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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:57

LEMONDE.FR | 15.02.12 | 19h06   •  Mis à jour le 15.02.12 | 19h43

 
 

Et voilà qu'il manque trente jurés pour évaluer la session 2012 de l'agrégation de mathématiques ! Un quart des jurés ont démissionné. Depuis la réforme de la mastérisation – qui a fait passer le niveau de recrutement des enseignants de bac+3 à bac+5 –, ils estiment que rien ne va plus.

D'abord, les effectifs de ce prestigieux concours chutent dangereusement. Moins que le nombre de candidats au Capes, certes, mais tout de même, le nombre de candidats est tombé de 2 965 en 2010 à 1 285 en 2011. Soit 53% de moins. Evidemment, en limitant le vivier, les bons candidats disparaissent aussi. Ainsi, le nombre d'admis est passé de 846 à 574. Ce qui signifie que tous les postes ne sont pas pourvus. Un exemple ? Les normaliens ne viennent quasiment plus. "Les années précédentes, on en comptait plusieurs dizaines. A la session dernière, nous n'en avions qu'un seul", se désole René Corie, membre du jury démissionnaire.

A cet appauvrissement se sont ajoutées des conditions de travail que le jury estime difficile et peu compatibles avec le sérieux de ce concours. " Nous avions 648 admissibles. Nous avons travaillé pendant deux semaines d'affilée de 6 heures à 20 heures pour réussir à leur faire passer sérieusement leurs trois oraux ", rappelle l'enseignant. Ce devait être exceptionnel, mais à la session 2012 on leur a encore annoncé des délais plus serrés. C'est finalement ce qui a décidé ces enseignants à rendre leur tablier.

Comme tout de même, ils avaient conscience qu'être membres du jury de l'agrégation de mathématiques est une affaire sérieuse, ils ont tenté un dernier recours et écrit au ministre Luc Chatel. De réponse ils n'ont pas reçu. Mais le président de leur concours a été, lui, prié de se débrouiller avec l'organisation. Joli bizutage pour Charles Torosian, inspecteur général de mathématiques qui venait d'être nommé à cette fonction. Il ne lui reste plus qu'à trouver trente autres professeurs de mathématiques, exerçant en université ou en classe préparatoire pour que la session 2012 ait bien lieu. Il déclare d'ailleurs les avoir déjà trouvés et disposer d'une liste complète. " 85 anciens, et 35 nouveaux… et nous allons bien travailler ", précise-t-il au Monde.

Le hic, qui ne plait guère aux jurés démissionnaires, et qui ne devrait pas vraiment ravir les candidats, c'est que le nombre d'admissibles va baisser. Ces dernières années, il y avait un candidat admissible pour 1,85 candidat qui se présentaient. Fini. Leur nombre va descendre à un admissible pour 2,25 candidats. "Au début des années 2000, on prenait encore moins d'admissibles" précise Charles Torosian.

Derrière ces récriminations sur l'organisation, il y a une nouvelle fois un mot qui revient : la mastérisation. "C'est la raison pour laquelle le nombre de candidats décroit à l'agrégation. La raison pour laquelle les Normaliens ne la passent plus, et c'est aussi la raison pour laquelle notre vivier de candidats venus d'autres milieux professionnel a décru", rappelle René Cori.

Cette démission massive arrive une semaine après le carton rouge donné par la Cour des comptes à cette même mastérisation qui a, aux yeux des magistrats de la rue Cambon, mis à mal la formation initiale des enseignants, sans par ailleurs tenir ses promesses initiales en terme d'économies.

Maryline Baumard

 


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:43

 

LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.12 | 13h03   •  Mis à jour le 15.02.12 | 14h50

 
 

 

Le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique pour obtenir de faux témoignages dans les années 1990.

Le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique pour obtenir de faux témoignages dans les années 1990.AFP/ANDREAS SOLARO


Le parquet de Milan a demandé, mercredi 15 février, une peine de cinq ans de prison contre l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, accusé de corruption de témoin dans l'affaire Mills.

"Nous avons la certitude, au-delà de tout doute raisonnable, que l'accusé est coupable", a martelé le procureur Fabio De Pasquale. Dans cette affaire à multiples rebondissements judiciaires, le "Cavaliere" est accusé d'avoir versé 600 000 dollars à son ancien avocat britannique David Mills pour obtenir de faux témoignages en sa faveur dans plusieurs procès datant des années 1990.

Le magistrat De Pasquale a cité comme preuve de la culpabilité de Silvio Berlusconi, entre autres, une décision de la cour de cassation, la plus haute juridiction italienne, de février 2010. Il y a deux ans, cette cour avait décidé que les faits de corruption reprochés à David Mills, qui était jugé dans un procès à part, étaient prescrits et avait annulé sa condamnation en première et deuxième instances à quatre ans et demi de prison.

 

"UN CAS DE CORRUPTION GRAVISSIME"


La plus haute juridiction avait cependant dénoncé dans ses attendus "un cas de corruption gravissime", confirmant ainsi implicitement que Silvio Berlusconi avait corrompu David Mills. Après le réquisitoire du parquet, mercredi, la parole reviendra aux avocats de la défense au cours des prochaines audiences.

 

>> Portfolio : "Berlusconi, les dérives d'une ascension fulgurante"


Mais il n'est pas certain que le tribunal de Milan puisse un jour rendre un verdict. La défense de Silvio Berlusconi a demandé à la fin de janvier la récusation du tribunal, qu'elle juge "partial". Elle lui reproche notamment d'avoir refusé d'entendre un grand nombre de témoins. La cour d'appel de Milan doit se prononcer sur cette demande le 18 février.

Par ailleurs, la défense et le parquet s'affrontent sur la date exacte – extrêmement proche – à partir de laquelle les faits reprochés à M. Berlusconi seront prescrits. Selon la défense, le délai autorisant un jugement est dépassé depuis le 9 février. Le parquet, lui, estime pouvoir faire condamner l'ex-président du Conseil italien jusqu'au 3 mai au plus tôt, à la mi-juillet au plus tard. Ces dates découlent de deux décomptes des multiples interruptions et reprises qu'a connues ce procès au fil des années. Il reviendra au tribunal de Milan de trancher cette question, si la cour d'appel l'autorise à aller jusque là.

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 22:30

LEMONDE.FR | 15.02.12 | 18h17   •  Mis à jour le 15.02.12 | 18h18

 
 

 

Le site "blockediniran", permettant de vérifier si une adresse Internet a été bloquée par les autorités iraniennes.

 

Le site "blockediniran", permettant de vérifier si une adresse Internet a été bloquée par les autorités iraniennes.

Les autorités iraniennes ont encore renforcé leur étau sur Internet. Entre le 9 et le 11 février, plus de 30 millions d'Iraniens n'ont plus pu accéder à leur messagerie en ligne, rapporte ainsi le blog Nouvelles d'Iran. Pour les sites spécialisés, l'origine de cette "panne" est simple : le régime a décidé de bloquer les adresses Web utilisant le protocole https, version cryptée et "sécurisée" des pages Web.

La conséquence, note Hacker news, est que les sites d'entreprises américaines comme Google et Yahoo ! ne sont pas les seuls bloqués : les services bancaires sont également affectés. Le site blockediniran permet de vérifier quelles adresses Internet ont été bannies par les autorités. Mercredi 15 février, Google.com et Yahoo.com étaient de nouveau disponibles, y compris dans leurs versions sécurisées.

TRIPLE MÉTHODE DE BLOCAGE

"Ces coupures d'accès à Internet ont été concomitantes des célébrations organisées à l'occasion du 33e anniversaire de la Révolution", note Nouvelles d'Iran. D'après le blog Tor project, qui conçoit un logiciel permettant de contourner la censure en ligne, trois méthodes ont été utilisées pour rendre impossible l'accès à ces sites.

Le gouvernement a ainsi procédé à une inspection des paquets en profondeur (en anglais "Deep Packet Inspection" ou DPI), du trafic des certificats SSL. Ces certificats sont utilisés par les navigateurs Internet pour vérifier qu'un site est bien un original et non une version détournée. Cette méthode a été complétée par un blocage sélectif de certaines adresses IP et par un filtrage de certains mots-clés. "L'Iran expérimente la détection et la manipulation de certificats SSL depuis au moins un an", explique Andrew Lewman, directeur exécutif du projet Tor, contacté par le Monde.fr.

Lors des coupures, le nombre d'utilisateurs du programme d'anonymisation Tor a d'ailleurs connu une baisse significative, entre le 10 et le 12 février, alors que le pays compte entre 50 000 et 60 000 utilisateurs de Tor. "La raison en est simple. Tor utilise le SSL, s'il est bloqué ou ralenti, il en est de même pour Tor", résume M. Lewman.

 

MÉTHODE EXPÉRIMENTALE

Mais, avec un nouveau système, baptisé "Obfsproxy", Tor semble avoir trouvé une nouvelle parade. Si la solution technique est complexe, encore expérimentale et donc pas encore "clé en main" pour l'utilisateur, le principe est simple : il s'agit de masquer le fait que l'internaute utilise un certificat SSL. Plusieurs milliers d'internautes iraniens utiliseraient cette version de test, indiquent les personnes à l'origine du projet Tor.

Ce jeu du chat et de la souris sur Internet semble infini. Mais pour Andrew Lewman, il sera très difficile pour le régime iranien de lutter contre "Obfsproxy". "La vraie option serait de déconnecter l'Iran d'Internet. Mais j'imagine que la réaction sera bien plus violente que face à la tentative actuelle de manipuler des certificats SSL", prévient Andrew Lewman. C'est pourtant ce qu'il s'était passé il y a un an en Egypte. Afin de contenir les manifestations de la population, les autorités avaient ordonné une coupure d'Internet dans l'ensemble du pays.

Classé dans la liste des "dix pays ennemis de l'Internet", l'Iran a vu "la censure des sites d'information traitant de politique ou de droits de l'homme considérablement renforcée", selon Reporters sans frontières. Depuis un an, le pays dispose par exemple d'une "cyberpolice" chargée d'assurer le contrôle du Net.

Laurent Checola


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:48

 

 

 Rue89 - Hala Kodmani Journaliste Publié le 14/02/2012 à 10h49

    La célèbre comédienne syrienne, Fadwa Suleiman, installée depuis des semaines à Homs pour animer la protestation contre Bachar El-Assad, lance un appel aux siens et au monde :

    « Je ne veux pas pleurer en direct sur les écrans de télévision les corps déchiquetés de mes proches et amis à Khaldyeh, Bayada, Baba Amr, Zabadani et Madaya… ni ceux de mes frères que le régime criminel a poussé à tuer mes autres frères… Je ne veux pas intervenir pour condamner la tuerie et les tueurs pour plaire à tous… Mais je voudrais hurler à la figure des politiciens et des hommes de religion du monde entier : Assez ! Assez de honte ! Assez de crime ! Assez de guerres et de sang !

    Honte à l'humanité qui a atteint un tel niveau de développement technologique, scientifique et nucléaire de laisser se poursuivre la sauvagerie et la barbarie. Si celui qui couvre les crimes se croit à l'abri, qu'il sache qu'il sera poursuivi ainsi que sa descendance, son peuple et son pays. Il est temps de comprendre que toute action provoque une réaction, que tôt ou tard le tueur sera tué. Qui seront les héritiers de la tuerie et de la haine ? Rien que pour l'armement, l'énergie et les richesses ? ? ? Qui a dit que nous ne pouvions pas les partager pour un monde plus paisible, plus beau, plus savant et plus près de la vérité ? ? ?

    Peuples du monde, si nous ne comprenons pas ce qui se passe autour de nous aujourd'hui, nous resterons tributaires de l'action et de la réaction. Alors dressez-vous contre vos dirigeants pour que vos enfants n'héritent pas de la réaction au meurtre commis contre nous !

    Construisons notre monde loin de leurs mensonges et de leurs lois qui nous imposent la soumission, l'humiliation, la mort, la destruction et le sang… tout cela au nom de Dieu, de la liberté et de la démocratie mensongère !

    Grand peuple de Syrie, déploie tes ailes et vole vers la liberté !

    Déploie tes ailes ! »

    Rappel : en décembre dernier, la chaîne canadienne CBC lui avait consacré un portrait.

     

     

    Portrait de Fadwa Suleiman, CBC en français, décembre 2011
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    14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:39

    LEMONDE | 14.02.12 | 11h27

     
     

    Pendant combien de temps l'Etat continuera-t-il à ne pas appliquer un droit qu'il a lui-même instauré? Vendredi 10 février, la plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'Etat, a rappelé une nouvelle fois aux pouvoirs publics leurs obligations en matière d'hébergement d'urgence.

    "Il appartient aux autorités de l'Etat de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale", dit l'arrêt du Conseil, avant de poursuivre: "Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette tâche peut (…) faire apparaître une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée." Qualifiée d'"historique" par l'association Droit au logement (DAL) à l'origine de la procédure, cette décision est dans la droite ligne de ce qui avait été déjà affirmé par la loi Dalo (droit au logement opposable) votée en mars 2007.

    "Par cet arrêté, les juges disent clairement, et une nouvelle fois, que l'Etat a l'obligation d'assurer l'hébergement des sans-abri. Il n'y a aucune ambiguïté sur le devoir de l'Etat en la matière. Le Conseil d'Etat réaffirme aussi que ce dernier ne peut pas s'en sortir en faisant une hiérarchie dans les demandes d'urgence", explique Bernard Lacharme, secrétaire général du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.

     

    UNE PROCÉDURE PLUS RAPIDE

    Symboliquement très forte, cette décision ouvre aussi de nouvelles possibilités juridiques aux demandeurs. Ils peuvent désormais saisir le tribunal administratif en "référé liberté" et obtenir une injonction à l'Etat de les héberger. "Cette nouvelle possibilité est intéressante car elle est beaucoup plus rapide que la procédure classique, faite dans le cadre du Dalo, estime Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre. Avec le “référé liberté”, le juge doit se prononcer en quarante-huit heures, et il a la possibilité de demander au préfet d'héberger sous astreinte le demandeur", poursuit M. Robert. Dans le cadre du Dalo, après réception de la demande, les délais de réponse de la commission qui instruit les dossiers sont de six semaines.

    Pour autant, ce nouveau rappel à l'ordre de l'Etat ne va pas tout résoudre. Beaucoup de ménages, bien que jugés prioritaires, ne se voient pas proposer de logement ou d'hébergement. "Est-ce que l'Etat va accepter de demeurer hors la loi comme il le fait actuellement, ou est-ce qu'il va en tirer les conséquences pour augmenter les capacités d'hébergement?", s'interroge Bernard Lacharme.

    Selon le rapport du comité de suivi du Dalo publié en novembre 2011, la part des recours déposés en vue de l'obtention d'une place d'hébergement n'a cessé d'augmenter. En 2011, ils ont représenté 15 % des recours, contre 7 % en 2008. Dans ce contexte, les condamnations de l'Etat par les tribunaux administratifs pour non mise en œuvre des décisions de logement ou d'hébergement se multiplient.
    En 2011, le montant des astreintes payées par les pouvoirs publics a atteint 9,3 millions d'euros. Ces sommes ont été reversées à un fonds régional d'aide au logement… c'est-à-dire à l'Etat.

    Catherine Rollot


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    14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:33

    LEMONDE.FR avec AFP | 14.02.12 | 14h53   •  Mis à jour le 14.02.12 | 14h59

     
     

     

    Appelés à la grève par l'intersyndicale départementale du premier degré, les manifestants, rejoints par quelques collègues du secondaire, ont protesté devant l'inspection académique.

    Appelés à la grève par l'intersyndicale départementale du premier degré, les manifestants, rejoints par quelques collègues du secondaire, ont protesté devant l'inspection académique.AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT


    Plusieurs centaines d'enseignants (400 selon la préfecture, 2 000 selon les syndicats) ont manifesté mardi à Marseille pour dénoncer "une saignée sans précédent" dans les postes et les classes des écoles maternelles et primaires des Bouches-du-Rhône. Appelés à la grève par l'intersyndicale départementale du premier degré, les manifestants, rejoints par quelques collègues du secondaire, ont protesté devant l'inspection académique contre les 159 suppressions de poste et 188 fermetures de classe (pour 19 ouvertures) annoncées dans le département, avant de défiler dans le centre-ville.

    "C'est un triste record, cette carte scolaire nous n'en voulons pas", a martelé Christophe Doré, secrétaire départemental du syndicat Snuipp-FSU, soulignant que ces suppressions se faisaient dans un contexte de "relative stabilité démographique", avec 1 488 élèves en moins, "soit à peine plus d'un par école". Annonçant 65 % de grévistes dans le département (contre 22 % selon l'académie), avec un mouvement particulièrement suivi dans les écoles maternelles, M. Doré a également vilipendé "une méthode inacceptable", accusant d'"omerta" l'inspection d'académie sur le détail des suppressions de postes "hors classe" (Rased, remplaçants, conseillers pédagogiques, etc.) : il ne sera dévoilé que mercredi en comité départemental, l'occasion d'une nouvelle mobilisation.
     

    "Ils se sont servis des postes de Rased comme levier de suppression, c'est le signe d'une politique de non-éducation qui ne veut pas s'occuper de ceux qui en ont le plus besoin", a dénoncé le syndicaliste, tandis qu'on pouvait lire "Rased sabordés, élèves sacrifiés" sur la chasuble d'une manifestante.
    Interrogée par l'AFP, une autre manifestante, Sandra, enseignante dans une école de Marseille classée en ZEP, a estimé que le gouvernement pratiquait "la politique de la terre brûlée", voulant "tout massacrer avant de partir".

     

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    14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:27

     

    Le Monde - 13 février 2012

    Nicolas Dupont-Aignan n'était pas le bienvenu, lundi 13 février, au rassemblement parisien organisé près de l'ambassade grecque par plusieurs partis politiques de gauche (Parti de gauche, Parti communiste, Nouveau Parti anticapitaliste...), au lendemain de manifestations massives à Athènes contre l'adoption par le Parlement d'un nouveau plan d'austérité.

    "Le peuple grec a été sacrifié pour une monnaie unique en train de le tuer à petit feu", a expliqué le souverainiste de droite qui prône la fin de l'euro. "Sale raciste", "dégage!", lui ont lancé des militants, échauffés par sa venue. Dénonçant une "manifestation malsaine" et "une extrême-gauche en train de surfer sur le malheur des peuples", M. Dupont-Aignan, qui n'est resté que quelques minutes, a quitté la rue d'Iéna (16e arrondissement) sous la protection des CRS.

     

    Le rassemblement avait lieu à quelques mètres de l'ambassade grecque à Paris. Photo Joël Saget/AFP

     

    A quelques mètres de là, sur la place d'Uruguay, Jean-Luc Mélenchon prenait la parole, juché sur une chaise. Devant plusieurs centaines de personnes, le candidat du Front de gauche a appelé à se mobiliser le 21 février, date à laquelle l'Assemblée nationale doit ratifier le traité instaurant le Mécanisme européen de stabilité (MES), destiné à remplacer l'actuel Fonds européen de stabilité financière (FESF) et à venir en aide aux pays européens en difficulté. "La meilleure manière d'être solidaire avec le peuple grec, c'est de refuser ce traité", a-t-il jugé, appelant "la Banque centrale européenne (BCE) à prêter directement aux Etats au taux où elle prête aux banques, c'est-à-dire 1%".

    "Paris debout, Athènes, c'est bientôt nous", lui ont répondu les manifestants. Parmi les drapeaux du PCF, du Front de gauche, du NPA, on apercevait aussi ceux du Parti ouvrier indépendant (POI), qui avait appelé à être présent, sans pour autant se joindre à l'appel unitaire des autres partis. Sur la tribune improvisée, Olivier Besancenot (NPA) a également pris la parole. "Hier, on se sentait tous grecs !", a-t-il lancé. "La légitimité est du côté de la rue et des manifestants grecs", a estimé l'ancien candidat à la présidentielle, appelant une "annulation pure et simple" de la dette grecque.

     

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    13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 13:34

    LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.12 | 14h18   •  Mis à jour le 13.02.12 | 14h49

     
     

     

    Paul François, céréalier de 47 ans, ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces.

    Paul François, céréalier de 47 ans, ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces.JEAN MICHEL NOSSANT /© JEAN MICHEL NOSSANT


    Le géant américain Monsanto a été jugé "responsable", lundi 13 février à Lyon, de l'intoxication à l'herbicide en 2004 d'un agriculteur français, ouvrant la voie à des dommages-intérêts, ce qui constitue une première en France.
     

    "Monsanto est responsable du préjudice de Paul François suite à l'inhalation du produit Lasso", peut-on lire dans le jugement du tribunal de grande instance de Lyon. En conséquence, le tribunal "condamne Monsanto à indemniser entièrement Pierre François de son préjudice" qui sera évalué après une expertise médicale.

    Le 27 avril 2004, Paul François, un céréalier aujourd'hui âgé de 47 ans, avait reçu au visage des vapeurs de Lasso, un puissant désherbant produit par le leader mondial de l'agrochimie, en ouvrant la cuve d'un pulvérisateur. Il avait été rapidement pris de nausées puis de troubles (bégaiement, vertiges, maux de tête, troubles musculaires...) l'obligeant à interrompre son activité pendant près d'un an.

    Aujourd'hui, Paul François ne travaille plus qu'à mi-temps, en proie à des fatigues chroniques et des maux de tête tenaces. Les médecins considèrent que son système nerveux central a été affecté.

     

    >> Portrait : "Paul François, le paysan charentais qui affronte Monsanto"


    En mai 2005, un an après avoir inhalé les vapeurs, des analyses relevaient dans son organisme des traces de monochlorobenzène, un solvant présent pour moitié dans le Lasso, au côté du principe actif, l'anachlore. Trois ans plus tard, celui qui est devenu le porte-parole des victimes des pesticides obtenait en justice que ses troubles soient reconnus comme maladie professionnelle. Il lançait alors une procédure en responsabilité civile contre Monsanto.

    A l'audience, son avocat, Me François Lafforgue a reproché à Monsanto d'avoir "tout fait pour laisser le Lasso sur le marché" alors que sa dangerosité avait été établie dès les années 1980, d'où son interdiction au Canada, en Angleterre et en Belgique. Ce n'est qu'en 2007 qu'il a été retiré du marché français.

    Selon Me Lafforgue, Monsanto aurait aussi manqué à son "obligation d'information" en ne détaillant pas la composition du produit sur l'étiquette, et en n'avertissant pas des risques liés à l'inhalation, ni de l'obligation de porter un masque. L'avocat de Monsanto, Me Jean-Philippe Delsart, met quant à lui en doute la réalité de l'intoxication, soulignant que les problèmes de santé ne sont apparus que plusieurs mois après.

     

     

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    11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:37

    LEMONDE.FR | 11.02.12 | 16h25

     
     

     

    Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.

    Manifestation contre le traité Acta à Sofia, en Bulgarie, le 11 février.AFP/NIKOLAY DOYCHINOV


    Plusieurs centaines de manifestations ont eu lieu, ce samedi, pour protester contre le traité Acta (Anti-Counterfeiting Trade Agreement), un texte visant à renforcer la lutte contre la contrefaçon et qui fait craindre aux défenseurs des libertés numériques la mise en place de nouvelles limitations de la liberté d'expressions sur Internet.

    En France, une quarantaine de manifestations étaient prévues dans les principales villes. A Paris, entre 1 000 et 1 500 manifestants, selon les organisateurs, se sont réunis place de la Bastille. "La manifestation parisienne n'est qu'une toute petite partie d'un mouvement global, spontané", pour Jérémie Zimmermann, porte-parole de l'association la Quadrature du Net, qui avait appelé à manifester. "Des centaines de manifestations similaires ont lieu partout en Europe et dans le reste du monde : c'est une mobilisation sans précédent", explique-t-il au Monde.fr.

    D'après les premiers chiffres, la mobilisation semble avoir été très forte dans l'Est de l'Europe, où d'importantes manifestations avaient déjà eu lieu ces dernières semaines, notamment en Pologne. Plusieurs centaines de milliers de personnes s'étaient inscrites à des groupes Facebook d'appel à la manifestation.


    View ACTA Protests Worldwide - Brought to you by stoppacta-protest.info in a larger map

    UN TRAITÉ NÉGOCIÉ EN SECRET

    Si la dernière version du traité prévoit des mesures moins draconiennes que celles envisagées dans les premiers brouillons, Acta reste la bête noire des défenseurs des libertés numériques. Conçu pour lutter contre la contrefaçon de manière générale, le texte prévoit un renforcement des mesures douanières, mais aussi une harmonisation des outils juridiques de lutte contre le téléchargement illégal et, plus largement, de la vente de contrefaçon en ligne ; il inclut notamment une procédure facilitée pour que les ayants droit puissent obtenir des fournisseurs d'accès à Internet des informations concernant des personnes suspectées de contrefaçon. Plusieurs organisations craignent également que le texte ne complique la distribution de médicaments génériques.

    La manière dont le traité a été négocié secrètement est également dénoncée par plusieurs associations et formations politiques. L'Union européenne a signé le texte fin janvier, mais ce dernier doit encore être ratifié dans les différents pays de l'Union et soumis à un vote du Parlement européen. La Pologne, la République tchèque et la Lituanie ont d'ores et déjà gelé le processus de ratification, estimant que le texte devait être davantage étudié avant toute signature. Le rapporteur du texte au Parlement, le socialiste Kader Arif, avait démissionné de son poste de rapporteur, dénonçant une "mascarade". Il a été remplacé par le britannique David Martin.

     

     

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    11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:28

    LEMONDE.FR avec AFP | 11.02.12 | 17h51

     
     

     

    Des manifestants déposent du fumier devant le siège du gouvernement espagnol, le 11 février, après la présentation d'un vaste projet de réforme du droit du travail facilitant les licenciements.

    Des manifestants déposent du fumier devant le siège du gouvernement espagnol, le 11 février, après la présentation d'un vaste projet de réforme du droit du travail facilitant les licenciements.AFP/JOSEP LAGO


    Les syndicats espagnols ont dénoncé samedi la réforme du code du travail approuvée la veille par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, affirmant qu'elle ne ferait qu'aggraver la récession. Ils n'ont cependant pas lancé d'appel à la grève générale.

    Le gouvernement veut relancer le marché du travail en réduisant les avantages des salariés et en renforçant les prérogatives des employeurs, dans un pays qui affiche le taux de chômage le plus élevé d'Europe, à 23 % de la population active. Il prévoit de supprimer les contrats permettant le versement d'indemnités de départ, représentant 45 jours de salaire par année travaillée, pour les salariés reconnus victimes de licenciement abusifs. Ce cas est très fréquent devant les tribunaux espagnols. Les employeurs qui licencient ne devront plus désormais proposer que 33 jours de salaire par année travaillée, voire 20 jours seulement si l'entreprise se révèle durablement déficitaire. Au total, les indemnités de départ sont plafonnées à deux ans de salaire, contre trois ans et demi jusqu'ici.

    "De nombreux patrons sont irrésistiblement tentés de licencier leur personnel dans les périodes difficiles, tout comme les papillons de nuit sont attirés par la lumière", a déclaré Candido Mendez, secrétaire général de l'Union générale des travailleurs (UGT). "En pratique, cette réforme signifie qu'on va voir se généraliser des indemnités de seulement vingt jours de salaire", a-t-il dit lors d'une conférence de presse aux côtés d'Ignacio Fernandez Toxo, son homologue des Commissions ouvrières (CCOO), la principale fédération syndicale du pays. Pour Candido Mendez, la réforme va faire passer le nombre de chômeurs de 5,3 millions à 6 millions.

     

    TEMPS PARTIEL ET ACCORDS REVUS À LA BAISSE

    De nombreux économistes jugent indispensable de réduire le coût du travail afin de permettre aux compagnies espagnoles de gagner en compétitivité et donc, selon eux, de créer à terme des emplois.
    Certains analystes jugent même les mesures annoncées vendredi trop timides pour assurer une reprise durable de l'économie. Le nouveau gouvernement veut aussi autoriser les employeurs à ne pas tenir compte des accords collectifs de branche dans les périodes de crise.

    Le gouvernement de Mariano Rajoy, arrivé au pouvoir en décembre après la victoire du Parti populaire (PP) aux élections du mois précédent, veut aussi encourager le recours au temps partiel.
    L'embauche des jeunes serait encouragée par des incitations aux entreprises.

    Les CCOO et l'UGT n'ont pas appelé à une grève générale pour dénoncer la réforme mais ont annoncé des "protestations qui iront en s'amplifiant". Les deux grands syndicats ont notamment lancé un appel à des rassemblements dans tout le pays le 19 février.

    Si le taux de chômage en Espagne se situe en moyenne à 23 % de la population active, il est de 50 % pour les jeunes. En Andalousie, il est de 30 %. Le gouvernement précédent du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero avait lui aussi entrepris une modification du code du travail, mais il avait été critiqué pour ne pas avoir abordé de front la question des négociations collectives sur les salaires et ne pas avoir désindexé l'évolution des salaires de celle de l'inflation.

     

     

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