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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:17

 

Source : http://www.lepoint.fr

 

 

Les Anonymous préparent une vaste attaque contre Donald Trump

 

Les hackers les plus célèbres promettent une "guerre totale" au candidat républicain, qu'ils accusent de mener une "campagne incohérente et haineuse".

Publié le | Le Point.fr
 
 
Un Anonymous, photo d'illustration.

Un Anonymous, photo d'illustration. © Capture d'écran/ Capture d'écran

 

« Ce n'est pas un avertissement, c'est une déclaration de guerre totale » : le message du groupe hacktiviste Anonymous ne pourrait pas être plus clair. Dans une vidéo, publiée sur la chaîne YouTube Anonymous246135, le hacker qui s'exprime sous un masque de Guy Fawkes explique que les Anonymous veulent faire tomber à partir du 1er avril le site internet du groupe immobilier fondé par le milliardaire (TrumpChicago.com), ainsi que plusieurs autres sites internet de soutien au magnat de l'immobilier, dans une opération baptisée #OPTrump.

« Nous voulons que vous nous aidiez à faire tomber ses sites internet, à fouiller et à publier des informations que [Donald Trump] ne veut pas rendre publiques », réclame encore l'individu, qui appelle aussi tous les internautes à révéler des faits embarrassants sur Donald Trump. « Nous devons démonter sa campagne, ruiner son image. Nous encourageons toute personne avec un ordinateur à participer à cette opération », demande le représentant des Anonymous, avant d'ajouter : « Nous devons détruire sa campagne et ternir sa réputation. »

 

« Vous avez dégoûté la planète entière »

Pour se faire aider dans cette démarche, les hackers ont publié un fichier sur le site ghostbin, dans lequel sont listés plusieurs sites Web appartenant à Donald Trump ainsi que des données personnelles supposément volées au milliardaire, comme son numéro de sécurité sociale. Les hackers donnent la raison de cette campagne en s'adressant directement au milliardaire : « Non seulement votre campagne incohérente et haineuse a choqué les États-Unis d'Amérique, mais vous avez dégoûté la planète entière du haut de votre cupidité, de vos actions et vos idées affligeantes. »

Ce n'est pas la première fois que le candidat républicain s'attire les foudres des Anonymous après ses propos extrêmement violents contre les musulmans. En décembre dernier, le mouvement avertissait ainsi Donald Trump alors qu'il venait de réclamer une interdiction complète de territoire pour les musulmans des États-Unis. Les hackers avaient alors divulgué des contenus de la messagerie vocale de Trump et fait fermer quelques sites. Une action accompagnée de ce message : « Donald Trump : réfléchir à deux fois avant de parler de quoi que ce soit. Vous avez été prévenu. »

 

 

Source : http://www.lepoint.fr

 

 

 

                                                                           *****************************

 

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Ciavyc6bE7A&feature=youtu.be

 

 

Anonymous Declares Total War on Donald Trump *MARCH 2016*

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:02

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/romain92/blog/180316/le-probleme-cest-nous

 

 

Le problème, c'est nous

 

 

A l’heure où notre gouvernement tente de nous asservir un peu plus avec une réforme du code du travail, chacun y va de son commentaire. Notre pays est en pleine crise, pas une crise économique, mais une crise « identitaire ». Qui sommes-nous ? Est-on en démocratie ? Mais où se situe réellement le problème ? Est-ce la gauche ? Est-ce la droite ? Est-ce la menace terroriste ?

Le problème c’est nous…

A l’heure où notre gouvernement tente de nous asservir un peu plus avec une réforme du code du travail, chacun y va de son commentaire. 

Notre pays est en pleine crise, pas une crise économique, mais une crise « identitaire ». Qui sommes-nous ? Est-on en démocratie ? Mais où se situe réellement le problème ?

Est-ce la gauche ? Est-ce la droite ? Est-ce la menace terroriste ?

Le vrai problème c’est nous, nous le peuple qui acceptons depuis trop longtemps les décisions des gouvernements successifs qui jouent avec nos vies et arrivent encore à nous faire croire que nous sommes en démocratie…

Ouvrons les yeux, il n’a jamais été question de donner le pouvoir au peuple.

Les élections et autres référendums ne sont que de la poudre aux yeux pour nous faire croire que nous avons du pouvoir.

En effet, nous votons pour des gens qui sont censés nous représenter, en somme ces élus travaillent pour nous, nous les payons (beaucoup trop cher) avec notre argent. C’est donc nous qui devrions décider. Or aujourd’hui nos politiques sont, pour la plupart, totalement déconnectés de la réalité.

Ils n’ont jamais travaillé, touchent des salaires bien au-dessus de la moyenne, ont des privilèges de monarques et nous donnent des leçons de savoir vivre sans pour autant se les appliquer.

Comment pouvons-nous accepter, à l’heure où l’on nous demande de nous serrer la ceinture, que nos anciens présidents touchent encore des salaires ? Si demain vous quittez votre entreprise, continuerez-vous à être payé (sauf départ à la retraite) ?

Comment pouvons-nous accepter que nos parlementaires, que nous payons grassement avec nos impôts qui augmentent chaque année, puissent ne pas venir à leur « travail » et toucher quand même leur salaire ? Quand nous ne venons pas à notre travail, nous ne sommes pas payés.

Les gouvernements cherchent toujours à réduire cette fameuse dette… Cette dette existe aussi à cause de leurs décisions politiques et nous en payons les conséquences, mais eux non.

Nous les laissons nous gouverner, nous asservir, nous appauvrir, nous mettre en danger en allant faire la guerre en notre nom…

Le vrai problème c’est nous, car il y a bien longtemps que nous aurions dû dire stop !

Dans quelle entreprise l’employé décide du salaire et du temps de travail de son employeur ?

Dans quelle entreprise les employés gagnent mieux leur vie que leurs employeurs ?

Nous avons fait de nos politiques des stars et nous le payons aujourd’hui.

On ne peut pas leur reprocher de se servir de ce système.

Rappelons-nous de la devise de la France : Liberté, Egalité, Fraternité.

Cette devise est bafouée dès le deuxième mot…

Nous ne sommes pas égaux devant la loi, sinon comment expliquer que la plupart des politiques qui trainent des affaires, soient toujours en liberté ? Comment pouvons-nous accepter qu’ils soient encore payés avec nos impôts alors qu’ils ne sont plus au gouvernement et qu’ils passent leur temps devant les tribunaux ?

Comment un homme politique peut ne pas payer ses impôts pendant des années sans être inquiété ?

Quand nous avons le malheur d’être en retard pour les payer, l’état se sert directement sur notre compte bancaire ou dans notre appartement avec en plus, une petite poire pour la soif !

Nous les laissons faire et ils ont raison d’en profiter ! Qui ne profiterait pas d’un avion au frais de l’état pour aller voir un match de football ?

Qui refuserait un poste de ministre avec une retraite à vie ?

Nous sommes dans une société obsédée par le pouvoir et l’argent et cela nous tue à petit feu.

Nous ne sommes que des millions d’égoïstes, centrés sur nous-même et nous reproduisons le même schéma que notre classe politique à la recherche de popularité et du succès facile dans l’unique but de gagner de l’argent. 

Et nos dirigeants ne sont que le reflet de notre société

A quoi nous servira notre argent quand il n’y aura plus d’eau potable pour vivre ? Quand notre air sera trop pollué pour le respirer ?

Il serait grand temps de se réveiller et de trouver une manière intelligente et équitable de nous gouverner.

Gouverner ce n’est pas décider, ce n’est pas asservir, c’est tenir la barre et montrer la bonne direction. 

Or, on nous dirige vers le fond, on nous emmène vers des guerres sans fin pour régler les « problèmes » d’autres peuples, alors même que nous ne sommes pas capables de le faire correctement chez nous.

Le problème, ce n’est pas les autres. Le problème c’est nous.

Il serait bon de remettre les choses à leur place, il serait bon de devenir une vraie démocratie et là nous pourrions envisager de donner des leçons de moral aux autres.

Comment pouvons nous avoir l’idée de taxer un peu plus le CDD pour favoriser le CDI ?

Pourquoi ne pas baisser les taxes sur le CDI ?

Comment pouvons-nous accepter de voir chaque année nos impôts augmenter, alors que ceux-là même qui nous gouvernent votent l’augmentation de leur revenu ?

Comment pouvons-nous concevoir de faire un référendum, avec tous les frais que cela engendre, pour finalement aller à l’encontre du résultat ?

Comment expliquer que nos politiques aient tous un gros patrimoine immobilier et soient plus riches que la plupart des gens du peuple ?

Comment accepter que nos artisans soient plus taxés plus que des multinationales ?

Il est temps de réformer notre classe politique.

Pourquoi ne pas créer un système où la carrière politique serait impossible ?

Donner le pouvoir au peuple, tirer au sort des représentants issus des différentes classes sociales (patronat, salariat, artisanat etc.), religions, régions, sexes qui auraient un mandat unique, sans possibilité de le renouveler. Ainsi pendant une période donnée, de la même manière qu’un juré lors d’un procès, ils devraient accomplir leur devoir de citoyen en participant aux décisions.

Avec un salaire fixe raisonnable pour tout le monde.

Cela empêcherait le cumul des mandats et responsabiliserait le peuple.

Il faudrait des représentants du peuple dans toute sa diversité plutôt que des couleurs politiques qui ne représentent personne.

Car avant d’être de gauche ou de droite, nous sommes ouvrier, artisan, artiste ou cadre et nous sommes avant tout des êtres humains et donc égaux.

Cela éviterait les promesses non tenues et les manœuvres subtiles utilisées de tous bords pour être réélu et garder ses petits privilèges.

Comment expliquer que dans certains pays le premier ministre se déplace en métro et va chercher ses enfants à l’école comme vous et moi ?

Comment expliquer qu’il est impossible pour la majeure partie du peuple de s’adresser directement à nos élus, qui je le rappelle, travaillent pour nous et sont rémunérés par nos soins ?

Le premier travail à faire est sur nous. Nous devons arrêter d’accepter. Sans nous ils ne sont rien et nous leur avons fait oublié cela, voir même, nous leur avons donné le droit de penser l’inverse.

Ils nous mettent à poil avec notre propre argent et nous continuons à les élire.

Notre démocratie est une mascarade et cela a trop duré.

Un bon coup de balai dans le monde politique nous permettrait déjà de stabiliser cette fameuse dette et peut-être même de la rembourser. Les impôts à la source éviteraient également les mauvais payeurs.

La politique ne doit pas être un métier, de la même manière que notre état est laïque religieusement parlant il devrait être laïque « politiquement » ce qui reviendrait finalement à tuer la notion de « politique » qui nous divise un peu plus chaque jour. Ainsi on parlerait de débat populaire, où chacun pourrait se sentir représenté, où notre société serait réellement reflétée dans toute sa diversité, culturelle et sociale.

Peut-être alors, nous serions fiers d’être Français.

Cela soulagerait notre monde à nous, celui des vrais gens.

Car aujourd’hui, avec ou sans dents, de toutes façons nous n’avons que de la merde à manger.

Bien évidemment, je pense que nos hommes politiques sont bien trop égoïstes pour prendre eux-mêmes ces décisions et qu’ils ne réformerons jamais un système qui les enrichis un peu plus chaque année. 

C’est à nous de prendre ces décisions et pour cela il faut également se remettre en question et être prêt à débattre avec l’autre, celui que nos convictions religieuses, que notre communauté, que notre couleur politique à essayé de nous dresser en ennemi.

Il faut être prêt à se dire qu’au fond, le problème c’est nous.

 

 

Romain, 27 ans, citoyen

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/romain92/blog/180316/le-probleme-cest-nous

 

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 19:57

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Live

Loi travail : fin de manifestation houleuse à Tolbiac

Par (mis à jour à )

DIRECT

 

Live

 

La réécriture d'une partie du texte par le gouvernement n'a pas suffi : des étudiants et lycéens, mais aussi des travailleurs de toute la France se sont mobilisés ce jeudi contre le projet de réforme du code du travail de la ministre Myriam El Khomri. Ils étaient de 69 000 selon la police à 150 000 selon l'Unef. Libération suit les assemblées générales, blocages et autres manifestations en direct.

Si le direct ne s'affiche pas dans votre application, cliquez ici.

 

Tolbiac : policiers et manifestants se sont dispersés

Loi travail.

Aux dernières nouvelles, selon notre journaliste Sylvain Mouillard, de nombreux policiers et manifestants se sont dispersés à Tolbiac, après les violences que nous avons relatées ci-dessous. Nous terminons ce direct ici, et reviendrons certainement sur ces événement.

Vous pouvez retrouver ici un diaporama de ces manifestations (photo Martin Colombet. Hans Lucas pour Libération).

Tolbiac : des visages en sang, des gens traînés par terre

Loi travail.

Notre journaliste Sylvain Mouillard, sur place à Tolbiac, rapporte qu'il y avait des visages en sang, des gens traînés par terre, lors des charges policières contre les étudiants. Les gens qui voulaient sortir du site devaient le faire à visage découvert et étaient filmés par la police. A 19 heures, plusieurs centaines de personnes étaient toujours présentes aux abords de l'université.

Manifestation à Paris : le point sur la situation à Tolbiac

Loi travail.

Un point sur la situation à Tolbiac, université parisienne : après avoir brièvement occupé en fin de journée un amphithéâtre de la faculté pour y faire une AG, des étudiants ont été évacués par les forces de l'ordre et «certains se sont faits taper dessus», assure l'un d'eux.

Contacté par Libération, le ministère de l'Education explique que «l'université est fermée depuis ce matin, et que des personnes se sont introduites par la force à l'intérieur, causant des dégradations. Le président de l'université a sollicité le recteur pour obtenir une protection des locaux. Et en accord avec le ministère, il a été demandé aux forces de l'ordre d'intervenir pour faire cesser les dégradations.» Plusieurs personnes ont été interpellées.

Loi travail.

Depuis Tolbiac également, une photo de Martin Colombet pour Libération.

Loi travail.

Notre journaliste Sylvain Mouillard à l'université de Tolbiac, à Paris.

«Comme tous les gens de gauche, je suis perdue, je ne comprends pas ce que fait ce gouvernement depuis le début du quinquennat»

Loi travail.

A Strasbourg, Noémie Rousseau a recueilli les propos de Pascale Fogel, infirmière au bloc opératoire, 40 ans (photo Pascal Bastien pour Libération) :

«Ce projet de loi travail, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Comme tous les gens de gauche, je suis perdue, je ne comprends pas ce que fait ce gouvernement depuis le début du quinquennat. Avant de s'en prendre au code du travail, il y a eu l'ANI, le pacte de responsabilité, le curseur se déplace toujours plus à droite, dans le sens de la flexibilité, jamais de la sécurité. En 2012, Hollande déclarait la guerre à la finance et dans la foulée, il a fait une politique qui va dans le sens des banquiers et des patrons. Forcément, on se sent trahis. Aujourd'hui, nous en sommes à nous battre pour défendre le modèle social français, la République, la sécurité sociale, la solidarité... Bref, l'héritage du conseil national de la Résistance. Comme le disait le philosophe Michel Clouscard, nous sommes dans "un monde où tout est permis mais rien n'est possible". On nous dit d'acheter notre bonheur mais, en fait, on n'a pas les moyens ! Je travaille à l'hôpital, je vis l'austérité au quotidien, les fermetures de lits, les restrictions budgétaires... La vraie politique de gauche, l'alternative au gouvernement actuel, où est-ce qu'on va la trouver désormais ? Et comment la faire arriver au pouvoir ? J'ai vraiment peur que ce ras-le-bol général s'exprime par un vote FN massif en 2017, par une Marine Le Pen au deuxième tour.»

Loi travail.

A l'université de Tolbiac à Paris, où des manifestants se sont rendus après la dispersion du cortège place d'Italie, notre journaliste Sylvain Mouillard rapporte que ça chauffe avec la police.

Loi travail.

Et tant qu'on est dans le comptage, il y a eu 69 000 manifestants en tout selon les autorités (contre 150 000 annoncés par l'Unef).

Loi travail.

Notre journaliste Luc Peillon ne veut pas relancer la bataille du comptage, mais quand même.

150 000 jeunes ont manifesté, selon l'Unef

Loi travail.

Selon l'Unef, premier syndicat étudiant de France, 150 000 jeunes ont défilé aujourd'hui pour le retrait de la loi travail, contre 100 000 le 9 mars. «La mobilisation a pris de l'ampleur par rapport au 9 mars», a ainsi estimé l'Unef dans un communiqué, évoquant 12 000 manifestants à Rennes, 10 000 à Lyon ou 6 000 à Toulouse, sans donner de chiffre pour Paris.

Les jeunes ont «clairement répondu aux dernières annonces du Premier ministre: le bricolage du gouvernement ne les a pas convaincus», a estimé l'organisation étudiante, pour laquelle «il est plus que jamais nécessaire de retirer le projet de loi pour entamer de réelles concertations autour des revendications des jeunes».

Environ 9 000 manifestants à Paris, selon la police

Loi travail.

Selon la préfecture de police, il y avait environ 9 000 manifestants aujourd'hui contre la loi travail à Paris (contre au moins 30 000 la semaine dernière, mais avec l'appui des syndicats).

«Les vieux militants de gauche ne doivent plus savoir où se mettre.»

Verbatims.

Noémie Rousseau a recueilli les propos de Ludovic Zussy, 22 ans, étudiant en Master d'histoire à Strasbourg :

«On ne nous demande jamais notre avis et pourtant, c'est de notre avenir qu'il s'agit, c'est nous qui sommes visés par cette loi, nous les futurs travailleurs. Maintenant, avec les modifications faites par Valls, cette réforme El Khomri ne plaît plus à personne, même plus au Medef ! Alors, autant la retirer. Moi, j'ai voté Hollande et j'ai pas voté pour ça. Il se fout de notre gueule, en fait. Finalement, si j'avais glissé dans l'urne un bulletin Sarko, on l'aurait peut-être pas eue cette réforme, il aurait pas osé. Je manifeste parce que je me sens trahi et dépossédé. Cela ne veut plus rien dire être de gauche aujourd'hui. Si Valls et Macron sont de gauche, avec les crasses qu'ils nous font, alors pourquoi pas Copé ? Les vieux militants de gauche ne doivent plus savoir où se mettre. Ils doivent être complètement paumés, les pauvres. Moi, ça va, cela fait pas longtemps que je vote. Mais j'ai bien saisi qu'on élisait des mecs interchangeables qui ne servaient à rien. En fait, j'ai été trop naïf, je n'aurais pas dû croire aux paroles politiques.»

(Photo Pascal Bastien pour Libération)

Loi travail.

A Paris, la place d'Italie, destination du cortège contre la loi travail, commence à se vider de ses manifestants.

Strasbourg : une lycéenne blessée lors d'une intervention des CRS

Loi travail.

Une lycéenne de 18 ans a été légèrement blessée lors d'une intervention des CRS au cours de la manifestation à Strasbourg contre la loi travail, rapporte l'AFP. Lorsqu'ils ont brièvement tenté de bloquer les marches d'accès à la faculté de droit aux cris de «La faculté est à nous», les jeunes manifestants ont été délogés par un cordon de CRS.

A cette occasion, une lycéenne a été légèrement blessée, saignant à la tête. Entre 1 200 personnes selon la police, et 1 500, selon les organisateurs, ont défilé dans les rues du centre de la capitale alsacienne.

Bonheur.

On avait raté ce matin ce tweet lénifiant du Medef, qui ne veut, sachez-le bien, que votre bonheur, grâce à des relations sociales «dépolitisées».

Dans le cortège : «La nouvelle version, toujours pas, désolé»

Paris.

De notre journaliste Marie Piquemal, dans le cortège parisien :

Justine, 20 ans, se balade avec sa pancarte «le mot magique: merci patron !» Elle l'utilise comme pare-soleil cet après midi. «Je me la suis fait refourguer en arrivant.» Nino, à ses cotes, est dégoûté: «Je voulais venir avec une pancarte contre l'arrivée de la pub commerciale sur les antennes de Radio France. Et puis, pas eu le temps de la faire...»

Etudiant en L3 a Paris 1 avec Justine, il est venu pour exprimer son opposition contre la loi travail («la nouvelle version, toujours pas, désolé») mais aussi pour exprimer sa déception envers ce gouvernement. «Qu'ils démissionnent tous, Hollande compris. Ce qu'ils font, ça ne va pas. Et tout ce qu'ils ne font pas, non plus. Incapables de tenter des politiques de relance un peu nouvelles, un peu originales...» Tout en parlant, il quitte son manteau. Il fait vraiment beau.

Rennes.

Interrogé par BFM TV, Ivan, un étudiant de Rennes II, estime que le gouvernement n'est «revenu sur rien du tout» (de réellement significatif, comprend-on) en réécrivant une partie du projet de réforme du code du travail, d'où la poursuite de la mobilisation. Et puis «au bout d'une semaine de lutte ils ont déjà enlevé tout ça, donc au bout de trois semaines, y a plus rien».

Dans la ville bretonne, les manifestants ont un mot d'ordre : pas de négociation, juste le retrait du texte.

 
 

Mauvaise foi.

Comme chacun sait, les lycéens n'entreront jamais sur le marché du travail.

Angers.

Paris.

Notre photographe Martin Colombet continue de couvrir la mobilisation parisienne contre la réforme du code du travail dans un direct tout en images. Ici, des manifestants sur la place de la République.

Paris.

A Paris, le cortège avance tranquillement le long du boulevard du Temple. Il n'y a pas une folle ambiance, affirme Marie Piquemal, notre journaliste sur place. Les sonos de la CGT et de Sud font le boulot, mais les rangs sont bien moins fournis que la semaine dernière. On croise des étudiants, des lycéens mais pas que : salariés, chômeurs et retraités sont là aussi.

Lyon.

Notre journaliste Maïté Darnault se trouve parmi les manifestants de Lyon.

Paris.

Instantané de manif', ce 17 mars.

Paris.

Paris.

Notre journaliste Marie Piquemal, qui se trouve place de la République à Paris avec les manifestants contre la loi travail, interviewe le vendeur de merguez (on n'y pense pas assez) : selon lui, «les manifestations de jeunes ne sont pas les mieux car ils n'ont pas beaucoup d'argent». Lui vend ses sandwichs merguez ou ses brochettes au prix de 5 euros, ce qui lui fait un chiffre d'affaire d'environ 300 euros par manif'. Son meilleur souvenir : «Le soir de l'élection de Hollande. Les gens ont beaucoup mangé».

Paris.

Loi travail : la gare de Rennes envahie par les manifestants

Ils lâchent rien.

Plusieurs milliers de personnes, en grande majorité des étudiants, qui manifestaient contre la loi travail, ont envahi la gare de Rennes peu avant 13 heures, et plusieurs centaines d'entre eux sont descendues sur les voies, entraînant l'interruption du trafic. Trafic et courant électrique ont aussitôt été coupés, a indiqué un porte-parole de la SNCF. Le gros de la manifestation a commencé à quitter les lieux peu avant 13h30 mais des dizaines de manifestants demeurent sur les voies et les quais.

Chiffres.

Selon le ministère de l'Education nationale, 115 lycées sont bloqués, contre 90 la semaine dernière. Les organisations lycéennes parlent, elles, de 120 à 200 établissements. Il y a 2 500 lycées publics en France.

«On essaye toujours de nous faire croire que c'est en pouvant licencier plus facilement que les patrons embaucheront plus»

Indemnités prud'homales.

Charlotte, manifestante interrogée par l'Obs, estime que les modifications apportées par le gouvernement à la question des indemnités prud'homales ne résolvent rien : «On est passés d'un barème précis à un barème indicatif, mais ça reste quand même un barème qui est là. On essaye toujours de nous faire croire que c'est en pouvant licencier plus facilement que les patrons embaucheront plus [...] C'est dégradant pour les salariés de se dire qu'un patron se dit "si je peux le licencier plus facilement, je vais l'embaucher plus facilement". Ça me semble assez choquant.»

La limitation des indemnités accordées par les prud'hommes en cas de licenciement abusif était l'une des dispositions les plus décriées. Le barème plafonnait les indemnités à trois mois de salaire pour les personnes avec moins de deux ans de présence dans l'entreprise, et à quinze mois maximum pour celles ayant plus de vingt années d'ancienneté. Dans la nouvelle version du texte, le barème est maintenu, mais n'est plus qu'indicatif. Le juge pourra donc continuer à accorder des indemnités à hauteur du préjudice réellement subi.

EE-LV : «Une autre réforme du droit du travail est possible»

Appel.

Europe Ecologie Les Verts appelle à manifester, en dépit de la réécriture d'une partie du texte. «Les inflexions proposées par le gouvernement sur la loi El Khomri ne sauraient corriger l'axe général du projet de loi travail. En lieu et place d'une flexisécurité, cette nouvelle mouture ne propose qu'une flexibilité aggravée pour les salariés, écrivent dans un communiqué les porte-parole d'EE-LV, Julien Bayou et Sandrine Rousseau. Une autre réforme du droit du travail est possible et souhaitable, pour réellement sortir la France et les Français du chômage de masse. Au cahier des charges du Medef, les écologistes préfèrent une logique de progrès social et de vivre-mieux par la réduction du temps de travail [...], la création d'un million d'emplois par la transition écologique et des droits supplémentaires à la formation tout au long de la vie.»

Les anti.

Classique discours dès que des jeunes manifestent : ils pigent que dalle, ils veulent juste sécher les cours.

De l'épaisseur du code du travail

Tribune.

Le code du travail Dalloz 2016, 67 euros, sort le 30 mars. Il fait 3 809 pages et est en outre «commenté en ligne». A quoi il faut ajouter les conventions collectives. Bref, c'est un bon pavetard. Or, si ce n'est pas le conséquent nombre de pages du code du travail qui détermine notre taux de chômage, il contribue quand même à une certaine opacité, estime Olivier Postel-Vinay, fondateur et directeur du magazine Books, dans une tribune publiée sur notre site.

Rennes.

Nantes, Marseille, Tours.

Dix lycées ont été bloqués à Nantes, selon la police. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de poubelles devant un établissement du nord de la ville.

A Marseille, des centaines de lycéens se sont rassemblé devant la préfecture dans une ambiance festive, tandis qu'à Tours, la manifestation se déroulait dans la matinée avec 3 000 à 4 000 personnes, selon un journaliste de l'AFP, dont les trois quarts de jeunes.

Clermont-Ferrand.

Selon la préfecture du Puy-de-Drôme, citée par France Bleu Auvergne, il y a 2 300 manifestants dans les rues de Clermont-Ferrand.

Loi travail : que contient le texte ?

Rappel.

Alors que des milliers de lycéens et étudiants sont en ce moment en train de se mobiliser un peu partout en France contre le projet de réforme du code du travail, ce serait peut-être pas mal de rappeler ce que contient le texte depuis que le gouvernement a consenti à le modifier. Plafonnement des indemnités prud'homales, pouvoir unilatéral de l'employeur, référendum, licenciement économique... On a fait un récap' ici.

(Photo Laurent Troude pour Libération)

Sorbonne.

Selon notre journaliste Sylvain Mouillard, qui se trouve devant la Sorbonne, une AG a été improvisée après que les directions de la Sorbonne et de Tolbiac, deux facs parisiennes, ont décidé de fermer les établissements. Certains étudiants proposent d'aller débrayer les facs alentour pour «massifier» le mouvement.

Les étudiants pensent que l'administration a décidé de «casser le mouvement» en empêchant les élèves d'entrer dans la fac.

Châlons-en-Champagne.

L'indémodable «si tu savais ta réforme où on s'la met» est entonné à Châlons-en-Champagne par des lycéens, à l'attention bien sûr de Myriam El Khomri. Comme l'indique le journal l'Union, ils sont environ 150 à s'être rassemblés ce matin devant le lycée Pierre-Bayen pour prendre la direction de la préfecture.

(cliquez sur l'image pour voir la vidéo)

Sorbonne.

«Non non non à cette réforme bidon !» crient des lycéens parisiens venus rejoindre les étudiants de la Sorbonne. L'université a été fermée ce matin. Une assemblée générale a été organisée à l'extérieur, sur la place.

(cliquez sur l'image pour voir la vidéo)

Tours.

Libé des écrivains.

Tout le journal d'aujourd'hui a été rédigé par des écrivains. Au sujet de la loi travail, Antoine Billot écrit qu'en amendant le texte, le gouvernement réussit son coup : il s'est épargné de vraies négociations et donne l'impression d'avoir entendu la rue et les syndicats. Retrouvez son article ici.

(Photo Martin Colombet. Hans Lucas pour Libération)

Lyon.

Les deux principaux campus de l'université Lumière-Lyon II sont fermés aujourd'hui en raison du blocage du campus de Bron par des étudiants opposés à la loi travail.

A Lyon, la manifestation contre le projet de loi de Myriam El Khomri partira à 13 heures de la place Bellecour.

Direct photo.

Toute la journée, notre photographe Martin Colombet suit la mobilisation parisienne contre la loi travail. Il alimente un direct photo que vous pouvez regarder ici.

Mobilisation loi travail.

Notre journaliste Célian Macé continue sa tournée des lycées parisiens qui semblent plus mobilisés que la semaine dernière «sans doute à cause du beau temps», selon un gréviste.

Blocages.

Selon l'Union nationale lycéenne (UNL), une trentaine de lycées parisiens, sur les 188 que compte l'académie, sont «perturbés». Parmi eux, une quinzaine sont totalement bloqués. Une source policière dénombre, elle, sept lycées totalement bloqués sur l'agglomération parisienne : cinq à Paris et deux en Seine-Saint-Denis.

Des chiffres nationaux seront annoncés à la mi-journée.

Loi travail.

Ce journaliste d'iTélé signale que des élèves de l'ancien lycée de Manuel Valls, dans le IVe arrondissement de Paris, ne sont pas ravis-ravis par le projet de loi.

Mobilisation loi travail.

Dans le XIIe arrondissement de Paris, des lycéens, très motivés, ont mis en place un barrage de poubelles à l'entrée de leur établissement. Le lycée Arago n'était pas du tout bloqué la semaine dernière.

Mobilisation loi travail.

Notre journaliste Célian Macé fait le tour des lycées dans le XXe arrondissement de Paris pour la deuxième journée de mobilisation contre la loi travail.

Mobilisation loi travail.

Notre journaliste Célian Macé est devant le lycée Hélène Boucher dans le XXe arrondissement de Paris pour la deuxième journée de mobilisation contre la loi travail. Dans ce lycée, une centaine de jeunes ont mis en place un barrage filtrant. Seuls les collégiens et les professeurs sont autorisés à passer.

A Paris, le cortège partira à 13h30 de la place de la République pour rallier la place d'Italie, en passant par Bastille.

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:28

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/clement-luy/blog/170316/remet-ca-manifestation-etudiante-de-nimes-le-17-mars

 

 

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On remet ça ! Manifestation étudiante de Nîmes le 17 mars

 
 
 
8 jours après la première manifestation, la mobilisation continue et s'intensifie. Nouveau cortège principalement lycéen dans les rues de Nîmes, toujours sans débordements, après une assemblée lycéenne la veille. Tout ça pour être prêts pour les prochaines mobilisations ! Voici quelques photos, et quelques pancartes aperçues.
  1. Le matin devant le lycée Daudet, prêts à partir manifester !

  2.  
  3. On rejoint le rassemblement devant la préfecture, où se trouvent quelques sympathisants des syndicats. 

  4. Puis départ pour faire la tournée des principaux lycées de la ville. 

  5.  
  6.  
  7. Petite photo de groupe sur les marches du Carré d'Art. On finira à la préfecture en se donnant rendez-vous pour une assemblée générale inter-lycéenne mercredi 23 mars à 12.30. 

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/clement-luy/blog/170316/remet-ca-manifestation-etudiante-de-nimes-le-17-mars

 

 

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:01

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

En direct des manifs. L'Unef revendique 150 000 manifestants

17 mars 2016 | Par La rédaction de Mediapart
 
 
 
 

Suivez en direct la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme du travail. 115 lycées bloqués selon le ministère et, à Paris, des cortèges de lycéens chargés par la police.

Tout au long de l'après-midi, suivez en direct la deuxième journée de mobilisation contre la loi sur le travail. Vous pouvez rafraîchir la page en cliquant ici, et retrouver notre dossier complet sur le projet de réforme du code du travail ici.

La journée de mobilisation à Nîme en images. Abonné de Mediapart, Clément Luy a publié sur son blog un diaporama de la manifestation.

17 h 45, La mobilisation à Paris. Selon la préfecture de Paris, entre 8 800 et 9 200 personnes ont manifesté à Paris, rapporte le journaliste Luc Peillon.

 

Loi travail: entre 8.800 et 9.200 manifestants à Paris selon la préfecture de police.

 

Mobilisation

 

La journée de mobilisation à Tours. Voici un témoignage transmis par une lectrice, Manon Vautier-Chollet, étudiante à l’Ecole publique de journalisme de Tours.

« Lycéens, étudiants, actifs, chômeurs et retraités se sont mobilisés ce jeudi 17 mars à Tours contre la loi travail. Les lycéens tourangeaux, après avoir leurs établissements avec plus ou moins de réussite, on rejoints la place Anatole France à pieds, et en musique. Les étudiants, actifs, chômeurs et retraités les y attendaient. Le cortège s'est mis en marche à 10 heures, mené par les syndicats unis derrière la banderole "Retrait du projet de loi travail". Le cortège, toujours en musique, est passé par la place de la Mairie de Tours et la rue Nationale. Les brigades des clowns étaient là pour donner le tempo et indiquer le chemin. Comme la semaine précédente environ 5 000 manifestants sont descendus dans la rue. Aucun incident à déclarer, la manifestation s'est achevée aux alentours de midi par un picnic partagé. »

 

dscf8074 © Manon Vautier-Chollet dscf8074 © Manon Vautier-Chollet

 

17 h 30, Manuel Valls "très attentif". Sur LCP, Manuel Valls se dit « très attentif aux attentes et aux aspirations, aux exigences, aux colères, aux angoisses de la jeunesse ».  Le premier ministre continue cependant à exclure tout retrait de la réforme et à défendre « un texte qui vise à conforter le CDI, à sortir de la précarité, qui donne de nouveaux droits en matière de formation (…) Mais surtout, il y a cette mesure qui sera une des grandes réformes du quinquennat de François Hollande : « cette garantie jeunesse universalisée qui va concerner progressivement toute une génération. Aucune avancée de ce type ne peut être balayée ».

 

Manuel Valls

 

Mobilisation. Selon l'Unef, 150 000 étudiants et lycéens ont manifesté aujourd'hui en France. "La mobilisation a donc pris de l'ampleur par rapport au 9 mars", poursuit l'organisation étudiante dans son communiqué. Le nombre de lycées mobilisés a augmenté (passant de 150 à plus de 200) et le nombre de manifestants dans les cortèges étudiants et lycéens a progressé (de 5 000 à 12 000 à Rennes, de 5 000 à 10 000 à Lyon, de 4 000 à 6 000 à Toulouse, de 1 500 à 3 000 à Clermont-Ferrand...).

Les jeunes ont donc clairement répondu aux dernières annonces du Premier Ministre : le bricolage du gouvernement ne les a pas convaincu. La Loi Travail reste une loi qui va précariser notre avenir tandis que les "mesures jeunes" qui ont été annoncées tiennent plus de l'enfumage que de réelles avancées.  La mobilisation des jeunes se poursuivra donc le 24 mars et continuera à prendre de l'ampleur jusqu'à rejoindre la mobilisation des salariés le 31 mars.  La balle est dans le camp du gouvernement. Il ne peut plus considérer que le débat sur la Loi Travail est clos. Il est plus que jamais nécessaire de retirer le projet de loi pour entamer de réelles concertations autour des revendications des jeunes."

Jussieu fermée. Selon le fil twitter de Taranis News, la faculté de Jussieu a été fermée administrativement en fin de journée. Tous les cours seraient suspendus. Selon le journaliste Luc Peillon, une « assemblée des luttes » devait pourtant s’y tenir à 18 heures.

 

 

Tous les examens et les cours suspendus à Jussieu. L’université ferme.

 

 

Jussieu

 

Le cortège parisien, vu de la gare d'Austerlitz. Une photo transmise par la chroniqueuse de Mediapart, La Parisienne libérée.

 

p1220974-v3 © La Parisienne libérée p1220974-v3 © La Parisienne libérée

 

À Bordeaux, le cortège étudiant est parti de la place de la victoire peu avant 13 heures jusqu’à la place de la République. A 14h le défilé a été bloqué, un peu avant la préfecture, par un barrage de forces de l’ordre. Les manifestants ont fait demi-tour dans le calme. Selon les comptages, il y aurait de 2 200 à 5 000 manifestants.

Affrontements à Marseille. A Marseille, en milieu de journée, des échauffourées ont brièvement éclaté entre une centaine de jeunes et des policiers devant un commissariat sur la Canebière. Après des jets de projectiles de la part des manifestants, les forces de l'ordre ont dispersés ces derniers en lançant plusieurs grenades lacrymogènes. Un abonné de Mediapart, enseignant de métier, nous a transmis cette vidéo. On y voit notamment un lycéen se faire rudement interpeller.

 

Marseille

 

16 h 50, Paris. Selon la journaliste de Libération Marie Piquemal, une partie des manifestants tentent de rejoindre l’université de Tolbiac mais sont bloqués par un cordon de CRS.

 

 
 
 
 
 

Qq dizaines de manifestants vlt partir a Tolbiac, ms les crs barrent la route.

 

Paris

 

16 h 30, nouvelles actions à Lyon. Le journaliste Richard Schittly rapporte qu’une assemblée générale s’est tenue derrière la bourse du travail à Lyon. Les participants ont décidé d’un nouveau rassemblement le 24 mars à 13 h, avec « blocages ». Le cortège était parti de la place Bellecour peu avant 13h. A 15h la tension était montée sur la place Guichard. Un groupe d'une cinquantaine de personnes ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Ces derniers ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Le calme est revenu à 16h30. Selon les organisateurs, 6500 personnes ont manifesté. La préfecture avance un chiffre de 3000, rapporte Le Progrès.

 

 

Assemblée générale en plein air. Derrière la bourse du travail à Lyon. Prochaines actions en discussion...

Nation

Charge de la police

 

15 h, Nantes. Le cortège est parti vers 14 h 30 de la place du Commerce, encadré par les forces de l’ordre après une matinée marquée par des incidents, rapporte Ouest-France. Devant le lycée Gaspard Monge, des bagarres ont éclaté entre lycéens grévistes et non grévistes. Une poubelle a également été renversée et un véhicule retourné. En marge de la manifestation, la mairie a également été la cible de casseur qui ont brisé plusieurs vitres. Peu après 15h, Ouest France faisait état d’« échanges tendus » place Graslin ou les policiers ont répondu à des tirs de projectiles par des jets de gaz lacrymogène.

 

Direct. Des échanges tendus place Graslin à : projectiles et gaz lacrymogènes http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/direct-le-cortege-se-rassemble-place-du-commerce-nantes-4102224 

 

 

Nantes

 

14 h 45, Toulouse. Selon la Dépêche du Midi, la manifestation à Toulouse a rassemblé entre 6 500, selon la police, et 10 000 personnes.

 

: suivez les manifs à et dans la région en direct http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/17/2306137-loitravail-suivez-manifestation-toulouse-region-direct.html 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 22:33

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

«Ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir»

16 mars 2016 | Par Faïza Zerouala
 
 
 

Reportage dans les universités, à Paris et à Tours, sur la façon dont a été préparée cette nouvelle journée d'action.

Corrigé ou non, le texte du projet de loi sur le travail ne remporte toujours pas l’adhésion des étudiants mobilisés de l’université Paris-1. Vingt-trois organisations syndicales étudiantes, parmi lesquelles l’Unef, la Fidl, l’UNL, appellent à protester le 17 mars. Réunies dans le grand amphi du site de Tolbiac, traditionnellement à la pointe dans les mouvements sociaux, 400 personnes ont débattu de la suite à donner à la contestation née en réaction à la réforme annoncée du Code du travail. Une semaine après la mobilisation qui a vu défiler dans les rues de France entre 200 000 et 500 000 personnes, les étudiants se sont longuement interrogés sur la pertinence de bloquer ou non la fac et se sont étripés sur la monopolisation de la parole par les organisations syndicales à la tribune. Celle-ci se voulait neutre et paritaire. À plusieurs reprises, des étudiantes souligneront la difficulté qu’elles ont eu à prendre la parole sans être huées.

 

Une AG à Paris-1 © FZ Une AG à Paris-1 © FZ

 

Dehors, une étudiante donne de la voix dans un mégaphone pour sonner le rappel des troupes : « Contre la loi El Khomri, AG amphi N ». Il est midi et quart. D’abord, les procédures de forme classiques. Après le vote, le responsable du site Pierre Mendès France est invité à quitter la salle, ainsi que les personnels de sécurité. Avant de partir, l’homme à la cravate rouge rappellera au micro « la nécessité d’assurer la continuité éducative ». En clair, ne pas empêcher la tenue des cours suivants.

La présence des médias, malgré quelques virulentes contestations sonores, qui subsisteront tout au long de l’AG, est autorisée. Une « zone neutre », c’est-à-dire un périmètre non filmé ou photographié, est instaurée sur le côté gauche la salle. D’autres journalistes sont restés coincés à l’entrée, empêchés de pénétrer dans l’amphi par la présidence, disent les étudiants. « Ils ne sont pas nécessaires », hurle un jeune homme.

La question épineuse du temps de parole – trop long c’est ennuyeux mais trop court on ne peut rien dire – est aussi soumise à la démocratie. C’est adopté, trois minutes sont allouées à chacun des intervenants à la tribune. Un peu plus tard, un second vote pour amputer une minute d’expression à chacun sera acquis. Trop de personnes sont inscrites, il faut libérer l’amphi à 15 heures comme convenu. Il est décidé, toujours après consultation à main levée, de ne pas éructer les uns sur les autres et de se laisser parler dans le respect. La suite démontrera que cette demande relevait du vœu pieux.

Ces quelques préalables évacués, les étudiants entrent dans le vif du sujet, « le débat de fond ». La nouvelle mouture de la loi, présentée le 14 mars aux organisations syndicales, est qualifiée par un étudiant à la tribune « d’opération cosmétique ». Il poursuit : « Certains médias ont parlé de grand bond en arrière, en réalité sur 42 articles seuls 4 ont été modifiés. » Et de décliner les ajustements effectués pour redire leur inefficacité. Il appelle à rester sur la même ligne intransigeante, à savoir le retrait pur et simple du texte. Il relève « la fébrilité » du gouvernement, prompt à négocier aujourd’hui, alors qu’au départ, l’usage du 49-3 avait été évoqué par la ministre du travail pour éventuellement faire passer le texte en force. Un signe, selon lui, de l’efficacité du mouvement de mobilisation et la nécessité de le renforcer. Les autres interventions empruntent la même tonalité.

C’est au tour de Raphaël, du NPA et de l’Unef, de se saisir du micro : « On n’est pas dupes des aménagements. 25 % des jeunes sont au chômage, en moyenne on obtient notre premier CDI à 27 ans. Il faut qu’on dégage des revendications positives et dire qu’on ne veut pas de contrats précaires, faire de l’intérim ou enchaîner les CDD. Nous, les jeunes, sommes juste une variable d’ajustement. Il y a 5 millions de chômeurs et il faut qu’on partage le temps de travail entre tous et toutes. On est déterminés à organiser la confrontation contre ce gouvernement pour qu’il dégage ! » Son intervention déclenche une cohorte de « Valls démission » et d’applaudissements nourris. Un étudiant comparera les concessions du gouvernement à « deux, trois miettes lâchées ».

Progressivement, l’idée d’une « massification du mouvement » émerge. Puis le champ s’élargit puisqu’il est question d’élargir le mouvement aux travailleurs. Une banderole épinglée sur les murs du balcon de l’amphi clame « grève générale ». C’est ce pour quoi un étudiant plaide. Instaurer un blocage de l’économie du pays. Cette perspective soulève l’enthousiasme des jeunes et s’exprime avec vigueur et bruit. Les syndicats de salariés, dont la CGT, se sont greffés à cette journée de mobilisation.

Les modalités concrètes de la lutte sont envisagées. L’expression « convergence des luttes » est lâchée. Un syndicaliste de la CGT parle au nom des cheminots de la gare d’Austerlitz, pour appeler à lancer une passerelle dans la lutte des salariés et des étudiants. Deux lycéens prennent la parole pour expliquer qu’« il n’y a pas besoin d’avoir le bac pour comprendre que faciliter les licenciements n’aidera pas à lutter contre le chômage »

Un professeur, doctorant, se définissant comme précaire, apporte son soutien aux étudiants. Lui-même a manifesté contre le CPE, il y a dix ans, se souvient-il. Pour galvaniser l’auditoire et les encourager à durcir le mouvement, il raconte, façon vieux briscard des luttes sociales, ses faits d’armes d’alors : « On avait bloqué la fac. On a passé des nuits ici, à discuter, projeter des films. La question se pose, sinon on va ronronner. Les AG ou se contenter de ne pas aller en cours ça ne marche pas ! Il faut occuper ce lieu, qui est à nous pour montrer qu’on est légitimes. » Un second enseignant surenchérit : « Il faut la grève générale ! Il faut que les travailleurs bloquent tout. Quand on construit un rapport de force, on doit réfléchir à tout cela. On est dans un chemin. La prochaine AG doit être pleine, il faut que les UFR se mettent en grève. Parce que le souci, c’est qu’une fois qu’on sort de là, tout le monde reprend sa vie normale. »

 

« Pour une grève générale »

Certains rêvent « d'auto-organisation démocratique ». D’autres mentionnent la nécessité de mobiliser les autres sites de l’université Paris-1 pour étoffer le défilé, surtout les étudiants en droit, mieux armés pour décrypter le projet de loi. Une étudiante propose quant à elle « une mobilisation festive ».

Pendant ce temps-là, un carton, transformé en caisse de mobilisation, circule dans l’amphithéâtre pour collecter des fonds destinés à payer l’impression des tracts et des affiches par exemple.

Ismaël, étudiant bravache, brise le consensus ambiant et clame à la tribune être favorable à la future loi, « pas parfaite, mais nécessaire ». Il étaye son propos : « Il faut relancer la compétitivité française. » La suite est inaudible. Ses paroles, dans une salle majoritairement réfractaire à l'exécutif, sont noyées dans le brouhaha général et les huées. Le syndicaliste de la CGT ironise : « C’était la coupure pub du gouvernement. » Le suivant lui répond : « On ne peut pas être d’accord avec les patrons, ça s’appelle la lutte des classes ! »

Une heure après le début de l’AG, une poignée d’étudiants quitte la salle. Le débat se grippe, personne n’arrive à dégager un consensus, les modérateurs essaient désespérément de donner une ligne directrice aux discussions. Beaucoup de monde s’est inscrit sur la liste pour s’exprimer à la tribune. De plus en plus, les interventions se ressemblent et recyclent les mêmes arguments, d’une prise de parole à l’autre. 

Chaque étudiant à la tribune décline son appartenance syndicale, faisant tiquer les plus hostiles aux organisations étudiantes présentes telles que les Jeunes Communistes, Solidaires étudiant-e-s ou le NPA. Les membres de l’Unef, syndicat étudiant opposé à la réforme mais historiquement proche du Parti socialiste, sont pour leur part accusés de monopoliser la tribune voire de s’approprier la lutte. Une représentante de l’organisation est huée. Une étudiante hurle à plusieurs reprises : « On n’est pas à un meeting. » Le débat se polarise sur les étiquettes politiques. Quelqu’un suggère de limiter les interventions des organisations. L’un de ne pas laisser flotter dans les cortèges les drapeaux des divers syndicats. Un autre qualifie cette AG de « mascarade » et dit refuser qu’ils s’expriment en son nom à Matignon.

Une étudiante souligne la difficulté pour les femmes de s’exprimer. Une autre corrobore ses dires : « Vous faites flipper. Je ne suis pas encartée mais je suis au comité de mobilisation, comme quoi il n’y a pas que des étudiants syndiqués. Plus on est nombreux moins on sera fatigués et la mobilisation aura un impact dans le temps. Il ne faut pas non plus rejeter totalement en bloc les organisations. Elles ont un passé, c’est utile pour nous. » Sur un plan pragmatique, elle suggère d’imaginer des slogans à l’image du hashtag viral #onvautmieuxqueça lancé sur les réseaux sociaux et de créer des banderoles. Bref, de donner corps à la bataille.

Refroidi par l’accueil frisquet réservé aux syndicats, un autre commence timidement son intervention par une précaution : « Je suis militant mais je ne suis pas là pour faire de la pub pour mon organisation. » La suite est moins conciliante : « Il faut que Valls se casse. À Matignon et à l’Élysée, ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir ! »

Soudain, une parole sincère éclot. Des étudiants non encartés mettent des mots sur la précarité. Philippe raconte n’être jamais venu assister à une AG. Il dit être « déçu d’avoir perdu deux heures. J’ai deux boulots, je galère un peu et là j’entends depuis toute à l’heure des gens ne parler que des syndicats. On n’a même pas pris le temps de réfléchir. On n’a même pas parlé des étudiants-travailleurs. » Son intervention achevée, il lâche le micro et se dirige vers la sortie, avant d’être intercepté par une étudiante syndiquée.

Une autre s’approche pour partager avec tous son rapport au travail : « Qu’est-ce que le travail ? C’est la précarité, l’humiliation, l’aliénation. On nous prend pour des branleurs, pour des jeunes qui ne veulent pas travailler. On est plein à galérer, on est plein à connaître la galère du travail. J’ai travaillé une seule fois. Je n’ai plus envie de travailler, j’espère étudier le plus longtemps possible. »

À mesure que les minutes passent, quelqu’un propose de reporter le vote puisque les bancs se sont vidés, créant un peu plus de confusion. « On vote contre mais contre quoi ? » s’exclame une jeune fille. 70 étudiants prennent part au vote à main levée, organisé en catimini puisque les non-grévistes commencent à arriver pour leur cours. Il est finalement décidé la tenue d’une AG, la grève, un blocage de la fac, un cortège unique pour Paris-1.

À l’École normale supérieure, dans une ambiance plus feutrée, une cinquantaine de personnes se sont réunies mardi 15 mars à la cantine. Ici aussi, les personnes rassemblées s’interrogent sur le ton à donner au mouvement. Il est jugé nécessaire de construire une lutte dans la durée et surtout de fédérer un maximum d’étudiants et, aussi, de travailleurs. Là aussi, un syndicaliste de la CGT a été invité pour mettre en œuvre « un objectif commun » à savoir le retrait du projet de loi. « Il se passe quelque chose de puissant. Les revendications émergent de la base, il y a une autonomie des AG », explique-t-il en préambule. Il rappelle qu’en 2006, les manifestations contre le CPE ont commencé « piano » avant d’aller crescendo. Un participant de l’AG met en garde ses camarades de lutte à ne pas « s’enfermer » dans le parallèle avec le CPE, afin de montrer que la contestation prend sa source dans une colère et des revendications plus larges que cette réforme. Ce à quoi un autre répond que le combat s’incarne dans une loi comme ce fut le cas avec la réforme d’autonomisation des universités (LRU) entre 2007 et 2009 : « Tout mouvement a un début et une fin. C’est un point d’appui pour changer la société et cela donne confiance aux gens. Même si tout reste à construire. »

 

A l'ENS © FZ A l'ENS © FZ

 

Le responsable syndical appelle à faire « la convergence de la convergence des luttes ». Il indique être disponible pour faire de la pédagogie. D’ailleurs pour que tout le monde sache bien de quoi il retourne, un étudiant se propose de lire le résumé des ajustements du projet, disponible sur le site de pétition en ligne Change.org, à l’origine de la mobilisation électronique.

 

Sensibiliser les quartiers populaires à la mobilisation

De son côté, un étudiant considère au contraire qu’il faut édicter un « mot d’ordre clair et lisible » sous peine de créer des incompréhensions donc de détourner des soutiens potentiels. Une étudiante conteste cette analyse et invite l’assemblée à ne pas oublier les réfugiés, les migrants, « en première ligne du prolétariat », car elle ne se voit pas lutter contre un seul problème mais entend combattre un « système plus général ». D’autres mentionnent aussi l’écologie, la constitutionnalisation de l’état d’urgence ou le contrat de travail unique comme des dimensions à ne pas ignorer. Le débat se déroule dans le calme. Tout juste la réunion est-elle perturbée lorsqu’il est demandé à l’assemblée de quitter l’espace situé sous la verrière, réservé pour un cocktail. Un moment de flottement s’empare de la salle qui se demande si elle doit obtempérer à cette demande. Un étudiant suggère de ne pas obéir, un autre râle : « On bouge, on ne va pas faire de tout un combat. » Après un vote démocratique, chacun déplace les tables et les chaises et se déporte vers la droite.

Finalement, c’est dans les locaux de l’élitiste ENS que surgit l’idée de s'adresser aux habitants des quartiers populaires, afin de créer un élan englobant. L'une des participantes formule le souhait que « ceux des cités qu’on ne voit jamais dans les manifestations car c’est pour les bourgeois alors que ce sont les premiers concernés» se joignent à eux. « Il faut les sensibiliser. Ce ne serait pas un mouvement pour séparer mais au contraire pour fédérer contre des causes communes », argumente-t-elle. La suivante souligne la nécessité de communiquer spécifiquement à destination des femmes, « racisées », victimes de la « double peine » en terme de discriminations et souvent les premières touchées par la précarité. Pour conclure, elle insiste : « Il faut aller ailleurs, dans les lycées professionnels par exemple pour aller à la rencontre de cette autre jeunesse qui n’est pas comme nous. » Pour rebondir, un étudiant met en garde ses camarades contre la tentation d’organiser des AG qui durent « mille ans » et peuvent faire fuir les non-militants peu habitués à ce type d’échanges. La preuve, cela fait trois heures qu’ils débattent. Après ces palabres, il est décidé de bloquer la rue d’Ulm qui héberge la célèbre institution et d’aller manifester.

À Tours, aux Tanneurs, les affiches annoncent l’AG du jour prévue à 17 heures : « Pour te battre, viens débattre ! ». Un avertissement est aussi placardé sur les portes en verre à l'entrée du bâtiment. On peut y lire : « On se mobilise, on ne vandalise pas ». Ici, l’occupation se veut festive et responsable. L'un des modérateurs rappellera aux étudiants de se comporter avec respect pour ne pas entamer la crédibilité du mouvement, en ne fumant pas dans les locaux, en ne prenant pas de fournitures sans autorisation et surtout en ne commettant aucune dégradation.

La modératrice qui inaugure l'AG rappelle d'une voix ferme à la tribune qu’il faut éviter les applaudissements afin d'assurer un déroulement serein à la discussion. Elle mime les gestes permettant de s’exprimer en silence. Les mains se lèvent, donnant à la salle un air de spectacle de marionnettes. Toujours sur plan pratique, la jeune femme annonce l’annulation du contrôle continu jeudi 17 mars pour permettre aux étudiants de ne pas pâtir de la mobilisation. Les jeunes rassemblés ici n'abordent pas le contenu même du projet de loi, tant il fait l'unanimité contre lui dans cet amphi. Des lycéens se demandent comment se joindre au mouvement lorsque les proviseurs de leurs établissements les empêchent de le faire. Une étudiante conseille à la jeune fille d'en parler à ses parents. Celle-ci rétorque que sa mère ne partage pas du tout ses idées et que le dialogue reste délicat.

Ici, c'est principalement le défilé du 17 mars qui polarise l'attention. Le cas des lycéens - les inclure ou non dans le combat- est discuté. Le sujet est sensible puisqu'ils sont pour la plupart mineurs. L'autre point examiné concerne les « actions coup de poing ». Au micro, l'un des participants s'interroge sur la pertinence de bloquer le tram comme cela a été fait le 10 mars : « Certains n’ont pas compris ce qu’on faisait là. Les soixante manifestants ont été incompris et vus comme de jeunes égoïstes. Il faut faire venir les gens à nous et discuter avec eux sinon au mieux on se les met à dos mais au pire on coupe le mouvement. »

Mais le vrai point de crispation concerne la brève incursion à la section locale du Parti socialiste menée par quelques étudiants dans l'après-midi. L'un d'entre eux résume cet échange de vingt minutes, qualifié de peu « productif ». Il rapporte qu'il y a eu « peu de mots, peu d’engagements. Ils nous ont dit qu'ils voulaient une réécriture approfondie de la loi mais pas un retrait. Fallait y aller ou pas ? Je vous laisse juges ». Quelques personnes tiquent et désapprouvent cette prise de contact avec le parti de la majorité. Une étudiante souligne que le PS n'est pas le gouvernement et que différentes tendances y cohabitent.

Un peu plus tard, une jeune femme aborde la question des débordements potentiels, des éventuelles arrestations et se demande plus largement comment manifester alors que l'état d'urgence le proscrit. Un autre avoue être dans le flou quant au déroulement concret de la manifestation du lendemain. Finalement, le rendez-vous est pris pour le lendemain à dix heures.

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 16:09

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/vite-sauvons-les-riches-dans-le-16eme-ils-sont-menaces-par-les-sdf-et-les

 

 

Soutenons la lutte des riches contre les pauvres ! Chronique Didier PORTE [RADIO 08’15]

VITE, SAUVONS LES RICHES ! Dans le 16ème, ils sont menacés par les SDF et les migrants !

Le

 

 

 

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Le Maire du 16ème arrondissement, Claude Goasguen

Faucille et marteau en main, la mairie socialo-communiste de Paris va construire un centre d’hébergement à la lisière du bois de Boulogne pour des réfugiés. Un cauchemar ! Cette vermine va se multiplier et va grouiller partout. Comme dit cette ancienne journaliste de France Inter, citée par Le Monde : « ce site pour SDF va faire tomber le prix de mon appartement. »

Au secours, le bois de Boulogne va devenir un vaste bidonville comme le jungle de Calais, et les habitants vont devoir survivre entourés de barbelés contre ces voleurs et ces violeurs. Si vous ne voulez pas que Paris ressemble à Bombay, il faut se battre, camarades riches ! Alors, tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais ! Qui a dit qu’il n’y a plus de lutte de classe ? On lâche rien, on lâche rien, on lâche rien

 
 
VITE, SAUVONS LES RICHES !
C’était dans LÀ-BAS Hebdo n°37, « NOS ADVERSAIRES NE SONT QUE 紙老虎 », notre émission du 26 février 2016 à (ré)écouter ici.

 

Et ne manquez pas l’insurrection des riches lors de la réunion publique du 14 mars 2016 (FRANCE 3) :

FRANCE 3 : Foire d'empoigne, insultes et huées à Paris XVIème contre le projet d'un centre pour sans-abris par Là-bas si j'y suis

 

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

chronique : Didier PORTE
préparation : Pierre-Yves BULTEAU

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page.)

 

 

 

Source : https://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/vite-sauvons-les-riches-dans-le-16eme-ils-sont-menaces-par-les-sdf-et-les

 

 

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 15:33

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Mobilisation

Carte : les communes qui refusent les « compteurs intelligents »

 

 

Une quarantaine de communes ont refusé l’installation des « compteurs intelligents » (Linky, Gazpar et compagnie), déployés depuis décembre dernier dans toute la France.

 
 
Un compteur intelligent Linky à Tours, le 18 mars 2009
Un compteur intelligent Linky à Tours, le 18 mars 2009 - ALAIN JOCARD/AFP
 

Saint-Macaire, petite ville de 2 000 habitants située en Gironde, a été l’une des premières communes à refuser l’installation des « compteurs intelligents » : le 24 septembre 2015, le conseil municipal a rejeté la demande de Grdf (Gaz réseau distribution France) d’installer un « concentrateur » sur un bâtiment (il permet de recueillir les données envoyées par ces nouveaux compteurs).

Raison principale invoquée [PDF] : « Le souci de protection de la santé des habitants. » Ainsi que le fait que ces compteurs « permettront aux opérateurs de recueillir d’innombrables données sur notre vie privée, utilisables à des fins commerciales mais aussi de surveillance et de remise en cause des libertés publiques ».

Les compteurs Linky, qui peuvent être relevés à distance et en temps réel, devraient remplacer les 35 millions de compteurs électriques d’ici 2021. 11 millions de foyers abonnés au gaz sont quant à eux concernés par le déploiement de « compteurs communicants », nommés Gazpar.

Le déploiement des Linky, ces boîtiers vert anis, a débuté le 1er décembre dernier. A ce jour, une quarantaine de communes ont refusé leur mise en place. A partir de la liste établie par le site animé par Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Saint-Macaire et président de lObservatoire du nucléaire, Rue89 a cartographié la fronde.

 

 

Des collectifs contre ces compteurs

Outre les villes délibérant contre l’installation des compteurs dits intelligents, plusieurs communes refusent la mise en place des compteurs sur les bâtiments communaux.

A Saint-Pabu (Finistère) par exemple, au nom du principe de précaution, les élus n’en veulent pas sur « les bâtiments où séjournent régulièrement du public et/ou du personnel » (école, cantine, etc.) et disent aux habitants qu’ils peuvent refuser le remplacement de leurs compteurs [PDF].

La maire du Ier arrondissement de Lyon a elle envoyé un courrier à ses administrés le 26 février dernier [PDF] pour leur « confirmer [qu’ils] peuvent refuser l’installation des modules » Linky ou Gazpar. A Lyon comme dans d’autres communes, ce sont les riverains qui se sont tournés vers la mairie pour faire part de leurs inquiétudes.

A noter que dans plusieurs régions, des collectifs se sont formés pour s’opposer à l’installation de « compteurs communicants » (comme en Aveyron ou dans l’Isère).

 

Débat juridique

Que vaut les délibérations des conseils municipaux ? La réponse fait l’objet d’un débat juridique.

Pour la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), le droit n’est pas du côté des opposants. Elle s’appuie sur l’analyse d’un cabinet d’avocats, présentée en février dernier. Une étude « bidon », pour Stéphane Lhomme qui explique sur son site que les maires n’encourent aucune sanction.

 

Pour Que choisir, le refus d’un conseil municipal peut avoir une portée symbolique mais pas juridique : de nombreuses communes ont transféré leurs compétences du réseau électrique à l’intercommunalité. Un maire pourrait prendre un arrêté municipal d’interdiction s’il y a un risque « grave ou imminent », mais on en est loin selon Que choisir.

 

Chers riverains, signalez-nous les erreurs qui se seraient glissées dans la carte ou n’hésitez pas à nous faire part d’ajouts dans les commentaires de cet article (ou par e-mail, ebrouze@rue89.com). Merci !

 

 

A lire aussi
Santé, vie privée, économies... : en juillet 2015, Rue89 décryptait les différentes critiques et louanges adressées aux compteurs dits « intelligents ».

 

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 16:21

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Contre les commerces vides, il crée une page Facebook

 

Florian a déménagé a Albi il y a trois ans, content de rejoindre une petite ville «  à taille humaine  ». Mais quand la bise fut venue, les touristes sont partis. Il a alors réalisé que «  le centre-ville a l’air mort une bonne partie de l’année »  :

«  On a l’impression qu’il y a beaucoup de magasins fermés et que les seuls commerces restants sont destinés aux touristes. Il y a une ambiance de vide. »

Pour confirmer cette impression, ce diplômé en géographie a décidé de se lancer dans un inventaire des commerces de sa ville. Un travail de terrain de plusieurs semaines réparties sur un an et demi dont il partage aujourd’hui les résultats via une carte interactive et sur une page Facebook « Albi, centre-ville en perdition », suivie par plus de 600 personnes.

 

 

Il en tire ce genre d’infos  :

  • «  10 % des commerces sont fermés  »
  • «  En dehors du marché, le seul commerce alimentaire est une boulangerie  »
  • «  35 % des commerces sont destinés à l’habillement  ».

 

Béziers, Vierzon, Albi, même combat

Dans les échanges qu’il a avec les habitants, notamment grâce à sa page Facebook, Florian a l’impression que les choses s’aggravent. Pour lui, les causes sont claires : la ville mise trop sur le tourisme et les congrès, et ses abords comptent trop de centre commerciaux.

Est-ce un cas unique  ? En 2013, l’Institut pour la ville et le commerce a réalisé une étude sur les communes dont les centre-villes se vident. Il comptait une cinquantaine de communes où plus d’un commerce sur dix est vide (Béziers, Vierzon, Châteauroux, Cholet ou Nevers) contre une vingtaine seulement en 2001.

La faute principalement à l’extension des centres commerciaux. En France, les deux tiers des achats de produits alimentaires se font en périphérie des villes relevait Terra eco en 2013. Le volume de surfaces commerciales croît de 4 % à 5 % par an depuis le début des années 2000, bien plus que la consommation des ménages. Et ces millions de mètres carrés nouveaux sont quasiment totalement situés en périphérie des villes.

 

Et le politique ?

Dans un rapport remis à Nicolas Sarkozy en 2009 sur le sujet, Jean-Paul Charié, alors député (UMP) du Loiret assurait :

«  Il est urgent que le politique reprenne en main les règles de l’architecture commerciale. Nos entrées de ville sont littéralement défigurées par des zones commerciales en forme de boîtes à chaussures empilées en pleins champs. »

Florian a été contacté par plusieurs élus à la suite de la publication de son travail. Il reste prudent :

« La prise de conscience existe, mon étude met en plus des chiffres sur la situation, il y a un accord sur le constat. Il faut maintenant se mettre d’accord sur les solutions. Je sais que beaucoup de gens estiment qu’ajouter des parkings en centre-ville est une solution mais je ne suis pas d’accord, Albi est une ville très bien desservie par les transports en commun avec en prime des parkings proches accessibles à pied. Il faut ramener des commerces de proximité, des habitants, des associations, du lien et de la vie ! »

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 15:33

 

*Nous nous mobiliserons aussi à Nîmes ! On vous tient au courrant !

 

 

Source : http://www.convergence-des-luttes.org/

 

 

Nous étions nombreux à la Bourse du travail le 23 février dernier.
Le journal Fakir avait pris l'initiative de cette soirée "Leur faire peur" dans la lancée de l'énergie des salles bondées où était projeté le film Merci Patron.
Syndicalistes, intellos, zadistes, ouvriers, mal-logés, étudiants, précaires... Ce soir-là nous nous sommes retrouvés, nous nous sommes rencontrés, nous avons échangé.
Tous ont parlé des nombreuses mobilisations en cours et de leur nécessaire convergence pour construire autre chose.

A la question « COMMENT LEUR FAIRE PEUR ? », la réponse a été unanime : « Nous ne rentrerons pas chez nous après la manif du 31 mars ».
LE JEUDI 31 MARS, on participe donc à la manif nationale à Paris. Mais après le défilé, on ne rentre pas chez nous.
On occupe une place, un lieu, on verra bien où. On fait une projection géante de Merci patron !, à rigoler tous en chœur. On se fait des concerts pour la bonne humeur. Et aussi, surtout : on cause. On essaie d'inventer un truc, un point de fixation des espoirs et des luttes.

 

Syndicalistes, zadistes, ouvriers, mal-logés, étudiants, intellos, précaires et simples citoyens appellent à une grande journée de grève nationale et d’union des luttes le 31 mars 2016 ! 

 
 

Leur faire peur,ça se construit

 

Des groupes de travail sont d’ores et déjà en place.

Pour construire ensemble cette convergence, nous vous proposons de nous réunir à nouveau lors d’une soirée « LEUR FAIRE PEUR,ÇA SE CONSTRUIT » le 14 mars à 18h30 à la Bourse du travail à Paris.
Nos diversités sont une richesse, notre nombre est notre force : c’est par le dialogue, le partage et l’échange que nous rendrons possible une occupation de place ou d’un lieu suffisamment grand à Paris.

Venez avec vos idées et vos compétences pour que cette occupation soit non seulement possible, très large, mais aussi constructive : le début de ce que nous déciderons de faire pour reprendre en main la chose publique.

 

#‎31Mars‬ ‪#‎CamponsSurNosDroits‬

À Paris, ce soir, une réu de nombreux gens à la Bourse du travail à République, qui ont vu "Merci patron", se sont réunis dans un mouvement, "Comment leur faire peur" pour prendre la place le 31 mars, un mouvement semblable aux indignés. Plus de 300 personnes se sont partagées en commissions, dont Assemblée, communication, Accueil, SO et juridique, Cantine, etc. Plus d'infos bientôt.

Occupons les places publiques, pour montrer que ce qui nous unit tous, quelques soient notre âge, notre appartenance politique ou syndicale, notre religion, c'est le besoin de justice, de partage, de paix, de démocratie et de transition écologique.

Ne laissons pas quelques politiciens corrompus et fainéants mettre en pièce le code du travail et notre vivre ensemble, en vendant nos vies et notre planète au plus offrant.

Mettons en commun les problèmes rencontrés dans nos vies, unissons-nous pour résister ensemble et mettre en place des alternatives solidaires.

Nous voulons une économie solidaire. Nous voulons une vraie démocratie. Nous voulons protéger notre environnement.

Le 31 mars, nous serons sur les places.

Pacifiques, solidaires, conscients.
Nous sommes l'alternative.

https://m.facebook.com/events/576419125858967

 

 

*Nous nous mobiliserons aussi à Nîmes ! On vous tiendra au courrant !

 

 

 

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