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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:46

| Par Martine Orange

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Chaque jour, une nouvelle victime est désignée sur les marchés financiers. Après l'Italie toujours en pleine tourmente, la France est à son tour dans la ligne de mire. Les taux français commencent à monter dangereusement. Jeudi, les rendements sur les obligations à 10 ans ont atteint 3,47%.                                                                

 

taux français à dix ans t
aux français à dix ans© bloomberg


« C'était une erreur de penser que la crise de la dette se limitait juste à une petit nombre de pays européens », a déclaré Andrew Balls, directeur du trading obligataire dans le fonds d'investissement Pimco. « Il n'y a jamais eu juste un problème pour les pays périphériques de la zone euro, juste un problème pour la Grèce. Il y a un problème pour tous les membres de la zone euro », a-t-il expliqué.

Jamais l'écart (le spread) entre les taux français et allemands n'a été aussi élevé depuis la création de la zone euro. Il faut remonter à 1992, au moment de la dernière grave crise monétaire européenne, marquée par la sortie de la lire et de la livre, du système monétaire européen, pour retrouver une telle divergence.                            

 

spread entre les taux français et les taux allemands  
spread entre les taux français et les taux allemands© bloomberg

Sans attendre le verdict des agences de notation, les marchés ont acté que la France avait déjà perdu son triple A. Les agences de notation entérineront par la suite ce que les marchés ont acté. Des analystes mettent en avant pour justifier l'envolée des taux français les faibles perspectives de l'économie française. Alors que le gouvernement français table sur une croissance de 1% l'an prochain, l'Union européenne pense que 0,6% sera un grand maximum. Les banques américaines Citibank et JPMorgan parient elles sur une récession, de l'ordre respectivement de –0,2% et –0,6% . 

D'autres s'inquiètent de l'effet de contagion de la crise de l'euro, et surtout italienne. Les banques françaises sont les premières créancières étrangères de l'Italie : à fin juin, elles détenaient 416 milliards d'euros de dettes publiques et privées italiennes. Cette surexposition des banques françaises effraie le système financier. Beaucoup redoutent qu'elles ne puissent faire face à une détérioration  de la situation en Italie. Les trois premières banques françaises – BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole – sont considérées comme des banques présentant des risques systémiques pour l'ensemble du système financier international. 

L'Etat français serait donc dans l'obligation de voler à leur secours et de les nationaliser, afin d'éviter un écroulement du système financier. Mais ce sauvetage se traduirait par une augmentation de l'endettement français, une perspective épouvantable, pour les mêmes analystes qui ne sont pas à une contradiction près.    

Quoi qu'il en soit, la hausse des taux français et leur décrochage par rapport aux taux allemands paraissent des phénomènes durables. Toute hausse de 1% des taux se traduit par une augmentation d'une dizaine de milliards d'intérêts supplémentaires.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:39

| Par François Bonnet

 

Sommes-nous à un tournant historique, l'un de ceux de l'ampleur de la chute de l'URSS – dont nous fêterons les vingt ans le mois prochain ? Un tournant qui serait l'effondrement financier et politique de l'Europe, la fin de soixante années de construction européenne ?

C'est ce que l'on constate avec l'accélération, depuis une semaine et l'échec du sommet du G-20, d'une crise monétaire qui, devenue crise politique, vient de provoquer ce qu'il faut bien appeler deux coups d'Etat. Georges Papandréou en Grèce, Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas démissionné à l'occasion de défaites électorales, et pas même de vote de censure de leur parlement respectif: ces votes de censure n'ont pas eu lieu, ni à Athènes ni à Rome.

 

Silvio Berlusconi.

 

 

  Silvio Berlusconi.© (Reuters)

Non, les deux hommes, maillons faibles de la chaîne des chefs de gouvernement de la zone euro, sont tombés renversés par les marchés et des partenaires européens sous pression. Les marchés, c'est-à-dire les banques et autres établissements financiers (fonds de pension, hedge funds, fonds d'investissement, etc.). Leurs partenaires européens, c'est-à-dire Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, les dirigeants de la banque centrale européenne (BCE) et de la commission européenne, déclarant agir au nom de ce qu'ils présentent comme leur devoir : circonscrire l'incendie, sauver l'euro, l'Europe (et se sauver eux-mêmes).

En moins d'une semaine, trois hommes viennent incarner et prêter leur visage aux coups d'Etat des marchés.

  • Mario Draghi : ce banquier, vice-président de la banque d'affaires Goldmann Sachs-Europe qui avait aidé la Grèce à maquiller ses comptes, puis gouverneur de la banque d'Italie, prend la présidence de la Banque centrale européenne.
  • Lucas Papademos : cet ancien dirigeant de la banque centrale grecque (1994-2002), puis ancien vice-président de la BCE durant huit ans (2002-2010), et qui depuis ces deux postes ne pouvait rien ignorer des faux comptes grecs, devient premier ministre grec. Sa condition : un gouvernement d'union nationale qui va de la droite extrême au parti socialiste.
  • Mario Monti : cet économiste de la droite libérale, commissaire européen en charge de la concurrence durant dix ans (1994-2004), et à ce titre acteur déterminé de la dérégulation des marchés européens, nommé mercredi sénateur à vie, doit devenir premier ministre italien. Sa condition : un gouvernement d'union nationale qui devrait aller de la xénophobe et populiste Ligue du Nord au principal parti d'opposition de gauche à Berlusconi, le Parti démocrate.

Et pourquoi pas en France?

Ce n'est pas fini. Dans une semaine, dimanche 20 novembre, est programmée la mort – cette fois dans les urnes – du gouvernement espagnol. Exit le gouvernement socialiste : c'est sous la pression des marchés financiers que Zapatero avait décidé de provoquer ces élections anticipées. Tout comme Brian Cowen l'avait fait en Irlande en 2010 pour lui aussi être battu et démissionner.

 

L'écart entre les taux allemands et français.
L'écart entre les taux allemands et français.

Alors pourquoi ne pas poursuivre la courbe de ces régimes tombés ou renversés ? Et écrire par exemple que, début janvier, lorsque les taux d'intérêt à 10 ans sur la dette française auront doublé (de 3,4% jeudi, ils dépasseraient les 7%), Nicolas Sarkozy demandera à former un gouvernement d'union nationale.

Qu'il nommera à sa tête un technocrate (Jean-Claude Trichet qui vient de quitter la présidence de la BCE est sur le marché...) ou un technicien, par exemple Michel Pébereau, un ancien du Trésor, passé par le cabinet du ministre Monory, et aujourd'hui puissant patron de BNP-Paribas ?

Et que, si d'aventure la gauche refusait ce gouvernement d'union nationale malgré les pressions répétées des marchés, elle se verrait accusée de la politique du pire comme elle l'a déjà été pour avoir refusé la « règle d'or »?

Science-fiction stupide : en est-on si sûr ? Depuis un mois, Dominique de Villepin demande un plan d'austérité d'au moins 20 milliards d'euros porté par un gouvernement d'union nationale qu'il rejoindrait avec allant. François Bayrou, qui se veut prophète en matière de dénonciation de la dette, brandit son concept de majorité centrale, nouvelle union nationale du cercle de la raison (lire notre entretien ici). Et ne doutons pas qu'un Jean-Louis Borloo se joindrait sans hésitation à un tel dispositif.

 

Georges Papandréou, après l'annonce de sa démission.  
Georges Papandréou, après l'annonce de sa démission.© Reuters

Mesure-t-on bien les scandaleux dénis démocratiques et sociaux que doivent aujourd'hui subir les citoyens grecs et italiens ? Papandréou et Berlusconi peuvent, à des titres divers tant les deux hommes ne sauraient être comparés, incarner ou être perçus comme des modèles d'hommes politiques incompétents ou corrompus. Mais le premier a été largement élu en 2009, le second largement élu en 2008. Et les voilà effacés, hors toute procédure démocratique, dans un affolement européen provoqué par les taux d'intérêt et les cours de bourse.

«Les fous ont pris le contrôle de l'asile», dit l'économiste Pierre Larrouturou dans un entretien à Mediapart. Les financiers «qui ont ruiné une foule de gens continuent à nous expliquer ce que l'on doit faire... Je suis condamné à lire des articles économiques que je ne comprends pas», dit en écho dans un entretien au Monde l'écrivain franco-grec Vassilis Alexakis.

Technocrates et populistes se nourrissent les uns les autres

Inutile désormais de parler de gauche, de droite, de chômage, de droits sociaux, de redistribution, de révolution fiscale : il faut surveiller les Crédit default swap, les trend des bourses asiatiques et américaines, le cours de l'action du Crédit agricole, de la Société générale et de la Commerzbank, lespread franco-allemand, l'état du marché obligataire puis analyser à la loupe ce que peut bien vouloir dire le dernier communiqué de la BCE qui répondait à celui de la FED et anticipait l'ouverture des marchés asiatiques. Non, on ne rit pas: le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, 86 ans et ancien communiste, veut un nouveau gouvernement, à tout prix avant dimanche soir et «l'ouverture des marchés»!

Et c'est ainsi que, devant les forces des marchés, les hystéries spéculatrices et les crispations nationalistes, nos démocraties s'effacent.

Parce que nos dirigeants ont laissé faire. Une Europe de l'urgence émerge soudain, non pas «post-démocratique», comme l'écrit et le dit l'ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine (à voir ici en vidéo). Mais a-démocratique, celle d'une démocratie évanouie, celle d'une démocratie qui est poussée de côté jusqu'à un éventuel retour à meilleure fortune.

Ce seront de vraies élections législatives en Grèce dans quinze semaines, nous dit-on, qui permettront de redonner la parole au peuple : mais entre-temps aura été adopté le plan d'austérité qui engagera le pays pour la décennie à venir ! En Italie, ces élections anticipées ne sont pas même assurées... Quant à l'Espagne, le Parti populaire (droite), certain de l'emporter sur les socialistes, s'est surtout gardé d'exposer le moindre programme économique, arguant seulement qu'il était mieux à même d'appliquer les recettes européennes.

L'Europe de l'urgence, a-démocratique, est celle des banquiers et des technocrates. Mais sortie par la porte, ne doutons pas que la politique va s'empresser de rentrer par la fenêtre sous sa pire forme : la droite extrême xénophobe et populiste. Car dès qu'il s'agit d'Europe, technocrates et populistes se nourrissent les uns les autres : la dénonciation des premiers alimente les seconds et la peur des seconds jettent dans les bras des premiers.

Echapper aux technocrates fondés de pouvoir de marchés financiers fous ; échapper aux populismes extrémistes et aux replis des nations. C'est finalement le seul vrai enjeu de cette crise sans précédent. Et cela pose à la fois la question des responsabilités passées comme des schémas de reconstruction futurs.

 

Nicolas Sarkozy, le 8 novembre.  
Nicolas Sarkozy, le 8 novembre.

 

Les responsabilités passées, Nicolas Sarkozy les a clairement identifiées : elles sont celles de ses prédécesseurs, Lionel Jospin et Jacques Chirac en tête. Il l'a encore redit mardi, à l'occasion d'un déplacement à Strasbourg. La Grèce n'aurait pas dû intégrer la zone euro ; l'euro a été fait sans aucun outil de coordination des politiques économiques (la fameuse gouvernance économique), sans intégration ou harmonisation des politiques des Etats et des deux premières économies européennes, l'Allemagne et la France.

La vidéo du discours de Sarkozy à regarder en cliquant ici, en particulier à partir de la 63e minute.

Le chef de l'Etat n'énonce là que de vieilles banalités. Oui, les insuffisances grecques étaient connues mais le faible poids de son économie (2% du PIB européen) devait permettre de les absorber aisément (n'a-t-on pas accepté la Bulgarie et la Roumanie dans l'Union européenne en sachant parfaitement que ces deux pays n'étaient pas prêts?).

La crise actuelle n'est pas la conséquence des mauvais choix du tournant des années 2000 mais de la gestion irresponsable de la zone euro conduite depuis 2008. Par Nicolas Sarkozy comme par Angela Merkel. On mesure mieux au vu de la situation actuelle combien le « mini-traité » de Lisbonne, initié par les Allemands et promu par Sarkozy dès son élection en 2007, n'a fait qu'installer tous les leviers d'une crise politique qui éclate au grand jour aujourd'hui.

Le chantier de la reconstruction

Mediapart a publié d'innombrables enquêtes à ce sujet (celle-ci, par exemple). Peut-on juste rappeler que Sarkozy et Merkel auraient pu dès 2008 contraindre Silvio Berlusconi à modifier sa politique économique ? Que rien ne les empêchait de demander à la droite grecque (alors au pouvoir) de cesser de truquer les comptes du pays? Que la chancelière allemande comme le chef de l'Etat français auraient tout aussi bien pu exiger des grandes banques françaises et allemandes d'agir autrement dans leurs engagements spéculatifs sur les dettes des Etats ?

 

Barroso, président de la commission européenne.  
Barroso, président de la commission européenne.

Rien de cela n'ayant été fait, le chantier de la reconstruction européenne s'ouvre dans les pires conditions. Plusieurs scénarios sont évoqués : ils comportent tous des dangers extrêmes, allant d'une possible désintégration de la zone euro ou dislocation de l'Union européenne à une fuite en avant fédéraliste et technocratique. Aucun, à ce stade, n'implique de nouvelles consultations des citoyens européens ou n'envisage un nouvel accroissement des pouvoirs du Parlement européen.

Le « grand bond en avant » fédéraliste, tant souhaité à Bruxelles (lire ici notre article), ne pourra que faire le jeu des populismes. Hubert Védrine a raison de souligner combien ce terme de fédéralisme est un « mot-valise » contenant tout et son contraire. On peut le déplorer mais il est surtout, aujourd'hui, un mot-épouvantail pour une grande majorité de citoyens européens.

Un autre danger est le projet clairement exposé par Nicolas Sarkozy d'un noyau dur européen dans une Union européenne à 27. C'est le vieux projet de « groupe avancé », quelques pays accélérant leur intégration économique : cela peut se faire à l'échelle de la zone euro (17 pays) mais aussi à une échelle moindre, les cinq ou sept pays les plus proches.

Berlin dément à ce stade, Paris également, mais c'est une possibilité envisagée pourtant à l'Elysée et exprimée dans le discours de Strasbourg du chef de l'Etat. Barroso, président de la commission européenne, ne s'y est d'ailleurs pas trompé qui, dès le lendemain, à Berlin, se disait farouchement opposé à une zone euro qui laisserait derrière elle, et dans une Union européenne disloquée, les dix autres pays membres de l'UE mais non de la zone euro: «Je veux être clair, c'est intenable», a-t-il insisté.

Alors peut-être faut-il relire, avec un œil neuf, la déclaration fondatrice du 9 mai 1950, celle de Robert Schuman, qui lancait le processus de construction européen. Et revenir aux principes fondateurs:

  • Sa première phrase : « La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. » Nos dirigeants prennent-ils aujourd'hui « la mesure » de ce qui est en jeu ?
  • Sa cinquième phrase : «L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait.» La « solidarité de fait » est-elle celle qui est en train d'être appliquée à la Grèce et à l'Italie ? Les « réalisations concrètes » le sont-elles en priorité pour les citoyens européens ? (L'intégralité de la déclaration est là.)

Poser ces questions montre l'ampleur du gouffre qui s'est ouvert sous les pieds des Européens. Depuis 2005, et les votes négatifs des Français et des Néerlandais, le débat européen a été escamoté par les partis dominants des droites et des gauches européennes. Il n'est plus possible d'en faire l'économie. Donc de revenir devant les électeurs des 27 pays membres et de les consulter.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:33

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 17h10   •  Mis à jour le 10.11.11 | 17h24

 
 

 

Un campement de Roms, à Lyon, le 12 août 2010.

Un campement de Roms, à Lyon, le 12 août 2010.AFP/JEAN-PIERRE CLATOT

"Une violation aggravée des droits de l'homme." C'est de cette façon que le Conseil de l'Europe a qualifié l'expulsion collective de Roms par la France, à l'été 2010. Ces expulsions étaient "discriminatoires" et "contraires à la dignité humaine" car basées sur l'origine ethnique des personnes concernées, a précisé l'organisation européenne.

Ces mesures ont constitué une violation du droit au logement et des garanties relatives à l'expulsion inscrites dans la Charte sociale européenne, a conclu l'organisme chargé de veiller au respect de cette charte, le Comité européen des droits sociaux (CEDS).

Le CEDS, qui avait été saisi par une ONG basée à Genève, le Centre sur les droits au logement et les expulsions (Cohre), relève que les évacuations controversées ont eu lieu "dans un climat de discrimination ethnique et de contrainte". Il fustige une "démarche sécuritaire discriminatoire", touchant "expressément des groupes vulnérables".

 MESURES POUR REMÉDIER À LA SITUATION

Au vu de cette décision, le comité des ministres du Conseil de l'Europe — qui compte 47 Etats membres — a demandé cette semaine à la France "d'indiquer quelles mesures sont prises ou envisagées pour remédier à cette violation", a précisé lors d'un point presse à Strasbourg Régis Brillat, secrétaire exécutif du CEDS.

Le ministère français de l'intérieur a abrogé la circulaire controversée d'août 2010 dans lequelle il demandait aux forces de l'ordre d'évacuer "en priorité" les campements de Roms. Il l'a remplacé en septembre 2010 par un nouveau texte qui ne mentionne pas l'ethnie des occupants à expulser. Mais ce changement n'a pas trouvé grâce aux yeux du Conseil de l'Europe. "Le Comité a considéré, au moment où il a pris sa décision en juin 2011, que la situation qui prévalait en France à ce moment-là était toujours en infraction avec la Charte", a précisé M. Brillat.

L'argument des "retours volontaires" porté par le gouvernement a aussi fait chou blanc. "Ces retours dits volontaires ont en pratique déguisé des retours forcés sous forme d'expulsions collectives", réalisés "sous la contrainte de l'évacuation forcée et de la menace réelle de l'expulsion du territoire français", estime le Comité.

Deux recours contre la politique française concernant les Roms et les Gens du voyage sont encore pendants devant le CEDS : l'un déposé par Médecins du monde, l'autre par le Forum européen des Roms

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:29

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 15h11 

 

EDF a été condamnée pour avoir espionné l'organisation environnementale Greenpeace.

EDF a été condamnée pour avoir espionné l'organisation environnementale Greenpeace.AFP/SHAUN CURRY

La justice a condamné jeudi 10 novembre EDF à une amende d'1,5 million d'euros et le cycliste américain Floyd Landis à un an de prison avec sursis, pour des faits d'espionnage informatique aux dépens respectivement de Greenpeace et du laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD).

>> Lire : "Les mots durs du tribunal de Nanterre"

Le tribunal correctionnel de Nanterre a déclaré le groupe français coupable de "complicité de piratage informatique" et de recel de documents confidentiels volés sur l'ordinateur de Yannick Jadot, alors dirigeant de Greenpeace, aujourd'hui porte-parole d'Eva Joly, candidat écologiste à la présidentielle.

>> Lire : "Exceptionnel réquisitoire contre le "monde du renseignement""

Deux anciens des plus hauts responsables de la sécurité d'EDF, l'ancien policier Pierre-Paul François et son ancien supérieur hiérarchique, le contre-amiral Pascal Durieux, soupçonnés d'avoir mandaté une officine privée pour s'introduire dans l'ordinateur, ont été reconnus coupables et écopent respectivement de trois ans de prison dont trente mois avec sursis et trois ans de prison dont deux avec sursis. La peine du second a été assortie d'une amende de 10 000 euros. Les deux hommes ainsi qu'EDF devront également verser 500 000 euros de dommages et intérêts à Greenpeace pour qui cette décision est "un signal fort" envoyé à l'industrie nucléaire.

EDF "A PRIS ACTE DU JUGEMENT"

Alain Quiros, le hacker impliqué dans les deux volets de l'affaire, a également reçu une peine ferme, avec deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, assortis d'une amende de 4 000 euros. La justice a également condamné Thierry Lohro, ancien de la DGSE et gérant de Kargus Consultants et son "agent de recherche" Jean-François Dominguez, à trois ans de prison dont deux avec sursis, assortis d'une amende de 4 000 euros.

>> Lire : "L'intelligence économique, au piège de la lumière judiciaire"

EDF s'estime victime des agissements de Kargus, reprochant à l'entreprise d'avoir enfreint le cadre d'un contrat signé stipulant simplement une "veille" des actions menées par les écologistes autour notamment de la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville. Le groupe "a pris acte du jugement" et attend d'en étudier les "termes exacts" pour décider de l'opportunité de faire appel, a déclaré l'avocat du groupe énergétique, Me Alexis Gublin. De son côté, Me Olivier Metzner, l'avocat de Pascal Durieux, a confirmé son intention de faire appel.

CÉCILE DUFLOT DÉNONCE "LA FAILLITE MORALE DES DIRIGEANTS D'EDF"

A l'annonce du jugement, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie - Les Verts, Cécile Duflot, s'est empressée de publier un communiqué pour dénoncer les dirigeants de l'entreprise française, "en faillite morale" et "aux méthodes barbouzardes".

"Bien loin de défendre le service public, certains dirigeants détournent ses valeurs et leur entreprise en se compromettant dans une défense mensongère du nucléaire", écrit-elle.  Et de réclamer "un débat sans mensonge, sans barbouzes, sans propagande" à propos du nucléaire français.

LANDIS ET SON ENTRAÎNEUR ABSENTS

Dans le volet sportif de l'affaire, Floyd Landis et son ancien entraîneur ont été reconnus coupables d'avoir utilisé des documents piratés en 2006 du LNDD afin de contester les résultats concluant à un dopage. Leurs avocats avaient plaidé la relaxe. "Il était important que Floyd Landis et son ancien entraîneur soient reconnus coupable dans la mesure où ils se sont moqués du monde en ne venant pas au procès", a réagi l'avocate de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Monique Doré. Les deux hommes font l'objet d'un mandat d'arrêt international.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:25

LEMONDE.FR avec AFP | 11.11.11 | 12h13 

 
 

 

Les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh ont tiré vendredi 11 novembre dans la matinée à l'artillerie lourde sur Taëz, deuxième ville du Yémen.

Les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh ont tiré vendredi 11 novembre dans la matinée à l'artillerie lourde sur Taëz, deuxième ville du Yémen.AFP/MOHAMMED HUWAIS


La répression se poursuit dans le sang au Yémen. Les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh ont tiré vendredi 11 novembre dans la matinée à l'artillerie lourde sur Taëz, deuxième ville du Yémen. Selon un bilan de l'Agence France-Presse, quinze personnes sont mortes, toutes des civils, dont des femmes et des enfants. Des dizaines d'autres personnes ont été blessées.

Selon des témoins, les forces fidèles au président Saleh ont commencé avant l'aube à tirer sur les quartiers entourant la place de la Liberté, épicentre de la contestation de la ville de Taëz, pour dissuader les habitants de se rendre à une manifestation antirégime qui y était prévue. Les tirs ont repris dans la matinée contre la place où campent depuis des mois des contestataires. C'est ensuite vers midi que le bombardement s'est intensifié, au moment où des milliers de personnes y convergeaient pour la grande prière du vendredi, toujours selon ces témoins.

Des habitants qui participaient aux manifestations ont assuré que c'était la première fois que l'armée tirait pendant la prière. Selon des sources médicales, les forces loyales au président Saleh ont même visé les étages supérieurs d'un hôpital de la ville. Selon un expert, interrogé par Le Monde.fr, la stratégie du président Saleh, après son retour au Yémen à la suite de son hospitalisation en Arabie saoudite, est "d'essayer de détruire le mouvement de contestation populaire qui reste pacifique" afin de le transformer en guerre civile.

 


Vendredi, d'autres villes du pays ont aussi été le théâtre de manifestations. Dans la capitale, à Sanaa, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées comme chaque vendredi sur la place du Changement pour réclamer le départ du président Saleh et crier leur refus de tout immunité. Un rassemblement similaire a aussi eu lieu à Ibb, au sud-ouest de la capitale. Mais dans le même temps, des dizaines de milliers de partisans de M. Saleh ont manifesté sur une autre place de Sanaa pour lui apporter leur soutien.

L'ÉMISSAIRE DES NATIONS UNIES AU YÉMEN

Ce regain de violences a coïncidé avec l'arrivée jeudi à Sanaa de l'émissaire des Nations unies au Yémen, Jamal Benomar. Il doit tenter d'amener le pouvoir et l'opposition à conclure un accord sur la transition dans le pays. Sa première mission, en octobre, s'était soldée par un échec. Il a cette fois émis l'espoir que cette nouvelle mission "soit l'occasion de régler les questions encore en suspens" au sujet de l'application d'un plan de sortie de crise proposé par les monarchies du golfe. Un plan qui prévoit la démission du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-trois ans, en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

Mais M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans et accusé par ses adversaires de corruption et de népotisme, a jusqu'à présent refusé de signer le plan, accentuant le risque d'une guerre civile dans le pays où la répression et les combats entre pro et anti-Saleh ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés depuis janvier.

Selon des responsables du parti au pouvoir, le Congrès populaire général, le régime et l'opposition parlementaire, qui a paraphé le plan du Golfe, sont proches d'un accord sur un calendrier d'application. Mais à plusieurs reprises, le président Saleh, sur le point d'accepter le plan, a refusé de le signer.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:18

Le Monde - 11 novembre 2011

Inma Barea (au premier plan) et Reme Barrera, employées de Limasa, n'ont toujours pas perçu leur salaire d'octobre (M.G./Le Monde.fr)

 

Jeudi 10 novembre. Inma Barea, Carmen Sanchez, Paqui Pacheco, Patrocinio Pozo sont très inquiètes : avec les 202 autres salariés de Limasa, l'entreprise de nettoyage qui les emploie à Jerez de la frontera (Andalousie), ces femmes n'ont toujours pas touché leur paye d'octobre. En attendant, il faut faire face aux dépenses, et les factures s'accumulent. Le salaire de septembre ne leur a été versé que le 31 octobre pour certaines, le 3 novembre pour d'autres, après 72 heures de grève et d'occupation nuit et jour des locaux de l'entreprise. "On ne veut surtout pas repasser un mois à blanc", explique Inma Barea. L'explication donnée par Limasa à ses salariées : la mairie de Jerez, avec laquelle l'entreprise a signé un contrat pour réaliser l'entretien des collèges et bâtiments publics de la ville (bibliothèques, mairie, équipements sportifs), a plusieurs mois de retard pour le paiement du service et Limasa ne peut plus faire face au besoin de liquidité.

 

Les deux visages de Jerez, l'un touristique, l'autre conflictuel. (M.G./Le Monde.fr)

 

Jerez de la frontera a deux visages : l'un, bien connu des touristes, est celui de ses bodegas aux effluves de sherry, son académie équestre, ses rues pavées et maisons blanchies à la chaux, qui donnent un air très seigneurial à cette ville. L'autre, est celui d'une municipalité affichant une dette de 1 milliard d'euros, qui a coupé l'électricité et le chauffage dans de nombreux équipements publics, qui paie les sociétés concessionnaires avec un, deux, voire trois mois de retard et connaît depuis plusieurs semaines des manifestations quotidiennes, occupations de la voie publique et grèves.

La liste des conflits sociaux qui agitent la ville est longue et devient explosive dans un contexte de chômage accru (31 000 chômeurs en octobre, plus de 30 % de la population active) :

  • Onda Jerez, la télévision publique locale, où une cinquantaine d'emplois sur 85 est menacée, et pour laquelle un administrateur judiciaire doit être nommé.
  • Ajemsa, chargée service d'eau potable dans la ville, et Emensa, qui gère un parc naturel dans les environs de Jerez, menacées de privatisation.
  • les 2 300 employés municipaux et 2 000 employés de sociétés concessionnaires (services de transport, d’aide à domicile, entretien) à qui les salaires sont versés au compte-gouttes et qui, dans leur grande majorité, n'ont pas touché le mois d'octobre.

A Limasa, les problèmes ont commencé en 2009, quand l'endettement de la mairie, alors aux mains du Parti socialiste, s'est fait lourdement sentir. "On nous payait le salaire le 15 du mois suivant ou le 20, raconte Inma. On avait pris l'habitude de ces retards." Exténués par la gestion calamiteuse de la maire sortante, Pilar Sanchez, les Jerezanos ont massivement voté en faveur du Partido popular (PP, droite), lors des municipales en mai dernier. Mais la nouvelle "alcaldesa" n'a guère amélioré les comptes et tous les employés directs ou indirects de la mairie s'accordent pour dire que la situation empire. "Passer un mois à blanc, comme en septembre, sans toucher un seul centime, ça ne nous était jamais arrivé", déplore Inma.

D'autant que les conditions de travail se sont détériorées ces derniers mois, pour un salaire mensuel plafonnant à 850 euros au mieux. Il y a quelques mois, les employées de Limasa avaient obtenu de passer de 40 heures hebdomadaires à une semaine de 35 heures, avec des embauches à la clé. Mais depuis, sur la douzaine de contrats signés pour combler ces 5 heures hebdomadaires, aucun n'a été renouvelé, et les salariées en CDI se retrouvent à faire des heures supplémentaires non payées. "Ces heures supplémentaires, on les doit pourtant à la sueur de notre corps", note Carmen.

"Exténuées"

A la fatigue physique s'ajoute un sentiment d'impuissance face à une entreprise qui ne les écoute pas. "On ne nous donne aucune explication, ni du côté de la mairie, ni du côté de l'entreprise. Pourtant Limasa est implantée sur tout le territoire et ne dépend pas que de Jerez. Elle a sûrement d'autres moyens pour faire face aux impayés", s'étonne Paqui Pacheco.

"On est exténuées." Reme Barrera évoque le cas de couples dont les deux membres dépendent financièrement de la municipalité et éprouvent de plus en plus de difficultés à faire face aux finances. Toutes disent : "On survit grâce au soutien de nos familles, mais celles dont les familles sont déjà très fragiles ne s’en sortent pas." Des collectes de nourriture ont été organisées pour aider les plus vulnérables, mais aucune ne veut mendier son salaire. "Nos revendications n'ont rien de fantaisistes, martèle Carmen Sanchez. Nous voulons simplement être payées pour un travail effectué. Cet argent nous appartient."

Pour faire face aux dépenses, Reme Barrera recourt au système D. (M.G./Le Monde.fr)

En attendant, les femmes de Limasa recourent au système D. Quand elle fait ses courses, Reme Barrera calcule chaque centime : "Je vois les barquettes de cuisses de poulet me faire de l'œil, mais je sais que ce n'est pas pour moi, raconte-t-elle en riant. Si j'achète du poulet, c'est un poulet entier, qui doit me faire au moins quatre repas. Des ailes jusqu'aux pattes, chaque morceau sera utilisé, y compris les os pour faire un bouillon. Et un jour sur deux, on mange des lentilles !"

Lundi 14 novembre, tous les salariés de Limasa à Jerez se réuniront pour décider de la mobilisation à venir. L'option d'une grève et d'une occupation, comme en octobre, sera discutée, même si beaucoup espèrent ne pas en arriver là. Et parce qu'elles ne perdent pas le sens de la convialité, Inma, Carmen, Paqui et les autres prévoient d'organiser un grand barbecue ce week-end dans les environs de Jerez, pour fêter le versement, avec plus d'un mois de retard, de leur salaire de septembre ! "Il faut bien qu’on se motive", rigolent-elles.

Mathilde Gérard

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:12

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 21h06   •  Mis à jour le 11.11.11 | 07h36

 
 

 

Le projet gouvernemental vise à infliger au salarié une amende, afin qu'il rembourse une partie des indemnités journalières perçues avant sa visite à un médecin-conseil.

Le projet gouvernemental vise à infliger au salarié une amende, afin qu'il rembourse une partie des indemnités journalières perçues avant sa visite à un médecin-conseil. AFP/MYCHELE DANIAU

Le gouvernement envisage d'infliger des amendes aux salariés ayant bénéficié d'un arrêt maladie injustifié, dans le cadre de la lutte contre la fraude sociale, a-t-on appris jeudi 10 novembre auprès du ministère du travail. "Un texte réglementaire est en cours de préparation et devrait sortir d'ici la fin de l'année", a indiqué le ministère, confirmant une information diffusée par Europe 1.

Actuellement, un salarié qui se se fait prescrire un arrêt de travail bénéficie d'indemnités journalières. En cas d'interruption prolongée, il passe alors devant un médecin-conseil de la Sécurité sociale qui peut mettre fin à ces indemnités s'il estime cet arrêt abusif.

Le projet gouvernemental vise à aller plus loin en infligeant au salarié une amende, afin qu'il rembourse une partie des indemnités journalières perçues avant sa visite auprès du médecin-conseil. Les modalités et le montant de ces sanctions n'ont pas encore été précisées, a-t-on indiqué au ministère du travail.

 RESPONSABILITÉ DU MÉDECIN

En 2010, la Sécurité sociale a réalisé près de 400 millions d'économie en renforçant ses contrôles sur les arrêts maladie abusifs, une somme qui ne représente toutefois que 4,6 % du montant total des indemnités journalières versées.

La Fédération nationale des accidentés de la vie (Fnath), association de malades et de personnes handicapées, a vivement condamné ce projet d'amende, en affirmant que le médecin était le premier responsable en cas d'arrêt injustifié.

"Le gouvernement oublie de rappeler que ce sont les médecins qui prescrivent la durée des arrêts maladie : ce ne sont donc pas les malades qui doivent être tenus responsables d'un arrêt qui semblerait injustifié", a indiqué dans un communiqué la Fnath, en s'interrogeant sur les possibilités de recours.

"Si pénalités il doit y avoir, ce sont les médecins traitants qui doivent les subir. Ce n'est pas à la personne en arrêt de faire les frais d'une approche différente entre deux médecins sur l'opportunité et la durée de leur arrêt", poursuit l'association, qui revendique 200 000 adhérents.

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:09

LEMONDE.FR avec AFP | 11.11.11 | 15h07   •  Mis à jour le 11.11.11 | 15h32

 
 

 

"Je voudrais (...) que nous arrêtions de penser que c'est l'Allemagne qui a perdu la guerre, que c'est la France qui l'a gagnée, et que nous nous concentrions sur l'essentiel, l'espoir européen", a dit Mme Joly.

"Je voudrais (...) que nous arrêtions de penser que c'est l'Allemagne qui a perdu la guerre, que c'est la France qui l'a gagnée, et que nous nous concentrions sur l'essentiel, l'espoir européen", a dit Mme Joly.AFP/MICHEL GANGNE


Pour Eva Joly, le 11-Novembre ne devrait plus célébrer la victoire de la France sur l'Allemagne. La candidate écologiste à la présidentielle souhaiterait que l'anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale devienne une "journée européenne pour la paix". Mme Joly s'exprimait, en ce vendredi 11 novembre 2011, devant le Mur de la Paix à Paris où elle rendait hommage aux mutins de 1917.

"Je voudrais (...) que nous arrêtions de penser que c'est l'Allemagne qui a perdu la guerre, que c'est la France qui l'a gagnée, et que nous nous concentrions sur l'essentiel, l'espoir européen", a dit l'ancienne magistrate. "Au-delà des réfractaires à la guerre, des dizaines de millions de victimes de cette guerre appartiennent dans l'immense majorité au peuple européen", a-t-elle estimé.

 "CONSIDÉRÉS COMME DES TRAÎTRES À LA PATRIE"

Entourée d'élus écologistes français et européens, Eva Joly a déposé une gerbe pour rendre hommage aux mutins de 1917. Ces soldats qui avaient refusé d'aller au combat, furent, les uns fusillés "pour l'exemple", les autres renvoyés sur le champ de bataille.
"Notre manifestation n'est pas contre les autres victimes de la Grande Guerre", a prévenu Mme Joly, en expliquant souhaiter "simplement" saluer la mémoire de "ceux qui ont été injustement exclus, considérés comme des traîtres à la patrie, alors qu'ils n'en pouvaient plus".

Mme Joly a salué au sujet des mutins "la parole historique et courageuse" de l'ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin en 1998, qui avait demandé à ce que "ces soldats, désignés pour l'exemple, réintègrent pleinement notre mémoire collective nationale". Ces propos avaient à l'époque créé une polémique importante, l'ancien président Jacques Chirac les qualifiant "d'inopportuns". Le 11 novembre 2008, Nicolas Sarkozy a affirmé à Douaumont (Meuse) que les fusillés pour l'exemple de 14-18 "ne s'étaient pas déshonorés", mais furent eux "aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes" pendant la Grande Guerre.

En juillet, alors tout juste désignée candidate d'Europe Ecologie-Les Verts, Mme Joly avait souhaité que le traditionnel défilé militaire soit supprimé au profit d'un "défilé citoyen". Cette sortie avait valu à Mme Joly une volée de bois vert de la majorité. En particulier, le premier ministre, François Fillon, avait accusé "cette dame" franco-norvégienne, de ne pas avoir une "culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises et de l'hitoire française".

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 16:01

LEMONDE.FR | 11.11.11 | 15h34   •  Mis à jour le 11.11.11 | 16h43

 
 

 

Le PDG d'EDF Henri Proglio et le ministre de l'industrie, Eric Besson, en mars en Afrique du Sud.

Le PDG d'EDF Henri Proglio et le ministre de l'industrie, Eric Besson, en mars en Afrique du Sud.AFP/ERIC PIERMONT

Eric Besson tirerait-il la sonnette d'alarme sur la menace d'une pénurie d'électricité trop tôt ? Ou tente-t-il de cette manière de peser sur le débat énergétique français ? Les déclarations quelque peu alarmistes du ministre de l'énergie, expliquant, mercredi 9 novembre, qu'il n'excluait pas une panne généralisée cet hiver en raison de la réduction de la production en Allemagne liée aux premiers arrêts de réacteurs nucléaires, posent en tous cas question.

Le même jour pourtant, le Réseau de transport d'électricité, filiale du groupe EDF, publiait une étude qui concluait à un "risque modéré de rupture d'approvisionnement [d'électricité] pour l'ensemble de l'hiver 2011-2012". Et ce, même en cas de grands froids qui verraient les températures chuter de 6 à 8 degrés en dessous des normales saisonnières. Le gestionnaire de transport d'électricité estime qu'alors "les niveaux d'importation nécessaires pourraient atteindre 7 000 mégawatts mais resteraient compatibles avec les limites techniques" d'importation.

Le même ton rassurant est de mise chez EDF. "On se prépare, sans alarmisme aucun, au passage de l'hiver. En cas de pointe de consommation, on dispose de moyens supplémentaires en plus du nucléaire qui peuvent être mobilisés très rapidement", assure Marie Casanova, porte-parole d'EDF. Les experts de l'électricien se montrent confiants dans les capacités de l'entreprise à produire une électricité de substitution par la production hydraulique et thermique et l'achat de volumes additionnels de courant.

"L'ARRÊT DES RÉACTEURS ALLEMANDS RÉDUIT LA SÉCURITÉ ÉLECTRIQUE FRANÇAISE"

En 2010, déjà le risque de rupture avait été jugé "modéré" mais l'épisode de grand froid du 15 décembre avait vu les niveaux de consommation d'électricité atteindre des records, dépassant les 94 200 mégawatts. Les autorités avaient alors invité les Français à modérer leur consommation. Des inquiétudes par rapport à l'an passé sont nées de l'arrêt, au printemps, de huit réacteurs nucléaires allemands après la catastrophe de Fukushima. En cas de pics, la France importe parfois à ses voisins, dont l'Allemagne, de l'électricité, ces derniers n'ayant pas le mêmes besoins en hiver, leur chauffage étant moins dépendant de l'électricité.

Eric Besson a donc souligné mercredi que "l'arrêt des réacteurs allemands réduit très clairement la sécurité électrique française en cas d'hiver rigoureux des deux côtés du Rhin". Le ministre a insisté en expliquant que les "risques de congestion du réseau allemand [sont] suceptibles de s'étendre au réseau français". "On est attentif à ce problème qui pourrait limiter les moyens d'échange aux frontières", répond RTE sans alarmisme.

"INSTRUMENTALISATION D'UNE CATASTROPHE PAS ANNONCÉE"

"La déclaration de M. Besson est une instrumentalisation par avance d'une catastrophe pas anoncée", raille Pierre Radanne, ancien président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). "S'il y a un blackout et des images télé montrant des familles privées de chauffage, on pourra toujours dire qu'on ne peut pas arrêter les réacteurs nucléaires français". Selon lui, Eric Besson ferait de l'"intox": "On ne peut prévoir une vague de froid ni son ampleur".

Pour ce conseiller en énergie, la dépendance du pays à l'électricité est réelle surtour l'hiver à cause de la généralisation du chauffage électrique dans les logements. "La moitié des pics de la consommation européenne sont détenus par la France à cause du système de chauffage", insiste-t-il. A ses yeux, le ministre ne se poserait pas la bonne question. "Il vaudrait mieux réfléchir aux moyens de changer de système de chauffage et à une meilleure isolation des logements", souligne-t-il.

Sylvia Zappi

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 15:50

LEMONDE.FR avec AFP | 10.11.11 | 21h59   •  Mis à jour le 10.11.11 | 23h24

 

 

Ce choix, qui est une victoire pour les opposants, est fondé sur des inquiétudes concernant des zones naturelles fragiles dans l'Etat du Nebraska, dans le centre du pays.

Ce choix, qui est une victoire pour les opposants, est fondé sur des inquiétudes concernant des zones naturelles fragiles dans l'Etat du Nebraska, dans le centre du pays.AFP/JUSTIN SULLIVAN


L'administration américaine a annoncé jeudi 10 novembre son intention d'étudier un nouveau tracé pour un projet controversé d'oléoduc entre les Etats-Unis et le Canada, repoussant la décision au début de 2013, soit bien après l'élection présidentielle américaine de novembre 2012.

Ce choix, qui est une victoire pour les opposants, est fondé sur des inquiétudes concernant des zones naturelles fragiles dans l'Etat du Nebraska (dans le centre du pays), indique le département d'Etat.

La région de Sand Hills "comprend une forte concentration de marais fragiles, un écosystème sensible et d'importantes zones de nappes phréatiques peu profondes". Ce sont ces dernières qui ont suscité le plus de commentaires lors de l'étude d'impact, admet la diplomatie américaine, chargée de la décision finale dans la mesure où l'oléoduc traverse une frontière.

OPPOSITION FAROUCHE

Le projet, porté par le consortium TransCanada, s'étend sur 2 700 km entre la province canadienne d'Alberta et le golfe du Mexique. Il suscite une opposition farouche dans les régions traversées et de la part des défenseurs de l'environnement. La décision finale devait jusqu'à présent être rendue à la fin de l'année.

>> Lire notre éclairage : La contestation monte contre l'oléoduc géant Canada-Texas (édition abonnés)

Le président Barack Obama a lui-même expliqué dans un communiqué qu'il fallait "prendre le temps de s'assurer que l'on [avait] bien étudié toutes les questions", et qu'il en allait "de la santé et de la sécurité du peuple américain, tout comme de l'environnement".

La Maison Blanche a également rappelé l'autre enjeu du projet d'oléoduc, "le renforcement de la sécurité énergétique du pays", qui passe notamment par "l'augmentation responsable de la production nationale de pétrole et de gaz". Keystone XL est au cœur de cette stratégie visant à rechercher des sources non conventionnelles d'hydrocarbures, dans l'espoir d'échapper à la dépendance à l'égard des régions pétrolifères traditionnelles.

SABLES BITUMINEUX

Outre les inquiétudes pour l'environnement des régions traversées, l'oléoduc est ainsi décrié en raison de l'origine de l'or noir qu'il transporterait : les sables bitumineux de la province d'Alberta, une source de pétrole qui nécessite une extraction énergivore et productrice d'un grand volume de gaz à effet de serre.

Des groupes amérindiens aux Etats-Unis et au Canada sont également farouchement hostiles au projet. L'ONG Les Amis de la Terre, l'un des opposants les plus actifs à Keystone XL, a envisagé dès jeudi son abandon définitif. Le président de l'association, Erich Pica, dit espérer que cette réévaluation du tracé "va mettre fin aux efforts de TransCanada pour obtenir cet oléoduc".

Les opposants au projet avaient accusé en octobre le département d'Etat de partialité en faveur de TransCanada. Les Amis de la Terre avaient notamment cité des courriels au ton chaleureux entre une fonctionnaire de l'ambassade des Etats-Unis à Ottawa et Paul Elliott, le lobbyiste américain employé par TransCanada.

Les ONG pointaient aussi le fait que Paul Elliott avait travaillé pour la campagne de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton pour l'investiture démocrate à la présidentielle américaine de 2008.

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