Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 15:01

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Il faut relaxer les neuf inculpés de la ferme des Mille vaches

16 juin 2015 / José Bové, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuelle Cosse, Olivier Besancenot, et des dizaines d’autres
 


 

Le 17 juin, neuf militants de la Confédération paysanne doivent comparaitre devant la cour d’appel d’Amiens suite aux actions menées sur le site de l’usine des 1000 vaches en Picardie. Poursuivre et condamner ces actions de protestation, c’est mettre en cause la liberté d’action syndicale et le droit à la contestation politique. Les Neuf doivent être relaxés.


Collectivement, la Confédération paysanne a pris la responsabilité d’agir là où les pouvoirs publics laissent s’installer des fermes-usines qui condamnent les paysans à disparaître. Sous prétexte de compétitivité, le lait devient ici un sous-produit du lisier transformé en énergie dans le méthaniseur accolé à l’usine. Et puisqu’il ne vaut rien, il est bradé, et cette concurrence fait chuter les prix du marché bien en deçà des coûts de production des éleveurs. De toute manière, l’industrialisation se passe des paysans et de leurs savoir-faire…

A cela s’ajoutent les conséquences sanitaires avec une mortalité du bétail bien supérieure à la moyenne, et environnementales avec une énorme concentration de rejets à quelques encablures de la baie de Somme, le tout allègrement financé par les subventions publiques.

Ces paysans ont pris sur eux de dénoncer cette situation ; d’agir dans l’intérêt général, sans violence, en légitime défense contre ce qui les condamne, en légitime citoyenneté pour défendre le droit de chacune et chacun à bénéficier d’une alimentation saine et d’un environnement préservé, dans des territoires vivants.

Mais pour quelques pièces démontées sur des machines et un tag géant, ils risquent aujourd’hui plus de 250 000 euros de dommages et intérêts, au titre du manque à gagner, et sont menacés de peines d’emprisonnement… A cela s’ajoutent des poursuites pour refus de prélèvement ADN… La justice accepte donc de transformer une mobilisation citoyenne en vandalisme et veut soumettre des militants syndicaux au fichage systématique auquel seule la délinquance financière échappe !

Quel aveu d’impuissance ! Interpellés sur le terrain politique sur des enjeux fondamentaux touchant à l’environnement, à la vie des territoires, à l’alimentation et à l’agriculture que nous voulons, les pouvoirs publics ne peuvent répondre que par la répression pénale.

Répression sur les Zad, interdiction de manifestations, arrestations en série ; rien de cela ne constitue une réponse acceptable vis-à-vis de ceux qui n’ont d’autre objectif que de continuer à exister, de vivre dignement de leur métier, de défendre leur environnement. Face à la toute puissance du libéralisme, aux tentatives de criminalisation du mouvement social à coups d’interdictions administratives et de condamnations judiciaires, nous disons : c’est assez. La pénalisation de ceux qui s’expriment et contestent ne fera disparaître ni les sujets de débats ni les motifs de contestation.

A six mois d’une conférence internationale pour le climat dont la France ne cesse de vanter l’importance, la pénalisation de militants syndicaux mobilisés pour la défense de l’environnement est en soi hautement problématique. C’est nier le rôle essentiel du monde paysan, cultiver le déni face aux mouvements de mobilisation qui, dans leur diversité, plaident pour d’autres approches de la consommation, d’autres modes de production qu’une industrialisation à tout va, et sont attentifs à ce que la justice ne cautionne pas l’acharnement et l’arrogance de groupes industriels.

C’est pourquoi nous demandons la relaxe des neuf militants de la Confédération paysanne. Nous le demandons en défense de ce droit inaliénable qu’est la liberté d’expression de la contestation...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:38

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Aurélie Filippetti : la loi Macron est "dangereuse pour les salariés"

 
Magazine Marianne
 
Ce matin, sur l'antenne de France Inter, l'ancienne ministre de la Culture a dit tout le mal qu'elle pensait de la loi Macron et, en particulier, de cet amendement du gouvernement plafonnant la réparation des licenciements abusifs.
 
Stefano Carofei/AGF/SIPA
 

La loi Macron « ne va rien régler. » Quelques mots à peine auront suffi à l’ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, ce matin sur France Inter, pour tordre le cou à cette « flexisécurité » si chère au gouvernement en général et au ministre de l’Economie en particulier. Car pour la député socialiste de Moselle, « le problème » est clair : « C’est l’emploi (…) et face à ce problème-là, les solutions qui sont mises en œuvre ne sont pas à la hauteur. »

 

Parmi ces solutions, la loi Macron donc, actuellement en deuxième lecture à l’Assemblée, recèle de nouvelles dispositions dont on apprend chaque jour la portée désastreuse pour les salariés qui verront par exemple leurs indemnités plafonnées en cas de licenciement abusif. « Ce plafonnement pour moi il n’a aucun sens, réagit vivement Aurélie Filippetti, On remplace ce qui était au départ un plancher d’indemnisation par un plafondOn voit très bien que les salariés vont se retrouver totalement lésés dans des situations extrêmement difficiles, surtout évidemment pour les salariés des petites entreprises. » Mais dans la logique implacable du gouvernement, qu'Aurélie Filippetti juge « dangereuse », il s'agit seulement de créer des emplois. Comment ? En facilitant les licenciements, CQFD !

Une absurdité donc pour Filippetti qui précise plus loin que ces petites entreprises « peuvent très bien être des filiales » de très grands groupes « qui s’organisent en petites entités pour justement échapper à un certain nombre de réglementations qui protègent les salariés. »

Sûr de son paquet de mesures pour la croissance et l’emploi, le gouvernement pourrait malgré tout avoir à nouveau recours au 49.3 pour faire adopter la loi Macron, sans le vote parlementaire. A l'évidence, il n'y a pas que les licenciements qui soient abusifs...

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 20:11

 

Source : http://www.la-croix.com

 

 

Le Roundup du géant Monsanto dans le collimateur de Ségolène Royal

 

 

La ministre de l’écologie s’est prononcée pour l’arrêt de la vente du désherbant de Monsanto en libre-service dans les jardineries.

 

15/6/15 - 18 H 10

 

 
 
 
 

Des désherbants Roundup de Monsanto en rayon. Ségolène Royal a annoncé vouloir supprimer leur ven...

PHILIPPE HUGUEN/AFP

 

Des désherbants Roundup de Monsanto en rayon. Ségolène Royal a annoncé vouloir supprimer leur vente en libre-service dans les jardineries.
 

Des découvertes ont révélé ses effets probablement néfastes pour la santé.

 

« La France doit être à l’offensive sur l’arrêt des pesticides », a affirmé Ségolène Royal dimanche 14 juin sur le plateau de France 3. La ministre de l’écologie a partagé sa volonté d’interdire la vente du désherbant en libre-service dans les jardineries amateurs. L’interdiction de vente en libre-service impliquera donc de passer par un conseiller du magasin pour obtenir du Roundup. « L’acheteur amateur bénéficiera ainsi d’un conseil renforcé systématique lors de la vente de ces produits avec une information sur les interdictions à venir et les alternatives », ont indiqué Ségolène Royal et Stéphane Le Foll.

Les associations écologistes saluent l’initiative de la ministre mais jugent la mesure insuffisante car l’agriculture n’est pas concernée. L’annonce satisfait l’association de consommateurs CLCV qui avait appelé les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, à retirer de la vente en libre-service les désherbants à base de glyphosate.

 

 

Le glyphosate classé « cancérogène probable »

En mars dernier, le glyphosate, principe actif du pesticide, était classé comme « cancérogène probable » pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), même si « les preuves sont limitées ». C’est l’argument que fait valoir Monsanto, qui a rapidement réagi à la déclaration de Ségolène Royal.

La firme américaine, pour qui la France représente le marché le plus important en Europe, estime qu’à l’heure actuelle « absolument aucune nouvelle donnée scientifique récente ne permet de remettre en cause » la vente de Roundup et considère que « dans les conditions recommandées d’utilisation figurant sur l’étiquette, le produit ne présente pas de risque particulier pour l’utilisateur ».

 

 

« Le monde selon Monsanto »

Depuis plusieurs années, Monsanto est mêlé à une série de controverses. En 2012, le groupe a été condamné par la justice française après la plainte d’un agriculteur intoxiqué par un herbicide. Spécialisé dans l’agrochimie et très actif en matière de lobbying, Monsanto a fait fortune en commercialisant des produits à l’origine de scandales sanitaires et environnementaux tels que le PCB ou encore l’agent orange.

 

> À (re) lire : Monsanto condamné pour l’intoxication d’un agriculteur

 

Lors d’une interview du Dr Patrick Moore, un lobbyiste pro-Monsanto, le magazine « Spécial Investigation » diffusé sur Canal + avait mis en avant les contradictions de la multinationale. Patrick Moore avait affirmé que l’herbicide était potable et sans danger pour la santé. « Je ne crois pas que le glyphosate en Argentine cause le cancer. Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne fait aucun mal », avait-il affirmé.

À la proposition du journaliste d’en boire un verre, Patrick Moore avait refusé en rétorquant : « Je ne suis pas fou. » L’entreprise controversée a également fait l’objet d’un documentaire en 2008 intitulé « Le monde selon Monsanto : une multinationale qui vous veut du bien » et réalisé par Marie-Monique Robin.

 

> À (re) lire : Monsanto retire ses demandes de culture OGM en Europe

 

 

 

Sabrina Bennoui

 

La France, un marché clé pour le semencier OGM américain Monsanto

 

15/6/15 - 18 H 10

 

 

Source : http://www.la-croix.com

 

 

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

Interdiction du Roundup : l'annonce de Ségolène Royal contestée

par Anne-Laure Barral lundi 15 juin 2015 13:54, mis à jour le lundi 15 juin 2015 à 14h51
 
 
 

Ségolène Royal s'attaque à la vente de pesticides © MaxPPP
 

La ministre de l’Ecologie veut faire interdire un des herbicides que les jardineries vendent le plus, le Roundup, à cause de l'un de ses composants, le glyphosate. Pourtant, selon Jacques My, de l'Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics, "un amateur qui utilise un glyphosate ne met pas en péril sa santé".

Le Roundup est un désherbant hyper efficace, le plus utilisé au monde, et surtout le produit phare de Monsanto : 40% de son chiffre d’affaires. Le principal reproche concerne un de ses composants : le glyphosate, une substance synthétisée par Monsanto dans les années 70 et qui a fait son succès. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a demandé dimanche aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup.

En mars 2015, l’OMS a classé le glyphosate comme un cancérigène probable pour l’homme. Selon son centre international de recherche sur le cancer, les jardiniers ou les agriculteurs utilisant cette substance auraient des risques de cancer accrus. Des études avec cas témoins en Suède, aux Etats-Unis et au Canada ont montré des risques plus fréquents de cancer du sang. Ce classement a fait l’effet d’une bombe pour l’industrie des phytosanitaires, parce que cette substance est la pierre angulaire de la filière. Elle est utilisée dans plus de 750 produits que ce soit agricoles ou amateurs.

"En France, nous avons la chance d’avoir une réglementation spécifique qui fait qu’un produit pour amateur est spécialement dédié aux amateurs. Ces produits sont mis sur le marché après une évaluation des risques spécifiques partant du principe que l’amateur ne va pas forcément utiliser le produit comme il devrait," explique Jacques My, directeur général de l'UPJ (Union des entreprises pour la protection des jardins et espaces publics). "Ségolène Royal fait encore un effet d’annonce. Il faut dire ce que l’on a toujours dit : les produits de protection pour le jardin sont à manipuler avec précaution". Mais "un amateur qui utilise un glyphosate ne met pas en péril sa santé," estime Jacques My. 

 

Ségolène Royal enfonce le clou

La ministre de l’Ecologie surfe sur la polémique autour de Roundup qui agite le secteur de l'agriculture depuis des mois. Ségolène Royal encourage donc les jardineries à prendre de l’avance sur le plan écophyto du gouvernement, renouvelé cet hiver par Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, qui prévoit la fin de la vente libre de ces substances pour 2018. "On a un plan écophyto, il va y avoir une phase d’expérimentation en 2016 et de toute façon les conseillers en jardinerie sont obligatoires. Sur tous les points de vente en produits jardins, il y a des conseillers pour vous diriger vers des solutions alternatives quand elles existent," explique Jacques My.

 

 

par Anne-Laure Barral lundi 15 juin 2015 13:54, mis à jour le lundi 15 juin 2015 à 14h51

 

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 19:37

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Face aux multinationales qui veulent s’emparer de la semence, les paysans résistent par l’idée de bien commun

15 juin 2015 / Lorène Lavocat et Anaïs Cramm (Reporterre)
 

 

 

Pendant des siècles, les paysans ont utilisé leurs propres semences, créant une biodiversité extraordinaire. Aujourd’hui, cette richesse est mise en danger par la rapacité de quelques multinationales. Leur arme ? Les droits de propriété intellectuelle. Face à cette menace, les paysans exigent que les semences restent ce qu’elles ont toujours été : des biens communs.


« Ils sont en train de s’emparer de toutes les plantes qui existent sur la planète ! » Guy Kastler ne cache pas son indignation ni son inquiétude. « Ils », ce sont les industriels semenciers. Monsanto, Pioneer, Syngenta. Une poignée de multinationales qui contrôle aujourd’hui le marché de la semence… et l’avenir de notre agriculture. « Ils nous imposent des lois qui interdisent les semences que les paysans reproduisent dans leurs champs, pour les remplacer par quelques génies (Gènes ?) synthétiques marqués du sceau de leur propriété intellectuelle », explique-t-il.

Syndicaliste aguerri et membre fondateur du Réseau semences paysannes, il défend les droits des paysans, et notamment celui de cultiver, de ressemer et d’échanger des semences. Une pratique millénaire remise en cause depuis près de cinquante ans par l’essor des droits de propriété intellectuelle (DPI).

Créés à l’origine pour empêcher la contrefaçon et protéger les inventeurs industriels, comme pour les droits d’auteur, ces DPI ont peu à peu investi le monde agricole. Avec un argument, réitéré en 1998 par une directive européenne : « La recherche et le développement exigent une somme considérable d’investissements à haut risque que seule une protection juridique efficace peut permettre de rentabiliser. » A coups de brevets et de certificats d’obtention végétale, les semenciers ont ainsi pu s’approprier des variétés prélevées dans les champs des paysans. Et réclamer ensuite des royalties. C’est une aberration, selon Ananda Guillet, de l’association Kokopelli : « Les semences, comme n’importe quel être vivant, n’appartiennent à personne et à tout le monde en même temps, il ne peut y avoir de droit de propriété ! »

 

JPEG - 209.5 ko
A force de sélection, les paysans ont créé de nombreuses variétés de maïs, chacune adaptée à un terroir.

 

Les industriels peuvent breveter ce qui existe déjà

Un accaparement qui s’accélère aujourd’hui via un nouveau type de brevet « sur les caractères natifs ». Jusqu’ici, seules des variétés nouvelles pouvaient faire l’objet d’un titre de propriété. Désormais, « les industriels peuvent breveter ce qui existe déjà », résume Guy Kastler.

En 2013, tel Christophe Colomb découvrant l’Amérique, la compagnie Syngenta « trouve » un poivron jamaïcain résistant à un parasite, la mouche blanche. En laboratoire, grâce au marquage moléculaire, les chercheurs parviennent à identifier la séquence génétique qui permet à la plante de survivre aux attaques de l’insecte... et la brevettent. Problème, nombre de paysans cultivent déjà des poivrons résistants. « Ça paraît un peu hurluberlu, mais Syngenta pourrait aujourd’hui aller les voir et leur demander de payer des droits de licence », explique Emilie Lapprand, juriste pour le Réseau Semences paysannes. « Ils disent, ’cette plante résiste à tel insecte, j’ai trouvé la séquence génétique qui lui permet de faire ça, toutes les plantes qui résistent à cet insecte m’appartiennent donc’ », résume Guy Kastler.

« Toutes les semences devraient être libres de droit et reproductibles », martèle Ananda Guillet. L’association Kokopelli commercialise depuis près de vingt ans des semences pour des jardiniers, sans se soucier d’éventuels droits de propriété. « On est un peu anarchiste, on refuse toute règlementation, même si on demande que les OGM soient interdits. » Pour Ananda Guillet, les semences, comme les logiciels libres, doivent relever du domaine public et être accessibles à tous.

 

JPEG - 201 ko
Pour lutter contre l’érosion de la biodiversité, des paysans créent des conservatoires d’anciennes variétés, comme ici sur la ferme du Roc, dans le Lot-et-Garonne.

Une revendication qui laisse sceptique Guy Kastler. « Tout le monde crie liberté, liberté ! Mais le marché libre, c’est la dictature des entreprises, et sans règles et sans barrières, pas de souveraineté alimentaire. » A l’inverse de Kokopelli, le Réseau Semences paysannes revendique ainsi des droits des agriculteurs sur leurs semences. « Dans le monde vivant, les semences libres, ça n’existe pas », dit M. Kastler. « Aucune plante cultivée n’existe sans co-évolution avec un groupe humain, dans la nature, si tu laisses une plante libre, elle redevient sauvage. »

 

« Le patrimoine commun de l’humanité est devenu le patrimoine commun des semenciers »

Si les semences ne sont pas libres, pourraient-elles au moins être communes ? Depuis les années 1980, elles sont reconnues, en tant que « ressources phytogénétiques », comme patrimoine commun de l’humanité. Un statut censé les rendre inappropriables. Problème, dans les faits, il donne « accès à ces ressources aux firmes pharmaceutiques et semencières (des pays riches), sans que ces dernières soient tenues, d’une quelconque manière, de redistribuer une partie des bénéfices qu’elles pourraient en tirer », dit Frédéric Thomas, chercheur à l’Inra.

L’argument du « ce qui est à toi est à moi » a joué en faveur des multinationales, dont les moyens dépassent largement ceux des petits paysans. « Le patrimoine commun de l’humanité est devenu le patrimoine commun des semenciers », conclut Guy Kastler.

En 2001, le Traité international sur les ressources pour l’alimentation et l’agriculture (Tirpaa) reconnaît enfin aux agriculteurs et aux communautés autochtones le droit de « protéger leurs connaissances traditionnelles, participer aux décisions nationales concernant les ressources et de conserver, ressemer et échanger leurs semences. » Charge à chaque Etat de faire respecter ces nouvelles règles… qui sont bien souvent reléguées au placard.

 

Faire des semnces un bien commun

Plutôt que de patrimoine commun, les défenseurs des droits paysans préfèrent parler de « commons » ou de biens communs. « Un bien commun est un bien considéré comme un bienfait par tous, et auquel chacun devrait avoir accès », explique l’économiste Laurent Cordonnier. Comme l’eau ou la santé, les semences pourraient relever de cette définition.

Échanger des savoir-faire, se répartir ou mutualiser certaines activités, participer à des programmes de recherche, conserver ou sélectionner de nouvelles variétés adaptées localement... Pour bon nombre de paysans, s’organiser collectivement pour gérer les semences est devenu une nécessité. Cette gouvernance des communs prend souvent la forme de "Maisons des semences".

 

JPEG - 127 ko
Pour gérer collectivement leurs stocks de graines, les paysans s’organisent en Maison de la semence. Une idée importée du Brésil, et qui se développe en France, comme ici dans le Périgord
 
 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:06

 

Source : http://www.marianne.net

 

L'humour contre l'évasion fiscale finit au poste !

Propos recueillis par
Bruno Rieth
 
 
 
Thomas Coutrot, coprésident d'Attac et membre des Economistes atterrés, a été entendu par la police dans le cadre d'une enquête pour "vol en réunion". La raison ? Une "réquisition citoyenne", selon ses termes, de cinq chaises d'une agence du groupe BNP. Et le militant altermondialiste prévient : ils ne rendront les chaises que le jour où "BNP aura fait l’annonce qu’elle met fin à ses filiales aux Iles Caïmans"...
 
MEIGNEUX/SIPA
 

Marianne : Vous avez été convoqué par le commissariat du 11ème arrondissement de Paris. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Thomas Coutrot : J’ai reçu une convocation à me rendre dans ce commissariat en tant que personne mise en cause dans une affaire de — je cite la personne qui m’a auditionné — « vol en réunion » de mobiliers à la BNP. A ce stade il n’y a pas de mise en cause, mais une enquête préliminaire.

 

« Vol en réunion » ? C’est une accusation très grave...
Le terme de vol n’est vraiment pas justifié. Le 7 mars dernier, je me suis rendu, accompagné d’une vingtaine de militants, dans une agence BNP située à côté du siège d’Attac (voir la vidéo ci-dessous). Je leur ai alors remis un acte de réquisition citoyenne expliquant que nous les délestions de sièges et qu’ils seraient rendus à BNP le jour où cette banque décidera officiellement de fermer toutes ses filiales dans les paradis fiscaux. Pour rappel, l’évasion fiscale correspond entre 60 et 80 milliards d'euros par an. Le mardi suivant cette action citoyenne, la banque portait plainte contre nous.

Et quelle est l’étendue de cette « réquisition citoyenne » comme vous l'appelez ?
La plainte est très précise là-dessus. On me reproche d’avoir participé au « vol » donc de cinq chaises, dont deux tabourets, deux chaises et un fauteuil… D’ailleurs, ceux qui ont fait la plainte devaient être très rigoureux puisqu’ils tenaient à faire la différence entre fauteuil et chaise, le premier étant munit de petites roullettes, une distinction essentielle... Et anecdote pour anecdote, lorsque l’enquêtrice m’a demandé ma profession, je lui ai indiqué que j'étais économiste. Mais sur mon PV d’audition, il était indiqué « conseiller financier », ce que je me suis empressé de démentir. Mais l’enquêtrice m’a expliqué que ce n’était pas elle qui décidait de cette appellation mais un logiciel. Donc pour les concepteurs de ce logiciel lorsque l’on est économiste, on est forcément au service de la finance, ça en dit long...

 

Plus sérieusement, pourquoi avoir décidé de mener cette action ?
La mise en place de filiales dans les paradis fiscaux par les banques et notamment la BNP sont des faits largement connus. On ne compte plus le nombre de reportages, de rapports d’ONG et de commissions d’enquêtes parlementaires qui ont révélé ces agissements. Résultat : rien n’a changé ! Nous ne sommes pas confrontés au problème de la connaissance de ces éléments mais de l’inertie des pouvoirs publics sur cette question. Aucune mesure n’a été prise pour empêcher la possibilité pour ces banques d’offrir des mécanismes d’évasion fiscale à leurs clients. On voulait donc montrer qu’avec des formes d’actions originales, on peut pousser le politique à bouger. Et c’est même une nécessité car c’est le sentiment d’impuissance qui conduit au désespoir et nourrit par exemple le vote FN. Nous voulons rompre avec cette impuissance en inventant des formes d’actions citoyennes nouvelles. La disproportion entre la réquisition de cinq chaises et le coût de l’évasion fiscale est significative. J'ai remis hier des chaises de BNP aux économistes Philippe Askenazy, Henri Sterdyniak et André Orléan à l'EHESS. Nous les rendrons lorsque BNP aura fait l’annonce qu’elle met fin à ses filiales aux Iles Caïmans…

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:50

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Dans le 18e arrondissement, riverains et militants se mobilisent contre l’évacuation de migrants

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 
 
 

Mardi 9 juin, les manifestants ont marché rue Pajol, notamment pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge.

 

Les migrants ne sont pas venus. Trop de police, trop de bruit, trop de tout. Ils ont préféré ne pas se montrer lors du rassemblement pour les soutenir, mardi 9 juin. Durant la journée, ils étaient allés du Bois-Dormoy, un square à deux pas de l’esplanade d’où les CRS les ont délogés hier, dans le 18arrondissement de la capitale, aux quelques pauvres repères qu’ils ont dans la capitale parisienne. Cet espace vert est devenu leur camp de base, après le métro La Chapelle, l’esplanade Saint-Bernard, et la rue Pajol.

 

Lire aussi : Nouvelle évacuation musclée de migrants près du métro La Chapelle

 

A 18 heures, quelque cinq cents personnes se sont massées rue Pajol, au lieu même où les CRS avaient hier chassé la centaine de migrants africains installés. Pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge. « Pour s’opposer aux violences policières, aussi », rappelle Nadia, une étudiante en master 1 d’histoire à la Sorbonne. « On ne doit pas laisser passer ce genre d’agression dans notre pays », observe la jeune femme, qui se présente comme une voisine puisqu’elle partage une colocation à Barbès.

De fil en aiguille, Nadia, 21 ans, explique que ses parents aussi ont connu le difficile moment de l’arrivée en France. « Je n’aime pas le raconter. Ça fait partie de mon intimité, mais ce qui s’est passé dans mon quartier hier me renvoie à mon statut de fille d’immigrés, regrette-t-elle. Mon père est italien et m’a souvent raconté qu’il est longtemps resté “le Rital”. Là je n’ose pas imaginer le temps que ces gens mettront à s’intégrer s’ils obtiennent l’asile ici. On n’est pas un pays raciste, mais parfois, c’est pas loin. »

 

Lire aussi : Migrants évacués à Paris : le Défenseur des droits ouvre une enquête

 

« Ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil »

Autour d’elle, les CRS attendent impassibles et le micro passe de main en main. Elus et militants de gauche prennent tour à tour la parole. Le discours est rodé. La plupart resservent celui qu’ils répètent depuis la veille. A eux se sont joints quelques militants de collectifs de sans-papiers. Doukane Donga est l’un d’eux. Quinze ans qu’il est en France, « dans ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil », regrette-t-il. « Les Européens ont créé de la misère en exploitant les matières premières de nos pays d’origine et aujourd’hui ils refusent de payer la facture en accueillant. C’est inadmissible  », estime-t-il, largement applaudi par un auditoire acquis à la cause.

Dans l’assistance, il suffit de regarder la couleur du badge pour savoir à qui l’on parle. Le vert d’Europe Ecologie-Les Verts est autant représenté que le rouge du Nouveau Parti anticapitaliste ou du Parti communiste français ; aux côtés des autocollants Front de gauche, ils traduisent le degré de politisation du mouvement. Pourtant, ce rassemblement bon enfant a aussi laissé une large place aux riverains, les apolitiques, engagés parfois par hasard dans ce combat.

 

Lire aussi : « On les trie sur le trottoir » : les migrants de La Chapelle évacués

 

Des sans-badge qui sont descendus, comme Sandrine Gianola, « parce que parfois on ne peut plus rester à regarder à sa fenêtre », observe cette femme qui habite juste au-dessus du lieu de l’évacuation, rue Pajol. « Avant l’assaut d’hier, je n’étais pas intervenue. Je ne fais pas partie du collectif de riverains qui aident beaucoup. Mais là, franchement, je ne pouvais pas continuer mes activités comme si de rien n’était », explique la jeune femme portant sa fille de 4 ans dans les bras. « J’ai participé au cordon qui protégeait les migrants et j’ai été très choquée de la brutalité de l’intervention », assure-t-elle. Son fils de 10 ans ne cesse depuis de l’interroger sur ce que signifie vraiment le triptyque « liberté-égalité-fraternité » au regard des événements de son quartier. « La maîtresse les a beaucoup fait travailler l’éducation civique cette année, et là il est très en colère d’observer que, dans la pratique, ça ne marche pas », exposee cette jeune mère de famille qui n’appartient à aucun parti.

 

Sandwichs, conserves et brioches

Une fois les discours terminés, le cortège s’est acheminé vers le square où quelques migrants étaient installés. « C’est important que les gens sachent où ils sont car ils manquent de tout », explique Pablo Livigni, un jeune homme du service d’ordre. « On a bien travaillé aujourd’hui. On a récupéré des conserves, des sandwichs. Les riverains ont apporté pas mal de brioches pour le petit déjeuner, mais il va nous falloir d’autres sacs de couchage, et je ne parle même pas des matelas », ajoute-t-il.

En fait, lui et les autres militants espèrent que l’étude de faisabilité sur l’ouverture d’un centre pour migrants, par la Mairie de Paris va pouvoir devenir une réalité. Côté Ville de Paris, on explique qu’Anne Hidalgo étudie la faisabilité de ce projet qui intégrerait un espace d’information à destination des populations étrangères et proposerait des hébergements pour les personnes en transit.

 

Lire aussi : La Chapelle : Cazeneuve estime avoir apporté la « solution la plus humaine possible »

 

Dans ce quartier mélangé, Dheepa Raji, une femme d’origine indienne, la quarantaine, observe le défilé. « Moi, je suis là depuis dix ans. C’est dur la France. On m’a expliqué ce qui se passe là. J’avais vu beaucoup de policiers, mais je ne savais pas que les Africains étaient à Pajol, commente-t-elle. Moi, je ne donnerai pas parce que j’ai déjà perdu des heures de ménage. Et avec les enfants il faut beaucoup d’argent », explique-t-elle en s’engouffrant dans une porte à la peinture un peu plus qu’écaillée, rue Marx-Dormoy.

A côté, trois jeunes femmes asiatiques au look soigné ont consciencieusement fermé la boutique Phila Nails. Curieuses, elles regardent à travers la vitre le drôle de cortège, plus fort que la circulation habituelle, puisque le flot de voitures a laissé place à ses piétons chantant. Le haut-parleur amplifie doucement un refrain assez basique limité à « So-so-solidarité avec les réfugiés »… Peu à peu, le cortège s’effiloche. Les marcheurs optent tout à coup pour un bus. Le temps a passé vite pour eux, contrairement aux migrants qui ont du mal à trouver le sommeil.

 
 Maryline Baumard

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 19:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Dérives industrielles

La ferme-usine des 1000 vaches dans l’illégalité, les opposants remobilisés

par

 

 

 

« Il y aura des sanctions. » C’est l’engagement pris le 10 juin par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, concernant la ferme des « Mille vaches » dans la Somme. En cause, le dépassement du cheptel autorisé fixé à 500 vaches comme le stipule l’arrêté préfectoral du 1er février 2013 [1]. La réaction de Stéphane Le Foll fait suite à la publication 48 heures plus tôt, du témoignage d’un ex salarié de cette « ferme-usine » recueilli par le site Reporterre. Il atteste de conditions de travail désastreuses, d’un état sanitaire du troupeau catastrophique, et surtout de la présence de plus de 720 vaches laitières sur site.

« Toutes les naissances et mortalités, ainsi que les entrées et sorties, doivent être impérativement déclarées sous huitaine à l’administration, écrit le syndicat de la Confédération paysanne, dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll. En est-il autrement quand on est la 349e fortune de France (Michel Ramery, entrepreneur du BTP qui pilote le projet, ndlr)  ? » Dans la foulée, le ministre demande à la préfecture de la Somme de diligenter un contrôle sur le dépassement du volume de bovins. Le constat est sans appel : la ferme-usine compte 796 bêtes.

 

« Non à l’impunité de Ramery »

L’exploitation indique ne pas avoir voulu transgresser quoi que ce soit : « L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres », fait-elle savoir. « J’avais indiqué que si on devait dépasser les 500 vaches, il faudrait qu’il y ait à nouveau une enquête publique, réagit Stéphane Le Foll en Conseil des ministres. La demande n’ayant pas été faite, l’enquête n’ayant pas eu lieu, il y a eu là un manquement donc il sera sanctionné. J’applique toutes les règles et toute la loi. » Si le ministre se défend d’avoir « porté » ce projet d’élevage intensif, il n’a pour le moment pas précisé le type de sanctions auquel s’expose cette ferme-usine.

Outre la mise en demeure à l’encontre de Michel Ramery de régulariser expressément la situation du troupeau, la Confédération paysanne et l’association Novissen ont décidé de porter plainte pour dépassement de troupeau. Ces révélations interviennent à quelques jours du procès en appel de neuf syndicalistes de la Confédération paysanne. En septembre 2013, ils s’étaient introduits sur le chantier de la future ferme des 1000 vaches pour le stopper temporairement. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés un an plus tard à des amendes et des peines de prison avec sursis. Alors qu’ils comparaissent le 17 juin, la Confédération paysanne appelle à une mobilisation massive devant la cour d’appel d’Amiens « pour dire non à cette dérive industrielle de l’agriculture, non à la pénalisation de l’action syndicale et non à l’impunité de Ramery ».

 

 

 

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

 
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:37

 

Source : http://www.objectifgard.com

 

 

FAIT DU JOUR Arsenic et plomb : l’ARS lance une surveillance sanitaire en Cévennes

 

 

 

 

 

 

 

5 juin 2015 à 7:00

 

 

Ruisseau de Paleyrolles, photo prise en contrebas de la mine Joseph. Photo : S. Garcia

Ruisseau de Paleyrolles, photo prise en contrebas de la mine Joseph. Photo : S. Garcia

 

 

En contrefort des Cévennes, à quelques kilomètres d'Alès, un site de 2 000 hectares, situé sur les communes de Saint-Félix-de-Pallières et de Thoiras, est confronté à une importante pollution de métaux lourds. Plusieurs études scientifiques en ont fait le constat dans le silence général. Après plusieurs années de combat des associations locales, l'Agence régionale de santé lance enfin une surveillance sanitaire. Insuffisante selon les habitants.

 

Le sol de l'ancienne exploitation de plomb et de zinc de St-Félix-de-Pallières, fermé en 1971, contient du mercure, de l'antimoine, de l'arsenic et du plomb en quantité extrêmement élevée : 400 000 mg/kg de terre au lieu de 50 mg, la dose normale. Le cabinet d'expertise spécialisé dans les mines Géodéris l'a montré en 2008. Il a été suivi par une étude scientifique de trois toxicologues de renom.

"Comme on le sait, ces métaux lourds sont cancérigènes et atteignent le foie, le sang, et le système nerveux", souligne un responsable de l'association alésienne Basta!Gaz. Pourtant, le site est toujours ouvert au public. Mieux, il est inclus dans l'itinéraire proposé par les offices de tourisme et on y cueille notamment des champignons.

 

 

Lors dune réunion dinformations des habitants à Thoiras en 2014. RM/OG

Lors d'une réunion d'informations des habitants à Thoiras en 2014. RM/OG

 

Seulement trois métaux analysés 

Finalement, après des années de combat des associations et devant la pression médiatique, l'Agence régionale de santé a décidé en mai dernier de lancer une surveillance sanitaire. Cet automne, des prélèvements sanguins et urinaires seront proposés à 2800 habitants de cinq communes concernées (Saint Sébastien d’Aigrefeuille, Générargues, Saint Félix de Pallières, Thoiras et Tornac) en vue d’estimer les taux de plomb, cadmium et arsenic dans leur organisme. "L’objectif du dispositif de surveillance sanitaire est de révéler d’éventuels problèmes de santé pouvant être associés aux polluants contenus dans les sols, afin de proposer, si nécessaire, une prise en charge médicale aux personnes concernées", note l'ARS.

"Bien mais insuffisant", répond le docteur François Simon, vice-président de l'Association pour la Dépollution des Anciennes Mines de la Vieille Montagne (ADAMVM). "Seuls trois métaux sont dépistés. C'est dommage. L'antimoine et le thallium sont aussi présents dans les sols. Surtout, cette étude se cantonne à cinq communes alors que d'autres sont concernées, notamment Monoblet et Durfort". Et à Michel Bourgeat, habitant de Tornac, de rappeler : "Ce sont les poussières les plus dangereuses et elles ne s'arrêtent pas à la frontière". De son côté, l'ARS se défend péniblement : "On a peu de connaissances sur les autres métaux, et ils ne nous apporteraient pas plus d'informations sur les risques. Quant au choix des communes, il a été fait en fonction des prélèvements de sol. Mais il n'est pas exclu qu'on élargisse le champ plus tard", soutient l'équipe du pôle santé-environnement.

 

Une surveillance dans quel objectif ?

Les résidents craignent par ailleurs que cette étude ne mène nulle part. "Si vous pensez qu'on va engager ici des mesures de dépollution, c'est non !", avait averti le sous-préfet du Vigan en décembre lors d'une réunion publique, arguant que les caisses étaient vides. Aujourd'hui, la préfecture et l'ARS se renvoient la balle sur ce point précis.

Malgré la mise en place de cette surveillance sanitaire, l'association ADAMVM souhaite intenter une action en justice pour mise en danger de la vie d'autrui, contre l’État et la société Umicor, ancien propriétaires des mines. "L'étude de l'ARS ne va qu'apporter de l'eau à notre moulin", se satisfait François Simon.

 

Eloïse Levesque


Source : http://www.objectifgard.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:08

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

La reconquête du service public, ça commence le 13 juin à Guéret !

 

 

L’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques (1) qui seront à Guéret les 13 et 14 juin prochain souhaitent mettre pleinement leurs forces en commun pour mener la bataille pour des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire. Un appel commun de Démocratie et Socialisme, EELV, Ensemble, Gauche Avenir, Nouvelle Donne,  NPA, PG,  PCF, PCOF, République et Socialiste et Les Socialistes Affligés.

 


L’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques (1) qui seront à Guéret les 13 et 14 juin prochain ont confirmé leur volonté de mettre pleinement leurs forces en convergence pour mener la bataille pour des services publics pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, des services publics de qualités, accessibles, démocratisés.  

 

Elles souhaitent réussir à impliquer les citoyens dans la lutte pour la défense et le développement des services publics, les impliquer dans la définition de leurs besoins et dans la manière de pouvoir y répondre.

 

Ce rassemblement d'une diversité et d'une surface inédite est possible car nous nous trouvons au carrefour d'un choix de société à effectuer : d'un coté le chacun pour soi, le marché libre et non faussé, les replis identitaires, le mépris des peuples et des salariés qui cache celui de la démocratie, la recherche du profit comme seul moteur; de l'autre celui de l'égalité, de la solidarité, de l'écologiede la République, du partage des ressources et des richesses et de l'internationalisme.

 

Les forces signataires dont nos organisations et mouvances politiques appellent à une grande manifestation militante, populaire et festive à portée nationale à Guéret (Préfecture de la Creuse de 14 000 habitants) le 13 juin 2015 et attendent des milliers de personnes de toute la France : citoyens-usagers, professionnels élus !

 

Cette grande mobilisation sera aussi pour nous l’occasion de débattre tout au long de la journée, de se réunir, de comparer les expériences, de créer des zones de rencontre et de partage entre militants et citoyens souhaitant se mobiliser pour LEUR service public, de prendre des renseignements, de rencontrer des délégations d’autres pays (Grèce, Espagne, Allemagne, etc.) et de faire la fête : un grand concert est prévu jusque tard dans la nuit.

 

Cette manifestation n’est pas un point d’orgue mais le commencement d’une mobilisation qui est appelée à prospérer. C’est pourquoi les militants des services publics poseront dès le lendemain dimanche 14 juin les jalons pour lancer les assises du service public du XXIe siècle sur l’ensemble du territoire qui permettront d’aboutir à la rédaction d’un nouveau manifeste en juin 2016 à Paris.

 

La reconquête de notre bien commun, le Service Public, ça commence le 13 juin à Guéret !

 

Signataires :

 

Clémentine Autain, co-porte parole de Ensemble !; Olivier Besancenot, NPA; Eric Coquerel, Coordinateur politique du Parti de Gauche; Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d'EELV; Gérard Filoche, Rédacteur en chef de Démocratie et Socialisme; Jean-Pierre Fourré, porte parole de République et Socialiste; Liem Hoang Noc, cofondateur des Socialistes Affligés; Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste Français; Pierre Larouturou, Cofondateur de Nouvelle Donne; Marie-Noëlle Lienemann, Présidente de Gauche Avenir; Christian Pierrel, porte parole du PCOF.

 

(1) la liste des organisations à l'initiatives de ce rassemblement sont les suivantes :

Confédération CGT,FSU, Union Syndicale Solidaires, Confédération paysanne, Fédération Autonome de la Fonction Publique, EPSU, UGFF-CGT, Fédération des Services Publics-CGT,  FNME-CGT, Fédération CGT Equipement-Environnement, Fédération CGT Finances, SYAC CGT, CGT Banque de France, FERC-CGT, Fédération CGT des Cheminots, SNA Concurrence Consommation Répression des Fraudes CGT, Syndicat CGT des Finances Publiques, l’Union Fédérale des retraités de la Police nationale CGT, Sud PTT, Sud Rail, Sud-Santé Sociaux, Sud-Santé Solidaires APHP, Solidaires Finances publiques, Sud Collectivités territoriales, Solidaires Douanes, Union syndicale de la Psychiatrie, Fédération Générale des Retraités Fonction Publique, CGT Lille et environs, Sud éducation Limousin, Convergence des Hôpitaux en Lutte contre l’Hôstérité, Coordination Eau Bien Commun France,  Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, Convergence nationale Rail, Collectif « La santé n’est pas une marchandise », Coordination Eau Adour-Garonne, Coordination Eau IDF, Coordination nationale des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception, Fondation France-Libertés, Le Planning Familial, Association d’usagers pour la Défense du Service Public du pays de Luçon, Association de défense des Services Publics et de leurs usagers-Hautes-Alpes, Collectif 37 notre santé en danger, Collectif des résistances en Comminges, Collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous, Collectif de défense et de développement des services publics (CDDSP) de l’Ardèche, CDDSP Combrailles, CDDSP Corrèze, CDDSP Creuse, CDDSP Hautes Pyrénées, Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité Lure-Luxeuil (Haute-Saône), Comité Pluraliste de Défense et de Promotion de la ligne SNCF-Béziers-Clermont, comité citoyen de vigilance des services publics Romorantinais, Convergence Services Publics d’Indre et Loire, Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en sud gironde, Vivent les services publics Bouches-du-Rhône,  Collectif Alternative A l’Austérité,  l’Appel des Appels, ATTAC, AITEC, CNAFAL, les Economistes Atterrés, Droit au Logement, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Réseau Éducation populaire, Résistance Sociale, UFAL, Union nationale des retraités et des personnes âgées, ANECR, Cap à Gauche en Corrèze, collectif « Aveyron Majorité Citoyenne », Démocratie et  Socialisme, Gauche Avenir, Maintenant la Gauche, Ensemble!, EELV, Gauche Unitaire, Jeunes Ecologistes, Mouvement Jeunes Communistes de France, Nouvelle Donne, NPA, PCF, PCOF, PG, Parti de la Gauche Européenne, République et Socialisme

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:24

 

Source : http://la-bas.org

 

 

Pourquoi l’hôpital public est dans la rue ?

Lettre d’une infirmière à Martin Hirsch (version vidéo)

Le , par L’équipe de Là-bas

Lettre d'une infirmière en lutte à Martin Hirsch par Là-bas si j'y suis

 

En moins de trois jours, vous êtes plus de 100 000 à avoir écouté et diffusé la lettre de CLÉMENTINE, 31 ANS, INFIRMIÈRE à l’hôpital Saint-Louis à Paris, adressée à Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris).

EN 4 MINUTES et 23 secondes, TOUT EST DIT.

En attendant la réponse de Monsieur Hirsch, vos nombreux commentaires sur le site font débat et témoignent du malaise et des raisons de la lutte.

Voici la version vidéo de la lettre de Clémentine.

Réalisation : Jonathan DUONG

POUR ALLER PLUS LOIN, écoutez :

- « NON À L’HOSTÉRITÉ ! », notre émission LÀ-BAS Hebdo n°20 du 04 juin 2015, avec le professeur André GRIMALDI, Frédéric PIERRU (sociologue), et les personnels en lutte des hôpitaux Georges-Pompidou, Robert-Debré et Saint-Louis...

- « SOIGNONS LES RICHES ! », un reportage d’Anaëlle Verzaux à l’Assemblée générale du personnel de l’hôpital Saint-Louis

- Écoutez la lettre de cette infirmière à Martin Hirsch, recueillie par Anaëlle Verzaux

 

 

Source : http://la-bas.org

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22