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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:17

 

RTBF -  lundi 17 octobre 2011 à 17h55

Des centaines d'indignés encore mobilisés, soutien de leaders européens

 

Images

Des manifestants devant la cathédrale Saint Paul à Londres le 17 octobre 2011

Des manifestants devant la cathédrale Saint Paul à Londres le 17 octobre 2011

Des centaines d'"indignés" campaient toujours lundi à Londres, New York et Francfort, villes symboles de la finance mondiale, dans le calme mais déterminés à poursuivre leur mouvement qui a reçu le soutien remarqué de leaders européens, dont Angela Merkel.

Après un week-end qui a vu défiler des dizaines de milliers de personnes dans les plus grandes villes du monde contre les excès du capitalisme, quelques dizaines d'"indignés" occupaient toujours un hôtel abandonné de Madrid, berceau du mouvement des indignés en mai.

A New York, où le mouvement "Occupy Wall Street" (OWS) a fêté son premier mois d'existence, des centaines de personnes occupaient toujours le square Zuccotti, au coeur du quartier financier.

La protestation était en revanche retombée en Italie, où des violences ont fait 135 blessés samedi à Rome, même si un "black bloc" (partisan de l'action violente), qui dit s'être entraîné en Grèce, a averti le quotidien La Repubblica que la "guerre n'est pas finie".

"Capitalism is crisis" ("le capitalisme, c'est la crise"), proclamait une banderole tendue sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul à Londres, près du coeur historique du quartier d'affaires de la City, où étaient installées lundi une centaine de tentes.

"Nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra", assurait Danielle Allen, une enseignante au chômage âgée de 25 ans, qui discutait avec trois amies devant leurs tentes, après une deuxième nuit passée sur place.

Comme ces jeunes femmes, pour qui ce genre d'action est une première, de nombreux occupants du camp sont sans emploi, étudiants, artistes. Les slogans fustigeaient pêle-mêle la "corruption" du système financier, la politique d'austérité du gouvernement britannique, demandaient un droit au logement pour tous ou la libération de la Palestine, et revendiquaient leur proximité avec le printemps arabe.

Face à eux, la réaction des passants, dont beaucoup prenaient des photos, était en général bienveillante. "Ils ont raison", jugeait ainsi Neil Hunt, travailleur du secteur de la santé, qui constate "l'aggravation du fossé entre les plus riches et le reste du pays".

Mais dans ce quartier financier, la critique anticapitaliste a aussi provoqué la colère. "C'est n'importe quoi! Tout le monde se plaint des banquiers" mais "nous payons tous les impôts", s'est emporté un trader, David Gregory.

Comme à Londres, il régnait une ambiance de village alternatif à Francfort, où entre 150 et 200 "indignés" campaient toujours lundi aux abords de la Banque centrale européenne (BCE).

Les manifestants ont été confortés par le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a dit éprouver de la "compréhension" pour ceux qui manifestent dans la rue contre la crise.

De même, les présidents de l'Union européenne et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, ont fait part de leur sympathie pour ce mouvement, jugeant nécessaire une plus grande contribution du secteur financier pour compenser les efforts des contribuables.

Le mouvement a par ailleurs fait réagir à Pékin et Moscou. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, dont le pays n'a pas été touché par le mouvement, a relevé que les gouvernements occidentaux n'étaient "pas en mesure" de faire face à leurs obligations sociales.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise a quant à lui jugé que les "indignés" anti-Wall Street "soulèvent des questions qui méritent" réflexion.


AFP
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:05

 

Chat : les Indignés veulent « réinventer la démocratie »

Rédaction en ligne

Lesoir.be - mardi 18 octobre 2011, 13:34

« La nouveauté du mouvement est de ne pas se contenter de critiquer le niveau économique mais bien de critiquer notre système politique. » Amaury, un indigné, a répondu à vos questions

Chat : les Indignés veulent « réinventer la démocratie »

Je voulais demander si en Belgique les Indignés créent et veulent imposer de réelles démocraties. En France c’est la seule et unique revendication: obtenir une réelle démocratie, mais les médias font passer les Indignés pour de simples protestataires anti-crise et anti-austérité. (Edd)

« Le mouvement des Indignés est très diversifié, il n’y a pas que des anti-capitalistes effectivement. Mais aujourd’hui ce qui pose problème, c’est le système néolibéral et la dictature des marchés. Et contre cela, il y a consensus dans le mouvement. Aussi, la nouveauté de ce mouvement, comparé à d’autres mouvements sociaux, c’est de ne pas se contenter de critiquer le niveau économique mais bien de critiquer notre système politique. La démocratie est en crise actuellement, le système de représentation ne contente plus beaucoup de citoyens et l’indépendance de la sphère politique par rapport à la sphère financière est de plus en plus remise en cause. D’où la revendication première des Indignés. Réinventer notre démocratie. Cela passe en premier par la mise en place d’assemblées populaires au niveau local.»

Avez-vous l’intention de faire une sorte de charte de vos revendications et idées de changements et solutions, avec laquelle tout votre mouvement pourrait être d’accord? (Agathe)

« Oui, nous travaillons actuellement au niveau international à la rédaction d’une liste de revendications globales mais il ne faut pas oublier l’humilité du mouvement et sa première revendication : le droit de se réunir sur la place publique pour discuter de la cité et faire notre politique. »

Dans ce genre de situation, même si les problèmes cités existent, il faut pouvoir proposer des solutions. Pour l’instant je crains qu’il manque une uniformité dans d’éventuelles revendications. Pour moi, c’est une situation difficile, complexe, et sans vouloir être pessimiste, j’ai peu d’espoir que cela change réellement quelque chose. (Paul)

« Sur la question des solutions, il ne faut pas attendre des Indignés une solution-clé qui ne ferait que répéter ce que beaucoup d’organisations proposent : annulation des dettes odieuses, régulation économique, démocratisation financière, régulation du lobbying, taxation des transactions, etc. Par contre, il faut savoir que la plupart des Indignés s’investissent dans des alternatives concrètes parallèlement à leur indignation. Je pense aux circuits-courts de l’alimentation, aux coopératives à finalité sociale, à la mobilité douce, à la simplicité volontaire. Tous ces mouvements d’alternatives concrètes sont liés directement au mouvement des Indignés. »

Si vous refusez de collaborer avec des mouvements politiques, comment allez vous faire en sorte que vos idées soient portées à l’attention des politiciens qui, dans la société actuelle, sont quand même les seuls à pouvoir administrer, juridiquement et légalement, un pays? (Laetitia)

« Pour le moment, il n’y a plus de confiance envers les partis politique et le mouvement veut éviter la récupération. Nous voulons aussi nous organiser davantage et évoluer avant de se confronter aux partis politique. Cependant des contacts ont eu lieux pendant la semaine avec des eurodéputés mais notre première revendication, c’est de revoir notre système démocratique. Je l’ai dit, sur le plan socio-économique nous n’avons pas de nouvelles propositions qui n’auraient pas déjà été émise par d’autres organisations voir même par certains partis. Ce qu pose problème aujourd’hui, c’est pourquoi les solutions Justes ne sont pas appliquées, la réponse est dans les dysfonctionnement de notre démocratie nationale et européenne. »

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:53

Décroissance

Près de Pau, des compagnons d’Emmaüs réalisent leurs utopies

Bastamag.net - Par Sophie Chapelle (26 mai 2011)

À Lescar, les 125 membres de la communauté Emmaüs ont de l’énergie et des idées. Professionnels de la récupération, ils se sont lancés dans l’éco-construction, convaincus que l’intégration passe par le bien-être dans l’habitat. Chaque compagnon est invité à construire la maison dont il rêve. Lieu d’accueil pour tous ceux qui le souhaitent, sans condition, la communauté Emmaüs Lescar-Pau expérimente au quotidien décroissance et solidarité.

En bordure de l’A65 qui vient d’être inaugurée, impossible de rater l’immense parking et le panneau indiquant la recyclerie-déchetterie d’Emmaüs Lescar-Pau. À l’entrée des 11 hectares de la communauté, les visages de Louise Michel, du Che, de Ghandi, de Thomas Sankara et Nelson Mandela se dessinent sur un wagon-marchandise. L’intérieur, transformé en restaurant, constitue un des espaces-détente proposés par la plus grande communauté Emmaüs de France. Ses 125 membres – compagnons, salariés, amis, bénévoles ou volontaires – font tourner une vingtaine d’ateliers de récupérations à plein régime. « Quand on est arrivés à Lescar il y a 20 ans, on nous a mis à l’écart, aujourd’hui, on est devenus une vitrine », se réjouit le fondateur de la communauté, Germain Sahry.

« Au niveau du tri, on est débordés », explique Germain, en désignant la file de voitures pleines à craquer de déchets, et les camions d’Emmaüs déchargeant leurs 400 m3 de marchandises par jour. « On en recycle plus de 70%. Mais il faudrait qu’on soit 200 pour être pertinents dans la récupération. » Un bric-à-brac de bibelots, vaisselle, meubles, vélos, tondeuses, électroménager, vêtements… Le parcours de la collecte à la vente semble parfaitement huilé. « On prend tout ce qui est bon, et on accompagne les gens à la déchetterie pour le reste », précise un des compagnons qui aide à décharger les voitures dans la zone de dépôt. Dans les ateliers de « reconditionnement » règne une grande énergie. Vincent, responsable de l’atelier électronique, est un peu débordé par l’arrivée des écrans plats. « C’est à cause de la conversion au numérique, explique-t-il. Tout est réparable, mais c’est une question de prix et de temps. »

Une véritable économie solidaire

La communauté a été créée il y a 30 ans. « Depuis 1982, on s’attache à ne percevoir aucune subvention. Ce n’est que grâce à notre travail de récupération que nous en sommes là aujourd’hui », témoigne avec une once de fierté Germain. Ce mardi-là, le bric-à-brac rapportera entre 10 et 12.000 euros. Sur l’année, le chiffre d’affaires avoisine les 2,8 millions d’euros. Une richesse créée à partir des seuls déchets de la société.

« On ne cherche pas la rentabilité, on est dans une réelle économie solidaire », tient à préciser Germain. L’enjeu pour la communauté Lescar-Pau est de développer la reconnaissance de la personne au cœur du collectif. Si Germain ne croit pas ou peu à la réinsertion, il mise sur l’intégration en proposant à la personne une dynamique de reconnaissance dans son activité. Quid du RSA, le Revenu social d’activité ? « Moi, je l’appelle la Rente Sans Avenir, car elle enferme les gens dans un assistanat qui les emprisonne », coupe-t-il net. Si l’accueil à Emmaüs est inconditionnel, certaines règles prévalent. Comme celle de suspendre son RSA lorsque l’on décide de rester dans la communauté. « Ici, ce qui fait la communauté, c’est le travail. » Soigné, nourri, cotisant à l’URSSAF, le compagnon perçoit également une allocation de 350 euros d’argent de poche. « Et si l’on sait quand on arrive à Emmaüs, raconte Germain, on ne sait jamais quand on en part. »

Des « maisons écolomiques »

À l’écart de la foule des chalands, une maison en bois en forme de tente canadienne marque le début du village des compagnons. « C’est la maison de Stéphane, dit cow-boy », confie Philippe Soulé, salarié et responsable de l’atelier Eco-construction. Bâtie avec des matériaux de récupération, dont des vêtements recouverts par de la chaux pour l’isolation, cette maison ne consomme presque pas d’énergie. Elle s’inscrit dans un vaste projet de « maisons écolomiques », qui viennent remplacer progressivement les mobile-homes mal isolés, véritables gouffres financiers. Cela a permis de passer de 800 euros annuels de consommation électrique dans les mobile-homes, à 200 euros dans les nouveaux habitats. « Les mobile-homes ont permis de répondre à l’urgence. Mais ce sont des catastrophes écologiques qui nous discréditent dans notre démarche, analyse Germain. Retrouver un vrai élan de vie passe aussi par le bien-être dans l’habitat. » Avec Philippe Soulé, chaque compagnon est invité à dessiner la maison dont il rêve, puis à participer aux plans et à la construction. Le prix oscille entre 20.000 et 30.000 euros. De la maison sur pilotis au chalet en bois et paille, chaque maison de ce quartier expérimental est unique. Et parfois quelque peu surnaturel. Rencontre en images.

 

 

D’ici à juillet, ce premier quartier devrait être achevé. Des compagnons assureront alors les aménagements d’espaces verts. Le tout sous l’égide du « conseil municipal » du village de la communauté Lescar-Pau. Tous les ans, les conseillers sont élus par les villageois – compagnons et familles – qui élisent à leur tour le maire. À la sortie du village, une « mairie » a été érigée. La structure de bois de ce bâtiment de 16m² a été dessinée par l’atelier Eco-construction. « Dans le village, il y a des mariages, des naissances, des décès... c’est la vie, il y a de tout », précise Germain. Y compris de l’engagement citoyen. La communauté est également très attachée à sa liberté de parole et se comporte « à l’opposé d’une administration » : « on peut se rassembler en cinq minutes et décider », assurent ses membres. Bien loin de tout enfermement dans une gestion administrative du lieu. Au risque d’être considérée comme « le vilain petit canard d’Emmaüs », la communauté continue de « risquer l’utopie ».

« On n’est pas des marginaux, mais des originaux »

« Démarquer Emmaüs et ses compagnons d’une image misérabiliste qui leur colle à la peau », est un des objectifs de Germain Sahry. Sortir de la marginalité tout en cherchant à interpeller la société. Un pari difficile, un pari du quotidien. Relevé avec brio par la communauté Emmaüs Lescar-Pau. Très ouverte sur l’extérieur, la communauté développe depuis plusieurs années un partenariat avec des groupements paysans du Burkina Faso. L’été, ils accueillent plus de 150 jeunes des quatre coins du monde. Des compagnons s’activent pour remplacer les mobile-homes où dorment ces jeunes, par des habitats faits uniquement de matériaux de récupération. Partie intégrante du mouvement social, la communauté n’a pas non plus hésité à soutenir les faucheurs volontaires, ou à manifester contre la loi Loppsi 2 pour l’habitat différent.

Il y a deux ans, ils ont lancé leur propre ferme, ouverte au public, avec la volonté de préserver des races locales comme la vache béarnaise ou le cochon gascon. Là, quelques compagnons cultivent leurs jardins ouvriers. « C’est d’autant plus important de faire cette ferme, rappelle Germain, qu’on est entourés de monocultures de maïs. » Si la communauté est autonome en lapins – nourris par les déchets de la surconsommation – elle ne recherche pas pour autant l’autosuffisance. « Le risque serait de se couper de la société. » Et c’est tout le contraire que vise Emmaüs Lescar-Pau.

« On est l’ETA, Emmaüs Toute Alternative »

La culture n’est pas non plus négligée. En juillet prochain, aura lieu le troisième festival organisé par la communauté. Parmi les invités, Emir Kusturica, Kenny Arkana, Tiken Jah Fakoly ou encore Goran Bregovic. L’année dernière près de 20.000 personnes ont fait le déplacement, sur les deux jours du festival. Cette année encore, la communauté ne demandera aucune subvention, menant son projet en toute liberté. « Ce festival a une connotation engagée, avec l’organisation de débats qui posent la question du consumérisme », décrit Germain. Mais l’objectif du festival, c’est surtout la rencontre : « On veut montrer aux jeunes qu’on peut vivre des alternatives, autre chose que cette société de consommation. » Emmaüs, un choix de vie ? « Ça peut l’être pour ceux qui ne trouvent pas de place dans cette société néolibérale, basée sur des politiques productivistes », confirme Germain.

Face à ce qu’elle qualifie de « rouleau compresseur », la communauté Emmaüs Lescar-Pau se pose aujourd’hui comme un acteur réel de la décroissance. Un acteur de la société, sur tous les plans : culturel, écologique, économique, politique ou social. « On est l’ETA, Emmaüs Toute Alternative », lâche en souriant Germain. L’année prochaine, la communauté fêtera ses 30 ans. « J’ai autant d’utopies qu’au début, conclut Germain. Il y a un tel potentiel de créativité, de rencontres, avec des gens totalement différents. On peut créer quand on veut, et ça c’est passionnant. »

Sophie Chapelle

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:51
Sudpresse

 

Exclusif: les Indignés autorisés à s’installer à Saint-Josse, au stade Georges Petre

Les Indignés au Cinquantenaire. (D. R?)

Les 80 Indignés qui ne peuvent plus, depuis ce mardi matin, installer leurs tentes au parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, trouveront refuge à Saint-Josse, sur ses installations du stade Georges Petre (situé sur la commune d’Evere).

Rédaction en ligne

Publié le 18/10 à 13h51

Le collège de la commune vient d’autoriser, ce mardi midi, les Indignés à s’y installer. “ Les douches du stade seront mises à leur disposition ”, nous annonce Jean Demannez, le bourgmestre PS de Saint-Josse. “ Il s’agit d’un terrain privé qui appartient à la commune. Ceci étant, nous avons pris contact avec le bourgmestre d’Evere, Rudi Vervoort. Qui n’a pas exprimé d’objection quant à cette mesure. Bloqués de toutes parts, les Indignés ont pris contact avec nous, et nous avons accepté.”

La police de la zone Nord a aussi été avertie. Elle assurera une présence sur place.

Le complexe Georges Petre est situé en face du Cora de Woluwe-Saint-Lambert, d’un côté et au bout de la rue Colonel Bourg, à Evere, de l’autre.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:45
© photo news 7 sur 7.be -
Une délégation d'"indignés" a visité mardi matin le stade communal Georges Pêtre à Evere, envisageant la possibilité d'y dresser un nouveau campement.

 

© photo news

"Cinq à six militants se sont rendus sur place dans la rue Georges De Lombaerde, mais ils n'étaient pas satisfaits des facilités offertes. Ils sont ensuite retournés au parc du Cinquantenaire", explique Roland Thiébault, de la zone de police Bruxelles-Nord (Saint-Josse/Evere/Schaerbeek).
 
Les "indignés" occupent depuis samedi le parc du Cinquantenaire. Ils ont reçu l'autorisation de la Ville de Bruxelles d'y rester jusqu'à mardi/aujourd'hui. A la suite de négociations avec l'administration communale d'Evere, il a été proposé mardi matin aux militants de bénéficier des facilités mises à disposition par la commune.
 
"Le groupe pensait pouvoir passer la nuit dans le hall des sports, mais ce n'est pas le cas. Il avait cependant des commodités sanitaires à disposition", explique M. Thiébault. Entre 60 et 100 "indignés" au total sont à la recherche d'un hébergement pour la nuit. (belga)

18/10/11 16h00
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 14:28

Le nouvel Observateur - 18-10-11 à 16:04 par BibliObs 

 

De Russell Banks à Salman Rushdie, des centaines d'auteurs ont signé une pétition de soutien à «Occupy Wall Street».

A Toronto, une activiste du mouvement "Occupy Wall Street" (Sipa) A Toronto, une activiste du mouvement "Occupy Wall Street" (Sipa)

Pour faire écho au mouvement de protestation «Occupy Wall Street», des centaines d’auteurs et d’écrivains ont créé leur propre site de pétition en ligne, baptisé «Occupy writers». Le message est simple:

«Nous, écrivains, et tous ceux qui nous rejoindrons, soutenons "Occupy Wall Street" et les mouvement similaires qui existent à travers le monde»

Créé le 9 octobre par Seff Charlet, ce site a déjà vu s’engager des auteurs tels que Margaret Atwood, Dorothy Allison, Russell Banks, Rick Bass, Judith Butler, Jonathan Coe, Luc Sante ou Noam Chomsky. Il vise, selon une porte-parole citée par l'AFP, à «célébrer et écrire sur les progrès de ce mouvement en développement».

Après s’être rendu au Square Zuccotti, qu'occupent depuis un mois les manifestants d’OWS à New-York, l’écrivain britannique Salman Rushdie a pour sa part vanté le mouvement sur son compte Twitter: «Tellement civil et poli, l'idéalisme y est impressionnant».

Clément Barry

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:51
Libération - Aujourd'hui à 8h19
Le drapeau américain détourné par les manifestants du mouvement Occupy Wall Street campaign, le 17 octobre 2011. (Reuters)

Les New-Yorkais sont à l’unisson du mouvement «Occupy Wall Street» : les trois quarts comprennent le point de vue de ces manifestants et 67% sont d’accord avec les idées qu’ils défendent, selon un sondage publié lundi.

Selon ce sondage de l’université Quinnipiac, 72% des New-Yorkais comprennent «très bien» ou «assez bien» le point de vue des manifestants d’OWS, qui dénoncent le trop grand pouvoir des institutions financières et des 1% les plus riches. 27% ne les comprennent «pas vraiment» ou «pas du tout». Ils sont 87% à approuver le fait qu’ils manifestent et 67% à être d’accord avec leur point de vue (23% ne sont pas d’accord). L’idée d’une régulation plus stricte des institutions financières par le gouvernement recueille l’adhésion de 73% des New-Yorkais (19% sont contre).

Pas de problème dès lors pour que les manifestants restent dans le square Zuccotti qu’ils occupent depuis le 17 septembre, et dont le propriétaire voulait les chasser la semaine dernière pour des opérations de nettoyage: 72% des personnes interrogées pensent que s’ils respectent la loi, les manifestants peuvent y rester aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Et ils sont 45% à désapprouver la façon dont la police a géré les manifestants (46% approuvent). La police a procédé depuis le début du mouvement à des centaines d’interpellations.

Des membres d’«Occupy Wall Street» ont manifesté la semaine dernière devant la résidence de certains des New-Yorkais les plus riches, pour exiger le maintien d’un impôt visant les plus fortunés qui doit disparaître à la fin de l’année. Là encore les New-Yorkais applaudissent: ils sont 61% à estimer que cet impôt devrait être maintenu, selon ce sondage réalisé auprès de 1.068 personnes majeures entre le 12 et le 16 octobre (la marge d’erreur est de +/-3%).

(Source AFP)

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:48
Anna Topaloff - Marianne | Mardi 18 Octobre 2011 à 15:01

Une enquête du SNUIPP, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré, révèle que les crédits alloués aux écoles par les communes varient entre 15 et 75 euros par élèves. Quand l’égalité des citoyens devant le service public de l’éducation n’est plus qu’un mythe…



Dis moi combien tu payes d’impôts locaux…je te dirai comment est ton école. Aux communes riches, les établissements hi-tech, les manuels scolaires flambant neufs et des cours d’Histoire de l’Art. Aux villes pauvres, pas de rénovation du réfectoire, pas de leçon de natation et pas de soutien personnalisé. Si l’on en croit la vaste étude menée par le SNUIPP, le syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré, c’est ainsi que fonctionne le système éducatif français. On est loin, très loin, du principe d’égalité de tous les élèves devant l’école !
 
Si l’on enlève la rémunération des enseignants (qui est à la charge de l’Etat), le budget d’une école est largement financé par la commune où elle est située. Or, « plus une commune perçoit d’impôts locaux, plus elle pourra contribuer au budget de l’école », rappelle Sébastien Sirh, président du SNUIPP. Pas étonnant, donc, que les écarts entre les moyens dont disposent les établissements varient de 1 à 10. Quand certaines communes ne versent que 15 € par an et par élèves, d’autres vont jusqu’à contribuer à hauteur 75 €. Et la qualité du service (public) s’en ressent…

Le problème, c’est que les écoles ayant le plus besoin d’argent pour financer des activités culturelles ou de soutien scolaire, sont justement situées dans des villes où les impôts locaux sont très bas ! Résultat : « les écoles classées ZEP ont des dotations en dessous de la moyenne nationale », affirme Sébastien Sirh. Il dénonce la « double peine » qui frappe ces établissements : « les écoles qui sont sur des territoires où sont concentrés les plus importants problèmes économiques et sociaux, sont aussi celles qui disposent de moins de ressources financières ! ». Plus grave encore, quand les ressources viennent à manquer, les écoles n’ont souvent pas d’autres choix que de demander aux familles de mettre la main au porte-monnaie via la coopérative, mais aussi les kermesses et autres lotos organisés par l’établissement. La logique fait froid dans le dos : les écoles les plus pauvres devant, plus que les autres, compenser le manque de crédits municipaux, ce sont les familles les plus démunies qui doivent, plus que les autres, passer à la caisse ! « Une véritable remise en cause de la gratuité du service public de l’éducation », s’alarme Sébastien Sirh.
 
Pour en finir avec ces inégalités, le SNUIPP préconise la création d’un fond de péréquation permettant une redistribution et un rééquilibrage des ressources des 36 000 communes françaises. Une idée qui n’a pas fait réagir le ministère de l’Education Nationale mais qui attirera, peut-être, l’attention du nouveau candidat socialiste… Affaire à suivre.
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:38
Aujourd’hui, c’est aux Etats et à la Caisse des dépôts et consignation, organisme public, de régler la facture. Les actionnaires qui avaient perçu pendant près de 15 ans des dividendes réputés réguliers et copieux font toujours l’objet de toutes les attentions des gouvernements belge et français. 
Lire la suite sur : Comment ça bosse ?

Comment ça bosse ?

Gérard Filoche sur Marianne2

 

Le naufrage de Dexia et après...

L’aventure désastreuse de la banque franco-belge (et un peu luxembourgeoise) Dexia est un résumé des effets de la déréglementation financière : de la privatisation du Crédit Local de France en 1996 au démantèlement de Dexia en 2011, en passant par la création de Dexia, sa plongée à corps perdu dans la spéculation, son refinancement sans contrepartie par les Etats français, belge et luxembourgeois en 2008, la continuation de ses activités spéculatives, jusqu’au naufrage final en octobre de cette année.



( Capture d'écran - Dailymotion )
( Capture d'écran - Dailymotion )
Aujourd’hui, c’est aux Etats et à la Caisse des dépôts et consignation, organisme public, de régler la facture. Les actionnaires qui avaient perçu pendant près de 15 ans des dividendes réputés réguliers et copieux font toujours l’objet de toutes les attentions des gouvernements belge et français. 

Le sauvetage de 2008

Jusqu’à la fin des années 1980, le Crédit local de France, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) est un organisme public.  
 
En 1996, le Crédit local est privatisé. Il fait son entrée en bourse et fusionne avec le Crédit communal de Belgique pour créer Dexia, une banque spécialisée dans le financement des collectivités territoriales. 
Dexia multiplie ses acquisitions. D’abord en absorbant des banques spécialisées dans le crédit aux collectivités territoriales en Italie et en Espagne.
Puis, en 2000, Dexia élargit considérablement son champ d’activité en rachetant, aux Etats-Unis, FSA, spécialisé dans l’assurance des titres financiers qui subira de plein fouet la crise bancaire de 2007-2008. Très bien notée par les agences de notation, Dexia rachète également la banque Labouchere qui lui fera perdre plusieurs centaines de millions d’euros. La banque en question avait incité ses clients à acheter à crédit des actions (notamment celles dites « des nouvelles technologies »). Le krach de 2001 les a ruinés. Ils ont demandé des comptes à Dexia.
Dexia n’omet surtout pas, après 2002, de se lancer dans la spéculation sur les subprimes et les produits dérivés. 
 
En 2008, les gouvernements français et belges interviennent massivement (6 milliards d’euros) pour sauver les actionnaires de Dexia qui croulent sous les actifs toxiques. L’Etat et les régions belges financent le sauvetage pour près de 3 milliards d’euros. La CDC apporte 1,8 milliards d’euros et l’Etat français 1,2 milliards.
La banque qui aurait du alors être démantelée se trouve remise à flot sans qu’aucune contrepartie ne lui ait été demandée. C’est un sauvetage au seul profit des actionnaires qui continuent jusqu’en 2010 à engranger les dividendes alors que les actifs douteux conservés au bilan s’accroissent de 23 milliards d’euros. 

Le naufrage de 2011

Confronté à un refus des autres banques de lui faire crédit, tant son bilan est infesté d’actifs toxiques, Dexia subit une crise massive de liquidité et ses actionnaires finissent par décider d’arrêter là leur lucrative aventure et de démanteler le holding Dexia SA en le partageant entre la France, la Belgique, le Luxembourg, les éventuels acheteurs et une « bad bank » destinée à cantonner les « actifs toxiques ». 
 
L’Etat belge qui détient 5,7 % (les Régions belges en détiennent 14,1 %) du capital de Dexia prend le contrôle à 100 % de Dexia banque Belgique, une banque de dépôts avec son réseau d’agences. 
 
L’Etat français détient 23,3 % du capital de Dexia, directement ou par l’intermédiaire de la CDC. Dexia Municipal Agency, la société qui émet des obligations pour le compte de Dexia est reprise par l’Etat français et « adossée » à la CDC et à la Banque postale.
 
Dexia Luxembourg (Dexia BIL) est racheté par un groupe de financiers du Qatar, membres de la famille royale. 
 
La banque turque Deniz bank devrait facilement trouver un acquéreur, il n’en va pas de même des filiales de financement des collectivités locales Credicop en Italie et Dexia Sabadell en Espagne, en pleine crise du financement des collectivités dans ces deux pays. D’autres actifs, eux aussi, trouveront difficilement des acquéreurs dans un contexte où les concurrents de Dexia cherchent plutôt à se désengager d’une partie de leurs activités qu’à s’engager dans de nouvelles, surtout douteuses. 

La « Bad banque »

Une structure de défaisance, une « bad bank » qui subsistera après le démantèlement de Dexia est créée pour isoler les « actifs toxiques ». Ce sont les actifs (obligation, filiales…) qui seront très difficilement vendables et le seront de toute façon à perte. Ces actifs représentent une valeur comptable de 180 milliards d’euros.
 
Les Etats français, belges et luxembourgeois apporteront leurs garanties pour les actifs les plus difficiles à vendre et comportant un risque très important. Ces actifs, estimés à 90 milliards d’euros sur 180 milliards, seront garantis par la Belgique (60,5 %), la France (36,5 %) et le Luxembourg (3 %). 
En contrepartie, Dexia SA devrait verser une commission de 450 millions d’euros en 2011 aux trois Etats (160 millions pour la France).
 
On peut compter, sur le gouvernement Sarkozy pour insister sur cette prime de 160 millions d’euros et oublier l’énormité du montant  garantie apportée par l’Etat français (33 milliards d’euros), exactement comme il avait oublié les 3 milliards versés par la France à Dexia, dans son calcul du coût du plan de sauvetage des banques en 2008.
Mais si les actifs sont invendables ou vendus à perte, comme cela avait été le cas pour le Crédit Lyonnais qui lui aussi avait eu droit à sa « bad bank », le Consortium de réalisations (CDR),  la facture sera extrêmement lourde pour les Etats. 
Le montant des garanties de la Belgique s’élève à 15 % de son PIB alors que sa dette publique frôle déjà les 100 % de son PIB. 
Le montant de la garantie de l’Etat français est de 1,75 % du PIB de la France. Sarkozy aurait bonne mine avec sa « règle d’or » si cette garantie devrait être actionnée : le déficit augmenterait de 1 à 1,75 % et adieu les 3 % et l’équilibre budgétaire. Une preuve de plus que sa règle de plomb ne vise que les salariés et les plans de rigueur qu’ils auraient à subir, en aucun cas les banques. 

Un plan pour préserver les intérêts des actionnaires

L’Etat belge achète Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d’euros, ce qui augmentera d’autant la dette publique de la Belgique. Pourtant, cette banque n’a strictement aucune valeur en dehors de la garantie que lui apporte l’Etat belge. 
L’Etat belge paiera donc deux fois : en apportant sa garantie et en versant 4 milliards d’euros, pour une banque qui ne vaut plus rien, aux actionnaires qui ont causé le naufrage de Dexia. Pire, le ministre belge de l’Economie affirme que, si dans les 18 mois, Dexia banque Belgique était vendue : « 100 % de la valeur reviendrait aux actionnaires ». Il précise que « la volonté du gouvernement belge n’est pas de rester indéfiniment dans cette banque » mais « d’en assurer la continuité ». Une nationalisation temporaire pour éponger les pertes et la remise des clés aux capitaux privés dès que les profits reviendraient.  Un classique certes mais insupportable tant suinte, à travers de telles actions, le mépris à l’égard du peuple des actionnaires et des gouvernements qui, tels celui de Nicolas Sarkozy, leur sont tout dévoués.
 
L’Etat français qui a perdu les 3 milliards investis dans le capital social de Dexia en 2008, rachètera pour 650 à 700 millions d’euros Dexia Municipal Agency (DMA) qui, elle non plus ne vaut rien sans la garantie que lui apporte l’Etat français. L’Etat français, comme l’Etat Belge pour Dexia banque Belgique, paiera deux fois pour DMA : 650 à 700 millions d’euros d’acquisition et les garanties qu’il apporte.
 
Les actionnaires de Dexia l’ont conduite au désastre. Il est hors de question de continuer à les engraisser en leur donnant un seul centime d’euros pour le rachat de banques qui ne valent plus rien. Essayer de leur sauver la mise ne peut qu’encourager les actionnaires des autres banques à continuer leurs spéculations effrénées, sûrs que l’Etat sera là pour les protéger. Loin de les protéger, il faut les mettre au pas, les obliger à subir les effets de leurs méfaits. 

Préserver le financement des collectivités territoriales

Le gouvernement Fillon a annoncé que 3 milliards d’euros allaient être débloqués par l’Etat pour financer les collectivités territoriales d’ici la fin de l’année en attendant que le relais soit pris par une nouvelle structure formée par la CDC et la Banque postale.  
Mais les dirigeants de la Banque postale ont déjà précisé leurs objectifs pour cette nouvelle structure : « mettre en place une offre de crédit raisonnée lui assurant une forte rentabilité ».
C’est inacceptable. La nouvelle structure de prêts aux collectivités territoriales sera partie prenant du service public, son objectif ne doit pas être la « rentabilité » mais le financement à un taux modéré les collectivités territoriales. Là encore, il faut mettre la finance au pas, même dans le secteur public, et couper les ailes de ces dirigeants d’organismes publics qui ne rêvent que d’adopter les objectifs et les méthodes des banques privées. 
 
De nombreuses collectivités territoriales ont été victimes de Dexia qui leur a placé des prêts à taux variables, indexés sur le franc suisse, le taux du crédit interbancaire de Varsovie ou d’autres curiosités. Ces prêts doivent être transformés en prêts à taux raisonnables et fixes. 

Préserver la possibilité d’un pôle public bancaire

Le projet du gouvernement Fillon prévoit que la CDC prenne le contrôle à 65 % de Dexia Municipal Agency (Dexma) et de son énorme portefeuille à risque. La CDC deviendrait alors une véritable « bad bank » incapable d’accomplir ses missions de « bras financiers » de l’Etat. 
 
C’est la meilleure façon de couper l’herbe sous le pied au projet de la grande banque publique d’investissement du Parti Socialiste qui devrait regrouper la CDC, Oséo et la Banque postale. Cette grande banque publique serait dès le départ contaminé par les produits toxiques de Dexma.  
 
C’est inacceptable, l’Etat doit garantir la totalité du portefeuille à risque de Dexia. Cela ne changera rien au total de la dette publique mais cela laissera intacte la CDC et donc un instrument financier efficace aux mains de la gauche au pouvoir.

 

Jean-Jacques Chavigné - Gérard Filoche
(vient de paraître, en librairie le 27 octobre
“Dette indigne” 10 questions, 10 réponses
Ed. JC Gawsewitch, 14,90 euros, 240 p)

 

Lundi 17 Octobre 2011
Gérard Filoche
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 13:26
Tefy Andriamanana - Marianne | Mardi 18 Octobre 2011 à 15:01

Le ministre de l’Intérieur veut restreindre l’entrée des immigrés sur le marché du travail. Son but : favoriser l’emploi de la main d’œuvre locale. Dommage que toute cette politique ne soit que du bricolage.



Guéant pense que la France n’a pas besoin de maçons ou de serveurs tunisiens. C’est sa justification pour réduire l’immigration professionnelle de 30 000 à 20 000 entrées par an. Mais, dans les faits, les premières contestations médiatisées de sa politique concernent des salariés hautement qualifiés et les étudiants des grandes écoles.
 
Le tout vient d’une circulaire du 31 mai  signée par le ministre de l'Intérieur et Xavier Bertrand, ministre du Travail. C'est une des premières concrétisations du nouveau discours en matière migratoire. Et cette circulaire est accusée de causer bien des tracasseries administratives pour les jeunes diplômés immigrés en quête d’un premier emploi. En effet, pour pouvoir travailler en France après leur diplôme, ces étudiants doivent demander un changement de statut et obtenir une carte de séjour « salarié » avec l’autorisation de travail qui va avec.
 
Guéant et Bertrand veulent serrer la vis dans ce domaine. Pour eux, les employeurs doivent réserver les emplois à la main d’œuvre locale, comme le prévoit le Code du travail. Ce code précise que, pour accorder les autorisations de travail, les préfets doivent examiner « la situation de l'emploi dans la profession et dans la zone géographique pour lesquelles la demande est formulée (…) et les recherches déjà accomplies par l’employeur (…) pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail ». Cependant, il existe une liste de « métiers en tension », où il existe une forte demande de main d’œuvre, et pour lesquels le préfet ne peut brandir la situation du marché du travail pour refuser l'embauche d'un immigré. Toutefois, cette liste va être réduite par le ministère de l’Intérieur de 30 à 15 métiers libres d'accès.

Préférence locale

Résultat, au vu des consignes strictes données aux préfets, les étudiants accusent le gouvernement de leur faire rater des promesses d’embauche. Mais contrairement à ce qu’écrivent certains médias, il n’y a pas stricto sensu d’interdiction de travail pour les étudiants étrangers. Pour autant, l’embauche de jeunes diplômés étrangers n'est pas une partie de plaisir.
Dans leur circulaire, Guéant et Bertrand demande aux préfets d’« examiner avec une particulière attention l’adéquation du diplôme avec l’emploi proposé » et aussi de refuser toute embauche d’un immigré pour le poste qu’il occupait durant ses années d’études (beaucoup d’étudiants de grandes écoles étant embauchés avant même d’être diplômés) si « cet emploi n’exige aucune qualification particulière et peut être pourvu par un demandeur d’emploi français ou étranger résidant régulièrement en France ou un autre étudiant ». Résultat : les démarches pour les étudiants s’allongent, les préfectures demandant de nombreuses pièces pour constituer les dossiers.
 
Cette controverse a été largement médiatisée, jusque dans le New York Times. Une manifestation de quelque centaines de personnes a également eu lieu jeudi dernier. Même à l’UMP, ça coince.  Pour autant, encore peu d’étudiants sont réellement concernés. De l’aveu même de Pierre Tapie, président de la Conférence des Grandes écoles, on compterait seulement « quelques dizaines de cas avérés » d’étudiants qui n’ont pu être embauchés à cause de la circulaire Guéant. Dans sa lutte, Pierre Tapie s’est d’ailleurs trouvé un allié : Maurice Lévy, président du lobby patronal de l’Afep, dont les motivations pour faciliter la venue de main d’œuvre étrangère ne sont par forcément celles de la Ligue des droits de l’Homme. Et leur message a été quelque peu entendu : même si la circulaire ne sera pas retirée. Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur, a admis que son application « a pu être trop rigide ».

Serrage de vis

Ce serrage de vis, du moins dans les discours officiels, touche aussi les salariés plus expérimentés. En témoigne l’histoire de cet ingénieur libanais, embauché dans un premier temps par Air Liquide et à qui la préfecture de l’Isère a refusé son autorisation de travail au motif que l'entreprise devait prioritairement examiner les candidatures locales. Car la fameuse circulaire Guéant-Bertrand, se basant sur le Code du travail, demande aux préfets de refuser l’embauche d’un travailleur immigré si le secteur concerné possède un « taux de tension insuffisamment élevé » dans la région, en clair, s’il y a beaucoup trop de chômeurs locaux dans le secteur concernés ou s’il y a la « possibilité de former, dans des délais très brefs », de la main d’œuvre résidente.

Sur le papier, le discours de Guéant reste logique. Pour maintenir la cohésion sociale et permettre une bonne intégration des immigrés, mieux vaut donner du travail aux immigrés locaux que faire venir de nouveaux migrants. Sauf si on souhaite former de nouveaux ghettos ethniques et sociaux. Le problème est que le ministre n’agit que pour des raisons politiciennes. Aux manettes depuis 2002, soit en tant que bras droit du ministre de l’Intérieur, du chef de l’Etat ou en tant que ministre, il a mis 9 ans à lancer des mesures concrètes pour adapter l’immigration aux besoins économiques de la Nation après des années de gesticulations médiatiques.

D’autre part, adapter l’immigration aux besoins économiques demande d’avoir des critères transparents. Mais Guéant préfère le bricolage. Selon sa circulaire, les préfets doivent se contenter des enquêtes « besoin de main d’œuvre » (BMO) de Pôle emploi, le texte invitant les préfets à rechercher ces enquêtes.... sur Internet. Aucune consultation large n’est encore prévue pour planifier les besoins à long terme. Rappelons également que des accords bilatéraux avec le Sénégal et la Tunisie, par exemple, fixent d’autres listes de métiers libres d’accès aux immigrés. Autant d’accords qui nuisent aux objectifs de réduction de l’immigration annoncés par Guéant. Sans oublier que les immigrés venant pour des motifs familiaux (regroupement familial, conjoints de Français….) sont dispensés d’autorisation de travail et peuvent donc exercer n’importe quelle profession, cette catégorie représentant un flux d'immigrés plus important que l'immigration de travail. 

Quand le PS de Hollande enterrait un rapport

Réguler et cadrer l’immigration, c’est une vieille lubie de la classe politique française mais jamais réalisée. En 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, proposait que le gouvernement puisse « fixer, en fonction des besoins de l’économie et de nos capacités d’accueil, le nombre de personnes admises à s’installer en France ». Manque de chances, l’idée d’une politique de quotas ne fera pas recette.
 
Le projet du PS évoque une ébauche de planification à moyen terme : « Sur une base triennale, le Parlement dressera le bilan de notre politique migratoire et décidera de ses orientations futures. Collectivités territoriales, partenaires sociaux et associations auront été préalablement associés ». Il rejette en revanche toute politique de quotas.
 
Pourtant, à une époque, le PS était beaucoup plus inventif.  En 2005, sous le magistère de François Hollande, Malek Boutih, alors chargé des questions de société au sein du parti, avait proposé une planification concertée et pluriannuelle du nombre d’immigrés autorisés à séjourner en France. Le contraire de la politique court-termiste et opaque de Guéant. 
 
« Mon point de vue est que les partenaires sociaux, syndicats et patronats, les responsables des politiques de logement, d'éducation, se coordonnent chaque année pour prévoir le nombre d'immigrés dont la France a besoin et qu'elle peut accueillir dignement », disait Boutih sur leMonde.fr, proposant une sélection des immigrés sur des critères professionnels et de nationalité. Là, encore son projet échouera et son rapport mis au placard (comme son auteur).
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