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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:56
Créé le 14/10/2011 à 12h02 -- Mis à jour le 14/10/2011 à 14h23

ZURICH (Suisse) - Répondre au besoin de tendresse et à la sexualité des personnes handicapées est le délicat travail des assistants sexuels qui pratiquent légalement en Suisse depuis plusieurs années, mais leur activité suscite encore l'incompréhension et parfois l'indignation.

Le salon de massage Andana est situé dans un immeuble anonyme de Zurich, loin des quartiers chauds de la ville.

Michelle Gut, une gracieuse Suissesse à la longue chevelure blonde, y accueille des clients pour des massages érotiques. Parmi ses clients figurent également des personnes en situation de handicap physique ou mental.

"Ce n'est pas facile d'avoir une vie de couple normale lorsqu'on est handicapé", explique Michelle qui exerce depuis les années 1990 comme masseuse et a obtenu un diplôme d'assistante sexuelle.

Installée dans l'une des pièces où elle reçoit les clients, une très confortable chambre qui n'a rien à envier à un hôtel de luxe, elle explique que ses clients handicapés "ont besoin de la tendresse sexuelle qui leur fait défaut".

"Certains ont comme seule référence la pornographie, d'autres ne savent strictement rien de la sexualité, car ils n'ont aucune expérience", raconte-t-elle.

En Suisse, les assistants sexuels sont formés en petit nombre depuis 2003 par des associations spécialisées et sur une sélection rigoureuse. Ils sont tout au plus une dizaine. La Confédération a pris modèle sur ce qui se pratique aux Pays-Bas, en Allemagne et au Danemark. Dans d'autres pays comme la France, la question fait débat.

Leur statut est assimilé à celui des prostituées et leurs prestations sont payantes et entièrement à la charge des clients. Michelle demande ainsi 200 francs suisses (162 euros) par heure pour une personne handicapée, contre 270 francs suisses pour une personne non handicapée.

Les services qu'elle offre aux personnes handicapées vont du massage classique aux caresses et se terminent par "un massage des zones érogènes", soit par une masturbation, explique Michelle.

La pénétration est exclue, précise-t-elle. "J'ai de très bons contacts avec les prostituées ou des assistantes sexuelles qui vont plus loin. Si un client veut plus, je le mets en contact", indique Michelle.

Les parcours des assistants sexuels sont aussi variés que leurs origines et leur travail ne doit jamais constituer une activité à temps plein, insiste Catherine Aghte Diserens, sexo-pédagogue spécialisée et formatrice pour adultes.

"Ce n'est pas un métier en soi, il faut même prouver une autre profession qui permet de gagner sa vie", insiste-t-elle.

Pour la présidente de l'association suisse Sexualité et handicaps pluriels (SEHP), les assistants sont "mieux acceptés par les parents et les responsables des institutions" que les prostituées, qui reçoivent pourtant régulièrement des personnes handicapées.

Mais leur activité ne convient pas toujours aux handicapés, qui ont besoin "davantage de temps et de contact relationnels", tandis que les prostituées peuvent être "impressionnées" par certains handicaps.

Jacques Arnould, la cinquantaine et marié, est l'un des rares assistants sexuels à témoigner à visage découvert, car même en Suisse cette spécialisation reste décriée, voire rejetée.

"Il y a encore un très grand travail d'information à accomplir", souligne ce kinésithérapeute et rééducateur en uro-gynécologie.

"Les personnes en situation de handicap sont comme les personnes valides: elles ont des fantasmes, des attentes, des envies et des frustrations", précise Jacques.

"Il arrive que certaines personnes n'approuvent pas mon activité d'assistant sexuel et refusent de venir en traitement chez moi. D'autres, au contraire trouvent cela très bien", ajoute ce père de trois enfants, qui respectent son travail.

Et il raconte le désarroi des parents de personnes handicapées, abandonnés à leur sort et n'ayant pas de réponse quant à la sexualité de leurs proches.

"Est-il acceptable qu'une mère d'un jeune adulte trisomique doive l'aider à se masturber chaque semaine ?", demande-t-il.

Pour Jacques, "il faudrait que les personnes qui nous stigmatisent aient l'honnêteté de se renseigner sur l'assistance sexuelle et qu'elles aient un minimum d'empathie".

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:53
Créé le 14/10/2011 à 12h19 -- Mis à jour le 14/10/2011 à 12h24
Tramway T1 Arret Cosmonautes.Saint-Denis, le 1 septembre 2011.

Tramway T1 Arret Cosmonautes.Saint-Denis, le 1 septembre 2011. ALEXANDRE GELEBART / 20 MINUTES

MOBILITES - Aux Rencontres nationales du transport public à Strasbourg, professionnels, spécialistes et élus s'accordent sur une future hausse du prix des transports publics. Elle pourrait même être conséquente, pour rattraper le déficit de recettes accumulé ces dernières années...

Cette fois-ci, on y va tout droit. La question de la hausse du tarif des transports ne fait même plus débat. Aux Rencontres nationales du transport public à Strasbourg, où l’on croise depuis mercredi  12 octobre le gotha des opérateurs et industriels du secteur, ainsi que des élus de la France entière, la question est en tout cas tranchée: l’usager va passer à la caisse.

«Les tarifs n’ont pas suivi l’évolution du coût des transports, et la baisse du ratio recettes/dépenses se poursuit depuis les années 1970», analyse Bruno Faivre d’Arcier, chercheur au Laboratoire d'économie des transports de Lyon. Le coupable? Les abonnements voyageurs: «L’accroissement des abonnements a conduit à davantage de fréquentation dans les transports, mais sans recette supplémentaire.» «On ne fait pas assez payer le client», assène de son côté Dominique Bussereau, président du conseil général de la Charente-Maritime. L’ancien secrétaire d'Etat aux Transports souligne que la recette par voyageur a baissé de 20% en une quinzaine d’années, et que le prix des transports reste faible en France, comparativement aux autres pays européens.

«Une population solvable qui peut payer davantage»

«Entre 1999 et 2011, nous avons enregistré une perte sur les abonnements de 7,2% en euros constants, alors que l’offre kilométrique des transports publics a progressé de 16%», constate Michel Bleitrach, président du directoire de Keolis, filiale de la SNCF, et président de l’Union des transports publics (UTP). «Est-ce que cette tendance peut se poursuivre? Je ne le pense pas.» Chez le concurrent Veolia/Transdev, on va dans le même sens. «Il y a une population solvable qui peut payer davantage», n’hésite pas à lancer Francis Grass, directeur adjoint France chez Veolia/Transdev. Le public visé: les actifs de 25 ans et plus qui ont un emploi, et les seniors. Les opérateurs sont d’autant plus convaincus de la nécessité d’une hausse, qu’ils assurent «ne jamais avoir enregistré de baisse de fréquentation après une augmentation des tarifs.»

A la SNCF, Jean-Pierre Farandou, directeur général de la branche proximités, s’inquiète d’une certaine «dérive»: «L’usager ne participe qu’à hauteur de 25% dans les coûts de production des TER, qui sont de quatre milliards d’euros. C’était 30% il y a quelques années. La tendance n’est pas bonne, et quand on voit des opérations de promotion à un euro le billet de TER, c’est inquiétant, car cela amène du trafic supplémentaire qu’on ne sait pas toujours traiter, sans générer de recette.»

Transport: un bien public ou pas?

La hausse des tarifs ne se fera pas de n’importe quelle façon. «Il faut des stratégies différentes selon que l’on s’adresse à la clientèle des abonnés, des occasionnels, des exceptionnels», affirme Patrick Jeantet, directeur général délégué de Keolis. Très présente dans les petites agglomérations, la filiale de la SNCF ajoute même qu’il «convient de positionner les gammes tarifaires selon la concurrence locale. Dans les petites villes, le coût de la voiture n’est pas très cher, parce que le prix du stationnement est bas, et que l’on y circule relativement bien. Difficile dans ce contexte de proposer des tarifs de transport public élevés. Dans les grandes métropoles c’est exactement l’inverse, on peut donc se permettre d’augmenter les tarifs.»

Quasiment plus aucun élu local n’ose dire que les tarifs n’augmenteront pas. Même si certains espèrent qu’il existe «peut-être d’autres solutions», s’aventure Joël Carreiras, vice-président du Grand Toulouse. «Derrière ce débat, se pose la question de savoir si le transport est un bien public ou pas, et donc qui le finance: l’usager ou le contribuable? Il y aura des arbitrages à faire de la part des collectivités, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat.»

Mickaël Bosredon
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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:41
20minutes.fr - Créé le 14/10/2011 à 11h09 -- Mis à jour le 14/10/2011 à 13h12

 

LONDRES - Quand Andrew Fairclough, musicien, rentre chez lui, il pousse la porte d'une petite église du XIXe siècle. Ses vinyles, ses pianos, son lit, son canapé et sa table de ping-pong ont trouvé presque naturellement leur place dans la nef aux grands vitraux et au sol moquetté.

Andrew vit dans cette église désaffectée mais chaleureuse de la banlieue de Londres que son propriétaire, l'Eglise réformée unie, veut protéger contre les squatteurs. Il paie 310 euros de loyer par mois. Une aubaine pour Londres, l'une des capitales les plus chères d'Europe, où le loyer moyen engloutit la moitié du salaire d'une personne.

"C'est fantastique. Tu habites un endroit incroyable pour un tout petit loyer. Quand j'en ai entendu parler la première fois, je me suis dit que c'était trop beau pour être vrai!", raconte Andrew, 41 ans, installé dans son canapé crème face à l'orgue de l'église.

Le principe est simple. De nombreux bâtiments sont inoccupés à Londres, avant d'être vendus ou réaménagés. Pour éviter les squatteurs et ne pas payer une fortune en sécurité, leurs propriétaires les confient à des agences spécialisées qui les louent temporairement à des particuliers, surnommés "gardiens".

Par leur seule présence, "les +gardiens+ assurent une sécurité bon marché", explique Doug Edwards de l'agence Ad Hoc, qui facture moins de 230 euros par semaine le service au propriétaire. "En échange, les gardiens ont des loyers très bon marché", avec un rabais de 50% voire plus sur le prix du marché, dans des quartiers parfois hors de prix.

Comme cet appartement de 300 mètres carré surplombant Green Park, à quelques minutes du palais de Buckingham, loué 230 euros par semaine.

Ou encore ce logement sur King's Road dans le quartier huppé de Chelsea. "Le +gardien+ vivait à côté de deux footballeurs de Chelsea, et ça lui coûtait 300 euros par mois !", affirme M. Edwards.

Revers de la médaille: le "gardien" peut être sommé de quitter son logement dans un délai de deux semaines. En un an, Daniel, éboueur et écrivain, a déménagé quatre fois. Une situation dans laquelle il trouve finalement son compte.

"J'ai vécu à Hampstead", un quartier prisé du nord de Londres, "et j'habite maintenant Warren Street", au coeur de la capitale. "C'est sympa de découvrir de nouveaux endroits", explique-t-il, assis dans sa chambre de 40 mètres carré éclairée par des néons, vestiges de l'époque où son immense appartement faisait office de bureaux.

Daniel, 26 ans, doit partager deux douches avec les douze "gardiens" de l'immeuble, "mais à 68 euros par semaine, y a rien à redire".

Pour devenir "gardien", il faut remplir plusieurs critères: toucher un salaire régulier, n'avoir ni animal ni enfant, et ne pas faire la fête.

Son rôle consiste simplement à signaler le moindre dégât. Résultat: les agences ont des listes d'attente de plusieurs centaines de personnes.

Arthur Duke de l'agence Live-in-Guardians a noté une nette augmentation du nombre de candidats ces trois derniers mois, un phénomène qu'il attribue en partie à la crise. "On a des médecins, des pompiers, des artistes, des comptables, des gens qui travaillent à la City."

Pour une majorité de "gardiens", "le but est d'économiser" pour acheter un appartement, précise-t-il. Des couples choisissent aussi cette option pour épargner en vue de leur mariage, selon M. Edwards.

Quasiment tout bâtiment vide peut être utilisé, moyennant un aménagement minimum comme l'installation de douches, estime-t-il. Des centaines d'anciens bureaux, écoles, églises ou même piscines et maisons de retraite sont ainsi convertis momentanément en logement à Londres. Ce qui donne parfois lieu à des situations rocambolesques.

"Des gens me prennent pour le vicaire", confie Andrew. "Une personne est venue me demander des conseils spirituels. J'ai d'abord été tenté de jouer le jeu, et puis je me suis retenu et lui ai indiqué l'église la plus proche!", ajoute-t-il dans un éclat de rire, amplifié par l'acoustique de l'église.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:33
20minutes.fr - Créé le 14/10/2011 à 13h47 -- Mis à jour le 14/10/2011 à 13h48

FRANCFORT, Allemagne - La chancelière allemande Angela Merkel a appelé vendredi les pays qui donnent des leçons à l'Europe pour résoudre sa crise de la dette, à cesser de refuser la taxe sur les transactions financières qu'elle propose, dans une allusion aux Etats-Unis notamment.

"Il n'est pas possible que ceux qui, à l'extérieur de la zone euro, nous appellent toujours à agir contre la crise, refusent dans le même temps l'instauration d'une taxe sur les transactions financières", a déclaré la chancelière lors d'une allocution au congrès du puissant syndicat IG Metall à Karlsruhe (sud).

Plusieurs membres du G20, comme le Japon ou le Brésil, sont favorables à la création de la taxe, mais elle est refusée par les Etats-Unis et la Chine. Elle ne fait pas non plus l'unanimité en Europe, où seuls une demi-douzaine de pays sur les 27 membres de l'UE se sont prononcés en sa faveur jusqu'à présent.

Parmi les priorités allemandes pour le sommet du G20, qui doit se tenir les 3 et 4 novembre à Cannes, dans le sud-est de la France, la chancelière a cité "la régulation des marchés financiers (et) des banques à risque systémique", cette dernière ayant "déjà été faite en Allemagne".

Pour résoudre la crise en zone euro, Mme Merkel a par ailleurs déclaré qu'une décote de la dette grecques "ne pourrait avoir lieu que pour éviter pire" et permettre au pays de se réformer pour améliorer sa compétitivité.

Elle a aussi répété son opposition à l'émission d'obligations européennes (Eurobonds), "qui ne seraient pas un miracle (et) feraient monter les taux" de refinancement de l'Allemagne.

Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20 se réunissent de vendredi à samedi à Paris, pour préparer le sommet de Cannes.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:26
20minutes.fr Créé le 14/10/2011 à 12h48 -- Mis à jour le 14/10/2011 à 14h27

NEW YORK - Les manifestants anti-Wall Street de New York ont obtenu vendredi une "victoire", la mairie annonçant un report du nettoyage du square qu'ils occupent depuis le 17 septembre au coeur du quartier financier.

La mairie de New York a précisé dans un communiqué que le propriétaire du square Zuccotti "reportait le nettoyage du parc" prévu vendredi, ce qui a suscité une immense clameur parmi les milliers de manifestants et sympathisants réunis tôt vendredi dans le parc.

"C'est une victoire pour nous", a déclaré à l'AFP Senia Barragan, une porte-parole du mouvement, ajoutant que "Occupy Wall Street" allait maintenant réfléchir "à la suite".

Des cris de joie ont fusé dans le parc, où certains manifestants avaient passé la nuit à nettoyer.

"Les gens unis, ne seront jamais vaincus", scandait la foule qui a applaudi à tout rompre l'annonce du report des opérations de nettoyage.

"Ce n'est que temporaire", a cependant souligné une manifestante qui n'avait pas dormi de la nuit, Zora Gusso.

Jeudi soir, Occupy wall Street (OWS) avait lancé sur son site internet un "appel urgent à agir pour éviter la fermeture forcée" du campement. "Rejoignez-nous à 06h00 vendredi, pour une défense non violente à l'expulsion", avait écrit le mouvement, qui depuis quatre semaines dénonce la cupidité de Wall Street et la corruption des 1% les plus riches.

Vendredi matin, des milliers de personnes, dont des militants syndicaux avaient convergé vers le square, au coeur du quartier financier de Wall Street.

Le square était entouré de barrières, la police présente mais discrète.

"Policiers, ne préféreriez vous pas arrêter un banquier? ", pouvait-on lire sur une pancarte. "Liberté de rassemblement", affirmait une autre.

Le propriétaire du square Zuccotti, Brookfield property, avait fait savoir jeudi qu'il allait nettoyer le square à partir de 07h00 vendredi , et demandé qu'en soit retiré tout ce qui y a été amassé depuis le 17 septembre par les manifestants qui dorment sur place.

Le commissaire de police de New York Ray Kelly avait précisé qu'une fois le nettoyage terminé -- prévu pour durer toute la journée de vendredi -- les manifestants pourraient y revenir, mais dans le respect du règlement de ce parc privé mais ouvert au public, c'est à dire "sans les sacs de couchage".

Les manifestants qui dorment en plein air avaient dénoncé une manoeuvre pour mettre fin à leur mouvement.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:22
Clotilde Cadu - Marianne | Jeudi 13 Octobre 2011 à 18:01

 

En l'espace de 20 ans, le montant des ventes de médicaments a flambé. Les Français consomment toujours autant de cachets, de plus en plus chers. Le système de fixation des prix, opaque, est montré du doigt.



Une fois de plus, les Français ont confirmé leur statut de champions d’Europe de la consommation de médicaments. En 2010, chaque habitant a avalé 41 boîtes de cachets, chaque médecin a prescrit 300.000 euros de médicaments remboursés (1). Montant de la facture pour l’Assurance maladie et les complémentaires santé : 27,5 milliards d’euros.

En l’espace de 20 ans, le montant des ventes de médicaments a été multiplié par 2,5. Le résultat d’un accroissement du volume vendu, mais aussi et surtout d’une augmentation en flèche du prix des médicaments. D’après la Cour des Comptes, entre 1990 et 2009, le prix moyen de vente a flambé de 125%, passant de 3,09 euros à 6,95 euros. Une particularité bien française, semble-t-il. Et les liens qu’entretiennent les laboratoires avec les pouvoirs publics français n’y sont pas pour rien. La dépense pharmaceutique, médicaments de ville et hôpital, s'élève en 2010 à 33,6 milliards d'euros. Elle était de « 25 milliards en 2000, 15 milliards en 1990, 5 milliards en 1980, ce qui montre que la machine s’est emballée sous la pression des firmes pharmaceutiques sans contrepartie pour la population, puisque, depuis 20 ans, l’innovation est au point mort », souligne Serge Rader, pharmacien engagé, auteur d’une étude comparative des prix des médicaments entre l’Italie et la France. « Depuis 2006, la prise en charge par le service de santé national italien, qui était de 12,327 milliards d’euros, s’est stabilisée à un peu plus de 11 milliards d’euros par an, consécutive à une baisse continuelle des prix des médicaments et un encadrement strict de la politique des prix », poursuit Serge Rader. Quand un Français débourse 15,56 euros pour une boite d’anti-ulcéreux Inexium, son voisin italien s’offre cette même boite à 8,89 euros. Une boite d’un autre anti-ulcéreux, le Mopral, coûte 19,83 euros en France contre 8,44 en Italie, constate ainsi Serge Rader. La France dépense deux fois plus que l'Italie « pour des résultats sanitaires identiques et la même espérance de vie », souligne Serge Rader. Idem pour les médicaments génériques, nettement plus chers dans l’Hexagone que dans la plupart des pays européens. En France, leur prix moyen, explique l’Assurance maladie, est de 15 centimes contre 12 en Allemagne, 10 en Espagne et seulement 7 au Royaume-Uni.

« La fixation des prix est totalement opaque », critique Serge Rader. « Est-il normal d’accepter au remboursement 96% des molécules présentées dont plus de 80% n’apportent aucune plus-value thérapeutique ? De leur octroyer de façon opaque des prix surévalués au lieu d’introduire la concurrence ? Pourquoi consomme-t-on cinq fois plus d’hypnotiques et d’antidépresseurs que le reste de l’Europe ? A-t-on besoin de ces dizaines de statines anticholestérol à 40 euros la boite dont la France consomme 46% de plus que la moyenne européenne et qui ne sont pas dénuées d’effets secondaires ? », interroge Serge Rader, pour qui les relations entre nos institutions et les labos, notamment français, jouent un rôle certain. De fait, il est arrivé que les firmes hexagonales soient favorisées. De fait, le Comité économique des produits de santé (CEPS) a pu donner le prix qu’il souhaitait à un cachet, faisant fi de la mention « amélioration du service médical rendu insuffisant » délivré par la Haute autorité de santé (HAS). Arrivé en février dernier à la tête du CEPS, Gilles Johanet a fait part de son désir de rendre le processus de fixation des prix des médicaments totalement transparent. Une nécessité pour éviter un « nouveau Mediator ».
 
(1) Assurance maladie, « Dépenses de médicaments : une croissance maîtrisée en 2010 », 29 septembre 2011

Article réactualisé le 14 octobre, à 12 heures 45


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:18

Rue89 - Témoignage 12/10/2011 à 17h49

Rabatjoie-tv - Riverain

Quelle bêtise j'ai pas faite en travaillant quinze jours comme facteur à La Poste d'Orléans, en septembre. Je me suis ensuite souvenu de ce que l'on m'avait dit dans un boîte d'intérim :

« On ne travaille plus avec La Poste depuis qu'on a eu des soucis avec eux avec les salaires. »

Tout était pourtant bien parti : mon CV intéressait particulièrement la responsable des ressources humaines. Ma mère, factrice, m'avait prévenu que le travail n'étais plus du tout ce qu'il était. En effet : descendre presque 300 fois du véhicule, passer son temps à traverser la route tellement la tournée est mal faite, le rythme effréné... Passons.

Pas encore payé

Mon contrat s'est terminé le 17 septembre. A la fin du mois, je n'étais pas encore payé. Heureusement, j'avais gardé le numéro des ressources humaines (car mon contrat ne comporte pas le moindre téléphone). Réponse :

« En ce moment, on a plusieurs problèmes avec les bulletins de salaire. »

J'en avais pourtant vraiment besoin pour ne pas être à découvert. Tout comme les justificatifs : j'arrive en fin de droits à Pôle emploi et ils sont essentiels pour être indemnisé. Aux ressources humaines, on me propose de me rappeler dans la journée. Sans nouvelles, je décroche mon téléphone : elle m'apprend que le virement bancaire pourrait se faire le 5... ou le 20 octobre !

Je reçois enfin mon paiement début octobre... Avec l'attestation Assedic et le certificat de travail. Mais sans le bulletin de salaire, qui doit pourtant être délivré avec l'attestation (c'est même noté dessus). Sur le document Assedic, le tableau où doit être détaillé les heures est vide. Où sont elles ? Dans une ligne à droite, au nombre de 70. J'ai pourtant travaillé plus.


Sur l'attestation, la case réservée aux heures, vide. (Bruno.)

Une erreur sur mon contrat

J'appelle le numéro en bas de l'attestation : il faut que je renvoie les documents et leur écrire pour réclamer mon bulletin de salaire. Je demande d'avoir le service directement : impossible, tout est traité par informatique. Furieux, je file aux ressources humaines, sans prendre de rendez-vous. On me sort un récapitulatif : 4,8 heures supplémentaires. J'en avais noté entre sept et huit sur mon carnet. Je ne sais même pas comment ils sont arrivés à ce résultat : je devais signer une feuille tous les jours en partant, sauf qu'à plusieurs reprises, elle n'y était même pas.

En regardant à nouveau mon contrat de travail (on me l'avait déposé un matin sur ma table de tri), je remarque aussi un problème de date. L'embauche remonte au 5 septembre alors que la responsable a signé le contrat le 9. En dehors du délai légal, donc, de 48 heures (ce qui au passage implique encourir une condamnation à 3750€ et/ou 6 mois d'emprisonnement).


Première page du contrat de travail de Bruno, qui commence le 5 septembre.

 


Dernière page du contrat de travail de Bruno, signé le 9 septembre.

Aux ressources humaines, on me dit que je vais peut-être recevoir une deuxième attestation (pratique, pour envoyer à Pôle emploi). Mes heures supplémentaires seront payées le 20 octobre. Mon bulletin de salaire ? Toujours aucune réponse.

J'ai fait des dizaines de petits boulots mais je n'avais jamais vu ça. Ce qui m'a choqué, c'est l'impossibilité de débloquer le système, complètement rigide, quand il y a un problème. Ils m'ont dit qu'ils avaient toujours besoin de personnes au centre de tri avec d'autres contrats. Mais plus jamais je ne retournerai à la Poste.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:07

Enquête | LEMONDE | 13.10.11 | 13h36   •  Mis à jour le 13.10.11 | 16h28

 
 

 

Face aux difficultés rencontrées par les élèves et leur famille, de nombreux instituteurs et professeurs ne peuvent plus fermer les yeux et réclament une redéfinition de leur mission d'enseignant.

Face aux difficultés rencontrées par les élèves et leur famille, de nombreux instituteurs et professeurs ne peuvent plus fermer les yeux et réclament une redéfinition de leur mission d'enseignant.AFP/FREDERICK FLORIN

C'est une histoire invisible comme il s'en déroule plus qu'on ne croit au sein des établissements scolaires. Mi-juin, une mère de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) se retrouve à la rue avec ses deux enfants, après deux mois éreintants passés à changer d'hôtel aux quatre coins de la région parisienne. Elle s'appelle Makoni, et elle a fui l'appartement familial, où son compagnon la tabassait depuis plusieurs années. Contrainte d'appeler le 115 pour subvenir à son hébergement, elle s'entend dire par le SAMU social, ce jour-là, qu'il n'y a "plus de place". Hôtels et foyers affichent tous complet.

Pas le choix : une cage d'escalier de la cité des 4 000 servira de cambuse improvisée. Le lendemain, Makoni croise par hasard la directrice de l'école Paul-Langevin, où son fils et sa fille terminent leur CM1. Françoise Tirante prend des nouvelles de la jeune mère, dont elle connaît la situation précaire, et comprend illico que les choses ont empiré.

"Devant l'urgence, raconte l'enseignante, on a commencé à en parler avec quelques collègues. Et puis, très vite, l'une d'entre nous a proposé d'héberger les enfants chez elle." Le conseil d'école est convoqué dans la foulée, et décision est prise de se cotiser pour payer une semaine d'hôtel à la famille. "On voulait qu'ils puissent se poser un peu", explique Françoise Tirante. "On les voyait tous les matins fatigués d'être trimballés à gauche et à droite. Ils n'en pouvaient plus", se souvient Maïté Gallois, l'institutrice du garçon, pour qui "laisser des enfants à la rue" est aussi "intolérable" que de les voir "perdre leur sourire".

Intolérable, oui. De là à suppléer les organismes sociaux, le pas est grand cependant. Un enseignant a-t-il une autre mission que d'enseigner, c'est-à-dire transmettre des connaissances, dans ce sanctuaire qu'est l'école ? Héberger chez soi des élèves en grande difficulté fait-il partie du "job" ?

"Celui qui veut se contenter de son rôle d'enseignant ne doit pas venir travailler ici", tranche Françoise Tirante, qui est en poste depuis 1977 à La Courneuve. "Ici, poursuit-elle, on passe notre temps à résoudre des difficultés, à faire face à la précarité de nombreuses familles qui ont du mal à boucler les fins de mois." C'est avec la même conviction d'être dans son rôle que la directrice a entamé les démarches administratives pour que les enfants de Makoni puissent partir en vacances, cet été, avec les services municipaux.

Autres ZEP, autres régions, autres niveaux scolaires... Mais une problématique identique. A la maternelle Henri-Wallon de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), la directrice Sylvie Lenoble consacre elle aussi une bonne portion de son énergie à démêler des noeuds et à régler des problèmes extrascolaires, autant d'activités "dont on me dit parfois qu'elles ne font pas partie de mon métier", soupire-t-elle. Le jour de la rentrée, elle passera deux heures à aider une maman à trouver un système de garde pour son enfant. Le soir même elle téléphonera encore à droite et à gauche afin d'aider un autre parent d'élève ayant perdu son emploi. Rien, bien sûr, ni circulaire ni directive, n'oblige Sylvie Lenoble à passer des coups de fil au-delà de 22 heures.

Comme rien n'oblige Olivier Gibergues, professeur des écoles en CP à Montpellier, à fournir des cartables à ses élèves, à la faveur d'un partenariat mis en place avec un fabricant du coin. A l'école du quartier Figuerolles, 70 des 130 enfants inscrits sont suivis par les services sociaux, et "40 à 45 % des élèves ont des parents sans emploi", indique l'enseignant.

Appliquer mécaniquement le programme et ne pas tenir compte du contexte environnant est une aberration à laquelle Olivier Gibergues se refuse d'adhérer. C'est aussi pour cela qu'il a créé, dans sa classe, une séance de libération de la parole appelée "Quoi de neuf ?", et ne figurant dans aucun manuel. "C'est un moment où les enfants peuvent vider leur sac, mais aussi dire ce qui est positif, détaille-t-il. Ici, les problèmes ont besoin de sortir. Il arrive que, en plein cours, les gamins prennent la parole pour dire : "Cette nuit, j'ai été réveillé par le patron de maman qui frappait fort à la porte." Ou : "J'ai mal dormi car il n'y avait pas de carreau à la fenêtre." Ou encore : "Papa est rentré bourré."" Parfois, Olivier Gibergues a "presque envie de faire semblant de ne pas avoir entendu" : "On ne peut évidemment pas laisser la classe comme ça. Il faut dédramatiser cette violence et aider les enfants à canaliser leur souffrance. Beaucoup viennent à l'école avec les problèmes de la maison."

Quand ce ne sont pas les problèmes de... la terre entière. Dans le quartier populaire de la Rabaterie, à Saint-Pierre-des-Corps, le groupe scolaire Henri-Wallon a vu sa population se diversifier considérablement ces quinze dernières années, au fil des vagues d'immigration liées aux bouleversements internationaux. Conséquence : "Tout ce qui se passe dans le monde, que ce soit en Afrique ou dans les pays de l'Est, a des répercussions sur des quartiers comme le nôtre et donc sur l'école, indique Sylvie Lenoble, dont l'établissement compte une douzaine de nationalités. Les familles arrivent avec leurs histoires passées, les guerres qu'elles ont pu traverser, les horreurs parfois qu'elles ont pu vivre et une incertitude totale par rapport au lendemain."

Afin d'anticiper les problèmes, l'école Henri-Wallon multiplie les rencontres, ateliers, discussions et autres goûters en dehors du temps scolaire. "L'informel compte énormément. Il permet de créer des contacts plus détendus avec les parents et de faire en sorte que ceux-ci se sentent accueillis. Pendant des années, j'ai beaucoup "travaillé" en faisant mes courses, en discutant avec les parents à côté du congélateur du supermarché", raconte la directrice. Après sa 33e rentrée sur place, elle se trouve des ressemblances avec "ces instits de campagne qui, autrefois, étaient totalement intégrés dans le village. Sauf que moi, c'est dans le quartier". Si elle le pouvait, l'enseignante appliquerait ce souhait d'Albert Jacquard d'écrire au fronton de chaque école : "Ici, on enseigne la rencontre."

Voire mieux : la solidarité, comme en ce matin de 2006 qui vit une famille du Kazakhstan, en attente d'une réponse à sa demande de droit d'asile, manquer de se faire expulser de son logement. L'école n'avait pas hésité à se mobiliser afin de lui éviter de dormir dehors. Un plâtrier turc avait même trouvé un emploi au père de famille. L'affaire, évidemment, avait fait débat au sein du milieu scolaire : jusqu'où l'école peut-elle aller face aux difficultés des parents d'élève ? Quelle distance le corps enseignant doit-il maintenir à l'égard d'enfants dont il a la responsabilité quatre jours par semaine ? Sylvie Lenoble, elle, avait reçu une lettre de son inspecteur de circonscription lui rappelant qu'elle n'avait pas à intervenir en pareil cas.

Un an plus tard, une autre histoire devait faire plus grand bruit encore, sur le plan national : le placement en garde à vue d'une institutrice parisienne qui s'était interposée entre des parents et des policiers lors de l'interpellation d'un ressortissant chinois (en situation irrégulière) venu chercher sa petite-fille à la sortie de l'école. Si aucune poursuite ne fut engagée contre elle, l'idée que des profs puissent revendiquer un "droit à s'engager" allait alors faire tache d'huile. Mais de manière peu concertée et relativement empirique, vu l'ampleur des champs d'intervention concernés. S'opposer juridiquement à une reconduite à la frontière, endosser le costume du travailleur social, combler les manques d'une mère absente ou d'un père violent ne sont pas choses qui s'improvisent.

"On n'a pas été formés à gérer ce type de situations, mais à appliquer le programme, point barre !", déplore Olivier Gibergues. "Beaucoup de collègues ne savent pas comment aller à la rencontre des parents, ce qui est pourtant la première chose à faire en maternelle, note Sylvie Lenoble. Pourquoi ne pas mettre en place des formations d'entretien avec les parents dans le cursus des enseignants ?" Autant de points qui devraient nourrir un des débats majeurs de la présidentielle : la redéfinition de la mission des enseignants.

Une note "sociale", comme c'est le cas dans certains pays d'Europe du Nord, doit-elle compléter le bagage du pédagogue ? "Le professeur est celui qui amène un élève d'un point A à un point B. Le point B consiste-t-il, pour l'enfant, à obtenir un diplôme ? Ou s'agit-il de l'aider à se construire, voire se reconstruire ?, demande Armelle Gardien, documentaliste, l'une des chevilles ouvrières de Réseau éducation sans frontières (RESF). Je ne crois pas qu'un enseignant puisse encore se limiter à la transmission des connaissances. Il lui faut s'adapter au public, tout en étant vigilant à ne pas jouer le rôle du papa ou de la maman, ni des professionnels qui ont les compétences."

Créé en 2004 et fort aujourd'hui d'un listing de 36 000 sympathisants (profs, parents, militants associatifs...), RESF continue plus que jamais à mobiliser ses forces au cas par cas, comme actuellement autour d'un jeune Marocain d'un lycée professionnel des Hauts-de-Seine ayant reçu une obligation de quitter le territoire, et qui - pur hasard - se trouve être le meilleur élève de sa classe. "Voir cet élève partir serait la négation de ce que l'on entreprend, appuie Armelle Gardien. On ne peut pas, d'un côté demander aux jeunes d'avoir confiance dans la parole des adultes et de croire à la construction d'une société plus juste, et de l'autre côté fermer les yeux le jour où ils se retrouvent sur la case départ."

- "Même s'ils sont en situation irrégulière ?", demande-t-on.

- "Même s'ils sont en situation irrégulière, oui", répond-elle.

Frédéric Potet et les journalistes d'"Une année en France"

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:56

LEMONDE.FR avec AFP | 14.10.11 | 11h52   •  Mis à jour le 14.10.11 | 12h41

 
 

Le mouvement des Indignés, qui organise samedi une journée internationale des Indignés, a rejeté une invitation à débattre de ses positions au Parlement européen. Dans une lettre en français, les Indignés jugent que leur "débat n'a pas à sa place dans ce Parlement".

"Nous croyons qu'il faut amener le débat sur toutes les places, où les gens puissent venir et participer de manière horizontale en appliquant la méthodologie assembléaire", argumentent-ils. Selon eux, "la société tout entière doit être capable de participer à un nouveau processus de dialogue politique entre les citoyens et ceux qui prennent les décisions pour elle".

"Tout au long des marches vers Madrid en juillet et vers Bruxelles depuis août, nous les Indignés avons recueilli les plaintes et les propositions dans les villages et les villes par lesquels nous sommes passés", ont-ils rappelé, soulignant que "les voix auparavant oubliées ont trouvé un écho dans nos assemblées".

Les Indignés remercient le Parlement pour son offre de débat, "mais si vous souhaitez nous connaître et débattre avec nous de nos propositions, vous êtes invités au même titre que n'importe quel citoyen, à participer aux assemblées et activités qui vont se dérouler", ajoutent-ils.

De Madrid, où a débuté le mouvement, jusqu'à New York, des manifestations contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance sont prévues samedi dans 719 villes de 71 pays, selon le site 15october.net. A Paris, le rassemblement est prévu à 17 heures devant l'Hôtel de Ville.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:53

LEMONDE.FR avec AFP | 14.10.11 | 10h52

 
 

 

Cette nouvelle loi est le dernier en date d'une série de gestes politiques forts qui se sont multipliés de la part du nouveau régime birman, au pouvoir depuis le mois de mars et la dissolution de la junte militaire.

Cette nouvelle loi est le dernier en date d'une série de gestes politiques forts qui se sont multipliés de la part du nouveau régime birman, au pouvoir depuis le mois de mars et la dissolution de la junte militaire.AP/Khin Maung Win

Les Birmans peuvent désormais se syndiquer et faire grève, des droits dont ils étaient privés depuis un demi-siècle, grâce à une loi entrée en vigueur cette semaine et saluée par l'opposition et les Nations unies.

Le texte voté récemment par les deux chambres du parlement, qui abolit la loi sur les syndicats de 1962, est entré en vigueur après sa signature cette semaine par le nouveau président Thein Sein, ont indiqué vendredi des responsables. "Les travailleurs auront le droit de former des organisations syndicales et de faire grève, en accord avec la loi", a précisé un responsable gouvernemental.

Cette nouvelle loi est le dernier en date d'une série de gestes politiques forts qui se sont multipliés de la part du nouveau régime birman, au pouvoir depuis le mois de mars et la dissolution de la junte militaire. Une vaste amnistie mercredi a ainsi permis de libérer quelque 200 des 2 000 prisonniers politiques du pays.

Selon le texte, les travailleurs, à l'exception des militaires et des policiers, peuvent créer des syndicats d'un minimum de 30 membres, avec un nom et un logo. Ils peuvent également organiser une grève avec un préavis de 14 jours, en précisant notamment le nombre de participants. Est exclu de ce droit de grève le personnel de services jugés essentiels (distribution de l'eau et de l'électricité, services de santé, télécommunications, pompiers). La loi permet toutefois d'empêcher la fermeture des lieux de travail.
 

"Nous ne pouvons pas dire que tout soit bien dans la nouvelle loi, mais nous devons la saluer", a estimé Nyan Win, avocat et porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti dissous de l'opposante Aung San Suu Kyi. L'Organisation internationale du travail (OIT) s'est également félicitée. "Sur le principe (...) la loi est une avancée majeure", a estimé Steven Marshall, responsable en Birmanie de cette agence de l'ONU. Mais dans un pays où des défenseurs du droit du travail ont fini en prison, il faudra du temps pour que le changement se mette en place. "C'est une nouvelle approche et une nouvelle culture (...), nous ne verrons pas de changement immédiat du jour au lendemain", a-t-il reconnu.

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