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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 11:03
| Par Louise Fessard

 

Les sénateurs discutent le 25 octobre 2011 d'une proposition de loi, adoptée par l'Assemble nationale le 12 octobre, créant un service citoyen encadré par d'anciens militaires pour les mineurs délinquants de 16 ans et plus. A la suite du changement de majorité au Sénat, cette proposition de loi du député UMP Eric Ciotti, déjà rejetée par la commission des lois du Sénat, pourrait également être écartée en séance plénière mardi. «Si à l'issue de la séance, le Sénat adopte, comme je l'espère, la question préalable présentée par la commission des lois, la proposition de loi sera réputée rejetée», explique Jean-Pierre Sueur, président PS de cette commission.

Le projet, approuvé par Nicolas Sarkozy, s'inscrit dans une orientation idéologique constante depuis 2007 : concentrer les moyens de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) sur une réponse pénale dans des centres fermés (centres éducatifs fermés, établissements pénitentiaires pour mineurs et maintenant établissements publics d'insertion de la défense ou Epide), à rebours d'un accompagnement éducatif au long cours en milieu ouvert.

«Je n'ai rien contre les Epide, expliquait ainsi Jean-Jacques Urvoas, le monsieur sécurité du PS lors d'un débat public à Marseille le 17 septembre. Mais le problème est ce qui se passe après. Si on ne s'occupe pas des jeunes quand ils retournent dans leurs quartiers, ils risquent de retomber dans les mêmes fréquentations, les mêmes conneries, et ça, la droite, qui a supprimé 600 postes d'éducateurs de rue en quatre ans, ne veut pas le comprendre.» «Quand on voit l'insuffisance notoire du budget de la PJJ, on comprend qu'on a affaire à une loi d'affichage, totalement improvisée», estime également Jean-Pierre Sueur.

En juin 2011, à l'Unité éducative de milieu ouvert (UEMO) Viton, Mediapart avait rencontré deux éducateurs de la PJJ qui suivent les jeunes délinquants de l'est de Marseille. Leur travail : démêler l'écheveau de vies compliquées, parfois entre délinquance et maltraitance, et s'assurer du suivi des mesures ou de la peine prononcées par le juge des enfants. Un psychologue et une assistante sociale sont également présents à Viton. Une tâche de longue haleine, bien moins médiatique et spectaculaire que les centres éducatifs fermés et autres EPM qui ont actuellement les faveurs du gouvernement.

Chacun des sept éducateurs de l'UEMO Viton suit une vingtaine de jeunes, avant et après un éventuelle condamnation par le juge des enfants, avec des pics à trente. «Mais à trente, on ne les voit qu'une fois par mois, ce n'est plus du suivi», dit Gérard Bourgon, 58 ans.

Cet ancien pédopsychiatre a roulé sa bosse comme éducateur spécialisé dans la banlieue parisienne, puis dans un foyer marseillais avant de rejoindre le «milieu ouvert». L'éducateur de la PJJ fonctionne avec un juge des enfants, toujours le même pour chaque jeune : «Les jeunes sont parfois interloqués de voir que l'information remonte jusqu'au magistrat», relève Gérard Bourgon.

Certains jeunes sont très demandeurs, d'autres ne se lèveront que si leur éducateur vient leur secouer les puces chez eux. «Nous préférons voir le jeune ici, mais ça ne nous empêche pas d'aller le réveiller le matin quand il a rendez-vous à la mission locale, explique Serge Hallépée, le directeur de l'UEMO. C'est l'occasion de voir dans quelles conditions il vit. Parfois le gamin n'a pas de chambre ou il dort dans le même lit que sa sœur.»  

«Le plus long est d'établir le lien, qu'il y ait une sorte de confiance réciproque, après le jeune sait qu'on va faire de la route ensemble», explique Gérard Bourgon. En moyenne deux ans. «Parfois, c'est une erreur de parcours et le jeune repart rapidement sur une bonne trajectoire, parfois on le suit de 13 à 19 ans», détaille Stéphanie Martinon, 33 ans, également éducatrice.

Lorsqu'on évoque la réponse immédiate aux infractions prônée autant à droite qu'à gauche, ils sourient. L'unité a accumulé une cinquantaine de mesures éducatives en retard, soit cinquante jeunes qui devraient être suivis mais ne le sont pas pour l'instant, faute du poste d'éducateur supplémentaire nécessaire.

L'éducateur de milieu ouvert est du genre sparadrap. Même lorsque son «client» est en détention, il ne le lâche pas et prépare sa sortie en lien avec les éducateurs de la prison, quand il y en a.

Du sur mesure

Les éducateurs de Marseille rendent ainsi régulièrement visite à des jeunes emprisonnés au quartier pour mineurs de Grasse, à la prison pour mineurs de Meyzieu près de Lyon, ou jusqu'à celle de Lavaur près de Toulouse. Avec parfois des déblocages en prison: «Hier nous avons reçu les parents d'une jeune fille détenue aux Baumettes, car nous allons faire un signalement pour des agressions sexuelles dont elle aurait été victime dans son enfance et dont elle a parlé depuis qu'elle est en prison», explique Stéphanie Martinon.

Premier acte, des investigations qui peuvent durer six mois pour faire l'état des lieux, rencontrer à plusieurs reprises le jeune et ses parents, réfléchir aux moyens de faire bouger les dysfonctionnements repérés. «On fait vraiment du sur mesure à la PJJ, il faut travailler avec tout ce qui fait l'environnement du gamin, sa famille, les associations, les enseignants, etc., explique Serge Hallépée. Nous avons parfois des difficultés à rencontrer les parents, on se rend compte que les boîtes à lettres sont cassées, qu'on ne s'est pas adressés à la bonne personne (par exemple dans les familles comoriennes, c'est l'oncle maternel qui est chargé de l'éducation, pas le père), que les parents ne savent pas lire ou se font une représentation telle de l'institution judiciaire qu'ils n'osent pas...»

C'est à la lumière de ces investigations que le juge prononce des mesures éducatives, et éventuellement une peine.

Ce mercredi-là, Gérard Bourgon a dû annuler tous ces rendez-vous de l'après-midi, afin de se rendre au tribunal pour enfants de Marseille, où un garçon qu'il suit est jugé pour quatre affaires. Le jeune homme déscolarisé depuis juin 2010, et en liberté surveillée, est, entre autres, accusé d'outrage à des forces de police. Le cas ne se présente pas bien. «Il avait signé une convention pour faire un stage chez un maçon mais il n'est pas venu, ce qui risque de lui être préjudiciable auprès du juge», soupire Gérard Bourgon.

Lors des audiences, les éducateurs de la PJJ plaident sur le plan éducatif «pour faire ressortir ce qui est positif, les efforts réalisés et s'il a vraiment déconné, on le dit aussi», explique-t-il.

Avec des cas de conscience, comme quand un jeune confie qu'il a gardé l'argent d'un casse. «A l'audience, j'ai été obligée de lui dire "Sois honnête et raconte tout", se rappelle Stéphanie Martinon. C'est normal, nous ne sommes pas des éducateurs de rue, nous dépendons du ministère de la justice.»

«Nous ne sommes pas des magiciens»

Au tribunal pour enfants de Marseille, c'est du grand pêle-mêle. Prévenus, auteurs, adultes et mineurs patientent ensemble dans les couloirs, les escaliers, sans suffisamment de sièges pour tous. «Ça créée une promiscuité choquante, dit Gérard Bourgon. Mais parfois aussi, on a des victimes très en colère qui veulent des milliers d'euros de dédommagement et comprennent à l'audience qu'on ne peut demander ça face à de telles trajectoires de vie.»

Car la PJJ sert de recours quand les autres institutions craquent. «Très souvent quand les gamins arrivent chez nous, ils sont lâchés de partout, éducation nationale, missions locales, aide sociale à l'enfance, et on nous attend au tournant», dit Stéphanie Martinon. «On essaie de travailler avec l'éducation nationale, mais elle est en difficulté et n'a pas les moyens de prendre en charge les jeunes avec des troubles du comportement, regrette le directeur de l'Uemo. Les classes-relais à Marseille se comptent sur les doigts de la main de Django Reinhardt. On a aussi du mal à trouver des institutions pour les gamins psychotiques, tout le monde se refile la patate chaude et on les retrouve chez nous.»

A ceci près que les éducateurs ne sont «pas des sauveurs», remarque Gérard Bourgon.  «Quand dans une cité, comme celle de La Cayolle (au sud de Marseille), les familles sont dans la transgression sur plusieurs générations, nous n'allons pas faire des miracles et changer le système», dit-il. «En fait, nous sommes souvent victimes de représentations idéalisées des autres institutions, qui nous prennent pour des magiciens et essaient de nous refiler le bébé», souligne le directeur.

Un phénomène encore accentué par la judiciarisation actuelle, c'est-à-dire cette tendance à déléguer à la justice ce qui aurait pu être traité par l'école ou le commissariat du coin. «La dernière fois, nous avons reçu trois copains de troisième, qui avaient balancé des fruits depuis la fenêtre d'un appartement dans une cour de récré, raconte Gérard Bourgon. Une fillette avait reçu un citron dans l'œil et a eu un cocard. Les jeunes avaient fait un peu de garde à vue, eu une trouille bleue, ça suffisait. Etait-ce la peine de mobiliser la grosse cavalerie de la justice pour ça ?»

«On veut mettre ces jeunes à l'écart»

Les éducateurs sont aussi assez sceptiques sur la transformation actuelle des foyers classiques en centres fermés, qui s'accompagne d'une baisse des moyens de la PJJ en milieu ouvert. «Ce sont des structures hypercontenantes avec un emploi du temps très minuté et des activités intenses, le problème est le sas de sortie: que se passe-t-il quand le gamin retrouve son environnement, sa famille?», demande Gérard Bourgon.

«La PJJ en milieu ouvert fait un travail très long, très patient de partenariat avec d'autres organisations, de construction d'un lien de confiance avec le jeune, qui est aujourd'hui considéré comme une perte de temps, décrypte Maria Inès, co-secrétaire nationale du syndicat SNPES-PJJ. On veut aller plus vite pour ces jeunes, les mettre à l'écart dans des centres fermés pour qu'on ne les entende plus dans ces quartiers, et c'est tout. Mais quand ils sortent de centre éducatif fermé, la plupart continuent à être suivis par la PJJ, car les problèmes ne se résolvent pas magiquement en six mois de séjour dans un centre.»

«L'efficacité de la PJJ n'est pas visible sur le court terme, mais c'est le sens même de notre travail de se dérouler sur le long terme», dit Stéphanie Martinon.

Il y a des belles histoires, comme ce jeune Comorien suivi sur une affaire criminelle à 16 ans, qu'ils ont récemment revu. Il était devenu animateur. Mais la plupart du temps, les jeunes devenus adultes ne donnent pas de nouvelles. «Et ça arrive aussi qu'on apprenne par des collègues de la pénitentiaire qu'untel est aux Baumettes», raconte Stéphanie Martinon.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:51

| Par Mathieu Magnaudeix


«On a aidé l'automobile, on a aidé les banques. Moi, j'ai bossé 41 ans, et voilà que je me retrouve avec 400 euros par mois.» Marie est en colère. Cette secrétaire de 58 ans travaille depuis qu'elle a 17 ans. «En 2005, l'imprimerie où je travaillais a fermé. La restructuration a entraîné la suppression d'une dizaine de sites en France.» Par la suite, Marie a enchaîné les CDD. «Quand vous avez passé 55 ans, il faut s'accrocher car on ne vous fait pas de cadeaux, mais j'y suis arrivée», dit-elle avec fierté.

Pourtant, depuis mars 2010, Marie n'a plus rien retrouvé. «A 57 ans, il faut croire que les entreprises ne voulaient plus de moi.» Avec ses 41 ans de cotisation, elle pensait partir sans problème à 60 ans. Mais la réforme des retraites est passée par là: Marie ne pourra pas faire valoir ses droits à la retraite avant ses 61 ans. Elle s'était un peu consolée en se disant que, d'ici là, elle pourrait au moins toucher l'allocation équivalent-retraite, une dotation de 1000 euros réservée aux chômeurs qui, comme elle, ont validé tous les trimestres nécessaires. Mais le 1er janvier 2011, l'AER a été supprimée. Marie vit désormais de l'allocation spécifique de solidarité, minimum réservé aux chômeurs en fin de droits: 460 euros les mois pairs et 471 les mois impairs. «Une injustice de plus», commente Marie.

Comme elle, plusieurs dizaines de milliers de chômeurs «seniors» se retrouvent dans l'impasse. Selon l'Unedic, plus de 50.000 personnes ont touché l'allocation équivalent-retraite en 2010, avant sa suppression. En septembre 2010, François Fillon avait chargé syndicats et patronat de rétablir un dispositif «équivalent», «pérenne pour les travailleurs les plus âgés». Mais les partenaires sociaux, qui gèrent l'assurance-chomage, n'avaient pas prévu de la financer, estimant que c'était à l'Etat de gérer les conséquences de sa réforme des retraites. Résultat: après plusieurs mois d'attente, le gouvernement vient d'annoncer une allocation transitoire de solidarité (ATS). Selon le ministère du travail, le décret devrait être publié «incessamment sous peu».

De loin, l'ATS ressemble à l'AER. Son montant est le même. De près, elle n'en est pourtant qu'un pâle ersatz. L'AER est en effet beaucoup plus restrictive. Pour l'obtenir, il faut cumuler bien des conditions, en plus de l'obligation d'avoir validé tous ses trimestres, déjà nécessaire pour obtenir l'AER:

Selon le ministère du travail, 11.000 personnes au total pourront toucher l'ATS d'ici 2014, date d'extinction de ce dispositif temporaire. «C'est un peu moins que l'AER», concède le service de presse. Un doux euphémisme. «A peine 4000 personnes par an alors que plus de 50.000 ont touché l'AER l'an dernier, ça ne répond pas du tout à la situation, s'insurge Eric Aubin, le M. retraites de la CGT. Un paquet de demandeurs d'emplois de moins de 60 ans n'entrent plus dans le dispositif alors qu'ils ont tous leurs trimestres validés! C'est de l'enfumage...»

«C'est un premier pas (...) mais il est très insuffisant et porteur de trop d'injustice sociale», estime le secrétaire national de la CFDT, Laurent Berger.

Retour au travail

 

© http://defenseaer.wordpress.com/

Tout à sa volonté affichée de ne rien faire pour encourager l'inactivité des seniors, le gouvernement laisse en effet sur le carreau des dizaines de milliers de moins de 60 ans, forcés d'attendre la retraite après une carrière complète avec les minima sociaux pour seules ressources. «La nouvelle allocation est loin de répondre à la problématique des seniors âgés de 58 à 60 ans qui se verront exclus du dispositif, déplore Monique Manca, présidente de l'association de défense contre la suppression de l'AER. C'est pourtant cette population-là qui va se trouver en grande précarité, parce que la réforme des retraites les touche de plein fouet. A 58 ans, certains bassins d'emploi, dont celui de Montbéliard où je réside, sont incapables de replacer les gens dans le milieu du travail.»

Mediapart a interrogé certaines de ces victimes peu entendues de la réforme des retraites. Isolés, ils s'entraident depuis des mois sur Internet et tentent d'alerter gouvernement, élus et médias. «Le gouvernement fait croire qu'il a rétabli l'AER, c'est dégueulasse», estime Maryse Mogenier. Cette habitante de Noisy-le-Grand âgée de 59 ans a connu plusieurs licenciements économiques. Elle est au chômage depuis 2008. «Et pourtant, j'en ai fait des sacrifices: pour le dernier boulot, j'avais même accepté de baisser mon salaire de 40%! Mais passé 55 ans, faut pas se leurrer, on ne veut plus de vous.» Depuis un mois, Maryse est en fin de droits. Réforme des retraites et suppression de l'AER oblige, elle ne pourra faire valoir ses droits à la retraite qu'à 60 ans et 4 mois, en mai 2012. D'ici là, elle n'aura pour seules ressources que les fameux 460 euros de l'ASS. «Je vais emprunter de l'argent à ma fille. Et encore j'ai de la chance: si j'étais née quelques jours plus tard, début 1952, j'aurais dû attendre quatre mois de plus!»

René Némoz, lui aussi, est très remonté. Intérimaire dans le bâtiment, âgé de 58 ans, il se dit «détruit» par une arthrose à l'épaule et au dos. René travaille depuis qu'il a 17 ans. D'intérims en CDD, entrecoupés de longues pauses «pour récupérer», il a épuisé ses droits au chômage. Né en 1953, René ne prendra sa retraite qu'à 61 ans. Et il devra attendre ses 60 ans pour toucher la nouvelle allocation annoncée par le gouvernement. D'ici là, pendant quinze mois, René devra se contenter de 460 euros par mois. «On nous laisse dans l'oubli et la précarité», dit René.

La réforme des retraites de 2010 prévoit bien la retraite à 60 ans pour ceux qui ont exercé un métier pénible, mais comme beaucoup d'autres, René n'a même pas tenté les démarches: la procédure est fastidieuse, et les critères si restrictifs qu'il est persuadé que c'est perdu d'avance.

D'autres se retrouvent même sans aucun revenu, car leur ménage a des revenus supérieurs aux plafonds de ressources de l'ASS. C'est le cas de Martine, 60 ans, cadre dans l'informatique au chômage depuis deux ans et demi, en fin de droits depuis un mois. «Avec le recul de l'âge légal, je me retrouve sans aucune ressource d'ici à début 2012. Alors bien sûr, j'ai mon mari... mais j'en veux vraiment beaucoup au gouvernement d'avoir renoncé à la suppression de charges sociales pour les entreprises qui emploient des seniors, pourtant prévue dans la réforme des retraites», explique-t-elle. De fait, cette exonération a été remplacée par une aide à l'embauche d'un contrat en alternance, un dispositif peu adapté aux cadres.

Çà et là, d'autres seniors ont eux aussi eu de mauvaises suprises, notamment ces salariés partis en préretraite qui risquent également de se retrouver en fin de droits... ou de devoir revenir travailler quelques mois pour attendre l'âge légal. Comme Joël Doutre: le 14 novembre prochain, ce Charentais, ancien du Crédit mutuel, va reprendre le chemin du bureau. Il était parti en préretraite en mars 2010, à 58 ans, après avoir signé un contrat de départ anticipé. «En théorie, ce contrat devait durer 5 ans: une période de 3 ans à temps plein dans l'entreprise payée 80%, suivi de deux ans à la maison payé au même tarif. Ça devait coïncider pile avec ma retraite pour mes 60 ans, en avril 2011. Mais avec la réforme, je dois travailler huit mois de plus.» Evidemment, Joël, gestionnaire de produits d'épargne, a été remplacé. La DRH lui a trouvé un poste au service documentation: il va scanner des documents en attendant la retraite. Comme lui, une soixantaine des 6000 salariés du Crédit mutuel Arkea (qui regroupe les régions Bretagne, Sud-Ouest et Massif central) sont concernés... «L'entreprise gère au cas par cas», explique-t-il.

Confrontées au même problème, d'autres entreprises comme Sanofi ou Michelin ont accepté de prolonger la prise en charge des préretraites, rapporte La Croix, afin d'éviter à leurs anciens salariés d'avoir à retravailler ou de se retrouver sans ressources.

Le groupe Renault, lui, n'a pas fait ce choix. En 2008, il lançait un grand plan de départ volontaires, prévoyant une indemnité, un congé de reclassement et une prise en charge par l'assurance chômage. Près de 5000 salariés avaient accepté, dont 1300 dans la seule usine de Sandouville (Seine-Maritime). Mais avec le recul de l'âge légal, certains vont se retrouver en fin de droits. La direction de Renault a assuré qu'elle réglerait la question «au cas par cas». «Ils n'ont pas exclu le retour de certains anciens salariés en intérim», explique Fabien Gache, délégué central de la CGT. D'après Nicolas Guermonprez, son collègue CGT de Sandouville, au moins 213 salariés sont concernés. «Certains risquent de se retrouver sans ressources pendant 18 mois. Et ce qui est sûr, c'est que très peu ont l'intention de revenir au boulot.» Les syndicats comptent bien mettre la pression sur l'entreprise pour la forcer à négocier.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:44

LEMONDE.FR avec Reuters, AFP et AP | 23.10.11 | 12h59   •  Mis à jour le 24.10.11 | 12h05

 
 

 

Un bâtiment effondré dans le village de Tabanli, dans la province de Van en Turquie, après le violent séisme qui a frappé l'Est du pays.

Un bâtiment effondré dans le village de Tabanli, dans la province de Van en Turquie, après le violent séisme qui a frappé l'Est du pays.AFP/ABDURRAHMAN ANTAKYALI

Le séisme de magnitude 7,2, selon l'institut américain de géophysique USGS, qui a secoué dimanche la province orientale turque de Van a fait au moins 264 morts, selon un nouveau bilan présenté lundi par le ministre de l'intérieur turc Idris Naim Sahin. Un précédent bilan donné par le vice-premier ministre turc faisait état de 239 morts et de 1 300 blessés.

 

Plusieurs maisons se sont effondrées à la suite du séisme dans la province orientale de Van.

Plusieurs maisons se sont effondrées à la suite du séisme dans la province orientale de Van.D.R.

Des morts et des dégâts supplémentaires étaient signalés en provenance de petits villages reculés, généralement sans électricité ni liaisons téléphoniques. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est rendu sur place. Il a survolé Ercis en hélicoptère pour mesurer l'ampleur des dégâts. "Le problème le plus important maintenant, ce sont les villages proches de Van car les bâtiments sont en adobe [briques de terre et paille séchées au soleil]. Ils sont plus vulnérables aux séismes. Je dois dire que quasi tous les bâtiments dans ces villages sont détruits", a dit Recep Tayyip Erdogan, qui doit réunir son gouvernement lundi. La terre a tremblé dimanche à 10 h 41 GMT à 20 km au nord de Van et plus de 70 répliques, certaines assez fortes, ont été ressenties dans la journée.

Les premiers témoignages faisaient état d'importants dégâts. "Certains bâtiments ont subi des dommages, mais nous n'avons pas reçu d'informations sur des victimes. La secousse a provoqué une grande panique", a dit le maire de Van, Bekir Kaya, sur la chaîne privée turque d'information NTV. Le tremblement de terre a entraîné un important mouvement de panique. Les premières images diffusées montraient des habitants en train de fuir dans le désordre leurs habitations.

BESOINS NOMBREUX

L'armée a annoncé le déploiement de deux bataillons pour participer aux opérations de secours. On ignore ce qu'est devenue une église arménienne du Xe siècle sur l'île d'Akdamar, récemment restaurée par les autorités turques en geste d'apaisement à l'égard de l'Arménie.

 

 

 

Dimanche soir, les besoins étaient nombreux : "Nous avons un besoin urgent de tentes et d'équipes de secours. Nous n'avons pas d'ambulances et nous n'avons qu'un seul hôpital", a déclaré Zulfukar Arapoglu, le maire d'Ercis, à la chaîne de télévision NTV. Les secouristes ont poursuivi par un froid glacial dans la nuit de dimanche à lundi la recherche de survivants.

PROPOSITIONS D'AIDE

Les propositions d'aide ont afflué d'Europe, de l'OTAN, de la Chine, de l'Azerbaïdjan, du Japon, des Etats-Unis et d'Israël, dont les relations avec la Turquie sont considérablement refroidies depuis l'arraisonnement en 2010 d'une flottille humanitaire pour Gaza. Recep Tayyip Erdogan a remercié ces gouvernements mais a assuré que la Turquie pourrait faire face seule à la situation. Serge Sarkissian, le président de l'Arménie, pays dont les relations sont historiquement tendues avec la Turquie, a appelé son homologue turc, Abdullah Gül, pour transmettre ses condoléances.

Le Croissant rouge iranien a envoyé une première équipe de secouristes et de l'aide médicale et alimentaire, a rapporté lundi l'agence officielle Irna.
"Vingt secouristes, 20 ambulances, un hôpital de campagne, 50 tentes et de l'aide alimentaires" ont été envoyés dans la région de Van, proche de la frontière iranienne, où le séisme a été le plus dévastateur, a déclaré Mahmoud Mozafar, chef du Croissant rouge iranien. "Les responsables turcs ont défini une zone dans la région de Van où les secouristes iraniens vont apporter de l'aide médicale aux blessés", a-t-il ajouté.

La Turquie, qui est traversée par plusieurs failles, connaît de fréquents séismes. Deux forts tremblements de terre dans les régions très peuplées et industrialisées du nord-ouest du pays avaient fait environ 20 000 morts, en août et novembre 1999, et les experts s'accordent sur le fait que la région d'Istanbul est menacée d'un fort séisme. En 1970, un tremblement de terre  avait fait plus de 1 000 morts dans la province de Kütahya.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:37

LEMONDE.FR avec AFP | 23.10.11 | 16h33

 
 

 

Au Japon, et suite à la catastrophe de Fukushima, l'entreprise Tepco va devoir faire d'importants efforts de restructuration.

Au Japon, et suite à la catastrophe de Fukushima, l'entreprise Tepco va devoir faire d'importants efforts de restructuration.REUTERS/STRINGER/JAPAN

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Daiichi, Tokyo Electric Power (Tepco), va vendre une partie des parts qu'il détient dans une société spécialisée dans l'éolien pour indemniser des victimes de la catastrophe nucléaire, selon le quotidien des affaires Nikkei paru dimanche.

Tepco va vendre 20 % d'Eurus Energy Holdings à la société Toyota Tsusho, pour un montant estimé à 20 milliards de yens (188 millions d'euros), précise le journal. Eurus Energy, principal exploitant de parcs éoliens au Japon, est détenu à 60% par TEPCO and 40 % par Toyota Tsusho.

Environ la moitié des 20 milliards de yens que Tepco retirera de la vente seront consacrés à l'indemnisation de victimes de l'accident nucléaire provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier, indique le Nikkei sans préciser ses sources. Tepco s'est refusé à tout commentaire, affirmant dans un communiqué qu'"aucune décision n'a été prise à ce sujet".

Le groupe doit lever des fonds pour financer des indemnisations dont le montant pourrait s'élever au total à quelque 43 milliards d'euros d'ici à mars 2013, selon un panel d'experts mandatés par le gouvernement. Il espère y parvenir par des réductions de coûts, des ventes d'actifs et des restructurations, et grâce à une aide de l'Etat.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 18:36

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 18:33

Les indignés manifestent contre le sommet européen
AFP
Lesoir.be

dimanche 23 octobre 2011, 20:17

Des indignés estiment que ce n’est pas aux citoyens de sauver les banques.

Sous quelques parasols colorés, les indignés se sont réunis dimanche, de 10 à 15 heures, sur la petite rue de la Loi, devant le rond-point Schuman, à Bruxelles. Ils manifestaient à l’encontre du sommet européen qui abordait les décisions possibles pour sortir la zone euro de la crise de la dette.

Selon la police, entre 60 et 80 personnes ont pris part à l’action. Les indignés, qui ont estimé leur nombre à 150 participants, ont écrit sur une banderole géante – un mur dessiné d’une quinzaine de mètres de long – leurs revendications et doléances. Cette dernière, selon eux, a été confisquée par la police le temps de la manifestation.

Les Indignés ont également organisé un théâtre-action. Ils ont revêtu des masques à l’effigie d’Angela Merkel, de Georges Papandréou et de Nicolas Sarkozy. Le clou du spectacle a été l’entartrage des acteurs européens.

A 15 heures, avant de se disperser, la cinquantaine de manifestants encore présents a fait le tour du quartier européen en entonnant quelques slogans, devenus des incontournables. Aucun incident n’a été déclaré. Une petite manifestation qui se voulait avant tout symbolique. « L’important pour nous, c’était de répondre présent à ce sommet européen décisif. », remarque de nombreux Indignés.

(belga et Ophélie Delarouzée)

Rédaction en ligne

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 18:24

AFP 231907 AFP FRS2629 19:08:29 23/10/2011

LA FERTE-SOUS-JOUARRE, 23 oct 2011 (AFP) - Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche à la Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) pour dire "non au gaz de schiste" et exiger l'abrogation des permis de recherche d'hydrocarbures, a constaté un journaliste de l'AFP.
A l'appel des collectifs et associations anti-gaz de schiste, les manifestants (200 selon la gendarmerie, 400 selon les organisateurs) se sont regroupés place de la mairie, devant une grande banderole proclamant: "Gaz et pétrole de schiste, retrait des permis", accrochée sur une façade de l'édifice.
"Nous avons affaire à des opérateurs pétroliers qui n'ont pas l'intention de se laisser faire, qui n'ont pas renoncé à la manne financière que peut représenter pour eux la fracturation de la roche mère (...) il faut que nous soyons extrêmement vigilants", a averti Dominique Jourdain, du Collectif Carmen.
"Il faut maintenir la revendication" pour l'abrogation des permis d'exploration "parce qu'aujourd'hui, les textes législatifs, le code minier ne distinguent pas les permis conventionnels et les non conventionnels", a lancé la sénatrice PS Nicole Bricq, plaidant pour la refonte du code minier qui, selon elle, a été insuffisamment modifié en janvier.
Des associations tenaient des stands sur lesquels des brochures alertaient sur la dangerosité du gaz de schiste, et un stand vidéo retraçait la situation en Amérique du Nord. A Pittsburg, "on a identifié des problèmes de tremblement de terre, de risques sismiques, de pollution de l'eau", a témoigné l'eurodéputée (EELV) Sandrine Bélier.
Saluant l'abrogation de trois permis de recherche de gaz de schiste qui avaient été accordés à Total et à l'américain Schuepbach dans le sud de la France, annoncée par le gouvernement le 3 octobre, les orateurs se sont prononcés pour "une mobilisation citoyenne d'envergure" afin que d'autres permis en cours soient abrogés.
Selon le gouvernement, ces permis étaient les seuls parmi les 64 permis de recherche pétrolière et gazière en France à viser exclusivement les gaz de schiste.
Ces abrogations font suite à l'adoption d'une loi en juillet interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique utilisée pour extraire les gaz de schiste, faisant de la France le premier pays à la prohiber.
A Barjac (Gard), plusieurs milliers de manifestants ont également réclamé dimanche l'abrogation des 61 permis de recherche d'hydrocarbures encore en vigueur.
bm/paj/ei

- Shiste.jpg

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 18:22
France24 - 23 Octobre 2011 - 17H35  

 

Gaz de schiste: dans le Gard, des manifestants appellent à continuer la lutte
Plusieurs milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Barjac (Gard) l'abrogation des 61 permis de recherche d'hydrocarbures en vigueur en France, réaffirmant leur mobilisation après l'annulation par le gouvernement de trois permis visant les gaz de schiste.
Plusieurs milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Barjac (Gard) l'abrogation des 61 permis de recherche d'hydrocarbures en vigueur en France, réaffirmant leur mobilisation après l'annulation par le gouvernement de trois permis visant les gaz de schiste.

AFP - Plusieurs milliers de manifestants ont réclamé dimanche à Barjac (Gard) l'abrogation des 61 permis de recherche d'hydrocarbures en vigueur en France, réaffirmant leur mobilisation après l'annulation par le gouvernement de trois permis visant les gaz de schiste.

Le rassemblement, auquel participaient le chef de file des anti-schiste José Bové et des élus locaux, a réuni entre 2.000 (préfecture) et 4.000 personnes (organisateurs).

"Les combustibles fossiles n'ont pas d'avenir", "Et nous les jeunes, on fera quoi quand vous aurez tout pourri?", "Les pétroliers magouillent, l'Etat embrouille, les citoyens dérouillent", affichaient quelques-unes des nombreuses banderoles déployées par la foule, venue principalement du Sud-Est, selon Antoine Combier, responsable de la coordination du collectif ardéchois contre les gaz de schiste.

Tout en se félicitant du succès de la "mobilisation citoyenne" qui a abouti à l'abrogation, officialisée le 13 octobre, des trois permis de recherche de gaz de schiste accordés à Total et à l'américain Schuepbach dans le sud de la France, les manifestants ont appelé à continuer le combat.

"Tous les permis, dont celui du bassin d'Alès, ici à Barjac, doivent être abrogés quel que soit le produit qu'on recherche", a estimé Jacqueline Balvet, représentante de l'organisation altermondialiste Attac.

Cette militante craint que la loi qui interdit depuis juillet la technique de la fracturation hydraulique, notamment accusée de polluer les nappes phréatiques, soit contournée.

"En cas de début des travaux des titulaires de permis, nous avons de quoi mobiliser très rapidement la population pour aller faire du blocage", a prévenu M. Combier, demandant "un vrai débat sur l'énergie".

Sur les 61 permis d'exploration restants, la plupart concernent le gaz et le pétrole conventionnels, principalement dans les bassins parisien et aquitain, pour lesquels la fracturation n'est pas nécessaire. Seuls huit concernent des hydrocarbures dits non conventionnels (gaz de houille), mais leurs détenteurs ont tous renoncé à la fracturation, selon Bercy.

Cette technique controversée consiste à "fracturer" la roche en grande profondeur (1.500 à 3.000 mètres) avec un mélange d'eau, de sédiments et de produits chimiques projeté à haute pression, afin de libérer les hydrocarbures.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 17:37


MARCHE INTERNATIONALE A ATHENES


Le pas suivant pour la dignité!

Après avoir participé à l'Agora et à la manifestation globale du 15 octobre 2011 à Bruxelles, nous avons décidé que la Marche ne pouvait plus s'arrêter. De notre volonté de continuer à marcher afin de diffuser notre message de connecter avec les autres assemblées du monde est née la Marche Internationale à Athènes, un projet ouvert à tous ceux qui veulent y participer et nous soutenir. 

Nous nous retrouverons à Nice le 5 novembre 2011 après le G20 (30 oct - 4 nov) pour nous organiser et partir quelques jours plus tard. Nous passerons par différentes villles et villages d'Italie. Nous traverserons l'Adriatique depuis Bari pour atteindre la Grèce et finalement arriver à Athènes. Nous participerons aux Agoras Globales qui seront organisées à Rome comme à Athènes à l'arrivée des marches.

La marche se composera de petits groupes de marcheurs et cyclistes (aprox. de 12 à 25) qui avanceront par des routes parallèles pour atteindre un maximum de citoyens. L'idée consistant à se rassembler dans les grandes villes et repartir ensemble pour se séparer de nouveau. Chaque fois que le goupe dépassera les 25 personnes, la marche se scindera en deux groupes indépendants. Dans chaque village les marches convoqueront des assemblées et échangeront leurs expériences, problématiques et idées.

Les valeurs qui unissent les marches sont l'horizontalité, la participation active, la non violence et le l'inclusivité. Nous nous sommes fixés comme objectif de continuer le travail assembléaire et la prise de décisions par consensus par l'application de la démocratie directe. Nous travaillerons également pour veiller à la soutenabilité de la marche et transmettre un messaje de respect à l'environnement.

Hacemos esta Marcha para animar a la gente a tomar el espacio publico y reunirse, a hablar de polìtica y decidir por su propia vida. Hacemos esta Marcha para proponer y aprender, para inspirar y enriquecernos, para hablar y escuchar, dar y recibir. Queremos llegar a Roma y a Atenas para llevar un mensaje de esperanza y unidad. Sobre todo queremos participar en las Ágoras Globales para coordinarnos a nivel internacional, para preparar proyectos comunes, para confrontar juntos los problemas y crear una sociedad justa para todos.

Nous faisons cette marche pour inciter les gens à occuper l'espace public et à s'y réunir pour parler de politique et décider de leur propre vie. Nous entreprenons cette marche pour proposer et apprendre, pour inspirer et nous enrichir, pour parler et écouter, donner et recevoir. Nous voulons atteindre Rome et Athènes pour porter un message d'espoir et d'unité. Mais avant tout nous voulons participer aux agoras globales pour nous coordonner à l'échelle internationale, afin de préparer des projets communs, confronter ensemble les problèmes et créer une société juste pour tous.

Nous marchons pour faire arriver notre message aux quatre coins du monde :
"Une meilleure démocratie est possible. Commencons le changement!"

Nous marchons pour la dignité. Ensemble nous atteindrons l'utopie


INTERNATIONAL MARCH TO ATHENS

Next step for dignity!

After our participation in the Ágora and 15th of Octuber global manifestation in Brussels, we have decided that our march can't be stopped. And since our desire is to continue spreading our message and to connect with the other assemblies of the world, the International March to Athens is borned, as an open project to all who wants to support and participate in it.

We will meet in Niza on the 5th of Novembre 2011 after the G20 Summit (30th Octubre - 4th Novembre) to organize ourselves and go few days afterwards. We will pass by different villages and cities of Italy. We will cross the Adriatic Sea from Bari to reach Greece, then we will walk to Athens as final destiny. In both of Rome and Athens, we will participate in the Global Agoras the will be organized at the arrival of the marches. 

The march will be formed by small groups of walkers and cyclists (12 to 25 person aprox.), that will advance by parallel routes to reach out more people on the way. The idea is to reunite in cities then to walk part of the distance together. Everytime that the number of the group reaches about 25 person, the main group will be divided in to two independent groups. And in every village the march will call for asemblies and will exchange experiance, problems and ideas.

The values that unite the different marches are the horizontality, the active participation, the no-violence, and the inclusivity of the members. We propose to continue the asambleary work and the decision making through consensus by practicing direct democracy. We will also work to reach the sustainability of the march and to convey a message of respect to the environment.

We make this march to to animate people to take the public space and meet, to talk about politics and decide for their own lives. We make this march to propose and learn, to inspire and το be enriched, to speak and listen, to give and receive. We want to reach Rome and Athens to bring a message of hope and unity. Most of all, we want to participate in the Global Agoras to in order to coordinate at international level, to prepare projects in common, to confront together the problems and create a just society for everybody.

We walk for dignity. Together we can reach the Utopia.

To enter our mailing list send a message to:  marchtoathens@gmail.com


              Spread it out! Forword to anyone!
               

March to Athens
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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 12:30

 

 

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