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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:25

Chez Sylvain Gouz

Dans son blog, Sylvain Gouz analyse l'économie, la société et les média, avec les yeux ouverts, l'esprit aiguisé et le souci de s'adresser à tous, de faire œuvre de pédagogie, bref de remplir un rôle de citoyen-journaliste.

Démocratie en Europe : zut, encore raté !

Sylvain Gouz
Journaliste
Rue89  - Publié le 05/11/2011 à 03h15

 

Les palinodies et les virevoltes grecques sont bien difficiles à comprendre ou à interpréter vues des autres pays européens.

Trop d'austérité pour mon peuple : je fais un référendum. Sarkozy et Merkel me grondent : j'annule le référendum. J'ai la confiance de mon Parlement : je démissionne de mes fonctions… Sans doute Papandréou entrevoit-il une logique dans l'enchaînement de ces séquences. Nous, non.

Mais le référendum grec renvoyé aux calendes, c'est une occasion manquée pour un peuple européen de donner l'exemple aux autres de ce que pourrait peser une pratique démocratique en temps de crise.

Comment vont se comporter désormais les citoyens grecs ? On le saura dans les quelques jours et semaines à venir. Au-delà de l'indignation, ils pouvaient trouver dans le référendum une façon « légale » de marquer leurs désaccords, de « renverser la table » Pour l'heure, c'est raté.

Paradoxe italien et berlusconisme

Mais déjà le regard se tourne vers l'autre rive de l'Adriatique (ou plutôt de la mer Ionienne), autrement dit l'Italie.

Ne revenons pas ici sur le paradoxe, maintes fois souligné dans les médias, qui voit des paramètres économiques fondamentaux plutôt bons (meilleurs même, dit-on, qu'en France) s'accompagner d'une défiance accentuée des élèves européens « vertueux », Allemagne en tête, et des marchés, toujours prompts à mettre en joue une nouvelle cible. Mais sans doute les errements du berlusconisme sont-ils pour quelque chose dans la vulnérabilité de la péninsule.

Ce qui fait son originalité voire son exemplarité aujourd'hui, c'est l'acceptation, contrainte et forcée devant le tribunal du G20, d'une surveillance du FMI. On dit pudiquement « surveillance » pour ne pas froisser nos amis italiens, on pourrait parler de mise sous tutelle.

Pour parler clair, les Italiens sont conduits, d'une main de fer, à couper dans leurs dépenses publiques, réviser à la baisse leurs prestations sociales, accélérer leurs privatisation… On connaît, c'est la « méthode grecque ».

Et on voit les résultats : croissance négative (-4,2% l'an dernier, -5,5% cette année, chômage frôlant les 20%) et déficits publics qui se creusent au lieu de régresser. Une voie sans issue.

Purge et humiliation

Serait-ce parce qu'on a laissé les Grecs continuer de se gouverner démocratiquement et souverainement eux-mêmes ? C'est probablement ce que pensent Sarkozy et Merkel, couple régnant autoproclamé de l'Europe. Puisqu'ils accompagnent la purge infligée à l'Italie d'une punition humiliante : la prise en main des manettes économiques, même pas par la Commission européenne, mais par le FMI (comme n'importe quelle Argentine en faillite voici dix ans).

Le message ne s'adresse pas qu'à l'Italie. Gare à ceux qui s'écartent du droit chemin, madame Lagarde et ses boys sont prêts à débarquer chez eux avec leurs calculettes et leurs machines à couper dans les budgets. Et tant pis si les peuples concernés ne sont pas contents (changez les peuples).

L'atout de la France

Et la démocratie dans tous cela. Imaginons Berlusconi lancer un référendum sur la potion qu'on veut infliger à son pays !

En France, nous n'en sommes pas là. Se mettant délibérément dans la roue d'Angela Merkel, Nicolas Sarkozy pense avant tout à son avenir personnel. S'il faut serrer la vis des Français pour avoir l'air sérieux, allons-y, la hausse de la TVA, promise pour ce lundi, y pourvoira.

Mais en France nous avons un atout formidable. Il y a une élection présidentielle dans six mois…

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 12:23

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:23

Le Buvard Bavard - 5 novembre 2011

 

Lis moi avec webReader


Des centaines d'Indignés ont répondu à l'appel et se sont réunis ce vendredi 4 novembre en fin d'après-midi sur le parvis de La Défense, à Paris, siège des plus grosses multinationales du CAC40 et centre névralgique de la finance française. 
 Bien que les forces de l'ordre aient tenté de virer les premières tentes qui avaient été plantées, ils ont finalement du faire marche arrière, la préfecture ayant autorisé le rassemblement jusqu'à 21h. 

Une vingtaine de tentes ont été installées dans la foulée et une assemblée populaire a pu se tenir dans des conditions acceptables. Les citoyens qui le souhaitaient ont pu prendre la parole à tour de rôle pour exprimer les raisons de leur présences et partager publiquement leurs indignations et leurs aspirations.
Les CRS, les policiers et les gendarmes ne se sont pas eclipsés pour autant. Ils ont attendu bien sagement que l'heure fatidique arrive et que les ordres d'intervenir leur soient donnés par leurs supérieurs hiérarchiques. 
 Vers 21h30, un impressionnant dispositif représsif s'est déployé. Les images retransmises (ici et ici) par quelques streamers sur place ainsi que les fils de tweets ont pu permettre à des milliers de personnes de suivre les évènements en direct. Inutile de vous faire un dessin, vous connaissez le modus operandi des gardiens de la paix : les citoyens sur place ont subi de multiples charges violentes. On dénombre un blessé grave parmi les nombreux blessés "légers", tant est que l'on puisse encore parler de légèreté dans le cas présent. Ce dernier a été emmené par les pompiers. La quasi totalité des tentes ont été arrachées et embarquées. 
Comme ils l'avaient pressenti et annoncé lors de l'assemblée populaire et après deux longues heures de pressions policières, de replis et de charges successives, les Indignés encore sur place ont appelé à se remobiliser de plus belle le lendemain. Notons que des manifestants présents ces derniers jours à Nice et à Cannes contre le sommet du G20 et son illégitimité ont annoncé qu'ils seraient présents, eux aussi, demain dès 14h, sur le parvis de la Défense. 

Par ailleurs, de nombreux messages de soutien ont été envoyés depuis les Etats-Unis et divers pays européens.
Sur les prompteurs, la dernière édition du Soir 3 relaie ceci : "Quelques Indignés avaient entrepris d'occuper la Défense ce soir, mais ils ont rapidement été délogés". Je vous laisse seul juge de la pertinence de cette dépêche. 

 23h10 : Les lumières de l’Arche viennent de s’éteindre. Indignés et gendarmes sont dans le noir. 

 2‎3h15 : Les indignés chantent "la lumière c’est nous!"

Vers minuit, le dispositif des forces de l'ordre s'est allégé. On pouvait encore dénombrer quelques 200 citoyens sur place, groupés, déterminés et encore bien vivants. D'après les fils de tweets, des arrestations auraient eu lieu. 

On ne sait pas encore s'ils passeront la nuit sur place, mais ils ont d'ors et déjà annoncé qu'ils seraient là demain.
En ce qui me concerne, ma position est claire : si les Indignés veulent arriver à cristalliser les consciences, ils doivent continuer. Encore et encore. Ils doivent être visibles. Et leur visibilité doit être bien choisie. Pour que le plus grand nombre puisse enfin voir les vrais visages de leurs bourreaux. Je me réjouis de constater que suite à de multiples tentatives avortées, les Indignés parisiens ont manifestement réfléchi et ont changé leur fusil d'épaule. OWS n'y est certainement pas étranger. A la Défense, ils touchent le coeur de la Bête. Et ils doivent continuer à appuyer sur ce point sensible, encore et encore, jusqu'à ce qu'il s'arrête de battre et de pomper le sang des peuples.
L'action d'aujourd'hui, c'est le spectre d'Occupy Wall Street qui plane sur Paris. Et ça, les oligarches feront tout pour l'éviter. Les prochaines heures s'avèrent donc cruciales et nul doute qu'elles devraient donc nous donner la tendance quant à la pérennité de cette plus que légitime occupation citoyenne. 

Vous l'aurez compris : ils n'ont pas dit leur dernier mot et ils reviendront demain, dès 14h.

Et vous? Vous serez là?

 Pour suivre le déroulement de l'action "Occupons La Défense" : voici les principaux hachtags : #occuponsladefense #occupyladefense #parisnofear #tousaladefense 

 Notons que le hachtag #occupyDefense était en tête des tendances Twitter en France. C'est bon signe!


Littéralement,

Badi Baltazar

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:18

Libération - samedi 5 novembre 2011 11:07

par Bruno Icher


Occupy the Internet - DR

Les résidents du quartier de Wall Street et les traders se sont fait une raison : il faudra plus que le froid et la police pour évacuer les braves petits qui occupent le Zuccotti Park, à deux pas de la Bourse new-yorkaise. En attendant que le mouvement gagne toutes les places financières du monde, parmi lesquelles le quartier de La Défense à Paris, la protestation est désormais à portée de clic. Le site occupyinter.net invite administrateurs, webmasters et simples internautes à organiser l’occupation du plus grand espace public du monde : Internet.

La manœuvre est simple. Pour les webmasters et autres professionnels, il s’agit de garnir la page d’accueil du site dont ils ont la charge, au moyen d’une rangée de protestataires armés de panneaux aux slogans anticapitalistes. Ce sont des petites animations en gif, évoquant l’ambiance de kermesse qui fleurit chez les Indignés d’un peu partout. La quasi-totalité des créatures est empruntée à la culture du Net, avec pin-ups, super-héros, personnages de Star Wars, du Seigneur des anneaux, sans oublier des mini-scènes du Big Lebowski ou un Moonwalk de Michael Jackson.

Pour les simples internautes, une application a été lançée afin que chacun puisse occuper un site de son choix par les petites animations indignées. Depuis trois semaines que la chose est opérationnelle, plus de 4 000 sites ont été ainsi « envahis », ainsi que le stipule la comptabilité rigoureuse de la Free Art and Technology Lab, l’organisation à l’origine de ce mouvement. Parmi eux, un bon contingent de Français, dont, évidemment, des établissements financiers, les journaux (dont Libération), ou encore des sites institutionnels comme ceux de l’Elysée ou du château de Versailles.

A vrai dire, l’invention n’est pas tout à fait récente — ce qui ne la rend pas moins pertinente. A son apogée, l’univers persistant Second Life avait été le théâtre de rassemblements idéologiques, et d’ouvertures de succursales de partis politiques. Plus ponctuel et aussi spectaculaire, le Mayday, une manifestation organisée sur le Net depuis le 1er mai 2004 et dont les participants sont des avatars créés par des internautes mécontents.

Au passage, outre le caractère amusant de voir des milliers de petits personnages se serrer les coudes pour crier leur colère, on connaît ici, à l’unité près, le nombre exact de manifestants sans avoir recours, pour une fois, aux toujours divertissantes estimations de la police.

Dans un registre proche, les designers qui participent en ce moment au mouvement de protestation d’Occupy Wall Street ont mis à disposition du grand public une série de pictogrammes aussi beaux qu’efficaces pour bien relayer les motifs de la grogne. Des panneaux à télécharger, gratuitement bien sûr, à imprimer (sur du papier recyclé, sinon ça peut les mettre en rogne) et à brandir dans toutes circonstances, notamment quand des caméras sont dans le périmètre.

Ces initiatives, sous des apparences parfois potaches, soulèvent un point que n’a pas manqué de souligner le collectif d’artistes Rhizome sur son site : « Les occupants jouent aux échecs avec de vraies pièces d’échecs, ils lisent des livres faits de vrai papier. Ils participent à des activités qu’Internet contribue à rendre immatérielles. Une part de la vision utopique de Zuccotti Park s’apparente à un microcosme où les mondes réels et virtuels peuvent coexister en paix. » Nous voilà soudain bien loin du gadget geek.

 

Paru dans Libération du 5 novembre 2011

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 19:02
Libération - Aujourd'hui à 11h42

«On est capable, nous la population, de décider»

308 commentaires

Recueilli par Cordélia Bonal

Vendredi à la Défense. (CB)

Qui sont les Indignés venus occuper la Défense ce vendredi ? Comment ont-ils rejoint le mouvement ? Contre quoi s'indignent-t-ils, que défendent-ils ? Nous avons posé la question à quelques uns d'entre eux.

Jonathan, 23 ans, étudiant en communication.


«J'ai rejoint le mouvement le 19 juin. J'avais repéré sur Facebook qu'il y avait une AG à Bastille. Depuis je n'ai pas lâché. Cet été j'ai marché huit jours avec les Indignés espagnols, de Barcelone au Perthus. Ce qui m'a attiré dans ce mouvement c'est son horizontalité. On discute d'abord des idées, pas des personnes qui les portent. C'est comme ça que la politique pourra redevenir un débat d'idées.

Aujourd'hui les politiques ne sont plus légitimes. Ce que l'on cherche, c'est ramener le débat au peuple. Une République du bon sens ! Pourquoi pas en appelant à la constitution d'Etats généraux ? On reproche aux Indignés de ne pas avoir de projet construit, mais on n'est pas là pour proposer des solutions clés en main. Cette occupation de La Défense, ce n'est qu'une première phase, pour dire qu'une alternative est possible. Après il faudra construire, fédérer autour d'un projet commun.»

 

Delia, 46 ans, sans emploi.


«J'ai rejoint le mouvement dès ses premiers jours, en mai, à Bastille. J'étais en vacances, je suis rentrée exprès pour ça. J'avais vu l'exemple espagnol, je me suis dit c'est ça qu'il faut qu'on fasse. Je suis indignée contre le chômage, auquel je suis confrontée depuis longtemps. Contre le fait que je ne puisse pas aider mes enfants, étudiants, et qui n'ont pas d'argent. Contre la corruption. Contre l'idée, finalement, qu'une seule personne décide pour tout le monde.

On est capable, nous la population, de décider. Il faut créer des assemblées dans chaque ville, dans chaque quartier. Se saisir des problèmes un par un, comme le logement, proposer des solutions, évaluer le coût… C'est ça la démocratie réelle. Il faut mettre en avant l'intelligence collective, la sagesse des foules.»

 

Raphaël, 33 ans, webmaster dans une société d'immobilier.


«Je suis rentré dans ce mouvement par un ami qui y est depuis le début. On a été à Bruxelles ensemble le 15 octobre pour la journée mondiale d'action des Indignés, on a campé là-bas. Ici c'est plus compliqué, la police a des instructions plus strictes.

Ce qui m'indigne ? On n'arrête pas de nous dire que la crise est due au fait que le peuple dépense trop, alors que c'est d'abord une arnaque monétaire. Je suis indigné contre ça : la création monétaire, les paradis fiscaux, la course à la rentabilité, l'argent comme valeur morale… La finance est devenue un suprapouvoir. Les Indignés, pour moi, c'est un mouvement qui reflète vraiment une prise de conscience planétaire et globale. C'est le début de quelque chose, un déclencheur.»

 

Bertrand, 38 ans, postier en reconversion pour être enseignant.

«Cette notion des 99%, tandis qu'1% seulement de la population possède la moitié des richesses de la planète ["Nous sommes les 99%" est le slogan des Indignés, ndlr], je trouve ça très intéressant. Quelque part, ça rappelle la Révolution française. Tout est décidé sans nous. Il s'agit de résister. Ça touche tout le monde, pas seulement les encartés à gauche, les militants.

Etre ici avec les Indignés, c'est dire qu'on ne peut pas se limiter aux solution trouvées au G20. Il faut réinventer, se remettre à rêver. Il y a d'autres motifs de vie que notre seule valeur sur le marché du travail. Ce qui m'indigne, c'est que si peu de gens se sentent concernés. Il y a un certain fatalisme, un écrasement. Alors qu'il faut au moins essayer. Les Indignés, c'est ça : on essaie. On montre qu'on est nombreux à vouloir changer les choses. Et plus on sera nombreux, plus on atteindra une masse critique qui pourra faire basculer le rapport de forces.»

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:57

Le Monde - 02 novembre 2011

 

Il est « hautement probable » que des tests de forage de gaz de schiste aient déclenché des secousses sismiques au début de l'année dans le nord-ouest de l'Angleterre, selon un rapport dont les médias britanniques rendent compte ce matin.

Une faible secousse, d'une magnitude de 2,3 sur l'échelle de Richter, a été enregistrée le 1er avril autour d'un site de forage proche de la ville côtière de Blackpool. Le 27 mai, une seconde secousse d'une magnitude de 1,4 a poussé des élus locaux et des militants écologistes à mettre en cause la technique de fracturation hydraulique utilisée sur place. Ce matin, à l'annonce de la publication de ce rapport, des manifestants ont une nouvelle fois bloqué le site d'extraction exploité par la société Cuadrilla, rapporte le Guardian.

La compagnie Cuadrilla tente d'édulcorer les résultats du rapport. Elle insiste sur le fait que, d'après ses auteurs, la combinaison de facteurs géologiques présents sur ce site de forage est « rare », et que si ces facteurs « devaient se retrouver à nouveau réunis dans l'avenir, la géologie locale limiterait les événements sismiques à une magnitude située autour de 3 sur l'échelle de Richter, dans le pire des cas ».

En Grande-Bretagne, les débuts des gaz de schiste (déjà responsables de graves dommages écologiques et sanitaires aux Etats-Unis) sont l'objet d'une vive polémique. Contrairement au gouvernement français, le gouvernement de David Cameron n'a pas renoncé à défendre leur développement, selon des règles environnementales qui peuvent être jugées laxistes.

A l'image du Daily Telegraph, les médias conservateurs condamnent au contraire l'obscurantisme supposé des écologistes à l'égard de la « planche de salut » que représenteraient les réserves britanniques de gaz de schiste, face aux hausses futures des prix du gaz naturel promises par l'industrie.

De telles hausses des prix paraissent très vraisemblables, tant la dépendance des pays de l'Union européenne s'accroît à mesure que leur production s'effondre (- 25 % en dix ans, selon BP) :

[oil man] Gaz de schiste : l’Europe peut-elle faire sans ?

On comprend que Londres soit particulièrement préoccupée par la fronde contre les gaz de schiste. Les extractions des champs britanniques de gaz naturel ont chuté d'un quart en seulement un an en mer du Nord, principale zone de production en Europe, partagée notamment avec la Norvège.

Des manisfestants bloquent le site de forage de la compagnie Cuadrilla, près de Blackpool, le 2 novembre. [Peter Byrne/PA]

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:46

LEMONDE.FR | 04.11.11 | 19h31   •  Mis à jour le 04.11.11 | 19h32

 
 

 

Selon Interstat, les services de Luc Chatel ne publieraient que des études utiles à sa communication.

Selon Interstat, les services de Luc Chatel ne publieraient que des études utiles à sa communication. AFP/MEHDI FEDOUACH

Interstat, un collectif qui réunit les syndicats de l'Insee et des services de statistiques ministériels, accusent le ministère de l'éducation de faire de la rétention d'information, en ne publiant pas dans les temps leurs travaux.

Dans un communiqué, les statisticiens publics s'étonnent de voir que huit de leurs publications n'ont été ni publiées, ni mises à disposition du public sur le site Internet du ministère. Selon eux, des études annuelles, traitant par exemple du nombre d'élèves par classe ou de la réussite aux examens, sont mises en réserve par les services de Luc Chatel.

Pas tant par volonté de censure mais pour mieux contrôler sa communication : "des publications validées et prêtes à être diffusées sont retenues en attendant une éventuelle communication du ministre sur le sujet", dénoncent ainsi les chercheurs.

LES STATISTIQUES PUBLIQUES NE SONT PLUS INDÉPENDANTES

Plus grave, les statistiques présentées seraient faussées. Interstat accuse Luc Chatel de "s'enorgueillir, lors de sa conférence de presse de rentrée [le 1er septembre], d'améliorer les compétences des élèves malgré la hausse du nombre d'élèves et la baisse du nombre d'enseignants". Seulement, les données sur lesquelles se base ce propos sont "sujettes à caution".

En cause, la réorganisation des services de statistiques publiques. Les chercheurs affirment que les données utilisées par le ministère de l'éducation ne sont plus produites par un organisme "indépendant du pouvoir" mais par la direction pédagogique du ministère, qui publierait des résultats faussés. "La publication des résultats moins flatteurs d'opérations conduites en parallèle par la DEPP [direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, un service public de statistiques] n'est pas autorisée, ce qui est plus inquiétant encore", souligne le communiqué.

Au-delà de la défense de leur mission de service public, les statisticiens estiment que cette situation fausse le débat sur le destin de l'éducation nationale. "Les citoyens doivent pouvoir s'informer en toute indépendance et ne pas être tributaires de la propagande, quelle que soit son origine", concluent-ils.

Joint par le Monde.fr, le ministère de l'éducation n'a pas souhaité réagir.

Le Monde.fr

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:42

LEMONDE.FR avec AFP | 04.11.11 | 16h01   •  Mis à jour le 04.11.11 | 16h30

 
 

 

Les immolations par le feu de moines se multiplient pour protester contre la politique de Pékin et la domination grandissante des Han.

Les immolations par le feu de moines se multiplient pour protester contre la politique de Pékin et la domination grandissante des Han.AP/Gemunu Amarasinghe

Un Tibétain en exil en Inde a tenté de s'immoler par le feu, vendredi 4 novembre,  devant l'ambassade de Chine à New Delhi avant d'être maîtrisé par la police. Selon des associations tibétaines, le jeune homme s'appelle Sherab Tsedor. Il est âgé de 25 ans.

Descendu seul d'un bus du réseau public de la capitale indienne, il s'est mis à crier des slogans tout en s'aspergeant d'essence. Le jeune homme a eu le temps de mettre le feu à ses habits avant l'intervention des forces de l'ordre. Plusieurs policiers l'ont maîtrisé et jeté à terre pour éteindre les flammes. Il semblait avoir été légèrement brûlé aux jambes, selon un photographe de l'AFP. Il a été ensuite évacué par un véhicule de police.

GESTE DÉSESPÉRÉ

La veille, une nonne tibétaine est décédée après s'être immolée par le feu pour protester contre la répression religieuse, dans la province chinoise du Sichuan. "Qiu Xiang, originaire d'un couvent du district de Dawu, dans la préfecture autonome tibétaine de Garze [Ganzi en chinois] a mis le feu à son corps" à la mi-journée, à un carrefour, selon l'agence officielle, qui a ajouté qu'elle avait "environ 35 ans".

"Nous avons appris qu'elle avait lancé un appel à la liberté religieuse ainsi qu'à un retour du dalaï-lama au Tibet" avant d'accomplir son geste désespéré, a raconté à l'AFP Kate Saunders, de l'association International Campaign for Tibet (ICT).

Chine Nouvelle a indiqué à la suite du décès de Qiu Xiang que cette immolation "avait été organisée et promue à l'initiative de la clique du dalaï-lama, qui a programmé la série d'immolations au cours des derniers mois avec des motivations séparatistes". Une nonne tibétaine s'était déjà immolée par le feu, lundi 17 octobre, dans la localité d'Aba, dans le sud-ouest de la Chine.

 

Une cérémonie à la mémoire des moines tibétains qui se sont immolés par le feu à Dharmsala (Inde), le 8 octobre 2011.

Une cérémonie à la mémoire des moines tibétains qui se sont immolés par le feu à Dharmsala (Inde), le 8 octobre 2011.AP/ASHWINI BHATIA

DÉFI À LA CONSCIENCE

Vendredi, Pékin a poursuivi sur cette voie, déclarant que ne pas condamner les récentes immolations par le feu de Tibétains est un "défi à la conscience commune et à la morale de l'humanité". D'autre part, la Chine affirme avoir "libéré pacifiquement" le Tibet en 1951 et, amélioré le sort des Tibétains en fournissant des fonds pour le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Pourtant, de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu'ils considèrent comme une domination grandissante des Han, ethnie fortement majoritaire en Chine. Les moines bouddhistes se plaignent de la surveillance policière et nombre d'entre eux subissent des campagnes de rééducation politique. Les suicides publics des moines sont un phénomène relativement nouveau auquel le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains et Prix Nobel de la paix en 1989, s'est déjà déclaré opposé, estimant qu'ils allaient à l'encontre du caractère sacré de la vie selon les préceptes bouddhistes.

Le premier ministre du gouvernement en exil, Lobsang Sangay, a salué en revanche "le courage" de ceux qui ont choisi de se transformer en torche humaine pour la "cause du Tibet". Le Parlement européen s'est déclaré la semaine dernière "extrêmement préoccupé" par les récentes immolations ou tentatives d'immolations, estimant qu'elles pouvaient être considérées comme "l'expression du désespoir croissant que ressentent les jeunes Tibétains".

Onze immolations et tentatives d'immolations de bouddhistes tibétains ont été recensées cette année dans le Sichuan. Au moins sept d'entre eux sont décédés. Le premier avait été un jeune bonze du monastère de Kirti, dans la préfecture d'Aba, en mars dernier, pour le troisième anniversaire du début des émeutes antichinoises de 2008, à Lhassa.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:37

numerama.com

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 04 Novembre 2011 à 11h47 - posté dans Société 2.0

Par sa position ultra-dominante, Google est devenu un agent économique aussi influent que l'Etat ; mais il agit de manière beaucoup plus irresponsable, avec son seul intérêt particulier en ligne directrice. En témoigne la dernière mise à jour de l'algorithme de son moteur de recherche, qui impacte plus d'un tiers des pages de résultats dont dépendent un très grand nombre d'entreprises.

Google l'a annoncé jeudi sur son blog officiel. Le moteur de recherche a réalisé une nouvelle mise à jour de ses algorithmes qui affiche désormais en priorité les résultats les plus "frais", notamment dans les requêtes liées à l'actualité, mais pas uniquement. "Par exemple, si vous recherchez les meilleurs appareils photos numériques, ou si vous voulez acheter une nouvelle voiture et voulez les tests de la Subaru Impreza, vous voudrez probablement les informations les plus actualisées", justifie Google. Il a sans doute raison, du point de vue de l'utilisateur. Et disons le pour écarter tout soupçon, Numerama semble plutôt bénéficiaire de cette nouvelle mise à jour.

Mais pas moins de 35 % de l'ensemble des requêtes effectuées par les internautes sont impactées par cette nouvelle formule, ce qui en fait un changement d'algorithme trois fois plus important que le fameux Google Panda qui a tant fait parler de lui cet été ! Ce qui devait amener Google à faire preuve d'un sens des responsabilités très particulier, qu'il semble avoir parfaitement ignoré. Une fois de plus.

Déployé avant l'été aux Etats-Unis, puis le week-end du 15 août en Europe, Google Panda avait déjà été dévastateur pour de nombreux sites internet, et avait conduit des entreprises entières à mettre la clé sous la porte, ou à licencier du personnel. Contrairement à ce que Google avait prétendu à l'époque, Panda n'a pas seulement affecté les "fermes de contenus" ou même les comparateurs de prix (au grand bénéfice de Google Shopping), loin s'en faut. Des milliers de sites parfaitement légitimes ont été sanctionnés, le plus souvent sans qu'ils y trouvent la moindre explication rationnelle. Du jour au lendemain, des sites qui étaient bien classés dans les résultats de recherches liées à leur activité se retrouvent amputés de plus de la moitié de leur trafic, les conduisant inévitablement à la faillite. Il suffit de lire les témoignages parfois bouleversants publiés sur le forum officiel de Google ou sur des sites spécialisés comme WebmasterWorld pour comprendre que les modifications des formules mathématiques effectuées par Google affectent avant tout des hommes, qui ont parfois passé des années à construire une activité qui se retrouve ruinée en quelques heures. Par l'effet d'une simple modification de l'algorithme de Google, des chefs d'entreprise se retrouvent obligés de convoquer un à un chacun de leurs salariés pour leur expliquer qu'il vont devoir les mettre au chômage. Eux-mêmes n'ont parfois plus les ressources pour payer leurs emprunts et se retrouvent démunis. En France, ils ne touchent pas les Assedic.

Aucun autre équivalent que l'Etat

Certes, il n'est jamais sain et donc toujours trop risqué de faire reposer toute une activité sur un seul moteur de recherche. Mais dire cela revient à condamner tout un champ d'activités, lorsque Google représente plus de 90 % du marché en Europe, et 65 % aux Etats-Unis. La dépendance à Google n'est jamais voulue. Elle est subie. Sauf à pouvoir investir un budget publicitaire phénoménal, ou à avoir une activité parfaitement adaptable sur les réseaux sociaux, dès lors qu'une entreprise crée son activité en ligne, elle est de fait dépendante du moteur de recherche ultra-dominant.

Songez-y. Jamais personne dans l'Histoire n'a jamais eu autant d'influence sur tout un secteur de l'économie, avec un droit de vie ou de mort sur les entreprises qui l'animent. On ne parle pas là d'une ligne de bus qui serait déviée et causerait préjudice à quelques commerces de proximité, ou de l'interdiction soudaine d'un produit que l'on découvre dangereux, utilisé par une poignée de fournisseurs. L'impact de Google est beaucoup plus fort. Tous ses changements d'algorithmes influent en positif ou en négatif sur des centaines de milliers d'entreprises à travers le monde. En France, la FEVAD dénombre 85 000 sites e-commerce. Dans son dernier observatoire (.pdf), l'AFNIC constatait que plus de la moitié des quelques 1,8 million de noms de domaine en .fr étaient réservés pour des utilisations professionnelles, ce qui - on le devine - est le cas pour une écrasante majorité des domaines en .com. Le rapport McKinsey (.pdf) commandé par Bercy pour mesurer "l'impact d'internet sur l'économie française"estimait que le web représentait 1,15 million d'emplois en France en 2009, et qu'il pourrait peser 5,5 % du PIB en 2015. Ce sont sans doute des chiffres sur-évalués (c'est la loi du genre), mais ils donnent tout de même à imaginer le volume économique considérable sur lequel Google a une influence directe ou indirecte.

Seul l'Etat dispose de pouvoirs de nuisance équivalents, ce qui le conduit à un comportement responsable. Lorsque des mesures législatives sont susceptibles d'impacter toute une profession, l'Etat consulte, prévient, annonce les modifications à venir et tente au maximum d'en limiter les effets négatifs. Certaines mesures réglementaires sont annoncées des années en avance, pour laisser le temps aux entreprises d'anticiper leurs effets et de s'adapter. L'Etat ne prend pas en compte que l'intérêt des consommateurs (ce qui chez Google revient à ne considérer que son propre intérêt), mais l'intérêt de l'économie et de la société tout entière. En tant qu'agent économique aux pouvoirs exorbitants, l'Etat a appris à n'agir qu'avec une main tremblante. Là où Google agit en bulldozer, n'hésitant pas à modifier les résultats de plus d'un tiers des recherches pour satisfaire ses utilisateurs et conserver ses parts de marché.

Sans doute Google pourrait-il agir avec plus de responsabilité, en ne déployant ses nouveaux algorithmes que progressivement, ou en effectuant des simulations qui permettent aux webmasters de connaître à l'avance l'impact attendu par les modifications. Mais il ne le fera pas parce qu'il n'en a ni l'intérêt, ni la contrainte. La petite start-up créée dans un garage de Mountain View est devenue un monstre sans foi ni loi dont on se demande ce qui pourra arrêter sa capacité de nuisance. Laquelle s'exprime, aussi, par la manière avec laquelle Google est en train d'imposer Google+ en jouant sur la peur des entreprises d'être déclassées.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:31
| Par La rédaction de Mediapart

Le gouvernement annoncera lundi 7 novembre son second plan d'austérité, deux mois après le précédent, qui pourrait concerner 6 à 8 milliards d'euro d'économie budgétaire. Selon le Journal du dimanche, il travaille sur la création d'une deuxième «journée de solidarité» où les salariés travailleraient sans être payé, le produit de leur travail étant reversé au budget de l'Etat.

En 2003, le gouvernement Raffarin avait déjà instauré une première journée de travail offerte à l'Etat au bénéfice des prestations destinées aux personnes âgées. Annoncée après la canicule de l'été qui avait tué 14.800 personnes, il devenait ainsi indécent de s'en plaindre. D'abord fixée au lundi de Pentecôte, elle est aujourd'hui généralement compensée par le sacrifice d'un des jours de congés compensateurs de la réduction du temps de travail, pour ceux qui en bénéficient. Evidemment, elle ne pèse ainsi que sur les salariés – seuls à assumer la solidarité nationale – et non sur les professions libérales ou sur les retraités qui ne sont pas tous pauvres.

Parmi les autres pistes évoquées, le gouvernement pourrait revoir à la hausse l'imposition des grandes sociétés ou créer une TVA intermédiaire à 7% pour le BTP, les transports, les services à domicile ou la restauration, par exemple. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, a ainsi plaidé, samedi à Bordeaux, pour «qu'on réfléchisse» à une hausse éventuelle de la TVA. «Je ne veux pas défendre la TVA. Je voudrais simplement qu'on réfléchisse (à cette hausse) et qu'on sorte un peu des idées toutes faites en disant que la TVA est un mauvais impôt», a-t-il déclaré. L'idée avait été évoquée par le journal Le Monde avant d'être démentie par le gouvernement qui craint qu'une hausse pénalise la consommation et donc la possibilité d'une reprise économique. Contrairement à l'impôt sur le revenu, progressif et qui adapte la contribution de chacun à ses moyens, la TVA touche indifféremment tous les consommateurs et donc pèse plus lourdement, en proportion, sur les plus pauvres.

Mais sa réflexion est autre, car la TVA s'applique à ceux qui font des affaires en France, qu'ils soient Français ou étrangers: «Est-ce qu'on n'a pas besoin aujourd'hui, si l'on veut lutter contre les délocalisations, d'avoir un impôt qui corrige le poids de nos charges sociales, qui favorise nos exportations et qui n'encourage pas les importations ? (...) Si la TVA permet à notre pays de reconquérir des parts de marché à l'international, en particulier, c'est bon pour l'emploi», a-t-il expliqué.

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