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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:26

LEMONDE.FR avec AFP | 14.11.11 | 09h56

 
 

 

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.AP/Str


Une brèche dans une digue qui protège des inondations le centre de Bangkok a été ouverte par des habitants à bout de nerfs, contraints de vivre dans l'eau, alors que le centre-ville restait à sec, a-t-on appris, lundi 14 novembre, de sources policières.

Des résidents du district de Don Mueang, dans le nord de la mégalopole, ont percé une digue longue de 15 kilomètres pour faire baisser le niveau d'eau. Un responsable de la police locale a indiqué qu'un trou peu profond mais de sept mètres de large avait été percé ces derniers jours. Mais la brèche a été encore élargie d'un mètre dimanche par une centaine de manifestants.

Les autorités devaient tenter de la combler malgré l'opposition des manifestants, qui "ont dit que si le gouvernement réparait la brèche, ils bloqueraient l'autoroute", a indiqué le colonel de police Rangsan Praditphol tout en précisant que la situation était calme dans la matinée.

CINQ CENT SOIXANTE-DEUX MORTS

Le mur, composé notamment de sacs de sable de 2 tonnes chacun spécialement conçus pour lutter contre le désastre, est considéré comme un outil majeur pour la défense du centre commercial et financier de la ville, que le pouvoir a réussi à ménager depuis le début de la crise.

Les inondations touchent la Thaïlande depuis plus de trois mois et sont les pires depuis un demi-siècle dans le royaume. Elles ont déjà fait 562 morts, selon le bilan officiel, et ont affecté des millions de personnes, notamment dans le nord et le centre du pays.

Certaines régions du Nord désormais au sec ont commencé le nettoyage, notamment la province d'Ayutthaya, qui abrite des temples séculaires et plusieurs zones industrielles. Le second aéroport de la capitale, affecté aux vols intérieurs et situé dans le district de Don Mueang, est fermé depuis trois semaines. L'aéroport principal n'a, quant à lui, jamais cessé de fonctionner normalement.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:22

Le Monde - 14 novembre 2011

Des ‘urnes indignées’ pour peser sur le débat politique

Plusieurs centaines de personnes ont participé, dimanche 13 novembre, à une manifestation convoquée par les "indignés". (S.M./Lemonde.fr)

 

Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la capitale espagnole, dimanche 13 novembre, "pour un changement du modèle productif et pour la défense des services publics, la participation citoyenne et contre la corruption", à l'appel des "indignés".

Dans le cortège, on entendait les slogans habituels : "C'est pas qu'on manque d'argent, c'est qu'on a trop de voleurs", "Non ! Que nos banques ne paient pas leur dette avec la santé et l'éducation", "la crise, que les capitalistes la paient"...

A une semaine des élections, les indignés ont voulu montrer qu'ils entendaient bien jouer un rôle dans la campagne. A cet effet, ils ont lancé samedi l'opération "urnes indignées" dans le but de rassembler les propositions électorales des citoyens.

 

Les "urnes indignées" récupéraient les propositions électorales des citoyens. (S.M./Lemonde.fr)

 

En plein centre de la Puerta des Sol, des tables ont permis à tous ceux qui le souhaitent de déposer dans une urne transparente leurs idées. "Beaucoup de gens demandent le changement de la loi électorale et la possibilité de faire des référendums inaliénables, obligeant le parlement à prendre en compte le résultat", souligne Elie Romani, 31 ans, qui prépare une thèse en biochimie sur l'immunologie.

Devant l'urne, beaucoup de jeunes, de familles et personnes âgées complétaient le bulletin mis à disposition par les indignés. José-Maria Arrero, 66 ans, pédiatre, a demandé des listes électorales ouvertes et la prise en compte du vote en blanc. Laura Fernandez, professeur de dessin de 31 ans, a souhaité que soient pénalisées par une amende les promesses de campagne non respectées "pour augmenter les revenus de l'Etat et réduire le déficit, parce que les politiciens mentent beaucoup..."

Dans les prochains jours, les propositions électorales citoyennes seront comptabilisées dépouillées et reportées sur le site Internet Propongo, où elle serviront de "lignes de réflexion pour le mouvement et de moyen de pression sur le gouvernement," souligne Elie.

En attendant, à partir de mardi, les indignés installeront sur la célèbre place madrilène un stand d'information sur les différentes options de vote, les conséquences du vote blanc, nul et de l'abstention ainsi que des résumés des programmes de tous les partis. "Nous ne donnerons aucune préférence à aucun parti, insiste Rita Fernandez, 45 ans, écrivaine et cuisinière pour gagner sa vie, membre de la commission des élections générales du 20 novembre. Nous voulons juste informer les citoyens."

Sandrine Morel

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:19

Notre Grèce en ruine

 

Point de vue | LEMONDE | 12.11.11 | 14h22   •  Mis à jour le 14.11.11 | 13h11

par Takis Théodoropoulos

 
 

 

Pour le romancier et essayiste Takis Théodoropoulos, les Grecs paient le prix de l'incurie et du clientélisme de leur classe politique, sur fond de violence sociale endémique.

Pour le romancier et essayiste Takis Théodoropoulos, les Grecs paient le prix de l'incurie et du clientélisme de leur classe politique, sur fond de violence sociale endémique.AFP/ARIS MESSINIS


Les symptômes du malaise ont fait leur apparition bien avant l'aveu de la faillite. En décembre 2008, le centre d'Athènes a été incendié après le meurtre d'un adolescent de 16 ans par un policier dans le quartier étudiant de la capitale. Alors que la police suivait le spectacle sans vouloir intervenir, les médias parlaient d'une jeunesse révoltée contre un système qui la condamnait à la précarité et à la misère des 700 euros mensuels.

On n'a pas signalé que, sous les cagoules des lycéens qui lançaient les cocktails Molotov se cachaient les enfants d'une classe moyenne grecque qui fut la clientèle privilégiée de la classe politique. Dans une certaine mesure, ils faisaient ce que leurs parents auraient bien voulu, mais ne pouvaient faire : s'attaquer à un système dont ils avaient joui et qui ne pouvait plus les satisfaire. Après les dépenses mégalomaniaques des Jeux olympiques de 2004, l'argent manquait, les ménages étaient accablés par les prêts et les cartes de crédit offerts par les banques sur un simple coup de téléphone, l'avenir semblait court et peu tentant. Les jeunes, eux, avaient une raison de plus pour se révolter. Ils sentaient que l'éducation qui leur était offerte les trahissait.

Les émeutes de 2008 ont légué à la société grecque un capital de violence qui est loin d'être dépensé. C'est cette violence qui a coûté le 1,5 million d'euros que la mairie d'Athènes, en faillite, doit verser pour réparer les dégâts des manifestations de cet été. C'est la même violence qui se libère dans le quotidien par les groupes qui bloquent les artères du centre-ville en scandant des mots d'ordre contre le "traître" Papandréou, la "nazie" Merkel, et les "forces d'occupation" de la troïka. Le lyrisme n'est pas très original, mais il est caractéristique des spasmes provoqués par un corps social déprimé qui se retrouve devant une situation inédite.

Le syndicaliste du secteur public qui a vécu pendant trente ans sous la tutelle de la classe politique se sent orphelin quand cette même classe politique l'abandonne aux sables mouvants des privatisations nécessaires pour payer les dettes du pays. C'est la même chose pour le propriétaire de taxi ou de la pharmacie du coin qui a vécu pendant trente ans sous la protection d'un système qui lui permettait de contrôler la distribution des licences.

Le vandalisme dans les lycées occupés, les menaces et les violences physiques contre les professeurs qui insistent pour assurer leurs cours dans les universités fermées depuis le début de l'année ne sont que les symptômes de la banalisation de cette violence endémique. Mélangée à un nationalisme primaire, souvent récupérée par quelques laudateurs de l'Eglise orthodoxe, attisée par la rhétorique d'une partie de la gauche parlementaire, elle menace d'implosion une société déjà à genoux et indignée. C'est la peur des vandalismes et des rixes sanglantes qui n'a pas permis jusqu'à présent la mobilisation d'une grande partie de la population.

Vu les commerces fermés, les 900 000 chômeurs de la dernière statistique officielle et la baisse dramatique des salaires au mois de septembre, quand il y a eu l'appel à la grève générale, on aurait dû s'attendre à une manifestation aussi massive que celle qui a eu lieu à Lisbonne en mars.

Mais à la différence de Lisbonne, à Athènes, il n'y avait que 100 000 personnes dans la rue, qui se sont précipitées hors de la place de la Constitution quand les jeunes encagoulés ont commencé à lancer des pierres contre les militants du Parti communiste. La guerre de tous contre tous n'est plus une menace. Elle est une réalité.

Si M. Papandréou, en lançant l'idée d'un référendum qui aboutirait à un oui ou un non à l'Europe, avait voulu détendre, ne serait-ce que provisoirement, la situation explosive qui mine le quotidien dans la capitale et les grandes villes, nous devons admettre qu'il a réussi son coup. La population, prise d'une peur panique devant le gouffre que représentent le retour à la drachme et, par conséquent, l'abandon de l'Europe, abasourdie, accrochée à son poste de télévision, suivait le déroulement des négociations à Bruxelles et au G20.

Sous l'emprise d'un sentimentalisme tout aussi profond que flottant, le oui à l'Europe fit l'unanimité dans les sondages des journaux du dimanche. Mgr Anthimos, l'archevêque de Thessalonique, champion du nationalisme primaire, celui qui a voulu rejoindre les "indignés" il y a quelque mois, a prié pour la santé de la monnaie unique.

Le gouvernement Papandréou a démissionné, un autre gouvernement d'union nationale a pris sa place, la troïka reviendra à Athènes, la sixième tranche du prêt de sauvetage sera éventuellement versée, mais aucun problème n'est résolu. L'incertitude provoquée par le coup de dés du référendum n'a fait qu'attiser la méfiance envers une classe politique déjà fortement discréditée, la longue marche vers les élections anticipées annoncées pour le mois de février 2012 ne fera qu'aggraver la paralysie d'une administration qui marginalise tout fonctionnaire qui refuse de ramper dans les ruines du clientélisme et de la corruption.

Le sentiment d'injustice, fondé sur l'immunité de la classe politique et de sa clientèle privilégiée, renforcé par une magistrature paresseuse, souvent corrompue et perdue dans le labyrinthe d'une production inflationniste de lois et de décrets, menace le contrat social déjà miné par l'appauvrissement violent de la classe moyenne.

Un certain populisme européen attribue l'évasion fiscale en Grèce à une sorte de déterminisme culturel, en négligeant le poids du contrat d'infidélité que tout citoyen était obligé de signer avec l'Etat et sa classe politique.

Certains d'entre nous parlent d'humiliation nationale. Il est vrai qu'une grande partie de la société grecque se sent humiliée par la cacophonie de sa classe politique, par la bravoure mesquine de ses chantres qui ont depuis longtemps perdu tout sens du ridicule. Une classe politique qui fait semblant de ne pas comprendre que depuis deux ans la majorité de la population a fait preuve de patience, malgré l'indignation, malgré la colère, malgré l'incertitude, malgré le sentiment d'injustice et d'insécurité qui mine le quotidien.

L'implosion n'est pas loin. La société est à bout de souffle. Ses dirigeants lui demandent de faire des efforts pour pouvoir payer les dettes du pays tout en oubliant qu'une entreprise qui ne fonctionne que pour payer ses dettes est une entreprise qui a déjà fait faillite. Mais à la différence des entreprises, les sociétés humaines ne peuvent pas déposer le bilan.

On a tendance à oublier que, à la différence des Français ou des Allemands, et même des Italiens, pour qui la construction européenne était un sens unique qui permettrait à la vieille civilisation de sortir des ruines de la seconde guerre mondiale, pour les Grecs cette même Europe représentait une option. Une option qu'ils ont eu le courage de suivre parce qu'ils espéraient que cette voie permettrait au petit pays méditerranéen de former un paradigme national en dehors de son charme folklorique. Ça n'a pas été le cas.

L'Union européenne, trop préoccupée par les directives sur la longueur des préservatifs ou la couleur des concombres, s'est très peu souciée de l'éducation de sa société multinationale, multiethnique et multiculturelle. Et le pauvre Zorba a été aveuglé par les premiers 4×4 qu'il a vus débarquer sur son île.

La classe politique grecque n'a jamais ouvert de débat public sur l'Europe, celle avec laquelle les élites grecques et la partie la plus dynamique de sa population n'ont cessé de dialoguer, celle qu'elles considèrent comme l'aboutissement naturel du trajet que la Grèce contemporaine a suivi depuis deux siècles. La classe politique, toute-puissante dans les années qui ont suivi la dictature des colonels, n'a rien fait pour programmer le nouveau paradigme dont la Grèce avait besoin.

Elle n'a cessé de ménager sa clientèle en lui assurant que la perspective européenne pour la société grecque était une affaire traitée par des gens sérieux lors des sommets, à Maastricht, à Lisbonne ou ailleurs. Elle a été bonne élève. Elle a tout signé, même feu le projet de Constitution européenne. C'était sa façon de laisser carte blanche pour gérer le flot des subventions. Par mesquinerie ou par naïveté, ou les deux à la fois, on ne le saura jamais.

Ce que l'on sait par contre c'est qu'au moment où la construction européenne traverse une grande crise existentielle, la société grecque est profondément déboussolée.

Périclès, l'original, avait ruiné économiquement Athènes. Mais il avait construit le Parthénon qui, aujourd'hui encore, continue de rayonner. La Grèce contemporaine, elle, a gagné sa place en Europe grâce, entre autres raisons, aux ruines de son Antiquité. Elle risque aujourd'hui de la perdre à cause de ses ruines modernes qui ne rayonnent même pas pour les Grecs. Sans jamais oublier, bien sûr, que ces ruines-là seront les ruines d'un pays européen.


 

 

Romancier et essayiste

Né à Athènes en 1954, il a travaillé dans l'édition et tient une chronique dans le quotidien d'Athènes "Ta Nea" ("Les Nouvelles"). Il a été jusqu'en octobre président du Centre national du livre grec.

Son dernier ouvrage traduit en français est "L'Invention de la Vénus de Milo" (Sabine Wespieser éditeur, 2008). Son prochain roman "Le Va-nu-pieds de nuages", paraîtra chez le même éditeur en mars 2012.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:15
Libération - Aujourd'hui à 10h16

Les «Indignés» de la place de la Bourse relaxés

102 commentaires

Un homme participe à une manifestation d'"indignés" devant l'ancien bâtiment de la Bourse à Paris le 15 octobre 2011.. (© AFP Joel Saget)

Onze "Indignés" poursuivis pour dégradation de biens publics après une manifestation en septembre à Paris ont été relaxés lundi par le tribunal correctionnel.

A l'audience, le 31 octobre, les débats s'étaient avérés surréalistes, tournant autour d'une vitre de fourgon de police "décollée" par les manifestants alors embarqués par les forces de l'ordre, le 19 septembre place de la Bourse (IIe).

Selon les prévenus - tous Français à l'exception d'une Vénézuélienne vivant en Espagne - la vitre du fourgon, qui tenait mal, ne s'était pas brisée, mais simplement décollée quand certains d'entre eux s'étaient appuyés dessus, sans aucune violence.

«Action concertée»

La procureure avait décrit un tout autre scénario puisque, selon elle, la situation avait "dégénéré" et les prévenus avaient "poussé cette vitre de leurs mains dans une action collective et concertée".

Elle avait requis trois mois de prison ferme contre une manifestante, qui avait reconnu avoir posé ses mains sur la fameuse vitre et a déjà quatre condamnations à son casier judiciaire pour conduite en état d'ivresse et/ou violences. Une peine de 100 jours amende à cinq euros (soit 500 euros d'amende) avait été requise contre les autres.

La décision du tribunal annoncée lundi matin a tenu en un mot de la présidente : "Relaxe".

«Vigilants»

Quatre des prévenus étaient venus assister à la lecture du délibéré, soutenus par quelques sympathisants. "C'est très positif, et en même temps étonnant...", a réagi Frédéric, l'un des prévenus, estimant que "cette affaire n'aurait jamais dû dépasser le stade de la garde à vue".

"Je continue à faire partie des Indignés", a-t-il assuré, considérant simplement que cette affaire conduirait peut-être les manifestants à être plus "organisés", plus "vigilants".

Au total, plus de 80 manifestants avaient été interpellés place de la Bourse, où les Indignés, multipliant les actions contre le système capitaliste, s'étaient rassemblés en vue d'une "assemblée populaire". La plupart n'avaient fait l'objet que d'une vérification d'identité, mais onze d'entre eux avaient été placés en garde à vue pour dégradation d'un véhicule de police.

(Source AFP)

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 12:12

spaanserevolutie

A History of Acampada Sol

In Sol on 13 November 2011 at 20:56

Acampada Sol in the third week

Dear people,

I have been emptying my summer jacket’s right inside pocket, the one that I marked as ‘archive’. A whole lot of material from the Acampada Sol came out of it, including the original maps.

I also went through some of my oldest dispatches. I have been covering the 15M movement since the beginning, but until after the end of the acampada I was exclusively reporting in Dutch.

So I translated my initial reports. It’s a first hand history of what happened in Sol. If you want the guided tour of the place, be sure to check out the June 11 entry: Acampada Soul.

Soon I’ll be back on revolutionary road. And if I find anything interesting, you will be sure to hear from me.

Oscar

 

*POUR ACCEDER AUX LIENS, APPUYER SUR "Ctr" (de votre clavier) + CLIQUER SUR LA LIGNE DU LIEN

 

May 21 – “The Key is in Sol”

About a goat sheperd who suddenly finds himself in the midst of a revolution.

May 25 – Portrait of an Acampada

General sketch after ten days of occupation.

May 27 – Comisión Comunicación

Your truly walks into the Communications office. He never left since.

May 27 – Catalonia is not Alone

Police clears the square in Barcelona by force to make room for football celebrations.

May 28 – A Visit from the East

A girl from China comes by at Communications. We discover we have more in common than we think, if only we found the right words for it.

May 29 – La Bastille

The movement expands into the neighbourhoods and villages. The first General Popular Assembly of Madrid convenes in Puerta del Sol.

May 30 – “¡Sol Resiste!

Our comrades in Paris have been evicted from the Bastille. We march in solidarity to the French embassy. There’s a tempest in the air.

May 31 – Extending the Field of Battle

At Extension the echoes of our movement are coming in from all over the world.

June 1 – The Times of Puerta del Sol

Trying to capture a day of acampada, and to make a newspaper out it.

June 1 – Ye Olde Clocke

A homage to Puerta del Sol.

June 2 – 21st Century Revolution

On audiovisuals and contemporary urban guerilla. Sol is under threat of eviction.

June 2 – The Summer of 2011

On the daily business of revolution. On Walt Disney.

June 3 – Web 3.0

On social media and liberty of action.

June 4 – Democracy from the Bottom Up

The interacampadas or National Assembly convenes in Sol.

June 5 – Murcia Mon Amour

On the press. On alternative roads to democracy, the Murcia case.

June 6 – Buy Tear Gas!

On sedition. Some free investment advice.

June 7 – Angel of the Revolution

On discouragement. On a girl with a camera who saves the day.

June 8 – The End of the Beginning

The assembly decides on lifting the acampada on June 12 with a great happening.

June 9 – “To Parliament!”

Parliament is besieged by surprise. It turns into a happy celebration.

June 10 – Respect!

A friend of mine comes to visit the acampada from Holland. On libertarianism and anarchism. On reasons for joining the revolution.

June 11 – Acampada Soul

A guided tour of the acampada, the day before it disappears, ‘for the history books’. Original maps included.

June 12 – Darth Vader

The new city council is sworn in. And we don’t let it pass by without making some noise.

June 13 – Brand New Day

On the final day of the acampada, and the day after. On a square that is polished to shine.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:26

LEMONDE.FR avec AFP | 13.11.11 | 13h14   •  Mis à jour le 13.11.11 | 17h19

 
 

Les citoyens finiront par se révolter contre la "dictature de fait" des marchés financiers depuis le début de la crise de la dette en zone euro, a déclaré le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, dans un entretien au Journal du dimanche.

Les marchés "ont fait pression sur le jeu démocratique", a-t-il expliqué, soulignant qu'avec le départ du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, "c'est le troisième gouvernement qui saute à leur initiative pour cause de dette excessive".

Avant le renoncement de M. Berlusconi, son homologue grec Georges Papandréou en avait fait de même, mercredi soir. En novembre 2010, le Premier ministre irlandais Brian Cowen avait lui aussi été contraint d'annoncer son départ en février 2011, après la mise en place d'un plan d'aide d'urgence à son pays.

 "SARKOZY EST PLUTÔT BIEN NOTÉ"

"Pour les marchés, Silvio Berlusconi n'était plus l'homme de la situation et l'envolée des taux d'intérêt de la dette italienne a été leur bulletin de vote", a analysé M. Jouyet, observant que "Nicolas Sarkozy, à l'inverse, est plutôt bien noté pour le moment".

Interrogé sur l'envoi jeudi, par erreur, d'un avis de dégradation de la note de la France par l'agence Standard and Poor's, M. Jouyet a estimé que, pour les grandes agences de notation, "la dette souveraine est devenue un produit d'appel et de notoriété". L'AMF a annoncé jeudi soir avoir ouvert une enquête sur l'erreur de Standard and Poor's.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:24

Rue89 - Sur le terrain 13/11/2011 à 18h54

Nicolas Robert Journaliste


 

Jusqu'ici tolérés, ces artisans, salariés, maraîchers... qui dormaient sur l'esplanade du bois de Vincennes ont été menacés de fourrière par les forces de l'ordre.

Ce mardi-là, le début de la nuit prend des reflets orangés au-dessus du château de Vincennes. L'air est plutôt frais : l'hiver arrive doucement au bout du XIIe arrondissement.

 


Les quatre travailleurs, sur le parking de l'esplanade du bois de Vincennes (Nicolas Robert)

 

Les mains dans les poches de vestes épaisses, Manu, Sarah, Stéphane et Ludo – les prénoms ont été changés – regardent les véhicules stationnés sur le parking de l'esplanade. Ici, un break ; là-bas, un utilitaire ; plus loin, un camion dont les vitres sont calfeutrées – « C'est le camion de prostituées », selon Manu.

D'habitude, sa voiture est garée là. Mais pas ce soir, pas depuis plusieurs jours. Artisan sur la région parisienne une partie de l'année, il l'a aménagée pour passer la nuit dedans.

« C'est plus pratique pour mon boulot. Et puis, vu le prix des loyers dans le coin... »

Il avait donc pris l'habitude de s'installer sur cette aire, coincée entre le château et le bois de Vincennes.

« Depuis plusieurs années, c'était toléré », raconte Stéphane, quinqua qui bosse dans le transport. Jusqu'à la deuxième quinzaine d'octobre, précisément.

« Un dimanche soir, après une manifestation pendant laquelle le site était fermé, les forces de l'ordre nous ont dit qu'on ne pouvait pas se garer là : il n'y avait pas de lumière. On a quand même passé la nuit. Et la soirée d'après, ils nous ont menacé de fourrière. Alors on est partis. »

« On sait qu'on peut compter sur les habitués »

  • Manu a 32 ans, il fait partie d'une entreprise spécialisée dans les travaux en hauteur. Il s'est aménagé ce qu'il appelle un « petit espace douche » dans un camion « qui fait la taille d'un engin de livraison ». Il passe plusieurs semaines dans le coin avant de reprendre un job de saisonnier en station dans les Alpes.
  • Sarah, elle, a 28 ans et travaille dans le même secteur d'activité. Elle passe ses semaines dans un camion équipé, dans lequel elle a mis une partie de ses économies, histoire d'avoir « ce qu'il faut de confort », notamment pour ce qui est de la toilette et du lit. Le week-end, elle rentre dans sa région d'origine, où elle a un logement.
  • Stéphane, 57 ans, vivait dans le XIIe arrondissement de Paris, partageant sa vie entre ses activités dans la capitale et ses rendez-vous en province. Aujourd'hui, il vit à plein temps dans son véhicule. Cela fait plusieurs années qu'il vient sur le parking de l'Esplanade de Vincennes : il bouge à intervalles réguliers, notamment quand le parking est fermé six à huit fois dans l'année.
  • Ludovic a 54 ans. Il dit qu'il touche « le RMI » et c'est avec ça qu'il essaie de s'en sortir. Depuis qu'il est dans cette situation, il a lui aussi pu aménager son véhicule... sans trop dire comment il se débrouillait pour tout ce qui fait partie de la vie quotidienne.

« Il est arrivé qu'avec certaines personnes de passage, il y ait une ou deux histoires mais sinon, on sait qu'on peut compter sur les habitués en cas de besoin », explique Ludovic.

« Je peux dire que quand vous êtes une femme seule avec un camion, ce n'est pas rien de savoir qu'ils sont là. Une fois, mes proches sont venus avec moi. Ce qu'ils ont vu les a rassurés », ponctue Sarah.

« Avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde »

Direction le lac Daumesnil : deux jours après, on les dégageait à nouveau. « On ne comprend pas », lâche Manu.

« Jusqu'ici, ça arrangeait pas mal de gens : des jeunes en galère, des gens qui bossent mais dorment dans leur voiture, des SDF... et quand le parking était fermé ponctuellement, on n'a jamais forcé le passage ».

Des gars qui se garent, puis qui redémarrent... « mais c'est vrai qu'avec la crise, on voit s'installer de plus en plus de monde », remarque Stéphane, qui avait un logement pas loin, avant.


L'affichette interdisant caravaning et camping en véhicule dans le bois de Vincennes (Nicolas Robert)

 

Du coup, la dizaine d'habitués a essayé de savoir pourquoi tout ça avait changé. Mairie du XIIe (« à laquelle le bois est administrativement rattaché »), préfecture (qui n'a pas répondu à nos sollicitations). Les coups de fil s'enchaînent, les réponses pour savoir avec qui discuter beaucoup moins. Stéphane s'emporte :

« Le 1er novembre, on a découvert de petites affiches annonçant que le caravaning et le camping-caring seraient systématiquement verbalisés dans tout le bois. Mais nous, on n'était pas dans le bois ! »

« Je ne suis pas prostituée, je suis SDF »

Après avoir quitté le parking (et récolté une prune de 375 euros), Manu a mis les voiles. Comme les autres.

« Le problème, c'est qu'on ne fait pas partie de la communauté des gens du voyage et on n'a pas les moyens d'aller dans un camping payant comme celui de Champigny-Joinville. »

« Là-bas, c'est jusqu'à 30 euros la nuit pour mon camion. En un mois, ça fait 900 euros. Moi, je peux pas », glisse Sarah, qui se sentait protégée sur l'esplanade de Vincennes. Ludo poursuit :

« Ça me changeait de l'époque où j'avais un panneau “Je ne suis pas une prostituée, je suis un SDF” sur mon camion pour que les flics me laissent dormir. »

A l'incompréhension se mêle les regrets. « On était entre habitués », dit Stéphane.

« Une fois, j'ai donné un coup de main à Ludo quand il s'est retrouvé enfermé dehors en pyjama, en plein hiver. »

Le groupe rigole. Pas longtemps. Manu conlut :

« Les gens ont de plus en plus de mal à se loger mais on nous laisse de moins en moins de solutions pour nous débrouiller. Moi, je pourrais plus bosser dans le coin si je peux pas dormir ici. Je me mettrais au chômage dans le Sud... »

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 19:24

lavantage.qc.ca - Publié le dimanche, 13 novembre 2011 13:53 - par Laurent Leblond


Le mouvement « Occupons-Rimouski » a tenu son assemblée générale de suivi, dimanche, aux alentours de midi, et la décision des quelque 40 personnes présentes a été de lever le campement pour la semaine et de revenir occuper le Parc de la Gare, vendredi. C"était la décision dévoilée vers 12 h 30, dimanche.


Les membres du mouvement en assemblée générale, dimanche midi. (Photo Laurent Leblond)

Les membres du mouvement en assemblée générale, dimanche midi. (Photo Laurent Leblond)


Vers 13 h, c’était donc le moment de démonter les tentes du campement (il y en avait une quinzaine) et de se préparer à retourner au chaud (la température était plus clémente, dimanche), alors que les membres en assemblée discutaient des choses à faire pour la semaine qui vient.

Chaque membre d’« Occupons Rimouski » est porte-parole du mouvement, en a décidé l’assemblée, et le groupe entend mettre sur pied des activités spécifiques au  moment de  l’occupation du même Parc de la Gare, à compter de vendredi, et pour la fin de semaine prochaine. Il a  aussi été question des activités à mettre de l’avant afin de sensibiliser la population aux revendications du mouvement, le partage du pouvoir et de la richesse.

Le campement est démonté, au moins jusqu'à vendredi. (Photo Laurent Leblond)

Le campement est démonté, au moins jusqu'à vendredi. (Photo Laurent Leblond)


Il semble que tout s’est bien passé samedi et dimanche, les autorités municipales n’ayant pas initié d’interventions. Et, au moment où nous sommes allés, ce dimanche, on s’affairait à préparer le dîner et au démontage du campement, tout en se chargeant du nettoyage des lieux, nullement encombrés.

Au kiosque, se déroulait l’assemblée générale, dans le calme.

Samedi, une quarantaine de personnes ont participé à l’événement, alors que la projection en plein air du film « République: un abécédaire populaire » d’Hugo Latulippe a attiré au moins 110 personnes, sous un ciel nuageux et par temps très froid, surtout venteux.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 13:39

INFO :

11/11/11 : journée de la paix, mise en péril par la menace de déclaration de guerre Israélo-américaine à l’Iran. Appel à la mobilisation pour la paix.

Ainsi, une marche pour la paix part du Mur de la Paix à Paris, passe par Neuilly en direction la Défense. Cette marche a lieu toute la journée.

16h : Début de l’Assemblée Populaire à propos de la convergence des mouvements indignés dans le monde entier :

- Préparer les actions communes au niveau mondial.

- Discussions inter-mouvements pour prendre des décisions sur l’action locale et mondiale. Et prendre les RDV ponctuels communs.

16h30 : Step géant sur le Parvis

17h : Poursuite de l’Assemblée Populaire sur le thème de la dette.

Manque de coordination entre les commissions et l’action sur le camp.

Juridique :

- Des déclarations individuelles de manifestation ont été déposées, mais manquent de coordination. Evidemment, nous les soutenons. En revanche, deux personnes ont été mandatées par l’AG pour faire les déclarations en préfecture. C’est Vanessa et Alexandra.

Deux déclarations de manifestation ont donc été déposées pour aujourd’hui.

- Une première part du Mur de la Paix et jusqu’à Neuilly jusqu’à minuit.

- Une deuxième va du Mur de la Paix jusqu’à la Défense avec fin à 22H

Autrement, une déclaration a été déposée concernant la tenue d’un rassemblement sur le parvis de la Défense de 11h à minuit.

Point info-accueil:

Comment accueillir les nouveaux arrivants dans un lieu agréable, un camp qui a « un bon aspect » :

Décision de réorganisation collective de l’espace.

Organisation d’un point accueil, info

Commission artistique :

A 12h, réunion de coordination des actions artistiques afin d’accueillir la marche venant de Paris (arrivée à 14h) :

- Appel aux volontaires : musiciens, danseurs, jongleurs et autres saltimbanques

- Répétition des chants d’accueil par le chœur des indignés

- Poursuite de l’action « qu’est-ce qui fait battre votre cœur ? »

- Création de chanson au sujet de la dette.

Respect :

- Sécurité du campement des intempéries naturelles et policières :

Penser la réorganisation spatiale : géographique, stratégique, logistique. Nécessité de ne pas se laisser imposer un ordre policier, mais en revanche permettre la synergie des indignés. Trouver des référents.

- Un groupe doit être créé afin de former un tampon entre les policiers et les manifestants, dont la mission est de pacifier, de maintenir le calme.

- Le réveil « musclé » de ce matin est une tentative d’intimidation de la part des forces policières qui a échoué. La retenue des indignées est à saluer. Leur détermination est inébranlable. On peut vider les sacs de couchage, mais ce sont des indignés non-résignés qui en sortent. Concernant les provocations policières, nous devons garder notre sang-froid malgré la fatigue physique et nerveuse. Appel au calme et à la poursuite du mouvement pacifiste. On lâche rien.

- Proposition de chant de « la souris verte qui courait dans l’herbe » pour prévenir de tout pétage de plomb et afin de faire face à toute agression.

Commission logistique :

- Action cuisine : 3-4 personnes volontaires pour préparer le repas de midi.

- Importance de manger ensemble

- Appel aux dons matériels : pharmacie, hygiène (lessive, savon, brosse à dents…), protection au froid (bâches, couvertures de survie, vêtements chauds…)

- Appel aux dons alimentaires : eau, nourriture chaude (soupe en particulier, mais pates, riz…), non périssable (conserves, gâteaux, jus de fruits, café soluble, thon…) ou consommable rapidement (jambon, fromage, pain, fruits, légumes…).

- Mise en place d’équipes pour s’occuper des « services » : cuisine, vaisselle, rangement, nettoyage, recyclage…

Communication

- Nécessité de à coordonner les micro rapports de force au sein des entreprises.

Autres interventions :

- Appel à la neutralité politique… Eviter la récupération politique, syndicaliste, les organisations partisanes. Chaque indigné doit venir avec son cœur et non avec sa couleur.

- Proposition d’un groupe de travail pour une éducation alternative.

 

Compte-rendu publié sur http://paris.reelledemocratie.com/node/689

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 13:36

 

 

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