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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:57

 

Source : rue89.com

 

 

Recettes nordiques 03/12/2013 à 17h25

L’Islande, le pays des coupeurs de dettes

Pascal Riché | Cofondateur Rue89
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Reykjavik, en Islande (SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA)

 

Les Islandais ont compris quelque chose de fondamental : lorsqu’un débiteur ne peut plus payer, il n’est pas très malin de saisir son bien.

Les banques américaines se sont retrouvées avec des tas de maisons murées sur les bras, dont la valeur chute, sans être tellement plus avancées. Il vaut bien mieux réduire la dette pour la rendre supportable. La banque gagnera moins, mais ne perdra pas tout.

Sur la base de ce bon principe économique, ce petit pays qui a connu le premier la violence de la crise financière de 2008, a pris plusieurs mesures pour écrêter les dettes excessives des ménages et des entreprises.

Dernière en date : samedi, le gouvernement (qui est repassé à droite en avril dernier) a adopté un plan pour alléger de 24 400 euros les dettes immobilière des ménages. Le plan viendra à l’aide de 100 000 foyers, dans un pays de 320 000 habitants (l’équivalent du Loir-et-Cher). Coût : 900 millions d’euros sur quatre ans.

Le FMI s’est montré très réservé

On ne sait pas encore très bien qui le supportera, puisque le gouvernement n’a pas vraiment précisé comment ce plan serait financé. Ce qui inquiète le FMI, qui copilote le plan de redressement de l’économie islandaise : il s’est montré très réservé, précisant que la marge de manœuvre budgétaire pour de telles mesures était très réduite.

La question de la dette immobilière des ménages est l’une des plus sensible en Islande. Le problème du surendettement a pris, avec la crise, une telle ampleur qu’une nouvelle administration, l’ombudsman de la dette, a été mise sur pied pour le traiter.

 


L’accueil de la nouvelle administration du surendettement islandaise (Pascal Riché/Rue89)

 

De nombreux Islandais, avec la crise se sont retrouvés sous l’eau.

  • Une partie de leurs dettes (pour l’achat d’automobiles, par exemple) était indexée sur des devises étrangères, et la dévaluation de 50% de la couronne a mécaniquement entraîné un gonflement du poids de leur endettement. (Facile à comprendre : si Olaf doit l’équivalent de 1 000 dollars à sa banque et que le dollar double de valeur par rapport à la couronne, la dette d’Olaf doublera aussi.)
  • Leurs emprunts immobiliers étaient, eux, assortis de taux d’intérêt indexés sur l’inflation. Or, cette dernière s’est envolée.
  • Par ailleurs, la crise économique a entraîné un effondrement des prix de l’immobilier (et donc de la valeur des actifs des propriétaires).
  • Enfin, en Islande, avant la crise, les banques ne demandaient pas aux débiteurs d’apport personnel en cas d’achat immobilier : de très nombreux Islandais s’étaient endettés à 100% pour l’achat de leur maison ou de leur appartement...

A cause de ces quatre spécificités islandaises, des dizaines de milliers de familles ont vu la valeur de leur dette excéder de beaucoup celle de leurs actifs.

Saisir un bien n’a pas grand sens

A la différence des Etats-Unis ou de certains pays européens comme l’Espagne ou la Grèce, le gouvernement et les (nouvelles) banques ont immédiatement pris le problème à bras-le-corps. Ce problème de surendettement a vite été considéré comme un blocage qu’il fallait faire sauter pour retrouver le chemin de la croissance.

Le professeur d’économie Thorolfur Matthiasson, de l’université de Reykjavik, est l’un de ceux qui a le plus réfléchi à la question de l’endettement. Selon lui, l’Islande a très vite compris une chose : la remise de dette, dans une situation de crise de l’endettement, est la meilleure chose qui puisse arriver « non seulement au débiteur, mais aussi au créancier ».

Saisir un bien n’a pas grand sens : « La banque devra garder l’appartement, il restera vide, elle ne touchera rien et elle paiera des taxes », m’expliquait-il l’an dernier.

La police tue, pour la première fois
La police islandaise, pour la première fois de son histoire, a abattu un homme, lundi. L’homme d’une soixantaine d’années, s’est mis à tirer des coups de feu avec un fusil de chasse depuis son appartement de Reykjavik, vers 3 heures du matin.

L’Islande a donc abordé la question différemment. Après des débats assez mouvementés, le gouvernement, les représentants du nouveau secteur bancaire et le syndicat patronal islandais se sont mis d’accord pour proposer des options aux ménages surendettées.

Les banques ont d’abord accepté d’effacer la dette excédant 110% de la valeur du logement dont ils étaient propriétaires, une mesure courageuse et radicale. L’ombudsman intervient quand la situation nécessite des mesures plus spécifiques (les ménages avec de bas revenus, par exemple, peuvent recevoir une aide directe de l’Etat pour payer leurs traites).

Allègement de 15% de la dette des ménages

Le gouvernement a par ailleurs rendu illégal tous les prêts aux particuliers indexés sur des monnaies étrangères. Le résultat immédiat de cette décision a été un allègement de 15% de la dette des ménages.

A partir de 2009, d’autres idées ont fusé. Un grand débat a ainsi eu lieu pour savoir s’il ne fallait pas effacer 20% de toutes les dettes avec de l’argent public, proposition avancée par l’association des propriétaires.

Le FMI s’est arc-bouté contre cette idée, qui aurait déséquilibré les dépenses publiques et profité indifféremment des gens qui en auraient eu besoin et à des Islandais endettés mais aisés.

Autre idée avortée : puiser dans la grosse cagnotte des futurs retraités (le fonds de pension du pays, très bien doté) de quoi alléger le fardeau des Islandais endettés. Une telle mesure aurait conduit à baisser les futures pensions, ce que les Islandais n’étaient pas prêts à accepter, même par solidarité. L’idée a elle aussi été abandonnée.

Au moins, « ils ont un travail »

Pour Thorolfur Matthiasson, le retour à la croissance islandaise doit beaucoup à cette approche audacieuse. Même si les Islandais râlent beaucoup contre les banquiers, au moins, « ils ont un travail et ils peuvent faire des projets... ».

Mais les premières mesures prises n’ont pas été suffisantes, d’où le plan présenté samedi, qui répond à une promesse électorale du Premier ministre Sigmundur Gunnlaugsson. La dette des ménages représente 108% du PIB, ce qui reste élevé par rapport aux autres pays.

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:45

 

Source : blogs.mediapart.fr

 

Argentine, la population se soulève contre la « méga-usine » de Monsanto

manifestation à Cordoba, Argentine, septembre 2013 
manifestation à Cordoba, Argentine, septembre 2013

Monsanto annonçait en juin 2012 la construction en Argentine de sa plus grande fabrique de semences de maïs transgéniques (OGM) d'Amérique Latine, le pays déjà deuxième producteur mondial d'OGM est passe de devenir un producteur de semences GM bon marché pour l'exportation. Sur le terrain, le bras de fer entre les habitants et la firme devient des plus musclés.

L'endroit choisi pour ce projet de « méga-fabrique » se nomme Malvinas Argentinas dans la proche banlieue de Cordoba, une ville entourée de soja GM et dont les habitations sont régulièrement soumises à des fumigations intempestives. Face au mutisme des autorités qui cautionnent le projet, des associations de défense de l'environnement, des organisations sociales, et des habitants bloquent désormais l'accès au chantier depuis fin septembre 2013.

Rapidement après l'annonce du projet, l'Assemblée des Habitants de Malvinas en Lutte pour la Vie s'est constituée à l’initiative de mères de familles et de résidents fatigués de subir de cette pollution quotidienne. Les habitants ont vainement réclamer des informations à la municipalité et au gouvernement provincial.

En novembre 2012, l'Assemblée a commencé à exiger que la population de Malvinas Argentinas puisse se prononcer par référendum. Le maire Daniel Arzani et le gouverneur José Manuel de la Sota ont à nouveau refusé l'initiative. Les habitants exigent également le respect de la Loi Générale de défense de l'environnement qui oblige la réalisation d'une étude d'impact environnemental, mais faute d'avoir été réclamé par les autorités, Monsanto s'est affranchie sans difficulté de cette contrainte.

Occupation et résistance
Le 19 septembre 2013 un festival populaire, un « Printemps sans Monsanto », se tenait sur le site marquant le lancement d'une opération de blocage qui dure depuis deux mois. Depuis, les entreprises de construction avait retiré leurs machines et les ouvriers ne se rendaient plus sur le site. Mais face à la résistance qui s'installe, Monsanto cherche à intimider les leaders locaux et menace de traîner en justice les habitants participants à l'occupation.

Le 31 octobre dernier, Monsanto a accusé Sofia Gatica de l'organisation des Mères de Ituzaingo et Eduardo Quispe, de l'Assemblée de Malvinas Argentinas, de « porter atteinte à la sécurité publique » en raison du blocage, tout en dénonçant de supposés « actes de violence contre le personnel » du chantier. En 2012, Sofia Gatica recevait le prix Goldman Environmental Prize pour son combat des mères argentines contre les pollutions agrochimiques affectant la santé des enfants. Les avocats de Monsanto accusent ces militants d'occuper illégalement le terrain, ce qui, selon le code pénal argentin pourrait leur valoir des peines de prison allant jusqu'à trois ans et de lourdes amendes au civil pour préjudices économiques.

Dernier rebondissement marquant une détérioration du conflits, le 28 novembre au matin, un groupe d’environ 60 « gros bras » s’est présenté sur le site pour saccager le camp. Les militants ont dénoncé la participation du délégué d'un syndicat de la construction (UOCRA), des engins de chantier et des camions étant par ailleurs immobilisés sur le site depuis plusieurs jours après une première tentative de déloger les occupants.

Un mouvement qui prend de l'ampleur
Deux enquêtes d'opinion révèlent que 63,2% des argentins sont contre l'installation de la multinationale dans la province et 66,8% soutiennent le mouvement de résistance des habitants. Trois universités nationales ont également dénoncé publiquement la légalité de l'installation de Monsanto. Les professeurs de droit de l'Université Catholique, celle de Rio Cuarto (UNRC) et celle de Cordoba ont soulignent le fait que la construction ait été autorisée sans la réalisation préalable d'une évaluation d'impact environnemental ni consultation publique, deux dispositions pourtant obligatoires. Elles ont également rappelé l'existence d'un « principe de précaution » argentin, des mesures de protection devant être prises lorsque il y a des risques sur la santé publique et l'environnement.

Depuis, la grogne s'étend dans la province voisine de San Luis et reçoit un soutien grandissant dans la capitale. « Monsanto promeut un modèle d'agriculture industrielle, elle fait déboiser des milliers d'hectares pour y semer ses cultures transgéniques de maïs et de soja pour en tirer des graines, elle y fait régulièrement pulvériser des produits hautement dangereux pour la santé durant le cycle de culture, sans le consentement de notre communauté », a dénoncé l'Association Paysans de la Vallée Conlara, réunissant les familles rurales voisines de l'entreprise.

Pour les paysans argentins, « ce modèle n'a pas crée d'emplois, il ne produit pas d'aliment pour notre région et menace notre santé », dénonçant également les fumigations à proximité de leurs maisons, dont les effets terrifiants ont été démontrés par une enquête récente d'Associated Press. Au pays des soyeros tout puissant, tenant la presse et la politique, la population argentine a décidé d'affronter Monsanto sur le terrain, ils auront besoin de soutien !

Source : Dos meses de bloqueo, Dario Aranda, Pagina12, 23 novembre 2013.http://www.pagina12.com.ar/diario/sociedad/3-234192-2013-11-23.html

Manu Chao et Marie Monique ont apporté publiquement leur soutien à cette occupation fin novembre 2013

Manu Chao au campement de Malvinas, 29/11/2013 

 

 

Marie Monique Robin, mi novembre 2013 
Marie Monique Robin, mi novembre 2013 © http://www.arte.tv/sites/fr/robin/2013/11/19/moissons-de-medailles-en-argentine/

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:35

 

Source : mus21.hautetfort.com

 

03/12/2013

Eco parc du bois de Minteau : Massacre écologique en Vaunage


A deux pas de Mus, le projet d'écoparc du bois de Minteau va bétonner 130 hectares de garrigues. Sous le "haut patronage" du conseil général et sous l’œil bovin des élus locaux de la communauté de commune Vistre Rhony. Bientôt les bulls, dernier appel ...

 

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:24

 

Source : mediapart.fr

Un maire UMP du Var aimerait voir brûler les Roms

|  Par Hélène Constanty

 

 


Le 12 novembre 2013, lors d'un conseil de quartier, le maire UMP de Roquebrune-sur-Argens (Var), Luc Jousse, a dit regretter que les pompiers aient été appelés « trop tôt » pour éteindre un incendie qui s'était déclaré dans un camp rom. Un habitant avait enregistré la réunion publique.

Dans la série des déclarations anti-roms, les mots de Luc Jousse, maire UMP de Roquebrune-sur-Argens (Var), une commune de 13 000 habitants du golfe de Saint-Tropez, feront date. Le 12 novembre 2013, le maire préside la réunion publique du conseil de quartier des Issambres, en bord de mer. Une centaine de personnes se presse dans une salle communale. Luc Jousse félicite les habitants d’avoir participé au débroussaillement, qui participe à la prévention contre les feux de forêts, lorsqu’à 18 h 20, le téléphone portable d’un membre du public, branché sur l’application micro, enregistre ceci :

 

« Je vous rappelle quand même que les gens du voyage, que dis-je, les Roms, m’ont mis neuf fois le feu. Neuf fois des départs de feux éteints par le SDIS, dont le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes. Vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils le brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! Ce qui est presque dommage c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! » lance alors l’édile.

 

Luc Jousse, le maire de Roquebrune.  
Luc Jousse, le maire de Roquebrune. © dr

Les rires de l’auditoire, après la saillie du maire, sont aussi glaçants que ses mots. Pourquoi Luc Jousse a-t-il tenu ces propos ? A-t-il besoin de chasser sur les terres de l’extrême droite pour s’attirer des suffrages aux prochaines municipales ? Sollicité, l'élu n'a pas donné suite à nos demandes d'entretien.

Le maire, qui brigue un troisième mandat, a été confortablement réélu en 2008 avec 64,2 % des voix dès le premier tour. Pour 2014, l’UMP lui a renouvelé son investiture sans hésitation. Mais le climat est aujourd’hui beaucoup plus tendu qu’il y a six ans à Roquebrune-sur-Argens. Le maire fait face à une opposition citoyenne virulente, bien relayée sur les réseaux sociaux. L’association pour la préservation des espaces naturels entre Maures et Esterel (Apenme) veille au respect du droit de l’urbanisme ; l’association citoyenne des contribuables roquebrunois (ACCR) épluche les comptes ; l’antenne varoise d’Anticor contribue, avec son blog, à la diffusion de l’information, de même que le collectif des Indignés de Roquebrune avec sa page facebook...

Fin 2012, la tension est montée d’un cran avec la diffusion de deux reportages télévisés pointant des irrégularités dans l’attribution de permis de construire : “Envoyé spécial”, sur France 2, le 15 novembre, avec un sujet sur les propriétaires hors la loi, puis “Enquête d’actualité”, sur D8, dans un reportage intitulé “La France des privilèges et des passe-droits”.

Dans “Envoyé spécial”, la journaliste Jennifer Deschamps mettait en doute la légalité d’un permis de construire accordé par le maire à son premier adjoint dans une zone inondable. Luc Jousse a aussitôt contre-attaqué, en portant plainte contre elle pour diffamation. Lors du conseil municipal du 26 novembre, il s’est félicité publiquement de la mise en examen (qui est automatique en droit de la presse…) de la journaliste : « Pardonnez-moi, ça me réjouit ! Comme quoi, vous voyez, même Envoyé spécial, c’est du pipeau (...) C’est pas fini, vous allez voir l’actualité judiciaire, on va s’amuser dans les temps à venir. Pour une fois qu’on prend un peu de plaisir. Dans la série chacun son tour... »

Sur le terrain pénal, Luc Jousse a pourtant du souci à se faire. Il est visé par une enquête préliminaire, ouverte en mai 2013 par la procureure de la République de Draguignan, Danielle Drouy-Ayral, sur d’éventuels détournements de fonds publics et prise illégale d’intérêts. Cette enquête fait suite à un rapport au vitriol publié par la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRC), en mai 2013, et transmis au parquet au titre de l’article 40, qui oblige les fonctionnaires à signaler au procureur les manquements au devoir de probité.

Outre le niveau très élevé de l’endettement de la commune, multiplié par quatre entre 2006 et 2010 pour atteindre 3 126 € par habitant, ce rapport de 35 pages pointe de graves irrégularités dans trois domaines : l’usage des véhicules et les achats de carburant, la commande publique et les concessions de plage. « Sur les seize marchés examinés par la chambre, quinze présentent des irrégularités », notent les magistrats de la CRC. Le dossier est si touffu que l’enquête préliminaire promet d’être longue.

Il est peu probable que Luc Jousse soit convoqué au TGI de Draguignan avant l’échéance électorale de mars 2014. Mais l’impact des affaires sur le scrutin municipal promet d’être lourd. Roquebrune-sur-Argens est en effet l’une des principales cibles du Front national dans le Var. Dopé par sa victoire aux cantonales partielles à Brignoles, le parti de Marine Le Pen est porté par un vent favorable. En 2012, son candidat David Rachline a récolté 41,2 % des suffrages au second tour des législatives, dans la ville de Roquebrune-sur-Argens, face au député sortant Georges Ginesta (UMP).

« Luc Jousse est fragilisé par les affaires. Roquebrune-sur-Argens fait partie des villes  gagnables dans le Var, comme Fréjus ou Six-Fours-les-Plages », affirme Frédéric Boccaletti, secrétaire départemental du FN. En 2008, le Front national n’avait présenté aucun candidat face à Luc Jousse. Cette fois-ci, il a investi Joël Pasquette, un ancien membre de la majorité municipale, qui a pris ses distances avec Luc Jousse en juillet 2013 et adhéré tout récemment au FN. Dans ce contexte, la sortie du maire sur les Roms ne doit, de toute évidence, rien au hasard.

 

*Journaliste indépendante, Hélène Constanty collabore régulièrement à L'Express. Elle est aussi l'auteur de nombreux ouvrages, comme Razzia sur la Corse, 9-2, le clan du Président ou Députés sous influence (avec Vincent Nouzille). Elle écrit ici son premier article pour Mediapart.

 

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:18

 

le collectif, pour l'APTI


 

Rappel réunion d'urgence du collectif solidarité Rom

A toutes les associations signataires du Collectif Solidarité Roms.
A toutes les personnes qui se sont mobilisés pour soutenir les familles Roms.


La police est passée hier sur le campement de Caissargues où vivent de nombreuses familles Roms pour leur signifier qu'il fallait qu'elles soient parties avant le 31 décembre 2013.
Vous vous êtes mobilisés depuis plusieurs mois afin de trouver des solutions pour que ces familles vivent dignement, et voici qu'elles sont à nouveau bafouées, menacées, sans solution de relogement ! Il est urgent d'organiser ensemble une riposte.


Réunion du Collectif Solidarité avec les Roms ce Jeudi 5 décembre 2013 à 18H30 au local de l'APTI  8 Bd Sergent-Triaire à NÎMES.


Merçi de votre présence.
Pour le collectif, pour l'APTI,

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 15:08

 

 

Images intégrées 1

 

Le 7 décembre, partout en France, libérons l’Éléphant !

 


        À l'appel des salarié-e-s de l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), soutenu-es par plusieurs personnalités du mouvement  social et par Attac France, le samedi 7 décembre sera une Journée nationale de boycott des produits Unilever.            
        Depuis 3 ans, les « Fralib » luttent contre la décision de fermeture de leur site par la multinationale Unilever. Ils ont monté un projet de SCOP (Société  coopérative et participative). Pour la faire vivre, elles et ils ont besoin de récupérer la marque de thé et tisane « Éléphant ». Unilever le leur refuse.
Unilever cherche le profit maximum en délocalisant les activités d'un site économiquement viable ; les Fralib veulent maintenir leur emploi et choisissent (à rebours des pratiques d'Unilever) une production locale, écologique et équitable.
        Nous invitons nos comités locaux et nos adhérent-e-s à manifester leur soutien aux Fralib en participant à la journée du samedi 7 décembre. Notre mobilisation s'inscrit notamment dans le cadre de la campagne « Requins 2014 » que nous avons annoncée publiquement lors de la soirée des « 15 ans » (15 novembre, à Paris) et lors de la dernière CNCL des 16 & 17 novembre : Unilever est en effet l'une des trois cibles que nous attaquons pour mettre un coup d'arrêt à leurs excès
    
        C'est par une présence au plus près des points de vente des produits d'Unilever que nous réussirons à faire pression sur cette dernière pour qu'elle cède la marque « Éléphant » aux Fralib. La stratégie adoptée pour cette journée d'action est celle d'un appel au boycott des produits d'Unilever. Nous présentons ici quelques unes des actions préparées par des comités locaux.

Le matériel de mobilisation sera au fur et à mesure mis en ligne sur le blog d'Attac « Libérez l'éléphant » :
=> https://blogs.attac.org/liberez-l-elephant/

Distribution de tracts d'information

        Il s'agit de se placer à l'entrée d'une grande surface et de donner de l'information sur la lutte des Fralib. Peuvent ici être distribués : l'appel signé par des personnalités à boycotter les produits d'Unilever (en ligne et sous format .pdf en cliquant ici), le bandeau recto-verso préparé par Attac France présentant les principales marques d'Unilever présentes en France (à télécharger en cliquant ici), un tract d'information (différents modèles peuvent être retrouvés en cliquant ici)...

        Plus grande sera la visibilité des militant-e-s à l'entrée du magasin, plus forts seront l'impact et l'incitation au boycott. Les militant-e-s présent-e-s peuvent porter de grands panneaux sur lesquels sont reproduits les logos des marques à boycotter (voir par exemple ces panneaux). 
Dans la mesure où il s'agit d'une action ciblée sur la marque « Éléphant », on peut imaginer que les militant-e-s se déguisent du mieux qu'elle/ils peuvent en éléphant...
Vous pouvez aussi organiser un « thé dansant » à l'entrée du magasin : au son de l'instrument de musique en votre possession, vous offrez une tisane des Fralib.

Actions à l'intérieur des magasins

        Il s'agit ici de s'emparer des produits d'Unilever, ou des seuls  produits de la marque « Éléphant », et d'empêcher leur vente pendant quelque temps. Vous entrez dans le magasin, comme tout client, en poussant votre caddie. Vous le remplissez des produits Unilever que vous avez ciblés, puis vous déambulez le temps que vous avez choisi à travers les rayons du magasin. À la fin de l'action, vous laissez le caddie devant les caisses.
Dans les deux cas, ces actions demandent un minimum de préparation.

        Que vous soyez sur le parking d'un magasin ou dans le magasin, vous êtes sur une propriété privée. Les vigiles
peuvent vous approcher et vous demander de quitter les lieux. Il n'y a aucune raison de leur obéir. Désignez parmi votre groupe deux personnes pour discuter avec les vigiles : il suffira de leur expliquer les intentions de cette action militante et qu'aucun dommage matériel ne sera causé. Vous pourrez alors convenir avec les vigiles d'une heure de départ (par exemple, une heure après la fin de la «  négociation »). Les vigiles peuvent aussi appeler la police (municipale ou nationale) : le même scénario se reproduira et vous conviendrez avec les forces de l'ordre, « à l'amiable », d'une heure de départ.

        Ce qui est ici important est le sang-froid des deux personnes que vous choisissez pour être interlocutrices entre les autorités et votre  groupe : elles ne doivent pas s'emporter, rester calme quelques que soient les propos des personnes en face (vigile, chef de magasin,  police...), ne pas chercher à convaincre ces personnes du bien-fondé de l'action mais insister sur le fait qu'aucun dommage matériel ne sera  commis, que tout se passera dans le calme.
Cela demande à ce que le groupe de la dizaine de personnes qui entrera dans le magasin se connaisse et se fasse confiance : il faut  éviter qu'un trublion ne participe à l'action pour détériorer quoi que ce soit ou voler du matériel.
        Vous pouvez également trouver quelques « conseils » proposés par les participant-e-s au dernier AlterVillage, dont la dernière journée avait été l'occasion de réaliser une action à l'intérieur d'une enseigne Casino et à l'intérieur d'un McDonald's :


Adhérez, réadhérez à Attac : http://www.france.attac.org/adherer
Désinscription : http://list.attac.org/wws/signoff/attac-adherents

 

 

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:11

 

 

Source : fakirpresse.info

 

30 ans d’injustice fiscale : l’impôt sur les sociétés

Par François Ruffin, 2/12/2013 , N°48 (12-2010)

Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

                                                                                                                                                                                                                         Depuis trente ans, les gouvernements se suivent et leur politique se ressemble : faire baisser les impôts sur les bases « mobiles » (capitaux, entreprises, riches), et relever ceux sur les bases « immobiles » : vous et moi. Cette orientation se vérifie pour toutes les taxes, et dans tous les pays du continent. C’est qu’une même logique est à l’œuvre : la concurrence fiscale.

La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) va encore augmenter, au 1er janvier ?
L’écotaxe touche aussi les transporteurs sur de petits parcours ?
La CET (Contribution économique territoriale, qui a remplacé la taxe professionnelle) surtaxe aveuglément les petits commerçants ?

Malheureusement, François Hollande n’innove pas. Depuis Pierre Bérégovoy en 1985, les gouvernements se suivent et leur politique se ressemble : faire baisser l’impôt sur les sociétés, sur les revenus, sur les successions. C’est-à-dire les impôts « progressifs », les plus justes. Pour se rattraper sur les impôts « régressifs » : la TVA, la taxe d’habitation, les impôts locaux, etc. qui frappent plus les pauvres.

Et la même orientation, grosso modo, est visible à travers tout le continent. C’est que la même logique prévaut partout en Europe, celle de la « concurrence fiscale », Les « bases mobiles » sont favorisées, car elles risquent de partir : les capitaux, les grosses entreprises, les riches. Tandis que les « bases immobiles » sont pénalisées.

Qui sont ces « bases immobiles » ? Vous. Pas facile de se délocaliser au Portugal, par exemple, quand on a sa famille, ses enfants, son boulot, son logement ici. On peut dès lors faire basculer la fiscalité sur notre dos, et sans risque.

Pour démasquer cette logique à l’œuvre, Fakir reprend, en une série d’articles, l’histoire de chaque impôt depuis les années 80.

Impôt sur les sociétés : ratiboisé


« Le coût de la baisse des taux de l’impôt sur les sociétés est énorme, s’étonnent Les Échos, puisqu’il est estimé à 13 milliards de francs » (13/09/91). À l’automne 1991, la presse financière est stupéfaite, surprise de l’offrande que « la gauche » s’apprête à faire au patronat : « Cette mesure, qui coûtera à l’état 7,7 milliards de francs en 1993, est un cadeau fiscal aux entreprises, mais également à leurs actionnaires » (La Tribune, 22/10/91).
Dans quelle France est prise cette décision ? Dans un pays à la croissance radieuse, à l’état généreux, aux caisses débordantes ? Pas vraiment. En 1991, « le gouvernement affirme sans cesse qu’il faut des réductions budgétaires ». Il opte pour un « prélèvement de 0,9 % des cotisations sociales, l’augmentation du forfait hospitalier, les mini-augmentations de salaire » (L’Humanité, 27/08/91). Mieux : l’« état continue de racler les fonds de tiroir pour boucler le budget », notamment en soutirant « 500 millions de francs sur les bénéfices d’EDF » (Le Quotidien de Paris, 18/10/91). Bref, pour à peu près tout, à l’époque, le refrain revient : « Il n’y a pas d’argent dans les caisses. » Pour tout, sauf pour « muscler les entreprises françaises au moyen d’allègements fiscaux conséquents » (La Tribune, 26/08/91).

 

 

Marché unique

Que se passe-t-il alors ?
Depuis 1971, sous la droite, la France de Valéry Giscard d’Estaing, même celle de Georges Pompidou, ses patrons, ses entreprises, ses actionnaires, avaient parfaitement supporté un impôt sur les bénéfices de 50 %. Et voilà que, sous la gauche, la France de François Mitterrand ne tolère plus ce même taux ? Voilà qu’il convient de le raboter sans cesse – à 45% (1985), à 42 % (en 1986), jusqu’à 33,3 % donc ? L’explication tient en trois mots : « marché unique européen ». Comme le notent Les Échos ,« pressé par la perspective du grand marché de 1993, le gouvernement veut accélérer la réforme de l’impôt sur les sociétés... Si le gouvernement modifie aujourd’hui sa philosophie et accélère la réforme, c’est essentiellement parce que le temps presse : le 1er janvier 1993, le marché unique européen devient une réalité. Il s’agit tout à la fois de mettre les entreprises en bonne position par rapport à leurs concurrentes – le taux moyen de l’impôt sur les sociétés est de 43 % en RFA [Allemagne de l’ouest], 35 % en Grande-Bretagne – et de favoriser les implantations étrangères en France » (26/08/91). Cette logique sévit depuis 1986, depuis la signature de l’Acte unique européen. Nous n’en sommes toujours pas sortis.

 

Le taux réel

Au cours des années 90, cet impôt variera peu – et demeure fixé à 33,3 %. Du moins, le taux affiché. Car s’y est ajouté un second mouvement, plus souterrain : discrètement, le taux réel a plongé. C’est ainsi que les firmes du CAC 40 ne paient que 8 % d’impôt sur les sociétés. Les entreprises de plus de 2 000 salariés, 13 %. Contre 30 % pour les PME. Pourquoi pareille injustice entre les « petites » et les « grosses » boîtes ? Pourquoi pareil fossé entre le taux réel et le taux affiché ? La faute à l’« optimisation fiscale ». Grâce à leurs conseillers, à leurs bataillons d’avocats, les multinationales situent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux, installent leur siège aux Pays-Bas où sont détaxées les plus-values, et échappent ainsi largement à l’impôt. On comprend que les PDG se soient unis, lors du référendum de 2005, pour célébrer « la libre circulation des capitaux et des marchandises » : ça rapporte gros…

 

PME à l’amende

Les Petites et moyennes entreprises paient 30 % d’impôt sur les sociétés. Les multinationales du CAC 40, seulement 8 % – grâce à leurs « centres offshore » (autre nom pour « paradis fiscal ») et leurs facultés d’« optimisation fiscale » (autre nom pour « tricherie légale ») (Le Monde, 14 décembre 2009).

 

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 17:00

 

Source : linuxmanua.wordpress.com

 

50 alternatives pour remplacer tous les produits Google

Google_Alternatives
Google, c’était bien avant. 
C’est maintenant devenu un cancer.

L’entreprise Google est devenue la plus puissante agence de renseignements qui n’ait jamais existé dans l’histoire de l’humanité.

 

Google sait tout de vous :

  • vos correspondances (Gmail)
  • vos amis, vos centres d’intérêt et vos opinions (Google +, Google Reader)
  • vos contacts  (Google Contacts)
  • vos recherches sur internet (Google Search)
  • vos documents (Google Docs, Drive)
  • votre navigation internet (Chrome)
  • votre domicile (Street View)
  • vos coordonnées bancaires (Google Play)
  • vos photos (Picassa)
  • votre n° de téléphone (Récupération de compte Google)
  • vos trajets et votre localisation (Latitude, Google Map)
  • votre agenda (Google Agenda)
  • vos vidéos et vos musiques (Youtube, Google Music)
  • votre Blog (Blogger)
  • vos données de votre téléphone portable (Apps Androïd)
  • et bientôt votre vie IRL (Google Glasses)
  • etc …
 

Or Google est une entreprise malfaisante et criminelle qui :

  • Revend vos données personnelles,
  • Balance votre vie privée à tous les pouvoirs en place,
  • Collabore activement avec les dictatures,
  • Censure son moteur de recherche pour se conformer aux lois locales et aux diktats de "l’industrie culturelle",
  • Pratique massivement la fraude fiscale appauvrissant ainsi les états et les peuples,
  • Censure, dans Google Play, les apps androïd qui lui font de l’ombre (récemment : Adblock).

Peut-être pensez-vous que cela vous est égal car vous n’avez rien à vous reprochez ou à cacher. En êtes vous sur ? Et si cela est vraiment le cas, êtes-vous certain, qu’à l’avenir, vous serez toujours en phase avec les lois de votre pays ? D’ailleurs, êtes vous certain de vivre dans une Démocratie ?

J’ai donc décidé de remplacer Google avec des alternatives me permettant :

  • de gérer gratuitement mes données en multi-plateforme (Androïd, Linux, Windows, Tablette, Mobile, PC Fixe et Portable),
  • d’avoir des applications web avec des fonctionnalités au moins aussi bien que celles de Google,
  • de ne pas avoir à supporter des pubs,
  • de répartir mes données personnels sur plusieurs herbergeurs web différents, de préférence à l’étranger,
  • un respect minimum de mes données privées de la part des herbergeurs de ces applications,
  • d’exporter et de sauvegarder localement mes données quand je veux,
  • de ne pas retomber dans les griffes d’autres Géants de l’Internet qui ont l’ambition de devenir le prochain Google,
  • de ne pas être obliger de monter mon propre serveur car j’ai d’autres priorités. De plus, si monter son propre serveur est la solution idéale, cette solution génère d’autres contraintes.

Voici donc ma proposition d’alternatives pour les applications Web :

Gmail : Mailoo (France/1Go), Zoho (5Go/USA), Gmx (Allemagne), InMano (2Go/France), MelShake, Megaliste dispo ici  (Merci spiraledigitale.com), Opera (Norvège&USA/1Go), Lavabit (1Go/USA/sécurisé/utilisé par Swoden)

Google Agenda : InMano, 30 Boxes (Web seulement), Zoho

Google Docs : Framalab (France), Ulteo ,Zoho

Google Reader : InoReader, Netvibes, Framanews (France), Feedly (Nécessite maintenant Google+)

Google Drive : Wuala (5Go/chiffré depuis PC/Suisse),Tresorit (5Go/chiffré depuis PC/ Europe), DropBox (5Go/chiffré/USA), Mega (50Go/chiffré), HubiC (25Go/chiffré/France), Spideroak  (2Go/chiffré/USA), Digiposte (3Go/Norme NF Z 42-013/France)

Google Picasa : Photobucket

Google Images : Toile Libre

Google Search : DuckDuckGo, Startpage, Qwant, Ixquick

Google Map : MapQuest, Openstreetmap, Here, Maps.yahoo

iGoogle : Portal.opera, Startme, uStart, Protopage, Ighome, Backstit

Google Note / Google Keep : Evernote

Google Music : Grooveshark, Cogimix (France / hébergement de playlist)

Youtube : Vimeo, Dailymotion et pour les playlists : Ubster ou Kippt

Chrome : Firefox (Pc, Android) et pour la gestion des bookmarks Xmarks et Diigo ou Delicious

Google Alerte : Talk Walker Alert  (hors réseaux sociaux) et Mention (réseaux sociaux uniquement)

Google + : Twitter, Movim, Diaspora

Google Talk : Gibberbot (chiffré/Android, iPhone, Mac, Linux, PC), Cryptocat (chiffré/ Firefox), Tox (chiffré / Linux)

Blogger : WordPress (Web, Android)

Google DNS : Opennicproject ou voir ma liste

Et ma proposition d’alternatives pour Android :

Google Android : Cyanogen

Google Play : F-Droid  , Real APK Leecher , App-Shop Amazon

Gmail : K9Mail

Google Video : Vlc

Google Play Musique : Apollo

Google Search : DuckDuckGo

Google Latitude : ShareMyPosition

Google Maps : Osmand

Et bien entendu, pour assurer la sécurité de votre vie privée, vous veillerez à utiliser, pour chaque service, des pseudos et des mots de passes différents. Keepass (chiffré/ PC et Android & dispo sur F-Droid) vous aidera bien.

Bon je vous laisse compléter, en commentaires, avec vos propres trouvailles.

Liens complémentaires :

PS :

  • Rien à voir avec le sujet mais je vous rappelle que Microsoft est aussi un fléau et que l’antidote est Linux:)
  • Je met à jour régulièrement cet article, je vous suggère d’y revenir de temps en temps.

 

 

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:45

 

Source : blogs.mediapart.fr

 

La police gaze des enfants Roms pour les disperser

 

Lyon, lundi 2 décembre 2013, à 6 heures du matin, la température avoisine zéro degré quand plusieurs dizaines de policiers pénètrent dans un squat occupé depuis 3 mois par des familles Roms. Il s’agit d’une expulsion, une de plus, une de trop, alors que les hébergements d’urgence sont déjà saturés, le préfet décide de jeter à la rue des familles entières dont de très nombreux enfants. Mais cette fois, la police va gazer tout le monde.

 

Une expulsion qui dérape

La semaine dernière déjà, des rumeurs d’expulsion avaient courues. Personne ne voulait y croire. Le bâtiment occupé est vide depuis plusieurs années. Il n’existe aucun projet sinon celui de sa destruction dans un futur lointain.  Squatté par des jeunes, le bâtiment est libéré au mois d’août suite à une décision de justice. Mi- septembre, des familles Roms expulsées d’autres squats occupent à nouveau le bâtiment. Ce lundi matin, des jeunes étaient présents pour manifester leur soutien aux familles. Certains ont même dormi sur place. A 7 heures du matin, alors que l’expulsion est en cours depuis plus d’une heure et que les baluchons obstruent le trottoir, les familles décident de s’asseoir devant le bâtiment, au milieu de la rue. Dernière tentative symbolique de protester contre le sort que leur réserve la préfecture et la promesse de passer l’hiver à la rue. Parmi ces enfants qui s’assoient par terre et qui sont scolarisés, certains ont été expulsés plus de 5 fois en un an. Et après on nous raconte que « ces gens » ne veulent pas s’intégrer. Essayez donc de suivre une scolarité normale quand vous changez de quartier 5 fois dans l’année. Une école scandalisée par le traitement réservée à ses élèves a fait pression et obtenu un hébergement pour une famille du squat.

Alors que les enfants s’assoient par terre avec leurs parents et les personnes venues les soutenir, la police décide de dégager la rue. Les CRS coiffent leur casque de combat et montent au front. Arrivés à 5 h 45, voilà plus d’une heure qu’ils se gèlent à attendre que tout le monde sorte du bâtiment. Engagez-vous qu’ils disaient. A moitié congelés, les policiers ont enfin une occasion de se réchauffer un peu. Ils y vont de bon cœur. Courageux policiers qui traînent par terre des enfants accrochés à leurs mamans et qui ne comprennent pas bien ce déchaînement de violence. Les jeunes, eux, sont un peu plus difficiles à bouger car ils se serrent les coudent. Alors des coups de pieds pleuvent. Ca fait mal. Un policier arrache un sac et le balance sur le trottoir par dessus le groupe, manquant d’arracher le bras qui va avec. Une mêlée confuse s’en suit et tout-à-coup les jets de gaz lacrymogène jaillissent et dispersent tout le monde. Il faut voir cet enfant se rouler par terre de douleur en se tenant la tête, ou cet autre qui court dans tous les sens, les yeux fermés en criant. Un autre enfant vomit un peu plus loin. Les mamans pleurent. Une femme fait un malaise, une autre étouffe. Tout le monde est sous le choc. Ils ont osé. 

 

Les mensonges de la préfecture

Dans un premier temps, la préfecture répond aux journalistes qu’il s’agit d’un squat d’anarchistes et non d’un squat de Roms pensant probablement qu’elle arriverait à faire avaler l’utilisation de gaz lacrymogène contre des enfants. En ce qui concerne les violences policières, personne n’est au courant au service communication de la préfecture. Quelques heures plus tard un communiqué très détaillé et très mensonger est publié : « "Une trentaine de personnes a tenté de faire obstruction en entravant la circulation sur le quai Perrache et en s'opposant violemment à l'action légitime des forces de l'ordre. Cette trentaine de troublions  composée uniquement de militants anarchistes a été repoussée avec l'emploi de moyen individuel de gaz lacrymogène. Ces gaz se sont propagés dans le périmètre incommodant légèrement les personnes demeurées à proximité du site dont des membres de familles issues de la communauté Roms introduites dans les locaux par les anarchistes illicitement implantés ».

La police fait machine arrière et reconnaît que des familles Roms occupaient le bâtiment, mais pour justifier l’usage de gaz lacrymogène, elle ment sur les circonstances qui conduisent les policiers à perdre leur sang-froid et à gazer les femmes et les enfants. Elle parle de militants anarchistes qui entravent la circulation et s’opposent violemment aux forces de l’ordre. Les photos prises par des journalistes sur place montrent très clairement des femmes et des enfants présents au milieu de la rue. Les rapports des pompiers venus prendre en charge une femme et des enfants dont l’un est âgé de quelques mois contredisent également la version policière. D’autre part, quelques heures plus tard, on apprend l’arrestation de 2 personnes liées aux incidents survenus un peu plus tôt. Selon la préfecture elle-même elles ont été arrêtées pour "des faits d'injures, de crachat, d'outrage et de rébellion à l'encontre des effectifs policiers présents sur le site". C’est ballot quand même, pas un mot sur d’éventuelles violences… D’habitude on nous gratine de « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique» avec une dizaine de jours d’ITT pour arrondir les fins de mois des policiers. Sur ce coup, rien.

A Lyon, il n’y a même plus besoin de recueillir des preuves et des témoignages pour mettre en évidence les mensonges de la police. Il suffit de lire ses communiqués.

 

La censure de certains médias

L’AFP prévenue plusieurs jours auparavant ainsi que le jour même de l’expulsion n’a pas écrit une ligne sur les évènements. Une équipe de télévision sur place au moment de l’expulsion a tourné des images qui n’ont pas été diffusées. Le gazage par la police d’enfants Roms ne doit pas constituer à leurs yeux une information digne de ce nom. Une dépêche de l’agence Reuters, reprise par des médias nationaux relate néanmoins les faits. Les médias locaux, probablement bien informés par des contacts sur place reprennent également les informations et relatent précisément les violences policières

Certains médias seraient-ils aux ordres ? Une remontrance de la préfecture et on ne traite pas un sujet ? Non… Ce n’est pas possible. Pas les socialistes. Eux qui avaient tellement critiqué la mainmise de Nicolas Sarkozy sur les médias.

 

Des diagnostics appliqués à coups de gaz lacrymogène

Les associations se plaignent depuis plus d’un an que le préfet du Rhône, Jean-François Carenco, refuse d’appliquer la circulaire inter-ministérielle du 26 août 2012 censée encadrer les évacuations de campements illicites et prévoyant notamment des diagnostics individuels. On connaît maintenant la méthode Carenco. Soucieux de ne pas gaspiller l’argent public, il confie les diagnostics, non pas à des assistantes sociales, mais à des policiers. Rapide, pas cher, il fait d’une pierre deux coups. Puisqu’ils sont sur place au moment de l’expulsion, ils font le diagnostic dans la foulée.

Attends, je vais te diagnostiquer moi. Des diagnostics tu en veux, en voilà, aller hop un coup de gaz lacrymogène. Tu en veux un autre, aller hop, un autre coup de gaz lacrymogène. Si avec ça tu n’as pas compris que tu as vocation à retourner en Roumanie, je ne sais pas ce qu’il te faut.

 

Un précédent gravissime

Alors que depuis 2 ans, la préfecture n’avait jamais accordé le concours de la force publique contre des familles Roms pendant la trêve hivernale, voilà que le préfet change d’avis. Il y a quelques mois, devant des associations, il promettait pourtant de ne pas expulser de squats pendant l’hiver. Les municipales ? La volonté de faire plaisir à son ami Gérard Collomb, maire « socialiste » de Lyon ? Les déclarations encourageantes de son patron Valls accusé d’incitations à la haine raciale contre les Roms ? Une amnésie subite ? Pourquoi donc a-t-il changé d’avis ?

Jeter des enfants à la rue dont des nourrissons, cela ne semble pas affecter beaucoup la préfecture, représentante de l’Etat socialiste raciste qui viole les traités internationaux en persécutant la plus grande minorité d’Europe. L’usage illicite de gaz lacrymogène contre des enfants Roms pour disperser un attroupement pacifique à laquelle ils participaient ne semble pas beaucoup l’émouvoir non plus.

Manuel Valls, ministre de l’intérieur, déclare régulièrement que les Roms ont vocation à retourner en Roumanie. A force d’entendre les déclarations du premier flic de France, de plus en plus de policiers se disent qu’il faut en finir et ils n’hésitent pas à régler le problème à leur manière.

Jusqu’où iront-ils pour chasser les Roms ?

 

 

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 16:30

 

Source : multinationales.org

 

 

 

Après Alstom et GDF Suez

Brésil, Guyane : EDF se lance dans les grands barrages amazoniens

29 novembre 2013 par Olivier Petitjean

 

 


 

Après Alstom et GDF Suez, un troisième groupe énergétique français, EDF, se lance désormais sur le créneau des grands barrages en Amazonie. Un secteur qui s’est pourtant retrouvé sous les feux des projecteurs avec la contestation très médiatisée du mégaprojet de Belo Monte par les environnementalistes et les populations indigènes. Au Brésil, le groupe public a répondu à des appels d’offres pour de nouveaux barrages dans des régions encore préservées de l’Amazonie. Des visées qui pourraient également concerner à terme la Guyane française.

Depuis plusieurs années, deux multinationales françaises du secteur de l’énergie, Alstom et GDF Suez, participent activement au développement hydroélectrique (qualifié de « forcené » par ses critiques) de l’Amazonie brésilienne (lire Alstom et GDF Suez, au cœur de Belo Monte et du développement hydroélectrique de l’Amazonie). Une troisième, EDF, paraît décidé à se joindre à la fête. Le groupe public, dont l’État français détient 86% des parts, participe en effet, à des titres divers, à plusieurs projets de barrages dans la région, y compris potentiellement jusqu’en Guyane française.

EDF avait connu une expérience malheureuse au Brésil après avoir racheté Light, la compagnie publique d’électricité de l’État de Rio de Janeiro dans les années 1990. La ville avait par la suite connu de nombreuses coupures d’électricité, et les problèmes financiers d’étaient accumulé, contraignant l’entreprise française au départ en 2006. EDF ne possède plus aujourd’hui au Brésil qu’une centrale thermique, dans l’État de Rio de Janeiro, à laquelle elle a récemment adjointe une unité solaire. Mais selon le journal Valor Econômico, qui s’est entretenu avec Olivier Orsini, directeur du développement international d’EDF, l’entreprise française compte bien désormais revenir petit à petit dans le pays.

En 2012, le groupe public a signé un accord global de partenariat avec son homologue brésilien Eletrobras. Ce partenariat porte à la fois sur le nucléaire et sur l’hydroélectrique. En ligne de mire, la nouvelle vague de mégabarrages appelée à se développer dans le bassin du Rio Tapajós, affluent de l’Amazone.

Le Tapajós, nouvelle frontière des grands barrages amazoniens après Belo Monte

Alors que le chantier des barrages de Jirau et Santo Antonio touchent à leur fin et que celui de Belo Monte est bien entamé (lire GDF Suez, aventurier amazonien), la lutte autour du développement hydroélectrique de l’Amazonie se déplace désormais vers le bassin du Rio Tapajós, à l’Ouest du Rio Xingu où est implanté Belo Monte. Il s’agit là aussi d’une région encore largement préservée, abritant une biodiversité unique et des centaines de milliers d’indigènes et de populations traditionnelles [1]. Selon les écologistes, l’impact cumulé des multiples barrages projetés dans le bassin n’a pas été sérieusement étudié, et les indigènes s’apprêtent là aussi à opposer une résistance farouche à ces aménagements. Pour l’instant, le gouvernement brésilien paraît toujours décidé à passer en force, comme il l’a fait à Belo Monte [2].

Rien de ceci ne semble déranger EDF, qui en août 2013 a répondu conjointement avec l’entreprise énergétique brésilienne Cemig à l’appel d’offres pour le barrage de Sinop (400 MW), sur le Rio Teles Pires (affluent du Tapajós). Malgré leur échec lors de cet appel d’offres, les deux firmes seraient aujourd’hui en négociation avec Alupar, l’un des concessionnaires désignés, pour reprendre ses 51% de parts du consortium.

La presse brésilienne rapportait encore récemment qu’EDF envisageait également de concourir à nouveau, en décembre de cette année, pour obtenir le marché du barrage de São Manoel (700 MW), toujours sur le Teles Pires, qui intéressait d’ailleurs aussi GDF Suez. L’entreprise publique, que nous avons sollicitée, nous a indiqué qu’elle ne comptait pas participer aux enchères pour São Manoel. Dans le même temps, toutefois, l’un de ses cadres à Rio déclarait encore le contraire.

Comme cela a été le cas aussi bien pour Jirau et Santo Antonio que pour Belo Monte, tous les barrages du Rio Tapajós font l’objet de batailles juridico-politiques particulièrement âpres. Arguant de la violation des droits des peuples indigènes, les procureurs fédéraux ont fait annuler à plusieurs reprises en première instance ces projets de barrage. Comme pour Belo Monte, ces jugements ont été systématiquement cassés par des décisions unilatérales des autorités judiciaires supérieures, se prévalant d’une disposition légale datant de la période de la dictature autorisant la poursuite des projets au nom de la « sécurité nationale ».

En réponse à nos questions sur les critiques et les contestations qui entourent le développement des barrages en Amazonie, EDF souligne que le gouvernement brésilien impose des critères drastiques en termes de limitation des impacts sociaux et environnementaux, et assure qu’elle entend bien les respecter, et ne se serait pas engagée avec Eletrobras si cette dernière n’avait pas été exemplaire en ce domaine.

En matière de grands barrages, le seul véritable projet d’envergure dont EDF puisse se prévaloir à l’heure actuelle au niveau international est celui de Nam Theun 2 au Laos, que l’entreprise aime présenter comme un modèle de développement durable. Ce qui n’empêche pas cet ouvrage d’être lui aussi très critiqué par les écologistes et des ONG locales [3].

Des études d’impact en attendant de construire un barrage ?

EDF participe d’ailleurs aussi (tout comme GDF Suez) au Grupo de Estudos do Tapajós (Groupe d’études du Tapajós, GET), coordonné par la compagnie publique Eletrobras et chargé de réaliser les études de viabilité et d’impact environnemental de tous les projets de barrage dans le bassin du Rio Tapajós. Un groupe dont le travail est loin d’être neutre, puisque trois chercheurs ont été kidnappés en juin dernier par des indigènes munduruku, qui reprochaient au Brésil de ne pas les avoir consultés sur le projet, en violation de la convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les droits des peuples indigènes (un reproche récurrent en ce qui concerne les grands chantiers menés par le Brésil en Amazonie). Les chercheurs ont été libérés après médiation de la FUNAI (institution en charge des questions indiennes) et du ministère de la Justice brésilien.

Le gouvernement brésilien aurait envoyé des forces de sécurité pour escorter dorénavant les experts du GET. Selon Brent Milikan d’International Rivers, le groupe aurait également commencé illégalement à procéder à un cadastre socio-environnemental des populations riveraines du fleuve (ribeirinhos) : « Ce cadastre est mis en oeuvre pour intimider et coopter les communautés locales, en donnant l’impression que les barrages sont un fait accompli et qu’ils vont retirer beaucoup d’argent de ces projets.

La presse a récemment annoncé que les études d’impact environnemental de deux nouveaux projets de barrages par le GET, ceux de São Luiz do Tapajós (6133 MW) et de Jatobá (2338 MW), seront déposées officiellement le 15 décembre prochain. Les appels d’offres pour sa construction devraient être lancés en 2014 et 2015 en cas de validation des études [4]. En réponse à nos questions, l’entreprise a confirmé qu’elle envisageait de répondre à ces appels d’offres, particulièrement pour São Luiz do Tapajós. « C’est un projet passionnant pour nous. », déclarait Éric Orsini à Valor Econômico.

D’autres projets en Guyane ?

Un autre projet d’envergure se dessine en filigrane, en relation cette fois avec des territoires français. EDF est également en discussion avec Eletrobras, la Banque interaméricaine de développement et l’Agence française de développement (AFD) en vue de l’interconnexion des réseaux de transmission électrique entre les deux Guyanes, le Surinam et le Nord du Brésil. La justification officielle du projet, baptisé « Arco Norte », est de favoriser l’accès à l’électricité dans la région.

Encore au stade des études de faisabilité, le projet Arco Norte inclut aussi une évaluation des besoins énergétiques futurs de la région, et donc la possibilité de construire de nouvelles unités de génération, notamment hydroélectriques. Le patron local d’EDF, interrogé à ce sujet, ne cache pas que l’un des enjeux du projet est la construction d’un nouveau barrage en Guyane française, dans la mesure où celle-ci est selon lui en mesure d’exporter de l’électricité à ses voisins pour un prix « compétitif ». Le siège de l’entreprise à Paris, en revanche, indique qu’il est trop tôt pour évoquer les projets qui pourraient éventuellement voir le jour dans le cadre d’Arc Norte.

Selon la presse brésilienne, la véritable motivation des Brésiliens est qu’Arco Norte leur permettrait de faire réaliser hors de leurs frontières des barrages dotés de réservoirs importants, ce qui n’est plus considéré comme politiquement acceptable au Brésil. L’électricité générée serait principalement destinée au Brésil, et surtout, ces barrages avec réservoirs lui permettront de stocker l’énergie. Du point de vue des intérêts hydroélectriques brésiliens, ces futurs ouvrages seront donc complémentaires de ceux qui sont et seront construits (au fil de l’eau, c’est-à-dire avec des réservoirs moins importants) de l’autre côté de la frontière brésilienne [5]. Ils seront aussi pour le Brésil une forme d’externalisation de ses émissions de gaz à effet de serre, puisque les barrages créant des réservoirs importants sont de forts émetteurs de méthane.

En Guyane française, EDF est déjà constructeur et opérateur du barrage de Petit-Saut (116MW), achevé en 1994. Ce barrage a justement entraîné la submersion d’une surface importante de forêts (365 kilomètres carrés, soit la plus importante retenue artificielle sur territoire français). Il constitue un véritable cas d’école en termes d’émissions de gaz à effet de serre et de dégradation de la qualité de l’eau du fait de la décomposition de la biomasse dans le réservoir.

Les discussions sur Arco Norte s’inscrivent elles aussi dans le cadre du partenariat entre EDF et Eletrobras, qui envisage aussi la réalisation conjointe de futurs barrages dans des pays tiers, en Amérique du Sud et en Afrique (Mozambique).

Olivier Petitjean

— 
Photo : Rio Tapajós, International Rivers CC

[1Voir la page de la campagne Tapajós de l’ONG internationale anti-barrages International Rivers (en anglais).

[2Même les propositions très conciliatrices du WWF, consistant à étudier quelles zones du bassin du Tapajós doivent absolument être préservées et lesquelles pourraient éventuellement être développées, restent pour l’instant ignorées.

[3Voir ici, ici et ici. Comme GDF Suez, EDF est partie prenante du nouveau certificat « vert » de l’industrie hydroélectrique, le Hydropower Sustainability Assessment Protocol (HSAP). Un label décrié par les environnementalistes comme un exemple de greenwashing, et dont l’application au barrage de Jirau construit par GDF Suez (lire notre enquête Un barrage modèle ?) a effectivement de quoi susciter bien des interrogations.

[4Pour Belo Monte comme pour Jirau, ces études ont toujours été validées de force par le pouvoir exécutif, malgré l’avis négatif des administrations concernées.

[5Le site officiel d’EDF évoque seulement la possibilité de construire dans le futur des centrales au fil de l’eau et des hydroliennes.

 

 

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