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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:09
Marianne  - Philippe Bilger - Blogueur associé | Mardi 11 Octobre 2011 à 15:01


Philippe Bilger, blogueur associé, rebondit sur deux affaires : la première concerne le Sri-Lankais, mort électrocuté dans le métro le 29 septembre après une empoignade sur les quais, sur lesquels se sont rapidement rendus les ministres Frédéric Mitterrand et Thierry Mariani ; la seconde concerne la Cour de cassation, qui a rendu le 6 octobre un arrêt civil selon lequel la publication des écoutes de la famille Bettencourt dans Mediapart et Le Point n'était pas « légitimée par l'information du public ».



Des ministres en font trop, la Cour de cassation pas assez !
Le jeudi 29 septembre, Rajinder Singh, dit Babu, un Sri-Lankais, est mort électrocuté après avoir été poussé à la suite d'une empoignade sur les voies du métro à la station Crimée. Il serait intervenu dans la rame, alors qu'il était accompagné par quatre amis, pour empêcher un vol de portable de la part d'un jeune homme au détriment d'une femme qui, depuis, ne s'est jamais manifestée au cours de l'enquête. L'altercation se serait poursuivie entre les deux hommes sur le quai.

Un Egyptien de 22 ans était interpellé et mis en examen le 7 octobre pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Une émotion légitime, à l'origine, avait salué le courage de Babu qui n'avait pas hésité à alerter une possible victime. Sa mort, dans ces conditions, avait bouleversé beaucoup de gens.

Au fil de l'enquête, on s'apercevait qu'aucune suspicion de vol ne pouvait être relevée et, grâce à la vidéo, que le premier coup avait été porté par le Sri-Lankais qui, repoussé, chutait. En quelques jours, sa mort demeurait une tragédie mais il n'était plus le héros irréprochable décrit initialement et le mis en examen, à proportion, apparaissait sous un jour moins déplaisant, en tout cas non seulement présumé innocent mais, selon son avocat, susceptible de plaider la légitime défense (Le Parisien, le Figaro, nouvelobs.com, Marianne 2).

Le problème n'est pas là. En effet, combien d'affaires connaissent des évolutions infiniment rapides qui font de la vérité du jour l'approximation du lendemain ! La moindre des choses est d'attendre et de ne pas se précipiter pour rendre un hommage incongru et forcément révisable, sauf à admettre que toute mort mérite un transport ministériel.

Pourtant, avec quelle stupéfaction j'ai vu au journal télévisé de France 2, le 5 octobre, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture (?), les larmes aux yeux lors de sa courte allocution au métro Crimée, et Thierry Mariani, autre ministre. Je ne sais pas ce qu'ils faisaient là. Je n'ose croire qu'il fallait, toutes affaires cessantes, saluer la mémoire de ce malheureux Sri-Lankais par une démagogie du coeur et pour exploiter un drame au quotidien qui apparemment avait frappé l'opinion. Sans attendre ni avoir la prudence de différer cette ostensible compassion purement politique.

La Cour de cassation, contrairement à ces ministres qui en ont trop fait, n'en a pas fait assez en rendant, le 6 octobre, un arrêt civil fruit de la délibération de quinze magistrats qui ont considéré que la publication d'extraits des écoutes clandestines Bettencourt par Mediapart et Le Point portait atteinte à l'intimité de la vie privée et n'était pas « légitimée par l'information du public ».

 

Des ministres en font trop, la Cour de cassation pas assez !
On se souvient de ces extraits qui, à la suite d'un « nettoyage » vigilant de la transcription intégrale des écoutes, ne se rapportaient qu'aux sujets financiers, politiques et judiciaires revêtus d'un intérêt public. Ces écoutes clandestines, opérées par le majordome indigné par certains comportements et désireux de les révéler, avaient été remises par ce dernier à la fille de Liliane Bettencourt qui elle-même les avait livrées à la police. C'est seulement ensuite que Mediapart et Le Point intervenaient en publiant des séquences essentielles.

Dès l'instant où le raisonnement, je l'espère seulement juridique, pose comme un impératif absolu, quel que soit le contexte, le respect de la vie privée, il s'épargne toute discussion et économise tout embarras de conscience et d'esprit. Comment, devant la teneur stupéfiante, scandaleuse, parfois sordide et vulgaire de ces extraits sur les plans financier, fiscal, politique et judiciaire, avec les dysfonctionnements, les inéquités, les privilèges, les abus de droit et de pouvoir qu'ils révèlent, ne pas peser, dans toute leur complexité, d'un côté le champ clos de la vie privée à préserver et de l'autre la nécessité de la salubrité publique ? Laisser dans l'ombre une intimité ou faire éclater au grand jour ce qui détruit moins une famille et un réseau d'intérêts qu'il ne projette sur la scène démocratique les caricatures de l'argent, de la puissance, de la connivence et de la justice quand ils sont ainsi dévoyés ?

La première chambre civile de la Cour de cassation est prestigieuse. On a tout de même la liberté de s'interroger sur ce qui a pu la motiver ainsi pour faire passer « l'intérêt social dominant », très beau concept européen plus éclairant, à mon sens, que la légitimité du but poursuivi, après l'intimité de la vie privée, le général après le particulier, l'information d'une société sur les dérives qui la concernent après le souci scrupuleux d'existences privées qui d'ailleurs le paraissent si peu avec tant de considérations étrangères à ce qui les constitue ordinairement.

N'y a-t-il pas eu aussi, de la part de cette chambre éminente, comme un recul, voire une répugnance devant l'audace de ces juridictions du premier et du second degré capables de quitter le chemin tâtillon et en l'occurrence étriqué du droit pur pour s'engouffrer dans un espace où ce dernier s'enrichit de ce qui le rend vivant, acceptable, utile, nécessaire, politique en quelque sorte ? La Cour de cassation claque la porte au nez de ces juristes ouverts et pourtant avisés. Referme la porte sur l'univers Bettencourt. On ne pourra pas dire que les turpitudes, que le secret protège, seront lâchées dans l'air républicain pour que l'Etat s'en empare pour y mettre bon ordre, ou les citoyens si le pouvoir traîne de l'initiative (Le Monde).

Le scandale est souvent pire que le péché, a écrit Marguerite de Navarre (Michel Deléan, Mediapart).
Quand on dévoile le péché, ce n'est plus un scandale mais une bonne oeuvre.

Retrouvez Philippe Bilger sur son blog.
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:55

 

Le 101e département 11/10/2011 à 15h03

Zineb Dryef

Journaliste Rue89
 

Le premier jour de rève, sur un rond-point de Kawéni (Magamzougounette)

Depuis deux semaines, Mayotte, le 101e département français, connaît une situation explosive.

Une grève contre la vie chère a entraîné l'installation de barrages sur les principaux axes des deux îles et la fermeture de la plupart des commerces.

Nos riverains et leurs familles de Mayotte ont répondu à notre appel à témoignages.

« On n'a même plus de bières pour l'apéro ! »

Avec des commerces fermés depuis plusieurs jours et une grande difficulté à se déplacer liée aux blocages des axes routiers et aux rumeurs de pénurie de carburants, le quotidien des Mahorais est transformé en un géant bricolage.


Carte topographie de Mayotte (Wikimedia Commons/CC)

Une famille, un peu éreintée par la multiplication de galères, finit par en rire. Ce mardi, ils ont reçu des messages annonçant une éventuelle coupure de l'eau courante :

« C'est le bordel ici ! Des messages annoncent une coupure d'eau (on a donc rempli toutes les bassines de la maison, c'est la magie de Mayotte), d'électricité et une grève des barges [qui assurent la liaison entre les deux îles qui composent Mayotte, ndlr] ! »

Commencé il y a quinze jours, le mouvement commence à se ressentir jusque dans les frigos des habitants.

« Les magasins sont fermés donc c'est resto, brochettis ou pizza... mais les frigos aussi ce vident évidemment ! Les distributeurs automatiques sont vides, les stations-service sont ouvertes par intermittence car l'essence se fait rare. Et on n'a même plus de bières pour l'apéro ! C'est la crise !

Sérieusement, chacun prend son mal en patience et on s'entraide comme on peut en se donnant des infos par textos. Les manifestants tiennent bon. Les élus et les maires se rallient au mouvement. Suite à des bousculades ce week-end, on demande le départ du préfet. »

Un autre ne travaille plus :

« Je ne vais pas au travail [...] il y a des bandes de jeunes qui foutent le feu aux pneus et aux poubelles, qui rackettent aux barrages... Du coup, c'est bombes lacrymos et jets de pierres dans les villages entre les flics habillés en Robocop et les jeunes [...] et apparament personne n'en parle en métropole ! »

« Ça caillasse grave »

Ce week-end, les heurts ont été particulièrement violents. Deux personnes ont été blessées.

Emmanuelle, par SMS, rapportait :

« C'est de plus en plus tendu. Pamandzi est complètement bloquée par les jeunes, les poubelles continuent de brûler, les barges ont arrêté de tourner, il n'y a plus de taxis dans les rues. »

 

 

Les affrontements du week-end (1ereFR)

Alors qu'un gendarme a été mis en examen pour « violences avec arme, sur mineur de 15 ans, par personne dépositaire de l'autorité publique, dans l'exercice de ses fonctions » après avoir blessé vendredi un enfant de 9 ans en marge des manifestations contre la vie chère, un rassemblement a de nouveau dégénéré dans la journée de lundi à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte.

Dans les rues, la tension ne faiblit pas :

« Ça chauffe grave, à Koungou en particulier... Je suis au bureau et avant de prévoir de rentrer je vais être vigilant car ça caillasse grave. Il faut dire que comme c'est les vacances scolaires et que rien n'est organisé socialement pour créer des activités pour les jeunes, ils s'occupent comme ça. »

Des SMS pour que les Blancs restent chez eux

Aux affrontements qui opposent la population aux policiers s'ajouteraient des tensions ethniques, dont il est encore difficile de mesurer l'étendue.


Capture d'un écran de téléphone, avec un SMS d'avertissement contre les Blancs

Deux internautes de Mayotte nous ont fait suivre des SMS appelant la communauté blanche de l'île à ne pas s'aventurer à l'extérieur. Anton et Yvon s'indignent de ce procédé :

« C'est en particulier sur la commune de Passamainty qu'une grande majorité de Blancs (les Wazungu) et eux uniquement ont reçus des SMS et coups de téléphone en provenance de plusieurs sources différentes (syndicat des infirmiers libéraux, du groupement militaire des services adaptés etc.) avec à chaque fois le même texte : des annonces de risque d'agressions avec des consignes de confinement.

L'effet de ces SMS – qui demandaient de rester joignable et annonçaient l'arrivée de renforts – a été désastreux puisqu'ils ont aggravé ou justifié la paranoïa de certains Blancs isolés dans leurs quartiers sur les hauteurs de Mamoudzou et qui ignorent tout ou presque des Mahorais et de la vie mahoraise [...].

En réalité, les agressions avérées sont rares, elles ont lieu sur des barrages ou lors de coupures de routes où l'on rackette tout le monde et pas seulement les Blancs. Le racket n'est cautionné ni par les Mahorais ni par les syndicalistes, il est le fait de jeunes délinquants.

Le racisme est présent des deux côtés : au “rentre chez toi sale Mzungu ” lancé par des ados en perdition répond régulièrement le “ sale Nègre ” lancé par des policiers en tenue un soir de contrôle...

Les SMS visent à alimenter la peur, un climat de guerre civile, à séparer les Blancs des autres, pour éviter sans doute qu'en se mélangeant de trop avec les Mahorais ils finissent par se connaître trop bien et s'associent pour lutter contre la corruption des élus locaux et la politique de la préfecture. »

Des bacheliers qui parlent mal français

Dans tous les témoignages que nous avons reçus de Mayotte, les internautes insistent sur l'extrême pauvreté qui règne dans le département. Michel décrit l'immobilisme et l'indigence des services publics :

« La gestion économique du département est une honte ! Tout le monde se fout de tout et le maître-mot des services de l'Etat c'est : “Pas de vagues.”

Par exemple, l'éducation est pitoyable. Oui, il y a des bacheliers mais ils parlent un français approximatif et, comme ils ont bien d'autres
lacunes, leur avenir hors Mayotte est bouché. Et comme ici, on est
à plus de 30% de chômage
, on risque d'arriver vite à une situation insupportable... »

Un RSA mahorais, qui vaut 25% du RSA métropolitain

Le correspondant du Monde à Mayotte note que si « le salaire minimum a doublé en sept ans, pour atteindre 80% du smig net », « les prix ont augmenté de “seulement” 40% sur cette période ». Et c'est cela que la population ne veut plus souffrir. La grève doit se poursuivre jusque jeudi. Mais les négociations semblent bloquées.

D'un côté, la population ne supporte plus d'être un « département au rabais », comme l'a souligné le socialiste François Rebsamen, avec un « smig » qui représente 85% du smic en métropole. Quant au RSA, il sera instauré à Mayotte à partir du 1er janvier, mais ce sera un « petit » RSA – 25% du national.

De l'autre, les Mahorais protestent contre les prix fixés par les grandes enseignes et réclament le blocage des prix des produits de première nécessité et leur alignement sur ceux pratiqués à La Réunion.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:54

LEMONDE | 12.10.11 | 10h31   •  Mis à jour le 12.10.11 | 12h07

 
 

 

Le nouveau dispositif se présente comme un outil de lutte précoce contre l'échec scolaire. Pas sûr que l'argument convainque les organisations syndicales.

Le nouveau dispositif se présente comme un outil de lutte précoce contre l'échec scolaire. Pas sûr que l'argument convainque les organisations syndicales. AFP/PIERRE VERDY

Le dossier est explosif. Peut-on, dès la maternelle, repérer les enfants "à risque" et à "haut risque" ? Passer au crible les comportements et les apprentissages des élèves dès 5 ans ? L'idée devait être proposée par le ministère de l'éducation nationale aux inspecteurs reçus par petits groupes, rue de Grenelle, à compter du mercredi 12 octobre. Objet des réunions : l'éventuelle mise en place d'une évaluation de tous les élèves de grande section de maternelle. Un livret appelé "Aide à l'évaluation des acquis en fin d'école maternelle", que Le Monde s'est procuré, détaille précisément, en vingt-deux fiches, un protocole très normé.

L'évaluation est prévue en trois phases. Entre novembre et décembre, une première phase dite de "repérage" : l'enseignant passerait au crible le comportement à l'école, le langage, la motricité et la "conscience phonologique" des élèves. La deuxième phase consisterait en un "entraînement progressif (…) avec les enfants repérés à risques lors de la phase1". Enfin, une étape bilan, entre mai et juin, permettrait de faire le point sur les acquis des élèves par des "séries d'épreuves collectives ou en petits groupes – d'une durée d'environ trente minutes par série".

CLASSEMENT DES ENFANTS EN TROIS CATÉGORIES

Une partie du livret d'évaluation porte sur le "devenir élève". Une façon politiquement correcte d'évoquer le comportement des enfants. L'enseignant devrait, entre autres, noter si l'élève "respecte les autres" et "contrôle ses émotions". "L'enfant devenu élève agit de manière à respecter l'intégrité de toutes les personnes et de son environnement ; il ne les agresse pas, il a recours à la parole en cas de désaccord ou de conflit", peut-on lire dans le document. On n'est pas loin du bilan médical – et confidentiel – que les médecins faisaient passer aux enfants dans leur 6e année. Le protocole prévoit d'ailleurs d'"articuler le bilan de santé et l'évaluation des acquis".

Enfin, le vocabulaire choisi risque de faire grincer des dents, de même que le classement des enfants en trois catégories : "RAS" (pour "rien à signaler"), "risque" et "haut risque". Le maître devrait remplir une "fiche élève" et une "fiche classe" reprenant les "scores" obtenus par les enfants aussi bien pour leur comportement que pour leur maîtrise du langage, leur motricité ou leur conscience des syllabes (phonologie).

Ainsi, un enfant qui, à 5 ans, obtiendrait moins de 2 points en comportement à l'école serait classé "à haut risque". Une approche qui n'est pas sans rappeler la proposition faite par le secrétaire d'Etat à la justice, Jean-Marie Bockel, en novembre 2010, de repérer les troubles du comportement dès 3 ans. Ou encore une expertise de l'Inserm, rendue publique en septembre 2005, qui pointait l'insuffisance du "dépistage du trouble des conduites" chez les enfants.

 

"CELA RESTE UN CHOIX INDIVIDUEL"

Le nouveau dispositif se présente comme un outil de lutte précoce contre l'échec scolaire. Pas sûr que l'argument convainque les organisations syndicales. L'évaluation en maternelle n'est pas tout à fait nouvelle, mais le dispositif actuel est facultatif : il s'agit d'une liste de fiches, proposées comme un outil que les enseignants utilisent ou non. "Cela reste un choix individuel", témoigne Laetitia Bordeau, 35 ans, professeure des écoles dans le Val-d'Oise. "Evidemment qu'en évaluant les élèves, on est aussi attentif à leur comportement, et ce dès la petite section de maternelle, l'idée étant de les préparer au mieux au CP, reconnaît-elle. Il faut aider l'enfant à devenir élève. Mais de là à le cataloguer…" Ce nouveau protocole d'évaluation pose, de fait, la question du rôle de l'école maternelle. "Les enseignants savent très bien identifier les enfants qui ont besoin d'un accompagnement particulier", estime Christian Chevalier, secrétaire général du SE-UNSA. "Ils n'ont nul besoin d'un dispositif inadapté qui va transformer la maternelle en structure de sélection, alors qu'elle n'a pas vocation à trier les élèves", s'insurge-t-il.

Même constat, inquiet, de la part de Pierre Frackowiak, inspecteur honoraire de l'éducation nationale : "Tests en CE1, en CM2, et aujourd'hui en maternelle… L'évaluation gangrène tout le système. La place que la maternelle accordait au jeu, au plaisir quotidien, me semble aujourd'hui fortement menacée par ce type de procédé." Dans le livret à destination des enseignants, il est précisé que "les taux nationaux de réussite seront calculés sur échantillon représentatif et diffusés pour permettre à chaque école de se situer par rapport à une valeur nationale". Revoilà exactement ce dont les enseignants ne veulent pas : une possible publication des résultats école par école, donc un palmarès des meilleurs établissements dès la maternelle ! "En évaluant toutes les écoles, on crée un potentiel instrument de classement que quelqu'un finira bien par exploiter", craignait déjà Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, à propos des évaluations mises en place à l'école élémentaire en 2008.

MARCHE ARRIÈRE FACE AU TOLLÉ DES TESTS RENDUS PUBLICS

Xavier Darcos, le prédécesseur de Luc Chatel au ministère de l'éducation nationale, avait annoncé, dans un premier temps, que les résultats des tests de français et de mathématiques en CM2 seraient rendus publics. Avant de faire marche arrière face au tollé de la profession. Cette intention, perçue comme une volonté de mise en concurrence des établissements, a suffi à discréditer toute la politique d'évaluation.

Le 14 septembre, le Haut Conseil de l'éducation rendait un rapport assassin dans lequel il remettait en cause l'ensemble du système actuel d'évaluation. Il préconisait de "confier à une agence indépendante la mise en œuvre" des évaluations des acquis des élèves, estimant "essentiel que, dans notre démocratie, les données concernant les résultats de notre système éducatif soient objectives et transparentes, donc incontestables".

Un mois après cette salve, pas sûr que les inspecteurs de l'éducation nationale reçus au ministère accueillent favorablement l'hypothèse de nouvelles évaluations.

Maryline Baumard, avec Mattea Battaglia et Aurélie Collas

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:07

LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.11 | 12h32

 
 

 

La plupart des associations distribuent l'aide sous forme de colis que les personnes viennent chercher. Sinon, il s'agit d'"épiceries sociales", de repas assis ou de repas distribués dans la rue.

La plupart des associations distribuent l'aide sous forme de colis que les personnes viennent chercher. Sinon, il s'agit d'"épiceries sociales", de repas assis ou de repas distribués dans la rue.AFP/JACQUES MUNCH

Le Secours populaire français a redit, mercredi 12 octobre, sa crainte d'"un désastre alimentaire sans précédent" en Europe, en raison de la disparition programmée en 2013 du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD).

Peu avant la "Journée mondiale du refus de la misère" le 17 octobre, Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, appelle à "ne pas rajouter de la misère à la misère" et arrêter ce "tsunami alimentaire programmé". "Mais ce 17 octobre 2011 s'annonce avec de très mauvaises décisions", car "si les autorités européennes ne reviennent pas sur leur décision, un désastre alimentaire sans précédent menace des millions de familles qui ne mangent que grâce" au PEAD, s'inquiète M. Lauprêtre.

"13 MILLIONS DE PERSONNES"

"En Europe, un peu plus de 13 millions de personnes accèdent à ce programme d'une valeur de 480 millions d'euros. En France, le programme est de 72 millions d'euros et aide près de 4 millions de personnes à se nourrir", rappelle le communiqué.

"La décision de la Cour européenne de justice, appuyée par l'Allemagne et 5 autres Etats, pénalise 19 Etats, dont le nôtre, avec son objectif visant à diminuer de 75 % le Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) en 2012, et sa suppression totale, en 2013", déplore M. Lauprêtre.

"Derrière la froideur de ces chiffres, se cache la détresse d'enfants, de familles, de personnes âgées, de chômeurs, de travailleurs pauvres, de jeunes, etc. (...) Au moment où la valse des milliards est orchestrée, l'argent versé par le PEAD représente seulement 1 euro par habitant d'Europe", souligne le Secours populaire.

En avril, un arrêt de la Cour de justice européenne a donné raison aux six pays (Allemagne, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, République tchèque, et la Suède) qui arguaient que la politique sociale ne relève pas de la Commission euroépenne et des fonds de la politique agricole commune (PAC), remettant en cause l'achat massif de produits de base destinés à la distribution des repas par les associations caritatives.

Depuis, Bruxelles propose d'ajouter un nouveau fondement légal au PEAD, à savoir l'objectif de "renforcer la cohésion sociale de l'Europe", afin de surmonter les objections de la Cour européenne de justice qui avait estimé en avril qu'il s'était éloigné de son objectif initial de fournir un débouché aux stocks d'excédents agricoles.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:02

LEMONDE | 12.10.11 | 09h03   •  Mis à jour le 12.10.11 | 10h40

 
 

 

Deux membres de la police fédérale allemande (Bundespolizei), spécialisée dans la sécurité et le maintien de l'ordre, patrouille dans l'aéroport de Frankfort.

Deux membres de la police fédérale allemande (Bundespolizei), spécialisée dans la sécurité et le maintien de l'ordre, patrouille dans l'aéroport de Frankfort. REUTERS/RALPH ORLOWSKI

Berlin - Un virus informatique empoisonne ces jours-ci la vie du gouvernement allemand. Samedi 8 octobre, l'influent club de hackers, Chaos Computer Club, (CCC) révélait avoir découvert que l'administration utilisait, en toute illégalité selon lui, un logiciel informatique qui était en fait un virus de type " cheval de Troie " permettant de détourner des données personnelles et de contrôler à distance d'autres virus. Circonstance aggravante : selon le CCC, de " gros défauts de conception du programme " permettent " à n'importe qui sur Internet " d'accéder à cette fonction. Quelle était cette administration ? Mystère. Dans un premier temps, le porte- parole du gouvernement et la ministre de la justice avaient déclaré ne pas être au courant.

Mais très vite, les soupçons se sont portés sur la police bavaroise. Lundi, le ministre de l'intérieur de Bavière, Joachim Hermann (CSU) a reconnu les faits. Entre 2009 et février 2010, la police bavaroise aurait, à cinq reprises, utilisé ce logiciel et opéré par ce biais entre 20000 et 30000 captures d'écrans pour résoudre des affaires criminelles. Après avoir affirmé que ces opérations étaient parfaitement légales, le ministre a annoncé, mardi 11 octobre, que la police bavaroise n'utiliserait plus ce logiciel.

C'est que dans ce pays où les atteintes aux libertés individuelles constituent un sujet très sensible, les pressions étaient devenues fortes. Le parti libéral (FDP), en chute libre dans les sondages, a rapidement saisi l'intérêt de se démarquer de son allié bavarois. La ministre de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP), a estimé que " la technique utilisée doit être autorisée et ensuite nous devons être absolument sûrs que nous n'entrons pas dans des domaines interdits de la sphère privée ". Le secrétaire général du FDP, Christian Lindner a même rencontré les membres du CCC et leur a donné raison.

Une rencontre d'autant plus remarquée qu'elle intervient trois semaines après l'échec spectaculaire enregistré par le FDP à l'élection du maire de Berlin au profit du parti pirate, proche du CCC. Celui-ci avait séduit 8,9% des électeurs, notamment en insistant sur la liberté dans l'utilisation d'Internet et la transparence de la vie politique. Alors qu'une quinzaine de membres du parti pirate font leur entrée au parlement de Berlin dont est exclu le FDP, Christian Lindner avait reconnu que sa formation devait tirer des leçons du succès de son concurrent.

A Berlin, outre le FDP, le ministre de l'intérieur, Hans-Peter Friedrich, pourtant membre de la CSU, a également pris ses distances avec ses amis bavarois. En février 2008, la Cour constitutionnelle allemande avait fixé des limites très strictes à l'utilisation de tels logiciels par les autorités : il fallait que des vies humaines soient en danger, que la sécurité de l'Etat soit menacée et qu'un juge ait donné son approbation. Elle encadrait ainsi des pratiques qui s'étaient développées, du fait de l'essor des nouvelles technologies et des mesures anti- terroristes prises après septembre 2001.

Malgré tout, plusieurs Etats-régions utilisent des logiciels comparables à celui de la police bavaroise, notamment le Bade-Würtemberg où le ministre de l'Intérieur, Reinhold Gall (SPD) affirme qu'une telle utilisation a toujours été strictement encadrée par la justice. Néanmoins, le Bade-Würtemberg a décidé de ne plus l'utiliser. Selon le site Internet du Spiegel, la société DigiTask qui a conçu le logiciel incriminé a travaillé avec plusieurs Etats-régions et avec l'administration des douanes.

Frédéric Lemaître

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 11:00

LEMONDE.FR avec AFP | 12.10.11 | 09h29

 

Des prisonniers birmans à la prison d'Insein, avant leur libération, le 12 octobre 2011.

Des prisonniers birmans à la prison d'Insein, avant leur libération, le 12 octobre 2011.AP/Khin Maung Win

Plus de 70 prisonniers politiques sont inclus dans l'amnistie décrétée par le régime birman, a indiqué mercredi une organisation non gouvernementale installée en Thaïlande, selon laquelle ce chiffre n'est pas encore définitif. "Je pense que nous allons en voir d'autres", a déclaré Aung Khaing Min, de l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP). Parmi ces prisonniers, le truculent comédien et humoriste Zarganar a pu sortir de sa cellule tôt dans la matinée de mercredi. Il avait été arrêté en 2008 après avoir organisé l'aide aux victimes du cyclone Nargis (138 000 morts et disparus) et critiqué la gestion du drame par le pouvoir. Il avait été condamné à un total de cinquante-neuf ans de prison, ensuite réduit à trente-cinq.

Les autorités avaient annoncé mardi une amnistie de plus de 6 300 prisonniers. Elles n'ont pas diffusé de liste nominative officielle. Mais les informations se multiplient dans tout le pays de la sortie de dizaines de militants de nombreuses prisons. Un responsable birman a ainsi affirmé que l'amnistie concernerait, rien qu'à Rangoun, une trentaine de détenus politiques, "pour la plupart membres de la Ligue nationale pour la démocratie" (LND) d'Aung San Suu Kyi. Un cadre de la LND a par ailleurs évoqué la libération de 23 membres du parti dissous dans deux autres établissements du pays. Et Zetha Thaw, un militant de Generation Wave, a fait état de la libération de deux membres de l'organisation ainsi que de participants aux émeutes de 1988. L'AAPP, basée en Thaïlande, a fait état pour sa part d'au moins 48 prisonniers politiques amnistiés, tout en précisant que le chiffre était susceptible d'augmenter.

 

Des détenues, à la sortie de la prison d'Insein, le 12 septembre 2011.

Des détenues, à la sortie de la prison d'Insein, le 12 septembre 2011.AP/Khin Maung Win

DES AVANCÉES SALUÉES PAR LES ÉTATS-UNIS

Les chancelleries occidentales estimaient jusqu'à aujourd'hui à environ 2 000 le nombre total de prisonniers politiques en Birmanie : opposants, journalistes, avocats, artistes. Le président Thein Sein, entré en fonction en mars suite à la dissolution de la junte militaire, tente depuis quelques semaines de prouver qu'il est décidé à s'engager vers de profondes réformes. Les gestes symboliques se sont multipliés à un rythme effréné dans un pays habitué jusqu'à mars dernier au conservatisme répressif du généralissime Than Shwe, chef de la junte au pouvoir à partir de 1992, et qui a depuis pris sa retraite.

Le nouveau patron du pays a notamment entamé le dialogue avec Mme Suu Kyi, que la junte avait maintenue en détention pendant plus de quinze des vingt dernières années. Et il a annoncé fin septembre la suspension d'un projet de barrage financé par les Chinois pour "respecter la volonté du peuple". La session en cours de l'Assemblée nationale a été ouverte pour la première fois à la presse, et le patron de la censure a estimé que les médias devraient être libérés de toute contrainte. Des avancées que les Etats-Unis avaient saluées lundi.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 10:56

Le Monde - Mercredi 12 octobre 2011

 

Il est devenu la bête noire des écolos américains : le projet d'oléoduc Keystone XL, qui permettrait d'acheminer chaque semaine des millions de barils de pétrole du Canada vers le golfe du Mexique, soulève des questions économiques, environnementales et, depuis quelques jours, éthiques, alors que le sujet est en train d'ébranler la Maison Blanche.

 

 

Qu’est-ce que Keystone XL ?

Le KXL, de son petit nom, c’est un projet d’oléoduc géant entre le Canada et les Etats-Unis. Il aurait pour objectif d’acheminer environ un million de barils de pétrole brut par jour entre l'Alberta et les raffineries du Texas, soit un parcours de 2 700 km. Il prolongerait ainsi le pipeline Keystone qui, lui, existe depuis juin 2010 entre l'Alberta et l'Illinois. Le projet, d’un coût estimé à 7 milliards de dollars, est porté par le consortium TransCanada et verrait le jour en 2013 s'il est mené à terme.

Que reproche-t-on au projet ?

Les associations écologistes mais aussi des groupes de riverains craignent l'impact sur le paysage, notamment la destruction d’une partie de la forêt boréale canadienne, et les risques de contamination du fait de fuites. Mais surtout, ils dénoncent une pollution de plus grande ampleur à venir, car le pétrole de cet oléoduc serait puisé au Canada dans les sables bitumineux, ces poches de pétrole visqueux et lourd, dont l'exploitation est coûteuse et très polluante.

En face, les défenseurs du projet, notamment les Républicains, font miroiter la création de 20 000 postes dans la construction, ainsi que plus de 100 000 emplois indirects. Mais une étude de l'université américaine Cornell, rendue publique fin septembre, estime plutôt l'apport à 5 000 emplois directs, en se basant sur les données fournies par TransCanada. Ce que confirme le New York Times, dans un édito qui appelle à refuser le Keystone XL.

Pourquoi fait-il scandale aujourd’hui ?

Le Keystone XL suscite craintes et oppositions depuis son lancement — en 2005 pour le tronçon existant et en 2008 pour le projet de prolongement. Mais depuis une semaine, le projet a pris un tour bien plus polémique et médiatisé, éclaboussant tant le promoteur canadien que le lobby pétrolier dans son ensemble et surtout le gouvernement américain, accusé d’être juge et partie dans l’affaire.

Le projet d’oléoduc traversant une frontière, c'est le département d'Etat américain qui a été chargé de l'enquête d'utilité publique. Or, le ministère dirigé par Hillary Clinton est accusé par plusieurs associations écologistes, notamment les Amis de la Terre, d'aider et d'encourager TransCanada, lors du processus d'approbation du projet. Pour preuve de cette corruption, des emails ont été révélés au grand jour, au titre de la loi sur l'accès à l'information aux Etats-Unis, mettant en lumière les liens pour le moins étroits entre des lobbyistes de l'oléoduc et des fonctionnaires américains chargés étudier le projet.

Un homme en particulier ressort de ces échanges : l’Américain Paul Elliott, employé par le consortium pour faire du lobbying en faveur du projet, à raison d’une grasse rémunération de 310 000 dollars. Or, ce même Elliott a fait partie de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton pour l'investiture démocrate en 2008, ainsi que pour ses campagnes sénatoriales en 1996 et 2000. Dans un mail, une diplomate de l'ambassade des Etats-Unis à Ottawa, Marja Verloop, le félicite d'avoir obtenu l'appui de l'influent sénateur du Montana, Max Baucus. Dans un autre courriel, elle discute de la performance du président de TransCanada lors d'une rencontre avec des élus influents du gouvernement américain.

Selon les associations, Elliott n’est pas le seul. Le site DeSmogBlog, spécialisé dans les conflits d’intérêts au sein des politiques environnementales, a ainsi identifié sept autres lobbyistes de TransCanada ayant des liens proches avec la secrétaire d’Etat et le président Barack Obama, remontant à leurs campagnes électorales. Au total, le consortium a déboursé 2 millions de dollars en honoraires de lobbying depuis 2009. Alors que l’administration américaine nie en bloc, pour TransCanada, il ne s’agit rien de plus que le business classique des entreprises faisant des affaires aux Etats-Unis.

Quelle pourrait être l’issue des tractations ?

Vendredi, s’est tenue la dernière consultation publique américaine, dans une ambiance très agitée. Les militants écologistes, amèrement déçus ces derniers temps par l’abandon d’Obama devant les lobbys industriels sur des sujets écologiques majeurs, sont plus que jamais déterminés à mettre des bâtons dans les roues de Keystone. "Une pression durable venant du terrain est nécessaire pour forcer l'intervention du président Obama", déclarait à l’issue de la réunion Erich Pica, président des Amis de la terre.

L'administration Obama devrait se prononcer d'ici trois semaines.  Il y a quelques mois à peine, les observateurs s’entendaient sur un feu vert de Washington, étant donné l'appui unanime des Américains à la réduction de la dépendance énergétique envers les pays du golfe Persique. Mais ces révélations, ainsi que les critiques qui se multiplient sur les atteintes à l’environnement du pétrole tiré des sables bitumineux, pourraient changer la donne.

Photos  : Eric Hylden/AP, Mark Ralston/AFP

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:53

LEMONDE.FR avec AFP | 11.10.11 | 22h01

 
 

 

Manifestation des "indignés" à Madrid, le 19 juin 2011.

Manifestation des "indignés" à Madrid, le 19 juin 2011.AFP/JOSE JORDAN

Le collectif "OccupyLSX" (Occupy London Stock Exchange, la Bourse londonienne) a annoncé son intention d'occuper, samedi 15 octobre, la City, le cœur financier de Londres, à l'instar des "indignés" qui ont occupé des lieux emblématiques en Espagne, à Wall Street, à New York, ou en Grèce. Le mouvement de protestation espagnol appelle ce jour-là à une journée d'action mondiale.

"Nous espérons installer un campement dans un lieu sûr, proche de la City", a indiqué à l'AFP Peter Vaughn, un militant du collectif OccupyLSX. Les participants doivent se réunir devant la cathédrale Saint-Paul puis se diriger vers le siège de la Bourse londonienne. "Il n'est pas question d'occuper des bâtiments, mais plutôt de tenir des ateliers, des forums de discussions, de susciter l'enthousiasme", explique Peter, 24 ans, au chômage.

BRISER L'APATHIE GÉNÉRALE

A Londres, une assemblée générale, baptisée "bloquer le pont", s'est tenue dimanche dernier sur le pont de Westminster, attirant qautre cents personnes, selon le site Internet du collectif. L'assemblée générale a invité tous les "indignés" à venir participer samedi à des ateliers sur divers sujets comme "la dette" et à "briser l'apathie générale parmi la jeunesse", selon le site Internet.

"Le mouvement croît d'heure en heure, plus de trois mille cinq cents personnes se sont déjà inscrites sur notre page Facebook pour participer samedi", souligne Peter Vaughn. UK Uncut, un collectif opposé aux coupes budgétaires drastiques décidées par le gouvernement de David Cameron, soutient l'action de samedi, mais comme tous les mouvements d'"indignés", il n'y a ni porte-parole ni direction du mouvement.

Le mouvement de contestation des "indignés" est parti d'Espagne en mai, de la Puerta del Sol, à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur exaspération face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié des 25 ans. Le mouvement a depuis fait tache d'huile, en Europe et aux Etats-Unis notamment, où des manifestants se sont installés depuis trois semaines dans un square près de la Bourse de New York. Selon un site participatif, United for Globalchange, quatre cents "mobilisations" sont prévues samedi dans au moins quarante-cinq pays.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:45

RSR.CH - Mardi, 11 octobre 2011 à 14:32

Environ 3000 manifestants ont participé à une manifestation à Chicago à l'occasion d'une réunion de banquiers. [Scott Olson - AFP]

Environ 3000 manifestants ont participé à une manifestation à Chicago à l'occasion d'une réunion de banquiers. [Scott Olson - AFP]

Des milliers de manifestants ont rallié lundi le centre-ville de Chicago pour protester contre les inégalités économiques. Les contestataires s'inspirent du mouvement des "indignés" de Wall Street qui ont débuté leur protestation à la mi-septembre à New York, la capitale financière des Etats-Unis.

Les organisateurs d'une plate-forme appelé "Standup Chicago" (Chicago debout), qui regroupe des professeurs, des responsables syndicaux et religieux, disent espérer que des milliers de gens prennent part à cinq défilés distincts "pour récupérer nos emplois, nos maisons et nos écoles".

Environ 3000 personnes ont participé à la manifestation de lundi, selon la police. Scandant "nous sommes les 99%" (en référence du 1% des Américains qui accaparent les richesses selon eux), des centaines de manifestants se sont retrouvés devant la réserve fédérale et la chambre de commerce de Chicago.

"Liquidez la Fed"

Parmi les autres slogans, figuraient "Liquidez la Fed (la banque centrale des Etats-Unis)" ou "Pour l'annulation des baisses d'impôts de Bush". "Nous voulons vraiment montrer le rôle qu'a joué le secteur financier (dans la crise)", a dit Adam Kader de "Arise Chicago" (Chicago lève-toi), une association de défense des travailleurs.

Une autre manifestante, Wedad Yassin, étudiante à la Benedictine University, "ne veut plus que les impôts servent à faire la guerre" et désire que davantage de crédits soient alloués à l'éducation.

27 arrestations

Certains protestataires se sont réunis devant le bâtiment où se déroulait une réunion de la Mortgage bankers association of America, tandis que d'autres se sont attroupés devant un hôtel de luxe où se tenait une conférence d'une association financière.

Selon une manifestante, des centaines de manifestants ont pris le risque de se faire arrêter en organisant un "sit-in" sur l'avenue Michigan, la principale artère commerçante de la ville, et de bloquer la circulation. La police en a arrêté 27 qui scandaient "Sauvons nos écoles, sauvons nos maisons!".

ats/pima

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:44
Les manifestants se rendront d'immeuble en immeuble pour exiger «une prolongation de l'impôt sur les millionnaires».

Mardi, 11 Octobre 2011 13:29 Le Journal de Montréal

©REUTERS/Shannon Stapleton

NEW YORK - Les «indignés de Wall Street» ont décidé d'étendre leur mouvement aux quartiers huppés de Manhattan avec un défilé prévu dans l'Upper East Side qui abrite les résidences des plus grandes fortunes de la ville et du pays.

Au cours de ce qu'ils ont baptisé la «Tournée des milliardaires», les manifestants ont prévu de se rendre mardi devant les résidences de Rupert Murdoch, patron de News Corp, de Jamie Dimon, patron de JPMorgan Chase, et de celles d'autres dirigeants.

Des centaines de personnes campent depuis le 17 septembre dans un parc proche de Wall Street afin de protester contre le comportement des entreprises sur les marchés boursiers seulement motivées par la perspective de profits rapides.

Environ 700 personnes ont été interpellées lors de défilés dans les rues de New York et une centaine d'autres ont connu la même mésaventure à Boston, mardi.

«Rejoignez-nous dans notre tournée des résidences de dirigeants de banques et d'entreprises qui ne paient pas d'impôts, suppriment des emplois (...) et coulent notre économie tout en continuant à se verser des bonus record», dit un des groupes organisateurs de la manifestation.

Les manifestants se rendront d'immeuble en immeuble «pour exiger des comptes pour les délits commis à Wall Street et une prolongation de l'impôt sur les millionnaires», redevance propre à l'État de New York qui doit être supprimée à la fin de l'année.

Conséquence de l'ampleur prise par le mouvement, Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs, a dû annuler une conférence qu'il prévoyait de donner au Barnard College de New York.

Les étudiants américains ont annoncé des manifestations de solidarité sur 56 campus jeudi et d'importants défilés devraient avoir lieu dans tout le pays pour dénoncer les inégalités économiques, samedi.

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