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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:57

 

16/11/2011 à 19h00

 

Une choucroute (Wfbakker/Flickr/CC)

 

On n'est jamais mieux servi que par son député, et à ce jeu anti-jacobin, les Alsaciens sont vernis. L'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts maladie des salariés du privé ne concerne pas les heureux habitants des Bas et Haut-Rhin.

Le droit local d'assurance maladie de l'Alsace-Moselle ne prévoit en effet pas de délai pour les salariés avant de percevoir les indemnités de la Sécurité sociale. Est-ce pour cette raison que la majorité UMP a choisi Yves Bur pour porter ce dossier, censé économiser 440 millions d'euros par an ?

En toute innocence...

Le député était opposé au projet initial du gouvernement qui voulait baisser les indemnités de 6%, mesure qui aurait touché ses Alsaciens d'électeurs. Il fait partie de ceux qui ont fait plier Xavier Bertrand, le ministre des Affaires sociales, sur la question, et il est celui qui a eu la bonne idée de proposer le quatrième jour de carence.

Dans le JDD, il explique qu'il ne l'a pas fait exprès :

« Je n'ai pas pensé à cela en soutenant cette mesure. J'ai réalisé après coup, quand certains m'ont dit : “Bien joué”… »

Injoignable (en déplacement à l'étranger), le député alsacien bétonne ses arrières locaux. A la question « faut-il changer le droit local ? » il menace :

« Le droit local alsacien, personne n'y touche, c'est un sujet très sensible politiquement. Les Alsaciens sont particulièrement attachés au respect du droit du travail local. Il fait partie de l'identité de la région, [...] cela serait perçu comme un précédent qui inquiéterait les Alsaciens. »

L'Alsace, dernier bastion régional de l'UMP, organiserait-elle déjà la résistance ?

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:51
Rue89 - Trop bon filon ? 17/11/2011 à 13h17
Martin Untersinger
Journaliste et étudiant
 

Montage du symbole « j'aime » de Facebook

Sur les réseaux sociaux, le nombre de « followers » (utilisateurs abonnés à un compte) sur Twitter et de personnes abonnées à une page Facebook (bouton « j'aime ») sont devenus les baromètres de la popularité des internautes et des marques, l'un et l'autre se confondant parfois.

Une société française, Boostic, propose de vendre des « followers » et des « j'aime » (ou « likes » en anglais) aux particuliers et aux entreprises, à l'instar de trois sites similaires qui se sont implantés dans l'Hexagone depuis quelques semaines.

« Devenez le seigneur des réseaux »

Mais Boostic a passé la vitesse supérieure en investissant les panneaux publicitaires du métro parisien en fin de semaine dernière :

« Devenez le seigneur des réseaux […], l'ami des moteurs de recherche, mettez les projecteurs sur votre profil, gagnez dans votre stratégie de communication. »

Le système est simple : moyennant une bonne somme d'argent, l'entreprise s'engage à puiser dans sa « base de données de deux millions d'internautes français » et de cibler ceux qui ont « déjà montré de l'intérêt pour le profil, le produit ou la compagnie » et les solliciter à « aimer ou suivre le profil ou ou l'entreprise ». Le prix : 99 euros les 1 000 « j'aime » sur Facebook ou les 500 « followers » sur Twitter.

Plusieurs moyens sont possibles pour fournir ces fans :

  • la méthode revendiquée par Boostic, en s'appuyant sur une base de données d'utilisateurs  ;
  • des méthodes moins légales, comme du « clickjacking » : l'internaute clique, croyant regarder une vidéo sur Facebook, mais se retrouve à « liker » automatiquement une page ou un profil ;
  • la création de faux comptes.

Après plusieurs jours d'échanges d'e-mails et de coups de téléphone, impossible de joindre directement le dirigeant de Boostic, qui ne communique pas son numéro de téléphone.

Contacté, le site concurrent Acheter-Des-fans.com refuse de nous expliquer la méthode qu'il utilise pour fournir des fans à ses clients. « Secret industriel », explique-t-il.

Il nous explique avoir récemment émis un devis « de 15 000 euros, pour une grande entreprise française » portant sur « un million de fans Facebook ».

Une activité balbutiante

Aux Etats-Unis, l'« achat de fans » est florissant. « En pleine explosion », selon un des acteurs du marché français. En France, il est balbutiant et soulève de nombreuses questions. En se penchant un peu sur le site de Boostic, on note plusieurs anomalies :

  • ses conditions générales d'utilisation et sa charte de confidentialité (mentions juridiques obligatoires pour les sites Internet commerçants) sont un copié-collé de celles de... Google ;
  • le logo de l'entreprise est issu d'une célèbre banque d'images. Intrigant, pour une entreprise qui se dit « numéro un aux USA » ;
  • moins anecdotique : on ne trouve aucune trace de l'entreprise dans le registre français des sociétés ;
  • Boostic affirme que figurent dans ses clients des « stars américaines de la chanson » et des « multinationales ». Pourtant, nulle trace sur le Web de Boostic.net, son site américain ;
  • mieux : les informations du serveur nous apprennent que le site américain a été créé... le même jour que le site français, soit tout récemment : fin septembre de cette année.

Les publicités aperçues dans le métro sont « volées » . Une journaliste, qui prenait le métro parisien tôt le matin, a surpris plusieurs individus recouvrir des affiches publicitaires tout à fait classiques avec des publicités pour Boostic.

Contacté par Rue89, Mediatransports, la régie publicitaire de la RATP, confirme cette information :

« Boostic n'est pas référencé dans notre catalogue annonceur et actuellement il n'y a aucun contrat au nom de Boostic. »

Il a été impossible de joindre le dirigeant de Boostic France, malgré plusieurs jours d'échanges avec une collaboratrice de l'entreprise, qui ne pouvait pas répondre à nos questions.

Est-ce que ça marche ?

Sur Internet, tout s'achète, y compris les amis Facebook. Ce genre de business prolifère aux marges d'Internet depuis longtemps. Mais ils s'affichent de plus en plus en pleine lumière : aux Etats-Unis, de nombreuses entreprises proposent le même type de service, comme Fanbullet ou Socialkik.

Seul hic : les professionnels du secteur s'accordent à dire que cette technique n'est pas très efficace. Philippe Couzon, community manager et consultant, explique sur son blog :

« Sur Facebook, ce n'est plus le nombre de fans qui compte mais, de plus en plus, le nombre de personnes qui en parlent. Sur Twitter, on regarde aussi l'engagement, les retweets, les contacts, l'augmentation du trafic. Une communauté, ce n'est pas seulement des “fans” mais aussi des interactions. »

Le tenancier d'Acheter-Des-Fans.com fait le même constat :

« C'est de la poudre aux yeux. Mais un internaute qui hésite entre deux produits ou deux marques va choisir celui qui a le plus de “likes” sur Facebook. »

Ce jeudi matin, le site internet de Boostic n'était plus accessible et affichait un écran d'erreur. Ses équipes n'étaient pas joignables pour réagir.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:43

 

17/11/2011 à 14h44

Pierre Haski

--- Rue89

 

Immolation sur la place Tiananmen, le 21 octobre 2011, à Pékin, en Chine (Capture d'écran du Daily Telegraph)

Ça s'est passé au cœur de Pékin, mais il a fallu 26 jours pour que l'information sorte : un homme s'est immolé le 21 octobre sur la place Tiananmen, au centre de la capitale chinoise, devant le portrait du président Mao qui orne toujours la porte de la Paix céleste qui mène à la Cité interdite, lieu le plus symbolique du pays.

C'est un touriste britannique qui a pris la photo ci-dessus, finalement publiée cette semaine par le Daily Telegraph de Londres, forçant les autorités chinoises à publier un communiqué. Officiellement, donc, l'homme s'appelle « M. Wang », l'un des noms les plus courants en Chine, et a voulu protester contre un jugement civil le concernant, « rien de politique » affirme Pékin.

On n'en saura sans doute jamais plus sur cette immolation, la première depuis dix ans sur cette place qui a vu se dérouler les plus grands événements de l'histoire chinoise. Il y a dix ans, en effet, deux membres de la secte Falungong s'étaient donnés la mort par le feu pour protester contre la répression dont était victime leur mouvement. Depuis, la surveillance de la place a été renforcée.

L'incident d'octobre à Pékin s'ajoute à une liste, de plus en plus longue, d'immolations de protestation en Chine.

Le logement, source de révolte

La semaine dernière, une femme de 81 ans s'est donnée la mort par le feu dans la province du Henan, dans le centre de la Chine, pour protester contre la démolition prévue de sa maison, une cause importante de mécontentement dans le pays.

La femme est montée sur le toit de sa maison et s'est aspergée d'essence avant de mettre le feu. Une partie de sa famille a été arrêtée pour « perturbation à l'ordre public », selon le Nanfang Dushi Bao de Canton, un journal connu pour sa liberté de ton.

D'autres personnes dans le même cas se sont données la mort ces dernières années en Chine. En septembre, à Shanghaï, une autre femme âgée de 77 ans, médecin, avait eu recours à un autre mode de protestation : elle avait manifesté, nue et à genoux devant le siège du tribunal local.

 

 

Agenouillée nue devant un tribunal de Shanghai, Zhuang Jinghui, médecin de 77 ans, proteste contre la démolition de sa maison.

Au Tibet, la protestation par le feu

Mais c'est surtout au Tibet que la vague de protestations par le feu est la plus importante : pas moins de onze tentatives d'immolation conduisant à six décès depuis le début de l'année, pour la plupart des moines ou des nonnes bouddhistes protestant contre l'occupation chinoise.

La dernière en date remonte au 3 novembre, avec la mort d'une nonne âgée de 35 ans, dans la localité de Ganzi.

Radio Free Asia, un média financé par les Etats-Unis, vient de diffuser une vidéo reçue du Tibet, qui montre, avec des images terribles à déconseiller aux âmes sensibles, le corps en flamme d'un moine bouddhiste du monastère de Tawu Nyitso.

 

 

Immolation d'un Tibétain en août dernier. Attention ces images sont très dures et peuvent choquer.

Ces protestations par le feu sont embarrassantes pour le gouvernement de Pékin car elles sont bien souvent filmées ou photographiées, et les images circulent de manière virale sur le Web, malgré les filtrages et la censure.

Seule l'immolation de la place Tiananmen a mystérieusement échappé à ce « journalisme citoyen » au sens premier du terme, sans doute en raison du caractère particulièrement sensible du lieu depuis le massacre de juin 1989.

Social ou national, ce désespoir qui conduit à la mort vient contredire l'image d'« harmonie » que veut présenter le pouvoir chinois.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:39

LEMONDE.FR | 17.11.11 | 09h49   •  Mis à jour le 17.11.11 | 13h37

 
 

 

Faible en calories et avec un pouvoir sucrant supérieur au saccharose, l'aspartame est utilisé dans de nombreux produits alimentaires.

Faible en calories et avec un pouvoir sucrant supérieur au saccharose, l'aspartame est utilisé dans de nombreux produits alimentaires.D.R.

Des scientifiques, des pédiatres et des gynécologues ont adressé un courrier, jeudi 17 novembre, au ministre de la santé, Xavier Bertrand, lui demandant d'alerter les femmes enceintes du risque d'accoucher prématurément si elles consomment de l'aspartame, un édulcorant qu'on trouve notamment dans les boissons light.

"Les chiffres se passent de commentaires", précise Europe 1 qui publie la lettre sur son site Internet. Les scientifiques de Réseau environnement santé (RES) se basent sur une étude danoise, publiée il y a un an, qui "mettait en évidence un taux plus élevé de naissance prématurée tardive (soit entre les 32e e et 36e semaines d'aménorrhée), proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants".

L'étude, conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson, publiée en 2010 dans l'American Journal of Clinical Nutrition, était consacrée à l'impact des boissons light ou sans sucre – c'est-à-dire contenant un édulcorant – sur près de 60 000 Danoises enceintes. Il est apparu que la consommation d'au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmentait en moyenne de 38 % les risques de naissance avant terme. L'augmentation des risques est de 27 % si l'on n'en boit qu'une par jour, 35 % si l'on en boit 2 ou 3, 78 % quand c'est plus de 4. L'impact est moindre quand les boissons sont non gazeuses, l'augmentation du risque allant de 11 à 29 %.

"LE DOUTE DEVRAIT PROFITER AU CONSOMMATEUR"

Pour les scientifiques, il est temps d'avertir les femmes enceintes de ce risque. "Vous avez déclaré, à propos de l'affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur", concluent-ils leur courrier à l'adresse de M. Bertrand.

L'aspartame, édulcorant le plus utilisé au monde (Canderel, Nutrasweet...), se retrouve dans plus de 6 000 produits, du chewing-gum aux boissons light, dont plus de 500 produits pharmaceutiques. Selon le RES, 200 millions de personnes en consommeraient "régulièrement". Chez les enfants et les femmes en âge de procréer, l'absorption quotidienne est estimée à 2,5 à 5 mg par kg de poids corporel. La dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est de 40 mg/kg. L'EFSA a été invitée en mai 2011 par la Commission européenne à anticiper la réévaluation complète de la sécurité de l'aspartame (E 951) en 2012.

Le Monde.fr

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:35

LEMONDE.FR | 16.11.11 | 19h20   •  Mis à jour le 17.11.11 | 07h43

 
 

 

Des membres de l'US Navy photographient Hongkong à bord du porte-avions USS "George-Washington", le 9 novembre.

Des membres de l'US Navy photographient Hongkong à bord du porte-avions USS "George-Washington", le 9 novembre.AP/Kin Cheung

Il s'agit d'un geste fort de la part de l'administration Obama. Un véritable défi géostratégique lancé à la Chine, qui n'a guère plu à Pékin. Pour contrer les ambitions grandissantes de la Chine dans le Pacifique, les Etats-Unis, qui possèdent déjà des bases au Japon et en Corée du Sud, ont annoncé, mercredi 16 novembre, un renforcement de leur présence militaire en Australie.

Washington va déployer 250 marines dans le nord du pays à partir de la mi-2012, un effectif qui sera au fil des ans porté à 2 500. Canberra affirme que ce dispositif militaire américain dans la base de Darwin n'annonce pas la création d'une nouvelle base, mais l'arrivée à terme de plus de 2 000 marines et les rotations de bâtiments de l'US Navy dans ce port en créeront une de facto.

Quelle est la portée de ce déploiement de troupes dans le Pacifique à la lumière des relations sino-américaines ? Eléments de réponse en quelques points clés.

  • Obama à la reconquête de l'Asie

Au moment où les forces américaines finissent de se retirer d'Irak et entament leur départ d'Afghanistan, les Etats-Unis veulent réorienter leur politique de sécurité vers l'Asie, a déclaré la semaine dernière la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton. Le renforcement de la coopération militaire avec l'Australie, annoncé mercredi, vient concrétiser la doctrine Obama pour l'Asie-Pacifique et renforcer la présence américaine dans l'océan Indien.

"Depuis son arrivée au pouvoir, Barack Obama s'est lancé dans un vaste chantier de redéfinition de la politique américaine en Asie-Pacifique. Cette nouvelle politique, qui contraste avec les années Bush marquées par un engagement assez faible, ambitionne de restaurer la présence américaine dans cette région, qui est de plus en plus sujette à interrogations", explique Barthélémy Courmont, professeur de science politique à Hallym University (Corée du Sud), chercheur associé à l'IRIS, et rédacteur en chef de la revue Monde chinois, nouvelle Asie.

>> Entretien : "Pékin et Washington sont engagés dans un bras de fer naval"

  • Une nouvelle "base" dans le Pacifique

 

Manifestation devant l'ambassade américaine à Tokyo, en février 2008, contre la présence de soldats américains au Japon, suite au viol présumé d'une adolescente par un marine.

Manifestation devant l'ambassade américaine à Tokyo, en février 2008, contre la présence de soldats américains au Japon, suite au viol présumé d'une adolescente par un marine.AFP/YOSHIKAZU TSUNO

L'armée américaine est déjà très présente dans le Pacifique. Les deux tiers des marines américains sont aujourd'hui positionnés dans la région, notamment au Japon (40 000 hommes) et en Corée du Sud (28 000), ainsi qu'à Guam, un territoire américain à 2 000 kilomètres au nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Ce nouveau point d'appui en Australie a donc de fortes chances d'être considéré par la Chine comme une preuve que Washington cherche à l'encercler. Un porte-parole de la diplomatie chinoise n'a d'ailleurs pas tardé à qualifier ce rapprochement d'"assez inopportun". "C'est tout à fait opportun", lui a rétorqué, depuis Canberra, Ben Rhodes, conseiller américain adjoint pour la sécurité nationale.

Le renforcement de la coopération entre Washington et son allié historique – la visite d'Obama en Australie marque les soixante ans de l'alliance entre les deux pays, qui ont combattu côte-à-côte dans toutes les grandes guerres – constitue également une solution de repli stratégique pour les Américains, dans une période où leur présence militaire au Japon, de plus en plus décriée par la population, est amenée à s'alléger.

  • Une réponse à la modernisation de l'armée chinoise

 

Des soldats de la marine chinoise patrouillent sur le récif Yongshu, de l'archipel Nansha, en mer de Chine méridionale.

Des soldats de la marine chinoise patrouillent sur le récif Yongshu, de l'archipel Nansha, en mer de Chine méridionale.AP/Zha Chunming

Pour le 60e anniversaire de la création de la "marine de l'Armée populaire de libération", en 2009, Pékin avait annoncé un plan ambitieux de modernisation de sa flotte et l'expansion de ses capacités de frappe (des missiles de longue portée plus précis) et de projection en haute mer de Chine. Le 10 août, la Chine a lancé son premier porte-avions en mer. L'Armée populaire de libération – dont le budget a atteint 119 milliards de dollars en 2010, au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis (698 milliards) – ne cesse de se moderniser. Ses moyens ont encore été augmentés de 12,7 % cette année.

Le redéploiement des marines américains en Australie apparaît ainsi comme une réponse à cette montée en puissance de l'empire du Milieu, explique au Sunday Morning Herald Alan Dupont, de l'Université de Sydney. "Il s'agit tout particulièrement de répondre à la vulnérabilité croissante des forces américaines au Japon et à Guam face aux missiles de nouvelle génération chinois, explique-t-il. Ces nouveaux missiles sont susceptibles de les menacer comme ils ne l'ont jamais été jusqu'ici. Les Américains se repositionnent donc pour être moins vulnérables. L'éloignement géographique de l'Australie est désormais un avantage stratégique."

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:30

LEMONDE.FR avec AFP | 16.11.11 | 20h58   •  Mis à jour le 16.11.11 | 21h02

Les anticapitalistes sommés de quitter la City de Londres

 

 

 

"L'érection de tentes (...) devant la cathédrale Saint-Paul constitue une obstruction illégale de la voie publique", ont déclaré les autorités municipales de Londres dans l'avis placardé sur des tentes du campement.

"L'érection de tentes (...) devant la cathédrale Saint-Paul constitue une obstruction illégale de la voie publique", ont déclaré les autorités municipales de Londres dans l'avis placardé sur des tentes du campement. REUTERS/SUZANNE PLUNKETT


Les "indignés" qui campent dans la City de Londres ont reçu mercredi 16 novembre l'ordre de démonter leurs tentes d'ici à jeudi, une injonction qu'ils entendent combattre en justice pour éviter la répétition du scénario new-yorkais. La police américaine a en effet démantelé mardi le campement historique des manifestants anti-Wall Street.

"L'érection de tentes (...) devant la cathédrale Saint-Paul constitue une obstruction illégale de la voie publique", ont déclaré les autorités municipales de Londres dans l'avis placardé sur des tentes du campement. La ville de Londres "vous donne l'ordre de démonter les tentes (...) d'ici au jeudi 17 novembre 2011 à 18 heures" .

Les militants anticapitalistes, installés depuis le 15 octobre au cœur de la City, "ne vont pas se plier à cette demande", a prévenu un porte-parole des manifestants. "Nous allons saisir la Haute Cour. Nous avons une formidable équipe d'avocats qui travaillent en ce moment même sur le cas", a-t-il affirmé, accusant d'"hypocrisie" la municipalité. Les autorités "s'en prennent aux manifestants pacifiques alors que les personnes responsables de la crise économique sont récompensées avec d'énormes bonus", a-t-il ajouté.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:28

LEMONDE.FR avec AFP | 17.11.11 | 13h33

 
 

Penser "plus aux gens et moins à sauver les banques". Des milliers de lycéens et d'étudiants sont descendus dans la rue, jeudi 17 novembre, dans toute l'Italie pour dénoncer les coupes dans le budget de l'école publique, dans le cadre d'un mouvement international.

A Milan, des manifestants ont jeté des œufs sur le bâtiment de l'université privée catholique du Sacré-Cœur, dont était recteur le nouveau ministre de la culture, Lorenzo Ornaghi, qui a fait aussi l'objet de quolibets. "Redonnez-nous notre argent, que l'Eglise paye", scandaient les protestataires, exigeant l'arrêt des soutiens publics au système privé.

Un autre groupe a essayé d'atteindre la prestigieuse faculté privée d'économie Bocconi, dont le nouveau chef du gouvernement, Mario Monti, ancien commissaire européen, était encore tout récemment président. Mais il a été refoulé sans ménagement par la police à coups de matraque.
D'autres ont essayé d'envahir le siège de l'Association des banques italiennes. "Save schools, not banks, de l'argent pour l'instruction publique", avaient-ils écrit sur une grande banderole. Ils ont été stoppés dans le hall d'entrée.

"NOUS NE SOMMES PAS DES MARCHANDISES"

A Rome, les slogans de quelque deux mille manifestants ironisaient sur le nom du nouveau ministre de l'éducation nationale, Francesco Profumo ("parfum" en italien), en dénonçant par avance "un parfum d'austérité. Non au gouvernement des sacrifices". Partis de l'université publique de La Sapienza, ils devaient rejoindre un cortège du syndicat minoritaire mais radical Cobas, dont le mot d'ordre de grève dans les transports publics, a coïncidé, par un hasard de calendrier, avec les manifestations estudiantines.

Une délégation de trois cents manifestants a été autorisée à se rendre à proximité du Sénat, où Mario Monti doit prononcer un discours avant un vote de confiance dans la soirée.

A Palerme, en Sicile, quelque cinq mille protestataires, le plus grand cortège jusqu'à présent, ont scandé des slogans contre l'ultralibéralisme qui domine, selon eux, en Europe. "Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiciens et banquiers", criaient-ils.

A Turin, la tension est montée en fin de matinée quand un groupe d'étudiants a lancé des bouteilles et des œufs contre les forces de l'ordre qui voulaient les empêcher d'atteindre l'antenne locale de la Banque d'Italie.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:23

LEMONDE.FR Avec Reuters | 17.11.11 | 08h40   •  Mis à jour le 17.11.11 | 12h43

 
 

 

L'ampleur du rassemblement, le premier depuis presque un mois, devrait donner le pouls de l'opinion publique et de l'éventuel bras de fer social à venir entre le pouvoir et la rue.

L'ampleur du rassemblement, le premier depuis presque un mois, devrait donner le pouls de l'opinion publique et de l'éventuel bras de fer social à venir entre le pouvoir et la rue.AFP/ARIS MESSINIS

Journée test pour le nouveau pouvoir grec. Des milliers de personnes sont attendues jeudi dans les rues d'Athènes pour mettre en garde Lucas Papadémos, dont le gouvernement a obtenu la confiance du Parlement mercredi, contre l'instauration de nouvelles mesures d'austérité réclamées par l'Union européenne.

L'ampleur du rassemblement, le premier depuis presque un mois, devrait donner le pouls de l'opinion publique et de l'éventuel bras de fer social à venir entre le pouvoir et la rue. Les sondages montrent que près de trois quarts de Grecs soutiennent Papadémos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne, mais le nouveau programme d'austérité a du mal à passer auprès de la population. La coalition de crise réunit le parti socialiste de l'ancien premier ministre George Papandréou (Pasok), la Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras (ND, convervateurs) et le parti LAOS d'extrême droite.

Après avoir remporté sans surprise la confiance du Parlement mercredi, le chef du gouvernement va avoir la lourde tâche de maintenir la cohésion de la coalition. Il doit parvenir à resserrer les rangs de la majorité derrière les réformes impopulaires alors que des dissensions ont fait leur apparition. Antonis Samaras a ainsi de nouveau exclu, mercredi, de s'engager par écrit à respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce, comme le réclame la Commission européenne.

HAUSSES D'IMPÔTS ET COUPES BUDGÉTAIRES

Cette année, outre la protestation sociale, les manifestations devraient aussi revêtir un aspect très politique, après l'entrée de l'extrême droite dans le gouvernement grec de coalition, pour la première fois depuis la chute de la dictature des colonels. C'est la raison qui a poussé un député Pasok dissident à voter mercredi soir contre la confiance au gouvernement. Député du département de Xanthi en Thrace (nord-est) où vit la minorité musulmane de Grèce, Tsten Mantazi s'est dit contre la participation au gouvernement de transition du LAOS, dont les députés expriment régulièrement des positions xénohobes.

Jeudi, le journal communiste Rizospastis souligne que les communistes placent le défilé sous le signe de la résistance au "retour du fascisme" et, faisant le lien avec la situation immédiate de la Grèce, rappelle que le slogan de novembre 1973 "Pain, éducation, liberté", n'a jamais été autant d'actualité. Le quotidien Ta Nea à grand tirage assure que tout laisse présager une "marche à haute tension". Le défilé marque l'anniversaire de la répression sanglante du soulèvement étudiant de 1973 par le régime des colonels qui était renversé l'année suivante.

Il s'agit aussi de la première marche de ce type depuis le vote d'une loi réformant l'université l'été dernier, modifiant le droit d'asile qui interdisait jusqu'à présent à la police d'entrer dans des locaux universitaires. "L'atmosphère est électrique" depuis mercredi, affirme le journal citant un premier incident entre militants de gauche à l'école Polytechnique, bastion de la résistance étudiante au régime des colonels. Après cet incident, la ministre de l'éducation socialiste Anna Diamantopoulou a annoncé qu'elle n'irait pas déposer de gerbe sur les lieux du soulèvement comme le veut la tradition. Selon Ta Nea, c'est la première fois que cette tradition ne sera pas respectée.

Athènes tente de s'assurer le versement de la dernière tranche de huit milliards d'euros du premier plan d'aide européen de 110 milliards. Le pays doit aussi rétablir la confiance des inspecteurs de la troïka (Fonds monétaire international, UE et Banque centrale européenne) afin de bénéficier d'un deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros ayant fait l'objet d'un accord à Bruxelle fin octobre.
Le gouvernement va soumettre au Parlement, vendredi, le projet de budget 2012 du pays, incluant des hausses des impôts et des coupes budgétaires censées répondre aux exigences de l'Union européenne et du FMI.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:49

LEMONDE.FR | 16.11.11 | 14h46  

 
 

 

Des employés de PSA se sont rassemblés devant le siège du constructeur, à Paris, pour protester contre les milliers de licenciements annoncés, le 15 novembre 2011.

Des employés de PSA se sont rassemblés devant le siège du constructeur, à Paris, pour protester contre les milliers de licenciements annoncés, le 15 novembre 2011. AFP/MARTIN BUREAU

Le groupe PSA Peugeot-Citroën a annoncé, mardi 15 novembre, la suppression de plus de 4 000 postes en France en 2012. Sur Le Monde.fr, des employés du groupe réagissent à cette mesure.

Pour certains, l'annonce de PSA masque mal une volonté de délocalisation, menaçant clairement de nombreux emplois en France.

  • "Réduction du potentiel de production en Europe" par Jean-Louis

Structurellement, la baisse des effectifs de l'"amont industriel" est inscrite dans le tableau de marche du groupe. Les embauches et le recours massifs aux prestataires extérieurs depuis plus d'une décennie pour les études et recherches coïncidaient avec les nécessités de renforcer les gammes de produits, de se mettre au niveau technologique, d'accompagner le développement industriel avec la création de nouveaux sites...

(...) Par ailleurs, les départs des vieux n'ont jamais cessé, PSA étant passé maître, dans l'innovation des formules de départs, dans l'officialisation des agendas (cycle bas de l'activité, proximité des échéances électorales...). Son poids économique lui assurant la bonne grâce des administrations, d'autant que les comparaisons avec Renault offrent à PSA des marges de manœuvre.

L'annonce de ce plan est tronquée. Les plans stratégiques inscrivent dans une tendance lourde la réduction du potentiel de production en Europe avec la suppression de sites et de milliers d'emplois.

  • "Think global..." par Patrick

Depuis l'arrivée dans le groupe de Philippe Varin, une pression forte a été mise sur les collaborateurs en recherche et développement afin qu'ils s'approprient la langue de Shakespeare dans le but de "s'internationaliser". Parallèlement on a constaté la création d'un centre de recherche en Chine qui a notamment développé la DS5 en complément de la R&D française. La maîtrise de l'anglais permet de mieux transmettre notre savoir-faire aux ingénieurs chinois. Ce centre d'étude ne cesse de s'aggrandir alors que les nôtres s'apprêtent à fondre... C'est à l'image de la construction d'un nouveau site de production par an quelque part dans le monde financé par les économies et la modération salariale réalisée sur les sites français et européens.

Même si on est loin de ce qu'a fait Renault en quelques décennies sans être le moins du monde inquiété par les gouvernements de droite ou de gauche, cette tendance demeure fort inquiétante une fois de plus pour l'avenir de notre industrie automobile et ses dizaines de milliers d'emplois indirects.

Certains collaborateurs du groupe dénoncent une décision qui pénalise les salariés pour satisfaire les actionnaires.

  • "Où vont les gains ?" par Bertrand

La suppression d'emploi en France impensable il y a quelques années par son impact sur les ventes, se concrétise au fur à mesure de la mondialisation des ventes. Qui se soucie lors de ses achats des derniers licenciements chez ses fournisseurs chinois ?

Cette vague de licenciements n'est que la première d'une longue série où les gains de productivité sont affectés uniquement au profit de certains. Les primes de +30 % pour résultats exceptionnels comme en 2010 pour tout le conseil d'administration de PSA sont l'avenir. Ne nous parlez pas de crise ou alors du management à la française.

  • "Comme toujours : l'équité des mesures en question" par Pierrick

La principale réaction que m'évoque cette vague de suppressions de postes est une question : qui va cotiser à cette économie de 800 millions ? Je veux bien comprendre que la situation soit difficile, que les investissements ne seront pas rentables à courte échéance (Chine, Inde, Russie...), mais doit-on se contenter de supprimer des postes ou doit-on aussi montrer l'exemple :

- Supprimer les dividendes aux actionnaires qui eux aussi pourraient attendre quelques années le retour sur investissement.

- Supprimer les voitures de fonctions et autres avantages donnés aux dirigeants. Ce n'est pas de la démagogie, c'est une goutte d'eau, de celles qui font des rivières et des fleuves.

- Prendre en compte les remontées du terrain et donner un vrai cap à l'entreprise, sans changer son fusil d'épaule tous les 3 mois.

- Limiter le sponsoring de clubs de foots à 1 ou 2 et non 4 ou 5, bon pour l'image, mais coûteux à court terme.

En bref, comme pour nos dirigeants politiques : la situation est difficile, il faut gérer nos budgets en "bons pères de famille" : limiter les investissements au juste nécessaire, et faire cotiser toutes les couches de l'entreprise, toutes, à l'effort.

Certains salariés de PSA abordent directement les conséquences de telles mesures sur leur quotidien, professionnel ou personnel. Certains craignent à terme la fermeture de certains sites en France.

  • "C'est un calvaire" par Laurent

Mes collègues et moi nous sommes inquiets et les conditions de travail sont de plus en plus exécrables. Nous n'avons plus le sourire et chaque matin on se demande si on aura du boulot le lendemain. Cela se ressent au travail, à la maison. Certains sont plus qu'inquiets et ont des soucis de santé dus au stress. Je travaille au poste de peinture et contrôle des finitions, et je n'ai plus le cœur à l'ouvrage. Je suis dans la société depuis plusieurs années et voilà comment nous allons finir.

  • "Comment se projeter dans de telles conditions" par François

Je suis salarié d'Aulnay et la pression dans l'usine est constante, pas directement mais toujours par moyens détournés : des offres d'emploi affichées partout, nos "responsables" qui nous demandent de réfléchir à notre avenir avec des allusions à peine voilées...

J'ai participé au rassemblement de ce mardi devant le siège social de PSA, mais le dialogue est malheureusement à sens unique. Comment voir son avenir dans de telles conditions ?

Enfin certains estiment que la décision de PSA est un choix difficile, mais nécessaire dans une perspective à long terme.

  • "Survivre à un monde trop grand" par Christophe

C'est assurément une question de survie pour PSA que de commencer à prendre des mesures pour améliorer sa productivité. Le marché automobile mondial est encore ouvert sur quelques continents, mais les moyens et les stratégies mis en œuvre par la concurrence vont rapidement reléguer notre groupe à une position de petit-constructeur-mourant-du-Vieux-Continent. La seule question à se poser est de savoir combien il faudra sacrifier d'emplois pour en sauver d'autres ? Que ce travail soit fait posément, maintenant et par nous. Mourir d'une mort lente ou renaître ? En 3 ans, General Motors a connu ce sort mais a dû payer le prix de ce rebond. A notre tour.

  • "Prendre ses responsabilités" par Marc

J'ai été embauché cette année par le groupe PSA pour garnir les troupes dans une entité en plein développement. Nous avons eu une communication de la part de la hiérarchie sur les annonces faites à la presse et les publications pour nous informer que notre entité ne serait pas touchée. Cependant, les prestataires ne sont pas confiants sur leur avenir au sein de PSA.

Il faut retenir d'autres chiffres, pas seulement ceux que la presse communique massivement. Durant tout le premier semestre 2011, PSA a embauché entre 3 000 et 4 000 personnes et personne n'en a parlé... Dans un contexte défavorable (...), que faut-il faire ? Continuer à produire comme si de rien n'était et faire exploser les stocks pour ensuite demander l'aide de l'état comme en 2008-2009 ? Ou alors prendre ses responsabilités et adapter la production et l'emploi au contexte actuel dès le départ ? Il faut préserver le peu d'industrie qu'il nous reste en France...

Un autre chiffre intéressant, PSA produit une voiture sur deux en France alors que la société n'en vend qu'une sur quatre en France. L'entreprise a conservé une large majorité de ses effectifs en France. L'ouverture des usines dans les pays en développement c'est de la logique économique et écologique. Avec l'explosion du prix du pétrole on ne peut pas envoyer des voitures comme bon nous semble aux quatre coins du monde.

Le Monde.fr

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:32

LEMONDE.FR | 16.11.11 | 15h44

 
 

 

Les salariés français ne recourent pas plus souvent aux arrêts maladie que leurs voisins européens.

Les salariés français ne recourent pas plus souvent aux arrêts maladie que leurs voisins européens.LE BOT ALAIN

L'annonce de la création d'un jour de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie, en parallèle à l'ajout d'un quatrième jour de carence pour les salariés du privé, n'a pas manqué de vous faire réagir. Les commentaires se sont multipliés pour comprendre l'origine et les raisons d'une telle différence de traitement. Afin d'éclaircir le débat, voici un détail des différences entre les deux régimes.

Combien d'arrêts maladie ? Pour la fonction publique d'Etat, les derniers chiffres disponibles datent de 2003. Le nombre de jours d'arrêt maladie est de 13 jours par an en moyenne par agent. Les chiffres varient de 6 à la jeunesse et aux sports à 23 au ministère de l'outre-mer, en passant par 19 dans la police nationale. Dans la fonction publique hospitalière, le nombre d'arrêts par agent est de 14,2 en 2008. Dans la fonction publique territoriale, c'est 18 jours par an et par agent.

Côté privé, l'assurance maladie ne compte que les jours indemnisés, après les trois jours de carence. Deux cent trois millions de jours ont été indemnisés en 2010, ce qui, rapporté au nombre de salariés du privé, donne une moyenne de 8,5 jours indemnisés par salarié. Tous ayant bénéficié des trois jours de carence, cela représente, au minimum, 11,5 jours par salariés en 2010, sans compter les arrêts de moins de trois jours.

Carence. Avec les nouvelles règles annoncées par le gouvernement, les agents du public, fonctionnaires et contractuels, perdront un jour de carence lors de leurs arrêts maladie. Côté privé, il y aura quatre jours de carence. Mais une bonne partie des salariés du privé verront ce jour pris en charge par leur employeur dans le cadre d'un accord d'entreprise ou de branche. "Cela va coûter de l'argent aux entreprises parce que, dans la plupart des cas, ce sont les entreprises qui paient ces journées de carence", a critiqué Laurence Parisot, présidente du Medef, sur RTL, mercredi matin.

 

 

Il est difficile de savoir le nombre de salariés qui verront ce jour de carence rester à leur charge, chaque branche ayant des accords spécifiques. Les salariés des PME seront les plus fortement touchés, car "leurs employeurs ont moins les moyens de les prendre en charge que dans les grandes", justifie Jean-François Roubaud, président de la CGPME.

Taux d'indemnisation. Le taux d'indemnisation varie entre public et privé. Les fonctionnaires perçoivent de la Sécurité sociale l'équivalent de l'intégralité de leur traitement de base les trois premiers mois, puis la motié les neuf mois suivants. Certaines primes sont suspendues, ce qui peut avoir un effet non négligeable.

Dans le privé, sous réserve de l'absence d'un accord d'entreprise ou de branche plus favorable, là aussi très répandu, le salarié perçoit 50 % de son salaire brut. Par ailleurs, au-delà du huitième jour d'arrêt, l'employeur est obligé de compléter l'indemnité de base pour les salariés qui ont plus d'un an d'ancienneté, afin que l'indemnité totale atteigne au moins 90 % de leur salaire brut.

Jean-Baptiste Chastand

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