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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 14:27

Un ancien directeur d'école nous a fait parvenir la lettre de démission qu'il vient d'envoyer à l'inspecteur d'académie de l'Essonne. Il y explique ne plus avoir sa place au sein d'un système éducatif qui n'a que faire d'une pédagogie respectueuse de l'enfant

Je souhaite par ce courrier, monsieur l'inspecteur, vous présenter ma démission. Depuis la fin des années 80, je n'ai pu qu'assister à la dégradation de la liberté éducative et pédagogique de l'enseignant, et à l'appauvrissement du champ éducatif à l'école.

Sous couvert d'un « recentrage » perpétuel vers l'acquisition de « fondamentaux », de socle, l'école primaire s'est appauvrie, s'est repliée sur elle-même ; elle s'est coupée des ressources de son environnement naturel, à la fois urbain, familial et social.

Le temps et le champ de l'enseignement se sont retrouvés de plus en plus quadrillé d'objectifs, d'injonctions et de contrôles. Les possibilités pour les enseignants comme pour les élèves, de faire preuves d'initiative et d'autonomie sont progressivement et toujours plus rognées par des injonctions dans tous les domaines et une inflation de règlementations dissuasives.

Restriction de la liberté éducative

Le plan Vigipirate, l'alourdissement des procédures d'autorisation de sortie, ou d'intervention de tiers, la règlementation des activités physiques […] ont constitué autant d'entraves au développement d'un climat éducatif souhaitable, dans les classes et dans les écoles.

Qui peut encore en effet, dans sa classe et dans son école, sortir en toute simplicité, faire la cuisine, utiliser les transports en commun, faire participer les parents au quotidien de la classe, faire une sortie vélo avec ses élèves ou organiser un séjour avec eux ?

Sans que l'on y prenne garde, c'est toute la liberté éducative nécessaire à l'apprentissage de l'autonomie et au développement des relations éducatives de base qui se sont retrouvées progressivement rejetée hors de l'école.

Inflation des évaluations en tous genres

A la place, nous avons connu une inflation des évaluations en tous genres, nationales, de circonscription ou exceptionnelles, qui prennent de plus en plus de temps, de plus en plus de place et qui déterminent lourdement le quotidien des élèves, comme celui des enseignants.

Cette tendance est allée si loin, que l'on peut se demander si l'enseignement à l'école n'est pas en train de perdre tout sens en se réduisant à la simple préparation… de ses propres évaluations.

En vingt-quatre ans, je n'ai observé également aucun progrès dans la formation ou l'accompagnement des jeunes enseignants.

La formation éducative, l'accès à une formation consistante dans les domaines de la connaissance du développement psycho-affectif de l'enfant, de la connaissance des réalités sociales et contraintes des familles les plus précaires, sont toujours refusés aux jeunes enseignants qui subissent de plein fouet les peurs, les préjugés, auxquels les expose leur impréparation.

Des relations d'autoritarisme et de servilité

Membre de l'Icem pédagogie Freinet [pédagogie fondée fondée sur l'expression libre des enfants, ndlr] de longue date, j'aurais souhaité contribuer à l'intérieur de l'Education nationale au développement d'une pédagogie respectueuse de l'enfant, de ses besoins et de ses aspirations.

Je suis malheureusement aujourd'hui forcé de constater que de telles pratiques pédagogiques n'ont plus de place dans l'Education nationale, telle qu'elle est devenue.

Les sanctions, ou plus banalement les brimades et dénis de reconnaissance pleuvent sur nos collègues et camarades qui, partageant nos principes, refusent les modes d'évaluation néfaste, l'absurdité du » soutien scolaire » obligatoire, ou le fichage des enfants dans Base Élèves.

La relation avec la hiérarchie s'est tellement dégradée qu'il n'y a plus de place aujourd'hui dans notre institution que pour des relations d'autoritarisme et de servilité qui empêchent le développement de toute créativité nécessaire à l'acte d'éduquer. Aujourd'hui, Monsieur l'Inspecteur, il devient clair que c'est en dehors de l'école que peuvent se développer de véritables innovations pédagogiques et éducatives.

Mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie

C'est pour cette raison, que dans le cadre de l'action associative, je contribue à promouvoir de nouvelles formes de travail éducatif qui, répondant à des besoins sociaux pressants, ne trouvent pas de place à l'école.

C'est également pour cette raison que dans le cadre de la formation professionnelle, je contribue à développer des actions de formation propres à aider les éducateurs d'aujourd'hui à devenir les véritables promoteurs et ingénieurs de leur pratique professionnelle et éducative.

Constatant que ces objectifs n'ont plus aujourd'hui de place dans l'Education nationale, je vous prie donc de prendre en compte ma démission. Dans cette perspective, je vous prie de croire en mon attachement profond à l'éducation et à la pédagogie.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:10

LEMONDE | 24.08.11 | 12h15   •  Mis à jour le 24.08.11 | 12h20

 
 

 

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.REUTERS/MAL LANGSDON

La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus fortement que le reste de la population ; ensuite, parce que la fiscalité à laquelle ils sont soumis s'avère moins lourde qu'elle ne devrait l'être, rompant avec le principe de progressivité qui est censé fonder le système fiscal. Enfin, parce que ces deux éléments sont devenus difficilement supportables avec la crise, puis la nécessité d'appliquer des mesures de rigueur afin de réduire les déficits publics.

DES REVENUS EN HAUSSE

"Entre 2004 et 2007, les très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population", a relevé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une étude publiée en avril 2011. Le mouvement s'est poursuivi en 2008, tout en ralentissant un peu.

Si, pour 90 % des Français, la progression de l'ensemble des revenus (salaires, revenus du patrimoine et du capital) a été légèrement inférieure à 10 % entre2004 et 2007, elle a été de 20 % à 40 % pour les personnes les plus aisées, c'est-à-dire le 1 % de la population touchant plus de 84 500 euros de revenus annuels par unité de consommation (l'équivalent de 15 000 euros net par mois pour un couple avec deux enfants).

Les riches sont devenus plus riches notamment parce que leurs revenus du patrimoine ont fortement augmenté : "+11 % par an sur la période 2004-2008", selon l'Insee. Les revenus du patrimoine sont fortement concentrés chez les personnes les plus aisées, pour qui ils comptent pour près de 30 % dans le total des revenus.

Même si les salaires pèsent moins pour eux que pour les autres Français dans leurs revenus totaux, les plus riches ont également bénéficié d'une plus forte hausse des rémunérations. Des études réalisées en 2007 par Camille Landais, de l'Ecole d'économie de Paris, et en 2010 par Julie Solard, pour l'Insee, ont montré que "la rapide augmentation des inégalités de salaires" a aussi contribué à creuser l'écart en faveur des plus riches.

Pour l'ensemble de la population, les seuls revenus d'activité ont progressé de 11 % sur la période 2004-2007. Ils ont augmenté de +20 % pour les "très aisés" et de +39 % pour les "plus aisés", catégories qui représentent respectivement 0,09 % et 0,01 % de la population.

L'EFFET DÉGRESSIF DE LA FISCALITÉ

Un certain nombre de travaux ont montré que, pour le seul impôt sur le revenu, la progressivité cesse dès lors que l'on entre dans la catégorie des 0,1 % de Français les plus riches. Pour cette catégorie de la population, le taux moyen de prélèvement sur le revenu est de 20,5 %. Il tombe à 17,5 % pour le 0,01 % les plus riches et à 15 % pour le 0,001 % les plus aisés. Cela tient notamment au poids des revenus du capital dans le total des revenus des personnes les plus aisées : ils sont en effet moins taxés que ceux du travail.

Cela tient aussi à la politique fiscale menée ces dernières années. Les allégements successifs du barème ont plutôt bénéficié aux plus hauts revenus. De même que la création du bouclier fiscal.
Par ailleurs, l'utilisation des niches fiscales, qui permettent de réduire l'impôt à acquitter, est très forte dans cette catégorie de la population : les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts.

Une inflexion est à l'œuvre depuis deux ou trois ans. Notamment en raison des contraintes budgétaires. Le gouvernement a engagé une action de plafonnement et de rabotage des niches fiscales et alourdi un peu la fiscalité sur le capital (hausse du prélèvement forfaitaire libératoire, de la CSG sur les stock-options). Il a aussi relevé le taux supérieur de l'impôt sur le revenu de 40 % à 41 %, afin de faire contribuer les plus aisés au financement des retraites.

Philippe Le Coeur

L'appel des patrons pour une taxe "exceptionnelle"

Dans un appel publié mardi 23 août sur le site du Nouvel Observateur, seize patrons français et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle" des contribuables "les plus favorisés" afin de réduire le déficit budgétaire. L'appel est notamment signé par Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal et Jean-Paul Agon, PDG du groupe, Denis Hennequin (Accor), Maurice Lévy (Publicis), Christophe de Margerie (Total), Frédéric Oudéa (Société générale), Stéphane Richard (Orange).

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus, en écho à un appel de l'investisseur américain Warren Buffett, qui avait proposé à la mi-août que ses "amis méga-riches" et lui-même contribuent à la réduction de la dette américaine.

Article paru dans l'édition du 25.08.11

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 22:27
Midi Libre
19/08/2011, 19 h 17 | Mis à jour le 19/08/2011, 21 h 29

La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale.
La manifestation des agriculteurs a tourné à la bagarre générale. (MICHAEL ESDOURRUBAILH )

Une trentaine d’agriculteurs gardois, ulcérés par une vente flash, à grand renfort de publicité, de raisins blancs italiens au prix de 1,19 € le kg dans un supermarché nîmois, ont rendu visite au magasin en fin d’après-midi. L’un d’entre eux a pris le micro et a annoncé aux clients le début d’une vente flash exceptionnelle : "Tout est gratuit pendant dix minutes. Servez-vous. Vous pouvez remplir vos chariots et sortir, vous ne paierez pas".

Certains clients ne se le sont pas fait dire deux fois et, malgré l’extrême colère (un agriculteur a pris un coup de barre) des caissières et des responsables de la sécurité du magasin, plusieurs personnes sont sorties sans payer avec leur chariot, provoquant la rage des surveillants du magasin qui se sont lancés à leur poursuite, sur le parking, pour récupérer la marchandise, ce qui a engendré de nouvelles bousculades dans un climat proche de l’hystérie.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 22:44

Mehrez Harzli, le 30 juillet 2011 (Thierry Brésillon).

Le 15 juillet, alors que la police dispersait sans ménagement un rassemblement devant le siège du Premier ministre, place de la Kasbah, un policier en tenue brandissait, parmi les manifestants, une pancarte sur laquelle il avait inscrit « Vive le peuple ». (Voir la vidéo)


Devant les caméras de télévision, congratulé par la foule, il déclarait avant d'être arrêté par ses collègues :

« Le pays est à tout le monde aujourd'hui. Maintenant, le peuple a la parole. La police est au service du peuple, au service de sa sécurité. Nous avons été vingt-cinq ans au service de la dictature, ça suffit ! »

Ce policier s'appelle Mehrez Harzli, 44 ans. La mise soignée, l'expression déliée, amateur de poésie et patriote sourcilleux, il est infirmier depuis dix-sept ans au sein des brigades d'ordre public, les fameuses BOP de sinistre réputation pour avoir été souvent engagées dans la répression des manifestations, notamment pendant la révolution.

Son histoire est révélatrice du malaise d'une police à la fois symbole honni de la dictature et malmenée par son administration, tiraillée entre ses anciennes habitudes et son aspiration à être en phase avec l'évolution politique de la Tunisie. Entretien.

Thierry Brésillon : Qu'est-ce qui vous a poussé à rejoindre les manifestants ?

Mehrez Harzli : Je suis un policier qui, depuis le 14 janvier, a conclu un contrat avec le peuple, c'est de respecter son pouvoir. Le 15 juillet, je suivais les manifestations sur Facebook et le spectacle auquel j'ai assisté m'a paru à l'opposé de ce contrat. J'ai vu les policiers agresser les manifestants. Alors j'ai pris la décision d'aller soutenir mon peuple contre l'agression de notre système de sécurité qui symbolise la poursuite de la dictature instaurée depuis Bourguiba.

J'ai préparé ma pancarte et je suis allé rejoindre les manifestants à 16 heures. A 16h40, j'ai été arrêté le premier. Ma pancarte a été déchirée et un colonel m'a insulté d'une manière que je n'oublierai jamais.

Avez-vous été sanctionné ?

J'ai été suspendu de mes fonctions. Mais sous la pression d'organisations de droits de l'homme et du syndicat des policiers, l'administration m'a réintégré après dix jours en attendant mon passage en conseil de discipline. Mais pour toute action il faut payer. Et je suis prêt à payer pour la Tunisie.

Si ce gouvernement prend le chemin de la démocratie et de la justice, je ne pense pas que je serai sanctionné. Mais s'il soutient le principe d'agresser le peuple, je sais qu'il sera dur avec moi. Mais je ne regretterai jamais ce que j'ai fait.

J'ai reçu beaucoup de témoignages de solidarité. Certains m'ont proposé de payer mon salaire. Certains ont voulu organiser des collectes en ma faveur. Mais j'ai refusé. Je ne peux pas accepter de l'argent. Certains collègues me comprennent, mais la plupart me désapprouvent. Sur ce genre de sujets, on ne peut avoir tout le monde avec soi.

Comprenez-vous pourquoi vos collègues brutalisent les manifestants comme ils l'ont fait le 15 juillet ?

Il y a deux paramètres. D'abord, il y a les ordres. Et nous n'avons pas d'autres choix que d'exécuter les ordres. Etre policier, c'est un esclavage ! Des ordres, des ordres, des ordres…

Le second, c'est qu'il faut comprendre que le policier souffre : l'administration nous agresse, notre relation avec le peuple est très mauvaise et matériellement nous vivons dans le malheur. Un policier de base touche 420 dinars [un peu plus de 200 euros, ndlr] par mois. Moi je touche 520 dinars [un peu plus de 250 euros]. C'est très peu ! Nous souffrons beaucoup !

Dans ces conditions, on ne peut pas trouver un policier équilibré. Nous les policiers, nous avons besoin d'un psychiatre !

La police a-t-elle changé depuis le 14 janvier ?

Des cadres ont été sanctionnés, arrêtés, mais il reste des anciens responsables, avec les mêmes idées. Il faut les écarter car ils bloquent notre révolution.

Les policiers voudraient créer une bonne relation avec la population, mais dans la situation où ils sont, ce n'est pas possible. Cela prendra du temps. Pour restaurer la confiance entre le peuple et la police, il faudrait suivre le modèle géorgien. Après la révolution [la révolution des roses en 2003, ndlr], le salaire des policiers a été multiplié au moins par cinq.

Ce gouvernement de transition n'est pas encore démocratique. J'espère que ce n'est qu'une étape, mais je suis inquiet pour la Tunisie. Je lance un appel à tous les policiers : soutenez votre peuple ! Ne soutenez pas les politiciens !

Photo : Mehrez Harzli, le 30 juillet 2011 (Thierry Brésillon).

Rue89

 



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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 22:09

Présentation

 

Une famille (dont un handicapé) va perdre son logement parce que le proprio a décidé de vendre et qu'en tant que handicapé, il ne peut pas obtenir de crédit bien qu'il règle son loyer sans problème depuis 15 ans.

Le projet consiste à racheter la maison au propriétaire via une SCI constituée de 3500 parts sociales à 20,00€. Une sorte de "révolution solidaire", un genre de "capitalisme populaire" en somme...
Puisqu'on en parle, autant le faire...
Et quitte à le faire, autant que ce soit du CONCRET !

Cette SCI que nous allons donc créer, il faut d'abord qu'elle soit UTILE ; et le mot UTILE prend ici tout son sens premier si l'on sait qu'à l'aide de cet "outil immobilier" nous allons nous efforcer, dans un premier temps, de faire acquisition d'un petit ensemble immobilier.
Ce petit "ensemble" ici évoqué est situé dans la région d'USSEL ; fait de solides pierres "du pays" et entouré de quelques parcelles de bois et de prés, il abrite aujourd'hui une famille qui nous est chère,... y d'ailleurs installée depuis une quinzaine d'années.
Les choses étant par nature "impermanentes", il arrive que la "Gaudinus familia" va devoir quitter les lieux qu'elle loue et ce avant le 01/12/2011 !
La raison de ce départ est simple : les propriétaires disposent d'un capital immobilier et ont donc décidé de financièrement le réaliser ; ceci est la Loi et on n'y peut mais...
Il nous est par contre possible, pour éviter l'expulsion de cette famille GAUDIN de laquelle nous nous sommes "cybernétiquement" rapprochés tout au long de ces longs mois passés, de maintenant démontrer que nous ne sommes pas QUE des théoriciens de la SOLIDARITE CITOYENNE mais que nous sommes aussi des CITOYENS "SOLIDAIREMENT" ACTIFS !
Dès lors, fi maintenant des "expériences" que, tout un chacun, nous aurions (ou avons) pu vivre ou connaître ; foin également des "commentaires" qui, le plus souvent, sont faits pour notre propre satisfaction... épistolaire : il nous faut, maintenant, nous ENGAGER pour un "pote" !


La SOLIDARITE que tous nous prônons, c'est maintenant qu'il faut que nous la mettions en oeuvre.
Et donc, pour parler CONCRET, cette SOLIDARITE se nomme à présent SCI "Solidair'home" : elle représente un Capital "Financier" de départ de 70.000€ (soit 3500 parts sociales de 20,00€ chacune). Vous achetez une part ou plusieurs et vous êtes ainsi actionnaire solidaire !

La solidarité, c'est maintenant !

Amitiés à tous !

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:19

Par Nicolas Gauduin

Publié le 27 juillet 2011 à 15h55 Mis à jour le 28 juillet 2011 à 10h13

Anonymous affirme que 35.000 comptes Paypal ont été supprimés par leurs utilisateurs.

Anonymous affirme que 35.000 comptes Paypal ont été supprimés par leurs utilisateurs. © Reuters

Le collectif de hackers avait appelé au boycott du site de paiement, mercredi.

Avec son appel au boycott de Paypal lancé mercredi, Anonymous pourrait bien avoir fait perdre 1 milliard de dollars en quelques heures à son propriétaire Ebay. L'action a immédiatement chuté mercredi à l'ouverture du Nasdaq (15h30, heure française) et a terminé la séance à - 3,08%. Anonymous, qui assure avoir provoqué la fermeture de 35.000 comptes Paypal , s'était dit impatient de constater les effets de cette opération "100% légale" sur le cours des actions Ebay Inc.

Coïncidence... ou pas : dans le même temps, la police britannique a annoncé l'arrestation mercredi d'un jeune homme de 19 ans suspecté d'être "le porte-parole" des collectifs Anonymous et LulzSec. "L'homme arrêté est suspecté d'être lié à l'enquête internationale sur l'activité criminelle des groupes pirates Anonymous et LulzSec et utilise le pseudonyme de Topiary en ligne, qui est présenté comme le porte-parole des groupes", a précisé Scotland Yard.

Sur Twitter, Anonymous laisse entendre que quelque chose de "sympathique" pourrait à nouveau se produire jeudi. "On dirait que le FBI a envie de prendre une claque"...

Anonymous contre Paypal : deuxième round

Personne ne les attendait sur ce terrain-là. Le collectif de hackers Anonymous s’est lancé, mercredi matin, dans une démonstration de force inédite. Car totalement légale. Dans un communiqué, le réseau a tout simplement appelé les utilisateurs de Paypal à fermer leur compte.

Un nouveau round dans le combat qui oppose Anonymous au géant américain. Les hackers s’étaient déjà livrés à des attaques contre Paypal , du 6 au 10 décembre 2010, grâce à une méthode plus "habituelle" : celle du "déni de service", qui consiste à saturer un serveur de "requêtes" pour le rendre totalement indisponible.

Cette offensive était une réaction à la décision de Paypal, en décembre 2010, de geler les comptes appartenant au site Wikileaks , qui faisait alors scandale avec ses "fuites" diplomatiques relayées sur toute la toile. Le 19 juillet dernier, les polices américaine, britannique et néerlandaise avaient annoncé l’arrestation de 14 membres d’Anonymous suite à une plainte de la société américaine.

"Nous ne sommes pas les terroristes, c’est vous !"

Après ce vaste coup de filet, Anonymous a donc adopté une nouvelle stratégie, mercredi, avec cet appel au boycott on ne peut plus légal. L’occasion de prendre une nouvelle posture, à la limite du chevalier blanc : "Nous ne sommes pas les terroristes, c’est vous !", a lancé le collectif à Paypal dans son communiqué.

Les lecteurs ont été invités à vider leur compte en reversant son contenu à des œuvres caritatives, puis à le supprimer en informant Paypal de leur soutien à cette opération... Avant d’effectuer une capture d’écran du message et de la poster sur Twitter à l’attention du collectif.

Twitter s'enflamme pour "OpPayPal"

Sur Twitter, le fil de discussion #OpPayPal informe les 135.000 abonnés du compte d’Anonymous, minute par minute. Apparemment, le succès de l’opération a dépassé les attentes de ses auteurs, qui la qualifie d’ "opération la plus réussie jamais lancée" d’après l’indicateur de tendances Twitter trends.

Il multiplie également les provocations envers le compte Twitter de leur cible, avec des mots doux tels que : "Paypal, nous aurions pu balancer directement 150 gigas sur votre serveur… mais ça fait tellement 2010" . Goguenard, Anonymous a également lancé une tombola. Le participant tiré au sort s’est vu promettre… un document confidentiel de l’Otan, que le réseau prétend avoir piraté à la mi-juillet.

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