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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:05

Recette :

Peuple en ruine à la sauce Troïka

 

 

Prenez un pays plutôt rural, sans réserves minières si possible. Vérifiez bien qu’il ait une ferme solidarité familiale et villageoise, des services publics proches du peuple (c’est un signe de fraîcheur).

 

Organisez des élections, mettez à sa tête une, voire deux familles de politiciens héréditaires. Une c’est plus simple mais deux permet d’alterner opportunément, une présentation attrayante c’est aussi le secret d’un bon plat. Choisissez les bien véreux.

 

Placez ce pays dans une union douanière et politique assez vague au départ, mélangez légèrement les comptes, on y arrive sans peine surtout si l’on peut se procurer des mixers financiers de bonne qualité (On en trouve de très bons chez Goldman et Sachs, rue du Mur à New-York).

 

Garnissez le plat abondamment, mettez-y tout ce que vous pouvez. Ce n’est pas toujours aisé, puisqu’il faut un peuple plutôt frugal au départ mais c’est bien là l’art de la cuisine. De grands jeux sportifs, des ventes d’armes sophistiquées ou de systèmes informatiques compliqués et inefficients, sont d’excellentes idées mais il y en a d’autres, faites preuve de créativité. Veillez soigneusement à assurer l’impunité des vendeurs par des lois adéquates.

 

Laissez mijoter quelques temps tout en faisant évoluer lentement les règles de l’union douanière et politique. Brouillez le tout soigneusement au fur et à mesure.

 

Quand la sauce prend modifiez rapidement les règles de l’union douanière et politique. Elle doit se figer en zone monétaire à règles strictes et contraignantes. Normalement l’agriculture est déjà ruinée, les habitants désolidarisés, les familles dispersées aux quatre vents.

 

Pendant la cuisson veillez à bien arroser en permanence et généreusement de larges rasades d’emprunts à gros taux. Ne mégottez pas, c’est la sauce qui fait le plat.

 

Emincez soigneusement les salaires, saupoudrez généreusement de taxes.

 

Il reste à retirer les services publics, mais pas trop vite ni trop tôt pour éviter un goût de lacrymogène trop prononcé.

 

Quand la dette déborde, c’est prêt, il ne reste plus qu’à se servir à la louche et finir de déguster à la petite cuillère.

 

Accompagnez d’un bon rézina bien frais.

Bon appétit

 

 

Mon truc : il faut au départ un peuple pas trop gras, élevé au soleil et au grand air. Stressé pendant l’élevage il devient trop coriace. S’il a une jeunesse bien diplômée inutilisée ce sera encore plus goûteux ! Avant de servir, dressez soigneusement la police, si vous avez bien mitonné les taux de chômage vous trouverez sans peine dans le plat des gens prêts à faire n’importe quoi.

Tasers et Flash-ball égailleront agréablement les convives, pensez-y !

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:03
Publié le 01-11-11 à 08:59    Modifié à 09:02     par Le Nouvel Observateur avec AFP    

 

Une grande manifestation des participants au "sommet des peuples" est prévue cet après-midi.

 

Contre G20 à Nice (Anne-Christine Poujoulat - AFP) Contre G20 à Nice (Anne-Christine Poujoulat - AFP)

Les premiers participants au "sommet des peuples", réponse au sommet du G20 à venir, rejoignaient dès lundi 31 octobre "Les Abattoirs" de Nice, un bâtiment municipal dédié à la culture contemporaine, qui doit leur servir pendant cette semaine de centre névralgique, de lieu d'échanges, de prise de parole et d'hébergement.

Dès l'entrée de ce grand bâtiment de béton, deux grands calicots d'Attac donnent le ton : "Paradis fiscaux, qu'on les ferme" et "Les peuples se lèvent face à la finance", une sentence déclinée en anglais, espagnol, italien, allemand et arabe.

"Nous pouvons héberger ici jusqu'à 1.000 personnes, et 800 autres dans deux gymnases proches, qui ont l'avantage d'avoir des douches", explique Franck Gaye, l'un des porte-parole de la mobilisation niçoise, alors qu'une commission de sécurité auscultait le site des anciens abattoirs et que plusieurs militants installent des stands d'accueil.

A deux jours du G20 à Cannes

Selon ce prof de maths de 50 ans, "le gros des troupes" est attendu pour mardi matin, juste avant la manifestation prévue dans l'après-midi à Nice, à deux jours de l'ouverture du sommet du G20 de Cannes, ville totalement interdite aux manifestants.

Une vingtaine d'autocars sont "officiellement inscrits sur le site" (mobilisationsG8G20.org), et pour l'instant de petits groupes et quelques personnes arrivaient, comme ce Belge venu à vélo de Bruxelles ou comme Willy, un géant allemand au regard vague, visiblement fatigué après 34 heures de route en stop depuis Berlin.

Délégation des indignés espagnols

"Nous attendons une grosse délégation d'indignés espagnols, entre 200 et 1.000 nous ont dit les organisateurs. Quelques uns sont déja arrivés, ils sont hyper motivés et sont partis visiter Nice", ajoute Franck Gaye.

Il explique que pour les repas, les organisateurs et les 250 bénévoles qui ont mis la main à la pâte, se sont efforcé de mettre en oeuvre ce qu'ils prônent, à savoir "de la nourriture bio, équitable et produite par des agriculteurs locaux". 

Outre ce site des abattoirs, qui doit servir aussi de point d'arrivée à la grande manifestation de mardi, une douzaine de lieux vont accueillir une trentaine de conférences-débats mercredi et jeudi, comme par exemple la maison des associations Saint-Roch où doit se dérouler mardi une conférence intitulée "Un audit citoyen de la dette publique : oui, il y a urgence".

Le Nouvel Observateur avec AFP

 

                                                                        *******************************************

 

Des milliers «d’indignés» sont attendus à Nice contre le G20
La-Croix.com - 01/11/11 - 12 H 37

 

Faute de pouvoir manifester à Cannes, où se tient les jeudi 3 et vendredi 4 novembre la réunion du G20, des milliers d’altermondialistes doivent défiler mardi 1er novembre dans les rues de Nice l’après-midi. Ils veulent dénoncer les pratiques des marchés financiers et leurs conséquences sur «les peuples».

Le collectif organisateur, qui espère attirer 10.000 personnes sur un parcours excentré au nord-est de la ville, réunit plusieurs dizaines de syndicats et d’associations, comme Attac, Greenpeace, le Mrap ou encore la Ligue des droits de l’homme.

Les manifestants ont commencé à se réunir le lundi 31 octobre dans un centre culturel niçois, Les Abattoirs, où est organisé jusqu’au vendredi 4 novembre un «sommet des peuples» qui se veut un contre-sommet du G20.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:57

La crise plombe les bourses et révolte les indignés

euronews.net -01/11 13:03 CET

 

L’annonce d’un référendum en Grèce, qui remet en cause les mesures récemment prises à Bruxelles, a plombé les marchés. En fin de matinée, les bourses européennes accentuaient leurs pertes d’ouverture et plongeaient de plus de 4% à Paris et Francfort.

Les banques perdent 12 à 14%, en premier lieu BNP Paribas et Crédit Agricole.

“Les marchés sont frustrés, c’est sûr, parce qu‘à chaque fois qu’il ya une lueur d’espoir, les politiciens annulent tout, explique l’analyste Robert Halver. C’est l’incertitude pour les marchés et nous n’avons pas le temps d’attendre jusqu’au printemps 2012, que le gouvernement grec soit capable de tenir une référendum sur la question du maintien de la Grèce dans la zone euro. La crise européenne est toujours là.”

Et cette crise, les citoyens n’en veulent plus. Leur prochaine tribune, c’est le G20 à Cannes, dans le sud de la France. Dans la ville voisine de Nice des milliers d’indignés venus de toute l’Europe défilent dès cette après-midi. 2500 policiers ont été appellés en renfort. Au total ce sont

12 000 membres des forces de l’ordre qui sont présents dans le département. Cannes, où se tient le G20 jeudi et vendredi, est transformé en camp retranché. La fameuse Croisette est fermée au public.

Copyright © 2011 euronews

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:50

Le progrès - Publié le 01/11/2011 à 06:00


Photo AFP

Photo AFP

Plus d’un Européen sur dix est au chômage. C’est une première. C’est surtout la démonstration que les crises financières sont d’abord des crises sociales, avec des drames humains, des plans de rigueur imposés par la gravité des dettes et des déficits mais difficiles à accepter par les populations.

 Se révoltent-elles pour autant ? Oui et non. Dans les pays les plus touchés par la crise, des mouvements d’Indignés manifestent en marge des partis et des syndicats. Ils s’inspirent du livre de Stéphane Hessel, ancien résistant, qui a pris la plume pour dénoncer ce système commandé par les marchés. En France, Hessel est un succès de librairie. L’indignation s’exprime dans les sondages et le web. Pas dans la rue. Aux États-Unis, les 300 ou 400 Indignés de « Occupy Wall Street » s’agitent de façon spectaculaire devant la bourse new-yorkaise, mais pas massivement. Quelques Indignés s’inviteront au sommet du G20, jeudi et vendredi à Cannes, qui réunira les grandes puissances de la planète autour d’un thème principal : la crise.

La crise dope la mobilisation  des Indignés à travers le monde

Tout est parti de l’Espagne autour du 15 mai : les « Indignados » de la Puerta del sol, à Madrid, s’étaient retrouvés des milliers à camper pour protester contre la mainmise de la finance sur le monde. À part le calendrier, rien à voir avec le Printemps arabe : si quelques dictateurs du Maghreb sont tombés en quelques mois, à l’approche du G20, la rue occidentale grogne toujours.

Samedi, c’est à Tel-Aviv, en Israël, que des dizaines de milliers de manifestants ont repris leur marche contre la vie chère, le coût du logement, notamment. Une question qui avait mis 500 000 Israéliens « Indignés » dans la rue, début septembre.

En Europe, après Madrid, Rome et Athènes ont lancé les « Indignés » à l’international. Dans ces trois pays de la zone euro les plus touchés par la crise, le dernier rendez-vous a été particulièrement suivi, chaque mauvaise nouvelle sur les salaires ou les retraites entraînant des milliers de personnes dans la rue. Mais le 15 octobre, c’était « leur » jour. Mondial. Des marches étaient prévues dans 71 pays et… 719 villes, surtout occidentales.

Après le sud de l’Europe, c’est à Londres, Berlin ou encore Francfort, devant le siège de la Banque centrale européenne, que les dernières grandes marches ont eu lieu, réunissant systématiquement des dizaines ou centaines de milliers de personnes. Et, plus surprenant, dans un pays peu enclin aux manifestations publiques, à New York : les Indignés se sont installés devant Wall Street, le siège de la bourse, pour protester contre l’argent-roi.

Signe des temps ? Aujourd’hui, des banques coopératives allemandes se sont offert une page de publicité illustrée par une marche des Indignés, prônant la proximité, l’économie réelle, l’humanité et la participation citoyenne.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:43
Libération - Aujourd'hui à 13h42

Des milliers d'altermondialistes doivent converger mardi à Nice pour une manifestation internationale dénonçant les pratiques des marchés financiers et leurs méfaits sur "les peuples", deux jours avant la tenue à Cannes d'un G20 avec 25 chefs d'Etat et de gouvernement. ( © AFP Anne-Christine Poujoulat)

NICE (AFP) - Des centaines d'altermondialistes arrivaient lentement mardi à Nice pour une manifestation internationale prévue à 15h00 avec comme mot d'ordre "Les peuples d'abord, pas la finance!, décidés à faire entendre leur voix aux membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes.

Dans la matinée, la police a procédé à trois interpellations sur la Promenade des Anglais: trois Espagnols porteurs de boulons, de piolets, de cagoules, de masques à gaz, ainsi que de T-shirts avec l'inscription "black cross".

"Cela peut laisser penser qu'ils appartiennent à une mouvance des black blocs", les groupes les plus virulents de militants anarchistes ou autonomes, a commenté Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

La ville de Nice avait obtenu un renfort de 2.500 policiers, tandis qu'un total de 12.000 membres des forces de l'ordre sont déployés dans toutes les Alpes-Maritimes à l'approche du sommet du G20.

Les organisateurs de la mobilisation anti-G20 espèrent jusqu'à 10.000 manifestants pour leur défilé, dont le parcours a été imposé hors du centre-ville. Une vingtaine d'autocars se sont "officiellement inscrits" sur leur site. Mardi à la mi-journée, seuls deux autocars français étaient arrivés à destination.

Devant la gare de Nice, une quinzaine de véhicules de CRS étaient positionnés mardi matin et de petits groupes patrouillaient à l'intérieur et à l'extérieur. A la descente des trains, la police nationale procédait à des contrôles d'identité et à des fouilles.

Sac à dos et cheveux longs, deux "indignés" français et belge, tout juste débarqués du train de Paris, ont indiqué à l'AFP être "venus à Nice pour demander juste un peu plus d'humanité" et que "le système financier soit mis au service du peuple".

Aucun passage de manifestants en provenance d'Italie n'a été constaté dans la matinée aux différents points de la frontière franco-italienne, selon une source policière. La gare de la ville frontalière italienne de Vintimille, où ont été déployés de nombreux carabinieri, était très calme dans la matinée a constaté l'AFP.

Dès lundi soir, des manifestants se sont retrouvés aux "abattoirs", un bâtiment municipal de Nice dévolu à la culture contemporaine, qui doit servir pendant la semaine de centre névralgique à un "sommet des peuples".

Ce bâtiment de béton sera à la fois centre d'hébergement pour un millier de personnes et théâtre de conférences-débats, concerts et prises de parole. C'est là également que les organisateurs de la mobilisation ont installé leur QG.

Mardi, ces derniers n'avaient qu'une vague idée de la participation mais s'attendaient "à une importante délégation d'indignés espagnols". Selon, Franck Gaye, l'un des porte-parole, "entre 200 et 1.000" sont inscrits.

"C'est important d'être là, c'est l'occasion de faire entendre notre voix. Une autre logique que celle du G20 peut être tenue. Il faut qu'on fasse nombre pour qu'on parle autant de Nice que de Cannes", explique François Friether, président d'Attac Vaucluse.

"Il n'y a aucune transparence, aucune logique démocratique et pas de légitimité. Les chefs d'Etat et de gouvernement de 19 pays décident du sort de 7 milliards d'êtres humains et imposent des plans d'austérité aux peuples. Nous, on réclame une organisation des Nations unies politique et sociale avec (la participation de) l'ensemble des 194 pays", résume Franck Gaye.

Sur le site des Abattoirs, les pancartes confectionnées pour la manifestation traduisent cette volonté de démocratie et fustigent le G20: "Ils sont 20, nous sommes des milliards", "Changer le système, pas la planète", pouvait-on lire à côté de calicots d'Attac proclamant "Les peuples se lèvent face à la finance".

© 2011 AFP

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:29

cote-d-azur.france3 - Publié le 01/11/2011 | 10:16

Par Yves LEBARATOUX et Karine JERAMA  


Cannes va recevoir les chefs d'Etat des 20 pays les plus riches du monde les 3 et 4 novembre prochains

C'est le grand rendez-vous de l'année 2011 pour la Côte d'Azur. Le sommet du G20 qui se tient les 3 et 4 novembre prochains à Cannes. Pas moins de 10.000 personnes sont attendues au Palais des Festivals.

 

Alors, même si la ville est une abonnée des grands rendez-vous internationaux, c'est véritablement un dispositif hors norme qui va être mis en place.

 

 

Sur la Croisette : ni circulation, ni stationnement. Ailleurs, dans le centre ville, seuls les véhicules munis d'un badge auront droit de passage. Et autour de ce périmètre, jusqu'aux villes de Mandelieu-La-Napoule et Vallauris, des points de contrôles seront mis en place…

 

Contrôles rétablis à la frontière franco-italienne à partir du 24 octobre :
Les passages à la frontière franco-italienne pourront faire l'objet de contrôles systématiques à partir du lundi 24 octobre, afin d'empêcher l'entrée en France de perturbateurs attirés par le G20 de Cannes prévu les 3 et 4 novembre, a annoncé, le lundi 17 octobre, la préfecture des Alpes-Maritimes.
La police aux frontières aura l'autorisation de procéder à "des mesures de refoulement", en particulier face à d'éventuelles "intrusions collectives" sur le territoire français, a prévenu le préfet des Alpes-Maritimes Jean-Michel Drevet, au cours d'un point de presse.
Seront visées des personnes "connues" ayant fait l'objet d'interpellations ou de poursuites judiciaires lors de manifestations, ou encore des groupes transportant des objets contondants.

 

 

Les violences qui ont éclaté samedi à Rome, faisant quelque 70 blessés en marge du défilé des "indignés", n'ont pas échappé aux forces de l'ordre françaises qui peaufinent depuis des mois la sécurité du G20 de Cannes.
La préfecture des Alpes-Maritimes va travailler étroitement avec la préfecture d'Imperia côté italien, en activant par exemple des "patrouilles mixtes" franco-italiennes, a encore précisé M. Drevet.
Pour prévenir "des actes isolés" en dehors des manifestations autorisées, le département
sera sillonné par de petits unités de police mobiles "capables de réagir vite", a-t-il noté.
Des "altermondialistes" doivent participer à un contre-sommet à Nice le 1er novembre, puis à une action contre les paradis fiscaux à Cap d'Ail (ville accolée à Monaco) le 3 novembre.
L'itinéraire du parcours de la grande manifestation de Nice le 1er est encore en discussion, mais devrait éviter le centre de la cinquième ville de France. Les manifestants n'ont aucune autorisation pour s'approcher de la Croisette de Cannes, hermétiquement bouclée durant le sommet du G20.
Les organisateurs misent sur une participation de 10.000 manifestants, la préfecture avance un chiffre de 5.000.

 

 

Le sommet du G20 de Cannes doit réunir 25 chefs d'Etat et de gouvernement, des représentants de cinq pays invités, ainsi que de sept organisations internationales, soit 5.000 délégués au total. En outre 3.500 journalistes pourraient couvrir l'événement.

 

 

Quelque 12.000 représentants des forces de l'ordre (policiers, gendarmes, personnels de sécurité civile, militaires) seront mobilisés pour assurer la sécurité et les secours à l'occasion de ce sommet, dont le coût est estimé à 20 millions d'euros.
Le petit aéroport de Cannes-Mandelieu sera fermé, tandis que les poids-lourds seront interdits à certains moments sur l'autoroute A8 menant à Cannes où passeront les cortèges des chefs d'Etat en provenance de l'aéroport de Nice.
La navigation, la plongée sous-marine, la baignade seront totalement interdites dans certaines zones sensibles au large de Cannes et de Nice.

 

Les altermondialistes veulent réunir 10.000 à 12.000 personnes à Nice :
Les altermondialistes espèrent réunir entre 10.000 et 12.000 personnes lors de la manifestation anti-G20 organisée le 1er novembre à Nice, pour protester contre le sommet prévu les 3 et 4 à Cannes, ont indiqué les organisateurs lors d'une conférence de presse à Paris.

 

 

"Nous pensons faire mieux qu'au Havre (où une manifestation anti-G8 le 21 mai 2011 avait réuni entre 7.000 manifestants, selon les organisateurs et 4.000 selon la police NDLR), et si on rassemble 10.000 à 12.000 personnes, nous serons heureux",
a déclaré un des porte-parole du collectif anti-G20 qui regroupe une cinquantaine d'organisations, Gildas Jossec.

 

 

Le G20 réunira pendant 2 jours, à l'invitation du président Nicolas Sarkozy, 25 chefs d'Etat et de gouvernement et sept organisations internationales, notamment l'Organisation internationale du travail, le Fonds monétaire international, ou encore la Banque mondiale.
A propos d'éventuels incidents, Gildas Jossec a précisé qu'"il n'est pas question d'approcher ou d'entrer en force dans la zone rouge" (la zone réservée uniquement aux résidents, aux délégations, à la presse et aux forces de police et de sécurité) pour tenter d'empêcher la tenue du G20". "Nous voulons une manifestation festive
et responsable
", a-t-il dit.
"Pour le moment, un seul gymnase pouvant abriter 500 personnes a été prévu à Nice pour l'hébergement alors que nous en avions demandé deux", a regretté un autre porte-parole, Bernard Salaman. "On nous facilite la tâche au compte-gouttes et rien n'est définitif", a-t-il déclaré, remarquant que les possibilités d'hébergement risquaient d'être insuffisantes.

 

 

Une autre porte-parole du collectif, Aurélie Trouvé, co-présidente de l'ONG Attac, a rappelé les objectifs de ce contre-sommet, notamment une taxe sur les transactions financières et la suppression des paradis fiscaux et judiciaires.
"Nous attendons de nombreux Allemands et Espagnols, nous aurons aussi des intervenants venus du Maghreb, et d'Egypte. Pour le moment une quinzaine de cars sont annoncés, mais leur nombre augmente tous les jours car la mobilisation accélère", a-t-elle ajouté.

 

 

Image d'archives

 

"Les indignés tiendront une assemblée générale à Nice et ils devraient ensuite se rendre à Athènes", a dit Aurélie Trouvé.
Quelque 12.000 représentants des forces de l'ordre (policiers, gendarmes, personnels de sécurité civile, militaires) seront mobilisés pour assurer la sécurité et les secours. (AFP)

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:25

| Par Martine Orange

 

Consternés ! Accablés ! Les mots manquent aux responsables européens depuis qu’ils ont appris la décision du premier ministre Georges Papandréou, lundi soir, d'organiser un référendum sur l’accord européen difficilement bouclé la semaine dernière. Ils avaient tout imaginé sauf cela !

Cinq jours à peine après avoir été laborieusement conclu, le plan de sauvetage européen, qui commençait déjà à être sérieusement attaqué sur les marchés financiers, semble mort-né. Et l’Europe a sans doute épuisé son crédit : il sera difficile de tenir un quinzième sommet de la dernière chance pour sauver l’euro. Les marchés risquent de ne pas leur en donner le temps, accélérant le processus de décomposition avancée de l’Europe telle qu’elle a été conçue.

Les procès en irresponsabilité de la Grèce et de son premier ministre ne vont pas manquer (lire notre article ici). La décision grecque est si contraire aux usages technocratiques européens. Elle est politique, dans le meilleur sens du terme. A ce stade, compte tenu des enjeux et des choix, la représentation politique n’a plus la légitimité suffisante pour décider au nom de tous : le peuple grec seul peut trancher et choisir son destin. Les arguments sur le populisme, l’aveuglement du peuple, incapables de comprendre les enjeux si importants et si subtils vont fleurir, comme à chaque recours au référendum. Mais cela s’appelle tout simplement la démocratie.

On comprend l’étonnement des responsables européens. A force de chercher à plaire et à rassurer les marchés, ils en ont oublié les peuples. Georges Papandréou ne pouvait plus l’oublier. En tout cas, sa majorité socialiste, élue en octobre 2008, avant la crise de la dette grecque et sur un programme parfaitement contraire à la politique suivie depuis, le lui a rappelé. Les députés ne sont plus d’accord pour voter quoi que ce soit décidé par l’Europe. Les menaces d’exclusion du parti, de rétorsion, ne suffisent plus pour rappeler à l’ordre et faire une majorité.

Les élus grecs n’ont pas pu ne pas se poser la question : quelle était la légitimité de leur vote dans un parlement assiégé, tandis qu’au-dehors une foule de manifestants, composée de jeunes, de moins jeunes, de fonctionnaires mais aussi d’artisans, d’ingénieurs, de médecins, criaient et pleuraient pour qu’ils repoussent les diktats de Bruxelles et du FMI ? De toute façon, leur vote est désormais sans effet. Le pays est paralysé. Entre la dépression qui ravage l’économie et la contestation qui s’est emparée de toutes les couches de la population, plus rien ne se fait. La Grèce est au bord de l’implosion. Aller plus loin, sans légitimité, ne peut que conduire à la guerre civile. Sauf à imaginer que l’Europe cautionne le retour des colonels pour imposer par la force ses règles et celles des financiers.

Les interrogations du gouvernement et des socialistes grecs devraient interpeller l’ensemble de la classe politique européenne. Car il n’y a pas qu’à Athènes que les peuples contestent la représentation parlementaire. A Madrid, Puerta del Sol, un des premiers slogans des « indignés » fut contre les politiques. « Vous nous avez trahis, vous ne nous représentez pas », ont-ils dit. Cette défiance à l’égard de la classe politique se retrouve partout. A New York, le mouvement « Occupy Wall Street » rappelle qu’ils font partie des 99% dont les politiques ne préoccupent jamais, ayant laissé prospérer des inégalités de richesses à un niveau insupportable.

Redoutable question surtout pour la social-démocratie européenne, qui, au nom de la raison, a accepté d’appuyer une construction européenne libérale, négligeant les questions essentielles du social, du travail et même de donner un avenir aux populations. A chaque élection, elle ne peut enregistrer que son recul auprès des opinions publiques, payant ainsi le prix de son ralliement sans conditions. Ce sera vraisembablement encore le cas ce mois-ci avec la défaite programmée, fin novembre, du socialiste Zapatero et du PSOE lors des élections législatives.

La décision surprise de Georges Papandréou, outre la manœuvre politique, est aussi un sursaut d’orgueil, de survie. Au cours de ces vingt et un mois de crise, ce ne fut qu’un long parcours d’humiliation, de stigmatisation pour la Grèce et ses dirigeants. Angela Merkel, au nom d’une Allemagne qui a toujours contesté la participation de la Grèce à la zone euro, a donné le ton, en plaçant les difficultés d’Athènes, sous la toise de la faute morale.

Tous les dirigeants européens lui ont emboîté le pas. « Tricheurs, menteurs, fainéants » : les Grecs ont tout entendu de la part des responsables européens, censés représenter la solidarité européenne... Lors de son intervention télévisée de jeudi, Nicolas Sarkozy a donné le coup de pied de l’âne, en affirmant que « l’entrée de la Grèce dans la zone euro avait été une erreur ». Il ne faut pas s’étonner qu’en retour, les Grecs se posent eux-mêmes la question de leur appartenance à un ensemble qui les méprise et les repousse.

D’autant que l’Europe n’a jamais fait preuve d’une once de générosité, de solidarité pour ce pays, qui au-delà de ses réelles faiblesses internes, est tombé par l’effet d’une construction européenne mal faite. Toutes les mesures de redressement imposées par le FMI et l’Europe n’ont été qu’une succession d’humiliations et d’injustices. Salaires, retraites, emploi public, services sociaux, santé, école, droit du travail : tout doit être revu à la baisse. La déflation sociale est le mètre étalon de ce projet européen de redressement, pour compenser une rigidité monétaire qui exclut toute dévaluation. Avec un programme de privatisation de plus de 50 milliards d'euros, le pays est appelé à être vendu à l’encan.

Tout doit être remis en cause. Sauf le budget de l’armée (4,5% du PIB), le plus important de l’Europe : les industriels allemands et français sont les premiers fournisseurs de l’armée grecque. Lors du premier plan de sauvetage, Paris et Berlin ont veillé à ce que les crédits alloués par l’Europe servent bien à honorer les factures se chiffrant en milliards, contractées par l’armée auprès de leurs fournisseurs. Et la semaine dernière encore, alors que la Grèce est effondrée, la France et l’Allemagne se sont disputées pour proposer à prix d’ami la fourniture de frégates militaires, payables à retardement.

Ramener l'Europe à ses questions essentielles

De même, l’Europe est restée particulièrement silencieuse sur le statut de l’Eglise orthodoxe, exonérée de tout effort. Avec plus de 700 milliards d’euros de patrimoine foncier et immobilier, il n’aurait pas été malvenu de lui demander de payer des impôts, comme tout le monde. L’Eglise orthodoxe n’a pas eu ce geste politique pour aider la Grèce. Mais l’Europe s’est bien gardée de le lui demander.

Les responsables européens n’ont eu de cesse de dénoncer la gabegie réelle du gouvernement grec, son clientélisme, sa corruption. Mais ils sont restés silencieux sur les bénéficiaires de ce système. Les seuls jeux Olympiques, qui ont conduit à des dépenses somptuaires et hors de propos (20 milliards d’euros au lieu du milliard prévu!), ont été une manne pour les groupes européens, allemands en tête, Siemens en particulier.

Et lorsqu’ils ont déploré l’absence d’efficacité du gouvernement grec pour lever l’impôt, les Européens ont soigneusement évité le sujet de l’évasion fiscale, sport national de l’élite grecque fortunée. Aucun d’entre eux n’a exigé qu’en contrepartie des efforts consentis par les contribuables européens, les banques européennes prêtent main forte au gouvernement grec, et signalent à Athènes tous les avoirs grecs qu’elles ont en compte, juste pour vérification. A l’inverse des Etats-Unis, l’Europe n’a pas demandé non plus la coopération de la Suisse dans cette lutte contre l’évasion fiscale. Selon les estimations, il y a 200 milliards d’euros d’avoirs grecs qui dorment en Suisse. Une partie aurait pu permettre de lutter contre le surendettement du pays.

Le dernier sommet européen n’a apporté aucun remède. Derrière les effets d’annonce d’un effacement de 50% de la dette grecque, les chiffres ont commencé à surgir. Ni le FMI ni les pays européens n’envisagent de faire un geste. Seuls, les créanciers privés se voient demander un effort, et encore, très limité. Au mieux, la Grèce va voir sa dette diminuer d’une trentaine de milliards, soit à peine 10% de son endettement. En 2020, elle peut espérer que sa dette publique représente 120% de son PIB. Autant dire que la Grèce est condamnée pendant vingt ans à l’austérité et à la désespérance.

La dernière mesure, prise en accompagnement de ce plan, a été la plus humiliante de toutes pour la Grèce. Il fut décidé que désormais Athènes serait sous la tutelle d'une administration composée de membres du FMI et de l’Europe, afin de s’assurer de la bonne mise en œuvre du plan. A aucun moment, l’Europe ne s’est posé, là encore, la question de la souveraineté, de la démocratie, questions superfétatoires manifestement depuis longtemps dans les prises de décision européennes.

Dans une tribune au Monde en août, l’ancien ministre des affaires étrangères, Hubert Védrine, n’avait pas manqué pourtant de souligner les dangers contenus dans les projets européens. Au nom d’un fédéralisme, et d’un ordre économique, l’Europe effaçait allégrement la question de la démocratie et de la souveraineté, laquelle ne pouvait à un moment ou à un autre que resurgir, prévenait-il. L’avertissement est resté sans suite, même auprès de ses amis socialistes, qui veillent à se tenir le plus à l'écart possible de la question européenne, pour ne pas réveiller la douleur du référendum de 2005.

Au lendemain du dernier sommet européen, un journal grec titrait: «La Grèce, capitale : Berlin». En Grèce, cela est lourd de signification. Les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale y sont toujours à fleur de peau, d’autant qu’elle fut suivie, au nom de la lutte contre le communisme, par le régime des colonels jusqu’en 1974. C’est-à-dire hier, dans la mémoire d’un peuple. Mais cette histoire a été niée et refoulée. Si l’Allemagne justifie toutes ses décisions importantes au nom du traumatisme du nazisme, elle a oublié, en imposant ses vues, que les autres peuples européens avaient aussi une histoire et des traumatismes. Mais de cela aussi, il n’est jamais question dans les sommets européens.

En provoquant la tenue d’un référendum, Georges Papandréou ramène l’Europe à ses questions essentielles, le socle des valeurs démocratiques que la construction européenne est censée incarner et défendre, et qu’elle a perdu de vue. Les résultats de ce vote, prévu en janvier ou en février, ne laissent guère de doute : les Grecs penchent vers le « non ». La souveraineté d’un pays, au stade ultime, ne se monnaye pas. Un pays ne se suicide pas pour une monnaie. Quitter l’euro est, certes, une aventure imprévisible. Mais l’Europe a tellement acculé Athènes qu’elle ne lui laisse plus guère d'autre choix.

D'ailleurs, depuis quelques mois, l’Allemagne ne cache plus sa préférence pour une sortie de la Grèce de la zone euro. Elle souhaite même poursuivre le grand ménage pour faire de la zone euro un ensemble fort, protégeant la valeur sacrée de la monnaie unique. Dans un dernier sursaut politique, le premier ministre grec a fait exploser au grand jour les arrière-pensées. Le débat politique sur les réels buts de la construction européenne, déjà lancé par les Indignés, ne peut plus être évité. La déflagration de la zone euro est engagée. L’Europe rentre dans l’inconnu.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 12:16
| Par François Bonnet

 

Comme une ambiance de panique. L'Europe se retrouve une fois de plus sens dessus dessous, ce mardi 1er novembre, après l'annonce inopinée faite par le premier ministre grec, lundi soir, d'organiser dans son pays un référendum sur le plan de sauvetage acté par le dernier conseil européen. La France a fait savoir, dès mardi matin, sa colère face à cette initiative jugée «irrationnelle et dangereuse». L'Allemagne a fait connaître son «irritation». Nicolas Sarkozy devait se concerter ce mardi avec Angela Merkel. A Bruxelles, José Manuel Barroso, le patron de la Commission européenne, et Herman Van Rompuy, au Conseil européen, disent, dans un communiqué, avoir «(pris) note de l'intention des autorités grecques».

 

Georges Papandréou, lundi soir.  
Georges Papandréou, lundi soir.© Reuters

 

Les marchés ont immédiatement décroché à l'idée de ce référendum qui pourrait être organisé en décembre ou en janvier. La Bourse d'Athènes a chuté de 6,31%. La Bourse de Paris avait perdu 3,28% en début de matinée. Les Bourses de Lisbonne et Madrid ont perdu 3% à l'ouverture. La Bourse de Londres était également en baisse. Quant aux valeurs des grandes banques européennes (et particulièrement celles lourdement engagées sur la dette grecque), elles sont massacrées : Crédit agricole, BNP et Société générale ont chuté de 10 à 12%. A Francfort, la Deutsche Bank perdait 7,66% et Commerzbank dégringolait de 9,53%. Quant à l'euro, il avait perdu 2% face au dollar à la mi-journée de mardi.

C'est tout l'édifice péniblement bâti depuis des mois qui semble ainsi sur le point de s'écrouler. L'accord intervenu jeudi dernier sur une restructuration de la dette grecque (décote de 50%, équivalent à un abandon de 100 milliards d'euros de créances et quasi-mise sous tutelle du pays par des observateurs de l'UE et du FMI) est directement menacé. Et avec lui pourraient être balayés tous les pare-feu mis en place pour éviter que l'incendie ne touche l'Italie et d'autres pays de la zone euro.

Le premier ministre grec Georges Papandréou n'avait visiblement pas informé ses partenaires européens d'un possible référendum. La décision semble avoir été prise en urgence, comme une réponse à la grogne de sa majorité, Papandréou étant menacé d'un vote de censure. «La volonté du peuple grec s'imposera à nous», a déclaré Georges Papandréou lundi au groupe parlementaire socialiste en annonçant la tenue de ce référendum alors que le Pasok avait choisi, pour sa part, un vote de confiance au Parlement qui devrait intervenir vendredi à l'issue de trois jours de débats. Le premier ministre dispose d'une majorité de 153 députés au parlement (sur 300 sièges) mais fait face à des oppositions grandissantes au sein du Pasok.

«Les Grecs veulent-ils l'adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? S'ils n'en veulent pas, il ne sera pas adopté. Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement, a poursuivi M. Papandréou. La volonté du peuple grec s'imposera à nous», a assuré le premier ministre. En cas de victoire du «non» au référendum, la constitution impose la tenue d'élections législatives anticipées.

Mardi matin, le vice-premier ministre grec et ministre des finances était hospitalisé en urgence, pour de « sérieux maux à l'estomac », ce qui donne une idée des tensions existantes... Tensions apparues de longue date avec les grèves générales à répétition qui ont frappé le pays ces derniers mois. Vendredi encore, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes du pays pour protester contre la cure d'austérité et l'accord européen intervenu la veille.

« Une bombe »

Une très large partie de l'opinion, excédée par la succession de plans d'austérité, estime que ce plan va achever de ruiner la population et donner aux créanciers et à l'Union européenne encore plus de contrôle sur la politique budgétaire du pays. L'envoi à Athènes de délégations permanentes de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI, chargées de vérifier l'application effective des mesures liées à l'accord, fait craindre une perte totale de souveraineté. Selon un sondage paru ce week-end (réalisé par Kapa Research pour le journal To Vima auprès de 1.009 personnes), une majorité de Grecs (60%)  jugent l'accord européen négatif, 12,6% seulement le trouvant positif.

Il y a quelques jours, Mediapart interrogeait plusieurs eurodéputés grecs. Tous se montraient extrêmement critiques à l'égard de l'Europe de 2011, conduite, dans un certain chaos, par le duo Angela Merkel/Nicolas Sarkozy. «Je me sens européen, ni "pro", ni "anti"», explique Michalis Tremopoulos, eurodéputé vert et grec. «Maintenant, si M. Barroso et Mme Merkel pensent que la prospérité est réservée à une seule catégorie de nations et de peuples qui le "mériteraient", c'est peut-être le début de la fin du projet européen. Et dans cette optique, ils sont bien plus anti-européens que moi.»

 «Personne ne s'attendait à un tel référendum», dit un haut fonctionnaire de l'Union européenne cité par le Financial Times. Dans les capitales européennes, on s'inquiète d'une telle annonce qui empêchera le début de mise en œuvre de l'accord d'ici janvier et la tenue du scrutin. Il apparaît peu probable que les banques acceptent de renoncer à leurs créances si un éventuel « non » au référendum met à bas tout l'édifice et provoque une nouvelle crise de l'euro.

 «C'est une bombe», commente généralement la presse grecque ce mardi matin, notant « le pari politique» du premier ministre (ici le journal Ekathimerini). Alors qu'une large partie de l'opposition de droite ainsi que le parti communiste appellent depuis des mois à des élections législatives anticipées, Georges Papandréou a rejeté ce scénario, estimant que cela ne « ferait que repousser le problème ». Il a de nouveau appelé à un consensus politique, défendant avec vigueur l'action de son gouvernement dans les négociations européennes de ces dernières semaines.

En juin, le premier ministre avait déjà organisé un vote de confiance au parlement pour faire plier les nombreux parlementaires du Pasok qui se déclaraient opposés aux plans d'austérité successifs. Il l'avait largement emporté. Cette fois, le recours au référendum serait un moyen, selon plusieurs observateurs, de contourner le Pasok.

Du côté de l'opposition de droite, diverses manœuvres sont à l'étude. «Des élections générales sont une nécessité», a répété mardi Antonis Samaras, le chef du principal parti conservateur, Nouvelle Démocratie, qui s'oppose à un référendum, une machine «à diviser» et «à chantage», estime-t-il. Il pourrait demander à l'ensemble de ses députés de démissionner du parlement, ce qui provoquerait mécaniquement la dissolution de l'Assemblée et de nouvelles élections.

En France, l'annonce du référendum a été vivement critiquée par l'UMP Christian Estrosi, député et maire de Nice, qui juge «irresponsable» une telle initiative. Au contraire, pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, un tel référendum constitue «un minimum de démocratie». «Il y a eu 13 grèves générales en Grèce et chacune a réclamé un référendum, Georges Papandréou savait qu'il ne pourrait pas tenir plus longtemps sans consulter le peuple grec», a-t-il souligné sur France Info.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:55

 

Rue89 -Vice privé 30/10/2011 à 19h21

Plaintes, nouveaux concurrents : Facebook en difficulté sur la vie privée

Martin Untersinger
Journaliste et étudiant (et inversement)
 

Attaqué par un étudiant autrichien sur sa gestion des données personnelles, le réseau social géant voit également se multiplier les alternatives à ses services.

A l'instar de celui de Google d'Amazon ou de Yahoo, le siège européen de Facebook est situé en Irlande, où les impôts sont considérablement plus bas.

Seulement voilà, cela le soumet à la législation européenne sur la conservation et la gestion des données personnelles. C'est le raisonnement qu'a suivi l'Autrichien Max Schrems, étudiant en droit, qui a demandé à Facebook l'intégralité de ses données personnelles, en vertu de la directive européenne 95/46/CE.

Après plusieurs semaines de patience et de relances, Facebook a fini par lui faire parvenir un fichier PDF de plus de 1200 pages, dans lesquelles absolument toutes ses données conservées sur les serveurs du réseau social étaient consignées. Photos, statuts, commentaires... Rien de bien surprenant.

Mais en se penchant de très près sur cet amas de données, il a noté plusieurs graves anomalies.

1

Tout le monde est fiché, même ceux qui n'y sont pas inscrits

 

On pouvait auparavant penser que les errements de Facebook en matière de vie privée et de confidentialité ne touchait que ceux qui y était inscrits.

C'est faux, et c'est sans doute la découverte la plus effrayante de l'étudiant autrichien : Facebook entretient des « profils fantômes » en utilisant la fonction d'importation de carnet d'adresses emails qu'il propose à ses utilisateurs, utilisée pour trouver plus rapidement ses amis.

Il stocke les adresses mails, même si elles ne correspondent à aucun profil inscrit, et, par recoupement, dessine des relations... même entre ceux qui ont choisi d'échapper à l'emprise du réseau social.

2

Des contenus impossibles à supprimer

 

Schrems, comme tous les utilisateurs de Facebook, avait échangé des messages, tchaté et publié des photos sur la plateforme. Il avait, comme tous les utilisateurs, choisi de supprimer certains contenus qu'il ne voulait plus voir figurer sur le réseau social. Il a remarqué, en fouillant dans les données transmises par Facebook que ces contenus figuraient encore sur les serveurs.

Loin d'être supprimés, ils lui étaient simplement « dissimulés », mais Facebook y avait encore plein accès.

3

Suivis à la trace

 

Depuis quelques années, Facebook est de plus en plus utilisé en mobilité, via les smartphones. Facebook conserve minutieusement toutes les dates, heures et surtout coordonnées géographiques de chaque connexion au service.

Le réseau social garde aussi précieusement le détail des machines (téléphones, ordinateurs, tablettes...) utilisées par les utilisateurs pour se connecter :

« Facebook [a] une liste complète des ordinateurs qu'une personne a utilisés pour aller sur Facebook, et une liste de toutes les personnes ayant utilisé un même ordinateur pour aller sur Facebook » a expliqué Max Scherms à Ecrans.fr.

Des plaintes contre Facebook

L'étudiant a mis en ligne un site Internet, sur lequel il conseille les internautes qui souhaiteraient suivre la même démarche et se procurer leurs données.

Choqué par sa découverte, Max Scherms a également déposé pas moins de 22 plaintes contre le géant californien auprès du commissaire irlandais à la protection des données pour infractions à la législation européenne.

Ces plaintes s'ajoutent aux difficultés qu'a rencontré Facebook en Allemagne, où la justice a jugé son bouton « J'aime » illégal.

De plus en plus d'alternatives

De plus en plus de services sont lancés comme alternatives à Facebook. On peut penser à Diaspora, un réseau social « décentralisé » qui veut donner un maximum de contrôle à ses utilisateurs sur leurs données.

Il y a quelques jours était lancé en grande pompe Unthink, qui se dit ouvertement « anti-Facebook ». Ses créateurs sont parvenus à lever 2,5 millions de dollars pour ce projet. Unthink affiche fièrement son modèle sans publicité... même si ses utilisateurs doivent choisir une marque pour « sponsoriser » leur page, ou payer 2 dollars par an.

« La confidentialité est sacrée, les libertés ne sont pas négociables, les comportements intrusifs ne sont pas tolérés » proclame-t-il néanmoins sur son site.

Google a quant à lui fait une entrée plus qu'honorable sur le marché des réseaux sociaux en lançant Google + en septembre, attirant 40 millions d'internautes en deux mois.

On se souvient également du « Quit Facebook Day », qui, malgré son succès très limité, avait suscité le débat sur la gestion des données personnelles par Facebook et l'emprise que ce service avait acquis.

Facebook est loin d'être en danger

Même si quelques failles sont apparues, Facebook n'a pas grand chose à craindre à court-terme. Il a s'achemine vers les 800 millions d'utilisateurs (près de 23 millions en France) et rentrera en bourse sur la base d'une valorisation de 70 milliards de dollars.

Il n'en demeure pas moins que la vie privée est « un enjeu de concurrence essentielle entre réseaux sociaux ». C'est ce que rappelait récemment Isabelle Falque-Pierrotin, la nouvelle présidente de la CNIL.

Pas sûr qu'à ce petit jeu, Facebook soit le grand gagnant.

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 22:50

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 31.10.11 | 19h41   •  Mis à jour le 31.10.11 | 22h49

 
 

 

Georges Papandreou a annoncé la tenue d'un référendum devant des élus du parti socialiste grec, lundi 31 octobre.

Georges Papandreou a annoncé la tenue d'un référendum devant des élus du parti socialiste grec, lundi 31 octobre.REUTERS/JOHN KOLESIDIS

Le premier ministre grec, Georges Papandréou, a créé la surprise, lundi 31 octobre, en annonçant l'organisation d'un référendum sur l'accord européen d'effacement d'une partie de la dette du pays, conclu la semaine dernière et critiqué en Grèce pour l'abandon de souveraineté qu'il implique.

Les Grecs "veulent-ils l'adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n'en veulent pas, il ne sera pas adopté", a déclaré le premier ministre. "Nous faisons confiance aux citoyens. Nous croyons en leur jugement. Nous croyons en leur discernement, a poursuivi M. Papandréou. La volonté du peuple grec s'imposera à nous." La presse grecque indique que le référendum serait organisé début janvier.

Le groupe socialiste a indiqué de son côté qu'il demanderait un vote de confiance au Parlement sur l'accord sur la dette. L'issue du vote est incertaine, la majorité socialiste au Parlement s'étant effritée à 153 députés sur 300 sièges, en raison de la forte opposition aux mesures d'austérité qui accompagnent le soutien financier au pays. Selon l'AFP, ce vote de confiance pourrait intervenir dès vendredi.

DES GRECS RENDUS RESPONSABLES DE LEUR AVENIR

Ces annonces surprises font trembler les grandes capitales européennes. Le Financial Times cite un haut fonctionnaire de Bruxelles qui avait observé que M. Papandréou manifestait peu d'enthousiasme face aux conditions de l'accord de Bruxelles. Mais "personne ne s'attendait à [un référendum], souligne-t-il. M. Papandréou a toutefois dû calculer qu'il obtiendrait le soutien des Grecs."

Plusieurs analystes estiment que ce référendum permettra au très impopulaire gouvernement Papandréou de rendre le peuple grec responsable de son avenir. Le ministre des finances, Evangelos Venizélos, l'a d'ailleurs souligné sur Antenna TV : "Le peuple grec peut, bien sûr, rejeter le plan d'aide mais il devra avoir en tête les conséquences de cette décision."

Pour l'opposition, la tenue d'un référendum permet d'éviter à Georges Papandréou de convoquer des élections générales anticipées. "Le premier ministre essaye d'acheter du temps", estime Costas Gioulekas, membre du parti de droite Nouvelle Démocratie, cité par la BBC. Makis Mailis, du Parti communiste, crie même au "chantage" sur la chaîne Mega TV, appelant à "des élections, maintenant".

CRAINTES D'UNE PERTE DE SOUVERAINETÉ

Le pari du premier ministre grec intervient alors que le pays entre dans une série de négociations techniques très sensibles avec ses partenaires européens et ses banques créancières, qui ont accepté jeudi dernier d'échanger les obligations grecques qu'elles détiennent contre de nouveaux titres dont la valeur est réduite de 50 %.

Parallèlement, des manifestations se sont déroulées dans de nombreuses villes vendredi à l'occasion des défilés de la fête nationale, pour protester contre les conséquences de l'accord européen qui donnent aux créanciers plus de contrôle sur la politique budgétaire du pays, faisant craindre à certains une perte totale de souveraineté. Aux cris de "Traîtres, traîtres", des milliers de manifestants ont empêché le déroulement de la parade à Salonique, contraignant le président de la République, Carolos Papoulias, à quitter les lieux : du jamais vu dans la jeune histoire de la Grèce moderne.

Et un sondage paru le week-end dernier dans le journal To Vima montre qu'une majorité de Grecs juge les décisions du sommet européen négatives, 12,6 % seulement les jugeant positives.

DETTE EFFACÉE À 50 %, CONTRÔLES RENFORCÉS

Jeudi dernier, au terme d'un sommet marathon, les dirigeants européens ont trouvé un accord avec les banques pour effacer une partie de la dette grecque détenue par les banques créancières du pays. L'accord porte sur un renoncement de 50 % des créances, soit cent milliards d'euros sur un total d'endettement public du pays de 350 milliards d'euros.

Athènes recevra, en outre, de nouveaux prêts internationaux de 100 milliards d'euros également d'ici à fin 2014, dans le cadre d'un programme qui remplace celui de 109 milliards d'euros décidé en juillet par l'UE et le FMI. Par ailleurs, dans le cadre de l'accord, 30 milliards d'euros sont réservés aux banques grecques, qui vont beaucoup souffrir de l'opération d'échange de dette à 50 % de leur valeur, étant les plus grosses détentrices d'obligations souveraines grecques.

En échange, le pays doit accepter un vraisemblable renforcement des contrôles sur sa politique budgétaire, jusqu'à présent contrôlée tous les trois mois par une "troïka" où sont représentés des membres des trois principaux créanciers du pays : Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international. A l'issue de l'accord jeudi, le gouvernement grec a indiqué que des membres de la troïka seraient désormais en résidence en Grèce. 


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