Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 11:13

 

© DR

Voilà qui est fait. Vassili Aleksanian, avec trois ans de retard, a fini par exaucer le vœu des autorités russes, si délicatement formulé. Le 3 octobre dernier, il est mort, même pas quarante ans. Au cimetière Valkhansky, à peine plus de cent personnes pour l'enterrement de cet avocat qui a payé si cher sa loyauté.

Pourtant, en 2008, il avait fallu un important mouvement de soutien en Russie même ( ainsi qu'en Arménie, d'où Aleksanian est originaire), une mobilisation internationale soutenue, et trois admonestations de la Cour européenne pour obtenir son hospitalisation, puis sa libération. Poutine, puis le tandem Medevedev-Poutine ( avant le probable tandem Poutine-Medvedev) ont  l'oreille dure, côté droits de l'homme.

Atteint du sida, d'un cancer du foie, de tuberculose, Vassili Aleksanian espérait tenir, le plus longtemps possible.  Nous l'espérions pour lui. La maladie, l'affaire Ioukos, la prison, le harcèlement des autorités et... la Grande-Bretagne ne lui auront pas permis de vivre davantage.

L'histoire  de ce jeune juriste doué, engagé par Khodorkovski est d'abord celle d'un immense courage ( voir billet antérieur). Au moment où Ioukos est décapité par les arrestations, il aurait pu s'éloigner, laisser tomber,  comme on le lui conseillait .Il n'était pas dans la ligne de mire, tandis que Poutine s'apprêtait à dépecer et faire racheter en sous-main la firme. Percevant immédiatement les enjeux, loi bafouée, procédure truquée, vengeance à la fois économique et surtout politique contre Khodorkovski, il a choisi de rester et s'est retrouvé bombardé, par défaut en somme, « vice-président » de Ioikos ( les candidats au poste ne se bousculaient pas).

Arrêté à son tour, envoyé en prison où, en plus du Sida, on diagnostique son cancer, et alors que les médecins préconisent une chimiothérapie immédiate, on le laisse sans soin. Et même pire.

© DR

 

 

© AFP

Entre ces deux photos, à peine cinq ans, dont deux en prison. On lui a mis le marché en main. Qu'il témoigne à charge contre Khodorkovski et Platon Lebedev ( les deux dirigeants de Ioukos) et on le soignera. A l'étranger, même !  Vassili Aleksanian sait qu'un témoignage ne changerait pas grand-chose, les condamnations sont acquises d'avance. Il refuse deux années durant.

Lorsqu'il comparaît devant un tribunal,  recroquevillé de froid, toussant, parlant difficilement, amaigri, il ne cède rien. Rappelle à des juges mutiques que l'Histoire se souvient des serviteurs zélés de la répression. Evoque le passé encore proche pour éclairer le présent, en appelle à un changement de régime. Une certaine idée de la Russie..

Hospitalisé, enfin, on l'enchaîne au lit ( il peut à peine se déplacer, et il faudra que ses avocates multiplient les déclarations pour que les entraves soient supprimées). Libéré sous caution, il n'est pas quitte pour autant.

 En juin 2010,  son dossier est clos par la justice ( entretemps, il est apparu que sa prétendue « complicité » était basée sur un faux surgi fort à propos ), on exige qu'il comparaisse en personne. Les médecins qui le suivent lui interdisent pourtant toute apparition publique en raison des risques immunitaires.

 

Le reste,  les harcèlements, l'accumulation d'empêchements qui sont autant d'agressions contre un malade , vous pouvez le lire ici, et cela se passe de commentaire. La journaliste Zoia Svetova a recueilli, au fil du temps, les paroles de Vassili Aleksanian, que celui-ci refusait de publier de son vivant, afin de ne pas nuire à ceux qui sont encore en prison.  Ses propos sont aujourd'hui traduits sur le site de l'Observatrice.

On y apprend ainsi qu'en octobre, alors que son médecin traitant lui demandait de se rendre à Londres pour arrêter un nouveau protocole de traitement, la Grande-Bretagne lui a refusé un visa d'entrée, au motif qu'il pourrait ne pas vouloir rentrer en Russie... Ma foi, c'était possible : au-delà d'un certain seuil, on voyage peu.

On a connu la Grande Bretagne  plus ferme en refusant d'extrader Ahmed Zakaïev, ministre du gouvernement tchétchène en exil,  plus offensive en exigeant qu'on lui envoie les auteurs présumés de l'assassinat de Litvinenko à Londres. Et on regrettera que Vassili Aleksanian, qui ne transigeait pas avec les parodies de justice, soit mort juste après avoir s'être vu refuser, par un pays occidental, ce minimum :  pouvoir se soigner.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:53

Rue89 - Sur le terrain 23/10/2011 à 12h49

S. Loignon et M. Courcie

 

 

Pourquoi s'épuiser à obtenir des fadettes ! Au Milipol, salon mondial de la sécurité intérieure, on trouve son bonheur pour surveiller tous les trouble-fête.

Quelle tristesse ! Le Milipol, le salon mondial de la sécurité et de la sûreté intérieure des Etats, vient de s'achever…

Quatre jours durant, du 18 au 21 octobre, porte de Versailles à Paris, des milliers de militaires, policiers, gendarmes et fonctionnaires des ministères de l'Intérieur des quatre coins de la planète ont pu faire leur emplettes et saliver devant les joujoux de leurs rêves.

A côté des gros calibres, 4x4 blindés et autres robots démineurs, on trouvait toute la panoplie du parfait espion. A l'approche de Noël, tour d'horizon des idées cadeaux à l'usage de ces messieurs du renseignement.

Une canette de Coca à 4 000 dollars, c'est louche…

Grand classique de l'espionnage : les mini caméras. Il en existe toutes sortes de modèles, dont les plus communs sont sans doute le briquet et la clé de voiture. Pour ce type de gadgets, destinés aux services de police et aux agences gouvernementales, comptez entre 3 500 et 4 000 dollars.

Erik Joseph Dzielski, de la société américaine Qwonn, nous en explique ici le fonctionnement.

 

 

Les mêmes dispositifs peuvent prendre la forme d'un bouton, à coudre sur une veste, d'une montre (environ 6 000 dollars chez la compagnie israélienne HSS) et même d'une canette de Coca (40 00 dollars chez HSS). Impossible malheureusement de photographier ces charmants accessoires, nous explique le fabricant, car ils seraient alors susceptibles d'être reconnus par les personnes espionnées. Et de les mettre dans de mauvaises dispositions…

Même topo chez le français Opto Vision, qui préfère rester discret sur sa paire de lunettes avec caméra intégrée dans la branche. Le porte-parole de la marque :

« A cause d'un modèle qui avait été rendu public, un de vos collègues journalistes s'est retrouvé dans une situation très embarrassante. Il a failli y laisser sa peau… »

Bien, n'insistons pas, d'autant qu'à quelques mètres de là, leurs concurrents taïwanais LawMate n'ont pas les mêmes scrupules.

La charmante responsable commerciale, Rachel Chuang, enfile tout sourire des lunettes de soleil un peu particulières… Démonstration en images.

 

 

Pour le plaisir, saluons l'inventivité de la société française Tecknisolar, qui a glissé sa microcaméra dans… une bûche de bois. Pour décorer la bordure de sa cheminée ? Pas du tout, nous explique-t-on sur le stand : cette caméra à moins de 500 euros a avant tout vocation à surveiller les barrages routiers et peut être utilisée sur les théâtres d'opérations militaires. C'est pourquoi elle a été ici, à titre d'exemple, placée dans un rondin de bois :

« Mais non, nous ne vendons pas la bûche ! »

Dommage…


Une mini caméra dans une bûche de bois, Tecknisolar (Stéphane Loignon et Martin Courcie)

Chut, on écoute…

Moins spectaculaires mais sans doute bien plus efficaces que tous ces accessoires folkloriques : les systèmes de traçage et d'analyse de télécommunications.

Les entreprises qui fournissent aux Etats ce genre de services ont beau avoir le sens de l'écoute, elles sont peu causantes. Voire muettes.

Chez Nice, un des leaders du domaine, la seule personne habilitée à parler à la presse a malencontreusement disparu. Nous ne saurons donc rien de leur prometteuse solution, NiceTrack, qui « permet de localiser qui que ce soit, à tout moment et n'importe où », grâce à son téléphone cellulaire, si l'on en croit la brochure.

Le concurrent, ETI Group, n'est guère plus bavard : son stand est le seul du salon qui soit fermé. Les échanges avec les clients et prospects ont lieu derrière une porte close ; ceux avec les journalistes… n'ont pas lieu.


Le stand Gamma Group, Milipol 2011 (Stéphane Loignon et Martin Courcie)

Enfin, Gamma Group, autre grand du secteur, pousse la paranoïa un cran plus loin : même les photos sont interdites. La firme est allée jusqu'à demander la présence permanente d'un employé du service de sécurité du salon pour empêcher les petits malins à l'esprit retors de prendre ce type de cliché, parfaitement passionnant.

Mais il y aura toujours des petits malins à l'esprit retors.

Enfin des forfaits illimités en crypté !

A défaut d'en savoir beaucoup plus sur l'espionnage des communications, on aura néanmoins compris qu'intercepter un appel ne semble pas une prouesse technique inédite.

Sauf si l'appel est crypté, auquel cas les choses se compliquent nettement, comme l'explique Marc Lanviller, responsable du département sécurité d'ESDT.

Il nous présente les « cryptophones » de la marque allemande GSMK, distribués en France par sa société, et vendus pour quelque 2 500 euros l'unité aux diplomates, hommes politiques – Marine Le Pen, Christine Boutin et Alain Madelin se sont arrêtés au stand – et capitaines d'industrie. Pas de risque de hors forfait : toutes les communications sont incluses !

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:42

Marianne - Aliocha - Blogueuse associée | Dimanche 23 Octobre 2011 à 12:01 


 

Voilà un deversement de bons sentiments à peu de frais : aujourd'hui, de grands groupes purement « capitalistes » soutiennent la contestation des « indignés », simplement pour faire reluire leur image et augmenter leurs ventes. D'autres entreprises en ont des tonnes pour vanter leur éthique, avec de beaux discours de responsabilité sociale, environnementale, de développement durable, commerce équitable et autres fadaises du même genre. Notre blogueuse Aliocha s'interroge : que cache cette communication ?



De grandes marques commerciales américaines type Starbuck’s qui soutiennent les indignés de Wall Street, vous y croyez, vous ? Allons, j’aperçois bien vos regards dubitatifs. Vous n’êtes pas les seuls. Même les communicants n’en reviennent pas.

Ainsi Olivier Cimelière, sur son blog (via Arrêt sur Images ), fait part de ses doutes quant à la sincérité de ce type d’engagement. Ce faisant, il avance des arguments dont l’objectif semble avant tout de se convaincre lui-même que non, ce n’est pas possible, sa magnifique discipline n’a pas pu donner naissance à cette démarche monstrueuse de cynisme consistant pour des groupes purement capitalistes, comme dirait un Mélenchoniste, à faire semblant de se ranger du côté de la contestation, simplement pour faire reluire leur image et augmenter leurs ventes.

Un affaire de poisson-volant

Laissons chacune de ces marques seule face à sa conscience. Après tout, il y a des entreprises qui cultivent l’engagement citoyen, tout comme il existe des poissons volants, s’esclafferait Audiard… Et puis au fond, je ne connais pas assez la psychologie américaine pour affirmer qu’un tel paradoxe ne relève pas du possible. Ils sont tellement bizarres nos amis d’Outre-Atlantique, parfois.

Ce qui est plus intéressant, dans les doutes émis par ce communicant, c’est ce qu’ils amènent à réfléchir sur tous les beaux discours de responsabilité sociale, environnementale, de développement durable, commerce équitable et autres fadaises du même genre. Les journalistes qui suivent ces sujets (et Dieu sait que la matière est prolifique en ce moment !) ressentent instinctivement une profonde méfiance vis à vis du discours qu’on leur sert.

Il y a, dans ce déversement de bons sentiments à peu de frais, une telle apparente incompatibilité avec l’objectif de profit (sans jugement de valeur, c’est normal qu’une entreprise fasse du profit, c’est même sa raison d’être), qu’on ne peut raisonnablement que douter de la sincérité du propos et plus encore de la démarche.

Remonter à la source

En réalité pour y voir clair, il faut remonter à la source. Dans tous les pays du monde, les entreprises opposent la même résistance à toute forme de réglementation sur ces sujets. Et comme elles ont compris qu’elles se trouvaient sous la pression de leurs consommateurs, des politiques, eux-mêmes bousculés par leurs électeurs, et des médias, elles ont trouvé la parade : s’organiser pour développer spontanément une démarche éthique, de sorte qu’on leur épargne des réglementations supplémentaires.

D’où l’importance particulière de la communication sur le sujet. Il faut parler, montrer qu’on agit pour la parité, la planète, les pauvres à l’autre bout du monde, l’amélioration de la gouvernance, la transparence, le respect des salariés et tout le cirque. Plus on fait de bruit et plus on rassure les citoyens, les médias et les politiques. Les choses avancent, songeons-nous.

De leur côté, les gouvernements savent bien qu’ils réglementent déjà trop pour imposer le minimum décent et qu’il leur est donc difficile d’en rajouter pour que tout aille mieux. Tout comme il est difficile, voire impossible de mettre au pilori les mauvais élèves, au risque de les froisser et de se prendre en retour les traditionnelles menaces de délocalisation vers des Etats plus accueillants et le chômage qui ne manquera pas d’en découler. On connait le discours par coeur.

Récompenser la normalité…

Indignés: la fumisterie du soutien des entreprises éthiques
Alors on félicite les bons élèves, on remet trophées et médailles, et l’on ferme les yeux sur les mauvais en espérant que l’incitation fera son oeuvre là où l’obligation légale n’a pas sa place. Ainsi se construit une communication totalement étrangère à la réalité, et même contraire à celle-ci.

Une entreprise qui pollue, qui maltraite et sous-paie ses employés, qui cultive le machisme et le racisme, c’est une mauvaise entreprise, tout simplement. Celle qui s’abstient de sombrer dans ces errements condamnables ne mérite pas la béatification, contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire, elle s’inscrit juste dans la normalité. Cela parait évident n’est-ce pas ?

Mais si vous écoutez attentivement le discours ambiant, vous découvrirez que la communication vous présente une version très différente des choses. L’entreprise odieuse est normale, la vertueuse est en avance sur son temps, particulièrement méritante, exceptionnelle, même. L’absurdité est encore plus criante avec le concept de commerce équitable. Je ne critique pas la démarche, mais le discours qui l’accompagne. A quel niveau de déchéance en sommes-nous arrivés pour devoir préciser sur un paquet de café que les gens qui l’ont produit n’ont pas été exploités par ceux qui en assurent la distribution ?

Si l’on décrypte ce discours, on est obligé de conclure que l’éthique, loin de progresser comme veulent nous le faire croire les communicants et leurs aimables clients, est en réalité devenue une exception sans que l’on s’en rende compte. Tout l’enjeu est de dissimuler cette effroyable réalité, le temps d’y mettre bon ordre… ou pas. Et de faire croire que l’on progresse vers un avenir meilleur tout en nous mettant dans la tête que le pire n’est rien d’autre que normal.

Joli tour de passe-passe, vous ne trouvez pas ?

Retrouvez Aliocha sur son blog.
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:38

Le Monde -23 octobre 2011

Petite commune rurale se bat pour garder son commerce

Dans le bar de Saint-Julien-du-Pinet, ça sent encore le neuf. Presque trop neuf par rapport aux autres bistrots de la région. Le Jorance a ouvert il y a à peine deux semaines et ce n'est pas un bar tout à fait identique aux autres rades du coin. Il s'agit en réalité d'un "multiple rural", autrement dit d'un bar-tabac-épicerie-restaurant, propriété de la commune et confié à un gérant.

Pierre Piegay derrière son comptoir flambant neuf. © Antonin Sabot / LeMonde.fr

Souvent dans les toutes petites communes de Haute-Loire, le bar-tabac est le seul commerce du village. L'âge de leur propriétaire et la possible fermeture du lieu devient alors une obsession pour les édiles locaux. C'est le cas à Mézères (150 habitants) où le maire s'inquiète du sort du café "Chez Louis" et c'était le cas à Saint-Julien (450 habitants) où le café de madame Morin était promis à la fermeture. Alors Etienne Charbonnier, le maire, et son conseil municipal ont eu l'idée de reprendre les murs laissés à l'abandon et d'y ouvrir un commerce en gérance. Après sept mois de travaux, ils se félicitent de leur choix en voyant le bar-tabac flambant neuf, trôner le long de la petite route qui coupe le village, juste derrière l'église et en face de la mairie.

A l'intérieur, Pierre Piegay, le volontaire gérant est un peu au four et au moulin. Il n'a ouvert qu'il y a quinze jours et même si son frère, déjà dans le métier depuis longtemps, assure la partie restaurant, lui est nouveau dans la profession. "Sans lui on était cuit, personne ne voulait faire tout ça à la fois. Le côté restaurant ça en bloquait beaucoup", appuie Etienne Charbonnier le maire de Saint-Julien-du-Pinet qui a investit près de 400 000 euros dans l'affaire. De "grosses" subventions devraient tomber mais leur montant exact n'est pas encore officiel. Elle peuvent aller jusqu'à 80 % de la somme des travaux (et proviennent de la communauté de commune, du département, de l'Europe et des  réserves parlementaires d'élus locaux) et devraient permettre de ne faire payer qu'un loyer très modéré au gérant, "sans quoi il boirait le bouillon", assure le maire.

Quinze jours après l'ouverture de l'établissement, le restaurant n'est pas encore officiellement ouvert et l'épicerie est réduite à la portion congrue. Le « multiple rural » tout neuf est surtout un bar-tabac où l'on retrouve les clients déjà habitués des bars alentours. Ici, on n'est pas forcément adepte du "bar fixe" comme blague le chanteur Renaud, mais plutôt des bars asymétriques, qu'on parcourt d'un village à l'autre. La seule différence c'est qu'il n'y a pas encore d'écharpes de l'AS Saint-Etienne pendue au dessus des bouteilles de Pastis 51 et de sirops Bigallet. Le comptoir n'a pas encore une belle couleur usée, les rideaux n'ont pas le petit côté désuet qu'ils peuvent avoir ailleurs et les murs sont encore vert pomme.

"Ce qui va le faire marcher, c'est le restaurant", assure pourtant le maire de Saint-Julien qui espère avoir là un bon moyen de faire revivre son village. Depuis la fenêtre de son bureau, il s'est pris à compter les voitures arrêtées devant l'édifice. Il est au courant de toutes les réservations à venir : "Le mois prochain il y a les anciens de la classe 1950 et l'amicale des gendarmes." Sûrement un gage de réussite future.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:35

LEMONDE.FR avec AFP | 22.10.11 | 15h13   •  Mis à jour le 22.10.11 | 15h13

 
 

 

Claude Guéant, le 27 septembre 2011.

Claude Guéant, le 27 septembre 2011.AFP/THOMAS SAMSON

La France expulsera plus de 30 000 étrangers en situation irrégulière cette année, a annoncé  Claude Guéant  samedi 22 octobre. "Le gouvernement s'est fixé l'objectif de 30 000 reconduites d'étrangers en situation irrégulière à la frontière en 2011, contre 28 000 en 2010, nous le dépasserons", affirme le ministre de l'intérieur dans entretien au Figaro.

"Nous voulons que la France reste la France", déclare Claude Guéant, "quand les socialistes s'accommodent d'une addition de communautarismes."

"PERMETTRE AUX ÉTRANGERS DE MIEUX S'INTÉGRER"

"Nous ne sommes pas favorables à l'immigration zéro", nuance toutefois le ministre de l'intérieur. "Mais nous voulons maîtriser les flux migratoires pour permettre aux étrangers que nous accueillons de mieux s'intégrer, de s'approprier nos valeurs, notre mode de vie."

L'UMP a présenté début juillet plusieurs propositions visant à renforcer la politique de contrôle de l'immigration illégale en France en vue de l'élection présidentielle de 2012, comme le conditionnement "systématique" de "l'obtention de titres à une entrée régulière sur le territoire", le renforcement des "capacités des centres de rétention administrative" ou encore la création d'une "conférence nationale sur l'immigration tous les deux ans, avec une évaluation des besoins réels de l'économie, secteur par secteur".

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 10:33

LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.11 | 11h42   •  Mis à jour le 23.10.11 | 11h42

 
 

 

Des Birmans inspectent les dégâts sur un pont emporté par les cures, le 22 octobre 2011.

Des Birmans inspectent les dégâts sur un pont emporté par les cures, le 22 octobre 2011.AFP/STR

Plus de cent personnes ont été tuées dans des crues subites après de violents orages ayant frappé le centre de la Birmanie en milieu de semaine, a indiqué dimanche un responsable birman. "Jusqu'à présent, 35 corps ont été retrouvés sur 106 disparus. Les 71 autres sont également considérés comme ayant été tués", a-t-il précisé sous couvert de l'anonymat. "Nous n'avons pas encore leurs corps et nous cherchons toujours".

La catastrophe a lieu jeudi et vendredi dans quatre villes de la région de Magway, dont Pakokku, où 60 personnes étaient portées disparues vendredi matin après la crue subite d'une rivière. Un moine de Pakokku avait raconté vendredi que le niveau de l'eau serait monté d'environ 3 mètres, précisant que des pluies torrentielles s'étaient abattues sur la région les jours précédents.

Pour sa part, le responsable birman a indiqué dimanche que plus de 2 000 maisons avaient été balayées par les flots et que de nombreux bâtiments officiels et religieux avaient été endommagés. Près de 6 500 maisons sont toujours inondées. Il a estimé les dégâts à environ 1,7 million de dollars. Plus de 1 500 victimes de ces inondations ont dû trouver refuge dans deux abris à Pakkoku.

Le quotidien officiel New Light of Myanmar, parlant d'un bilan de 3 morts et 80 disparus, a également rapporté dans son édition de dimanche des dommages à de nombreux ponts, routes, monastères et autres bâtiments en raison de pluies torrentielles dans la région. Il a également précisé que de l'eau potable et du chlore pour décontaminer l'eau étaient en train d'être distribués "pour éviter une épidémie de choléra".

L'Asie du Sud-Est est victime cette année d'une mousson anormalement abondante. Selon l'ONU, plus de 750 personnes ont été tuées en Thaïlande, au Cambodge, au Vietnam, au Laos et aux Philippines et des millions de personnes ont été affectées. En Thaïlande, particulièrement touchée, les autorités se préparent à un combat de plusieurs semaines face aux pires inondations dans le royaume depuis des décennies, alors que l'eau gagne doucement du terrain dans les quartiers nord de la capitale et se rapproche du centre.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:47

LEMONDE.FR | 21.10.11 | 18h33   •  Mis à jour le 21.10.11 | 21h11

 
 

Le récent succès d'une vidéo spectaculaire appelle quelques explications. Une équipe de l'université de Tel-Aviv (avec le Français Guy Deutscher) a mis en ligne une vidéo présentant un effet étonnant où l'on voit léviter une grosse pastille au-dessus d'une surface. Surtout, la pièce apparaît en suspension aussi bien à l'horizontale qu'inclinée et semble comme figée dans cette position.

 

 

"C'est très intéressant et montre un effet quantique à notre échelle macroscopique", s'enthousiasme Julien Bobroff, enseignant-chercheur au Laboratoire de physique des solides de l'Université d'Orsay, qui lui aussi participe à des expériences aussi extraordinaires, comme cette tour Eiffel dont les trois étages lévitent. L'expérience est visible en ce moment au Trocadéro dans le cadre de l'exposition "Entrée en matière",  les week-ends jusqu'au 30 octobre.

 

 

Comment ça marche ? Le socle est un aimant et la pastille est un matériau supraconducteur. C'est-à-dire qu'il perd sa résistance électrique à basse température. 2011 marque le centenaire de la découverte par Kamerlingh Onnes de ce phénomène sur le mercure refroidi avec de l'hélium liquide.

Mais avec de l'azote liquide, moins froid (vers - 200 °C) et plus facile à manipuler, des matériaux peuvent aussi devenir supraconducteurs. C'est le cas de celui utilisé par les Israéliens. La pastille lévite car elle crée un champ magnétique qui s'oppose à celui de l'aimant situé au-dessous. La hauteur dépend de l'équilibre entre son poids et les forces magnétiques.

Ce champ magnétique spontané a pour origine le déplacement des électrons du matériau qui se mettent à tourner en rond, formant des boucles de courant. Or un courant qui circule de la sorte crée un champ magnétique perpendiculaire au plan de la boucle. Et pour remonter encore plus loin dans les causes, il faut invoquer un effet purement quantique : dans le matériau, les électrons ne se comportent pas comme des individus mais comme une onde qui pour se "défendre" du champ magnétique de l'aimant se déforme en créant des boucles de courant, donc un champ magnétique. Qui plus est, comme il n'y a pas de résistance électrique, ces courants circulent indéfiniment (tant que la température reste basse...).

 

 

Cette capacité à expulser le champ magnétique est appelé effet Meissner et donne lieu à beaucoup de démonstrations spectaculaires comme un cirque ou un petit déjeuner supraconducteur réalisé dans le cadre d'une autre exposition, supradesign.

 

 

Mais pourquoi la pastille peut être bloquée dans différentes configurations ? L'effet précédent n'est en fait pas si parfait. Le champ magnétique de l'aimant n'est pas totalement expulsé du matériau supraconducteur. Il peut y pénétrer, transformant la pastille en gruyère avec des trous de quelques nanomètres de diamètre. Il ne faut pas voir ces trous comme de vrais "trous" dans la structure mais comme des défauts dans la mer d'électrons.

Le matériau est donc traversé de colonnes magnétiques qui laissent comme un empreinte indélébile dans le supraconducteur et "accrochent" à distance la pièce à l'aimant. L'astuce des israéliens a été de recouvrir leur pastille d'une mince couche supraconductrice pour laquelle ces colonnes magnétiques s'accrochent et se décrochent facilement. D'où le changement de position qui peut être observé en lévitation.

Plus d‘explications (des vidéos et des "jeux") se trouvent sur le site supraconductivite.fr mis en place par le CNRS, la Société française de physique et le réseau thématique de recherche avancée "Triangle de la physique, pour fêter le centenaire de la supraconductivité".

 

 

David Larousserie

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:44

A tous les sceptiques et autres conspirateurs...

 



Peace & Love !



abracada.com

 

Les indignés de la première heure sont parfaitement au courant des complots et tentatives de détournement du mouvement des Indignés... De ceux qui tout d'un coup débarquent avec leur idéologie et voudraient nous dire comment s'organiser... ! Et comme on peut le voir en ce moment dans les Facebooks et Forums, il ne manque jamais de personnes pour véhiculer les rumeurs et autres complots... ! D'ailleurs vous qui semblez être heureux de nous montrer ces complots, posez-vous cette question... Qu'avez-vous à y gagner ? Est-ce votre seul moyen d'attirer l'attention sur vous ? Vous sentez-vous fier de propager des incendies, tant bien-même qu'il ne s'agisse que d'une simple étincelle ? Est-ce en finalité ce que vous voulez vraiment..., mettre le feu et dénigrer le mouvement, derrière de soi-disant bonnes intentions qui seraient que vous voulez simplement nous mettre en garde... ?

Et ceux qui voudraient nous donner des leçons de politique, alors même que nous on parle d'humanisme et de changer le système actuel, passez votre chemin ou rejoignez le Mouvement en toute humilité... Les boursoufflés de l'égo, on les voit venir de loin... ! Ils sont légions en ce moment... !

Comme on dit, "Le chemin qui mène à l'enfer est pavé de bonnes intentions...."

Mais je vais vous dire... Tous les complots, manipulations ou récupérations, ne pourront en aucune façon détourner la force du mouvement des indignés, pour une raison bien simple : il s'agit d'un mouvement spontané, dont les racines sont profondément ancrées dans l'histoire de l'Humanité... Ceux qui répondent à cette histoire ne sont que les fruits de cette histoire.... Comme le dit cet indigné de New-York : « Nous nous sommes trouvés. »... !!!

Les indignés, ne sont pas organisés, parce qu'il sont justement les tripes du corps de l'Humanité... Ils sont le résultat de centaines d'années de combat... ! Pendant que certains guerroyaient, ils étaient dans l’ombre attendant leur heure... Et l’heure est venue !

Alors, je vais vous dire mon point de vue... Personne ne pourra stopper, détourner ou manipuler les indignés... Ces notions de Pacifisme et de Non-violence sont très fortement attachées aux indignés, de même que le rejet de la politique telle qu'on la connait à l'heure actuelle ! Elles sont l'aboutissement en réalité de combattants comme Martin Luther King, Gandhi et bien d'autres... Et tous les Médias savent par exemple que les violences en Italie, ne sont pas l'œuvre des indignés...

Alors oui, dans cette Révolution Pacifique, il y aura des gens pour pousser au crime ou pour essayer de démontrer par A+B, qu'il faut de la violence... et il y en aura.... ! Mais cette violence, ne sera jamais mis sous la responsabilité des indignés, car ils resteront non-violents... De même qu'il y en aura pour nous dire comment faire pour exister, en nous incitant à créer un parti... Que Néni... ! Si nous devions créer un parti, ce serait celui de l'amour et de la liberté, mais il ne serait pas organisé de la façon dont est organisée la politique d'aujourd'hui... !

Oui, pour que cette Révolution Pacifique ait lieu, il faut des millions de gens dans les rues... Mais ce 15 octobre 2011, reconnu comme la plus grande Manifestation Mondiale de l'Humanité (hormis le mouvement anti-guerre en Irak...), n'est qu'un début... et ces millions de gens dans les rues..., ils y viendront bientôt... Il n’y a pas d’autre chemin... Il s’agit du dernier espoir de l’Humanité !

Mes sœurs et frères indignés du Monde entier, ne vous laissez pas berner par les rumeurs ou autres tentatives de détournement... Ecoutez votre cœur, tout est en lui... !!! Ils veulent la guerre, la haine, la violence et le pouvoir..., mais nous on veut la paix, l'amour, la joie et la liberté...

Et il n'y aura qu'une seule voie possible pour l'Humanité..., c'est la voie de la sagesse et de l'amour... L'autre voie n'est que ce chemin pavé de bonnes intentions..., qui conduira l'Humanité au chao et à l’enfer...

Seul l'amour, la fraternité et la solidarité, conduira l’Humanité au Paradis sur terre... Car en réalité, il ne tient qu'à nous de faire de ce monde, un Enfer ou un Paradis...

LOVE AND PEACE... Le temps de l'amour est de retour :o)

 

William Jeanneau, indigné de la première heure :o)

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:38

Written by Raphaël Rezvanpour.

Actualutte - Published on octobre 22, 2011


Campement d'Amsterdam / Photo DR

Amsterdam a connue ce samedi comme des dizaines d’autres villes à travers le monde son 7 ème jour d’occupation suite à la journée mondiale du 15 octobre. Une manifestation devant la banque fédérale Allemande a regroupé 3000 manifestants. D’autres défilés étaient prévus dans d’autres villes notamment Rotterdam. Le mouvement prend de l’ampleur de jour en jour dans ce petit pays Européen.

Actualutte va tenter de regrouper un maximum d’informations sur les villes actuellement occupées à travers le monde. Comme vous pouvez le constater en faisant une recherche sur google actualité, pas la moindre information n’est diffusée sur ce mouvement !

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 23:27

tvanouvelles.ca

Première publication 22 octobre 2011 à 13h20
Crédit photo : Agence QMI
Les «indignés» sont bien organisés et sont préparés à occuper le square Victoria encore longtemps.
 Par Ian Gauthier | Agence QMI

 

 

Les «indignés» qui occupent depuis une semaine le square Victoria, au centre-ville de Montréal, reçoivent de nouveaux appuis alors que plusieurs étudiants universitaires de la province amorcent leur semaine de relâche.

«Tous les étudiants ont du temps, a souligné Anis, un des manifestants présents samedi en matinée. Donc, on attend une grosse affluence de gens dans les prochaines heures.»

«On attend le double de samedi dernier, a pour sa part indiqué Arnaud, qui a passé quelques nuits sur les lieux. Ça va dépendre de l'humeur des gens et de mère nature.»

De quelques-unes il y a une semaine, le nombre de tentes est passé à environ 200, et selon plusieurs manifestants, de 500 à 600 personnes ont dormi sur les lieux dans la nuit de vendredi à samedi.

C'est une véritable petite société qui s'est installée dans le quartier des affaires, au cours des derniers jours. Les «indignés» ne manquent de rien : de la nourriture en abondance provenant de dons, des génératrices, des toilettes, une «milice» assurant la sécurité, un coin pour les enfants et même l'internet sans fil. Selon un employé de la ville qui s'affairait à vider les poubelles, les manifestants sont «propres et ne causent pas de problèmes».

«Nous sommes là pour longtemps, on va passer l'hiver», a affirmé un autre manifestant, Adrian.

«On va avoir une yourte (grande tente) aujourd'hui, a indiqué Arnaud. Il y a un entrepreneur de l'Outaouais qui nous supporte et il va nous en louer quelques-unes pour un dollar, pourvu qu'on ne les brise pas. Avec ça, "watch out". Je ne sais si la police ou le maire avaient prévu ça.»

«Si la police arrive et nous déloge, nous allons revenir deux fois plus nombreux et nous allons reprendre le site, a-t-il ajouté. C'est comme à New York.»

Quant aux problèmes de sécurité rencontrés durant la semaine, impliquant notamment des sans-abri, tous les manifestants rencontrés ont minimisé leur impact et leur ampleur, indiquant que ce genre de situation peut survenir dans toute société et que la médiation a réglé la plupart des problèmes.

Une assemblée était prévue en après-midi, samedi, afin de notamment faire le point sur les revendications et les actions d'«Occupons Montréal».

«Il y a du monde de tous les horizons, toutes les couleurs, de toutes les communautés et de toute allégeance qui arrive ici, a expliqué Éric. En ayant plusieurs revendications, on va pouvoir déterminer de quel côté on veut pencher, sans dire si on est de gauche, de droite, centre, mauve ou vert, parce que c'est de la division. On regarde ce que tout le monde a de bon et on bâtit sur le positif au lieu du négatif.»

Les artistes font leur part

Des artistes offriront dimanche une prestation pour soutenir les «indignés» et la cause du «99%». Entre autres, Luc De Larochelière sera sur le square Victoria pour réchauffer l'atmosphère qui est actuellement au calme, malgré le froid
Les «indignés» attendent de nouveaux appuis
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22