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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:02

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Une cyberaction pour protester contre le meurtre de Rémi Fraisse pourrait mener des Anonymous en prison

9 juin 2015 / Isabelle Rimbert (Reporterre)
 

 

 

Trois militants du collectif Anonymous sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. En cause : des attaques informatiques contre des sites institutionnels qui entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.


Trois militants du collectif Anonymous, soupçonnés d’avoir mené en décembre 2014 et janvier 2015 des attaques informatiques contre des sites institutionnels, dont celui du ministère de la défense, sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. Les hacktivistes (contraction des mots hacker et activiste) entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Mais le procureur a retenu le délit d’« accès et maintien frauduleux » dans un système informatique « en bande organisée » : les trois Anonymous encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.

Cette étape supplémentaire dans la criminalisation des mouvements sociaux, au nom de la lutte contre la cybercriminalité et le terrorisme, illustre la dérive sécuritaire et les atteintes aux libertés publiques.

 

Opération GreenRights

On connaissait leurs actions contre la scientologie, leur soutien à Occupy Wall Street ou aux révolutions arabes. L’implication d’Anonymous dans les questions d’écologie ? Elle débute le 25 mars 2011, soit deux semaines après la catastrophe de Fukushima. Le collectif informel de hackers lance alors l’opération GreenRights, dans le but d’alerter contre les dangers du nucléaire.

Leur mode d’action consiste notamment en des DDoS (attaque par déni de service distribué), des attaques informatiques simples consistant à saturer de requêtes un site afin de le rendre temporairement inaccessible. Plusieurs géants de l’énergie seront ainsi visés, comme Général Electric ou BP, Enel puis EDF, dont le site sera bloqué pendant une douzaine d’heures, donnant lieu à une enquête de huit mois par la DGSI (ex-DCRI) aboutissant à trois arrestations.

En décembre 2014, une sous-section de l’opération GreenRights voit le jour. L’opération GPII, comme son nom l’indique, entend s’opposer aux grands projets inutiles et imposés, tels que la ligne TGV Lyon-Turin, le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le Center Parc de Roybon, ou encore le centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, à Bure, dans la Meuse. C’est dans ce cadre que sont lancées, courant décembre 2014, des attaques DDoS contre des sites web en relation avec Cigéo : celui du conseil régional de Lorraine, du conseil général de la Meuse, et différents sites de l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

 

 

Un gros coup est porté le 6 janvier, lorsque les hacktivistes prennent pour cible le ministère de la Défense, en réponse à la mort de Rémi Fraisse, tué par un gendarme en octobre 2014 sur le site du projet de barrage de Sivens. Le lendemain, 7 janvier, la tragédie de Charlie Hebdo conduit les Anonymous à stopper leur attaque sur le ministère, comme ils l’expliquent sur leur compte twitter. Mais l’Etat ne compte pas en rester là. L’affaire est saisie par la Juridiction inter régionale spécialisée (Jirs) de Nancy, et après quatre mois d’enquête par la DGSI, deux personnes sont arrêtées début avril à Reims et à Nancy, et placées sous contrôle judiciaire après 48h de garde à vue.

Un proche de la ZAD de NDDL, qui se définit en riant comme "jihadiste vert" mais, surtout, qui lutte "pour un monde différentE", sera interpellé à Nantes le 30 avril par un dispositif policier ubuesque.

Les trois hommes, soupçonnés d’avoir commis des attaques contre l’Andra, le ministère de la Défense et les sites institutionnels lorrains, encourent jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende et sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Nancy le 9 juin.

 

La grosse artillerie - mais pas de préjudice avéré

De prime abord, ce qui frappe dans cette affaire, ce sont les moyens déployés par l’Etat pour des sites rendus inaccessibles quelques heures. "Ils sortent la grosse artillerie", résume Etienne Ambroselli, avocat du jeune Nancéen, perplexe devant un dossier d’enquête de 1 400 pages. "Je suis stupéfait par l’ampleur du travail mené en réponse à des actes qui n’ont pas donné lieu à un préjudice avéré. Ça semble totalement hors de proportions."

Même étonnement pour Stéphane Vallée, avocat du prévenu nantais : "Les moyens mis en œuvre afin de remonter à la source de simples DDoS interrogent. Il est clair qu’ils cherchaient à interpeller des Anonymous. Une telle débauche de moyens fait penser à une justice d’exception. Et le fait que le dossier soit confié à la JIRS donne aussi une connotation particulière." Cette juridiction regroupe en effet des magistrats du parquet et de l’instruction qui travaillent généralement sur des "affaires complexes" liées notamment à la "criminalité transnationale organisée".

Le DDoS, défini en termes juridiques comme "accès et maintien frauduleux, entrave et/ou altération d’un système de traitement informatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat", entre dans le carde de la loi Godfrain de 1988 qui institue une répression globale de la fraude informatique. Une législation récemment musclée par la loi de novembre 2014 contre le terrorisme, qui crée une circonstance aggravante lorsque les faits sont commis "en bande organisée".

Si ce terme colle assez mal au collectif Anonymous, décrit par le militant nantais comme "une idée, un drapeau, sans chef ni hiérarchie", cette question sera sans doute au cœur de la bataille juridique à venir. Pour Joseph Breham, avocat de "Triskel" dans l’affaire du hacking d’EDF, "une bande organisée suppose plus de deux personnes, une hiérarchie, et un plan d’action. Mais dans les usages, il suffit de trois personnes mises en cause pour que la circonstance de bande organisée soit retenue, comme c’est le cas dans cette affaire. Les actions menées ici sont une forme de désobéissance civile permettant de lancer un débat citoyen. Et cela pose une vraie question sur la notion de bande organisée".

 

"Tango down !"

Car au-delà des questions de sémantique, ce procès s’annonce comme éminemment politique. Où il est notamment question de liberté de pensée et d’expression autour de dossiers ultra sensibles (les GPII) qui donnent lieu à une vive opposition populaire. On ne compte plus, sur le terrain, les occupations de lieux, manifestations, blocages et sabotages divers qui ont permis de créer un rapport de force avec l’Etat dans les luttes sociales et environnementales de ces dernières années. "Ce dossier crée des ponts entre les luttes", constate Etienne Ambroselli. Pour lui, son client est "un jeune homme de son temps, qui n’est pas un informaticien mais un lanceur d’alerte".

Et si le DDoS est montré du doigt par les autorités comme faisant partie de l’arsenal de la fraude informatique, il est considéré par certains hacktivistes comme un mode d’action politique et légitime parmi d’autres, plutôt doux et qui n’endommage pas le site visé. Il fait d’ailleurs l’objet de revendications sur un compte Twitter, le plus souvent en utilisant l’expression "Tango Down" qui, dans le jargon militaire, indique que la cible a été touchée.

 

 

En fréquentant les chats IRC (Internet relay chat) d’Anonymous, ces salons de discussion dédiés à telle ou telle opération, on apprend que les DDoS sont comparés à "des sit-in numériques" ou à "des blocus". Un interlocuteur sur #operationgreenrights, forcément anonyme, raconte : "En 1995, le netstrike (littéralement grève numérique) a été inventé par un groupe italien. Il permettait à tous de participer à la saturation d’un site, simplement en réalisant un rafraichissement forcé d’une page à une heure donnée par un grand nombre de personnes." Une forme de DDoS à la portée de tous. Et qui ne fait pas de ses utilisateurs des criminels en puissance. Le premier "netstrike", datant de 1995, entendait protester contre les essais nucléaires français sur l’atoll de Mururoa. "Il est urgent d’expliquer qu’il y a une différence fondamentale entre un hacktiviste qui se bat pour des idées et un simple "cracker" qui cherche à faire de l’argent", martèle encore cet utilisateur d’IRC.

 

"Sittings numériques" et cyberattaques mis sur le même plan

De plus, à l’heure où l’ONU appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour protéger les installations nucléaires d’éventuelles cyber-menaces, il semble capital de faire preuve de discernement quant à la nature des attaques. "L’hacktivisme apparaît souvent comme une catégorie fourre-tout, mêlant toutes formes de criminalité informatique conduite à des fins politiques", estime Félix Tréguer, co-fondateur de la Quadrature du Net. Il vient de publier une analyse juridique sur le droit pénal de la fraude informatique, dans laquelle il dénonce la confusion et les incohérences entourant ces questions.

"Les actes de protestation comme les DDoS sont mis au même plan que les « cyberattaques » menées par des acteurs étatiques, ce qui conduit à des procédures et des sanctions d’exception". C’est selon lui ce que montre le rôle joué par la DGSI dans l’affaire Greenrights : "La mobilisation d’agents du renseignement apparaît complètement disproportionnée, en particulier à l’heure où certains responsables politiques pointent le manque de moyens consacrés à l’antiterrorisme".

 

Par ailleurs, "un DDoS ou la défiguration d’un site d’une entreprise comme EDF – par exemple pour afficher sur la page d’accueil un placard revendicatif...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:02

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

La ferme-usine de Drucat compte plus de vaches qu’autorisé. La Préfecture enquête

9 juin 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 


 

Suite aux révélations de Reporterre indiquant que la ferme-usine de Drucat compte plus que les 500 vaches autorisées, la préfecture de la Somme lance un contrôle en urgence.


La réaction ne s’est pas fait attendre. « Nous avons pris connaissance de votre article publié ce jour. En réaction, la préfète a demandé à la DDPP [Direction départementale de protection des populations] de réaliser un contrôle de l’exploitation et de compter le nombre d’animaux par catégorie dans les plus brefs délais. » Par ce mel envoyé à Reporterre lundi 8 juin en milieu d’après-midi, la préfecture de la Somme a confirmé ses inquiétudes sur l’augmentation du cheptel de la ferme-usine des Milles vaches signalé par le témoignage publié le matin par Reporterre : l’ex-salarié de la ferme-usine indiquait que celle-ci comptait plus de 700 vaches, alors que seules 500 sont autorisées.

« Nous prenons très au sérieux tous les signalements. Votre article a éveillé l’intérêt des services de l’Etat », nous ont confirmé au téléphone les services de la préfecture. Les plus brefs délais ? « C’est demain. » Ce mardi 9 juin, la ferme-usine des Mille vaches doit donc s’attendre à un « contrôle d’opportunité », sorte de procédure d’urgence effectuée par la Direction départementale de la protection des populations, en charge notamment des contrôles sanitaires sur les troupeaux.

En cause, le dépassement du volume de bovins présents à la ferme-usine des Mille vaches. L’arrêté préfectoral du 1er février 2013 est explicite : pour l’heure, l’autorisation d’exploiter vaut pour 500 vaches.

- Télécharger l’arrêté : ici

PDF - 2.9 Mo

Si les revendications de l’exploitant à augmenter prochainement son troupeau sont connues depuis plusieurs mois, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’était montré très clair, en avril dernier : pas d’augmentation des effectifs sans enquête publique préalable, comme l’avait alors révélé Reporterre.

Michel Ramery, propriétaire de la ferme-usine, aurait-il ainsi désobéi au ministre ? L’homme d’affaires en BTP reconnaît être « un peu en avance ». Mais il se défend de toute illégalité : « Le ministre a voulu cette enquête, mais je suis dans la loi ! J’ai l’autorisation pour 500 vaches, mais la loi des regroupements me permet d’aller au-dessus. J’ai droit à un pourcentage supplémentaire, jusqu’à 850 vaches », explique-t-il à Reporterre.

C’est une erreur d’interprétation, selon Maître Frison, l’avocat de l’association Novissen, opposée à la ferme-usine : « En tant qu’installation classée [ICPE], la ferme-usine des Mille vaches est sur un régime d’autorisation soumis à enquête publique. Techniquement, je ne vois pas comment il pourrait s’en dispenser. » Autrement dit, aucune augmentation du cheptel à la ferme-usine ne peut se soustraire à l’enquête publique ni à l’autorisation préfectorale qui lui sont préalables...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 18:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

L’édito 08/06/2015 à 08h47

La France doit demander la grâce du blogueur saoudien Raef Badawi

Pierre Haski | Cofondateur Rue89
 

Peut-on condamner la barbarie de l’Etat islamique autoproclamé, et fermer les yeux sur le châtiment tout aussi barbare infligé au blogueur saoudien Raef Badawi ?

On pourrait croire la réponse simple et relevant du bon sens, mais la realpolitik de l’heure révèle les hypocrisies et les faux-semblants dès lors que d’immenses intérêts sont en jeu – et c’est le cas avec l’Arabie saoudite.

La confirmation, dimanche, par la Cour suprême du royaume d’Arabie saoudite, de la peine de 1 000 coups de fouet et dix ans de prison infligée il y a un an au blogueur saoudien Raef Badawi jugé coupable d’« insulte à l’islam », place pourtant la France, les Etats-Unis et les autres alliés du royaume wahabite face à cette question embarrassante.

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La confirmation de la sentence est intervenue après des semaines de polémique autour de cette condamnation et des premiers 50 coups de fouet infligés au jeune homme en janvier dernier, et l’espoir qu’avait fait naître la suspension de la mise en œuvre de cette peine qui, rappelons-le, devait lui être infligée au rythme de 50 coups de fouet par semaine...

La décision de la Cour suprême est sans appel : Raef Badawi, sauf grâce royale, sera donc bien soumis à cette peine dont on a du mal à voir en quoi elle diffère de celles qu’infligent les djihadistes dans les zones qu’ils contrôlent en Syrie et en Irak.

« Libérez mon mari immédiatement »

 

Ensaf Haidar, l’épouse de Raef Badawi, lors de son passage à Paris le 29 mai 2015 (Kamil Zihnioglu/AP/SIPA)

 

Son épouse, Ensaf Haidar, qui vit au Canada et se trouvait récemment en France, a adressé un appel aux autorités saoudiennes afin qu’elles le relâchent :

« Il y a un an, vous avez condamné mon époux à dix ans de prison et 1 000 coups de fouet. Il y a quatre mois, vous l’avez flagellé en public comme s’il était un affreux criminel. Exprimer son opinion n’est pas un crime, j’exhorte le roi Salman ben Abdelaziz Al Saoud à libérer mon mari immédiatement et à mettre fin à ses souffrances. »

Les organisations de défense des droits de l’homme se sont mobilisées en sa faveur.

Amnesty International a ainsi appelé la communauté internationale et en particulier les alliés occidentaux de l’Arabie saoudite « à faire pression sur les autorités afin de les inciter à libérer Raif Badawi et les dizaines d’autres prisonniers d’opinion qui sont injustement maintenus en détention dans les geôles du royaume »

.

La réaction de Reporters sans frontières à l’annonce de la Cour suprême (capture)

 

La France, meilleur ami de l’Arabie ?

La question se pose en effet à tous les membres de la coalition internationale engagée contre l’EI, dont fait partie la France.

Paris, surtout depuis l’élection de François Hollande, est devenu le « meilleur ami » de l’Arabie saoudite. Le président français était le mois dernier l’invité exceptionnel du roi Salman et du Conseil de coopération du Golfe (CCG), un « honneur » jamais accordé précédemment à un dirigeant occidental.

Sans faire du « droitdelhommisme » primaire, on voit mal comment François Hollande – et les autres alliés de Ryad – peut continuer à afficher un soutien aussi éclatant à la monarchie saoudienne tant que le sort de Raef Badawi reste sous la menace de ce châtiment cruel.

 

François Hollande et le roi Salman d’Arabie saoudite, le 5 mai 2015 à Ryad (CHRISTOPHE ENA/POOL/AFP)

 

Le roi Salman, qui tente depuis quelques mois de sortir son pays de la torpeur dans laquelle l’avait plongé la gérontocratie régnante, n’a pas montré, jusqu’ici, la même disposition d’esprit sur les questions sociétales :

  • les peines de mort se sont multipliées,
  • le sort des femmes reste l’un des plus rétrogrades du monde musulman ;
  • et le châtiment frappant Raef Badawi a pris des dimensions de symbole de l’intolérance à toute déviance intellectuelle.

Si la lutte contre le djihadisme se fait avec des alliés qui s’en distinguent peu, sinon par leur clientélisme et leur positionnement géopolitique, elle perd l’argument moral sur lequel se fait pourtant sa communication.

Un premier pas nécessaire mais sûrement pas suffisant serait une grâce royale pour Raef Badawi. Un seul coup de fouet de plus serait un coup de fouet de trop pour un homme dont le seul crime est de penser différemment de son roi ! Au XXIe siècle.

 

Vu par Hervé Baudry

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:55

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Neil Young s’attaque à Monsanto

6 juin 2015 / Marie-Paule Nougaret (Reporterre)
 


 

 

L’icône du blues-rock états-unien consacre son prochain disque contre Monsanto. Titre phare, « A Rock Star Bucks A Coffee Shop », dont voici la vidéo.


 

Toujours aussi mélodique, Neil Young. Il n’a plus l’air grave, intimidé de ses débuts. Mais il marie mieux que jamais des chœurs presque dissonants, style service religieux protestant, avec un bon gros rock de guitares électriques, et s’entoure de musiciens jeunes, beaux et ravis. De nos jours, Young s’amuse et tout son groupe reprend, hilare, avec lui, son refrain, efficace, bien carré :

« Monsanto, Monsanto,/ let the farmers grow/ what they want to grow », « Monsanto, Monsanto, laisse les paysans cultiver ceux qu’ils veulent »... au lieu de les poursuivre pour le prétendu vol de droits sur la semence qu’ils ont eux-mêmes récoltée. Mais ça reste sous entendu. Prends toujours ça, Monsanto. Aucune équipe d’avocats, seraient-ils des dizaines, ne risque de s’y attaquer. Avec les balancements du rock, c’est encore plus jouissif, et toute la troupe de siffloter.

 

Voir et écouter la chanson :

 

 

L’attaque contre Starbuck, moins frontale, repose sur un calembour, ce qu’on appelle en anglais chic un « double entendre » : « une rock-STAR BUCKS (donne une ruade) à un marchand de café, « a rock star bucks a coffee shop »... « et si ça ne te plaît pas, tu écoutes une autre radio ! » Voilà un piège médiatique parfaitement tendu : qui ne diffuse pas, passera pour vendu. Mais monsieur Young n’est pas un débutant.

Son premier succès, au sein de Buffalo Springfield, au titre bien modeste, For what it’s worth ("pour ce que ça vaut"), devint un chant de ralliement de la contestation en 1967. Les rifs de guitare hawaïenne très lents, comme des vagues, et les paroles envoutaient : « Stop ! Quel est ce bruit, ? Tout le monde regarde ce qui nous tombe dessus ». Ce qui tombait, c’étaient les coups de matraques de la police sur la jeunesse en émeute de Los Angeles, qui a inspiré la chanson. Mais chacun voulait comprendre : des bombes et du napalm sur le Viet-Nam et le Cambodge, ce dernier en principe neutre, en principe non bombardé. On penserait drones aujourd’hui.

Starbuck doit son succès aux cafés frais moulus, à l’odeur délicieuse, que l’Amérique avait oubliée en buvant du café très délavé. Seulement voilà, Young préfère son café au lait (latte en américain chic). Et tout le lait des Amériques du nord, ou presque, provient de vaches recevant des injections d’hormone de croissance pseudo humaine, fabriquée dans des réacteurs industriels, par des bactéries OGM, reprogrammées. Pourquoi cette copie d’une hormone de croissance humaine augmente-t-elle la lactation des vaches ? Nul ne sait. Mais le résultat se compte en rendement financier. Au reste ce n’est pas marqué sur les emballages et la plupart des Etats-Uniens ignorent cet état de fait, qui pourrait les inquiéter pour leur santé, celle de leurs filles et leurs compagnes. Et Starbuck refuse d’informer sur le lait que la firme utilise. Ce que Neil Young traduit : I want a cup of coffee but I don’t want a GMO, « je voudrais une tasse de café, mais je ne veux pas d’OGM », et encore, I like to start my day off without helping Monsanto, « j’aime bien commencer un jour de congé sans aider Monsanto » (il faut se rendre chez Starbuck pour boire le café, ça ne se passe pas à la maison ni au boulot).

Les autres paroles concernent les politiciens fascistes et les géants de la chimie, ou le procès intenté par l’agrobusiness a l’Etat du Vermont, qui impose de signaler les OGM sur les étiquettes.

- Pour en savoir plus, le site de Neil Young, qui prépare un album entier sur le thème de Monsanto (The Monsato years) : Neil Young...

 

*Suite de l'article (dont les paroles de la chanson) sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 20:27

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Munich: des dizaines de milliers de personnes pour un tour de chauffe anti-G7
 
Par AFP , publié le , mis à jour à
 

 

Des manifestants anti-G7, le 4 juin 2015 à Munich

Des manifestants anti-G7, le 4 juin 2015 à Munich

afp.com/CHRISTOF STACHE

 

 

 

Munich (Allemagne) - Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à Munich (sud de l'Allemagne) sous un soleil de plomb et dans le calme à une première manifestation contre la tenue dimanche et lundi dans la région d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Selon les organisateurs qui avaient indiqué attendre 30.000 participants, ce sont finalement 40.000 personnes qui ont défilé dans le centre-ville de la capitale bavaroise, la police locale annonçant pour sa part 34.000 manifestants. 

En ce jour férié en Bavière pour cause de Fête-Dieu, le défilé s'est déroulé dans une atmosphère bon enfant, alors que certains élus conservateurs bavarois avaient évoqué la crainte de débordements. 

 
 

Les quelque 3.000 membres des forces de l'ordre ont eu pour principale activité de mettre en garde les participants contre le risque de déshydratation et de coups de soleil. Sur son compte Twitter, la police munichoise se montrait même laudative: "Il n'y a jusqu'ici eu aucun incident notable. Grand respect de la police. C'est le signe d'une démocratie vivante !", écrivait-elle à la fin de la manifestation. 

Réunis à l'appel des partis d'opposition Die Linke (gauche radicale) et des Verts, de plusieurs organisations syndicales et associations de défense de l'Environnement, les manifestants ont marché derrière une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: "stopper le TTIP (le traité de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis), sauver le climat, combattre la pauvreté". 

 

Ils souhaitaient faire entendre leur voix avant que les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète ne se retrouvent au château d'Elmau, à une centaine de kilomètres de là, à partir de dimanche. 

"Nous devons mettre autant de pression que possible", a déclaré Anton Hofreiter, un des principaux responsables des Verts allemands, tandis que Klaus Ernst, porte-parole adjoint du groupe parlementaire Die Linke estimait que "personne dans le monde" n'avait besoin du traité TTIP. "Seules les grandes entreprises le jugent nécessaire", a-t-il ajouté. 

"Jetez votre traité à la poubelle", avait écrit un manifestant sur un conteneur à ordures qu'il a traîné tout au long du parcours, tandis que d'autres centraient leurs revendications sur davantage de lutte contre la misère ou une meilleure défense de l'Environnement, autant de thèmes qui avaient fait l'objet de discussions et de débats lors d'un sommet alternatif de deux jours à Munich. 

La manifestation de Munich faisait office de prélude aux autres actions de contestation visant le sommet du G7, organisé sous très haute protection policière. 

Des manifestations au départ de Garmisch-Partenkirchen, la petite ville la plus proche d'Elmau, doivent avoir lieu samedi et dimanche, jour marquant le début officiel du sommet du G7. 

Sur le territoire de la commune, quelque 250 à 300 personnes ont par ailleurs commencé à monter leurs tentes sur un champ prêté par un agriculteur militant qui peut accueillir jusqu'à 1.000 personnes, selon le porte-parole du collectif "Stop G7", qui regroupe des associations comme Attac, des syndicats, ainsi que des organisations pacifistes et pro-environnement. 

Un tribunal a finalement autorisé mardi l'installation de ce camp pour protestataires, cassant l'interdiction prononcée par les autorités locales. 

Certains participants continuaient toutefois des contrôles policiers importants, qui rendent selon eux l'accès au site difficile. Toutes les organisations anti-G7 ont en outre déploré l'attitude de blocage des autorités locales et régionales, qui ont tenté de couper court à tout rassemblement. Les agriculteurs de la région ont été mis sous pression pour ne pas mettre leurs terres à disposition, ont rapporté les organisateurs

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 21:08

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

Zone à défendre en Cévennes : la mobilisation se poursuit

Zone à défendre en Cévennes : la mobilisation se poursuit

Des courges ont été plantées pour occuper le terrain de façon symbolique.

© D.R

 

U n collectif s'est formé contre le projet d'une zone artisanale à Cocurès sur des terres agricoles.

Un rassemblement avait lieu samedi 30 mai sur les terrains agricoles menacés par la construction d'une zone artisanale à l'entrée du village de Cocurès et à proximité du panneau qui rappelle que ce territoire est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Une trentaine de personnes avaient répondu à l'appel de la Confédération paysanne et de la vigne de Miral. Symboliquement, les participants ont planté des tournesols, des haricots grimpants et des courges qui seront offertes cet automne à l'association floracoise Quoi de 9. Et la propriétaire du terrain qui vient de récupérer ce dernier, jusque-là mis en location, en a profité pour lancer un appel à porteur de projet à la recherche de terres labourables.

 

"Il s'agit d'une belle parcelle, avec de l'eau à proximité, qui pourrait accueillir une serre", précise Muriel Pascal porte-parole de la Confédération paysanne. Alors que la commission agricole de la communauté de communes Florac sud Lozère doit se prononcer sous peu sur ce dossier de création de zone artisanale, un collectif s'est créé.

 

Au-delà du monde paysan

"Nous nous réunirons une fois par mois sur cette zone à défendre, indiquait la référente du collectif, le dimanche midi autour d'un repas. Le prochain rendez-vous est fixé au 28 juin. Comme aujourd'hui où certains sont venus en famille, ce rendez-vous, ouvert à tous les citoyens, se veut convivial. Et cette problématique, qui relève de la protection de l'environnement, un thème auquel beaucoup de monde est sensible en sud Lozère, est capable de mobiliser largement. Le problème de l'annexion des terres agricoles dépasse le seul monde paysan. Il s'agit tout autant de dénoncer la situation actuelle à Cocurès que de se retrouver pour débattre de problématiques générales dépassant le cadre de la Lozère."

 

On sacrifie plus de terres agricoles qu'ailleurs

Au niveau national, le Comité économique social et environnemental (CESE) vient de rendre un avis sur la bonne gestion des terres agricoles. Il préconise la nécessité de les protéger par le biais des politiques locales. "Ce projet de zone artisanale est en totale contradiction avec cet avis, estime la Confédération paysanne. De plus, une étude de la Draf (Direction régionale de l'agriculture et de la forêt) et de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) présentée en commission départementale d'orientation agricole en juillet 2014 manifeste également le souci de préserver ces terres agricoles en région. En Lozère, sous prétexte de grands espaces, on sacrifie plus de terres agricoles qu'ailleurs, ce que nous avons signalé au commissaire enquêteur lors de l'enquête publique sur ce projet de zone artisanale. La souveraineté alimentaire ne se raisonne pas à l'échelle d'un département."

 

 

Source : http://www.midilibre.fr

 

 

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 20:47

 

Source : http://www.bastamag.net

 

Libertés publiques

Opposés aux pubs devant les écoles, ils passent en procès à Lille

par

 

 

 

« Pas de pub devant les écoles » : ce message a été barbouillé en mai 2014 sur un large panneau publicitaire trônant devant un établissement scolaire lillois. Les deux « peintres », membres du collectif des déboulonneurs, Alessandro Di Giuseppe et Mallory Fossard, ont été emmenés au commissariat peu après avoir terminé leur griffonnage. Poursuivis pour dégradation légère de « mobilier urbain » – le poli nom que l’on donne aux panneaux publicitaires privés – ils passeront devant le tribunal correctionnel de Lille, le 9 juin prochain. « Nous sommes aussi poursuivi pour avoir refusé de donner notre ADN », précise Alessandro Di Giuseppe. Les deux militants risquent des peines d’amendes, à moins qu’ils ne soient relaxés, comme six de leurs camarades l’avaient été, à Paris, en mars 2013.

« Le tribunal avait reconnu "l’état de nécessité" invoqué par les prévenus », rappelle Alessandro Di Giuseppe. « Les juges avaient admis qu’il y avait un danger immédiat, lié notamment à l’impossibilité de se soustraire aux panneaux publicitaires situés dans l’espace public. Les enfants n’ont pas le recul nécessaire, que les adultes peinent déjà à avoir, face aux message publicitaires. Le temps de cerveau disponible dont parlait le PDG de TF1, c’est surtout celui des enfants. On sait en plus qu’ils dictent souvent les actes d’achat à leurs parents. »

 

 

A l’occasion de ce procès, une pétition lancée par l’antenne locale de Résistance à l’agression publicitaire, appelle la maire de Lille Martine Aubry à imiter le modèle grenoblois, où les élus ont décidé de ne pas renouveler le contrat qui liait la ville aux afficheurs. « Nous pensons que l’espace public doit le rester et c’est en cela que nous combattons les logiques de privatisation qui le menacent », explique le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle, dans un courrier de soutien envoyé aux deux déboulonneurs nordistes. Pour lui, il s’agit là d’une question de « liberté de réception, corollaire de la liberté d’expression, qui doit permettre à chacun de choisir de recevoir une information ou non ». Plusieurs responsables du Parti de gauche ont également signé la pétition.

« Élément essentiel du cercle vicieux et suicidaire de la croissance sans limite, la publicité constitue le deuxième budget mondial après l’armement, rappelle Serge Latouche, membre du comité de soutien à Alessandro Di Giuseppe et Mallory Fossard. Au total, pour l’ensemble du globe, cela représente un montant colossal de plus de 1000 milliards de dépenses annuelles ». « Il ne peut s’agir d’informer le consommateur, mais bel et bien de l’influencer, de tenter de le convaincre que le superflu lui est nécessaire, de transformer d’authentiques besoins en pulsions éphémères », dit Jean Gadrey, professeur d’économie à Lille, également membre du comité de soutien. « Contester ces modes d’influence, agir pour que cela se sache, est légitime, y compris lorsque cela passe par un peu de peinture... », ajoute-il.

 

Pour joindre le collectif :
deboulonneurs_lille@no-log.org

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:17

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Les luttes contre les grands projets inutiles forment un réseau souterrain

2 juin 2015 / Diane Robert
 


 

 

Les luttes contre les Grands projets inutiles du monde entier sont liées. Tel le rhizome, cette tige de plante souterraine définie par des principes de connexion et d’hétérogénéité et qui ne comporte pas de structure profonde : si on le rompt, le rhizome peut repartir. Ces luttes ne sont pas figées, elles se transforment sans cesse et échappe à l’emprise néolibérale en construisant d’autres modes d’existence…


Il y a un peu plus d’un an à Stockholm, j’ai rencontré un Suédois qui faisait partie d’un mouvement en lutte contre l’implantation d’une mine de fer à Gállok dans le nord du pays, en territoire Sami. Avec des amis, ils avaient bloqué la voie d’accès au site où ils avaient installé un camp, et ils s’étaient suspendus dans les arbres. Le blocage de la route avait duré tout l’été, puis ils s’étaient fait violemment déloger par la police.

 

"Comme si ces luttes n’étaient pas isolées"

Ce qu’il racontait me semblait faire écho à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : même indignation contre un projet nuisible, symbole d’une société insoutenable et sous l’emprise des grandes entreprises ; même déficit de démocratie ; même répression de la contestation. Et surtout, des modes d’action étrangement ressemblants.

Ce qui en fait n’était pas si étrange : l’année d’avant, il s’était rendu à Notre-Dame-des-Landes. Et c’est dans la forêt de Hambach en Allemagne qu’il en avait entendu parler (la forêt de Hambach était elle aussi occupée pour contrer un projet d’extension d’une mine de charbon déjà tellement vaste qu’on la surnommait « le Mordor »).

Sa trajectoire, une parmi tant d’autres, paraissait illustrer le lien entre les luttes d’opposition aux Grands projets inutiles imposés, qui sont des luttes profondément ancrées dans le territoire, et qui s’appuient d’abord, dans la plupart des cas, sur le refus des riverains directement concernés.

Comme si ces luttes n’étaient pas isolées ; comme si elles n’étaient pas uniquement déterminées par leur situation locale spécifique, mais insérées dans un enchevêtrement complexe d’échanges, d’interdépendances, d’influences avec les autres luttes. Un enchevêtrement déployé sur le territoire du continent, voire du monde.

Je me suis alors demandé quelle forme prenait cet enchevêtrement, comment le décrire, comment rendre compte des liens entre les individus et les groupes qui constituent ces mouvements d’opposition.

 

Les rhizomes de la lutte

Les mouvements sociaux prennent des formes en adéquation avec les sociétés dont ils font partie (et qu’ils contribuent à changer). Ils évoluent avec elles. Au XIXe siècle, ils s’inséraient dans un système de classe relativement clair et structuré. Aujourd’hui, on parle de « réseaux » de militants, de la même façon qu’il y a des réseaux de villes, des réseaux d’information. Les « réseaux de militants » font partie de la « société en réseaux », de la société de flux.

Dans un registre plus poétique, les luttes altermondialistes, celles qui s’opposent à la société de contrôle et au néolibéralisme, sont parfois décrites par des métaphores : Hardt et Négri ont consacré un ouvrage à « la multitude » ; Naomi Klein a évoqué l’image de « l’essaim ». Sous le titre Constellations, le collectif Mauvaise Troupe a rassemblé les « trajectoires révolutionnaires » de l’aube du XXIe siècle.

 

 

Mais le terme que je préfère, c’est celui de rhizome. En botanique, un rhizome est une tige de plante souterraine. Le terme a été repris par Deleuze et Guattari dans leur livre Mille Plateaux. Le concept de rhizome y est défini par des principes, notamment les principes de connexion et d’hétérogénéité qui spécifient que "n’importe quel point d’un rhizome peut être connecté a un autre, et doit l’être", qu’un rhizome ne comporte pas de structure profonde comme il y en aurait dans un arbre, et le principe de rupture assignifiante : si on le rompt, le rhizome peut repartir.

Pour résumer, le rhizome est comme un réseau qui serait en plus marqué par une certaine multiplicité, par une relation intense avec son environnement et par un potentiel de transformation.

 

Construire d’autres modes d’existences

Quand je pense aux mouvements opposés aux GPII, je vois des rhizomes. Même si certains profils de mouvements ou d’individus se retrouvent plus souvent que d’autres (par exemple des écologistes, des retraités qui ont plus de temps à consacrer à la lutte...), ce qui frappe, c’est la grande diversité de celles et ceux qui s’y impliquent. Les connexions se multiplient entre les gens et les mouvements, à différentes échelles – localement autour de l’opposition à un projet, à l’échelle continentale ou mondiale comme lors des Forums Contre les GPII… Et les mouvements, certains plus que d’autres, préfèrent l’horizontalité aux structures hiérarchiques traditionnelles (même s’il y a toujours des disparités de pouvoir et de représentation entre les mouvements et les militants).

 

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Carte basée sur un inventaire non exhaustif des luttes contre les GPII en lien avec le mouvement de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

 

Le rhizome n’est pas figé, il se transforme et il transforme. Les mouvements contre les GPII se renouvellent sans cesse, les énergies se déplacent d’une lutte à l’autre...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 14:35

 

Source : http://rue89bordeaux.com

 

 

  • 6:00
  • 1 juin 2015
  • par Aline Chambras

La grogne s’élève contre la ferme des 12000 porcs

 
 
 

A Saint-Symphorien, le projet de ferme des 12000 porcs ne passe pas ( Aline Chambras)

A Saint-Symphorien, le projet de ferme des 12000 porcs ne passe pas (Aline Chambras/Rue89 Bordeaux)

Un rassemblement s’est tenu samedi à Saint-Symphorien (Gironde) contre un projet d’extension d’une porcherie, rebaptisée « ferme-usine des 12000 porcs ». Alors que la Préfecture de région devrait donner son avis le 20 juin, les opposants dénoncent un projet polluant, irrespectueux du bien-être animal et non créateur d’emploi. Un article réalisé en partenariat avec le journal Reporterre.

 

« J’aime pas les cochons mal élevés. »

Bernard, la soixantaine, est venu de Sanguinet dans les Landes. La colère en bandoulière, il s’insurge contre « un projet insensé, aberrant ». Il fustige « une société dans laquelle on élève des cochons qui ne verront jamais la lumière du jour dans des cages d’1 m2, et dans laquelle 8 vaches sur 10 n’ont jamais mangé d’herbe de leur vie ».

Avec lui, une centaine de personnes, originaires pour la plupart du Sud-Gironde, des Landes voisines, ou de Bordeaux, se sont réunies ce samedi à la chênaie du Stade de Saint-Symphorien, à l’appel de la Confédération paysanne et de plusieurs associations environnementalistes, comme les Amis de la terre Gironde, Landes environnement attitude, la Sepanso ou encore Coalition Climat 21.

Objectif : exprimer, une fois encore, leur farouche opposition au projet d’extension de l’établissement « Le Lay », un élevage porcin engraisseur-naisseur, situé au lieu-dit La Trougne, à quelques kilomètres du centre bourg.

 

De 7655 à 12000 bêtes

Sur la route qui y mène, l’odeur précède l’apparition des bâtiments installés sur une grande portion de terres défrichées. A l’intérieur, 7655 bêtes dont 800 truies donnant naissance chaque année à 19 000 porcelets, sont parquées dans une douzaine de structures alignées les unes à côtés des autres.

L’affaire commence en 2013, quand la SAS Le Lay dépose une demande d’autorisation afin de « moderniser ses installations et d’optimiser la performance de l’élevage ». En d’autres termes, l’exploitation escompte pouvoir atteindre les 12 000 têtes et fatalement augmenter ses surfaces d’épandages de lisier.

Pour les opposants rassemblés samedi, « 12 000 porcs enfermés, ce n’est pas une ferme, c’est une usine ! ».

Cité par Sud-Ouest, le 29 mai, Patrick Le Foll, le gérant de la SAS Lelay, depuis 2007, réfute ce terme de ferme-usine :

« Le chiffre de 12 000 porcs sort du chapeau. » Et invoque la nécessité de mise aux normes et d’extension des bâtiments pour un meilleur confort des animaux : « Nous voulons faire un site pilote en matière de respect de l’environnement, de renforcement des protocoles d’analyses et de suivi de la qualité de l’eau. »

Contacté par Rue89 Bordeaux, il n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.

 

Au lieu-dit La Trougne, les bâtiments où les porcs sont engraissés. (Aline Chambras)

Au lieu-dit La Trougne, les bâtiments où les porcs sont engraissés (AC/Rue89 Bordeaux)

 

Avis défavorable de l’enquête publique

Les militants écologistes ne sont pas seuls à contester le projet. Bernard Jaymes, le commissaire responsable de l’enquête publique (obligatoire pour tous projets de cette envergure) rend en mars 2014 un avis défavorable, dans un rapport qui se concluait par ces mots :

« Pour terminer l’analyse de ce dossier d’enquête publique, le commissaire enquêteur estime que le projet d’extension de l’élevage et du plan d’épandage n’est pas compatible avec les enjeux prioritaires de ce territoire en matière de qualité de la ressource en eau et de protection des milieux aquatiques. »

Malgré cela, le 6 novembre 2014, le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) de la Gironde émet de son côté, à une faible majorité, un avis favorable au projet.

Depuis, le ton monte et les prises de position demandant que ce projet d’extension soit stoppé se multiplient. Le maire de Saint-Symphorien, Guy Dupiol et avec lui son conseil municipal ont également rendu public leur crainte et leur refus de voir un tel projet être autorisé. De même que de nombreuses instances locales, comme celles du Parc naturel régional des Landes de Gascogne – dans lequel se trouve l’entreprise Le Lay –, celles du syndicat du bassin-versant de la Leyre et plus récemment celles du Parc marin du Bassin d’Arcachon.

 

Fronde contre le risque de pollution

Jean-Luc Gleyze, le nouveau président du Conseil général de Gironde s’est lui aussi dit défavorable à un tel projet. Et une pétition en ligne  a déjà recueilli près de 47 000 signatures.

Comme le rappelle la Confédération paysanne de Gironde, « la majorité des parcelles des plans d’épandage du lisier et du compost se situent en zones vulnérables (bassin versant de la Hure, affluent du Ciron et bassin versant de la Leyre) or des mesures de nitrates mettent déjà en évidence des concentrations élevées, dans la Hure (voisine de 30 mg/L, voire même pour certaines, proches de 40 mg/L et en augmentation régulière), ainsi que dans la nappe phréatique.

Ces concentrations supérieures à celles relevées dans d’autres cours d’eau du même bassin versant et leur évolution à la hausse sont clairement dues à l’impact des activités humaines et devraient donc être réduites. De plus, les épandages réalisés dans le bassin de la Leyre sur des sols très perméables ne vont pas, quant à eux, améliorer la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon déjà préoccupante. »

Des craintes pour l’environnement que le comportement de l’entreprise Le Lay durant ces dernières années ne fait que renforcer.

« L’examen de l’historique de l’exploitation fait apparaître un certain nombre de faits montrant que la réglementation environnementale et les engagements n’ont pas été respectés par le passé, explique Philippe Barbedienne, le directeur de la fédération Sepanso Aquitaine. Notamment en ce qui concerne les engagements de 2004 pris par l’exploitant pour améliorer les conditions d’élevage et de gestion des effluents avec compostage de l’ensemble du lisier avant fin 2009. »

 

Ils sont venus dire leur opposition au projet de ferme-usine (A.C.)

Ils sont venus dire leur opposition au projet de ferme-usine (AC/Rue89 Bordeaux)

 

« Ces fermes tuent le monde paysan »

En ce samedi ensoleillé, la centaine de militants et de riverains, venus dire leur opposition au projet espèrent que leur « tapage » sera entendu. Pour tous, l’opposition à la ferme-usine de Saint-Symphorien est aussi l’expression d’un ras-le-bol croissant contre une dérive lourde de l’agriculture d’aujourd’hui :

« L’élevage intensif ça suffit », s’agace Stéphanie. Habitante de Préchac à une quinzaine de kilomètres de Saint-Symphorien, elle déplore « la tendance à la concentration et à l’hyper-spécialisation qui touche tous les types d’élevages, mais aussi les cultures maraîchères ». Avec comme conséquence, « la souffrance animale et la malbouffe ».

Selon le Collectif Plein Air, les porcs de Saint-Symphorien disposeraient d’à peine 1 m2 chacun, sans accès permanent à l’eau ni lumière naturelle. Cette association avait sollicité l’IGP (indication géographique protégée) Jambon de Bayonne, ainsi que la DGCCRF (direction de la répression des fraudes), l’INAO (institut des appellations d’origine) et la DGAL (direction de l’alimentation) sur la conformité de l’élevage girondin avec le cahier des charges de l’IGP en matière de bien-être animal. Elle a obtenu une modification de la publicité de l’IGP, mais pas de réponse satisfaisantes sur les conditions de vie des bêtes.

« En tant qu’éleveuse, ce qui me gêne en premier dans ces porcheries, c’est la question de la santé et du bien-être animal, abonde Laure Tite, co-secrétaire de la confédération paysanne de Gironde et éleveuse à Coutras. Mais l’aspect économique est également pour moi très important : ce genre de super-structures ne crée pas d’emploi. Aujourd’hui la ferme Le Lay fonctionne avec moins de 10 salariés et aucune création de postes n’est prévue en parallèle de la demande d’extension. Dans l’agriculture paysanne, nous comptons 3 salariés pour 150 porcs. Faites le ratio, ces fermes-usines tuent le monde paysan. »

« Tout le monde est contre », résume Guy Dupiol, venu témoigner de son soutien.

« On a rarement vu un dossier faisant une telle unanimité », poursuit l’édile, qui espère que le préfet tiendra compte de tous ces éléments.

Dans le cas contraire, il envisage de donner des suites juridiques à l’affaire.

 

Aller plus loin

La carte de l’industrialisation de l’agriculture éditée par la Confédération paysanne

Le rapport de la Sepanso sur le projet de Saint-Symphorien

Le rapport de la commission d’enquête publique

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Source : http://rue89bordeaux.com

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:45

 

Source : http://www.courrierinternational.com

 

France. Charmant village accueille migrants

 

Publié le

Des migrants soudanais accueillis à Pouilly-en-Auxois, le 13 février 2015.
  PHOTO JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP.

 

Pour désengorger Calais, le ministre français de l’Intérieur a identifié une vingtaine de départements qui recevront des migrants, le temps que leur demande d’asile soit étudiée. Reportage dans un village de Bourgogne où la cohabitation se passe plutôt bien. 

Certains connaissent Pouilly-en-Auxois pour sa gougère (pâte à choux au fromage) et son Petit Thoreylien (vin de Bourgogne), d’autres pour son paisible canal et ses maisons d’hôte situées non loin des très visités Hospices de Beaune. La bourgade (1 550 âmes), à 40 kilomètres de Dijon, est en passe d’accéder à une nouvelle notoriété. 

Une soixantaine de requérants d’asile venant majoritairement de la Corne de l’Afrique ont emménagé depuis février dans l’ancienne caserne de gendarmerie, bâtiment de quatre étages à l’architecture pour le moins brute mais qui ravit les nouveaux résidents. Ceux-là erraient cet hiver dans les rues de Calais, dormant la journée au mieux sous des tentes, épiant la nuit la remorque du poids lourd qui les conduirait clandestinement vers l’eldorado britannique, se faisant au passage rudoyer par une police aux frontières à cran.

 

“De grosses inquiétudes”

Le ministère [français] de l’Intérieur a décidé de désengorger Calais, ville de long transit étouffée par la misère du monde, en dispersant les volontaires sur l’ensemble du territoire. Vingt départements ont été identifiés, dont la Côte-d’Or. 

 

 


“J’imagine qu’à Paris, un haut fonctionnaire a posé le doigt sur une carte et a dit, en voyant que le bâtiment de la maréchaussée était vide : là, il y a de la place !”, ironise Bernard Milloir, le maire sans étiquette de Pouilly-en-Auxois, homme jovial d’un optimisme à toute épreuve. “La sous-préfète m’a dit le 29 décembre que 80 migrants allaient arriver dans les deux mois ! J’ai réuni le Conseil municipal et on a fait un rapide calcul, ils allaient représenter 5 % de la population !”

 

Peur sur le village ? “Pas à ce point, mais de grosses inquiétudes”, répond le maire. “Les gens regardent la télé et ils savent qu’à Calais, il y a souvent des heurts entre les ethnies ou les nationalités. Et puis il y a eu le 7 janvier et Charlie, les amalgames entre islam et terrorisme. Alors ces gens-là dans notre campagne…”

 

L’épisode des crêpes

Le 4 février, 22 premiers migrants (éthiopiens, érythréens, soudanais, congolais) arrivent en loque, brisés par de longs mois de périple à travers mer et terres puis de nuits de veille dans les fossés calaisiens. Bernard Milloir montre l’exemple en terme d’hospitalité. Il va chercher des migrants avec sa propre voiture et les emmène au Château de Chailly (4 étoiles) à l’occasion de la Chandeleur qui traditionnellement réunit les notables locaux. Cet épisode des crêpes agite la blogosphère nationaliste qui invite les habitants de Pouilly-en-Auxois à prendre leur carte au Front national (FN).

Mais ceux-ci réagissent de toute autre manière. Comme en témoigne Marie-Jo Bourcier, qui dirige le service social de la commune : “Peu après l’installation des requérants, 25 villageois se sont présentés spontanément pour offrir leurs services, donner des cours de français par exemple. Ensuite, des gens ont récupéré de vieux vélos, un mécano les a retapés et ils ont été offerts aux migrants. Nos équipes de foot leur ont ouvert leurs séances d’entraînement. Une partie de la population s’est mobilisée.” Bernard Milloir complète : “Et un monsieur conduit les croyants le vendredi à la mosquée de Beaune.”

Quatre mois plus tard, les réfugiés ont intégré le décor. Ils se font discrets, aucun incident n’a été déploré et on s’est habitué sur les coups de 17 heures à les voir débouler à bicyclette place de la Libération, leurs cabas à la main. Les commerçants se frottent les mains car ces messieurs achètent beaucoup et local. “De gros mangeurs de pain”, se félicite une boulangère.
La gérante de la supérette estime de son côté que cette clientèle est en train de remonter son chiffre d’affaires. Ils perçoivent chacun 11,45 euros par jour à titre d’allocation temporaire d’attente. Une aide qui en irrite certains dans le village dont de vieux parents touchent une retraite inférieure à 450 euros par mois “alors qu’ils ont travaillé toute leur vie”.

 

L’apéritif saucisson

Bernard Milloir n’ignore pas cette précarité silencieuse qui gagne de plus en plus les campagnes françaises, “mais on ne peut tout de même pas laisser ces gens mourir de faim chez nous”, argue-t-il. Il poursuit : “Les habitants sont des employés ou des ouvriers aux salaires maigres, ils n’ont pas fait beaucoup d’études, n’ont pas beaucoup de culture, mais ils ont du bon sens. Une très large majorité a choisi d’accepter ces étrangers.”

Le 12 avril dernier, venus de Chalon, des militants du Parti de la France, présidé par Carl Lang, un transfuge du FN, distribuent des tracts xénophobes dans le village et organisent un apéritif saucisson devant l’ancienne gendarmerie. Les travailleurs sociaux du centre d’accueil découvrent leurs pneus crevés. En réponse, 150 Polliens (le nom des habitants) rejoignent les réfugiés dans leur foyer autour d’un repas républicain. “On a craint le pire, des provocations, mais tout s’est bien passé, les requérants ont même cuisiné notre traditionnelle gougère”, se souvient Bernard Milloir.
 


Danielle Malas, jeune préretraitée de la banque postale, faisait partie des convives. On la retrouve au centre social. Tandis que des dames s’adonnent au cartonnage et à la couture, Danielle enseigne à un jeune Africain les rudiments du français. “Je tente de lui expliquer qu’il faut rouler à vélo à droite et non à gauche, parce que beaucoup de réfugiés ne connaissent pas notre code de la route. C’est une leçon de français très utile.” Pourquoi s’être portée volontaire ? “J’ai lu les livres de Pierre Rabhi et c’est ma part de colibri avec mon petit bec”, dit-elle joliment. “Je fais un peu à mon niveau pour venir en aide. Ces gens sont des victimes. Ce jeune homme m’a raconté qu’il a voyagé sept mois pour sauver sa peau. On ne prend pas autant de risques juste pour venir bénéficier du RSA. Chez nous, la vie s’est rétrécie, quand un jeune a dégotté un travail au McDo, les familles parlent de réussite. Ces étrangers prouvent que la volonté de s’en sortir peut mener loin.”

 

Un non-événement

A Thoisy-le-Désert, au lieu-dit Le Calvaire, à trois kilomètres de Pouilly, vit Henri Fagottet, homme lui aussi sensible au malheur des autres. Il est éleveur à la retraite, son fils s’occupe aujourd’hui des 400 vaches charolaises. Dimanche dernier, Henri a convié à sa table trois jeunes Ethiopiens. “Un repas de famille avec mon fils, ma bru, ma fille, mon gendre, mes petits-enfants et ces garçons, on a mangé du poulet et des frites et on a beaucoup parlé”, résume-t-il.
Henri connaît l’Ethiopie. Il raconte : “Un voisin, un ancien maire, avait jumelé sa ville de banlieue parisienne avec une ville éthiopienne. Un jour, je lui ai dit : si je te donne 10 euros, ils vont aller là-bas ? Il m’a dit oui. L’année suivante, j’ai fait une collecte et on a donné 300 euros à un village qui s’appelle Fadji. Tous les ans, la somme grossissait.”

En 2007, Henri va pour la première fois à Fadji et voit que l’argent a contribué à la rénovation de l’école et à la vaccination du bétail. Il monte une amicale rurale franco-éthiopienne. Il y retourne en 2009 et en 2014. L’école est désormais pourvue en électricité et eau et les agriculteurs se sont organisés en coopérative.
“On doit accueillir ces gens comme des hommes, ne pas les rejeter à la mer. Les recevoir à ma table est un non-événement. On a mangé, on a visité la ferme et maintenant ils appellent le dimanche pour demander des nouvelles de la famille.”

 

 

Source : http://www.courrierinternational.com

 

 

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