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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:23

 

 

marianne.net

Ce que gagnent vraiment les pauvres

Mercredi 16 Octobre 2013 à 12:30

 

Magazine Marianne

 

Du salaire des cadres, on nous rebat les oreilles. Celui des pauvres ne provoque que silence et indifférence. C'est une armée de l'ombre composée de quelque 8 millions d'individus. Comment vivent-ils ? Gros plan sur quelques-uns de ces oubliés de la République.

 

Ce que gagnent vraiment les pauvres

 

ÉRIC, KIOSQUIER

4,50 € de l'heure

Eric Ayani est kiosquier à Paris depuis quinze ans. Il a d'abord pris une échoppe dans le XVIIIe. Puis une autre dans le XVIIe, avant d'atterrir en juillet 2012 devant le no 1 du boulevard des Capucines, dans le VIIIe. Une place de choix, pensait-il, entre l'Opéra et les grands magasins, haut lieu touristique. Las. «Ici, c'est très agréable, dit-il, en parcourant d'un regard circulaire la grande place qui entoure son kiosque. Mais mon chiffre d'affaires ne représente que 30 % de celui que je réalisais boulevard Malesherbes...» Lequel chiffre d'affaires n'était déjà plus très fameux. «La vente de la presse est en baisse partout. Je pensais qu'avec les touristes je vendrais des journaux étrangers, mais tout le monde regarde les infos sur Internet», regrette Eric Ayani, qui termine chaque mois avec juste de quoi faire bouillir la marmite. Mais pas question de lâcher prise. Il s'active seul de 9 heures à 22 heures, sept jours sur sept, et vient d'acheter un store à 3 000 € pour agrandir la surface et vendre cartes postales, sacs et tee-shirt griffés Paris, magnets, minitours Eiffel et boissons fraîches. «Le frigo, c'est Coca qui nous l'a offert», rit-il. Avec ce bric-à-brac pour touristes, il espère «gagner 1 500 € par mois», après avoir payé le loyer, le téléphone, le comptable, sa Sécurité sociale, Internet et l'électricité... et trimé 13 heures par jour.

 

ALAIN, 55 ANS, COUVREUR

5 € de l'heure

Le 13 septembre dernier, Alain Jouin, couvreur, n'a pas hésité à rejoindre la manifestation inédite des artisans du BTP en colère contre la hausse de la TVA et la concurrence déloyale qui leur pique les clients. Comme beaucoup de ses collègues du bâtiment, sa trésorerie est à sec, il court après les chantiers. Et, pour couronner le tout, l'Urssaf lui réclame 6 000 € qu'il n'a pas et refuse d'échelonner sa dette. «Je ne gagne rien, lâche-t-il. J'ai même du mal à payer ma décennale [assurance professionnelle].» Couvreur depuis l'âge de 16 ans, Alain s'est mis à son compte en 1996. Depuis dix-sept ans, il se lève à 6 heures, grimpe sur les toits dès 7 heures, et remballe le matériel dans sa petite camionnette vers 18 heures-18 h 30. «Au début je me payais l'équivalent de 1 200 € par mois.» Mais petit à petit Alain s'appauvrit. Les banques ne lui prêtent plus et les clients sont de plus en plus exigeants. Pour se payer correctement - il fait ses comptes -, il faudrait «dans l'idéal» qu'il réalise un chiffre d'affaires de 10 000 € par mois. Et là, notre couvreur est loin du compte. «Avec le chantier que je termine, j'ai juste une avance de 3 000 €. Après, j'ai quatre volets roulants à poser pour 4 000 €. Mais il faut enlever 2 000 € de camelote ! Je suis stressé pour la fin du mois...»

 

GÉRALDINE, 40 ANS AUXILIAIRE DE VIE

750 € net/mois

Géraldine est auxiliaire de vie à La Baule depuis bientôt dix ans. Elle travaille 100 heures par mois, gagne 9,73 € brut de l'heure, 30 centimes de plus que le Smic horaire, mais seulement 750 € net par mois. «Je suis à temps partiel, mais en réalité je suis disponible 5 jours sur 7 de 8 h 30 à 20 h 30 et un week-end sur deux payé 8 € de plus.»

Seules les heures effectivement passées auprès des «clients» lui sont rémunérées. Pas un sou de plus pour les heures creuses, ces entre-deux, où elle doit rester disponible en cas d'urgence, ni pour le temps passé à courir de l'un à l'autre, surtout le matin pour «faire les toilettes» et le soir pour surveiller le coucher. C'est un travail fatigant, très physique et très prenant moralement. On a des parkinson, des alzheimer, des personnes très malades ou en fin de vie, explique-t-elle. Alors quand je reçois ma petite paie, je suis un peu révoltée. Mais que voulez-vous, ici, il y a si peu de travail.»

 

L'intégralité du dossier Ce que gagnent vraiment les pauvres à lire dans Marianne n°860 , en vente du 12 au 18 octobre 2013.

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:13

 

rue89.com

 

Invisibilité 16/10/2013 à 12h57

Chômeurs inconnus de Pôle emploi : « Jamais mieux servi que par soi-même »

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

 

 

Découragés, « débrouillards » ou radiés, ces chômeurs invisibles ne sont pas comptabilisés dans les chiffres fournis par Pôle emploi, qu’ils évitent.

 


Devant un Pôle emploi du XIXe arrondissement de Paris, le 17 août 2010 (Audrey Cerdan/Rue89)

 

Frédéric (un pseudo) n’est plus inscrit à Pôle emploi depuis quatre ou cinq ans. « Ça ne m’intéresse pas d’aller à des rendez-vous qui ne servent à rien. Ils ne m’ont jamais trouvé un travail », affirme le trentenaire.

Il préfère chercher de son côté l’emploi rêvé : un job dans la botanique. Et vient de terminer un CDD d’appoint de deux mois comme veilleur de nuit, dégoté grâce à un voisin. Si Frédéric était inscrit à Pôle emploi, il pourrait prétendre à une allocation... « Mais si d’autres peuvent en profiter... », balaie-t-il.

L’homme fait partie des milliers de chômeurs invisibles. Ceux qui cherchent un travail mais ne sont pas comptabilisés dans les chiffres fournis par Pôle emploi, chaque fin de mois.

Qui sont-ils ? Rue89 a reçu des e-mails de découragés, « débrouillards » ou radiés qui ont répondu à notre appel à témoins. Si, toutes catégories confondues, on recense plus de 5 millions de demandeurs d’emploi en France (dont 3,2 millions dans la catégorie A), ceux-là ont disparu des radars. Ou n’ont même jamais été comptabilisés.

« Jamais mieux servi que par soi-même »

Pôle emploi ? Lucile (un pseudo) préfère la débrouille : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. » La Bordelaise de 25 ans se réfère à son compagnon qui a « toujours eu des ennuis avec ce service ». Quand il cherchait dans la métallurgie, on lui a proposé un contrat dans la vente, appuie-t-elle.

Certains amis de Lucile ont mené seuls leur recherche de travail ou de formation : « Là encore, Pôle emploi est très fort pour proposer des formations pas du tout en accord avec leur profil professionnel. »

En attendant, celle qui a décroché son diplôme de mode en juin dernier, « taff au billet » (une expression de sa grand-mère) : des petits travaux de couture qui lui rapportent 500 euros par mois.

« Se retrouver dans cette situation, ça endurcit le moral. On se serre la ceinture, ça ne fait pas de mal, au contraire. On redécouvre la solidarité entre les personnes, on devient économe, on se prépare au monde réel. »

« Ce qui est drôle », écrit Lucile, « c’est que je n’ai jamais été aussi heureuse dans ma vie qu’aujourd’hui ».

Pierre, dans la zone grise

Pierre, 23 ans, a lui bien cliqué sur « m’inscrire », sur Pole-emploi.fr, indiquant ensuite qu’il occupait déjà un emploi. Un « CDI étudiant » de caissier, 15 heures pour 430 euros net par mois, histoire de continuer de régler son loyer. Il n’a pas réussi à aller plus loin sur le site :

« Vous devez être disponible pour rechercher un emploi. Nous vous invitons à vous reconnecter sur Pole-emploi.fr lorsque vous le serez. »


Capture d’un message sur Pole-emploi.fr

 

Le Rennais, qui vient de terminer son école d’audiovisuel, cherche pourtant un travail à temps complet dans son domaine, « sans relâche » et partout en France. Pas tout à fait chômeur pour les stats, Pierre fait partie d’une zone grise :

« Je n’ai donc pas accès à Pôle emploi du fait que j’ai un “CDI” étudiant. Si je quitte mon emploi pour avoir accès à Pôle emploi, je me retrouve sans aucune source de revenu. De plus, dans mon domaine (le son), il est certain que Pôle emploi ne m’aidera pas vraiment dans ma recherche. »

Pour Catherine (un pseudo), 39 ans, bouder Pôle emploi est un choix. Licenciée économique, cette dernière réseaute dans l’espoir de trouver un contrat. Arrivée en fin de droits, elle ne touche plus d’allocations. Quand on lui demande, l’ex-cadre n’est d’ailleurs plus sûre d’avoir été radiée : Catherine ne s’est simplement plus actualisée. Et insiste :

« Sans droits, il n’y a pas d’intérêts à être inscrit à Pôle emploi. »

« J’ai craqué et j’ai quitté la pièce »

Lise (un pseudo), 22 ans, a « craqué » au bout de plusieurs mois. Elle a quitté Pôle emploi l’été dernier, durant une formation qu’on lui avait proposée :

« J’y suis allée, me disant que je n’avais rien à perdre. Mais devant la personne qui m’expliquait que j’étais là pour apprendre à rédiger un CV et une lettre de motivation, j’ai craqué. J’ai refusé de continuer et j’ai quitté la pièce. »

La jeune femme, qui habite à Tours, s’était inscrite il y a un an, après avoir arrêté sa licence. A l’époque, elle voulait pouvoir remplir son frigo et trouver au plus vite un job alimentaire dans l’hôtellerie-restauration, avant d’espérer signer le contrat de ses rêves.

« Ma conseillère m’a annoncé qu’il était impossible que je prétende à une place de serveuse en restauration (puisque j’avais trop de diplômes), que j’envisage un poste dans l’enseignement en collège ou lycée (puisque je n’avais pas assez d’expérience) ou que je ne pouvais pas même compter sur un poste de “valet/femme de chambre” parce que je n’aurai pas les compétences requises. »

Devant l’impuissance de Pôle emploi, Lise a cherché seule. Elle attend d’ailleurs aujourd’hui une réponse d’une candidature spontanée :

« Le plus croustillant reste que ce poste ne m’aurait jamais
été proposé par ma conseillère, pour la simple et bonne raison que sur l’annonce, on demandait de préférence un niveau bac+2. »

Odile, 48 ans, disparue des listes en juillet

Laure (un pseudo), 31 ans, n’a plus répondu aux e-mails de Pôle emploi après deux ou trois mois de rendez-vous et 38 candidatures infructueuses.

« Pour ma conseillère Pôle emploi, changer d’orientation professionnelle à plus de 30 ans est impossible, sous prétexte que j’ai déjà un diplôme “pas trop mal”. [...] Je me suis vue refuser toutes demandes de formation alors que c’était l’unique but de mon inscription chez eux. »

Cette mère de trois enfants, radiée des stats, a depuis décroché quelques entretiens et conclut dans son e-mail :

« Merci Pôle emploi de ne plus te mêler de ma recherche d’emploi ! »

Ils étaient 277 000 radiés en août 2013 – un problème d’acheminement des messages de relance a toutefois gonflé ce chiffre. Oublis, démotivation, radiations administratives : en moyenne, 200 000 chômeurs sont rayés des listes chaque mois.

Comme Odile, 48 ans, disparue des comptes en juillet dernier. La faute à un rendez-vous manqué – elle est pourtant sûre de l’avoir décalé.

Inscrite depuis mars 2012, Odile « ne compte pas sur Pôle emploi pour trouver un job », mais doit être sur la liste pour recevoir le RSA (Revenu de solidarité active). Elle compte bientôt se réinscrire afin de ne pas perdre son allocation : Pôle emploi lui a indiqué par courrier qu’on la signalerait au conseil général.

Odile, qui réside dans le Gers, écrit que son expérience lui a surtout montré qu’il vaut mieux compter sur le système D « et ce bon vieux bouche à oreille ». Alors même si « ce n’est pas le rêve », elle cherche surtout sur Le Bon Coin : elle y a déjà trouvé des petits boulots d’enquêteurs dans les transports en commun.

« Au moins, avec Le Bon Coin, on s’épargne les offres d’emploi à Tataouine-les-bains, avec des horaires impossibles, pour un salaire de misère et où on est obligé de se présenter si on veut pas être radié... ou fiché “mauvais chômeur”... On choisit ou pas de répondre à une annonce. »

MERCI RIVERAINS ! hoshiko
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:03

 

rue89.com

 

Tribune 16/10/2013 à 12h15

En Russie, une parodie de justice pour coincer des manifestants

Natalia Morozova | journaliste

 

 

« Il m’a assené un coup sur le torse, j’ai éprouvé de la douleur et j’ai reculé d’un pas. » Ce seul témoignage d’un policier a envoyé Sergueï Krivov, 52 ans, docteur ès sciences, en prison. Arrêté le 18 octobre 2012, il est accusé de participation à des troubles à l’ordre public et des violences contre des agents des forces de l’ordre. Il risque huit à dix ans en prison.

Il y a déjà passé une année. Ses coaccusés croupissent dans une cellule depuis plus de quinze mois parce qu’ils ont « saisi des policiers par la main » et leur ont ainsi « fait mal ».

6 mai 2012 : matraquage place Bolotnaya

Le 6 mai 2012, une manifestation autorisée se déroule au centre de Moscou. L’opposition et la mairie de Moscou se mettent d’accord sur un itinéraire, publié la veille sur le site officiel de la mairie et diffusé sur nombre d’autres sites.

Malgré l’accord conclu, les manifestants se heurtent à un cordon d’agents et des grilles métalliques bloquant les accès au lieu prévu pour ce rassemblement, la place Bolotnaya.

L’arrière du cortège fait pression sur l’avant. Pour « rétablir le calme », les policiers, casqués et munis de gilets pare-balles, commencent à matraquer les manifestants.

Russia Today (agence gouvernementale RIA Novosti)

Place Bolotnaya, 6 mai 2012

Plusieurs centaines de personnes sont alors arrêtées puis libérées le même jour. Pourtant, quelques semaines ne se sont pas écoulées que les arrestations recommencent.

Dix-sept mois après ces événements :

  • quinze personnes se trouvent en prison ;
  • trois sont retenues à leur domicile ;
  • six sont assignées à résidence ;
  • deux sont déjà condamnées à des peines de deux ans et demi et quatre ans et demi de prison.

Des vidéos amateurs confisquées

La plupart des détenus ne sont ni des militants, ni des combattants, ils ont simplement participé à une manifestation autorisée et face à l’usage disproportionné de la force par la police, ils ont essayé de se protéger et de protéger les autres.

Au mois de juin dernier a débuté le procès des prévenus, à Moscou sous la présidence de la juge Natalia Nikichina, dont on ne peut que souligner la ressemblance avec la professeur Dolores Ombrage de « Harry Potter et l’Ordre du Phénix ». Pendant les audiences, les prévenus (à l’exception de trois d’entre eux, retenus à leur domicile) sont enfermés dans des cages en plexiglas, étroites et disposant d’un vasistas, à un mètre du sol, les obligeant à se courber en deux pour parler à leurs avocats.

La manifestation a été largement filmée par des amateurs ou des journalistes. Ces vidéos, confisquées par la police, sont devenues des éléments à charge utilisé par le parquet sous une forme inédite et originale.

« On le voit agitant les mains vers la police »

La magistrate du parquet lit les procès-verbaux décrivant des extraits de ces vidéos :

« Entre 12’56’’ et 12’59’’, on voit le prévenu Vladimir Akimenkov agitant les mains vers la police. »

Puis cet extrait vidéo est projeté : une personne, ressemblant à l’accusé, marche calmement dans la foule.

Le magistrat lit ensuite un autre procès-verbal :

« On voit ici l’accusé Beloussov, dos à la caméra, portant une barbe. »

Un autre procès-verbal décrit « la tâche de couleur rouge, sur la partie gauche de dos » de l’accusé Denis Loutskevitch. On voit alors son dos couvert d’ecchymoses, après des coups des matraques.

Le prévenu Krivov, indique le procès-verbal, s’est opposé aux actions de la police : on le voit essayer d’empêcher un policier de matraquer une personne gisant au sol.

Le prévenu Artiom Savielov, qui bégaie de façon prononcée, est accusé de scander des slogans antigouvernementaux.

Un policier : « Je propose d’oublier tout cela »

Vient l’audition des policiers, « victimes de ces violences ». Ils sont 76 en tout. Tous nient l’usage de la force, alors qu’une vidéo a montré des agents matraquant les manifestants et les frappant avec leurs pieds. Les deux procureures suggèrent aux policiers les réponses qu’ils doivent donner aux questions des avocats en hochant ou en secouant la tête. Elles envoient parfois directement ces réponses par texto.

Certains des policiers ne veulent même pas identifier leurs agresseurs présumés. Igor Tarassov, qui selon la version policière « a éprouvé de la douleur » lorsque le prévenu Alexeï Polikhovitch l’a pris par la main, a dit en s’adressant aux prévenus et au tribunal :

« Je vous propose d’oublier tout cela. On ne m’a causé ni préjudice matériel, ni moral, ni physique. Je n’ai pas de griefs à exprimer envers les accusés. »

La présidente du tribunal refuse pourtant de donner suite à la demande des avocats de la défense de changer son statut de « victime » en celui de « témoin ».

Condamné à un traitement psychiatrique

Le prévenu Mikhaïl Kossenko n’a pas été reconnu par ses deux prétendues victimes. Pourtant, la présidente refuse de le laisser sortir de prison pour aller aux funérailles de sa mère, tant il serait dangereux pour la société. Son cas a été examiné de manière dissociée de celui des autres prévenus car il suivait un traitement psychiatrique avant la manifestation.

Lundi, malgré tous les témoignages qui démontraient qu’il n’avait frappé aucun policier durant la manifestation, la juge l’a condamné à un traitement psychiatrique. Cela signifie qu’il est condamné à vie, car l’amnistie potentielle, que Vladimir Poutine n’a pas exclue pour les accusés, ne le touchera pas.

Tous les dissidents de l’époque soviétique ont toujours dit qu’un traitement forcé en hôpital psychiatrique est plus violent que n’importe quelle prison ou colonie pénitentiaire. On reviendrait ainsi, aujourd’hui, à ces vieux standards soviétiques d’une psychiatrie punitive.

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:51

 

reporterre.net

 

M. Hollande a choisi : on soutiendra l’agriculture productiviste

Marie Astier (Reporterre)

mercredi 16 octobre 2013

 

 

 

Début octobre, le président de la République a indiqué les orientations de sa politique agricole. Après avoir discuté plus de deux heures avec Xavier Beulin, le patron de la FNSEA, il a choisi de faire silence sur l’agro-écologie et de privilégier les céréaliers et l’élevage intensif. Sur le terrain, les paysans que Reporterre a rencontrés sont désolés et en colère.

 


 

François Hollande avait soigneusement choisi le lieu pour son grand discours sur l’agriculture : le salon de l’élevage de Cournon, rendez-vous annuel de la profession. Mercredi 2 octobre, le Président de la République a annoncé comment seraient réparties les aides européennes de la Politique agricole commune (PAC). 64 milliards d’euros sur 7 ans, de 2014 à 2020. Soit 9,1 milliards d’euros par an, à distribuer entre tous les paysans de France.

La répartition du gâteau est délicate et très politique. Elle permet au gouvernement d’orienter le développement de l’agriculture française. Souhaite-t-on plus d’élevage ? De céréales ? De bio ? Jusqu’ici les parts ont été plutôt inégales : 80% des subventions vont à 20% des exploitations. En majorité les grandes fermes céréalières du bassin parisien, qui cultivent souvent plus de 100 hectares.

Début octobre, François Hollande a donc donné l’impression de choisir une nouvelle direction (http://agriculture.gouv.fr/sommet-elevage-2013) : "Priorité à l’élevage", a-t-il martelé.

"Mais en fait, cela ne change pas grand chose", déplore Samuel Féret, est coordinateur du réseau PAC 2013, un groupement de 25 organisations. Parmi elles, la Confédération Paysanne, la Fédération des parcs naturels régionaux de France, ou encore Les Amis de la Terre et le WWF. Pour tous, la déception est grande : les grandes exploitations céréalières et les élevages intensifs restent les principaux bénéficiaires de la nouvelle PAC.

Pas un mot sur l’agro-écologie

François Hollande annonce bien un milliard d’euros supplémentaires pour l’élevage. Mais l’effort n’est pas plus important que celui déjà fourni par le précédent gouvernement. Il avait, en 2009, "déjà réorienté plus de 1 milliards d’euros vers des objectifs similaires", souligne le communiqué de presse de PAC2013, qui dénonce "une continuité dans cette PAC à la française".

 

 

La Politique agricole commune selon le gouvernement -

 

Surtout, la position de la France, ambitieuse lors des négociations européennes, ne se retrouve pas au niveau national. Par exemple, la nouvelle PAC met en place une "prime" aux 52 premiers hectares. Une façon d’encourager les plus petites exploitations, souvent des élevages. "C’est une idée de Stéphane Le Foll, il l’a défendue lui-même à Bruxelles. Mais on ne va pas l’utiliser à fond", regrette Samuel Féret. En effet, la France ne va mobiliser que les deux tiers des crédits que l’Europe l’autorise à mettre dans cette prime.

Autre exemple avec les mesures dites "agro-environnementales" (comme la réduction des pesticides ou l’entretien de prairies favorables à la biodiversité). "La France a été un des rares Etats membres de l’Union à défendre un verdissement de la PAC dès le départ, explique Samuel Féret. Angela Merkel n’en voulait pas et François Hollande a tenu bon ! Pourtant à Cournon, il n’a rien dit à ce propos."

Les associations sont d’autant plus surprises qu’en février 2013, le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a lancé son "projet agro-écologique pour la France". A l’époque il annonçait bien qu’il s’appuierait sur la PAC.

Dernier exemple : la "convergence" des "aides au revenu". Pour l’instant, certaines exploitations céréalières peuvent recevoir plus de 400 euros à l’hectare, quand un éleveur de brebis des Alpes est aidé à hauteur d’environ 100 euros à l’hectare. Le groupe PAC 2013 demandait 100 % de convergence : tous les agriculteurs français auraient alors reçu la même aide à l’hectare, une petite révolution pour le monde agricole. En face, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) voulait limiter à 60 % : trop de "convergence" pourrait faire perdre beaucoup de subventions à ceux qui en reçoivent le plus. C’est-à-dire les grands céréaliers du bassin parisien et les élevages intensifs de l’ouest, qu’elle représente.
Finalement, François Hollande a tranché à 70 %, avec un plafond qui permet à chaque exploitation de ne pas perdre plus de 30 % de ses aides actuelles. "Il a donc choisi une position plus proche de celle de la FNSEA", remarque Samuel Féret.

Plus de deux heures à l’écoute du patron de la FNSEA

Pourtant, lors des négociations, le scénario préféré de Stéphane Le Foll était de 100 % de convergence. L’Elysée se serait donc éloigné des orientations négociées par son ministre de l’Agriculture. "Je pense qu’il a été écarté lors des décisions finales", indique à Reporterre un membre de la commission agricole du PS (Parti socialiste), qui souhaite rester anonyme. Au passage, il note aussi que le scénario choisi s’éloigne fortement de la position du PS, qui recommande une convergence à 100 %.

Mais au moment des derniers arbitrages, il semble que le Président de la République a plutôt tendu l’oreille à la FNSEA, qui reste le principal syndicat agricole. Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a été reçu par François Hollande la veille du discours de Cournon, le mardi 1er octobre. Comme l’indique l’agenda du Président de la République, l’entretien a duré plus de deux heures.

 

 

Le long entretien du Président de la République avec Xavier Beulin -

 

Peut-être François Hollande a-t-il voulu éviter que les tracteurs descendent dans les rues, à quelques mois des municipales. En tout cas, "l’Elysée voulait arriver à un accord avec la FNSEA, continue la même source. Mais ils voulaient discuter uniquement avec la direction, c’est-à-dire Xavier Beulin, qui représente avant tout les céréaliers. Il a fait taire les représentants des éleveurs au sein du conseil de la Fédération. Puis il est arrivé à l’Elysée le mardi en affirmant : ’Nous sommes unanimes’... Et le Président de la République a cédé sur tout, à des niveaux que personne n’imaginait."

Au cabinet du ministre Stéphane Le Foll, on conteste cette thèse avec virulence : "C’est une légende urbaine. Si vous vous imaginez que la réforme s’est faite la veille dans le bureau de François Hollande, c’est non ! Les arbitrages du Président de la République sont finalement assez proches des positions de Stéphane Le Foll."

Les céréaliers, "dans la continuité"

Reste que cette nouvelle PAC préserve, pour l’essentiel, les subventions attribuées aux céréaliers. "Comme à chaque réforme, dans le milieu céréalier on s’attend à ce que tout soit bouleversé, raconte Quentin Delachapelle, céréalier dans la Marne. En fait, on est dans la continuité. Les aides diminuent lentement, sans savoir où l’on va à long terme... Les céréaliers que je côtoie ont tous conscience d’être très dépendants de la PAC. Donc il y a une inquiétude. Mais l’augmentation du cours des céréales relativise la baisse des aides PAC."



Quentin de la Chapelle -

 

Surtout, Quentin regrette que le Président de la République n’ait pas dit un seul mot à propos des aides "agro-environnementales". Sur ses 160 hectares, il a déjà réduit les pesticides de moitié. Il préserve une prairie de cinq hectares, des haies et d’autres "zones refuges pour la biodiversité". Ses cultures sont désormais plus résistantes aux aléas climatiques, son rendement n’a pas baissé et il dépense moins en intrants chimiques.

"Pour que ces mesures se généralisent, il faut que la PAC aille dans ce sens, insiste Quentin. Une baisse des aides serait tout à fait justifiée... A condition qu’en contrepartie, il y ai des mesures d’accompagnement. Pour que les exploitations comme les nôtres puissent se diriger vers une transition agro-écologique. Pour l’instant c’est loin d’être le cas."

« Tout le monde sur un pied d’égalité »

Du côté des éleveurs, on trouve aussi des mécontents. Patrick Guérin est éleveur bio de vaches laitières en Bretagne. Avec 30 hectares et 25 vaches, il fait figure de nain à côté des élevages intensifs du coin. « Ils nourrissent leurs vaches avec du maïs et du soja importés, alors que les miennes mangent de l’herbe », précise-t-il. Pourtant, ils reçoivent en moyenne 100 euros de plus que lui à l’hectare. « Il y a une forme de distorsion qui n’est pas acceptable ».

 


Patrick Guérin -

 

Il a écouté attentivement le discours de François Hollande le 2 octobre : « Il avait une possibilité de remettre tout le monde sur un même pied d’égalité. Manifestement ce ne sera pas le cas. » La nouvelle PAC ne lui donnera pas plus d’aides au revenu. « Je vais juste récupérer mes billes », a-t-il calculé.

Les éleveurs de brebis au SMIC

Olivier Bel, lui, est "quasiment sûr" qu’il va toucher moins. Membre de la Confédération paysanne, il élève 210 brebis en bio dans les Alpes de Haute-Provence. Un petit troupeau pour la région. Son revenu est dans la moyenne de celui des éleveurs ovins de la région, à peu près le SMIC. A ce tarif là, les éleveurs de brebis ont l’honneur d’avoir les plus bas revenus de l’agriculture française. Il est 4,5 fois inférieur à celui des céréaliers (16.500 euros en moyenne pour l’année 2012 contre 76.500 euros pour les grandes cultures, selon le ministère de l’agriculture).

 

 

Olivier Bel -

 

La majorité des aides qu’il reçoit sont liées à "l’ICHN", Indemnité compensatoire de handicaps naturels. Il la reçoit car son exploitation se situe en montagne. Jusqu’ici, cette indemnité était réservée aux exploitations de moins de cinquante hectares. François Hollande a relevé le plafond à soixante-quinze hectares. "Donc il y aura plus d’exploitations à se partager la même enveloppe. Ma prime risque de diminuer !" Seule solution pour préserver ses aides selon lui : "L’agrandissement. Je dois augmenter mon troupeau de cent brebis."

Car Olivier l’admet, "la moitié de mes revenus dépendent des aides de la PAC. Mais le prix de l’agneau au kilo est le même qu’il y a trente ans. A l’époque, je pouvais m’acheter plus de choses !" Et encore, l’éleveur estime bien s’en sortir par rapport à ses collègues.

Ses bêtes pâturent dix mois de l’année, ce qui donne de la viande de qualité supérieure : "Je vends en direct, comme ça je valorise mieux le produit". Il arrive ainsi à vendre son agneau 14 euros le kilo hors taxes, contre un cours à 5,50 euros le kilo... Et des coûts de production à 7,50 euros le kilo en moyenne. "La majorité des éleveurs vendent à perte, c’est pour cela que l’on ne peut pas se passer des aides de la PAC ! Certains doivent même demander le RSA. J’espère ne pas avoir à le faire", ajoute-t-il un brin amer. Avant de conclure : "La convergence des aides, de toute façon je ne la verrai pas. En 2020 je serai à la retraite. Et d’ici là, pas mal d’éleveurs ovins auront disparu."

Mais à la Confédération paysanne, certains espèrent encore. La France a jusqu’en avril 2014 pour rendre sa copie à l’Union Européenne. « Le gouvernement peut encore modifier ses orientations », rappelle Judith Carmona, en charge de la PAC au syndicat. Puis les agriculteurs devront attendre 2015, pour voir tomber leurs subventions calculées selon la PAC nouvelle formule.

 


 

Source : Marie Astier pour Reporterre.

Photos :
. Champ de blé : Cradoboys.
. Portraits : Marie Astier.

Lire aussi : L’agroforesterie s’enracine dans l’agriculture.

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:47

 

 

romandie.com

  Roumanie / gaz de schiste: des villageois bloquent des travaux d'exploration pour Chevron

 

 


PUNGESTI (Roumanie) - Les habitants d'un village roumain où le géant américain Chevron compte débuter l'exploration pour les gaz de schiste ont empêché lundi les engins de chantier de commencer les travaux, a constaté un correspondant de l'AFP.

Entre 300 et 400 habitants de la commune de Pungesti, retraités, femmes, enfants, agriculteurs venus avec leurs charrettes et leurs chevaux, se sont rassemblés pour crier leur opposition à Chevron et empêcher l'arrivée d'engins de chantier qui doivent commencer les travaux pour construire une sonde d'exploration dans la localité de Silistea.

Le convoi de sociétés contractées par Chevron transportant les excavateurs, un pont mobile et d'autres engins n'a pas pu arriver jusqu'au terrain, a constaté un correspondant de l'AFP.

De nombreux enfants portaient des pancartes affichant: stop Chevron.

Nous ne leur permettrons pas de venir ici même si nous devons mourir. Ils sont venus avec des gendarmes, des gardiens pour nous faire peur mais on veut seulement qu'ils nous laissent en paix même si nous sommes pauvres, a déclaré Gheorghe Hrum, cantonnier retraité de 76 ans.

Les manifestants ont également réclamé la démission du Premier ministre Victor Ponta, accusé d'avoir accordé des permis d'exploration à Chevron alors que la coalition de centre gauche au pouvoir, l'Union sociale libérale, promettait de s'y opposer quand elle était dans l'opposition.

Chevron a obtenu en juillet des permis d'exploration des gaz de schiste dans trois villages de cette région pauvre du nord-est de la Roumanie avec à terme l'ambition de développer l'extraction par fracturation hydraulique ou fracking.

Cette méthode, utilisée aux Etats-Unis mais interdite en France en raison des risques pour l'environnement, consiste à injecter à très haute pression de l'eau mêlée à du sable et des produits chimiques pour libérer le gaz de la roche.

Les défenseurs de l'environnement mettent en garde contre des risques de pollution notamment des nappes phréatiques.

Chevron promet de respecter toutes les normes environnementales.

cor-iw/mr/pre

CHEVRON


(©AFP / 14 octobre 2013 20h31)

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:38

 

zad.nadir.org

 

Infos du 14 au 20 Octobre

lundi 14 octobre 2013, par zadist

 


Tant que la situation est calme, on continue les infos régulières, mais sur un rythme plus détendu d’un article par semaine, mis à jour tous les jours. Si quelque chose s’accélère, on donnera de nouveau les nouvelles en temps réel. Si vous voyez des mouvements de police anormaux autour de la zone n’hésitez pas à nous contacter en appelant le numéro d’urgence au 06.43.92.07.01

Liste de RDV de cette semaine

tout la semaine, chantier a la maison de moulin de Rohanne !

Mercredi 16 : Un an après les expulsions ; ZAD toujours en résistance ! rdv à 19h 30 devant la Préfecture de Nantes pour une "Nuit des Césars de la répression" les rdv ailleurs de cette journée d’action sont ici

Jeudi 17 octobre : les rdvs devant le tribunal de Nantes :
- a partir de 9h, les habitant-e-s du moulin de Rohanne passent au tribunal a Nantes pour la procédure de l’expulsion !
- à 9h00 au tribunal de grande instance de Nantes pour l’appel de l’ADECA rendez-vous à 8h Place de la Poste à Notre-Dame-des-Landes pour covoiturer

Mardi 15 oct.

- à lire : le dernier épisode de la poétique de l’appel d’offre

- l’ADECA faisait appel aujourd’hui de la requête d’AGO-Vinci concernant l’interdiction des semis et plantations émises la veille des semis collectifs du 5 octobre : Plusieurs dizaines de personnes étaient ce matin devant le tribunal de Saint Nazaire pour soutenir l’ADECA, le rendu sera donné le 22 octobre.

Jeudi, ça sera devant le tribunal de Nantes :

"AGO-Vinci a obtenu une ordonnance sur requête qui interdit les semis et plantations sur la ZAD à partir du 3 octobre et pour 3 mois. Les agriculteurs veulent continuer à semer et récolter cet automne. C’est pourquoi l’ADECA fait appel de cette ordonnance auprès des tribunaux concernés. Pour que continue la vie sur la ZAD, pour que le projet d’aéroport soit enterré, l’ADECA invite les opposants au projet à venir à soutenir cette action et propose deux rendez-vous de rassemblements :
- le mardi 15 octobre à 10h00 au tribunal de grande instance de St Nazaire
- le jeudi 17 octobre à 9h00 au tribunal de grande instance de Nantes

Appel soutenu par les collectifs COPAIN et sème ta Zad. Appel relayé par l’ACIPA et la coordination des opposants.

- INFO reçu : Il y a un géometre entre Liminbout et Bellevue qui fait son travaille...allez rendre lui visitie pour lui demander qu’est ce qu’il fait !!

- petit article alarmiste : Vers la fin de la trêve à Notre-Dame-des-Landes ?

De tout façon, la treve pour l’Aéroport trouvera son fin bientôt ! Les especes a protéger se sont cachées et refusent également de se faire expulser !

- On nous signale que l’hussier passé ce matin avec un vigile a la Gaité, malgré il a déjà été il y a 2/3 mois d’ici. Les camarades ont pas pu parler avec lui. Et il y a 10 fourgons de GMs a la Paquelais !!

Lundi 14 oct.

- reçu : La Mouette Enragée (bimestriel local - infos locales, actus des luttes et analyses) vous invite à une soirée projection débat, Mercredi 16 Octobre à partir de 19 heures.

A l’occasion de la journée - anniversaire des expulsions sur la Zone A Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes.

Projection du court-métrage "Le Tertre ; vie est mort d’une maison" de (Caroline Sarrion) suivie d’une discussion avec la réalisatrice et des occupants de la ZAD.

La projection aura lieu dans l’une des salles de l’Espace Ferreira Cerca (Centre Social du Petit Marseille) à Rochefort (17).

Entrée à prix libre. La soirée s’achèvera par un apéro partagé (apportez à grignoter et à boire).

Contact : lamouette@riseup.net

Blog : http://lamouetteenragee.over-blog.net/

Affiche et Flyers à venir !

- reçu : Le comité brestois de soutien à NDDL appelle à un rassemblement le mercredi 16 octobre à 18h place de la Liberté à Brest pour rappeler les 1ères violences policières qui ont eu lieu en octobre 2012 sur la Zone à Défendre de Notre-Dame des Landes.

- reçu : Pour défendre la ZAD / On se réunit mercredi à REDON !

- N’oubliez pas : Manifestation place Bretagne à Nantes We do not Forget ! Expect us ! Pour une terre et une societé diffèrente. #ZadVaincra

- Beaucoup des energies qui va se produire les jour qui suivent ! Désobéissance partout.

 

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:24

 

cadtm.org

 

Conférence-débat

Éric Toussaint "Notre AAA : audit, annulation, alternatives"

Audio

14 octobre par Eric Toussaint

 


L’Association Jaurès Espace Tarn, ATTAC Tarn, et la FSU ont invité, le mardi 24 septembre 2013 à Albi, Éric Toussaint, président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde de Belgique (CADTM)

pour une conférence-débat

Notre AAA : Audit, Annulation, Alternatives

À propos de la dette mondiale...

Le AAA (triple A) que nous voulons, c’est celui des peuples et non celui des agences de notation. Il faut annuler la dette illégitime car elle sert de prétexte aux politiques d’austérité. Cette annulation doit être complétée par d’autres mesures structurelles afin d’instaurer la justice sociale. Seules des luttes populaires de grande ampleur pourront imposer un changement radical de logique et de système.

 

 

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:39

 

reporterre.net

 

Au Japon, la mobilisation contre le nucléaire reste vive

Marc Humbert (Reporterre)

mardi 15 octobre 2013

 

 

 

De nouvelles manifestations contre le nucléaire ont eu lieu ce week-end au Japon. Un campement permanent est installé devant le ministère de l’Economie. Et la situation à Fukushima même reste très inquiétante.


 

Je reviens d’un court séjour au Japon où la situation de Fukushima et du nucléaire continue d’être le sujet principal de discussion. La résistance de la société civile est persévérante et passive comme le montre le campement permanent face au ministère de l’Economie.

 

 

Campement à Tokyo devant le ministère de l’Economie -

 

Elle est aussi active : une nouvelle grande manifestation a eu lieu dimanche 13 octobre. Une dizaine de milliers de participants, selon les chiffres publiés, ont parcouru les rues de Tokyo et convergé vers le siège de Tepco, l’entreprise qui gère la centrale de Fukushima. On peut accèder à des images sur une video postée par un participant. On voit le style bon enfant populaire de ces « rallyes » organisant la résistance.

Les cœurs de trois réacteurs de la centrale accidentée il y a deux ans et demi ont fondu, ils ont traversé l’enceinte de confinement et ont enfoncé le béton. Leur état nécessite des mesures permanentes de refroidissement et même d’injection d’azote pour éviter l’explosion, la situation exacte de ces « corium » et leur évolution ne sont absolument pas maîtrisées et si on continue à ne rien faire de plus, cela ne peut évoluer vers un démantèlement. Bien au contraire, le risque d’évolution dramatique demeure, bien plus élevé que pour toute centrale « en bon état » avec ou sans nouveau tremblement de terre.

En outre, les conséquences de la seule situation actuelle sur l’environnement empirent : non seulement des émanations de radioactivité se poursuivent dans l’atmosphère, mais l’eau utilisée pour le refroidissement s’échappe directement vers la mer ou/et rejoint la nappe phréatique qui atteignait déjà avant l’accident le niveau des sous-sols des réacteurs. La nappe phréatique est polluée par la radioactivité et déverse la pollution dans la mer ; l’eau la plus radioactive est en principe pompée, décontaminée et stockée, mais au fil des années les quantités sont devenues phénoménales et de premières cuves de stockage ont commencé à fuir, avec de l’eau polluée rejoignant la mer ; les 900 autres devraient suivre.

 

Des niveaux de radioactivité élevés

La population qui a été évacuée des zones interdites où le gouvernement espère rétablir un niveau inférieur à 20ms/an (niveau toléré pour un temps limité pour les travailleurs du nucléaire) sera invitée une fois ce niveau obtenu à rejoindre son ancien habitat, et l’aide de 700 euros par mois versée par le gouvernement sera stoppée un an après la levée de l’ordre d’évacuation.

Le niveau de radioactivité dans des zones d’environ 80 km autour de la centrale, comme à Kôriyama ou Fukushima, dépasse de plusieurs fois le niveau « normal international » de 1msv/an, sans parler des « hot spots » où elle connait des pics très dangereux. Vivre en permanence dans cette zone est une contrainte et un cauchemar pour une partie de la population, pour les 250 000 enfants de Fukushima qui doivent faire surveiller leur thyroïde (une quarantaine ont déjà été atteints d’un cancer) quand d’autres s’efforcent d’oublier cette radioactivité invisible dont certains subiront cependant les conséquences sur leur santé physiologique.

Dans le reste du pays, l’inquiétude n’est pas toujours exprimée, pas même dans les comportements, mais elle est là et dans un pays sous la menace permanente de tremblements de terre très violents, la majorité du peuple souhaite l’abandon du nucléaire et dans l’ensemble de l’échiquier politique, de nombreuses voix se font entendre pour supprimer totalement l’énergie nucléaire.

 

Manifestation à Tokyo (sans date) -

Actuellement aucun réacteur nucléaire n’est en fonctionnement au Japon. La société civile se mobilise, des citoyens campent en permanence en face du ministère de l’économie pour réclamer l’abolition, une grande pétition nationale s’efforce de rassembler dix millions de signatures (près de neuf millions pour le moment) et une nouvelle grande manifestation se déroule ce 14 octobre à Tokyo (de 7h à 10h du matin, heure de Guichen). Pourtant le gouvernement n’a pas encore pris de décision d’arrêt.

 


Ceux qui veulent les soutenir : Cochez j’aime ici ou Tweetez un message à vos amis : "soutenez les manifestations anti-nucléaires japonaises chaque vendredi." Regardez ce site ou devenez un supporter « I back your demonstration against nukes » à envoyer avec vos coordonnées à : info@coalitionagainstnukes.jp.


Complément d’information

Plus sur la situation à Fukushima et au Japon depuis le 11 mars à lire ici



 

Source : Marc Humbert pour Reporterre

Photos :
. Manifestation à Tokyo dimanche 13 octobre : Japan Times
. Campement : Marc Humbert (septembre 2013)
. Manifestation nocturne : Metropolitan Coalition Against Nukes

Lire aussi : Fukushima : sous la centrale se forme un marécage radioactif.

 

 

Lire aussi :

FUKUSHIMA : Le fil des nouvelles depuis la catastrophe du 11 mars 2011 ici

 

 

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:51

 

blogs.rue89.com

Les biens communs, pour modérer l’élan destructeur du capitalisme

Pierre-Carl Langlais - wikipedien

Publié le 15/10/2013 à 16h49

 

 


Des vaches dans un champ (Adam Campbell/Flickr/CC)

C’est l’un des principaux espoirs politiques et sociaux de ce début de siècle. Et il n’apparaît presque jamais dans les débats publics « officiels », où bouc-émissaires et petites intrigues politiciennes assurent l’essentiel du spectacle.

Apparu pendant les années 90 à la lisière de milieux altermondialistes et de militants de l’Internet libre, le mouvement des biens communs a pris de l’ampleur au cours de ces années de crise. Il apparaît de plus en plus comme une solution aux nombreuses dérives de nos société.

Le succès considérable, et en grande partie imprévu, du festival Villes en biens communs révèle cette révolution silencieuse. De Brest à Ouagadougou, le monde francophone se saisit spontanément d’un idéal qui fédère toutes les strates de la société.

Les biens communs ont toujours existé

Le mouvement des biens communs est né d’un constat : aussi bien l’Etat que le marché ne parviennent pas à organiser correctement de nombreuses activités sociales. Les ressources environnementales sont notamment menacée par des logiques marchandes ou centralisatrices inadaptées, qui ignorent délibérément les connaissances empiriques des communautés locales.

On parle à ce propos de la tragédie des anticommuns : l’exploitation d’une ressource au profit d’un intérêt particulier ou étatique s’avère non seulement inefficace mais potentiellement dangereuse. Les menaces pesant sur l’environnement ou la rareté artificiellement entretenue de l’accès aux biens culturels sont révélateurs des déséquilibres générés par ces modes d’organisation.

Ces problématiques récurrentes ont amené plusieurs chercheurs à s’intéresser à des modèles sociaux alternatifs. L’économiste nord-américaine Elinor Ostrom a mis en évidence l’efficacité des organisations communautaires spontanées. Ces « arrangements institutionnels » souples permettent de gérer une ressource de manière optimale sans l’épuiser.

Les biens communs ont en effet toujours existé. Jusqu’au début du XVIIIe siècle, de nombreux espaces naturels sont librement gérés par de petites communautés locales. La révolution industrielle met un terme à cette situation ancienne. Le mouvement des enclosures au Royaume-Uni marque une réappropriation brutale des territoires communaux par de grands propriétaires terriens, enrichis par l’essor du secteur secondaire. L’impérialisme colonial européen contribue à étendre cette captation au monde entier.

Cette réévaluation des communs a été considérablement légitimée par l’irruption des technologies numériques. Elles autorisent la formation et la perpétuation de communauté autonomes et durables par-delà les distances. La gestion par biens communs devient généralisable à de nombreuses activités économiques de la vie moderne.

Encyclopédies, sciences et même finances

Les situations de crise écologique et la diffusion des technologies numériques contribuent pareillement à l’essor des communs. Ce retour en grâce n’est porté par aucun parti politique en particulier. Il s’impose spontanément au sein de nos sociétés.

C’est un phénomène inédit. Depuis les années 70, nous sommes plutôt habitués à la logique inverse : les communs sont progressivement intégrés au marché et transformés en biens de consommations. La protection intellectuelle s’étend indéfiniment, de même que l’emprise des multinationales sur le monde naturel. La diffusion des OGM marque la consécration du processus de marchandisation du vivant : pour la première fois depuis l’invention de l’agriculture, les planteurs ne sont plus maîtres de leurs semences.

Et pourtant, à côté de cette marchandisation accrue, le mouvement des communs s’insère dans des activités qui paraissaient définitivement gagnés par une logique commerciale. Wikipédia illustre ce renversement majeur. Le modèle d’une encyclopédie libre et autonome s’est progressivement imposée, au détriment des encyclopédies commerciales traditionnelles (Encarta, Britannica, Universalis…). Toutes les tentatives pour remonétiser les productions encyclopédiques se sont révélées inopérantes.

L’ensemble du secteur de la publication scientifique est aujourd’hui travaillé par une tension similaire. Les propriétaires des revues académiques sont loin d’avoir abandonnés la partie. Elles sont néanmoins confrontées à une fronde croissante des communautés scientifiques, de plus en plus désireuses d’auto-organiser le processus de publication.

Paradoxalement, le cœur-même de l’économie moderne, la finance, n’est pas non plus à l’abri de cette délégation progressive. Le déclin des agences d’information a entraîné, de facto, la transformation de l’information commerciale en bien commun. Les nombreuses expérimentations autour des monnaies sociales et collaboratives portent également l’espoir d’une finance structurées autour des biens communs.

Capitalisme sans rival

On se situe ainsi de plus en plus au croisement de deux mondes. L’expansion séculaire du marché est non seulement contenue, mais concurrencée par la renaissance des communs.

Cette intrication va s’intensifier dans les années à venir : les points de tensions se multiplient. L’Assemblée nationale rouvre ainsi prochainement un dossier ancien : le statut du domaine public dans la législation sur le droit d’auteur.

Situé de facto dans le régime des biens communs, le domaine public n’a jamais été véritablement défini. Une journée d’étude prévue le 31 octobre 2013, à l’initiative de la députée Isabelle Attard et du collectif SavoirsCom1 permettra d’amorcer ce débat essentiel.

L’un des deux mondes ne va pas nécessairement l’emporter sur l’autre. Néanmoins, le mouvement des communs contribuera éventuellement à modérer l’élan destructeur d’un capitalisme sans rival.

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:45

 

 

blogs.mediapart.fr

Léonarda, 15 ans, arrêtée et expulsée pendant une sortie scolaire

Mme Dibrani et ses 6 enfants ont été expulsés  mercredi  9 octobre au matin vers le Kosovo. Ils habitaient un appartement à Levier (Doubs) qu'ils occupaient dans le cadre de la prise en charge des demandeurs d'asile du DLHD.

            M. Dibrani était depuis fin août retenu au centre de rétention de Strasbourg. Assigné à résidence, il a été arrêté à Mulhouse. Son expulsion programmée 2 fois a été repoussée jusqu'à mardi 8 octobre au matin.

            Après cette expulsion, le mardi soir Mme Dibrani a réaffirmé son vœu de rester en France pour l'avenir de ses enfants malgré l'angoisse qu'elle ressentait à l'idée d'être seule avec sa famille. Les enfants qui ont entre 5 et 17 ans étaient scolarisés depuis plus de 3 ans, ils étaient en France depuis presque 5 ans (4 ans et 10 mois), autrement dit, dans deux mois, ils entraient de plein droit dans le cadre dela circulaire Valls et pouvaient être régularisés. Le mardi soir avant l'expulsion la mère était perdue, les enfants attendaient et Hasan, l'avant dernier âgé de 5 ans, recopiait des lettres apprises à l'école agenouillé au-dessus d'un carton.

            La plus petite Médina est âgée d'un an, elle est née en France. Tous les enfants parlent parfaitement le français. Maria et Leonarda ont obtenu le DELF diplôme de français niveau B1 demandé par la préfecture pour obtenir la nationalité française. Après ses années de collège, Maria a fait cette année sa rentrée au lycée Toussaint Louverture en première année de CAP service. Son professeur de français souligne sa volonté et son enthousiasme. Dans le petit sac de sport qu'elle a pris le matin de l'expulsion, elle a emporté son costume de travail.

            Leonarda, scolarisée en 3ème DP3 (option découverte professionnelle) au collège André Malraux, n'était pas chez elle ce matin là. Les professeurs de la classe avaient organisé une sortie à Sochaux sur toute la journée avec un départ à 7h00. Pour être à l'heure, elle ne pouvait pas prendre le bus de son domicile. Elle a donc dormi chez une amie à Pontarlier. Les policiers ont été renseignés sur l'endroit où elle se trouvait. Le maire de Levier a appelé Léonarda et a demandé à parler à un professeur présent dans le bus, elle a transmis son téléphone à Madame Giacoma, professeur d'histoire-géographie-éducation civique au collège Malraux.

 Mme Giacoma : «je n'ai pas compris tout de suite ce qui se passait, j'ai cru que c'était la mère de Léonarda qui voulait être rassurée et en fait, c'était  le maire  de Levier, commune de résidence de Léonarda, qui m'a précisé qu'il savait que nous nous rendions à Sochaux et il me demandait expressément de faire arrêter le bus. Dans un premier temps j'ai refusé en précisant que ma mission était d'aller à Sochaux avec tous les élèves inscrits pour cette sortie pédagogique (visite de lycées + visite de l'usine Peugeot). Le maire de Levier, Albert Jeannin, m'a alors passé au téléphone un agent de la PAF qui était dans son bureau : son langage était plus ferme et plus directif, il m'a dit que nous n'avions pas le choix que nous devions impérativement faire stopper le bus là où nous étions car il voulait récupérer une de nos élèves en situation irrégulière : Léonarda Dibrani cette dernière devait retrouver sa famille pour être expulsée avec sa maman et ses frères et soeurs ! Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain ...  il m'a intimé l'ordre de faire arrêter le bus immédiatement à l'endroit exact où nous nous trouvions, le bus était alors sur une rocade très passante, un tel arrêt aurait été dangereux ! Prise au piège avec 40 élèves,  j'ai demandé à ma collègue d'aller voir le chauffeur et nous avons décidé d'arrêter le bus sur le parking d'un autre collège (Lucie Aubrac de Doubs). J'ai demandé à Léonarda de dire au revoir à ses copines, puis je suis descendue du bus avec elle, nous sommes allées dans l'enceinte du collège à l'abri des regards et je lui ai expliqué la situation, elle a beaucoup pleuré, je l'ai prise dans mes bras pour la réconforter et lui expliquer qu'elle allait traverser des moments difficiles, qu'il lui faudrait beaucoup de courage... Une voiture de police est arrivée, deux policiers en uniforme sont sortis. Je leur ai dit que la façon de procéder à l'interpellation d'une jeune fille dans le cadre des activités scolaires est totalement inhumaine et qu'ils auraient pu procéder différemment, il m'ont répondu qu'ils n'avaient pas le choix, qu'elle devait retrouver sa famille...Je leur ai encore demandé pour rester un peu avec Léoanarda et lui dire au revoir (je l'a connais depuis 4 ans et l'émotion était très forte). Puis j'ai demandé aux policiers de laisser s'éloigner le bus pour que les élèves ne voient pas Léonarda monter dans la voiture de police, elle ne voulait pas être humiliée devant ses amis ! Mes collègues ont ensuite expliqué la situation à certains élèves qui croyaient que Léonarda avait volé ou commis un délit. Les élèves et les professeurs ont été extrêmement choqués et j'ai du parler à nouveau de ce qui s'était passé le lendemain pour ne pas inquiéter les élèves et les parents.»

             Lorsque la famille est partie, nous avons essayé de joindre par mail la préfecture fermée le mercredi matin. Mais la famille a été emmenée directement à l'aéroport pour prendre un avion à 13h00 le même jour. Nous avons eu au téléphone les deux filles Maria et Leonarda jusqu'au départ de l'avion.

             Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes profondément choqués par les méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue.

            Nous, professeurs du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture, sommes choqués de voir comment les efforts d'intégration fournis par ces enfants à l'école sont réduits à néant par des politiques aveugles et inhumaines.

             Nous demandons le retour immédiat des enfants en France pour leur sécurité.

                                                                     Enseignants du collège André Malraux et du lycée Toussaint Louverture

 

 

Le récit qui précède est celui d’enseignants des enfants.

Le constat est amer. D’abord parce qu’une expulsion, quelle qu’elle soit, est une violence. Le pays où vous espériez faire (refaire) votre vie ne veut pas de vous, vous exclut, vous repousse physiquement.  Cet ostracisme est insupportable pour des adultes. Il est dévastateur pour des enfants. Il faut regretter que des responsables de gauche, disant défendre certaines valeurs, pour certains d’entre eux prétendant se souvenir de leur passé d’immigré, fassent mine de l’ignorer pour booster leur carrière.

On a honte pour tous ceux qui, de près ou de loin, maire, fonctionnaires de la PAF, préfet, membres du cabinet,  imbéciles ou salauds,  ont collaboré à cette arrestation.  Ont-ils remarqué quela jeune Léonardaa été interpellée sur le parking du collège Lucie Aubrac ? Aubrac ? Connais pas ?

Il faut dire, en prime, que cette malheureuse famille paye, comme d’autres, la lâcheté politique des ministres de l’Intérieur successifs, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls en passant par Hortefeux, Besson et Guéant.  En effet, la saine incompréhension des élèves, des enseignants, des parents ont, de fait, pratiquement interdit l’expulsion des élèves depuis des années. Impossible de mettre dans un avion à destination de Bamako ou d’Alger une famille avec deux ou trois enfants sans provoquer la révolte des passagers.

Ne restent plus dès lors que les familles qui peuvent être montées dans les avions privés du ministère des expulsions et envoyées vers les pays qui acceptent de recevoir ces avions : les pays de l’union européenne astreints à accueillir les « Dublin II »…. Et le Kosovo, état croupion, que les ministres de l’Intérieur, Valls comme Guéant et Besson, obligent à admettre ses avions prison, transportant une femme et ses six enfants, sur son sol. La honte.

                                                       MR

 

 

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