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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:48

franceculture -10.11.2011 - 17:00

Un documentaire d'Alain Lewkowicz et Rafik Zenine

 

A. Lewkowicz©Radio France

Militance : une nouvelle génération arrive ! Qu’on les appelle « les indignés », « les occupants de Wall Street » ou encore les « uncutters », ils sont avant tout citoyens et avec les nouvelles technologies – Internet, Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux – ils ont en main de nouveaux outils pour s’organiser et se rassembler rapidement. Né au lendemain de la nomination de David Cameron au poste de Premier ministre britannique en mai 2010, le mouvement « Uncut », « contre les coupes », ….budgétaires,  se propage.  Après les Etats-Unis, l’Espagne et l’Italie, ses partisans sont désormais en actifs en France. Sur les docks les a rencontrés  à Quimper dans le Finistère.  Leur mode d’action favori : l’occupation non violente de lieux symboliques, notamment les entreprises françaises qu’ils soupçonnent de  pratiquer  l’évasion fiscale.
Après Orange et la BNP,  c’est Total  qui a été  leur  cible. Le petit groupe s’est  préparé  avec application pour occuper une station service de l’enseigne .A force de slogans, de déguisements et jeux, ils espèrent  mieux faire passer leur message auprès des consommateurs. Après les barricades et les  coktails molotov d’hier,  bienvenue dans une ère plus festive.

Avec Cécile, Baptiste, Agnès, Pascal et Ernest

 

 

 

 

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:43

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:39

Tribune de Genève - AP | 12.11.2011 | 17:38


Manifestations | A Francfort et à Berlin, plusieurs milliers d'«indignés» ont dénoncé samedi les excès de la spéculation financière et demandé au gouvernement allemand le démantèlement des grandes banques.

KEYSTONE
© KEYSTONE | Plusieurs milliers d'«indignés» allemands manifestaient samedi à Francfort et Berlin.

Plusieurs milliers d'«indignés» allemands manifestaient samedi à Francfort et Berlin pour dénoncer les excès de la spéculation financière et demander au gouvernement le démantèlement des grandes banques.

A Francfort, quelque 9000 personnes, selon la police, manifestaient dans le calme près des bureaux de la Banque centrale européenne (BCE) au coeur de la ville. A Berlin, les manifestants ont formé une chaîne humaine pour encercler des parties du quartier des ministères. La police parlait de "plusieurs milliers" de manifestants dans la capitale allemande.

Les organisateurs faisaient de leur côté état d'environ 8000 manifestants à Berlin et 10'000 à Francfort.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:33

Le Point - - Publié le 12/11/2011 à 15:39

 

Espagne: retour des "indignés" au centre de Barcelone pour les élections

afp.com/Cesar Manso

 

Les "indignés" qui avaient quitté fin juin la place de Catalogne, au centre de Barcelone (nord-est), ont installé un "point d'information" qu'ils entendent maintenir jusqu'aux élections législatives du 20 novembre, a indiqué samedi à l'AFP l'un de leurs porte-parole.

 

Les "indignés" qui avaient quitté fin juin la place de Catalogne, au centre de Barcelone (nord-est), ont installé un "point d'information" qu'ils entendent maintenir jusqu'aux élections législatives du 20 novembre, a indiqué samedi à l'AFP l'un de leurs porte-parole.

"Nous avons compté hier soir autour de 200 personnes et quelque-unes ont monté des tentes", a déclaré Roc Peris, ajoutant qu'un nouveau rassemblement était prévu samedi.

"L'intention était de monter un point d'information sur les différentes possibilités de vote qui existent et comment fonctionne le système", a-t-il ajouté, précisant que seule une dizaine d'entre elles restaient samedi matin.

Il a souligné que le mouvement ne donnait "aucun consigne de vote".

Selon lui, "l'objectif est de maintenir jusqu'au 20 novembre minimum ce point d'information". "Nous voulons maintenir un petit campement, calme, durant toute la semaine", a-t-il expliqué, ajoutant que la police régionale catalane était venu les déloger mais avait finalement renoncer. La police régionale n'était pas joignable samedi.

Fin juin, les "indignés" avaient levé leur campement de la place de Catalogne après l'avoir installé avant les élections municipales de mai.

Ce retour au centre de Barcelone coïncide avec plusieurs appels à manifester lancés à Madrid avant les élections par les "indignés", décidés à défier une interdiction décrétée par les autorités durant la campagne et frappant plus de 100 lieux de la capitale, dont la symbolique Puerta del Sol.

Sous le mot d'ordre "Changement de modèle, maintenant", une manifestation est prévue dimanche dans le centre de la capitale, pour la "défense du service public, de la participation citoyenne et pour condamner la corruption et la spéculation urbanistique".

Né spontanément le 15 mai d'une petite manifestation de citoyens, ce mouvement qui dénonce les excès du libéralisme et la corruption s'est vite propagé à toute l'Espagne, largement relayé par les réseaux sociaux. Il a essaimé dans plusieurs pays européens et jusqu'aux Etats-Unis et au Canada.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:30

cyberpresse.ca

Publié le 12 novembre 2011 à 14h58 | Mis à jour à 14h58

 

Quelque 300 manifestants se sont rassemblés à Grand... (Photo: PC)


Quelque 300 manifestants se sont rassemblés à Grand Parade, une place du centre-ville, pour démontrer leur colère.

Photo: PC

Les «indignés» néo-écossais ont réclamé samedi la démission du maire de Halifax, Peter Kelly, qui les avait expulsés d'un parc du centre-ville, la veille.

M. Kelly avait ordonné le démantèlement du campement, affirmant que les parcs municipaux devaient être admissibles à tous.

Les policiers locaux ont effectué 14 arrestations au cours de l'opération.

Quelque 300 manifestants se sont rassemblés à Grand Parade, une place du centre-ville, pour démontrer leur colère.

Ils ont affirmé que le maire avait négocié de mauvaise foi avec eux.

Plusieurs dizaines de policiers étaient sur les lieux.

La Presse Canadienne
Halifax

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:27
Ciao 13/11/2011 à 01h55

Pierre Haski

--- Rue89

 

« Il Cavaliere » a présenté samedi soir sa démission au président Giorgio Napolitano, après l'adoption par les députés des mesures d'austérité européennes.


« Fail » (échec), la une du Time sur Berlusconi, revue par des Italiens saluant le départ de Berlusconi, à Rome, le 12 novembre 2011 (Tony Gentile/Reuters)

Silvio Berlusconi est parti. Humilié par des milliers d'Italiens en liesse venus l'attendre devant le palais du Quirinal, la résidence du président de la République où il était venu présenter sa démission dans la soirée, et qui lui criaient : « Mafieux », « Honte », « Bouffon »...

 

 

La fête à Rome lorsque Berlusconi est venu présenter sa démission au président italien

 

Après l'annonce de sa démission, les rues de Rome ont été envahies par la foule et les voitures klaxonnaient pour marquer la joie. Certains manifestants criaient « primavera, primavera » (printemps, printemps), en référence aux printemps arabes qui ont réussi à abattre des dictatures.

Ce départ humiliant met fin à un règne de près de dix ans au pouvoir sur les dix-huit dernières années, battu, plusieurs fois donné hors-jeu pour toujours, et pourtant réélu par les Italiens auxquels il disait qu'il ressemblait, pour le meilleur et pour le pire.


Berlusciao (Baudry)

Et, de fait, ce ne sont pas les Italiens qui ont chassé « Il Cavaliere » du pouvoir, mais les marchés financiers qui ont pénalisé l'Italie après avoir essoré la Grèce, au point que le maintien de Silvio Berlusconi aurait pénalisé l'économie italienne en raison de la défiance internationale à son égard. Le taux de l'argent qu'empruntait l'Italie sur les marchés internationaux avait atteint ces derniers jours un niveau record, insoutenable longtemps.

Victime, aussi, du lâchage de ses camarades de Sommet européen Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, dont l'échange de sourires complices, à Bruxelles il y a deux semaines, à une question sur la confiance qu'ils accordaient au président du Conseil italien en disait long sur son discrédit. Une scène qui avait profondément choqué l'Italie, celle des pro ou anti-Berlusconi confondus.

De fait, tout comme Georges Papandréou en Grèce, Silvio Berlusconi est à la fois la victime de la dernière poussée de fièvre autour de la zone euro, mais aussi la victime de sa propre incapacité à sortir son pays de l'ornière de la crise de la dette.

José Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, sera le prochain leader européen à tirer sa révérence à la fin du mois, à l'issue des élections législatives espagnoles.

Les défis de Mario Monti


Mario Monti (Wikipédia)

Pour remplacer cet homme dont le pouvoir magique d'embrouiller tout le monde avait fini par lasser et s'épuiser, le président Giorgio Napolitano devrait appeler l'ex-commissaire européen Mario Monti, attendu comme le Messie pour sa crédibilité dans les milieux financiers, qui devrait apporter un peu de répit dans le chahut de la dette italienne.

Mais si le départ de Berlusconi marque la fin d'une gestion à la petite semaine et la fin des pitreries dégradantes de l'homme du « bunga bunga », les Italiens sont loin d'être tirés d'affaire. C'est au contraire le début de la « purge ».

S'il est désigné à l'issue des tractations entre les partis politiques, Mario Monti aura un mandat simple : appliquer les mesures d'austérité promises à l'Europe, et approuvées par une très large majorité (380 pour, 26 contre, le Parti démocrate ne prenant pas part au vote) par la Chambre des députés.

Un plan qui affectera sérieusement le mode de vie des Italiens : cessions d'actifs publics, retraites, libéralisations, simplification des procédures administratives, incitations à l'embauche. La réforme du marché du travail, également promise et destinée à faciliter les licenciements, ne fait en revanche pas partie de ce paquet de mesures et doit être adoptée dans un deuxième temps, après une négociation avec les partenaires sociaux.

Le nouveau gouvernement devrait être formé d'ici dimanche soir pour être en place au moment de la réouverture des marchés lundi matin, si les derniers obstacles sont levés dans les négociations. La gauche devrait lui apporter son soutien.

Italie année zéro

Pour l'heure, les Italiens tournent la page Berlusconi avec un sentiment d'« Italie année zéro » comme après la guerre, ainsi que l'exprime Dario Franceschini, député du Parti démocrate, la principale formation d'opposition :

« Aujourd'hui, le rideau tombe sur une page longue et douloureuse de notre histoire.

L'Italie est un pays qui a envie de tourner la page et de recommencer à zéro. Demain, nous entrons dans une nouvelle ère : nous devons reconstruire sur les cendres : l'économie, la justice, la loi électorale... »

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:23

Le Monde - 12 novembre 2011

Marta-Elena García, sympathisante des "indignées" depuis leur début, votera écolo. (S.M./Lemonde.fr)

 

Marta Elena García assiste à un forum organisé comme souvent par les indignés à la Puerta del Sol de Madrid. Ce jour-là, le thème est la bulle immobilière et une soixantaine de personnes assises par terre ou debout les bras croisés écoutent se succéder les économistes, les responsables écologiques et les autres orateurs invités par le mouvement. “Il existe des situations terribles ici avec des banques qui expulsent des gens de leur maison et exige en plus le remboursement d’une partie du prêt..., s’émeut Marta Elena quand on lui demande les raisons de sa présence. Le logement est un droit et on nous l’a ôté,” conclut-elle.

A 24 ans, cette jeune femme, diplômée d’architecture d’intérieur et actuellement étudiante en master d’illumination architecturale à l’université politecnica de Madrid est sympathisante du 15-M depuis ses débuts. “Cela m’a rendu très heureuse de voir des gens s’unir et lever la tête quand on pensait que les choses étaient inamovibles, dit-elle en souriant. Je crois qu’il faut regarder le monde différemment pour trouver des solutions et que celles-là ne peuvent venir que si depuis le haut mais surtout depuis la base, les gens se mobilisent pour permettre un changement de société.”

Le Forum sur la bulle immobilière organisé par les indignés Puerta del Sol mercredi 8 novembre. (Photo S.M./Lemonde.fr)

 

Les actions menées par les indignés contre les expulsions, les revendications dans la rue, devant le siège de partis politiques, de banques ou de grandes entreprises, elle y adhère entièrement. En revanche, les élections, elle n’y croit plus beaucoup. “Je ne veux pas être pessimiste mais je ne crois pas qu’elles apporteront des changements au pays”.

Une plate-forme pour faire pression sur les partis

Ancienne fidèle votante du Parti socialiste espagnol (PSOE), elle dit qu’elle a “perdu la foi dans la gauche”. Elle ira donc voter pour un des partis minoritaires, “sans doute les écologistes d’Equo”, un nouveau parti qui cherche à rassembler toutes les forces écologiques jusqu’à présent disséminées et divisées dans le pays, et récupérer un certain nombre de revendications des “indignés”.

“Je me suis sentie trompée par le PSOE, qui a mené une politique contraire aux droits sociaux. Maintenant, à deux semaines des élections, ils lancent des idées pour sortir de la crise mais ils sont au pouvoir, pourquoi ne les appliquent-ils pas?,” s’insurge-t-elle.

Marta a davantage confiance dans les indignés. Pourquoi alors ne pas créer un parti? “Le mouvement perdrait son aspect désintéressé. Les indignés sont intéressés par les gens, pas par le pouvoir!”

Quel rôle alors pourraient avoir les indignés? “Puisque nous sommes une majorité à ne plus croire dans le gouvernement, j’espère que nous sortirons de plus en plus dans la rue et que nous deviendrons une vraie plate-forme pour le changement, pour faire pression sur les partis afin que les gens obtiennent ce dont ils ont besoin.”

A commencer par un travail, un toit, de quoi vivre dignement. Marta Elena ne se fait pas d’illusion, elle sait que “la situation n’est pas facile” et qu’il lui sera difficile de trouver un emploi. Mais pour le moment, elle garde espoir. Elle habite toujours chez ses parents dans  le centre de Madrid et n’a pas de projets de partir. “Je vais chercher du travail ici. Si je n’en trouve pas, je finirai par partir, comme beaucoup d’amis l’ont fait, mais cela me ferait de la peine. Ce serait un peu comme abandonner le navire en plein naufrage...”

Sandrine Morel

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:17
Libération - Aujourd'hui à 14h34

 

Les manifestants au départ de Notre-Dame-des-Landes, le 6 novembre (REUTERS/Stephane Mahe)

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes, ont rejoint Paris à vélo et en tracteurs pour dénoncer samedi un projet qu'ils jugent "inutile" et qui empiète sur des terres agricoles.

Au moins 3.000 personnes arrivées pour la plupart en cars, selon les organisateurs, ont pris - pacifiquement - d'assaut la capitale.

«Des moutons, pas des avions»

Arrivés en majorité de l'ouest, à 400 km de là, dont plusieurs dizaines à bicyclette, les manifestants ont remonté le bd Saint-Michel jusqu'aux jardins du Luxembourg qui abrite le Palais du Sénat, en présence d'un fort dispositif policier et sans incident.

Des banderoles proclamaient "Oui aux moutons, Non aux avions", ou pour les "bocages et pâturages contre l'aéroport" - dont les travaux doivent commencer en 2014.

Cinq tracteurs avaient pris position aux abords du Sénat dès le début de la matinée. Quelques animaux de la ferme, vaches, moutons, chèvres, étaient poussés devant le cortège mené par José Bové, eurodéputé écologiste (EELV).

"Tout au long du parcours, ceux qui sont venus en vélo ont reçu un merveilleux accueil de la population", s'est réjoui Julien Durand, de la Coordination des opposants au projet. "Ce combat est devenu une cause nationale, on n'a plus besoin d'expliquer: tout le monde nous rejoint dans la nécessité de défendre les terres agricoles", a-t-il déclaré à l'AFP.

Premiers vols en 2017

Le projet empiète sur des terres agricoles dédiées à l'élevage - lait et viande - et aux cultures fourragères, "pourvoyeuses d'emplois", a relevé Julien Durand.

Certains manifestants étaient déguisés en vaches, en paysans ou en fermières, outils à la main, s'égosillant contre un projet qui ne vise, selon l'un d'eux, qu'à "faire plaisir à Vinci"- le groupe missionné pour la construction du nouvel aéroport.

L'idée, qui date maintenant de plus de 40 ans, est de remplacer l'aéroport actuel, Nantes-Atlantique à 10 km au sud-ouest de la ville, par un aéroport plus étendu, quelque 25 km au nord.

Après l'enquête publique en 2006, la déclaration d'utilité publique en février 2008, et, en décembre dernier, l'attribution de la réalisation et de la concession pour 55 ans au groupe Vinci, l'ouverture de l'aéroport est prévue en 2017.

(Source AFP)

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:12

Chronique | LEMONDE | 12.11.11 | 14h24   •  Mis à jour le 12.11.11 | 17h02

 

Lindignation a gagné Harvard. Enfin, presque. Pour être plus précis, elle a fait irruption dans le cours d'introduction à l'économie du professeur Greg Mankiw, qui accueille chaque mercredi 700 étudiants dans son amphi.

Le 2 novembre, 70 d'entre eux - soit "5 à 10 %", a-t-il calculé curieusement pour un économiste - se sont levés au début du cours et ont quitté la salle, pour marquer leur solidarité avec le mouvement Occupy Wall Street, qui plonge depuis plusieurs semaines les Etats-Unis dans un abîme d'introspection sur ce qu'il est advenu du rêve américain.

Pourquoi Greg Mankiw ? Parce qu'il a, à leurs yeux, une fâcheuse tendance à privilégier les enseignements d'Adam Smith sur la théorie keynésienne, et parce que la "nature partisane de ce cours symbolise et contribue aux inégalités économiques croissantes aux Etats-Unis". Le fait que Greg Mankiw ait présidé, dans une vie antérieure, le conseil économique du président George W. Bush n'est peut-être pas non plus étranger au choix des protestataires. "L'ironie de l'histoire, relève le professeur Mankiw sur son blog, c'est que le sujet du cours ce jour-là était précisément la distribution des revenus, et notamment le fossé croissant entre le 1 % au sommet et les 99 % en dessous. Dommage qu'ils l'aient raté."

Une année d'études à Harvard revient à peu près à 50 000 dollars (36 600 euros). Quelques-uns des jeunes contestataires du professeur Mankiw ont, sans doute, contracté des emprunts pour payer leurs études, dont la dette les étranglera s'ils ne trouvent pas du travail tout de suite. D'autres ont des parents qui se saignent aux quatre veines pour eux, plus que ne l'ont fait leurs propres parents. Et c'est cette disparité qui nourrit le ressentiment actuel aux Etats-Unis.

Exemple : Susan Benda, juriste et mère d'un adolescent de 14 ans, compare les 50 000 dollars annuels que lui coûtera son fils (et qu'elle n'a pas) s'il réussit à entrer dans une de ces universités d'élite, aux 6 000 dollars que la même université coûtait à ses parents en 1978.

Contrairement à elle il y a trente ans, un vrai parcours du combattant attend son fils à la sortie pour trouver un premier emploi, et s'il déniche un stage, ce sera grâce aux relations professionnelles de sa mère. "Ce qui veut dire que les jeunes qui ne sortent pas des 20 meilleures universités et dont les parents n'ont pas les bonnes connexions n'ont aucune chance, dit-elle. A mesure que les riches deviennent plus riches, les classes professionnelles, elles aussi, protègent leurs enfants, et les portes se ferment pour les autres. Nous sommes de moins en moins une terre d'opportunités, ouverte au mérite. C'est déprimant."

Si l'inégalité déprime les parents, elle révolte les enfants. C'est elle qui a fait le succès d'Occupy Wall Street, qui envoie les "indignés" dans la rue en Europe, qui cause la multiplication des "incidents de masse" en Chine, ou qui permet au rebelle populiste noir Julius Malema d'être entendu lorsqu'il menace les Blancs d'Afrique du Sud d'une "guerre économique". Symptôme le plus tangible des maux attribués à la mondialisation, le creusement des inégalités sert de moteur à la contestation dans les économies avancées comme dans les pays émergents. Pour l'économiste américain Nouriel Roubini, nous sommes confrontés à l'"instabilité de l'inégalité". Plusieurs études anciennes ont montré la corrélation entre hausse des inégalités et instabilité sociale accrue, surtout lorsque la classe moyenne est affaiblie. C'est exactement ce qui est en train de se passer.

Le mal est à l'oeuvre depuis à peu près deux décennies, mais il explose aujourd'hui parce que le niveau élevé de chômage, en particulier chez les moins de 25 ans (17,1 % aux Etats-Unis, 21 % dans l'Union européenne, 46 % en Espagne) l'a rendu intolérable, avec son corollaire, l'injustice. L'Amérique prospère des années 1990, du plein-emploi et de l'équilibre budgétaire, était pleine d'admiration pour ces tycoons du high-tech et de la finance qui devenaient milliardaires du jour au lendemain en stock-options et en bonus. Mais à l'époque, les petits porteurs aussi s'enrichissaient en Bourse.

C'est fini. L'admiration a fait place à la colère. En réalité, le revenu moyen des ménages, en tenant compte de l'inflation, n'a pas progressé par rapport à 1989 aux Etats-Unis. Ce qui a progressé, en revanche, ce sont les revenus les plus élevés, un mécanisme très bien décrit en France dans le livre de Thierry Pech, Le Temps des riches (Seuil, 180 p., 15 euros).

Partout, l'écart s'est creusé entre les tranches de revenus basses et moyennes, qui ont stagné, et les tranches les plus hautes, qui ont parfois atteint des sommets vertigineux, justifiés ni par le talent ni par le travail, dans une économie financiarisée. Selon des chiffres d'Eurostat, le ratio S80/S20, qui compare les revenus des 20 % inférieurs et ceux des 20 % supérieurs en Europe, a atteint en 2009 en Espagne, où est né le mouvement des "indignados", son plus fort différentiel depuis que cette statistique existe. Dans des pays comme la Chine ou l'Inde, des millions de gens sortent de la pauvreté, mais l'opulence des nouveaux riches redouble leurs attentes - et leur frustration.

Le modèle occidental avait trouvé une solution aux inégalités et à l'injustice, avec deux variantes : le laisser-faire américain et, en Europe, la redistribution par l'impôt et l'Etat-providence. Le modèle a bien fonctionné pendant la deuxième moitié du XXe siècle. Aujourd'hui, il est en panne, à l'exception peut-être de quelques pays nordiques. Pierre Rosanvallon, auteur d'un ouvrage fondamental sur la question, La Société des égaux (Seuil, 428 p., 22,50 euros), dénonce une "crise de l'idée d'égalité" et le "recul de la solidarité", avec en arrière-plan la "sourde délégitimation de l'impôt et du principe redistributif". L'échec n'est pas seulement social, il est aussi économique : la concentration de la richesse au sommet et l'affaiblissement des classes moyennes salariées peuvent avoir un effet négatif sur la demande, créant un problème macroéconomique structurel potentiel. Les pays émergents apportent-ils une réponse ? Pas pour l'instant. C'est donc le modèle occidental qu'il faut réinventer.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:09

 

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Monte la préoccupation en Syrie pour deux journalistes et un blogger portés disparus depuis plusieurs semaines. Il s'agit des reporters Lina Ibrahim et Wal Yousef Abaza et dublogger Hussein Ghrer. Le Comité pour la protection des Journalistes (CPJ), depuis son siège à New York, s'est dit très préoccupé pour leur état de santé et a demandé aux autorités syriennes de confirmer leur arrestation et de révéler où ils sont détenus et pour quelles raisons. Les autorités syriennes restent muettes. Lina Ibrahim, correspondante financière pour le quotidien Tishreen, est portée disparue depuis la fin du mois d'Octobre. Selon des sources locales elle a été kidnappé par des hommes cagoulés et armés dans le quartier Harasta, à la périphérie de Damas, alors qu'elle se rendait au siège de son journal. Le Centre Syrien pour les Médias et la Liberté d'Expression (SCM) a signalé également la disparition du journaliste freelance et activiste Wael Yousef Abaza, qui a été vu la dernière fois le 25 Octobre. Le blogger Hussein Ghrer, 30 ans et père de deux enfant, est porté disparu depuis le 24 Octobre. Dans son blog il avait dénoncé les dérives d'un pays « qui n'apprécie guère les mots mais qui jette en prison ceux qui les utilisent ». Le blog de Ghrer était devenu une source précieuse d'information concernant les arrestations de bloggers, netizens et autres activistes. Depuis le début des soulèvements, d'autres journalistes ont disparu. Le 4 Août dernier les forces de sécurité syriennes ont arrêté les journalistes freelance Omar al-Assad, Rudy Othman e Hanadi Zahlout, lors d'une manifestation à Damas. Leur position, avec celle d'Asim Hamsho, Shadi Abu Al-Fajr e Ghifara Saeed s'est aggravée le 3 Octobre dernier car un tribunal les accuse d'être membres d'une « Coordination des quartiers de Damas » qui serait, selon les accusations, financée par des responsables étrangers et par des organisations internationales des droits de l'homme. Amer Matar, correspondant pour le quotidien panarabe Al-Hayat, est porté disparu depuis le 4 Septembre dernier. Activiste et membre d'un groupe qui organise des marches pacifiques sur Facebook pur dénoncer les dérives du régime, Matar avait envoyé un dernier e-mail à son collègue Karim al-Afnan, journaliste exilé: « Je pourrais ne pas revenir des prières du vendredi ». Du blogger Manaf Al Zeitoun on a perdu toute trace depuis le 25 Mars. Difficile de savoir s'il est encore vivant car la torture est une pratique courante dans les prisons de Bashar al Assad. Il en a été témoin indirect le journaliste britannique Sean McAllister, qui effectuait un reportage sous couverture pour le compte de la chaîne britannique Channel 4 News. Arrêté dans un café de la capitale et conduit dans une prison, McAllister, isolé dans une pièce vide, a pu entendre les cris et les lamentations de prisonniers battus parfois à mort. Il a été relâché quelques jours après et a raconté son expérience au Telegraph. « Dans ma carrière j'ai tout vu – a-t-il dit – des morts, des hommes décapités. Mais les hurlements de douleur d'un homme battu sont quelque chose d'horrible ».   Selon RSF depuis le début des soulèvements 22 journalistes ont disparus sans laisser de trace. Et la liste pourrait dramatiquement s'allonger dans les jours à venir.

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