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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 19:28


Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

 

Interview de Christophe Hiou, CGT TOTAL

TOTAL et Valls mentent. « A la raffinerie de Donges, tout est à l’arrêt »

Publié le 5 juin

 

 

 

Plus c’est gros, plus ça passe. C’était du moins l’intention de TOTAL et du gouvernement à la suite du « référendum » réalisé sur la raffinerie de Donges. « Le résultat est sans ambiguïté puisque 94% des votants souhaitent reprendre l’activité », a indiqué dans un communiqué largement repris par les médias la direction du groupe. « Le problème pour TOTAL, c’est que s’il n’y avait que 6% des personnels pour la poursuite du mouvement, on ne comprend pas comment le site serait toujours à l’arrêt complet », dit Christophe Hiou, secrétaire CGT du CE de la raffinerie.

« Le mensonge est trop gros. TOTAL a rameuté les cadres et les non-grévistes pour les faire voter. Et même sur cet échantillon-là, 6% n’était pas pour la reprise des activités ! En interne, d’ailleurs, la direction de TOTAL donne 70 à 80% de grévistes chez les équipes de quart, souligne Hiou. Du côté des personnels de production, notre dernière AG était à 200, et certains gars étaient de quart, parce qu’on continue à assurer la sécurité des installations. Le message était très clair : reconduction jusqu’au retrait. ».

Du côté du dépôt de carburant voisin, propriété du groupe Bolloré, il y a douze grévistes sur quatorze. « Ils ne sont que deux à charger, donc la cadence est réduite. Pour ce qui est de la raffinerie, en revanche, tout est bloqué. Il n’y a ni expédition, ni chargement, ni déchargement ».

« Le moral est bon et serein, mais ça ne peut pas non plus devenir une grève par procuration, prévient Hiou. Financièrement, cela fait des semaines qu’on est en grève et les gars commencent à tirer la langue. Il y a un moment où il va falloir qu’il y ait de vrais appels à reconduire, tous les jours, au niveau interprofessionnel. Pour les raffineurs, la date du 14, ça ne rime pas à grand-chose, s’il n’y a rien entre-temps. On ne va pas attendre que d’autres se décident après. Le gouvernement, d’ailleurs, est attentif à l’ensemble des mobilisationset les scrute à la loupe ».

Un appel à une rencontre de l’ensemble des secteurs en lutte et en reconductible, depuis les raffineurs jusqu’aux cheminots, en passant par les travailleurs du nettoiement de plusieurs grandes villes, ceux de l’énergie et les havrais, pour que toutes et tous puissent faire entendre leur voix et porter aux directions syndicales l’exigence de la bagarre jusqu’au retrait de la loi Travail ? « La réponse est dans la question, conclut Hiou. Quand on se met en grève, c’est jusqu’au bout. Nous c’est 24hsur 24 et sept jours sur sept ».

 

 

Source : http://www.revolutionpermanente.fr

 

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Source : http://www.lesechos.fr


 

 

Loi Travail : la grève reconduite à la raffinerie de Donges

Les Echos Le 07/06 à 16:08


 

 

 

 
Le 27 mai, la police avait fait évacuer la raffinerie de Donges, bloquée par des salariés. - SIPA
 
 
Total comptait sur un redémarrage progressif de sa raffinerie, en arrêt complet depuis le 26 mai. Mais les 180 salariés ont décidé de reconduire la grève.
 
La raffinerie Total de Donges, en Loire-Atlantique, n'est pas prêt de redémarrer. Les 180 salariés (sur 650 au total) qui assistaient à une assemblée générale ont décidé de reconduire la grève ce mardi.
 

Les salariés ont décidé de poursuivre le mouvement de grève illimitée "jusqu'au retrait de la loi travail ou d'au moins deux points de la loi, l'inversion des normes et la facilitation des licenciements économiques", indique Fabien Privé Saint-Lanne, secrétaire CGT de l'établissement.

 

La grève déjà reconduite vendredi dernier

Alors que la grève a été levée lundi après-midi à la raffinerie de Grandpuits , Total espérait aussi un redémarrage du site de Donges, à l'arrêt complet depuis le 26 mai. Jeudi dernier, une majorité des 650 salariés s'étaient exprimée en faveur d'une reprise de l'activité. Mais la grève avait été reconduite le lendemain par 200 salariés.

Ce maintien des blocages est la réponse de la CGT à Hollande. Alors que le chef de l'Etat a déclaré lundi qu'il fallait "savoir arrêter une grève", la CGT lui a répondu ce mardi qu'il fallait savoir l'arrêter "quand on a obtenu satisfaction'. Après trois mois de mobilisation contre la loi Travail, le syndicat affirme que les grèves, de l'énergie au traitement des ordures, sont loin de s'essouffler, dans l'attente d'une journée de manifestation nationale à Paris le 14 juin.

Le syndicat affirme que six raffineries sur huit ont entamé leur 15e jour de grève, dont justement celle de Donges, en Loire-Atlantique, et que les annonces de Total sur la reprise de la production dans plusieurs unités sont fausses, le redémarrage des installations étant selon lui impossible sans ses troupes.

 


Source : http://www.lesechos.fr

 

 

 

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 18:00

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

 

SNCF : SUD-rail fait capoter l'accord et reconduit la grève

 

 

 

SNCF : SUD-rail fait capoter l'accord et reconduit la grève

La grève se poursuit finalement à la SNCF. (JEFF PACHOUD/AFP)

 

Le troisième syndicat de la SNCF estime que le projet d'accord mis au point dans la nuit ne comporte que "quelques mesurettes".

 

  • La perspective d'une sortie de crise à la SNCF s'éloigne finalement. Alors que la direction de l'entreprise et ses quatre syndicats représentatifs avaient fini par trouver un compromis sur un projet d'accord sur l'organisation du temps de travail après sept jours de grève consécutifs, SUD-rail a finalement rejeté ce texte. SUD et FO-cheminots ont appelé à poursuivre le mouvement et annoncé que la grève était reconduite ce mercredi 8 juin.

"La Direction de l’entreprise SNCF déclare que les conditions de travail des cheminot(e)s sont maintenues. Après une journée et une nuit de négociation, SUD-Rail peut l’affirmer, on en est loin…", se désole le troisième syndicat de la SNCF (17 %).

"Avec sa lecture bien particulière des textes, la direction, avec le soutien de l’UNSA et de la CFDT, a coécrit un accord d’entreprise qui va intégrer certaines dispositions de l’accord de branche et sur certains points dégrader le quotidien des cheminot(e)s."
"La Direction est allée jusqu’à transcrire l’article 2 de loi EL Khomri dans l’article 49 de l’accord qui permet de déroger à toutes règles de l’accord d’entreprise. Les cheminots ont donc raison de s’inscrire dans une convergence de lutte avec la 'loi travail.'"

"Bilan : un accord d’entreprise précaire, un accord de branche régressif et un décret à minima !"

 

SUD-rail réclame la reprise des négociations au niveau de la branche ferroviaire, rejetant catégoriquement le projet de convention collective arrêté par le patronat. A défaut, il invite le gouvernement à améliorer le projet de décret fixant les règles d'ordre public dans le rail.

"En rédigeant un décret socle reprenant l'essentiel des dispositions du RH0077, il pourrait d'ici demain mettre fin à la grève et stopper le dumping" entre les entreprises ferroviaires, affirme le syndicat.

Selon lui, "la direction se lance maintenant dans le chantage à la signature" en soutenant que si les syndicats "ne signent pas l'accord, c'est la convention collective", moins disante, qui s'appliquera aux agents de la SNCF.

En cas de signature, poursuit SUD-rail, "malheur" à l'organisation non-signataire qui "se trouverait de fait exclue du suivi de l'accord sur l'organisation du travail, laissant les seuls signataires interpréter le texte et en définir les dérogations !".

Le projet consacre globalement le maintien des règles internes actuelles (RTT, repos), voire les améliore (travail de nuit). Mais il prévoit la possibilité, pour les seuls syndicats signataires, de négocier des accords dérogatoires pour répondre à des spécificités locales ou sectorielles.

 

La CFDT signe sans surprise

La CFDT-Cheminots a elle annoncé sans surprise qu'elle signerait le projet d'accord sur l'organisation du travail à la SNCF, ainsi que la convention collective du secteur ferroviaire.

"Le conseil national CFDT-Cheminots décide de signer à l'unanimité accord SNCF et CCN ferroviaire ce jour", indique Rémi Aufrère, secrétaire adjoint du quatrième syndicat de la SNCF. L'Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat) qui avait salué des "avancées" ces derniers jours, se prononcera mercredi.

 

L'issue du conflit repose sur la CGT

De son côté, la CGT-cheminots s'en remet aux assemblées générales à qui "il appartient" de "déterminer les suites", sans donner de mot d'ordre. Le premier syndicat, sans donner de position définitive sur le texte, souligne néanmoins qu'il est "au niveau" de la règlementation actuelle.

"Il n'en demeure pas moins que des points négatifs subsistent", ajoute-t-il et "rien n'est épargné à la CGT et aux cheminots en grève (réunions secrètes, culpabilisation des grévistes, acharnement médiatique, etc.)", estime le syndicat.

L'issue du conflit, qui perturbait encore mardi significativement le trafic en Ile-de-France et en régions, repose essentiellement sur la CGT, qui a le pouvoir - avec SUD-rail - de mettre un veto au texte.

Avec AFP

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 17:37

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Témoignages École en souffrance

Quand l’Éducation Nationale étouffe les vocations : témoignage d’une enseignante effondrée

par

 

 

 

Elle y croyait. Elle s’est investie à fond dans son métier, a monté des projets originaux, a accompagné les élèves en difficulté, a aidé des enseignants fragilisés, a assumé des responsabilités en dehors de son temps de travail... Pour rien. Absence de moyens, mépris de la hiérarchie, mutations absurdes, surcharge de travail... Une jeune enseignante raconte son combat et sa souffrance croissante dans l’enseignement secondaire, où la gestion bureaucratique et les coups de com’ ont pris le pas sur la pédagogie, l’engagement des enseignants et les réalités sociales. Et ce, malgré les grands principes affichés par la réforme des collèges.

« Ce qu’on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire. »
J. Derrida, La carte postale, 2004.

 

Être et vouloir

Encore enfant, à l’âge de onze ans, je décidai que je deviendrais professeure de français. C’était une décision profonde et arrêtée qui ne changea plus, sauf pour choisir d’enseigner aussi le latin et le grec. En première, je rencontrai le professeur qui marqua ma vie : Monsieur D. C’était un homme d’une cinquantaine d’années, originaire du Togo, agrégé de lettres classiques et ancien attaquant du PSG. Il était très exigeant, drôle, cultivé. Il possédait un goût réel pour la littérature française, latine et grecque. Je fus tellement passionnée par ses cours, tellement subjuguée par son travail que mon désir s’habilla d’un rêve : arriver à faire, un peu, aussi bien que lui...

Je suis devenue enseignante de lettres classiques, j’ai atteint la destination que je m’étais fixée treize ans auparavant. J’ai enseigné pendant cinq ans dans le Nord de la France. Aujourd’hui, je doute encore parfois, mais une chose est certaine : je n’enseignerai plus jamais dans l’Éducation nationale.

Monsieur D. et l’institution qu’il représentait m’ont trahie.

 

Année 0 : vocation

Étudiante appliquée, fraîchement sortie du concours et revenue de vacances, je fus assignée à un lycée de Lille, de bonne réputation. La réforme de l’enseignement impliquait qu’on ne me formât pas avant de m’envoyer en classe, mais plutôt au cours de l’année, le mercredi, en plus d’un temps plein ordinaire. Je reçus l’aide d’une enseignante formidable, mais qui était affectée en collège quand je devais enseigner à des lycéens, et uniquement formée en lettres modernes, ce qui fit de mon cours de latin aux classes de premières un mystère à percer de mon côté.

Étudiante appliquée, fraîchement sortie du concours et revenue de vacances, je dus préparer, enseigner et corriger le résultat de dix-huit heures de cours par semaine en lycée, et ce sans aucun outil pédagogique ou didactique. Le travail que me demanda mon année de stage fut énorme, j’y consacrai des morceaux de nuits, mes week-ends et mes temps libres.

Malgré tous ces obstacles, je garde ancré en moi ce souvenir de certitude : j’avais trouvé ma voie. Malgré mes pleurs, ma fatigue, le surmenage et la forte impression d’indifférence de mon entourage professionnel à ce qui me pesait, j’avais en moi ce bastion de force, ce secret impérissable d’avoir confirmé ma vocation. J’aimais mes élèves, j’aimais leur envie d’apprendre, leurs remarques, leurs blagues, leur scepticisme parfois, leur enthousiasme pour nos projets. Ils me rendaient mon investissement au-delà de toute espérance. Je me sentais faite pour ce que je faisais, dans mon élément. Ma tutrice et l’inspectrice qui me visita en fin d’année furent unanimes : c’était ma vocation !

La vocation, de la même famille que vocal, est un appel : quelle joie de se sentir appartenir si fortement, être et vouloir profondément, quel terrible bonheur ! Une chance incommensurable, qui vaut bien des débuts difficiles, pensais-je.

 

Année 1 : désenchantement

Rentrée de septembre. Je suis mutée en collège. Aucun de mes cours de lycée n’aura d’utilité. Tout est à refaire, les programmes à découvrir, les cours à fabriquer, la pédagogie à adapter. Le collège est à 80 kilomètres de Lille, je dois prendre un métro, un train et un bus pour l’atteindre. C’est un collège en périphérie, classé sensible et violent. J’apprends que l’année précédente, une jeune fille de 6ème s’est suicidée avec le fusil de chasse de son père. Je découvre à 23 ans la misère du bassin minier, son désespoir, ses impasses culturelles et sociales. Ici, les familles ne croient plus en l’école, les élèves encore moins. Ici, des parents demandent à payer en deux fois un carnet de correspondance à 4 euros. Je prends conscience de la bulle de sécurité dans laquelle j’ai été élevée, je déchante. Mes élèves de 6ème ne savent pas ce qu’est un verbe, ils déchiffrent à peine lorsque je les fais lire.

Quelle solitude. Au gré d’un algorithme automatique, je passe d’un lycée de centre ville de Lille à un collège sensible de Lens. Je m’agrippe à la très bonne ambiance entre collègues, à la solidarité, au travail intellectuel que je peux faire, non plus sur le contenu des cours mais sur leur forme, l’aspect purement pédagogique. Comment accrocher la classe, comment mettre les élèves au travail, comment les aider à apprendre, eux qui n’ont jamais appris ?

C’est intéressant et complexe, mais ce n’est pas ce que j’aime. Les cours sont essentiellement de la grammaire, de l’orthographe, de la lecture laborieuse. Il faut faire la police, gérer les perturbateurs, cibler les grandes difficultés pour essayer de les combattre. Je revois très vite mes exigences à la baisse. Je repense à mes anciens lycéens écrivant le réquisitoire de l’Étranger, créant le procès de Médée, s’amusant à l’écriture automatique ou récitant des phrases de Cicéron en toge.

Je n’ai jamais eu d’élèves en collège, je n’ai jamais fait de cours de ce niveau, mais personne ne sera là pour m’aider ou pour me guider : ça y est, je suis « validée », je suis « à l’abri », je suis « titulaire »... Je suis seule.

 

Année 2 : apnée

L’avantage de connaître mon établissement, c’est que la rentrée est moins impressionnante. Cette année nous changeons de principal adjoint. Le précédent était humain, drôle et très investi dans son travail. Il est un des éléments qui a contribué à ce que l’année se passe sans que j’abandonne le combat. La nouvelle principale adjointe est une stagiaire : après 20 ans dans la grande distribution et un an d’enseignement à des BTS vente, elle a passé le concours de chef. Elle nous accueille tous le jour de la rentrée avec un diaporama : Justin Bieber, les anges de la télé-réalité, Miley Cyrus, un extrait vidéo de LOL, un film sur des adolescents. Son but : nous faire comprendre les élèves de notre collège (qu’elle n’a encore jamais vus). J’ai l’impression de rêver.

Nous lui laissons une chance, puis deux, puis dix… Rien n’y fait. L’organisation est catastrophique, la communication avec les parents est un fiasco. Elle dit être « au taquet » ou avoir « fait une couille », elle est à la mode, elle est « dans le coup » mais elle est tout sauf compétente pour gérer notre établissement, qui cumule des problématiques humaines très complexes. Néanmoins, cette principale adjointe sera titularisée sans problème car elle aura fait un travail formidable d’organisation de projets pour faire « rayonner » l’établissement : faire venir des entreprises auprès des élèves, proposer une journée portes ouvertes. Les compétences en ressources humaines passent bien après celles en communication quand il s’agit de valider un chef d’établissement…

Pour aider une de mes collègues revenant de dépression et qui ne se sent plus capable de le faire le jour de la rentrée, j’ai accepté une nouvelle mission : professeur principal. C’est une mission bien peu valorisée et très complexe. Je passe des récréations à surveiller la classe pour la punir de son comportement en arts-plastiques — et moi avec, puisque je n’ai par conséquent pas de pause. Je convoque les parents des élèves difficiles, je reçois ces mêmes élèves avec la CPE (conseillère principale d’éducation) ou l’assistante sociale, je décide avec elle entre deux bouchées à la cantine d’un plan pour essayer une énième fois de remettre H. sur la voie du travail, pour aider L. qui dort avec son beau-père, pour punir G. et que cela fasse enfin effet. Je reste tard au collège, ma semaine est une apnée de 5 jours.

Le climat en salle des profs se dégrade. Les élèves perturbateurs ou violents ont une immunité dangereuse car rien n’est fait par les chefs pour les punir lorsqu’ils vont trop loin. Deux petites de 6ème rentrent pleines de bleus d’une récréation car elles révisaient sur un banc. Un élève donne une claque derrière la tête à l’une de mes collègues, pour rire.

Je me lève à 5h15 tous les matins pour arriver à l’heure avec le métro, le train, le bus. Je rentre épuisée. Je pleure sans arrêt. Je rêve du travail toutes les nuits. Je n’ai plus goût à rien. Je ne respire plus. Je prends l’avion et me surprends à espérer de toutes mes forces qu’il s’écrase. Je décide de demander ma mutation avant de sombrer complètement. J’obtiens un établissement tout aussi difficile mais bien plus proche, l’espoir se rallume au fond de moi : peut-être n’est-il pas trop tard pour faire mon travail dans de bonnes conditions...

 

Année 3 : pas de responsable

La rentrée et son lot de nouveautés. J’arrive pleine d’entrain, revigorée par le changement. Je suis à presque une heure de chez moi, mais l’essentiel du trajet est en tramway : c’est le luxe ! Mon nouvel établissement est « mixte », il est composé d’élèves de milieu très modeste et très aisé à la fois. La plupart de mes latinistes sont de classe bourgeoise, inscrits au conservatoire où ils vont deux après-midi par semaine suivre des cours d’instrument et de solfège au lieu de faire arts-plastiques ou technologie. Ce sont des jeunes polis, curieux, intéressés. Ils participent, posent des questions, argumentent, s’enthousiasment. À 13 ans, ils ne se voient pas ailleurs qu’à l’école : on leur a transmis l’importance de l’instruction. Leurs parents ont le temps de s’intéresser à eux, de les suivre dans leurs résultats, d’assister aux conseils de classe et aux réunions parents-professeurs. C’est un réel bonheur de les avoir en cours. Je respire enfin.

En tant que représentante élue du personnel, je participe à de nombreuses réunions, au conseil d’administration et au conseil de discipline notamment. J’y vois dans l’un les incohérences d’une institution qui vacille, dans l’autre l’impuissance de l’école à vaincre le déterminisme social. Car, au-delà de mes cours de latin, groupe privilégié, c’est la même cour de récréation qu’à Lens, la même violence physique et verbale omniprésente, les mêmes hurlements, humiliations, bagarres. Dans les conseils de discipline où je siège, les parents semblent tristes, dépassés par leurs enfants, épuisés par leur travail quand ils en ont un, désespérés par leur quotidien quand ils n’en ont pas. Parfois, une cousine ou une sœur est là pour traduire, parfois, une cousine ou une soeur est là, à défaut d’autre chose.

Le Département crée à cette époque un programme pour financer des projets visant à combattre les difficultés scolaires. On nous propose de penser « hors des cases », on nous donne une grande liberté de budget : enfin quelque chose de possible, je me sens pousser des ailes !

Je crée un projet dans lequel je m’investis énormément : sortir les élèves les plus perturbateurs de classe une fois par semaine et les mettre tous ensemble dans un groupe dont j’aurais la charge le vendredi après-midi sur mon temps libre. Le profil de ces élèves a souvent quelques similitudes : ils ont de la répartie, ils cherchent à se distinguer, à être reconnus d’une façon ou d’une autre, ils aiment, ou prétendent aimer, le rap. Je voudrais leur faire découvrir des chansons de rap de qualité, les analyser avec eux et les aider à en écrire. Je voudrais changer un peu leur rapport au savoir, leur dégoût du savoir. Leur montrer que la langue ne sert pas qu’à faire des dictées, mais aussi à s’exprimer pour se faire entendre. Que le langage permet de maîtriser le monde dans lequel ils vont évoluer. Je rêve qu’ils apprennent à penser, qu’ils apprennent à dire plutôt qu’à parler. Je remplis des tas de papiers et j’attends, impatiente. Je me projette et cela m’aide à tenir, à dépasser la colère, la frustration quotidienne, les rappels à l’ordre constants dans la cour de récréation, les insultes, les incivilités, les bousculades auxquelles j’assiste sans cesse. Les mois passent : à chaque fois que je demande, on me dit que la sélection des dossiers prend du temps.

Conseil d’administration du mois de juin : au détour d’une phrase et devant les vingt-cinq personnes réunies, la principale déclare que tous les projets présentés sont annulés, que le Département n’a finalement pas les fonds. Assise à la table, entourée de vingt-cinq personnes qui ne savent pas ce qui se brise alors en moi, je ravale mes larmes pour pouvoir affronter les deux heures de réunion qui nous attendent.

Une phrase.

Elles m’ont vue aux réunions préparatoires, plus enthousiaste que le reste de mes collègues, investie, motivée, en pleine ébullition. Elles m’ont vu accepter de ne pas être payée les vendredis après-midi pour que le projet ne coûte pas trop cher. Elles ont vu mon espoir, elles ont vu mon attente. Mais je ne mérite pas plus que ça, une phrase au détour de l’ordre du jour de la réunion. Je ne mérite pas deux minutes en tête à tête pour reconnaître mon investissement et regretter avec moi le projet qui n’aboutira pas. La faute est au Département qui n’a pas les fonds. Mes chefs refusent de prendre la responsabilité de cet échec, et je me retrouve sans personne à blâmer, sans personne à qui exprimer ma déception, mon regret, ma frustration. La faute à personne... tant pis pour moi.

Réunion de l’équipe de lettres, début juillet. Chaque matière a besoin d’un coordinateur de discipline, tâche aussi contraignante que bénévole. En fin d’année, N. nous annonce qu’après 15 ans de coordination, elle a besoin de souffler et que quelqu’un prenne la relève. Quelqu’un accepterait-il de la remplacer ? Je vois le silence répondre à N., je vois tous mes collègues plus âgés que moi baisser les yeux, sans rien dire. Je vois tout le monde attendre, gêné, que quelqu’un d’autre réponde. Et je sens la colère monter. La colère face à tous ces responsables qui ne veulent pas accepter de l’être, qui n’osent même pas dire non à voix haute. Par provocation, par colère, par dépit, j’accepte de reprendre le poste. Grossière erreur, car je le fais pour les mauvaises raisons. Par besoin de reconnaissance, mais surtout pour leur faire honte, à eux qui ne font rien, à eux qui n’assument rien. Quelle naïveté ! Sitôt que le problème a trouvé sa solution, tout le monde s’en fout...

 

Année 4 : effondrement

La réforme des collèges est annoncée depuis l’année précédente mais elle se concrétise en début d’année. Changement radical du collège vendu sur tous les médias par la ministre. Aussi douée en communication qu’incompétente en pédagogie, cette jeune femme explique à qui veut l’entendre que le modèle du collège est dépassé, que les élèves s’ennuient, que les enseignants restent affiliés à d’anciennes méthodes, que les options élitistes empêchent l’apprentissage pour tous. Le latin, le grec, les classes européennes et bilangues sont supprimées. Les classes de musiciens déchargés deux après-midi par semaine pour aller au conservatoire sont maintenues, ne semblant pas faire partie de l’élitisme visé...

J’entends partout combien les disciplines que j’ai choisies, qui me passionnent, qui je le crois sincèrement sont porteuses d’émancipation pour les élèves d’origine populaire, sont ennuyeuses et dépassées. J’entends partout que nos cours sont pleins de grammaire aride et de déclinaisons obscures. Je vois mon métier voué aux gémonies, ridiculisé, méprisé.

Moi qui n’ai jamais fait de cours magistral, qui ai traduit du rap et Pharell Williams en latin, qui ai monté une pièce de théâtre en toge avec surtitrage powerpoint, je m’entends dire que je suis élitiste, ennuyeuse et dépassée. Il faut changer, faire des projets, du concret, du ludique... Ah bon ? Quelle nouveauté ! Je m’engage syndicalement pour combattre ces mensonges éhontés, pour organiser la résistance au sein du collège et auprès des parents. Je sens un nouveau souffle s’emparer de moi, je me dis que je trouverai peut-être mon épanouissement dans le travail par ce biais là, à défaut de le trouver dans l’enseignement de la littérature.

Je décide de préparer un voyage cette année : devant le danger de disparition de ma matière, devant l’envie et la gentillesse de mes élèves, je me lance dans ce projet chronophage et compliqué d’une visite de la Provence romaine.

Exposée en tant que syndicaliste, je me retrouve convoquée chez la principale pour différents motifs, je reçois des remarques déplacées et des regards désapprobateurs. J’organise une réunion syndicale qui se déroule tant bien que mal : je fais de mon mieux pour qu’on laisse parler les collègues qui défendent cette réforme que j’abhorre, afin qu’ils ne se sentent pas acculés. Le lendemain, une collègue m’agresse devant mes élèves, dans la cour, me reprochant ce que d’autres ont dit à la réunion. Elle m’impose l’entière responsabilité de tout ce qui s’y est dit.

Au bout de quelques mois, tous les voyages prévus sont annulés faute de moyens. La principale ne souhaite pas financer les voyages sur les fonds du collège, assumant sa gestion « en bon père de famille » nous dira-t-elle. Les élèves et les parents sont déçus, quant à moi...

Trop de choses s’accumulent.

J’ai trop donné, pour rien.

J’ai trop espéré, pour rien.

J’ai trop combattu, pour rien.

Je m’effondre.

Je prends rendez-vous chez la psychologue du travail pour lui exprimer mon mal-être. Pendant une heure, elle prend des notes en me demandant ce qui ne va pas. À chaque réponse que je lui donne, elle me dit ne pas comprendre. « Qu’est-ce qui ne va pas ? En quoi est-ce si grave tout ça ? Pourquoi ne pas voir le verre à moitié plein ? » Je me sens illégitime dans ma souffrance, j’ai l’impression d’être une enfant qui fait des manières. Je suis choquée par son manque de bienveillance, je pars encore plus déboussolée qu’à mon arrivée.

Il n’y a pas de réponse, il n’y a pas de solution, il n’y a pas d’écoute.

Je suis entrée dans ce métier pour faire des choses concrètes, prise d’une passion vraie, d’un désir profond. Je me suis fait abattre, année après année, jusqu’à ce qu’il ne reste en moi ni confiance, ni espoir, ni désir. Je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus ce que je veux. C’est fini.

Nous sommes en avril et je ne retournerai plus au collège.

Comment se reconstruire, comment être et vouloir à nouveau ?

Carmen Angor

Photo : CC Nicolas Vigier

 

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 15:27

 

 

 

Loi Sapin 2 : pour lutter contre l'évasion fiscale, la transparence fiscale partout et maintenant

Vendredi, 3 Juin, 2016
Humanite.fr

 

 

Photo Pedro Armestre/AFP
 

ATTAC, le CCFD-Terre Solidaire, la CFDT, la CGT, le Collectif Roosevelt, ONE, Oxfam, Peuples solidaires-ActionAid, Solidaires Finances Publiques, Survie et le Syndicat de la magistrature, appellent les député-e-s à faire preuve d'une réelle volonté politique dans la lutte contre l'évasion fiscale.

Ce lundi 6 juin, les débats s'ouvrent à l'Assemblée nationale autour du projet de loi "Sapin 2" sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique. Cette loi porte des avancées sur la protection des lanceurs d'alerte, l'encadrement des lobbies mais aussi la lutte contre l'évasion fiscale. A ce sujet, un amendement sur le reporting public a été adopté par les député-e-s en Commission des lois le 26 mai dernier, mais son périmètre d'application limité aux pays de l'UE et à une liste non définie de paradis fiscaux le rend inefficace pour lutter contre l'évasion fiscale [1].
 
ATTAC, le CCFD-Terre Solidaire, la CFDT, la CGT, le Collectif Roosevelt, ONE, Oxfam, Peuples solidaires-ActionAid, Solidaires Finances Publiques, Survie, Syndicat de la magistrature et les autres organisations membres de la plateforme Paradis fiscaux et judiciaires se mobilisent donc cette semaine et jusqu'à la fin de l'examen du projet de loi Sapin 2 pour que les député-e-s corrigent le tir en plénière : pas de transparence sans reporting TOUS pays.
 
Pour les organisations: « Les député-e-s ont l'occasion de traduire dans la loi leur ambition pour lutter contre l'évasion fiscale en votant pour un reporting public complet, couvrant l'ensemble des pays dans lesquels les multinationales sont présentes. Seule une photographie complète des activités et impôts payés par les multinationales dans tous les territoires où elles sont implantées permettra de repérer d'éventuels transferts de bénéfices et de savoir si elles paient bien leur juste part d'impôts. Les député-e-s ne peuvent répondre à la multiplication des scandales d'évasion fiscale par un simulacre de transparence. Seul un tel reporting obligera les multinationales à rendre publiques des informations sur leurs chiffres d'affaires, leurs effectifs, leurs profits et les impôts, partout où elles sont présentes, dans l'UE mais aussi dans les pays en développement et les paradis fiscaux. »
 
Le reporting actuellement proposé dans le texte de loi n'est pas un reporting pays par pays puisqu'il n'inclut pas l'ensemble des pays où les multinationales ont des activités, leur laissant l'opportunité de cacher leurs bénéfices dans certains territoires comme la Suisse ou le Delaware (Etats-Unis), qui pour des raisons politiques n'ont aucune chance de se retrouver sur une liste de paradis fiscaux. En l'état, cette mesure ne permet en aucun cas de lutter contre l'évasion fiscale des multinationales prive chaque année la France, mais aussi les pays les plus pauvres, de centaines de milliards d'euros.
 
Par ailleurs ces informations sont déjà disponibles pour les banques françaises depuis la loi bancaire adoptée en juin 2013 [2]. Il s'agit là d'exiger la même chose des multinationales.
 
ATTAC, le CCFD-Terre Solidaire, la CFDT, la CGT, le Collectif Roosevelt, ONE, Oxfam, Peuples solidaires-ActionAid, Solidaires Finances Publiques, Survie et le Syndicat de la magistrature, appellent les député-e-s à faire preuve d'une réelle volonté politique dans la lutte contre l'évasion fiscale et à voter en plénière pour un reporting public complet, couvrant l'ensemble des pays dans lesquels les multinationales sont présentes. Alors qu'en décembre dernier, une proposition similaire avait été écartée par le Gouvernement malgré deux votes positifs des député-e-s [3], les organisations appellent également le Gouvernement à passer des paroles aux actes dans la lutte contre l'évasion fiscale.
 
Les organisations lancent une mobilisation massive sur les réseaux sociaux demandant aux internautes d'interpeller leurs député-e-s afin que ces derniers votent pour un reporting public tous pays et démontrent ainsi leur engagement pour la justice fiscale :
 
 
 
 
 
 
 
 
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 14:22

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Souveraineté alimentaire

Des riverains de plantations d’huile de palme bloquent l’AG du groupe Bolloré

par

 

 

 

Le blocage est décidément à l’ordre du jour en France. C’est au tour du siège du groupe Bolloré, à Puteaux (Hauts-de-Seine), de subir cette méthode de protestation. Le 3 juin au matin, pendant près de trois heures, une centaine de manifestants sont venus pacifiquement bloquer différentes entrées du siège de l’un des plus puissants groupes français. Ces personnes ont tenté d’interpeller les actionnaires du groupe Bolloré qui se rendaient à leur assemblée générale.

Représentant des organisations de la société civile en France (Confédération paysanne, ReAct, Survie etc.), mais aussi au Cameroun, au Congo démocratique, en Sierra Léone, en Côte d’Ivoire et au Cambodge, ces hommes et ces femmes veulent attirer l’attention sur les conditions d’exploitations de milliers d’hectares de plantations par des filiales de sociétés dans lesquelles le groupe Bolloré détient une participation déterminante.

 

 

Particulièrement visée, la société luxembourgeoise Socfin, dont l’actionnaire principal est le groupe Bolloré, avec 39 % des parts. C’est cette holding, aux ramifications nombreuses, qui détient ou exploite des plantations industrielles de palmiers à huile et d’hévéas dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Depuis 2008, année après année, hectare après hectare, elle connaît une expansion continue. Avec des conséquences sur la vie des riverains des exploitations et, à la clef, de nombreux conflits sociaux.

« Les surfaces plantées des sociétés africaines de la Socfin sont passées de 129 658 à 185 324 hectares entre 2009 et 2015, soit une augmentation de plus de 40%. Ces expansions provoquent de graves conflits avec les populations riveraines qui sont privés de terres et voient leurs conditions de vie sans cesse se dégrader », estime l’association ReAct.

 

 

Regroupés depuis le 5 juin 2013 autour d’un collectif international, l’Alliance Internationale des Riverains des plantations Bolloré-Socfin, ils dénoncent, entre autres, « l’accaparement aveugle des terres ne laissant aux riverains aucun espace vital et mise en terre de cultures vivrières », ainsi que « la faiblesse des compensations accordées aux populations riveraines ».

Raphaël est cambodgien, le cou enserré d’un krama, le foulard traditionnel cambodgien. Il parle avec calme et détermination alors que la police et les vigiles tentent de le repousser : « Ce que nous voulons dire, c’est que Bolloré et ses filiales ne doivent pas faire la loi, ni au Cambodge, ni en Afrique ». Lucien vient du Congo et il est en colère : « Je ne comprends pas que le groupe Bolloré fasse des milliards de bénéfices en Afrique alors que la misère y est toujours si forte, que les gens n’arrivent pas à se nourrir ! ».

 

 

La souveraineté alimentaire des pays où la Socfin est présente constitue l’une des principales préoccupations des activistes français venus en soutien. Une discussion ubuesque s’engage entre un agriculteur français et un actionnaire du groupe Bolloré. Ce dernier évoque le « génie des ancêtres Bolloré à qui les chinois ont révélé les secrets du papier à rouler ». « Je suis paysan français, rétorque le militant de la Confédération paysanne, et je ne saurais accepter qu’on empêche d’autres paysans de vivre de leurs propres terres ».

 

 

Les organisations ont demandé à rencontrer la direction du groupe Bolloré, mais leur sollicitation n’a pas abouti. En fin de matinée, les forces de l’ordre sont intervenues, sans violence, pour faciliter l’accès des actionnaires à l’assemblée générale. Au moment où nous publions ces lignes, les représentants du groupe Bolloré n’ont pas répondu à nos demandes de réaction. Un porte-parole du groupe a cependant déclaré à l’AFP que « cette manifestation est une recherche de spectaculaire qui était inappropriée car le groupe Bolloré est un actionnaire minoritaire, non gestionnaire de la Socfin » (voir ici). Le groupe envisage de porter plainte contre les organisations qui ont manifesté pour « viol de propriété » et « destruction de matériel ».

 

Texte : Eros SANA
Photos : © Eros Sana - Collectif OEIL

 

A lire également :
- Accaparement de terres : le groupe Bolloré accepte de négocier avec les communautés locales
- L’article de synthèse de Basta ! sur l’accaparement des terres

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 14:18

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

VIDEO - En déplacement à la Poste de Montreuil, Macron touché par des jets d'oeufs

 
 
VIDEO - En déplacement à la Poste de Montreuil ce 6 juin au matin, Emmanuel Macron a été visé - et touché - par des jets d'oeufs lancés par des opposants à la loi Travail. L'un des membres du service d'ordre le protégeant en a pris un en plein visage.
 
Un membre du service d'ordre de Macron reçoit un oeuf en plein visage - Capture d'écran
 

Si l'un des hommes qui l'accompagnaient n'avait pas fait barrage de son corps, Emmanuel Macron se serait à coup sûr pris un oeuf en plein visage. Lors d'un déplacement à la Poste de Montreuil ce 6 juin au matin, dans le but de dévoiler le timbre émis pour les 80 ans du Front Populaire, le ministre de l'Economie a été accueilli par des manifestants anti-loi Travail, très hostiles, jetant des boulettes de papiers et des oeufs dans sa direction.

Selon , une centaine de militants de la CGT et du Parti communiste attendaient le ministre ce matin-là. Macron, encadré de très près par le service d'ordre, s'est déplacé difficilement entre sa voiture et l'entrée de la poste, les hommes l'entourant étant obligés de le protéger de leurs mains contre les jets d'oeufs. L'un d'eux s'en est d'ailleurs pris un en plein visage, comme le montre la fin de cette vidéo postée par l'Union régionale CGT d'Ile-de-France :

 

 

Le ministre n'a pas été totalement épargé. Comme l'a repéré , une femme présente a posté une photo d'Emmanuel Macron visiblement touché par des éclats d'oeufs :

 

Arrivée de

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 21:05

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

Loi Travail - Manifestant tabassé à Caen : "cette police là n'a rien à faire dans un pays démocratique !"

Par Boris Letondeur, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) vendredi 3 juin 2016 à 13:09

 

 

Monji Essanaa et son avocat Maître Claude Marand-Gombar

Monji Essanaa et son avocat Maître Claude Marand-Gombar © Radio France - Boris Letondeur

 

La vidéo de son tabassage par un policier lors de la manifestation contre la Loi Travail du jeudi 26 mai a fait le tour du web. Monji Essanaa, éducateur sportif de 54 ans, s'exprime une semaine après pour que lumière soit faite et que l'"agression gratuite" qu'il a subie ne reste pas impunie.

Monji Essanaa sort de son silence. Une semaine après avoir essuyé les coups de policiers lors de la manifestation contre la Loi Travail, l'éducateur sportif caennais de 54 ans reste dans l'incapacité d'exercer son métier. A l'arrêt de travail d'une journée délivré par son médecin dans les heures qui ont suivi l'agression, s'est ajouté une semaine d'ITT pour le quinquagénaire qui souffre notamment d'un décollement de la plèvre.

 

 

Mobilisé contre la Loi Travail depuis le départ

"J'avais déjà manifesté contre le CPE en 2006 et là, je suis mobilisé contre la Loi Travail depuis le début. Jeudi 26 mai, j'étais à la manifestation prévue par les organismes syndicaux, de l'EPSM du Bon Sauveur jusqu'à la place du Théâtre. J'ai estimé que faire une heure de marche pour se plaindre de la Loi Travail n'était pas suffisant donc j'ai suivi le cortège qui est reparti vers 12h30".

 

Frappé à 6 reprises au moins

 

 

 

"Place Gardin, je me suis assis sur un bloc de granit pour ranger mes lunettes cassées dans mon sac. Le temps de regarder à l'intérieur, je vois la police à ma hauteur. Le policier me passe devant, je me dit que je suis tranquille mais non, il fait un pas en arrière et me dit : "qu'est-ce que tu fous là toi ?". Je lui explique que je range mes lunettes mais il ne cherche pas à comprendre et me donne un coup sur l'épaule. Je tente de lui redire ce que je fais et là il me remet un coup dans le bas du dos. En tentant de me lever, je trébuche sur le bloc de pierre".

"Une fois à terre, il m'assène un coup de pied, de semelle, sur la poitrine. Je me dit que je n'ai plus qu'à me mettre en boule, à me protéger la tête. J'ai senti au moins deux coups, puis un policier me dit : "relève-toi, tu repars dans la manif !". J'ai été surpris et j'ai répondu que je ne voulais pas y retourner. On m'a ensuite menacé de me redonner des coups si je ne repartais pas. Alors j'y suis allé à travers les fumées des gaz lacrymogènes et en reprenant un coup au passage".

 

Décollement de la plèvre

"Dans l'après-midi, je suis allé chez le médecin parce que j'avais des douleurs à la poitrine puis je suis allé porter plainte dans la foulée. La policière a été compréhensive, on a essayé de bien détailler le déroulement de ce qu'il s'est passé. Le lendemain, j'ai eu la police des polices et j'ai passé une radio qui a révélé un pneumothorax, un décollement de la plèvre. J'ai eu deux arrêts de travail : l'un d'un jour et l'autre d'une semaine".

"J'ai toujours des douleurs à la poitrine lancinantes et puis quand je fais des inspirations ou expirations fortes. Mon médecin m'a conseiller d'aller aux urgences si j'avais le moindre essoufflement. Pour l'instant, je ne peux plus enseigner parce qu'en cas d'intervention, je prends le risque d'aggraver les problèmes pulmonaires".

 

Rien à faire dans la police s'il ne sait pas se contrôler

"La police peut être énervée après plusieurs semaines de mobilisation, mais on est professionnel. Moi, j'ai été pompiers de Paris, quand on est sur des feu très longs, fatigué ou pas, on doit se contrôler. Le comportement qu'il a eu n'est pas un comportement professionnel. J'ai l'impression qu'il s'est fait plaisir, qu’il s'est acharné sur moi. Ce type de personnage n'a rien à faire dans la police s'il ne sait pas se contrôler".

"Je comprends les jeunes qui sont énervés, "haineux" contre la police. On aime la police quand elle rend service, quand elle donne des coups de main, quand elle nous soutient. C'est comme dans un couple quand tout se passe bien qu'on est sympathique, on est content d'être avec mais quand elle un un comportement qu'elle ne devra pas avoir, d'agressivité, de violence, on n'a pas envie de l'aimer cette police, elle n'a rien à faire dans un pays démocratique".

 

Maître Marand-Gombar : "Les vidéos de l'agression sont essentielles dans l'affaire !"

Pour plaider sa cause devant la justice, Monji Essanaa a fait appel aux services de Maître Claude Marand-Gombar. L'avocat pénaliste caennais entend bien aider son client à clarifier les faits et obtenir des excuses de la part du policier incriminé.

"Il faut clarifier les choses, savoir pourquoi il y a eu des comportements inadmissibles. On veut en tirer des conclusion et des conséquences pour éviter la reproduction de comportements de même nature. Il est insupportable d'entendre que les policiers présents ce jour là puissent se dire en état de légitime défense. Toutes les conditions d'une éventuelle légitime défense ne sont pas réunies. Est-ce tellement compliqué dans notre société quand un personnel commet un acte totalement inapproprié, de présenter des excuses ?"

"Ce dossier est exceptionnel, non pas en raisons de la gravité des comportements parce qu'il y en a déjà eu dans le passé mais parce que nous avons des éléments de preuves. S'il n'y avait pas les vidéos, les photos, cette affaire  aurait eu beaucoup plus de mal à prospérer en terme de suites judiciaires. Ces images sont essentielles, quand on voit les coups de matraques, de semelles, on imagine assez mal que l'on puisse contester la réalité des coups d'une part et mettre en avant l'existence d'une possible ou prétendue légitime défense".

 

France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

 

 

 

Source : https://www.francebleu.fr

 

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 13:34

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mouvement social

Grâce aux grévistes de la CGT, des usagers paient l’électricité moins cher

par

 

« A cette heure, ce sont plus de 1 100 000 abonnés en région parisienne qui ont été basculés en heures creuses. » C’est le bilan tiré à 9h30 le 2 juin par la Fédération nationale des mines-énergies de la CGT (FNME). La veille au soir, la CGT Mines-énergie avait mis en place un piquet de grève national reconductible dans toutes les centrales. « Les salariés mènent une grosse opération en région parisienne de passage en heures creuses, avec la volonté d’alléger la facture des abonnés », confirme Marie-Claire Cailletaud, porte-parole FNME CGT jointe par Basta ! [1]. Des passages en heures creuses ont aussi été effectués à Lorient, la Hague, le Val de Saône, le Contentin, Châlon-sur-Saône... [2] Les usagers concernés paient entre 2 et 40 centimes de moins par kWh. « Ces derniers mois, nous avons aussi mené des actions de rétablissement de courant chez des clients démunis faisant l’objet de coupures pour impayés », précise t-elle.

Le 28 mai au matin, 300 000 personnes autour de la Courneuve ont ainsi bénéficié du passage en heures creuses, suite à une action de la CGT Energie de Seine-Saint-Denis et des Robins des bois de l’énergie [3]. « Les salariés qui ont agi viennent de ces endroits-là et connaissent les conditions de vie de ces populations. Ce sont des actions qui les rendent fières, observe Marie-Claire Cailletaud. Si ce type d’actions existe depuis 2004, elles demeurent en général peu médiatisées. Objectif : « Que notre mouvement reste populaire. Nous sommes aussi très attachés à notre mission de service public. »

 

François Hollande et Pierre Gattaz visés par les coupures

Parallèlement à ces opérations « Robins des bois », des coupures ciblées ont visé la SCNF. « Nous nous sommes concertés en amont avec les cheminots pour couper des points concernant le fret ferroviaire », précise la porte parole de la FNME CGT évoquant par exemple des coupures sur des gares de triage. Le blocage d’une sous-station électrique SNCF par les salariés de RTE a néanmoins perturbé le trafic des trains, notamment entre Paris et Clermont-Ferrand. Autre conséquence fâcheuse : 20 000 foyers ont été privés d’électricité à Saint-Nazaire. La ville de Tulle, ancien fief de François Hollande, et le conseil départemental de Corrèze ont aussi fait l’objet de coupures d’électricité et de gaz. « C’est un message envoyé directement au président de la République, commente Marie-Claire Cailletaud. Nous maitrisons notre outil de travail et nous pouvons faire monter la pression auprès du gouvernement. »

L’électricité de la permanence du Medef dans le Morbihan a aussi été coupée. Dans le Var, la CGT Energie 83 a revendiqué la suspension de l’alimentation électrique et la dépose du compteur de la résidence secondaire de Pierre Gattaz, le patron du Medef. « Si nous étions des voyous ou des terroristes, comme l’affirme Pierre Gattaz, nous aurions coupé tout le quartier, voire la ville entière, ce qui n’a pas été le cas », a commenté Olivier Pontone, syndicaliste varois (voir la vidéo).

Suite aux crues, les salariés ERDF de Seine et Marne et de l’Essonne ont accepté la réquisition pour permettre le rétablissement du courant dans les communes inondées. « Ce sont les salariés qui décident tous les jours de leurs actions, avec des formes très variées. C’est eux qui perdent leurs salaires, c’est eux qui décident. » Le mouvement est-il amené à durer ? « Ce mouvement on l’a commencé avant la loi travail. On a le sentiment d’être à un tournant du secteur énergétique. L’application des directives européennes par le gouvernement et l’impact de la loi de transition énergétique ont détruit le service public de l’énergie avec la disparition de GDF dans Engie, l’ouverture à la concurrence dans les concessions hydrauliques, la suppression des emplois... » Pour élargir le mouvement, l’intersyndicale (CGT, FSU, FO, Solidaires, Unef, UNL, FIDL) a lancé une votation citoyenne sur la Loi travail jusqu’au 14 juin, avec l’espoir de mobiliser d’autres secteurs.

 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 21:34

 

Source : https://paris-luttes.info

 

 

Plus de 1 100 000 abonnés en région parisienne basculés en heures creuses

 
 
 

Un communiqué de la FNME-CGT (fédération nationale mine et énergie) de ce 2 juin 9h nous apprend que plus de 1 100 000 abonnés de la région parisienne ont été basculés en heures creuses.

Les salariés ERDF du 77 et du 91 ont également décidé d’accepter la réquisition pour permettre le rétablissement du courant dans les communes inondées.

Le communiqué recense au passage plus d’une quarantaine d’actions, grèves et blocages au niveau national sur les dernières 24h et sur le seul secteur de l’énergie !

En région parisienne :

  • Occupation et grève (à 100%) de l’agence ERDF de Villeneuve-la-Garenne
  • Occupation du site ERDF de Noisy-le-sec (93)
  • Les postes sources ERDF de Vanves (92), Robinson (92), Chatillon (92), Issy-les-Moulineaux (92), Massy (91) et Herblay (95) basculés en heures creuses : 378231 abonnés basculés en heures creuses. Le poste de Chatillon est occupé par les grévistes
  • Dans les Yvelines (78), basculement en heures creuses sur les communes de Elancourt, Le Pecq, Louveciennes, Magny-les-Hameaux, Montfort, Maurote, Rambouillet, Guyancourt, Richebourg. Occupation du poste ERDF de Magny-les-Hameaux et blocage à Dampierre.
  • Occupation du site GRDF à Villeneuve-la-Garenne
  • Blocage des véhicules ERDF à Alfortville, Champigny (94) et Corbeille-Essonnes
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02-06-2016 communique fnme
 
 
 
Source : https://paris-luttes.info
 
 
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 21:00

 

Source : https://www.objectifgard.com

 

 

UZÈS Plusieurs centaines de personnes dans les rues contre la loi Travail
 
2 juin 2016 à 18:42
 

 

 

Cet après-midi, dans les rues d'Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Cet après-midi, dans les rues d'Uzès (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

 

La paisible cité ducale était plus bruyante que d’habitude cet après-midi.

Il faut dire que les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires avaient appelé à la manifestation à Uzès. Plusieurs centaines de personnes, 700 d’après les organisateurs, ont participé dans une ville symbolique pour eux.

« Si nous avons choisi de délocaliser la manifestation aujourd’hui, c’est pour trois raisons : la poursuite de la lutte contre la loi travail et la logique libertaro-mortifère du gouvernement, pour le respect du fait syndical et l’obtention de locaux et de moyens pour les syndicats du pays d’Uzès et pour soutenir les salariés d’Haribo, dont les actionnaires, grands capitalistes patentés, veulent appliquer la loi El Khomri avant l’heure », a lancé le secrétaire départemental de la CGT Simon Gévaudan, faisant allusion au plan de suppression de 110 postes chez Haribo France, dont la moitié pour le site uzétien, pour lequel la direction du groupe a mis en place un référendum malgré l’opposition de la CGT.

Si la direction affirme qu’elle retirera son plan si le « non » l’emporte, l’usine d’Uzès irait dans ce cas vers une baisse de production : « les salariés doivent choisir entre se faire couper la tête ou les deux bras » a estimé Simon Gévaudan, appuyé par le secrétaire CGT Haribo Michel Mirabel. « Outre les 110 emplois supprimés, il y a le gel des salaires, le pointage des pauses ou encore le fait de devoir demander la permission à un supérieur hiérarchique pour aller aux toilettes » a ainsi évoqué le secrétaire cégétiste uzétien, avant de parler de « chantage à l’emploi. »

Un plan qui provoque des remous aussi côté syndical : le délégué syndical FO du site, qui était pour le plan, vient d’être démis de ses fonctions représentatives par son syndicat, comme le secrétaire départemental FO Gilles Besson l’a confirmé avant de motiver ses troupes en prenant les exemples des raffineries, des cheminots, des enseignants ou encore des policiers municipaux, dont les sections FO ont voté la grève. « C’est le moment d’y aller ! » a poursuivi Gilles Besson, avant de qualifier ce mouvement d’« irrépressible » et François Hollande de « roi nu. »

Le secrétaire départemental FSU Emmanuel Bois a quant à lui fait un rappel historique, en cette année des 80 ans du Front populaire alors que le co-secrétaire départemental de Solidaires Jérémie Berthuin a estimé que « la mobilisation se maintient, depuis le 49.3, ce gros cadeau que nous a fait Manuel Valls, la radicalisation est de retour dans la lutte des classes, et nous en sommes heureux. » Une représentante de Nuit Debout Uzès a ensuite pris le micro pour appeler à la « résistance » quand des lycéens ont estimé vivre « dans une dictature camouflée. »

Le cortège a ensuite quitté l’esplanade pour descendre l’avenue Georges Pompidou, puis remonter par le boulevard Maréchal-Foch au son des porte-voix, « bombardes » et sirènes et enfin de manifester devant la mairie, lançant « on veut des locaux ! » en direction du maire, devant les grilles (fermées à clé) de l’hôtel de ville.

Une chose est sûre, près de trois mois après le début de la contestation de la loi travail, les syndicats ne comptent pas s’arrêter là. Prochaine étape le 14 juin, pour une manifestation nationale à Paris.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com


Source : https://www.objectifgard.com

 

                                                                       ***************************

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

500 manifestants à Uzès contre la loi Travail

500 manifestants à Uzès contre la loi Travail
9e journée de mobilisation départementale de l'intersyndicale : CGT, SUD-Solidaire, FSU, CNT, Nuit Debout et lycéens.
TVSUD
 
 

La 9e journée de mobilisation départementale de l'intersyndicale (CGT, SUD-Solidaire, FSU, CNT, Nuit Debout et lycéens) a rassemblé environ 500 manifestants à Uzès. En matinée une cinquantaine d'entre eux ont bloqué l'accès à la plateforme logistique du groupe Auchan à Saint-Césaire.

 

 

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

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