Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:13

Le premier ministre grec annonce qu'il va consulter le peuple : panique dans les banques ! Panique chez les eurocrates ! Panique dans les médias ! Dans le même temps, le G20 se réunit dans une ville en état de siège policier en prévision d'une contagion des manifestations. Le système néolibéral se sent menacé, il montre les crocs. La propagande bat son plein.


Lorsque Mr Papandréou a annoncé qu’il allait consulter le peuple grec, il a provoqué la panique dans la zone euro et au delà. Sans même qu'on connaisse ses intentions précises et la teneur exacte de ce référendum, des gouttes de sueurs froides se sont mises à perler au front des leaders de l'ordre néolibéral. L'Union européenne, le FMI, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale du commerce, les marchés financiers... tous les piliers de l'ordre capitaliste ont hurlé en cœur à la simple idée que les peuples s'invitent dans les négociations en cours. L'appareil médiatique s'est immédiatement déchaîné.

 

« Mais quelle mouche a piqué Mr Papandréou ? » demandait Monsieur Pujadas au journal de 20h, mardi dernier. La consultation du peuple est présentée ni plus ni moins comme un coup de folie. Pourquoi d'ailleurs ce référendum n'a t-il pas été organisé plus tôt ? C'est que Mr Papandréou n'est pas un adversaire du libéralisme. Sa décision intervient après des mois de manifestations insurrectionnelles et de grèves historiques !


Mr Sarkozy en est « consterné » qu'on demande son avis au peuple. N'a t-il pas, lui, en 2007, fait passer en force le traité de Lisbonne contre l'avis du peuple français qui l'avait rejeté en 2005 ? Car telle est la conception de la « gouvernance » de la zone euro, de l'Union européenne et des peuples que se font Mr Sarkozy et Mme Merkel. Des jours et des nuits entières à comploter des accords de brigands pour sauver - encore une fois - les banques, l'euro et l'Union européenne sur le dos des peuples.


« Accords obtenu de haute lutte ! » affirmait mercredi Mr De Galzain sur France Inter, rappelant à qui n'en serait pas encore convaincu que - pour les médias dominants - si « lutte » il y a, ça n'est pas d'abord dans les manifestations en Grèce (qu'ils ne couvrent pas), mais dans les bureaux feutrés de Bruxelles. Une lutte pour quoi et pour qui, Mr De Galzain ?


« La démocratie directe vient perturber les négociations engagées par la démocratie représentative » nous assène un autre journaliste de la radio nationale. Une façon originale de voir encore de la démocratie dans les tractations de couloir des eurocrates... et de nous expliquer que ce référendum est une initiative anti-démocratique !


« Tout faire pour que le plan de sauvetage et l'euro ne soient pas l'otage de ce référendum », tel est l'objectif du G20 nous explique Mme Astruc sur France 2. Les grèves des travailleurs sont déjà des « prises d'otages » pour les grands médias, on ne s'étonne donc pas que l'expression soit reprise ici pour fustiger la lutte des travailleurs grecs ! Et le G20, Mme Astruc, ne prend t-il personne en otage ? Ce machin destiné à célébrer sans fin la tyrannie libérale, prétend sans rire « écrire l'Histoire » (slogan officiel cette année !), sans les peuples - puisqu'il ne dispose d'aucune légitimité démocratique - protégé par une armée de policiers et de CRS.


« Les référendums doivent être consommés avec modération » nous prévient Mr Pujadas, se remémorant la surprise douloureuse - pour les grands médias - du NON en 2005, contre lequel ces derniers s'étaient pourtant déchaînés.


« Panique chez les épargnants », « dévaluation dramatique», « perte du pouvoir d'achat », « besoin de deux fois plus d'argent pour rembourser la dette », tel est le scénario apocalyptique que nous promet Mme Thébaud sur France 2 si la Grèce sortait de l'euro. Tout en se gardant bien de rappeler ce que l'euro coûte à la Grèce et en évitant soigneusement l'option d'un défaut de paiement de la dette. Parmi les scénarios possibles, un oubli sans doute...

 

Les aventures les plus folles...

 

A cette heure, Mr Papandréou annonce qu'il renonce à organiser un référendum. Dans le même temps, est-ce un hasard, le ministre grec de la défense vient de changer complètement l'état-major militaire du pays. Pourquoi ces grandes manœuvres ?

 

On le voit, un dangereux épisode est en train de se jouer. Jusqu'où ira l'Union européenne pour faire plier le peuple grec ?

 

Le refus de la Gauche de voir l'Union européenne comme elle est – un instrument de domination - et son acharnement à défendre l'euro vont lui coûter cher. L'actualité aura raison des programmes politiques qui ignorent la réalité : la crise de l'euro balaiera tout sur son passage. Il n'est pas trop tard pour prendre les bonnes positions.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:07

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Alertes- Ce que vous devriez savoir
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:03

10 personnes présentes.

Réunion commune AG-Indignés, mais ça on ne le précisera plus, les réunions de l’AG sont des réunions de coordination locale, on invite tous les gens des autres organisations, syndicats et partis à y participer aussi.

 

Semaine chargée, nombreuses dates.

 

 Mardi ce soir (8.11)

Conférence débat dans le cadre de l’Université populaire, thème : République et Démocratie avec André Burton. Les conférences ont lieu à l’IUFM, rue V.Faïta. Je rappelle l’adresse du site : unipop.nimes.free.fr

Réunion du comité action du Collectif anti-nuke 18 h, au local de la CNT, 6 rue d’Arnal.

 

Mercredi (9.11)

Pique nique organisé par un Collectif de chômeurs, vers midi devant les bureaux du Medef, Boulevard Talabot. Le Collectif fournit le pique nique pour récolter des fonds.  

 

Et puis bien sûr, Assemblée des Indignés, Place de la Maison Carrée, 18 h, sous le péristyle probablement vu la météo. On y est très bien mais pas très visibles, dommage.

 

Jeudi 10.11

Conférence débat sur la Dette publique, 19h30 à l’Auditorium du Conseil Général, rue Guillemette.

 

Vendredi rien, mais Samedi, outre le RDV des Indignés, il est probable qu’il y ait un rassemblement contre la désespérance dans les CRA, reporté la semaine dernière pour cause de météo. A priori et à confirmer, c’est à 15 h place de la Maison Carrée.

Pour les dates proches, c’est tout, il est annoncé la réunion du Collectif Anti Nuke, le 17.11, à P. Neruda et une manif ‘Chaîne humaine’ à Avignon le 11.12.

 

Nous avons plus particulièrement parlé des points suivants et j’essaye d’en faire la synthèse en introduisant divers points du débat :

 

1) Appel pour un audit de la dette publique

La conférence débat doit déboucher sur la création d’un groupe local qui s’occupera de la dette globale mais aussi locale. Il y a déjà des gens qui ont commencé à farfouiller, notamment à la suite de la lutte contre le TCSP. Il s’agit d’unifier les initiatives, d’avoir plus de poids pour obtenir les chiffres qui sont assez durs à rassembler, nos élus ayant un peu de mal avec la transparence, à rendre des comptes exacts. Il faut aussi savoir où et comment regarder. Le soutien des organisations habituées à traiter ces problèmes sera précieux pour débrouiller les comptes si cela se peut. On a bien vu, avec la récente crise financière que mêmes les banques ne savaient pas très bien l’état exact de leurs propres comptes...

Se réunir, faire des conférences, des enquêtes c’est très bien. Nous pensons que ça ne suffit pas et qu’il faut se rendre plus activement visible.

L’AG et les Indignés proposeront donc une action commune à préciser avec les autres qui se joindrons à nous (et notamment ceux qui formeront le collectif pour l’audit de la dette). Nous proposerons un sit-in à date régulière, devant la Mairie, les jours de conseil municipal tout particulièrement (le Samedi matin mais on se renseigne sur les dates). Pas besoin d’être très nombreux à chaque fois, une dizaine de personnes  assises en demi cercle ouvert (pas d’entraves à la circulation) devant la porte de la Mairie avec des panneaux et des tracts peuvent y suffire. L’essentiel est de durer et c’est là qu’on a besoin d’être un peu nombreux.

Il s’agit d’exiger des explications et d’informer la population. Pour cela il faut avoir des chiffres, connaître les mécanismes La complémentarité de la réflexion et de l’action est évidente.

Mais il y a plus à dire.

Le plan de rigueur de ‘Margareth’ Fillon n’a pas d’autres buts annoncés que de ‘rassurer les marchés’. Les agences de notation sont là d’évidence un outil bien commode pour imposer la politique Néolibérale. Ils peuvent invoquer à peu près n’importe quel prétexte pour agiter la menace de dégradation de la note d’un pays et dictent la politique des Etats, à volonté.

Stigmatiser le rôle de ‘la finance’ ne fait pas entièrement le tour du problème. Ce sont des lois votées démocratiquement qui ont données les moyens d’une telle domination. Les politiques sont redevables de leur participation à ce processus et de ses conséquences.

Les Institutions ne devraient pas être oubliées dans cette critique.

 

2) Collectif Anti-nucléaire

Le constat est fait de divergences notoires dans ce collectif. Y sont présents des partis qui ont des stratégies différentes et dont les motifs dépassent les enjeux du nucléaire, stratégies électoralistes ou unitaires de négociations, avec le PS forcément. Des sièges au gouvernement et/ou au futur parlement, mais pas uniquement il y a plein des postes à pourvoir, viendraient polluer les débats. Ce n’est pas étonnant mais est-ce inévitable ? Au minimum, qu’ils mettent cartes sur table et annoncent clairement quels sont, pour eux, les enjeux réels. On veut bien participer mais encore faut-il savoir à quoi.

Les négociations sont à l’instant interrompues pour cause de Flamandville mais,  naturellement, poursuivies quand même quelques jours, si j’ai bien compris.

 

De même que pour l’action en faveur d’un audit de la dette, il va falloir se rendre visible. L’idée d’un ‘village anti-nucléaire’, dans le principe de ce qui a été fait à Avignon cet été a été proposée. L’AG y participera certainement mais c’est plutôt le rôle du collectif Anti-Nuke d’être moteur en cette affaire.

 

Constat est fait aussi de notre méconnaissance concrète du problème, nous avons certainement besoin d’étayer nos positions par les chiffres et les arguments d’un choix raisonné et pas simplement passionnel ou passivement adopté. On réduit ainsi le risque d’être manipulé et on avance dans le domaine du possible.

 

3) Débat sur les syndicats (et les partis)

On déplore tous que les syndicats n’aient pas plus un rôle politique de remise en cause du système et qu’ils se limitent trop souvent à un rôle de négociations catégorielles étroites. C’est important mais a tendance à occulter les enjeux réels. On n’avance pas et des problèmes comme celui du chômage massif (puisqu’il y a une action, parlons en) ne seront pas réglés par des aménagements marginaux. Il y a des causes structurelles et idéologiques à ce chômage de masse. Il ne faut pas hésiter à dire que c’est un choix délibéré et très conscient.

Tous les syndicats ne sont pas sur cette ligne et le débat existe en interne. De même que dans les partis un manque de clarté et un verrouillage existent. Le ‘militant de base’ est aussi coincé du fait de la concurrence entre syndicat et défend fidèlement le sien. Cette concurrence est soigneusement favorisée. La pression des médias, propriété des lobbies mollement protégée par des institutions fermement avides de les utiliser, est importante et y participe.

Tout ça est bien connu et évite le constat manichéen et simpliste du ‘Tous pourris’ ou ‘Tous manipulateurs’. Ce genre d’attitude qu’on reproche à tort aux Indignés notamment, n’est pas la notre.

 

De manière générale, appeler à une convergence improbable n’est pas très fructueux. Il faut discuter mais convaincre ou contourner ponctuellement utilement. Attention aux débats stériles et perpétuels sur des positions inconciliables. C’est comme si nous étions indécis or que nous ne le sommes pas. Une porte est ouverte ou fermée, passer par la fenêtre n’y change rien.

 

4)Divers et  organisation

On été évoquées :

Les actions futures des Indignés. Il y a un appel à action le 11.11.11 à 11h11 précises. Pour notre part quelque chose sur les distributeurs a été évoqué. Il y a aussi une date pas trop lointaine, le 10.12 (ça feras le 10.D, comme il y a eu le 15.O), journée mondiale  des droits humains. Cet appel vient-il seulement des Indignés ou relaie t-il quelque chose de déjà existant ?

La répression du mouvement des Indignés se poursuit avec constance. Ce n’est pas Damas, mais c’est ferme et très handicapant. On constate que ça à lieu partout et que de manière générale les rassemblements divers sont réprimés à bas bruit, le G20 l’a montré aussi. On est encadré de plus en plus près. Il ne faut pas se décourager ni se dispenser d’agir, peut-être un peu réviser les objectifs.

 

On se pose la question de la mutualisation des moyens. Elle se fait par les réseaux de chacun et plus on est nombreux plus les ressources existent et augmentent. Ne pourrait-on pas faire un catalogue croisé des ressources et des besoins, un panneau d’annonces au moyen d’un site ou d’un forum ? Qui est capable d’organiser cela ?

 

 Prochaine réunion Lundi 14.11.2011, 18 h Bar des Ramblas.

Repost 0
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:55
Lettre d’ATTAC Nîmes
 



Du Sud au Nord : dette et austérité
Quelles alternatives ?


Conférence-débat
avec Eric Toussaint*
président du CADTM Belgique
et Patrick Saurin*
SUD BPCE


Jeudi 10 novembre 2011
19h30
Auditorium Maison du département

rue Guillemette à Nîmes


*Éric Toussaint, est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, président du CADTM Belgique (Comité pour l'annulation de la dette du tiers-monde), membre de la Commission présidentielle d’audit intégral de la dette (CAIC) de l’Équateur et du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.
*Patrick Saurin est responsable au syndicat SUD Banques Populaires et Caisses d’Épargne (BPCE)




Cette soirée sera l'occasion d'annoncer la création d'un Collectif local pour l'audit citoyen.

 

Lancement de l'audit citoyen de la dette publique


Aujourd'hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s'engager dans la démarche de l'audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l'objet d'un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d'une vingtaine d'organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l'alter-forum qui précèdera et contestera le G20.

Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/


    Appel pour un audit citoyen de la dette publique


Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On na pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour lécole et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ? Qui détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Premiers signataires :
Marie-Laurence Bertrand (CGT), Jean-Claude Chailley (Résistance sociale), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Thomas Coutrot (Attac), Pascal Franchet (CADTM), Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires), Bernadette Groison (FSU), Pierre Khalfa (Fondation Copernic), Jean-François Largillière (Sud BPCE), Philippe Légé (Économistes atterrés), Alain Marcu (Agir contre le Chômage !), Gus Massiah (Aitec), Franck Pupunat (Utopia), Michel Rousseau (Marches européennes), Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes), Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l'Homme), Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT), Bernard Teper (Réseau Education Populaire), Patrick Viveret (Collectif Richesse)

et Philippe Askénazy (économiste), Geneviève Azam (économiste), Étienne Balibar (philosophe), Frédéric Boccara (économiste), Alain Caillé (sociologue), François Chesnais (économiste), Benjamin Coriat (économiste), Cédric Durand (économiste), David Flacher (économiste), Susan George (écrivain), Jean-Marie Harribey (économiste), Michel Husson (économiste), Stéphane Hessel (écrivain), Esther Jeffers (économiste), Jean-Louis Laville (sociologue), Frédéric Lordon (économiste), Marc Mangenot (économiste), Dominique Méda (sociologue), Ariane Mnouchkine (artiste), André Orléan (économiste), Dominique Plihon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Denis Sieffert (journaliste), Henri Sterdyniak (économiste)…


Pour signer l'appel : http://www.audit-citoyen.org/

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les Actions
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:47

LEMONDE.FR | 08.11.11 | 14h54

 
 

Mangion : Qu'avez vous l'intention de faire au vu de ce plan qui vise une fois de plus les bas salaires et les classes moyennes ?

Véronique Descacq : D'abord consulter nos militants dans nos entreprises qui sont en contact direct avec les salariés. C'est aux salariés de nous dire comment ils ressentent ce plan et de nous confirmer notre analyse sur les difficultés concrètes qu'ils rencontrent, en particulier sur leur pouvoir d'achat. Dans les prochains jours, nous allons rencontrer les autres organisations syndicales pour convenir ensemble de contre-propositions ou d'actions pour la suite à donner.

Bernard :  La CFDT compte-t-elle appeler à la grève contre le nouveau plan de rigueur ?

Pour l'instant, ce n'est pas le sujet. On peut douter qu'une grève apporte une solution à la question du pouvoir d'achat des salariés. Ce que l'on veut, c'est que le gouvernement entende nos contre-propositions.

LOLO : Quels moyens avez-vous pour faire entendre vos contre-propositions ?

La pertinence de celles-ci et de convaincre l'opinion qu'en supprimant les exonérations sur les heures supplémentaires qui n'apportent rien en pouvoir d'achat et qui pénalisent l'emploi, on engrange plus de 4 milliards par an, soit la moitié du plan qui est proposé aujourd'hui par le gouvernement.

pierre : A propos des retraites quelles pourraient être à présent les revendications ?

Les revendications de la CFDT sur les retraites, c'est de raisonner en durée de cotisation plutôt qu'en âge. Parce que l'âge pénalise les gens qui ont eu des carrières accidentées, essentiellement les femmes et cela pénalise aussi les gens qui ont des métiers pénibles. Très concrètement, c'est d'empêcher le passage accéléré à 67 ans pour les métiers pénibles et les carrières accidentées. C'est la remise en cause du passage à 67 ans qu'il faudra obtenir.

LE ROUX : Quand vous arrêterez vos querelles inter-syndicales pour lancer un mouvement de grèves générales illimitées contre les agences de notations pour la défense des intérêts des salariés? (je suis syndiqué à la CFDT retraité)

Sur le sujet, il n'y a pas de querelles intersyndicales, mais la volonté de travailler en commun. Un mouvement de grève illimité ne se décrète pas du plus haut des confédérations. C'est la mobilisation des salariés sur le terrain qui peut en assurer la réussite. On prend le pouls des salariés mais après, on ne sent pas la volonté des salariés de se lancer dans une grève massive illimitée.

En revanche, il est vrai que l'on doit mettre la pression sur l'Europe en particulier et aussi sur le G20 pour encadrer les agences de notation. Et nous contestons la légitimité de ces agences pour noter les Etats.

Laurent : Croyez-vous que la France a les moyens de maintenir son niveau de protection sociale ?

Je pense que maintenir un haut niveau de protection sociale, c'est à la fois un enjeu de cohésion sociale et un enjeu de développement économique. Parce que cela soutient des pans entiers de l'activité économique. La question est de savoir ce que les citoyens sont prêts à mutualiser comme ressources pour avoir ce haut niveau de protection sociale.

Cela veut dire aussi qu'il faut réformer la protection sociale pour qu'elle réponde mieux aux enjeux de la société d'aujourd'hui (évolution du monde du travail, évolution de la famille...). Pour répondre à ces deux enjeux, cohésion et soutien de l'activité économique, il y a beaucoup de redéploiement à faire à budget constant en matière de politique familiale, par exemple. Mais il faut accepter qu'en matière de santé, les coûts sont amenés à évoluer du fait des progrès médicaux et de l'allongement de la durée de vie et qu'il faudra trouver des ressources supplémentaires au travers d'un impôt équitable, comme la CSG par exemple.

jean-claude : N'êtes-vous pas bloqué dans vos actions par l'échéance prochaine de l'élection présidentielle ?

C'est moins le monde du travail et le syndicalisme qui est bloqué dans son action que le politique. On voit bien d'ailleurs que le plan annoncé hier tente de répondre à un double enjeu : rassurer les agences de notation sans inquiéter l'électorat. Du coupe, il ne propose pas de perspective à long terme.

LEBRANCHE : Que pensez-vous du programme du PS sur la protection sociale ? Allez-vous soutenir un candidat ?

Nous n'allons soutenir aucun candidat. En revanche, nous présenterons nos propositions sur l'emploi, la protection sociale, la fiscalité à tous les candidats républicains. Et nous transmettrons leurs réponses à nos propositions.

Jason : Etes vous satisfaite du "gel" des salaires du gouvernement proposé dans le plan de rigueur ?

Cela me paraît une mesure peut-être démagogique. Les augmentations sont déjà gelées pour l'ensemble des fonctionnaires. Cela me paraît la moindre des choses qu'il en soit de même pour les ministres.

92 : Allez-vous rencontrer Xavier Bertrand dans les prochains jours pour discuter de la rigueur comme il vous l'a proposé ?

Xavier Bertrand n'a pas proposé de nous rencontrer pour parler de la rigueur, mais seulement pour parler de l'économie sur les dépenses de santé. Or, nous, nous pensons qu'il y a beaucoup d'autres sujets qui concernent les salariés. En particulier, tout ce qui concerne la fiscalité. Ce que l'on veut dire au gouvernement, c'est qu'il est temps qu'il revienne sur l'exonération des heures supplémentaires.

Si le préalable du gouvernement, c'est qu'il ne veut pas parler de cela, on ne voit pas bien ce que l'on va dire à Xavier Bertrand. Tant qu'il cantonne la conversation aux 700 millions économisés sur les dépenses de santé, nous n'irons pas le rencontrer. En revanche, on veut rencontrer le premier ministre sur l'ensemble du plan.

José : Quelle mesure vous semble la plus scandaleuse dans le plan de rigueur annoncé hier ?

Avec celle des retraites, il y a celle sur la moindre revalorisation des allocations familiales et allocations logement. Surtout qu'elles semblent vouloir être pérennes. Cela aura pour conséquence un décrochage très sérieux en terme de pouvoir d'achat pour les familles, mais aussi pour les jeunes, avec en particulier les allocations logement. Alors que l'on sait que ces allocations logement sont importantes pour l'insertion.

Marka : Ne pensez-vous pas que l'austérité va être encore pire l'année prochaine ?

Ce qui est préoccupant, c'est que le plan ne prévoit de mesures de relance de l'activité économique ni de mesure de soutien à l'emploi. La crainte que nous avons, c'est ce que ce plan aggrave la récession et que de nouvelles mesures d'austérité soient prises l'année prochaine.

C'est la raison pour laquelle nous regrettons qu'il n'y ait pas un volet de politique industrielle dans le plan annoncé. Mais nous regrettons aussi l'abandon de la réforme de la dépendance qui aurait permis de soutenir l'activité des services à la personne. Les travaux de cet été, des commissions, du Conseil économique et social et des organisations syndicales ont démontré qu'un plan pour la dépendance était facilement finançable avec une faible taxation des héritages.

claude : Comment peut on accepter de voir encore modifiées les conditions de départ en retraite sans aucune concertation avec la représentation des salariés alors qu'il avait été mis dans la loi que la négociation était un préalable à tout texte légal ?

Vous avez raison. Depuis plus d'un an maintenant, la concertation avec les organisations syndicales passe à la trappe. C'est contraire à tous les engagements du début de mandat. Et cela suscite l'exaspération et l'incompréhension des salariés. Pourtant, sur le sujet des heures supplémentaires, il y a un consensus parmi les organisations syndicales qui aurait pu être mis à profit par le gouvernement.

Bertrand : Alors que la conjoncture politique, économique et sociale donne crédit aux revendications salariales, le mouvement social-syndical et quasiment inexistant. Comment expliquez-vous cela ?

A la CFDT, on a à la fois une vision d'ensemble des enjeux économiques et sociaux et des propositions très concrètes sur tous les sujets qui touchent à la vie quotidienne et au pouvoir d'achat des salariés : conditions de travail, fiscalité, protection sociale, salaires... En ce moment, le gouvernement est à fois focalisé sur l'opinion des agences de notation d'une part et sur les enjeux électoraux d'autre part.

De leur côté, les salariés ont conscience de la gravité de la situation économique. Ils sont eux-mêmes violemment percutés par le chômate et les baisses de pouvoir d'achat. Mais ils ne pensent pas que ce soit au travers des grèves que la situation évoluera.

Christophe : Pour en revenir aux allocations familiales, ne croyez-vous pas qu'il serait nécessaire de définir un plafond de ressources au-dessus duquel les ménages concernés ne pourraient prétendre à en bénéficier ?

A la CFDT, on est très attaché à l'universalité des allocations familiales. Tous les salariés participent à son financement, donc tout le monde doit pouvoir en bénéficier. En revanche, faire entrer les allocations familiales dans le barême de l'impôt sur le revenu pourrait être une bonne piste pour rendre les choses plus équitables. Il y a des dispositifs bien plus inéquitables, parce qu'ils profitent proportionnellement plus aux revenus élevés. Le quotien familial et les avantages familiaux de retraite, la CFDT propose de donner le même montant par enfant à tout le monde, quels que soient les revenus.

Guest : Pourquoi les syndicats ne disent pas simplement les choses. A savoir qu'une gestion très rigoureuse est nécessaire, mais que la véritable question qui se dessine est de savoir qui subira les ajustements nécessaires ?

Il me semble que c'est ce que l'on dit. A la CFDT, on a la conviction que la question de la dette est à prendre en compte sérieusement. Il faudra donc faire des efforts, en particulier augmenter les ressources de l'Etat et de la protection sociale. Toute la question est de faire en sorte que ces efforts soient équitablement répartis. C'est la raison pour laquelle nous proposons une remise à plat de la fiscalité pour rendre les impôts plus progressifs.

Chat modéré par Jean-Baptiste Chastand

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:42

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 14h13

 
 

 

Le président russe Dimitri Medvedev et son homologue allemand, Christian Wulff lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre. Les dirigeants inaugurent le gazoduc Nord Stream.

Le président russe Dimitri Medvedev et son homologue allemand, Christian Wulff lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre. Les dirigeants inaugurent le gazoduc Nord Stream. AFP/ODD ANDERSEN


C'est la nouvelle autoroute maritime du gaz, entre la Russie et l'Europe : le gazoduc Nord Stream était inauguré mardi 8 novembre en Allemagne. Une inauguration solennelle, à la mesure de son importance stratégique.

Le gazoduc, qui passe par la Baltique, sera doté d'ici à la fin 2012 d'une deuxième conduite, et distribuera en effet assez de gaz pour 26 millions de foyers en Europe. Derrière l'infrastructure à 7,4 milliards d'euros : un consortium dominé par le géant gazier russe Gazprom, avec les allemands BASF et EON, le néerlandais Gasunie mais aussi le français GDF Suez. Le groupe français qui participait à l'inauguration a ainsi salué "un élément de la stratégie gazière internationale en Europe et dans le reste du monde". Le président russe s'est, lui, félicité de cet "événement majeur", pour les relations entre Russie et Europe. "C'est aussi un pas vers la sécurisation de l'approvisionnement de l'énergie de l'Europe", a-t-il dit.

UN GAZODUC STRATÉGIQUE

L'objectif stratégique de Nord Stream : échapper aux litiges à répétition ces dernières années entre Moscou et l'Ukraine. C'est en effet par l'Ukraine que transite l'essentiel des importations européennes de gaz russe. En plein hiver 2009 Kiev avait ainsi bloqué des livraisons aux Européens en guise de représailles contre Gazprom.

>>> Lire "Gazprom s'affirme en acteur global de l'énergie"

Autre nouveauté : au contraire des autres gazoducs, qui transitent aussi par les pays Baltes et la Pologne, la nouvelle conduite est exclusivement maritime. Cela irrite les pays contournés, au point qu'un ministre polonais était allé en 2006 jusqu'à évoquer le pacte de non-agression entre l'URSS et l'Allemagne nazie. De son côté, La Suède s'est elle inquiétée des conséquences écologiques. Gazprom affirme que le gazoduc "ne produit aucun effet significatif sur l'environnement"

 

Les principaux gazoducs européens

LEMONDE.FR | 08.11.11 | 14h44

Les principaux gazoducs européens
Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:39

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 08.11.11 | 13h00   •  Mis à jour le 08.11.11 | 13h38

 
 

 

La publication du rapport de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien est attendue mardi ou mercredi. Ici : la centrale de Bushehr, construite par la Russie à 1200 km au sud de Téhéran.

La publication du rapport de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien est attendue mardi ou mercredi. Ici : la centrale de Bushehr, construite par la Russie à 1200 km au sud de Téhéran.AFP/MAJID ASGARIPOUR

L'Iran "n'a pas besoin de la bombe atomique" pour affronter Washington et ses alliés, a réaffirmé, mardi 8 novembre, le président Mahmoud Ahmadinejad, alors que l'AIEA s'apprête à publier un rapport accréditant les soupçons occidentaux sur une activité nucléaire iranienne militaire.

"Les Etats-Unis, qui possèdent 5 000 bombes atomiques, nous accusent avec impudence de fabriquer l'arme atomique, mais ils doivent savoir que si nous voulons couper la main qu'ils ont étendu sur le monde nous n'aurons pas besoin de la bombe atomique", a déclaré M. Ahmadinejad, cité par le site de la télévision d'Etat.

LaChine a par ailleurs demandé mardi à l'Iran de coopérer "avec sincérité" avec l'AIEA. Téhéran doit "s'impliquer dans une coopération sérieuse avec l'agence", a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères.

"NOUS NE VOULONS PAS D'UNE GUERRE"

Selon des sources diplomatiques occidentales, le nouveau rapport de l'AIEA étaye les soupçons sur les ambitions militaires du programme nucléaire iranien. Téhéran s'est toujours défendu de vouloir acquérir l'arme atomique, assurant que ses recherches n'ont que des visées civiles en matière d'énergie.

La presse israélienne évoque depuis une semaine un débat au sein du gouvernement sur l'opportunité de frappes préventives contre les installations nucléaires iraniennes. Le président israélien Shimon Peres a prévenu que la possibilité d'une attaque militaire contre l'Iran était "plus proche que l'option diplomatique". Mardi, le président russe Dmitri Medvedev déclarait à Berlin que les menaces israéliennes constituaient "une réthorique on ne peut plus dangereuse" et pourraient conduire à "une catastrophe pour le Moyen-Orient".

Plus tôt dans la matinée, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, avait par ailleurs minimisé les spéculations sur une possible intervention militaire israélienne. "La guerre n'est pas une partie de plaisir (...) Nous ne voulons pas d'une guerre", a-t-il dit au micro de Radio Israël, ajoutant qu'aucune décision n'avait été prise de "nous embarquer dans une quelconque opération".

"SANCTIONS PARALYSANTES"

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, plaidait quant à lui lundi pour des sanctions internationales "très sévères et paralysantes", durant des débats gouvernementaux à huis clos dont le journal Maariv rendait compte mardi. Ces sanctions doivent viser la Banque centrale et les exportations de pétrole d'Iran, a-t-il précisé.

Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé quant à lui que les Occidentaux n'ont toujours "aucune preuve sérieuse que l'Iran est en train de fabriquer une ogive nucléaire", accusant l'Occident de faire pression sur Téhéran "sans arguments ni preuves".

Washington et ses alliés occidentaux n'ont pas caché leur intention d'utiliser le rapport de l'AIEA pour durcir encore leurs sanctions individuelles contre l'Iran et essayer de convaincre Moscou et Pékin, jusqu'alors réticents, de renforcer celles de l'ONU adoptées par quatre résolutions depuis 2007.

PREMIER PARTENAIRE COMMERCIAL

La Chine répète souvent de son côté qu'elle est opposée à l'usage de la force ou aux menaces d'usage de la force contre l'Iran. Pékin préconise de résoudre le problème du nucléaire iranien par "le dialogue et la coopération".

Les sanctions frappant l'Iran ont permis aux sociétés chinoises d'accroître largement leur présence en Iran, dont la Chine - qui y achète beaucoup de pétrole - est devenue le premier partenaire commercial avec des échanges bilatéraux de 30 milliards de dollars, contre seulement 400 millions seulement il y a 15 ans.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:37

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 09h48   •  Mis à jour le 08.11.11 | 15h21

 
 

 

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".

Le département d'État américain affirme que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée du président syrien Bachar Al-Assad commence à "augmenter".AFP/-

Selon le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, la répression en Syrie a fait plus de 3 500 morts, en huit mois. Depuis le début de la contestation, en mars 2011, le régime de Bachar Al-Assad a aussi emprisonné des dizaines de milliers de personnes.

Et ce n'est pas près de s'arrêter. "Plus de 60 personnes ont été tuées par les militaires et les forces de sécurité, dont 19 dimanche, jour de la grande fête musulmane de l'Aïd Al-Adha", depuis l'acceptation par le régime de Damas le 2 novembre d'un plan arabe censé mettre fin aux violences, souligne Ravina Shamdasani, une porte-parole du Haut Commissariat.

C'est dans la ville de Homs que la répression est la plus forte. Les troupes attaquent les quartiers résidentiels à grand renfort de chars et d'artillerie lourde. Le quartier Baba Amro est totalement assiégé, ses habitants manquent de nourriture, d'eau et de médicaments, a ajouté la porte-parole, décrivant la situation comme "effroyable".

Autre signe d'inquiétude : la commision d'enquête indépendante mandatée le 23 août lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme n'a même pas pu entrer sur le territoire syrien.

DAMAS LIVRÉE EN ARMES PAR LES RUSSES

Le régime trouve encore les moyens de s'armer. En août, le groupe public russe Rosoboronexport a  indiqué qu'il continuait de livrer des armes à la Syrie, profitant de l'absence d'interdiction multilatérale.

La Russie et la Chine sont des soutiens affirmés de la Syrie : Moscou et Pékin bloquant toute tentative de résolution ou d'intervention militaire au Conseil de Sécurité de l'ONU.

>>> Lire : "La Chine et la Russie craignent que le printemps arabe donne des idées à leurs populations"

Une position qui irrite les Etats-Unis. Le département d'Etat américain a interpellé lundi, sans les nommer, "ces pays qui continuent de vendre à la Syrie des armes qu'elle tourne maintenant contre son peuple".

Seule lueur d'espoir, les sanctions prises par les Etats-Unis et l'Union européenne commencent à porter leur fruits, selon le département d'Etat américain.  "Des informations et des rapports d'ambassade sur les effets [des sanctions] sur les finances du régime", reçues par les Américains, laisseraient penser que le nombre des défections d'officiers au sein de l'armée commençait à "augmenter".

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Syrie
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:24

LEMONDE.FR avec AFP | 08.11.11 | 09h30   •  Mis à jour le 08.11.11 | 11h23

 
 

 

"Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre 2011.

"Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse, mardi 8 novembre 2011.REUTERS/Toru Hanai

Le groupe d'appareils photo nippon Olympus a reconnu, mardi 8 novembre, avoir maquillé ses comptes pendant des années pour dissimuler des pertes colossales subies à la suite d'investissements financiers, provoquant un énorme scandale au Japon. "Le vice-président Mori m'a rapporté hier [lundi] que des pertes sur des investissements n'avaient pas été déclarées à partir des années 1990", a déclaré le PDG d'Olympus, Shuichi Takayama, lors d'une conférence de presse.

M. Takayama a désigné Hisashi Mori, qu'il a renvoyé, ainsi qu'un ancien PDG et un commissaire aux comptes d'Olympus, comme les principaux responsables de cette affaire, qui représente l'un des pires cas de dissimulation de pertes dans l'histoire économique du Japon d'après-guerre.

Le scandale a éclaté au moment du limogeage du PDG britannique Michael Woodford, officiellement pour méthode de travail "inappropriée", le 14 octobre. M. Woodford a alors révélé à la presse que son renvoi s'expliquait en réalité par ses demandes d'explications concernant des paiements indus lors du rachat de quatre sociétés.

 

Le président honoraire du groupe, Tsuyoshi Kikukawa, avait justifié ce renvoi brutal par l'incapacité du Britannique surpasser la barrière culturelle" et par sa gestion solitaire du pouvoir. Mais selon M. Woodford, les raisons sont différentes. Dans une interview le 17 octobre au Wall Street Journal, il a affirmé avoir été renvoyé pour avoir demandé des éclaircissements à M. Kikukawa et à un autre dirigeant du groupe au sujet de prix de certaines acquisitions réalisées par Olympus entre 2006 et 2008. Sont concernées trois sociétés japonaises (une firme de cosmétique, une entreprise de recyclage de matériel médical et un producteur d'emballages d'aliments à réchauffer au four à micro-ondes) ainsi qu'un fabricant britannique de matériel médical. "Je n'ai jamais reçu de réponses claires à ces questions", a déclaré Michael Woodford au WSJ.

CONCLUSIONS ACCABLANTES

Un comité d'experts indépendants désigné peu après a rendu mardi des premières conclusions accablantes à propos des honoraires mirobolants – 687 millions de dollars (498,51 millions d'euros) – versés en marge de l'acquisition d'un groupe d'instruments chirurgicaux britannique en 2007 et de la somme apparemment excessive – 936 millions de dollars (674,19 millions d'euros) – payés pour l'achat de trois petites entreprises japonaises entre 2006 et 2008. Selon ce comité, une partie au moins de ces fonds a servi à la direction d'Olympus pour combler des pertes subies sur des investissements financiers dans les années 1990.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a achevé la séance de mardi sur une chute de 1,27 %, à cause d'inquiétudes portant sur les finances de l'Italie et du fait de la déroute du titre Olympus. La valeur de l'action du groupe d'appareils photo, également connu pour ses équipements médicaux, s'est effondrée après ces révélations. La valeur du titre a fondu de 70 % depuis le début de l'affaire, revenant à son niveau de 1995, perdant 29 % mardi.

Le scandale inquiète en haut lieu : le premier ministre, Yoshihiko Noda, a demandé à Olympus de faire toute la lumière, craignant des nuisances pour la réputation du capitalisme à la japonaise. Des enquêtes ont déjà été ouvertes au Royaume-Uni et aux Etats-Unis sur des ramifications du scandale

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
commenter cet article
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 14:12

Le Monde -07 novembre 2011

Détails de l'entrée de l'hôtel Madrid où vivent actuellement une cinquantaine de personnes dont sept familles expulsées de chez elle parce qu'elles ne pouvaient plus payer leur loyer ou les traites de leur crédit bancaire. Photo S.M.

 

A deux pas de la Puerta del Sol, épicentre du mouvement des "indignés" qui au printemps dernier a secoué une Espagne qu'on croyait endormie, le vieil hôtel Madrid, rue Carretas, a retrouvé des couleurs après dix ans d'abandon. Drapeau arc-en-ciel, affiches en tous genres et foule bigarrée occupent l'hôtel depuis le 15 octobre dernier. Objectif : en faire un centre d'hébergement d'urgence pour les victimes des expulsions immobilères.

"Sept familles ont trouvé refuge ici ces deux dernières semaines, dont plusieurs personnes âgées", soutient Chema Ruiz, de la Plateforme des victimes des hypothèques (PAH) qui se bat pour freiner le rythme des expulsions : plus de 300 000 ont été dictées par les tribunaux ces trois dernières années du fait de la crise.

Tout n'a pas été facile depuis qu'a commencé l'occupation, à l'issue de la manifestation convoquée le 15 octobre dans le monde entier sous le mot d'ordre "unis pour un changement global". Cette nuit-là, un groupe d'une trentaine de personnes avait alors pris la décision, "spontanée", d'entrer dans le vieil édifice abandonné, situé dans une rue adjacente à la Puerta del Sol, raconte Norma Sanz, responsable de communication de l'hôtel rebaptisé "Maison du peuple" et qualifié de "Centre social occupé".

UNE OCCUPATION "POLITIQUE"

La première nuit près de 70 de personnes se sont concentrées à l'intérieur du bâtiment et une cinquantaine face à la porte, pour décourager la police de les déloger.

Les jours suivants, des "indignés" ont nettoyé les lieux, enlevé les débris de verres, organisé l'espace et réparti les tâches. "L'hôtel avait été squatté auparavant, mais l'occupation n'était pas politique, éclaircit Norma. Les chambres étaient dégoûtantes, en très mauvais état et les tuyaux de cuivre avaient été volés, ce qui explique que nous n'avons pas d'eau dans le bâtiment..."

Des tuyaux d'arrosage connectés à l'arrivée d'eau du rez-de-chaussée courent aujourd’hui dans les étages pour palier le problème, le temps que les canalisations soient réparées par des volontaires.

Car à l'intérieur de l'édifice, malgré un certain "chaos" dû à l'absence de contrôle de ceux qui rentrent dans l'hôtel pendant les heures d'ouverture, on retrouve l'esprit du mouvement des indignés : commissions de nettoyage, de cuisine, de sécurité, d'infrastructure et de communication, interdiction de boire de l'alcool, principe de non-violence et de non résistance aux forces de l’ordre, sous peine d’expulsion immédiate... Et surtout la décision de ne pas transformer l'hôtel en un simple squat mais d'en faire une plate-forme des principales revendications du mouvement.

La PAH, le groupe "Stop Desahucios" (Stop expulsions), ainsi que les commissions de quartier créées par les indignés se chargent de répondre aux nombreuses demandes de relogement émanant de personnes vivant parfois à la rue avec des enfants. "Une famille nous a demandé de l'aide car ils dorment dans une voiture avec deux enfants", explique ainsi un membre de la commission logement du quartier d'Usera, dans le sud de la capitale, lors d'une assemblée dans l'hôtel.

RÊVES INDIGNÉS

Deux des cinq étages de l'hôtel ont été remis en état pour ce genre de cas extrêmes. Les membres de la commission d'infrastructures se chargent de réparer les vitres et les portes, de nettoyer et meubler la quarantaine de chambres qui à terme devraient être destinées aux familles expulsées le temps qu'elles trouvent une solution durable.

Dans ce but, une sorte d'"agence immobilière" a été créée et commence à chercher des logements alternatifs durables, des édifices occupés en meilleure condition et d'autres solutions.

Quant au reste de l'hôtel Madrid, si la police ne le déloge pas comme l'exige le propriétaire, il devrait devenir un petit concentré des rêves indignés. Le 2e étage sert déjà de lieu de rassemblement pour les groupes de réunions et d'assemblées. Des cours de danse y sont offerts, des activités en tout genre proposées par des volontaires. Et les indignés envisagent de créer une "université" alternative au 4e étage ainsi qu'un potager sur le toit, détaille Norma, arrivée à Madrid à pied depuis Séville, lors d'une des "marches d'indignés" qui ont convergé vers la capitale depuis les quatre coins du pays le 26 juillet pour dénoncer la dictature des marchés, la corruption politique et la crise. Depuis, elle n'est pas repartie, enchantée par cette "révolution" et heureuse de pouvoir aider des gens qui sont, comme elle, "sans boulot, fatigués, sans rien...".

Sandrine Morel

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22