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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:39

 

rue89.com

 

Les 99% 10/10/2013 à 19h25

La richesse mondiale a doublé depuis 2000 (et 9 autres chiffres révoltants)

Clément Guillou | Journaliste Rue89

 

 


De l’argent (Nick Ares/Flickr/CC)

 

Le groupe de services financiers Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante.

Le premier (en anglais, PDF) fait un bilan statistique de la richesse mondiale. On apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 000 milliards de dollars ».

Le deuxième (en anglais, PDF) parle des « impacts humanitaires de la crise économique en Europe » (42 pays étudiés dans l’Union européenne, les Balkans, l’Europe orientale). Il constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ».

Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports.

46% du patrimoine mondial est détenu par 1% des ménages

La richesse mondiale a crû de 4,9% entre mi-2012 et mi-2013, la période examinée par Crédit suisse, et de 68% ces dix dernières années.

Le pourcent le plus fortuné des ménages commence à 753 000 dollars (557 000 euros) et amasse 46% du patrimoine mondial – part en hausse –, tandis que les deux tiers des ménages, dont le patrimoine reste stable, ne représentent que 3% de la richesse globale.

Il faut avoir un patrimoine de 4 000 dollars (environ 3 000 euros) pour être dans la moitié la plus riche du globe, et de 75 000 dollars (55 500 euros) pour être dans la tranche des 10% les plus riches.

 


Pyramide de la richesse mondiale. Lecture : « 22,9% de la population mondiale a un patrimoine de 10 000 à 100 000 dollars, et représente 13,7% de la richesse mondiale. » (Crédit Suisse)

 

25% de travailleurs pauvres en Allemagne

Le nombre de salariés allemands ne pouvant subvenir à leurs besoins est en constante augmentation, relève la Croix-Rouge : un quart d’entre eux ont des bas salaires – le montant n’est pas précisé, mais il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne.

Près de la moité des contrats signés en Allemagne depuis 2008 sont à court terme, sans sécurité sociale, et 1,3 million de travailleurs ne peuvent subvenir à leurs besoins.

Une étude de la Fondation Bertelsmann publiée en décembre 2012 montre que la classe moyenne est passée de 65% de la population en 1997 à 58% quinze ans plus tard :

  • 5,5 millions d’Allemands sont devenus « pauvres » ;
  • 500 000 sont devenus « riches ».

Dans toute l’Europe, « la Croix-Rouge signale un nombre important de “nouveaux pauvres”, des gens qui travaillent mais ne peuvent pas assumer leurs besoins primaires à la fin du mois et doivent choisir entre acheter de la nourriture et payer leur loyer ».

31 millions : le nombre de millionnaires en dollars

Le nombre de millionnaires en dollars n’a jamais été aussi élevé. Ils sont :

  • 14 millions aux Etats-Unis ;
  • 10 millions en Europe ;
  • 6,5 millions en Asie-Pacifique.

Parmi les près de 100 000 ultra-riches au capital supérieur à 50 millions de dollars (37 millions d’euros), la moitié environ est aux Etats-Unis. La Chine arrive loin derrière, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon.

L’économie actuelle est propice à l’accumulation de fortune : tandis que la richesse mondiale a crû de 4,9%, le nombre de millionnaires a progressé de 6,1% et celui d’ultra-riches de plus de 10%.

5 : nombre de pays en Europe où le chômage des jeunes dépasse 50%

Bosnie, Macédoine, Serbie, Espagne, Grèce : dans tous ces pays, plus d’un jeune de 15 à 24 ans sur deux, en situation de travailler, était au chômage en 2012. Dans les trois derniers, le chiffre a explosé pendant la crise.

En Europe de l’Est, le chômage des jeunes, déjà élevé avant la crise, a atteint des niveaux alarmants. Il a doublé en Croatie, en République Tchèque, en Croatie, en Pologne et dans les Pays baltes.

Le rapport de la Croix-Rouge dénonce l’austérité qui « ajoute de la pauvreté, alors que les autres continents la réduisent avec succès ».

« Les conséquences à long terme de cette crise ne sont pas encore connues. Les problèmes engendrés se ressentiront pendant des décennies même si l’économie s’améliore dans un futur proche [...] Nous nous demandons si, en tant que continent, nous comprenons vraiment ce qui vient de nous arriver. »

7e : la position de la France dans la hiérarchie des plus gros patrimoines moyens

Grâce à la valeur de l’immobilier (parisien, surtout), le patrimoine moyen français est très élevé : 296 000 dollars, soit 219 000 euros. C’est davantage qu’en Allemagne, en Belgique ou au Royaume-Uni.

L’immobilier compte pour deux tiers de la richesse et le niveau d’endettement des ménages est en France plutôt faible (12% des actifs).

Le Crédit suisse souligne que l’inégalité financière en France est plus grande que dans la plupart des pays européens : un quart des millionnaires européens réside en France. Cependant, les ultra-riches sont plus nombreux en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

14% de la population française sous le seuil de pauvreté

En 2011, selon l’indice d’Eurostat repris par la Croix-Rouge, le pourcentage de ménages français sous le seuil de pauvreté (moins de 60% de la richesse médiane dans le pays) s’élevait à 14%. Une hausse de 1,3 point, soit 350 000 habitants de plus, par rapport à 2008.

Malgré la crise, cet indice a baissé dans quelques pays d’Europe occidentale : Portugal (18%), Royaume-Uni (16,2%) et Autriche (5,2%). Mais ils constituent des exceptions. Commentaire de la Croix-Rouge :

« Non seulement de plus en plus de gens tombent dans la pauvreté, mais les pauvres sont de plus en plus pauvres et il semble que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres aille croissant. Ce qui signifie que la “distance sociale” requise pour refaire partie de la société s’agrandit. »

40 : part des Chinois dans la « classe moyenne » mondiale

La Chine a, par rapport à sa population, peu de très pauvres et peu de très riches. En revanche, en rangeant la population mondiale par déciles de richesse, on s’aperçoit qu’elle constitue 40% de la classe moyenne supérieure : celle des déciles 6 à 9.

 


Composition régionale de la distribution de richesse en 2013. Lecture : « Il y a 25 à 30% d’Africains dans les 10% de ménages les plus pauvres du monde. » (Crédit Suisse)

 

L’inégalité des richesses en Chine est ainsi relativement faible comparativement au reste des puissances émergentes. Sa classe moyenne, moteur de la croissance mondiale se distingue de celle de l’Inde, quasi-inexistante et coincée entre une majorité de la population très pauvre et un nombre non négligeable d’ultra-riches.

« C’est dû à l’absence quasi-totale de fortunes héritées et à une division relativement égale des terres agricoles et de l’habitat privé. Les inégalités sont cependant en forte hausse avec l’enrichissement d’entrepreneurs et d’investisseurs », explique Crédit suisse.

40% : l’augmentation du taux de suicide en Grèce au premier semestre 2011

Selon le ministère grec de la Santé, le taux de suicide en Grèce a grandi de 40% entre janvier et mai 2011 par rapport à la même période en 2010. Les premiers effets des plans d’austérité se faisaient sentir. Le taux de suicide des femmes a plus que doublé.

Bien d’autres pays européens ont vu leur taux de suicide augmenter pendant la crise, après un long ralentissement, explique la Croix-Rouge.

« Un signe clair que le nombre de personnes souffrant de dépression et d’autres maladies mentales est en augmentation. »

Dans la plupart des pays européens, l’Etat a coupé dans les dépenses de santé pendant la crise économique, obligeant les associations à remplir de nouvelles missions.

35% de la richesse russe est détenue par 110 personnes

« La Russie a le plus gros niveau d’inégalité financière dans le monde, hormis les petits pays des Caraïbes où résident des milliardaires », souligne Crédit suisse.

Dans le monde entier, il y a un milliardaire pour 170 milliards de dollars de richesse. En Russie, le rapport tombe à un milliardaire pour 11 milliards de richesse. Les 110 milliardaires russes selon Forbes – ils étaient huit en 2000 – accumulent 35% de la richesse du pays.

 

 

 

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:28

 

rue89.com

 

swissinfo 11/10/2013 à 15h04

Faut-il limiter les écarts de salaire ? Les Suisses consultent le peuple

Sonia Fenazzi, swissinfo.ch

 

 


« Salaires : stop aux abus ! » : document de campagne téléchargeable (1a12.ch)

 

Une initiative entend limiter les écarts de salaire en Suisse. Selon le texte, soumis à « votation » (référendum) le 24 novembre, aucun employé d’une entreprise ne pourrait gagner moins en un an que ce que gagne le dirigeant le mieux rémunéré en un mois.

Moins de neuf mois après le plébiscite de l’initiative « Contre les rémunérations abusives », promue par le petit entrepreneur Thomas Minder, les Suisses votent donc sur une autre proposition née à la suite de l’indignation publique suscitée par les salaires exorbitants de certains top managers. Il s’agit de l’initiative « 1 : 12 – Pour des salaires équitables » lancée par la Jeunesse socialiste.

Alors que l’initiative Minder, approuvée le 3 mars dernier, concernait uniquement les sociétés cotées à la Bourse suisse et donnait aux actionnaires le pouvoir de fixer les rémunérations des hauts dirigeants, la nouvelle initiative concerne toutes les entreprises et implique un contrôle de l’Etat.

Pour freiner les « grands managers qui accaparent l’argent », les jeunes socialistes demandent que le salaire le plus élevé versé par une entreprise soit au maximum douze fois plus élevé que le plus bas.

Cette règle n’impliquerait aucun changement dans la plupart des petites et moyennes entreprises et des administrations publiques suisses, puisque, aujourd’hui déjà, l’écart y est inférieur à cette limite.

La mesure frapperait surtout les grandes sociétés – y compris celles contrôlées par la Confédération – qui offrent des rémunérations très élevées aux managers.

L’objectif est une répartition plus équitable de la masse salariale. Les promoteurs de l’initiative sont convaincus que la limitation de l’écart salarial provoquerait une compression des rémunérations des dirigeants et, parallèlement, un relèvement des bas salaires.

« On n’augmenterait pas les salaires »

« C’est une question de justice sociale », déclare Cédric Wermuth, député et ancien président de la Jeunesse socialiste :

« Ces quinze dernières années en Suisse, l’augmentation des salaires a été en moyenne nettement inférieure à celle de la productivité, parce qu’“une très petite minorité de hauts dirigeants, surtout dans les grandes sociétés, se sont mis une grande partie du total des gains dans les poches.”

Jean-François Rime, président de l’Union suisse des arts et métiers (Usam), l’organisation des PME, s’y oppose :

“L’économie suisse a du succès et fonctionne très bien en comparaison internationale. Cela est dû à divers facteurs, en particulier à une législation du travail relativement libérale. Nous ne voulons pas de diktat de l’Etat pour fixer les salaires maximaux ou minimaux.”

Pour ce dernier, l’initiative est “clairement estampillée étatique” et va à l’encontre des principes de l’économie de marché sur lesquels se base la Suisse.

Par ailleurs, si l’initiative 1 : 12 était acceptée, elle ne produirait pas les effets recherchés par ses promoteurs, ajoute Jean-François Rime, qui est également patron d’un petite entreprise et député de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice).

“On n’augmenterait pas les salaires les plus bas, mais on ferait disparaître les emplois au bas de l’échelle salariale, car pour éviter d’être soumis à cette règle, les entreprises externaliseraient toute une série de travaux.”

“Les grandes société qui ont des dirigeants avec des salaires exorbitants et qui seraient donc touchées par l’initiative ont déjà procédé à l’‘outsourcing’ de tous les bas salaires dans les années 90”, rétorque Cédric Wermuth.

Le député socialiste juge en outre :

“Une externalisation destinée à éviter une norme approuvée par le peuple serait antidémocratique et illégale. Si l’initiative était adoptée, le Parlement devrait voter une loi qui définisse clairement ce qui est ou non possible de faire.”

Les très grandes entreprises surreprésentées

En Suisse, entre 1 000 et 1 300 entreprises – soit environ 1,5% de toutes les entreprises – connaissent un système où le salaire le plus haut dépasse douze fois le salaire le plus bas. Le cas concerne environ 4 400 personnes.

 


“1 : 12 : ensemble pour des salaires justes” : le logo de la campagne (1a12.ch)

 

C’est ce qu’indique une étude indépendante du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l’école polytechnique fédérale de Zurich, publiée début octobre et basée sur les données 2010 d’un panel représentatif de 43 627 entreprises dans toute la Suisse. La masse salariale touchée par l’initiative se montait à 1,5 milliard de francs suisses (1,2 milliard d’euros).

Dans 96,3% des entreprises examinées, le rapport est inférieur à 1 : 8. Globalement, le rapport moyen de l’écart entre le salaire le plus bas et le plus élevé est seulement de 1 : 2,2.

Les très grandes entreprises (avec plus de 2 000 employés) sont proportionnellement surreprésentées parmi celles qui sont touchées par l’initiative.

Au total, les entreprises qui avaient en 2010 un écart salarial supérieur à 1 : 12 employaient environ un million de personnes, contre 2,91 millions dans celles qui ne le dépassaient pas.

Quelles pertes, quels gains ? Impossible à dire

Les opposants à l’initiative craignent aussi des délocalisations à l’étranger et un effet dissuasif sur les sociétés étrangères potentiellement intéressées à s’installer en Suisse, et donc à une perte d’emplois et à une augmentation du chômage.

La fuite des entreprises et l’abaissement des salaires élevés se traduiraient ensuite par une baisse drastique de recettes pour les assurances sociales et les impôts tant au niveau fédéral que cantonal et communal, avertissent-ils.

Selon une étude réalisée par l’université de Saint-Gall sur mandat de l’Usam, si l’initiative était acceptée, les pertes pour la collectivité pourraient osciller entre 2 et 4 milliards de francs par an en fonction des scénarios. Pour le président de l’Usam :

“Même si nous prenons le scénario le moins négatif, je crois que cela suffit pour dire non à l’initiative.”

Cédric Wermuth souligne de son côté que même le gouvernement, qui s’oppose pourtant à l’initiative, a indiqué dans une réponse à une interpellation parlementaire de Jean-François Rime qu’il n’est pas possible de fournir à l’avance des données relatives aux conséquences économiques pour l’Assurance vieillesse et survivants, étant donné qu’il existe une grande incertitude sur ce que pourraient être les réactions des entreprises au cas où un “oui” sortirait des urnes le 24 novembre.

Un avis d’ailleurs confirmé par le ministre des Affaires sociales Alain Berset devant le Parlement en septembre dernier.

Une étude indépendante réalisée par le KOF est également arrivée à la conclusion qu’il est impossible de faire des prévisions fiables sur les effets possibles de l’initiative “en raison d’un manque d’expérience concernant de telles mesures”.

Même des hypothèses “seraient des spéculations, étant donnée l’incertitude concernant l’application de l’initiative”, souligne le KOF.

Pour sa part, Cédric Wermuth admet la possibilité d’une baisse de recettes dans la phase initiale. Mais sur le long terme, il prévoit “une redistribution des salaires vers le bas qui ferait augmenter la consommation au profit de toute l’économie suisse”. Cela signifierait aussi davantage de recettes pour l’Etat par le biais de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’impôt sur les bénéfices des entreprises.

Selon le socialiste, on retournerait ainsi au “modèle suisse des grands progrès économiques de l’après-guerre, qui était un modèle de petits écarts salariaux”. Pour Jean-François Rime en revanche, “ce qui est en jeu, c’est l’ingérence de l’Etat dans les relations entre employeurs et employés, ce qui est étranger au modèle de succès de la Suisse”.

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 20:09

 

lesechos.fr

08/10/2013

 


Etre révolutionnaire ou mourir

 

 

 

LE CERCLE. Pour lutter contre l'arrivée des extrêmes... mener une révolution politique, économique et sociale. Une interview de Bernard Stiegler fait froid dans le dos, qui anticipe, fataliste, l’arrivée de Marin Le Pen et du Front National au pouvoir. Des discussions récentes avec des instituts de sondage ne font malheureusement que confirmer ces prédictions.

 

Oui, on se rapproche de ce moment fatidique ; oui, toutes les tendances le confirment ; oui, le FN ne fait plus peur, il est majoritaire chez les plus jeunes. Certains avouent même en off que les sondages les plus alarmistes ne sont pas publier pour ne pas affoler ou conforter le petit peuple. Crise oblige, les bouc-émissaires sont là, qu’ils soient juifs (c'est moins à la mode) musulmans (surtout), ou bien encore roms. Un discours ‘légèrement’-raciste-anti-européen-anti-capitaliste-par-opportuniste passe de mieux en mieux et séduit même.

Alors, que faire ? Se résigner et attendre que l’impossible devienne possible. Souhaiter que l’impossible arrive même, pourquoi pas, espérant que ce coup de canon provoquera un sursaut civique, une vraie révolution démocratique, une prise de conscience salvatrice. Guerre civile ? Désagrégation de notre patrie protectrice ? Chute de notre modèle protecteur ? Il faudra bien alors se réinventer, en bons schumpétériens que nous sommes.

Bref, la prétendue amorphe génération X va-t-elle regarder, subir et attendre les bras croisés, affalée devant son poste de télévision ? Se montrera-t-elle pire encore que son aînée, faussement révolutionnaire ? Il me semble que ce serait mal connaître notre touchante Génération Marge Brute, qui bien qu’élevée dans des draps de satin, commence à avoir des fourmis dans les membres.

Car une révolution s’opère, dans les mentalités d’abord mais aussi dans nos pratiques. Discrète, peu visible encore. Cette révolution, elle est économique avant d’être politique, elle combat la société de consommation, ses innombrables excès et dérèglements, société dans laquelle nous sommes nés et dont nous ne voulons plus. Une utopie, un désir creux porté par quelques-uns ? Pas sûr. Regardez autour de vous comme les pratiques changent. Ecoutez autour de vous comme les discours changent. Non, vous n’entendez rien ? Ne bougez surtout pas alors, provoquez-une discussion pour convaincre ceux qui, proches de vous, n’ont pas le temps ou l’occasion de s’arrêter pour regarder, s’informer et réfléchir.

Car l’économie de la contribution, du logiciel libre, des Fab Labs, des réseaux énergétiques décentralisés est en train de naître, sous nos yeux, qui promet de participer, pas à pas, à la création d’un nouveau modèle. Quel est-il ? Comment fonctionnera-t-il ? Permettra-t-il de tous nous nourrir ? La question n’est pas là, on verra, faisons-nous confiance.

Cette économie encore balbutiante montre ses premiers résultats. Dans les sciences, la santé ou l’éducation et toute la sphère de la connaissance d'une manière générale, des approches nouvelles révolutionnent nos pratiques (regardez les MOOCS - Massive Online Open Courses) et convaincront progressivement les plus indécis qu’un nouveau modèle peut exister, contributif.

Ce qui se passe n’est pas une utopie, portée par quelques sachants ou illuminés, selon notre angle de vue, mais une vraie révolution qu'il faut accompagner, quotidiennement et ne surtout pas lâcher, par peur, paresse ou conformisme.

On peut dès aujourd'hui, et par anticipation, demander pardon aux générations futures pour ce qui s’est passé ; demander pardon de n’avoir rien fait ; demander pardon d’être restés dans notre confort imbécile et égoïste. On peut aussi choisir ce combat joyeux et porteur d’espoir, sans véritablement savoir où il nous mènera.

Albert Jacquard avait prononcé il y a quelques années des mots simples qui lui ressemblaient : On subit ou on oriente. Etre révolutionnaire, c’est orienter ; être conservateur, c’est subir. Il faut choisir, moi j’ai choisi.

 

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:50

 

 

appeldepoitiers.org

 

 

Le 12 octobre 2013, pour la seconde fois de l’année, des citoyens du monde entier marcheront contre Monsanto (&co) - la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés. Déjà le 25 mai dernier dans 52 pays, plus de 2 millions de personnes manifestaient leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants. Une manifestation est organisée à Paris par collectif citoyen les Engraineurs et Combat Monsanto, mais d’autres initiatives sont également organisées à Marseille, Strasbourg, Montpellier, la Réunion etc.

Alors que partout dans le monde les peuples indignés font trembler les gouvernements, mobilisons-nous pour refuser le diktat de quelques multinationales qui marchandisent nos vies et la nature. Nous, citoyens, réclamons la fin des monopoles sur nos aliments, refusons les OGM et la pollution de nos sols, et plus encore désirons apporter notre soutien aux porteurs d’alternatives, à la fois solidaires, responsables et écologiques.

A Paris, ce samedi 12 octobre, tous ceux qui souhaitent entrer dans cet esprit de résistance mondiale sont invités à se joindre à un pique-nique convivial et généreux : amenez vos plats à partager pour ce banquet populaire, une soupe gratuite et de la musique seront là pour vous accueillir. Une prise de parole sur les mobilisations citoyennes mondiales et les alternatives à l’agrobusiness sera suivie de multiples ateliers, foire aux initiatives, auxquels tous seront conviés à participer. De nombreux artistes (Kolibri, Batkuda Mulêketù…) interviendront tout au long de l’après midi et des stands seront organisés pour les enfants !

Pour plus d’infos, voir le site des Engraineurs : http://www.collectif-lesengraineurs.com/

Ci-joint, un tract qui sera diffusé par des associations signataires de l’Appel de Poitiers.

 

 

 

 

                                                                              ***************************************

 

 

Communiqué de presse

 

 

Le 25 mai dernier à Paris sur la place du Trocadéro ©F.Vuille

Le 12 Octobre 2013, le monde marche à nouveau contre Monsanto  

Paris, le 7 octobre 2013

Suite à un appel international lancé depuis les Etats-Unis, le 25 mai dernier, plus de 2 millions de personnes dans 52 pays manifestaient contre Monsanto, la multinationale de l’agrobusiness, des organismes génétiquement modifiés et de leurs pesticides associés (Roundup). Le 12 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, le village planétaire s’animera à nouveau et des citoyens du monde entier marcheront pour la seconde fois de l’année dans le but d’exprimer leur volonté d’une agriculture plus saine, respectueuse des paysans, garantissant notre santé et celle de nos enfants. Une manifestation est organisée à Paris par le Collectif citoyen Les Engraineurs, mais d’autres initiatives ont été lancées à Marseille, Strasbourg, Montpellier, la Réunion etc.

Nous, citoyens et membres du collectif citoyen les Engraineurs, réclamons la fin des monopoles sur les semences, refusons les OGM et les pesticides, la pollution de nos sols et la contamination de notre alimentation. Plus encore, nous désirons apporter notre soutien aux porteurs d’alternatives, à la fois solidaires, responsables et écologiques.
Ce samedi 12 octobre, le collectif citoyen les Engraineurs invite tous ceux qui souhaitent entrer dans cet esprit de résistance mondiale à se joindre à un sit-in festif et généreux à Paris en occupant la place Stalingrad (XIXème). Dès 12h30, la manifestation débutera par le partage d’un pique-nique convivial et il est prévu qu’une soupe soit servie gratuitement pour sensibiliser sur le gaspillage alimentaire. Une prise de parole sur le système Monsanto et les alternatives à l’agriculture industrielle et chimique aura lieu entre 14h et 15h30, en présence d’associations et de paysans (la Confédération paysanne, ATTAC, Réseau AMAP Idf) et de la réalisatrice Marie-Monique Robin.
Dans un esprit participatif, de multiples ateliers seront organisés jusqu’à 18h avec le soutien de collectifs partenaires. Des artistes et musiciens, comme le rappeur Kolibri, ou encore Guillaume Meurice, humoriste (France Inter), interviendront tout au long de l’après midi et des ateliers seront organisés pour les adultes et les enfants.

Notre jeune collectif citoyen les Engraineurs s’est constitué suite à la première marche de mai qui a réuni 2000 personnes au Trocadéro. Pour nous, un citoyen engraineur est « une personne informée et responsable qui participe à l’éveil des consciences citoyennes et écologiques, en partageant son savoir et sa créativité, dans le but de faire respecter ses droits, afin que tous se réapproprient les biens communs de l’humanité, contre les intérêts privés d’une minorité. » Notre collectif a volontairement choisi un positionnement non partisan pour éviter toute « appropriation » de cette cause universelle et interpeller élus comme citoyens.

Le 12 octobre 2013 de 12h30 à 18h Venez manifester, venez participer, venez partager !
Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris

March against Monsanto (#MaM sur twitter) organisée à Paris  
par le collectif citoyen les Engraineurs : contact@collectif-lesengraineurs.com

www.collectif-lesengraineurs.com

Programme du 12 octobre

image

Le 12 Octobre 2013, le monde marche à nouveau contre Monsanto 

PROGRAMME DE LA JOURNÉE :


12h30 Rassemblement place Stalingrad
Partage d’un repas convivial, chacun est invité à partager sa nourriture afin de redonner un sens à cet acte symbolique. Une soupe cuisinée par des Engraineurs volontaires sera servie pour sensibiliser sur le gaspillage alimentaire, grâce à l’aide de l’association Disco Soup qui nous prête généreusement son matériel. Animation en musique.


14h-15h30 Prises de parole

  • Le système Monsanto et les résistances paysannes et citoyennes, par Josie Riffaud, Via Campesina et présidente de Combat Monsanto
  • Les défis de l’agriculture française, par Laurent Pinatel, porte parole de la Confédération Paysanne
  • Pour une agriculture saine et solidaire, quels liens entre producteurs et citadins ? Avec Laurent Marbot, vice-président du réseau AMAP Idf
  • Agroécologie et alternatives mondiales par la réalisatrice Marie Monique Robin
  • Le Grand marché transatlantique (TAFTA), les multinationales contre la démocratie, par Geneviève Azam d’ATTAC

15H30 ateliers participatifs "C’est en engrainant que l’on devient engraineur !"
Plusieurs forums de discussions sur les alternatives seront organisés sur la place, chacun y sera invité à prendre la parole au tour d’un modérateur pour partager ses expériences, ses difficultés comme ses réussites.

  •  Jardinage urbain, potager vertical et lombricomposteur avec Collectifs AAA et les Colibris
  •  Résistance citoyenne et action non-violente avec Les Faucheurs volontaires
  •  Libre-parole citoyenne et nouveaux médias, atelier vidéo par collectif citoyen Les Engraineurs
  •  Foire aux initiatives par le collectif citoyen Les Engraineurs
  •  Théatre d’intervention et sensibilisation du public par le Collectif L’appel de la jeunesse
  •  Rencontre Peuples premiers et tambours par Idle No More
  •  Atelier et animations pour les enfants (réalisation d’une fresque, dessin et tissu)

18H dispersion dans la joie et la bonne humeur
Le tract est téléchargeable ici : http://collectif-lesengraineurs.gandi.ws/

Pour le reste de la France, une multitude d’évènements autonomes :
> Strasbourg : Rendez vous à 14h00 place Kleber, animations, expo et marche jusqu’à 18h00. https://www.facebook.com/events/376235485831488/ ?fref=ts.
 > Brest : Rassemblement à 14h00 sur la Place de la liberté https://www.facebook.com/events/390806834374236/.
 > Marseille : Rassemblement à 14h00 sur le Vieux Port – Quai de la Fraternité (face à l’église St Férréol) https://www.facebook.com/events/1410030789208915/
> Clermont-Ferrand : Pique nique partagé, stands d’information, distribution gratuite de graines bio à partir de 12h00 place de jaude. https://www.facebook.com/events/332708230207551/
> Montpellier : Départ du jardin du Peyrou à 14h00 - arrivée place de la comédie autour de la fontaine pour un sitting à 17h00. Invitation du groupe à se déguiser en zombies ! https://www.facebook.com/events/184463078404562/ ?fref=ts
> Lille : rassemblement place Richebé à 14h https://www.facebook.com/events/437614466355138/
> Toulouse : Rendez-vous à 12h00 pour un pique-nique, avec prise de parole,au métro Jean Jaurès. Une marche sur l’hypercentre est prévue ensuite, jusqu’à la préfecture, avec banderoles pancartes et distribution de tracts. https://www.facebook.com/events/640881675932047/
> Lyon : L’événement débutera par un grand pique-nique bio, alternatif et festif à partir de 12h au parc de Parilly à Bron. Nous serons sur la pelouse entre la piste de 400m et le bd de la Jeunesse. A 14h nous nous dirigerons vers le siège de Monsanto pour s’y rassembler et exprimer notre indignation ! https://www.facebook.com/events/622012521183716
> Tours : Rendez vous à 14h00 Place du Général Leclerc https://www.facebook.com/events/581301111927855
> La Réunion : Accueil dès 8h00 sur le marché forain de St Pierre, puis marche à 11h00, après-midi débat/forum et enfin, apéro festif coucher de soleil front de mer de saint pierre… https://www.facebook.com/events/163342313862303/
> Et pour nos amis Belges : A Bruxelles, La Bourse ou Place St Catherine selon autorisation https://www.facebook.com/events/1411093459104208/ ?fref=ts

Communiqué

Les Amis de la Terre 77, Amis de la Nature 77, Nature Environnement 77, Europe Écologie Les Verts 77, Vent de Nord Ouest , Inter-Amap Nord et Sud 77, Eco-Citoyens du 77 etc. ont décidé de participer le Samedi 12 octobre à la journée mondiale contre Monsanto, principal pourvoyeur des OGM néfastes pour l’Homme et l’Environnement .

http://www.environnement77.fr/article-marche-mondiale-contre-monsanto-le-12-octobre-2013-120278917.html

A cette occasion, une marche partira à 9h du pont du canal de l’Ourcq de la gare RER Villeparisis / Mitry ( Nord Ouest Seine et Marne) pour  emprunter le canal de l’Ourcq jusqu’à la gare de Sevran-Livry ou nous prendrons le RER B  jusqu’ à la station la Plaine - Stade de France. Puis nous recommencerons  notre marche le long du canal de Saint Denis pour arriver au lieu du rassemblement à 12h - Place de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris - Métro : Jaurés / Stalingrad..

Pour rendre possible la participation de toutes et de tous à cette marche, outre l’utilisation du RER B, votre  soutien à cette action peut se traduire par une “simple” présence au point de départ (9h) ou d’arrivée (12 h) ou en faisant un petit bout de chemin (et pas forcement la totalité ) avec nous :
Ce sera déjà ça !

Pour les organisateurs de cette marche depuis Villeparisis :
Franck Rolland - 06 85 27 16 10 - franckrolland@yahoo.fr

CONSOMMATEURS PAS COBAYES, SOUTENONS L’INITIATIVE > en signant sur http://action2.bioconsomacteurs.org/ > en faisant signer autour de nous 10 à 20 personnes (imprimons 1 feuille sur http://action2.bioconsomacteurs.org/sites/default/files/Petition-moratoire-OGM.pdf ). > en faisant découvrir, liker et partager la page spéciale facebook « Consommateurs pas Cobayes! » (à la pointe des infos sur OGM et pesticides) https://www.facebook.com/pages/Consommateurs-pas-cobayes/40394994971105

CONSOMMATEURS PAS COBAYES, SOUTENONS L’INITIATIVE
> en signant sur http://action2.bioconsomacteurs.org/
> en faisant signer autour de nous 10 à 20 personnes (imprimons 1 feuille sur http://action2.bioconsomacteurs.org/sites/default/files/Petition-moratoire-OGM.pdf ).
> en faisant découvrir, liker et partager la page spéciale facebook « Consommateurs pas Cobayes! » (à la pointe des infos sur OGM et pesticides) https://www.facebook.com/pages/Consommateurs-pas-cobayes/40394994971105

LE GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE NE SE FERA PAS : STOP TAFTA

Nous étions hier soir plus de 30 organisations, associations, collectifs et partis présents à la réunion unitaire d’ATTAC contre le GRAND MARCHÉ TRANSATLANTIQUE.  Raoul Marc Jennar en a donné une définition très simple : “TRANSFERT DE LA DÉFINITION DES NORMES* DU SECTEUR PUBLIC VERS LE SECTEUR PRIVÉ”. (*sanitaire, énergétique, alimentaire etc.)

Notre prétention à engrainer via les réseaux sociaux a fait sourire les représentants syndicaux ; nous devons désormais leur montrer que cela est possible, que nous ne sommes pas seulement passifs devant nos écrans mais bien motivés à agir ! Pour cela nous avons besoin de vous tous citoyens engraineurs, éveillés et non résignés !
Premier rendez-vous le 24 NOVEMBRE #StopTafta : nous en parlerons lors de la seconde manifestation #MarchAgainstMonsanto du 12 OCTOBRE.
À très bientôt pour défendre nos droits et la démocratie (du moins ce qu’il en reste)

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« Aux graines citoyens ! »

Né suite à l’organisation de la première manifestation March Against Monsanto à Paris et déjà fier de quelques discrètes mais belles actions, le Collectif citoyen les Engraineurs est heureux de vous accueillir sur ce site. Toutes les bonnes volontés partageant nos valeurs sont invitées à nous rejoindre pour nous aider à engrainer le plus généreusement possible, contactez-nous !

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Nb : nous ne sommes pas une association mais un collectif informel. Tous bénévoles, nous partageons le même désir de participer à la construction d’un monde plus juste.

 

 

 

 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:36

 

 

lemonde.fr

Au Qatar, les chantiers de Vinci interdits aux syndicalistes trop curieux

LE MONDE | 10.10.2013 à 12h28 • Mis à jour le 10.10.2013 à 15h28 | Par Benjamin Barthe (Doha, envoyé spécial)

 
 
Au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août.

Deux semaines après la parution d'une enquête du Guardian affirmant que les conditions de travail au Qatar relèvent de l'"esclavage moderne", l'ambiance reste tendue dans cet émirat du golfe Persique, qui doit héberger la Coupe du monde de football en 2022. Mercredi 9 septembre, une délégation syndicale internationale a été refoulée d'un chantier de l'entreprise QDVC, une joint-venture entre Qatari Diar, la division BTP du fonds souverain qatari, et la société française Vinci Construction.

La dizaine de membres de l'Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB), venus enquêter à Doha, n'a pas été autorisée à visiter le site où QDVC participe à la construction du tramway de Lusail. Cette ville nouvelle en lisière de Doha, qui commence à sortir des sables, abritera le stade de 90 000 places où se disputera la finale du Mondial. Après avoir consulté par téléphone sa hiérarchie, un jeune ingénieur français a expliqué à ses interlocuteurs, venus sans rendez-vous en bonne et due forme, qu'ils ne pouvaient pas pénétrer sur le chantier "pour des raisons de sécurité".

La justification n'a pas convaincu les syndicalistes, qui en amont de leur arrivée au Qatar, et avant même le "coup" du Guardian, avaient pris contact avec Vinci Construction. "Nous les avons approchés par plusieurs canaux et nous nous sommes heurtés à un refus catégorique de visite, affirme Gilles Letort, de la CGT. C'est la raison pour laquelle nous avons débarqué sur le site sans prévenir."


MANIFESTATION AUX CRIS DE "FIFA CARTON ROUGE"

Le géant du BTP français, qui a récemment remporté un contrat pour la construction du métro de Doha et qui espère se voir attribuer quelques-uns des méga-chantiers du Mondial 2022, n'a pas été le seul importuné par la visite de l'IBB. Il a fallu que la petite troupe manifeste devant le siège du comité organisateur de la Coupe du monde, en criant "FIFA carton rouge", pour que celui-ci consente à les recevoir. Une opération d'agit-prop qui détonne dans ce pays, où les travailleurs immigrés (99 % de la main-d'œuvre dans le secteur du bâtiment) n'ont le droit ni de faire grève ni de former des syndicats.

En réaction, le président du Comité national qatari des droits de l'homme, Ali Al-Merri, s'est désolidarisé de cette mission d'enquête, pourtant organisée par ses services. "L'amélioration des conditions des travailleurs n'est pas leur objectif véritable, a-t-il déclaré. Nous leur avons pris des rendez-vous (...), mais ils veulent voir n'importe quel responsable à n'importe quel moment."

Jeudi, à l'issue d'une conférence de presse donnée par la délégation syndicale, M. Merri a salué les   efforts du gouvernement pour améliorer la situation des travailleurs immigrés et dénoncé la "propagande" de la délégation.

A la place du ministre du travail qatari, Ali Ahmed Al-Khalifi, qui s'est dit indisponible, les syndicalistes ont été reçus par l'un de ses subordonnés, le sous-secrétaire Hussein Al-Mollah. Celui-ci, qui avait taxé les accusations du Guardian de "conspiration", a assuré à ses interlocuteurs que les entreprises présentes au Qatar respectaient "à 99 % le code du travail", ajoutant "nous intervenons lorsque le travailleur dépose une plainte".

 

SALAIRES DE MISÈRE, PASSEPORTS CONFISQUÉS

Des déclarations qui ont fait sourire les ouvriers indiens et népalais réunis mercredi soir par l'IBB, dans l'arrière-salle d'un restaurant de Doha. Salaires de misère (autour de 150 euros par mois en moyenne), logements exigus et insalubres, passeports confisqués par l'employeur, accidents du travail ignorés, primes non versées ? De quoi remplir un immense cahier de doléances.

Jeudi, les enquêteurs de l'IBB devaient visiter le site de Mcheireb, un autre chantier pharaonique, piloté par l'entreprise australienne Brookfield, qui a jugé plus opportun de leur ouvrir ses portes.

Benjamin Barthe (Doha, envoyé spécial)
Journaliste au Monde

 


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:08

 

 

gastronomie.blog.lemonde.fr

 

Marche contre Monsanto, deuxième

 

 

 

 

 

 

Ce samedi 12 octobre aura lieu la deuxième "Marche mondiale contre Monsanto": une manifestation pacifiste et non-partisane, pour protester contre l'emprise de la multinationale (et compagnies similaires) sur notre quotidien, s’opposer au Protection Monsanto Act, réclamer l'étiquetage et de nouvelles recherches sur les OGM, soutenir une agriculture plus saine, plus respectueuse de l'environnement et des paysans. 

Relayée par les réseaux sociaux, la première mobilisation internationale du genre, le 25 mai dernier, avait été étrangement ignorée des médias. J'ai en avais parlé ici même, et nombre de lecteurs s'étaient insurgés contre le manque d'information sur l'événement.

Cette fois-ci, rendez-vous est pris : A Paris, ce sera sur la Place Stalingrad (19e), le 12 octobre, de 12h30 à 18h. Pour plus d'informations sur le rassemblement parisien, qui est organisé par le collectif Les Engraineurs, c'est ici. L'évènement est présenté comme un sit-in et un grand pique-nique convivial, où chacun est invité à apporter un casse-croute à partager, des instruments de musique, et à venir en famille. Prises de paroles (Confédération Paysanne, réseau AMAP...), ateliers participatifs (jardinage urbain...) et animations pour les enfants sont au programme.

Les rendez-vous en province et ailleurs:
> Strasbourg
> Brest
> Marseille
>Clermont-Ferrand
> Montpellier

 * Nîmes
> Lille
>Toulouse
> Lyon
> Tours
> La Réunion 
> Besançon
> Bruxelles
> Et dans le monde (un tableau impressionnant!)

 Si vous ne trouvez pas de manifestation dans votre ville, vous pouvez l'initier.

Voici l'énoncé de la mission, tel qu'il est publié sur le site March against Monsanto:

Ce 12 Octobre, les activistes du monde entier participent à La Manifestation Contre Monsanto.

 Pourquoi manifestons nous?
• Différentes études ont démontrées que les aliments génétiquement modifiés par Monsanto peuvent provoquer des problèmes de santé comme tumeurs cancéreuses, stérilité ou malformation sur les nouveaux-nés.
 • Aux Etats-Unis, la FDA -agence chargée d'assurer la conformité des aliments commercialisés- est dirigée par d'anciens employés de chez Monsanto. Ce qui nous amène à soupçonner un conflit d’intérêt qui expliquerait le manque de recherche de la part du gouvernement sur les effets à long terme des produits contenant des OGM.
• Récemment, Le Sénat américain ainsi que le président ont accordé ce que l'on surnomme le « Monsanto Protection Act » ; une loi qui, entre autre, interdit aux tribunaux de condamner Monsanto à retirer des graines génétiquement modifiés du marché sous prétexte qu'elles porteraient atteinte à autrui au à l’environnement.
• Depuis trop longtemps, Monsanto a été le bénéficiaire de subventions et de favoritisme politique.
• Les petits producteurs et les producteurs bio enregistrent des pertes tandis que Monsanto continue de forger son monopole en approvisionnant le monde entier, y compris en brevetant des semences et des manipulations génétiques.
• Les graines OGM de Monsanto sont nocifs pour l'environnement. Les scientifiques ont, par exemple, indiqué qu'ils ont causé l'effondrement des colonies d'abeilles sur toute la surface de la planète.

Quelles solutions préconisons nous?
• Votons avec notre argent en achetant bio et en boycottant les entreprises conquissent par Monsanto et qui utilisent des OGM dans leurs produits.
• Demandons un étiquetage signalant les OGM dans les produits afin que le consommateur puisse faire ses achats en connaissance de cause.
• Demandons l'abrogation du « Monsanto Protection Act » aux états unis.
• Appelant à de nouvelles recherches scientifiques sur les effets sanitaires des OGM.
• Tenons les dirigeants de Monsanto et les politiciens qui le soutiennent pour responsable, par une communication directe, les blogs, les réseaux sociaux, etc.
• Continuons d'informer le public des secrets de Monsanto.
• Descendons dans la rue pour montrer au monde et à Monsanto que nous n'allons pas accepter tranquillement ces injustices.
Nous n'acceptons plus les copinages. Nous n'acceptons plus le poison. C'est pourquoi nous manifestons contre Monsanto.

PS : A ceux qui s'étonneraient, comme certains en mai dernier, sur le fait que cette information est relayée par un blog "cuisine", je répondrai comme le colibri de Pierre Rabhi que "chacun fait sa part". Et qu'il n'y a pas plus important pour manger bon et juste qu'une agriculture saine et libre.

Camille Labro

 

 


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 18:53

 


lemonde.fr

 

Le Conseil d'Etat stoppe la scierie géante du Morvan

 

Le Monde.fr | 10.10.2013 à 14h50 • Mis à jour le 10.10.2013 à 15h09 | Par Martine Valo

 
 
Le bois de Tronçay, dans la Nièvre, où la société Erscia prévoit d'implanter une scierie et un incinérateur produisant de l'électricité. Des militants écologistes s'opposent à son défrichement.

L'arrêt du Conseil d'Etat est tombé comme un couperet mercredi 9 octobre :  le projet de scierie industrielle Erscia (Energies renouvelables et sciages de France) ne verra pas le jour dans la Nièvre. Le pôle industriel bois de Sardy-lès-Erpidy devait se composer d'un site de découpe de résineux d'une capacité à terme de 500 000 m3 couplé à une centrale thermique de cogénération d'une puissance de 12 mégawatts fonctionnant à partir de la biomasse du bois et d'une unité de production de granulats.

Il était prévu que cette zone d'activités accueille quelques entreprises supplémentaires d'exploitation forestière et que cette future "Wood Valley" du Morvan occuperait 110 hectares dans la forêt de Tronçay. Les premières tronçonneuses devaient entrer en action en novembre.

Le Conseil d'Etat en a décidé autrement. Certes ce projet, en partie public – soutenu par nombre d'élus locaux –, présente un intérêt pour la collectivité puisque ses promoteurs annoncent la création de 126 emplois directs et au moins le double de manière indirecte. Mais il ne comprend pas de "raisons impératives d'intérêt majeur", ce qui ne lui donne donc pas le droit de déroger à la directive européenne de 1992 sur l'habitat de la faune, transcrite depuis dans le code de l'environnement français. Il lui manque cette condition sine qua none, estime la haute juridiction administrative, pour obtenir une autorisation d'"aménagement à détruire, altérer, dégrader des sites de reproduction ou d'aires de repos d'animaux et de transports d'espèces animales".

 

 UNE NOUVELLE "ZONE À DÉFENDRE"

Dès le début, en 2010, la future installation industrielle, bien que présentée comme un exemple de production d'énergie verte, a été combattue par des écologistes et des associations locales de défense de la nature, qui lui reprochent sa démesure et son effet dévastateur sur les massifs forestiers du Morvan, alors que la région compte de nombreux sites industriels abandonnés.

Pétitions, réunions publiques, rencontre chez le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg – natif de la Nièvre et favorable à la Wood Valley –, le projet a suivi l'itinéraire chaotique des grands chantiers contestés. Le site a ainsi été occupé l'hiver dernier par des opposants déterminés à instituer une nouvelle "zone à défendre" dans la forêt de Tronçay et promis une "Notre-Dame-des-Bois" aussi radicale que celle des Landes en Loire-Atlantique.

 

PIPISTRELLE DE KUHL ET MURIN À MOUSTACHE

Ce n'est pourtant pas dans les bois, mais sur le terrain judiciaire que le combat décisif s'est joué une fois encore. Au nom de la préservation de la faune locale, – pic vert, pic mar et épeichette, pipistrelle commune et de Kuhl, murin à moustache et pas mal d'amphibiens, pour ne parler que des espèces protégées –, des associations, notamment Loire vivante et France nature environnement (FNE) –, ont attaqué le feu vert donné par la préfète de la Nièvre autorisant à raser quelques premiers hectares de forêt et à priver oiseaux et chiroptères de leurs habitats.

Cet arrêté – remanié à plusieurs reprises et signé le 31 janvier 2013 –, avait beau imposer quelques mesures de compensation, il n'a pas convaincu le tribunal administratif de Dijon qui a rendu sa décision en référé, le 27 février, in extremis avant le début des coupes claires. Faute de "raisons impératives d'intérêt majeur", le juge l'a annulé. Les promoteurs du projet – Erscia France et la société d'économie mixte Nièvre aménagement – se sont alors tournés vers le Conseil d'Etat. Pas seuls : la ministre de l'écologie d'alors, Delphine Batho, avait joint sa voix à la leur.

"Cet avis marque un changement de jurisprudence du Conseil d'Etat, observe Benoist Busson, avocat de FNE. Il y a certes d'autres décisions qui ont abouti à l'abandon de futurs chantiers au nom de la directive habitat et de la faune, mais ils étaient défendus par des promoteurs privés. Cette fois, le Conseil d'Etat a contrecarré un projet de politique publique. Mettre en avant la création d'emplois ne suffit plus, on peut donc s'attendre à ce que les contentieux se multiplient à l'avenir."

Lire aussi : Un rapport pour relancer la filière bois en France

Martine Valo
Journaliste au Monde

 


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 18:21

 

 

lemonde.fr

Fukushima : dans l'enfer des "liquidateurs"

LE MONDE | 10.10.2013 à 11h27 • Mis à jour le 10.10.2013 à 16h42 | Par Philippe Pons (Iwaki, Japon, envoyé spécial)

 
 
Vue de la centrale accidentée de Fukushima, le 31 août 2013.

Le rendez-vous a eu lieu dans un endroit discret, loin des regards, comme il l'avait demandé. Parler à des journalistes est risqué : les employeurs sont nerveux et pourraient en faire un prétexte de licenciement. "C'est comme pour les accidents du travail, il y a une solidarité collective : si ce n'est pas trop grave, on les dissimule pour ne pas avoir d'ennui avec les assurances sociales", explique l'un des "liquidateurs" de la centrale nucléaire de Fukushima, chargés de sécuriser et de démanteler le site.

La trentaine, il travaillait comme employé d'une entreprise sous-traitante à la centrale au moment de l'accident qui suivit le tsunami du 11 mars 2011. Puis, le contrat de son entreprise n'a pas été renouvelé. Il vient de reprendre le travail sur le site. "La situation des travailleurs s'est améliorée pour la sécurité, mais le niveau de salaire a baissé et il y a de moins en moins de personnes qualifiées", confie-t-il, demandant que son nom ne soit pas mentionné.

"La qualité du travail laisse à désirer car la direction demande d'aller plus vite, mais les gars n'ont pas d'expérience suffisante. Parfois ils ne connaissent même pas le nom des outils", commente un contremaître d'une entreprise d'inspection de la radioactivité qui a une cinquantaine d'ouvriers sous ses ordres. "Les équipes changent souvent. Il y a une rotation obligatoire parce que les ouvriers qui ont reçu le taux d'irradiation maximum pour l'année, 50 millisieverts norme internationale est de 20 mSv/an pour les travailleurs du nucléaire], doivent quitter la zone mais d'autres partent prématurément parce qu'ils s'estiment trop mal payés. Si on ne forme pas rapidement des ouvriers qualifiés et sûrs, on ne pourra pas aller plus vite et faire du bon travail. On manque même de chef d'équipe qualifié. Les travaux sont souvent défectueux et bâclés."


 LES FUITES EXISTENT DEPUIS LONGTEMPS 

Ces carences expliquent en partie les fuites d'eau contaminée qui se sont multipliées ces derniers mois. Nos interlocuteurs sourient. "Les fuites ? Elles existaient depuis longtemps, mais on n'en parlait pas. Ce n'est qu'après les sénatoriales de juillet que les grands médias les ont révélées !"

Même les employés directement embauchés par Tokyo Electric Power Company (Tepco), l'opérateur du site, quittent l'entreprise en raison de l'insuffisance des salaires et des primes de risque ou du non-paiement des heures supplémentaires. "La centrale manque de bras. Il y a un millier d'offres d'emploi dans la préfecture de Fukushima : à peine un quart de ces emplois sont pourvus", précise le directeur adjoint de l'agence d'emploi d'Iwaki. Les travaux de décontamination moins dangereux et la perspective des Jeux olympiques de Tokyo en 2020 drainent de la main-d'oeuvre ailleurs que vers la centrale accidentée.

Ils sont un peu plus de 3 000 à travailler à la centrale : 1 400 vivent à J-Village – Japan Football Village, un complexe sportif de Tepco transformé en centre d'accueil des ouvriers – et les autres, environ 1 600, aux alentours dans des auberges ou des logements provisoires construits sur des parkings devant lesquels, le soir, sont alignés les minibus qui les amènent et les ramènent à J-Village. Ils en repartent pour le site, à une dizaine de kilomètres, et en reviennent par navette spéciale.

 

  "PONCTIONS" SUR LES SALAIRES

Une partie des liquidateurs sont originaires de la région – parfois, ce sont des agriculteurs chassés de leur exploitation située en zone contaminée. Les autres viennent des quatre coins du Japon, même d'Okinawa – à plus de 2 000 kilomètres au sud. L'embauche s'opère à travers une cascade de sous-traitants : six à huit échelons, selon les catégories de travail.

"Pour les trois premiers, les sous-traitants directs de Tepco qui sont de grosses entreprises, on peut savoir comment sont effectuées les embauches, mais aux échelons inférieurs, c'est très difficile", commente Hiroyuki Watanabe, conseiller municipal communiste à Iwaki, qui a organisé un service de conseil pour les employés à la centrale. "On a l'impression que le Japon, pays technologiquement avancé, utilise les méthodes les plus sophistiquées, avec ses robots, à la centrale accidentée, mais la réalité est différente. On utilise souvent du matériel ancien, car une fois contaminé, il devient inutilisable".

 

Des ouvriers, le 13 juin, pendant une opération de décontamination de Naraha, ville située dans la zone d'exclusion de la centrale de Fukushima.

Les personnels les moins qualifiés ne bénéficient pas de protection suffisante et sont victimes de "ponctions" sur leur salaire par les intermédiaires par lesquels ils sont passés pour être embauchés. Au final, ils ne touchent que 6 000 yens (45 euros) par jour. "Les entretiens avec les travailleurs sont révélateurs d'un mécontentement et d'une inquiétude latente de ceux qui sont les plus exposés. Certains essaient de tricher avec la limite d'exposition cumulative aux radiations pour continuer à travailler le plus longtemps possible", explique M. Watanabe. Ils cachent leur dosimètre dans un lieu peu contaminé pour diminuer le niveau d'irradiation enregistrée au cours d'une journée.

 

  DES VILLES MORTES

Des entreprises voudraient abaisser la limite de 50 à 20 mSv/an, "mais les ouvriers refusent, car ils veulent du boulot. En même temps, ils sont amers, car ils se sentent ignorés du reste du pays. Tokyo est indifférent à leur sort", poursuit M. Watanabe. Au J-Village sont affichées des lettres de lycéens envoyées de tout le pays pour les encourager.

L'époque des bons salaires dans l'affolement de l'année qui suivit la catastrophe avec l'afflux de travailleurs et, dans leur sillage, des bars à filles dans les villes alentour, est révolue. Les travailleurs de la centrale restent cloîtrés dans les dortoirs en préfabriqué de leurs entreprises ou dans les auberges de la région. Des villes mortes, comme Hirono, à une dizaine de kilomètres au sud de la centrale. Evacuée, la petite ville a été rouverte en août 2012. C'est le dernier arrêt de la ligne de chemin de fer allant vers le nord, qui est interrompue.

Un millier d'habitants est revenu sur les 5 800 avant la catastrophe. Les écoles sont vides. La plupart des maisons fermées, les rideaux de fer des magasins baissés. En début de soirée, la rue principale est faiblement éclairée, morose. Seule enseigne lumineuse : celle du bistrot Maehama. La petite salle au premier est quasi vide. "On a perdu les habitués, déplore le patron. Les travailleurs ne viennent pas. Ils achètent de quoi manger dans les supérettes le long de la nationale."

Les liquidateurs vivent dans les maisons louées par des propriétaires qui ne veulent plus y habiter. On ne les voit qu'à l'aube et en fin de journée monter et descendre des minibus. Le démantèlement de la centrale prendra sans doute quarante ans : il faudra des dizaines de milliers de "soutiers" comme eux, – invisibles et vulnérables.

Philippe Pons (Iwaki, Japon, envoyé spécial)
Journaliste au Monde

 

 


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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 18:09

 

mediapart.fr

Transparence: les derniers coups de rabot du Conseil constitutionnel

|  Par Mathieu Magnaudeix

 

 

 

En validant mercredi les grands principes de la loi sur la transparence, le Conseil constitutionnel s'épargne un procès en ringardisme et sauve la mise de l'exécutif. Mais il censure des dispositions importantes et amoindrit encore la portée de cette loi écrite après les aveux de Jérôme Cahuzac.

 

La décision du Conseil constitutionnel était attendue jeudi. Elle est en fait tombée mercredi matin : le président du Conseil, Jean-Louis Debré, a discrètement avancé le calendrier. Même le gouvernement n'était pas au courant. « Nous avons pris tout le monde de vitesse afin que le Conseil ne soit pas l'objet de pressions, avec des caméras en bas attendant notre décision », explique Debré, interrogé par Mediapart.

Depuis une semaine, la presse, Mediapart compris, se faisait l'écho des inquiétudes de l'exécutif. Au vu de leurs échanges informels avec le Conseil constitutionnel, l'Élysée et Matignon craignaient une censure de la loi sur la transparence de la vie politique. Ce qui aurait fait très mauvais genre pour un texte concocté en urgence après les aveux de Jérôme Cahuzac, le 2 avril dernier.

Finalement, s'il y a bien eu censure partielle, les grandes têtes de chapitre de la loi sur la transparence, définitivement votée en septembre, ont été validées. Déclarations de patrimoines et d'intérêt pour 7 000 élus et hauts fonctionnaires ; création d'une Haute autorité dotée de pouvoirs pour les contrôler ; publication de la “réserve parlementaire” ; protection des lanceurs d'alerte ; interdiction des micro-partis qui permettent de contourner la loi sur le financement politique, etc. : l'architecture générale de ce que la droite a appelé les « lois Cahuzac » reste intacte.

• Le communiqué de presse du Conseil constitutionnel.

• Les deux décisions de mercredi (l'une concerne la loi ordinaire, l'autre la loi “organique”)

Bon prince, le Conseil a même accepté d'interdire « toute autre activité professionnelle ou salariée » à ses propres membres. Sitôt la loi promulguée, Nicolas Sarkozy, membre de droit en tant qu'ancien chef de l'État, ne pourra donc plus exercer le métier d'avocat ni monnayer sa présence dans des conférences rémunérées. Il est probable que l'ancien chef de l'État choisisse plutôt de ne plus mettre du tout les pieds au Conseil constitutionnel. « Si un membre continue d'exercer des activités professionnelles, il ne vien[dra] plus », confirme Jean-Louis Debré.

La décision de ce mercredi ressemble à s'y méprendre à un compromis entre l'exécutif et le Conseil constitutionnel. François Hollande aurait payé très cher la remise en cause d'une ou de plusieurs mesures phare de la loi. Quant au Conseil constitutionnel, il évite ainsi d'alimenter le procès en ringardisme qui lui est souvent fait. Un haut fonctionnaire assure que le sort de la loi sur la transparence a été évoqué « en haut lieu » ces derniers jours. Le chef de l'État et Jean-Louis Debré en ont-ils discuté ? « Il n'y a jamais de négociation ou de discussion avec l'exécutif, jure Debré. Nous nous contentons de vérifier la constitutionnalité de la loi. » « Les membres du Conseil constitutionnel ont eu un mouvement d'humeur, mais ils n'avaient pas beaucoup d'arguments juridiques à nous opposer », veut croire un connaisseur du dossier.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, c'est un François Hollande « réjoui » qui a salué la nouvelle en conseil des ministres ce mercredi. Sur Twitter, le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a applaudi :

 

Alain Vidalies         @AVidalies

La validation du mécanisme de la par le Conseil constitutionnel place la France au premier rang des démocraties en Europe.

 

Mais même si les apparences sont sauves pour le gouvernement, le Conseil constitutionnel, dont la décision est sans appel, a partiellement censuré la loi. « Quinze dispositions au cœur des lois relatives à la transparence de la vie publique » ont ainsi disparu, s'alarme l'association Regards Citoyens. « Il y a des motifs de déception et des reculs », abonde Myriam Savy, de l'ONG Transparency International France (TI France).

Le renoncement le plus frappant concerne les activités annexes des parlementaires. Une semaine après les aveux de Jérôme Cahuzac, le 10 avril, le chef de l'État annonçait l'interdiction de cumuler un « mandat parlementaire avec certaines activités professionnelles pour prévenir tout conflit d'intérêts », allusion à l'ancienne activité de consultant pour les labos pharmaceutiques de Jérôme Cahuzac. « Est-il acceptable qu’un parlementaire (soit) à la fois consultant ou avocat d’affaires ? Je dis non, ça sera terminé », disait alors Jean-Marc Ayrault aux députés.

Les parlementaires n'avaient pas caché leurs réticences. Un compromis avait été trouvé, qui limitait (un peu) l'activité d'avocats d'affaires et interdisait toute activité de conseil. Mercredi, le Conseil constitutionnel a fait sauter ces « interdictions » au motif qu'elles « excédaient manifestement ce qui est nécessaire pour protéger la liberté du choix de l'électeur, l'indépendance de l'élu ou prévenir les risques de confusion ou de conflits d'intérêts ». Un député ou un sénateur pourra donc continuer à être avocat d'affaires (ce fut le cas de Jean-François Copé) ou à créer des sociétés de conseil pour monnayer le carnet d'adresses qu'il s'est constitué en tant que ministre (comme François Fillon, Luc Chatel ou certains socialistes).

Pour Myriam Savy, de TI France, c'est à la fois « un recul et une importante source potentielle de conflits d'intérêts ». « Les parlementaires pourront continuer à facturer du conseil à qui ils le souhaitent en tant, par exemple, qu'avocats d'affaires ou lobbyistes, et pourront même débuter une nouvelle activité professionnelle en cours de mandat », s'insurge l'association Regards Citoyens, qui y voit « un sacré coup porté par le Conseil à l'exemplarité et la revalorisation des élus »

Peau de chagrin

Deuxième recul : seules les déclarations d'intérêts des élus seront publiées. La loi prévoyait de contraindre 7 000 hauts responsables de l'État à lister leurs activités, fonctions, rémunérations etc. dans un document vérifié par la Haute autorité et ensuite publié sur son site: ministres et membres des cabinets, collaborateurs du président de la République, de l’Assemblée et du Sénat, députés y compris européens, hauts fonctionnaires nommés en conseil des ministres, maires de communes de plus de 20 000 habitants, patrons d’entreprises publiques, etc.

Sauf que pour le Conseil constitutionnel, publier les déclarations d'intérêt des « personnes qui n'exercent pas des fonctions électives ou ministérielles mais des responsabilités de nature administrative (…) est sans lien direct avec l'objectif poursuivi et porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée ». Du coup, seul un gros millier de déclarations d'intérêt seront publiées : celles des députés, des sénateurs et des présidents d'exécutifs locaux.

« La publicité aurait permis aux citoyens et aux journalistes d'accéder aux informations. Faute de publicité, il faudra que la Haute autorité assure le contrôle seule, mais en aura-t-elle les moyens? » s'interroge Myriam Savy. Autre limite : la Haute autorité n'aura connaissance que de l'activité professionnelle des conjoints, mais pas des parents et des enfants. « De la transparence au rabais », juge Tangui Morlier, de l'association Regards Citoyens.

Autre cas de « censure » : les déclarations de patrimoine des “barons” locaux (présidents de conseils généraux, régionaux, maires des grandes villes, etc.) resteront sous clé et ne pourront pas être consultées en préfecture comme le prévoyait la loi. Là encore, le Conseil constitutionnel invoque « une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée ». Sans que l'on saisisse ce qui rend les grands élus locaux si différents des parlementaires…

Enfin, le Conseil constitutionnel limite les pouvoirs d'injonction de la Haute autorité : elle ne pourra pas “enjoindre” un élu en situation de conflit d'intérêts d'y mettre un terme si cela implique qu'il démissionne. Pour les parlementaires, elle devra d'abord s'adresser au bureau des Assemblées. Elle restera tout aussi désarmée face aux élus locaux, aux hauts fonctionnaires… ou aux ministres. Si elle avait existé au moment de l'affaire Bettencourt, et si elle avait estimé qu'il y avait un conflit d'intérêts en raison de son rôle supposé dans l'embauche de sa femme par Liliane Bettencourt alors qu'il était ministre du budget, la Haute autorité n'aurait pu demander à Éric Woerth de quitter son poste de ministre. « La Haute autorité pourra bien demander au Parquet d'intervenir, mais pas sûr que cela aille jusqu'au bout », s'inquiète Tangui Morlier, de Regards Citoyens.

Il empêche aussi la Haute autorité de « rendre publiques des appréciations sur les déclarations de patrimoines » des candidats à l'élection présidentielle « dans les derniers jours de la campagne électorale ». Un candidat dont la déclaration serait mensongère pourrait passer entre les mailles du filet si la Haute autorité s'en rend compte peu de temps avant l'élection...

La décision du Conseil constitutionnel passée, vient l'heure du bilan. Six mois après les aveux de Jérôme Cahuzac, que reste-t-il des annonces faites par François Hollande les 3 et 10 avril, lors de deux allocutions télévisées solennelles au plus fort du séisme ? Peu de choses. La réforme du conseil supérieur de la magistrature qui devait « être votée au Parlement dès cet été » pour renforcer l'indépendance de la justice ? Enterrée en juillet, faute de majorité des 3/5es au Congrès. La « publication et le contrôle des patrimoines des ministres et des parlementaires » ? Le contrôle sera assuré par la Haute autorité, à condition qu'elle en ait les moyens, ce qui n'est pas encore évident, même si le gouvernement s'y engage. La publication, elle, n'est plus que très partielle, uniquement possible dans la préfecture du département concerné, et désormais rendue impossible pour certains élus.

L'interdiction « de tout mandat public » pour les « élus condamnés pour fraude fiscale ou corruption » ? Elle n'aurait sans doute pas passé le cap du Conseil constitutionnel et s'est transformée en peine d'inéligibilité de dix ans (le double de ce qui existe aujourd'hui).

Quant aux parlementaires, ils pourront continuer à mélanger allègrement les genres et les intérêts. Même si la loi contient des avancées salutaires, on est loin de la grande rénovation démocratique promise.

Ci-dessous, les deux déclarations vidéo de François Hollande, les 3 et 10 avril 2013. Le 2 avril, Jérôme Cahuzac a avoué avoir détenu un compte en Suisse.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 18:05

 

mediapart.fr

Incinérateur de Toulon : la justice enquête sur des soupçons de favoritisme

|  Par Mathilde Mathieu

 

 

 

D’après nos informations, une enquête préliminaire a été ouverte sur les conditions d’attribution au groupe Pizzorno du marché de l’incinérateur de Toulon. Montant du contrat : 470 millions d’euros sur dix-huit ans.

 

Pour le groupe Pizzorno, était-ce vraiment une divine surprise ? Fin 2012, cette société varoise, spécialisée dans le traitement de déchets, a décroché à la stupéfaction générale le marché de l'incinérateur de Toulon, au nez et à la barbe de géants du secteur, Suez environnement et Veolia. D’après nos informations, les conditions d’attribution de cette délégation de service public font aujourd’hui l’objet d’une enquête préliminaire ouverte dans la plus grande discrétion par le parquet de Toulon, sur des faits présumés de favoritisme notamment.

Début 2013, la justice a en effet reçu un courrier anonyme très circonstancié qui a jeté le soupçon sur la procédure d’appel d’offres, suggérant que le groupe Pizzorno aurait « fluidifié » les relations avec certains acteurs locaux pour s’assurer le contrat (remporté en association avec la société parisienne Idex).

 

L'incinérateur de Toulon, d'une capacité de 270 000 tonnes de déchets par an 
L'incinérateur de Toulon, d'une capacité de 270 000 tonnes de déchets par an© DR

Cet énorme marché de 470 millions d’euros sur dix-huit ans, qui a démarré au 1er janvier 2013, comporte l'exploitation et la modernisation de l'incinérateur (d'une capacité de 270 000 tonnes de déchets par an), ainsi que du réseau de chaleur induite qui alimente des milliers de logements.

Après des mois de négociations, le groupe Pizzorno a été retenu sur décision du Sittomat (le syndicat qui gère l’usine pour les 26 communes de l’agglomération), une structure présidée par Jean-Guy Di Giorgio, vice-président du conseil général et adjoint du maire UMP de Toulon, Hubert Falco.

Compte tenu de l’ampleur des irrégularités supposées, le parquet de la ville s’est dessaisi du dossier au printemps 2013 au profit du pôle financier spécialisé de Marseille.

Depuis, la police judiciaire s’efforce de tirer les fils et de saisir le drôle de fonctionnement de Pizzorno, petite entreprise familiale de Draguignan qui s’est muée, en 40 ans, en un groupe coté en bourse, capable de tailler des croupières à Suez et Veolia jusqu’à Lyon ou Paris, et implanté au Maroc ou en Mauritanie.

Interrogé sur l'affaire de l'incinérateur par l'intermédiaire de son chargé de communication, l'entreprise affirme que « toutes les étapes prévues par la procédure ont été respectées » (lire l'intégralité de la réponse sous l'onglet Prolonger). De son côté, Jean-Guy Di Giorgio fait répondre le directeur général du Sittomat, Jean-François Fogacci : « Nous ne sommes pas au courant de cette enquête. Pourquoi aurait-on privilégié un candidat l'un par rapport à l'autre ?! Nous avions pris un bureau d'études, qui a analysé les trois offres, fait une proposition, puis les élus ont fait leur choix. »

D'après nos informations, les enquêteurs auraient d’ores et déjà récupéré certains éléments suggérant l’existence d’une comptabilité truquée chez Pizzorno destinée à décaisser des espèces, qu'ils s'efforcent de vérifier.

Dans le Var, l'entreprise s'est certes bâti un quasi-monopole sur la collecte et le traitement des ordures, mais elle n'avait jamais exploité le moindre incinérateur jusqu’à présent – c’est d'ailleurs pour pallier cette inexpérience et crédibiliser son offre que le groupe varois s’est associé avec Idex, plus rodé en la matière. Afin de rassurer des représentants des salariés inquiets, lors d'un comité d'établissement de janvier 2013, un dirigeant de Pizzorno leur a d'ailleurs assené : « On va apprendre ! »

Si Francis Pizzorno, le fondateur de l’entreprise, a démarré sa carrière dans la roue d’un élu socialiste (le sulfureux sénateur et maire de Draguignan Édouard Soldani), il a surtout tissé son réseau à droite ces dernières années, recrutant par exemple François Léotard. L'entregent de l'ancien ministre de la défense, natif de Fréjus et administrateur du groupe depuis 2008 (pour 120 000 euros par an), semble d'ailleurs avoir accompli des miracles en Afrique – en 2011, les autorités tunisiennes l’ont cependant accusé d’avoir aidé le groupe à décrocher « de manière irrégulière » son contrat sur la décharge de Tunis, signé sous Ben Ali.

 

Francis Pizzorno, fondateur du groupe et PDG 
Francis Pizzorno, fondateur du groupe et PDG© DR

En 2007, en tout cas, Francis Pizzorno, un ancien parachutiste qui porte la cravate comme le blouson en cuir, avait tout misé sur Nicolas Sarkozy, au point d’adhérer au Premier cercle, le club des plus gros donateurs de l’UMP, en compagnie de sa directrice financière, de son directeur général, de son directeur juridique ou de son directeur propreté, qui ont tous signé un chèque de 3 000 euros minimum (lire nos révélations sur les donateurs du Premier cercle).

Plus qu’intriguée par ce tableau général, la filiale de Suez environnement qui a perdu l’appel d’offres déclare à Mediapart qu’elle a « déposé un recours » devant le tribunal administratif pour contester l'attribution du marché – fait rare dans un secteur où le silence est d’or. D’après nos informations, la préfecture du Var a fait de même dans une requête déposée en mai dernier, et toujours en cours d’instruction, estimant que la procédure était entachée de plusieurs irrégularités.

« Le président du Sittomat (Jean-Guy Di Giorgio) a publié le 16 novembre 2012 un avis d’intention de conclure (au bénéfice de Pizzorno), qui mentionnait la future décision du conseil du Sittomat du 30 novembre 2012, souligne-t-on à la préfecture. En clair, l’assemblée délibérante du syndicat n’a fait qu’entériner une décision déjà prise par le président. » Dit encore autrement : beaucoup de choses se sont jouées en coulisse.

La préfecture conteste également la compétence du Sittomat à déléguer l’exploitation du réseau de chaleur, en plus de l’incinérateur.

Au printemps 2013, Pizzorno avait déjà vu deux de ses filiales condamnées par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour le stockage sans autorisation de certains déchets sur sa décharge de Bagnols-en-Forêt, ainsi que pour des faux en écriture – le groupe s'est depuis pourvu en cassation. Il avait toutefois été relaxé du « délit de pollution ».

 

 

 

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