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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:20

La réaction d'une certaine partie de la classe politique et des commentateurs (ce matin, les questions posées par la journaliste de France Info à une députée socialiste d'origine grecque étaient déroutantes d'indignation) devant la décision de Papandréou d'organiser un référendum pour demander au peuple grec son avis sur des décisions prises jusqu'à présent sans qu'il soit vraiment consulté, en dit long sur cette peur du peuple toujours vive au sein même de régimes qui se prétendent démocratiques. Le peuple représente toujours un danger potentiel, il est le pôle de l'irrationalité, il est le risque de l'irruption de la violence et du désordre : le mouvement populaire est redoutable, parce qu'il n'obéit jamais à ce que les élites considèrent comme l'évidence même. Il n'a droit à la parole que lors des élections - le reste du temps, il ne parle pas, il "braille", selon la formule du ministre Darcos et personne de responsable ne songe à l'entendre, sauf à être taxé de populisme -, il donne sa voix et du même coup quelqu'un parle à sa place et il n'est jamais acquis que sa parole soit fidèlement répercutée dans les Assemblées : par exemple, il dit non et l'on fait comme s'il avait dit oui ; ou on lui repose la question jusqu'à ce qu'il l'ait bien comprise et réponde comme on veut qu'il réponde. Que le peuple se batte pour défendre des intérêts qui ne sont pas ceux des tenants du pouvoir montre bien qu'il n'a jamais atteint l'âge de raison - laisserait-on un enfant décider de son avenir ? ! et lorsque, au cours de l'histoire, c'est lui qui s'est levé pour défendre l'intérêt de la nation elle-même, alors que les prétendues élitesdans leur grande majorité, trahissaient allègrement, on se hâte d'oublier tout cela et de restaurer un régime favorable aux riches, de désarmer le peuple et de le renvoyer au travail.

        Cette peur du peuple, c'est bien elle qui a transformé la dictature du prolétariat en dictature sur le prolétariat. C'est bien elle qui, intériorisée dans nos démocraties, est le ressort de cette apathie qui nourrit une délégation paresseuse de la volonté populaire ou un désintérêt croissant à l'égard d'un jeu politique qui apparait de plus en plus pipé.

        Pour que le peuple cesse de faire peur, il conviendrait qu'il n'ait plus peur de lui-même et qu'il fasse entendre sa voix trop longtemps confisquée : une autre voie politique pourrait ainsi s'ouvrir qui serait celle d'une véritable démocratie.

 

 

                                                                                ******************************

 

Quelques  commentaires:

Rien n'empêche de faire de ce référendum un moment de basculement. si ce
n'est le crédo, usant, de l'impuissance...Que Papendréou ait des
arrières pensées, c'est sûr. Chirac en avait aussi en 2005. Mais
l'action humaine, et en particulier politique, a cela de fantastique et
de terrifiant à la fois : elle échappe à ses auteurs et provoque de
l'imprévisible. Nous étions dans "chronique d'une mort annoncée" Ce
référendum, provoqué par les mouvements des indignés et les renforçant,
est une nouvelle fantastique un 1er novembre : faisons en la première
pierre de l'enterrement du néolibéralisme et du capitalisme...

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:14

LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.11 | 09h11   •  Mis à jour le 02.11.11 | 11h56

 
 

 

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 20 juin 2011.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le 20 juin 2011.AP/Sebastian Scheiner

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la défense, Ehoud Barak, tentent de lever l'opposition d'une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes, a indiqué, mercredi 2 novembre, le quotidien Haaretz.

Lundi, M. Barak avait démenti des informations des médias israéliens selon lesquelles il aurait d'ores et déjà pris la décision avec M. Nétanyahou d'attaquer l'Iran, malgré l'opposition des chefs de l'armée et du renseignement. Selon le journal israélien, la majorité des membres du "forum" des huit ministres les plus importants, est, elle aussi, opposée à une telle opération. Seuls MM. Nétanyahou, Barak et le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman soutiennent "l'option militaire" contre l'Iran.

 PRESSIONS ÉCONOMIQUES

En revanche, le ministre de l'intérieur et chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Elie Yishaï, Dan Méridor (ministre chargé des services de renseignement), Benny Begin (ministre sans portefeuille), Moshé Yaalon (ministre chargé des affaires stratégiques) et Youval Steinitz (finances) sont contre. Selon ces opposants, Israël doit continuer à tenter de mobiliser les pays occidentaux pour exercer des pressions économiques sur l'Iran dans la mesure où l'Etat hébreu ne peut pas se permettre d'agir militairement seul sans coordination avec les Etats-Unis.

Haaretz, citant des ministres et des hauts responsables de la défense et des affaires étrangères, affirme que le rapport que doit rendre public l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) le 8 novembre sur le programme nucléaire iranien aura "une influence décisive" sur le gouvernement israélien.

Israël, ennemi juré de la République islamique d'Iran, et les pays occidentaux accusent cette dernière de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément. L'Etat hébreu est considéré comme une puissance atomique dans la région mais il n'a jamais ni confirmé ni nié avoir des têtes nucléaires.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:11

LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.11 | 09h18

 
 

 

Un Thaïlandais pagaie dans une rue inondée dans le nord de Bangkok, en Thaïlande, le 23 octobre 2011.

Un Thaïlandais pagaie dans une rue inondée dans le nord de Bangkok, en Thaïlande, le 23 octobre 2011.REUTERS/BAZUKI MUHAMMAD

Au moins 427 personnes ont été tuées dans les inondations historiques qui ravagent la Thaïlande depuis trois mois, soit une augmentation de plus de 40 morts par rapport au bilan de mardi 1er novembre, ont indiqué mercredi les autorités. Mardi, elles avaient fait état de 385 morts. Le bilan officiel ne compte jusqu'à présent aucun décès à Bangkok, dont plusieurs quartiers dans le nord et l'ouest de la ville sont noyés depuis plus d'une semaine, parfois sous plus d'un mètre d'eau.

Le centre d'affaires et financier de la mégalopole de 12 millions d'habitants est, en revanche, toujours au sec. Une situation qui amène de plus en plus d'habitants de la périphérie touchée à accuser les autorités de les avoir sacrifiés pour sauver le cœur stratégique de la ville.

La premier ministre, Yingluck Shinawatra, et la municipalité de Bangkok se sont opposés sur la meilleure façon d'évacuer les énormes masses d'eau accumulées dans le nord de la ville après une mousson particulièrement abondante. Yingluck a notamment cédé à la demande d'habitants en ouvrant des écluses pour réduire le niveau d'eau de leurs quartiers. Une décision que le gouverneur de Bangkok a jugée dangereuse pour certaines zones industrielles.

PAS D'ÉTAT D'URGENCE

La chef de l'Etat a également refusé la demande de l'opposition de déclarer l'état d'urgence, qui donnerait plus de pouvoir aux militaires face aux protestations des habitants. Le puissant chef de l'armée a également rejeté mercredi cette éventualité. "Utiliser la loi spéciale provoquera une confrontation entre la population et les soldats", a-t-il déclaré aux journalistes.
 

"Tout sera résolu d'ici à décembre. Le problème actuel est de savoir comment évacuer l'eau rapidement alors que des digues et des barrières ont été détruites à certains endroits. Si les gens ne permettent pas à l'eau de passer, alors il y a un problème et les inondations dureront et les gens souffriront davantage", a-t-il ajouté. Les inondations, les pires depuis des décennies, ont affecté des millions de personnes, principalement dans le nord et le centre du pays.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 11:08

LEMONDE.FR avec AFP | 02.11.11 | 06h54   •  Mis à jour le 02.11.11 | 08h28

 
 

 

Vue aérienne du réacteur n° 1 de Fukushima, le 10 avril.

Vue aérienne du réacteur n° 1 de Fukushima, le 10 avril.AFP/HO

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, au Japon, a annoncé, mercredi 2 novembre, qu'il avait commencé à injecter un mélange d'eau et d'acide borique dans l'un des réacteurs, où une nouvelle réaction de fission nucléaire pourrait s'être produite. Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé qu'il s'agissait du réacteur numéro 2 de la centrale Fukushima Dai-Ichi, gravement endommagée par un séisme et un tsunami le 11 mars 2011.
 

"Nous ne pouvons pas écarter la possibilité d'une réaction de fission nucléaire localisée", a déclaré le porte-parole de Tepco, Hiroki Kawamata, ajoutant que l'injection de ces produits était une mesure de précaution. La fission nucléaire est le processus qui se produit habituellement dans les réacteurs atomiques, mais de façon contrôlée, ce qui n'est pas le cas à Fukushima. Tepco affirme toutefois que la température et la pression à l'intérieur du réacteur, ainsi que le niveau des radiations, n'avaient pas grandement changé.

Trois des six réacteurs de Fukushima Dai-Ichi ont été endommagés, de même que la piscine du quatrième, après la rupture de leur alimentation électrique et l'arrêt de leur système de refroidissement, accidents provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars.

Les craintes d'un redémarrage de fission nucléaire sont apparues après la découverte de gaz xenon 133 et 135, lesquels sont générés lors d'une fission nucléaire. Ces résultats doivent toutefois être confirmés.

Ces substances ayant une durée de vie radioactive courte – cinq jours pour le xenon 133 et neuf heures pour le xenon 135 –, la fission qui les a dégagées est forcément intervenue très récemment. Cette nouvelle avarie intervient alors que, grâce aux mesures prises depuis des mois pour refroidir les réacteurs, les températures au fond des cuves ont été ramenées depuis plusieurs semaines sous 100 °C, condition sine qua non pour parvenir à "un arrêt à froid d'ici à la fin de l'année", selon les objectifs visés.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:47
 

 

 

Le peuple grec debout contre l’Union européenne.

M Papandréou annonce qu’il va consulter le peuple grec et c’est la panique et l’effroi dans toutes les capitales européennes.

Sarkozy est consterné, ce qui est une excellente nouvelle et une marque de lucidité, les Dieux de la Grèce vont le foudroyer.

Une nuit entière à comploter, un accord de brigands entre Sarkozy et Merkel, les banques sauvées et les peuples d’Europe condamnés à payer pour la ruine de la Grèce, tout est à refaire, tout est annulé.

Ils avaient tout prévu, privatisations, licenciements de fonctionnaires, baisse des salaires et des pensions,un pays entier vendu aux enchères et tout un peuple plongé dans la misère.

Ils avaient tout prévu, sauf le soulèvement du peuple grec, sauf deux jours de grève générale insurrectionnelle, le 19 et le 20 Octobre.

Pendant ces 48 heures où le destin de l’Europe a basculé, la grève a été totale, jusque dans les plus petites îles, le pays entier paralysé et soulevé, entreprises, commerces, administrations, pendant ces deux jours tout s’est arrêté.

La presse la plus hostile doit le reconnaître, les manifestations ont été les les plus importantes de l’Histoire du pays ; pas une horde, pas une populace excitée, des cortèges massifs, en rangs serrés derrière les banderoles des syndicats, tous unis, sans qu’aucun ne puisse s’opposer à la volonté puissante de l’unité, une leçon à méditer pour nous tous.

La puissance de ces manifestations n’était pas seulement dans le nombre, les mêmes mots d’ordre parcouraient tous les cortèges et sont devenus le manifeste du peuple grec.

-Prenez votre mémorandum et barrez-vous ! Ouste !

-A bas le FMI ! A bas l’Union européenne !

-Le peuple en colère exige le départ du gouvernement,de l’Union européenne et du FMI !

Ces mots d’ordre n’étaient pas ceux d’une bande d’agités, mais ceux qui rassemblaient tous ceux qui manifestaient ; ils étaient repris dans les cortèges des syndicats du Public et du Privé, ADEPY et GSEE et même dans ceux de la fraction syndicale du PKE

Une foule immense est rassemblée Place Syntagma,face au Parlement qui doit voter un nouveau Plan de restrictions et de sacrifices

-Traitres, traitres ! hurle la foule en direction des députés qui arrivent, le PASOK se disloque, il est passée en quelques mois de 200 000 à 20 000 militants, sa fraction syndicale s’est solidarisée avec les manifestants et réclame le retrait du Plan.

Ce n’est pas seulement le PASOK qui est au bord de l’explosion, c’est tout l’appareil de l’État, les ministères sont occupés et paralysés, dont certains depuis des semaines

Les syndicats du Ministère de l’Intérieur ont pris le contrôle du bâtiment, ils en bloquent l’accès et paralysent son activité.

Dans les écoles, les lycées et les universités, chaque journée commence par une assemblée générale.

Le Vendredi 28 Octobre est appelé en Grèce le jour du Non, le Non à l’agression fasciste et nazie, c’est le jour de la Fête Nationale qui commémore l’entrée du peuple grec dans la résistance, ce fut ce 28 Octobre, le jour du Non au diktat de la Troïka, à Thessalonique la foule a empêché le déroulement du défilé militaire, envahi la tribune officielle, obligeant le Président Papoulias à fuir sous les huées et les crachats…

Oui, c’est bien d’un soulèvement qu’il s’agit en Grèce, contraignant Papandréou à organiser un referendum.

Dans les sommets de l’Union européenne et à la direction des Partis qui se sont soumis à la dictature de la Dette, tous expriment leur crainte de voir le peuple grec se rassembler dans le NON qui ébranlerait toute l’ Europe.

Pour les travailleurs d’ Europe au contraire, les évènements de Grèce sont un encouragement et un signal, celui du soulèvement général contre l’Union européenne.

Depuis des mois, les travailleurs inquiets voyaient leur avenir dans le sort qui était fait à la Grèce, nous regardons maintenant vers la Grèce avec l’espoir que le chemin qui s’ouvre est celui de la victoire.

Nous regardons vers la Grèce et nous que la peur est en train de changer de camp, que nous pouvons gagner, nous pouvons les faire reculer, les chasser avec tous leurs plans de misère et de pillage.

VIVE LES TRAVAILLEURS ET LE PEUPLE GREC !

QUE LE NON RETENTISSE DANS TOUTE L’ EUROPE !

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:42

équipe Actualutte octobre 31, 2011

 

Par Pierre Fetet sur Fukushima.over-blog.fr
Qu’il aurait été agréable d’annoncer une reprise en main de la situation… Mais il ne faut pas rêver. La catastrophe nucléaire, même si certains ont tendance à l’oublier ou à la minimiser, est toujours en cours au Japon : la centrale continue de relâcher ses radionucléides dans l’environnement ‒ air, terre, eau ‒, le territoire japonais continue à être contaminé jusqu’aux portes de Tokyo, et la majeure partie de la population continue à vivre comme si de rien n’était alors que certains points chauds montrent des taux de radioactivité supérieurs aux zones évacuées dans la région de Tchernobyl.
Cet article ne prétend pas faire un point exhaustif de la situation, mais propose simplement de faire le tour de l’actualité en cette fin d’octobre.
1. Etat de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
D’abord, une petite visite s’impose. C’était le 22 octobre, belle journée ensoleillée d’automne. C’est Tepco qui filme. C’est beau, c’est propre, les liquidateurs ont bien travaillé, au risque de leur vie (ils sont actuellement 3000 employés sur le site). On filme essentiellement ce qui ne fâche pas : seulement 10 secondes pour les réacteurs accidentés sur un total de 6 minutes 25. On oublierait presque la radioactivité ambiante…

 

 

 

D’après Tepco, la situation s’améliore et serait presque maîtrisée : ils auraient réussi à faire un « arrêt à froid », comme ils disent dans leur jargon, des réacteurs accidentés. En fait, cela signifie une température « inférieure à 100°C » (lien). Donc de l’eau frémissante à 99°C, pour eux ça ne compte pas. Bertrand Barré (Areva) va plus loin : il affirme que « Les cœurs qui ont fondu sont resolidifiés et sont refroidis » (lien). Impressionnant. Mais on ne sait toujours pas comment il sait ça !
Sinon, rien n’a changé au réacteur n°1, il est toujours aussi radioactif au niveau du sous-sol : 3 juin, 4000 mSv/h (vidéo) ; 13 octobre, 4700 mSv/h (lien). Quant au 2èmeétage, ce n’est pas mieux : août, 5000 mSV/h. La toile qu’ils ont installée autour du bâtiment ne changera quasiment rien, sinon de redorer l’image même de Tepco.
nouveau1
Une toile recouvre maintenant le bâtiment du réacteur n°1
La centrale, selon Tepco, dégagerait aujourd’hui moins de radioactivité que le mois dernier ; on peut évidemment s’en réjouir, mais tout de même, elle crache encore 2,4 milliards de becquerels chaque jour (lien). Cette vidéo de la webcam de la centrale nous montre que de la vapeur continue à se dégager de la centrale de manière abondante (début de l’évènement à 1:08, correspondant à 17h22 le 22 octobre 2011) :
Et les hotspots trouvés récemment dans la banlieue de Tokyo confirment que ces dégagements peuvent se rabattre sur les terres à partir du moment où le vent les pousse vers le sud.
Le problème de l’accumulation de l’eau hautement contaminée sur le site reste entier. Il y aurait actuellement 175 000 tonnes d’eau radioactive stockée sur le site, essentiellement dans les sous-sols. Tepco a constaté que le pompage de l’eau des sous-sols était inefficace car ils sont situés sous le niveau de la nappe phréatique,dans la roche sédimentaire aquifère. Dès que le niveau baisse, l’eau arrive de nouveau par le jeu des fissures. La centrale est devenue un puits infernal, car l’eau arrive en permanence : 200 à 500 tonnes par jour selon Tepco. C’est le tonneau des Danaïdes inversé. Les hommes sont désormais condamnés à vider un trou qui se remplit. Mais l’eau qu’on en retire est mortelle. Tepco ne sait plus quoi en faire, au point de l’éliminer en arrosant du bois pour éviter un improbable incendie… (lien).
arrosage-bois-tepco.png
Arrosage de bois avec de l’eau contaminée
L’enjeu aujourd’hui est de prévoir une installation pérenne qui va pouvoir traiter cette eau de manière constante durant des dizaines d’années, sans que cela n’affecte l’environnement.
2. Contamination du Japon
D’après le dernier rapport de l’IRSN du 27 septembre 2011, « depuis le 1er juillet, les concentrations en radionucléides dans les produits végétaux terrestres ont continué de présenter une tendance générale à la baisse ». Certes, mais il faut savoir que les radionucléides ne disparaissent pas pour autant, ils se déplacent. Et ils peuvent se concentrer ailleurs.
En fait, la contamination se répand partout dans le Japon. Dans l’alimentation, dans le sol, dans les matériaux. La pollution ne se limite pas à la préfecture de Fukushima car les nuages ne connaissent pas les limites administratives et les vents sont capricieux. Les cendres d’incinération, si elles ne dépassent pas 8000 Bq/kg, peuvent être réemployées dans les matériaux de construction, en particulier le ciment. Par exemple, un morceau de panneau de béton vient d’être découvert dans le nord de Tochigi (lien) avec une radioactivité de 2,5 µSv/h, soit 50 fois la radioactivité habituelle (1).

 

 

Mesure d’un hotspot à Kashiwa du 24 octobre : plus de 11 µSv/h, soit 100 mSv/an.

Kashiwa est une ville de 400 000 habitants à 200 km de la centrale de Fukushima Daiichi. C’est la banlieue de Tokyo. On y détecte aujourd’hui de nombreux points chauds, essentiellement dans les caniveaux et sous les arbres à larges feuillages. La plus importante mesure a été 57,5 µSv/h, ce qui correspond à plus de 1000 fois la radioactivité habituelle… A Tchernobyl, on a évacué des territoires pour moins que ça.
D’après les échantillons de terre analysés par la mairie de Kashiwa (lien), la pollution provient bien de la centrale de Fukushima (présence abondante de Césium 134) et elle serait relativement récente (lien). 276 000 Bq/kg de césium pour un de ces prélèvements, c’est très inquiétant, et cela confirme une nouvelle fois que la centrale continue à polluer le Japon, même très loin de la source.

kishawa

Recherche de points chauds par les autorités
D’après les principes des nucléophiles, pour réduire la radioactivité, il faut la diluer. Alors après que Tepco ait généreusement dilué dans le Pacifique la radioactivité de l’eau polluée provenant de la centrale (et ce n’est pas fini, la côte est du Japon continue d’être polluée par la centrale : lien), le gouvernement la dilue maintenant dans l’environnement : comme on ne sait plus quoi faire des déchets radioactifs (terre : 29 millions de mètres cube ; cendres ; boues), on va les répandre partout dans le Japon : l’Agence forestière autorise dorénavant les municipalités à enterrer dans les forêts domaniales les sols radioactifs provenant des zones contaminées (lien). Le Japon est donc condamné par son propre gouvernement à voir la radioactivité ambiante augmenter avec le temps, avec à la clé de nombreuses décharges de déchets radioactifs. Inodores. Invisibles. Incontrôlables à long terme… et avec quels effets sur la santé ?
décharge secrète
Décharge secrète de déchets radioactifs de Fukushima (source)
3. Intérêt des scientifiques
Les forums scientifiques français, comme les médias en général, se désintéressent petit à petit de Fukushima. Par exemple sur Futura Sciences, le principal fil de discussion sur l’explosion de Fukushima a été fermé, et le fil d’actualités n’apporte plus d’info depuis plus de deux semaines. En France doit-on s’en étonner ?
Pourtant les sujets de recherche et les questionnements concernant la catastrophe pourraient être nombreux si on s’y intéressait un tant soit peu. On pourrait aussi imaginer des forums de consensus, où des scientifiques pourraient débattre sur un sujet polémique, en acceptant d’avancer point par point vers une acceptation commune d’un fait. Au lieu de cela, même si les discussions sont souvent de bon niveau, on déplore parfois du mépris vis-à-vis des amateurs ou du dédain envers des autodidactes. Et ce sans parler des trolls, ces intervenants professionnels qui viennent perturber des débats dès qu’ils deviennent intéressants.
Et au-delà de la France, que penser du site Physics Forums où l’on fustige les rares scientifiques qui prennent position et qui informent sur Fukushima, tels Arnie Gundersen et Chris Busby ? (2)
Le monde scientifique est ainsi quasi muet sur la catastrophe de Fukushima.L’appel lancé par Harry Bernas en avril n’a guère eu de suite. Bien sûr il y a les sites militants de l’Acro, de la Criirad, de l’Aipri, ou le blog exemplaire de Dominique Leglu, Sciences pour vous et moi. Mais mis à part le dossier spécial de Science & Vie sorti en avril, « Fukushima. Ce qui s’est vraiment passé », les publications sont rares. Il faut dire qu’en France, les experts en nucléaire sont souvent salariés de la filière nucléaire. Les 48 000 employés d’Areva n’ont donc pas intérêt à aller contre le discours officiel ou à faire des vagues. N’avez-vous pas remarqué que souvent, ce sont des retraités ou des personnes anonymées qui s’expriment le plus facilement ? Aussi, le citoyen intéressé par la physique nucléaire a tout intérêt à s’informer par des réseaux indépendants du groupe industriel, tout en gardant un esprit critique.
Au Japon, le CRMS, association de citoyens qui font des mesures indépendantes de la radioactivité, a organisé une conférence sur le thème « A qui appartient le débat scientifique ? » The Japan Times reprend dans un long article l’essentiel de leurs discussions (lien, langue anglaise).
4. Radioprotection
Au Japon, les règles de radioprotection ne semblent pas être les mêmes qu’ailleurs. Après l’accident, on a commencé par relever les limites de doses. On se souvient en particulier du tollé provoqué en avril par la décision d’une limite de 20 mSv/an pour les enfants de Fukushima. Les consignes de prise de pastille d’iode n’ont pas été données assez rapidement. On décontamine les sols et les maisons avec des outils et des protections rudimentaires
En France, s’il y avait un accident, il n’en serait pas autrement. La population n’est pas formée pour subir un désastre nucléaire. Vu le taux élevé de réacteurs nucléaires sur le territoire français, il serait souhaitable que chaque élève reçoive une formation minimum sur la radioactivité afin de connaître les gestes qui sauvent en cas de catastrophe.
decontamination-en-famille.png
Décontamination d’un terrain scolaire en famille : consternant !
Suite à la catastrophe de Fukushima, un appel à projet a été lancé conjointement par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et le JST (Japan Science and Technology Agency) qui invite les chercheurs Français et Japonais à étudier conjointement tous les aspects du tremblement de terre du 11 mars 2011 au Japon… à l’exclusion de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. La recherche française est donc manipulée par le lobby atomique qui ne souhaite absolument pas que l’on travaille sur l’effet des faibles doses sur la santé humaine (lien). Pour quelle raison ?
5. Mobilisation de la population japonaise
Il y avait un impressionnant dispositif policier lors de la manifestation antinucléaire organisée à Tokyo le 15 octobre dernier. On peut le constater sur cette vidéo (c’est vrai que l’énergie nucléaire implique une société policière) :

 

 

Malgré tout, la pression populaire ne faiblit pas. Les Japonais sont majoritairement opposés à la poursuite de l’utilisation de l’énergie nucléaire et ils le font savoir par des jeûnes, des manifestations et des occupations symboliques. La manifestation du 19 septembre, rassemblant 60 000 personnes à Tokyo, a été la plus démonstrative dans ce pays où traditionnellement, on n’a pas l’habitude de sortir dans la rue.
manif5
Manifestation du 15 octobre à Tokyo
La mobilisation continue avec l’action des 100 femmes de Fukushima qui commence aujourd’hui à Tokyo.

 

 

6. Actions humanitaires
Le gouvernement japonais espère faire revenir aussi vite que possible les 80 000 réfugiés qui habitaient dans un rayon de 20 km autour de la centrale. Pourtant ce territoire est fortement contaminé par le césium qui a une période radioactive de trente ans. La gestion de la catastrophe est étrange, entre le déni du danger et la désinformation.
Bientôt un mois que le gouvernement a demandé aux réfugiés de la zone rouge (20-30 km) de rentrer chez eux. C’est terrible. Dans cette zone encore contaminée, un certain Monsieur Odome s’organise pour distribuer de la nourriture aux habitants démunis, la plupart des magasins étant fermés.
Un soutien s’organise en France pour l’aider.
Plus de renseignements ici :
odome2
M. Odome en pleine action
Des Japonais ont commencé à quitter leur pays. Si vous souhaitez accueillir l’un d’eux, ou si vous habitez au Japon et souhaitez partir, vous trouverez des moyens de vous faire connaître en lisant l’une de ces pages :
7. Et les coriums dans tout ça ?
On n’a pas fini de parler de cette matière qui empoisonne la vie des nucléophiles, et plus généralement la vie humaine tout court. Tepco a bien avoué (l’opérateur finit toujours par avouer !) qu’il avait fait une estimation fin mars de la descente du corium (lien) ; mais comment être sûr de leurs conclusions en sachant que chaque expérience sur le sujet mène à des résultats différents ?
Alors qu’en France tout le monde se fout de ce qui s’est réellement passé, le CEA fait sa pub sur la sûreté nucléaire avec un dossier écrit par Claire ABOU dans « Les défis du CEA » n° 163, intitulé « Au cœur du corium ».
coulee.jpgDans cet article consacré au corium, on vante les mérites de la recherche nécessaire pour augmenter la sûreté. Mais ce que l’article ne dit pas, c’est que les expériences ne peuvent atteindre les températures et les masses de combustible en cause dans l’accident de Fukushima, ce qui explique que le monde nucléaire soit muet sur le sujet des coriums de Fukushima : on ne peut pas communiquer sur quelque chose qu’on ne sait pas modéliser ! L’article ne dit pas non plus que même avec des instituts de recherche, l’accident majeur finit toujours par arriver. Dommage que les centrales ne soient pas sûres AVANT les « accidents » !
Une question reste en suspens : pourquoi Bertrand Barré n’a-t-il pas été interviewé dans ce dossier ? C’est pourtant l’expert qui semble le mieux informé. Pourquoi n’en dit-il pas plus ? Et pourquoi aucun journaliste ne lui demande de s’expliquer ?
—————————————–
(1) En France, il faudra rester très vigilant pour que cela ne se produise pas, car il existe une pression et une possibilité pour que les déchets radioactifs de faible activité soient recyclés dans les matériaux de construction ou même les casseroles. Ce n’est pas une blague, voyez vous-mêmes le dossier de la Criirad sur ce sujet : Mobilisation contre l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation et les matériaux de construction. La dilution de la radioactivité dans l’environnement reste un objectif des industriels de l’atome. Mais cette pratique qui au final aboutit à un accroissement du bruit de fond radioactif nie les effets de la radioactivité à faible dose sur la santé.
(2) J’ai moi-même été banni de ce forum scientifique après avoir proposé un lien vers mon article sur le corium. On voit là toute l’ouverture d’esprit de certains scientifiques assis sur leurs principes, et soumis aux intérêts du lobby atomique.
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:34
AgoraVox - par Patrick Samba mardi 1er novembre 2011 - 
 

A l’encontre des Indignés présents à Paris du 17 au 22 septembre, l’Etat français a décidé de frapper fort.

Après avoir envoyé ses représentants de l’Ordre interpeler de manière violente les Indignados et les Indignés sur les trottoirs de St Germain à Paris dans la soirée du 19 septembre, puis une nouvelle fois le 21 septembre place de la Bourse, l’Etat représenté par la procureure de la République Laurence Dané, a sorti une artillerie judiciaire plutôt lourde ce lundi 31 octobre au matin à la 29e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

La sévérité des peines requises sont apparues non seulement disproportionnées, mais également injustifiées à différents observateurs.

Comment faut-il comprendre une telle attitude, que certains déjà sont enclins à interpréter comme une véritable « déclaration de guerre » ?

 Est-elle le résultat d’une réaction de panique du gouvernement traduisant sa peur d’Indignés non-violents ? Cela peut au premier regard apparaitre surprenant, même si l’on ne peut exclure une telle hypothèse au vu des évènements violents qui se déroulent en Grèce, des mobilisations spectaculaires espagnoles, des déstabilisations institutionnelles générées par les Indignés anglais, de l’ampleur des répercussions de l’occupation de Wall Street ; entre autres évènements.

Mais peut-être faut-il y voir la volonté de continuer à étouffer dans l’œuf, quitte à tomber de manière plus ou moins assumée dans l’outrance, toute tentative d’expression de l’indignation en France, et notamment à Paris. En somme un message fort adressé aux indignés parisiens et français qui appellent à occuper la Défense à partir du 4 novembre.http://www.occuponsladefense.net/

 

Pourtant une telle option est manifestement très risquée. Tout d’abord parce que chaque mesure d’intimidation ou de violence policière s’est jusqu’à présent soldée par un regain de détermination des Indignés que ce soit à Paris, ou encore à Bruxelles. Ensuite parce que les partis politiques de Gauche, notamment le NPA et EELV, dont les candidats aux présidentielles monopolisent actuellement les studios de télévision et de radio, multiplient les déclarations de sympathie en direction des Indignés.

Et pourtant il faut bien constater que la décision d’une éventuelle spirale de l’oppression semble avoir été prise, accompagnée d’une tentative d’escamotage et de diversion médiatique sur le thème de l’insécurité en banlieue. En effet ce n’est évidemment pas un hasard si Claude Guéant, actuel Ministre de l’Intérieur, a fait la une des JT après s’être déplacé ce même lundi 31 au matin à St-Ouen pour annoncer qu’il allait « nettoyer » les quartiers de leurs dealers de drogue.

Sur la foi de ces observations il n’est peut-être pas abusif de penser que nous entrons de la part du gouvernement dans une phase préoccupante de radicalisation. Comme à l’époque de la réforme des retraites, les signes d’intimidation alors adressées aux dirigeants syndicaux produiront-elles le même effet sur la détermination des Indignés ?

Pour ceux et celles qui souhaiteraient prendre le temps d’une connaissance plus précise des évènements, revenons plus en détail sur les faits :

 Le lundi 19 septembre au soir, soit deux jours après la grande manifestation officielle qui s’était déroulée le samedi 17 dans l’après-midi de la Cité Universitaire à la place de la Bastille, emmenée par les Indignés venus à pied par trois routes différentes de Madrid, Toulouse et Barcelone, une première intervention policière a lieu boulevard St Germain.

 Un des marcheurs relate les faits en ces termes : « Vers 19H00 tous les marcheurs se sont mis en route, sans bloquer la circulation et en marchant sur les trottoirs. Le déplacement se voyait festif et en chanson comme à l'habitude. Un premier cordon de police est venu s'interposer devant les marcheurs pour bloquer le passage dans le quartier de Saint-Germain. Les coups de matraques et le gaz lacrymogène ont commencé à tomber sans sommation sur ceux qui tentaient d'avancer sur la voie publique, et le groupe s'est retrouvé encerclé au niveau du 139 boulevard St Germain, la police signifiant que tous allaient être soumis à un contrôle d'identité sous le motif de manifestation illégale.

Face au refus de faire le contrôle sur place, tous se sont assis et liés sur place en forme de protestation. Le sitting est resté non-violent et pacifique comme à l'habitude. La violence démesurée employée par la police (qui est censée protéger et servir le citoyen) sur les marcheurs pris en étau reste incompréhensible. Un des marcheurs est resté inconscient de nombreuse minutes, sans aucune aide des forces de l'ordre qui était plus préoccupés à éloigner les passants choqués par une telle démonstration de violence. Malgré les coups de pied, de genou, insultes, utilisation de gaz directement dans les yeux, tous ont résisté plus de deux heures avant d'être conduits dans différents commissariats pour y effectuer le fameux contrôle d'identité. Trois blessés ont été également évacués vers l'hôpital. »

Le 21 septembre, après avoir été brinqueballés depuis leur arrivée le 17 dans divers points de Paris et de sa banlieue proche, les Indignés quittent Bercy. Notre marcheur raconte : « Vers la fin d'après midi, les marcheurs ont quitté Bercy, en file indienne et en silence pour répondre aux violences policières qui avaient eu lieu deux jours plus tôt. Le signal envoyé était fort, il ne s'agissait pas d'une manifestation mais bien d'un déplacement vers un autre lieu devant les passants surpris devant ce cortège. Pendant ce temps à Notre Dame, 3 camions de police et un autobus attendaient les indignés. Un appel à la presse avait été fait pour Notre Dame, mais au vu des circonstances d'accueil plus que probables sur place, et ayant toujours à l'esprit les événements du 19 septembre, les marcheurs ont décidé de tenir l'assemblée Place de la Bourse.

Les indignés se sont assis par terre devant l'édifice de France Presse juste à coté de la Bourse. Très vite les gendarmes sont arrivés sur place et les ont encerclés. L'assemblée a quand même commencé sans prêter attention au large dispositif qui était en train de se mettre en place autour. De plus en plus de policiers ont commencé à arriver, mais aussi des citoyens et des caméras. Un streaming a été mis en place pour permettre de suivre ce qu'il se passait en temps réel.

Une première personne a été interpellée pour motif de manifestation illégale et emmenée pour un contrôle d'identité. Les indignés sur place se sont donc mis à résister pacifiquement demandant la libération de leur compagnon. Les gendarmes ont donc commencé à interpeler toutes les personnes qui étaient encerclées, parfois avec violence. Un blessé a été constaté, les pompiers n'ont pu intervenir pour le secourir, empêchés par les forces de l'ordre.

Les indignés semble avoir été interpellés par une brigade spéciale chargée de la sécurité du territoire. On leur reproche de ne pas avoir respecté deux lois : la loi du port du voile, et une nouvelle loi interdisant aux gens de s'assoir pour prier dans les lieux publics. Ceci est bien la preuve que les autorités ne savent pas quoi inventer pour empêcher le bon déroulement de la marche à Paris.

Les indignés sont un collectif pacifiste et non-violent et ont organisés beaucoup de manifestations et d'assemblées sans vandalisme et violence depuis le début du mouvement. Les indignés ne prient pas, ils s'assoient sur les places publiques pour discuter et échanger des idées. Les indignés ne se cachent pas et n'ont rien à cacher. Leurs déguisements ne comportent aucun signe religieux. »

 

Voilà donc les faits présentés par l’un des protagonistes. Que s’est-il ensuite passé dans ce fameux bus dont la « détérioration » a valu à 11 Indignés d’être poursuivis devant la 29e chambre correctionnelle ? Apparemment certains d’entre eux ayant appuyé la paume de leurs mains sur les vitres du bus ont descellé l’une d’entre elles, ce qui semble en dire long sur l’état d’entretien des véhicules de la Police…

 

Et nous arrivons à la matinée du lundi 31 octobre. Celle-ci relatée par l’AFP est lisible à l'adresse suivante : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j_RmVEUCpmxX1ghr-hlGXvnSo4wQ?docId=CNG.de7aa592e34150fef26338132d0fba2b.371

 

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:28

planet.fr -Le 01/11/2011 à 21:00 - AFP

 
©AFP / Gali Tibbon
 
JERUSALEM (AFP) © 2011 AFP Par Jean-Luc RENAUDIE

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé mardi soir d'accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée et de geler provisoirement le transfert de fonds aux Palestiniens en guise de rétorsion après leur admission à l'Unesco.

"Ces mesures ont été prises à l'issue d'une première réunion du forum des huit (principaux) ministres. Une prochaine réunion discutera de futures mesures", a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre.

Les Palestiniens ont immédiatement dénoncé ces sanctions israéliennes en accusant le gouvernement Netanyahu d'"accélérer la destruction du processus de paix".

"Nous allons construire 2.000 logements, dont 1.650 logements à Jérusalem, et le reste dans les implantations de Maalé Adoumim et d'Efrat (au sud de Bethléem en Cisjordanie)", a déclaré un haut responsable gouvernemental israélien à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

"Il a également été décidé de geler à titre provisoire, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise, les transferts de fonds destinés à l'Autorité palestinienne", a ajouté ce responsable.

Ces fonds, d'un montant d'environ 50 millions de dollars par mois, correspondent au remboursement des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés aux Palestiniens qui transitent par les ports et aéroports israéliens.

Ils assurent 30% du budget de l'Autorité palestinienne et permettent de payer 140.000 fonctionnaires palestiniens.

"Il n'est pas possible d'exiger des Israéliens qu'ils fassent preuve de retenue alors que les Palestiniens leur claquent systématiquement la porte au nez", a expliqué le responsable israélien.

©AFP / Abbas Momani

"Mahmoud Abbas a de nouveau refusé de reconnaître Israël comme un Etat juif et de mener des négociations directes tout en poursuivant ses efforts pour se faire admettre de façon unilatérale à l'ONU", a-t-il reproché.

Le responsable israélien a par ailleurs tenu à souligner que les logements qui vont être construits le seront à Jérusalem-Est et dans des blocs de colonies qui dans "tous les plans de paix présentés dans le passé par la communauté internationale doivent rester de toute façon sous souveraineté israélienne".

Toutefois, la communauté internationale ne reconnaît ni l'occupation, ni l'annexion de la partie orientale de Jérusalem par Israël et considère que toutes les colonies sont illégales.

Israël a subi un sérieux revers diplomatique avec le vote en faveur de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture a décidé lundi à Paris de l'admission de la Palestine comme membre à part entière par 107 voix pour, 52 abstentions et 14 voix contre (dont les Etats-Unis).

Le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a fustigé mardi l'Unesco en estimant qu'elle est "devenue une organisation politique en intégrant en son sein un Etat qui n'existe pas".

©AFP / Daniel Bar-On

Selon lui, "cette démarche des Palestiniens prouve qu'ils ne veulent ni la paix ni des négociations mais entendent perpétuer le conflit".

Les Palestiniens, de leur côté, ont remercié Paris, par la voix de leur Premier ministre Salam Fayyad, lors d'une visite de la ministre française de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, en Cisjordanie.

Alliés d'Israël, les Etats-Unis, qui fournissent 80 millions de dollars à l'Unesco et assurent 22% de son budget, ont suspendu après le vote un versement de 60 millions de dollars prévu en novembre.

Le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a estimé que la suspension des versements américains aurait un impact négatif sur le processus de paix.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:23

nouvelles.sympatico.ca - 2011-11-01 00:00:00

La municipalité de Londres a annoncé mardi qu'elle suspendait son action légale pour contraindre les militants anticapitalistes à lever leur camp sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, en plein coeur de la City à Londres.


La municipalité de Londres a annoncé mardi qu'elle suspendait son action légale pour contraindre les militants anticapitalistes à lever leur camp sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, en plein coeur de la City à Londres.

 

La municipalité a expliqué qu'après la décision des responsables de la cathédrale de se retirer de la procédure, elle avait décidé "d'appuyer sur le bouton pause" en vue de "travailler à une solution mesurée".

Il s'agit d'une "question de jours, et non de semaines", a toutefois précisé la municipalité, promettant une nouvelle annonce mercredi midi.

Dans un premier temps, la municipalité, qui gère le district de la "City" de Londres, avait annoncé une démarche devant la justice pour obtenir le démontage des tentes sous 48 heures.

"Nous avons l'intention de leur faire parvenir une lettre leur demandant d'enlever leurs tentes", avait indiqué mardi matin une porte-parole de la ville.

Mardi soir, la municipalité précisait que la lettre d'injonction "n'avait pas été remise" aux manifestants et que la situation serait "revue" le lendemain.

Les responsables de la Cathédrale St-Paul, profondément marqués par la démission de trois de leurs membres, dont leur doyen, ont choisi de ne pas se joindre à la procédure de la municipalité, préférant trouver "une solution pacifique".

D'abord bien accueilli par la hiérarchie de la cathédrale, le campement s'est étendu au fil des jours, passant de 70 à 200 tentes. Ce qui a contraint St-Paul à fermer ses portes aux visiteurs le 21 octobre pour quelques jours pour "des raisons de sécurité et d'hygiène", une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les responsables de la cathédrale ont alors demandé aux militants de partir. Mais ceux-ci semblent déterminés à rester sur le site, situé dans un quartier symbolique de la finance mondiale.

"Le moral ici est très bon. Nous allons nous battre, nous n'allons pas abandonner", a assuré Don Court, un étudiant de 22 ans.

La ministre de l'Intérieur Theresa May a demandé aux responsables de la cathédrale, la municipalité et la police de "travailler ensemble pour s'assurer que les manifestants partent le plus vite possible".

L'Eglise anglicane s'est divisée sur l'attitude à adopter à l'égard des campeurs qui gênent l'accès à la cathédrale, un des hauts lieux religieux et touristiques du pays. Le manque à gagner a été estimé à 16.000 livres (18.300 euros) par jour de fermeture, l'entrée pour les touristes étant payante.

Trois responsables de la cathédrale ont démissionné, dont Graeme Knowles, le doyen, critiqué pour sa gestion de la crise et pour avoir demandé le départ des manifestants.

Le campement est apparu le 15 octobre, à l'initiative de manifestants inspirés par "Occupy Wall Street" à New York.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 20:17
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