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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:02

TV monde - NEW YORK (AFP) - 13.10.2011 19:32

Les manifestants d'"Occupons Wall Street" ont reçu jeudi l'ordre d'évacuer temporairement le square qu'ils occupent dans le quartier de la finance à New York, pour des "opérations de nettoyage et d'entretien"

voir le zoom : Les indignés de Wall Street au Parc Zuccotti à New York commencent à ranger leurs affaires le 13 octobre 2011Les indignés de Wall Street au Parc Zuccotti à New York commencent à ranger leurs affaires le 13 octobre 2011
voir le zoom : Les indignés de Wall Street au parc Zuccotti le 13 octobre 2011 à New YorkLes indignés de Wall Street au parc Zuccotti le 13 octobre 2011 à New York
voir le zoom : Un manifestant anti-Wall Street le 13 octobre 2011 à New YorkUn manifestant anti-Wall Street le 13 octobre 2011 à New York

Les manifestants anti-Wall Street à New York craignaient jeudi de devoir évacuer le square qu'ils occupent au coeur du quartier financier de Manhattan depuis le 17 septembre, après avoir reçu l'ordre de le libérer pour permettre son nettoyage vendredi.

Le maire de New York Michael Bloomberg est venu en personne les en avertir mercredi soir, tout en insistant sur leur droit à manifester.

Et jeudi, des responsables du parc Zuccotti, escortés par une douzaine de policiers dont certains filmaient la scène, ont distribué sur place une notice explicative sur les opérations de nettoyage qui commenceront vendredi à 07h00 et dureront toute la journée.

Le square bondé, où les manifestants qui dorment à la belle étoile ont installé un service de restauration, une infirmerie, un espace d'information, un centre vidéo, et même une bibliothèque, va devoir être complètement vidé.

Brookfield Property, propriétaire du square, explique dans sa notice qu'au cours des trois dernières semaines les "conditions dans le parc se sont déteriorées et créent des problèmes de santé et de propreté dont il faut s'occuper".

Elle précise qu'après ce nettoyage effectué en trois étapes de quatre heures, le square sera ensuite "rouvert au public, pour un usage conforme à ses règles".

Les occupants du parc ont découvert jeudi avec consternation ces règles, distribuées avec la notice.

Celles-ci indiquent notamment que le camping est interdit dans le square, ainsi que l'utilisation de bâches et de sacs de couchage, et qu'il n'est pas non plus permis de s'allonger sur les bancs.

La colère et la déception grondaient jeudi parmi les manifestants, qui depuis quatre semaines dénoncent la cupidité de Wall Street et la corruption des 1% les plus riches.

"C'est affreux, ils veulent mettre fin à cette expérience", s'indigne Seth Harper, 21 ans, en servant le petit-déjeuner. "Je ne veux pas me faire arrêter", ajoute-t-il, évoquant les 700 interpellations du 5 octobre sur le pont de Brooklyn. "Mais je pense que beaucoup vont refuser de partir".

"Nous partirons mais nous reviendrons", déclare DJ Husar, 34 ans, expliquant que le "rêve américain a fonctionné pour mes parents et mes grands-parents mais ne fonctionne plus pour moi".

"Nous avons une équipe de nettoyage, ils devraient nous laisser faire", s'insurge également Cynthia Villareal.

L'assemblée générale d'"Occupons Wall Street" avait prévu d'arrêter sa position dans la journée.

Mais déjà sur Facebook un appel à la mobilisation a fleuri, demandant à tous ceux qui le peuvent de "donner des balais, serpillères, pelles, sac poubelles, détergents", et de venir aider l'équipe de nettoyage jeudi.

Vendredi, nous mettrons en place une "chaîne humaine autour du square avec nos balais et nos serpillères" ajoute ce message. "Si la police essaie d'entrer, nous resterons calmes et non violents et ceux qui le veulent se feront interpeller".

Ces opérations de nettoyage interviennent alors que les manifestants de Wall Street se préparent samedi à une grosse journée.

A 17h00, un rassemblement est prévu à Times Square, pour participer à la journée mondiale de mobilisation lancée par le site 15october.net autour du mot d'ordre "Unis pour un changement global" ("United for Globalchange").

Une autre manifestation est auparavant prévue à 11H00 contre les banques, et "Occupons Wall street" compte aussi s'associer à 12H00 à une marche marquant les dix ans du début de la guerre en Afghanistan.

En quatre semaines, le mouvement, qui a essaimé dans une trentaine de villes américaines, a touché une corde sensible chez les Américains, traumatisés par les difficultés économiques et le chômage.

Ainsi, 54% d'entre eux se disaient favorables au mouvement, selon un sondage publié jeudi par Time magazine. C'est deux fois plus que ceux qui sont favorables au mouvement ultra-conservateur Tea party (27%).

© 2011 AFP

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:39
La croix .com - 13/10/11 - 20 H 05 mis à jour le 13/10/11 - 21 H 55

 

 

Samedi 15 octobre, de Bruxelles à New York, des mouvements venus de tous les horizons manifesteront leur « indignation » dans les rues de plus de 700 villes, dans 71 pays du monde.

À Los Angeles, le 6 octobre, lors d’une manifestation contre Wall Street.

(DAVID MCNEW/AFP)

À Los Angeles, le 6 octobre, lors d’une manifestation contre Wall Street.

« United for global change » (Unis pour un changement mondial) appelle, via les réseaux sociaux et le site 15october.net à protester contre les injustices sociales, les inégalités, le chômage, les désordres de la finance internationale, le manque de projets porteurs en politique…

Avec cet article

Inspirés par les révoltes du « printemps arabe », ces mouvements surprennent dans les pays démocratiques, et débordent les forces politiques traditionnelles. Leurs revendications sont immenses, mais bien peu concrètes. Quand un chef émerge du groupe et canalise ces revendications devant les médias, comme au Chili, lors des manifestations étudiantes, ils semblent perdre de leur force.

Mais ces mouvements, qui se réclament d’un thème (re)lancé par Stéphane Hessel, 93 ans, ne désarment pas, et les jeunes qui les animent ont au moins une chose en commun, l’exigence d’un avenir.

En Espagne, les pionniers

Les « indignés » d’Espagne sont nés lors des grandes manifestations du 15 mai 2011 organisées dans 50 villes espagnoles par le mouvement « Démocratie réelle maintenant » pour réclamer une vraie démocratie.

Près de 200 jeunes campent alors sur la Puerta del Sol, à Madrid, en plein centre-ville. En quelques jours, le mouvement s’amplifie pour devenir une véritable agora. Leurs revendications sont multiples et touchent à l’économie, au social, au politique. De manière générale, ils veulent remettre l’humain au centre de l’économie, qui doit cesser de prendre le dessus sur la politique. Parmi eux, des jeunes très qualifiés, des gens déjà âgés au chômage, des professeurs… représentant plutôt la gauche, avec toutes ses nuances, des anarchistes au centre gauche.

Leur mouvement, plus discret depuis août, continue avec des assemblées de quartiers souvent hebdomadaires. Petit à petit, ils tentent de tisser un lien social et refusent toute accointance avec les syndicats.

En Grèce, les « décidés »

Le 25 mai dernier, de jeunes Grecs déploient une banderole, flanquée des drapeaux grecs, espagnols et argentins, place Syntagma : « Nous, on s’est réveillés, et vous ? »  lancent-ils à leurs compatriotes.

Protestant « contre l’austérité et la corruption »,  ils réunissent tous les mouvements de contestation : « Je ne paie pas »,  le mouvement des « 300 Grecs », « L’étincelle » de Mikis Theodorakis, le mouvement de « contrôle de la dette », les facultés en grève, les Beaux-Arts, etc. Des personnalités comme Manolis Glezos ou des économistes sont venus discuter avec le mouvement qui s’est rebaptisé les « décidés ».

Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, la police a évacué la place non sans avoir au préalable interrompu les réseaux internet pendant plusieurs heures pour éviter des manifestations. Le mouvement existe toujours, mais il est à la recherche d’un second souffle.

Au Portugal, contre l’autoritarisme

Vendredi 14 octobre, à 15 heures, des manifestations, organisées par une plate-forme, qui regroupe 30 organisations, sont prévues dans six villes du Portugal. Une « assemblée populaire » doit recueillir les opinions et présenter des solutions.

Le mouvement a commencé le 12 mars dernier, avec une énorme manifestation, lancée via le réseau social Facebook, qui a rassemblé 300 000 personnes à Lisbonne et Porto, dans la mouvance du « printemps arabe ».

Le collectif « 15 octobre » « revendique globalement une démocratie participative, économique et qui réponde aux attentes de la population alors que cette démocratie, avec la crise, en est venue à être soumise un autoritarisme croissant » . La protestation se veut a-partisane, laïque et pacifique.

En Allemagne, des mouvements citoyens

 Empört euch !  (Indignez-vous ! ),  le livre de Stéphane Hessel a été un best-seller en Allemagne. Mais la tentative d’« aCAMPada Berlin » (NDLR : en espagnol dans le texte)  à la fin du mois d’août, de reproduire sur l’Alexanderplatz à Berlin le mouvement des jeunes Espagnols est resté marginal, vite évacué, sans aucun soutien notable dans la population.

 « À la différence de l’Espagne ou d’Israël, il manque en Allemagne les masses qui descendant dans la rue »,  explique Florian, l’un des protestataires. Les « indignés » appellent à manifester à nouveau samedi 15 octobre dans plusieurs villes allemandes dont Berlin et Francfort. Les organisations syndicales n’en seront pas, et les cortèges risquent de rester symboliques.

En revanche, les mouvements citoyens allemands ont montré leur force ces derniers mois dans les manifestations contre le nucléaire, ou contre la construction de la gare souterraine de Stuttgart. Mais ils ont leurs propres traditions, sont très organisés et se mobilisent sur des problèmes concrets. « Pense globalement, agis localement » , telle est la logique en Allemagne.

En Italie, contre Berlusconi

En Italie, la naissance des « indignati »  remonte au 14 décembre 2010, jour où Silvio Berlusconi remporta un vote de confiance grâce à l’achat de parlementaires.

Depuis, une cinquantaine de mouvements et d’associations regroupant altermondialistes, lycéens, étudiants, chercheurs, artistes, ouvriers ou encore militants écologistes, soutenus par des partis et syndicats de gauche, organisent régulièrement des manifestations. Avant tout pour demander la démission du gouvernement Berlusconi.

Ils lui reprochent, entre autres, l’absence de réformes pour l’emploi (28 % des 15-24 ans sont chômeurs, et seulement 30 % de la population âgée de 55 à 65 ans a un emploi), et la relance de l’économie. Ils protestent aussi contre les coupes drastiques dans l’éducation, la recherche et la culture. Peu coordonnés, les mouvements ont en commun le désir de « redonner au savoir sa place centrale dans la construction d’une autre Europe, de voir naître de nouveaux modèles de démocratie et de développement économique durable » .

 « Sauvez les écoles, pas les banques ! »,  « Nous, la dette, nous ne la paierons pas, nous ne l’avons pas créée » , sont leurs grands mots d’ordre. Samedi 14 octobre, un million de manifestants sont attendus à Rome, selon le comité Occupy Rome, qui annonce qu’ensuite une mobilisation permanente sera entamée dans la Ville éternelle.

Au Royaume-Uni, une manifestation après les émeutes

Les Britanniques vont-ils s’indigner ? Jusqu’à présent, malgré une économie qui tourne au ralenti et un plan d’austérité très rigoureux, presque aucun mouvement de protestation n’avait vu le jour au Royaume-Uni. Certes, une colère sous-jacente existe, comme l’ont montré les manifestations étudiantes de l’hiver 2010, et surtout les émeutes de cet été. Un mouvement pourrait voir le jour.

Un collectif a appelé à occuper la City samedi 15 octobre, le cœur financier de Londres. Un campement est prévu et 3 500 personnes sont inscrites sur sa page Facebook. Le début d’une mobilisation, avant la grande grève des syndicats prévue le 30 novembre ?

Aux États-Unis, « Occupons Wall Street »

Le mouvement « Occupy Wall Street » s’est installé dans le quartier des affaires de New York le 17 septembre dernier. L’occupation a été progressive : environ 200 convaincus campent toutes les nuits près de la Bourse de New York, au Zuccotti Park, rebaptisé « Liberty Square ». Les militants sont plus nombreux en journée et lors des manifestations. Le week-end dernier, entre 10 000 et 15 000 personnes, dont des membres de syndicats, ont participé à une marche à New York, imitée dans environ 100 villes à travers le pays.

 « Nous sommes les 99 % »  est leur slogan, c’est-à-dire la proportion de la population qui subit la crise financière et s’appauvrit en conséquence. Par opposition, le 1 % restant représente les PDG des grandes banques et les responsables politiques qui les soutiennent. Ces « indignés » américains s’attaquent à ce qu’ils considèrent comme les dérives et les conséquences du « système »  : abus de Wall Street, influence des lobbys et de l’argent dans le processus démocratique, inégalités sociales grandissantes, taux de chômage élevé, destruction de l’environnement…

Occupy Wall Street a été critiqué par certains pour son manque de structure et son message désordonné. Pour d’autres, son esprit large mais rassembleur fait sa force. S’appuyant principalement sur les réseaux sociaux, le mouvement a promis qu’il transmettrait prochainement sa liste de « doléances »  sur Internet.

NATHALIE LACUBE et Valérie Demon (à Madrid), Thomas Jacobi (à Athènes), Marie-Line Darcy (à Lisbonne), Michel Verrier (à Berlin), Anne Le Nir (à Rome), Sébastien Martin (à Londres), Stéphanie Fontenoy (à New York)

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 20:26

Le temps.ch - vendredi14 octobre 2011

Des manifestants américains dénoncent le fossé grandissant entre les grandes entreprises et les citoyens.New York, 5 octobre 2011

 
Des manifestants américains dénoncent le fossé grandissant entre les grandes entreprises et les citoyens.New York, 5 octobre 2011

Les Indignés organisent demain une Journée mondiale pour marquer un mois d’occupation de Wall Street à New York Né en Europe et aux Etats-Unis, le mouvement prend de l’ampleur. Il doit encore formuler ses revendications

A pied, en train ou en convoi d’autocars, partis de Madrid, Barcelone, Lisbonne, Toulouse, Londres, Vienne, Berlin, Gênes, ils convergeront samedi vers la Grand-Place de Bruxelles. Des rassemblements sont aussi prévus à Genève, Zurich, Bâle et dans une cinquantaine de villes européennes. La mobilisation s’organise au cœur de New York, devant Wall Street, ainsi que dans de nombreuses villes américaines. Ils sont des milliers d’Indignés à vouloir témoigner leur colère et leur désespoir face à une situation économique et financière qu’ils jugent injuste, immorale et qui ne profite, selon eux, qu’à une poignée de privilégiés. Même dans des pays relativement épargnés par la crise comme l’Allemagne, l’écart entre les riches et les pauvres ne cesse de s’agrandir, soutiennent-ils.

A l’opposé du mouvement altermondialiste qui, dès sa création en 1999, revendiquait plus de justice pour les pays pauvres de l’hémisphère Sud, le mouvement des Indignés répond d’abord à des préoccupations locales, propres à l’Europe et aux Etats-Unis, deux continents laminés par la crise financière, par la récession qui s’en est suivie et, maintenant, par la crise de la dette et du déficit budgétaire. Les Indignés se sont constitués en collectif d’associations, sans structures formelles et sans revendications clairement formulées à ce jour. «Le mouvement s’organise grâce aux réseaux sociaux et à Internet», explique Matthieu Béguelin, président du Parti socialiste neuchâtelois et proche des activistes américains. «L’idée d’une journée mondiale est venue des Etats-Unis, lancée par la plate-forme «Occupy Together» qui regroupe notamment les fers de lance «Occupy Wall Street» et «The 99%». Cette journée marque un mois d’occupation de la bourse de New York, entamée le 17 septembre», poursuit-il.

«On pensait naïvement que les citoyens du Sud avaient le monopole de la détresse, écrit le professeur Chems Eddine Chitour, l’un des penseurs du mouvement des Indignés. Il n’en est rien.» Selon lui, les conséquences sociales de la crise économique et financière frappent de plein fouet des milliers de familles, affaiblissent les institutions nationales alors que les gouvernements sont soumis à la toute-puissance du marché.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:11

Depuis Paris, les Indignés français et espagnols ont encore marché. Les voici arrivés en Belgique, pour beaucoup aux portes de Bruxelles. Des Assemblées sont toujours organisées sur leur passage (une des dernières grandes à Gand par exemple) Et l'on prépare, dans le monde entier,

dans 78 pays et 668 villes, la journée du 15 octobre : la journée mondiale des Indignés.

 

Il est toujours aussi difficile de savoir exactement ce qui se passe ailleurs, mais les Indignés locaux sont bien au rendez-vous ;

 

Voici l'appel relayé par les Aixois pour le 15 octobre :

 

 

*APPEL DES INDIGNES AIXOIS POUR LA JOURNEE DU 15 OCTOBRE

« Unis pour un changement global »

 

 

Le samedi 15 octobre à l'initiative des Indignés espagnols une grande journée internationale pour une démocratie réelle va se dérouler dans tous les endroits du monde  où des citoyens se sont affranchis de la résignation.

 

Cet appel s'adresse à tous ceux qui souhaitent l'avènement d'une société où chacun puisse trouver sa place, une société qui respecte l'autonomie des individus et leur capacité à réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs.

 

 

S'indigner n'est que le premier pas.

 

Imaginer ensemble un avenir désirable doit être le deuxième.

 

Le construire en commun sera le dernier.

 

 

Le nombre est la force de l'espoir, c'est dans l'espoir que nait l'enthousiasme source de créativité.

 

« Démocratie Réelle Maintenant » et le collectif « Face au G20, les peuples

d'abord, pas la finance » appellent tous les citoyens qui se sont affranchis

de la résignation à participer dans la non violence à la journée

internationale du 15 octobre pour la dignité et le respect des peuples.

 

S'indigner est le premier pas qui nous engagera sur le chemin de la

réflexion collective pour un autre monde possible et désirable.

 

Construire autre chose autrement et le vivre ensemble sera une expérience

toujours renouvelée car rien ne peut être définitif en démocratie réelle.

 

 

 

Le programme de la journée :

 

11h00 : rencontre avec les gens du quartier sur le marché du Jas de Bouffan

autour d'Anonymal et marche vers la Rotonde.

 

A partir de 13h30 : pique-nique partagé au bas du cours Mirabeau avec les

citoyens et le collectif « les peuples d'abord »

 

A 15h00 : dessert et animations aux allées provençales. (Voir programme dans notre article précédent :

"Les peuples d'abord, pas la finance : manifestons à Aix les 15 et 20 octobre ")

 

A partir de 17h00 : assemblée citoyenne au bas du cours Mirabeau,

 

« Comment fonctionnons-nous pour expérimenter et faire vivre la démocratie

réelle à Aix »

 

* Si vous voulez aller du côté de MARSEILLE, suivez le parcours des Indignés marseillais ici :

 

http://www.facebook.com/event.php?eid=294037640623050

Dernier rectificatif : attention, le parcours finit en fait devant la mairie !

 

* Si enfin, vous êtes seul dans votre coin de village ou dans votre désert urbain, voici mille petites recettes pour construire un nouveau monde avec les autres :

 

Le 15 Octobre 2011 sera une date inoubliable pour la race humaine. Ce sera la première réunion UNIVERSELLE des citoyens pour un monde meilleur.

Ce n'est pas une question d'idées politiques, de religion ou de philosophie.

La question est de savoir combien nous nous soucions de notre futur et du futur de la Terre.

Que pouvez-vous faire, pour participer ?

- Parler à vos voisins, vos amis, aux gens du bistrot, au travail.

- Envoyer des emails et/ou des lettres à tous vos contacts.

- Utiliser Twitter, Facebook et autres réseaux sociaux.

- Écrire sur les forums, blogs, journaux, etc.

- Coller des affiches, distribuer des brochures et tracts.

- Créer des vidéos, musiques, livres, articles, bandes dessinées et les diffuser.

- Sortir dans la rue avec un mégaphone, si besoin est, pour se faire entendre.

- Lors d'une assemblée ou réunion en tout genre brandir une pancarte avec la date, se faire entendre partout.

- Changer la photo de votre profil sur les réseaux sociaux à cette date.

 

Le plus important de cette diffusion est d'être partout, oublier la honte et afficher dans les endroits les plus imaginatifs, ne vous limitez pas à  diffuser en des lieux proches de vos idéaux.

 

Nous ajouterons les ressources collectées à travers le monde dans n'importe quelle langue vers cette page afin que vous puissiez les utiliser. (tiré de aixreelledemocratie.jimdo.com)

 

 

En conclusion un beau témoignage d'espoir en provenance de Bruxelles :

 

Franchement, je ne sais pas si les Indignés changeront le monde. Mais bon sang quelle fantastique entreprise ! Et puis je repense à nos récentes discussions. Alors que le paquebot coule, comment font les gens pour ne rien voir ? Ils continuent comme si de rien n'était. Il y a plus de résignés au chômage comme au travail, plus de pauvres, plus de mensonges et de cynisme, plus de corruption, plus de pollution, plus de déni... Que restera-t-il à nos enfants ? Si les mauvaises nouvelles, d'où qu'elles viennent, ne suffisent pas, je peux t'affirmer qu'ici la sensation d'un monde qui va changer devient quasi palpable.

De Bruxelles J.F.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 15:23

Le Buvard Bavard -13 octobre 2011

Lettre à JF

Publié par Roland Nasky Lis moi avec webReader

Salut JF,
Juste un court message depuis le Media Center du Mouvement des Indignés à Bruxelles. Ce soir, je suis de passage avec Badi et ce que je découvre est 'unbelievable' ! Le Mouvement squatte - avec la bénédiction des autorités - les bâtiments désaffectés d'une université* située rue de la Liberté (ce n'est pas une blague) à deux pas du Parc Elisabeth à Koekelberg. S'il ne régnait pas ici une fiévreuse bonne humeur, le désordre de cet endroit délabré aurait un peu les allures d'une cité d'après la bombe. Perché au cinquième étage (Media Center), je découvre un panorama imprenable sur la ville. Je me suis installé juste à côté du bureau du recteur. Tout ceci a quelque chose de surréaliste. Dans une grande pièce bourrée d'ordinateurs, j'observe le va-et-vient de toute une bande d'idéalistes au look improbable. A mes côtés, je reconnais des têtes familières, quelques-uns des marcheurs espagnols ou français entrevus lors de la Marche du 17 septembre à Paris. Ici ils se passent en boucle les  images choc de  Vinc et Quentin avec qui nous étions là-bas.
Dans ce grand laboratoire vivant, tous et toutes s'activent à refaire le monde, bien décidés à ne pas céder devant la fatalité du monde qui va mal. D'une langue à l'autre, sur des rythmes rock ou funk, entre les canettes de bière et les volutes de fumée, la résistance s'organise avec les moyens du bord. Il y a de l'agitation. Une certaine gravité aussi. Le processus est ardu car tous ces gens ne se connaissent pas encore bien, certains débarquent à peine et viennent de loin, Barcelone, Madrid, Bordeaux, Toulouse, Amsterdam, Berlin... Mais ici il y a une place pour chacun, les gens prennent une place là où ça leur convient le mieux. Ici c'est la cellule communication, mais en bas se déroulent des assemblées populaires, de multiples ateliers sur 36 thèmes de société, la préparation des actions qui ont lieu quotidiennement dans les rues, sur les places publiques, dans le métro ou devant les banques. Ce soir c'est J-2, tout le monde vit dans la perspective de la grande manifestation qui aura lieu ce samedi 15 octobre. En écho, d'autres manifestations doivent avoir lieu dans quelques 400 villes dans 45 pays sous le thème de #GlobalRevolution.
Franchement, je ne sais pas si les Indignés changeront le monde. Mais bon sang quelle fantastique entreprise ! Et puis je repense à nos récentes discussions. Alors que le paquebot coule, comment font les gens pour ne rien voir ? Ils continuent comme si de rien n'était. Au fond, je crois que ça doit être ça, pour eux, la dignité. Mais ne faudra-t-il pas se réveiller un jour face au toujours plus ? Plus de résignés au chômage comme au travail, plus de pauvres, plus de mensonges et de cynisme, plus de corruption, plus de pollution, plus de déni... Que restera-t-il à nos enfants ? Si les mauvaises nouvelles, d'où qu'elles viennent, ne suffisent pas, je peux t'affirmer qu'ici la sensation du monde qui va changer devient quasi palpable.
Alors oui j'entends d'ici les critiques. Je remarque les silences gênés ou les regards fuyants lorsque je fais mine d'aborder le sujet. Mais comme tu as peut-être pu le lire sur la page facebook de Badi : ... "Si l'on attends des Indignés qu'ils changent le monde, autant attendre le messie, bien au chaud dans son fauteuil. Par contre, si l'on veut vraiment changer le monde, alors commencons par nous libérer de nos propres certitudes et de nos propres aliénations et rejoignons-les. Les Indignés ne sont là que pour allumer la mèche, ni plus ni moins. Rien ne changera si les acteurs de la société civile se limitent à les observer et à les juger. Dès lors que leurs mobiles sont les nôtres, il en va de notre responsabilité. Au lien d'agir, chacun dans notre coin, sous la bannière de notre association ou de notre ONG, ne serait-il pas plus utile de faire converger nos forces pour une action commune ? Je suis désolé, mais j'ai plus de mal à cautionner la gratuité de la critique que le manque de maturité de l'action. Sur ce, je vous donne rendez-vous le 15 octobre, à 13h30, Gare du Nord, à Bruxelles."
Alors, dis, tu seras là ?
Amitiés,
Roland
*Hogeschool-Universiteit van Brussel (HUB)
 

Bruxelles 15/10 : Itinéraire de la Marche Internationale des Indignés

Lis moi avec webReader


Bruxelles, 15 octobre 2011
Itinéraire de la Marche Internationale des Indignés
 
 
 
 
 
 
Il est grand temps de faire circuler les informations pratiques pour la journée de mobilisation mondiale du samedi 15 octobre 2011. Nous relayons ici l'itinéraire de la Marche Internationale des Indignés à Bruxelles. Vous pourrez aussi retrouver le programme communiqué par le Média Center du HUB pour la journée du jeudi 13 octobre 2011.


Départ de la Gare du Nord, à 13h30.


Les étapes du parcours : 
  1. Boulevard Albert II
  2. Boulevard Baudouin
  3. Place de l'Yser
  4. Quai des Charbonnages
  5. Rue Antoine Dansaert
  6. La Bourse
  7. Boulevard E. Jacqmain
  8. Boulevard du Jardin Botanique
  9. Boulevard Bischoffshein
  10. Place Madou
  11. Avenue de Arts 
  12. Rue Joseph II
  13. Chaussée d'Etterbeek
  14. Rue Belliard
  15. Avenue de la Joyeuse Entrée
  16. Rue de la Loi
  17. Parc du Cinquantenaire
HUB (métro Simonis) - programme du jeudi 13 octobre

  • 10AM : LOVE WILL TRIUMPH ON MONEY (CAMP) 
  • 11AM : COMMON AGRICULTURE POLITIC : PEOPLE REVENDICATIONS (CAMP)
  • 11AM : SOCIAL & INDUSTRIAL HISTORY OF BRUSSELS (guided tour) (CAMP) 
  • 11AM : DEALING WITH CONFLICTS IN NON-HIERARCHICAL GROUPS (CAMP) 
  • 2PM : NON-VIOLENCE'S SPECTOGRAPHY (WORKSHOP) 
  • 2PM : Think tank about POLITICAL AND THINKING (CAMP) 
  • 3PM : DETENTION CENTERS FOR ILLEGAL PEOPLE (WORKSHOP) 
  • 4PM : PUBLIC HEALTH, MULTINATIONALS, GMO'S AND TERRORISM
  • 4:15PM : ARE WE ALL TERRORISTS? (AMPHI) 
  • 4:30PM : MONDIAL MIGRANTS BILL 
  • 6PM : POPULAR ASSEMBLY (CAMP) (Métro Simonis)
  • 9PM : ILLEGAL (movie projection) (CAMP)
Ces évènements sont ouverts à tous. N'hésitez donc pas à y faire un tour, ne fusse que pour palper l'ambiance qui règne ici.

CAMP : Parc Elisabeth, entrée côté Simonis - WORKSHOP/AMPHI : locaux du HUB, Avenue de la Liberté à 1080 Koekelberg.
Littéralement,
Badi Baltazar & Roland Nasky


Les assemblées, les groupes de travail et le HUB :
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 15:10

Rue89,- 12/10/2011 à 16h57

Gaz de schiste : Fort Worth, Texas, la ville aux 2 000 puits

 

Aux Etats-Unis, Fort Worth est la première grande ville à avoir autorisé l'exploitation du gaz de schiste dans son périmètre. Histoire d'une déferlante incontrôlée.

 


La ville de Fort Worth la nuit (Longhorndave/Flickr/CC)

(De Fort Worth) C'est là que tout à commencé. En 2005, une ville de 750 000 habitants offre pour la première fois aux Etats-Unis son sous-sol aux foreuses à têtes chercheuses de gaz de schiste et à leur technique d'extraction dévastatrice, la fracturation hydraulique.

Merci !

Ce reportage publié dans Politis du 20 septembre 2011 est le premier projet financé dans le cadre de la plateforme J'aime l'info, lancée par Rue89. Objectif de cette association à but non lucratif : permettre aux internautes de financer des projets originaux soumis par plus de 120 médias indépendants. De belles initiatives restent à soutenir sur Jaimelinfo.fr.


Don Young (Xavier Frison/Politis)

Dès 2004, Don Young, un artisan spécialisé dans le travail du verre, a été alerté du problème. Il a alors 54 ans et vit à Fort Worth depuis toujours.

Juste en face de sa confortable mais modeste maison, au nord-est de la ville, il a l'habitude d'aller se perdre dans cette immense prairie où vivent plus de 500 espèces végétales et animales.

Enfant, il y jouait ; adolescent, il allait y baguenauder avec ses amourettes. Mais, en cette année 2004, il y croise des gens qui lui parlent d'un étrange projet : « Quelqu'un va forer un puits dans la prairie. »

Si ce n'est un billet vert ou deux donnés à Greenpeace, Don n'a jamais eu l'âme d'un militant. Mais, dit-il aujourd'hui, « j'ai tout de suite su que je devais agir ».

Il créé un site Internet des amis du lieu, lance des pétitions à tire-larigot, dévore toute la littérature disponible sur l'exploitation du gaz de schiste, mobilise des centaines de personnes. « Et on les a arrêtés. »

12 500 dollars pour 2 000 m2

Seulement voilà, l'industrie du gaz naturel a faim de nouveaux débouchés. Et dispose de beaucoup de moyens pour convaincre les propriétaires des terrains convoités, également propriétaires du sous-sol selon le droit américain, de lui en louer l'exploitation. A raison d'une moyenne de 25 000 dollars (18 000 euros) par acre (4 000 m2), plus 25% de royalties sur la production, l'affaire est alléchante. « Non », dit Don Young aux « landmen », ces hommes qui font du porte-à-porte pour le compte de l'industrie gazière et lui proposent 12 500 dollars pour ses 2 000 m2.

Mais une écrasante majorité des habitants démarchés se laisse convaincre. Une fois le chèque à la signature encaissé, les royalties se révèlent être une arnaque pour la plupart des propriétaires : il faut déduire de ces 25% une partie des frais de fonctionnement du site et les taxes locales. Au final, les gens encaissent en moyenne 25 dollars (18 euros) par mois. Parfois un chèque de... 32 cents, parfois rien.

Commencée en 2005 par le nord et l'est d'une ville sise au beau milieu de l'immense formation rocheuse de schiste appelée « Barnett shale », la course aux forages a gangréné Fort Worth en un temps record : il aura suffit de six ans pour forer 2 000 puits entre les maisons des habitants. Près des écoles, dans les quartiers pauvres, les quartiers riches, dans les zones commerciales, les zones pavillonnaires, les parcs publics, autour des musées.

Partout, sans que le citoyen de base ne s'en émeuve, dans ce berceau du conservatisme politique et du pétrole roi. Et sans réelles restrictions légales, la mairie étant cul et chemise avec l'industrie de l'énergie.

Un combat qui peut servir ailleurs

Aucune raison, donc, de s'arrêter en si bon chemin : certains estiment que Fort Worth sera très vite criblée d'au moins 5 000 puits. En 2010, le patron du géant de l'énergie Chesapeake pariait sur 7 500 forages.

Avant de tourner la clé de contact de son van, Don Young, dépité, estime :

« Fort Worth est une cause perdue. Et le Texas aussi. Mais on continue à se battre ici en espérant que cela serve à d'autres régions aux Etats-Unis, mais aussi à l'étranger, comme chez vous en France. Il ne faut pas se laisser faire. »

L'heure est venue de procéder à une petite inspection des forces en présence en compagnie de Don Young.

A la découverte des puits de gaz schistes

Trois mois sans pluie, 40°C à l'ombre, des restrictions d'eau pour les particuliers et la plus grande sécheresse qu'ait connu le nord du Texas de mémoire d'homme. On ne pouvait pas mieux tomber, en ce début septembre, pour partir à la découverte des fameux puits d'extraction de gaz de schiste, connus, entre autres écueils, pour leur phénoménale consommation d'eau. Ils tournent à plein : ça creuse, ça pompe et prélève sans vergogne l'eau de la Trinity river qui serpente dans la ville.

A quelques encablures de la maison de Don Young, on enjambe tranquillement la grille barrant l'accès à un large chemin de terre, terminé par une étendue plate de la taille d'un terrain de foot. Tout autour, des grillages surmontés de barbelés. Avant, cet endroit faisait partie du parc de Tandy Hills, 65 hectares de nature préservée.

Perdu au milieu du remblais beige, une petite excroissance métallique d'un mètre de haut, guère plus. Un « christmas tree », un arbre de Noël, dans le jargon de l'industrie. Autrement dit, un puits.


Un puits de gaz de schiste à Fort Worth, en septembre 2011 (Xavier Frison/Politis)

Une vingtaine d'autres de ce genre pourront être percés sur cette surface, entraînant dans les étroites ruelles de ce quartier résidentiel un incessant ballet de gros camions charriant eau, sable, produits chimiques, déchets, matériels de forage et de fracturation hydraulique.

A 15 mètres du grillage interdisant l'accès au site, une maison. Il devrait pourtant y avoir 600 pieds (182 mètres) de distance réglementaire. Chesapeake, l'exploitant du site, a probablement graissé la patte des propriétaires en échange de leur silence. Simple, rapide, efficace.

Nous prenons la route, un peu au hasard, à la recherche de forages en cours. Pas besoin de rouler bien longtemps. Celui-ci, à l'est du centre-ville, est immanquable : un immense puits d'une 60 mètres de haut toise la fourmilière en activité à ses pieds.


Un puits de gaz de schiste à l'est du centre-ville de Fort Worth, en septembre 2011 (Xavier Frison/Politis)

Le dispositif ne trompe pas : on est en plein forage, à plus de 1 500 mètres sous terre, première étape avant la fracturation hydraulique et l'extraction du gaz.

Pudiquement entouré d'immenses murs molletonnés – royale concession des industriels pour tenter de limiter le vacarme de l'opération –, le chantier est en plein cœur d'une zone commerciale défraîchie.

Plus besoin de soudoyer les particuliers

Pour satisfaire leur besoin de terrains, les géants américains de l'énergie ont trouvé tout récemment une méthode radicale : racheter des « shopping centers » souffreteux, les fermer, virer tout le monde et détruire le tout pour forer. Plus besoin d'aller soudoyer les particuliers un à un pour louer leur sous-sol.

Direction l'ouest du centre-ville. Là aussi, ça fore sévère. Même puits immense, même risible dispositif anti-bruit, la seule pseudo-contrainte imposée aux sociétés de forage ici.


Un puits de gaz de schiste à l'ouest du centre-ville de Fort Worth, en septembre 2011 (Xavier Frison/Politis)

D'un mobile-home à auvent posté à l'entrée du site surgit un vieux couple de retraités à l'air bonhomme. On s'attend à boire l'apéro et embrayer sur une petite pétanque avant de comprendre que tous deux sont embauchés par la société de forage pour assurer... la sécurité du site. « Security », c'est d'ailleurs écrit en toute lettre sur la casquette de monsieur.

Avec leur roulotte, les deux tourtereaux voguent ainsi de forage en forage, au grès des puits percés ici ou là dans la région. Cela fait quatre mois qu'ils ont pris ce boulot d'appoint, restant parfois un mois, parfois deux jours. « Ça dépend de la durée du forage et de l'extraction. » L'exploitation du gaz de schiste est-elle dangereuse ? De leur accent, ils rigolent :

« Eh ben en fait, on n'en sait rien. Vous savez nous, on est juste deux retraités du fin fond du Texas. »

​L'eau publique prélevée sans problème

Au détour d'un nouveau puits, un camion citerne attire l'attention : il pompe l'eau d'une borne publique réservée aux pompiers. Renseignement pris auprès du chauffeur, l'entreprise de forage qui l'embauche a obtenu l'autorisation de la ville pour aspirer l'eau publique. Et ce afin... d'arroser de l'herbe, en pleine sécheresse, sur un site à remettre en état après le passage dévastateur de dizaines de camions transportant l'eau nécessaire à la fracturation hydraulique. Ubuesque.

Il y a encore ce site coincé entre un quartier chic de la ville et une zone de grande pauvreté, rectangle plat bordé d'un joli muret de pierres côté huppé, brut de décoffrage côté désœuvrés.

Ou ce puits à la peinture fraîche, dans un immense lotissement en construction, destiné à accueillir la bourgeoisie locale. Les maisons ne sont pas encore construites, mais les routes, oui. Tout comme les puits, déjà forés. Voilà qui évitera les questions embarrassantes du voisinage, mis devant le fait accompli.


L'installation d'un puits de gaz de schiste à Fort Worth, en septembre 2011 (Xavier Frison/Politis)

Le musée financé par l'industrie du gaz naturel

Un autre forage s'étale juste devant les terrains de sport de l'école la plus chère de la ville. Idéal pour s'aérer les poumons.

En plein « downtown » (centre-ville), les amateurs de culture ne sont pas épargnés : planqué derrière les fameux musées de Fort Worth, qui voilà ? Un puits, pardi ! Il mérite sa place, puisque le tout nouveau bâtiment du musée de Science et d'histoire de la ville a été financé par l'industrie du gaz naturel. Ce qui lui vaut un espace totalement dédié à la gloire de sa belle activité, avec animation multimédia et jeux pédagogiques. Il paraît que les enfants adorent.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 14:12

 

Cinq centimes 07/10/2011 à 20h12

La consigne revient, le recyclage récompense enfin

Rue89 - Marion Gorisse - Journaliste

 

La RVM du centre commercial de Ponteau-Combeau (Marion Gorisse)

Dans un Carrefour de Seine-et-Marne, une machine donne 5 centimes en bon de réduction en échange de chaque canette et bouteille en plastique recyclée. Importé des Etats-Unis, ce « récupérateur » est unique en son genre dans l'Hexagone.

En un mois, c'est déjà devenu une habitude : chaque semaine, Isabelle et ses filles viennent déposer leurs canettes et bouteilles plastique au centre commercial de Pontault-Combault.

« Ça plaît beaucoup aux enfants de déposer les déchets dans la machine. »

Sonia et Katia, 9 et 11 ans, se chamaillent en effet pour qui en insèrera le plus dans la « RVM » (Reverse Vending Machine, « distributeur inversé » en traduction littérale) flambant neuve à l'entrée du magasin. Deux sacs vides et 36 bouteilles plus tard, la récompense arrive : 1, 80 euro. « On cumule les bons avant de les dépenser ! » raconte la mère de famille.

1,40 euro à dépenser à La Brioche dorée

Autre habitué rencontré en ce mercredi après-midi, Nordine, 32 ans, vendeur dans le magasin SFR du centre commercial. « J'ai deux bébés, alors à la maison, on consomme beaucoup de bouteilles d'eau », explique t-il.

« La démarche est intéressante, le recyclage est indispensable pour diminuer la pollution. »

Et en prime, ça paie aussi la pause-café : son 1,40 euro, Nordine les dépensera à La Brioche dorée, l'une des cinq enseignes de la galerie marchande participant à l'opération.

Reverser son gain à une association

Une petite révolution en temps de crise ? Pas vraiment, à première vue, car la consigne n'a rien de novateur. Abandonnée à grande échelle dans notre pays depuis les années 80, elle est encore monnaie-courante chez nos voisins européens et notamment en Allemagne : une loi l'impose même depuis 2003 sur les emballages jetables de bière, d'eau minérale, de boissons rafraîchissantes et sur tous les emballages d'un contenu de 1,5 litre et plus.

Trônant à l'entrée D du magasin, la RVM verte créée par la société américaine Envipco (l'un des leaders du marché avec l'allemand Wincor Nixdorf, le norvégien Tomra et l'australien Envirobanks) affiche les préceptes de l'écologie grand public :

« La planète est entre vos mains, faites la différence ! »

Mais au-delà d'une démarche écolo, l'intérêt est bien économique. Trié et compacté – une canette est réduite de vingt fois son volume et une bouteille plastique de quinze –, le déchet acquiert de la valeur dans la filière : il pourra ainsi être valorisé auprès d'un partenaire chargé du recyclage, comme Veolia par exemple.

En outre, ayant désormais une valeur marchande pour le consommateur – et c'est en cela que la démarche est novatrice –, il permet de le fidéliser à un centre commercial et de l'inciter à l'achat dans une enseigne cliente.

Mieux encore, il associe le magasin à un geste écolo et citoyen. « A terme, nous souhaiterions offrir un choix au consommateur en lui proposant par exemple de reverser son gain à une association ou de le créditer sur une carte fidélité », explique Grégoire Bureau, directeur général d'Acteco-Recycling, la société qui exploite la machine en France, et l'a proposée au Carrefour de Pontault-Combault.

Un objectif largement dépassé

« Je crois au retour de la consigne. Il faut récompenser les gens pour trier plus, surtout hors de leur foyer », explique-t-il. Ce projet-pilote est mené durant trois mois dans le centre commercial de Pontault-Combault, choisi pour être représentatif des grandes surfaces hexagonales.

« Avec 130 emballages en moyenne collectés par jour, nous dépassons largement l'objectif de 40 déchets que nous nous étions fixés », s'enthousiasme le jeune entrepreneur, ravi de voir que les utilisateurs ne se contentent pas de jeter les emballages des boissons qu'ils viennent de consommer, mais rapportent les déchets de leur domicile.

Après cet essai, qui s'annonce prometteur, l'entreprise Acteco-Recycling projette d'étendre cette formule à une cinquantaine de centres commerciaux dans toute la France en 2012.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 13:36
Rue89 - Philippe Corcuff
Sociologue, anticapitaliste, libertaire, altermondialiste

 

Montage photo de Ryan Gosling dans « Drive » et d'Arnaud Montebourg à Paris, le 28 mai 2011 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Le meilleur du roman et du film noirs porte une philosophie existentielle : une sorte de maintien éthique, sur le mode d'une orientation pratique plus que d'un système de valeurs revendiqué, une façon de se tenir en situation, d'éviter de sombrer dans le n'importe quoi, sans recourir pour autant aux protections d'une morale définitive et en surplomb.

Cette éthique de l'intégrité personnelle, dans des climats de violence et de décomposition, travaille magnifiquement les perles noires des fondateurs du genre, tels Dashiell Hammett, avec son détective Sam Spade, ou Raymond Chandler, avec son détective Philip Marlowe.

Le film « Drive », opus hollywoodien du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, renoue brillamment avec cette tradition. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2001, « Drive » est d'ailleurs une adaptation d'un polar du même titre de James Sallis (première édition américaine 2005 ; traduction française en Rivages/Noir, 2006).

Bande-annonce de « Drive »

Les figures classiques du roman et du film noirs sont constituées par le détective et le flic qui, professionnels, s'efforcent de faire leur boulot, malgré le flot d'emmerdes et de boue qui s'abat sur eux. Elles expriment une professionnalité qui, dans la confrontation avec l'adversité comme avec les inévitables parts d'ombre et autres zones grises, préserve quelque chose de soi qui a de la valeur, qui a un rapport aux valeurs.

Dans « Drive », le détective (ou le flic) est devenu conducteur : cascadeur pour Hollywood le jour et chauffeur dans des braquages la nuit. Solitaire et silencieux, l'acteur Ryan Gosling incarne avec une retenue impressionnante cette nouvelle étoile de nos imaginaires noirs, dont on ne connaît même pas le prénom : le « Driver ».

« Drive » embarque la morale dans l'action

Le « Driver », anti-héros ordinaire, est nourri de valeurs pratiques et de sensibilité non ostentatoire : l'amitié (vis-à-vis de son mentor à Los Angeles, Shannon) et l'amour (la rencontre d'Irène et de son jeune fils, Benicio) apparaissent plus importants que l'argent ou la gloire. Ses sentiments rentrés éclatent dans une série de plans (des regards le plus souvent).

[Attention, la suite révèle une partie de l'intrigue de « Drive », ndlr] Ayant tué un des mafieux qui menaçait sa vie, et surtout celles d'Irène et de Benicio, il part en « poor lonesome cow-boy » blessé, laissant derrière lui un sac avec des millions de dollars.

A la différence des productions hollywoodiennes qui dégoulinent de bons sentiments en faisant du surplace, la morale n'est pas ici en surplomb, comme un juge extérieur de l'action des personnages ; elle apparaît embarquée dans l'action, participe de son rythme et de ses accélérations.

Un petit bémol : la BO souligne parfois trop l'action, en ne faisant pas suffisamment confiance aux mouvements propres du film.

Le grand philosophe du XXe siècle, Ludwig Wittgenstein, a déjà suggéré que l'éthique se montre (ou se pratique) plutôt qu'elle ne se dit (au sens de se théoriser) :

  • le cinéma moralisateur, plein de bonne conscience, dit la morale du haut de sa chaire ;
  • le cinéma éthique (par exemple, dans les meilleurs films noirs ou les westerns) la montre dans le cours de l'action, dans les douleurs de la chair.

Ce faisant, il laisse entendre, dans un langage proprement cinématographique qui justement peut jouer sur les riches variations du montrer davantage que sur le dire (à la différence de la verbosité d'un Eric Rohmer, par exemple), que la morale est avant tout une question d'actes. La morale se risquerait alors dans des actes subjectivement portés. Wittgenstein, dans une conversation sur l'éthique du 17 décembre 1930, notait :

« A ce niveau, […] je ne puis qu'entrer en scène comme une personne et dire je. »

Il y aurait ainsi une théorie implicite de la morale dans certains plis et plans cinématographiques. Des valeurs collectives au risque de l'action personnelle L'éthique apparaît subjectivement portée, dans le cas de « Drive », à travers une résistance face à des pouvoirs : pouvoirs mafieux et pouvoirs de l'argent imbriqués.

Or, « il n'y a pas de relations de pouvoir sans résistances », expliquait Michel Foucault dans un entretien avec Jacques Rancière de 1977. Les pouvoirs dominants tendent à fabriquer des subjectivités conformes à leurs attentes, mais de l'autonomie peut être générée dans les crissements des résistances, une éthique de soi peut y élargir nos marges de jeu.

Un parcours personnel mais aux résonances communes

C'est le cas de notre « Driver » dans sa traversée d'une quotidienneté un peu glauque. Le « je » ici n'est pas en dehors du monde, ne se présente pas comme une monade isolée. Il est inscrit dans un tissu intersubjectif : l'amitié, l'amour, le travail, le rapport aux pouvoirs…Et les valeurs qui sont mises à l'épreuve dans l'action n'ont pas été inventées par tel ou tel individu. Elles ont une histoire dans les sociétés humaines et elles sont fabriquées dans les liaisons et les déliaisons qui nous attachent et nous détachent les uns des autres.

Les actions individuelles actualisent ou marginalisent les valeurs, contribuent à les faire dépérir ou vivre, en leur donnant une petite touche subjective, irréductible et singulière. Les valeurs sont à la fois anonymes (car elles sont tissées et retissées par beaucoup) et emplies d'unicités personnelles.

C'est pourquoi le cours chaotique et éthique suivi par Ryan Gosling lui est complètement propre, tout en allant chercher en nous des résonances communes.

Gosling, pas une marionnette de l'immédiateté

Une des caractéristiques qu'exprime le « Driver » dans son rapport au monde est la mélancolie. Elle naît notamment d'une double confrontation : avec le tragique de l'irrémédiable (des circonstances échappant aux personnages et tendant à les broyer aux meurtres) et avec l'inédit de l'événement porteur d'espérance (comme la rencontre amoureuse).

Une telle mélancolie aurait donc à voir avec les chocs de la tragédie et de l'utopie. Elle ne serait pas complètement hantée par le passé et enfermée en lui, mais elle garderait des ouvertures labiles vers un à-venir différent, comme nous l'a appris Daniel Bensaïd dans le sillage de Walter Benjamin.

Si notre anti-héros ordinaire est bien présent aux mouvements du monde, dans leur vitesse même, il n'est pas pour autant une marionnette de l'immédiateté, ce que l'historien François Hartog appelle « le présentisme » (dans « Régimes d'historicité. Présentisme et expérience du temps », éditions du Seuil, 2003), c'est-à-dire la tendance dans nos rapports contemporains aux temporalités à nous fondre dans un présent autosuffisant, de plus en plus déconnecté du passé comme de l'avenir.

C'est parce que le « Driver » a une mémoire tout en ouvrant les yeux vers le futur que son action présente pour préserver les êtres aimés, jusqu'au sacrifice de soi, apparaît décalée par rapport aux trajectoires habituelles des boules du flipper du présent perpétuel propre au brouhaha commercial et médiatique. Ce qui, dans le film noir, renvoie à une éthique de l'intégrité personnelle, aux carrefours de la subjectivité et de valeurs collectives, pourrait revêtir une radicalité sociale plus aiguisée si elle débordait ce cadre pour interroger la politique contemporaine.

Le grand penseur américain de l'individualisme démocratique, Ralph Waldo Emerson, l'ami de l'apôtre de la désobéissance civile, Henry David Thoreau, pourrait ici nous servir de passeur :

« La solitude est impraticable, et la société fatale. Nous devons garder la tête dans l'une et nos mains dans l'autre. Nous y parviendrons si nous conservons notre indépendance sans perdre notre sympathie. » (« Société et solitude », 1870).

Quid alors du maintien de soi dans les arènes politiques actuelles ?

Les tribulations de l'individu contemporain

Les formes de renouveau démocratique de la période récente (révolutions arabes, mouvements des « indignés », etc.) posent à nouveaux frais et dans des contextes spécifiques une vieille question libertaire et même rousseauiste qui n'est pas sans lien avec le cœur éthique du film noir : comment coopérer avec les autres pour faire émerger des cités meilleures sans se dessaisir de soi ?

Or, on perçoit aujourd'hui que ces formes renouvelées de contestation pourraient s'échouer sur les bancs de sable de la politique professionnelle, par exemple dans les processus électoraux en Tunisie et en Egypte.

La prégnance du zapping présentiste qui incite à passer d'une marque politique à l'autre, d'une personnalité politique à l'autre (ah ! les larmes de Ségolène Royal, quand elle a compris qu'elle n'était plus qu'un produit périmé ! ), sans mémoire du passé, ni ouverture vers l'avenir, renforce dans notre pays cette possibilité.

La primaire organisée par le PS – qu'on n'osera pas appeler « citoyenne », en ce qu'une citoyenneté exigeante, du même niveau d'exigence que l'éthique du « Driver », supposerait autre chose qu'une totale délégation à une savonnette politique un peu plus sympathique ou un peu plus à gauche – noue dans son relatif succès parmi « le peuple de gauche » et dans ses impensés certains de ces ingrédients de l'époque.

La politique devrait s'inspirer de « Drive »

Le primaire le fait dans la logique d'une certaine continuité d'une représentation politique professionnalisée aveuglée par les miroitements d'une immédiateté sans présent ni futur, suintant de rhétoriques généreuses sans lendemains pratiques.

C'est ici que la politique contemporaine aurait particulièrement besoin de la sobriété éthique de « Drive » comme de ses appuis mélancoliques afin de formuler autrement les relations compliquées du « je » et du « nous » au XXIe siècle.

Philippe Corcuff a récemment publié « B.a.-ba philosophique de la politique pour ceux qui ne sont ni énarques, ni politiciens, ni patrons, ni journalistes » (éditions Textuel, collection « Petite Encyclopédie Critique », 2011).

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 13:17
Emmanuel Levy - Marianne | Mercredi 12 Octobre 2011 à 15:01 

 

Prêts toxiques, après les collectivités, les particuliers sont maintenant touchés. Poussés par leurs conseillers, des milliers de ménages ont cru faire une bonne affaire en empruntant en francs suisses. Le document de la principale banque française, que révèle Marianne, ignore systématiquement les risques inhérents à ce genre de produits.



Extrait de la plaquette de BNP PAribas
Extrait de la plaquette de BNP PAribas
« La meilleure solution du marché », « un effort d’épargne réduit pour votre client »: en 2008, la plaquette de présentation du nouveau produit HELVET IMMO de BNP Paribas, que Marianne s'est procurée ne fait pas dans la dentelle. Destinée aux commerciaux qui placeront ensuite auprès des particuliers ce prêt immobilier indexé sur le taux de change du franc suisse, elle en vante la stabilité: entre 1,4 et 1,6 francs suisse par euro montre un graphique. Sauf que la crise de l’euro a fait passer le taux à presque 1 pour 1, renchérissant d’autant le cout du crédit.

Mêmes causes, mêmes effets: après les comptes des collectivités vérolés par les prêts toxiques, les bas de laine des particuliers souffrent à leur tour de ces produits financiers explosifs. Entre 2007 et 2009, 13 000 ménages pourraient être concernés selon les estimations de Serge Maître, président de l’Afub (Association française des usagers des banques), qui a déjà reçu 200 témoignages. Sont cités la BNP à travers sa filiale UCB, mais aussi le Crédit Agricole, « la Société générale n’est pas en reste », glisse un concurrent.



Pour ces particuliers qui ont emprunté en francs suisses, la bonne affaire s’est transformée en piège avec l’envolée de la monnaie helvète. La durée de remboursement s’est prolongée jusqu’à 5 ans. «  Dans un dossier, le capital restant du est passé de 140 000 € à 180 000 € », explique l’avocat Charles Constant Vallet qui travaille sur 80 dossiers de ce type. « Les particuliers n’ont pas trouvé ce prêt à leur agence BNP Paribas. Il s’agit d’investisseurs qui ont souscrit notre prêt à travers des opérateurs immobiliers lesquels fournissent clé en main des produits défiscalisés comme le Scellier, les murs, le prêt et parfois même le locataire. Et pour les cas les plus durs nous avons fait des efforts», plaide Pascal Roussarie de BNP Paribas Personal Finance. Sous entendu, ces ménages seraient des investisseurs « avertis » qui connaissaient les risques. Si c’est le cas, ce n’est pas via la plaquette qui les ignore superbement. Serge Maître conteste lui le profil des clients: « Il ne s’agit pas seulement d’investisseurs, seulement 75% des cas. Le reste sont des particuliers qui ont acheté leur résidence principale. »

Article modifié à 16h35 le 12/10/11
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 13:14

LEMONDE.FR avec AFP et AP | 13.10.11 | 11h24   •  Mis à jour le 13.10.11 | 14h50

 

Une fillette passe une visite médicale, en octobre 2008 au centre d'accueil de soins et d'orientation (CASO) de l'association Médecins du monde à la plaine Saint-Denis.

Une fillette passe une visite médicale, en octobre 2008 au centre d'accueil de soins et d'orientation (CASO) de l'association Médecins du monde à la plaine Saint-Denis. AFP/OLIVIER LABAN-MATTEI

Médecins du monde (MdM) dans son rapport annuel 2010/2011 publié jeudi pointe "un décrochage très net sur le plan sanitaire, qui se caractérise par une augmentation" du nombre des consultations médicales, et parmi elles une hausse de la proportion de "publics fragiles, comme les femmes enceintes et les mineurs". "Après le krach boursier", l'association dénonce un "krach sanitaire".

L'accès aux soins des plus démunis continue de se dégrader, déplore l'ONG, qui note également une tendance chez beaucoup de patients à tarder à se soigner. MdM met en cause "la crise économique", mais aussi "les politiques publiques" qui "ciblent les populations marginales" pour les expulser, qui "rendent l'accès aux dispositifs de soin plus compliqué" et qui "réduisent l'hébergement d'urgence et le logement social". "Seuls 23 % des patients de MdM ont un logement stable", rappelle  son directeur Olivier Bernard, qui dénonce une politique qui "fait disparaître les quelques solutions même temporaires de mise à l'abri et de prise en charge".

Outre la baisse des budgets d'hébergement d'urgence, l'association déplore les restrictions d'accès à l'aide médicale d'Etat – notamment le "droit d'entrée" de 30 euros pour les patients – et le "démantèlement" du droit au séjour des étrangers malades résidant en France.

12 % DES PATIENTS REÇUS ÉTAIENT MINEURS

 

Selon ce baromètre de l'accès aux soins publié avant la Journée mondiale de la misère, le 17 octobre, entre 2008 et 2010, les consultations médicales dans les 20 centres d'accueil, de soins et d'orientation (CASO) de MdM en France ont augmenté de 10 %, pour atteindre 38 606 consultations en 2010. Près de 12 % des patients reçus en 2010 dans ces centres étaient mineurs, dont la moitié avait moins de 7 ans et dont le tiers seulement était suivi par les services de protection maternelle et infantile.

Par ailleurs, 8 % des femmes enceintes suivies par MDM vivent à la rue, et plus de la moitié présentent un retard de suivi de grossesse. Au total, un quart des patients (24 %) est venu se soigner trop tardivement, et 45 % des consultations nécessiteraient un suivi d'au moins six mois, notamment pour des cas de diabète, asthme, hypertension artérielle, troubles psychiques ou troubles anxieux.

"On voit apparaître la résurgence d'épidémies d'une autre époque", précise Jean-François Corty, directeur des missions France, comme la rougeole, la tuberculose, la gale ou l'hépatite A, qui obligent MdM à mettre en place "des interventions de nature humanitaire", normalement utilisées "en zone de conflit ou après une catastrophe naturelle", comme des campagnes de vaccination de masse, des camps de déplacés, etc.

Les candidats à l'élection présidentielle "auront à se prononcer sur ces choix qui ont directement à voir avec la manière de vivre – et de se soigner – ensemble qu'ils proposent aux Français pour les années à venir", poursuit l'association. Et de conclure : "Leur indifférence pourrait aggraver le risque d'une crise humanitaire aux portes du système de santé français."

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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