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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:37

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 09h48   •  Mis à jour le 08.11.11 | 15h21

 
 

 

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".AFP/-

Selon le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, la répression en Syrie a fait plus de 3 500 morts, en huit mois. Depuis le début de la contestation, en mars 2011, le régime de Bachar Al-Assad a aussi emprisonné des dizaines de milliers de personnes.

Et ce n'est pas près de s'arrêter. "Plus de 60 personnes ont été tuées par les militaires et les forces de sécurité, dont 19 dimanche, jour de la grande fête musulmane de l'Aïd Al-Adha", depuis l'acceptation par le régime de Damas le 2 novembre d'un plan arabe censé mettre fin aux violences, souligne Ravina Shamdasani, une porte-parole du Haut Commissariat.

C'est dans la ville de Homs que la répression est la plus forte. Les troupes attaquent les quartiers résidentiels à grand renfort de chars et d'artillerie lourde. Le quartier Baba Amro est totalement assiégé, ses habitants manquent de nourriture, d'eau et de médicaments, a ajouté la porte-parole, décrivant la situation comme "effroyable".

Autre signe d'inquiétude : la commision d'enquête indépendante mandatée le 23 août lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme n'a même pas pu entrer sur le territoire syrien.

DAMAS LIVRÉE EN ARMES PAR LES RUSSES

Le régime trouve encore les moyens de s'armer. En août, le groupe public russe Rosoboronexport a  indiqué qu'il continuait de livrer des armes à la Syrie, profitant de l'absence d'interdiction multilatérale.

La Russie et la Chine sont des soutiens affirmés de la Syrie : Moscou et Pékin bloquant toute tentative de résolution ou d'intervention militaire au Conseil de Sécurité de l'ONU.

>>> Lire : "La Chine et la Russie craignent que le printemps arabe donne des idées à leurs populations"

Une position qui irrite les Etats-Unis. Le département d'Etat américain a interpellé lundi, sans les nommer, "ces pays qui continuent de vendre à la Syrie des armes qu'elle tourne maintenant contre son peuple".

Seule lueur d'espoir, les sanctions prises par les Etats-Unis et l'Union européenne commencent à porter leur fruits, selon le département d'Etat américain.  "Des informations et des rapports d'ambassade sur les effets [des sanctions] sur les finances du régime", reçues par les Américains, laisseraient penser que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée commençait à "augmenter".

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:24

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 09h30   •  Mis à jour le 08.11.11 | 11h23

 
 

 

"Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre 2011.

"Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre 2011.REUTERS/Toru Hanai

Le groupe d'appareils photo nippon Olympus a reconnu, mardi 8 novembre, avoir maquillé ses comptes pendant des années pour dissimuler des pertes colossales subies à la suite d'investissements financiers, provoquant un énorme scandale au Japon. "Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse.

M. Takayama a désigné Hisashi Mori, qu'il a renvoyé, ainsi qu'un ancien PDG et un commissaire aux comptes d'Olympus, comme les principaux responsables de cette affaire, qui représente l'un des pires cas de dissimulation de pertes dans l'histoire économique du Japon d'après-guerre.

Le scandale a éclaté au moment du limogeage du PDG britannique Michael Woodford, officiellement pour méthode de travail "inappropriée", le 14 octobre. M. Woodford a alors révélé à la presse que son renvoi s'expliquait en réalité par ses demandes d'explications concernant des paiements indus lors du rachat de quatre sociétés.

 

Le président honoraire du groupe, Tsuyoshi Kikukawa, avait justifié ce renvoi brutal par l'incapacité du Britannique surpasser la barrière culturelle" et par sa gestion solitaire du pouvoir. Mais selon M. Woodford, les raisons sont différentes. Dans une interview le 17 octobre au Wall Street Journal, il a affirmé avoir été renvoyé pour avoir demandé des éclaircissements à M. Kikukawa et à un autre dirigeant du groupe au sujet de prix de certaines acquisitions réalisées par Olympus entre 2006 et 2008. Sont concernées trois sociétés japonaises (une firme de cosmétique, une entreprise de recyclage de matériel médical et un producteur d'emballages d'aliments à réchauffer au four à micro-ondes) ainsi qu'un fabricant britannique de matériel médical. "Je n'ai jamais reçu de réponses claires à ces questions", a déclaré Michael Woodford au WSJ.

CONCLUSIONS ACCABLANTES

Un comité d'experts indépendants désigné peu après a rendu mardi des premières conclusions accablantes à propos des honoraires mirobolants – 687 millions de dollars (498,51 millions d'euros) – versés en marge de l'acquisition d'un groupe d'instruments chirurgicaux britannique en 2007 et de la somme apparemment excessive – 936 millions de dollars (674,19 millions d'euros) – payés pour l'achat de trois petites entreprises japonaises entre 2006 et 2008. Selon ce comité, une partie au moins de ces fonds a servi à la direction d'Olympus pour combler des pertes subies sur des investissements financiers dans les années 1990.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a achevé la séance de mardi sur une chute de 1,27 %, à cause d'inquiétudes portant sur les finances de l'Italie et du fait de la déroute du titre Olympus. La valeur de l'action du groupe d'appareils photo, également connu pour ses équipements médicaux, s'est effondrée après ces révélations. La valeur du titre a fondu de 70 % depuis le début de l'affaire, revenant à son niveau de 1995, perdant 29 % mardi.

Le scandale inquiète en haut lieu : le premier ministre, Yoshihiko Noda, a demandé à Olympus de faire toute la lumière, craignant des nuisances pour la réputation du capitalisme à la japonaise. Des enquêtes ont déjà été ouvertes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis sur des ramifications du scandale

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:12

Le Monde -07 novembre 2011

Détails de l'entrée de l'hôtel Madrid où vivent actuellement une cinquantaine de personnes dont sept familles expulsées de chez elle parce qu'elles ne pouvaient plus payer leur loyer ou les traites de leur crédit bancaire. Photo S.M.

 

A deux pas de la Puerta del Sol, épicentre du mouvement des "indignés" qui au printemps dernier a secoué une Espagne qu'on croyait endormie, le vieil hôtel Madrid, rue Carretas, a retrouvé des couleurs après dix ans d'abandon. Drapeau arc-en-ciel, affiches en tous genres et foule bigarrée occupent l'hôtel depuis le 15 octobre dernier. Objectif : en faire un centre d'hébergement d'urgence pour les victimes des expulsions immobilères.

"Sept familles ont trouvé refuge ici ces deux dernières semaines, dont plusieurs personnes âgées", soutient Chema Ruiz, de la Plateforme des victimes des hypothèques (PAH) qui se bat pour freiner le rythme des expulsions : plus de 300 000 ont été dictées par les tribunaux ces trois dernières années du fait de la crise.

Tout n'a pas été facile depuis qu'a commencé l'occupation, à l'issue de la manifestation convoquée le 15 octobre dans le monde entier sous le mot d'ordre "unis pour un changement global". Cette nuit-là, un groupe d'une trentaine de personnes avait alors pris la décision, "spontanée", d'entrer dans le vieil édifice abandonné, situé dans une rue adjacente à la Puerta del Sol, raconte Norma Sanz, responsable de communication de l'hôtel rebaptisé "Maison du peuple" et qualifié de "Centre social occupé".

UNE OCCUPATION "POLITIQUE"

La première nuit près de 70 de personnes se sont concentrées à l'intérieur du bâtiment et une cinquantaine face à la porte, pour décourager la police de les déloger.

Les jours suivants, des "indignés" ont nettoyé les lieux, enlevé les débris de verres, organisé l'espace et réparti les tâches. "L'hôtel avait été squatté auparavant, mais l'occupation n'était pas politique, éclaircit Norma. Les chambres étaient dégoûtantes, en très mauvais état et les tuyaux de cuivre avaient été volés, ce qui explique que nous n'avons pas d'eau dans le bâtiment..."

Des tuyaux d'arrosage connectés à l'arrivée d'eau du rez-de-chaussée courent aujourd’hui dans les étages pour palier le problème, le temps que les canalisations soient réparées par des volontaires.

Car à l'intérieur de l'édifice, malgré un certain "chaos" dû à l'absence de contrôle de ceux qui rentrent dans l'hôtel pendant les heures d'ouverture, on retrouve l'esprit du mouvement des indignés : commissions de nettoyage, de cuisine, de sécurité, d'infrastructure et de communication, interdiction de boire de l'alcool, principe de non-violence et de non résistance aux forces de l’ordre, sous peine d’expulsion immédiate... Et surtout la décision de ne pas transformer l'hôtel en un simple squat mais d'en faire une plate-forme des principales revendications du mouvement.

La PAH, le groupe "Stop Desahucios" (Stop expulsions), ainsi que les commissions de quartier créées par les indignés se chargent de répondre aux nombreuses demandes de relogement émanant de personnes vivant parfois à la rue avec des enfants. "Une famille nous a demandé de l'aide car ils dorment dans une voiture avec deux enfants", explique ainsi un membre de la commission logement du quartier d'Usera, dans le sud de la capitale, lors d'une assemblée dans l'hôtel.

RÊVES INDIGNÉS

Deux des cinq étages de l'hôtel ont été remis en état pour ce genre de cas extrêmes. Les membres de la commission d'infrastructures se chargent de réparer les vitres et les portes, de nettoyer et meubler la quarantaine de chambres qui à terme devraient être destinées aux familles expulsées le temps qu'elles trouvent une solution durable.

Dans ce but, une sorte d'"agence immobilière" a été créée et commence à chercher des logements alternatifs durables, des édifices occupés en meilleure condition et d'autres solutions.

Quant au reste de l'hôtel Madrid, si la police ne le déloge pas comme l'exige le propriétaire, il devrait devenir un petit concentré des rêves indignés. Le 2e étage sert déjà de lieu de rassemblement pour les groupes de réunions et d'assemblées. Des cours de danse y sont offerts, des activités en tout genre proposées par des volontaires. Et les indignés envisagent de créer une "université" alternative au 4e étage ainsi qu'un potager sur le toit, détaille Norma, arrivée à Madrid à pied depuis Séville, lors d'une des "marches d'indignés" qui ont convergé vers la capitale depuis les quatre coins du pays le 26 juillet pour dénoncer la dictature des marchés, la corruption politique et la crise. Depuis, elle n'est pas repartie, enchantée par cette "révolution" et heureuse de pouvoir aider des gens qui sont, comme elle, "sans boulot, fatigués, sans rien...".

Sandrine Morel

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:09

LEMONDE | 08.11.11 | 13h34

 
 

 

Une jeune femme mendie au pied d'un distributeur de billets dans une rue commercante du centre-ville de Marseille, le 18 octobre 2011.

Une jeune femme mendie au pied d'un distributeur de billets dans une rue commercante du centre-ville de Marseille, le 18 octobre 2011.AFP/GERARD JULIEN

Elle les croise le matin. Un café, quelques tartines et ils repartent comme ils étaient venus. Solène Laisné, 21 ans, travaille à la délégation du Secours catholique de la Sarthe. Chaque jour, de 9 heures à midi, cette antenne régionale de l'association caritative propose dans ses locaux du Mans un petit déjeuner gratuit aux personnes en difficulté. S'y retrouvent des familles, des retraités et de plus en plus de jeunes de moins de 25 ans. Alors, dans ces moments-là, la jeune femme trouve qu'elle a de "la chance d'avoir un petit contrat", en l'occurrence un service civique d'un an.

Comme elle, ils sont nombreux à constater sur le terrain la montée de la précarité chez les jeunes. Dans son dernier rapport, rendu public mardi 8 novembre, le Secours catholique analyse ce décrochage d'une partie des 18-25 ans. Même si les jeunes ne sont pas la catégorie la plus présente, leur nombre ne cesse d'augmenter.

En 2010, 12 % des situations rencontrées dans les permanences du Secours concernaient les moins de 25 ans. "Ce chiffre peut paraître bas, mais il est inquiétant, analyse Bernard Schricke, directeur de l'action France. Pour un jeune, c'est très difficile de frapper aux portes d'une association caritative. Ils ne le font souvent qu'en dernier recours." Didier Piard, directeur de l'action sociale à la Croix-Rouge s'inquiète lui aussi. "En deux ans, les demandes d'aide alimentaire pour ce public sont passées de 3 % à 9 %. Et dans nos écoles d'aide-soignant ou d'infirmier, chaque année, les responsables nous signalent de plus en plus d'étudiants qui se retrouvent en grande difficulté pendant leurs études."

Le visage du jeune en galère a changé. Le marginal en rupture sociale et familiale existe toujours mais il côtoie désormais d'autres profils. A côté des jeunes "en extrême pauvreté", qui représentent 17 % des personnes rencontrées, le Secours catholique croise de nombreux 18-25 ans en recherche d'emploi, étudiants ou en formation (21 %).

L'association recense aussi les jeunes travailleurs (14 %), majoritairement des femmes au chômage indemnisé ou en emploi précaire, les jeunes mères bénéficiaires du revenu de solidarité active (22 %), ou encore des ménages français qui basculent dans la pauvreté après un accident de la vie (17 %). Les familles avec enfants, couples ou mères seules de nationalité étrangère, qui vivent en habitat très précaire représentent 9 % des situations rencontrées par l'ONG.

 AIDES SUR LES CAMPUS

Les difficultés d'accéder à un emploi stable, à un logement abordable, la solidarité familiale qui ne fonctionne plus autant sont autant de facteurs qui ont des conséquences négatives sur l'aisance des adultes en herbe. Même les étudiants, une catégorie jusque-là assez préservée, sont de plus en plus nombreux à avoir besoin d'un coup de pouce caritatif.

Depuis l'ouverture en septembre2009, sur le campus de Lille-1, d'une permanence du Secours populaire avec distribution de repas, les initiatives d'aide aux étudiants se sont multipliées. Les organisations étudiantes s'y mettent aussi. La FAGE, en partenariat avec l'Andes (Association nationale de développement des épiceries solidaires) vient d'inaugurer sur le campus de l'université Lyon-1, en octobre, un lieu de distribution alimentaire, où les étudiants pourront trouver des produits de première nécessité.

Baptisé Agoraé, ce dispositif se veut aussi un point d'accueil et d'information pour les étudiants fragilisés. "Ce projet s'adresse aux jeunes dont le reste à vivre se situe entre 2,20 et 7 euros par jour, précise Jillian Chazalette, responsable du projet à la FAGE. Tous ceux qui sont ric-rac pour boucler leurs fins de mois. Les étudiants en très grande difficulté continueront à relever des dispositifs d'urgence." En quelques semaines, près d'une cinquantaine d'étudiants ont bénéficié de cette aide. L'organisation a déjà programmé l'ouverture d'autres Agoraé, à Nice fin novembre, puis à Brest, Strasbourg et Lille, courant 2012.
Autre constat alarmant pour le Secours catholique: cette précarité grandissante a pour conséquence de plomber le moral de toute une génération. Ceux qui ne sont pas pauvres n'ont qu'une peur : le devenir.

Catherine Rollot

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:28

Publié par Poetes Indignes le 07/11/2011

Patrick MIGNARD

La décision prise par le Premier Ministre grec, Papandréou d’avoir recours à un référendum populaire pour savoir si oui ou non la Grèce doit accepter le plan issu de l’accord européen des 26 et 27 octobre à Bruxelles, la concernant, est probablement un des moments politiques les plus passionnant de cette année finissante.

Cet évènement en dit long sur l’état de la « démocratie » en Europe et sur la manière dont les décisions sont prises.

UN SEISME POLITIQUE

Le séisme ne vient pas simplement de ce qui pourrais se passer,… Mais c’est d’abord la manière, à l’annonce de la décision grecque, dont ont réagi la classe politique dirigeante européenne, puis les bourses et marchés.

Le tollé des dirigeants européens, et en particulier ceux de l’Allemagne et de la France, éclaire singulièrement la « confiance » que ces « démocrates » ont dans les peuples. En effet, c’est sans nuance et sans la moindre pudeur qu’ils ont qualifié la décision d « irresponsable », tout en soulignant hypocritement que « la consultation du peuple est une bonne chose »… Ben voyons !… Les faux culs !.

La décision du référendum méritait au moins, de la part de personnages qui se qualifient de « démocrates » d’accompagner leur surprise de nuances. Or, chassez le naturel, il revient au galop… C’est la sauvegarde du système qui a eu la priorité dans leur réaction.

La réaction des marchés et banques est moins surprenante… On ne peut pas attendre de tels secteurs autre chose qu’une défense farouche de leurs intérêts financiers, même si pour cela il faut mettre des millions d’individus à genoux.

Quant au futurs bénéficiaires de la faillite de la Grèce, ( si ! si ! il y en a !), les détenteurs de CDS (Contrat Default Swap) liés à la dette grecque, qui garantissent un paiement – par les grandes banques alors menacées – en cas de réalisation du risque de faillite,… ils gardent un silence gourmand.

La démocratie devient très clairement un danger pour le système. Nous en avons ici la preuve irréfutable.

Résumons nous :

D’un côté, le peuple dit,… ou va dire, ou risque de dire « ce programme de réformes est inacceptable ».

D’un autre côté, les dirigeants européens disent, « ce programme de réformes est le seul qui puisse exister ».

Qui a raison ?… A vrai dire, les deux ! Sauf que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose, ont des priorités, des intérêts différents.

Là est le vrai problème. Nous serions dans des systèmes dictatoriaux,… on comprendrait cette dichotomie d’attitudes,… mais nous sommes, du moins en principe, dans des « démocraties », et le divorce entre ce qu’est le peuple et ce qu’est le système est aujourd’hui flagrant… L’absurdité de la soit disante « démocratie représentative » – du moins dans sa forme actuelle – éclate au grand jour. Les représentants du peuple, « démocratiquement élus » peuvent s’avérer ses pires adversaires.

LE SENS DE LA DECISION

Ce n’est évidemment pas à l’issue d’une poussée de « démocratine » et d’une extase d’essence populaire que Papadréou a pris la décision.

Papandréou, comme tous les politiciens en Europe, fait partie de cette caste parasite qui profite du système, s’attribue des privilèges et impose la rigueur à la population.

Ce n’est certainement pas spontanément qu’il a pris la décision. Coincé qu’il est entre les intérêts divergents d’un côté de l’euro, de la classe dirigeante, des politiciens, des banques et des marchés,… et de l’autre des aspirations du peuple à une vie décente qui se révolte,… il navigue à vue.

Tant que la population supportait passivement le joug qu’on lui imposait, la classe dirigeante jouait « sur du velours »,… tout était possible. Aujourd’hui en Grèce, la « corde a cassé »,… la situation est devenue insupportable pour la population.

Papandréou devait donner des gages pour éviter l’explosion… C’est ce qu’il vient de faire.

Cette décision a aussi l’avantage pour lui et son équipe de « taper en touche »…De se défausser lâchement sur le peuple. Et si les choses empirent,… ce qui est probable, les futures élections législatives donneront une majorité à la droite qui héritera d’une situation pourrie. Papandréou pourra alors jouer l’oppositionnel aux décisions prises. L’alternance ça sert à ça ! Un coup la Droite, un coup la Gauche, un coup….etc.

Une autre hypothèse peut être envisagée : la technique du « moi ou le chaos », version grecque. Papandréou a peut-être tenu le raisonnement suivant : le peuple ne veut plus accepter la rigueur, il va rejeter le plan européen,… et bien, mettons le au pied du mur, mettons le au défi de voter contre et risquer le chaos… peut-être qu’il finira par se résoudre à l’accepter ce plan.

La manière dont va être posée la question lors de ce référendum ,s’il a lieu, va être un signe significatif de ce que l’on souhaite « faire dire » au peuple grec.

L’IMPASSE

Ne nous faisons pas d’illusions…Contrairement à ce que croient certains démocrates naïfs, le recours au peuple ne va rien régler…

Pourquoi ?

Des décennies de conditionnement, de démissions devant les promesses des politiciens, de croyances en un système politique pervers et corrompu,… ont fait que le peuple grec, comme d’ailleurs tous les autres peuples en Europe, n’a pas la solution au problème posé. Il s’est livré pieds et poings liés à un système dont on lui cache les mécanismes et les objectifs, qu’il ne domine pas, sur lequel il n’a aucune prise réelle.

Des décennies de soumission à des pratiques électorales destinées à déresponsabiliser les citoyens –« votez, nous ferons le reste » – ne peut qu’aboutir à une situation chaotique… à partir de laquelle, toutes les dérives sont possibles.

Mais va-t-il avoir le courage de refuser ?

Ne doutons pas que d’énormes pressions « tout à fait amicales et paternalistes » vont être exercées sur le peuple grec pour qu’il se comporte de « manière responsable », autrement dit qu’il accepte le diktat européen, avec description à la clef de la « situation apocalyptique » qui l’attend s’il quitte l’euro. Et ce d’autant plus que les agences de notations commencent à menacer, de même que le FMI, en cas de refus grec du plan européen.

Le peuple a intérêt à bien voter sinon …

Moralité : un peuple a le droit de penser ce qu’il veut à la condition que ce soit conforme à l’intérêt des banques et des marchés financiers…. Et cet intérêt est politiquement garanti par la classe politique.

Ce qui va se passer, dans les semaines à venir, personne ne peut évidemment le prévoir…

Une seule certitude : il est désormais évident que la solution ne réside plus dans le système lui-même, ses manipulations banco-financières, ni par le jeu des institutions politiques.

Situation gravissime car, en Europe, aucun peuple n’a, dans l’immédiat la capacité, je dirais même la culture politique, qui lui permette de passer outre les règles du système et de ses institutions, d’élaborer une stratégie alternative de changement et de créer un rapport de force avec les profiteurs du système en place.

La crainte de chaos et de dérive totalitaire n’est pas écartée,… mais dès à présent c’est à l’élaboration d’une telle stratégie que nous devons nous consacrer.

DERNIERE MINUTE

C’est donc la thèse du « chantage », mené jusqu’au bout, qui a été retenue. Convoquer un chef de gouvernement pour lui faire changer de politique et surtout le dissuader (menaces de rétorsions à l’appui) de consulter son peuple sur des questions qui le concernent directement,… ça ne vous rappelle rien ?….

Cette fois-ci, c’est au nom de la logique des marchés financiers que s’est produite cette infamie.

Il ne fallait surtout pas que le peuple grec s’exprime… ça aurait donné des idées à d’autres et effrayé les marchés financiers. Mais que l’on ne s’y trompe pas, la mésaventure du peuple grec pèse, comme une « épée de Damoclès », si j’ose dire, sur tous les peuples d’Europe.

Après les Grecs sacrifiés sur l’autel de la finance, ça va être le tour des Italiens….

Conforté par cette mise au pas du peuple grec, Sarkozy va, en France, nous en rajouter une couche en matière de rigueur.

L’Euro, pour le moment, est sauf. Les marchés rassurés. L’illusion de la « suppression des paradis fiscaux » et d’une « taxe sur les transactions financières » est ressortie de la naphtaline.

Bref, rien de nouveau,… sinon que la situation devient de plus en plus insupportable.

Les peuples se taient, la finance passe !

La Grèce, berceau de la démocratie ? Peut-être !… Mais aujourd’hui assurément son tombeau !

Patrick MIGNARD

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:23

Le Post -07/11/2011 à 14h45 - mis à jour le 07/11/2011 à 14h47

 

Le 1er novembre, pardi, 1 millier de bons citoyens sont venus défiler contre l’éternel G20. La marche s’est déroulée dans le calme, ce fut un succès alors pour les organisations mais aussi et surtout pour la police.


Quelque 2000 CRS chargés d’encadrer la manifestation, 12 000 mobilisés rien que dans le département, le centre-ville bouclé sur 30km, le contrôle rétabli à la frontière italienne et fouille de tous ceux ayant une sale trogne d’anar, une coiffure de punk ou une capuche de jeune désabusé. Succès pour les organisateurs (ATTAC, Greenpeace, LDDH, Mrap… et tout le chapelet des organisations de gauches dites  « radicales » citoyennistes) qui ont mobilisé un service d’ordre de plus de 100 personnes, pour venir en aide aux pauvres 2000 CRS, dans le but d’éviter les débordements.

Il faut dire, consigne avait été donnée d’arrêter plusieurs jours avant la manifestation, tous les individus vêtus de sombre, percés et mals coiffés avec de gros chiens. 3 Punks espagnoles se sont fait coffrer, 2 Belges jugés louches aussi, presque de quoi remplir une estafette. Les organisations ont elles aussi fait la chasse aux cagoules de leur côté.Finalement, tout ça pour rien, le Black Bloc, n’a pas eu lieu ! À croire qu’ils ne respectent rien ces gens-là, un énorme piège tendu pour les indignés masqués et personne pour tomber dedans, fichtre…

Enfin, la nouvelle c’est que la marche s’est déroulée jovialement et surtout que tout le monde (comprendre, média) s’en fout.

Les indignés soucieux de faire le ménage derrière eux et de ne rien salir, ce qui va coûter le plus cher aux contribuables, c’est probablement la suite de Nicolas Sarkozy, 37 000€ la nuit, rigueur oblige, il n’a pas pu prendre la suite avec forêt privée, alors qu’il rêvait de faire une partie de chasse à courre avec ses amis, chefs d’états, eux aussi bien logés.


Comme je ne suis pas chauvin, je termine en retransmettant les images du match qu’ont joué à domicile les indignés Italiens. Peut-être que l’indignation chez eux a plus de sens que chez nous, il n’empêche que ce fut un beau feu de joie :

 

 

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:21

Mise à jour il y a 6 minutes le 07 11 11

 Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
Le chef des services incendie de Vancouver, John McKearney, en train de visiter le campement des indignés. Le chef des services d'incendie de vancouver, John McKearney, a visité vendredi le campement des Indignés.   © PC/DARRYL DYCK

Les villes de Québec, London, Vancouver et Victoria ont exigé le démantèlement des campements des indignés érigés au cours des dernières semaines. D'un océan à l'autre, les autorités municipales avancent plus ou moins les mêmes arguments, liés à des questions de sécurité et de salubrité publiques.

Dans la Vieille Capitale, où les indignés occupent la place de l'Université du Québec, à côté du jardin Saint-Roch, la municipalité leur a ordonné samedi de retirer les toiles de plastique pour des raisons de sécurité. Les campeurs ont obtempéré dans la journée de dimanche.

Un lieu public n'est pas un endroit pour camper, fait remarquer l'administration du maire Régis Labeaume.

Lors de l'inspection des lieux, vendredi après-midi, « il y avait également du carton sur place et un abribus était également occupé », a indiqué Jacques Perron, un porte-parole de la ville. « Ce qui doit servir aux citoyens doit être accessible pour eux », a-t-il ajouté, rappelant qu'un rapport dressé par les pompiers indiquait qu'un incendie avait eu lieu mardi dernier dans le campement et qu'il aurait pu avoir des « conséquences désastreuses ».

Le porte-parole a indiqué que la municipalité n'était pas contre l'idée que des manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du Québec, mais qu'il ne s'agissait pas d'un endroit pour camper.

« La liberté de parole sur une place publique, c'est un droit reconnu et la Ville n'a pas de problème avec ça », a souligné Jacques Perron. « Qu'ils s'expriment, avec des affiches, ça ne pose aucun problème. Toutefois, le camping et l'expression d'une opinion, c'est deux choses. »

À London, en Ontario, les autorités municipales ont demandé officiellement à la quarantaine de manifestants anticapitalistes qui campent depuis deux semaines dans un parc du centre-ville de quitter les lieux.

Le maire de London, Joe Fontana, indique que le mouvement ne respecte pas le règlement municipal, qui interdit à qui que ce soit de passer la nuit dans un parc

Sureté et fêtes de Noël

La capitale de la Colombie-Britannique, Victoria, a suivi l'exemple de Québec. Les services municipaux ont lancé dimanche un ultimatum aux indignés établis au Centennial Square. Ils ont jusqu'à lundi midi pour lever le camp, la ville voulant dans la foulée installer les décorations de Noël.

La municipalité « apprécierait » que les occupants quittent le terrain afin de laisser place aux préparatifs pour l'illumination annuelle du séquoia qui s'y trouve, indique la note émise par la ville. Tenir des manifestations et installer des tentes au Centennial Square sans permis contreviennent aux règlements municipaux, y ajoute-t-on.

À Vancouver, où une jeune femme a été retrouvée morte dans l'une des tentes samedi après-midi, les responsables municipaux espèrent pouvoir négocier avec les campeurs pour organiser leur départ du site.

« Je crois que la protestation sur des enjeux très importants, qui nous interpellent tous, est minée par le campement et les questions autour du droit de camper dans un endroit public, ce qui est vraiment malheureux. » — le maire de Vancouver, Gregor Robertson

« L'occupation des lieux ne peut se poursuivre », a répété la directrice de Vancouver City, Penny Ballem. « Compte tenu du fait qu'il y a eu un mort sur les lieux, une mort tragique qui, je crois, a choqué tout le monde, nous devons mettre un terme au campement de la manifestation, qui met en péril la vie des gens », a-t-elle soutenu devant l'Hôtel de Ville.

Le maire Gregor Robertson avait déjà indiqué dans un communiqué qu'il ne lancerait pas d'intervention, à moins qu'il y ait des risques pour la santé et la sécurité des protestataires. « Bien que le site ne présentait pas de problèmes au départ, ses installations se sont détériorées au point où il y a plusieurs risques imminents pour la sécurité des occupants », a-t-il affirmé.

Sur l'autre rive du Canada, les dizaines de manifestants qui campaient devant l'Hôtel de Ville d'Halifax se sont affairés dimanche à nettoyer le site. Ils seront temporairement déménagés dans le parc Victoria d'ici mardi afin de laisser la place aux festivités du Jour du Souvenir. Le principal monument commémoratif de guerre est situé sur la place publique Grand Parade, en face de l'hôtel de ville.

Les manifestants affirment qu'ils seront de retour le 12 novembre.

Le maire d'Halifax Peter Kelly a déclaré qu'il était satisfait de voir les participants quitter temporairement la place. Il est toutefois resté vague sur ce qu'il adviendrait des protestataires lorsqu'ils tenteront de revenir sur la place de la mairie.

Consigne sur le campement des indignés à Montréal. La Ville de Montréal ne compte pas demander le démantèlement du campement des indignés.   © Maxime Coutiè
Montréal laisse faireMalgré les incidents survenus ailleurs au Canada, Montréal a confirmé dimanche sa politique de tolérance. La municipalité n'exigera pas des protestataires qu'ils quittent le square Victoria, si tant est qu'ils se conforment au règles de sécurité en matière d'incendie.

« Les militants ont toujours respecté les demandes pour améliorer la sécurité du camp et aucun incident majeur n'y a été rapporté », a expliqué Gonzalo Nunez, un porte-parole de la ville. Le campement, qui affiche complet, est inspecté quotidiennement, a-t-il signalé.

 

Ailleurs dans le monde

Aux États-Unis, une vingtaine de contestataires d'Occupons Wall Street à New York, ainsi qu'une vingtaine d'autres à Atlanta, ont été arrêtés en fin de semaine lors de manifestations anticapitalistes visant à dénoncer la cupidité des grandes banques.

Ces arrestations surviennent alors que le climat s'est tendu entre les indignés et le maire de New York Michael Bloomberg. Certains manifestants craignent d'être expulsés du parc Zucotti, près du quartier des affaires de Wall Street, où ils campent depuis le 17 septembre dernier.

Les organisateurs d'Occupons Atlanta nourrissent les mêmes inquiétudes. Ils n'entendent cependant pas quitter les lieux et comptent continuer à camper au parc Woodruff.

Des protestataires ont été arrêtés partout au pays dans les dernières semaines. Les plus importantes confrontations entre les manifestants et les forces de l'ordre sont survenues à Oakland, en Californie, où deux vétérans de la guerre en Irak ont été blessés.

À Paris, près de 150 indignés étaient rassemblés dimanche soir dans le quartier d'affaires. Une quarantaine d'entre eux voulaient passer une nouvelle nuit au pied de la Grande Arche. Certains indignés ont affirmé que la police leur avait intimé l'ordre de quitter les lieux avant lundi matin, 7 h. Une information qui n'a pas été confirmée de source préfectorale.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:15

Actualutte - novembre 07, 2011 


  

Le campement entrera bientôt dans son troisième mois, en dépit de l'avancée de l'hiver. PHOTO: AFP

Par Cyberpresse.ca

Vingt militants du mouvement «Occupy Wall Street» ont été arrêtés à New York lors d’une manifestation contre les banques, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

«La plupart ont été arrêtés pour trouble à l’ordre public, et trois l’ont été pour avoir agressé des policiers», a précisé une porte-parole.

Les incidents ont eu lieu samedi en fin d’après-midi au square Foley, dans le sud de Manhattan, où se trouvent plusieurs bâtiments officiels dont le tribunal fédéral et la Cour d’appel de l’État de New York.

Selon des témoins, la police a demandé aux manifestants d’évacuer certains trottoirs et a voulu bloquer l’accès aux marches de la Cour d’appel. Des escarmouches ont suivi, et 20 personnes ont été arrêtées.

La porte-parole de la police n’a pas été en mesure de préciser combien de ces manifestants ont depuis été remis en liberté.

Occupy Wall Street organise quasi quotidiennement des manifestations sur des thèmes variés. Celle de samedi visait à protester contre la spéculation et la cupidité des banques, et plusieurs centaines de personnes y participaient.

En principe, les manifestants n’ont pas le droit de défiler sur la chaussée, mais sont tolérés sur les trottoirs.

Ces arrestations interviennent dans un climat tendu, après plusieurs remarques du maire de New York Michael Bloomberg critiquant les manifestants.

Certains craignent l’expulsion du square dans lequel ils campent depuis le 17 septembre près de la bourse de Wall Street.

M. Bloomberg avait notamment qualifié jeudi de «scandaleuse» l’attitude des campeurs, après une agression sexuelle qui n’aurait pas été dénoncée à la police.

Occupy Wall Street a accusé le maire de «mensonge» et affirmé sur son site internet que le coupable présumé avait été remis à la police.

Le quotidien populaire New York Post tire également à boulets rouges depuis quelques jours sur le mouvement. «ÇA SUFFIT», affirmait-il notamment en Une jeudi dernier.

Certains riverains ne cachent pas non plus leur impatience face à ce campement qui va bientôt entrer dans son troisième mois, en dépit de l’avancée de l’hiver.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 12:57
pour info, le compte-rendu de la dernière réunion du réseau international (de ce soir) est ici : https://n-1.cc/pg/pages/view/900369 
Il y en particulier des lien vers les vidéos des indignés à Nice et de l'assemblée internationale dans le gymnase Pasteur... http://bambuser.com/channel/acampadaparis_int .
  
Ce week end, outre les initiatives dans différents pays (occupation de la défense à paris, forum à Bruxelles, arrivée des marches à Londre etc), il y aura une assemblée globale de 48h sur les alternatives économiques (http://takethesquare.net/2011/10/31/48hours-global-assembly-on-financial-alternatives-call-to-all-the-squares-on-nov-5-6/) . Le 5 novembre sera aussi le jour du lancement de l'action "transition day" pour changer de banque en même temps, à répéter et amplifier le 5 de chaque mois.
 
Par ailleurs, des initiatives se préparent pour le 11 novembre (https://pad.riseup.net/p/HrIMwA9ZfE, http://www.facebook.com/event.php?eid=179186642163285&ref=ts) et surtout pour le 10 décembre, journée mondiale pour les droits humains, et qui devrait unifier les mouvements des places (15M, indignés), "occupy" et mouvements du printemps arabe, avec une portée éventuellement équivalente à celle du 150. Un projet d'appel /charte des droits des 99% serait discuté dans les deux prochaines semaines et finalisé dans le cadre d'une assemblée internet de 48h où l'on pourrait aussi partager des idées d'actions. Il faut d'ici deux semaines donc proposer des droits humains que l'on veut voir apparaître dans cette charte.
Il resterait ensuite deux semaines pour soumettre le projet aux assemblées.
 
Le 10/12 il est question de faire une agora globale, pour connecter les assemblées avec des streaming, afin que les gens puissent se voir des différentes places du monde (comme cela avait été fait à bruxelles, à paris on y était pas arrivé pour des pm techniques qui devraient pouvoir être résolus).
 
Enfin les marocains souhaiteraient qu'on leur exprime notre soutien par des actions devant les ambassades et consulats du maroc vu la répression dont ils ont été victimes le 15O (http://takethesquare.net/2011/10/23/demonstrations-brutally-repressed-in-morocco-a-second-dead-in-the-20f-movement/), et cela avant le 10 décembre afin d'éviter une nouvelle répression. Une date est suggérée : le samedi 19 novembre.
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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 12:54
| Par Laurent Mauduit

De suspense, en réalité, il n'y en a pas. Le gouvernement fait mine d'entretenir le mystère. Des fuites intéressées ont suggéré que François Fillon annoncera lundi 7 novembre le nouveau plan de rigueur, après que Nicolas Sarkozy eut rendu ses arbitrages pendant le week-end. Mais en fait, les dés en sont depuis le début jetés : ce seront les salariés qui paieront. C'est la singularité de ce plan : même si on n'en connaît pas encore toutes les modalités, on sait dès à présent la philosophie dans laquelle il s'inscrira. Sous l'austérité, il y aura des injustices en pagaille. Et puis une ribambelle de mensonges.

La philosophie, on la connaît. C'est François Fillon, lui-même, lors d'un déplacement à Morzine (Haute-Savoie), dès samedi, qui l'a confirmée : ce sera cap à marche forcée sur l'austérité. «L'heure de vérité a sonné, il n'est pas utile de s'en prendre aux agences de notation, aux banquiers, aux spéculateurs ou à je ne sais quel bouc émissaire, pas utile de faire croire qu'il y a des trésors cachés pour financer nos dépenses publiques quand on a le record de la dépense publique et le record des prélèvements obligatoires», a dit le premier ministre. «Il n'y a pas d'autres recettes pour réduire l'endettement que de réduire la dépense. Cette réalité est incontournable, le seul programme qui vaille en 2012, c'est le retour à l'équilibre des comptes publics», a-t-il ajouté, avant de promettre que le budget de l'Etat pour 2012 sera le plus rigoureux depuis l'après-guerre.

Dans les mots, il y a bien sûr de l'emphase et de l'outrance. Voulant impressionner les marchés financiers, François Fillon joue les va-t-en-guerre et promet de la sueur et des larmes. Alors qu'en réalité, le gouvernement devrait annoncer un plan ne portant que sur environ 8 milliards d'euros.

Cela étant dit, même dans la grandiloquence un peu ridicule de François Fillon, il y a une forme d'aveu : comme la plupart des autres pays européens, le gouvernement ne veut pas mobiliser le pays pour sortir de la crise et faire reculer la spéculation. Non ! Il veut faire strictement l'inverse : punir le pays et caresser les marchés et la spéculation dans le sens du poil.

C'est donc cela la première des injustices de ce plan, qui sera dévoilé dans son détail par François Fillon dans la journée de lundi, après un conseil des ministres extraordinaire : reculant sans cesse devant les marchés financiers et la spéculation, le gouvernement va leur donner de nouveaux gages. Et ces gages, ce seront les salariés et les personnes modestes, pour l'essentiel, qui en feront les frais.

Les premières pistes de réflexions sur lesquelles travaille le gouvernement viennent confirmer ce sentiment. Voyons donc les réformes à l'étude et appliquons-nous à décrypter les injustices qu'elles charrient en même temps que les mensonges auxquels elles donnent lieu.

Quelles sont les réformes à l'étude ?

Sous la forme d'économies complémentaires ou d'impôts nouveaux, le gouvernement entend trouver 8 milliards d'euros, ou à peine moins, pour compenser les pertes de recettes fiscales induites par une croissance plus faible que prévu (1% en 2012 au lieu de 1,75% annoncé à la fin de l'été).

Selon le Journal du dimanche, le gouvernement a un temps envisagé l'instauration d'une deuxième «journée de solidarité» pendant laquelle les salariés travailleraient sans être payés, le produit de leur travail étant reversé au budget de l'Etat. En 2003, le gouvernement Raffarin avait instauré une première journée de travail offerte, pour financer les prestations destinées aux personnes âgées. D'abord fixée au lundi de Pentecôte, elle est aujourd'hui compensée par le sacrifice d'un des jours de congés compensateurs de la réduction du temps de travail, pour ceux qui en bénéficient. L'échec de cette mesure a finalement amené le gouvernement à renoncer: le ministre François Baroin a, dimanche, assuré que cette piste était abandonnée.

Depuis plusieurs semaines, il est par ailleurs acquis que le gouvernement annoncera une hausse ciblée de la TVA. Le taux normal de 19,6% devrait rester inchangé. En revanche, le taux bas devrait être relevé, selon l'une des deux variantes suivantes. Soit le gouvernement annoncerait – ce qui est le moins probable – un relèvement du taux bas, qui est actuellement de 5,5%. Soit il pourrait créer un taux intermédiaire, entre 7% et 9%, dans lequel seraient reclassés certains produits ou services aujourd'hui taxés à 5,5%, comme la TVA pour la restauration, certains transports, les services à domicile, le bâtiment ou les travaux à domicile.

Grand spécialiste du matraquage fiscal à l'époque où il était premier ministre – il a relevé les impôts de 110 milliards de francs en juillet 1995, par le biais notamment de la TVA –, Alain Juppé est sorti samedi de ses compétences ministérielles, celles des affaires étrangères, pour glousser de plaisir à l'idée que Nicolas Sarkozy pourrait s'inspirer de son exemple : «Je ne veux pas défendre la TVA. Je voudrais simplement qu'on réfléchisse (à cette hausse) et qu'on sorte un peu des idées toutes faites en disant que la TVA est un mauvais impôt», a-t-il déclaré, samedi à Bordeaux. Il n'a pas eu, en revanche, la férocité de rappeler que les balladuriens de l'époque, dont Nicolas Sarkozy était le porte-voix, lui étaient tombés dessus à bras raccourcis.

Le gouvernement a aussi travaillé sur l'idée d'une surtaxe exceptionnelle sur l'impôt des sociétés, à laquelle pourraient être assujettis les plus grands groupes. Mais nul ne sait si le projet verra effectivement le jour ou s'il sera d'abord de portée symbolique, pour faire croire à l'opinion que les entreprises sont logées à la même enseigne que les salariés.

Le plan du gouvernement devrait aussi prévoir un nouveau train d'économies sur les dépenses de l'Etat, et vraisemblablement aussi, sur les dépenses de la Sécurité sociale.

Le recul de la croissance oblige-t-il la France à se serrer la ceinture ?

On l'a vu, c'est l'argument massue du gouvernement : puisque la croissance fléchit et compromet les engagements de la France en matière de réduction de déficits publics (3% du PIB en en 2013), il faut prendre des mesures immédiates de correction.

Mais c'est une imposture, pour de nombreuses raisons. D'abord, il faut bien admettre que quand il s'agit de socialiser les pertes et de privatiser les profits, le gouvernement se moque comme de sa dernière chemise des déficits. Dans ce cas-là, il jette l'argent par les fenêtres. A preuve, pour sauver la banque franco-belge Dexia, produit d'une sulfureuse et calamiteuse privatisation, la Belgique et la France – qui selon François Fillon est au bord de la banqueroute – ont mis sur la table, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la somme de 10 milliards d'euros en cash. Soit plus que le nouveau plan d'austérité dont on parle aujourd'hui. Sans parler de 90 milliards de prêts pourris qui ont été pris en garantie...

On touche ici du doigt l'injustice scandaleuse du plan : les banques, dont Dexia, qui ont alimenté de folles spéculations depuis 2007, ont toujours bénéficié de la plus totale sollicitude du gouvernement ; et aujourd'hui, ce sont pour l'essentiel les salariés qui sont invités à payer les pots cassés.

Autre preuve que l'argument du fléchissement de la croissance est une imposture : le gouvernement dispose de nombreux moyens pour faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat, sans mettre les Français au piquet. L'exemple de l'Allemagne l'atteste : dans le courant du mois d'août, elle a en effet conclu un accord avec la Suisse au terme duquel elle va recevoir environ 20 milliards d'euros en dédommagement de l'évasion fiscale dont elle a pâti. Cet accord entre Berlin et Berne autorise les contribuables allemands à placer leur fortune en Suisse, à condition qu'ils versent une taxe de 26,375% sur leurs rendements en capitaux. Ce montant sera prélevé à la source puis reversé au fisc allemand, afin de garantir l'anonymat de la procédure. Il s'agit donc d'un système de prélèvement libératoire.

La France, elle, refuse le principe d'un tel accord. Avec un argument qui est honorable : on ne transige pas avec la fraude fiscale. Fort bien ! Mais le scandaleux paradoxe, c'est que la lutte contre l'évasion fiscale – dont quelques-uns des grands financiers de l'UMP ont été les champions, des Bettencourt aux Wildenstein – n'a pourtant pas avancé d'un pouce.

En clair, si la France était vraiment en difficulté financière – ce qui n'est pas le cas, nous allons le voir –, il y aurait de nombreuses pistes possibles à explorer avant d'annoncer une nouvelle punition sociale.

La France est-elle au bord de la faillite ?

Là encore, cette dramatisation, à laquelle procèdent Nicolas Sarkozy et François Fillon, a une raison cachée, qu'il faut savoir décrypter. Car elle vise implicitement à faire croire aux Français qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens, et qu'ils doivent accepter de faire des sacrifices, sauf à laisser derrière eux des dettes que leurs enfants devront plus tard éponger. C'est une dramatisation dans un souci de culpabilisation.

Or, il est mensonger de dire que les déficits proviennent de dépenses publiques exorbitantes. S'il y a d'abord une raison qui explique les déficits publics français, et donc l'endettement, c'est la course folle aux baisses d'impôts qui a eu lieu depuis deux décennies, et qui s'est accélérée depuis 2007.

Rendu public le 20 mai 2010, un rapport rédigé par deux hauts fonctionnaires et se concentrant seulement sur les dix dernières années en donne une exacte mesure (lire Ces dix années de cadeaux fiscaux qui ont ruiné la France). Il s'agit du «Rapport sur la situation des finances publiques», dont les auteurs étaient Jean-Philippe Cotis, l'actuel directeur général de l'Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, et que l'on peut consulter ci-dessous:

 

(à voir sur le site Médiapart)

A destination du premier ministre, ce document faisait en particulier ce constat : «Depuis 1999, l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB: une première fois entre 1999 et 2002; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %. À titre d'illustration, en l'absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'est en réalité générant ainsi une économie annuelle de charges d'intérêt de 0,5 point de PIB.»

Le rapport n'en dit pas plus... Mais le chiffre laisse pantois: la dette publique serait donc de 20 points de PIB inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui sans ces baisses d'impôts décidées depuis dix ans.

Le chiffre mérite un temps de réflexion. Près de 20 points de PIB en moins! Autrement dit – et ce sont des experts qui travaillent pour le gouvernement qui le suggèrent –, la France, malgré la crise, serait presque encore en conformité avec les sacro-saints critères de Maastricht si ces baisses d'impôts n'étaient pas intervenues, et notamment le critère européen qui fait obligation à ce que la dette d'un Etat ne dépasse pas 60% de sa richesse nationale. Concrètement, sans ces baisses d'impôts, la France aurait certes crevé ce plafond, mais dans des proportions raisonnables. Juste un chouïa...

Un autre document, publié en prévision du traditionnel Débat d'orientation budgétaire (DOB), qui s'est tenu le 6 juillet 2010 à l'Assemblée nationale, vient confirmer ce constat. Et celui-là aussi est au-dessus de tout soupçon, puisque son auteur est Gille Carrez, le rapporteur général (UMP) de l'Assemblée nationale. Dans ce «Rapport d'information», on fait en effet des découvertes stupéfiantes. «Entre 2000 et 2009, le budget général de l'Etat aurait perdu entre 101,25,3 % de PIBet 119,3 milliards d'euros6,2 % de PIBde recettes fiscales, environ les deux tiers étant dus au coût net des mesures nouvellesles «baisses d'impôts»et le tiers restant à des transferts de recettes aux autres administrations publiquessécurité sociale et collectivités territoriales principalement», peut-on y lire. Ce rapport, le voici:

 

(à voir sur le site Médiapart)

Cette évaluation, qui recoupe celle du rapport Cotis-Champsaur, vient confirmer ce que personne ne veut aujourd'hui admettre: la France serait, malgré la crise, presque dans les clous de Maastricht, ou peut-être même totalement, si ces baisses d'impôts inconsidérées n'étaient pas intervenues. Les chiffres sont là, incontestables! Respectant ses engagements européens, la France ferait figure de bon élève de la zone euro et n'aurait pas à envisager un plan d'austérité.

 

Mais l'intérêt de ce rapport écrit (avec un indéniable courage pour un membre de la majorité UMP) par Gilles Carrez, c'est qu'il s'applique aussi à évaluer qui ont été les principaux bénéficiaires de ces 77,7 milliards d'euros de baisses d'impôts depuis dix ans. Et là encore, la réponse est très éclairante. S'appuyant sur le graphique ci-contre, le rapport écrit: «La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l'impôt sur le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s'établit en effet à environ 2% de PIB, contre 0,6% de PIB pour la TVA et 0,5% de PIB pour l'Impôt sur les sociétés (IS).»

Le rapport relève ainsi que de 2000 à 2009 le montant total des baisses de l'impôt sur le revenu a atteint de 32,9 à 41,6 milliards d'euros. Cette indication est évidemment majeure. Car comme ne sont assujettis à l'impôt sur le revenu que les 50% des contribuables les plus fortunés, cela veut donc dire que l'essentiel des baisses d'impôts (41,6 milliards d'euros sur 77,7 milliards d'euros) a profité à ces ménages les plus favorisés sous la forme de baisses de l'impôt sur le revenu.

Bref, la France n'est pas au bord de la faillite. A cause de cette politique irresponsable de baisse des impôts, à cause du dynamitage de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et des droits de succession, jusqu'au durcissement du bouclier fiscal, la droite a seulement trop choyé les plus grande fortunes et les revenus élevés. Dans des proportions telles et pendant tellement d'années, que les finances publiques ont fini par en être ébranlées.

Le gouvernement n'a-t-il pas raison de relever la TVA qui est un impôt indolore ?

Le bilan que nous venons de passer en revue de ces dix dernières années (et qui met en cause aussi la gauche, responsable des toutes premières baisses d'impôt sur le revenu) souligne ce qu'il y a de fallacieux dans l'argument dont joue le gouvernement.

Car effectivement, le gouvernement fait valoir que la TVA est socialement indolore. Toue honte bue, certains osent même parler de « TVA sociale ».

Mais en fait, il n'est pas difficile de comprendre le tour de passe-passe. Si, pendant plus de dix ans, les gouvernements successifs ont baissé les impôts, et au premier chef l'impôt sur le revenu, qui est un impôt progressif (plus on est riche, plus on paie); et si désormais le gouvernement relève les impôts, en commençant par la TVA, qui est un impôt dégressif (plus on est pauvre, plus on paie), la boucle est en quelque sorte bouclée : c'est un immense mouvement de redistribution fiscale qui est en train de s'achever, avec ce nouveau plan d'austérité, au profit des plus riches et au détriment des plus pauvres.

 

Le fait que le gouvernement choisisse de relever le taux de TVA de 5,5%, totalement ou partiellement, vient naturellement encore accentuer ce constat. Car la plupart des services ou produits assujettis à ce taux ont une vocation sociale. Un rapport intéressant établi en mai 2011 par une autorité elle aussi au-dessus de tout soupçon, le Conseil des prélèvements obligatoires (qui est une annexe de la Cour des comptes), établit par avance la supercherie : minutieuse, l'étude démontre en effet par le menu le caractère violemment régressif de la TVA (lire Pour une nouvelle nuit du 4-Août). Le graphique ci-dessus, qui en est extrait, n'est qu'une des très nombreuses illustrations fournies par ce rapport. Ce rapport, le voici: (voir sur le site Médiapart)

 

Cette mesure fiscale est donc particulièrement injuste. Mais elle est aussi emblématique du chaos et de la panique dans lesquels sont pris Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Alors que tous les experts ont dénoncé par avance l'abaissement de la fiscalité sur la restauration de 19,6% à 5,5%, en faisant valoir que ce serait affreusement coûteux pour les finances publiques (plus de 3 milliards d'euros), que cela ne créerait aucun emploi et que cela servirait seulement à gonfler les marges des bistrotiers et patrons de restaurants, Nicolas Sarkozy n'en a fait qu'à sa tête et a pris cette mesure aberrante en 2009. Et voilà aujourd'hui qu'il est de nouveau obligé de défaire ce qu'il avait fait. Comme dans le cas du bouclier fiscal. Le même entêtement, les mêmes fortunes publiques en pure perte, et en fin de course, la même volte-face. Sans le moindre remords, sans la moindre excuse, presque avec fanfaronnade...

 

Et s'il faut parler de marche arrière, il y en a une encore plus spectaculaire. Mille fois, Nicolas Sarkozy a répété que jamais au grand jamais il ne releverait un impôt. Mille fois, il a mis au défi ses contradicteurs de prouver qu'il n'avait pas tenu parole (vidéo ci-contre). C'était en somme le promesse majeure de son quinquennat. Avec le relèvement de la TVA, venant après des rafales d'autres hausses d'impôt, voilà donc la promesse de nouveau bafouée.

C'est dire si ce gouvernement marche de travers, sous la férule d'un chef de l'Etat – on aurait envie de dire... d'un chef de clan – qui à défaut de sauver la France aimerait bien se sauver lui-même. Mais dans les violentes turbulences de la crise, ses commandements apparaissent injustes tout autant que désordonnés.

Résultats : on ne sait pas bien où va la France. Mais on sait encore moins où va Nicolas Sarkozy...

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