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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:36

affiche-g20

 

jeudi 15 septembre 2011

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

Le programme, les slogans et l’affiche de la mobilisation !

Mardi 1er novembre
- 15h - 18h : manifestation internationale (départ de la place Garibaldi dans le centre de Nice)
- 18h - minuit : au stade de l’Oli, prises de parole et concert avec Lo Mago d’en Casteu, Rezo.T, Tournée générale, HK et les saltimbanks, Zone d’Expression Populaire

Mercredi 2 novembre
- Matin et après-midi : Forum des peuples : actions et ateliers-débats proposés par les différentes organisations (voir ici pour inscrire une proposition)
- 20h : meeting unitaire sur nos propositions et alternatives

Jeudi 3 novembre
- 10h - 14h : action unitaire à Cap d’Ail, à la frontière monégasque, contre les paradis fiscaux et judiciaires
- Après-midi : Forum des peuples : actions et ateliers-débats proposés par les différentes organisations
- 20h : Banquet des alternatives / Assemblée des luttes

Vendredi 4 novembre
- Conférence de presse unitaire à Cannes et, à l’initiative du collectif des Alpes-Maritimes, action finale à Nice

Slogans

L’alter-Forum se réunira les 2 et 3 novembre à Nice, sous le mot d’ordre « Les peuples d’abord, pas la finance ». Les activités s’organiseront autour de six thèmes, symbolisés par des slogans :

  1. Inégalités, austérité : y’en a marre ! (concerne austérité, emploi, droits sociaux, services publics, dette)
  2. La vie, pas la bourse (concerne régulation de la finance et dette)
  3. Changer le système, pas la planète (environnement, développement)
  4. Ne jouez pas avec notre nourriture (agriculture, alimentation)
  5. Indignés, révoltés, solidarité (démocratie, luttes en méditerranée, droits et libertés)
  6. Ils sont 20, nous sommes des milliards (gouvernance mondiale)

 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:06
Libération - Aujourd'hui à 0h00

Par VINCENT GIRET

«Il y a crise quand l’ancien monde ne veut pas mourir et que le nouveau monde ne peut pas naître.» Cette définition du théoricien italien Antonio Gramsci s’applique à la lettre au moment de tension extrême que subissent la planète financière en général et le monde de la banque en particulier. De l’ancien monde, tout semble encore en place, ou presque. Près de deux décennies après le scandale du Crédit lyonnais, le drame de Dexia en témoigne jusqu’à la caricature : prise de risques inconsidérés, spéculation à coups de «produits» toxiques, tergiversation irresponsable des Etats, «stress tests» bidons et sauvetage public sans contreparties… Comme si chacun se refusait à tirer la moindre leçon de la catastrophe. Aucune mesure sérieuse d’encadrement et de contrôle des instruments financiers n’a été prise, ni en Europe ni aux Etats-Unis, depuis le sévère avertissement de 2008. Au moment où s’esquisse un nouveau plan de sauvetage des banques, cette fois à l’échelle européenne, il faut rappeler à tous qu’une banque est d’abord et avant tout un bien public. Les Etats ne sauraient mobiliser à nouveau des milliards d’euros sans exiger des règles nouvelles et, notamment, une place au conseil d’administration des établissements aidés. Nicolas Sarkozy s’y était refusé en 2008. Les peuples européens ne comprendraient pas aujourd’hui que nul ne soit en charge du rappel permanent et exigeant de l’intérêt général. La politique y joue son crédit. Le monde nouveau ne naîtra pas sans un électrochoc.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:40
Libération - Aujourd'hui à 8h13

Des organisations de retraités appellent à manifester jeudi dans 110 villes contre le plan anti-déficits du gouvernement, la perte du pouvoir d'achat et le report de la réforme de la dépendance.

Paris sera le point d'orgue de cette journée intersyndicale de mobilisation, avec une manifestation prévue à 14H00 entre la place de la Bastille et celle de la Nation, à l'appel de l'Unsa-Retraités, de l'UCR-CFDT, de l'Unar-CFTC, de l'UCR-CGT et de la FGR-FP.

Ces organisations de retraités condamnent la décision gouvernementale de reporter sine die la réforme du financement de la perte d'autonomie et rappellent "la nécessité de créer une prestation universelle de compensation de la perte d'autonomie quel que soit l'âge, prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la Sécurité sociale".

Promesse de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, cette réforme devait améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées et en alléger le coût pour les particuliers, a été plusieurs fois reportée, dont la dernière fois fin août.

Mais elle est la grande absente du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, présenté mercredi en conseil des ministres, même s'il est prévu comme chaque année des hausses de crédits pour les personnes âgées.

Concernant le pouvoir d'achat, "qui continue de se dégrader", les cinq syndicats craignent une nouvelle diminution à cause du plan anti-déficits du gouvernement annoncé fin août.

Dans le même temps, ils revendiquent une augmentation significative des retraites, en particulier pour les basses pensions, un minimum de pension au niveau du SMIC ainsi qu'une nouvelle modalité d'indexation.

L'UCR-FO, qui avait signé en juillet l'appel unitaire pour cette journée de mobilisation, a finalement manifesté en solo le 20 septembre avec l'ensemble des militants FO pour faire le procès de "l'austerité".

(Source AFP)

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:34
Hervé Nathan - Marianne | Jeudi 6 Octobre 2011 à 12:03 


Steve Jobs est mort. Si nous devons à ce génie de l'informatique les gestes les plus quotidiens, l'effervescence médiatique qui accompagne sa disparition ne doit pas faire oublier ce qu'il fut aussi : un patron qui aura fait le bonheur de ses actionnaires en premier lieu.



Ce matin, impossible d’échapper à la mort de Steve Jobs, le créateur d’Apple. L’événement, le décès d’un homme de 56 ans (le bel âge…) par la faute d’un cancer du pancréas (c’est drôle, personne ne dénonce l’assassin !), est pourtant d’une grande banalité, puisque cette maladie figure parmi les premières causes de mortalité dans les pays développés.

Aucun journal radio ou télévisé, aucun blog spécialisé, aucun site de journal n’échappe donc à l’article « réglementaire » sur la vie, l’œuvre, le génie, la prescience, etc. de Steve Jobs ? Il faut le dire, depuis le temps qu’il avait avoué sa maladie devant ses troupes et ses actionnaires, les journalistes avaient eu le temps de remplir le « frigo », sauf Marianne, évidemment !

Nous ne présenterons donc pas un « portrait de Steve Jobs, l’homme qui a révolutionné l’informatique ». Cela n’empêche pas de se demander : « pourquoi ce type est-il important ? » 

Il y a une première réponse : nous vivons avec Steve Jobs, ou plutôt Apple. On ouvre son ordinateur, que ce soit un vulgaire PC où un superbe Mac couleur granit, le menu déroulant qui s’affiche, c’est Apple qui l’a mis en premier sur ses produits. Idem sur la souris qui permet de cliquer rapidement. Jobs, c’est ça : nous lui devons nos gestes les plus quotidiens.

Les plus anciens, ceux qui ont l’âge auquel Steve Jobs est décédé, par exemple, se souviennent de ce qu’a été l’apprentissage de l’informatique sur des PC, de marque IBM, la multinationale mondiale, équipés d’un moteur appelé MS-Dos, créé par une firme quasi inconnue nommée Microsoft. Non seulement son ergonomie était épouvantable et a dégoûté des bataillons de quadragénarires de l’informatique, mais le MS-Dos, imposé comme norme mondiale par le couple infernal et surdominant de l’époque IBM-Microsoft, était réputé chez les spécialistes pour être truffé d’erreurs et de bugs. En face, le petit McIntosh nous faisait rêver. C’était solide, facile d’utilisation, disons-le presque marrant, et un Mac, disait-on, « ça ne plante pas » !


Jobs n'est pas Einstein

C’est la deuxième réponse : Steve Jobs a réussi à imposer une marque de qualité, Apple, alors qu’il était le challenger, face à un mastodonte tendant au monopole. Apple est maintenant lui-même un mastodonte, et en passe d'occuper la même position dominante que Microsoft grâce à des systèmes fermés, ce que les militants d'une informatique libre lui reprochent à raison. Dans les années 80 beaucoup d’analystes prévoyaient la disparition de la marque à la pomme, très minoritaire sur le marché américain, le seul qui comptait à leurs yeux. Le Mac semblait n’avoir plus qu’un seul marché significatif, la France. Apple était une sorte d’exception française, à comme le succès des films de Woody Allen ! Peut-être faut-il chercher l’explication de cette popularité dans le fait que le Mac avait été adopté par les medias, et d’abord les journaux pour lequel les logiciels de publication assistée avaient été développés.

Cela fait-il de lui l’équivalent d’Einstein, comme on l’a entendu ce matin sur une radio dont on taira le nom par compassion ? Non. Einstein a mis en équation la relation entre la masse et la vitesse, sur un bout de papier. Et il a expliqué comment notre monde fonctionne. Jobs n’est pas non plus un inventeur de génie. La souris n’est pas son invention, mais celle de deux chercheurs, américain et suisse.


S’il faut chercher une analogie, qui sont toujours hasardeuses, le plus proche serait l’américain Thomas Edison, qui n’a pas beaucoup inventé lui-même (une forme améliorée du télégraphe). On lui attribue l’ampoule électrique, en fait il a amélioré un brevet existant. Mais Edison, avec ses produits, a fondé une grande firme, General Electric, qui est encore une de plus grandes entreprises mondiales, notée triple AAA, comme l’Allemagne, par les agences de notations.

Parti de presque rien (sauf quand même l’excellent bagage universitaire des universités de la côte ouest), Steve Jobs, comme Edison au XIXè siècle, est devenu un grand capitaine d’industrie, une catégorie d’homme à laquelle l’Amérique adore s’identifier. Jobs, c’est le rêve américain, génération des sixties.


Les travailleurs de Foxconn le saluent

Mais ce succès, Jobs l’a bâti à l’heure du triomphe de la mondialisation des années 80. La machine à succès profite à une poignée d’Américains concepteurs, designers, publicitaires, ingénieurs, etc., extrêmement bien rémunérés, qui conçoivent, dessinent, vendent, vantent, calculent les petites merveilles Iphone, Ipad, Ibook... Le reste, tout le reste, est produit hors du territoire, en exploitant au maximum la concurrence entre les salariés, entre les modèles sociaux et économiques nationaux.

Apple, c’est la firme exemplaire du livre à succès de l’économiste Suzanne Berger, « How We Compete : What Companies Around the World Are Doing to Make It in the Global Economy. » New York : Doubleday, 2005. Publié en France sous le titre : Made in Monde (Paris, Seuil, 2006) ». A tel point que, d’après les travaux de chercheurs américains,  seuls 6% de la valeur ajoutée des produits Apple est produite aux USA. Pire, le commerce des produits Apple, comme l’Iphone, Apple dégraderait le solde commercial des Etats-Unis de 1,9 milliard de dollars (chiffre 2009). Edison a symbolisé l'expansion américaine car General Electric fabriquait aux Etats unis mais exportait dans le monde entier; Tandis qu'Apple pourrait symboliser la chute de l'empire en creusant méthodiquement le déficit commercial de son pays.
Cela ne profiterait pas non plus à la Chine, qui ne perçoit que 3,6% de la Valeur ajoutée d’un Iphone. Le contraire aurait étonné les travailleurs de Foxconn qui s’échinent jours et nuits à monter les téléphones portables à la petite pomme. En fait, Jobs a fait le bonheur de ses actionnaires en premier lieu, ce qui est logique dans un régime libéral. Comme il était le premier d’entre eux, il en a beaucoup profité lui-même, puisque Forbes le classait régulièrement parmi les Américains les plus riches. Et à la différence de Bill Gates, son rival de Microsoft, on ne lui connaît pas d’implication caritative. Tous les héros ont, au moins, un défaut !

Article corrigé à 12h13

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:32
Tefy Andriamanana - Marianne | Jeudi 6 Octobre 2011 à 15:01 


Une récente étude se penche enfin sur le quotidien des personnels chargés de la vidéosurveillance. Conclusion : ses caméras servent à beaucoup de choses mais pas forcément… à surveiller les rues.



Nicolas Sarkozy en a fait son dada. La vidéosurveillance était censée pallier les failles d’une police soumises aux baisses d’effectifs. Mais jusque récemment, il était difficile d’avoir une évaluation fiable du système. Une faille réparée avec le dernier rapport de la Cour des comptes  sur les politiques de sécurité pointant l’inefficacité d'un tel dispositif. En effet, il n’y a pas d’influence de la vidéosurveillance sur l’efficacité des services de police dans une commune donnée : « Le taux d’élucidation des faits de délinquance de proximité n’a pas davantage progressé dans ces CSP (circonscriptions de sécurité publique, à l’échelle d’une ou plusieurs villes) équipées de caméras de vidéosurveillance de la voie publique que dans celles qui ne le sont pas. » (page 148). 
 
L'étude du sociologue Tanguy Le Goff pour l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la région Île-de-France va plus loin. Elle se base sur un travail ethnographique et des entretiens avec les personnels municipaux de deux villes de banlieue parisienne (non citées) équipées de caméras. « Alphaville » est une ville plutôt « bourgeoise » de 50 000 habitants, « Bétaville » est plus populaire et peuplée de 30 000 habitants.

Premier enseignement : il est humainement impossible que les opérateurs aient  vingt-quatre heures sur vingt-quatre leurs regards braqués sur toute la ville du fait du manque d’effectifs, le dispositif de surveillance étant à la charge des Mairies.  A Alphaville, les opérateurs sont censés être deux en permanence dans la salle de surveillance (avec des roulements) pour une soixantaine de caméras, mais avec les RTT, il arrive souvent qu’il n’y ait qu’un seul opérateur pour toute la ville. De plus, l’encadrement est très relâché, le ou les opérateurs étant le plus souvent autonomes. Bétaville est un peu mieux lotie, les opérateurs sont deux (bientôt 3) pour 28 caméras, et le chef de salle est plus impliqué. 

Méfiance des policiers municipaux

A quoi et surtout à qui servent ces caméras ? Ici, apparaît l’ambivalence du dispositif. Conçu comme un système dépendant de la Mairie, les caméras sont également destinées à aider la police nationale pour élucider les crimes et délits. Quitte à créer des bisbilles entre les services municipaux. L’étude de Tanguy Le Goff montre bien cette dualité. 
 
A Alphaville, le dispositif de vidéosurveillance est « au cœur de la chaîne pénale ». Et les opérateurs entretiennent de bien meilleures relations avec la police nationale qu’avec leurs collègues municipaux. « Cette grande proximité des opérateurs avec les policiers nationaux, le travail en collaboration direct expliquent que les policiers municipaux aient été méfiants à l’égard de leurs propres collègues municipaux perçus comme travaillant plus pour la police nationale que pour la municipalité » (page 21). 
 
Les discours officiels sur une plus grande implication des villes dans la sécurité via la vidéosurveillance et les polices municipales sont donc à relativiser. Mais le sociologue précise que le nouveau patron de la police municipale d’Alphaville a souhaité mettre fin à cette relation privilégiée entre opérateurs et policiers nationaux notamment en obligeant les opérateurs à passer par la police municipale pour avertir d’un problème sur la voie publique. 

Les policiers fliqués ?

Autre problème : les caméras peuvent être aussi utilisées pour assurer les arrières des policiers municipaux lors de leurs interventions. Mais ces derniers peuvent l'interpréter comme une mesure de « flicage » de la part de leur direction. Ce qui n’améliore pas la collaboration entre opérateurs et policiers : « La confiance entre les opérateurs et les policiers est déterminante car les policiers craignent que le regard protecteur de la caméra se transforme en un regard inquisiteur dont la fonction est moins de veiller sur eux que de contrôler ce qu’ils font. » (page 59). L’évolution technologique se heurte donc aux réalités sociales du travail de police. A trop miser sur la technique, on en oublie qu’il est difficile de changer les mentalités par arrêté municipal. 

L’étude de Le Goff montre également que l’image d’un Big Brother est quelque peu écornée par la réalité du travail des opérateurs de vidéosurveillance. Au delà du travail de surveillance générale de la ville et de recherche de flagrants délits, les personnels derrières les caméras font de multiples tâches qui les détournent de leur mission initiales.

Des surveillants qui ne surveillent pas

Pour le Goff, le temps accordé à la surveillance ne regroupe au maximum…que 60% du temps de travail des opérateurs : « Beaucoup d’autres activités prescrites ou qu’ils se créent pour rompre l’ennui de la seule surveillance, occupent leur temps de travail. Elles contribuent, avec les dysfonctionnements techniques des systèmes de vidéosurveillance, à limiter le temps effectivement consacré par les opérateurs à leurs missions de surveillance à distance » (page 36). Et plus les communes tailleront dans les effectifs, du fait du manque de moyens, plus ce détournement des opérateurs des activités de surveillance classiques augmentera.

Parmi les obstacles à la surveillance permanente, il y a tout d’abord les problèmes techniques. Pour le sociologue, au minimum 5% des caméras des deux villes tests sont indisponibles chaque jour. Et pour les réparer, les communes ne peuvent compter que sur elles-mêmes, l’Etat ne finançant que les nouvelles caméras et non le matériel existant. D’où la tentation de laisser les caméras sombrer définitivement pour pouvoir tout remplacer. L’aménagement urbain peut aussi poser problème : arbres, panneaux de signalisations. … autant de dispositifs qui peuvent nuire au champ de vision des caméras.

Autre difficulté : le temps pris par le travail… de relecture des images à la demande des policiers municipaux ou nationaux, les opérateurs assurant toute la chaîne de surveillance. Et bien souvent, cela ne mène pas à grand chose : « S’ils valorisent ces tâches de relecture, les opérateurs reconnaissent pourtant que, dans bien des cas, elles ne conduisent à aucune identification, en particulier la nuit car la visibilité des images est très réduite » (page 41).

Précarité

De fait, si les opérateurs n’ont pas les yeux rivés en permanence sur la ville, le niveau d’insécurité s’en ressent : « La démultiplication du regard sur l’espace public ne se traduit pas par une augmentation exponentielle du nombre de ‘flags’ et d’arrestations » (page 57).

La vidéosurveillance souffre aussi d’un problème de formation de ses personnels. « Jusqu’à il y a peu, en effet, aucune formation spécifique sur l’outil et l’environnement institutionnel dans lequel travaillent les opérateurs municipaux, n’existait pas. », écrit le Goff. Ce qui peut causer des problèmes pour le respect des procédures et donc l’efficacité de la chaîne pénale : « Ainsi, sur les deux sites, les opérateurs font des relectures d’images voire les gravent sans en avoir eu systématiquement une réquisition signée par l’officier de police judiciaire territorial » (page 51).

Sans compter la précarité dans le secteur et le manque de perspectives professionnelles : « Dotés de pouvoirs de surveillance importants tout en étant des travailleurs sans pouvoirs : telle est l’étonnante situation des opérateurs municipaux de vidéosurveillance » (page 60). Une situation bancale qui n’aide guère à motiver les personnels et nuit donc encore plus à l’efficacité de la vidéosurveillance. 
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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:11

Depuis septembre, je suis la cobaye d'une nouvelle formation encensée : le master 1 « enseigner en école élémentaire et maternelle », proposé par Luc Chatel. Moi qui pensais m'approcher du métier tant désiré, je me retrouve dès le départ face à une administration kafkaïenne. Voilà mon coup de gueule, celui d'une étudiante désemparée.

Après une licence de lettres modernes, je décide de m'inscrire en master, dans l'objectif de préparer le concours de professeur des écoles. Lors de mon inscription, le site de l'IUFM propose un « master enseignement en alternance ». Peu d'informations sont données, seuls la rémunération et le nombre d'heures travaillées sont précisés : six heures par semaines pour 30 euros net par heure.

Des discussions circulent sur les bancs de la fac. Une telle rémunération n'est pas négligeable pour un étudiant mais personne, en juin, ne sait exactement comment le dispositif va se mettre en place. En juillet, je reçois la confirmation par e-mail de ma sélection à cette nouvelle filière. Avec comme unique précision le nom de l'école où je serai affectée ainsi que ma rémunération : 6 000 euros annuels.

« Bienvenue à l'Education nationale ! »

Trois jours sont consacrés à notre préparation, avant la rentrée des classes. Trois jours où nous nous retrouvons face à des formateurs et des représentants de l'académie démunis, sans plus d'informations sur le déroulement pratique de l'année. Face à notre désarroi, un adjoint de l'inspection académique nous répond : « Bienvenue à l'Education nationale ! »

La veille de la prérentrée, je rencontre le directeur de l'école où je serai affectée pour l'année, munie simplement de ma convention de stage non signée. Pas prévenu, le directeur ne semble pas tout à fait rassuré de ce nouveau dispositif. Je rencontre aussi le professeur titulaire de la classe avec qui je travaillerai : par ma venue, il a ainsi appris officieusement sa sélection à la formation hebdomadaire pour laquelle il avait postulé en juin.

Le 22 septembre, le bulletin officiel paraît : j'apprends que nous ne serons pas contractuels comme l'indiquait notre convention de stage mais vacataires. De plus, notre rémunération s'élève finalement à 20,64 euros brut horaires, soit 3 600 euros brut annuel. L'inspection académique nous explique qu'il s'agit d'une mauvaise interprétation : 6 000 euros annuels correspondaient à 52 semaines travaillées, or nous travaillerons que 29 semaines.

Le lundi, je me retrouve donc devant ma classe de 28 élèves sans aucune signature ni aucune protection de l'Education nationale en cas de problème. Après onze jours en stage d'observation, nous sommes selon le ministre prêts à gérer une classe et toutes ses problématiques : des élèves parfois pas faciles, en difficultés scolaires et conscients eux-mêmes de notre inexpérience. Il faut apprendre vite : tenir une classe ne s'improvise pas.

Délicat de vivre avec 200 à 400 euros par mois

Aujourd'hui, je me pose encore la question de savoir si je poursuis ou non cette formation. Lors de notre inscription, les formateurs nous ont prévenus que la masse de travail demandée cette année ne permettra pas de travailler à côté. Or, vivre avec un salaire de 200 à 400 euros par mois semble assez délicat.

De plus, les professeurs titulaires en formation ont été prévenus : si nous, étudiants en alternance, démissionnons, leur formation s'arrêtera. La sensation de s'être fait prendre au piège traverse mon esprit… En route vers une précarité à vie ? L'Etat forme ses futurs vacataires, serviles et toujours disponibles.

Alors qu'en penser ? Ce n'est pas une grande nouvelle que de dénoncer encore une fois les lourdes maladresses de l'Education nationale, mais en tant qu'étudiante, je me demande aujourd'hui : faut-il être maso pour vouloir enseigner dans l'école publique républicaine ?

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:03

Rue89 - Par Robin Carcan | Journaliste | 05/10/2011 | 17H37

 

Miroir social

 

Fichiers confidentiels en accès libre, serveurs plantés plusieurs jours… A deux semaines des élections professionnelles dans l'Education nationale, qui vont amener plus d'un million de personnes à choisir par Internet leurs représentants, de nombreux bugs perturbent leur organisation. Le ministère minimise les problèmes, et le prestataire informatique, Atos, se mure dans le silence.

Entre le 3 et le 12 septembre, une organisation syndicale qui préfère garder l'anonymat a pu consulter en toute tranquillité listes électorales et professions de foi de tous ses homologues en lice pour les élections professionnelles du 20 octobre dans l'Education nationale. Officiellement, chaque organisation n'avait accès qu'à son espace sur une application baptisée « Candelec », au moyen d'un identifiant et d'un mot de passe. A moins… de remplacer le nom d'un syndicat par un autre dans les adresses internet et de faire ainsi apparaître la liste concurrente. Une manipulation de niveau geek débutant.

Un accès protégé… en théorie

Le syndicat à l'origine de cette découverte se dit « effaré d'un si faible niveau de protection des données pour une élection au sein de la fonction publique d'Etat ». Près de 3,2 millions d'agents sont concernés par ce scrutin de liste à un seul tour du 20 octobre, qui va leur permettre de choisir leurs représentants dans les instances de dialogue social (comités techniques et commissions administratives paritaires). Seule l'Education nationale, sur décision du ministre Luc Chatel en 2010, a hérité d'une procédure unique de vote électronique.

Contactée par Miroir social, la directrice générale des ressources humaines du ministère, Josette Théophile, ne veut pas croire à un tel bug. Et elle nous a mis au défi :

« Si une quelconque organisation a pu pénétrer dans l'application, qu'elle nous en apporte la preuve ! »

Et bien, nous le relevons : elle tient dans un procès-verbal de constatation, que nous avons consulté, effectué par un huissier à la demande du syndicat. Vingt-neuf pages qui décrivent par le menu une liste d'adresses auxquelles ont eu accès sans difficulté le syndicat à l'origine de cette information. (Cliquer pour agrandir le PV de constation)

Cliquer pour agrandir le PV de constation.

Est-ce grave ? Bien que ne pouvant pas être qualifiées de « sensibles », les données auraient dû rester confidentielles au moment où le syndicat en a pris connaissance. Il pouvait – en théorie – faire encore pression par exemple sur tel ou tel candidat.

Des serveurs bloqués pendant trois jours

Ce bug à lui seul n'aurait sans doute pas généré autant de ramdam. Mais les 24 et 25 septembre, le service en charge des élections à la DGRH a dû battre le rappel de ses troupes pour une petite astreinte de crise en plein week-end. Direction le « bunker », surnom donné par les délégués syndicaux aux locaux hébergeant l'infrastructure technique à Vendôme (Loir-et-Cher). Et selon nos informations, 26 salariés du prestataire ont aussi été appelés en renfort. Les serveurs qui devaient permettre à chaque électeur (professeur, agent du ministère, personnel académique…) de vérifier en ligne avant le 28 septembre son inscription sur les listes électorales, récupérer un mot de passe, etc. étaient restés bloqués trois jours de suite pour cause d'affluence.

L'intégrateur du système de vote électronique et de ses applications n'est pourtant pas un acteur de second rang : il s'agit de la SSII Atos (appelé Atos Origin jusqu'en juillet). Ce spécialiste de l'intégration technologique et de l'infogérance, présidé depuis 2008 par Thierry Breton, qui peut se targuer d'être leader en Europe sur son secteur, aurait-il vu un peu juste ?

Malgré nos demandes répétées, Atos a refusé de nous mettre en contact avec un interlocuteur pour évoquer la faille de sécurité constatée début septembre. Porte fermée aussi pour obtenir des informations sur son expertise en matière de vote électronique.

La seule référence véritable est une prestation, effectuée en 2009 pour le vote à distance pour l'élection de l'Assemblée des français de l'étranger. Questionnés sur le CV d'Atos en la matière, plusieurs syndicats internes nous ont livré peu ou prou la même version :

« Nous avons entendu parler de cette solution technique, mais sans savoir exactement quelle est la filiale concernée ! » […]

Un marché cher payé

Nos interrogations se sont prolongées avec l'examen du marché public décroché par Atos, d'un montant de 4,5 millions d'euros […]. Cela reste cher payé pour une élection professionnelle, fut-elle au service d'un million d'électeurs, comme nous l'ont expliqué plusieurs prestataires spécialisés. « Ce n'est pas le nombre de votants qui fait le montant de la facture mais bien la qualité et la fiabilité de l'infrastructure de vote », précise Erwan Léauté, directeur commercial de RDI-Univote. Or, à un coût moyen de 5 euros par électeur, nous sommes ici bien au dessus des tarifs pratiqués en matière d'élection professionnelle par voie électronique. La sécurité a sûrement un prix… à condition qu'elle fasse ses preuves.

La sécurité dans ce dossier a décidément le dos large. A ce jour, les électeurs sont en possession d'une notice de vote, avec identifiant à gratter pour récupérer le mot de passe. Mais tous ceux qui auront perdu leur identifiant après le 12 octobre ne pourront pas, hélas, le récupérer. Josette Théophile, la DGRH du ministère, nous a expliqué que cette option a été décidée justement pour accentuer la sécurité.

Sauf que les prestataires de e-vote savent par expérience que quantité d'électeurs perdent leur identifiant dans la dernière semaine. D'où en général la mise en place d'une procédure de récupération des identifiants jusqu'au tout dernier jour du vote. Sur un million , les « écartés » du scrutin pourraient être nombreux, sachant que beaucoup de non-titulaires – environ 85 000 personnes – ont composé ces dernières semaines avec un calendrier très serré d'inscription sur les listes électorales, leurs contrats étant en effet signés (ou renouvelés) courant septembre.

En partenariat avec Miroir social

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:01

Médicaments déremboursés, mutuelle inadaptée : près d'un Français sur trois a déjà sacrifié sa santé en renonçant à se soigner.

Bouameur montre ses frais de mutuelle sur sa fiche de paye à Grenoble, en mars 2011 (Estelle Faure et Sébastien Di Noia).

(De Grenoble) « Je n'ai pas assez d'argent pour me soigner, je vais en crever. » A 54 ans, Taxi – son prénom est grec –, femme au foyer, perd courage : débourser 60 euros pour consulter un spécialiste lui est devenu impossible.

Comme elle, ils sont 29% à avoir renoncé ou reporté des soins dans l'année faute d'argent, selon une étude [PDF] CSA-Europ Assistance. Ils étaient 11% en 2009. Une autre étude, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), indique qu'un Français sur trois a déjà abandonné des soins dentaires.

Taxi a été licenciée de son entreprise de location de voitures. Elle vit aujourd'hui avec 680 euros par mois. Encore trop pour obtenir la CMU complémentaire, plafonnée à 648 euros, mais pas assez pour se payer certains soins.

« Je reste comme ça jusqu'à ce que ça empire »

Taxi chez elle à Grenoble, en janvier 2011 (Estelle Faure et Sébastien Di Noia).Il y a trois ans, un accident de voiture vient bouleverser sa vie. Son dos est touché, elle se fait opérer mais garde des séquelles. Une situation qui l'empêche de rester debout longtemps et donc de travailler.

De cet accident découle toute une série de petites douleurs qui encombrent sa vie. Elle doit faire des infiltrations pour soigner ses doigts à ressaut, mais à découvert à la fin du mois, elle ne peut pas avancer les frais pour consulter un spécialiste.

« Comment je fais ? Ben je reste comme ça. Jusqu'à ce que ça empire. J'ai pas le choix, je peux pas me permettre…

J'ai vu le médecin qui devait m'opérer, et ben ça vous coûte quand même 50 euros. Je peux plus me faire soigner. Je vois aller voir un cardiologue, je dois retourner voir mon pneumologue parce que j'ai un emphysème au poumon. Je vais crever étouffée, mais je peux pas aller le voir parce que c'est 50 euros à chaque fois, et je les ai pas. »

 

Alexandre (le prénom a été changé), tout jeune diplômé en sciences politiques, fait aussi partie de ces galériens de la santé. Pour le moment, il vit de petits boulots et de ses économies. Pour financer ses soins d'orthodontie, s'élevant à près de 5 000 euros, il a dû faire un prêt :

« Ces soins ne sont pas remboursés par ma mutuelle ni par la Sécu car j'ai plus de 18 ans. Mes parents prennent en charge une partie, j'aurais été incapable de payer seul, alors j'ai emprunté. »

Selon la mutuelle des étudiants LMDE, 34% des jeunes et des étudiants ont renoncé à aller chez leur médecin au moins une fois dans l'année.

« Les précaires, c'est vous, moi, tout le monde »

Jeunes à peine entrés sur le marché du travail, travailleurs pauvres, personnes âgées avec de petites pensions ou qui dépassent à peine le seuil de la CMU, ils sont de plus en plus nombreux à cumuler les difficultés financières et renoncent à se soigner. Comme nous l'explique Annie Liber, médecin au Point précarité-santé (Pops) de Grenoble, qui accompagne les patients en difficulté vers l'accès aux soins :

« Quand on pense précaire, on a l'image du sans-abri. C'est réducteur. En Isère, il y a environ 15 000 personnes en difficulté, dont 100 SDF. En réalité, les précaires, c'est vous, moi, tout le monde. »

Bouameur, père de famille d'origine algérienne, est lui aussi en colère. Avec un salaire de 1 300 euros par mois, il doit faire vivre sa femme et sa petite fille mais aussi verser une pension à son ex-épouse.

Chaudronnier dans une petite entreprise à Fontaine (Isère), il acquitte chaque mois 160 euros pour sa mutuelle santé. Pourtant, racheter une paire de lunettes ou financer un implant dentaire reste une gageure. La faute à une complémentaire qui rembourse mal ces frais-là.

A 62 ans, des dents en mauvais état, il doit pourtant se faire poser trois couronnes. « Pour un devis de 2 400 euros, dont 1 400 à ma charge. C'est trop », se désole Bouameur.

Bouameur (Estelle Faure et Sébastien Di Noia).

Des smicards et des fonctionnaires aussi en galère

Les médecins témoignent de ces difficultés croissantes, sans toujours pouvoir réagir. Médecin traitant, Laure Yvart exerce depuis six ans dans le centre de soins de la place des Géants à Grenoble, où travaillent six généralistes et une assistante sociale. Dans son cabinet, où les dossiers s'empilent et les patients défilent, elle a vu leur situation se dégrader et les problèmes d'accès aux soins se multiplier :

« Les gens sont sous l'eau, ils sont submergés de soucis et doivent parfois faire des choix. Certains patients reculent même devant les analyses médicales et sanguines car il y a un reste à payer qui leur est prélevé. Idem avec certains médicaments déremboursés, contre la toux ou les maux de tête. Ils ne sont pas vitaux mais s'il faut payer, les trois-quarts des gens ne peuvent pas. »

Avec les récentes vagues de déremboursement des médicaments dits « de confort », certains traitements sont devenus trop onéreux et les patients renoncent à les acheter. En avril 2010, ce sont près de 200 remèdes qui sont moins bien remboursés, du Tanakan au Débridat, du Phosphalugel au Valium.

La dernière vague de déremboursement est toute fraîche : depuis le 2 mai, un millier de médicaments à vignette bleue (Spasfon, Anadvil, Ketum ou Voltarène) sont désormais remboursés à hauteur de 30%, contre 35% auparavant.

Une situation aggravée depuis un an par les relents de la crise économique, toujours ressentie. « Beaucoup de patients sont touchés car ils travaillent dans des secteurs sinistrés, comme le bâtiment, l'industrie ou les services », constate le docteur Laure Yvart.

Robert Allemand, practicien, dirige l'antenne grenobloise de Médecins du monde :

« La précarité s'est aggravée car même des personnes qui ont un travail viennent nous consulter, ne pouvant pas se payer une mutuelle. Des gens qui ne venaient pas forcément nous voir avant. »

Dans leur petit local, ils reçoivent de plus en plus de patients actifs, des employés qui gagnent le smic et parfois même, des fonctionnaires. Le nombre de travailleurs venus les consulter à Grenoble a augmenté de 7% par rapport à l'année 2009.

Une santé au rabais

Un constat d'autant plus alarmant que les conséquences sur la santé peuvent être dramatiques, prévient Flora Perrier. Chaque année, elle rédige un rapport sur la pauvreté en Rhône-Alpes pour la Mission régionale d'information sur l'exclusion (MRIE) :

« Les gens vont attendre pour consulter et arrivent avec des pathologies plus graves, notamment des maladies chroniques et des affections de longue durée. »

Lauriane à Grenoble, en janvier 2011 (Estelle Faure et Sébastien Di Noia).Lauriane, la trentaine, cumule les périodes de chômage et les petits boulots, serveuse ou caissière. Reporter ou renoncer à des soins, elle a l'habitude. La jeune femme rousse l'explique, dans un sourire gêné :

« Si on peut rogner sur les dépenses, ne pas payer un médecin en attendant que la maladie passe, on essaie. Mais quand on a un rhume et que ça tombe sur les bronches, on se dit que ce n'était pas la meilleure solution. Mais au moins, on aura tenté. »

Pour contrer cette situation qui se dégrade d'année en année, trois associations, dont le Collectif interassociatif sur la santé, ont lancé le 6 mai une proposition de résolution parlementaire. Le but : inscrire dans la Constitution que l'accès aux soins est un droit inaliénable.

Ces associations demandent urgemment que « l'égalité d'accès aux soins constitue un des éléments déterminants du droit à la santé et un principe républicain ». Une revendication aujourd'hui restée lettre morte. Pourtant, 2011 a été décrétée par le ministère de la Santé « année des patients et de leurs droits ».

Photos : Bouameur montre ses frais de mutuelle sur sa fiche de paye à Gregnoble, en mars 2011 ; Taxi chez elle à Grenoble, en janvier 2011 ; Bouameur ; Lauriane à Grenoble, en janvier 2011 (Estelle Faure et Sébastien Di Noia).

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 11:01

Thermomètre (Audrey Cerdan/Rue89).

 

C'est une petite mesure socialement « scélérate » que le ministère du Travail a imaginé dans le cadre de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), soumis ce mercredi au Conseil des ministres : la discrète diminution de près de 6% des indemnisations journalières (les « IJ ») versées en cas d'arrêt maladie.

Cette mesure touchera 7 millions de salariés malades, parfois parmi les plus fragiles. Ainsi, avant d'être déclaré en invalidité, un salarié peut vivre jusqu'à trois ans sur ses IJ. Et pour des petits salaires, 6% d'indemnités en moins, ce n'est pas rien.

Ce coup de hache dans le pouvoir d'achat des salariés malades ne pourra même pas être débattu par le législateur pendant l'examen du PLFSS : il sera donné par un simple décret, applicable dès le 1er janvier 2012.

Une indemnisation en baisse de 40 euros pour un salarié au smic

Le gouvernement assume sa volonté de faire des économies. Mais il présente volontiers cette réforme comme une simple mesure « technique », dans le cadre de la nécessaire « harmonisation et simplification des méthodes de calcul ». Il s'agit explique-t-on même, de rendre plus « visibles » les droits des salariés. Mais comment rendre plus visibles des droits que l'on fait disparaître ?

« Il s'agit aussi d'intervenir sur des dépenses dynamiques : les IJ maladie ont augmenté de 5,1% en 2009 et de 3,8% en 2010 » explique-t-on au ministère du Travail et de la Santé.

Comment on arrive à une baisse de 5,8%

► Le gouvernement remplace 50% du salaire brut par 60% du salaire net ;

► 60% du salaire net, c'est 47,1% du salaire brut

► La perte pour le salarié est donc de : (47,1‐50) / 50 = ‐ 5,8%

Concrètement, le projet prévoit de calculer désormais l'indemnisation maladie en fonction du salaire net plutôt que du salaire brut. L'indemnisation maladie passerait ainsi de 50% du salaire brut à à 60% du salaire net.

Soixante, un chiffre bien rond… mais un arrondi qui pénalise les malades, puisque 60% du net correspond à 47,1% du brut, et non pas à 50%. Dans ce tour de passe-passe, le salarié voit son « taux de remplacement » baisser, et cette baisse correspond à 5,8% de ses indemnités.

Pour un salarié au smic (1 365 euros brut, 1 071 euros net), l'indemnisation mensuelle par la Sécurité sociale passerait donc de 680 à 640 euros…

Les conséquences

Si le gouvernement avait voulu être neutre, il aurait remplacé 50% du brut par 63,7% du net. Mais il a préféré récupérer au passage 220 millions d'euros par an.

Combien de personnes seront touchées par cette mesure ? Un salarié sur quatre connaît chaque année un arrêt de travail, soit 7 millions de personnes.

  • 30% ont moins de huit jours d'arrêt maladie par an ;

  • 57% ont entre huit jours et trois mois ;

  • 13% ont plus de trois mois d'arrêt, soit 230 000 salariés par an.

Parmi eux, beaucoup bénéficient certes d'un complément, qu'il soit versé par l'employeur dans le cadre de leur convention collective ou prévu par des contrats de prévoyance complémentaires. Mais il n'est pas certain que les employeurs ou les sociétés de prévoyance acceptent de « prendre » le manque à gagner. Les cotisations risquent de grimper rapidement.

Dernière question : que va-t-il faire de la majoration prévue pour les salariés ayant au moins trois enfants ? Actuellement, ils touchent non pas 50% mais 66% de leur salaire brut, soit 85% de leur salaire net. Le ministère nous indique que le décret prévoit de fixer les IJ de ces salariés à 80% du salaire net. Soit un bon coup de rabot là aussi.

Photo : Audrey Cerdan/Rue89.

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 10:57

LEMONDE pour Le Monde.fr | 05.10.11 | 18h39

 
 

 

Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs ont manifesté, mercredi 5 octobre, à Athènes et Salonique, deuxième ville du pays, contre les récentes mesures d'austérité et le chômage partiel annoncés par le gouvernement socialiste sous la pression de l'UE et du FMI.

Des dizaines de milliers de fonctionnaires grecs ont manifesté, mercredi 5 octobre, à Athènes et Salonique, deuxième ville du pays, contre les récentes mesures d'austérité et le chômage partiel annoncés par le gouvernement socialiste sous la pression de l'UE et du FMI.REUTERS/YANNIS BEHRAKIS

Athènes, correspondance - Un homme traverse, le visage en sang, torse nu, sur la place Syntagma, où se déroule mercredi 5 octobre la première grande manifestation en Grèce depuis l'été. Des personnes de tous âges interpellent et insultent les policiers anti-émeutes, qui commencent à recevoir des bouteilles d'eaux et des petits blocs de marbre, lancés par quelques dizaines de jeunes activistes. Un policier s'embrase, l'espace d'un instant, en recevant un cocktail molotov. Toute la foule applaudit. Les flammes sont très rapidement éteintes. Il n'est pas blessé.

Un groupe d'une vingtaine de MAT, l'équivalent des CRS grecs, se positionne devant l'Hôtel Grande-Bretagne, sans bouger et sans n'avoir rien d'autre à faire que de parer avec leurs boucliers les projectiles qu'ils reçoivent et de riposter à coups de grenades lacrymogènes.

INCIDENTS

En contrebas de la place, policiers et activistes se poursuivent et se battent. Au moins deux personnes sont blessées. Une journaliste de l'AFP est frappée au visage par un policier avec son bouclier, alors qu'elle photographie des membres des forces de l'ordre en train de frapper un homme à terre.

Comme d'habitude, ces incidents provoquent l'évacuation de la place et la fin de la manifestation qui était pacifique. Elle était composée principalement de fonctionnaires et de membres du secteur public qui protestaient contre les diminutions de salaires et de retraites, les privatisations et surtout le projet de placer des salariés du secteur public dans une "réserve de main d'œuvre", qui constituerait une forme de chômage technique.

Il y avait environ 20 000 manifestants à Athènes et 10 000 à Salonique, la deuxième ville du pays dans le Nord, selon la police. Les manifestants étaient en nombre moins importants que lors des mouvements de protestations de juin. Le syndicat des salariés du privé s'est associé à une manifestation organisée par le syndicat de la la fonction publique, l'Adedy. Les syndicats de public et du privé ont annoncé une autre grève générale la 19 octobre, qui devrait être plus importante.

"L'ETAT NOUS DOIT DE L'ARGENT"

"Non au chômage partiel, non aux licenciements, non à la misère" dit un slogan. "A bas la junte du Pasok", "Effacer la dette", "No pasaran", "que le gouvernement, la troïka et le Mémorandum s'en aillent". Une affiche montre la photo officielle du gouvernement bardée d'un : "Ils nous conduisent à la catastrophe".

Stavroula Kostopoulou manifeste sous les drapeaux de la compagnie d'eau (Eydap). "Nos effectifs ont diminué de moitié depuis 2003. L'Etat nous doit de l'argent. Nous ne voulons pas être vendus, explique cette quadragénaire. Si on confie l'eau à des entreprises privées, sa qualité s'en ressent. Regardez ce qui s'est passé à Paris. La mairie a repris en main elle-même ce secteur. Il s'est passé la même chose à Berlin."

Une banderole représente la silhouette d'un corps, tel qu'il est dessiné sur les lieux d'un crime. La victime s'appelle : "Education". Une autre affiche représente "le Cri" de Munch, qui hurle : "Ecoles sans livres, blocs opératoires sans pansements, addictions sans thérapie". Des mouvements sociaux ont lieu dans plusieurs écoles car le gouvernement n'a pas été en mesure de fournir les livres, qui ne devraient pas arriver dans les écoles avant Noël. Les hôpitaux, en pleine restructuration, manquent de moyens et sont encore plus désorganisés. Le secteur associatif qui prend en charge les personnes sous addiction ou souffrant de troubles mentaux voit ses subventions diminuer drastiquement. Interrogée pour savoir si c'est la Grèce est dans la position de l'homme qui crie, Eleni, une psychologue de 32 ans réfléchit et dit : "Non, pas encore, quand nous crierons vraiment, vous vous en rendrez compte".

Alain Salles

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