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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:37

LEMONDE.FR avec AFP | 28.10.11 | 11h06

 
 

Les salariés de la papeterie d'Alizay (Eure) ont entamé vendredi leur dizième jour de grève et de blocage de l'usine dont la fermeture a été décidée par le groupe finlandais M-Real faute d'accord avec des candidats à la reprise, a-t-on appris de source syndicale.

Les grévistes ont prévu de remettre en marche samedi la ligne de fabrication de papier, à l'occasion d'une journée portes ouvertes. "Elle s'adresse aux gens du coin qui entendent parler de nous depuis plusieurs mois mais aussi aux acheteurs potentiels qui pourront se rendre compte que l'usine peut tourner", explique Eric Lardeur, délégué CFE/CGC. Selon cet élu, l'intersyndicale CGT-CFE/CGC n'a plus eu de contacts avec la direction de M-Real depuis lundi date de la confirmation de la fermeture. La médiation qui devait se tenir ce jour-là à Paris entre M-Real et le thaïlandais Double A, candidat à la reprise, sous l'égide du ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, élu de l'Eure, n'a pas eu lieu.

Juste avant l'heure du rendez-vous, le groupe finlandais a diffusé un communiqué indiquant qu'il allait engager le processus de fermeture. Il assurait que "la détérioration de l'environnement économique, les difficultés croissantes de l'industrie du papier en Europe ainsi que le contenu même de la proposition de reprise" rendaient "impossible" le redressement de cette usine. Depuis, de nombreux élus de gauche comme de droite ont condamné l'attitude du groupe papetier. Bruno Le Maire a dit déplorer "profondément" sa décision en regrettant que le groupe n'ait pas entendu "les efforts déployés par les syndicats et les élus, dans un esprit unanime, pour trouver une solution". De son côté, le député PS de Seine-Maritime Laurent Fabius tout en dénonçant "les atermoiements du gouvernement" a jugé "inacceptable et scandaleux" le choix du groupe "alors que des repreneurs existent".

Le groupe avait mis en vente début mai cette usine de 330 salariés dans le cadre d'un vaste plan de restructuration européen visant à transformer M-Real, qui fabrique différentes sortes de papiers et de la pâte, en "une société dédiée au carton d'emballage".

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:31

LEMONDE.FR | 27.10.11 | 19h17   •  Mis à jour le 28.10.11 | 10h33

 

Nicolas Sarkozy avec le président chinois Hu Jintao le 26 novembre 2007.

Nicolas Sarkozy avec le président chinois Hu Jintao le 26 novembre 2007.AFP/ERIC FEFERBERG

A la dernière minute, l'accord fut finalement trouvé entre Paris et Berlin pour sauver l'euro, dans la nuit de mercredi à jeudi 27 novembre. Mais face à l'impasse dans laquelle se trouvaient les négociations et au refus des Etats européens de s'endetter davantage, il a fallu faire appel à des investisseurs non européens tels que les pays émergents, dont la Chine.

Ce que l'opposition, en France, a immédiatemment dénoncé. "L'annonce de la participation de grands Etats extérieurs à l'Europe, dans la mise en œuvre de ce fonds, est profondément troublante", a ainsi estimé François Hollande dans un communiqué. "Peut-on imaginer que si la Chine, par ce biais, venait au secours de la zone euro, elle le ferait sans aucune contrepartie ?", s'est demandé le candidat socialiste à l'élection présidentielle,  jugeant qu'"il s'agit là d'une dépendance de fait, qui traduit un aveu de faiblesse". Est-ce le cas? L'Europe a-t-elle été bradée à la Chine ?

LA PARTICIPATION DE LA CHINE ENCORE HYPOTHÉTIQUE

Dans l'accord trouvé, la nuit dernière, entre Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande, Angela Merkel, le rôle attribué à la Chine est pour l'instant totalement hypothétique. Seules les grandes lignes de l'accord entre Paris et Berlin ont été communiquées ; les détails seront reglés d'ici à fin novembre. Il a été acté qu'un deuxième fonds allait être créé – un fonds qui n'annule ni ne remplace le Fonds européen de stabilité financière (FESF) – et qu'il serait adossé au Fonds monétaire international (FMI).

"Les Etats européens ne veulent plus s'endetter eux-mêmes, car ils sont soumis à la tutelle des marchés financiers et des agences de notation, explique Mathieu Plane, économiste à l'OFCE. D'où l'idée de ce fonds, qui permettrait de faire appel à n'importe quel type d'investisseurs, européens ou non, privés ou publics". C'est donc dans le cadre de ce nouveau fonds que la Chine a fait part de son intention de participer et d'acheter des titres de dette publique de la zone euro mais, pour le moment, aucun détail sur les modalités ou sur les chiffres n'a filtré.

LA CHINE CHERCHE À DIVERSIFIER SES INVESTISSEMENTS

Avec son important excédent commercial, la Chine a des réserves de change qu'elle cherche à diversifier, d'autant plus depuis que l'agence Standard and Poor's a dégradé la note des Etats-Unis. Par ailleurs, la Chine a le "souci majeur" de "faciliter la transition inéluctable d'une économie de production à une économie de consommation", comme l'a expliqué le sinologue Jean-Luc Domenach au JDD.fr. "Elle ne peut faire cela d'un coup. Donc, elle doit conserver d'importants marchés extérieurs. (...) Elle est en train d'acquérir des moyens pour peser sur les autorités européennes. En mettant le doigt dans [l'économie européenne], elle va donc continuer à y obtenir un accès rentable et manœuvrer pour améliorer ses relations avec chaque État-membre", analyse-t-il.

LE RISQUE D'UNE DÉPENDANCE À UN GROS INVESTISSEUR

Le problème n'est pas tant celui du pays en lui-même que le fait de faire appel à un gros investisseur externe. Toutefois, pour Sylvain Broyer, économiste à Natixis, c'est une fausse question, car, selon lui, "il n'y avait pas d'autre choix". La Chine est avant tout un "acteur économique à part entière depuis une dizaine d'années", qui a intérêt à investir en Europe et avec qui l'Europe a intérêt à traiter, explique-t-il.

Mathieu Plane, de l'OFCE, est plus circonspect. Il  estime que "c'est une solution de court terme". "Cela rassure les marchés, dit-il, mais je ne pense pas que ce soient des stratégies qui garantissent la stabilité dont la zone euro a besoin. Cela peut donner une indépendance vis-à-vis des marchés, mais crée une dépendance à un autre gros investisseur." Mathieu Plane pose plusieurs questions: "Si, dans le futur, ce nouveau fonds prend de l'ampleur, voire prend le relais du FESF, et que la Chine investit beaucoup, que se passera-t-il si elle décide de se retirer ? Et si elle se retire, que faudra-t-il faire pour la faire revenir ?"

Enfin, Philippe Ricard, correspondant du Monde à Bruxelles, expliquait dans un chat sur Le Monde.fr que l'intervention de la Chine est "un tournant dans l'histoire des Européens". "Cela traduit deux choses : d'une part, la montée en puissance des pays émergents depuis le début de la crise financière, en 2008 ; d'autre part, la difficulté des Européens à s'organiser pour appuyer le sauvetage de leurs membres les plus faibles", analyse-t-il.

UNE SOLUTION DE SECOURS

Pour Mathieu Plaine comme pour Philippe Ricard, la Banque centrale européenne (BCE) aurait pu alimenter ce fonds, ce qui aurait tout autant rassuré les marchés. Mais, comme l'expliquait Arnaud Leparmentier, journaliste du Monde chargé de l'Elysée, dans son blog, à l'idée de transformer le FESF en banque alimentée par la BCE se sont opposés les "non" catégoriques du président de l'institution, Jean-Claude Trichet et d'Angela Merkel.

L'Allemagne craignait notamment que cela n'envoie un message laxiste aux pays fortement endettés, comme la Grèce ou l'Italie, qui pourraient alors avoir le sentiment de pouvoir s'endetter impunément. "Mais l'option d'adosser le fonds de sauvetage à la BCE aurait brisé un nouveau tabou, car contraire aux traités qui interdisent le renflouement d'un Etat par la BCE. Si elle avait été privilégiée, il est probable que les Européens n'auraient pas eu besoin de faire appel à la Chine", estime Philippe Ricard.

LA CHINE POSE SES CONDITIONS

"La Chine a déjà mis en avant ses conditions, a expliqué Philippe Ricard. Elle demande davantage d'ouverture sur le marché européen; elle exige de recevoir enfin le statut d'économie de marché, que les Européens lui refusent depuis des années; elle encourage aussi les Etats à mettre en place des plans d'économie budgétaire et de réformes pour pouvoir se redresser. Il est certain que le soutien chinois, qui existe déjà par le biais d'investissements dans les obligations d'Etats en difficulté, comme la Grèce ou le Portugal, n'ira pas sans contrepartie."

Hélène Bekmezian

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:23

LEMONDE.FR | 28.10.11 | 12h07   •  Mis à jour le 28.10.11 | 13h16

 
 

 

Nicolas Sarkozy, le 27 octobre, sur France 2.

Nicolas Sarkozy, le 27 octobre, sur France 2.France TV

Le gouvernement va-t-il augmenter la TVA ? L'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, jeudi 27 octobre, semble le confirmer. Le président de la République a exclu "une hausse généralisée de la TVA", parce que "ça pèserait sur le pouvoir d'achat des Français, sur la consommation des Français". Mais il n'a pas pour autant fermé la porte à l'augmentation de cet impôt traditionnellement considéré par la gauche comme injuste, parce qu'il touche tous les Français indistinctement, sans conditions de ressource.

Le "taux intermédiaire"

Vendredi matin, François Baroin, le ministre de l'économie, a confirmé que le chantier est à l'étude. En donnant, concrètement, une piste :  "Il y a la faculté (...) d'avoir un troisième taux, ou un deuxième taux intermédiaire ", a-t-il assuré, vendredi, sur RMC et BFM TV, tout en précisant : "C'est une piste, elle n'est absolument pas tranchée, nous regarderons avec précision, nous ferons les calculs." L'idée de l'instauration d'un taux intermédiaire de TVA, entre les deux taux existants (un taux réduit à 5,5 % pour les biens de première consommation et un taux dit normal de 19,6 %), était en vogue ces derniers jours dans les rangs de l'UMP. Elle a notamment été défendue publiquement par l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

>> Lire : Le gouvernement envisage d'augmenter la TVA en créant un nouveau taux

La convergence avec l'Allemagne

Jeudi, M. Sarkozy a avancé une autre piste en insistant sur la convergence franco-allemande. En 2007, Angela Merkel avait justement décidé d'une hausse de 16 % à 19 % de la TVA, dont un point avait été destiné à la baisse des charges sociales. Si la France maintient son idée de convergence, la logique serait de relever le taux réduit de TVA, actuellement de 5,5 %, à 7 %, comme en Allemagne.

La TVA pour financer la protection sociale

Par ailleurs, jeudi, M. Sarkozy a indiqué qu'il faudrait "sans doute faire participer les importations" au financement de la protection sociale. Ce qui ressemble à une esquisse de TVA sociale, projet dont l'histoire est mouvementée à droite. En 2007, juste après l'élection présidentielle, au soir du premier tour des législatives, Jean-Louis Borloo, alors à Bercy, avait évoqué la possibilité de la mise en place d'une telle "TVA sociale". Il s'agissait de transférer une partie des charges sociales pesant sur les entreprises vers une autre assiette, en l'occurrence celle de la TVA.

Si, sur le fond, la majorité de la droite paraît acquise à l'idée, M. Borloo avait été vivement critiqué au sein de la majorité pour son initiative. De nombreux députés ont alors considéré que l'irruption de ce débat dans la campagne des législatives qui ont suivi le succès de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007 avait pesé sur le résultat, moins favorable à l'UMP qu'espéré. M. Borloo avait ensuite rapidement quitté Bercy pour rejoindre le ministère de l'écologie, où il s'était saisi, après M. Juppé, du dossier du Grenelle de l'environnement.

M. Sarkozy lui-même, après avoir semblé y être favorable, avait fait marche arrière, jugeant le coût politique potentiel trop lourd. Mais l'idée a fait son chemin. Jean-François Copé, le secrétaire général du parti, s'est livré à un tour de passe-passe sémantique en la rebaptisant "TVA anti-délocalisations". Manière de dire qu'en abaissant les charges, on améliore la compétitivité des entreprises françaises, tandis que la TVA pèse aussi sur les importations.

M. Copé souhaite faire inscrire cette mesure dans le programme de l'UMP pour la campagne de 2012. Reste à savoir si ce projet est compatible ou non avec le refus d'une hausse généralisée de la TVA mise en avant par M. Sarkozy.

Jean-Baptiste Chastand et Pierre Jaxel-Truer

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:20

LEMONDE.FR Avec Reuters et AFP | 28.10.11 | 14h13

 
 

 

Les députés ont adopté vendredi 28 octobre un amendement qui gèle les prestations familiales jusqu'au 1er avril.

Les députés ont adopté vendredi 28 octobre un amendement qui gèle les prestations familiales jusqu'au 1er avril.AFP/MYCHELE DANIAU

Les députés français ont adopté vendredi 28 octobre un amendement qui devrait gèler les prestations familiales jusqu'au 1er avril, ce qui devrait permettre d'économiser 130 à 140 millions d'euros.

Toutes les prestations familiales sont concernées : allocations familiales, congé parental, prestation d'accueil du jeune enfant et allocation de rentrée scolaire.

L'amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012 repousse du 1er janvier au 1er avril la revalorisation de ces prestations. Le report doit compenser en partie la suppression d'une mesure qui visait à soumettre les revenus versés au titre du congé parental à la CSG (Contribution sociale généralisée).

L'amendement a été présenté par la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot. Ce report au 1er avril, a-t-elle expliqué, permettra de compenser, pour les finances de l'Etat, le "non-assujettissement à la CSG du complément de libre choix d'activité (CLCA)" (congé parental).

"ÇA PÉNALISE LES FAMILLES LES PLUS DÉMUNIES"

Ce report de trois mois a déclenché des protestations dans les rangs de l'opposition. La députée socialiste Martine Pinville, rapporteur du budget de la branche Famille, estime que "ça pénalise les familles les plus démunies alors que le chômage augmente et que le pouvoir d'achat diminue." Et d'ajouter : "Les prestations familiales ont un rôle extrêmement important pour les familles pauvres, spécialement en temps de crise."

En janvier 2011, la base mensuelle de calcul des allocations familiales avait été revalorisée de 1,5 %.

Après l'abaissement de 1,75 % à 1 % de la prévision de croissance pour 2012 par Nicolas Sarkozy jeudi, le rapporteur de la commission des affaires sociales, Yves Bur (UMP), a précisé que ceci se traduirait par "un manque à gagner pour la sphère sociale de 1,5 milliard d'euros".

L'Assemblée doit voter mercredi 2 novembre sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Le Sénat l'examinera à partir du 7 novembre.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:16

LEMONDE | 28.10.11 | 14h10   •  Mis à jour le 28.10.11 | 15h15

 
 

 

Le directeur général de la la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, à Paris, le 21 janvier 2011.

Le directeur général de la la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, à Paris, le 21 janvier 2011.REUTERS/JACKY NAEGELEN

Pendant un an, il a refusé de s'exprimer sur cette affaire. Jusqu'à ce matin du vendredi 9 septembre où Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale (DGPN), est sorti de son mutisme sur les ondes de France Info. "Oui", a-t-il affirmé, c'est bien lui qui a ordonné en juillet 2010 au patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, d'identifier la source du journaliste du Monde, Gérard Davet, dans l'affaire Woerth-Bettencourt.

Frédéric Péchenard, qui est entendu vendredi 28 octobre comme témoin assisté par la juge Sylvia Zimmermann chargée d'instruire l'affaire de la consultation des "fadettes" (factures téléphoniques détaillées) de notre collaborateur par la DCRI, assume. Responsable, mais pas coupable, comme a dit quelqu'un d'autre dans une autre affaire. "Je n'ai commis aucun acte illégal", répète-t-il.

Depuis plusieurs semaines, le patron de la police attendait ce rendez-vous avec un mélange de crainte et d'impatience. Début septembre, après qu'une cérémonie au cours de laquelle le président de la République devait lui remettre une décoration fut ajournée à la dernière minute - elle a été reprogrammée au 28 novembre -, n'avait-on pas annoncé sa démission forcée dans le cas où il serait mis en examen ?

Le 17 octobre, le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, a été mis en examen pour "violation du secret des correspondances". A peine sorti du cabinet des juges, il recevait le soutien du ministre de l'intérieur, Claude Guéant, qui louait le talent de ce spécialiste du renseignement à la tête d'un service "essentiel à la sécurité de ce pays et de ses habitants". Pas question de parler de démission, a prévenu Claude Guéant. Et ce qui vaut pour l'un vaut pour l'autre, a indiqué en substance le ministre.

Donc, Frédéric Péchenard peut être tranquille : son départ n'est pas (ou plus ?) à l'ordre du jour. Aussi, quelle que pouvait être ce vendredi l'issue de cette audition devant les juges d'instruction, le numéro un de la police nationale a été assuré que son ministre de tutelle, Claude Guéant, ne lui manquerait pas. "J'aurai la même réponse à l'égard de Frédéric Péchenard que celle que j'apportais à propos de Bernard Squarcini. Une mise en examen ne signifie pas une culpabilité", a souligné celui-ci au micro de RTL, le 26 octobre.

S'il en était besoin, voilà Frédéric Péchenard rasséréné. Sa carrière ne devrait pas s'arrêter sur cette affaire. "Il est présumé innocent. Il peut continuer l'exercice de ses fonctions", a insisté M. Guéant.

Retour de bâton

Frédéric Péchenard, 54 ans, fils d'avocat, est policier depuis 1981. Commissaire de police, il a effectué toute sa carrière au sein de la police judiciaire parisienne (PJPP), car, comme il le confie, il n'a jamais voulu quitter Paris. Il a grandi dans le 17e arrondissement, à deux pâtés de maisons du domicile de la famille Sarkozy, et ne s'en est jamais éloigné. Il a été nommé à son poste il y a quatre ans et cinq mois par son "ami d'enfance" Nicolas Sarkozy, auquel il doit d'être l'un des tout premiers policiers à accéder à une fonction qui, jusque-là, était réservée à des hauts fonctionnaires issus des rangs de la préfectorale.

Mais, retour de bâton en quelque sorte, cette proximité lui vaut aussi d'être catalogué comme "le superflic du président". Même s'il en a parfois assez qu'on lui accole cette étiquette, cela aussi il l'assume. "Les Sarkozy ont toujours fait partie de mon environnement familial, comme les Péchenard ont toujours fait partie du leur", écrit-il dans son livre Gardien de la paix (éd. Michel-Lafon, 2007).

Sa carrière de flic, ce n'est cependant pas au chef de l'Etat qu'il la doit, aime-t-il rappeler. Tout juste, admet-il que le lien qui les unit a accéléré sa promotion. Avant d'accéder au rang de préfet et aux fonctions qui sont les siennes, Frédéric Péchenard était un "flic" reconnu par ses pairs. Un bon policier, patron de la PJPP, après avoir dirigé la "Crime" et la sous-direction des affaires économiques et financières. Des postes de confiance où l'ancien responsable du Syndicat des commissaires dirige des enquêtes parfois sensibles.

Dans l'affaire des "fadettes", Frédéric Péchenard clame qu'il n'a rien à se reprocher. A l'entendre, il n'a fait que son boulot en débusquant "le traître" qui se cachait au coeur de l'appareil d'Etat. Et il l'a fait sans que personne - sous-entendu l'Elysée - n'ait eu besoin de le lui glisser dans l'oreille. Il n'a pas demandé qu'on espionne les journalistes, se défend-il et est convaincu que, dans cette affaire, la DCRI a agi dans un cadre légal.

"Je ne vais pas me désolidariser", a-t-il dit à plusieurs reprises ces denières semaines. Bon soldat et fidèle en amitié, Frédéric Péchenard endosse tout. C'est lui qui, en juillet 2010, s'est rendu à la chancellerie pour informer la ministre de la justice d'alors, Michèle Alliot-Marie, que ses services suspectaient David Sénat d'être la source du journaliste du Monde.

Yves Bordenave

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:59

Léo-Paul Lauzon

MÉTRO
Publié: 27 octobre 2011 06:00
Mis à jour: 26 octobre 2011 17:51
La population québécoise, canadienne, américaine et d’ailleurs en a ras-le-bol de se faire exploiter éhontément par une infime minorité de puissants milliardaires et de leurs politiciens, lobbyistes (souvent d’ex-politiciens), organismes de recherche et universitaires commandités.

Les gens sont écœurés de se faire prendre pour des valises et de se faire dire n’importe quoi par des ti-counes affranchis remplis de suffisance et de certitude qui, pour qu’ils avalent leur agenda économique, social et politique, leurs répètent à satiété des faussetés comme celle voulant que le Québec soit pauvre (ce qui est erroné car en termes de PIB par habitant le Québec se classe 20e au monde sur 235 pays selon l’Institut de la statistique du Québec. Comme l’écrit le Journal de Montréal du 29 mars 2006) et que la dette du Québec est une bombe atomique (dixit l’économiste de service Pierre Fortin). Bombe atomique qui est plutôt un pétard mouillé si on retranche de la dette publique – ce que ne font pas les lucides afin de mieux vous endoctriner – la valeur marchande de l’instrument collectif Hydro-Québec qui vaut plus que la totalité de la dette globale du Québec. Et si le Québec est à feu et à sang, dixit encore une fois Pierre Fortin, pourquoi donc ce titre dans La Presse du 16 septembre 2011 : «Québec garde sa bonne note de Moody’s»? Et puis, ils répètent inlassablement les mêmes âneries mensongères du vieillissement de la population, de l’immobilisme, de l’exode des cerveaux, de la rigueur fiscale obligée, des riches surtaxés, du taux de syndicalisation trop élevé du Québec qui sclérose notre économie et opprime nos entrepreneurs ; ils ciblent nos prétendues vaches sacrées que sont nos services publics délabrés et sous-financés intentionnellement afin de mieux les privatiser aux affairistes. Ils omettent toutefois de mentionner les odieuses vaches sacrées consenties aux pachas : abris fiscaux, paradis fiscaux, baisses indécentes d’impôts, subventions éléphantesques qui s’apparentent à un bar ouvert qu’avait dit l’ex-vérificateur général du Canada Denis Desautels, etc. Après ils se demandent pourquoi les gens ne vont pas voter.

Il y a aussi ces hypocrites qui feignent ne pas comprendre les indignés et même les accusent de tous les torts en affirmant qu’ils se comportent en gros bébés gâtés. Ils affirment qu’au Québec et au Canada tout va très bien. Très bien pour qui au juste? Au cours des 30 dernières années de croissance économique soutenue, le salaire des travailleurs a stagné et les inégalités se sont accrues à des niveaux records. Gracieuseté des élus corrompus qui ont défiscalisé les riches et les entreprises et ont taxé davantage la classe moyenne (qui s’est appauvrie au fil des ans), en augmentant allègrement la TVQ et en tarifiant abondamment tous les services publics. Bien oui, ça va très bien madame la marquise et monsieur le marquis. Effectivement, tout va extraordinairement bien pour les marquis et leur famille. À l’urgence, qui n’a d’urgence que le nom, il faut attendre 20 heures pour voir un spécialiste et pour passer une radiologie faut mettre un an. Les classes sont insalubres et, pour améliorer les choses, Charest vient de couper dans le maigre de nos services publics un autre 800 M$ (Le Devoir, 17 septembre 2011) afin de payer pour la nouvelle salle de 300 M$ de l’Orchestre symphonique de Montréal (une autre vache sacrée pour les gens importants) et le nouvel amphithéâtre à Québec (400 M$). Et il y a les patrons d’entreprises qui n’ont jamais été aussi riches qui annoncent : «Une hausse salariale des travailleurs [pour 2012] sous la barre des 3 %» (La Presse, 19 octobre 2011), au moment même où l’inflation augmente de près de 4 % : «Le coût de la vie augmente rapidement» (La Presse, 22 octobre 2011). Beau modèle équitable de répartition de la richesse. Après, on feint d’être surpris par la montée des injustices économiques et faudrait rien dire et surtout rien faire.

Puis-je vous dire mes amis qu’en Allemagne et en Israël ça va bien économiquement aussi, mais la grosse partie de la richesse est accaparée pat une minorité? À quoi sert d’avoir une job et de recevoir une augmentation de salaire de 10 % si le prix des produits et services incluant la nourriture et le logement, augmente de 20 %? Voilà ce qui se produit en Allemagne et en Israël et qui explique la réaction des gens qui manifestent par milliers tout en brassant la cage dans la rue qui a fait réfléchir et reculer les politiciens.

Pour les vendus, tout va supposément bien pour tout le monde. La collusion et la corruption nous sortent par les oreilles et coûtent des milliards de dollars en fonds publics et ils ne voient rien. En catimini, Charest démantèle Hydro-Québec, gaz et pétrole, Soquip et Soquiem et donne nos ressources naturelles (pétrole, eau, bois et mines) à des opportunistes, souvent d’ex-politiciens, et ils ne remarquent rien. Ces pantins trouvent même ça correct. Ça répond à leur façon de contrer l’immobilisme au Québec et ça crée, à même nos ressources naturelles et nos services publics, une classe dodue de riches qu’il ne faut surtout pas taxer. Ces colonisés applaudissent la vente de nos ressources naturelles et nos services publics à des étrangers car ils reçoivent une belle commission lorsque cela se produit.

Tiens, il y a le titre de cet article de La Presse du 5 mars 2010 qui dit : «Entreprises canadiennes : des taux d’imposition parmi les plus bas au monde.» Et au moins deux fois moins élevé qu’aux States. Qu’à cela ne tienne, les entreprises canadiennes nous vendent leurs produits et services 20 % plus chers qu’aux Etats-Unis et nos gouvernements ne font rien. Ils se disent préoccupés tout au plus. Ils sont plus courageux avec les syndicats aux Postes, chez Air Canada et dans la construction. Et puis il y a cet article du Devoir du 16 août 2011 intitulé : «Les banques canadiennes veulent un assouplissement du régime fiscal.» Vraiment révoltant. Ces banques qui nous arnaquent et qui détournent des milliards dans les paradis fiscaux veulent payer encore moins d’impôts même si elles sont parmi les moins taxées dans le monde occidental. Et, ce sont ces mêmes banques qui nous disent régulièrement comment gérer l’État et qui comptent plusieurs ex-banquiers comme ministres, tant au fédéral qu’au provincial. Ben oui, tout va très bien. On peut dormir tranquille sur nos deux oreilles et leur faire confiance. Et puis il y a l’organisme de recherche patronal du Conference Board qui affirme dans Le Devoir du 14 septembre 2011 : «Les inégalités de revenus progressent plus vite au Canada qu’aux Etats-Unis.» Il ajoute même : «Au Canada, la classe moyenne tend à se rapprocher des groupes les plus pauvres.»

La moitié des compagnies ne paient pas d’impôt sur le revenu au Québec même si elles sont très rentables et le gouvernement du Québec, qui coupe partout dans nos services publics et tarifie ceux qui restent, verse 6 M$ par année en subventions aux entreprises, ce qui en fait le champion canadien selon le Fraser Institute, organisme privé très à droite (La Presse, 28 novembre 2009).

Nos politiciens et le patronat font comme si rien ne s’était passé, que ces manifestations ne sont pas vraiment sérieuses et qu’il s’agit seulement d’une saute d’humeur passagère de quelques hurluberlus. Faites comme si de rien était messires. Feignez ne pas voir les gros messages qui vous sont envoyés comme celui-ci : «Les Québécois sont ceux qui jugent le plus sévèrement leur gouvernement. Méfiance extrême envers les élus» (La Presse, 29 octobre 2011). Mais ne venez pas plus tard jouer à l’autruche et faire vos innocents si les indignés d’aujourd’hui deviennent les révoltés de demain. Vous n’aurez que vous à blâmer et à tenir responsables pour les soulèvements qui vont survenir, probablement violents, que vous aurez fomentés. L’exploitation est la mère de la violence. Quand cela produira, au moins un de vos souhaits qui vous tient le plus à cœur aura enfin été exaucé, soit celui de contrer l’immobilisme au Québec.


– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:45

slate.fr - Publié le 27/10/2011 Mis à jour le 27/10/2011 à 14h46

Si les Indignés sont en colère, c'est parce qu'ils voient bien que d’autres vont de l’avant grâce à ce qu’ils estiment être des magouilles ou des privilèges alors qu'on les oblige eux à reculer.

 

Arrestation d’une manifestante ayant participé à l’occupation de la Bank of America à Los Angeles, le 6 octobre 2011. L. NICHOLSON / REUTERS

- Arrestation d’une manifestante ayant participé à l’occupation de la Bank of America à Los Angeles, le 6 octobre 2011. L. NICHOLSON / REUTERS -

 

On supporte mieux d’être bloqué dans les bouchons lorsque les véhicules qui circulent dans les voies d’à côté avancent. Car voir les autres bouger donne l’espoir que, tôt ou tard, ce sera notre tour. A l'inverse, si les voitures qui se trouvent dans toutes les voies sont immobilisées pendant longtemps, les gens perdent patience et les esprits s'échauffent. Et si des policiers viennent et autorisent quelques-uns à sortir de leur voie pour emprunter un chemin spécialement ouvert pour eux, la colère générale est inévitable.

C’est le professeur Albert Hirschman qui a proposé cette métaphore en 1973 pour illustrer les conséquences politiques de la mobilité sociale et expliquer l’étrange tolérance qui régnait dans les pays pauvres vis-à-vis des inégalités.

Cette idée est aussi simple qu’intéressante: quand la population d’un pays pauvre entrevoit la moindre possibilité d’ascension économique pour autrui, elle apporte un large soutien au pouvoir en place. La croissance finit toujours par faire prospérer quelques individus, ce qui ravive l'espoir de leurs proches, amis et voisins, lesquels se disent:  

«Bientôt, ce sera mon tour.»

Et c’est cette expectative qui alimente la patience politique que l'on peut observer dans bien des régions du monde.

La métaphore de Hirschman concerne les pays pauvres, quoiqu’elle puisse être utile pour comprendre la situation de certains pays riches. En l'occurrence, les indignés qui manifestent un peu partout dans le monde et affrontent les brigades anti-émeute ne se mobilisent pas seulement pour une terrible histoire d’embouteillage. C’est plutôt parce qu’on les oblige à reculer… Et parce qu’ils se rendent de plus en plus compte que d’autres vont de l’avant grâce à ce qu’ils estiment être des magouilles ou des privilèges.

Les Américains en colère

Alexis de Tocqueville écrivait, voilà plus d’un siècle, que les Américains affichaient une plus grande tolérance face aux inégalités que les Européens. Il l'expliquait par sa conviction selon laquelle la mobilité sociale est plus importante aux Etats-Unis que sur le Vieux continent.

Mais cette époque est révolue. La longue cohabitation pacifique avec les inégalités ne fait plus partie du panorama politique américain. Les Etats-uniens sont furieux de voir que les cadres des grandes entreprises gagnent 343 plus qu'un actif moyen et que 1% des plus riches possèdent plus de richesses que le reste de la population.

Les chiffres sont alarmants, mais cela n’a rien de nouveau –même si, ces dernières années, les écarts de revenus aux Etats-Unis se sont creusés. La nouveauté réside dans cette intolérance de la population, qui réalise que seule une poignée de privilégiés concentre la majorité des richesses et que les nantis ne pâtissent pas de la crise.

Certains ont bénéficié du sauvetage d’entreprises et d’autres mesures de relance de l'économie. Et il est clair qu’ils sont immunisés contre l’austérité budgétaire décidée par les gouvernements des pays les plus endettés.

Et rien ne pousse plus les hommes et les femmes à descendre dans la rue que les réductions des dépenses publiques. Il convient, à ce sujet, de rappeler les résultats de l’étude de Jacopo Ponticelli et Hans-Joachim Voth [PDF], professeurs à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone.

Plus il y a de coupes budgétaires, plus il y a de risques de violence

S’appuyant sur une grosse base de données qui leur a permis de quantifier les actes de violences politiques commis dans 26 pays européens de 1919 à 2009, ces professeurs expliquent que «les coupes dans les dépenses publiques ont augmenté de façon significative la fréquence des troubles, manifestations anti-gouvernementales, grèves générales, assassinats politiques et tentatives de renversement de l’ordre établi. Si ces événements ont peu de chances de se produire en temps normal, ils sont bien plus courants quand des mesures d’austérité sont mises en place».

 Ces jours-ci, il suffit d’allumer la télévision pour constater à quel point cette conclusion est valable. Dans le cas des Etats-Unis, la nouvelle réalité politique devient évidente lorsque Mitt Romney, le candidat républicain ayant le plus de chance de se retrouver face à Barack Obama à la présidentielle de l’an prochain, affirme:

«Je vois ce qui se passe à Wall Street et je comprends bien ce que ressentent les gens (…) La population de notre pays est très agacée.»

Effectivement, les gens sont très agacés. Beaucoup sont même furieux, et ils continueront de l’être tant qu’ils ne verront pas de mouvement dans leur voie de circulation. Ou, comme dirait le professeur Hirschman, tant qu’ils ne verront pas avancer leurs proches, amis et voisins.

Moisés Naím

Traduit par Micha Cziffra

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:43
RFI - jeudi 27 octobre 2011
 
Les «indignés» italiens ont manifesté en masse samedi 15 octobre, notamment à Rome, près du Colisée.
Les «indignés» italiens ont manifesté en masse samedi 15 octobre, notamment à Rome, près du Colisée.
REUTERS/Remo Casilli
Par Catherine Guilyardi

Au lendemain du Sommet européen, Accents d’Europe revient sur la colère des Indignés italiens. Les manifestations ont été particulièrement violentes dans ce pays.

En Italie, alors que les violences qui ont marqué la manifestation du 15 octobre 2011 restent dans tous les esprits, les Indignés ne veulent pas perdre possession de la rue. La colère et la peur, celle de rester précaires à vie, sont encore vivaces. Olivier Tosseri est allé recueillir, sur le vif, les paroles des manifestants à Rome…

Une dette grecque allégée, un soutien à l'Euro renforcé et une recapitalisation des banques… Ce matin, les Bourses européennes ont salué les décisions du Sommet économique. Espoir pour les populations les plus touchées par la crise, ou prémices à de nouvelles mesures d’austérité...

La crise économique touche particulièrement la culture
Avec la crise, les aides sociales diminuent mais aussi les fonds alloués à la culture. Dans plusieurs pays d’Europe, les musées sont sommés de trouver des financements privés. Mais, les dons ne sont pas suffisants, alors certains musées vont jusqu’à se priver de collections entières. Aux Pays-Bas, Sabine Cessou. 

Promenade sur les chemins d’Europe
Entre légende et histoire : les sites du Roi Arthur.…
A Mostar, en Bosnie-Herzégovine, Sophie Guesné nous emmène dans la vieille-ville, témoin du passé ottoman de la région… Il y a là-bas une maison traditionnelle turque. Visite guidée. 

Droits d'auteur
La RTBF, la radio publique belge, nous envoie ce reportage de Marie Michiels sur les droits d’auteur. C’est une question épineuse au niveau européen… Chaque pays a son propre organisme de redistribution aux artistes, et rechigne à céder du terrain. Marie Michiels nous explique quel est la situation en Belgique avec l’accordéoniste Didier Laloy.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:21
AFP, Mise à jour : 26/10/2011 14:17

Le budget moyen dévolu par les Français à l'électricité et au chauffage a bondi de 32% en 10 ans, passant de 115 euros par mois en 2000 à 150 euros en 2010, selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs de l'Institut national de la consommation (INC)

 

Un compteur électrique et une facture d'EDF.(AFP - Archives)

Le budget annuel est passé de 1.368 euros il y a dix ans à 1.806 euros l'an passé, selon l'étude.

La facture annuelle de chauffage peut varier du simple au double: 850 euros pour une maison avec une famille de cinq personnes chauffée au gaz, 1.400 euros au fioul et 1.600 euros pour le tout électrique, relève 60 millions de consommateurs.

Sur fond de hausse des dépenses des Français en énergie, le magazine, dans son édition de novembre, estime que le bilan pour les consommateurs de l'ouverture à la concurrence depuis 2007 sur le marché de l'énergie "n'est pas très brillant".

L'arbitrage entre les meilleures offres disponibles sur le marché ne permet d'économiser que 79 euros par an pour le gaz et 73 euros pour l'électricité, déplore "60 millions", qui fait également état d'une envolée des réclamations auprès d'EDF et GDF Suez, les ex-monopoles historiques.

Malgré l'ouverture à la concurrence il y a quatre ans, ceux-ci restent omniprésents sur leur créneau, avec plus de 94% de parts de marché pour EDF dans l'électricité et près de 91% pour GDF Suez dans le gaz.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 13:07

Tribune de G enève -

jeudi, 27 octobre 2011


Roms évacué passerelle Jonctio.jpgHier à la radio, petit reportage sur nos indignés des Bastions. Face aux indignés du Mur des Réformateurs, une jeune campeuses nous explique son quotidien: la cuisine, la bibliothèque dans une caisse à pommes, les AG, le tipi où l'on se réfugie quand il fait froid. Rupestre et honorable à souhait mais sans perpectives, souligne le géniteur de ce mouvement.

Stéphane Hessel en profite pour faire la promo de son dernier livret: "Engagez-vous!", la suite de son petit brûlot "Indignez-vous!".

- Engagez-vous où? demande le reporter?

- Dans les partis politiques, dans les institutions démocratiques, souligne le vieux résistant, qui était encore hier soir sur Arte parmi les témoins européens, déportés pour opposition au nazisme.

"Les Roms, que la police déloge sous les feux des médias, n'ont pas le droit de s'indigner", me lance Marie-Cécile. D'un trait, nous voilà renvoyés à la réalité, les indignés des Bastions et toute la société genevoise.

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