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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 16:11

 

Source : mediapart.fr

Personnes handicapées : le chômage en hausse de 60% sur 4 ans

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Selon les derniers chiffres de la Dares, le chômage touche 21 % des personnes handicapées. Cette situation, qualifiée d’« urgente » par les associations pour l'insertion des personnes handicapées, « nécessite une mobilisation des entreprises et des pouvoirs publics beaucoup plus forte ».

Alors que s’ouvre, lundi 18 novembre, la 17e édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les associations déplorent une augmentation de 60% du taux de chômage des personnes handicapées sur les quatre dernières années.

« Il y a urgence. Le chômage des personnes handicapées a augmenté de 60 % depuis quatre ans. Cette situation supposerait une mobilisation des entreprises et des pouvoirs publics, beaucoup plus forte que celle qu'on a aujourd'hui », estime Véronique Bustreel, conseillère nationale chargée de l'emploi à l'Association des paralysés de France (APF).

Actuellement, le taux de chômage des personnes handicapées, qui s'élève à 21 %, est deux fois supérieur au taux de chômage national (11 %). Selon une étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), sur les deux millions de personnes de 15 à 64 ans qui ont une reconnaissance administrative de leur handicap, seules 700 000 ont un emploi. Alors que seulement 31 % des gens n’ont aucun diplôme ou seulement le brevet des collèges, ce chiffre monte à 51 % pour les personnes handicapées.

Toujours selon le rapport de la Dares, même si plus de 80 % des personnes handicapées travaillent en milieu « ordinaire », la part de ces handicapés travaillant en milieu « protégé », c'est-à-dire dans des ESAT (établissements et services d'aide au travail) ou des entreprises adaptées (EA), est en constante augmentation. 

Les associations pour l'emploi des personnes handicapées demandent le renforcement des mesures pour l'intégration des personnes handicapées en milieu « ordinaire ». Aujourd'hui, les entreprises de plus de 20 salariés ont l'obligation d'employer 6 % de personnes handicapées sous peine de pénalités financières, mais le taux moyen dans le privé comme dans le public est encore inférieur à 4 %. 

La ministre déléguée au handicap, Marie-Arlette Carlotti, a affirmé sa volonté de faciliter le passage des travailleurs handicapés entre le milieu « protégé » et le milieu ordinaire. Le futur projet de loi réformant la formation professionnelle et l'apprentissage aura un volet handicap, a annoncé la ministre.

 

Source : mediapart.fr

 

 

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:51

 

 

Source : marianne.net

 

Les patrons ne connaissent pas la crise

Lundi 18 Novembre 2013 à 12:50

 

Jack Dion
Directeur adjoint de la rédaction de Marianne et grand amateur de théâtre En savoir plus sur cet auteur

 

Le salaire d'un patron du CAC 40 se situe au modeste niveau de 3,96 millions d'euros par an...

 

Carlos Ghosn - BEHAR ANTHONY/SIPAUSA/SIPA
Carlos Ghosn - BEHAR ANTHONY/SIPAUSA/SIPA

La bonne nouvelle est venue du Figaro : « Les patrons du CAC 40 ont diminué leur rémunération ». Fichtre. Va-t-on devoir organiser des collectes de solidarité pour permettre aux grandes familles de passer l'hiver ? Grâce à Dieu (et au veau d'or), on n'en est pas là.

Résumons les données fournies par le cabinet Proxinvest, et présentées de façon fort intéressée par le Figaro, où l'on n'oublie jamais que le patron s'appelle Serge Dassault. Pour la troisième année consécutive, la rémunération totale des PDG des 120 premiers groupes cotées à la Bourse a augmenté en 2012  (+. Chez ces gens-là, la crise est une aubaine. Le salaire moyen d'un patron d'une grande entreprise est de 2,84 millions d'euros par an, soit 236 000 € par mois, autrement dit 197 Smic mensuel. Par parenthèse, ce sont les mêmes qui viennent expliquer que le « coût du travail » est insupportable. Visiblement, leur salaire n'est pas concerné.

Mais il y a mieux - ou pis, tout dépend de quel côté de la barrière sociale on se situe. Il s'agit du cas très particulier des dirigeants du CAC 40, la crème de la crème, le gratin de l'élite financière. Certes, leur rémunération moyenne a effectivement baissé. Mais elle se situe cependant au modeste niveau de 3,96 millions d'euros par an, soit 330 000 € par mois, ou encore 275 Smic.

Comme il s'agit d'une moyenne, il en est qui font exploser les statistiques. Tel est le cas de Bernard Charlès, directeur général de Dassault Systèmes (14,9 millions d'euros), de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan (13,4 millions), ou de Bernard Arnault, qui dirige LVMH (9,5 millions), dignes représentants d'une caste où l'on aime prôner les sacrifices pour les autres.

On se consolera en notant que l'on ne s'éloigne pas trop des normes établies par le « code de gouvernance » adopté par le Medef, avec l'accord tacite du gouvernement. En vertu de ce document, qui a la valeur éthique d'une OPA, le « maximum socialement acceptable » est de 240 fois le Smic. Il faut se faire à l'idée que l'égalité s'arrête à la porte des entreprises.

 

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:51

 

 

Source : bastamag.net

 

 

40 000 suppressions d’emplois en 2014 : ce plan social invisible qui frappe le secteur associatif

par Nadia Djabali 18 novembre 2013

 

 

    Les associations ont souffert sous la présidence Sarkozy. Vont-elles expirer avec Hollande ? 30 000 à 40 000 emplois devraient être supprimés en 2014, dans un secteur associatif qui en compte 1,8 million. Les raisons de cette gigantesque vague de licenciements : la baisse des budgets des collectivités locales, qui n’ont plus les moyens de soutenir les associations. Et la politique de l’État qui oriente ses subventions et ses appels d’offre vers les plus grosses structures, transformées en prestataires de services. Une politique jugée « aveugle et suicidaire » par nombre de représentants du secteur. Enquête.

    Le 1er janvier 2014, il n’y aura plus aucun éducateur dans les rues d’Orléans, de Montargis ou de Pithiviers pour aller à la rencontre des collégiens et des ados. Le département du Loiret a annoncé cet été qu’il ne financerait plus la prévention spécialisée, jugée inefficace par ses services. L’enveloppe départementale représente 80% du budget des deux associations en charge de cette prévention : 50 éducateurs, dont 40 équivalents temps plein viendront donc gonfler les effectifs de Pôle emploi.

    En Seine-Maritime, même processus. Le nombre d’éducateurs de rue est divisé par deux suite à la décision du conseil général de réduire les subventions de 6,8 millions d’euros à 3,5 millions d’euros. Cette coupe budgétaire a un impact immédiat sur les associations de prévention, financées à 90% par le département : 74 emplois supprimés sur les 140 que compte le secteur. Une rallonge de 500 000 euros du conseil général servira à solder les licenciements.

    La prévention spécialisée n’est pas la seule touchée. En Isère, le Planning familial est dans une situation très difficile depuis l’annonce par le conseil général d’une diminution des subventions de 98 000 euros. Plus de la moitié des centres sont concernés, avec à la clé la fermeture du centre d’Eybens, près de Grenoble.

    Un plan social invisible

    On ne compte plus les associations dont les comptes virent au rouge, plombés par les mesures d’austérité. Décidées au niveau national, ces coupes dégringolent en cascade jusqu’aux finances locales. Au bout de la chaîne, des associations mettent la clé sous la porte ou se séparent de leurs permanents. « Entre 2010 et 2012, le secteur associatif a perdu 11 000 emplois alors qu’il représente aujourd’hui un emploi sur dix du secteur privé », confirme Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative.

    Ce n’est que le début. L’année 2014 s’annonce très rude. « Compte tenu des 14 milliards d’économie annoncée par le gouvernement, dont 1,5 milliard de baisse de la dotation des collectivités locales, le monde associatif subira un plan social invisible de 30 000 à 40 000 emplois l’année prochaine », s’alarme Didier Minot [1], du collectif des associations citoyennes (CAC). La lutte contre le déficit public oblige les collectivités à se recentrer sur leurs compétences obligatoires au détriment des actions en faveur de la vie associative en général, de l’environnement, de l’éducation populaire, de la défense des droits, de la culture et du sport. Une restructuration économique qui demeurera invisible. Les petites associations étant majoritairement concernées, il n’y aura pas de plan social massif mais une multitude de licenciements épars, dans un secteur qui emploie 1,8 million de salariés à temps plein ou partiel, en plus des 16 millions de bénévoles actifs.

    Ministre contre ministre

    Créé en 2010, le CAC multiplie les actions, les rendez-vous, et recense les associations en difficulté. Un appel à mobilisation a été lancé (voir ici). Il a recueilli 7 500 signatures dont une centaine de réseaux nationaux, 200 associations régionales et départementales, et plus de 700 associations locales. Nouvelle preuve que le secteur est sinistré, les signatures continuent d’affluer.

    « Il y a deux langages au sein de l’État, constate Didier Minot. Un discours de dialogue porté par Valérie Fourneyron. Et un autre discours, porté par le ministère des Finances ou par Matignon, qui tend à accroître la complexité des procédures, à considérer toujours plus les associations comme des entreprises. Et surtout à diminuer les financements associatifs. Quand on regarde sur plusieurs années, cela s’apparente à une strangulation. »

    Politique « aveugle et suicidaire »

    À Saumur (Maine-et-Loire), la Maison des jeunes et de la culture (MJC) s’est vue refuser une subvention de l’État de 7 000 euros. Du coup la Ville, qui subordonnait son financement à celui de l’État, refuse de mettre la main au portefeuille. Les 7 000 euros en font 15 000 de moins. Cette situation met en déséquilibre le poste de directeur qui va être supprimé. « Pour 7 000 euros, on va envoyer au chômage une personne qui coûtera bien plus cher aux comptes sociaux. Et on met en péril le fonctionnement d’une MJC », s’indigne Didier Minot. Nous sommes dans des mécanismes complètement incompréhensibles. Creuser le déficit public, alors qu’on prétend le combler, est une position aveugle et suicidaire ! »

    D’où vient cette restructuration ? En juin 2008, le rapport « Pour un partenariat renouvelé entre l’État et les associations » est remis à Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative. « Ce dernier propose de rompre avec la culture de la subvention et suggère que la distribution des subventions laisse désormais la place à un système de commande publique », expliquent Viviane Tchernonog et Jean-Pierre Vercamer, auteurs d’une étude sur le sujet [2]. En janvier 2010, la circulaire Fillon enfonce le clou : elle affirme que la grande majorité des activités exercées par les associations peuvent être considérées comme des « activités économiques » et entrent donc dans le champ concurrentiel. En clair, une association devient une banale entreprise, prestataire de services.

    Fini le collectif, place au Social Business

    Après la « modernisation » de l’État, qui s’inspire des modèles de gestion pratiqués au sein des grandes entreprises privées (et dont la révision générale des politiques publiques – RGPP – a marqué le commencement), c’est au tour des associations de devoir se convertir au modèle de gestion anglo-saxon, au « lean management » et à la performance chiffrable. « C’est l’idée selon laquelle les associations sont certes sympathiques, mais souffrent d’amateurisme, analyse le chercheur Jean-Louis Laville. Elles doivent donc moderniser leur fonctionnement en empruntant les formes de management des grandes entreprises privées. Pour être modernes, les associations doivent se convertir en ce que Mohamed Yunus a désigné comme “Social business”, c’est-à-dire des entreprises à but social fonctionnant comme des entreprises, adossées à de grands groupes privés qui vont leur permettre de gagner en performance. »

    Le modèle concurrentiel introduit par les appels d’offre fait déjà de gros dégâts. Car ce sont les associations les plus grosses et les plus institutionnalisées qui raflent les marchés. La fédération Leo Lagrange, issue de l’éducation populaire, est forte de 8 000 salariés dont 3 000 équivalents temps plein. 150 millions d’euros de chiffres d’affaires, 13% de croissance en 2012, avec de plus en plus de demande de services sur la petite enfance ! « On est en train de devenir le premier opérateur de berceaux, on commence à gérer de plus en plus de crèches », déclarait fièrement Bruno Le Roux, président de Léo Lagrange, lors d’une visite de Michel Sapin, ministre du Travail, au siège de la fédération. Léo Lagrange s’est engagée à embaucher 150 emplois d’avenir sur les trois prochaines années. Bruno Le Roux est par ailleurs député PS et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale...

    Économie « sociale » : les gros écrasent les petits

    Avant, les dirigeants venaient du métier ou de l’association elle-même. Aujourd’hui, une partie des structures sont administrées par des gestionnaires professionnels. Elles sont munies de services très performants qui épluchent les appels d’offre publics. Leur taille leur permet de réaliser des économies d’échelle dans un contexte où la commande publique se contente souvent du moins-disant. Résultat, les petites associations locales ne font plus le poids et mettent la clé sous la porte. « Je connais une fédération de la Ligue de l’enseignement en région parisienne qui fait du marketing auprès de toutes les communes pour gagner des parts de marché sur les autres organisations d’éducation populaire. Ils ont maintenant un quasi monopole sur toute la vie scolaire », illustre Didier Minot.

    Le centre social Accueil Goutte d’Or, dans le 18ème arrondissement de Paris, en sait quelque chose. En 2012, il a perdu le suivi socioprofessionnel d’une centaine d’allocataires du RSA, qu’il assurait depuis 1996. Les critères de sélection des financeurs donnaient la part belle aux structures intervenant sur plusieurs territoires. « Ces critères ne sont pas adaptés à une petite association comme la nôtre, dont l’efficacité vient de sa proximité au quartier et de sa connaissance proche de ses habitants », déplore Christine Ledésert, directrice du centre social.

    67 millions pour les associations... du ministère des Finances !

    L’État préfère les grosses structures associatives. En 2011, il a consacré 1,2 milliard d’euros aux associations, par des subventions directes. Deux tiers de ces aides sont allées à seulement 342 structures (sur les 21 119 subventions répertoriées). Et 3,5% des associations subventionnées reçoivent les trois quarts de l’appui public. « De très grosses associations sont très fortement financées et une poussière de petites associations reçoivent une poussière de petites aides, qui sont néanmoins vitales pour elles », commente un observateur. D’autre part, 42% de ces financements sont destinées à des organisations para-publiques : centres de formation, établissements d’enseignement supérieur, fondations politiques, musées, grandes institutions culturelles, de la Croix-Rouge aux instituts techniques agricoles, en passant par les orchestres nationaux.

    Un comble : les structures associatives les plus subventionnées en France se trouvent... au ministère des Finances ! À quelques étages sous le bureau du ministre de l’Economie Pierre Moscovici ! La cantine de Bercy est une association. Le comité des œuvres sociales du ministère est une association. Et le total des aides qui leur sont versées atteint 67 millions d’euros ! Si l’on retire le demi-milliard d’euros ainsi consacré à des organismes para-publics ou de cogestion, il reste 700 millions pour les associations, orientés en priorité vers les plus grosses, les mieux à même de répondre à un appel d’offre.

    Destruction du projet associatif

    De nombreux responsables d’associations sont convaincus que le système des appels d’offre détruit les projets associatifs. Avec les appels d’offre, les besoins ne sont pas définis par rapport à une situation réelle rencontrée localement, mais à partir d’un cahier des charges élaboré par le financeur, souvent en décalage avec les réalités du terrain. Exemple au nord de Paris, à la Porte Montmartre, où s’est installé un marché informel « légalisé », le Carré des biffins.

    Des personnes très démunies et vivant dans une précarité extrême y vendent objets de récupération et vêtements le plus souvent récoltés dans les poubelles. La mairie de Paris a lancé en octobre 2009 un appel d’offre afin de répondre aux besoins d’insertion et d’accès aux droits de ces personnes. Mais le cahier des charges comporte une bizarrerie relevée par Pascal Nicolle, président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme : « Ce sont les travailleurs sociaux qui font à la fois le travail de placiers, pour placer les pauvres derrière leur stand, et le travail d’accompagnement social. Certains matins, cela tourne vite à la bagarre entre les inscrits, les non inscrits et les biffins qui se remplacent. Et c’est aux éducateurs d’appeler la police. Comment voulez-vous, dans ces conditions, que les biffins aient confiance en leurs travailleurs sociaux ? »

    Objectifs quantitatifs contre travail de proximité

    À partir du moment où il n’y a plus que des relations commerciales avec les financeurs, la relation de confiance n’existe plus. Et qu’en est-il de la relation entre les usagers et les travailleurs sociaux ? « Le suivi du travail d’insertion ne se fonde plus que sur des critères quantitatifs, regrette Bernard Masséra, membre du CAC et vice-président de l’association Accueil Goutte d’Or. Les financeurs demandent : “Vous avez envoyé combien de convocations pour que votre bénéficiaire vienne ? Ah, il n’est pas venu deux fois : vous devez le rayer. » Exit le travail de proximité et l’accompagnement social véritablement personnalisé.

    « Certains allocataires du RSA que nous suivions dorment dans des voitures. On ne se contentait pas de leur envoyer une circulaire pour leur dire de venir. Quand quelqu’un ne venait pas, on se mobilisait, on prévenait les gens qui connaissaient cette personne. On se demandait aussi pourquoi cette personne n’était pas venue. Ce travail-là n’est pas possible avec une grosse structure de 1 000 salariés et un DRH qui gère ça depuis là-haut. » Dans les associations aussi, le travail réel et ses contraintes devient invisible aux yeux des managers.

    Des associations dans le secteur concurrentiel

    « Nous demandons au Premier ministre d’infléchir le plan de rigueur pour permettre aux collectivités de continuer à financer l’action associative » , explique Didier Minot. Le CAC estime qu’il faut sortir du champ concurrentiel un certain nombre d’activités associatives, qui ne rendent pas le même service que les entreprises privées, à l’exemple des crèches parentales, différentes d’une garde privée d’enfants. « Il faudrait en France une loi qui protège ces structures du champ de la concurrence, comme l’a fait l’Allemagne », poursuit Didier Minot. L’inverse de ce qui se passe actuellement en France.

    La loi de 1901 définit l’association comme une convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, de façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Cela n’implique pas l’absence d’échanges monétaires, mais interdit toute lucrativité. On trouve ainsi dans le champ associatif des compagnies de théâtre, des structures qui assurent des formations professionnelles, qui gèrent des maisons de retraite, proposent des aides à domicile ou œuvrent dans le secteur médico-social.

    Intelligence collective

    Autant de secteurs où elles se retrouvent désormais en concurrence avec des entreprises privées, depuis que celles-ci ont investi ces nouveaux « marchés », traditionnellement couverts par les associations, comme ceux des services à la personne. Une concurrence jugée déloyale par le privé. Les associations, y compris celles qui sont devenues des quasi entreprises, bénéficient du régime fiscal dérogatoire des organismes non lucratifs, comme la non soumission aux impôts commerciaux. Et ce, quel que soit le montant de son budget ou de leur chiffre d’affaires.

    Quelle différence alors entre une association et un prestataire privé ? Entre une régie associative de quartier qui entretient des espaces verts et une entreprise de nettoyage ? « Une association va le faire avec des travailleurs en insertion, à qui elle propose des actions de formation et d’accompagnement social, précise Didier Minot. Sa finalité n’est pas le profit, sa finalité se situe dans des missions d’intérêt général reconnues, au service de la collectivité. » Fabriquer de l’intelligence collective sans forcément vendre un business plan sera-t-il encore possible dans un monde privé de ses associations ?

    Nadia Djabali

    Photo : CC Jonathan Samuels

    Notes

    [1Sur ce sujet, Didier Minot vient de publier l’ouvrage Des associations citoyennes pour demain, Editions Charles Léopold Mayer, septembre 2013, 20 euros.

    [2Les associations entre mutations et crise économique – État des difficultés (octobre 2012), étude nationale par réalisée par Deloitte et le CNRS-Centre d’économie sociale.

     

     

    Source : bastamag.net

     

     

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    18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:26

     

     

    Source : jardinvegan.com

     

    Système D : Un petit Chauffage d'Appoint avec des Bougies

     

     

     

    heater4.jpg

     

    Système D : Pour faire un petit chauffage radiant sans électricité ni gas, on a juste besoin d'un matériel bon marché ou également trouvé dans les brocantes. Bien sûr ça n'aura pas la puissance de chauffe d'un radiateur électrique ou à gas, ça peut dépanner lorsque l'on veut  chauffer un coin à moindre coût, réchauffer un jardin d'hiver ou tout simplement fermer 1 radiateur sur 2. C'est aussi en pensant à des familles qui vivent de manière vétuste et sans électricité que ce système peut être utile.


    Test : J'ai chauffé le salon tout l'après-midi avec ce système, 2 dispositifs placés sur une table, radiateurs fermés. Pas mal dut tout, c'est rustique et si ça permet de ne pas avoir tous les radiateurs électriques en marche, pas mal du tout, et ça coûte quelques centimes € en bougies.


    AVERTISSEMENT : Isoler le meuble de papier aluminium ménager, poser le montage en hauteur hors de portée des petits enfants et des personnes fragiles.

    MATERIEL : Faire 2 Montages pour obtenir plus de chauffe.  

     

    Pour 1 Montage : heater1.jpg

     

    Les pots en terre cuite sont bon marché, j'en ai acheté lors des déstockages dans une jardinerie à 1€ pièce

    2 dessous de pots ou n'utilisez qu'un seul, selon la hauteur de votre grille.  Il faut que l'air circule donc les bougies ne doivent pas être étouffées par le petit pot, ça ne produira pas assez de chaleur ou les bougies s'éteindront.

    4 bougies chauffe plat (ils sont vendus par centaine entre 1€ et 5€ - là aussi, profiter des déstockages)

    1 grille (on peut en récupérer dans les brocantes) OU 3 briques pas très épaisses à poser à plat en forme de U, pour soutenir les pots.  (ils seront ainsi autour du foyer formé par les bougies)

    1 Pot en terre cuite de la taille que vous souhaitez

    1 Pot en terre cuite d'une talle supérieure au précédent 

     

    Et si on pas de grille :

    1 moule à cake 

    4 bougies chauffe plat

    1 Pot en terre cuite de la taille que vous souhaitez

    1 pot en terre cuite d'une taille supérieure au précédent

     

    MONTAGE :

     

    Pour accéder à la suite de cet article, cliquer ici

     

     

    Source : jardinvegan.com

     

     

     

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    18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:16

     

    Source : rue89.com

     

    « On m’appelait l’idéaliste » 18/11/2013 à 12h20

    La folle idée d’un village provençal : sa mutuelle communale

    Rémi Noyon | Rue89

     

     

    A Caumont-sur-Durance, beaucoup renonçaient aux soins faute de complémentaire santé. Le village a négocié un contrat pour tous. Plus d’argent, de santé, et un « vent de solidarité ». Reportage.

     


    Le village de Caumont-sur-Durance, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    (De Caumont-sur-Durance, Vaucluse) Caumont-sur-Durance, des murs pastels, 4 000 âmes, l’air sec même en hiver, et une mutuelle réservée aux habitants. Depuis les hauteurs, on voit de vieilles dames trébucher de trottoirs en trottoirs. Des gamins zoner sur leur scooter, des mamans pester en courant vers l’école. Tout ce petit monde s’est regroupé pour négocier une complémentaire moins chère, plus avantageuse. Une première en France.

    Jean-Pierre Pernaut en a parlé au « 13 heures ». Les journalistes ont dit à Véronique, l’élue à l’initiative du projet, que c’était formidable et qu’on allait la voir beaucoup à la télévision. Dans un pays où quatre millions de personnes ne peuvent compter que sur la base Sécu, la « mutuelle communale » pourrait faire des petits.

     


    Véronique Debue chez son coiffeur, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Dissimulant mal sa fierté, « Véro » refuse de répondre avec une « tête de mal-réveillée ». On franchit la Durance, elle file chez le coiffeur. Il y aura des photos, elle tient à sa couleur.

    Sur la tablette du miroir, son téléphone s’allume de temps en temps :

    « Ça me bouffe cette histoire. Les gens m’appellent de toute la France pour me demander de faire quelque chose pour eux. Vous entendriez toute cette souffrance ! Ils me disent : “Soyez plus médiatique, il faut que d’autres communes vous suivent.” »

    Après deux coups de pinceau à la racine, on commence à tirer les fils. Le récit est calé. Livré avec un grand sourire, sans fausse modestie. D’ailleurs, un « process » – Véronique est une commerciale – est en cours de rédaction. Un guide pour répondre aux questions qu’elle dit recevoir de toute la France, jusqu’à La Martinique :

    « On m’appelait l’idéaliste, maintenant je suis la fée. »


    Véronique avec des membres du comité de pilotage, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Idée cherche habitants motivés

    Nous sommes l’année dernière. « Véro » est en charge des Affaires sociales à la maire. Les petits vieux défilent au centre communal d’action sociale. Sans-le-sou et pleins de bobos. Des morceaux de vie à fendre le cœur.

    « J’ai sondé autour de moi. Mon médecin m’a dit qu’une mère n’avait pas pu payer de semelles orthopédiques à son fils. Je me suis rendu compte que beaucoup de gens n’avaient pas de couverture santé ou alors des contrats très chers. »

     


    L’église de Caumont, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Lors d’une réunion, elle balance son idée. Toute chaude, mal dégrossie. Pourquoi ne pas négocier pour les habitants une mutuelle communale ? Avec des meilleures prestations et des tarifs plus bas à la clef. Sans compter le « vent de solidarité », bouffée d’air bienvenue dans ces villages d’agglomération, villages dortoirs ou vieillissants.

     

    Un appel-questionnaire est glissé dans le journal de la commune. Le feuillet est agrémenté d’une « citation d’auteur », qu’elle rappelle avec une pointe de coquetterie :

    « Tout le monde savait que c’était impossible à faire puis un jour quelqu’un est arrivé qui ne le savait pas, et il l’a fait. »

    Du Churchill pour faire taire les blasés, les grincheux, les sceptiques. C’est qu’elle est sympathique Véronique, mais un peu boule de feu tendance chevalier blanc. Ça peut en crisper certains.

    Reportage audio dans la permanence de la « mutuelle communale »

    « Comité de pilotage »

    L’intuition était bonne. Plusieurs centaines de foyers se disent intéressés. L’élue n’attendait que cela pour monter un « comité de pilotage ». Un avocat, un médecin, un pharmacien, des cadres, des commerciaux… La crème de la « bourgeoisie » caumontoise.

     


    Un mur de Caumont, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Chirurgien-dentiste installé sur la grande rue, Julien a reçu un coup de fil de sa patiente. Il l’a laissée parler cinq minutes puis a accepté de donner un coup de main.

    « On s’emboîtait bien, chacun avec sa spécialité. Et j’en avais un peu marre de voir mes patients patauger avec leurs remboursements. »

    La bande épluche les contrats des mutuelles. Un peu estomaquée par l’esbroufe de certaines agences :

    • qui sortent du chapeau des pourcentages mirobolants ne représentant en réalité qu’une poignée d’euros ;
    • qui jouent sur la constante confusion entre la part du remboursement obligatoire et celle de la mutuelle ;
    • qui minimisent les dépenses, en se débrouillant, par exemple, pour que les retraités d’un métier bruyant soient à poil sur l’auditif.

    Très affûté, le groupe commence à démarcher. Les agences accourent, alléchées par le potentiel réservoir de nouveaux adhérents. C’est finalement la Mutuelle générale d’Avignon (MGA) qui s’attire les grâces du comité. Avec une cotisation de base à 47 euros par mois.

     


    Julien, le chirurgien-dentiste, avec Véronique, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Pas le village d’Astérix

    Pour ce fait d’armes, Caumont a les honneurs des médias locaux puis nationaux. La ville est la première à proposer une complémentaire peu chère (sans jeu de mots) à ses habitants. Une jolie histoire qui tranche avec le climat de jacquerie générale.

     


    Le fronton de la mairie de Caumont, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Pourtant, le village n’a rien d’un nid d’alternatifs enkysté dans un Vaucluse très à droite. Ici comme ailleurs, ce mélange de rancœur et de résignation, qui presque partout fait le fond de l’air. Mais les aigreurs d’estomac sont un peu calmées par les économies réalisées – très souvent plusieurs centaines d’euros sur l’année.

    Dans les rues, difficile de trouver des rabat-joie. Il y a des indifférents – qui ont déjà une couverture via leurs boulots – et Maurice, qui enfourche son vélo et attend de voir :

    « Une mutuelle, pour fonctionner, a besoin de beaucoup de mutualistes. Il n’y a que 4 000 personnes à Caumont… »

    Plusieurs dizaines de familles de la commune ont déjà sauté le pas. D’autres attendent la fin de leur contrat actuel. La MGA, qui a rédigé le contrat, est solide de plusieurs milliers d’adhérents dans la région.

    Des dizaines d’euros par mois

    La « mutuelle communale » a l’avantage de la proximité. Une permanence est tenue deux fois par semaine, dans une petite salle de la mairie. Aujourd’hui, Annick est venue avec son père, diabétique, amputé de quatre doigts de pieds. Il marche avec une grosse boule blanche au bout de la jambe soutenue par une claquette en bois.

     


    La permanence de la mutuelle à Caumont, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

    On la sent un peu inquiète :

    « La date limite pour résilier l’ancienne mutuelle, très chère, était le 31 octobre. J’ai envoyé le courrier à cette date, mais eux disent qu’ils ne l’ont reçu que le 4 novembre. Du coup, je vais peut-être devoir repartir pour un an. »

    Après Annick et son père, se présentent trois autres personnes. La même histoire ou presque. Avec leurs petites retraites, elles n’ont plus de mutuelles depuis des années ou peinent à s’en payer une. Ce nouveau contrat, c’est donc l’argent, la santé. Mais au-delà des froids remboursements, signer le chèque sanctionne aussi un drôle de sentiment d’appartenance.

    Commentaire de Véronique, qui lorgne sur le défilé :

    « Tout cela est positionné sur de la solidarité et des valeurs patriotes et citoyennes, un langage qui s’est perdu en France. »


    Une adhérente signe son contrat, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

    Retour à l’esprit des origines

    Non loin de là, la directrice de la mutuelle supervise les opérations. Nathalie sait que la caisse sera déficitaire la première année : tous ceux qui ne pouvaient pas se soigner jusqu’à maintenant vont le faire en même temps. Qu’importe, cette habitante de Caumont est très fière de renouer avec « l’esprit mutualiste des origines » :


    Nathalie Meyer, directrice de la mutuelle, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    « Pour nous, c’est l’occasion de faire de l’éducation. De rappeler que c’est un fond commun. Que chacun en est responsable et doit éviter les dépenses superflues si on ne veut pas que la cotisation augmente l’année prochaine. »

    Le contrat ne distingue pas entre les tranches d’âge. A rebrousse-poil de l’esprit du temps, qui catégorise les prestations, il oblige les plus âgés à se sentir solidaires des plus jeunes et inversement :

    « On n’invente rien, on renoue avec l’esprit des petites mutuelles : une solidarité de pot commun avec une cotisation unique. »

    « Bonnes volontés pour sauver la France »

    Mais la bulle d’optimisme pourrait vite éclater. Revenue du Sénat, Nathalie s’inquiète des conséquences de l’accord national interprofessionel (ANI) qui oblige les employeurs à fournir une complémentaire à leurs salariés. Une « fausse-bonne idée » qui, selon elle, va tuer les petites entités et exclure les plus âgés et les précaires :

    « Si l’accord passe tel quel, nous serons balayés et la belle aventure humaine de ce village avec. »


    Le village de Caumont-sur-Durance, le 15 novembre 2013 (Rémi Noyon/Rue89)

     

    Véronique tend l’oreille. Pas question de laisser échapper son bébé. Elle envisage de créer une fondation pour propager l’idée. Et aimerait que les réunions du « comité » se poursuivent autour d’autres projets, comme une commande commune de fioul. Et voilà que Paris menace de tout faire foirer :

    « De Gaulle a bien trouvé quelques centaines de bonnes volontés pendant la guerre et ça a suffi à sauver la France. On ne pourrait pas faire la même chose aujourd’hui ? »

     

     

     

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    17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 18:36

     

    Source : alternatives.blog.lemonde.fr

     

    A Paris, un supermarché collaboratif veut rendre les bonnes choses accessibles à tous

     
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    Ce n'est pas un loup, mais une louve qui est aux portes de Paris. Venue d'Outre Atlantique, elle couve une jolie portée d'idées coopératives pour développer un modèle de distribution alternatif pour bons produits locaux et pas chers. Rencontre avec ses instigateurs.

     

    La passion des bonnes choses

    Tom, Brian et Maëlane - 5 novembre 2013 - Photo: @SoAnn

    Brian Horihan vient du Minesotta, et Tom Boothe vient de l’Indiana. Ces deux Américains se sont rencontrés à Paris par amour... de la bonne bouffe. Tom a été marqué durant ses études de beaux arts (il est cinéaste de formation) par un prof de musique qui a su lui transmettre son amour du vin. "Il me racontait à quel point le fait de "bien manger" avait participé à la cohésion sociale en Italie, après la guerre, dans les années 1950". Quelques cours d'oenologie plus tard, il devient acheteur en vin, une profession qu'il a exercée pendant douze ans. Ce qui l'anime ? Les valeurs transmises dans le monde du vin et de la cuisine, car "il faut que le bon soit partagé par tout le monde".

    Brian a lui aussi fait du cinéma, tout en s'intéressant au jardinage, à l’agriculture, aux potagers urbains, aux coopératives... "Ni Tom ni moi ne venons de familles riches, on vient des "lower middle class", on ressentait le besoin de trouver un lieu où l'on peut acheter les produits bons et pas chers" souligne-t-il pour expliquer comment a germé, en eux, l'idée de créer à Paris un supermarché coopératif.

    Pour eux, les AMAPLa Ruche qui dit Oui ou les Biocoop sont de très belles initiatives, mais elle ne sont pas toujours accessibles à tous : "ce n’est pas gai et cela donne beaucoup de signaux aux anciens hippies. C’est plus pour le bien-être et l’environnement… Alors qu’aux Etats-Unis ce monde du bio est plus mélangé avec le monde gourmet ou gourmand" explique Tom, pour qui la préservation des ressources planétaires va de pair avec la conservation des héritages culinaires et de la tradition de la bonne cuisine... surtout en France !

    Trouver un bon équilibre de valeurs

    Forts de ce qu'ils ont pu observer dans la coopérative alimentaire de Park Slope (qui dénombre pas moins de 16000 adhérents et gère un supermarché  de 1000 mères carrés ouvert de 8 heures à 22 heures 365 jours par an, ainsi que l'explique la la vidéo ci-dessous), un quartier de Brooklyn à New-York, ils ont décidé d'importer le concept en France, en renouvelant de fait l'esprit des coopératives de consommation qui régnait dans la capitale dans à la fin du 19e et au début du 20e siècle quand existaient douze coopératives de consommation :

     

     

    L'idée, simple, consiste à créer un espace de vente de bons produits pas chers. Comment ? En réduisant la part de la main d'oeuvre dans les marges (soit 75 % de l'ensemble). Pour cela, l'initiative repose sur une architecture coopérative où chaque membre doit travailler près de trois heures toutes les 4 semaines. Et chaque membre participe au choix des produits qui seront vendus dans le supermarché.

    A Paris, La Louve ouvrira ses portes dans le 18e arrondissement. Pour cela, ils mijotent à feu doux l'ensemble des ingrédients nécessaires à la mise en place du magasin. C'est ainsi qu'ils ont créé au printemps 2011 un groupement d’achats et l’association Les Amis de la Louve, ayant pour objet la création du Supermarché Collaboratif La Louve. Depuis 2012 le projet grandit et les meutes s'organisent, aidées par le soutien des institutions locales, comme la Mairie du 18e arrondissement et la Mairie de la Ville de Paris par exemple.

    Ces jours-ci, l'équipe finalise une campagne de financement participatif sur la plateforme KissKissBankBank afin d'acheter des équipements, salarier temporairement un coordinateur de chantier, trouver un premier lieu d’accueil des membres et sympathisants, financer l’achat d’une camionnette et d’autres équipements, développer un site web sophistiqué, augmenter la fréquence des distributions et diversifier plus rapidement la gamme de produits, etc.

    En décembre 2013, le groupement d’achats devrait quitter Bagnolet où il est installé depuis sa création pour investir un beau local de 60m2 dans le 18e arrondissement.

    La vidéo suivante résume en quelques minutes et avec un délicieux accent anglo-saxon la logique du projet :

     

     

    Nouveaux modèles, nouvelles dynamiques

    Pour Tom, "ce ne sont pas des consommateurs qui viennent dans un supermarché collaboratif. Il n’y a pas de différence chez nous entre dirigeants et clients. Chaque membre participe à la gouvernance et on n'a jamais l'impression de "travailler" au sens le plus entendu du terme". Il paraît même qu'il est difficile de faire ses courses autre part une fois qu'on y a pris goût, ainsi qu'il l'explique dans la pastille sonore suivante, précisant que les coopérateurs économisent une centaine d'euros par mois tout en faisant de nouvelles rencontres.

    Maëlanne, qui accompagnait Tom et Brian quand je les ai rencontrés, a rejoint le projet en mai 2013 : "ce fut un véritable coup de coeur" confie-t-elle alors qu'elle aimerait bien à terme faire partie de l'équipe en tant que salariée, "le projet porte des valeurs très positives, le mode de gouvernance est très impliquant, Brian et Tom arrivent à transmettre ce qui les anime à l'ensemble de la communauté, si bien que nous avons tous envie de le co-construire au mieux".

    Face à cet enthousiasme, Tom reste vigilant : il sait que la route est longue encore avant l'ouverture du supermarché, prévue en 2015. L'un de ses grands défis est de gérer l'intérêt et enthousiasme générés par le projet. "Nous arrivons à un moment ou il devient difficile à trouver des choses à faire pour le tas de gens qui souhaitent participer à la création de ce supermarché", raconte-t-il. Cette envie de prendre l'initiative et essayer de construire sa propre alternative est exactement l'esprit qu'on recherche... Mais nous espérons que les gens comprennent que leur intégration dans le projet peut prendre un moment pour qu'on puisse les accueillir dans les meilleures conditions".

    A la fois nourricière, indépendante et protectrice, celle qui aurait pu être baptisée "le moulin" prévoit de proposer plusieurs gammes de produits et de prix. "Ce sera défini au maximum par une coopérative de consommateurs, on va faire des sondages, des questionnaires, pour savoir quelles sont les habitudes culinaires et alimentaires de nos membres. On trouvera à chaque fois le meilleur de ce qui existe pour répondre à cette demande et aux valeurs de tout le monde" explique l'équipe qui a déjà choisi du fromage produit par un meilleur ouvrier de France. "Que ce soit bio ou non, c'est surtout très bon ! Le génie c'est l’équilibre avec 40 ans d’expériences l’équilibre entre valeurs éthiques et esthétiques", explique Tom dont la vigilance se retrouve dans le choix des produits, qu'il n'hésite pas à organiser avec des tests à l'aveugle.

    En attendant, l'idée est tellement séduisante qu'il est possible de la soutenir les yeux fermés ;)

    Anne-Sophie Novel // @SoAnn sur twitter

     

     

     

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    17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 18:15

     

    Source : lemonde.fr

     

    Des dirigeants d'un magasin Leclerc sont jugés pour la séquestration de salariés et travail dissimulé

    Le Monde.fr | 16.11.2013 à 06h16 • Mis à jour le 17.11.2013 à 16h23 | Par Francine Aizicovici

     
     
    L'enseigne d'un supermarché Leclerc.

    Les patrons sont parfois séquestrés, les salariés, très rarement. C'est pourtant un tel fait qui a mené des dirigeants du supermarché Leclerc de Montbéliard (Doubs) devant le tribunal correctionnel de la ville, jeudi 14 novembre. Ils sont accusés d'avoir séquestré, en 2006, une cinquantaine de salariés durant environ une heure dans une réserve afin de les soustraire au contrôle inopiné de l'inspection du travail. La CGT s'est portée partie civile. Une vingtaine de salariés ont demandé le paiement d'heures supplémentaires ainsi que des dommages et intérêts pour leur enfermement dans la réserve.

    L'audience a duré treize heures, le temps d'essayer d'éclaircir de nombreux points de cette affaire exceptionnelle. Le 30 juin 2006, vers 21 h 45, le magasin est en plein inventaire quand arrivent des agents de l'inspection du travail, de l'Urssaf et des policiers. L'inspection enquête sur une comptabilisation suspecte des heures supplémentaires depuis plusieurs mois après des plaintes de salariés. Une partie de ces heures n'étaient ni comptabilisées ni payées. Une ancienne employée a confié, dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, qu'elle avait établi de faux relevés d'heures, mentionnant 37,5 heures par semaine alors que des salariés en faisaient 50 à 60.

    A la vue des inspecteurs, le directeur du magasin Leclerc ordonne à une chef de département de cacher une cinquantaine de salariés. Ceux-ci sont conduits dans une réserve. Ils se retrouvent dans le noir, avec interdiction de parler, sans savoir pourquoi ils sont là. "Quand j'ai vu les enquêteurs et la police sur le parking, j'ai paniqué, je savais qu'on ne respectait pas les amplitudes horaires" légales, a reconnu le directeur à la barre. "J'aurais dû réagir mais je ne l'ai pas fait, a admis, de son côté, la chef de département. J'ai suivi [les ordres] sans comprendre les enjeux."


    DIFFÉRENTES VERSIONS POUR UNE "FRAUDE MASSIVE"
     

    Comment s'est passé la séquestration ? L'enfermement aurait duré de 20 à 60 minutes. Certains salariés ont affirmé que le local avait été fermé à clé, la chef de département disant, elle, qu'elle a maintenu la porte avec son pied. "C'était comme si on nous faisait passer pour des travailleurs clandestins", a souligné une salariée dans L'Est Républicain du 17 novembre 2011, ajoutant avoir été "suivie par une psychologue" ensuite.

    Pour Sébastien Bender, avocat du directeur du magasin et de la directrice des ressources humaines (DRH), qui a plaidé leur relaxe, on ne peut pas vraiment parler de séquestration. "Le directeur n'a pas donné l'ordre d'enfermer les salariés mais de les cacher. Et personne ne s'est opposé à aller dans le local", affirme-t-il. Mais peut-on s'opposer aux ordres de son patron ? M. Bender a une autre explication : "Certains salariés ont dit qu'ils avaient pensé qu'ils allaient faire l'inventaire de la réserve, d'autres qu'il y avait le feu. Même dans la réserve, personne n'a demandé à en sortir."

    Des salariés ont pourtant indiqué s'être sentis "oppressés" dans le local. Mais M. Bender a un doute. "Une personne a déclaré avoir joué au foot dans la réserve. Il n'y a pas deux versions identiques." De même, il y a plusieurs versions de la libération des salariés. Etait-ce après le départ des inspecteurs ? Ou bien, comme le dit M. Bender, "au bout d'un quart d'heure, quand le directeur a donné l'ordre de remettre les salariés dans les rayons par petits groupes", après avoir réalisé qu'il avait "fait une bêtise" ? Le tribunal devra trancher.

    En tout cas, "c'est la première fois qu'on arrive à prouver une fraude massive, a souligné la direction du travail dans Libération du 20 octobre 2006. Mais à côté de ça, il y a quantité d'affaires qui n'aboutissent pas faute de preuves et parce que les gens qui viennent se plaindre d'heures sup non payées veulent rester anonymes. Les heures sup, c'est la grande plaie du secteur de la grande distribution (…). Il y a une chape de silence."


    "LE NERF DE CE DOSSIER, C'EST L'ARGENT"
     

    Après cet épisode, le PDG de la société SAS Montdis, qui gère le magasin, "s'est excusé auprès des salariés, indique M. Bender. Une prime a été versée aux 92 qui avaient été présents ce soir-là, dont les 40 qui étaient dans la réserve". La chef de département, qui est la fille du PDG, et la DRH n'ont pas été sanctionnées. Le directeur a reçu une mise à pied de dix jours et est toujours à la tête du magasin. Depuis cet incident, une pointeuse a été installée.

    "Le nerf de ce dossier, c'est l'argent", a lancé le procureur lors du procès. La séquestration, a-t-il ajouté, "c'est l'aboutissement d'une gestion uniquement tournée vers le profit financier, jamais vers l'humain." Une vision que conteste M. Bender : "Le magasin gagne autant d'argent, voire plus, maintenant, alors qu'il y a la pointeuse et que 50 salariés ont été embauchés depuis."

    Le procureur a requis 200 000 euros d'amende à l'encontre de la SAS Montdis pour travail dissimulée ; 15 000 à l'encontre le PDG pour travail dissimulé, obstacle à la mission de l'inspection du travail et paiement de salaires inférieurs au minimum conventionnel ; 2 500 euros d'amende à l'encontre la DRH et 6 000 euros à l'encontre le directeur du magasin ; ainsi qu'un mois de prison avec sursis assorti d'une amende de 2 500 euros pour la chef de département pour séquestration et obstacle à la mission de l'inspection. La décision du tribunal sera rendue par le tribunal le 23 janvier 2014.

    Francine Aizicovici
    Journaliste au Monde

     


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    17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 17:48

     

    Source : filoche.net

     

    « Aucun salarié de ce pays ne travaille le dimanche par « volontariat » mais parce que le patron le veut »


    Filoche DR.jpg

    Entretien. Au moment où le patronat, sous couvert de « liberté du travail », mène une offensive pour le travail du dimanche et de nuit, nous avons rencontré l’inspecteur du travail en retraite, Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste et animateur du courant Démocratie et Socialisme. Il nous donne son point de vue sur les enjeux de cette question pour le monde du travail.

    Où en est-on des décisions de justice concernant le travail le dimanche ?
    Elles sont contradictoires, les juges ont des opinions personnelles différentes sur l’ouverture du dimanche, et le laissent transparaître dans leurs décisions. Cela est rendu possible parce que le principe du repos dominical existe toujours, mais il y a trop de dérogations disparates depuis la loi Maillé-Sarkozy. On en arrive à ce que des juges condamnent les infractions à l’ouverture du dimanche, mais avec des astreintes insuffisamment dissuasives. D’autres donnent raison à un patron qui porte plainte contre les autres, et d’autres annulent ce jugement…

    Quelle est actuellement la réalité du travail le dimanche ?
    Sur 700 000 commerces, 22 000 sont ouverts légalement avec des dérogations préfectorales et municipales (zones touristiques, périmètres d’usage commercial exceptionnel…). Après ça, il y en a quelques milliers ouverts illégalement. L’enjeu est « oui » ou « non » au travail du dimanche dans tout le secteur du commerce. Cela fait 4 millions de salariés concernés avec emplois induits.
    Ce serait un changement de société lourd, et remplacerait la civilisation du loisir par la « civilisation du caddy », comme disait Henri Krasucki. 5 % des salariés travaillent le dimanche de façon régulière (hôpitaux, feux continus, transports, loisirs, là ou c’est indispensable…) et 25 % travaillent occasionnellement. On dit que plus de 75 % des « sondés » seraient favorables à l’ouverture le dimanche, mais 85 % des « sondés » disent aussi qu’eux-mêmes ne veulent pas travailler ce jour là…
    Les salariés de Leroy Merlin et Castorama ont été totalement organisés par leurs patrons : séances de formation avec des communicants sur leur temps de travail, déplacements payés, jours payés, transports et repas payés, T-shirts, banderoles, tracts payés. Ils habillent cela du mot « volontariat », mais le volontariat n’existe pas en droit du travail. Ce qui caractérise un contrat de travail est un « lien de subordination juridique permanent ». Aucun salarié de ce pays ne travaille le dimanche par « volontariat », mais parce que le patron le veut. En fait, mettre en avant des salariés qui « veulent » travailler le dimanche, c’est une manipulation complète.

    Patrons et ministres invoquent relance de la consommation. Alibi ou réalité ?

    C’est hors sujet. Ce qui sera acheté le dimanche ne le sera pas le samedi ou le lundi. Les porte-monnaies ne sont pas extensibles en ces temps d’austérité. Les magasins ouverts en fraude, claironnent des chiffres d’affaires mirobolants majorés de 20 %… mais justement c’est parce qu’ils fraudent, violent la « concurrence » et se font de la « pub » en plus.

    Et la sauvegarde des emplois ?
    Un emploi du dimanche sera un emploi de moins le lundi. Les grandes chaînes s’en tireront en embauchant des femmes pauvres et précaires ou des étudiants en turn-over permanent façon McDonald’s.
    Ils « tiennent » un peu les salariés en leur donnant des primes de 25 %, 30 %, 50 % parfois mais rarement 100 % : ces primes ne sont pas inscrites dans la loi. Vu que les salaires sont trop bas, les pauvres n’ont pas le choix. Et s’il y avait généralisation de l’ouverture du dimanche, ces primes « exceptionnelles » n’auraient plus de raison d’être et seraient supprimées à ceux qui aujourd’hui les reçoivent ou les réclament. La banalisation du dimanche en fera un jour de vente comme les autres, il y a même fort à parier que ce jour-là deviendra un jour à faibles ventes.

    Une nécessité économique dans les secteurs concernés ?
    Il n’y a rien d’économique là-dedans, c’est idéologique : le patronat veut surtout déréguler la semaine et les durées du travail hebdomadaires. C’est pareil pour les ouvertures de nuit genre Sephora ou Marionnaud. Le but est de remplacer la semaine de 35 heures par des horaires à la carte comme l’exige le Medef. Toutes les activités commerciales et annexes peuvent être concernées par la déréglementation voulue par le Medef : vendre du parfum et de la fringue le dimanche, quel sens cela a-t-il ? Le dimanche, c’est un jour de repos collectif, socialisé, facilitant les rapports humains pour toutes les activités de loisirs, culturelles, associatives, citoyennes, familiales et même sportives ou religieuses. Il arrive qu’un étudiant veuille travailler le dimanche, mais ça ne durera pas pour lui, et plus tard, qui gardera les enfants, qui fêtera leur anniversaire si les parents travaillent le dimanche ? Les patrons, ils s’en foutent, le dimanche, ils « brunchent » et jouent au golf.

    et l’emploi ?

    L’ouverture généralisée profiterait aux grandes chaînes contre les petits commerces qui en subiraient le contre-coup : il a été calculé que ce serait un solde négatif de 30 000 emplois perdus. C’est pourquoi toutes les associations de petits commerçants sont opposées à l’ouverture généralisée du dimanche.

    Qui sont « les bricoleurs du dimanche » ?
    Des braves gens qui pourraient faire leurs courses le vendredi après-midi s’ils bénéficiaient vraiment des 35 heures.

    Que défendent les syndicats hostiles au travail du dimanche ?
    Le respect du principe du repos dominical voté en 1906 à l’unanimité par l’Assemblée nationale, et des dérogations limitées strictement aux nécessités. En vérité, on devrait réclamer le retour aux deux jours de repos consécutifs, dont le dimanche. La semaine de 5 jours serait un minima et seule la réduction du temps de travail peut faire reculer le chômage de masse. Le salaire du dimanche devrait être doublé dans la loi avec repos compensatoire.

    Les projets du gouvernement ?
    Ce n’est pas bon signe qu’il ait reçu les patrons fraudeurs à Matignon (alors qu’il n’a pas amnistié les syndicalistes). Pas bon signe non plus qu’il ait attribué à Jean-Paul Bailly, ex-PDG peu brillant de La Poste, le soin de « faire un rapport ». Mais la pression syndicale est grande et le gouvernement a fait tellement de cadeaux au Medef (lequel ne lui en est nullement reconnaissant) que celui-là n’est peut-être pas nécessaire. Vigilance !


    Propos recueillis par Robert Pelletier

     

     


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    16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 22:01

     

     

    lemonde.fr

     

    Soutien mondial pour les 30 militants de Greenpeace détenus en Russie

    Le Monde.fr avec AFP | 16.11.2013 à 20h47

     
     

    De Londres à New Dehli, des sympathisants de Greenpeace manifestaient samedi 16 novembre dans plusieurs villes à travers le monde pour réclamer la libération des militants de l'organisation emprisonnés depuis deux mois en Russie.

     

     

    Rassemblement devant la basilique Saint-Etienne de Budapest, en Hongrie.

    Crédits : AFP/ATTILA KISBENEDEK


     

     

    Au Royaume-Uni, ils étaient plusieurs dizaines à manifester devant des stations-service Shell, que Greenpeace accuse au passage de vouloir effectuer des forages en Arctique en coopération avec la compagnie russe Gazprom. Chaque gérant de station-service a ainsi eu droit à sa lettre signée du président de Greenpeace UK, John Sauven, regrettant que "28 activistes et deux journalistes sont toujours détenus après la saisie de notre navire Arctic Sunrise par des agents armés du FSB russe".

     

    "Beaucoup de manifestations aujourd'hui vont insister sur le rôle tenu par le géant de l'énergie Gazprom et son partenaire commercial en Arctique, Shell. C'est Gazprom qui a demandé aux autorités russes d'intervenir lors de l'action qui a mené à l'arrestation des 30", a explique Greenpeace dans un communiqué.

    Ailleurs dans le monde aussi, les sympathisants de Greenpeace ont défilé et d'autres manifestations étaient prévues en soirée en Allemagne et en Suisse.

    En Argentine, des événements ont été organisés dans les principales villes avec des concerts, des expositions photos et des animations.

    En Inde, des militants se sont symboliquement enfermés dans une cage devant le India Gate à Delhi, comme l'avaient fait vendredi à Paris l'actrice oscarisée Marion Cotillard ainsi que des personnalités françaises de la politique et de la culture.

    En Suisse, 200 personnes ont signé vendredi à Genève une pétition qui doit être envoyée à l'ambassadeur de Russie et entre 80 et 100 personnes se sont fait photographier avec un tatouage appelant à sauver l'Arctique.

     

     JUSQU'À QUINZE ANS DE PRISON

    Les trente membres de l'équipe de l'Arctic Sunrise ont été interpellés le 19 septembre par les autorités russes alors qu'ils tentaient d'escalader une plate-forme pétrolière en mer de Barents pour en dénoncer les risques environnementaux.

     

     

     

     

    Lire : Le capitaine de l'"Arctic-Sunrise" : "Si c'était à recommencer, je resterais à New York"

     

    Ils doivent répondre des accusations de "piraterie" et de "hooliganisme", des crimes passibles respectivement de quinze et sept ans d'emprisonnement.

     

    Lire l'entretien : Piraterie : "La douteuse inculpation des militants de Greenpeace"

     

    Des célébrités comme Madonna ou Paul McCartney sont également appelé cette semaine à la libération des trente militants de Greenpeace.

     

    Lire : Les "30" de Greenpeace : "with a little help from" Paul McCartney

     

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    16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:39

     

     

    Transmis par "Les alternatifs"

     

    Pour communiquer vos dates, contacter : 

    30@alternatifs.org

     jmarneguy@wanadoo.fr

     

     


     

     

    LES INDIGNE/E/S -  AG chaque  mercredi à 18h et samedi à 13h -  Maison Carrée


    Mercredi 18h RESF Nîmes au local de l’APTI


    Agenda Démosphère Gard-Cévennes http://gard.demosphere.eu

     

     


     

    Dates

    Evènement

    Lieu

    heure

    Samedi 16/11

    Rassemblement festif contre la surpopulation et mauvaises conditions de détention avec l’OIP : Observatoire International des prisons

    Maison d’arrêt de Nîmes

    10h

    Samedi 16/11

    Femmes en Noir pour la Palestine

    Place de l’Horloge

    11 à 12h

    Samedi 16/11

    Marche pour l’égalité des Droits, 30 ans après celle de 1983 :Expo, projection, Conférence débat, repas

    CSCS Valdegour

    Dès 10h et jusqu’à la soirée

    Samedi 16/11

    Stand Association France Palestine Solidarité

    Carré d’Art Nîmes

    15 à 17h

    Samedi 16/11

    3èmes rencontres du Forum Social Local Gardois :

    Hôpital d’Alès en danger

    St Christol les Alès

     

    Samedi 16/11

    Rencontre Régionale du Pôle Citoyen Rouge et Vert

    Pour préparation des Assises Nationales

    Rue du Commerce, Montpellier

    10 à 16h

    Mardi 19/11

    Conf UCCN « Une morale pour notre temps »avec P.Corcuff

    IUFM 62 Rue Vincent Faïta

    18h30 à 20h30

    Vendredi 22/11

    Audience TA jugement centre de tri de Nîmes avec  COPOLNIM et Confédération  Paysanne

    Tribunal Administratif  Nîmes      16 av Feuchères

    9h

    Vendredi 22/11

    Colloque FSU « enseigner aujourd’hui et pour demain :un exercice d’équilibriste »

    Centre Pablo Neruda

    De 9 à 16h30

    Samedi 23/dimanche 24

    Journées Arbres, plantes/fruits oubliés

    St Jean du Gard

    9h30 à 18h

    Dimanche 24/11

    Journée anti Grand Marché Atlantique

     

     

    Mardi 26/11

    GAZA actualités avec le Pr Christophe Oberlin et présent livre « La Vallée des Fleurs »

    Auditorium Pablo Neruda

    19h30

    Mardi 26/11

    UCCN Conf « Ethique et progrès médical »avec P.Maresse

    IUFM

    18h30 à 20h30

    Vendredi 29/11

    Conf Débat avec F.Viale Economiste ATTAC sur le Grand Marché Transatlantique

    Pablo Neruda

    20h

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              Depuis le 26 Mai 2011,

            Nous nous réunissons

                     tous les soirs

          devant la maison carrée

     

           A partir du 16 Juillet 2014

                et pendant l'été

                         RV

           chaque mercredi à 18h

                    et samedi à 13h

        sur le terrain de Caveirac

                    Rejoignez-nous  

    et venez partager ce lieu avec nous !



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