Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 16:05

 

Source : http://www.tdg.ch

 

AdTech Ad

«L'humour belge est indestructible»

Sur le web Au lendemain des attaques qui ont ensanglanté Bruxelles, les humoristes belges ridiculisent la violence.

 

 

Guillaume, 24 ans, s'était fait connaître en postant des pastilles de conversations imaginaires sur sa page Facebook «Gui-Home vous détend».

Guillaume, 24 ans, s'était fait connaître en postant des pastilles de conversations imaginaires sur sa page Facebook «Gui-Home vous détend». Image: YoutUbe/Gui-Home

 

En réponse aux attentats terroristes de mardi à Bruxelles, des artistes belges ont mis en ligne des dessins et pastilles vidéos capturant le choc mais aussi la résilience de la population.

Parmi les plus célèbres, le «dessinateur-humoriste» Philippe Geluck, père du chat obèse à l'humour noir, rappelle dans Télérama que «la meilleure réponse à ces actes violents est de continuer à pratiquer son art. (...) Il est évidemment impossible de ne pas se sentir touché par une telle tragédie humaine, comme d’une manière générale par les conflits, les discordes. L’art est une manière d’exprimer ce que l’on vit, mais aussi de résister.»

 

 

Philippe Geluck...

 

 

«Nous (ndlr: les artistes, les humoristes) sommes là pour réfléchir, faire réfléchir même, mais aussi pour distraire, poursuit le Bruxellois. C’est important de ne pas l’oublier, les gens ont parfois besoin de penser à autre chose.»

 

CELEB: Philippe Geluck

 

 

Sur les réseaux sociaux, il invite ses fans à «célébrer la vie, honorer les mémoires et surtout dire à tous ces empêcheurs de rêver en rond qu’on ne s’arrêtera pas!»

 

Ils sont où vos stabilos? 🇧🇪❤️

 

Prise de court par le succès de cette vidéo, celle-ci a annoncé sur Facebook avoir reçu «des messages de partout»: «Je suis partagée entre un sentiment de tristesse comme chacun d'entre nous, mais je suis fière (...) d'avoir réussi ne fusse qu'une seconde à ce que vous esquissiez un sourire dans des moments tellement difficiles».

 

Déjà, les lolcats de novembre...

Les médias du monde entier avaient déjà souligné l'humour des Belges lorsque la ville avait été bloquée au lendemain des attentats du 13 novembre à Paris.

Alors que la police fédérale demandait un «silence radio» sur les opérations de police en cours, les internautes s'étaient déchaînés en inondant Twitter de GIFs de chats avec le hashtag #BrusselsLockdown.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 18:08

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Attentats à Bruxelles : les dessinateurs répondent aux terroristes

 

 par NouvelObs Montage

 

 

De Plantu à Joann Sfar, en passant par Jean-Charles de Castelbajac ou Marc Steiner, de nombreux dessinateurs ont rapidement pris leurs crayons et leur feuille de papier pour dénoncer les attaques terroristes de Bruxelles du mardi 22 mars.

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 12:53

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Loi El Khomri. "La mobilisation du 17 mars a été une réussite"

 
 
Fortes de la réussite de cette journée, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les jeunes et les salarié-es à poursuivre et amplifier la mobilisation dès le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres.
 

 

Communiqué CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

La journée de mobilisation du 17 mars à l’initiative des organisations de jeunesse a été une réussite.

Les jeunes, très concernés par ce projet de loi, se sont fortement mobilisés avec le soutien des organisations de salarié-es.

La preuve est faite que les annonces du Premier ministre pour aménager la loi travail n’ont visiblement pas convaincu et ce malgré l’offensive gouvernementale largement relayée.

Les jeunes doivent pouvoir manifester et se réunir librement. Le gouvernement doit respecter leurs droits et non multiplier les obstacles.

Le débat sur la loi est loin d’être terminé. La réécriture du texte ne touche pas au cœur du projet qui contient toujours de multiples régressions.

Ce nouveau projet de texte ne répond donc pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-es et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation. La création d’emplois de qualité ne peut pas être synonyme de la casse du code du travail mais nécessite en revanche un changement de politique économique et sociale.

Le gouvernement doit retirer son projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salarié-es et en discuter avec elles.

Fortes de la réussite de cette journée, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les jeunes et les salarié-es à poursuivre et amplifier la mobilisation dès le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres.

Ce sera une nouvelle étape avant la puissante journée de grève et de manifestations du 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

VENDREDI, 18 MARS, 2016  HUMANITE.FR

 

Images intégrées 1

 

 
Contre la casse du code du travail : On lâche rien !!
Tous les rassemblements gardois 
- 24 mars à 12h00 à Nîmes Préfecture 
- 24 mars à 12h00 à Ales devant la sous préfecture
- 24 mars à 18h00 Bagnols 18h00 devant le Lycée

- ET LE 31 mars : TOUS EN GRÈVE 

MANIF DEPARTEMENTALE 15h00 à NÎMES

 

 

 

Repost 0
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 12:45

 

Source : http://onbloquetout.org/

 

 

L’appel des syndicalistes contre la loi « travail »

Télécharger l’appel en format PDF

 

 

 

Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail. Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

 

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher ! Tout ce que mérite un tel projet c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse. Et pour cela, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour.

Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Et depuis le 17 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les organisations de jeunesse, des dates de grève dans différents secteurs professionnels sont annoncées ; le 24 mars, nouvelle  journée de mobilisation, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, avec sans doute quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue : nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose.

 

Enfin le 31 mars, la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette grève doit être activement préparée et nous pouvons profiter pour ça du calendrier d’action qui se dessine jusque-là pour renforcer la mobilisation. La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s’en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n’ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est d’abord réussir la grève du 31 mars et préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

 

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons préparer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui permettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité. La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

 

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent. Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel. C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner !

 

Signez l’appel ! Syndicalistes, rejoignez-nous ! Signez l’appel : « On bloque tout »

 

Les 100 premier-e-s signataires : Christian Agon (CGT IBM), Eric Amy (CNT Boulanger Hénin Beaumont) Sylvain Apostolo (syndicaliste de la Confédération Paysanne), Enaut Aramendi (LAB), François-Xavier Arouls (Solidaires Groupe RATP), Christine Avenel (CGT Territoriaux Saint-Brieuc), Dominique Bacha (SUD/Sifp Territoriaux du Gard), William Battault (Cheminot CGT Malesherbes), Jérémy Berthuin-Uhl (Solidaires Gard), Claire Bidon (Solidaires étudiant-e-s Paris 8), Dominique Blanch (SNUipp-FSU Aude), Dominique Blivet (SUD Rural Territoires), Nathalie Bonnet (Fédération SUD Rail), Antoine Boulangé (CGT enseignement privé Créteil), Cindy Briguet (CNT Santé-Social CT Lorraine), Martial Chappet (Solidaires Paris), Antoine Chauvel (SNUipp-FSU 72), Nara Cladera (UL Solidaires Comminges), Marie-Anne Clément (CGT éduc’action 41), Philippe Colon (CNT garages Renault groupe GGBA), Quentin Dauphiné (FSU), Cybèle David (SUD éducation 93), Stéphane Degl’innocenti (SUD hôpitaux de Saint-Denis), Laurent Degousée (SUD Commerce), Fabien Delmotte (CNT-Solidarité ouvrière), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière), Jean-Marc Destruhaut (CGT AXA), Emilie Devriendt (Snesup-FSU), Gaëlle Differ (Fédération SUD PTT), Dominique Dubreuil (CGT retraitée Inspection du travail), Bertrand Dumont (Solidaires Groupe RATP), Jean-Luc Dupriez (UL CGT Carquefou), Peggy Durlin (SUD Crédit Agricole Mutuel), Simon Duteil (UL SUD/Solidaires Saint-Denis), Mohamed El Mahrouss (SUD Hôtellerie-Restauration), Karim Eljihad (Syndicat Local Construction CGT 37), Marius Faure-Brac (Solidaires étudiant-e-s Grenoble), Arnaud Fonteny (SNEP-FSU Loiret), Henri Fourtine (SNASUB-FSU), Rémy Frey (US CGT Commerces et services Gibert Joseph), Philippe Gaser (Union syndicale de la psychiatrie Languedoc-Roussillon), Edouard Gloanec (SUD Santé-Sociaux Gard Lozère), Laurent Godard (Solidaires Draguignan), Guillaume Goutte (Syndicat des correcteurs CGT), Eddy Guilain (UL CGT Douai), Gaétan Helon (Syndicat Etudiant.e.s et Lycéen.ne.s-CGT valenciennois), Hortensia Inès (CNT-SO éducation), Stanislas Jaunet (Cheminot CGT Nantes), Ronan Jeanne (CGT Chômeurs Lorient), Raymond Jousmet (Snes-FSU), Mohamed Khenniche (Solidaires Industrie), Sylvère Labis (syndicat des retraités interpro CGT du Florentinois), Christel Lacaille (SUD Solidaires MATMUT Ile-de-France), Kaou Lampriere (Solidaires Ille-et-Vilaine), Catherine Laurenti (FSU), Isabelle Le Roux-Meunier (CGT Banque de France), Emmanuelle Lefevre (SNUipp-FSU Loire Atlantique), Chantal Legeais (CNT-Solidarité ouvrière du Nettoyage Rhône-Alpes), Jean-Yves Lesage (Syndicat Général du Livre CGT), Philippe Levet (SNUipp-FSU), Claude Lévy (CGT Hôtels de Prestige et économiques), Nathalie Loinsard (CGT Santé Ile-et-Vilaine), Alexis Louvet (CGT RATP Bus), Grégory Marchand (CGT éduc’action 92), François Marchive (Solidaires Isère), Cathy Menard (SUD Culture-Solidaires Loiret), Bruno Menguy (CNT-Solidarité ouvrière Hôtellerie-Restauration Paris), François Millet (SNU Pôle Emploi FSU), Marie-Line Mongin (SUD Santé Sociaux Rhône), Franck Monvoisin (CNT-Solidarité ouvrière de la Société Oent nettoyage), Grégoire Nadin (SNTRS CGT), David Nimeskern (CNT usine Renault SOVAB Batilly), Hélène Ohresser (Solidaires Bouches-du-Rhône), Louise Paternoster (SUD éducation 93), Ramón Pino (Syndicat parisien des diffuseurs de presse CGT), Julien Plaisant (Solidaires Val-de-Marne), Thierry Porré (Syndicat des correcteurs CGT), Jeronimo Prieto (LAB), Yves Quignon (UL CGT Douai), Hugo Reis (Fédération SUD PTT), Eddy Reyes (CGT Cheminots 30), Valérie Richard (CFDT Décathlon Lorraine), Julien Rodrigues (CGT Services Publics), Théo Roumier (Solidaires Loiret), Olivier Sagette (CGT Paris – Banques), Mathieu Santel (SUD Aérien), Eric Santinelli (Fédération SUD Rail), Marie-Paule Savajol (CGT éduc’action Orléans-Tours), Jérôme Schmidt (Fédération SUD énergie), Frédéric Siméon (CNT Wolters Kluwer France), Eric Sionneau (Solidaires Indre-et-Loire), Pierre Stambul (FSU), Damien Steiner (CGT Cultura), Stéphane Thiel (CNT garages Renault groupe GGBA), Vincent Touchaleaume (STEG UTG Cayenne, Guyane), Julien Troccaz (Solidaires Savoie), Sylvie Vénuat (SNICS-FSU Loiret), Olivier Vinay (FSU), Elise Vinauger (section SUD éducation Université d’Orléans), Christian Zueras (CGT Haute-Pyrénnées)…

 

 

Source : http://onbloquetout.org/

 

 

Repost 0
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 21:15

 

Source : http://www.rtbf.be

 

 

 

Des dizaines de milliers de personnes à Bruxelles pour des alternatives à l'austérité

 

 

Mis à jour le dimanche 20 mars 2016 à 16h19

 

Des milliers de manifestants à Bruxelles pour des alternatives à l'austérité - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

 
La deuxième Grande Parade organisée dimanche par les mouvements citoyens Tout Autre Chose et Hart Boven Hard a été guidée par un "sentiment d'unité". L'organisation néerlandophone a comptabilisé 25 000 personnes, la police 14 000, et le chiffre de 35 000 participants était également évoqué au cours de l'après-midi par de nombreuses organisations participantes.

Derrière le slogan du rassemblement, "Nous sommes le courant", se trouvaient également des slogans tels que "Arrêtez l'injustice, pas les gens", "La pauvreté n'est pas un choix" ou encore "Sauvons notre planète". Des ballons en forme de cœur survolaient la parade.

Le long du parcours, qui se situait autour du canal de Bruxelles, différents groupes musicaux invitaient le public à danser et chanter.

Des dizaines d'organisations étaient présentes, parmi lesquelles le CNCD-11.11.11. "Après la question des économies l'an dernier, il est venu le temps de chercher des alternatives. Visiblement, le sujet mobilise, et c'est très bien. L'alternative doit porter plus d'attention à la solidarité internationale", selon Bodgan Vanden Berghe, du 11.11.11.

Le syndicat socialiste était également de la partie. Pour la CGSP Cheminots, participer à la parade était une évidence. "Hart Boven Hard/Tout Autre Chose s'affirme en faveur des transports en commun, donc nous soutenons leur manifestation", avance Brecht Vandermeiren, porte-parole de l'ACOD spoor.

Les organisateurs de la Parade espèrent que le signal est bien parvenu aux leaders politiques. "Cela montre qu'une croissance inférieure à 3% du PIB n'empêche pas les gens de dormir. Ce dont ils ont vraiment envie aujourd'hui c'est d'un environnement sain et l'opportunité d'avoir une vie décente. Le progrès signifiera bientôt autre chose que croissance économique", estime Wouter Hillaert de Hart Boven Hard.

Groen, tout comme Ecolo, a également arpenté le canal bruxellois. "C'est bien d'entendre les gens réclamer bruyamment des alternatives en termes de démocratie, d'économie et de climat", a déclaré Bart Dhondt, le président de Groen Brussels.

En un an et demi d'existence, Tout Autre Chose et Hart Boven Hard ont construit un vaste réseau. Ils veulent désormais travailler sur le développement d'alternatives et renforcer leur 25 bureaux locaux avant de penser à une troisième Grande Parade

Tout Autre Chose avait rassemblé pas moins de 17 000 personnes l'an dernier lors de La Grande Parade. 

Entre 14 000, selon la police, et 35 000 personnes, selon les organisateurs, paradent dans les rue de Bruxelles ce dimanche. Le mouvement citoyen Tout Autre Chose organisait, pour la seconde fois, une grande marche dans les rues de Bruxelles.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblés à la gare de Bruxelles-Nord où le départ du cortège a été donné à 14 heures. 

 

 

Source : http://www.rtbf.be

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 18:14

 

Source : http://www.franceinfo.fr/fil-info/article/loi-travail-l-unef-exige-le-respect-du-droit-de-reunion-et-condamne-une-repression-du-mouvement-776031

 

 

Loi Travail : l'Unef "exige le respect du droit de réunion" et condamne une "répression du mouvement social"

par Rédaction de France Info lundi 21 mars 2016 10:57
 
 
 

Le syndicat étudiant Unef a dénoncé lundi la réponse des autorités aux manifestations contre la Loi Travail qui se sont déroulées jeudi dernier, et "condamné fermement cette répression du mouvement social."

"Ces derniers jours, les décisions prises par les forces de l’ordre et certaines directions d’université ont remis en cause les droits fondamentaux de réunion et de manifestation des jeunes. Dans plusieurs villes universitaires, des cortèges de manifestants pacifiques ont été violement dispersés par les forces de l’ordre", selon l'Unef.

 

"A Paris, Lyon, Bordeaux et Strasbourg, la fermeture administrative de certains sites universitaires a empêché la tenue d’assemblées générales et provoqué des affrontements. Plusieurs blessés sont à déplorer du côté des étudiants et des enseignants qui revendiquaient simplement le droit de se réunir et de débattre."

Le syndicat étudiant a rappelé également dans son communiqué que "dans le cadre d’une manifestation publique, filmer une altercation avec les forces de l’ordre et conserver la vidéo comme élément de preuve est un droit."

De 69.000 à 150.000 manifestants ont répondu jeudi dernier à l'appel des organisations de jeunesse, selon la police et les organisateurs. Une nouvelle mobilisation est prévue jeudi prochain.

par Rédaction de France Info lundi 21 mars 2016 10:57
 
 
 
 
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 17:55

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Après le succès des 9 et 17 mars, les syndicats préparent la suite

 
Manifestation à Paris, le 17 mars contre la loi travail.
Photo : Patrick Nussbaum
 
 

En attendant que le gouvernement présente son projet de loi de réforme du Code du travail, les appels à l’action se multiplient pour le 31 mars, qui s’annonce comme « une puissante » journée revendicative dans le pays.

Les appels à la grève se multiplient et les plans de travail se remplissent, tout comme les cars. Les listes d’inscription s’allongeaient déjà dans les unions syndicales locales alors qu’ils n’étaient pas encore commandés, raconte Virginie Gensel-Imbrecht, membre du bureau confédéral de la CGT. « On sent bien que ça prend », résume-t-elle. « Du rarement vu, à dix jours d’une mobilisation », estime de son côté le secrétaire général de la CGT d’Île-de-France, Pascal Joly. « Les camarades sont en mode grande lutte, renchérit le secrétaire de la CGT de Loire-Atlantique, Fabrice David. La quasi-totalité des boîtes industrielles appellent à y participer, comme chez STX, Airbus, mais aussi les trois fonctions publiques. » À Florange (Moselle), la CGT a déposé son préavis et invite les salariés à s’inscrire dans les bus qui se rendront à Metz à la fin du mois.

 

Un printemps social se prépare

La température monte aussi chez Force ouvrière. Le syndicat FO du personnel navigant commercial a appelé en fin de semaine les hôtesses de l’air et stewards à participer à la grève nationale et interprofessionnelle du 31 mars 2016 contre la réforme du Code du travail.

À la SNCF, une semaine après la grève très suivie du 9 mars pour défendre leurs conditions de travail, trois syndicats (CGT, Unsa et SUD) ont de nouveau déclenché mardi la procédure interne d’alarme sociale, préalable à tout dépôt de préavis de grève, même si la date n’a pas été arrêtée. L’Unsa, dont la centrale n’appelle pas au retrait et à la grève contre la loi travail, ne souhaite pas une mobilisation le 31 mars, craignant que « les revendications des cheminots soient noyées dans un mouvement interprofessionnel ». Reste que dans de nombreuses régions, des appels unitaires au 31 ont été déposés. Un printemps social se prépare.

 

Le bras de fer ne fait que commencer

« L’objectif est d’avoir un très puissant 31 mars avec beaucoup de manifestants mais aussi un maximum d’entreprises et de secteurs en grève », déclare Fabrice Angei, secrétaire confédéral CGT en charge du dossier, afin d’obtenir le « retrait de ce projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salariés et en discuter avec elles », ajoutent les organisations réunies jeudi soir en intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, FIDL). Lesquelles ont invité sans surprise « les jeunes et les salariés à poursuivre et à intensifier le mouvement », estimant que « la journée de mobilisation du 17 mars à l’initiative des organisations de jeunesse a été une réussite ». Selon l’Unef et l’UNL, « plus de 150 000 étudiants et lycéens » ont manifesté dans toute la France, et plus de 200 lycées étaient mobilisés sur l’ensemble du territoire, dont une soixantaine en région parisienne. Désormais, ajoutent les syndicats, « la preuve est faite que les annonces du premier ministre pour aménager la loi travail n’ont visiblement pas convaincu et ce malgré l’offensive gouvernementale largement relayée ».

Les organisations syndicales savent que le bras de fer ne fait que commencer. Une « nouvelle étape » aura donc lieu le 24 mars prochain, jour de la présentation du projet de loi au Conseil des ministres. Une nouvelle manifestation de la jeunesse, à laquelle les syndicats de salariés, écœurés par les violences policières qui ont eu lieu jeudi (voir page suivante), comptent être bien présents, même si, précise le secrétaire général de la CGT de la Loire-Atlantique, Fabrice David, « certains réservent leur force pour l’appel à la grève le 31 ». Des organisations qui pourraient fin mars être rejointes par la CFE-CGC, qui n’a jamais fermé la porte à cette forme de mobilisation, se déclarant prête à « descendre dans la rue ». Une réunion est prévue ce lundi au siège de l’organisation syndicale.

Outre les initiatives syndicales, beaucoup d’autres ont lieu cette semaine. À Ivry-sur-Seine, une déclinaison du mouvement verra le jour ce mercredi. Une initiative « ouverte à toutes celles et ceux révoltés par l’esprit de ce texte, et qui prétendent à autre chose que la précarité à perpétuité », écrivent ses initiateurs dans leur communiqué. À la Sorbonne, aura lieu en fin d’après-midi un débat auquel participera le professeur de droit Antoine Lyon-Caen, coauteur avec Robert Badinter du livre le Travail et la Loi, l’économiste Alexandre Favereau, et l’avocat des Goodyear, Fiodor Rilov.

 

Les députés FDG créent le débat. Les députés du Front de gauche organisent demain une soirée-débat à l’Assemblée nationale autour de la réforme du Code du travail, qui «s’annonce comme une rupture historique avec l’idéal progressiste de notre contrat social ». Au programme, deux tables rondes, l’une portant sur les initiatives à prendre, l’autre sur le besoin de définir et promouvoir une « réforme pour de nouveaux droits sociaux ».

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

                                                                              ********************

 

 

Source : http://cgtparis.fr/Code-du-travail-Laisserez-vous-El

 

 

Projet de Loi « Travail Continuons la mobilisation exiger son retrait !

 

dimanche 20 mars 2016

 

Le succès des mobilisations du 9 mars à l’appel des organisations de jeunesse, la CGT, FO,la FSU, et solidaires a contraint le gouvernement à revoir sa copie sur la loi du travail. Mais si les mesures annoncées par Manuel Valls sur le temps de travail des apprentis, le forfait jour dans les PME ou les indemnités prud’homales
sont en recul sur le texte de loi initial, elles restent à la marge.
La philosophie de cette loi est maintenue à savoir le principe de l’inversion de la hiérarchie des normes et d’une loi non protectrice car la négociation d’entreprise deviendrait prioritaire sur la loi et la convention collective. Le contrat de
travail ne serait plus opposable par le salarié si un accord d’entreprise était
signé. Le principe d’égalité serait remis en cause.
La loi « El Khomri », à la satisfaction du MEDEF, répond à son exigence de baisse du coût du travail. Les critères du licenciement économique seraient bien assouplis, « les accords pour travailler plus et gagner moins » étendus au prétexte de préserver l’emploi et la compétitivité avec une hausse du temps de travail et baisse de la rémunération.
La majoration des heures supplémentaires serait défi nie à l’entreprise (avec un plancher de majoration à 10 %), la modulation du temps de travail pourrait être étendue à 4 mois. Les 35 heures léales deviendraient obsolètes. [.....]

Projet de Loi « Travail Continuons la mobilisation exiger son retrait !

Tract protégeons et renforçons ce code du travail qui nous protège

Meeting unitaire pour exiger le retrait du projet de loi le 23 mars

Ils ont peur ! tous en grève le 24 mars

Loi travail, ce qui reste, ce qui change et pourquoi il faut amplifier la mobilisation


Les Unions régionales Ile-de-France de la CGT, de la CGT-FO de la FSU, de SOLIDAIRES et les organisations régionales étudiantes et lycéennes de l’UNEF, de l’UNL et de la FIDL se sont rencontrées le 11 mars 2016.
Elles ont pu se féliciter de l’ampleur des mobilisations qu’ont pu prendre les manifestations du 9 mars précédent. Qu’il s’agisse des 20 000 manifestant-e-s de 12h30 allant du MEDEF au ministère du travail, ainsi que des 100 000 manifestant-e-s partant-e-s de la place de la République, il est incontestable que les travailleur-seuse
du public et du privé, les étudiant-es et les lycéen-nes, ainsi que toutes les personnes mobilisées, se prononcent contre ce projet de loi et en exigent le retrait.
Alors même que le gouvernement semblait déterminé à faire passer de force sa loi, il semblerait qu’il soit amené à faire bouger sa ligne, face la réussite du mouvement social dans ses objectifs de mobilisation générale. En effet, en plus de reculer la date de présentation du projet de loi en conseil des ministres, Matignon accepte de recevoir les centrales syndicales pour entamer une concertation avec ces dernières, même avec l’UNEF et les syndicats lycéens, quand quelques jours auparavant il méprisait la « crainte » et la mobilisation des jeunes. Forts de cette mobilisation qui n’aspire qu’à s’étendre et se massifi er, l’intersyndicale régionale d’Ilede-France
maintient son mot d’ordre : le retrait du projet de loi.
Aucune négociation ne saurait se faire sur la base d’un projet qui ne vise qu’à précariser davantage les travailleuses et travailleurs.
Pour ce faire, l’intersyndicale appelle à renforcer la mobilisation et à multiplier les actions.
Dès lors nous appelons à une manifestation le jeudi 17 mars, au départ de République 13h30 jusqu’à Bercy, afi n de démontrer la ténacité des revendications communes portées par les organisations régionales CGT- FO- FSU – SOLIDAIRES- UNEF – UNL – FIDL.
Nous appelons également à une mobilisation le 24 mars, date de présentation du projet de loi en conseil des ministres. Ces actions doivent préparer au mieux le 31 mars qui doit être une grande journée de grèves et de manifestations, point fort de ce mouvement pour obtenir le retrait de cette loi antisociale.
Paris, le 14 mars 2016

Retrait du projet de loi El Khomri Le combat continue !

 

 

Source : http://cgtparis.fr/Code-du-travail-Laisserez-vous-El

 

 

                                                                              *********************

 

 

Source : https://rebellyon.info/La-lutte-continue-du-18-au-24-mars-15980

 

 

La lutte continue : du 18 au 24 mars, semaine de mobilisation

 
 

Après les manifestations massives et offensives du 9 mars et du 17 mars dans toute la France contre le projet de loi Travail, continuons le mouvement !

Lundi 21 mars : Assemblée générale de Lyon 1 à 12h
Mardi 22 mars : Assemblée générale de Lyon 2 à 12h (Bron, Amphi B)
Mercredi 23 mars : Assemblée générale de Lyon 2 (Quais, Amphi Laprade)
Jeudi 24 mars : Manif contre la Loi Travail, Bellecour, 13h

Apprenti-es, lycéen-nes, étudiant-es, chômeur/ses, travailleur/ses, retraité-es, c’est tous ensemble qu’on va gagner !

Après les manifestations massives et offensives le 9 mars dans toute la France contre le projet de loi Travail, nous appelons à continuer la lutte et amplifier le mouvement. Ce projet de loi s’inscrit dans la poursuite des précédentes réformes du gouvernement : attaques de nos conditions de vie, d’études, de travail : elle nous condamne à toujours plus de précarité. Notre seule perspective serait ainsi : travailler plus, gagner moins et se faire virer plus facilement.

L’objet de cette loi, c’est en fait de supprimer le code du travail comme garantie minimale de protection des droits des salarié-es. Depuis deux semaines, la mobilisation s’amplifie :

 

 

Source : https://rebellyon.info/La-lutte-continue-du-18-au-24-mars-15980

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 18:33

 

Source : http://www.sortirdunucleaire.org

 

 

Soutien à Dominique Malvaud, convoqué pour violation de l’État d’urgence

Communiqué du 18 mars 2016

 
 

 

 


 

 

Pour avoir distribué des tracts avec une quinzaine de personnes de son association « Stop Nucléaire 26-07 » le 29 novembre 2015, jour d’ouverture de la COP 21, M. Dominique Malvaud est convoqué au tribunal de Valence le jeudi 24 mars.

Alors qu’aucun trouble à l’ordre public n’est constitué, une violation de l’état d’urgence est invoquée pour justifier cette convocation.

Nul ne sera dupe de ce faux prétexte : il s’agit pour l’État de museler toute résistance à un nucléaire en déroute dont il veut assurer la continuité, quels qu’en soient les coûts astronomiques et les conséquences effarantes sur la sécurité et la santé des populations.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime tout son soutien à M. Dominique Malvaud. Il affirme avec force que ce sont les acteurs de la mise en danger de l’humanité à travers la poursuite de programmes nucléaires civils et militaires qui doivent être poursuivis, et non ceux qui dénoncent avec courage et détermination ces industries criminelles.

 

 

Source : http://www.sortirdunucleaire.org

 

 

Repost 0
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:45

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Q9UfvHoxK9o

 

 

Prise de parole des étudiants et des postiers interrompue par la police et ses flashballs

 

 

Diffusion NPA

Repost 0
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:32

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Des témoins dénoncent une évacuation violente de la fac de Tolbiac par les CRS

19 mars 2016 | Par Faïza Zerouala
 
 
 
 

Jeudi 17 mars, à l'issue de la manifestation organisée en protestation contre la loi sur le travail, plusieurs dizaines d’étudiants s’étaient réunis pour une assemblée générale à Tolbiac alors que le site était fermé. En fin d’après-midi, les CRS les ont évacués avec violence, en brutalisant ceux qui étaient aux abords de l'université, d'après plusieurs témoignages. 

Ils auraient bien aimé pouvoir se réunir dans les locaux du centre Pierre-Mendès-France pour échanger sur la mobilisation. Seulement l'université est fermée depuis le 17 mars au matin. Derrière les grilles closes, une affichette annonce : « Le centre Tolbiac PMF est fermé au public, au personnel et aux étudiants du jeudi 17 mars au samedi 19 mars. Cette décision, liée à la manifestation contre la loi ‘Travail’ est motivée par des motifs de sécurité pour les bâtiments, les biens et les personnels. »

Cinq vigiles sont postés dans la cour de l’université pour empêcher toute intrusion. Les étudiants mobilisés contre la loi sur le travail se sont quand même donné rendez-vous devant la fac, rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement. Finalement, il est décidé de tenir la réunion du comité de mobilisation, en plein air et au soleil, au parc de Choisy, situé à quelques mètres. Soixante-dix jeunes gens s’installent en cercle sur la petite esplanade. Un mégaphone a été prévu pour faciliter les échanges. Une discussion primordiale pour le groupe puisqu’elle doit leur permettre de réfléchir à comment structurer le mouvement et, surtout, élaborer une stratégie pour le faire durer.

Lors de la deuxième journée de manifestation, entre 69 000 et 150 000 lycéens et étudiants ont défilé, le 17 mars, partout en France pour réclamer le retrait du projet de réforme du Code du travail. Malgré les quelques corrections apportées sur le texte par le gouvernement, il reste contesté par les principaux syndicats de salariés et de jeunes.

Ce vendredi après-midi, dans les têtes et les bouches, tournent les incidents de la veille. En fin de journée, plusieurs dizaines d’étudiants ont été évacués de l'université, avec violence, par des policiers. Dès le début de la journée du 17 mars, ils ont dû composer avec la fermeture de la fac, signifiée par la présidence par mail, la veille à 22h30. De quoi empêcher, de fait, la tenue de l’assemblée générale prévue avant d’aller à la manifestation. Faute de lieu disponible, les manifestants se sont dirigés vers la Sorbonne et le centre René-Cassin, autres sites de Paris 1. Les deux sont également clos. Finalement, une sorte d’AG sauvage est décidée place de la Sorbonne.

Après la manifestation, les étudiants sont toujours déterminés à trouver un moyen de se réunir pour discuter. Deux jours auparavant, ils avaient décidé de la tenue d’une AG réunissant les étudiants de Tolbiac, la coordination regroupant 21 universités et écoles d’Île-de-France ainsi que d’une assemblée inter-lutte indépendante. La coordination régionale a pu se réunir à l’École normale supérieure. Ces espaces de rencontre ont leur importance puisqu’ils permettent de réfléchir à des aspects cruciaux pour l’avenir tels que la représentativité du mouvement, c’est-à-dire savoir qui est légitime pour prendre des décisions au nom des étudiants, ou de manière plus pragmatique de décider des prochaines dates de mobilisation et modes d’actions divers.

Il est 18 heures lorsque les jeunes manifestants convergent vers Tolbiac. Vincent, 18 ans, étudiant en sciences politiques à Paris 1 présent devant l’université, explique que ce rassemblement n’était pas spontané mais le fruit d’une décision prise en assemblée générale le mardi 15 mars. 

Là, une soixantaine d'étudiants décide d’entrer dans la fac en empruntant non pas l’entrée principale mais via l’entrée latérale, rue Baudricourt, menant vers l’amphi N, dont les portes sont restées miraculeusement ouvertes, rapportent plusieurs témoins. Certains sous-entendent que le responsable du site les auraient sciemment laissées ouvertes afin de les piéger. Sur ce point précis, Philippe Boutry, le président de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dément formellement sur la base de ce qui lui a été rapporté par les personnels de sécurité présents : « C’est ce qu’on appelle une légende urbaine. Personne ne les a fait rentrer. Une partie des barreaux a été forcée. Il s’agit d’une intrusion pure et simple de 150 personnes remontées par le parking. »

Au même moment, des CRS et policiers en civil se sont positionnés à l’extérieur de l’université, avant de s’y introduire pour déloger les occupants. « Les policiers de la BAC sont entrés avant les CRS. Ils ont défoncé la porte de l’amphi, c’était hyper violent. Ils ont matraqué des gens, nous ont ensuite poussés vers l’extérieur par la sortie de secours. Je n’ai pas été frappé. » Certains ont réussi à fuir en forçant le passage. D’autres, rapportent plusieurs témoins, ont été coincés dans des « nasses »

Vincent poursuit son récit : « Les vigiles étaient postés devant les entrées de la fac, mais on a remarqué que les portes de l’amphi étaient ouvertes. Il n’y a donc pas effraction. On n’a jamais été violents, toutes nos actions se sont bien passées, sans aucun débordement. »

La centaine d’étudiants qui a réussi à pénétrer dans l’amphi a décidé, comme si de rien n’était, de tenir son AG. Enfin presque, tout juste ont-ils eu le temps de lire l’ordre du jour. Avertis par les SMS des camarades restés à l’extérieur de l’arrivée imminente des forces de l’ordre, ils avaient au préalable dressé des barricades de fortune, avec des chaises ou des tables, pour bloquer les portes de l’amphi. « Ce n’était pas un camp retranché non plus », relativise Brian, 20 ans, qui a participé à cette réunion, dans ces conditions particulières.

Traditionnellement, les policiers ne pénètrent jamais dans les facs, en vertu de la franchise universitaire, inscrite dans le code de l’éducation. Sauf sur « réquisition du président ». Phillipe Boutry assume sa décision, prise pour des raisons de sécurité, justifie-t-il. Il explique que le bâtiment, « un immeuble de très grande hauteur », renferme de nombreux livres et matériel informatique. Constitué de béton et d’acier, l’immeuble haut de 23 étages demeure très fragile, ajoute-t-il. Hors de question pour lui de laisser les étudiants investir les lieux ou y passer la nuit. La crainte d’une occupation qui pourrait mettre en danger les étudiants s’ils décidaient de s’aventurer dans les étages et causer des dégâts matériels coûteux prévaut. Selon lui, « cette intrusion justifiait ce choix. Je suis garant de la sécurité des étudiants, mon unique considération ».

 

« Un dispositif policier très important »

Dans les rangs du comité de mobilisation, les jeunes présents apportent « leur soutien inconditionnel » à leurs camarades arrêtés ou frappés par les policiers. Cet événement est qualifié d’« extrêmement grave ». Salomé, 19 ans, a assisté à la scène à l’extérieur : « Les lumières bleues des camions de police étaient impressionnantes. J’ai vu des gens tomber par terre. Certains ont été gazés. Des policiers donnaient des coups de pied. Je n’avais jamais vu ça. Heureusement, un copain m’a attrapée et m’a dit de courir avec lui. Je craignais de tomber comme ça peut arriver lors de ces mouvements de foule. Le mot n’est pas trop fort : je suis traumatisée. » Plusieurs autres étudiants tiennent à souligner la violence de l’opération, comme le montrent par exemple ces images diffusées par le site Streetpress

 

 

L'évacuation de Tolbiac

 

L’un des étudiants analyse cette opération policière comme une volonté d’empêcher le mouvement de se renforcer et grandir. Gaël poursuit et fait référence aux incidents qui ont eu lieu à Rennes, Bordeaux ou à Strasbourg : « Il y a une volonté politique de répression administrative et policière. La mobilisation grossit. » 

Les jeunes réunis s’accordent pour créer aussi un dispositif juridique spécifique, « une legal team » dit une jeune fille, avec des avocats à contacter en cas d’interpellation par exemple. 

Un autre participant tient à souligner que les étudiants violentés la veille sont « normaux », pas des « totos fêlés ». Il explique que la réponse policière a été disproportionnée au regard du calme des manifestants en face : « Certains ont été chargés alors qu’il n’y avait pas de réelle provocation. Tout juste des invectives. Mais j’imagine que les boucliers protègent contre ça. J’ai vu des jeunes traînés sur le sol, une fille pleurer après avoir été gazée. Il y avait aussi un vieux qui passait par là et qui a pris du gaz. Ces violences sont graves et exceptionnelles. On voit bien que le mouvement contre la loi El Khomri doit s’accompagner par la lutte contre l’état d’urgence qui permet cela. » 

Pendant une heure, les policiers ont aussi poursuivi ceux qui essayaient de s’échapper sur la dalle des Olympiades, juste en face de l’université.

Denis Merklen, professeur de sociologie à Paris 3, confirme ces récits. Il a assisté à ces scènes qu’il qualifie de « répression violente » alors qu’il passait juste aux abords de l’université. Il décrit un dispositif policier très important et raconte avoir vu un jeune homme se faire tabasser à coup de genoux ou parle encore de cette fille qui saignait abondamment de la tête et qui criait. Il raconte aussi les insultes proférées par certains policiers. L’universitaire précise que ce déchaînement de violences l’a surpris car de l’autre côté, dit-il, « à aucun moment il n’y a eu de comportements agressifs contre la fac, les policiers ou le mobilier urbain. On n’avait pas l’impression d’avoir affaire à des militants aguerris. Certains criaient juste “police partout, justice nulle part”. Rien de bien méchant ».

À la suite de ces affrontements, cinq interpellations pour dégradations, menaces et jet de projectiles ont eu lieu. La présidence de l’université a pour le moment décidé de rouvrir l’établissement, dès le samedi 19 mars.

Plusieurs organisations syndicales comme l'Unef, l'Union des jeunes communistes ou Solidaires étudiant-e-s ont diffusé vendredi et samedi des communiqués condamnant ces fermetures administratives et ces répressions. Dans celui de cette dernière organisation, on peut lire : « Nous condamnons ces fermetures administratives et la répression policière. La communauté universitaire doit pouvoir s’organiser, se rassembler et manifester comme elle le veut ! La répression ne nous arrêtera pas, nous continuons dès demain la mobilisation. »

Sur le mur d’un renfoncement près de l’université, un tag : « Ici on gaze les étudiants ». En allant vers le parc, le comité de mobilisation nous montre aussi, dans une rue adjacente, un stigmate de ces débordements. Au sol, une tache de sang séché entourée, avec cette légende : « Ceci est le sang d’une personne matraquée par la police ». 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22