Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:00
 
 
 
 
 
 

Salvador : des récoltes records depuis l’abandon du Roundup de Monsanto

 

roundup de mosanto

Quand raison et moisson vont de paire. Le Salvador, qui a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et phytosanitaires, voit ses récoltes exploser ! En abandonnant le Roundup de Monsanto et en favorisant la culture de graines locales, le pays a considérablement amélioré son système agricole, qui gagne en durabilité et en productivité.

 

Il y a deux ans, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché, entre autres, le Roundup de Monsanto (au glyphosate), récemment classé “cancérogène probable” par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

 

Avec un plan pour émanciper l’agriculture familiale en 2011

 

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist.

Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

 

Et 18 millions de dollars d’investissement plus tard

L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-29, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires.

Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-29, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

 

Grande volonté politique et petits investissements financiers

Bien qu’elle ne soit pas parfaite, en termes de pérennité, la politique agricole salvadorienne est exemplaire à plusieurs titres. Se peut-il que d’autres pays, voire des continents entiers, s’affranchissent définitivement de l’industrie semencière et phytosanitaire à l’avenir ?

Car nourrir les peuples plus sainement, sans polluer ni engraisser les grandes industries de l’agroalimentaire pourrait bien être le prochain grand défit de la planète. Un défit que le Salvador est en phase de relever.

 

On retiendra la méthode : volonté politique affirmée (Fap en 2011, puis interdiction des phytosanitaires en 2013), puis un investissement de (seulement) 18 millions de dollars, soit 45 dollars par exploitant, ou seulement 2,85 dollars pour chacun des 6,3 millions de Salvadoriens… C’est donc aussi simple que ça le changement, François, tu fais quoi ?

 

 

Source : notreterre.org

 

 

Source : http://www.mieux-vivre-autrement.com

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans OGM Ils réagissent
commenter cet article
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:22

 

Source : http://www.agirpourlenvironnement.org

 

 

Avis favorable du gouvernement sur la LGV GPSO :
Agir pour l’Environnement claque la porte de la commission sur la démocratie participative !


   Paris, le 27/09/2015 : Alors que la commission d’enquête publique a rendu un avis négatif sur la construction d’une ligne à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse et Bordeaux à Dax en mars dernier, le gouvernement vient d’annoncer qu’il ne tiendrait pas compte de cet avis.

  La commission d’enquête GPSO avait pourtant reconnu que ce projet de nouvelle ligne à grande vitesse avait un impact significatif sur les nuisances sonores, sur l’effet de coupure sur le paysage, sur la consommation de terre agricole. La Commission avait également reconnu qu’ « aucune catégorie sociale, même les entreprises, n'est majoritairement favorable au projet ». Au final, « la commission n’a pas décelé l’expression d’un véritable besoin de lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest ».

 

Confirmant les inquiétudes de la Cour des Comptes sur les errements financiers du tout-TGV, la commission d’enquête publique avait relevé que « la rentabilité socio-économique est insuffisante. L’augmentation du prix du billet pour financer la vitesse est certaine. En fonction de son niveau, cette augmentation aura des conséquences directes sur la fréquentation, rendant encore plus incertaine la rentabilité socio-économique. »

 

  Il est à noter que cette commission d’enquête a connu une très forte participation du public avec plus de 14011 contributions amenant les commissaires enquêteurs à conclure que « le climat en résultant a donné, dans ce cas, une bonne image de la démocratie participative ».

 

Après avoir suivi les travaux de la commission nationale sur la démocratie participative, Agir pour l’Environnement a décidé de claquer la porte de cette commission. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « le gouvernement a une nouvelle fois fait la démonstration que les outils démocratiques n’étaient institués que pour simuler une gouvernance aussi inutile que les grands projets qu’elle permet d’imposer. »

 

  L’avis négatif émis par le commissaire enquêteur était pourtant particulièrement sévère par ce grand projet pharaonique. Pour Agir pour l’Environnement, il est évident que le gouvernement prend, par cette décision, une lourde responsabilité et ne pourra qu’être comptable des oppositions qui ne manqueront pas de naître prochainement !

 

 
 
Repost 0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:51

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mouvement social

Plus de 40 000 personnes à la découverte du village des alternatives à Paris

par , Sophie Chapelle

 

 

 

Entre 40 000 et 60 000 personnes ont visité le village des alternatives ces 26 et 27 septembre à Paris. Les tentes blanches et les slogans verts d’Alternatiba se sont déployés tout autour de la Marianne de bronze de la Place de la République, invitant Parisiens et Franciliens à découvrir le vaste monde associatif engagé pour la justice climatique, ainsi que les « solutions pour le climat » imaginées par le secteur de l’économie sociale et solidaire.

 

 

Le samedi, 1500 cyclistes ont inauguré ce village éphémère, concluant le « Tour Alternatiba » et ses 5 637 km parcourus sur des vélos de 3 et 4 places, symboles de la transition écologique et de la solidarité. L’enjeu : porter chaque jour le message de l’urgence à agir contre le changement climatique, et présenter les alternatives concrètes que chacun peut rejoindre et renforcer à son niveau. Ce tour était parti quatre mois plus tôt de Bayonne, là où a germé l’idée de ces villages des alternatives (tous nos articles sur Alternatiba).

 

 

Dans les allées, les badauds ont l’embarras du choix : stands d’ONG environnementales et de solidarité internationale, de mouvements sociaux , comme Droit au logement, l’Union syndicale Solidaires ou des collectifs de sans papiers, et d’une kyrielle de collectifs et d’innovations. Ceux que l’obsolescence des objets a lassé trouvent conseils après des « Repairs café Paris » pour réparer leurs équipements électroménagers cassés. Des consommateurs effrayés par les salades aux pesticides récemment médiatisées s’abonnent à des paniers bios, ou s’initient directement à la permaculture.

 


 

Les internautes fatigués d’enrichir les propriétaires de Microsoft ou d’Apple se familiarisent avec les logiciels libres. Ceux qui ne veulent plus sponsoriser l’électricité d’origine nucléaire et fossile se renseignent auprès de la coopérative Enercoop, admirent le concentrateur solaire mis au point par l’association Open source écologie, qui produit directement de la chaleur, ou questionnent « Approche paille » qui promeut la paille comme isolant. Les élus qui souhaitent repenser la gestion des déchets de leurs collectivités jettent un œil à « Zero Waste » (zéro déchet). Plus loin, un banquet géant se prépare pour 5000 personnes, à partir d’aliments récupérés dans la grande distribution et qui allaient être jetés.

 



 

Plusieurs associations ou sociétés anonymes promeuvent leurs applications et plateformes d’échanges ou de partage – de services entre particuliers ou pour lancer un projet « citoyen ». Mais dans cette joyeuse émulation, toute innovation n’est pas forcément bonne à prendre sans se poser quelques questions, surtout quand il s’agit d’autoproclamée « économie du partage ». Ainsi la plateforme en ligne 1001 Pact propose de mettre en relation « investisseur solidaire » et « entrepreneurs sociaux ». Une plateforme dont le site « est hébergé en Irlande, pays de l’Union Européenne, par Amazon Web Services » [1]. Pour attirer des « investisseurs solidaires », est-ce vraiment raisonnable d’être hébergé par Amazon, régulièrement pointé du doigt pour ses pratiques sociales et fiscales déplorables (lire notre enquête) ? A deux pas, le Collectif Roosevelt propose salutairement de réfléchir sur un meilleur partage des richesses et la régulation de la finance. Pour faire le tri entre toutes ces alternatives, en comprendre les enjeux, et en débattre, il ne restait plus qu’à faire un petit détour par les stands des médias engagés sur les questions sociales et écologiques. Et de continuer à s’informer pour mieux agir, après avoir siroté une bière, artisanale et bio bien sûr.

 

Notes

[1Voir cette page de leur site.

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Repost 0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:36

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Madrid, première capitale européenne à auditer sa dette

28 septembre par Virginie de Romanet

 

 

 

 

Le geste est novateur, le 27 août 2015, la capitale espagnole, par la voix de son conseiller municipal en charge de l’Economie et des Finances, Carlos Sánchez Mato, a annoncé le lancement d’un processus d’audit destiné à faire la lumière sur la manière dont la dette a augmenté considérablement au cours de la dernière décennie.

En mai 2011, la Puerta del Sol, en plein centre de Madrid voit converger tous les regards et les espoirs suite à l’irruption inattendue du mouvement des Indignados, aussi connu en Espagne comme « Movimiento 15M » |1| qui marque une volonté de réappropriation de la politique après plusieurs années de mesures d’austérité d’abord impulsées par le PSOE (le parti socialiste espagnol) suite à la crise financière de 2008.

Le « movimiento 15 M » a donné lieu à une floraison d’initiatives critiques œuvrant à transformation de la situation socio-économique du pays. Alors que l’Etat espagnol a consacré plus de 60 milliards d’euros à sauver des banques responsables de leur situation en raison de spéculations inconsidérées, il abandonne les plus vulnérables. Notamment ceux qui s’étaient endettés pour acquérir leur logement principal et qui en raison de la crise, ne sont plus en mesure de rembourser leur emprunt. Ils se voient non seulement expulsés, la banque récupérant leur bien, mais restent par dessus tout redevables de cette dette qui n’a pourtant plus lieu d’être. Cette situation inique a donné naissance à la Plateforme des affectés par les hypothèques (PAH) qui lutte pour contrer ce mouvement massif d’expulsions et pour le droit à un logement digne. Parallèlement à cette initiative s’est constituée la Plateforme d’audit citoyen de la dette (PACD) qui a popularisé l’intérêt de la démarche d’audits populaires. Les élections de mai dernier ont vu l’émergence de représentants du mouvement social qui ont, entre autres, gagné les municipalités des deux principales villes du pays, Madrid et Barcelone. L’élection de Manuela Carmena, ex-juge luttant contre la corruption représentante de la nouvelle force politique « Ahora Madrid » (Madrid maintenant), marque une rupture avec l’administration précédente du Parti Populaire (le principal parti de droite) qui a, entre autres, fait fortement augmenter la dette.

 

Des collectivités territoriales affectées par la dette

Le système dette n’affecte pas seulement le niveau de pouvoir le plus important qu’est le niveau national ou fédéral mais il a des répercussions au niveau des échelons de pouvoir inférieur. Avec une hausse des montants consacrés au service de la dette, l’Etat central a moins de moyens pour des politiques nationales et cela se répercute également au niveau des régions et des communes. En France, le processus de décentralisation, qui a été présenté comme une avancée démocratique avec plus de pouvoir accordé aux régions et communes - échelon de pouvoir plus proche des citoyens - ne l’a été que tout à fait partiellement car ces dernières se sont vues reconnaître de nouvelles attributions sans pour autant bénéficier des moyens financiers qui devraient leur permettre de les mener à bien.

En France, comme Patrick Saurin en a fait la démonstration dans son ouvrage « Les prêts toxiques. Une affaire d’Etat. Comment les banques financent les collectivités locales |2| », le surcoût des manipulations bancaires spéculatives pour les collectivités territoriales représente plus d’un milliard d’euros par an.

Alors que Madrid, avec ses 3,165 millions d’habitants, représente moins de 7% du total de la population du pays, sa dette s’est élevée à plus de 17% des dettes de toutes les municipalités |3|. Elle est en effet passée de 1,45 milliards en 2003 à près de 6 milliards en 2015 (42% du total de la dette de toutes les capitales des 50 provinces espagnoles) et le service de la dette a presque triplé entre 2011 et 2014 passant de 523 millions à 1,49 milliards d’euros. Un tel endettement nous laisserait croire que les conditions de vie y sont meilleures qu’ailleurs et qu’elles ont connues une amélioration sensible...

Dans une étude sur le sujet, le conseiller Sánchez Mato montre qu’alors que les dotations aux différents quartiers ont diminué en l’espace de 4 ans de 98 millions, le service de la dette a, lu,i augmenté de plus de 1,1 milliard d’euros. Le montant affecté aux quartiers sur les 5 derniers exercices est monté à 2,6 milliards alors que le coût du service de la dette a été bien plus élevé avec 4,8 milliards d’euros |4|.

 

Des grands projets d’une utilité contestable

Les grands travaux d’infrastructures - qui ne sont pas toujours nécessaires à la population et parfois nuisibles à l’environnement et entachés de corruption - représentent un facteur important de l’accroissement de l’endettement. Des surcoûts par rapport à un budget initial peuvent être acceptables, car des complications peuvent se présenter en cours de route mais de là à augmenter 5, ou 6, fois le montant prévu, il y a un gouffre qui sert la dette et la corruption. Il s’agit de montants qui servent aux entreprises de bâtiment et travaux publics, ainsi qu’à payer les intérêts de la dette avec des commissions pour les responsables en place. Il est bien évident qu’il s’agit là de dettes illégitimes dont la majorité de la population n’a pas profité et qui ne doivent donc pas être remboursées.

Comment expliquer une multiplication par près de 4 du coût du projet Calle M-30 concernant le périphérique autoroutier entre 2004 et 2014 |5|, par près de 5 la réalisation d’un parc aquatique |6|, par plus de 13 fois la rénovation du Palacio Cibeles, siège de la municipalité de Madrid si ce n’est pour l’intérêt des banques, des sociétés privées de travaux publics et de commissions à ceux qui décident ces projets. Tous cela porte préjudice à la majorité de la population et tout particulièrement à celles et ceux d’en bas, ce qui donne lieu à un manque de logements sociaux de qualité |7|, de logements subventionnés accessibles à l’achat pour des ménages à faibles revenus, de la hausse du coût des soins de santé à la charge des patients, etc. Les mesures d’austérité ont également concerné les emplois publics de la ville puisqu’en 2014, 281 employés municipaux ont perdu leur emploi, et si on compare avec 2009, on compte 2445 emplois en moins |8|.

L’effet boule de neige joue un rôle fondamental et la corruption dans nombre de collectivités territoriales et grandes villes a aussi un impact. La conséquence : une baisse ou une absence de progression des dépenses sociales et le recours à des partenariats publics-privés qui, in fine entraînent des surcoûts conséquents. Sánchez Mato en donne des exemples flagrants. Pour remporter un marché public d’entretien des voiries et parcs, le consortium qui a remporté le marché avait baissé son prix de 33 % mais cela n’a pas pu se faire sans conséquence puisque cela a entraîné une diminution des effectifs de 1400 personnes sur 6000. En plus de la perte de salaire que cela entraîne pour les personnes licenciées, et de négliger le travail à fournir (avec 1400 personnes de moins, il est impossible de fournir le même travail) le coût retombe sur la collectivité qui finance les allocations de chômage. Par contre, il est probable que et les salaires de leurs dirigeants et les dividendes des actionnaires de ces entreprises - si actionnaires il y a - ne connaîtront eux pas de baisse !

 

L’importance des partenariats public-privé (PPP) et autres formes de privatisation rampante

Tant au niveau des Etats qu’aux échelons inférieurs du pouvoir, il n’est pas rare que les pouvoirs publics propriétaires de bâtiments fonctionnels les vendent dans une visée budgétaire de court terme pour les louer ensuite. Le montant qu’ils ont obtenu de la vente est généralement bien inférieur à ce qu’ils vont devoir débourser pour la location. Les gagnants de l’opération sont bien sûr ceux qui achètent à une valeur inférieure au prix du marché et les sociétés immobilières et propriétaires qui louent aux pouvoirs publics, dont les pertes retombent sur la majorité de la population. A Madrid, ce sont plus de 50 millions d’euros qui étaient payés au titre de loyers alors que de nombreux bâtiments étaient sous-utilisés |9|. Ce phénomène devient de plus en plus répandu dans les grandes (mais aussi plus petites) villes dans de nombreux pays. En dehors de bâtiments administratifs, d’autres secteurs comme les hôpitaux publics sont également concernés. Et le constat est chaque fois le même, ils sont bien plus coûteux que des postes publics et ne profitent qu’à une poignée de très grandes entreprises qui verrouillent les contrats sur de longues périodes en imposant de lourdes pénalités en cas de rupture anticipée.

La question clé est bien sûr celle de l’illégitimité d’une partie de la dette qui ne sert pas les fins qui devraient être les siennes même si elle peut être considérée comme « soutenable » du point de vue macro-économique. En effet, avec un même montant une entité publique peut choisir de faire des projets qui bénéficient à la majorité de la population avec un accent particulier pour les moins bien lotis, ou alors des projets qui bénéficient aux promoteurs par des coûts exorbitants et aux créanciers par des taux d’intérêt abusifs. Le graphique suivant illustre ce déséquilibre au dépends de la population.

Windows Metafile - 2 Mo

Alors que le service de la dette sur la période a englouti 4,42 milliards d’euros, les dépenses liées à la promotion et protection sociale n’ont, elles, représenté que 1,1 milliard d’euros soit 4 fois moins. Et pourtant le discours véhiculé par les médias est généralement le même : « nous avons vécu au dessus de nos moyens » ; « on a trop dépensé, il faut se serrer la ceinture ». Jamais on n’entend parler du service de la dette comme la première dépense celle qui entretient et aggrave les déficits publics créés par des cadeaux fiscaux et des dépenses inappropriées dont la majorité des citoyens n’est nullement responsable. Les projets utiles destinés à bénéficier à la majorité de la population sont généralement beaucoup moins coûteux et le bénéfice social peut être réellement constaté.

Tous ceux qui bénéficient et alimentent ce système d’endettement sont totalement opposés à la réalisation d’audits car ils savent pertinemment |10| que dans tous les cas l’audit démontrera qu’une partie non négligeable (généralement supérieure à 50 % de la dette) n’a pas servi les intérêts de la population est de ce fait illégitime et devrait être annulée ou répudiée. L’annonce de l’organisation d’un audit a ainsi donné lieu à la dégradation de la note de la dette de Madrid par l’agence de notation Standard & Poors |11|. L’argument portant sur le fait que les mandataires politiques sont élus et que de ce fait les engagements financiers qu’ils prennent doivent être respectés peut et doit être mis en question. La Déclaration universelle des droits de l’homme reconnait à toute personne le droit de s’impliquer dans les affaires publiques |12| comme le prévoient également différentes Constitutions.

L’audit de Madrid pourrait représenter un sérieux pas en avant à deux conditions : que la participation citoyenne soit réellement effective et donne lieu à une large mobilisation sociale, à la suite de la communication des résultats de l’audit et que la maire et ceux de son équipe issus du mouvement social aient clairement en tête la perspective de répudier la part de la dette dont l’audit aura démontré le caractère illégitime.

 

 

 
Notes

|1| Le 15 mai 2011 d’où 15M a marqué le début de l’occupation de la Puerta del Sol à Madrid, occupation qui a s’est rapidement étendue à la plupart des places principales des grandes villes espagnoles.

|2| http://cadtm.org/Les-prets-toxiques...

|3| Leur volume a nettement augmenté suite à la crise de 2008, en raison d’une baisse des transferts aux régions et municipalités ce qui presque mécaniquement conduit ces entités à augmenter leur endettement et leurs impôts pour pallier à cette baisse de recettes

|4| Carlos Sánchez Mato, Endeudamiento urbano. La insostenibilidad social de la deuda municipal de Madrid. https://www.fuhem.es/media/cdv/file...
disponible en version abrégée sur http://cadtm.org/La-insostenibilida...

|5| Le projet a consisté en son remodelage et en l’enterrement d’une partie de son tracé.

|6| Le Centre aquatique faisait partie des infrastructures prévues pour les candidatures de Madrid aux JO de 2012 et 2016. Budgété au départ à 108 millions d’euros, un an après le début des travaux qui n’avaient guère avancé, le budget avait déjà augmenté de 28 millions mais cela n’allait pas s’arrêter là, en 2010 l’enveloppe augmentait encore de 21 millions.

|7| Alors qu’un loyer moyen à Madrid dépasse les 1000 euros, l’Espagne ne compte que 1,1% de logements sociaux, un des taux les plus faibles d’Europe et on ne parle pas de qualité.

|8| Carlos Sánchez Mato, ibid.

|9| ¿En qué se ha fundido el dinero Gallardón ? http://www.elmundo.es/elmundo/2010/...

|10| Carlos Sánchez Mato, ibid.

|11| http://www.eleconomista.es/economia...

|12| Déclaration universelle des droits de l’homme - DUDH Article 21.1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.

Auteur

Virginie de Romanet

est membre du CADTM Belgique

Autres articles en français de Virginie de Romanet (40)

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Espagne Ils réagissent Economie et social
commenter cet article
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 15:07

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

GRAND PROJET INUTILE

A la ferme des Bouillons, une gestion des terres bien opaque

PAR 

Voilà plus d’un mois que la ferme des Bouillons, haut lieu alternatif dans la banlieue de Rouen, a été vidée de ses habitants par la force publique. « L’heure de l’explication et de la transparence est venue », plaident les membres de l’Association de protection de la ferme (APFB). Ils attendent de pieds ferme la tenue, ce 22 septembre après-midi, du conseil d’administration de la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) de Haute-Normandie [1].

La Safer ? C’est une société anonyme, sans but lucratif (sans distribution de bénéfices), avec des missions d’intérêt général, qui dispose d’un droit de préemption lors de la vente des terrains agricoles pour ensuite les répartir aux agriculteurs candidats à une reprise. Celle de Haute-Normandie a refusé de préempter les terres de la ferme des Bouillons. Elle n’a pas examiné les différentes propositions de reprise en vue d’évaluer l’offre la plus pertinente. Résultat : les terres reviennent aux acheteurs choisis par Immochan, la fililale immobilière d’Auchan propriétaire des terres, sans possibilité de discuter du projet mûri pendant des mois par les occupants. Dans une lettre ouverte au conseil d’administration de la Safer, l’AFBP dénonce une« gouvernance foncière agricole (...) organisée pour être secrète ». Et entend poser publiquement la question du devenir agricole des terres en France.

Un projet alternatif subitement stoppé

Pour rappel, ces 4,5 hectares étaient occupés depuis deux ans et demi par des citoyens qui voulaient empêcher leur destruction et leur transformation en grande surface commerciale par Immochan. La société immobilière avait acquis ces terres en janvier 2012. Les occupants de la ferme ne sont pas restés inactifs : ils ont développé du maraichage bio et multiplié les activités culturelles et associatives. La mobilisation est fructueuse : en janvier 2013, la ferme est classée en zone naturelle protégée. Six mois plus tard, le permis de démolition d’Auchan n’est pas reconduit.

Dans le même temps, l’association des occupants travaille au rachat collectif du site, avec le soutien du mouvement Terre de Liens. Ils rédigent un projet global pour la ferme, alliant agriculture biologique, circuits courts, formation, éducation populaire et culture. Mais durant l’été 2015, l’affaire s’accélère. Auchan annonce signer un compromis de vente avec une SCI familiale nommée In Memoriam, qui assure vouloir elle-aussi développer du maraichage bio et de la permaculture [2]. La Safer confirme la vente le 18 août au soir. Dès le lendemain matin, la police intervient pour évacuer les occupants.

Lever l’opacité sur la gestion des terres

Parmi les questions soulevées par l’AFPB, celle des étranges prix de vente pratiqués. Immochan a en effet payé les anciennes terres agricoles des Bouillons plus de 700 000 euros, pour les revendre trois ans plus tard 150 000 euros à la SCI ! Immochan a pour l’instant refusé d’expliquer cette différence de prix. Des élus montent alors au créneau. Claude Taleb, vice-président EELV de la région Haute-Nomandie chargé de l’agriculture accuse l’État de « trahison » lors d’une conférence de presse :« La communauté que je représente a été trahie par les services de l’État. J’ai vu un relevé de conclusion de réunion, qui a eu lieu le 10 août, entre le préfet, la DRAF (le ministère de l’agriculture en région, ndlr), et la Safer. L’ensemble du scénario qui s’est déroulé jusqu’à l’expulsion de mercredi était déjà écrit : pas de préemption, on laisse faire l’attribution à la SCI, l’évacuation policière. Ni la DRAF, ne le préfet n’ont jugé utile de tenir au courant la région de leurs intentions ».

Interrogé par Le Monde, Emmanuel Hyest, président de la Safer Haute-Normandie, se défend : « On nous reproche de ne pas avoir utilisé la préemption, mais c’est une arme atomique ! On ne peut y avoir recours que lorsque quelque chose n’est pas conforme légalement. L’acheteur est un jeune qui veut s’installer en bio, il est prioritaire… pas de chance pour eux, le dossier est parfait, imparable. » Il fustige par ailleurs les anciens occupants de la ferme des Bouillons. « Combien ils avaient de poules ? Vingt ? Ce n’est pas avec une production pareille qu’on va nourrir les gens ! Ce qui les intéresse, ce n’est pas l’agriculture, mais d’avoir un endroit pour y faire tout autre chose ! » Des propos méprisants qui ne sont pas sans rappeler ceux de Xavier Beulin, président de la FNSEA : « Celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n’est pas agriculteur ».

Les anciens occupants de la ferme des Bouillons demandent aux administrateurs de la Safer la communication de tout les documents qui ont abouti à la décision de non préemption de la ferme des Bouillons [3]. Dans cette attente, ils sont hébergés aux Jardins de Repainville, un autre lieu né d’une lutte victorieuse contre… un projet d’implantation d’une grande surface Castorama sur une zone maraîchère. Affaire à suivre.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 14:03

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m

 

 

Yanis Varoufakis à propos des élections du 20 septembre

 

Les créanciers  sont les vrais gagnants en Grèce

Alexis Tsipras a été mis en position d'échouer

 par Yanis Varoufakis

(ma traduction d'un article du Gardian)

 Alexis Tsipras a arraché une  victoire retentissante après la défaite humiliante de Juillet devant la Troïka des créanciers de la Grèce. Défiant les partis d'opposition, les sondeurs d'opinion et les critiques dans ses rangs (y compris de moi-même), il a obtenu une majorité réduite mais réelle.  La question est de savoir s'il peut à la fois rester à son poste et exercer le  pouvoir.

 Les plus grands perdants ont été  les petits partis représentant les extrêmes du débat après le référendum. Unité Populaire n’est pas parvenu à exploiter la souffrance ressentie par une majorité des électeurs du « Non » après que Tsipras  eut adopté un accord qui réduit la souveraineté nationale et accroît le niveau déjà terrible  de l'austérité. Potami, un  parti réformiste chéri de la Troïka, a également échoué à rallier le plus petit vote «Oui». Avec Tsipras conquérant d'un nouveau genre, maintenant fermement la barre du programme de la Troïka, les partis pro-Troïka n'avaient rien à offrir.

Le plus grand gagnant est la Troïka elle-même. Au cours des cinq dernières années, les projets de loi de la  Troïka sont passés par le parlement avec des majorités ultra-minces,  procurant des nuits blanches à leurs auteurs. Maintenant, les projets de loi nécessaires au troisième Mémorandum passent avec de confortables majorités, car Syriza s’y est engagé. Presque tous les députés de l'opposition (à l'exception des communistes du KKE et les nazis de l'Aube dorée) votent pour eux.

Bien sûr, pour en arriver là,  il a fallu meurtrir profondément la démocratie grecque. Un million 600.000 Grecs qui avaient voté lors du référendum de Juillet n'ont pas pris la peine de se présenter aux bureaux de vote dimanche -  ce n'est pas une grande perte pour les bureaucrates de Bruxelles, Francfort et Washington,  qui semblent concevoir  la démocratie comme une nuisance.

Tsipras doit maintenant mettre en œuvre un programme de consolidation et de réforme fiscale qui a été conçu pour échouer. Les petites entreprises, sans accès aux marchés de capitaux, doivent désormais prépayer l'impôt de l'année à venir  sur leurs bénéfices prévisionnels 2016. Les ménages devront débourser des impôts fonciers scandaleux sur des appartements et des magasins qui ne fonctionnent pas bien et  ne peuvent même pas être vendus. Des hausses du taux de la TVA risquent d’augmenter les fraudes à la TVA. Semaine après semaine, la Troïka exigera plus de récession, des politiques antisociales: coupes dans les retraites, baisse des allocations familiales, augmentation  du nombre de saisies.

Le plan du premier ministre pour braver cette tempête est fondé sur trois engagements.

D'abord, la poursuite des négociations avec la Troïka pour régler des détails importants.

Ensuite, la question de l'allégement de la dette.

Enfin, la question de l'oligarchie.

Les électeurs ont appuyé Tsipras parce qu'il leur a semblé  le candidat le mieux à même  de remplir ces objectifs. Le problème est que sa capacité à le faire est sévèrement limitée par l'accord qu'il a déjà signé.

Son pouvoir de négocier est négligeable, compte tenu du fait que, selon les termes du Mémorandum, le gouvernement grec doit "obtenir l'accord de la [troïka] sur toutes les actions pertinentes pour la mise en œuvre  des objectifs du Mémorandum" (Notez l'absence de tout engagement de la part de la Troïka avec le gouvernement grec.)

L'allègement de la dette viendra sans doute, sous une certaine forme, mais pas de façon thérapeutique. L’allègement de la dette est important car il permet de réduire l'austérité (c’est-à-dire baisser les objectifs d'excédent primaire) pour stimuler la demande et attirer les investisseurs. Mais une austérité dure a déjà été acceptée (excédents primaires absurdes de 3,5% du PIB à partir de 2018), dissuadant les investisseurs.

La troisième promesse est la clé du succès de Tsipras. La seule raison d'être d'un gouvernement de gauche qui a accepté un nouveau prêt limitant sa capacité à réduire l'austérité et à prendre soin des plus faibles, est d'attaquer les avantages acquis et les privilèges. Cependant, la Troïka est la meilleure amie des oligarques, et vice versa. Au cours des six premiers mois de 2015, lorsque nous  avons contesté le monopole de la Troïka sur l’élaboration des politiques en Grèce, ses plus grands supporters nationaux ont été les médias appartenant aux oligarques et leurs agents politiques. Ces mêmes personnes et intérêts ont maintenant embrassé Tsipras. Peut-il se retourner contre eux? Je pense qu'il le veut. Mais la Troïka a déjà désactivé ses principales armes (par exemple en forçant la dissolution de l'unité de lutte contre la criminalité économique, SDOE).

En 2014, le Premier ministre conservateur Antonis Samaras s'est trouvé face à un dilemme similaire, celui d'avoir à mettre en œuvre un programme en échec de la Troïka. Il a feint une  allégeance à la Troïka sur un mode évasif et laxiste, de peur que Syriza ne gagne.

Tsipras aura-t-il plus de succès en s’engageant dans un autre programme en échec de la Troïka? Les perspectives ne sont pas brillantes, mais nous ne devons pas les nier. Le sort du nouveau gouvernement dépend des liens qu’il va nouer avec les victimes du Mémorandum, de la mise en œuvre de véritables réformes pour donner aux entreprises la confiance d’investir. Il dépend aussi de sa capacité à utiliser l'intensification de la crise pour exiger de réelles concessions de Bruxelles. C'est un défi de taille. La victoire, même douce, ne compte pas: l’objectif  est de faire la différence.

À propos de différence, les conservateurs ont fait de leur mieux pour donner une image plus douce lors de la campagne. Hélas, pour eux, la crise des réfugiés a forcé leur misanthropie à remonter à la surface. Le contraste entre l'accueil réservé à des milliers de réfugiés au cours des dernières semaines et les camps construits par le gouvernement Samaras explique pourquoi les progressistes déçus se sont tournés vers Syriza dans les bureaux de vote.

 Dans mes  rares moments d'inexplicable optimisme, je me plais à imaginer que la bonté envers les étrangers en détresse est, peut être, le signe avant-coureur d'une campagne du gouvernement grec  contre la vision dystopique de la Troïka européenne.

http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/sep/21/alexis-tsipras-greece-greek-leader-troika-yanis-varoufakis

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Grèce Ils réagissent
commenter cet article
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 18:36

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Pour un plan B en Europe

20 septembre par Jean-Luc Mélenchon , Oskar Lafontaine , Stefano Fassina , Yanis Varoufakis , Zoe Konstantopoulou

 

 

 

Le Français Jean-Luc Mélenchon, l’Italien Stefano Fassina, les Grecs Zoe Konstantopoulou et Yanis Varoufakis, et l’Allemand Oskar Lafontaine s’associent et proposent « la tenue d’un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels. Cette conférence pourrait avoir lieu dès Novembre 2015.

Le 13 juillet, le gouvernement grec démocratiquement élu d’Alexis Tsipras a été mis à genoux par l’Union européenne. « L’accord » du 13 juillet est en réalité un coup d’Etat. Il a été obtenu par la fermeture des banques grecques par la Banque centrale européenne (BCE) et la menace de ne pas les autoriser à rouvrir tant que le gouvernement grec n’accepterait pas une nouvelle version d’un programme qui a échoué. Pourquoi ? Parce que l’Europe officielle ne pouvait pas supporter l’idée qu’un peuple souffrant de son programme d’austérité autodestructrice ait osé élire un gouvernement déterminé à dire « Non ! ».

Désormais, avec davantage d’austérité, davantage de privatisations au rabais d’actifs publics, une politique économique plus irrationnelle que jamais, et la misanthropie en guise de politique sociale, le nouveau mémorandum ne sert qu’à aggraver la Grande Dépression grecque et le pillage de la Grèce par des intérêts particuliers, grecs ou non.

Tirons les leçons de ce coup d’Etat financier. Cet euro est devenu l’instrument de la domination économique et politique de l’oligarchie européenne, cachée derrière le gouvernement allemand et qui se réjouit de voir Mme Merkel faire tout le « sale boulot » que les autres gouvernements sont incapables de faire. Cette Europe ne produit que des violences dans les nations et entre elles : chômage de masse, dumping social féroce, insultes attribuées aux dirigeants allemands contre l’Europe du Sud et répétées par toutes les « élites » y compris celles de ces pays. L’Union européenne alimente la montée de l’extrême-droite et est devenue un moyen d’annuler le contrôle démocratique sur la production et la distribution des richesses dans toute l’Europe.

Affirmer que l’euro et l’Union européenne servent les Européens et les protègent contre la crise est un mensonge dangereux. C’est une illusion de croire que les intérêts de l’Europe peuvent être protégés dans le cadre de la prison des règles de la zone euro et des traités actuels. La méthode Hollande-Renzi du « bon élève », en réalité du prisonnier modèle, est une forme de capitulation qui n’obtiendra même pas la clémence. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker l’a dit clairement : « il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens ». C’est l’adaptation néolibérale de la « souveraineté limitée » inventée par le dirigeant soviétique Brejnev en 1968. A l’époque, les soviétiques écrasaient le Printemps de Prague par les tanks. Cet été, l’Union européenne a écrasé le Printemps d’Athènes par les banques.

Nous sommes déterminés à rompre avec cette Europe. C’est la condition pour reconstruire des coopérations entre nos peuples et nos pays sur une base nouvelle. Comment mener une politique de partage des richesses et de création d’emplois notamment pour les jeunes, de transition écologique et de refondation démocratique face à cette Union européenne ?Nous devons échapper à l’inanité et l’inhumanité des traités européens et les refonder afin d’enlever la camisole de force du néolibéralisme, abroger le traité budgétaire, refuser le traité de libre-échange avec les Etats-Unis (TTIP).

La période est extraordinaire. Nous faisons face à une urgence. Les Etats-membres doivent avoir l’espace politique qui permet à leurs démocraties de respirer et d’instaurer des politiques adaptées au niveau national, sans craindre d’être empêchés par un Eurogroupe autoritaire dominé par les intérêts du plus fort des Etats-membres et du monde des affaires, ni par une BCE utilisée comme un rouleau compresseur menaçant d’écraser tout « pays non coopératif » comme ce fut le cas avec Chypre ou la Grèce.

C’est notre plan A : travailler dans chacun de nos pays, et ensemble à travers l’Europe, à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à collaborer avec la lutte des Européens partout, dans une campagne de désobéissance aux pratiques européennes arbitraires et aux règles irrationnelles jusqu’à ce que la renégociation aboutisse.

Notre première tâche est de mettre fin à l’irresponsabilité de l’Eurogroupe. La seconde tâche est d’en finir avec le caractère prétendument « indépendant » et « apolitique » de la Banque centrale alors qu’elle est hautement politisée (de la façon la plus toxique), totalement dépendante de banquiers en faillite et de leurs agents politiques, et prête à mettre fin à la démocratie sur une simple pression de bouton.

La majorité des gouvernements représentant l’oligarchie européenne et se cachant derrière Berlin et Francfort, ont aussi un plan A : ne pas céder à la demande de démocratie des citoyens européens et utiliser la brutalité pour mettre fin à leur résistance. Nous l’avons vu en Grèce en juillet. Pourquoi ont-ils réussi à étrangler le gouvernement démocratiquement élu de la Grèce ? Parce qu’ils avaient aussi un plan B : éjecter la Grèce de la zone euro dans les pires conditions possibles en détruisant son système bancaire et en achevant son économie.

Face à ce chantage, nous avons besoin de notre propre plan B pour dissuader le plan B des forces les plus réactionnaires et anti-démocratiques de l’Europe. Pour renforcer notre position face à leur engagement brutal pour des politiques qui sacrifient la majorité au profit des intérêts d’une infime minorité. Mais aussi pour réaffirmer le principe simple que l’Europe n’est rien d’autre que les Européens et que les monnaies sont des outils pour soutenir une prospérité partagée, et non des instruments de torture ou des armes pour assassiner la démocratie. Si l’euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : « Essayez un peu, pour voir ! Vos menaces ne nous effraient pas. Nous trouverons un moyen d’assurer aux Européens un système monétaire qui fonctionne avec eux, et non à leurs dépens ».

Notre plan A pour une Europe démocratique, soutenu par un plan B qui montre que les pouvoirs en place ne peuvent pas nous terroriser dans la soumission, vise à faire appel à la majorité des Européens. Cela exige un haut niveau de préparation. Les éléments techniques seront enrichis par le débat. Beaucoup d’idées sont déjà sur la table : l’introduction de systèmes parallèles de paiement, les monnaies parallèles, la numérisation des transactions en euros pour contourner le manque de liquidités, les systèmes d’échange complémentaires autour d’une communauté, la sortie de l’euro et la transformation de l’euro en monnaie commune.

Aucune nation européenne ne peut avancer vers sa libération dans l’isolement. Notre vision est internationaliste. En prévision de ce qui peut se passer en Espagne, en Irlande, pourquoi pas de nouveau en Grèce selon l’évolution de la situation politique, et en France en 2017, il faut travailler concrètement ensemble à un plan B tenant compte des caractéristiques de chaque pays.

Nous proposons donc la tenue d’un sommet international pour un plan B en Europe, ouvert aux citoyens volontaires, organisations et intellectuels. Cette conférence pourrait avoir lieu dès novembre 2015. Nous lancerons ce processus samedi 12 septembre lors de la Fête de l’Humanité. Rejoignez-nous !

Les signataires :

Jean-Luc Mélenchon, député européen, co-fondateur du Parti de Gauche (France)

Stefano Fassina, député, ancien vice-ministre de l’Economie et des Finances (Italie)

Zoe Konstantopoulou, présidente du Parlement hellénique (Grèce)

Oskar Lafontaine, ancien ministre des Finances, co-fondateur de Die Linke (Allemagne)

Yanis Varoufakis, député, ancien ministre des Finances (Grèce)

 


 

 

Auteur

 

Zoe Konstantopoulou

avocate et femme politique grecque. Députée du parti de la gauche radicale Syriza, qui a gagné les élections législatives du 25 janvier 2015 en Grèce, a été élue le 6 février 2015 présidente du parlement. Elle est, à trente-huit ans, la plus jeune présidente de la Vouli et la deuxième femme seulement à exercer cette fonction.

Autres articles en français de Zoe Konstantopoulou (14)

0 | 10

Auteur

 
 

Stefano Fassina

député, ancien vice-ministre de l’Economie et des Finances (Italie)

Auteur

 
 

Yanis Varoufakis

député, ancien ministre des Finances (Grèce)

 

 

Auteurs

 
 

Oskar Lafontaine

ancien ministre des Finances, co-fondateur de Die Linke (Allemagne)

 

Jean-Luc Mélenchon

député européen, co-fondateur du Parti de Gauche (France)

 

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent Economie et social
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:26

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

En Allemagne, un vent de révolte souffle contre les fermes-usines géantes

17 septembre 2015 / Violette Bonnebas (Reporterre)
 

 

 

Dans l’Est de l’Allemagne, de nombreuses associations se mobilisent pour contrer les projets de fermes géantes, dans une région marquée par les dérives de la production de masse sous l’ancien régime communiste.

 

- Berlin, correspondance

Imaginez que les habitants de la Somme aient à se prononcer par référendum sur le maintien ou la fermeture de la ferme-usine des Mille vaches. Impossible ? C’est pourtant ce qui pourrait se passer dans l’Est de l’Allemagne. Quarante associations se sont regroupées pour faire barrage à l’élevage intensif dans le Land du Brandebourg, près de Berlin. Si elles rassemblent au moins 80 000 signatures auprès des habitants de la région d’ici le mois de janvier, un référendum d’initiative populaire devra être organisé, et son résultat inscrit dans la loi. En deux mois, plus de 13 000 personnes ont déjà été convaincues (lien en allemand).

« Interdire complètement l’élevage intensif, ce serait bien, mais on est conscient que c’est impossible, explique le coordinateur de la campagne, Jens Martin Rode. Nous, ce qu’on veut, c’est que, dans le Brandebourg, les éleveurs ne coupent plus la queue des cochons et le bec des volailles ; que le gouvernement régional ne finance plus les nouvelles implantations d’élevage intensif, mais seulement de plus petites exploitations qui respectent des critères exigeants de protection animale et environnementale. »

 

JPEG - 37.8 ko
Affiche de campagne pour le referendum

Jens Martin Rode et ses compagnons n’en sont pas à leur coup d’essai : au début de l’année, près de 35 000 personnes avaient signé une première pétition (Volksinitiative) pour mettre la question à l’ordre du jour du parlement régional. Mission accomplie, mais malgré le coup de force, les députés s’étaient majoritairement rangés derrière les lobbies de l’industrie agricole. Pour Udo Folgart, l’un des députés (SPD, social-démocrate) ayant rejeté la proposition citoyenne, « le nombre d’animaux dans une exploitation ne dit rien de leur bien-être. Tout dépend de la manière dont ils sont traités. Cela peut être fait de façon très responsable dans une grande exploitation ».

 

De plus en plus de fermes géantes

L’homme qui tient ce discours est lui-même éleveur près de Berlin, à la tête d’un troupeau de 550 bovins, et vice-président de la Landesbauernverband, le syndicat agricole majoritaire en Allemagne. Attablé à un café de sa circonscription, à Paaren in Glien, il ajoute à sa démonstration, graphiques à l’appui, que le nombre d’animaux d’élevage dans le Brandebourg, et plus largement dans l’Est de l’Allemagne, est par ailleurs deux fois moins élevé que la moyenne nationale.

Le chiffre est juste, mais il ne dit pas toute la vérité. Lorsqu’on regarde le nombre de bêtes par exploitation, les cinq Länder d’ex-RDA (République démocratique allemande) se retrouvent cette fois systématiquement en tête de troupeau. Par exemple, un élevage moyen de volailles dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et la Saxe-Anhalt dépasse les 12 000 têtes. C’est six fois plus que la moyenne nationale. Les chiffres sont tout aussi éloquents pour les bovins et les porcins (lien en allemand).

La tendance n’est pas prête de s’inverser, les projets de nouvelles fermes géantes ou d’agrandissement se multiplient : trente-deux, rien que dans le Brandebourg. Certains investisseurs voient les choses en grand, en très grand même : pas moins de 400 000 poulets pour l’un, 67 000 porcs pour l’autre, 2500 vaches pour un troisième. Et si une partie de la population s’y oppose, c’est parce qu’elle a déjà connu l’élevage de masse, à une échelle bien plus grande - et en a été traumatisée.

 

L’ombre des fermes de la RDA

Des hangars sans fenêtres de plusieurs centaines de mètres de long, vaches entravées, poules et porcs entassés, au sol du béton. Autour, d’immenses monocultures de plantes fourragères survolées d’avions épandeurs de pesticides. Des silos à perte de vue, alimentés par des employés présents 24h/24, selon la règle des trois-huit, comme à l’usine. C’est à cela qu’ont ressemblé les fermes de RDA, des années 1960 à la fin de l’ère soviétique.

 

JPEG - 36.5 ko
Porcherie Markkleeberg, 1960

« L’idéologie socialiste porte en elle dès le départ, chez Marx et Engels, l’idée de produire en masse, explique Jens Schöne, historien spécialiste de l’agriculture en RDA. Les outils de production agricole ont d’abord été collectivisés, puis progressivement industrialisés. Ce sont ces gigantesques exploitations, de plusieurs milliers d’hectares, qui devaient mener à la prospérité, à l’abondance de nourriture, et donc au ’’bonheur commun’’. » Un bonheur commun qui ne concernait visiblement pas les animaux, soumis à la promiscuité, aux castrations à vif, exposés au cannibalisme. Sans compter les tests d’antibiotiques ou les expérimentations alimentaires à base d’urée et d’excréments.

Inspirées du modèle américain de ferme géante, les LPG (pour Landwirtschaftliche Produktionsgenossenschaft, coopérative de production agricole) ont connu un essor très rapide en Allemagne de l’Est, bien plus qu’en Europe occidentale. Pour exporter la viande et ainsi faire entrer des liquidités dans ses caisses vides, l’Etat exigeait, plan après plan, toujours plus de productivité, poussant à la démesure. Pour ne citer que quelques exemples, la LPG de Neustadt sur l’Orla en Thuringe comptait pas moins de 175 000 porcs en 1989. A quelques encablures, celle de Wandersleben accueillait 720 000 poules pondeuses. Plus au nord, non loin des rives de la Baltique, 24 000 bovins étaient élevés, abattus et transformés dans le Kombinat de Ferdinandshof, devenu un emblème de cet élevage ultra-intensif est-allemand.

 

JPEG - 30.7 ko
Ferdinandshof 1974

Mais un tel modèle n’était pas compatible avec les structures économiques du pays, incapables par exemple de remplacer les pièces défectueuses dans les bâtiments agricoles. Et les conséquences pour l’environnement ne tardèrent pas à se faire sentir, au sens propre. L’air se chargeait de l’ammoniac rejeté par les étables mal ventilées ; le lisier, en quantité astronomique, était déversé au moyen de pipelines dans les cours d’eau. « Je me souviens que l’hiver, j’allais patiner sur des lacs de lisier gelés, c’était épouvantable », raconte Jens Schöne, qui a lui-même grandi en Saxe-Anhalt.

Autour des fermes, les forêts mouraient, les poissons disparaissaient. Malgré le discours apaisant des autorités, la colère montait dans les villages, comme en attestent les rapports de la Stasi...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:02

 

Source : http://la-bas.org

 

LÀ-BAS avec Joseph STIGLITZ

85 MILLIARDAIRES DANS UN AUTOBUS

Le

 

 

JPEG - 288.8 ko
(Dessin : Daniel Mermet)

85 milliardaires dans un autobus représenteraient une fortune équivalente à celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité, c’est-à-dire 3 milliards d’êtres humains. Aujourd’hui, 1% de la population de la planète détient près de la moitié de la fortune mondiale. Sous peu, les 1% vont détenir autant que les 99% restant. Ces 1% sont les maitres du monde. Le monde politique est entièrement à leur service et les médias sont leurs pom-pom girls. Qui parle ainsi ? Un gauchiste rabâcheur ? Un alternatif isolé ? Un anticapitaliste entêté ?

Joseph STIGLITZ : « La Grande fracture » par Là-bas si j'y suis

 

Augmenter les impôts sur les entreprises qui n’investissent pas en France et utiliser ces revenus supplémentaires pour investir dans la jeunesse et les technologies, voilà les conseils que l’économiste Joseph Stiglitz donnerait à François Hollande si seulement François Hollande lui demandait comment infléchir la courbe du chômage

 

Écoutez l’entretien intégral avec Joseph Stiglitz.

Entretien : Daniel MERMET
Traduction : Laura RAIM
Image : Caroline POTHIER
Montage : Grégory SALOMONOVITCH
Réalisation : Jonathan DUONG

 

 

Programmation musicale
- B.K Anderson : The minimum wage
- The Chi-lites : (For God’s sake) Give more power to the people

N’oubliez pas que le répondeur attend vos messages au 01 85 08 37 37.

 

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page)


 

 

Source : http://la-bas.org

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Ils réagissent
commenter cet article
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 17:51

 

Source : http://www.marianne.net

 

Enquête préliminaire sur les 18 millions d’euros perdus par Areva

 
 
D'après nos informations, la justice va se pencher sur des mouvements d'argent suspects entre une filiale du groupe nucléaire et plusieurs intermédiaires situés en Russie, au Liban et au Niger...
 
Remy de la Mauviniere/AP/SIPA
 

Areva va devoir faire face à un nouveau front judiciaire. Selon nos informations, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier (PNF) sur des mouvements financiers suspects entre une filiale du groupe nucléaire, Areva UG, spécialisée dans le trading d’uranium, et plusieurs intermédiaires situés en Russie, au Liban et au Niger. Contacté, le PNF n’a pas souhaité faire de commentaires.

En juillet, Notre enquête nous avait permis de mettre à jour un montage financier occulte, qui a fait perdre 18 millions d’euros à Areva en 2011, selon les aveux même du groupe nucléaire. Si Areva reconnaît cette perte, le groupe soutient que c’était dans le cadre d’une « opération de trading sur le marché de l’uranium ». Or, selon les documents en notre possession, et notamment plusieurs contrats commerciaux signés en juillet 2011, il est établi qu’Areva UG a couvert un système circulaire de vente de 5,5 millions de livres d’uranium. L’argent en question aurait ensuite trouvé refuge dans des zones franches aux Emirats arabes unis et à Hong Kong. 

Dès lors, plusieurs questions se posent : qui a décidé ces opérations et qui en a été informé au niveau non seulement de la division minière, mais aussi de la direction générale du groupe Areva ? Pourquoi les transactions d’uranium ont-elles été décidées dans la précipitation, dès le mois de juillet 2011, quelques jours après le débarquement d’Anne Lauvergeon de la présidence d’Areva par Nicolas Sarkozy ? Quel rôle ont joué les mandataires sociaux d’Areva UG, Sébastien de Montessus et Jean-Michel Guiheux, qui ont refusé de nous répondre ? Enfin, et là est sans doute l’essentiel : quels ont été les véritables destinataires des 18 millions d’euros versés par Areva ?

Un homme devrait plus particulièrement intéressé la justice : Jean-Claude Meyer, dont la société Optima-Energy Off-Shore SAL, située au Liban, aurait empoché dans un premier temps l’essentiel de ces commissions. Sollicité par Marianne en juillet, il n’avait pas souhaité répondre... Charge désormais à la justice de faire la lumière sur cette nouvelle affaire Areva.

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social Nucléaire Ils réagissent
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22