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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 20:58

 

Source : https://reporterre.net

 

 

À Bure, les paysans se mobilisent contre la poubelle nucléaire

16 juillet 2016 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
 

 

 

Le projet de centre industriel de stockage géologique profond (Cigéo) des déchets radioactifs, à Bure, en Meuse, a des conséquences considérables sur le monde agricole et les territoires ruraux. Paysans et paysannes se retrouvent en première ligne, aux côtés des antinucléaires. Reporterre leur donne la parole, alors que ce samedi 16 juillet, se déroule une « manifestation de réoccupation ».

- Bure (Meuse), reportage

Mobilisés de longue date aux côtés des militants antinucléaires contre les visées de l’Andra (l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), paysans et paysannes ont participé à l’occupation du bois Lejuc, il y a trois semaines, près de Bure (Meuse). Certains fournissaient des légumes, du matériel de construction, d’autres dormaient sur les barricades et repartaient à quatre heures du matin pour la traite. Samedi 16 juillet et dimanche, il se retrouvent pour la manifestation de réoccupation de la forêt de Mandres-en-Barrois.


Romain : « Le désert agro-industriel a conduit à la poubelle nucléaire »

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À une des entrées du bois Lejuc.

Ce qui me pousse à la révolte ici à Bure, c’est la résignation. Le besoin de me lever face à l’indifférence. Ce projet titanesque nous écrase et nous dépasse : 130 ans d’exploitation, un coût estimé à 35 milliards d’euros, des déchets radioactifs pour des dizaines de milliers d’années. On se sent impuissant devant tant de démesure.

Cela fait écho à l’histoire de la paysannerie, marquée par les humiliations et le renoncement. On est victime de grands projets industriels — aéroports, autoroutes — souvent inutiles et imposés, et par les directives productivistes de la politique agricole commune. Tout a été fait pour que les paysans disparaissent ou qu’ils soient transformés en «agrimanager». Quand tu ne rentres pas dans le cadre, tu es considéré comme un petit, "tu manques d’ambition".

Avec l’Andra, c’est la même chose. Si tu ne suis pas le chemin qu’elle trace, on te met la pression. On te harcèle. L’Andra fait circuler des rumeurs. Elle attise les tensions. Un jour, elle appelle les agriculteurs pour dire que les opposants à Cigéo vont brûler leurs ballots de pailles. Un autre moment, elle menace un agriculteur impliqué dans la lutte en lui faisant comprendre que la Safer [l’organisme chargé de veiller au foncier agricole] ne renouvellera pas ses baux précaires.

Les paysans sont isolés dans leurs tractations avec l’Andra, qui colonise peu à peu le territoire. Son appétit est sans limite. Elle détient maintenant 1.000 ha de foncier agricole et 2.000 ha de forêt. Depuis septembre, 300 ha ont été retirés de l’usage agricole pour faire des fouilles archéologiques préventives, sans autorisation légale. Ce sont désormais des friches.

Cigéo n’aurait pas pu s’implanter ailleurs. C’est le désert agro-industriel qui a conduit à la poubelle nucléaire. Dans la région, les agriculteurs sont seuls, dépendants de filières longues, surendettés. Ils ont perdu leur autonomie et sont incapables de protester.

L’Andra joue les grands seigneurs et cherche à se rendre indispensable, avec des velléités centralisatrices. Tout doit désormais passer par elle. Les villages se meurent, mais elle veut créer une supérette au sein de son laboratoire.

On pourrait imaginer un autre avenir : pas de mornes monocultures céréalières mais des productions locales, pas de système de distribution standardisé mais des circuits courts. L’agriculture ne se résume pas à des boîtes de conserve ou à des produits industriels, elle peut être vivante et permettre la rencontre autour d’un étal, de la confiance, du lien social.

C’est le sens de notre action ici, retrouver du collectif. On a fait des semis sur les terres appropriées par l’Andra cette année. On souhaite aussi organiser des marchés. L’occupation de la forêt est le prolongement de ces mobilisations pour montrer que le territoire reste toujours en vie.»


Christian et Marie-Jeanne : « Ici, on défend la terre nourricière contre le béton »

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Christian et Marie-Jeanne.

Cela fait cinq ans que l’on vient en Meuse pour s’opposer au projet Cigéo. Nous sommes faucheurs volontaires et syndicalistes à la Confédération paysanne. On a participé en 2010 à la grève de la faim lors de l’occupation de la Maison du lait, à Paris, et en 2014 pour défendre les petites fermes. Nous habitons en Alsace, dans les Vosges, sur le plateau des Hautes-Huttes. Notre fille a repris l’exploitation. Dans notre vie, on s’est toujours battu. Avec notre petit élevage de montagne, nous étions hors norme.

C’est important pour nous de montrer que la lutte à Bure est liée aux questions paysannes. Ici, on défend la terre nourricière contre le béton. Une fois que c’est bétonné, c’est fini, on ne peut plus revenir en arrière. Tant que la terre reste de la terre, il y a un espoir. Dans la région, elle est aux mains des grands céréaliers, mais elle pourra revenir un jour aux paysans.

Si le projet Cigéo aboutissait, des centaines d’hectares de terres agricoles disparaitraient et les derniers céréaliers seraient eux-mêmes condamnés : qui voudrait acheter un grain susceptible d’être empoisonné? Le territoire risque de se transformer en désert.

Voir la forêt de Mandres-en-Barrois grillagée et surveillée par des vigiles nous a beaucoup heurtés le mois dernier. On ne pouvait imaginer qu’elle devienne «la zone des puits» qui aérerait les galeries souterraines remplies de déchets radioactifs. La forêt est un lieu vivant, un bien commun utilisé depuis toujours par les paysans : elle sert de vaine pâture pour les cochons et les vaches. On y ramasse le bois. C’est autant un complément de revenu pour les agriculteurs qu’un espace de liberté.

Avec l’occupation de la forêt, on avait l’impression de participer à une nouvelle forme de résistance. On a apporté notre aide à notre manière. Les paysans assurent d’abord un soutien logistique et matériel. Il faut bien que les occupants mangent! On a collecté de la nourriture auprès des réseaux agricoles, des caisses de courgettes, de choux rouges, de concombres. Un copain paysan-boulanger fournissait les invendus de son marché, un autre, maraîcher, ses excédents. Chacun donne en fonction de ses moyens.

C’est drôle comment ces moments de solidarité nous ramènent à notre rôle premier. Les paysans existent pour faire à manger, pas pour vendre. Beaucoup de personnes que les occupants n’imaginent même pas sont derrière eux. Ils ne peuvent pas se déplacer sur le terrain mais ils nourrissent la lutte.

Nous, les paysans, on n’abandonnera pas ce combat. Quand on commence un travail, on le finit. Tu ne fauches pas ton champ sans ensuite le faner et stocker le foin. Ça ne veut pas dire que tu auras forcément un gain au bout, mais tu le fais par respect pour la nature.

Pendant ces trois semaines d’occupation, grâce aux fêtes, aux banquets, on a planté des graines, on a ancré la résistance. Mais nous ne pouvons pas forcer les saisons. Il faudra être patient, on récoltera ce que l’on a semé dans les prochains mois. La lutte contre Cigéo va s’inscrire dans la durée.»


Jean-Pierre : « Les paysans sont les premières cibles de la répression »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 15:57

 

Source : https://www.solidaires.org/BURE-expulsion-des-occupants-de-la-Foret-de-Mandres-en-Barrois-le-7-juillet-a-7

 

 

BURE : expulsion des occupants de la Forêt de Mandres en Barrois le 7 juillet à 7 heures

 

 

COMMUNIQUE 6 juillet 2016

 

CIGÉO/BURE : PROJET D’EXPULSION EN FORÊT DE MANDRES-EN-BARROIS ? TOUTES ET TOUS UNI-ES ET SOLIDAIRES !

 

Alors que le bois communal de Mandres-en-Barrois est investi depuis le 19 juin 2016 par différentes composantes du mouvement luttant contre le démarrage des travaux de la poubelle nucléaire Cigéo, des menaces d'expulsion se précisent. Une ordonnance d'expulsion a été signifiée le 28 juin aux occupant-e-s du bois. Une contestation de cette ordonnance a été déposée devant le Tribunal de grande instance de Bar-le-Duc. Des rumeurs insistantes circulent, évoquant une évacuation imminente toutefois.
Face à ces menaces, nous réaffirmons notre pleine et entière solidarité et refusons, par avance, les tentatives de division en cours et à venir.
Cigéo est le pire de tous les grands projets inutiles et dangereux, une absurdité technocratique qui porte en elle les germes d’une catastrophe majeure : plus de 99% de la radioactivité produite par les centrales nucléaires françaises et stockée, sans aucune garantie, au même endroit pendant des milliers d’années. Des bassins de vie entiers, étendus sur plusieurs régions, sont menacés.
Les méthodes antidémocratiques des pouvoirs publics et de l’Andra pour faire passer ce projet en force relèvent de méthodes de corruption indignes et du jamais vu : arrosage financier préalable des populations, des associations, des entreprises et des collectivités locales avant qu’elles aient donné leur avis, intimidation larvée des agriculteurs et des propriétaires pour qu’ils cèdent leurs terrains, petits cadeaux, fausse concertation du public ou d’acteurs institutionnels pour faire croire que la démocratie s’exerce, le président du CA de l’Andra nommé rapporteur à l'Assemblée Nationale de la proposition de loi pour accélérer son propre projet, etc..

C’est face à ce rouleau compresseur sans scrupules, face à ces casseurs de vie et de liens communs, que nous nous dressons dans la forêt de Mandres-en-Barrois, actuel terrain d’annexion illégale de l’Andra. Nous, simples individus révolté-e-s ou membres des associations de lutte contre Cigéo à Bure, affirmons sans réserve que, quelques soient nos pratiques et nos sensibilités, nous sommes toutes et tous solidaires, aujourd’hui, demain et après demain.

Au sein de nos groupes respectifs, nos pratiques de résistance sont différentes et complémentaires : de l’action juridique ou de la pétition à la résistance concrète. Quelles que soient les méthodes utilisées par les uns et les autres, elles sont et seront toujours mille fois plus légitimes que celles des promoteurs du projet, qui cassent et ruinent sans scrupule nos territoires, dans le mépris le plus total de l’avis des populations.
C’est pourquoi, quoiqu’il advienne lors de l’expulsion injuste qui s’annonce, nous resterons soudé-e-s et solidaires dans ce combat commun et nous nous nous engageons à ne pas nous désolidariser publiquement.

Si des incidents se produisent, ils seront de la seule responsabilité des pouvoirs publics, qui s'entêtent à mettre en œuvre ce projet insensé malgré 30 ans d'opposition locale et nationale. Cette forêt est un bien commun qui appartient à toutes et à tous. Nous ne la laisserons pas détruire par les promoteurs d'une politique énergétique irresponsable, au service unique des pouvoirs économiques et d'intérêts financiers qui nous dépassent.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Pour continuer de manifester notre solidarité sans faille,
nous appelons les organisations à signer la lettre de soutien à l'occupation du bois de Mandres
En cas d'expulsion,
nous reviendrons encore plus déterminé-e-s et appelons à bloquer les travaux dès le lendemain à 6 h et à une énorme manifestation de réoccupation le samedi suivant !
Nous appelons le 16/17 juillet,
quelques jours après la possible voire probable validation de la fausse "phase-pilote" de CIGEO à l'Assemblée Nationale, à un grand rassemblement « Barricade contre la poubelle atomique Cigéo/Bure et le nucléaire » dans la forêt libérée de Mandres ! Infos à venir très vite !
PREMIERS SIGNATAIRES
qui seront mis à jour :
Des habitant-e-s et habitué-e-s de Bure et ses environs
ASODEDRA (association pour la sensibilisation de l'opinion sur les dangers de l'enfouissement des déchets radioactifs)
BURESTOP 55 (collectif meusien contre l'enfouissement des déchets radioactifs)
BURE ZONE LIBRE
EODRA (association des élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs)
Les HABITANTS VIGILANTS de Gondrecourt-le-Château
MNE (Meuse Nature Environnement)
SORTONS DU NUCLEAIRE Moselle
Anti-Atom-Netz TRIER



Article publié le 7 juillet 2016

 

Source : https://www.solidaires.org/BURE-expulsion-des-occupants-de-la-Foret-de-Mandres-en-Barrois-le-7-juillet-a-7

 

 

                                                                        ***************************

 

 

Source : http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article726

 

 

APPEL A SOUTIEN / FIL INFO

CIGEO/BURE : ALERTE menace d’expulsion des occupant-es de la forêt

mardi 28 juin 2016

REVUE DE PRESSE

FRANCE TV INFO 2/07/2016
Dans la Meuse, une forêt occupée contre la « poubelle nucléaire » de Bure

EST REPUBLICAIN 28/06/2016
Les occupants du bois de l’Andra sous la menace d’une expulsion

Magazine GOODPLANET INFO
Déchets radioactifs : ordonnance d’expulsion des opposants au projet Cigéo à Bure (Meuse)

FRANCE BLEU 29/06/2016
Projet Cigéo à Bure : les anti-nucléaire menacés d’expulsion

LE MONDE 28/06/2016
Meuse : des opposants au projet de stockage de déchets nucléaires occupant un bois menacés d’expulsion

REPORTERRE 29/06/2016
Près de Bure, les opposants au nucléaire occupent la forêt que veut détruire l’Andra

BASTA ! mag 30/06/2016
A Bure, habitants et paysans refusent que leur territoire devienne une « grande poubelle nucléaire »

COMMUNIQUE

Les occupants du Bois Lejuc à Mandres, à quelques kms de BURE sont sous la menace d’une expulsion imminente : ce matin, les forces de police, vigiles... en nombre, sont venus remettre l’ordonnance d’expulsion immédiate et demander si les occupants voulaient s’en aller.

Depuis, ils sont repartis mais peuvent revenir à tout moment.
Abandonner cette zone à l’ANDRA n’est pas envisageable car trop stratégique (future zone des puits d’accès et d’évacuation de l’hydrogène radioactif) pour son projet de méga-poubelle nucléaire Cigéo.

L’expulsion ne sera pas possible si notre soutien est massif et sans faille.
Opposons-leur une riposte nationale : appel à venir sur place à soutenir massivement, même de loin ; signature de communiqués de soutien, alerte des médias et riposte à l’examen ces jours à venir de la proposition de loi Longuet / Cigéo à l’Assemblée nationale.

Dans l’immédiat, pour tous ceux qui le peuvent, vous êtes attendus sur place le plus vite possible et éventuellement pour y rester dormir.
Il faudra du relais ce soir et les jours d’après.
Toutes les présences seront des freins à l’expulsion. Chaque jour qui passe est une victoire contre Cigéo.
Avec vous tous, on va tenir bon !

Des occupant-es de la forêt, des habitant-es et des associations opposées à Cigéo/BURE
FIL INFOS/contact > sauvonslaforet@riseup.net - http://vmc.camp/

Associations et organisations : signez l’appel à soutien > Merci !

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:35

 

Info reçue par mail

 

 

 

suite de la mobilisation pour les missions locales:

Rassemblement Lundi 18 Juillet devant le conseil départemental (derrière la préfecture).

 


De : CNT 30 <cnt.30@cnt-f.org>
 
 

 

Cher-es Camarades,

Nous venons de l'apprendre : Comme il s'y était engagé, le Département a
donc convoqué pour le lundi 18 Juillet à 14h les Directions & Présidences
des Missions Locales mais aussi leurs financeurs principaux.  Drôle de
posture pour un Département qui annonçait il y a peu son désengagement
total.... Gageons donc que la montagne n'accouchera pas d'une souris, que
ce n'est pas qu'un écran de fumée, et que seuls les moyens de licencier
les salarié-es en 2016 ne soit à l'ordre du jour.......

Nous vous proposons donc un petit rassemblement symbolique de vigilance ce même lundi 18 Juillet à 13h30 devant le siège du Département - rue
Guillemette. Des salarié-es concerné-es ou solidaires seront présent-es.
Merci de nous signaler votre venue pour marquer votre présence & vigilance
syndicale (avec drapeaux & autocollants si possible).

Pour rappel des dernières échéances et initiatives....

A l'appel de l'intersyndicale gardoise, 120 personnes (dont 70 salarié-es
des Missions Locales) se sont rassemblées le vendredi 24 Juin 2016 au
matin devant le siège du Département à Nîmes à l'heure où se tenait le
Conseil Départemental du Gard en séance plénière.

Après différentes interventions publiques, les manifestant-es ont investi
nombreux et nombreuses l'amphithéâtre où se tenait l'assemblée
départementale.

- Une prise de parole s'est faite devant l'assemblée (voir texte ci-dessous);
- Une remise de la pétition directement au Président du Département (Mr
BOUAD Denis - PS) ;
- La remise symbolique du panneau "Accompagnement social" décroché de la façade de la Mission Locale de Nîmes pour l'occasion (voir photo de la
tribune au Conseil Départemental).

Après une audience avec l'intersyndicale le mardi 21 Juin 2016, Mr BOUAD a renouvelé sa déclaration en affirmant vouloir recevoir les Directeurs, les
Présidents, et les financeurs (?) des Missions Locales du Gard pour
trouver une solution avant le 15/7. Ce sera finalement le 18/7.

Plusieurs articles de presse ont fait état de la situation (Midi Libre, La
Gazette, France Bleue GL, Objectif Gard, TV sud, le Réveil du Midi).
Quelques articles en ligne :
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/les-missions-locales-du-gard-privees-de-subventions-1463631276

 
 
Le département du Gard ne financera quasiment plus les missions locales. Après avoir baissé ses subventions il y a deux ans, le Conseil départemental a décidé ...



http://www.tvsud.fr/?keys=mission+locale

https://www.objectifgard.com/2016/06/24/gard-les-missions-locales-sinvitent-au-conseil-departemental/

Mr BOUAD y déclare ne pas vouloir laisser mourrir "la" Mission Locale,
comme si l'enjeu n'était que financier, budgétaire....

Mr DUPRE, Président du Conseil National de Missions Locales (CNML) a
adressé le 21 Juin 2016 un courrier au Président du Département du Gard
pour lui rappeler que le "Suppression totale de ces crédits auraient de
lourdes conséquences sur le fonctionnement des Missions Locales du Gard et
risquerait d'aboutir à la suppression des personnels sociaux (assistantes
sociales et psychologues). Cela nuirait fortement à l'accompagnement des
jeunes en situation de grande précarité, notamment dans les zones rurales
où se posent de nombreux problèmes de mobilité". Et plus loin de demander
de "bien vouloir rééxaminer votre décision de suppression des crédits
alloués aux Missions Locales du Gard".

Merci pour votre soutien attentif et votre mobilisation !

Recevez nos salutations syndicalistes révolutionnaires,
La CNT 30.



                                                   
====================

Monsieur le Président,


Mesdames et Messieurs les conseillers départementaux du Gard,
Rassemblés ce jour, nous entendons dénoncé le désengagement intégral du
Département du Gard des 5 Missions Locales Jeunes du Gard et ses
conséquences désastreuses pour nos services et la jeunesse du territoire
en demande d’insertion sociale et professionnelle.
Les suppressions de crédits aux Missions Locales s’élèvent à présent à
plus de 400 000€ en 5 ans, c’est considérable !

Entre 2011 et 2014, c’est déjà plus de 200 000€ de suppression des crédits
Insertion liées à l’accompagnement socio-professionnelle des bénéficiaires
du RSA de moins de 25 ans. En 2016, c’est l’annonce de 180 000€ pour le
financement fléché des postes d'Assistants sociaux et de psychologues,
soit pour 10 postes au total dont 9 temps partiel.
Or, sur un déficit annoncé de 25 000 000€ en 2016 de la collectivité
départementale, l'apport de subvention aux Missions Locales ne
représentait que 0,7% (180 000€). Ce qui, pour contribution à l’insertion
des jeunes, était déjà très bas.

Alors que la moyenne nationale contributive des Départements aux Missions
Locales est égale 5% environ, le Département ne financera donc plus demain
que moins de 0,5%, autant dire plus rien.
Le fait que le Département affirme privilégier ses missions dites «
obligatoires » (RSA, protection de l'enfance, routes, etc....) ne le
dédouane pas pour autant de son obligation en matière d'action sociale et
d'insertion des 16-25 ans.

Parce que "non bénéficiaire du RSA", les jeunes majeurs seraient-ils
victimes d'une double peine et d'un désintérêt de leur Département? Faute
d'un accompagnement global performant, ne seront-ils pas les premiers à
solliciter le RSA à 25 ans?

Une large partie de la jeunesse du Gard connait une situation extrêmement
difficile et concentrent tous les indicateurs d’alertes sociaux : 1ère
catégorie de chômage, 1ère catégorie de SDF, de suicide, de précarité, de
radicalisation, de prostitution, de recours aux addictions, de
"délinquance" de survie, etc.

Par l’ensemble des établissements d’insertion ou d’action sociale,
services du Département compris, les jeunes sont déjà ré-adressées
massivement vers les Missions Locales pour leurs compétences en matière
d'écoute et d'accompagnement global pour l’insertion socioprofessionnelle.

Les Missions Locales jouent un rôle majeur de repère pour les jeunes et de
cohésion sociale pour la société d’aujourd’hui.

Contrairement à vos affirmations nouvelles, les Centres Médico sociaux du
Département ou les Centres Médico psychologiques des Centre hospitalier
n’offriront jamais la capacité, la qualité accueil, et la réactivité utile
des Missions Locales. Il est d’ailleurs admis que les jeunes en
difficultés des quartiers dits "prioritaires" ne souhaitent pas consulter
les services sociaux de leurs propres parents... Services sociaux qui
n’intègrent d’ailleurs suffisamment de compétences réunies pour satisfaire
à leurs préoccupations en matière d’emploi et de formation.
Alors qu’ils sont pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance puis dans
le cadre des Aides aux Jeunes Majeurs (AJM), parfois depuis la naissance,
chaque année entre 100 et 200 jeunes majeurs sont invité.es par vos
services, avant la fin de leur 20 ans, à trouver une solution d’autonomie
dans le "droit commun". Tout le monde s’accordera à dire « qu’être
réellement autonome à 20 ans » est un leurre dans la société actuelle. Nos
propres enfants ne le sont pas eux-mêmes….

Sur les différents territoires, les Maisons d’enfants et les services du
Département ne le savent que trop bien, seules les Missions Locales
proposent entre 18 et 25 ans un accompagnement global à ces jeunes souvent
sans solution durable à l’emploi, peu qualifiés, sans revenus, sans
solvabilité logement, et bien sûr sans soutien familial fiable.
Quel avenir et quels interlocuteurs demain pour ces jeunes en errance
entre fins de prises en charge ASE et absence de revenu minimum garanti
avant 25 ans?

Depuis toujours, les assistants sociaux et psychologues des Missions
Locales jouent ce rôle de soutien aux accompagnements de ces jeunes auprès
de leurs collègues conseillers d'insertion professionnels.
Ainsi, par son désengagement, le Département du Gard remet
fondamentalement en cause le socle associatif et la raison d'être des
associations Missions Locales dont les équipes pluridisciplinaires
permettent sur guichet unique à chaque jeune de trouver une place dans
notre société.

Les Missions Locales désinvesties de leurs capacités d'interventions
psychosociales ne s'apparenteront qu'à l'équivalent d'un "Pôle Emploi
Jeunes". La suppression de l’intervention des assistants sociaux et
psychologues entraînera inévitablement un désinvestissement de l'axe
psychosocial par les conseillers d’insertions, l'arrêt brutal de
l'approche globale, et une remise en cause directe de l'ADN des Missions
Locales Jeunes.

Même les équipes de la Garantie Jeunes présentes ici, soutenues par des
crédits Etat – Europe à vocation Emploi, soulignent la nécessité d’être
épaulées par des professionnels qualifiés d’intervention psychosociale
dans leurs missions d’accompagnement à l’emploi des jeunes les plus en
difficulté.

Enfin, et pour parer à ce jeu de ping pong devenu si coutumier ici bas, il
apparaît par ailleurs qu’aucune collectivité ne viendra directement
compenser les crédits d’action sociale aux Missions Locales. Action
sociale qui reste dans la configuration actuelle de la territorialisation
pleine compétence du Département.

Le délaissement des jeunes, et notamment des jeunes issus de l’ASE dont
vous avez la charge morale au delà des circuits de l’enfance, n'entraînera
que montée de la délinquance, de l'emprisonnement, de la psychiatrisation,
de la radicalisation, et le développement de toute autre recherche de
solutions propres à la dimension d’une survie extra-légale.

Nous demandons donc instamment à votre assemblée départementale de
réétudier l’annonce de ces suppressions de crédits au profit de la
continuité du travail pluridisciplinaire en Mission locale et une prise en
compte globale et efficace des besoins des jeunes que nous accompagnons.

 

 

 

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:33

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/la-cimade/blog

 

 

L’enfermement des enfants en rétention doit cesser

 
 
 
Aujourd’hui, la France a été lourdement condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci déclare à l’unanimité qu’il y a eu violation de l’article 3 de la Convention : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants » pour l'enfermement des enfants en centre de rétention. Le gouvernement va-t-il enfin réagir ?
dscn3071-800

 

Le 12 juillet 2016, la France a été lourdement condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Les cinq affaires concernent des familles enfermées avec des enfants mineurs entre 2011 et 2014 dans les centres de rétention de Toulouse, pour quatre d’entre elles, et de Metz. La Cour déclare à l’unanimité qu’il y a eu violation de l’article 3 de la Convention : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. » Dans certaines affaires, la France est également condamnée pour violation de l’article 5 (droit à la liberté et la sureté) et de l’article 8 (droit au respect de la vie familiale).

 

 

Ces décisions confirment et précisent la précédente condamnation de la France sur le même motif en 2012 avec l’arrêt Popov. À l’époque, le candidat François Hollande affirmait dans un courrier adressé à La Cimade qu’il s’engagerait « à interdire les placements en rétention des familles avec enfants dès mai 2012, au nom de l’intérêt supérieur des enfants qui doit primer ». Quatre ans après, il n’en est rien. Cette série d’arrêts de la CEDH fait résonner cette promesse non tenue avec amertume à l’heure où pour 2016, déjà 67 enfants ont été privés de liberté derrière les barbelés des centres de rétention de métropole (ils sont des milliers à Mayotte chaque année). Ils étaient 45 enfants en 2014, puis 105 en 2015.

La Cimade rappelle que l’enfermement des mineurs est une mesure extrêmement grave. En France, elle est exclusivement réservée aux personnes étrangères. Les centres de rétention sont des lieux particulièrement anxiogènes et traumatisants. Les enfants sont particulièrement vulnérables à ces violences dans un univers carcéral : barbelés, cellules, verrous, vidéosurveillance et forte présence policière.

 

La circulaire du 6 juillet 2012 était censée encadrer et limiter la pratique. Elle s’est en réalité contentée de la cautionner. Quant à la loi du 7 mars 2016, elle ne fait que légitimer l’enfermement des enfants en rétention.

 

La Cimade appelle le gouvernement français à tirer toutes les conséquences des arrêts de la CEDH. La loi doit changer pour mettre fin à l’enfermement en rétention des enfants, y compris à Mayotte.

 

 

 

 

> Lire le communiqué de presse de la CEDH

 

 

 

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/la-cimade/blog

 

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:23

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart

 

 

 

Le mouvement contre la loi travail: une embellie sociale

 

 

 

Laurent Degousée, co-délégué de la fédération SUD Commerce, dresse un bilan de tous les mouvements sociaux qui ont été engendrés par la loi travail. Avant de conclure : «Comme aucune des deux parties en présence ne voulait aller à Canossa, on arrive forcément à un résultat tranché qui se soldera sur le plan politique, y compris avant 2017 et la primaire socialiste». 

La « loi travail », c'est au départ une réforme dictée par la Commission européenne qui juge notre droit du travail par trop protecteur, « Le minimum de ce qu'il faut faire » selon Jean-Claude Juncker, son président. C'est ensuite l'ultime transgression, après le débat avorté sur la déchéance de la nationalité, d'un Président de la République dont on peut affirmer, au vu de son quinquennat, que son ennemi, c’est le Code du travail. C’est enfin un Premier ministre, dont la brutalité fait partie de l’identité politique, qui foule du pied les libertés publiques comme jamais vu depuis… la guerre d’Algérie !

C'est surtout une formidable mobilisation, dont le déclenchement en plein état d'urgence était loin d'être assuré, qui remet spectaculairement en avant la question sociale au mépris de la question identitaire, le plus long mouvement social depuis 1968, de surcroit sous un gouvernement dit de gauche. Un mouvement ? Non, des mouvements qui se succèdent à un rythme soutenu.

 

Le péril jeune

Une pétition en ligne au succès viral, puis un petit film réalisé par de célèbres youtubeurs vont rapidement contraindre le gouvernement à reculer sur les aspects les plus contestables de son projet de loi. Lycéens et étudiants, bien décidés à ne pas devoir vivre plus mal que leurs parents, s’engouffrent dans la brèche et bousculent leurs ainés, initiant les premières manifestations dès le 9 mars.

Au bout du compte, le gouvernement, en maniant à la fois la carotte avec la satisfaction de revendications propres aux organisations de jeunesse, et le bâton avec une répression ciblée, réussit à juguler la mobilisation étudiante, les congés d’avril et l’approche des examens faisant le reste.

 

Ils ne sont debout que parce que nous sommes à genoux

La genèse puis l'installation de Nuit Debout à République, c'est le résultat d'une rencontre improbable entre des jeunes déclassés, des activistes syndicaux ou politiques et des intellectuels engagés. A l’issue de la manifestation géante du 31 mars, le campement et l’occupation de la place prennent forme, suscitant une répression féroce puis les suées du gouvernement, avant de s'éteindre tout doucement au cœur de l'été.

Après avoir décrété sa propre temporalité et en multipliant les formes d'actions et d'expressions qui font rapidement école dans tout le pays, on voit mal comment l'expérience, tant en terme d'auto-organisation que de pratiques alternatives, accumulée par des milliers de nuitdeboutistes, qui s'est depuis cristallisée dans le travail des commissions, n'irriguerait pas dans les années qui viennent le champ politique et social.

 

Vers la grève générale

Alors que les observateurs avisés disaient le syndicalisme moribond et peu représentatif, quel cruel démenti que les quatre mois que nous venons de vivre ! On peut dire qu’il a de beaux restes, en particulier la CGT qui compose l'essentiel des mobilisations. Transports, énergies, nettoiement etc. : jamais autant de secteurs essentiels à l’économie n'étaient rentrés dans l’action aussi près les uns après les autres, mais malheureusement non les uns avec les autres, ce qui explique que la thrombose du pays a été in fine évitée. De même, le trou entre les manifestations rapprochées de fin mai et celle nationale du 14 juin dernier, la plus grande mobilisation du secteur privé de ces dernières années, a incontestablement freiné la généralisation du mouvement.

Aussi, (re)construire un syndicalisme interprofessionnel et de lutte là où la « loi travail » veut le circonscrire, avec le soutien de la CFDT qui ne sortira pas indemne de cette séquence, à l’entreprise et à la seule négociation, c’est acquérir une capacité de mobilisation indexée sur son implantation, gage de victoires futures.

 

Tout le monde déteste la police

On voit difficilement le pouvoir, quelque soit sa couleur politique, aller plus loin que ce qui a été instigué en terme de répression à une échelle de masse, si ce n'est des mesures d'ordre extrajudiciaire dont le prolongement de l'état urgence permet de fleureter :

- la quasi-interdiction des dernières manifestations avec des fouilles systématiques et l'encagement des parcours,

- celle de manifester avec la délivrance de centaines d'interdictions de paraître,

- la remise en cause du droit de réunion avec la nasse mise en place devant la Bourse du travail de Paris le 28 juin dernier,

- celle à la liberté d'expression avec l'affiche de la CGT et la fresque grenobloise consacrées aux violences policières,

- les entraves au travail des journalistes,

- l’effraction policière du local de la CNT à Lille le 20 avril dernier.

Toute ces mesures liberticides ont débouché sur des milliers de garde à vue, des centaines d'arrestations et des dizaines de procès pour nous signifier une seule chose : le droit de s'organiser politiquement ou syndicalement est assimilable à une activité délictueuse, voire terroriste ! Sur le plan social, ils veulent nous renvoyer tout droit au XIXème siècle ? Le mouvement ouvrier doit relever le défi en renouant avec l'illégalisme de ses origines en assumant, par exemple, de ne pas déclarer les défilés et en systématisant des pratiques collectives comme celle de départ groupé aux manifestations.

 

La vraie démocratie, elle est ici !

Comme aucune des deux parties en présence ne voulait aller à Canossa, on arrive forcément à un résultat tranché qui se soldera sur le plan politique, y compris avant 2017 et la primaire socialiste. La politique reprend le dessus ; le FN, mis entre parenthèses ses derniers mois, risque rapidement de se satisfaire du repli qui nait du reflux et le courant insurrectionniste, qui s'est ancré dans le phénomène du cortège de tête, ne manquera pas de faire parler à nouveau de lui, à la faveur des universités décentralisées du PS et en cas d'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Pour Nietzsche, « Tout ce qui est décisif ne naît que malgré. C'est aussi vrai dans le monde de la pensée que dans le monde de l'action. Toute vérité nouvelle naît malgré l'évidence, toute expérience nouvelle naît malgrél'expérience immédiate. » Forts de ce malgré, continuons à nous mobiliser contre le monde de la « loi travail » !

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart

 

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 16:00

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

 

Le ministère du travail autorise le licenciement d’un délégué CGT

12 juillet 2016 | Par Rachida El Azzouzi

 

 

 

Alors que l’inspection du travail avait contesté le licenciement d’un ancien délégué CFDT passé à la CGT de Sodexo, le ministère est revenu sur cette décision. L’avocat du syndicaliste dénonce une « décision politique ».

 

C’était en décembre dernier, quelques jours avant la trêve de Noël. Sodexo, géant mondial coté en bourse des « services de qualité de vie » aux entreprises (la restauration collective, les tickets restaurant, l’entretien, etc.), licenciait 18 salariés de la cuisine centrale des cantines marseillaises pour faute lourde, sans préavis, ni indemnités. Le groupe, premier employeur privé français au monde et fleuron « made in Marseille » aux mains de la famille Bellon, l’une des plus grosses fortunes de l’Hexagone, leur reprochait « un abandon de poste », en fait, d’avoir fait grève le 25 novembre. Oui, grève. Trois heures de grève très exactement. Ce droit individuel instauré en 1864, inscrit dans la Constitution en 1946.

La plupart étaient chauffeurs-livreurs à la cuisine centrale où, depuis la mi-novembre, une grève à leur initiative avait gagné l’ensemble des services, bloquant la livraison des cantines scolaires. Un banal conflit social, comme il en survient tous les jours dans le monde du travail – pour dénoncer les conditions de travail (les CDI intermittents, la surcharge des camions), obtenir des embauches, des augmentations, des miettes du gâteau alors que Sodexo affiche une insolente bonne santé (avec en 2015 des résultats meilleurs que ceux attendus – 760 millions de bénéfices net). Tandis que leurs collègues reprenaient le travail, après la signature d’un protocole de fin de conflit par plusieurs délégués syndicaux, la vingtaine de chauffeurs-livreurs s’y refusait, estimant que les augmentations n’étaient pas à la hauteur de leurs revendications et décidait de poursuivre la grève, emmenée par le délégué CFDT Yvon Caprice, qui avait déserté les négociations pour marquer son désaccord. Et c’est cette poursuite de la grève qui vaudra aux chauffeurs-livreurs d’être licenciés pour faute lourde.

Après deux mois de combat et un accord entre la CGT et le groupe (relire ici notre article), onze d'entre eux étaient finalement réintégrés. Sept autres décidaient de couper avec l’entreprise après ces événements et d’aller au bout des procédures en justice ou de négocier avec leur avocat un chèque avec la direction. Et puis, il y a le sort d’un 19e salarié, Yvon Caprice, le délégué syndical CFDT passé à la CGT après avoir été lâché par sa centrale et ses pairs de la CFDT pour avoir osé continuer la grève. Salarié protégé, sa réintégration était entre les mains de l’inspection du travail. Cette dernière l’exigera, estimant qu’il ne faisait qu’exercer son droit de grève, et s’opposera à son licenciement. Mais Sodexo a formé un recours et saisi – c’est son droit – le ministère du travail qui a décidé, le 27 juin, de casser la décision extrêmement bien motivée de l’inspection du travail et d’autoriser le licenciement du délégué syndical. En deux pages très sommaires, le ministère du travail estime que le licenciement est fondé, que le délégué syndical a joué un rôle d’incitation sur ses collègues grévistes, qu'il aurait dû les inciter à cesser la grève qu'il juge ici, « illicite », contrairement à l'inspection du travail.

 

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« C’est une décision politique, estime l’avocat d’Yvon Caprice, Steeve Doudet. La ministre du travail donne raison à Sodexo qui n’est pas la SARL du coin mais le premier employeur privé de France et elle sanctionne ainsi la CGT à la pointe de la lutte contre la loi sur le travail avec laquelle elle est en délicatesse. » Il s’apprête à déposer un recours en annulation devant le tribunal administratif de Marseille et a « bon espoir » d’une réintégration tant le dossier est « creux ». « La décision du ministère est truffée d’erreurs factuelles et juridiques. Mon client est licencié parce qu’il n’a pas incité les salariés à cesser la grève mais le droit de grève est individuel. Il n’appartient pas aux syndicats ! » Contactés, ni le ministère du travail ni la direction de Sodexo n’ont répondu à nos sollicitations. Yvon Caprice, vingt-deux ans d’ancienneté, accuse le coup à la veille des congés d’été. Père de famille, enfant de La Castellane, il a grandi dans la misère et dit « ne plus la craindre », à 45 ans. Il attend son rendez-vous avec un conseiller de Pôle emploi et s’inquiète du temps que peut prendre la justice à statuer sur son cas : « L'avocat me dit que cela peut prendre six mois comme deux ans. Mais j'ai besoin de travailler, je ne peux pas être au chômage ». 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 21:32

 

Source : https://1-m.cc/2016/le-lieu-secret-des-n%C3%A9gociations-du-ttip-d%C3%A9busqu%C3%A9-et-s%C3%A9rieusement

 

Le lieu secret des négociations du TTIP débusqué et (sérieusement) perturbé par les activistes de l'EZLN #TTIPgo

4 min read

 

A Bruxelles, ce lundi matin, débutait le 14ème round de négociations sur le TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership). Cette nouvelle semaine de négociations a été marquée par l'irruption de plusieurs dizaines d'animaux dans le périmètre de sécurité du Centre Albert Borschette où les négociateurs se trouvaient. Tout avait été fait pour tenir ce lieu secret. Même les invités à la journée des parties prenantes1 devant se tenir mercredi ne devaient être prévenus qu'à la dernière minute.

Les activistes de L'EZLN, dont la particularité est d'être déguisés en animaux, ont pu débusquer les négociateurs grâce à leur flair. Dans un premier temps, ils ont pénétré un des bâtiments de la DG Commerce de la Commission européenne pour y mener un happening dont la symbolique reste identique à leurs actions précédentes (pour voir leurs actions menées dans le cadre de la COP212: incarner la "nature qui se défend" contre les gouvernements et multinationales qui menacent l'environnement, les droits de l'homme et la démocratie. Environ 70 animaux en tout genre, armés de légumes, dansant au rythme d'une musique classique (Le carnaval des animaux), ont laissé derrière eux un tapis de feuilles, de fleurs et de branchages. Ils se sont ensuite rendus au Centre Albert Borschette où les négociateurs se trouvaient à huis clos. Les crocodiles, accompagnés d'autres animaux, ont réussi à sérieusement perturber le périmètre de sécurité, bloquant l'entrée pendant qu'une autre partie de la meute dansait joyeusement, face au service d'ordre et à la police, peu habitués à gérer ce genre d'action de désobéissance civile dont la détermination n'a d'égal que le caractère humoristique. 

La sous-commandante Pingouin explique "Nous étions prêts à nous faire arrêter aujourd'hui car nous savons à quel point ils veulent préserver le secret sur ces négociations et à quel point ils sont déterminés à faire passer la TTIP de manière anti-démocratique. Les responsables politiques sur ce dossier font semblant de ne pas voir l'opposition citoyenne à ce traité, ils ignorent les pétitions et les manifestations.... Nous n'avons plus d'autres moyens aujourd'hui que de mener ce genre d'actions afin qu'ils interrompent les négociations et qu'ils enterrent ce projet liberticide et écocide." 

Cette action s'inscrit dans le cadre d'une initiative appelée TTIP GAME OVER (https://ttipgameover.net/blog/) dont le principe est d'appeler les citoyens à des actions directes non violentes en vue de revendiquer la fin des accords de libre-échange. Plusieurs actions de lancement ont déjà retenu l'attention des médias. D'autres actions sont prévues durant toute la semaine des négociations. 

Contact Presse :  
Tel :  0465/836300    Mail : ezln-zoologique@riseup.net
Des photos et vidéos supplémentaires peuvent être envoyées sur demande.  

En savoir plus sur EZLN : http://climatealert.be/
Revue de presse : http://climatealert.be/index.php/la-presse-en-parle/ 
Longue Interview de EZLN sur TV5 : https://www.facebook.com/occupy.brussels.media/?fref=nf

 

Action EZLN TTIPGAMEOVER

Plus de Photos & Video : https://ttipgameover.net/blog/en/reso/

 

Source : https://1-m.cc/2016/le-lieu-secret-des-n%C3%A9gociations-du-ttip-d%C3%A9busqu%C3%A9-et-s%C3%A9rieusement

 

 

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 13:50

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/mika-hatik/blog

 

 

Les Français ont gagné! (?)

 

 

J'entends dans la rue les klaxons des supporters de l'équipe de France de football. Victoire en demi-finale de l'EURO 2016 contre l'Allemagne. Mais pourquoi n'ais-je pas envie de participer à cette "fête" ? Loin d'être joyeux, pourquoi suis-je en colère ? Pourquoi cette impression d'être seul dans ce moment d'unité nationale ?

« Les français ont gagné !!! »

Ma collègue rentre dans mon bureau tout sourire, mais je ne comprends pas.
Il me semblait que les Français avaient perdu, au contraire.
Le match de mardi, contre la loi travail, nous avait été volé.
On avait décrété le score : 49-3.

Je comprends vite qu'elle me parle de l'EURO de foot.
Un sentiment bizarre vient s'installer dans ma poitrine.
Colère ou dégoût ? Je repense à tous les supporters qui sont allés remplir les stades, plus nombreux qu'à la manif' de mardi. Je me souviens qu'une journée de grève, « ils ne pouvaient pas se le permettre ». Le ticket pour le match des bleus leur a coûté bien plus.
Cet argent, ils le donnent à l'UEFA de leur plein gré.
De plein gré également, le gouvernement lui fera cadeau de toute forme d'imposition.
Au final, cette fête de l'EURO, on ne leur a pas dit, aux français, mais elle leur coûtera bien plus cher. Et on leur impose pourtant d'être économes. Il paraît qu'il n'y a plus assez d'argent dans les caisses publiques pour conserver des lits d'hôpitaux. Rassurez-vous, les recettes des partenaires privés, elles, seront bien juteuses.

L'EURO 2016 :
Le bouclier derrière lequel s'est retranché le gouvernement pour faire accepter l'état d'urgence pourtant décrié par la Ligue des Droits de l'Homme ? 
Le bouclier derrière lequel le préfet de Calais a interdit un convoi humanitaire à l'attention des réfugiés livrés à eux-mêmes. 
Le bouclier derrière lequel s'est caché le stade de France pour interdire les messages politiques, au même titre que les messages religieux.

Du pain et des jeux ! Etait-ce le programme de François Hollande en 2012 ?
Abrutir les citoyens de spectacles de gladiateurs et de malbouffe en fanzone ?
Le gouvernement a-t-il vraiment crû qu'il pourrait déposséder le peuple de tout esprit de démocratie en lui « offrant » cette fête insensée ?
Non bien sûr, c'eût été trop aléatoire de miser aussi gros sur la victoire d'une équipe de France, qui ne joue plus de finales depuis 2006. A moins bien sûr que la corruption ne soit à l'oeuvre, qu'il soit possible d'acheter des matchs, que le football soit vendu aux intérêts de la Finance ? Au fond, la France a-t-elle vraiment gagné la coupe du monde de 1998 ? Même Emmanuel Petit est venu à en douter.

Non, je n'ai pas soutenu l'Equipe de France.
Oui, à chaque match, j'ai souhaité sa défaite, afin que les médias s'emparent à nouveau du débat politique plutôt que des querelles de ballons ronds.
Non, je n'ai pas soutenu l'Equipe de France.
Car le chauvinisme est la porte d'entrée du nationalisme, par lequel on favorise la xénophobie et le repli sur soi.
Non, je ne suis pas fier d'être Français.
Je le serai lorsque l'on fera réellement respecter les valeurs de la France : Liberté, Egalité, Fraternité.
Non, je ne saluerai pas le drapeau en chantant avec ces sportifs millionaires qui ignorent sans doute quelles horreurs ont été commises en son nom ! 

Je me sens seul au milieu des klaxons et je m'en inquiète.
J'ai essayé d'expliquer pourquoi et on m'a dit « intégriste », « extrémiste », « rabat-joie ».
Qui sommes-nous devenus pour hurler ainsi avec les loups ?
Juste des moutons.

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/mika-hatik/blog

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 21:35

 

Source : https://reporterre.net

 

 

A Bure, l’Etat expulse les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois

7 juillet 2016 / Gaspard d’Allens (Reporterre)
 


 

Les gendarmes sont intervenus jeudi 7 juillet au matin pour expulser les opposants au projet de déchets nucléaires qui occupaient la forêt de Mandres-en-Barrois. L’Andra veut y engager des travaux.

 

- Bure (Meuse), reportage

Jeudi 7 juilllet à 6 heures du matin, un important dispositif policier est intervenu dans la forêt occupée de Mandres-en-Barrois où, depuis plus de deux semaines, les opposants au projet Cigeo d’enfouissement des déchets nucléaires campaient. Dans le village, les accès au bois ont été bloqués par les gendarmes. Des habitants, soutiens de la lutte, ont été menacés de garde à vue ou obligés de rester à leur domicile. Le convoi comprenait un bulldozer à l’avant, des centaines de gardes mobiles, et dans les airs, un hélicoptère qui tournait en rase motte autour de la forêt.

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Un important dispositif policier

Il n’y a eu aucune volonté de temporisation ou de négociation de la part des autorités. Les sommations ont été faites en même temps que la charge des gendarmes. A l’entrée du bois, les occupants ont tenté de résister comme ils pouvaient. Les barricades ont pris feu, la police a lancé énormément de gaz lacrymogène. Au milieu des tirs, on entendait des chants, des cris, « Andra dégage ! », « La forêt elle est à qui ? Elle est à nous ! »

Les occupants se sont repliés rapidement, au bout d’une heure. Certains ont coupé à travers champs pour quitter la zone. Pour l’instant, il n’y a pas de blessé même si une ambulance est arrivée.

Plusieurs enfants dormaient sur place, comme c’était devenu l’habitude ces derniers jours. Ils ont réussi à s’échapper. En deux semaines de lutte, de nombreux habitants, paysans des alentours sont venus dans les bois. La journée, des banquets étaient organisés, ainsi que des projections de films en plein air et des chantiers collectifs. Il y avait régulièrement des personnes âgées qui dormaient sur les barricades. Comme Christian, de la Confédération paysanne, mardi 5 juillet. L’occupation s’inscrivait dans une lutte plus large de territoire. Face au danger de l’expulsion, les différentes composantes ont réaffirmé leur solidarité dans un communiqué de presse.

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Des gendarmes parcourent le bois

« Une mascarade juridique »

« On savait qu’il y avait des menaces d’expulsion mais on n’imaginait pas qu’ils allaient arriver aussitôt », raconte une opposante à Cigeo. Les occupants accompagnés par leur avocat, Me Ambroselli, avaient rencontré la directrice du cabinet de la préfecture, mardi 5 juillet. Ils souhaitaient montrer que l’illégalité n’était pas de leur côté. « De multiples procédures juridiques sont toujours en cours : un recours contre une délibération municipale sur l’échange du bois avec l’Andra qui s’est faite en catimini à 6 heures du matin à bulletin secret », observe Etienne Ambroselli, et une plainte pour infraction au code forestier depuis le 22 juin 2016, car l’Andra avait défriché illégalement 9 hectares de forêt ». Les réponses de la préfecture sont restées évasives : « Ils ont fait mine de ne pas connaître le dossier. La directrice de cabinet a pris quatre pages de note et nous a dit : je ferai remonter ces informations », témoigne un membre de la délégation.

Pour Etienne Ambroselli, « c’est à se demander à quoi sert mon métier ? Alors qu’on s’astreint à être légaliste, l’Etat passe en force sans respecter la loi. Nous avions également fait une assignation en référé pour demander au tribunal de grande instance de rétracter l’ordonnance d’expulsion du 23 juin rendue non contradictoirement. Nous étions en pleine procédure juridique et ils ont décidé de nous expulser. C’est une violence institutionnelle ».

 

« Appel à converger massivement vers Bure cet été »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 20:41

 

Source : https://www.youtube.com

 

 

Frédéric LORDON "L' euro, que faire ?"(+ Brexit) Nuit debout 26/06/2016

 

 

 

ERC Vidéo

Ajoutée le 28 juin 2016

Frédéric Lordon, économiste et sociologue (directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre de Sociologie Européenne) est membre du collectif "Les économistes atterrés". Il collabore régulièrement au journal Le monde diplomatique.
Dimanche 26 juin 2016 (119 mars selon le calendrier spécifique du mouvement Nuit debout) il est intervenu place de la République à Paris sur le thème "L' Euro, que faire ?" en répondant aux nombreuses questions qui lui ont été posées par un auditoire attentif et motivé réuni à l'initiative des commissions Europe et Economie politique du mouvement Nuit debout.
Ce thème (défini et annoncé une semaine plus tôt) a pris une intensité particulière en ce dernier dimanche de juin, trois jours à peine après la victoire du "Leave" (51,9%) au référendum britannique à propos du "Brexit".

 

 

Source : https://www.youtube.com

 

 

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