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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:43

Publié par Badi Baltazar Lis moi avec webReader

Bruxelles, le 11 octobre 2011


Le HUB : QG européen des Indignés

Les marcheurs partis d’Espagne et de France au milieu de l’été et des centaines de citoyens venus d’ici et d'ailleurs sont maintenant à Bruxelles depuis 4 jours. Alors qu’ils planifiaient d’occuper et d’habiter le Parc Elisabeth pour y organiser une Agora Internationale dont le but était de permettre à un foisonnement d’idées, de débats, d’ateliers et d’assemblées de se réaliser, ils ont été contraints - suite aux négociations avec les autorités communales -d’élire leurs quartiers généraux dans le bâtiment du HUB (Hogeschool-Universiteit Brussel). C’est depuis l’un des bureaux situés au 5ème étage que je vous adresse ces quelques lignes, non sans l’impression de vivre des moments surréalistes.

De ce perchoir, la vue panoramique sur Bruxelles est à couper le souffle. D’autant plus troublante que les 5 étages sous mes pieds ainsi que les sous-sols du bâtiment grouillent de créativité, de projets en tout genre et d’inconnus aux visages familiers. Les Indignés y ont également installé leur Media Center, le deuxième du genre à Bruxelles. C’est ici qu’atterrissent les décisions et autres informations produites dans les assemblées qui se tiennent dans les amphis de l’université ou ailleurs dans la ville.
Une période d'adaptation
Pour répondre aux besoins criant d’informations fiables sur ce qui se déroule à Bruxelles depuis l’épisode politico-médiatico-policier du week-end dernier, je vais tenter - quoique cet exercice périlleux n’a que l’ambition de sa subjectivité - de dresser ici un état de lieux de la situation générale du mouvement.
Pour nous resituer dans le contexte, nous devons garder à l’esprit que la situation est assez inédite. Il s'agit d’un endroit où des centaines de citoyens venus de dizaines de pays différents, inconnus les uns pour les autres, se retrouvent enfermés. Le mot d’ordre, c’est la débrouille, l’entraide et le partage. Ca se démène dans tous les coins pour produire du contenu, organiser des ateliers, traduire des compte-rendus, etc. Il y a donc fort à parier que la diffusion d’information devrait être plus efficace à cours terme. Et l’échéance du 15 octobre est là pour rappeler tout le monde aux essentiels.
Parallèlement, les discussions, les états d’âmes et les débats organisationnels sont légions. Il ne serait pas honnête de ne pas relayer la cacophonie structurelle ambiante, tant en terme de diffusion d’informations contradictoires qu’en terme d’absence de communication extérieure. J’ai croisé plusieurs personnes dans le hall du HUB qui avaient du mal à s’informer quant aux horaires, aux thèmes et aux lieux des assemblées et des ateliers.

 
Le double discours des autorités

En m’engageant dans la rue du HUB, j’ai aperçu une voiture banalisée en planque. On aurait dit Dupont et Dupond en blouson de cuir. S’ils sont là, ce n’est pas pour guetter l’arrivée des Tueurs Fous, mais plutôt pour alerter leurs acolytes dès qu’un petit groupe de plus de 5 personnes quittent le HUB. Sans compter les combis en faction dans le Parc Elisabeth qui se trouvent à 100m à peine. 


En listant les appareils de ce dispositif policier, je ne peux m’empêcher de repenser aux paroles prononcées par les représentants des forces de l’ordre lors de l’Assemblée du 8 octobre : « Nous voulons collaborer avec vous et nous sommes convaincu que le mouvement des Indignés est un mouvement pacifique qui a le droit de faire entendre sa voix » ou encore cette phrase écrite par Freddy Thielemans dans sa lettre du 6 octobre dernier : « Parce que, comme vous, je suis convaincu que la Ville de Bruxelles - et telle est mon ambition pour celle-ci en ma qualité de Bourgmestre - doit rester une capitale ouverte sur le monde en offrant un espace de dialogue et de revendications sur les grands enjeux de société qui nous interpellent ». 

Aujourd'hui, le comportement des forces de l'ordre et l'état d'alerte permanent dont il témoigne, nous renseignent explicitement sur leurs vraies intentions. Leur but étant bien de museler le mouvement et de veiller à ce que ce dernier végète bien sagement dans son coin. Mais la réalité risque bien de les rattraper car ce HUB a tout les airs d’une cocotte minute sur un feu de Bengale. A force de vouloir concentrer tant d’énergie dans un vase clos, le besoin d’oxygène dont manque cruellement les assemblées populaires risque d’être fatal pour les fins stratèges de la police fédérale.

Les assemblées populaires manquent d’oxygène


Les assemblées générales se tiennent dans les amphis. Même si cela peut paraître sexy au premier abord, les amphis se révèlent être un handicap dans la pratique. En effet, ces endroits sont idéaux pour des conférences ou des ateliers, mais ils ne répondent pas du tout aux besoins pratiques du mode assembléaire. La disposition en cercle fait défaut. Les gens ne se voient pas. Il y a une séparation gênante entre l’espace des orateurs et celui de l’auditoire. 

Les quelques assemblées qui y ont eu lieu depuis l’installation dans le HUB ont toutes été le théâtre de l’improductivité et de la divergence. La structure assembléaire est très difficile à reproduire dans un environnement clos, ce qui m’amène à la conclusion suivante : Le HUB pour les conférences, les ateliers, peut-être, mais pas pour y tenir des assemblées populaires qui par nature ont vocation à exister sur les places publiques où leur visibilité, leur caractère ouvert et libre prennent toute leur ampleur. Cantonner le mouvement à un bâtiment, c’est le priver de son essence.

Notons également que la méthodologie assembléaire développée en Espagne ces derniers mois est mise à rude épreuve. Les barrières culturelles et linguistiques existent même si la volonté de les effacer est manifeste.



Les sorties de la journée

Vers 11h30, une trentaine de personnes ont quitté le HUB pour se rendre au Parlement Européen. Juste avant d'arriver à destination, ils furent cordialement accostés par un agent de police qui leur expliqua qu'ils ne pouvaient se rendre du côté Schuman, mais qu'ils pouvaient par contre se rabattre sur la place du Luxembourg. Sur le chemin, la joie et la bonne humeur et les danses théâtrales rythmèrent la marche. 

Une fois arrivés sur place, un député européen se manifesta et leur expliqua qu'il ne pouvait inviter que 8 personnes dans les bâtiments du Parlement. Alors que certains des Indignés accompagnèrent leur hôte, les autres organisèrent une assemblée sur l'esplanade du Parlement, sous les yeux attentifs d'un cordon policier.


Les entretiens qui se déroulèrent à l'intérieur du Parlement furent cordiaux, bien que le passage des invités fût encadré de près par les forces de l'ordre et que les regards des députés européens qu'ils croisaient n'étaient pas très avenants. Les Indignés ont néanmoins pu faire part de leur revendications et de leurs positions quant aux problèmes majeurs qui frappent nos sociétés actuelles. Ils quittèrent ensuite le Parlement pour se diriger vers la Grand-Place où ils arrivèrent vers 13H30. C'est alors qu'ils furent refoulés par la police, les empêchant ainsi de tenir une assemblée populaire sur la célèbre place. Ce qui me semble tout simplement scandaleux. Interdire arbitrairement à  des citoyens de circuler librement est tout simplement illégal.
Des problèmes méthodologiques

Outre la problématique du type d’espace public convoité que j’ai essayé de développer dans un autre article que je publie parallèlement, nous pouvons constater la difficulté de mettre rapidement en place des structures organisationnelles efficaces compte tenu du fait que les acteurs de ce défi font à peine connaissance et qu’ils viennent de dizaines de pays différents.
La pression et la surveillance constantes exercées par les forces de l’ordre, couplées à la perte de repères et la relative organisation qui règne dans le HUB et dans le mouvement, m’oblige à dresser un constat mitigé. Mais j’espère néanmoins que les citoyens mobilisés arriveront à donner forme à leurs ambitions. D'après un ami présent sur place, l'assemblée de ce soir s'est plutôt bien déroulée, d'autant plus que la thématique principale fut celle de la méthodologie à appliquer et plus particulièrement celle de la prise de décision. Nul doute que c'est une affaire à suivre de près.

La conquête des places publiques

Il me semble qu’il est grand temps pour les Indignés de se lancer à la conquête des places publiques. Que le mouvement puisse s’oxygéner et reprendre son souffle. La marche partie d’Allemagne a traversé la frontière belgo-allemande hier et devrait atteindre la capitale européenne jeudi 13. Du côté hollandais, un peloton de cyclistes a quitté Amsterdam pour rejoindre Bruxelles vendredi 14 en faisant étape à La Haye, Breda et Anvers. Par ailleurs, un nombre indéfini de cars espagnols est sur les startingblocks pour être à Bruxelles pour la journée du samedi 15.


Dans l’espoir d’avoir pu contribuer à dissiper les zones d’ombres qui se répandent et sèment parfois l’incompréhension. Car il apparaît évident que, dans l’état actuel du mouvement, bienheureux celui qui pourra présager des évènements à venir.

Littéralement,
Badi Baltazar
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:36
Libérartion - Hier à 0h00 (Mis à jour à 17:05)

Depuis des semaines, des campeurs dénoncent à New York l’emprise de la finance. Témoignages d’Américains en colère.


Par Texte Fabrice Rousselot, correspondant à New York Photos Pascal Perich

Chris Cobb. (Pascal Perich)

Il est 10 heures du matin et une première réunion à ciel ouvert a lieu à Zuccotti Park, à quelques encablures du New York Stock Exchange, dans le sud de Manhattan. Une fille habillée de noir lance l’ordre du jour : «Comment mieux faire passer nos revendications auprès du plus grand nombre ?» Tout autour, des sacs de couchage. Mais, depuis plus de trois semaines qu’ils sont là, les 500 manifestants de la «campagne pour occuper Wall Street» se sont organisés. Il y a un coin cuisine, un coin repas, un coin pour les médias. Le mouvement, surtout, s’est étendu à tous les Etats-Unis.

Ce week-end, des manifestations, soutenues par les syndicats, ont eu lieu dans une soixantaine de villes comme Boston, Chicago, San Francisco ou Baltimore. Avec, à chaque fois, quelques centaines ou quelques milliers de personnes dans la rue. Les revendications sont multiples, mais tous rejettent les inégalités et disent réagir face à la crise et à l’emprise du monde de la finance sur la société. «C’est antiaméricain», a réagi dimanche le candidat à l’investiture républicaine, Herman Cain.

Pourtant, il y a là beaucoup de jeunes, mais aussi des Américains de tous âges venus dire leur inquiétude devant le marasme économique et le chômage. Ils affirment que cette vague est le début d’une large contestation. Rencontre avec six de ces Indignés de l’Amérique.

 «Des banques totalement déconnectées de la réalité»

Robert Segal, 47 ans, ex-technicien, vendeur de vins:

«Quand j’étais dans l’informatique, à la fin des années 90, j’ai travaillé pendant longtemps pour des établissements financiers à Wall Street. Pour moi, Wall Street ne signifiait pas grand-chose, je ne me rendais pas compte. Désormais, c’est le symptôme du malaise. Avec des banques totalement déconnectées de la réalité, qui ont provoqué la crise des subprimes et qui jouent avec le sort de millions de personnes comme on joue au casino. J’ai perdu mon emploi dans une boutique de vins de Brooklyn en décembre dernier, et rien ne s’est présenté depuis. La crise est là, et elle ne partira pas toute seule. Il faut faire quelque chose, participer à un mouvement de masse pour changer de direction. Je ne crois plus au gouvernement. Nous sommes dans un système politique avec deux partis corrompus qui se marquent à la culotte et sont dans une impasse. Je suis installé ici, et je n’ai aucune intention de partir. D’ailleurs, j’ai un tableau à côté de moi que je réactualise tous les jours. Jusqu’à présent, on a reçu 35 000 dollars [environ 25 700 euros] de dons. Pas mal, non?»

«Ma génération n’a plus d’illusions, pas d’avenir»

 

Anj Ferrara, 24 ans, peintre et sculptrice:

«Quand j’ai entendu parler de ce mouvement, je suis venue tout de suite car ce que j’entends ici est en totale adéquation avec ce que je pense. Ce que l’on vit aujourd’hui est le début d’un processus qui doit aboutir à une nouvelle forme de réflexion démocratique. Je suis d’une génération qui n’a déjà plus d’illusions, qui pense qu’elle n’a pas d’avenir. Nous n’avons aucun droit à la parole en Amérique, les citoyens n’ont aucune voix. Tout est bloqué, et la situation au quotidien est de pire en pire. Il faut que tout le monde se rassemble, que toutes les revendications s’unissent pour que naisse quelque chose. Moi, ici, j’ai décidé de m’occuper de la cuisine et de recruter des gens pour faire des repas. C’est un début, mais c’est comme cela qu’il faut faire. Commencer petit pour devenir grand. Nous sommes déterminés à nous faire entendre et à rester ici autant de temps qu’il le faudra. Cela faisait longtemps que les jeunes cherchaient un moyen de s’exprimer, nous l’avons trouvé.»

«La finance détruit le tissu social de l’Amérique»

Chris Cobb, 41 ans, artiste et journaliste free-lance:

«Je suis là depuis le premier jour, le 17 septembre. Je me suis fabriqué cette fausse caméra de Fox News depuis qu’un journaliste de la chaîne d’information est venu nous filmer ici. Le soir, le reportage qu’il a diffusé ne parlait que de hippies et de marginaux. C’était un mensonge total par rapport à ce que nous représentons. Quelque part, Fox News est l’archétype de ce qui ne va pas dans ce pays. Une chaîne de télévision détenue par le pouvoir de l’argent et qui fait de la propagande sans se préoccuper de l’information. La vérité, c’est que les gens autour de moi en ont assez du système dans lequel on vit, qui est dominé par la finance. C’est la finance qui détruit le tissu social de l’Amérique. Elle a des pratiques illégales, et elle s’est infiltrée partout. Il n’y a pas de solution idéale à la crise que nous traversons. En venant ici, nous essayons de faire réagir les gens dans la rue, nous parlons à la presse pour faire passer le message de changement qui est le nôtre. Il y en a assez des inégalités, il faut que l’Amérique se réveille, et elle ne pourra le faire que si nous savons attirer l’attention. C’est le premier mouvement de société qui se développe grâce aux réseaux sociaux aux Etats-Unis.»

«Nous ne pourrons pas profiter de nos retraites»

Tammy Bick, 50 ans, ancienne secrétaire médicale:

«J’étais secrétaire dans une clinique pour les malades du sida, dans le Connecticut, jusqu’en novembre 2010. J’ai perdu mon emploi à cause de la crise. Je suis venue ici parce que je suis inquiète. J’ai accroché ce panneau autour de mon cou pour dire que je pense que les gens de mon âge ne pourront même pas profiter de leurs retraites tellement l’économie va mal. Cela fait longtemps que ce pays est à la dérive. Il n’y a plus de place pour l’Américain moyen. Seuls les plus puissants peuvent s’en sortir. Les autres ne peuvent plus payer leurs emprunts immobiliers et n’ont plus assez d’argent pour vivre décemment. Pendant ce temps, les banques continuent à distribuer des salaires mirobolants et les bonus qui vont avec. C’est indécent. Je viens seulement d’arriver ici, mais je vais revenir. Et je vais essayer de lancer un mouvement similaire dans ma ville, dans le Connecticut. Je n’ai jamais manifesté de ma vie, mais là, c’en est trop. Ce sont les jeunes qui ont raison. On en a ras le bol et on le dit enfin. Peut-être que quelqu’un va nous entendre…»

«Retrouver un sens de la communauté»

Chris Longenecker, 24 ans, militant anarchiste:

«Je suis de Long Island, mais je vis à Boston depuis six ans. Je suis un anarchiste déclaré, et cette année, avec ma copine, on a décidé de voyager en Amérique pour retrouver un sens de la communauté, voir la différence entre les villes et les campagnes, par exemple. Nous voulons aussi protester partout où nous allons pour montrer notre mécontentement et notre frustration face aux inégalités. Ce qui se passe en ce moment à New York est capital si l’on veut changer la société. Il y a d’abord l’occupation d’une place pour démontrer que nous pouvons vivre sur le mode d’une démocratie horizontale, sans aucun leader. Et puis, nous planifions des manifestations afin de "défier" le système. Depuis presque quatre ans, l’Amérique est en crise et personne n’a rien pu faire. Wall Street est l’épicentre de cette crise. Pourtant, les banques n’ont pas été tenues pour responsables de cet échec lamentable du capitalisme global. On est noyé sous la dette, le chômage est au plus haut, les gens n’ont plus de logement. C’est la même chose en Europe et partout dans le monde. Combien de temps allons-nous tenir ainsi?»

«Barack Obama m’a énormément déçue»

Ketchup, 22 ans, étudiante:

«Ce mouvement marque les fondations d’un monde meilleur dans lequel nous aspirons tous à vivre. Je viens de finir mes études avec un diplôme de théâtre et de communication à Chicago. Mais j’étais à peine sortie de l’université qu’on me disait qu’il n’y avait aucun débouché pour moi. C’est dur d’être confronté à la réalité en Amérique quand on a 20 ans. Les portes n’ont pas eu le temps de s’ouvrir qu’elles sont déjà fermées. Ce que les gens ne veulent pas comprendre, c’est que la colère face à l’injustice et à cette économie dirigée par les riches est en train de monter avec le marasme. Ce n’est pas normal que seuls 1% des Américains, les plus fortunés, décident du sort des 99% autres, et du mien par la même occasion. J’ai lu que 40% des membres du Congrès sont des millionnaires. Ces gens ne me représentent en rien ! Obama m’a énormément déçue. J’ai voté pour lui et je comptais sur lui pour faire souffler ce vent de changement qu’il avait promis. Mais il s’est lui-même pris au piège. Il n’a même pas été capable de sauver Troy Davis [le condamné à mort qui a été exécuté le 21 septembre malgré une campagne de mobilisation internationale, ndlr] alors que tout le monde savait qu’il était innocent.»

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:34
Libération - Aujourd'hui à 15h30

Les accusations d'Amnesty contre l'ancien président qui visite le Canada le 20 octobre concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009.

 

Le président américain George W. Bush à Washington, le 21 septembre 2005. (© AFP Brendan Smialowski)

Amnesty International a demandé mercredi aux autorités canadiennes d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président américain George W. Bush, lors de sa visite au Canada prévue le 20 octobre, l'accusant de "crimes", notamment de "torture".

Cette demande est contenue dans un memorandum remis par l'organisation humanitaire internationale aux autorités canadiennes le 21 septembre, a indiqué Amnesty dans un communiqué.

"Le Canada est tenu par ses obligations internationales d'arrêter et de poursuivre en justice l'ancien président Bush, compte tenu de sa responsabilité dans des crimes contre le droit international, dont la torture", a déclaré Susan Lee, directeur d'Amnesty pour les Amériques.

Le programme secret de la CIA

"Comme les autorités des Etats-Unis n'ont pas, jusqu'à présent, déféré en justice l'ancien président Bush, la communauté internationale doit intervenir. Si le Canada s'abstient d'agir pendant sa visite, cela constituera une violation de la Convention des Nations Unies contre la torture et sera une manifestation de mépris vis à vis des droits humains fondamentaux", a-t-elle poursuivi, selon un communiqué.

Les accusations d'Amnesty concernent notamment le programme secret de la CIA appliqué entre 2002 et 2009 qui infligeait aux détenus, selon l'organisation, "la torture et d'autres traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des disparitions forcées".

Pendant sa présidence, relève encore Amnesty, M. Bush avait autorisé des "techniques renforcées d'interrogation", dont la simulation de noyade.

(Source AFP)

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:23
Libération - Hier à 19h07

Par Fanny Lesbros

 

Pour visualiser la vidéo, appuyer sur "Ctrl" de votre clavier + "link" ci-dessous

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Plusieurs milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Paris ce lundi – 25.000 selon la CGT, 16.000 selon la préfecture de police – pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement.

Cheminots, profs, lycéens, employés du public et du privé, sans-papiers... Cinq manifestants se sont écartés du brouhaha pour nous raconter leurs revendications personnelles. Portraits.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:20
Libération - Hier à 17h31 (Mis à jour à 18:00)

Par FABIEN SOYEZ

Emmanuel Zemmour, président de l'Unef, dans la manifestation mardi à Paris. (PIERRE VERDY / AFP)

Un bon millier de lycéens — selon l’UNL, le principal syndicat lycéen — ont défilé ce mardi à Paris aux côtés des ouvriers et des retraités, qui protestaient contre le plan de rigueur du gouvernement.

«Ça nous concerne tous», lance Mathieu, écharpe rouge autour du cou, bérêt sur la tête. En première au lycée Maurice Ravel (XXe arrondissement), il est là «parce qu’on est contre les suppressions de postes, mais aussi parce qu’il y a un ras-le-bol général des jeunes. On est contre le système en général!»

Plus tôt dans la journée, une douzaine de barrages filtrants ont été installés à l’entrée de lycées parisiens, selon le rectorat. «Beaucoup de lycées sont mobilisés, à Paris, mais aussi à Lille, Toulouse ou La Rochelle… il y a un ras-le-bol général», note Kahina Djemani, 17 ans, porte parole de la Fidl, le deuxième syndicat lycéen.

«35 par classes, non !»

A une centaine de mètres, derrière les panneaux Unef (Union Nationale des Etudiants de France), Engerrand, 18 ans. Etudiant en histoire de l’art à Paris-IV, il juge qu'avec les lycéens, «on est sur le même bateau, on marche ensemble. Aujourd’hui, nos parents souffrent, demain ça sera notre tour, mais en pire… Il faut que le gouvernement comprenne qu’il faut miser sur les jeunes, pas sur les banquiers.»

Cris dans la foule compacte: «Sarko t’es foutu, la jeunesse est dans la rue!» Une pancarte: «Jeunes… Mais pas cons!» Salah Kirane, vice-président de l’Unef Paris VIII, s’exclame: «La rigueur nous touche tous, les lycéens et les étudiants.»

De leur côté, les étudiants défendent leur droit à la santé: «On est en train de tacler les mutuelles étudiantes, en augmentant leur taxation… Il y a déjà 25% d’étudiants qui renoncent à se soigner faute de moyens, et on en rajoute, c’est intolérable!»

Parmi la cinquantaine d’élèves du lycée Voltaire (XIe arrondissement), Clémence montre ses joues en souriant. Sur la joue gauche: «35 par classe». Sur la joue droite: «Non». «A cause des suppressions de postes dans l’Education nationale, nos classes sont surchargées, il y en a même qui sont resté deux mois sans prof de philo, parce qu’il n’y avait personne pour le remplacer… Comment étudier dans ces conditions?», s’interroge la lycéenne.

Arrivés place de la Bastille, les jeunes, lycéens, étudiants et même jeunes salariés, restent sur place, aux cris de «Chatel, fais tes valises», ou de «Jeunes en colère, on va pas se laisser faire».

Victor Colombani, président de l’UNL, remarque tout bas: «Cette année, les lycéens ont vécu la pire rentrée de leur scolarité, mais ce n’est pas une fatalité: il suffit de voir le monde réuni aujourd’hui».

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:03
Libération - Aujourd'hui à 0h00

Enquête: Alors que l’affaire Pichon, du nom de ce policier mis au ban, se poursuit, une pièce d’instruction, l’enregistrement clandestin d’une conversation entre gradés, souligne l’absurdité de la «culture du résultat

Par FABRICE TASSEL

Dans le bilan controversé de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, la «politique du chiffre», imposée aux policiers, fait souvent débat et ne servirait, selon ses détracteurs, qu’à mieux habiller le bilan de la lutte contre la délinquance. Début octobre deux notes ont fuité de la direction de la gendarmerie. Dans l’une d’entre elles, le général Mignaux déplorait qu’à trop interpeller les petits délinquants, pour faire du chiffre, le taux de délinquance augmentait... 

Tchats
En direct aujourd'hui à 16h00

Ces policiers qui critiquent la politique du chiffre

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux (C) s'entretient avec des policiers le 31 mars 2010 en gare de Borel,dans l'Oise

Des policiers s'insurgent contre la politique du chiffre qui leur est imposée. Posez vos questions en direct au commandant de police Philippe Pichon, auteur du «Journal d'un flic» (Flammarion).

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:49
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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:45

Publié le 11-10-11 à 11:13    Modifié le 12-10-11 à 14:37     par Le Nouvel Observateur avec AFP    

200 rassemblements étaient prévus dans toute la France.

Une manifestation à Paris en septembre 2010. (AFP) Une manifestation à Paris en septembre 2010. (AFP)

Pour dire non à l'austérité et exiger une autre répartition des richesses, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé mardi 11 octobre en France lors d'une journée d'action interprofessionnelle en demi-teinte, marquée par peu de grèves et des perturbations limitées dans les transports.

Selon des estimations de la CGT basées sur 150 des 200 manifestations prévues, 270.000 personnes ont répondu présent, dont 9.500 lycéens (selon l'UNL).

"Mesures d'urgence"

"Une autre répartition des richesses. Pour l'emploi, les salaires et la protection sociale. Ce n'est pas aux salariés de payer la crise", proclamait la banderole de tête du cortège parisien qui a réuni 16.000 personnes selon la préfecture de police, 25.000 selon la CGT.

Les confédérations CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires, exigeant "des mesures d'urgence", n'avaient cependant pas lancé d'appel national à la grève.

Ne s'attendant pas, à quelques mois de la présidentielle, à la mobilisation massive de l'an dernier contre la réforme des retraites, elles ont misé sur une journée décentralisée, avec des actions plus symboliques, sectorielles et locales.

"C'est le moment de relever la tête"

Ils étaient 5.300 à Marseille selon la préfecture, 30.000 selon les organisateurs, avec Bernard Thibault en tête de cortège juste devant les salariés de l'usine Fralib de Gémenos, menacée de fermeture.

Le secrétaire général de la CGT a demandé au gouvernement de "changer d'optique" car "loin de nous sortir de la crise économique, cette austérité salariale, cette précarité sociale vont nous enfermer dans la récession et tout le monde va y perdre".

Le numéro un de la CFDT François Chérèque a misé lui sur une "action symbolique" place de la Bourse à Paris pour dénoncer "l'injustice" du plan anti-déficit du gouvernement qui, selon lui, fait payer les salariés six fois plus que les riches. Pour Annick Coupé, déléguée générale de Solidaires, "c'est le moment de relever la tête et de dire stop à l'austérité".



"Pour une autre richesse, augmentons les salaires"

FO, qui avait organisé une journée d'information le 20 septembre, s'est abstenue, de même que la CFE-CGC qui a opté pour "consultation nationale" des salariés.

A Toulouse (entre 3.200 et 7.000 manifestants), les salariés de l'américain Freescale (ex-Motorola) ont dit "non aux licenciements", alors qu'à Bordeaux (entre 4.800 et 11.000 participants) la CGT de Ford était particulièrement représentée, tout comme celle d'Ipsos, ainsi que de nombreuses professions médicales et organismes de prestations sociales.

A Rouen, les manifestants (entre 3.000 et 5.000) ont remonté la rue Jeanne d'Arc, la "rue des banques", en distribuant des faux euros estampillés de slogans: "pour une autre répartition des richesses taxons le capital" ou "pour une autre richesse, augmentons les salaires".

Cantines scolaires fermées

La mobilisation a provoqué quelques perturbations dans les transports: le trafic ferroviaire a été légèrement affecté, avec trois TGV sur quatre, mais la circulation revenait "à la normale" en fin d'après-midi selon la direction, selon qui le taux de grévistes était de 20,57% (25% selon la CGT Cheminots). A la RATP, le trafic en début de soirée était quasi-normal, hormis quelques perturbations comme sur le RER B avec un train sur deux en circulation.

Dans les transports urbains, 39 préavis ont été déposés mais le service était assuré quasi-normalement sur la totalité des réseaux.

Quelques préavis de grève ont aussi été déposés, notamment dans la fonction publique : 6,8% de grévistes dans la Territoriale, 3,83% pour l'Hospitalière et 4,17% dans la Fonction publique de l’Etat (3,25 % dans l'Education nationale). A la Poste, le taux de grévistes était de 6,91% à 10H00, de 6,08% à Pôle emploi le matin, selon les directions respectives.

Toutes les cantines scolaires étaient par ailleurs fermées à Toulouse et Montpellier, 43 à Bordeaux, selon la CGT.

Le Nouvel Observateur - AFP

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:41
Marianne - Mardi 11 Octobre 2011
J-C Slovar

En juillet dernier, le parlement validait la fameuse prime sur les dividendes ou prime « 1000 euros » voulue par Nicolas Sarkozy. Or, la moyenne constatée est de 300 €. Décryptage d'une formidable mystification.



Prime dividende aux salariés : Sombre bilan d'une mystification présidentielle !

 

En avril 2011, Nicolas Sarkozy, face au front du refus des organisations d'employeurs, sur son idée de versement de de prime sur les dividendes aux salariés, déclarait : « J'affirme qu'il est normal que les salariés et les ouvriers à qui on a demandé des efforts pendant la crise bénéficient de la reprise, c'est un principe sur lequel je ne céderai pas (...) »

Votée le 13 juillet dernier par le parlement, cette prime devenait obligatoire. Mais comme l'expliquait à l'époque Alain Vidalies (PS) : « (...) A l'inverse de ce que les Français avaient compris, cette prime n'aura rien d'obligatoire : il s'agit simplement d'une obligation de négocier qui pourrait à la limite n'aboutir qu'au versement d'un euro (...) »

Alors, quel est le résultat de cette « obligation » qui n'en était pas une ?

Dans un communiqué de presse du 29 septembre le Cabinet Deloitte indiquait les montants attendus pour la prime pour l’emploi, et précisait que ceux-ci seraient : « (...) près de moitié inférieurs au montant anticipé par le gouvernement (...) »

Quelques exemples

On pourra citer « l'humour » des patrons de Sécuritas qui ont proposé à leurs salariés 3, 50 €. Ou celui des patrons d'IPSOS, plus généreux qui leur proposent ... 24 € et qui, très impressionnés par le geste de leur direction, ont décidé de se mettre en grève !

STMicroelectronics pour sa part, alors que les dividendes de l'entreprise distribués cette année ont représenté 260 millions d'euros, ne versera que 150 euros à ses salariés.

On notera aussi, l'étonnante échelle de redistribution adoptée par L'Oreal : « (...) la prime est fonction du niveau de salaire. L'entreprise en a donné quelques exemples aux syndicats : 450 euros brut pour un salarié gagnant 25.000 euros annuels, 525 euros pour un salaire annuel de 35.000 euros, 600 euros pour 45.000 euros et, enfin, 765 euros pour les salariés gagnant 65.000 euros annuels et plus (...) »

Devant ce nouveau « franc succès » du Président du pouvoir d'achat, Xavier Bertrand a quand même reconnu ... quelques disparités : « (...) Pour certaines c'est 150 euros, d'autres 200, d'autres 600 mais entre nous c'est mieux que rien. S'il n'y avait pas eu cette loi, on ne toucherait rien du tout (...) »

Oubliant au passage de préciser comme l'écrit le Cabinet Deliotte que : « (...) plus d’un tiers des entreprises qui auront versé une prime (35%) envisagent de réduire l’enveloppe d’augmentation des salaires d’un montant correspondant à la moitié environ du coût de cette prime (...) »

Mais elle est où la prime de 1000 €, envisagée par le gouvernement, qui tablait sur une moyenne basse de 700 € ?

Et bien, selon Xavier Bertrand, il n'a jamais été question de ces montants, puisqu'il a affirmé à France Info que jamais un membre du gouvernement n'avait annoncé un montant de 1 000 €.

Or, le blog les décodeurs s'est livré à un petit exercice de recherche. Ce qui lui a permis de retrouver la vidéo de François Baroin qui expliquait sur Europe1, la mise en place d'un « dispositif simple sous forme de primes exceptionnelles dont le montant n'est pas encore stabilisé, d'au moins 1 000 € » ! Doit-on en conclure que notre ministre du Travail souffre comme Jacques Chirac, d'anosognosie ?

En tous cas, Xavier Bertrand a fait part de sa décision de rencontrer le PDG de Sécuritas pour le sermonner sur les 3,50 € (passée entre temps à 8 €) qu'il envisage de verser à ses salariés au fait que : « (...) Quand on est chef d'entreprise, on respecte les salariés et on ne propose pas ça (...) »

En attendant, il ne semble pas envisager de faire de même, avec les dirigeants de l'entreprise Avon Polymères à Vannes, dont les salariés connaissent le chômage partiel depuis deux ans et ne perçoivent plus l'intégralité de leur salaire, qui viennent de s'attribuer une prime de ... 126.000 euros. Un problème d'emploi du temps, sans nul doute !


Crédit photo
FlickR CC - Oliver

 

J-C Slovar

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:28
Marianne - Mercredi 12 Octobre 2011
J-C Slovar

La prime forfaitaire de 2000 €, offerte aux entreprises qui embaucheraient un senior, ne fait pas recette. Elle s'est pourtant substituée à un dispositif beaucoup plus incitatif, mais plus coûteux ... enterré par le gouvernement.



Comment le gouvernement a fait des économies sur l'emploi des seniors !

 

Le chômage des seniors est paraît-il un des priorités du gouvernement qui ne cesse d'évoquer les contrats aidés qu'il souhaite leur réserver. Dans ces contrats, on trouve la fameuse prime forfaitaire de 2000 €, offerte aux entreprises recrutant des seniors en contrat de professionnalisation, annoncée par Nicolas Sarkozy à Bobigny, le 1er mars 2011, qui apparemment ne séduit pas les entreprises.

Or, cette mesure peu attrayante a succédé à une autre, bien différente, pourtant inclue dans la loi « portant réforme des retraites » et relative aux dispositifs d'aide à l'embauche des séniors. On peut la découvrir, en lisant sur Legifrance, l'article 103 de la LOI n° 2010-1330 du 9 novembre 2010

Que dit-elle ?

Article 103 : Aide à l'embauche des seniors : « Art.L. 5133-11.-Les employeurs qui se trouvent dans le champ d'éligibilité de la réduction prévue à l'article L. 241-13 du code de la sécurité sociale perçoivent sur leur demande une aide à l'embauche, en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée d'au moins six mois, de demandeurs d'emploi âgés de cinquante-cinq ans ou plus, inscrits sur la liste des demandeurs d'emploi mentionnée à l'article L. 5411-1 du présent code (...) L'aide, à la charge de l'Etat, représente, pour une durée déterminée, une fraction du salaire brut versé chaque mois au salarié dans la limite du plafond mentionné à l'article L. 241-3 du code de la sécurité sociale. « Un décret en Conseil d'Etat précise les conditions et modalités d'application de l'aide (...) »

Or, on apprenait, il y a peu, par le biais d'une question écrite d' Hervé Maurey (Eure - UC) posée à Xavier Bertrand, que cet article n'a jamais été appliqué pour cause de ... non publication du décret afférent.

« (...) L'article 103 de la loi prévoyait la mise en place d'une aide à l'embauche des demandeurs d'emploi de plus de 55 ans. Le Gouvernement n'a non seulement pas pris les décrets d'application nécessaires mais aurait, selon un rapport adopté par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale adopté le 6 juillet dernier, renoncé à ce dispositif craignant un effet d'aubaine. Comme les auteurs (1) de ce rapport, il s'étonne que « le Gouvernement s'en rende compte après la promulgation de la loi, alors même que le dispositif figurait dans le projet de loi déposé par le Gouvernement » et s'interroge sur les bases du mécanisme de l'aide de 2 000 euros pour les entreprises embauchant des seniors annoncée en substitution par le Gouvernement. Ce revirement est d'autant plus préoccupant que sans une réelle politique d'accompagnement de l'emploi des seniors, le report de deux ans de l'âge légal de la retraite n'a aucun sens (...) »

D'autant que la prime forfaitaire de 2000 € s'applique aux demandeurs d'emploi âgés de plus de ... 45 ans alors que le taux d'emploi chez les plus de 55 ans est d'environ 38% !

Dit clairement : Outre que le gouvernement a utilisé une astuce déplorable pour annuler une partie d'un texte voté par les parlementaires, on ne pourra que constater que celui-ci, pour faire des économies budgétaires a préféré transformer une mesure qui pouvait, COMME TOUT CONTRAT AIDE, profiter à quelques entreprises chasseuses de primes, au profit d'une prime forfaitaire, totalement inefficace, mais à priori ... moins coûteuse pour les finances de l'état.

Et comment a réagit Xavier Bertrand ?

Et bien de la façon la plus simple qui soit, puisqu'on peut lire en dessous de la question du sénateur la réponse suivante : « En attente de réponse du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé »

Les seniors chômeurs de plus de 55 ans qui ne trouvent aucun employeur tenté par une prime de 2000 € en échange d'un contrat de professionnalisation, apprécieront !

(1) Assemblée Nationale : Les mesures relatives à l'emploi des seniors


Crédit image
Ministère de l'Emploi 

J-C Slovar

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