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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:08

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mobilisation

Projets d’oléoducs : Trump repart en guerre contre les Sioux

par

 

 

 

Donald Trump a signé le 24 janvier, quatre jours après son investiture, des décrets présidentiels visant à relancer deux projets d’oléoducs. Très controversés, les deux oléoducs Keystone XL et le Dakota Access ont fait l’objet d’une intense bataille politique entre les défenseurs du climat et les industriels des énergies fossiles. Tous deux avaient été suspendus par l’administration Obama.

C’est le 6 novembre 2015, après des mois d’actions non violentes et de batailles juridiques et administratives, que Barack Obama annonce l’abandon de la construction de l’oléoduc Keystone XL au nom, notamment, de la lutte contre les changements climatiques. « Transporter du pétrole brut plus sale jusque dans notre pays ne renforce pas la sécurité énergétique des États-Unis », fait alors valoir le président sortant. Porté par le consortium TransCanada, cet oléoduc doit transporter sur 1900 kilomètres le pétrole issu des champs de sables bitumineux de l’Alberta jusque dans le Golfe du Mexique.

« Nous allons renégocier certaines conditions et, s’ils les acceptent, nous verrons si nous pouvons le faire construire », a précisé Donald Trump à propos du projet Keystone XL. « Ce sont beaucoup d’emplois, 28 000 emplois, de super emplois dans la construction. » Ce décret « invite TransCanada à soumettre à nouveau sa proposition et ordonne aux agences [fédérales] de l’approuver sans délai ». L’objectif est « d’assurer une approbation rapide » du projet.

 

Une décision « irresponsable »

Le même processus est à l’œuvre dans le cadre du projet Dakota Access Pipeline. D’une longueur de 1800 kilomètres, ce pipeline, dont la construction est évaluée à 3,8 milliards de dollars abondés en partie par des banques françaises, menace des sites culturels ancestraux des Sioux et leurs sources d’eau. Depuis le 1er avril 2016, des tribus amérindiennes et des militants écologistes occupent un terrain privé, acheté 18 millions de dollars par la société exploitante. Au terme de neuf mois de résistance, ils ont obtenu le 4 décembre dernier le rejet du tracé initial, le gouvernement s’engageant à « entreprendre une étude d’impact environnementale complète » et à « étudier des tracés alternatifs » (voir ici). La construction du pipeline a donc été stoppée. Là encore, le décret signé par Donald Trump « ordonne aux agences d’accélérer leurs analyses et leur approbation de la portion restante de l’oléoduc, que la précédente administration a bloquée pour des raisons politiques ».

Les Sioux de Standing Rock ont immédiatement dénoncé les nouveaux décrets signés par le président Trump. Dans un communiqué, ils réitèrent que leurs sources d’eau potable risquent d’être contaminées par le projet. Leur avocat a également déploré une décision « irresponsable », prise avec « trop d’empressement ». « Nous ne sommes pas opposés à l’indépendance énergétique. Nous sommes opposés à des projets de développement imprudents et motivés par des raisons politiques, qui ignorent nos droits issus de traités et menacent notre eau. Créer un deuxième Flint ne rendra pas l’Amérique plus grande. » Une référence au slogan de campagne de Trump – Make America Great Again – et à Flint, une ville de l’État du Michigan de 100 000 habitants, où l’eau potable a été contaminée au plomb après des coupes budgétaires.

Mardi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés en signe de protestation, à New York et devant les grilles de la Maison Blanche. « Donald Trump n’est en fonction que depuis quatre jours et il se révèle déjà être une dangereuse menace pour le climat, comme nous le redoutions », réagit le directeur exécutif de l’ONG Sierra Club. « C’est un jour sombre pour la raison mais nous allons continuer le combat », souligne 350.org, fer de lance du mouvement contre les énergies fossiles. L’American Civil Liberties Union (ACLU), la puissante association de défense des droits civils, estime que la décision concernant le pipeline Dakota Access s’apparente à une « gifle » donnée par le président. Les Sioux de Standing Rock annoncent d’ores et déjà qu’ils engageront une bataille juridique contre ces décrets.

À lire également : Aux États-Unis, les Républicains légifèrent déjà pour réprimer durement les manifestations pacifiques

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:17

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Solidarités

Ces bénévoles qui bravent le froid et la nuit à la rencontre des précaires et sans-abris

par

 

 

 

 

On les appelle « les maraudeurs ». Chaque soir, des bénévoles des Restos du cœur parcourent les villes et leurs banlieues à pieds ou en camion. Leur mission : aller au-devant des sans domicile et des familles mal logées pour leur offrir ce qui sera peut-être leur seul repas de la journée. Un petit réconfort pour affronter la nuit glaciale. Du sourire à la chaleureuse poignée de mains, de la soupe servie au coup de fil passé au Samu social, chaque rencontre tente de préserver humanité et le lien social. Basta ! les a suivis en Seine-Saint-Denis, où plus de 500 repas chauds sont distribués de manière inconditionnelle.

Des palettes de denrées alimentaires recouvrent les murs de l’entrepôt perdu dans la zone commerciale d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Depuis l’après-midi, Rosa et Georges chargent les sept camions des Restos du Cœur avec du pain, des grands thermos de soupe et de café préparés à l’avance, des centaines de bouteilles remplies d’eau et de lait [1]. Des plats chauds, récupérés le matin à Aubervilliers, dans les cuisines de l’association situées à une dizaine de kilomètres, sont répartis dans les fourgons. Au menu ce 17 janvier, semoule et poisson.

Les yeux rivés sur sa montre, Jeannot, responsable de la maraude, vient s’assurer que tout sera prêt pour le départ à 20h. Bénévole depuis onze ans, retraité de l’imprimerie, il coordonne avec deux autres permanents les sept équipes de maraudeurs. Environ 200 bénévoles à organiser pour que chacune des sept équipes puisse assurer la maraude un soir de la semaine, du lundi au dimanche. La misère ne fait pas de pause. Pire, elle explose. « Quand j’ai commencé, il y avait trois tournées soit 70 à 80 repas. Là, nous en sommes à sept tournées, c’est plus de 500 repas chauds complets chaque soir. Nous sommes mieux organisés mais il y a une explosion des demandes. » Cette pauvreté grandissante mine le moral de Jeannot. Mais il s’accroche. Son moteur dit-il, « c’est l’esprit Coluche : sans intérêt, sans bénéfice, pour les autres. »

 

« C’est bon, j’ai mis trois collants et quatre paires de gants, je suis prête »

C’est dans un petit local chauffé, à l’intérieur de l’entrepôt, que se retrouvent chaleureusement la quinzaine de bénévoles, pendant que Jeannot ajuste la répartition des binômes dans les sept véhicules chargés de nourriture. De retour de Tunisie, Majoub tient à faire au moins deux maraudes par semaine. « Avant, j’en faisais trois, mais le médecin m’a dit de ralentir un peu suite à mon infarctus. Je sais que si je ne viens pas, c’est un camion qui ne sort pas, soit 100 à 150 repas qui ne seront pas distribués ». Jocelyne, elle, fait des maraudes depuis trois mois. C’est après son divorce qu’elle a pris conscience du risque de se retrouver à la rue. « Pour moi, la maraude est un échange, un regard, un sourire. Parfois, c’est une souffrance exprimée, comme celle d’un homme qui me demandait la dernière fois pourquoi il était toujours le dernier à être servi. On essaie d’entendre et de comprendre. »

Chaque motivation est différente. Mais il en faut pour sortir, la nuit tombée, le thermomètre en dessous de 0°C, parcourir les no man’s land urbains de Seine-Saint-Denis. Jean-Marc est retraité depuis peu. Auparavant, il était bénévole dans un centre de distribution des Restos du Cœur à Villepinte. « J’avais envie d’être davantage dans l’échange, et la maraude permet d’aller à la rencontre des gens dans la rue », explique t-il.

Georges, Bénédicte et Majoub, bénévoles à la maraude du 93.

« C’est bon, j’ai mis trois collants et quatre paires de gants, je suis prête », lâche Faustine à son arrivée, alors que les températures dégringolent à l’extérieur. Nouvelle recrue, elle s’attable pour signer la charte des bénévoles des Restos dont les principes essentiels sont le respect et la solidarité envers les personnes démunies, ainsi que l’absence de profit direct ou indirect. Autour de la table, des étudiants, des salariés, des chômeurs, des retraités. « Il y a de tout, des secrétaires aux PDG, commente Jeannot. Mais là, tout le monde est pareil. » Le tutoiement est de rigueur entre bénévoles, mais le vouvoiement est employé à l’égard des démunis. L’effet du « plan grand froid » sur l’équipe ? « Cela n’a aucun impact, répond t-il. On est déjà au taquet, on ne peut pas faire plus. »

Les maraudeurs viennent en général une fois par semaine, la plupart après leur journée de travail. Débutant vers 20h, la tournée ne se termine généralement pas avant minuit. « Quand le réveil sonne 4 à 5 heures plus tard pour aller au boulot, c’est éprouvant, reconnaît Jeannot. Il y a un turn-over important. Seuls quelques-uns tiennent le coup dans la durée d’où une recherche perpétuelle de bénévoles. » Ces périodes de sous-effectifs stressent Jeannot. Comment accepter que certaines personnes dans la rue n’aient pas à manger certains soirs par manque de personnes disponibles et motivées ? Pour y remédier, il allonge parfois certaines tournées, conscient que celles-ci ne finiront pas avant 2h du matin. « Apporter à manger aux gens de la rue avec un peu d’humanité, la chaleur d’une poignée de main, un sourire, c’est le premier moyen de tisser des liens, ajoute-t-il. Mais si tu viens ici pour sauver le monde, c’est pas la peine. »

19h55. Il est l’heure d’embarquer dans les camions. Chaque maraudeur enfile un chasuble jaune fluo avec le badge des Restos du Cœur, afin d’être facilement identifié. Jeannot rappelle la hauteur des camions, distille les consignes. « Avant de rentrer chez vous, n’oubliez pas de bien remplir le cahier de correspondance en mentionnant tout événement, anomalie, nouveau bénéficiaire... Je ne reverrai pas certains d’entre vous avant la semaine prochaine. Ce cahier, c’est le seul moyen pour nous d’être informés en temps réel. » Tout ce qui est consigné permet au coordinateur de savoir dès le lendemain s’il faut commander plus de plats, modifier une tournée trop chargée, attirer l’attention de l’équipe suivante sur un bénéficiaire qui va mal, servir dès le lendemain une nouvelle personne dans le besoin, ou bien encore s’inquiéter de l’absence d’un habitué.

Deux à trois bénévoles prennent place dans chaque camion. Ils s’égaillent dans diverses directions de l’agglomération. Aulnay, La Courneuve, Aubervilliers, Noisy-Le-Grand, Saint-Denis, Stains, Epinay... Plus de 110 000 kilomètres sont parcourus chaque année en Seine-Saint-Denis par les sept véhicules. Ce soir, Philippe et Bénédicte sont en charge de la tournée allant de Rosny à Montreuil, avec neuf arrêts prévus.

 

« Mieux vaut donner à un faux pauvre que refuser son assistance à un vrai »

Un parking d’Aulnay-sous-Bois constitue la première halte pour deux des camions. « Sur certains arrêts, deux camions se rejoignent car il y a trop de monde à servir », explique Bénédicte. Quelques personnes patientent déjà sur le bitume glacial. Les visages sont tout sourire. Poignées de mains et regards bienveillants marquent le début de la distribution.

En quelques minutes, les quatre bénévoles ont déplié les tables et disposé la nourriture. L’organisation est bien rodée. Faustine distribue les sacs, préparés l’après-midi, avec du pain, un fruit, des sardines ou du thon, une compote ou un gâteau, un yaourt ou du fromage... Philippe sert la semoule, Bénédicte le poisson, et Rosa se charge de la soupe et du café. La file d’attente s’allonge. Des enfants et adolescents ont accompagné leurs parents. 32 personnes seront servies ce soir-là sur ce seul point de rendez-vous. Aucun justificatif n’est demandé, l’accueil est inconditionnel. Toute personne qui fait la démarche de venir doit être accueillie. « Mieux vaut donner à un faux pauvre que refuser son assistance à un vrai », disait Coluche. Une philosophie mise en acte par les bénévoles.

Terminant leur soupe, plusieurs personnes confient être sans papier et connaitre de grandes difficultés pour payer leur loyer. C’est pour beaucoup le premier repas chaud de la journée. Les bénévoles doivent à contrecœur refuser de servir « du rab » pour garder de la nourriture pour les personnes suivantes. Alors que les tables se replient, un jeune homme demande discrètement un rouleau de papier toilettes rangé au fond du camion. Une adolescente s’approche à son tour pour savoir si elle pourrait avoir une chaufferette pour le corps. « Il fait vraiment froid chez moi », confie t-elle. « Je suis désolée mais on en a peu et on les donne uniquement à celles et ceux qui dorment dehors », répond gentiment une bénévole. La jeune femme n’insiste pas, elle comprend. D’autres maraudeurs prendront le relais le lendemain, à la même heure sur ce même lieu.

 

« Je ne vais pas dormir cette nuit, je vais marcher. Sinon je vais crever »

Parfois, une seule personne peut faire l’objet d’un arrêt spécifique. C’est le cas pour Rémi*, un sans abri d’une quarantaine d’années vivant dans les rues de Rosny. Une fiche précise les différents endroits de la ville où l’on peut le trouver. Son numéro de portable est aussi indiqué. Après l’avoir cherché sans succès, Bénédicte finit par l’appeler. Son cabas à la main, complètement frigorifié, il retrouve le camion des Restos du Cœur. « Je veux pas rester à la rue ce soir », dit-il d’emblée. « Voulez-vous qu’on appelle le 115 pour savoir s’il reste de la place en hébergement d’urgence ? », demande Bénédicte. Rémi acquiesce. La maraude n’est pas seulement alimentaire, elle vise aussi à accompagner, à aider dans les démarches. Pendant que Bénédicte cherche à joindre le Samu social, Philippe sert la soupe à Rémi.

L’homme tente de se remémorer comment il s’est retrouvé à la rue. Il évoque la mort de son père, trois vaines cures de désintox, une mère qui ne répond plus à ses appels. Les dates sont confuses. Il répète son envie de s’en sortir, de « retrouver un boulot, une piaule surtout ». Bénédicte finit par joindre le 115 qui annonce ne pas avoir de place avant le lendemain matin, malgré le plan « Grand froid ». « Rémi, il faut que vous rappeliez le 115 demain à 9h. C’est gratuit. Je me charge de mon côté de leur faire un mail », explique Bénédicte, calmement. La nouvelle est rude. Rémi va devoir passer une nuit de plus dehors. Philippe lui remplit une bouteille en plastique de café chaud. « Je vais pas dormir de toute façon cette nuit, je vais marcher. Sinon je vais crever. »

 

« Je voudrais passer commande pour une paire de chaussettes »

Nouvelle escale, sous une passerelle sombre, à côté de la gare de Rosny. « C’est important que ce soit là car c’est plus discret », confie Ahmed*, qui attend le camion. « Regardez, on a tous la capuche, c’est pas facile de faire la démarche [de venir aux Restos]. Sur le boulevard de Vincennes par exemple, on nous voit trop, c’est la honte. » La cinquantaine, Ahmed a longtemps vendu des vêtements sur les marchés. Puis il est tombé malade, a commencé à boire, a dû quitter son logement. Il vit désormais chez un ami, fait des petits boulots le week-end et s’accroche à l’espoir de lendemains meilleurs. « Avant, j’étais bénévole à l’Armée du Salut dans le 13e [arrondissement de Paris]. Je me dis que c’est peut-être à mon tour de recevoir un peu. Mais c’est pas facile quand même d’accepter. » Avant de repartir chez son ami, il interpelle des nouveaux bénéficiaires. « Eh, laissez pas votre gamelle par terre, ça se fait pas. »

Lina* patiente à la halte suivante. Mère célibataire, elle vient régulièrement récupérer trois plats chauds pour ses enfants. Après avoir donné quelques nouvelles de sa famille, elle interroge : « Y a pas de tickets ce soir ? Je voudrais passer commande pour une paire de chaussettes, là j’en ai une paire avec une couleur de chaque... » Certains soirs, les maraudeurs sont chargés de prendre les commandes, notamment de vêtements, et de les transmettre à d’autres bénévoles des Restos qui récupèrent et trient les dons. Si la commande est en stock, elle est livrée dans les jours suivants par l’équipe du soir. Une sacrée logistique reposant là-encore uniquement sur des bénévoles.

 

« La vie, c’est la guerre tous les jours »

Malgré l’heure tardive et le froid, des groupes de personnes attendent, à chaque arrêt, le passage du camion. L’un d’eux indique où trouver un ami à lui, installé en bas d’un escalier en colimaçon qui ne mène nulle part mais qui protège un peu du froid. Yann* y a tout juste la place pour s’allonger dans son sac de couchage sur un carton. Il est visiblement heureux que les Restos aient pensé à lui apporter un plat chaud. « C’est la fête », glisse t-il doucement. Grégory a lui trouvé refuge à l’abri d’un centre commercial. Les vigiles le laissent tranquille. Il n’a pas la force de se redresser. Il indique que le Samu social est déjà passé et qu’il voudrait juste un sac de victuailles. Bénédicte lui remet en même temps une couverture de survie. « Il a raison Coluche quand il dit que la vie, c’est la guerre tous les jours », confie Dominique, une comédienne d’une cinquantaine d’années, qui connaît des problèmes pour se loger, et venue prendre un repas.

« En ce moment, il y a plusieurs structures qui assurent des tournées, notamment le Secours Populaire, la Croix Rouge, le Secours Islamique français et les Restos du Cœur », relève Bénédicte. « Mais l’été, c’est plus compliqué, nous sommes moins nombreux à tourner alors que les besoins sont aussi importants, notamment en eau. » La maraude s’achève à Montreuil vers 23h30. Il reste encore aux bénévoles à ramener les camions à l’entrepôt à Aulnay, à les ranger et à les nettoyer, pour que d’autres maraudeurs puissent prendre le relais le lendemain, lorsque l’entrepôt rouvrira ses portes et que camions et bénévoles parcourront de nouveau les froides avenues.

Sophie Chapelle (texte et photos)

* Le prénom a été modifié.

Ci-dessus, l’équipe des maraudeurs du 93 rencontrée le 17 janvier au soir. Merci à eux pour l’accueil et la confiance accordés.

 

Notes

[1Les Restos du Cœur ont notamment besoin de bouteilles en plastique vide avec des bouchons (1,5 litres pour l’eau, 0,5 litres pour le lait). La maraude des Restos du 93 en utilise en moyenne entre 300 et 400 de chaque sorte chaque jour.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:56

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

La banque suisse Syz & Co reconnue coupable de «travail dissimulé» en France

Par Agathe Duparc

 

 

 

Qualifié d’« affabulateur » et de « maître chanteur » par son ancien employeur, Jérôme G. a finalement obtenu gain de cause. La banque privée genevoise Syz & Co vient d'être condamnée en appel à Paris pour « travail dissimulé » : elle avait sciemment oublié de déclarer les activités de son employé sur le territoire français.

 

Genève (Suisse), de notre correspondante.-  C’est l’épilogue d’une affaire qui a ruiné la réputation professionnelle d’un ancien employé de la banque privée suisse Syz & Co, mais dont le dénouement est heureux. Le 10 janvier dernier, la cour d'appel de Paris a finalement confirmé un jugement du tribunal correctionnel de Paris qui avait été rendu le 16 novembre 2015 et qui condamnait la banque privée genevoise pour « travail dissimulé » en France à l’encontre de Jérôme G.

Mediapart a déjà raconté l’histoire ubuesque de ce Français, qui avait été qualifié d’« affabulateur » et de « maître chanteur » par son ancien employeur. Et voit enfin la vérité triompher.

 

 © Capture d'Ecran RTS

L’établissement est également épinglé pour les mêmes faits concernant un autre ex-salarié. Pour ces faits – dont une partie tombe sous le coup de la prescription –, Syz & Co devra s’acquitter d’une amende de 40 000 euros, et verser à Jérôme G. environ 285 000 euros de dommages et intérêts et autres pénalités. La banque s'est pourvue en cassation et nous a fait parvenir sa réponse (voir la Boîte noire).

 

L’histoire est certes moins spectaculaire que les divers scandales fiscaux qui ont entaché, ces dernières années, la place financière suisse, mais elle témoigne de l’acharnement avec lequel Syz & Co (31 milliards de francs de fonds sous gestion et 450 salariés dont 265 à Genève) a durant plusieurs années farouchement nié les faits, et tenté par tous les moyens de discréditer celui qui dénonçait la malversation commise à son égard.

De septembre 2004 au 16 juillet 2009, Jérôme G. était employé de la banque, avec la qualité « vendeur sur la France », chargé de commercialiser des fonds de placement auprès de clients institutionnels (banques, caisses de retraite et compagnies d’assurances). Il avait été embauché avec un contrat de droit suisse qui ne mentionnait aucun lieu de travail, lui donnant l’autorisation de travailler sur les zones frontalières suisses (permis G). 

Mais la réalité a été tout autre. Durant cinq ans, Jérôme G. a passé l’essentiel de son temps à Paris où il habitait, au vu et au su de sa hiérarchie. Or, au-delà de six mois passés sur le territoire français, Syz & Co avait l’obligation de le déclarer auprès des organismes sociaux et de l’administration fiscale français, et de s’acquitter des cotisations sociales et des impôts. Et d'ouvrir un bureau de représentation. Ce qu’elle n’a sciemment pas fait.

À plusieurs reprises, le Français s’inquiète de savoir si son statut de frontalier est bien légal alors qu’il ne travaille que trois à quatre jours par mois à Genève. On lui répond, oralement, que « tout est en ordre ». En mai 2009, alors que ses conditions de travail se détériorent, il fait appel à un avocat français qui lui apprend qu’il se trouve dans la plus totale illégalité depuis cinq ans...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 22:18

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Force ouvrière bloque tout accord sur le travail dominical dans les hypermarchés Carrefour

 

L’enseigne avait annoncé à la fin d’octobre sa volonté de négocier l’ouverture de ses magasins le dimanche, avançant des raisons économiques dans un contexte de concurrence.

 

Le Monde.fr avec AFP |

 

 

 

« Aujourd’hui, la société évolue », les clients souhaitent pouvoir faire leurs courses le dimanche matin, a fait valoir la direction des hypermarchés Carrefour pour expliquer sa décision.

Lors d’une consultation organisée à l’occasion de leur assemblée générale à Nantes, les syndicats Force ouvrière (FO) des hypermarchés Carrefour se sont prononcés mardi 24 janvier à une large majorité (85,72 %) contre le projet d’accord sur le travail le dimanche matin dans les grandes surfaces du groupe, barrant ainsi la voie à toute possibilité d’accord.

 

Selon les syndicats, Carrefour avait annoncé à la fin d’octobre sa volonté de négocier l’ouverture de ses hypermarchés le dimanche, remettant en question un accord d’entreprise qui, à la différence de concurrents comme Auchan ou Casino, verrouillait les ouvertures dominicales, exception faite des dimanches dits « du maire ».

« Aujourd’hui, la société évolue », les clients souhaitent pouvoir faire leurs courses le dimanche matin, a fait valoir la direction des hypermarchés Carrefour pour expliquer cette décision. Elle a aussi assuré que Carrefour n’entendait pas ouvrir tous ses hypermarchés tous les dimanches matin, même si l’accord devait s’étendre aux 191 hypermarchés Carrefour SAS, concernant quelque 60 000 salariés.

 

Lire aussi :   Carrefour : des salariés débrayent contre le travail dominical dans les hypermarchés

 

« Ce sujet est là, on ne peut pas y échapper »

« On a suivi notre tempo, on a consulté » les salariés du groupe, a déclaré Michel Enguelz, délégué central FO du groupe, et pour l’instant FO « n’est pas prête à franchir le pas » chez Carrefour. Mais « ce sujet est là, on ne peut pas y échapper », a-t-il dit à propos de l’ouverture dominicale, et la consultation a été l’occasion d’un « débat ».

Opposée comme la Confédération générale du travail (CGT) à ce projet d’accord, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), qui a consulté plus de 10 200 salariés, a déjà fait part d’un résultat « sans appel » : « 94,51 % » d’entre eux se disent hostiles au travail dominical.

Les salariés des hypermarchés se sont mobilisés à plusieurs reprises depuis décembre, à l’appel de la CGT ou de la CFDT, pour protester contre les ouvertures le dimanche matin.
« Pour les salariés concernés qui cumulent déjà des conditions horaires particulièrement atypiques, des bas salaires, des conditions de travail dégradées, la remise en cause du repos dominical va aboutir à encore plus de contraintes, de souffrances, avec la remise en cause de notre modèle de société », a observé la CGT. La loi autorise les commerces alimentaires à ouvrir jusqu’à 13 heures.

 

Lire aussi :   La CFDT de Carrefour appelle à des actions contre le travail dominical dans les hypermarchés

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 19:37

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

Pour le partage d'UN article, Diego Gomez risque 8 ans de prison

 

Comme Aaron Swartz, comme Alexandra Elbakyan, cet étudiant colombien est traîné en justice au profit du lobby des gros éditeurs scientifiques. Il passe en procès vendredi 27 janvier.

Je me souviens d'Aaron Swartz. "The Internet's Own Boy", l'enfant d'Internet. Qui s'est suicidé à 27 ans. Poursuivi et harcelé par la justice et le lobby des grands groupes éditoriaux pour avoir "libéré" des articles scientifiques. Ils voulaient un exemple. Ils ont eu un martyr. 

Je me souviens d'Alexandra Elbakyan. Opératrice principale de la première bibliothèque scientifique pirate des internets. Sci-Hub. De sa lettre adressée à Hellsevier.

Lui, il s'appelle Diego Gomez Hoyos. Il est colombien. Comme Aaron Swartz et Alexandra Elbakyan, il est étudiant. En doctorat. Il encourt actuellement huit ans de prison pour avoir partagé un, oui, UN article scientifique "sous copyright". Huit ans de prison pour avoir mis en ligne un article sous copyright. 

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Ce monde est fou. Hallucinant de bêtise

Diego Gomez a aujourd'hui 28 ans, il fait sa thèse en biologie. Son histoire commence en 2010. La Colombie, comme plein d'autres pays, n'a pas les moyens de se payer des accès aux bases de données d'articles scientifiques nécessaires pour conduire une recherche. Et Diego Gomez fait donc comme il peut pour arriver à se procurer la documentation nécessaire à la conduite de sa thèse. Il finit, grâce à un groupe de discussion Facebook, par trouver les références d'une thèse sur le même sujet de recherche que lui, parvient à se procurer une version électronique de cette thèse, thèse qu'il est tellement content d'avoir trouvé qu'il la met aussitôt en ligne sur le site Scribd pour que d'autres chercheurs en biologie puissent également y avoir accès.

"Je pensais que cela pourrait intéresser d'autres personnes", écrit-il alors. Il disait aussi : "J'ai partagé cette thèse parce qu'elle était utile pour identifier les amphibiens dans le travail de terrain que j'effectuai avec mon groupe à l'université".

Un an après la mise en ligne du document, Diego Gomez recevra alors une plainte. Problème, comme le rappelle cet article du Guardian, dans le code pénal colombien, "reproduire, distribuer ou offrir une œuvre sans la permission de l'auteur est passible de 4 à 8 années de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 327 000 dollars. Alors qu'une agression sexuelle vous vaudra au maximum 3 à 6 ans de prison, et une inculpation pour trafic d'êtres humains entre 4 et 6 ans."

Cette législation est le résultat d'un durcissement qui eut lieu en 2006, à la faveur d'un accord de libre échange où, sous la pression des Etats-Unis et des lobbys éditoriaux, la Colombie fut contrainte de durcir encore une loi déjà disproportionnée. Si la loi sur la violation de copyright aux Etats-Unis précise que l'on ne peut être condamné que si cette infraction est réalisée "for the purpose of commercial advantage or private financial gain", la loi colombienne est hélas plus floue, plus large, et plus sévère. 

Au tribunal après six ans de procédure

Après des années de procédure, Diego Gomez Hoyos sera finalement jugé le 27 janvier 2017. Ce vendredi en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie. Je vais réécrire cette dernière phrase pour que vous en perceviez bien l'hallucinant cynisme et l'ahurissante absurdité :

Ce vendredi 27 janvier 2017 en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie.

Voilà où nous en sommes. Voilà plus de 7 ans que cette histoire dure. Voilà plus de 6 ans qu'il est mis en accusation. Six ans qu'il vit avec au-dessus de sa tête la possibilité de passer les huit prochaines années en prison.

Heureusement, et même s'il est bien moins médiatique que ne le fut Aaron Swartz ou que ne l'est encore Alexandra Elbakyan, Diego Gomez peut compter sur un réseau de soutien important, parmi lesquels l'Electronic Frontier Fondation (EFF) et l'organisation Creative Commons. Et une pétition est en ligne. Sur place c'est la fondation Karisma qui suit l'affaire et lui apporte un soutien juridique. Mais son cas reste hélas encore bien trop peu médiatisé, notamment en France. 

Aaron, Alexandra, Diego

Aaron Swartz, Alexandra Elbakyan et Diego Gomez. Chacun à leur manière, ces trois-là ont eu et continuent d'avoir un courage et une conduite exemplaires. La communauté universitaire dans son ensemble devrait s'interroger sur le fait qu'il s'agisse avant tout de trois... étudiants. Dont l'un est déjà mort en martyr, dont la seconde est actuellement poursuivie en justice par Elsevier, et dont le troisième risque ce vendredi 27 janvier de passer les huit prochaines années en prison.

J'avais bien sûr déjà entendu parler du cas de Diego Gomez mais n'avais jamais pris le temps de faire un article à son sujet. Après le décès d'Aaron Swartz, je me souviens de l'émotion et des larmes de Lawrence Lessig lorsqu'il évoquait la mémoire de son jeune ami disparu. Je me souviens aussi de ces mots de Lawrence Lessig :

"Quiconque affirme qu’il y a de l’argent à faire avec un stock d’ARTICLES SCIENTIFIQUES est soit un idiot, soit un menteur."

En France, la loi pour une république numérique du 7 octobre 2016 permet désormais, pour les travaux de recherche financés au moins pour moitié par des fonds publics, de placer en accès libre leurs preprints (c'est-à-dire la version de l'article acceptée par une revue) et ce "même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur". Un délai d'embargo est prévu, il est de 6 mois maximum dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de 12 mois maximum dans le domaine des sciences humaines et sociales.

Aujourd'hui, alors que j'apprenais par un tweet la comparution ce vendredi de Diego Gomez, paraissait sur Le Monde un article titré "Les éditeurs scientifiques craignent de disparaître", article dans lequel des "éditeurs de taille moyenne" (sic) viennent une nouvelle fois se lamenter des risques soi-disant énormes que ce libre accès aux résultats de la recherche publique (après l'embargo de 6 ou de 12 mois donc) ferait peser sur leur business model et réclament - entre autres - un embargo d'au moins 24 mois.

Le président du groupe des éditeurs universitaires du SNE (Syndicat national de l'édition) nous gratifie même d'un "c'est une loi très dogmatique" (lol) et "il n'a pas été possible de discuter" (re-lol).

Il est vrai que pour une fois - qu'Axelle Lemaire soit ici remerciée pour son arbitrage éclairé - les intérêts publics l'ont emporté sur les intérêts privés, pour une fois un autre puissant lobby (celui de l'édition universitaire publique, c'est-à-dire le CNRS) a fait son job et a permis d'aboutir à ce qui reste encore - de mon point de vue - parfaitement insuffisant, mais qui est un compromis acceptable, un minimum qui permettra peut-être, à moyen terme, de sortir des situations ubuesques dans lesquelles se trouvent aujourd'hui les bibliothèques universitaires et avec elles l'ensemble de la communauté universitaire. 

Le monde se divise en deux catégories

Au risque d'être brutal, il semble ici que le monde se divise en deux catégories.

Ceux qui veulent empêcher le rendu public de connaissances financées sur fonds public en maintenant des rentes au travers de délais d'embargo qui n'ont plus aucun sens ni aucune légitimité (je vous l'avais déjà expliqué - notamment - dans mon billet "pourquoi je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques""). Ceux-là font preuve d'un lobbying intense, interviennent directement dans le processus législatif, et viennent régulièrement pleurnicher dans la presse pour réclamer le retour de leurs rentes comme Harpagon sa cassette.

Et puis ceux qui ont besoin de cette connaissance, de ces résultats de la recherche publique, qui en ont besoin parce que sans cela ils n'ont pas les moyens de faire leur travail de chercheur et de scientifique, pas les moyens de permettre à leurs pays de mettre en place des vaccins, des politiques de santé publique, de sauver chaque jour des vies, ou plus simplement pas les moyens d'à leur tour produire de nouvelles connaissances. Et ceux-là risquent 8 ans de prison en Colombie. 

Alors n'oubliez pas

N'oubliez pas que ce vendredi 27 janvier 2017, en Colombie, un jeune chercheur en biologie âgé de 28 ans risque d'être condamné à 8 ans de prison pour avoir partagé en ligne une thèse en biologie. Il s'appelle Diego Gomez Hoyos. N'oubliez pas non plus que si quelqu'un vous affirme qu'il y a de l'argent à faire avec un stock d'articles scientifiques, vous avez immanquablement affaire à un idiot ou à un menteur.

Et s'il vous plaît, nous, enseignants-chercheurs établis, installés, pépères, qui ne risquons rien, qui ne prenons aucun risque, s'il vous plaît, montrons-nous digne de ces trois étudiants, Aaron, Alexandra et Diego : déposons systématiquement tous nos articles dans une archive ouverte ou institutionnelle, et chaque jour, chaque jour, essayons de convaincre davantage de collègues de le faire à leur tour. De toute façon, depuis le 7 octobre 2016 la loi française nous le permet. C'est le minimum. Pas juste le minimum légal, le minimum vital

[ndlr : cet article est d'abord paru sur Affordance, l'excellent blog d'Olivier Ertzscheid]

Aller plus loin

« Je ne publierai plus jamais dans une revue scientifique »

La vente d’articles scientifiques : du « racket »

La France préfère payer (deux fois) pour les articles de ses chercheurs

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:51

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Jon Palais, « faucheur de chaises » contre l’évasion fiscale, relaxé

 

 

Le militant altermondialiste était poursuivi par la BNP Paribas pour un vol en réunion dans une de ses succursales le 19 octobre 2015.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

 

Le militant altermondialiste Jon Palais, qui était jugé pour avoir revendiqué un « fauchage » de chaises dans l’une de ses succursales de la banque BNP Paribas le 19 octobre 2015, afin de protester contre l’évasion fiscale des banques, a été relaxé lundi 23 janvier par le tribunal de Dax. Une décision conforme aux réquisitions.

 

Florence Bouvier, présidente du tribunal correctionnel, a aussi exprimé la nullité de la procédure concernant notamment le refus de prélèvements ADN de M. Palais au cours de l’enquête, et a conclu à « la relaxe de la totalité des chefs de poursuite », dont celui de vol en réunion pour ce qu’elle a appelé « la prise de chaises ».

 

Lire aussi :   Le procès du « faucheur » de chaises devient celui de l’évasion fiscale

 

« Désaveu pour la BNP »

Au procès le 9 janvier, le procureur Jean-Luc Puyo avait requis la relaxe de Jon Palais pour « l’emport de chaises » et une dispense de peine pour son refus de prélèvements biologiques. La BNP, partie civile dans ce procès où elle n’était pas représentée, réclamait 1 euro symbolique de réparations.

« C’est un grand désaveu pour la BNP », a réagi devant les médias M. Palais. Le militant altermondialiste de 37 ans a été défendu par Eva Joly, magistrate et candidate écologiste à l’élection présidentielle de 2012, et sa fille, Caroline Joly.

Il a vu dans le jugement « un signe fort pour la légitimité des actions des faucheurs de chaises » dans leur lutte contre l’évasion fiscale, en référence à une quarantaine d’actions collectives de ce type menées dans plusieurs banques en 2015, avec d’autres procès à venir.

 

Lire aussi :   La BNP attaque en justice un « faucheur de chaise »

 

Une quarantaine de « fauchages de chaises »

Lors de son procès, M. Palais a réitéré à la barre que son acte était « une manière de dénoncer le vol constitué par un système organisé d’évasion fiscale ».

Le concept de « réquisition citoyenne de chaises » (« Rendez les milliards, nous rendrons les chaises ! ») avait été lancé en février 2015 dans une agence HSBC de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques, à la suite des révélations SwissLeaks à propos de l’évasion fiscale par le mouvement écologiste basque Bizi ! (Vivre !), auquel appartient M. Palais.

Une quarantaine d’actions collectives de « fauchages de chaises » ont ensuite été menées dans d’autres banques, par ANV-COP21, Attac, Les Amis de la Terre ou Alternatiba… Les fameuses chaises avaient finalement été laissées sur la voie publique, à l’occasion de l’ouverture du procès à Paris pour fraude fiscale de l’ex-ministre Jérôme Cahuzac.

 

Lire aussi :   Nouvelle saison de dénonciation des banques pour les « faucheurs de chaises »

 

Des soutiens politiques

Parmi les centaines de soutiens au militant altermondialiste, dont José Bové, des candidats à l’élection présidentielle avaient fait le déplacement à Dax pour organiser le « contre-procès » de l’évasion fiscale. « C’est aux banques et à leurs dirigeants d’être devant les tribunaux pour fraude organisée », a ainsi lancé Yannick Jadot, candidat d’Europe Ecologie-Les Verts, déplorant que « la société civile » doive s’occuper de la question en lieu et place des pouvoirs publics.

Mouvements de défense de l’environnement ou altermondialistes avaient fait de ce procès très médiatisé une « journée festive et revendicative » dans la sous-préfecture des Landes.

 

 

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 17:13

 

 

Source : https://citoyenssolidaires06.com

 

 

Suite à l’arrestation de Morgan, Lucille et Cédric, ce dernier écrit au procureur qui, après une intervention musclée, a libéré tous les prévenus sans aucune poursuite judiciaire malgré plus de 36h de garde à vue et d’énormes moyens mobilisés : près de 30 policiers casqués et armés, une mobilisation des militaires du dispositif « sentinelle », des lunettes infrarouges, des enquêteurs en civil ainsi qu’un drone. Le bilan de cette opération se réduirait à l’arrestation de ces 3 mineurs que Cédric avait pris en charge depuis plus d’un mois et pour qui il demandait aux pouvoirs publics une prise en charge. Ce bilan inclut aussi le traumatisme de l’infirmière de Médecins du Monde sur qui un policier a pointé son arme en hurlant, l’agression du journaliste de Libération plaqué au sol ayant subit par 2 fois une clé au bras et bien sur le choc vécu par ces enfants soudanais.

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Monsieur le procureur,
Vous avez fait pleurer ma mère, mon père.
Vous avez arrêté mon frère, mon amie.
Vous nous avez mis sous les verrous, traités comme des chiens, des malfrats.
Vous avez ordonné à une trentaine de gardes mobiles, armes aux poings, d’entrer sur mes terres, prendre ces trois enfants sans parents, qui attendent chez moi, depuis plus d’un mois d’être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance.
Ces enfants ont connu la guerre, la torture, l’esclavagisme.
Ces enfants que je protège
Ces enfants qui m’ont donné leur confiance.
Vous avez au nom de votre France, violé les droits de l’Enfant!
Ils attendaient sécurité de la part de notre pays!
Vous me savez sensible aux personnes que j’aide, aux personnes que j’aime.
Vous savez que ma liberté ne s’arrêtera pas aux barreaux de vos prisons et vous tapez là où ça fait mal !!!
Sachez Monsieur le Procureur que je resterai fidèle à mes convictions, que ma France, que notre France, continuera à défendre les droits des hommes, des femmes, des enfants présents sur le sol français au nom de nos valeurs qui fondent la République Française.
Ne pensez pas que je suis seul, nous sommes des milliers, des millions!
Chacun son métier, le mien c’est agriculteur, le vôtre c’est de faire respecter la Loi. Loi qui protège et fait que le vivre ensemble soit la règle primordiale de notre démocratie.
Vive notre France
et …..celle que tu représentes

 

Et l’article le plus complet à ce jour est celui de Médiapart, il est accessible ici

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fpermalink.php%3Fstory_fbid%3D1713567675554457%26id%3D1707778992799992&width=500

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 17:07

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/agnes-druel/blog

 

 

La honte!

 
 
 
J’ai mal pour mon pays. Parfois, j’en ai honte, comme hier matin par exemple. J’ai honte de voir qu’un homme, Cédric Herrou, qui refuse d'abandonner des réfugiés sans ressources, sans aide, sans rien, soit interpellé et jugé pour des raisons obscures telles que « aide au séjour irrégulier en France ».
 

 

Je n’arrive pas à structurer ma colère. Mettre de points, des tirets, indiquer et souligner de façon claire là où ça bloque. C’est complètement confus. En ce moment, je trouve qu’on échoue de façon lamentable sur notre capacité à vivre ensemble. Mon incompréhension est totale concernant la politique menée par notre gouvernement qui n’aura eu de cesse que de rater, mépriser, et saboter la cohésion nationale.

 

J’ai mal pour mon pays. Parfois, j’en ai honte, comme hier matin par exemple. J’ai honte de voir qu’un homme, Cédric Herrou, qui refuse d'abandonner des réfugiés sans ressources, sans aide, sans rien, soit interpellé et jugé pour des raisons obscures telles que « aide au séjour irrégulier en France ».

 

J’ai honte d’entendre des politiciens, des citoyens dire à qui veut l’entendre qu’il faut privilégier l’entraide envers les SDF, ceux qui sont bien de chez nous, et refouler les migrants, les réfugiés. La bienséance m’oblige à rester polie, mais eux, ces odieuses personnes qui alimentent des messages de haine, je ne les ai jamais vus en maraude, pas même une seule fois, aller discuter avec les SDF. Ce sont juste de minables trolls qui pullulent dans l'unique but d'alimenter un climat déjà bien anxiogène.

 

J’ai honte de tous ces reportages diffusés par M6 et chaînes consœurs et qui sont visionnés par des millions de français sur le 93 ou toutes autres banlieues en France. J’en ai honte et mal à la fois que tant de mauvaise foi et de misérabilisme puisse être partagée, approuvée, par autant de téléspectateurs. J'ai honte face à tant de médiocrité intellectuelle.

 

J'ai encore plus honte quand je lis et vois les réactions de beaucoup d'entre nous face à l'Islam. Un tel degré de mépris, d'islamophobie, de haine à l'encontre d'une religion ne peut qu'être un danger pour une soi disant démocratie déjà bien secouée et affaiblie par ses problèmes sociétaux.

 

J'ai toujours plus honte quand chaque lundi soir je me transforme en professeur de français pour des adultes migrants. C'est à l'état que devrait incomber cette tâche. Pas à moi et mes nombreuses fautes de grammaire, pas à tout ces bénévoles qui agissent au quotidien.

 

En fait, toute cette haine, ces torrents de violence verbale et physique à l'encontre de ce qui nous est étranger me dégoûte. Devoir lire des sondages où l'on m'explique qu'environ 60% des français sont mal à l'aise face à une femme voilée, que nombre d'entre nous expriment avec fierté leur rejet systématique de l'autre, du réfugié, du migrant, d'anticiper les questions à chaque fois qu'un reportage est diffusé sur Saint-Denis.

 

Cette hypocrisie me terrifie. Cette violence des relations humaines aussi. Ce consentement que nous avons tous dès lors qu'il s'agit de mépriser une partie de la population en raison d'une soi-disant différence que nous avons normée, nous occidentaux est pire que tout.

 

On m'impose depuis des années des débats stériles sur l'Islam, sur les réfugiés, sur les assistés. Mais qui sont-ils, ceux dont la parole est emplie de haine, ceux qui ne craignent plus les huées, puisque maintenant ils sont acclamés. De quelle façon pouvons-nous nous satisfaire d'écraser notre prochain de cette façon, le dénuer de toute humanité, lui refuser toute considération, lui rappeler une prétendue faiblesse constamment ? Nous, auto-centré sur notre monde, nos médiocres démocraties, nos valeurs.

 

Jean Ziegler conclut ainsi son dernier essai, Chemins d'Espérance. Il prend comme exemple la journée du 11 septembre 2001. Il nous rappelle que ce jour-là, dans une tragédie que nous connaissons tous, que nos enfants étudient déjà dans les livres d'histoire, 2973 personnes ont perdu la vie.

 

Il explique alors que ce même jour, ailleurs dans le monde, là où les caméras ne vont plus ou pas, 35000 enfants de moins de 10 ans sont mort de faim et que 156368 personnes sont mortes de tuberculose, du SIDA, de malaria...

 

Chez nous, ces 200000 morts n'ont provoqué aucune émotion, aucune indignation, aucun combat des politiques, aucune lutte acharnée dans les médias. Au contraire, des tapis rouges sont déroulés pour les multinationales, pour les firmes pharmaceutiques, pour tout ce qui génère des bénéfices monstres. Pour tout ce qui affaiblit les moins forts.

 

Voilà cette société que nous sommes en train de construire. Une société où le faible doit se taire, un monde où il est acceptable de fixer le prix des denrées alimentaire en bourse quand des enfants meurent de faim, une société où nous avons accepté qu'une religion soit responsable de tout à l'aide de matraquage médiatique incessant, une société où la vie d'un homme occidental continuera de valoir plus que celle d'un Malien ou d'un Pakistanais, une société maladivement hypocrite.

 

Alors qui sommes-nous pour aller expliquer à nos voisins ce qu'est une démocratie quand nous laissons mourir nos frères à nos portes ? Qui sommes-nous pour nous nourrir ainsi de la haine et du mépris de l'autre et de s'en satisfaire pleinement ? Cette société me fait tout simplement honte.

 

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/agnes-druel/blog

 

 

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:47

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/jacquoulecroquand24/blog

 

 

Un début de " commun " entre Partis , Syndicats et Société civile....

 

 

Un texte COMMUN sur la réindustrialisation de la France signé par des responsables PG ( D. Simonnet ; E.Coquerel ; Jacques Généreux économiste...) des responsables syndicaux CGT ( P.Martinez ; B.Thibault...) FO ( J.C.Mailly...) du PCF ( P.Laurent....) du PS ( A.Montebourg....) des économistes , des chercheurs etc....

Généreux , Martinez, Mailly , Montebourg : « Redonnons la priorité à l’industrie »

La France a perdu près d’un million d’emplois industriels depuis 2001. Plusieurs responsables politiques et syndicaux appellent à réorienter l’économie.

LE MONDE | 18.01.2017 à 06h44 • Mis à jour le 18.01.2017 à 15h19
Ce chiffre-là glace d’effroi. Et même en pleine campagne électorale, où les discours doivent donner de l’élan, il faut bien le citer. Peut-être même le crier : depuis 2001, l’industrie française a perdu chaque jour, en moyenne, 165 emplois. Une ville comme Lourdes ou Fontainebleau « rayée » chaque trimestre, et cela pendant quinze ans. Au total, près d’un million d’emplois directs perdus. Ça suffit ! Si enclin à fustiger de « démagogue » tout discours à rebours de ses idées austéritaires, le patron des patrons, Pierre Gattaz, promettait effrontément de créer « un million d’emplois » si le coût du travail baissait suffisamment.

Selon la même magie de l’appauvrissement, François Fillon, assure lui de diviser par deux le taux de chômage. Ils trompent les Français ! Pour retrouver le sentier du développement et de l’emploi, le pays ne doit pas jouer les Pères Fouettards du salariat mais s’appuyer sur la mère de toutes les batailles productives : l’industrie. Même à l’heure du numérique et de la robotique, l’industrie entraîne avec elle toute l’activité, la recherche, l’investissement et, au final, l’emploi.

Réorientons les activités industrielles et productives. Dans une dynamique nouvelle de développement, les activités industrielles devront être vigoureusement stimulées et réorientées de manière à répondre aux besoins fondamentaux tels qu’une alimentation saine, respectueuse de la rareté des ressources naturelles (terre, eau, air), une santé protégée et des logements économes en énergie… Cette réorientation s’inscrit pleinement dans la perspective de la nécessaire transition écologique et ne pourra être opérée qu’avec des travailleurs mieux formés.

Changeons la place du travail et favorisons un nouvel entrepreneuriat dans l’économie et la société. La place du travail dans notre société et dans notre économie est fortement questionnée aujourd’hui. Le chômage et le mal emploi se répandent, les compétences sont globalement mal valorisées. Or l’innovation n’est pas le fruit spontané des nouvelles technologies mais bien le résultat des interactions humaines.

Le développement industriel a besoin de salariés innovants, aux compétences reconnues, bien rémunérés, occupant des emplois stables et prenant une part active aux décisions. Seuls des salariés compétents et impliqués sont, en effet, en mesure de donner aux entreprises les capacités d’innover. Ici réside le compromis fondamental entre le capital et le travail sans lequel aucun développement n’est possible.
Remettons la finance à sa place

De concert avec une organisation du travail fortement rénovée, de nouvelles formes de travail et d’entrepreneuriat devront être stimulées. L’innovation ouverte, l’externalisation ouverte, les tiers lieux, les « fab lab », les très jeunes entreprises devront être soutenus. L’économie sociale et solidaire devra être encouragée et l’économie collaborative promue et protégée afin de ne pas devenir un avatar « ubérisé » du capitalisme financiarisé.

Remettons la finance à sa place. La finance continue d’étouffer l’industrie. Le temps des marchés financiers et celui des publications de résultat trimestriel ne sont pas ceux de l’entreprise et des projets industriels. Sans parler des exigences excessives de rendement des capitaux propres qui privent les entreprises de nombreuses opportunités industrielles et commerciales. Le principe même de cette finance folle est profondément inégalitaire puisqu’il rémunère les « facteurs » selon leur propension à la mobilité.

Ancrons également les activités dans les territoires. C’est un autre enjeu essentiel de la nouvelle dynamique de développement. Un tel ancrage repose sur les différentes dimensions de la proximité territoriale : compétences, ressources et valeurs. Si le renforcement des différentes dimensions de la proximité trouve naturellement sa place dans une dynamique nouvelle de développement, il en va de même de l’économie circulaire ou encore de l’économie de la fonctionnalité.

L’économie circulaire élimine la notion de « déchet » en considérant, dès la conception des produits, leur recyclage et leur réparabilité dans une perspective opposée à l’obsolescence admise, voire programmée. L’économie de la fonctionnalité met, elle, l’accent sur une utilisation raisonnée et le plus souvent partagée des services que peuvent rendre les biens, plutôt que leur propriété individuelle.

Nous ne croyons pas que la politique d’austérité suivie depuis des années soit de nature à donner à la France la perspective et le dynamisme dont elle a besoin. Les coupes claires budgétaires ne peuvent que provoquer la récession et la contraction des débouchés des entreprises. Seul un développement des activités productives soutenu par une politique publique de relance et des dispositifs financiers tournés vers l’investissement dans l’industrie – et non au versement de dividendes accrus – permettra de retrouver le chemin de la prospérité. Il s’agit d’un enjeu collectif qui engage tous les Français, et qui doit être au cœur des débats qui vont animer les campagnes électorales à venir.

Signataires : Jean-Baptiste Barfety, fondateur de la Conférence Gambetta ; Marie-Françoise Bechtel, député République moderne ; Gabriel Colletis, professeur de sciences économiques (Toulouse 1-Capitole) ; Eric Coquerel, Parti de gauche ; Laurent Cordonnier, maître de conférences en économie, Université de Lille ; Franck Dedieu, délégué général République moderne ; Pierre Dubreuil, ancien conseiller régional Ile-de-France, chargé du projet « Nouvelle Europe, auprès d’Arnaud Montebourg ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des comités d’entreprise ; Olivier Favereau, économiste ; André Gauron, économiste ; Jacques Généreux, Parti de gauche ; Gaël Giraud, chef économiste de l’Agende française de développement ; Gaëtan Gorce, sénateur PS ; Roland Gori, psychanalyste ; Alain Grandjean, économiste associé de Carbone 4 ; Michel Husson, statisticien et économiste à l’Institut de recherche économiques et sociales ; Pierre Laurent, secrétaire national PCF ; Jean-Claude Mailly, secrétaire national du syndicat FO ; Philippe Martinez, secrétaire national du syndicat CGT ; Benjamin Masse-Stamberger, journaliste ; Arnaud Montebourg, candidat à la primaire de la gauche ; Etienne Morin, professeur d’économie en classes préparatoires ; François Morin, professeur émérite de sciences économiques, Toulouse 1-Capitole ; Pierre-Alain Muet, député PS ; Christophe Ramaux, maître de conférences en économie, Université de Paris 1 ; Robert Salais, directeur de recherche émérite en économie au CNRS ; Danielle Simonnet, parti de gauche ; Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. Bernard Thibault, ancien secrétaire national de la CGT.

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Source : https://blogs.mediapart.fr/jacquoulecroquand24/blog

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:04

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

Marche mondiale des femmes, samedi 21 janvier 2017

Mercredi, 18 Janvier, 2017
L'Humanité

 

 

 

Manifestation pour le droit des femmes à Hyderabad, au Pakistan. Photo : AFP

Manifestation pour le droit des femmes à Hyderabad, au Pakistan. Photo : AFP
 

Tribune collective. Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

Nous sommes tou.te.s mobilisé.e.s alors que le nouveau président des États-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne. Il envisage de nommer à la Cour suprême William Pryor, un juge qui considère que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit ». Son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes. Son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux. Il veut aussi détruire la loi sur la santé, dite Obamacare.

Cette politique réactionnaire à l’œuvre aujourd’hui aux États-Unis est la concrétisation d’une dynamique plus large dans le monde, en Europe, en France. En Europe, des mouvements conservateurs et rétrogrades remettent régulièrement en cause les droits des femmes, en particulier l’avortement (Pologne, Espagne…).

En France, le danger est réel, avec plusieurs candidats à la présidentielle qui instrumentalisent les droits des femmes.

Nous marcherons le 21 janvier pour témoigner de notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux États-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier. Nous marcherons contre les incitations à la haine, les attitudes discriminatoires, les messages et actions réactionnaires. Cette marche se veut ouverte à toutes et tous, et chaque individu partout dans le monde sera le/la bienvenu.e.

Premiers signataires : Marie Allibert, Osez le féminisme !, Fatima Benomar, les efFRONTé.e.s, Nelly Martin, la Marche mondiale des femmes, Françoise Morvan, la Coordination pour le lobby européen des femmes, et Suzy Rojtman, Collectif national pour les droits des femmes.

Pour retrouver la liste complète

Rendez-vous le 21 janvier au Parvis des droits de l'Homme (changement de lieu) à 14 heures pour défendre les droits des femmes !

 

 

 

Source : http://www.humanite.fr

 

 

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