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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:33

LEMONDE.FR avec AFP | 22.02.12 | 12h52   •  Mis à jour le 22.02.12 | 12h56

 
 

 

Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.

Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.AFP/NIKOLAY DOYCHINOV


La Commission européenne a annoncé mercredi son intention de saisir la Cour de justice de l'UE pour savoir si l'accord international sur la contrefaçon (Acta) ne viole pas des droits fondamentaux, suite aux protestation que le texte suscite. 

"Nous avons l'intention de demander à la plus haute cour en Europe si Acta est, d'une manière ou d'une autre, incompatible avec les droits fondamentaux et les libertés fondamentales de l'Union européenne, comme la liberté d'expression, d'information ou la protection des données", a déclaré le commissaire au Commerce, Karel De Gucht.

Négocié dans des conditions opaques, le traité Acta est un accord commercial dont le but est de lutter contre la contrefaçon sous toutes ses formes, de la maroquinerie aux médicaments en passant par le téléchargement illégal, assimilé en droit à une contrefaçon. Le texte prévoit notamment une procédure facilitée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d'accès à Internet des informations concernant des personnes suspectées de contrefaçon.

Pour les défenseurs de la liberté d'expression, le texte, dont certaines des dispositions les plus controversées ont été retirées de la version définitive, instaurerait de dangereux précédents et limiterait la liberté d'expression en ligne. Ces dernières semaines, plusieurs centaines de manifestations ont eu lieu, notamment en Europe de l'Est, pour demander le retrait de l'accord, qui a été signé par l'Union européenne mais dont le processus de ratification est encore en cours.

 

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 15:54

LEMONDE.FR avec AFP | 21.02.12 | 16h04

 
 

Manifestants anti-OGM devant la direction régionale de l'agriculture à Toulouse, le 21 février 2012.

Manifestants anti-OGM devant la direction régionale de l'agriculture à Toulouse, le 21 février 2012.AFP/REMY GABALDA


Des faucheurs volontaires, apiculteurs et militants anti-OGM occupaient mardi 21 février le siège de la direction régionale de l'agriculture, pour exiger l'interdiction immédiate du MON810, le maïs OGM du géant américain Monsanto. Une centaine de manifestants (une soixantaine selon la police) se sont introduits dans les locaux de la cité administrative, dans le centre de Toulouse. Ils ont été reçus par le directeur adjoint, qui a transmis leur requête au ministère de l'agriculture.

"Nous demandons un arrêté conservatoire pour interdire le commerce, la cession, le transport et la culture du MON810 et nous resterons ici jusqu'à ce qu'on ait une réponse positive", a déclaré un des protestataires, Jacques Dandelot.

Lundi, le gouvernement a demandé à la Commision européenne de suspendre l'autorisation de mise en culture du maïs OGM MON810 en s'appuyant sur de nouvelles études scientifiques. Mais attendre une réponse de l'institution européenne, dans un délai de trois semaines à un mois, permettrait aux agriculteurs intéressés de semer légalement du MON810 à la faveur du redoux, alertent les militants anti-OGM.

 

UN MORATOIRE "SANS DOUTE REFUSÉ" PAR L'UE

En revanche, la demande de suspension de l'autorisation du maïs Monsanto a été vu d'un autre œil par l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), qui a dénoncé mardi "le signe négatif envoyé par le gouvernement aux acteurs des filières agricoles et agro-industrielles". Avec cette décision, "la France sacrifie sa recherche sur les biotechnologies végétales", estime l'AFBV. Pour elle, "même si ce 'moratoire' sera sans doute refusé par les autorités européennes faute d'arguments scientifiques nouveaux et reconnus, cette démarche aboutira très probablement à instaurer une nouvelle interdiction de culture du maïs Bt dans notre pays". Le maïs Bt est un type de maïs OGM dont la variété la plus connue est le MON810.

L'AFBV a demandé récemment, dans une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle, l'autorisation de procéder à des essais de cultures de plantes génétiquement modifiées dans les champs à des fins de recherche. Un premier moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été invalidé par la Cour européenne de justice de Luxembourg, puis par le Conseil d'Etat, en novembre 2011.

 

>> Lire l'éclairage : "Le MON810, le symbole de la guerre des OGM"

 

 


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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 15:32
Actualutte -19 février 2012 Écrit par  Etienne Ciapin

 

La Bulgarie en mouvement contre l'exploitation du gaz de schiste DR
  •    En Bulgarie, actions et manifestations massives se multiplient contre le gaz de schiste avec l’objectif d’imposer le moratoire.

En Juillet 2011, le gouvernement bulgare (droite) a rendu publique la signature d’un contact  d’exploitation recouvrant environ 7000 kilomètres carrés de terres dans le nord-du pays –région de  Dobroudja- au pétrolier-gazier américain Chevron" pour l’autoriser l’extraction de gaz de schiste par  la technique de la fracture hydraulique, malheureusement très connue sous le nom d’hydrofraking ;  un tiers du pays est concerné par la concession, et 90% de la région Nord-est ! Cette annonce a  provoquée la mise en place rapide des premières Initiatives civiles contre l'exploitation et la production de gaz de schiste avec le but principal d’imposer un moratoire, comme les français-e-s mobilisé-e-s ont pu l’obtenir au même moment que l’accord était rendu public en Bulgarie, avec l’objectif premier de stopper le processus pour mieux organiser dans un second temps –du moins pour certain-e-s- la lutte pour l’abandon total du projet par la suite.

L’organisation rapide d’un mouvement de lutte contre le projet peut sans doute s’expliquerpar le fait que les ravages de la techniques de la fracture hydraulique soient connus après ses méfaits dans des pays comme le Canada ou les États-Unis, et sont aussi au centre de luttes dans de nombreux autres pays, multipliant les expériences, et parfois même donnant des exemples d’avancées ou de victoires contre ce projet. Ce contexte a incité les militant-e-s des différentes tendances écologistes et progressistes qui se sont positionné-e-s contre l’accord a une vaste campagne d’information et de contre-expertise, en utilisant notamment le support du film documentaire Gazland, de nombreuses projections ont été organisées, des réunions, des débats, des initiatives de rues, en parallèle a des campagnes par tract et réseaux internet. De nombreuses vidéossur le principe de Gazland ont été montées pour expliquer le problème et inciter les gens à s’en saisir, multipliant les explications pédagogiques et les appels à agir, et permettant surtout aux nonanglophones de pouvoir se saisir en précision de l’enjeu, grâces aux multiples efforts de traductions des documents déjà existant sur les procédés d’extraction et leurs effets. 

La lutte a également pris dans certaines tendances de cette mobilisation naissante une marque anticapitaliste et anti-impérialiste certaine. En effet, le Groupe Chevron Texaco est une des compagnies internationales pétrolières les plus importantes ; en 2010, elle atteignait presque 200 milliard de dollars de chiffres d’affaires, dont 20 milliard de profits nets. Le groupe, célèbre pour son commerce pétrolier avec l’Espagne franquiste ou l’Allemagne nazie, l’est aussi pour son colonialisme décomplexé et son mépris des droits humains et sociaux des travailleurs et des populations locales qu’il vient vampiriser. Pour ne donner qu’un autre exemple de la politique sociale du groupe, nous rappellerons l’affaire de criminalisation anti-syndicale aux relents coloniaux dont il est à l’origine contre les travailleurs guadeloupéens qui ont menés une lutte contre le géant pétrolier, et on du subir son mépris et ses coups retords, associés a la complicité certaine de l’état français. De ce fait, rejetant d’une part l’impérialisme de Chevron Texaco, celui des États-Unis d’Amériques, et dénonçant le gouvernement du pays qui jette en pâture son territoires et ses habitant a leurs
appétits énergico-coloniaux, voulant combattre pied-a-pieds la multinationale à l’époque d’une large crise économique et sociale qui a impactée également la Bulgarie, les revendications politiques anticapitalistes et anti-impérialistes se sont liées aux combat contre le gaz de schiste. Ce panachage est principalement le fait de l’activité de groupes anticapitalistes et libertaires dans le mouvement. Les débats et l’information sur l’axe d’une écologie politique radicale se sont développés, malheureusement aux côté d’une tendance plus réformiste, qui reste majoritaire, et qui le restera sans doute du fait de la faiblesse relative des organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême gauche dans le pays.

Craignant une mobilisation et une récupération politique de la question du gaz de schiste dans le contexte d’élection locales et nationales dans le pays, le gouvernement a voulu dans un premier temps enterré le problème, repoussant la signature définitive de l’accord et minimisant les risques dans une campagne de contre-information. Ayant été reconduit, c’est tout naturellement que le contrat sera signé début Novembre 2011, alors que le projet accusait une très faible popularité dans la population du pays, piétinant la revendication d’un référendum sur « l’extraction de gaz de schiste et la santé des bulgares » qui avait été exigée par les mobilisés pendant la campagne, et n’apportant pas de réponses non plus aux nombreuses questions concernant les risques pour la biodiversité, la pollution, la santé et la protection générale de l’environnement de vie des bulgares, de même qu’aux questions des intérêts et des choix énergétiques du pays, et de la distribution des richesses communes, et leur accaparation par des intérêts privés et étrangers.

Défendu par les partis de gouvernements et notamment la droite comme un moyen pour le pays d’atteindre a court terme une "indépendance énergétique" dans une région balkanique marquée par les luttes d’influences entre les intérêts énergétiques russes et européens, les anti-gaz ont argumenté que l'extraction industrielle du gaz de schiste se traduira surtout par une ruine prochaine de l’agriculture, et irréparablement, une probable dépendance alimentaire pour l’ensemble du pays, qui ne devait pas se laisser piéger par les chimères et les mensonges de la classe politicienne soutenant le projet. Appelant à se battre fermement contre lui, collectivement, à l’exemple des polonais qui continuent le combat, et des avancées dans les combats français, anglais, mais aussi parfois nord-américains, l’objectif d’organiser de grandes manifestations a été mit a l’ordre du jour.

C’est dans cet esprit, et sous les deux revendications principales d’un moratoire de l’extraction du gaz de schiste premièrement et de l’interdiction légale de la technique de l’extraction par fracture hydraulique dans un second temps que les composantes du mouvement ont appelé a de grandes manifestation pour le Samedi 14 Janvier 2012. A ce titre, le Comité de pilotage «Bulgarie saine », l’«Initiative civique pour une interdiction sur l'exploration et la production de gaz de schiste » ainsi que de nombreux groupes et comités locaux, mais aussi des associations, des groupes politiques anticapitalistes et de nombreux individus, interconnecté notamment par l’usage assez important des réseaux sociaux internet, se sont rassemblés et ont manifesté dans 6 des principales villes du pays (Sofia, la capitale, mais aussi à Dobroudja au nord-est, ainsi qu'à Varna et Bourgas à l’est, Plovdiv au sud et Pleven), dans des défilés de plusieurs milliers de personnes, ou l’on a pu entendre par exemple "Nous sommes contre Tchernobyl bulgare !».

Alors que certains groupes, association et partis (notamment écologistes) veulent porter l’affaire du gaz de schiste et de l’extraction par fracture hydraulique devant les instantes de contrôle de l’Union Européenne, et que dans la région des Balkans le sujet est épineux –des études d’ouverture d’autres concessions sont en cours pour la Roumanie et la Serbie pour exploitation aux alentours 2014-2015 – la lutte est plus que jamais nécessaire. Cependant, à l’image dont elle est défendue par certaines franges radicales de la mobilisation anti-gaz bulgare, elle doit être basée d’une part sur une mobilisation collective et populaire, ou l’information et le débat est au centre, et ses mots d’ordres et revendication ne doivent pas se satisfaire uniquement des simples analyses écologiques l’enjeu autant que le combat doivent être globaux d’autre part; de là, cette lutte nous fournit un autre exemple de ce qu’est l’écologie politique, et de la nécessité de conjugués les lectures sociales, démocratiques, anticapitalistes, alter-énergétiques, impérialistes aux revendication premières, dont se contentent souvent malhonnêtement, parfois inconsciemment, les organisation et instances intégrées et réformistes, seules conditions pourtant pour que puisse émerger un mouvement d’ensemble qui trouverait –et qui trouve a certains endroit déjà- des ponts communs avec les luttes sociales générales, et former ainsi un creuset propre à la convergence des luttes réelle, conditions nécessaire à la victoire et à l’amorce d’une réelle réappropriation sociétale, qui ne peut se contenter d’une unique thématique, mais les prend toutes, les conjugues, les dépassent par leur combinaison.


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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 17:15

LEMONDE.FR avec AFP | 17.02.12 | 17h09   •  Mis à jour le 17.02.12 | 17h52

 
 

 

José Bové lors d'une opération de fauchage de maïs OGM en août 2008.

José Bové lors d'une opération de fauchage de maïs OGM en août 2008.AFP/ANTOINE VICTOT


Les huit "faucheurs volontaires", dont l'eurodéputé EELV José Bové, relaxés en première instance mais condamnés jeudi 16 février en appel à Poitiers pour le fauchage de deux parcelles de maïs OGM Monsanto en 2008, vont se pourvoir en cassation. "L'ensemble des condamnés, réunis (vendredi) en début d'après-midi avec leurs avocats, ont décidé à l'unanimité de se pourvoir en cassation", a indiqué José Bové. Selon lui, "la volte-face de la cour d'appel par rapport au jugement de première instance nécessite d'aller en cassation".

Relaxés en juin dernier par le tribunal correctionnel de Poitiers, les huit faucheurs ont été condamnés jeudi par la cour d'appel de Poitiers pour le fauchage de deux champs d'essais de maïs OGM Monsanto MON810/NK603, le 15 août 2008 à Civaux et à Valdivienne (Vienne). Déjà condamnés pour des faits similaires, trois prévenus se sont vu infliger cent jours-amende à 6 euros, et M. Bové deux cents jours-amende à 6 euros.

Les cinq autres faucheurs ont été condamnés à des amendes allant de 300 à 600 euros, chaque fois assorties de sursis. Les huit prévenus devront en outre verser solidairement plus 135 700 euros au semencier américain Monsanto et 38 000 euros à l'agriculteur propriétaire des parcelles détruites, au titre des préjudices matériel et moral.

Dans son arrêt, la cour d'appel a requalifié les faits en "destruction d'une parcelle de culture autorisée", alors que le tribunal correctionnel de Poitiers avait prononcé une relaxe générale, considérant que le parquet n'avait pas visé le bon article de loi. Ce dossier est le dernier mettant en cause des "faucheurs volontaires" de maïs OGM depuis le début de la campagne de fauchages inaugurée en 1997

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 16:57

LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.12 | 17h51   •  Mis à jour le 18.02.12 | 17h51

 
 

 

Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle pour le parti Lutte ouvrière, s'est jointe à la manifestation des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay-sous-bois le 18 février.

Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle pour le parti Lutte ouvrière, s'est jointe à la manifestation des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay-sous-bois le 18 février. AFP/BERTRAND GUAY


Des centaines de personnes — plus de 2 000 selon les syndicats, 1 300 selon la préfecture — ont manifesté samedi 18 février à Aulnay-sous-bois, en Seine-Saint-Denis, pour défendre le maintien de l'activité de production de l'usine PSA d'Aulnay, dont les salariés craignent l'arrêt.

Depuis la révélation en juin dernier de documents de travail internes du constructeur émettant l'hypothèse d'une fermeture du site d'Aulnay, qui fabrique la Citroën C3, les syndicats craignent que le déclin de la production se poursuive et aboutisse à terme à un arrêt de l'activité.

Le cortège, où figuraient Marie-George Buffet (PCF), Nathalie Arthaud (LO), ainsi que de nombreux élus locaux, s'est ébranlé vers 14h15 de la gare RER d'Aulnay en direction de la mairie, derrière une banderole proclamant "Non à la fermeture de PSA Aulnay". "On est convaincus que PSA veut fermer l'usine, mais on se battra jusqu'au bout, pour notre boulot, parce qu'on n'a que ça pour vivre", a dit Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

 

 UN VOLUME DE PRODUCTION DIVISÉ PAR DEUX

Plus de 3 300 personnes travaillent à l'usine PSA d'Aulnay, dont plus de 3 000 en CDI et CDD et 300 en intérim. Ils étaient 5 000 en 2004, rappelle la CGT. Depuis 2004, le volume de production à Aulnay a été divisé par deux.

"On nous demandait d'être aveugles et sourds, de ne pas faire attention à la baisse de production, à la baisse du nombre de salariés sur le site, on a décidé de ne plus se taire", a dit Claude Bartolone, président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, venu "représenter François Hollande". "PSA concerne 9 000 emplois directs et indirects dans le département. Non seulement c'est un des plus gros employeurs, mais c'est important de maintenir l'emploi industriel dans le département", a-t-il souligné.

L'arrêt de la production à Aulnay "serait une catastrophe humaine. Et pour la ville, ce serait une catastrophe financière, plusieurs millions d'euros payés par PSA au titre de la taxe professionnelle manqueraient au budget municipal", a renchéri le maire PS, Gérard Ségura.

Cette semaine, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a une nouvelle fois souligné des problèmes de surcapacité en Europe dans les petites voitures, dont fait partie la C3 produite à Aulnay. "Cette réduction des capacités est absolument inévitable" en Europe, a-t-il insisté.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 23:19
Love forever 14/02/2012 à 22h06

Renée Greusard | Journaliste Rue89

Le jour de la Saint-Valentin, tout le monde n'a pas envie de dire son amour à son lapin ou sa papaye. Il en est qui aiment déclarer leur flamme à Pôle emploi et au service public.

En ce début de mardi après midi des militants du Front de Gauche, de l'Appel et la Pioche et des Désobéïssants se sont réunis pour aller ensemble faire des free hugs (câlins gratuits en anglais) dans un pôle emploi parisien.

 

 

Sarkozy veut un référendum sur les chômeurs...

Cette envie câline était en fait motivée par les récents propos du président de la République.

Dans le Figaro Madame, ce 11 février, Nicolas Sarkozy a en effet annoncé que s'il était réélu, il envisagerait d'offrir désormais aux chômeurs une indemnisation à condition qu'ils suivent une formation.

Le président parle ensuite de faire un référendum pour demander aux Français de donner :

« leur opinion sur ce système d'indemnisation du chômage et sur la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat. »

... Les chômeurs font des câlins aux agents de Pôle emploi


le logo des militants « free hugs »

C'en était trop pour nos militants calinophiles. Dans un communiqué, ils appelaient à une après midi de tendresse.

« Des chômeurs feront des câlins aux agents de Pôle Emploi, victimes les uns comme les autres de la casse du service public de l'emploi. Les précaires salariés et les chômeurs sans salaires se feront des câlins.

Aimons-nous, cajolons-nous, unissons-nous contre ce système qui voudrait nous diviser. »

Un appât à journalistes en quêtes d'images fortes : il y avait probablement plus de caméras que de chômeurs au rendez-vous, mais qu'importe. Les militants sont partis dans la bonne humeur à la pêche aux câlins.

Parce que nous aimons l'amour à Rue69, nous avons demandé aux militants et chômeurs de déclarer leur flamme à Pôle emploi.

 


 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:57

LEMONDE.FR | 15.02.12 | 19h06   •  Mis à jour le 15.02.12 | 19h43

 
 

Et voilà qu'il manque trente jurés pour évaluer la session 2012 de l'agrégation de mathématiques ! Un quart des jurés ont démissionné. Depuis la réforme de la mastérisation – qui a fait passer le niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5 –, ils estiment que rien ne va plus.

D'abord, les effectifs de ce prestigieux concours chutent dangereusement. Moins que le nombre de candidats au Capes, certes, mais tout de même, le nombre de candidats est tombé de 2 965 en 2010 à 1 285 en 2011. Soit 53% de moins. Evidemment, en limitant le vivier, les bons candidats disparaissent aussi. Ainsi, le nombre d'admis est passé de 846 à 574. Ce qui signifie que tous les postes ne sont pas pourvus. Un exemple ? Les normaliens ne viennent quasiment plus. "Les années précédentes, on en comptait plusieurs dizaines. A la session dernière, nous n'en avions qu'un seul", se désole René Corie, membre du jury démissionnaire.

A cet appauvrissement se sont ajoutées des conditions de travail que le jury estime difficile et peu compatibles avec le sérieux de ce concours. " Nous avions 648 admissibles. Nous avons travaillé pendant deux semaines d'affilée de 6 heures à 20 heures pour réussir à leur faire passer sérieusement leurs trois oraux ", rappelle l'enseignant. Ce devait être exceptionnel, mais à la session 2012 on leur a encore annoncé des délais plus serrés. C'est finalement ce qui a décidé ces enseignants à rendre leur tablier.

Comme tout de même, ils avaient conscience qu'être membres du jury de l'agrégation de mathématiques est une affaire sérieuse, ils ont tenté un dernier recours et écrit au ministre Luc Chatel. De réponse ils n'ont pas reçu. Mais le président de leur concours a été, lui, prié de se débrouiller avec l'organisation. Joli bizutage pour Charles Torosian, inspecteur général de mathématiques qui venait d'être nommé à cette fonction. Il ne lui reste plus qu'à trouver trente autres professeurs de mathématiques, exerçant en université ou en classe préparatoire pour que la session 2012 ait bien lieu. Il déclare d'ailleurs les avoir déjà trouvés et disposer d'une liste complète. " 85 anciens, et 35 nouveaux… et nous allons bien travailler ", précise-t-il au Monde.

Le hic, qui ne plait guère aux jurés démissionnaires, et qui ne devrait pas vraiment ravir les candidats, c'est que le nombre d'admissibles va baisser. Ces dernières années, il y avait un candidat admissible pour 1,85 candidat qui se présentaient. Fini. Leur nombre va descendre à un admissible pour 2,25 candidats. "Au début des années 2000, on prenait encore moins d'admissibles" précise Charles Torosian.

Derrière ces récriminations sur l'organisation, il y a une nouvelle fois un mot qui revient : la mastérisation. "C'est la raison pour laquelle le nombre de candidats décroit à l'agrégation. La raison pour laquelle les Normaliens ne la passent plus, et c'est aussi la raison pour laquelle notre vivier de candidats venus d'autres milieux professionnel a décru", rappelle René Cori.

Cette démission massive arrive une semaine après le carton rouge donné par la Cour des comptes à cette même mastérisation qui a, aux yeux des magistrats de la rue Cambon, mis à mal la formation initiale des enseignants, sans par ailleurs tenir ses promesses initiales en terme d'économies.

Maryline Baumard

 


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:43

 

LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.12 | 13h03   •  Mis à jour le 15.02.12 | 14h50

 
 

 

Le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique pour obtenir de faux témoignages dans les années 1990.

Le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique pour obtenir de faux témoignages dans les années 1990.AFP/ANDREAS SOLARO


Le parquet de Milan a demandé, mercredi 15 février, une peine de cinq ans de prison contre l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, accusé de corruption de témoin dans l'affaire Mills.

"Nous avons la certitude, au-delà de tout doute raisonnable, que l'accusé est coupable", a martelé le procureur Fabio De Pasquale. Dans cette affaire à multiples rebondissements judiciaires, le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique David Mills pour obtenir de faux témoignages en sa faveur dans plusieurs procès datant des années 1990.

Le magistrat De Pasquale a cité comme preuve de la culpabilité de Silvio Berlusconi, entre autres, une décision de la cour de cassation, la plus haute juridiction italienne, de février 2010. Il y a deux ans, cette cour avait décidé que les faits de corruption reprochés à David Mills, qui était jugé dans un procès à part, étaient prescrits et avait annulé sa condamnation en première et deuxième instances à quatre ans et demi de prison.

 

"UN CAS DE CORRUPTION GRAVISSIME"


La plus haute juridiction avait cependant dénoncé dans ses attendus "un cas de corruption gravissime", confirmant ainsi implicitement que Silvio Berlusconi avait corrompu David Mills. Après le réquisitoire du parquet, mercredi, la parole reviendra aux avocats de la défense au cours des prochaines audiences.

 

>> Portfolio : "Berlusconi, les dérives d'une ascension fulgurante"


Mais il n'est pas certain que le tribunal de Milan puisse un jour rendre un verdict. La défense de Silvio Berlusconi a demandé à la fin de janvier la récusation du tribunal, qu'elle juge "partial". Elle lui reproche notamment d'avoir refusé d'entendre un grand nombre de témoins. La cour d'appel de Milan doit se prononcer sur cette demande le 18 février.

Par ailleurs, la défense et le parquet s'affrontent sur la date exacte – extrêmement proche – à partir de laquelle les faits reprochés à M. Berlusconi seront prescrits. Selon la défense, le délai autorisant un jugement est dépassé depuis le 9 février. Le parquet, lui, estime pouvoir faire condamner l'ex-président du Conseil italien jusqu'au 3 mai au plus tôt, à la mi-juillet au plus tard. Ces dates découlent de deux décomptes des multiples interruptions et reprises qu'a connues ce procès au fil des années. Il reviendra au tribunal de Milan de trancher cette question, si la cour d'appel l'autorise à aller jusque là.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:30

LEMONDE.FR | 15.02.12 | 18h17   •  Mis à jour le 15.02.12 | 18h18

 
 

 

Le site "blockediniran", permettant de vérifier si une adresse Internet a été bloquée par les autorités iraniennes.

 

Le site "blockediniran", permettant de vérifier si une adresse Internet a été bloquée par les autorités iraniennes.

Les autorités iraniennes ont encore renforcé leur étau sur Internet. Entre le 9 et le 11 février, plus de 30 millions d'Iraniens n'ont plus pu accéder à leur messagerie en ligne, rapporte ainsi le blog Nouvelles d'Iran. Pour les sites spécialisés, l'origine de cette "panne" est simple : le régime a décidé de bloquer les adresses Web utilisant le protocole https, version cryptée et "sécurisée" des pages Web.

La conséquence, note Hacker news, est que les sites d'entreprises américaines comme Google et Yahoo ! ne sont pas les seuls bloqués : les services bancaires sont également affectés. Le site blockediniran permet de vérifier quelles adresses Internet ont été bannies par les autorités. Mercredi 15 février, Google.com et Yahoo.com étaient de nouveau disponibles, y compris dans leurs versions sécurisées.

TRIPLE MÉTHODE DE BLOCAGE

"Ces coupures d'accès à Internet ont été concomitantes des célébrations organisées à l'occasion du 33e anniversaire de la Révolution", note Nouvelles d'Iran. D'après le blog Tor project, qui conçoit un logiciel permettant de contourner la censure en ligne, trois méthodes ont été utilisées pour rendre impossible l'accès à ces sites.

Le gouvernement a ainsi procédé à une inspection des paquets en profondeur (en anglais "Deep Packet Inspection" ou DPI), du trafic des certificats SSL. Ces certificats sont utilisés par les navigateurs Internet pour vérifier qu'un site est bien un original et non une version détournée. Cette méthode a été complétée par un blocage sélectif de certaines adresses IP et par un filtrage de certains mots-clés. "L'Iran expérimente la détection et la manipulation de certificats SSL depuis au moins un an", explique Andrew Lewman, directeur exécutif du projet Tor, contacté par le Monde.fr.

Lors des coupures, le nombre d'utilisateurs du programme d'anonymisation Tor a d'ailleurs connu une baisse significative, entre le 10 et le 12 février, alors que le pays compte entre 50 000 et 60 000 utilisateurs de Tor. "La raison en est simple. Tor utilise le SSL, s'il est bloqué ou ralenti, il en est de même pour Tor", résume M. Lewman.

 

MÉTHODE EXPÉRIMENTALE

Mais, avec un nouveau système, baptisé "Obfsproxy", Tor semble avoir trouvé une nouvelle parade. Si la solution technique est complexe, encore expérimentale et donc pas encore "clé en main" pour l'utilisateur, le principe est simple : il s'agit de masquer le fait que l'internaute utilise un certificat SSL. Plusieurs milliers d'internautes iraniens utiliseraient cette version de test, indiquent les personnes à l'origine du projet Tor.

Ce jeu du chat et de la souris sur Internet semble infini. Mais pour Andrew Lewman, il sera très difficile pour le régime iranien de lutter contre "Obfsproxy". "La vraie option serait de déconnecter l'Iran d'Internet. Mais j'imagine que la réaction sera bien plus violente que face à la tentative actuelle de manipuler des certificats SSL", prévient Andrew Lewman. C'est pourtant ce qu'il s'était passé il y a un an en Egypte. Afin de contenir les manifestations de la population, les autorités avaient ordonné une coupure d'Internet dans l'ensemble du pays.

Classé dans la liste des "dix pays ennemis de l'Internet", l'Iran a vu "la censure des sites d'information traitant de politique ou de droits de l'homme considérablement renforcée", selon Reporters sans frontières. Depuis un an, le pays dispose par exemple d'une "cyberpolice" chargée d'assurer le contrôle du Net.

Laurent Checola


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:48

 

 

 Rue89 - Hala Kodmani Journaliste Publié le 14/02/2012 à 10h49

    La célèbre comédienne syrienne, Fadwa Suleiman, installée depuis des semaines à Homs pour animer la protestation contre Bachar El-Assad, lance un appel aux siens et au monde :

    « Je ne veux pas pleurer en direct sur les écrans de télévision les corps déchiquetés de mes proches et amis à Khaldyeh, Bayada, Baba Amr, Zabadani et Madaya… ni ceux de mes frères que le régime criminel a poussé à tuer mes autres frères… Je ne veux pas intervenir pour condamner la tuerie et les tueurs pour plaire à tous… Mais je voudrais hurler à la figure des politiciens et des hommes de religion du monde entier : Assez ! Assez de honte ! Assez de crime ! Assez de guerres et de sang !

    Honte à l'humanité qui a atteint un tel niveau de développement technologique, scientifique et nucléaire de laisser se poursuivre la sauvagerie et la barbarie. Si celui qui couvre les crimes se croit à l'abri, qu'il sache qu'il sera poursuivi ainsi que sa descendance, son peuple et son pays. Il est temps de comprendre que toute action provoque une réaction, que tôt ou tard le tueur sera tué. Qui seront les héritiers de la tuerie et de la haine ? Rien que pour l'armement, l'énergie et les richesses ? ? ? Qui a dit que nous ne pouvions pas les partager pour un monde plus paisible, plus beau, plus savant et plus près de la vérité ? ? ?

    Peuples du monde, si nous ne comprenons pas ce qui se passe autour de nous aujourd'hui, nous resterons tributaires de l'action et de la réaction. Alors dressez-vous contre vos dirigeants pour que vos enfants n'héritent pas de la réaction au meurtre commis contre nous !

    Construisons notre monde loin de leurs mensonges et de leurs lois qui nous imposent la soumission, l'humiliation, la mort, la destruction et le sang… tout cela au nom de Dieu, de la liberté et de la démocratie mensongère !

    Grand peuple de Syrie, déploie tes ailes et vole vers la liberté !

    Déploie tes ailes ! »

    Rappel : en décembre dernier, la chaîne canadienne CBC lui avait consacré un portrait.

     

     

    Portrait de Fadwa Suleiman, CBC en français, décembre 2011

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