aéroport

 

Publié le 23-11-2012 à 14h49

Vinci devra compenser les destructions en reconstituant des mares et des ruisseaux sur deux fois plus d’hectares, dans cette région du nord de Nantes. Et une fois que le bitume aura remplacé les sols poreux, comment absorber les eaux de pluie et éviter les inondations ?

 

 

 

La manifestation du 17 novembre David Vicent/ AP/ SIPA

La manifestation du 17 novembre David Vicent/ AP/ SIPA

 

VENDREDI 23 NOVEMBRE, peu avant 7 heures du matin, près de 500 gendarmes ont lancé une opération d’évacuation de grande ampleur sur le site du projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

C’est une nouvelle démonstration de la fermeté dont veut faire preuve le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sur ce dossier. « Notre-Dame-des-Landes est un projet d’intérêt général et pas un projet personnel, déclare le Premier ministre dans Paris Match. L’aéroport se fera ».

De fait, l’hôte de Matignon est engagé de longue date sur cet « Ayraultport », comme on le surnomme désormais dans la presse. Mais les embûches se multiplient sur le chemin du futur chantier.

Manifestation. Il y a bien sûr eu la manifestation du 17 novembre dernier, durant laquelle des milliers de manifestants se sont rassemblés pour protester contre ce projet d’aéroport. Moins visible mais peut-être plus gênant encore, le Conseil d’État avait pris quelques jours avant une décision lourde de conséquence pour Notre-Dame-des-Landes…

Le 14 novembre dernier, le Conseil d’État a validé le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) de la région Pays de la Loire. Pour les promoteurs de l’aéroport, ce n’est pas une bonne nouvelle.

Préservation. Le SDAGE considère la préservation de ces espaces comme un enjeu majeur. Il impose désormais à tous les aménageurs de la région un respect absolu des zones humides, cruciales pour prévenir les crues et essentielles pour maintenir une biodiversité remarquable.

 

Vinci devra compenser les destructions en réhabilitant deux fois plus d’hectares dans la région proche !

 

Or, le projet d’aéroport atterrit sur 1 600 hectares composés à 40 % de cultures, 32 % de prairies, 25 % de boisements et haies, « soit 97 % de zones humides » résume Guy Bourles, responsable de la ligue de protection des oiseaux (LPO) pour la Loire-Atlantique.

L’enquête publique sur le respect de la loi sur l’eau qui s’est déroulée cet été détaille ainsi ce qu’est une « zone humide de tête de bassin-versant » : dix ruisseaux y prennent leur source, 52 mares ont été répertoriées ainsi que 52,8 kilomètres de haies, royaumes d’espèces rares et remarquables de grenouilles, salamandres, oiseaux et plantes hygrophiles.

Cliquez sur la carte pour la visualiser.

 

 

Compensation. Le SDAGE admet la destruction de ce genre de milieux lorsque les projets bénéficient d’une déclaration d’utilité publique, ce qui est le cas de l’aéroport. Mais l’aménageur, Vinci, doit alors compenser les destructions en réhabilitant deux fois plus d’hectares dans la région proche.

Aujourd’hui, le projet inclut 463 hectares de compensation, principalement pour la reconstitution de haies. Manquent 2 700 hectares que Vinci peut cependant compenser non pas en surface mais en « fonctionnalité ». En clair, en reconstituant des mares et des ruisseaux dans la proche région. Outre que la démarche n’est pas écologiquement satisfaisante, elle ouvre la porte à toutes les contestations juridiques.

 

Le bitume va remplacer les sols poreux : comment retenir désormais les eaux de pluie ?

 

Autre sujet aquatique qui fâche : la rétention des eaux de pluies. Le bitume va remplacer des sols poreux. La pluie ne sera plus absorbée et il faut donc prévoir de quoi retenir ces volumes pour éviter les inondations en aval, comme cela a pu se dérouler dans la ville voisine de Redon en janvier 2001 (cinq des ruisseaux rejoignent la Vilaine, fleuve qui arrose cette ville).

Rétention. Vinci a prévu sept bassins de rétention susceptibles de retenir des volumes de pluies constatés tous les dix ans. Et des drains sont implantés sous les pistes pour éviter que la nappe phréatique ne fasse pression sur elles. Suffisant ?

La commission en charge de l’enquête publique de cet été a remis le 24 octobre un avis favorable au projet mâtiné des réserves portant sur les compensations écologiques. Le préfet de région va, dans quelques semaines, publier l’arrêté affirmant la compatibilité de l’aéroport avec la loi sur l’eau française et la directive-cadre européenne.

Gibecière. Les opposants se tiennent en embuscade avec déjà, dans leur gibecière, tous les éléments écologiques et hydrologiques susceptibles de faire capoter les avions. Coïncidence : ce débat se déroulera au moment où le gouvernement Ayrault présentera sa loi sur la protection de la nature (la première depuis 1976) proposant la création d’une agence nationale de la biodiversité.

 

Loïc Chauveau
Sciences et Avenir
23/11/12

 

 

Source : www.sciencesetavenir.fr

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:37

 

Source : www.midilibre.fr

 

Millau : la table d'hôtes Cak’T témoigne de sa solidarité avec les bols de soupe en "attente"

JÉRÉMY BEAUBET
30/12/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 30/12/2013, 10 h 59
La restauratrice Evelyne Fournier est la première à Millau à s’engager dans cette démarche citoyenne.
La restauratrice Evelyne Fournier est la première à Millau à s’engager dans cette démarche citoyenne. (E. T.)

Vous payez deux soupes mais vous n'en consommez qu'une. L'autre, "en attente", est ensuite notée sur un écriteau placé en vitrine, et offerte à une personne démunie. Voilà la brillante initiative que vient de lancer la table d’hôtes de la rue de La Capelle. 

C’est l’idée la plus touchante mise en place en cette fin d’année en pays millavois. Il y a trois semaines, le principe des bols de soupe “en attente” a fait discrètement son apparition en ville, précisément sur la carte de Cak’T, la célèbre table d’hôtes "sucré-salée" que tient Évelyne Fournier dans un petit recoin de la rue de la Capelle.

En pratique, cela signifie que les clients peuvent commander, une fois à table, deux bols de soupe “maison” mais n’en dégusteront qu’un. Le second - payé un euro seulement - étant destinée à une personne "qui n’en a pas forcément les moyens", explique la patronne de ce lieu enchanteur.

Le nombre de bols en attente est affiché sur la vitrine 

Elle le reconnaît, ce n’est pas son idée. "J’ai découvert ce principe il n’y a pas longtemps, par le biais d’une émission à la télé qui parlait des cafés “en attente” à Paris, explique Évelyne avec enthousiasme. J’ai trouvé ça super et j’ai cherché un moyen de le décliner chez moi". Après mûre réflexion, son choix s’est porté sur ses soupes bio dont la notoriété se transmet de palais en gosier depuis maintenant huit ans.

"Au départ, j’ai amorcé la pompe moi-même en glissant deux euros dans la coupelle que j’ai installée exprès sur mon comptoir. Deux euros pour les deux premières soupes. Mais, très rapidement, ma clientèle s’y est mise sans que j’aie à lui forcer la main, ce que je me voyais mal faire de toute façon."

Agréablement surprise par "la générosité" de ces clients, Évelyne Fournier a désormais pris l’habitude d’afficher tous les jours le nombre de bols de soupe en attente sur sa devanture afin que les passants "dans le besoin" soient au courant et n’hésitent pas à franchir la porte. "Pour l’instant, confie-t-elle, cinq personnes, et pas seulement des SDF, ont osé entrer et en profiter. J’espère qu’il y en aura de plus en plus. Je sais que ce n’est pas une démarche facile mais je peux dire qu’elles sont contentes. Généralement, je leur dis de venir après le service. Elles peuvent ainsi profiter de la chaleur et boire le bol de soupe sans se presser, en lisant le journal par exemple, et surtout sans avoir l’impression d’abuser."

"Ça pourrait donner des idées à d’autres..."

Samedi midi, Cak’T comptait une dizaine de bols de soupe solidaires d’avance. "Le défi maintenant, c’est de faire connaître le principe au plus grand nombre. Qui sait, ça pourrait aussi donner des idées à d’autres commerçants". À Paris, mais aussi ailleurs en Europe, notamment en Italie et en Belgique, les initiatives de ce genre sont nombreuses à voir le jour ces temps-ci. Dans les cafés mais aussi les pizzerias et les sandwicheries. En cette période hivernale, il faut se réjouir d’un tel effet boule de neige...

 

 

Source : www.midilibre.fr

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:27

 

Source : www.rue89.com

 

Good coop’ 30/12/2013 à 17h03

On a visité le « supermarché socialiste » de New York

Texte et photos Sophie Caillat

 

Pas cher, bio et malin : un supermarché new‑yorkais géré par ses clients prospère depuis quarante ans. Le concept doit être décliné à Paris. Visite guidée d’un lieu sans pareil.

 


A la Foodcoop de Brooklyn, au rayon légumes (Sophie Caillat/Rue89)

 

(De New York) Quarante ans après sa création, la Food Coop de Park Slope (PSFC), à New York, va faire un petit à Paris. La Louve ne compte ouvrir dans le XVIIIe arrondissement qu’en 2015, mais il a déjà dépassé ses objectifs de levée de fonds sur Kiss Kiss Bank Bank, avec plus de 40 000 euros collectés. Les futurs bénévoles se pressent, espérant faire leurs courses pour 20% à 40% moins cher qu’ailleurs.

A la Coop [PDF] de Brooklyn, les 16 200 membres travaillent gratuitement 2h45 toutes les quatre semaines pour faire tourner la boutique – 75% de la main-d’œuvre est donc bénévole.

Rue89 a visité ce lieu sans pareil avec Joe Holtz, premier des 60 salariés et désormais directeur général. Son slogan ? « “La nourriture pour les gens, pas pour le profit” : on a fait ça pour nous, parce qu’on ne pouvait pas s’acheter à manger.  » Dans l’Amérique des années 2010, c’est encore pire, surtout si l’on veut manger bio.

 

                                                                                                                                                                                                                             1 Espace livraison : un « valet » pour remplir le coffre

 

A la Coop, il n’y a pas de parking, contrairement à la plupart des supermarchés américains, mais un valet peut vous raccompagner chez vous ou à votre voiture. C’est l’une des tâches proposées aux 500 bénévoles qui, chaque jour, font tourner le magasin.

Whole Foods, la grande chaîne de supermarchés bio, doit ouvrir prochainement dans ce quartier, avec un parking pour la clientèle. Mais la Food Coop ne craint pas la concurrence, puisqu’elle n’est pas dans l’économie de marché.

 

                                                                                                                                                                                                                              2 Au sous-sol, on découpe le fromage et on prépare les épices

 

Les bénévoles se répartissent en équipes et font leurs 2h45 ensemble toutes les quatre semaines à la même heure. Quand on en a rejoint une, normalement, on n’en change plus. A la cave, à côté du stock, un endroit est réservé au conditionnement des matières premières. Les coopérateurs découpent le fromage, pèsent et emballent condiments, tisanes et épices.

Ceux qui ont la tâche – plus pénible – de nettoyer le magasin bénéficient d’un temps de travail raccourci à deux heures.

 

                                                                                                                                                                                                                              3 A la caisse, Lucy trouve que le temps passe vite, les clients moins

 

Les caissières aussi sont des membres de la communauté. Lucy est affectée à ce poste, et même si elle n’a pas joué à la marchande quand elle était petite, elle trouve que le temps passe vite et que sa tâche lui permet de bien connaître l’ensemble de l’offre (plus de 8 000 produits). Les clients sont indulgents quand elle n’est pas assez rapide.

Mais quand elle repasse de l’autre côté de la caisse, elle trouve parfois pénible de devoir faire la queue. Elle s’organise pour venir en dehors des heures de trop grande affluence. Le week-end, la file d’attente peut aller jusqu’à une demi-heure.

C’est en clin d’œil à cette tradition-là que le journal de la Coop s’est appelé The Linekeeper’s Gazette (« le journal des gens qui font la queue »). «  Avant, c’était encore pire, nous avons étendu les horaires d’ouverture au fil des années. Maintenant, la Coop est ouverte 7 jours sur 7 (de 6 heures à 22 heures le samedi). Mais plus on a des horaires élargies et plus ça attire du monde  », explique Joe Holtz, «  pas très fier  » de devoir limiter le nombre de nouvelles adhésions.

 

                                                                                                                                                                                                                             4 Devant les casiers, des contrôles pour filtrer les nounous

 

Pas de vigile ici, mais un(e) bénévole qui vérifie les cartes à l’entrée et les tickets de caisse à la sortie. Chacun peut déposer son manteau et son sac en toile (offert par la Coop lors de l’adhésion) dans un casier à l’entrée, histoire de se sentir vraiment comme à la maison.

Mais attention, la sécurité a dû être renforcée après que «  l’affaire des nounous  » a porté un sale coup à la réputation de l’établissement. Dans ce quartier intello qui n’en finit pas de s’embourgeoiser, certains adhérents à l’emploi du temps trop chargé avaient choisi d’envoyer leur employé de maison bosser bénévolement à leur place – «  Le temps, c’est ce qu’on a de plus précieux  », philosophe Joe Holtz. Désormais, le contrôle à l’entrée se fait sur photo.

 

                                                                                                                                                                                                                             5 Dans les rayons : wasabi, fougère, daïkon, champignons... débordent

 

Le problème de la Coop, c’est le manque de place. Produits et affichettes débordent de partout. Si vous voulez une nouvelle marque de yaourts, vous le mettez dans le livre des suggestions.

Les acheteurs décident ensuite, en concertation avec la communauté, s’ils le mettent en rayon. Puis, comme partout ailleurs, si les nouveaux produits ne se vendent pas, ils sont retirés.

Ici, on trouve des pousses de wasabi et de fougère, du daïkon, treize sortes de champignons… et même, depuis 1991, de la viande (de l’agneau venu d’Australie, mais du bœuf uniquement nourri à l’herbe).

La bière a fait son introduction plus récemment (elle n’est pas vendue fraîche afin d’éviter qu’elle ne soit consommée tout de suite). Les produits sont majoritairement bio (sauf si la différence de prix est trop importante), et provenant de fermes locales (enfin, situées à moins de 800 kilomètres). (Photo : AFP.)

 

                                                                                                                                                                                                                             6 A la crèche, des nounous surbookées

 

Un service de baby-sitting gratuit permet de déposer ses enfants pour faire les courses ou prendre son tour de travail. Les nourrices sont évidemment des membres de la communauté.

Le nombre d’enfants est limité à douze s’il y a trois bénévoles pour s’en occuper, et à dix s’ils ne sont que deux : «  Il est recommandé de s’organiser autrement si vous voulez être sûr d’avoir une place  », souligne le règlement.

 

                                                                                                                                                                                                                               7 Dans les bureaux, on prépare la retraite

 

Parmi les 60 salariés de la Coop, 19 sont affectés à la coordination des bénévoles. La coopérative ajoute 21% sur le prix de gros et réalise depuis peu des bénéfices, qui sont réinvestis dans la baisse des prix.

Il faut aussi organiser le don des invendus à des associations caritatives, le recyclage de toutes les matières d’emballage, le compostage, la filière de recyclage des déchets électriques...

Et mettre en place des règles particulières pour certains membres. Ainsi, vous ne pouvez prendre votre retraite de la Coop et continuer à y consommer que si vous avez 65 ans et au moins vingt ans d’ancienneté. Les seuls autres motifs pour être exempté sont le handicap ou le congé maternité. Vous pouvez être radié si vous ne respectez pas les règles – une amnistie est quand même possible après une période de probation.

Au quotidien, la coopérative fonctionne comme une vraie communauté à l’américaine, avec ses événements organisés dans une grande salle, comme des cours de cuisine ou des fêtes d’anniversaire.

                                                                                                                                                                                                                               8 A la rédaction, on prépare le journal de la communauté

 

 


La couverture du « Linewaiters Gazette »

 

Une partie des bénévoles sont affectés à la réalisation du Linewaiter’s Gazette, le journal de la communauté. On peut lire dans un numéro récent un article titré : «  Galettes de riz et chips d’algue  : les conséquences de Fukushima sur la nourriture  ».

Un autre revient sur un documentaire consacré à la gentrification de Brooklyn et réalisé par une des membres de la Coop.

Dans les colonnes se trouvent aussi une foultitude d’annonces pour les soirées de la communauté  : soirée jeux pour tous les âges, soirée « savoir quand prendre sa retraite », cours de BodyTalk (science du toucher) ou pour apprendre la photo avec son iPhone… De quoi occuper toute sa semaine avec les coopérateurs.

 

Source : www.rue89.com


 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:18

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

Avortement: la régression espagnole

LE MONDE | 30.12.2013 à 11h55 • Mis à jour le 30.12.2013 à 16h03

 
 

Il fut un temps où l'Espagne montrait la voie en matière de droits des femmes. Le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero innova en mettant en pratique, en 2004, une authentique parité au gouvernement. C'est aussi à Madrid qu'a été conçue et appliquée l'une des politiques les plus progressistes d'Europe pour lutter contre le fléau de la violence conjugale.

Malheureusement, la dynamique s'est inversée. Si l'Espagne revendique aujourd'hui un rôle pionnier sur les droits des femmes, c'est dans la régression. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy est en train d'opérer un virage à 180 degrés sur l'avortement. L'avant-projet de la loi de protection de la vie de l'être conçu et des droits de la femme enceinte, présenté en conseil des ministres peu avant Noël, supprime purement et simplement le droit des femmes à décider librement d'interrompre leur grossesse. Ce droit, consacré par une loi entrée en vigueur en 2010, en autorisant l'avortement sans condition de motif jusqu'à la quatorzième semaine de grossesse, avait considérablement libéralisé la législation postfranquiste de 1985.

Le nouveau texte, proposé par le ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, et qui doit être bientôt soumis au Parlement, est plus restrictif encore que celui de 1985. Il n'autorise l'avortement que dans deux cas : s'il y a eu viol et si la santé physique ou psychique de la mère est menacée « de manière durable ou permanente ». Ce risque devra être certifié par deux médecins différents, étrangers à l'établissement où serait pratiquée l'IVG. La loi de 1985 permettait l'avortement en cas de malformation du foetus, ce que ne prévoit plus le projet de loi actuel. « On ne peut laisser la vie du foetus dépendre exclusivement de l'avis de la mère », a jugé M. Ruiz Gallardon.

M. Rajoy avait promis, pendant la campagne électorale, de revenir sur la loi de 2010, très critiquée par l'épiscopat espagnol et la droite conservatrice, mais il n'avait pas laissé entendre que ce serait de manière aussi radicale. Cette initiative n'est fondée sur aucune justification de santé publique, puisque le nombre d'IVG pratiquées en Espagne était en baisse en 2012. Les motivations du ministre de la justice sont, en réalité, d'ordre idéologique : M. Ruiz Gallardon déclare « en avoir fini avec le mythe de la supériorité morale de la gauche » et veut à présent porter sa croisade antiavortement devant le Parlement européen.

Le gouvernement espagnol est, dans ce domaine, à contre-courant. Vingt des vingt-huit Etats de l'UE reconnaissent le droit des femmes à décider librement de leur grossesse dans les douze à quatorze premières semaines. Six l'assortissent de conditions ; seuls deux, Malte et l'Irlande, interdisent l'avortement. Ce droit, acquis de haute lutte par les femmes comme une reconnaissance de leur liberté de disposer de leur corps, est un droit fondamental. M. Rajoy commet une grave erreur en en faisant un instrument de reconquête idéologique.

Lire le récit : Le gouvernement Rajoy veut lancer une croisade contre l'avortement en Europe

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:07

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

La NSA américaine a piraté Orange

|  Par JeromeHourdeaux

 

 

Selon des documents fournis par Edward Snowden, une unité spéciale de hackers de l'agence américaine a introduit un virus dans le réseau informatique d'un consortium de seize sociétés – dont Orange –, gérant le câble sous-marin qui achemine les communications téléphoniques et internet depuis Marseille vers l'Afrique du Nord, les pays du Golfe et l'Asie.

Hambourg, de notre envoyé spécial

La NSA a réussi à pirater, au mois de février 2013, le réseau informatique du consortium gérant un important câble de communication qui relie la France à l’Afrique Nord et à l’Asie, rapporte, dimanche 29 décembre, Spiegel Online. Mediapart a eu accès à des sources qui confirment ces informations.

Selon des documents fournis par Edward Snowden au site allemand, les services de renseignement américains ont réussi à introduire un virus informatique dans le réseau de l’organisation gérant le câble sous-marin dit « SEA-ME-WE-4 ». Ce câble part de Marseille pour acheminer les communications, téléphoniques et internet, vers la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, puis le Pakistan, l’Inde, le Bangladesh, la Thaïlande, la Malaisie et Singapour.

 

Le trajet du câble SEA-Me-We-4 
Le trajet du câble SEA-Me-We-4 © Wikipedia

Ces câbles sous-marins offrent, à celui qui les contrôle, l’accès à une quantité formidable d’informations. Au nombre d’environ 250 sur l’ensemble de la planète, ils constituent le véritable squelette de l’internet mondial par lequel transite la quasi-totalité des communications. Chaque câble relie en effet plusieurs pays ou continents en se connectant à une série de points d’entrée, appelés Internet Exchange Points, qui ensuite redistribuent le trafic au sein du territoire concerné. Le câble « SEA-Me-We-4 », lui, part du point appelé « Marseille internet eXchange », situé au cœur de la cité phocéenne et géré par un consortium de seize sociétés dont le groupe de télécommunication français Orange.

Le 21 juin, le quotidien britannique The Guardian avait déjà révélé l’existence d’un programme, baptisé Tempora, développé depuis 18 mois par l'agence de renseignement britannique GCHQ en partenariat avec la NSA, qui permet l’interception des données circulant sur les très nombreux câbles situés au Royaume-Uni. Selon les documents fournis à l'époque par Edward Snowden, les données sont conservées 30 jours, le temps d’être triées et analysées. Au mois de mai dernier, pas moins de 300 analystes britanniques et 200 américains travaillaient sur le programme Tempora. En Grande-Bretagne, cette surveillance aurait été effectuée avec la collaboration d’entreprises britanniques, qualifiées dans les documents fournis par Edward Snowden au Guardian, de « partenaires d’interception ».

Dans le cadre de la France, il ne semble pas que l’opérateur historique français Orange ait eu, lui, son mot à dire. La NSA a réalisé un véritable piratage du réseau informatique gérant le câble. Selon un document classé top secret, fourni au Spiegel par Edward Snowden, une unité spéciale de la NSA spécialisée dans le hacking, l'Office of Tailored Acces Operation (bureau des opérations d’accès adaptées), ou TAO, a en effet introduit un virus informatique lui permettant d’accéder aux outils de gestion du consortium. Le document affirme ainsi que, le 13 février 2013,  la TAO « a réussi à collecter les informations de gestion des systèmes du câble sous-marin SEA-Me-We ». L’agence se vante ainsi d’avoir « eu accès au site de gestion du consortium et d’avoir collecté les informations du réseau de niveau 2 qui montre la cartographie d’une partie significative du réseau ».

Pour mener cette attaque, la NSA aurait utilisé une technique baptisée « QUANTUMINSERT », déjà utilisée par le GCHQ pour infiltrer les ordinateurs de l’opérateur téléphonique belge Belgacom ou encore ceux du siège de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEC). Mais cette intrusion n’aurait été qu’un début. « D’autres opérations sont prévues pour le futur afin de collecter plus d’informations sur celui-ci et sur d’autres systèmes de câble. »

L’article du Spiegel revient également largement sur les méthodes et les opérations menées par la TAO, qualifiée de véritable « unité de hacking de la NSA », basée à San Antonio en Californie et développée après les événements du 11 septembre 2001. Cette unité spéciale intervient dans de très nombreuses opérations, que ce soit la lutte contre le terrorisme, les cyberattaques ou encore l’espionnage. Selon les documents diffusés par Edward Snowden, la TAO aurait notamment pour habitude d’utiliser les nombreuses failles de sécurité des produits informatiques de sociétés telles que Microsoft, Cisco, ou encore le chinois Huawei. Elle est également chargée de mener « des attaques agressives » sur certaines cibles. Ainsi, sur la dernière décennie, rapporte le site du Spiegel, elle aurait réussi à accéder à 258 cibles situées dans 89 pays.

Pour cela, la NSA a spécialement recruté des spécialistes, souvent issus du monde du hacking, qualifiés de « plombiers digitaux » par le site, souvent plus jeunes que la moyenne des agents de l’agence. Spiegel Online rappelle d’ailleurs que, ces dernières années, le directeur de la NSA, Keith Alexander, a fait plusieurs apparitions remarquées lors des principales réunions de hackers aux États-Unis.

Le directeur de la NSA Keith Alexander lors de la conférence de hackers Blackhat 2013 © (Reuters)

Il est de notoriété publique que les agences de renseignement du monde entier n’hésitent pas à recruter directement certains de leurs agents au sein de la communauté des hackers. La publication de l’article du Spiegel intervient d’ailleurs en plein 30e congrès du Chaos Computer Club (CCC), la principale organisation de hackers

 

Le directeur de la NSA Keith Alexander lors de la conférence de hackers Blackhat 2013

 

d’Europe, qui se tient depuis le 27 décembre à Hambourg en Allemagne. Un événement auquel assistent notamment plusieurs proches collaborateurs d’Edward Snowden dont les journalistes du Spiegel Laura Poitras et Jacob Appelbaum, signataires de l’article, ainsi que Glenn Greenwald. Lors d’un discours d’ouverture prononcé en duplex depuis le Brésil, ce dernier a semblé avertir les hackers présents en les appelant à fabriquer des « outils de libération » pour contrer « les outils d’oppression ». « Les gens, comme ceux dans cette salle, vont-ils travailler pour ceux qui détruisent le monde, ou vont-ils travailler pour le bien de l’humanité ? » leur a-t-il demandé.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:54

 

Source : www.informaction.info

 

« Les grands médias occultent que Monsanto a poussé 284.000 paysans indiens au suicide »

 

 

 

Portrait de Renaud Schira

 

Date: 
12/11/2013

Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis, néo-libéraux et aujourd’hui 90% de la production dépend des semences et des poisons. Ce qui a entraîné une destruction du mode paysan de production du coton et l’endettement généralisé des producteurs. La conjonction de l’usage de produits toxiques qui ont mené à la dépression et à la honte de la dette, ont poussé depuis 1995 284.000 paysans indiens au suicide. Un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le coupable principal est l’entreprise privée Monsanto.

 

C’est pour près de 3000 personnes que la célèbre scientifique indienne Vandana Shiva a réalisé un exposé d’une heure et a répondu aux questions, ouvrant la IIIème journée internationale d’agro-écologie à Botucatu, Brésil, l’après-midi du 31 juillet 2013.

 

Vandana Shiva a commencé par raconter sa vie d’étudiante en biologie et en physique quantique à l’université, aliénée par rapport aux réalités du monde, jusqu’au choc que signifia pour elle le tragique accident survenu dans l’usine états-unienne de pesticides Union Carbide, installée à Bhopal qui causa la mort de 35 mille indiens, il y a trente ans. A partir de là, elle s’est convertie à la cause du peuple et n’a cessé d’enquêter sur les activités des entreprises transnationales dans l’agriculture. 

 

Elle est aujourd’hui considérée comme une des principales scientifiques et chercheuses en matière des atteintes à la santé et de la destruction de la biodiversité que les OGM et les produits agro-toxiques des entreprises transnationales causent dans le monde entier.

 

Elle est repartie des conséquences de la “révolution verte” des années 60, que le gouvernement des États-Unis imposa à son aire d’influence comme moyen de vendre plus de produits agro-chimiques et plus de marchandises agricoles, subjuguant la paysannerie de tous ces pays. Résultat : 65% de toute la biodiversité et des ressources en eau douce mondiale ont été polluées par les agro-toxiques. Des études montrent que 40% de l’effet de serre qui affecte le climat planétaire est causé par l’usage excessif et non nécessaire de fertilisants agricoles chimiques. Dans de nombreuses régions d’Europe, à la suite de la mortalité et de la disparition des abeilles, la productivité agricole a déjà chuté de 30%. Vandana Shiva a rappelé que si nous nous calculions les préjudices et les coûts nécessaires pour rétablir la biodiversité, rééquilibrer l’environnement et remédier aux dégâts climatiques, le montant en dollars dépasserait le chiffre d’affaires de la vente de biens par les entreprises.

 

En ce qui concerne l’action des entreprises transnationales qui opèrent dans l’agriculture – Monsanto, Bungue, Syngenta, Cargill – Vandana explique qu’elles contrôlent la production et le commerce mondial de la soja, du maïs, du colza et du blé, martelant via la publicité que l’humanité dépend des aliments produits par l’agro-business. En réalité l’humanité se nourrit de centaines d’autres végétaux et sources de protéines qu’elles écartent et n’ont pas encore pu contrôler. 

 

Pour la chercheuse “ces entreprises qui promeuvent les OGM n’ont rien inventé et n’ont rien développé. La seule chose qu’elles ont faite fut d’opérer des mutations génétiques qui existent dans la nature pour rentabiliser la vente de leurs produits agro-toxiques.

 

Elle a expliqué que Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis, néo-libéraux et qu’aujourd’hui 90% de la production dépend des semences et des poisons. Ce qui a entraîné une destruction du mode paysan de production du coton et l’endettement généralisé des producteurs. La conjonction de l’usage de produits toxiques qui ont mené à la dépression et à la honte de la dette, ont poussé depuis 1995 284.000 paysans indiens au suicide. Un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le coupable principal est l’entreprise privée Monsanto.

 

Malgré tout ce sacrifice en vies humaines, Monsanto reçoit dans son pays 200 millions de dollars annuels, perçoit des royalties pour l’usage de semences génétiquement modifiées de coton.

 

La critique du modèle de l’agro-business en général

 

Le modèle de l’agro-business n’est qu’une forme de s’approprier les bénéfices des biens agricoles mais il ne résout pas les problèmes du peuple. La preuve : en augmentant beaucoup la production, nous pourrions alimenter 12 milliards de personnes alors qu’aujourd’hui nous avons un milliard de personnes qui souffrent de la faim quotidiennement, 500 millions d’entre elles étant des paysans qui ont vu leur système de production d’aliments détruit par l’agro-business. 

 

Les produits agricoles sont de simples marchandises, plus des aliments. 70 % des aliments dans le monde restent produits par les paysans. Nous devons comprendre que les aliments sont la synthèse de l’énergie nécessaire aux êtres humains pour survivre à partir du milieu où ils vivent, recueillant cette énergie de la fertilité et de l’environnement. Plus grande la biodiversité naturelle, plus grand le nombre de sources nutritives et plus saine pour les humains l’alimentation produite dans cette région. L’agro-business a détruit la biodiversité et les sources d’énergie véritables.

 

Les entreprises utilisent le fétiche de la publicité des techniques modernes de la bio-technologie utilisées pour augmenter la productivité des plantes. Mais ce n’est qu’un hameçon : quand on fait des recherches sur ces bio-technologies on se heurte au secret. Dans le fond elles ne sont que des mécanismes pour augmenter la rentabilité des grandes plantations ; l’agriculture industrielle est la standardisation de la connaissance, la négation de la connaissance de l’art de cultiver la terre. La vraie connaissance est développée par les agriculteurs eux-mêmes et par les chercheurs dans chaque région, dans chaque biome, pour chaque plante.

 

Le modèle de l’agro-business veut transformer les personnes en « consommateurs » de leurs produits. Nous devons combattre l’usage et le réductionnisme du terme “consommateurs”, pour utiliser l’expression "êtres humains" ou personnes qui ont besoin de vie saine. Le consommateur est une réduction subalterne de l’être humain.

 

Les entreprises de l’agro-business disent qu’elles incarnent ledéveloppement et le progrès, qu’elles contrôlent 58% de toute la production agricole mondiale, mais en fait elles ne donnent du travail qu’à 3% des personnes vivant dans le monde rural. C’est donc un système anti-social.

 

La scientifique indienne a révélé qu’elle fait partie d’um groupe de 300 autres chercheurs internationaux qui se sont consacrés à étudier l’agriculture pendant trois années intensives et ont démontré que ni la révolution verte des États-Unis ni l’usage intensif des semences transgéniques et des produits agro-chimiques ne peuvent résoudre les problèmes de l’agriculture et de l’alimentation mondiales. Seule peut le faire la récupération des pratiques agro-écologiques em harmonie avec la biodiversité, partout sur la planète.

 

Elle a conclu sa critique du modèle de l’agro-business en montrant comment son projet génère la destruction, la peur, parce qu’ il est basé sur la concentration et l’exclusion. C’est pour cela que les entreprises procèdent à l’intimidation ou à la cooptation des scientifiques qui s’opposent à elles.

 

La solution : l’agro-écologie.

 

Le modèle agro-écologique est le seul qui permette de développer des techniques accroissant la productivité et la production sans destruction de la biodiversité. L’agro-écologie est la seule forme de créer de l’emploi et des formes de vie saines pour que la population puisse vivre en milieu rural sans être contrainte de se marginaliser dans les villes.

 

Surtout, les méthodes agro-écologiques sont les seules qui permettent la production d’aliments sains, sans poisons.

 

6 recommandations aux jeunes étudiants en agro-écologie et aux producteurs agricoles.

1. La base de l’agro-écologie est la préservation et la mise en valeur des sources nutritives existantes dans le sol – en cela elle s’est référée à une autre scientique présente à cette rencontre et qu’elle a écoutée attentivement – la professeure Ana Maria Primavesi. Nous devons appliquer des techniques qui garantissent la santé du sol et de cette santé recueillir les fruits en termes d’énergie saine.

2. Stimuler et promouvoir le contrôle des semences par les agriculteurs. Les semences sont la garantie de la vie. Nous ne pouvons permettre que des entreprises privées, transnationales, les transforment en marchandises. Les semences sont un patrimoine de l’humanité.

3. Nous devons lier l’agro-écologie à la production d’aliments sains qui garantissent la santé et peuvent ainsi conquérir les cœurs et les esprits des habitants des villes comme des zones rurales, de plus en plus empoisonnés par les marchandises traitées par les agro-toxiques (multiplication de cancers depuis quarante ans). Si nous lions les aliments à la santé des personnes, nous gagnerons des millions des habitants des villes à notre cause.

4. Nous devons transformer les territoires sous contrôle des paysans en véritables sanctuaires de semences, d’arbres sains, de cultures de la biodiversité, d’élevage d’abeilles, de diversité agricole.

5. Nous devons défendre l’idée, qui fait partie de la démocratie, de la liberté des personnes de choisir les aliments. Les produits de référence ne peuvent pas se réduire à ceux que les entreprises décident de mettre dans les rayons.

6. Nous devons lutter pour que les gouvernements cessent d’utiliser des fonds publics qui appartiennent à l’ensemble des citoyens, pour les transférer en subventions aux grands propriétaires et entrepreneurs de l’agro-industrie. C’est ce qui se passe dans le monde entier et aussi en Inde. Le modèle de l’agro-business ne survivrait pas sans ces subventions et sans les avantages fiscaux offerts par les gouvernements qui les garantissent.

 

En Inde, rappelle Vandana Shiva, on a vécu des problèmes majeurs à l’époque du colonialisme anglais. Gandhi a enseigné que la force est de toujours “lutter pour la vérité”. Le capital trompe, ment, pour pouvoir accumuler des richesses. Et la vérité est avec la nature, avec les personnes. S’il existe une volonté politique de réaliser des changements, s’il y a une volonté de produire des aliments sains, il deviendra possible de les cultive.

 

Source : mouvementsansterre.wordpress.com 

Source: 
Michelcollon.info

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:42

 

Source : http://lesbrindherbes.org

 

 

OGM : les scientifiques donnent l’alerte, les politiques restent sourds

 

 

 

Titre initial :
140 chercheurs défendent le prof Séralini et ses thèses sur la toxicité des OGM

 


Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, il convient de rappeler que le 19 septembre dernier, le professeur Gilles-Eric Séralini publie des résultats chocs sur la toxicité d’un maïs OGM et du pesticide Round up utilisé en association. Des photos avec des rats ayant développé d’importantes tumeurs sont diffusées dans toute la presse. La réaction ne tarde pas : le 20 septembre, soit le lendemain, des scientifiques s’élèvent contre la manière dont ont été faites les expériences.

Tout dernièrement, soit le 14 novembre, dans une lettre ouverte intitulée «Science et conscience» publiée sur le Monde.fr,

140 scientifiques s’insurgent contre les critiques de l’étude et défendent le professeur Séralini.

Voici ce qu’ils disent:

 

 

« D’une part, les scientifiques qui se sont exprimés sur ce sujet l’ont fait en leur nom propre et ne peuvent prétendre représenter la communauté scientifique dans son ensemble. Le fait qu’un groupe d’une douzaine de personnes,prétendant représenter six académies, ait décidé d’un communiqué commun sans débat est contraire au fonctionnement normal de ces institutions et interroge sur la vision de la science et de la technologie »

Ces chercheurs sont issus de plusieurs instituts de recherche français sérieux comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Ils veulent que les risques liés aux technologies soient pris en compte et mettent en doute la déontologie scientifique de ceux qui ont très rapidement critiqué l’étude de Séralini.

« Disqualifier le protocole suivi dans le cadre de cette étude revient à disqualifier du même coup les données ayant fondé les décisions d’acceptation des OGM par les experts. Il est remarquable de voir ces mêmes experts accepter (même s’ils le critiquent parfois) un protocole expérimental quand il donne des résultats qui vont dans le sens de l’acceptation d’une technique et le démolir aussi ardemment quand les résultats vont dans le sens opposé ».

 

 

Ces scientifiques ajoutent : « Nous sommes profondément choqués de l’image de notre communauté que cette polémique donne aux citoyens. L’expertise des risques pour la santé humaine ou l’environnement est une activité difficile qui doit faire face à de nombreuses incertitudes.
« Beaucoup des menaces qui pèsent sur notre planète ont été révélées par des scientifiques isolés puis confirmées par des études nombreuses venues de la communauté scientifique. »

Ce débat sur les OGM me rappelle celui sur le nucléaire. Il y a tellement d’intérêts financiers en jeu qu’il est difficile d’obtenir des informations scientifiques fiables et il y aura toujours des chercheurs pour venir défendre l’indéfendable.

Un article de Isabelle Chevalley, publié par tdg.ch et relayé par SOS-planete

Note de Jacques : il fut un temps où les hommes de sciences étaient respectés. Leurs travaux, une fois reconnus par un comité de lecture, paraissaient dans des revues scientifiques au-dessus de tout soupçon. Ils étaient parfois récompensés par un prix Nobel lorsque leur travail représentait une avancée scientifique majeure. Cette pratique est toujours d’actualité mais les événements prennent une tournure dramatique et insupportable.
La science n’est plus la science et nous ne pouvons plus avoir confiance en ses représentants.

Pour preuve, Monsanto s’est quasiment attribué le prix mondial de l’alimentation ! http://www.bastamag.net/Le-prix-mondial-de-l-alimentation

Les services de santé et de l’alimentation sont complètement anesthésiées par les lobbies du médicament et de l’agro-alimentaire, au point de laisser circuler des substances nocives pour l’humanité entière.

Les courageux qui se sont attaqués aux laboratoires pharmaceutiques ont vécu les pires moments de leur vie. Bizarrement, les labos sont toujours sûrs d’eux-mêmes, détiennent la vérité et ne supportent pas d’être contrariés.
Les faits démontrant que les intérêts financiers passent avant la vérité scientifique ne manquent pas. Le dernier en date concerne l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini sur les OGM et le Roundup.

L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord. Napoléon 1er

Source : http://www.terresacree.org

 

Source : http://lesbrindherbes.org

 

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