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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:44

LEMONDE | 02.08.11 | 19h18   •  Mis à jour le 03.08.11 | 07h40

 
 

 

 

Artur Mas, le président du Gouvernement de Catalogne, ici le 20 décembre 2010 à Barcelone, est le premier à avoir annoncé des coupes budgétaires pour sa région.

Artur Mas, le président du Gouvernement de Catalogne, ici le 20 décembre 2010 à Barcelone, est le premier à avoir annoncé des coupes budgétaires pour sa région.AFP/JOSEP LAGO

 

Les touristes arrivant lundi 1er août à l'aéroport de Barcelone ont été accueillis par un avertissement peu rassurant : "Ne tombe pas malade, il n'y a pas d'ambulances", leur disaient en plusieurs langues les affichettes distribuées par une cinquantaine de professionnels de la santé réunis pour dénoncer les sévères coupes budgétaires ordonnées par le gouvernement régional catalan. "Yes, we cut", ajoutaient certains ambulanciers dans un hommage ironique au célèbre slogan de Barack Obama.

Contrôlé par les nationalistes conservateurs de CiU depuis décembre 2010, l'exécutif catalan a promis de réduire son budget de 10 % en 2011, soit 2,68 milliards d'euros en moins. Bien qu'il soit parmi les moins touchés, le budget santé doit toutefois diminuer de 6,5 % cette année.

Afin d'optimiser les coûts, des centres de santé catalans qui assuraient aussi un service d'urgence de nuit viennent d'être forcés de réduire leurs horaires par un plan de "réorganisation" approuvé en juin. Indignés par la fermeture nocturne des Urgences de leur hôpital local, une centaine de patients du quartier de Gràcia, à Barcelone, l'a occupé lundi pendant deux heures. Les manifestations d'usagers se multiplient depuis le début de l'été.

"Nous garantissons que tous les patients seront soignés", assure-t-on au département de la santé de la Generalitat, le gouvernement catalan. Mais les professionnels du secteur sont sceptiques et promettent un "automne chaud".

UNE DETTE RECORD DE 121 MILLIARDS D'EUROS

En dépit des sévères coupes budgétaires qui hérissent déjà les Catalans, le gouvernement régional mené par Artur Mas a d'ores et déjà affirmé qu'il dépasserait la limite de déficit public imposée par Madrid aux 17 régions espagnoles. Fiscalement autonomes, elles administrent plus du tiers des dépenses publiques en Espagne et accumulent une dette de 121 milliards d'euros, un record.

Le plan d'austérité adopté en urgence par le premier ministre socialiste (PSOE), José Luís Rodriguez Zapatero, en 2010, dépend donc en grande partie de la bonne conduite des régions. Pour réduire son déficit public à 6 % du PIB en 2011 et espérer ainsi pouvoir le ramener sous la barre des 3 % du PIB dès 2013, Madrid a ordonné aux régions de se tenir à un déficit d'1,3 % du PIB. Mais le gouvernement central dispose de peu de moyens pour les y forcer.

"Les dérapages continus de plusieurs gouvernements régionaux face aux efforts de consolidations fiscales du gouvernement" figuraient d'ailleurs en tête des raisons qui ont poussé l'agence de notation Moody's à placer la note de la dette souveraine de l'Espagne sous surveillance la semaine dernière. Alors que la panique sur les marchés persiste cette semaine et que la prime de risque de l'Espagne a atteint de nouveaux sommets mardi, les doutes planant sur la bonne tenue des finances régionales expliquent en partie les inquiétudes des investisseurs.

D'autant plus que la Catalogne, où les élections s'étaient tenues dès novembre dernier, offre un avant-goût de ce qui attend les plus endettées des 13 régions espagnoles qui ont élu leurs nouveaux gouvernements en mai dernier. Déjà, de nouveaux dirigeants, comme la présidente de la Castille-La-Manche, María Dolores de Cospedal (PP, droite), ont annoncé que le niveau du déficit public de leur régions dépassait au premier semestre le seuil autorisé pour l'année.

"LA CRISE ÉCONOMIQUE NE PEUT SERVIR D'EXCUSE"

Une réunion au sommet a rassemblé la ministre de l'économie, Elena Salgado, et les responsables régionaux fin juillet à Madrid sans que ce "Conseil de politique fiscale et financière" ne débouche sur des mesures concrètes garantissant la coopération des régions. Mais le gouvernement a bon espoir qu'elles acceptent d'intégrer à leurs budgets un plafonnement des dépenses en fonction de la croissance du PIB. Une mesure attendue par les marchés.

Les régions doivent d'autre part rembourser 19 milliards d'euros à l'Administration centrale perçus en 2008 et 2009 sur la base de prévisions économiques trop optimistes. Elena Salgado leur a ouvert une ligne de crédit pour leur permettre d'assurer le paiement des fournisseurs malgré l'asséchement de leurs revenus.

Si la crise explique en bonne partie l'appauvrissement des comptes régionaux, les projets pharaoniques encouragés par certains gouvernements pendant le boom économique qu'a traversé l'Espagne jusqu'en 2007 plombent également leurs finances maintenant que l'heure est à l'austérité. "La crise économique ne peut en aucun cas servir d'excuse pour démanteler l'État providence", a lancé lundi la ministre de la santé Leire Pajín en guise d'avertissement aux régions.

À moins de quatre mois des prochaines élections législatives, prévues le 20 novembre, le parti socialiste au pouvoir et le parti populaire, largement victorieux lors des dernières régionales, se renvoient la balle de la responsabilité des coupes budgétaires.

Elodie Cuzin Article paru dans l'édition du 03.08.11

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:34

LEMONDE.FR avec AFP | 03.08.11 | 07h59   •  Mis à jour le 03.08.11 | 08h17

 

 

Des manifestants protestent contre la fermeture de la Puerta del Sol, mardi 2 août, par les forces de l'ordre espagnoles.

Des manifestants protestent contre la fermeture de la Puerta del Sol, mardi 2 août, par les forces de l'ordre espagnoles.AFP/STR

Plus d'un millier de manifestants ont protesté, mardi 2 août au soir, contre l'évacuation dans la matinée du campement emblématique des "indignés" de la Puerta del Sol, mais ont été empêchés d'entrer sur cette place du cœur de Madrid par la police. "Cette place est à nous", hurlaient des manifestants en jetant des ballons vers les forces de l'ordre, venues en nombre pour bloquer toutes les rues menant à cette place centrale habituellement très touristique.

"Laissez-nous passer. Ce n'est pas un parking. C'est une place", scandaient-ils alors qu'une vingtaine de fourgons de police occupaient les lieux. Toutes les rues étaient barrées de cordons de policiers anti-émeutes en rang serrés et bras croisés. Les bouches de la station de métro Sol desservant la place avaient été fermées. "Moins de police, plus de démocratie" ou encore "le peuple uni ne sera jamais vaincu !", criaient les manifestants. La police laissait les personnes sortir mais empêchait tous ceux qui voulaient se rendre sur la place de passer.

 

Des cordons de policiers anti-émeutes barraient l'entrée de la Puerta del Sol, à Madrid, mardi 2 août au soir.

Des cordons de policiers anti-émeutes barraient l'entrée de la Puerta del Sol, à Madrid, mardi 2 août au soir.AFP/STR

Selon El Pais, ce dispositif policier a eu pour effet de ranimer la colère des manifestants, qui se sont reportés sur les rues avoisinantes et d'autres places du centre de Madrid, notamment la plaza Mayor, où un rassemblement s'est tenu mardi soir.

 VENUE DU PAPE

La police a déclaré qu'il n'y avait eu aucun blessé et qu'elle n'avait préocédé à aucune arrestation lors de l'évacuation de campements de la Puerta del Sol et de l'avenue du Prado. La nouvelle de l'intervention des forces de l'ordre s'était alors répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter où, très vite, les manifestants ont appelé à une manifestation à 20 heures (sous le mot-clé #nopararemos, "nous ne nous arrêterons pas"). Certains manifestants encore sur place ont dénoncé une évacuation destinée nettoyer la place" pour la visite du pape, prévue pour la période du 18 au 21 août.

Né à la mi-mai autour d'un même ras-le-bol, rassemblant jeunes, chômeurs, salariés ou retraités, le mouvement, relayé par les réseaux sociaux et soutenu par l'opinion publique, a réuni jusqu'à 200 000 manifestants le 12 juin et a essaimé en Europe. Samedi, un camp d'"indignés" qui campaient depuis deux mois dans le centre d'Athènes a aussi été évacué par la police. Le 26 juillet, un groupe d'une cinquantaine d'"indignés" espagnols a quitté Madrid à pied pour Bruxelles.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 14:32

LEMONDE | 03.08.11 | 11h50   •  Mis à jour le 03.08.11 | 13h31

 

 

Les mesures prises en juillet n’ont pas ramené le calme. Les taux italiens et espagnols atteignent des records.

Les mesures prises en juillet n’ont pas ramené le calme. Les taux italiens et espagnols atteignent des records.REUTERS/BRENDAN MCDERMID

 

Les marchés sont-ils happés par le vide ? L'accord du Congrès américain, mardi 2 août, permettant de relever le plafond de la dette et d'éloigner le spectre d'un défaut de la première économie mondiale, n'a eu aucun effet sur des investisseurs affolés.

A la Bourse de New York, le Dow Jones a plongé, mardi, de 2,19 %, entraînant dans sa chute les marchés asiatiques et européens. Mercredi, Tokyo cédait 2,11 %, tandis que Paris et Francfort reculaient de 1,82 % et 2,26 % à l'ouverture. En Europe, ce regain de stress ne fait qu'aggraver la crise aiguë des dettes souveraines dans une sorte de prophétie autoréalisatrice : plus les taux montent, plus la dette est délicate à rembourser.

Quinze jours à peine après que les dirigeants eurent dégainé, le 21 juillet, ce qu'ils croyaient être une arme nucléaire pour neutraliser les peurs, les taux à dix ans des emprunts espagnols et italiens ont ainsi atteint des sommets historiques : 6,36 % pour l'Espagne et 6,18 % pour l'Italie mardi. Les taux grecs, eux, restent à des niveaux record (14,85 %), les investisseurs se réfugiant sur le Bund, l'obligation allemande, jugé plus sûr, descendu à 2,39 %, sous le niveau de l'inflation. Du jamais vu depuis la réunification !

Inquiet, le gouvernement espagnol, les yeux rivés sur les marchés, reste sur le qui-vive, tandis qu'à Rome, le ministre italien de l'économie, Giulio Tremonti, après avoir convoqué, mardi, une réunion du Conseil de stabilité financière, devait s'entretenir avec le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Mais Bruxelles exclut pour le moment toute discussion sur un plan de sauvetage pour l'Italie et l'Espagne. Points sur les causes et conséquences de cet "emballement" spéculatif.

 

Service infographie du "Monde"

  • Quelle est l'origine du regain de stress ?

Le spectre, même improbable et finalement écarté, d'un défaut de paiement des Etats-Unis, a fait prendre conscience aux investisseurs que le surendettement des Etats pouvait frapper tout le monde. Y compris la première économie mondiale. Chacun s'est alors souvenu qu'en Europe, le problème n'était pas réglé. Le plan de sauvetage de la Grèce présenté le 21 juillet n'a rassuré qu'un temps. Surtout, la publication d'une série de chiffres macroéconomiques plus mauvais les uns que les autres fait trembler. Le spectre d'un "double dip", une bascule de l'économie américaine dans la récession, refait surface avec ses inévitables répercussions sur la reprise européenne. Or, le meilleur remède pour éponger des dettes publiques reste la croissance.

  • Pourquoi le plan de sauvetage de la Grèce annoncé le 21 juillet n'a-t-il pas rassuré ?

L'accord conclu à l'arraché le 21 juillet entre les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro prévoit un élargissement de la mission du Fonds européen de stabilité financière (FESF) – dont la possibilité d'acquérir de la dette d'Etat sur le marché – et une participation des créanciers privés sous forme d'échange des anciens emprunts grecs.

Si, au moment de l'annonce, les investisseurs ont semblé soulagés, encore faut-il que cette décision soit entérinée. En France, la modification des missions du FESF doit faire l'objet d'un vote du Parlement, et la session extraordinaire consacrée au projet de loi de finances rectificative qui validera l'accord européen ne débutera que le 6 septembre. Trop lent, trop tard, trop bureaucratique, jugent les marchés.

  • Pourquoi la spéculation touche maintenant l'Espagne et l'Italie ?

L'Italie, en raison de son taux d'endettement très élevé (120 % du produit intérieur brut, PIB), et l'Espagne (dont la dette publique a atteint 63,6 % du PIB, contre 55 % il y a un an), sont deux "maillons faibles" de la zone euro. L'endettement de l'Italie est supérieur à celui du Portugal (93 %) et de l'Irlande (96 %), et moindre que celui de la Grèce (140 %).

Les marchés craignent que ces deux pays ne tombent dans une spirale infernale : méfiance des investisseurs qui se traduit par des taux plus élevés débouchant sur un étranglement du pays. Tout cela se conjuguant à une croissance insuffisante pour diminuer l'endettement, à une fragilisation du système bancaire en Espagne (très engagé dans l'immobilier) et à une crise politique en Italie.
Or, les investisseurs savent que si la zone euro a la capacité d'apporter son aide à la Grèce, à l'Irlande, au Portugal – voire même à Chypre, qui pourrait bientôt en avoir besoin –, qui ne représentent que 6 % du PIB de l'Union, elle n'a pas les moyens de sauver ces deux grands pays (près de 30 % du PIB de la zone euro).

  • Quels sont les risques ?

En dépit de maladresses, les dirigeants européens semblent avoir démontré leurs engagements à sauver la zone euro. Mais certains évoquent toujours son implosion. Dans ce cas, la sortie, même temporaire, d'un "maillon faible" de l'union monétaire, se traduirait par un retour à sa devise, une dévaluation drastique, une inflation galopante qui ruinerait les créanciers. Une fuite en avant douloureuse pour le pays concerné, son système bancaire, mais aussi pour ses partenaires européens.

Le risque est aussi de devoir "gérer la crise". Autrement dit, de mettre chaque fois plus sur la table pour recapitaliser un pays et ses banques. Chaque plan réclamerait aussi des efforts budgétaires de plus en plus drastiques à même de plonger les pays dans la récession.

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:58

EDF va doubler ses investissements dans les centrales nucléaires françaises

LEMONDE.FR avec AFP | 29.07.11 | 12h36 

 

EDF a engrangé au premier semestre 2011 un bénéfice en hausse de 54 %.

EDF a engrangé au premier semestre 2011 un bénéfice en hausse de 54 %.AFP/FRED DUFOUR

 

Le groupe EDF a présenté, vendredi 29 juillet, un plan stratégique sur 2011–2015, qui prévoit un doublement de ses investissements pour augmenter la durée de vie de ses centrales nucléaires en France et renforcer leur sûreté. "Le groupe réalise les investissements nécessaires à la bonne exploitation des centrales (nucléaires), à l'augmentation de capacité et à la prolongation de leur durée de fonctionnement au-delà de quarante ans, et intégrera les enseignements liés à Fukushima", détaille le groupe dans un communiqué.

"En 2010, en France, 1,7 milliard d'euros d'investissements ont été consacrés aux visites décennales, au programme de remplacement des gros composants et aux autres investissements liés à l'exploitation des centrales (contre 1,5 milliard d'euros en 2009)", précise le communiqué. Le plan stratégique prévoit que ce montant sera "estimé entre 3,4 et 3,6 milliards d'euros en 2015".

"C'est la logique et la philosophie du groupe : nos investissements sont destinés à gérer l'extension de la durée de vie des centrales à soixante ans", a commenté le PDG du groupe, Henri Proglio, au cours d'une conférence de présentation des résultats. L'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), dont c'est précisément l'une des missions, a récemment rallongé de dix ans la durée de vie de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), à condition qu'EDF y réalise certains travaux. Des "stress tests" doivent également être menés sur toutes les centrales françaises pour tenir compte des enseignements de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

NIVEAU DE PRODUCTION "HISTORIQUE"

Pour l'heure, EDF a profité au cours du premier semestre d'un niveau de production "historique" de ses centrales nucléaires françaises et a revu à la hausse sa prévision de production nucléaire pour 2011. EDF vise désormais 411 à 418 térawattheures (TWh) sur l'année, contre 408 à 415 auparavant. En 2009, elle avait atteint son plus bas niveau depuis dix ans sous l'effet de pannes et de grèves.

Le plan stratégique 2011–2015 du groupe prévoit également un accroissement de ses effectifs de deux mille trois cents employés dans la production et l'ingénierie en France sur la période. EDF rappelle qu'il doit relever le "défi du renouvellement de 40 % de ses effectifs sur les cinq à dix prochaines années".
Au premier semestre, le groupe a enregistré un chiffre d'affaires quasi stable, à 33,5 milliards d'euros (-0,2 %).

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 13:42

Journaux

 

À 02h00 et à 03h36, 2 tremblements de terre, , ont eu lieu entre le Gard et l’Ardèche le 3 août 2011 déclenchant la peur des habitants car peu profonds (2 km).

L’épicentre de ce séisme était presque en dessous de Barjac, village de 1500 habitants.

L’épicentre des tremblements situé en Ardèche est une zone touristique très fréquentée en France.

Earthquake.com ne prévoit de graves dégats a cause de ce tremblement de terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Séismes ressentis à :

 

Lasalle, Gard : Weak shaking indicated (III MMI)

Lasalle, Gard : Faibles secousses à LASALLE 30460 à 3 heures 40 (Weak shaking indicated III MMI)

Nimes : J’ai ressenti, à environ 03:38 du matin , ce matin du 3 aout 2011 une forte vibration, j’ai entendu ma porte vibrer et vu mes meubles vibrer, sans réaliser sur le moment. Une autre personne sur les lieux, à l’autre bout de la maison (soit environ 4mètres et un étage en dessous) à elle aussi ressenti les vibrations (Light shaking indicated IV MMI)

Ruoms, Ardeche : Weak shaking indicated (III MMI)

Alès, Gard : Sol tremble, grondement, ca m à réveillé

Ardèche : Dans la nuit de mardi 2/08 au mercredi 3/08 a 3h45 secousse de quelques secondes, réveillant tout le monde a la maison, le lit a vibré et la terre a grondé, quelques éclairs dans le ciel ont suivi. Impressionnant!

Peyremale, Gard : Le tremblement de terre a eu lieu à 03 heures 42 à PEYREMALE (GARD) la maison a tremble pendant 3 secondes, il y a eu de nombreux réveillé, j’étais en panique.

Alès, Gard : (Moderate shaking indicated V MMI)

Chomérac, Ardèche : Bonjour, juste ma petite expérience, peut être sans intérêt. J’ai ressenti cette nuit (je ne sais plus l’heure, mais je dirai entre 1 heure et 4 heures du matin) une secousse alors que j’étais couchée. Elle a duré quelques secondes. Ai-je rêvé ? J’habite en ardèche, à chomérac précisément.

Vallon Pont d’Arc : Tijdstip 02:45. Heeft ongeveer 2/3 seconden geduurd. Ik verblijf thans in caravan. Deze stond te schudden. Glaswerk in de kast was hoorbaar

Montpellier : faible secousse le 03/08/11 à 3h37 (légère secousse MMI III)

Meyrannes : a meyrannes forte secousse d’environ trois seconde a 3H38 environ impressionnant

 

Magnitude : 4.5

Temps UTC : 2011-08-03 00:00:00.0 UTC

Temps local a l’ epicentre : 02:00 et 03:36

Profondeur (Hypocenter) : 2 km

Geo-location(s) :

3 km NE Barjac (pop 1,503)

21 km W Pont-saint-esprit (pop 10,002)

53 km N Nîmes (pop 148,236)

 

Source: centre sismologique euro-méditérranéen

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UN PEU D'HISTOIRE

 

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Dans son Histoire, la France a connu assez peu de violents séismes. En général, des écrits nous permettent d'apprendre quand sont survenus des événements de ce genre, mais les traces écrites peuvent ne pas arriver jusqu'à nous.

Nîmes comptait vers 300 avant notre ère quelque vingt mille habitants à qui il fallait une alimentation en eau. Le Pont du Gard fait partie du réseau qui alimentait Nîmes. Or le Pont de la Lône qui fait partie de ce même réseau a été détruit, ce qui n'est pas le cas du Pont du Gard. Connaître la raison de la destruction  de ce premier s'imposait.

C'est pourquoi, afin de comprendre ce qui a engendré la destruction du Pont de la Lône, des recherches ont été effectuées sur plusieurs sites. Dans un premier temps, ils sont allés auprès du Pont de la Lône afin d'observer les ruines du pont détruit : les piliers du pont sont effondrés, des milliers de pierres sont éparpillées sur le sol, un bloc de pierre de plusieurs tonnes a fait une rotation de 180° en tombant, les murs de soutènement ont été mis à bas…

Sur les cinquante kilomètres du canal, des fractures et des déformations caractéristiques ont aussi été observées.

Après avoir rassemblé toutes les données (archéologie, géologie structurale, mécanique des matériaux et tectonophysique), l'équipe dirigée par Philippe Volant a essayé grâce à la modélisation numérique différents scénarii sismiques.

L'équipe de chercheurs estime que, entre 250 et 350 de notre ère, un séisme d'une magnitude six sur l'échelle ouverte de Richter a eu lieu et a détruit l'aqueduc de Nîmes à plusieurs endroits. Le Pont du Gard a résisté non seulement grâce à son élasticité mais aussi grâce à une fréquence de vibration différente de celle qui est survenue sur le Pont de la Lône.

David Jarry "2012 un nouveau paradigme"

Remarque: aucun média aligné n'en a fait encore mention! les 2 séismes dont le plus fort était de magnitude 4.5 ne sont pas répertoriés sur le site USGC! comprenne qui voudra!

 http://dav2012.over-blog.com


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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:54

spaanserevolutie

Scenes from the destruction of Sol

In Sol on 2 August 2011 at 10:36

Dear people,

This morning, August 2, just before sunrise, police have moved in to destroy the encampment in Paseo del Prado and all the structures left by the 15M movement in Puerta del Sol. As far as I was able to ascertain there have not been any arrests, nor any physical aggression against persons. But that doesn’t make it acceptable.

The desalojo was carried out simultaneously in Prado and Sol, with massive police deployment. I myself was sleeping in the Information Point in the Paseo del Prado. I have tried to document what I can. Everybody was taken by surprise. People sleeping in tents were awoken and brought to the central fountain where their identification was meticulously copied. Just before an officer forced me to take out the batteries from my camera I was able to shoot the following scene.

After the ID-check people were free to go. From a couple of comrades I heard that Sol was also being cleared. Fortunately I could keep my batteries, so I was able to document what was happening there. Even though I risked big time. When I took a photo of police blocking one of the streets leading to the square, two officers came up to me and requested my camera and my ID, once again. I showed it saying I was a Dutch citizen, and I cancelled the image, hoping I could continue to keep shooting. In the end I could, and I’m grateful for that.

Police deployment at Puerta del Sol

Amidst the ruins

Dismanteling the Field Kitchen and the Art Commission:

What I witnessed was pure barbarism. As if the Huns had invaded Puerta del Sol. The destruction of everything we had built up there was perpretated by the municipal cleaning department. The police was only present to seal of the center of the square and to check the roads leading up to Puerta del Sol.

Destruction of the infermary, using a bulldozer:

Rest in Peace

The city cleaners have taken away food from our field kitchen after they had torn it down. They have destroyed the infermary using a bulldozer. They have destroyed at least one citizens private property. They have destroyed many works of art.

The remainders of the Field Kitchen

Going shopping

Throwing away the photos of our comrades from Lisbon

The eviction of Puerta del Sol was a prime example of disrespect on the part of the authorities. They could have chosen to clean the square and to preserve the sculptures, the photos and the paintings that were exhibited there. But they didn’t. They treated everything as trash. We are a constructive movement based on peacefulness and respect. And today, in the face of the authorities’ indiscriminate vandalism, we have gained an enormous moral victory.

Municipal cleaners throwing away someones bike:

Throwing down the mast of Puerta del Sol:

According to rumours the authorities have decided to clear Puerta del Sol and the encampment in the Paseo del Prado because of the upcoming visit of the pope, in mid august. This visit is going to cost the Spanish taxpayer milions of dollars. People are pretty indignant about that. When you walk around the city you can already hear some of them warning you: ‘Watch your wallet! The pope is coming!’ After what happened today, mister Ratzinger can be sure to receive a boiling welcome from the indignados.

Watch out! The pope is coming!

Only after eight thirty the first big camera’s arrive. They slept late today. Almost everything is gone already, the cleaning officers are busy spraying the square with water. I sure hope that the media will have better reflexes tonight, because there will undoubtedly be a popular reaction to this. This type of destructive behaviour on the part of the state will not be tolerated.
Sol is ours. And we will take it back.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:53

complément d'info

Place Syntagma évacuée : soli­da­rité avec les cama­ra­des arrê­tés !

Ce samedi 30 juillet, le cam­pe­ment des « Indignés » à été évacué en Grèce par la police. Au cours de cette opé­ra­tion, la police grec­que a arrêté 8 per­son­nes, 4 grecs, 2 fran­çais, un rou­main, un alle­mand, les accu­sant d’avoir « violé les lois sur la pro­tec­tion de l’envi­ron­ne­ment » (sic) ! Le pré­texte répres­sif est gros­sier ! Parmi eux Salim Messad, un cama­rade d’AC Rhône ! qui était de pas­sage sur la place avant de pren­dre son avion. Lui et les autres inculpés pas­sent en juge­ment ce lundi, après une garde à vue ou même les droits de la défense n’ont pas été res­pecté : ni inter­prè­tes, ni infor­ma­tion du consu­lat suite à l’arres­ta­tion. (Suite à audience ce jour, le procès est reporté à jeudi) Le consu­lat fran­çais, pré­venu par des pro­ches, n’apporte quant à lui aucune assis­tance aux inter­pel­lés fran­çais. Face à cette situa­tion, notre soli­da­rité est une arme :

Réclamons la relaxe de tous les inculpés auprès de l’ambas­sade greque :

Ambassade de Grèce

17 rue Auguste Vacquerie 75116 Paris Téléphone : 01 47 23 72 28 Fax : 01 47 23 73 85 mfapar@wana­doo.fr

Exigeons que le consu­lat fran­çais inter­vienne auprès des auto­ri­tés grec­ques : Bureau de la Protection des déte­nus du Ministère des Affaires étrangères et euro­péen­nes : 01.43.17.91.07 / 01.43.17.67.62 / 01.43.17.80.32.

Lien arti­cle AFP pour plus d’infos : http://www.google.com/hos­ted­news/af

cle AFP pour plus d’infos : http://www.google.com/hos­ted­news/af...
Forum associé à l'article

Proposer un complément d'infos

    # Le 1er août à 16:33, par salim

    Merci pour votre soutien, qui par ces moments, fait vraiment du bien.
    Les grecs sont eux aussi fantastiques, ils ont honte et se sentent coupables de ce qui nous arrive, et moi je me sens de plus en plus grec dans la lutte qui perdure ici.
    Leur police bafoue tous les droits les plus elementaires : une journee en GAV sans savoir pourquoi, prise des empreintes des 10 doigts et des 2 mains, photos, pas d`audition, pas d`interprete au tribunal..... On a appris les charges retenues contre nous le lendemain ds la presse francaise, Les avocats presents des 6h du matin n`ont pas pu nous voir avanth, ds un autre commissariat...
    Bref, le mouvement en cours est plus que legitime et merite tout notre soutien, car avec des militaires armes dans les rues, ce n`est pas tjs evident.
    Leur gouvernement doit tomber, et avec lui toute la bureaucratie et la bourgeoisie qui s`en met plein les poches pendant que d`autre vont en prison pour des dettes fiscales depassant 5000e.
    Ce qui se passe en Grece nous arrivera plus tot qu`on le croit et leur mouvement nous montre le chemin a suivre.
    Quand on sera rentre on aura le temps de dire tout ce qu`on a vu et subi sur la place Syntagma..
    Merci encore pour votre soutien et a tres bientot j`espere

    PS : le jugement a ete reporte a jeudi matin 9h, donc on attends... et on se mobilise ; ici aussi la solidarite marche a fond
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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 14:52
Grèce: le camp des Indignés à Athènes évacué par la police

ATHENES — La police et des employés municipaux d'Athènes ont évacué samedi les manifestants anti-austérité du mouvement des Indignés qui campaient et occupaient depuis plus de deux mois la place centrale de Syntagma, épicentre du pouvoir et des contestations en Grèce, a constaté l'AFP.

Le campement de tentes et d'installations éphémères installé depuis le 25 mai sur la place en face du Parlement a été démantelé ainsi que "différents objets qui polluaient l'environnement", a indiqué dans un communiqué la police, selon laquelle 25 camions ont été nécessaires pour mener à bien l'opération de nettoyage.

La police a procédé à l'arrestation de huit personnes durant l'opération, quatre Grecs, deux Français, un Allemand et un Roumain, accusés d'avoir "violé les lois sur la protection de l'environnement", a ajouté la police sans autre précision.

Ils seront transférés devant un procureur.

"Il n'y a pas eu de bousculade, mais à leur façon ils ont été très clairs sur le fait qu'on devait partir", a dit à l'AFP l'un des manifestants évacué du camp, qui se retrouvait dans une rue voisine avec son paquetage.

"Je ne comprends pas pourquoi on nous a dit de partir, les places publiques sont faites pour tous les citoyens", a ajouté le jeune homme en requérant l'anonymat.

"Nous avons essayé de dérouler une banderole une fois que la place a été évacuée, mais on nous a dit de l'enlever tout de suite, faute de quoi on risquait d'être arrêté", a ajouté un autre Indigné.

Plusieurs d'entre eux ont indiqué qu'ils avaient l'intention de rester dans les alentours.

Depuis le 25 mai, le mouvement des "Indignés" calqué sur un mouvement éponyme en Espagne a réussi à faire descendre des dizaines de milliers de Grecs dans la rue sans violence au début du mouvement pour protester contre des mesures d'austérité et la politique de réformes menée par le gouvernement grec, sous la pression des créanciers du pays.

Ce mouvement, fortement relayé par les réseaux sociaux, qui se voulait apolitique et loin de toute étiquette syndicale, a rencontré un vif succès initial car les manifestations dégénèrent souvent dans la violence en Grèce.

Au milieu d'une forêt de banderoles pronant la "révolution maintenant, partout", ils s'étaient installés à résidence sur la place, menant de nombreux débats publics sur la façon de sortir de la crise de la dette qui écrase le pays, ou de renouveler la démocratie.

Leur nombre a beaucoup diminué depuis l'arrivée des grosses chaleurs à la mi-juillet.

La place, bordée de grands hôtels et de bâtiments publics, a été le théâtre les 29 et 30 juin d'actes de violence importants et inondée de gaz lacrymogènes par la police, lors des manifestations qui tentaient d'empêcher le vote de quatre nouvelles années d'austérité en Grèce, à la demande des créanciers du pays.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:30
Ce qui nous attend est bien pire que Big Brother

Interview du président de la CNIL (Commission Informatique et Libertés) également sénateur divers droite et ancien membre du RPR...

Certains estiment que le recours massif aux nouvelles technologies n’est pas à craindre, dès lors qu’on n’a personnellement rien à se reprocher. Que leur répondez-vous ?

A. T. : Quelle naïveté ! Tenir un tel discours revient à confondre intimité et innocence. Il faut préserver son intimité, quand bien même on est irréprochable ! Nous devons pouvoir aller et venir sans être tracés, pistés, contrôlés. Qu’adviendra-t-il de notre liberté d’expression si nous sommes en permanence épiés et jugés pour des propos tenus en privé ? Resterons-nous spontanés, si nous n’avons plus jamais la certitude d’être seuls ?

Nos concitoyens critiquent volontiers la multiplication des fichiers de police, tout en mettant librement en ligne, sur les réseaux sociaux, nombre d’informations les concernant. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

A. T. : Lorsque j’ai pris la tête de la Cnil, il y a sept ans, la multiplication des fichiers régaliens à la suite des attentats du 11-Septembre me préoccupait au premier chef. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une autre ère : celle du fichage de masse et du « flicage ludique », si je puis dire. Les gens diffusent spontanément un tas d’informations sur eux. Aujourd’hui, un citoyen est forcément fiché quelque part, et souvent sur de multiples bases. Peut-être seront-elles interconnectées un jour ? Cette transparence, c’est le rêve des multinationales : elles espèrent bien tirer profit de nos profils. C’est une forme de Big Brother convivial… Mais revenons au paradoxe que vous pointiez du doigt : les objectifs des réseaux sociaux et des fichiers de police diffèrent fondamentalement, mais leurs effets sont analogues, puisque tout le monde sait que les personnels de police voient en Internet une mine d’informations. Au final, les citoyens doivent vraiment se créer une conscience numérique, comme ils se sont petit à petit forgés une conscience écologique.

N’est-il pas un peu exagéré de comparer les dérives actuelles au Big Brother d’Orwell ?

A. T. : Mais ce qui nous attend est bien pire ! Car Big Brother était un système centralisé, on pouvait se rebeller contre lui. Or, aujourd’hui, nous assistons à la multiplication des nano-Brothers (capteurs, puces électroniques dans les cartes et les portables). Ce sont là des outils de surveillance multiples, disséminés, parfois invisibles. Ils sont donc bien plus difficiles à contrôler. On ne sait pas qui collecte les données, ni dans quel but, ni pour combien de temps. Prenons l’exemple des puces RFID – qui permettent aujourd’hui de géolocaliser les marchandises. Leur usage va probablement s’étendre. À terme, les individus consentiront sans doute, eux aussi, à être tracés en permanence. Nous allons assister à un développement "métastasique", si je puis dire, massif et pernicieux, des puces électroniques. Par sécurité et par confort, nous consentirons exceptionnellement à être pistés lors de nos vacances aux sports d’hiver. Et ce, afin d’être secouru rapidement en cas d’accident. Petit à petit, nous ne nous en passerons plus...

Alex Türk : «Ce qui nous attend est bien pire que Big Brother»

Le sénateur, Alex Türk, plaide pour un « droit à l’opacité » et appelle ses concitoyens à se mobiliser contre les dérives du traçage généralisé (1)

Avec cet article

Les technologies numériques (biométrie, vidéosurveillance, géolocalisation) nous offrent une sécurité renforcée tout en empiétant sur nos libertés individuelles. Comment, concrètement, la Cnil arbitre-t-elle entre les deux ?  

 Alex Türk (2) :  Aucune technique n’est bonne ou mauvaise en soi, seul l’usage qu’on en fait peut être préoccupant. Ainsi, lorsque la Cnil doit se prononcer sur la mise en place d’un nouveau dispositif intrusif, elle évalue toujours de façon concrète les enjeux spécifiques du dossier qu’on lui soumet. En général, plus la sécurité des citoyens est en jeu, plus nous consentons à l’installation de tels dispositifs. Ces dernières années, par exemple, nous avons validé la mise en place de contrôles biométriques au sein des aéroports. Le gain en matière de sécurité nous semblait en effet évident. En revanche, nous venons de refuser l’installation de technologies identiques au sein des cantines scolaires. C’était totalement déplacé.

 Certains estiment que le recours massif aux nouvelles technologies n’est pas à craindre, dès lors qu’on n’a personnellement rien à se reprocher. Que leur répondez-vous ?  

 A. T. : Quelle naïveté ! Tenir un tel discours revient à confondre intimité et innocence. Il faut préserver son intimité, quand bien même on est irréprochable ! Nous devons pouvoir aller et venir sans être tracés, pistés, contrôlés. Qu’adviendra-t-il de notre liberté d’expression si nous sommes en permanence épiés et jugés pour des propos tenus en privé ? Resterons-nous spontanés, si nous n’avons plus jamais la certitude d’être seuls ?

 Nos concitoyens critiquent volontiers la multiplication des fichiers de police, tout en mettant librement en ligne, sur les réseaux sociaux, nombre d’informations les concernant. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?  

 A. T. :  Lorsque j’ai pris la tête de la Cnil, il y a sept ans, la multiplication des fichiers régaliens à la suite des attentats du 11-Septembre me préoccupait au premier chef. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une autre ère : celle du fichage de masse et du « flicage ludique », si je puis dire. Les gens diffusent spontanément un tas d’informations sur eux. Aujourd’hui, un citoyen est forcément fiché quelque part, et souvent sur de multiples bases. Peut-être seront-elles interconnectées un jour ? Cette transparence, c’est le rêve des multinationales : elles espèrent bien tirer profit de nos profils. C’est une forme de Big Brother convivial… Mais revenons au paradoxe que vous pointiez du doigt : les objectifs des réseaux sociaux et des fichiers de police diffèrent fondamentalement, mais leurs effets sont analogues, puisque tout le monde sait que les personnels de police voient en Internet une mine d’informations. Au final, les citoyens doivent vraiment se créer une conscience numérique, comme ils se sont petit à petit forgés une conscience écologique.

 N’est-il pas un peu exagéré de comparer les dérives actuelles au Big Brother d’Orwell ?  

 A. T. :  Mais ce qui nous attend est bien pire ! Car Big Brother était un système centralisé, on pouvait se rebeller contre lui. Or, aujourd’hui, nous assistons à la multiplication des nano-Brothers (capteurs, puces électroniques dans les cartes et les portables). Ce sont là des outils de surveillance multiples, disséminés, parfois invisibles. Ils sont donc bien plus difficiles à contrôler. On ne sait pas qui collecte les données, ni dans quel but, ni pour combien de temps. Prenons l’exemple des puces RFID – qui permettent aujourd’hui de géolocaliser les marchandises. Leur usage va probablement s’étendre. À terme, les individus consentiront sans doute, eux aussi, à être tracés en permanence. Nous allons assister à un développement « métastasique », si je puis dire, massif et pernicieux, des puces électroniques. Par sécurité et par confort, nous consentirons exceptionnellement à être pistés lors de nos vacances aux sports d’hiver. Et ce, afin d’être secouru rapidement en cas d’accident. Petit à petit, nous ne nous en passerons plus…

 N’y a-t-il pas un hiatus entre, d’un côté, les délais très courts qui s’écoulent entre une innovation technologique et son application industrielle et, de l’autre, un temps juridique souvent long pour encadrer son usage ?  

 A. T. :  C’est vrai. Mais ce temps long, comme vous dites, est inhérent à la démocratie. On ne peut que se féliciter de vivre dans un pays où le Parlement prend son temps pour débattre et pour légiférer. Alors, c’est vrai, il existe un décalage considérable entre ce temps politique et celui de l’innovation. Il est d’ailleurs de plus en plus fréquent à la Cnil que les ingénieurs me préviennent de la mise sur le marché de telle ou telle application et que, finalement, elle se fasse encore plus rapidement que prévu !

 Peut-on envisager à moyen terme un organe de régulation international dans ce domaine, une sorte de Cnil mondiale ?  

 A. T. :  Ce serait souhaitable, en effet. Mais, pour cela, il faudrait que les Américains et les Européens se montrent capables de réelles convergences. Or, pour l’heure, nos conceptions divergent grandement… Notre rapport aux réseaux sociaux est, à cet égard, tout à fait emblématique. Pour nous, les données personnelles sont des attributs de la personnalité qui méritent une protection spécifique, alors que, outre-Atlantique, on les considère comme de simples biens marchands.

(1) Alex Türk est président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil)

(2) La Vie privée en péril, des citoyens sous contrôle,  Odile Jacob, 2011, 265 p., 19,90 €.

RECUEILLI PAR MARIE BOËTON


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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 22:17
Même vidéo mise en ligne par Kna, avec un sous-titrage uniquement en français :
 
Par Pierre Fetet Publié dans : Au Japon Communauté : Fukushima blogs
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Dimanche 24 juillet 2011
maire-minamisoma.jpgOn se souvient encore du SOS lancé sur YouTube en mars dernier par Katsunobu Sakurai, maire de la ville de Minamisoma (70 000 habitants avant l’accident), qui lui a valu une notoriété mondiale. Dominique Leglu en avait fait l’écho dans son blog en relevant cette phrase : « Même les gens qui veulent nous aider et les médias ont peur de venir dans notre ville qui se trouve à 25 km de la centrale nucléaire de Fukushima ». Le réalisateur de la vidéo, Kenichiro Nakata, cité par l’agence Kyodo news dans une dépêche du 1er avril, avait expliqué à l’époque que les résidents victimes du désastre ne savaient même pas s’ils devaient rester ou évacuer.
 
Quatre mois plus tard, la contamination de la ville est avérée, mais suite à l’annonce du gouvernement de la reprise en main de la centrale nucléaire, le maire demande à ses concitoyens évacués de revenir dans la ville. Un membre du conseil municipal, Koichi Ohyama, n’est pas du tout de cet avis. Et pour se faire entendre, il utilise le même canal d’information que son maire, YouTube, pour dénoncer le manque cruel d’information sur la contamination réelle de la localité. Il s’oppose en fait au retour des personnes évacuées tant que toutes les mesures n’auront pas été prises pour mettre la population hors de danger, en particulier les enfants. « Les gens perdent l'habitude de se protéger contre la contamination », prévient Koichi Ohyama. C’est effectivement très dangereux. La radioactivité est invisible mais elle va rester dangereuse durant des dizaines d’années. Les territoires contaminés par l’accident de Tchernobyl sont confrontés aux mêmes problèmes : les gens reviennent.
 
Il est évident que cet homme a raison de protester contre le retour de la population évacuée, car c’est la condamner à la maladie future. Le cas de Minamisoma ne va pas être un cas isolé malheureusement. La pression économique va conduire à de fortes tensions dans la population entre ceux qui sont pour un retour rapide à une vie normale, quitte à « oublier » la radioactivité, et ceux qui ne conçoivent pas la vie sans une information transparente et une prise de précaution maximum, jusqu’à une évacuation définitive le cas échéant.
 
Au-delà du drame de cet homme et de cette ville, c’est le problème de l’exode définitif d’une partie de la population japonaise qui va se poser. Ceux qui connaissent les dangers réels de la radioactivité, ceux qui sont bien informés, ceux qui ont les moyens de partir : tous ces gens sont déjà partis ou sont en train de se préparer à partir. Si Koichi Ohyama estime qu’il y a trop de danger à rester et se décide à quitter sa ville, qui continuera à s’inquiéter de la santé de la population ?
 
Voici donc la vidéo de Koichi Ohyama, diffusée le 18 juillet 2011 sur YouTube. Elle est suivie par la traduction en français de son discours, réalisée par Pom’Verte du groupe Fukushima Informations. Mille mercis à elle pour cet important travail qui permet aux francophones de connaître la réalité.
 
 

 
 
 
 

Nouvel SOS de Minamisoma, Fukushima

 
« Bonjour les amis, je m'appelle Koichi Ohyama, et je suis membre indépendant du conseil municipal de Minamisoma, dans la Préfecture de Fukushima.
 
Ma ville pâtit encore gravement de contamination radioactive, et les gens continuent d'avoir peur du danger en cours venant de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, qui est à peu près à 30 kilomètres de notre Mairie.
 
Vous qui m'écoutez, vous, tous les habitants de Minamisoma et de la Préfecture de Fukushima, vous, tous les gens du Japon et tous les gens du monde entier, j'aimerais que vous sachiez ce qui est en train de se passer ici, à Minamisoma.
 
Le 8 juillet, M. Katsunobu Sakurai, le Maire de Minamisoma, cité dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du Time, a demandé aux résidents de la ville qui avaient été évacués de la zone de 20km à 30km autour de Fukushima, de rentrer chez eux.
 
Alors, beaucoup d'inquiétudes des résidents me sont parvenues depuis lors. Leurs inquiétudes sont :
 
- Les abris temporaires ou les appartements mis à disposition par la Ville sont dans la zone des taux de doses (de radiation) élevées.
 
- La Ville a construit des bâtiments scolaires temporaires sans enlever la surface de sol contaminée.
 
- Le Gouvernement ne vérifie ni les taux d'irradiation de mon puits ni ceux des légumes produits pour ma propre consommation (les légumes non destinés à la vente).
 
- La vérification des taux d'irradiation de ma maison évacuée, et le nettoyage de sa contamination sont-ils à ma charge (sous ma responsabilité) ?
 
Et tant d'autres sujets d'inquiétudes.
 
Je pense que les inquiétudes des résidents sont très raisonnables [valables], que le Maire ne devrait pas leur demander de repartir, et que le Gouvernement ne devrait pas supprimer la Zone de Préparation à l'Évacuation d'Urgence, qui est de 20km à 30 km autour de Fukushima Daiichi, avant d'en assurer la sécurité.
 
Aucune information détaillée sur la sécurité de la zone de 20 km à 30 km n'a été fournie, c'est pourquoi l'annonce du Maire provoque beaucoup d'inquiétude et de la colère chez les résidents.
 
Dans cette situation, dans le cadre de mon devoir d'annonce publique en tant que membre du Conseil Municipal, j'ai décidé de fournir des informations importantes sur Minamisoma par le biais de YouTube, suivant en cela l'exemple du Maire.
 
À notre avis, la chose la plus dangereuse est la contamination au plutonium, au strontium, et à tous les 31 autres sortes de matières radioactives, répertoriées officiellement au tableau n°5 du rapport de l'AIEA adressé le 6 juin au Gouvernement japonais.
 
Le Gouvernement a officiellement admis que ces matières sont "venues par les airs" de Fukushima Daiichi, mais il n'a pas fait d'enquête, ni annoncé où elles ont "atterri". J'ai demandé directement au Maire et aux membres du Parlement Japonais d'enquêter sur leur contamination, mais je n'ai eu aucune réponse.
 
En hiver, il souffle à Minamisoma de puissants vents saisonniers en provenance des hauts plateaux de l'ouest. Une partie de ces hautes terres sont dans le village de Itate, où les taux relevés sont si élevés qu'on demande à tous les habitants d'évacuer. Donc si des vents violents viennent de ces hauts plateaux hautement contaminés, notre ville sera de nouveau lourdement polluée au prochain hiver.
 
Et si nous enlevons maintenant les matières radioactives de la ville, nous serons de nouveau contaminés en hiver. Notre eau potable provient également de ces hauts plateaux.
 
Où sont ces quantités massives de 31 sortes de matières radioactives très dangereuses, dangereuses au possible ? On peut consulter le tableau et les chiffres dans les sites officiels, mais ni la télévision ni les journaux n'en parlent. C'est totalement injuste.
 
Le Gouvernement et le Maire n'ont pas le droit de mettre les habitants en danger en supprimant la zone restreinte avant d'en avoir contrôlé et assuré la sécurité, tout particulièrement pour la santé des jeunes. Ils sont notre trésor.
 
Nous ne devrions pas poursuivre la restauration économique suite à la catastrophe nucléaire avant d'avoir assuré la sécurité de notre vie.
 
Les parents ne peuvent pas assurer la sécurité de leurs enfants sans une déclaration de sécurité fiable et responsable du Premier Ministre, du Gouverneur, et du Maire. Et au final, c'est le Gouvernement qui doit fournir l'assurance et la responsabilité de la sécurité.
 
Or à Minamisoma, les gens perdent l'habitude de se protéger contre la contamination simplement parce que beaucoup de temps est passé depuis le 11 mars. Ils ont tendance à penser qu'il y aura moins de risques sans le sol, qu'ils n'ont plus besoin de masques, et parfois ils sont au milieu de la poussière dangereuse sans aucune protection.
 
Nous devons tous demander au Gouvernement d'enquêter et d'annoncer publiquement où se trouvent les 31 sortes de matières radioactives dangereuses en provenance de Fukushima Daiichi.
 
D'abord, nous devons connaitre les faits. Ensuite, nous devons y faire face.
 
Nous ne pouvons pas attendre jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour notre santé et notre vie. Le Gouvernement et le Maire ne doivent pas compromettre la santé et la vie des habitants au nom de l'économie.
 
L'avenir de nos enfants dépend maintenant de notre choix et de notre action. Nous devons être responsables de notre santé et de la vie à venir. C'est tellement critique maintenant.
 
S'il vous plait, faites connaitre cette situation à vos voisins et à vos amis, et demandez de l'aide.
 
Merci beaucoup de votre attention. »
 
 
 
-------------------------------------------
 
En savoir plus avec d’autres articles:
 
Dans Ecocentric, un blog du Time (langue anglaise)
un article de Krista Mahr du 21 Juillet 2011 consacré à Koichi Ohyama
« Is This Mike On? Another YouTube SOS from Fukushima »
 
Dans le site de l’Express
un article de Philippe Mesmer du 22 juillet 2011 consacré à Katsunobu Sakurai
Japon: le maire qui veut sauver sa ville après Fukushima
 
 
 
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Ce n’est pas le seul SOS lancé par un Japonais, je vous avais déjà fait part de l’appel à l’aide des habitants de la ville de Fukushima début juillet :
 
 
 
-------------------------------------------
 
Note : le titre de cette page a été emprunté à la chanson du groupe The police : « Message in a bottle »
 
 
Par Pierre Fetet Publié dans : Au Japon Communauté : Fukushima blogs
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