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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 14:44

Nouvelles des Indignés de Barcelone (et d'ailleurs)

20 Août 2011, par Evelyne (de Paris)

 

J'ai rencontré le 20/8 à Barcelone, avec deux amis français, Miki de la commission internationale des Indignés, et pu discuter en skype avec Hector, de la même commission, qui est en ce moment sur Bruxelles pour organiser l'arrivée des Marches d'abord sur Paris du 17 au 19 septembre, puis à Bruxelles du 8 au 15 octobre. Je vais aussi rencontrer prochainement Barbara.

Les Marches parties de différents points d'Europe s'organisent, certaines sont déjà parties d'Espagne depuis plusieurs jours et arrivées en France (celle de Madrid, celle de Barcelone, et une qui est partie du centre de l'Espagne; celle prévue depuis Saragosse est encore incertaine). En France, des Marches sont parties d'ores et déjà de Bayonne, Toulouse, Marseille et Montpellier. Une Marche partie de Sicile arrivera à Rome le 17 septembre, et une partie de ses marcheurs iront sur Bruxelles pour le 15 octobre. La Marche de Grèce est en attente de confirmation, et sera décidée le 26 août à Thessalonique. Une Marche est espérée du Portugal... Enfin, des marcheurs à la fois israëliens et palestiniens pourraient venir ensemble d'Israël (où démarre le mouvement des Indignés), ce qui aurait une grande portée symbolique.

Ces rendez-vous de convergence des différents mouvements des Indignés en Europe ont un caractère inédit et peuvent constituer, si nous nous y prenons bien, un événement historique, qui change la donne dans la lutte contre les politiques néo-libérales et plus largement pour abolir ce système mortifère.

Aux Etats-Unis, un mouvement similaire semble naître, qui prépare l'occupation de Wall Street le 17 septembre (? à vérifier) et s'appelle « Occupy Wall Street » ou US DAY OF RAGE, avec un appel à apporter sa tente..

A Barcelone et à Madrid, il y a aussi en projet une occupation des places près de la Bourse le 17 Septembre. Enfin, nous apprécions l'appel à soutien des ATTAC  d'Europe qui a été lancé à Fribourg en août.

 

Toute information sur les Marches sur le site: http://www. Takethesquare.org

Pour s'inscrire: squares@lists.takethesquare.net

ou sur walktobrussels@lists.takethesquare.net

Contacts commission internationale:  e

hectorhuerga@gmail.com et en France bernatdry@gmail.com et freduc@live.fr

 

-      à Paris du 17 au 19  septembre

 

Il faut nous organiser, au sein du mouvement social français, mais dans l'indépendance et de façon autonome vis-à-vis des partis politiques, pour que le rendez-vous de ces différents mouvements des Indignés européens à Paris ait un caractère massif et unitaire, pouvant agréger toutes les classes sociales et tous les âges, car nous sommes tous touchés.

Alors que nous allons devoir subir toutes les frustrations, luttes intestines et chausse-trappes de la campagne présidentielle française, ce RDV européen et initié à la base, sans étiquette, nous offre une opportunité unique de nous saisir directement de notre agir politique et de nous approprier notre lutte. Nous pourrions ainsi faire renaître le splendide souffle d'insurrection populaire que nous avons connu pendant le mouvement des retraites de l'automne dernier.

Détails pratiques

C'est l'Assemblée des Indignés de Paris qui va accueillir les différentes Marches européennes le 17 septembre. Il a été créé une commission juridique ( Pépé, Toni..)qui prépare le campement. Tout militant est invité à se joindre à l'accueil et à aider à l'organisation.

 

-      à Bruxelles du 8 au 15 octobre

 

 Les Marcheurs seront à Bruxelles dès le 8 octobre et organiseront des ateliers, des débats, des manifestations, des actions,... Ce sera ainsi une sorte de grand FORUM.

Mais le grand RDV est le 15 OCTOBRE qui sera le départ réel du mouvement européen de contestation populaire du système capitaliste et financier qui nous mène dans le mur.

Nous espérons être plus d'un million le 15 octobre, c'est l'objectif. S'il est atteint, il est certain que les choses changeront. Jusque là, les partis politiques espèrent encore par des promesses totalement hypocrites se refaire une santé lors des prochaines élections, mais même lorsqu'il existe une gauche radicale, nous n'avons plus d'illusion sur sa capacité à changer les choses en profondeur, et nous savons que c'est au peuple de résoudre lui-même ses problèmes, que personne ne le fera à sa place.

L'état de l'opinion n'est pas du tout le même selon les différents pays européens. Il est certain qu'en Espagne, nous sommes déjà très avancés dans la prise de conscience que ce système est insoutenable – socialement et écologiquement – mais qu'il n'y a rien à attendre des politiciens, de droite ou de gauche. En Espagne, les gens ont commencé à ne plus regarder ni croire les médias, mais à se fier à des sources d'information autonomes comme le net. La grande majorité de la population approuve le mouvement des Indignés.

Dans d'autres pays d'Europe, le mouvement rencontre beaucoup plus de difficultés. Malgré les énormes manifestations du 12 mars dans plusieurs villes, les Portugais ne bougent pas beaucoup. Les Britanniques non plus, bien qu'ils aient organisé une manifestation contre le gouvernement à la fin des émeutes de ce mois-ci. En Belgique et notamment à Bruxelles, cela bouge bien. En France, les jeunes qui composent l'essentiel du mouvement se méfient tellement des organisations, qu'ils ont adopté des règles de fonctionnement très compliquées qui les bloquent dans le passage à l'action. Aussi, ils commencent à être débordés par des rebelles...Mais le principal problème en France est que les gens ont certes compris ce qui se passe et l'attaque globale du système contre tous leurs acquis sociaux, mais qu'ils ne croient pas encore en la capacité de gagner par la lutte de tous.

 

-      D'ici là: tâches urgentes

 

Nous appelons les réseaux sociaux et collectifs de lutte contre les plans sociaux, contre la précarité et le chômage, pour un logement décent, pour la régularisation de tous les sans papiers...etc, à prendre contact dès maintenant, si ce n'est déjà fait, avec les Indignés, quelle que soit la commission, pour participer à ce mouvement et à la coordination sur Paris du 17 au 19 septembre et sur Bruxelles du 8 au 15 octobre.

Nous vous invitons à relayer massivement cet appel dans vos réseaux et sur Facebook.

 

-       Informations sur Barcelone

 

En Espagne, la prise de conscience que nous ne vivons plus en démocratie a été très précoce et massive. C'est le principal ciment du mouvement, même si le chômage et en particulier celui des jeunes est massif. Le mouvement, préparé seulement trois mois avant le 15 mai, a démarré très rapidement et a fait boule de neige. Il faut sans doute y voir aussi l'héritage des luttes autonomes et anarchistes qu'ont menées dans l'histoire les Basques et les Catalans. Mais plus largement, les Espagnols ne sont pas coupés ou distants du mouvement alternatif (comme c'est encore le cas en France). Et tout le monde a compris la corruption de la classe politique dans son ensemble.

Lorsque les premiers Indignés se sont mis à dormir sur les places, et se sont fait chasser par la police, les gens l'ont vu à la télé, et ont commencé à en discuter entre eux dans les espaces publics. Or, lorsqu'ils avaient ces discussions en groupes dehors, ils se sont fait chasser par la police. Ils se sont alors dit: « la démocratie ne fonctionne plus ! Si la police ne nous laisse plus discuter, si elle chasse les Indignés des places, alors je vais aller occuper la place la plus proche ». Ils furent peu au début, mais leur intelligence collective fit l'événement, car ils opposèrent à la police la non-violence, en disant: « nous ne faisons rien de mal, nous parlons simplement. Si on nous en empêche, où est la démocratie? ». Et ainsi, le mouvement parti à quelques uns est allé en se renforçant de nuit en nuit, les gens se sont mis à dormir sur la place, en une semaine, ils s'étaient organisés collectivement pour assurer la sécurité, les repas, les soins...

Le samedi précédant les élections, le gouvernement essaya d'interdire les occupations des espaces publics. Il se heurta à un problème: il ne s'agissait pas d'une organisation identifiable, mais de gens, juste des individus, des désobéissants civils...Comment interdire des individus?

Lors du vote par le Parlement Catalan du plan d'austérité, des milliers de gens entouraient le Parlement malgré le barrage établi par la police, ils dormaient sur place, à plus de 2000. La police nous chassa très violemment à 6 heures du matin. Nous avons réagi en chantant et en lançant des fleurs, et ces images ont circulé largement sur Internet, alors que les médias ne montraient que des images de violence. Les gens ont vu les députés arriver en hélicoptère au parlement, ou protégés par la police: ils sont apparus pour ce qu'ils sont, des valets du système, illégitimes. Un sondage a révélé que 60 % des gens approuvaient le mouvement de protestation.

Bien sûr il y a eu au départ essentiellement des jeunes dans le mouvement, des jeunes tous confrontés à un chômage massif et à une précarité multiforme. Ils se sont appelés « Jeunesse sans futur, sans emploi, sans retraite, sans peur ».

Mais rapidement, au fur et à mesure de l'extension du mouvement, ce qui est apparu aux gens est que le premier pas à faire était de changer la façon de prendre des décisions, afin que les plus faibles aient leur voix au parlement et soient représentés.

 

-        Question: Proposez-vous la mise en place d'une Assemblée Constituante?

 

Le mouvement Démocratie réelle y réfléchit, mais nous ne sommes pas là-dessus, sur le nouveau système politique que nous voulons, car à présent, les gens ont d'autres soucis.

Lors des élections, c'est l'aile la plus extrême de la droite qui a gagné. Or, nous n'attendrons pas quatre ans pour revoter. Pour nous, ils (les politiciens) doivent faire ce que le peuple veut. C'est cela la démocratie. Le problème est à la fois national et global.

Ce que nous voulons:

-        abolir le pacte de l'euro

-        annuler la dette

-        utiliser l'argent public pour les tâches d'intérêt général et les besoins sociaux

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:29

LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.11 | 10h59

 

Une photo aérienne de la centrale de Fukushima montre les dégâts provoqués par le tsunami du 11 mars.

Une photo aérienne de la centrale de Fukushima montre les dégâts provoqués par le tsunami du 11 mars.AP

Certaines zones proches de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, dans le nord-est du Japon, resteront probablement interdites pendant plusieurs décennies. Voilà ce qu'ont rapporté, lundi 22 août, les médias nippons, citant des sources officielles.

Le journal Yomiuri, s'appuyant sur une source gouvernementale non identifiée, a indiqué que les zones se trouvant dans un rayon de trois kilomètres autour de la centrale seront probablement maintenues hors d'accès "pour une longue période, peut-être plusieurs décennies".

Le gouvernement pourrait racheter certains terrains aux habitants afin d'y stocker temporairement les déchets radioactifs, y compris les boues et les débris contaminés de l'usine atomique, a ajouté le plus grand quotidien nippon.

Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, n'a pas démenti ces informations. "Je ne peux pas nier le fait qu'il puisse être difficile pour les résidents de certaines régions de revenir chez eux avant longtemps. Je m'en excuse profondément", a-t-il dit.

RADIOACTIVITÉ CINQ FOIS SUPÉRIEURE À LA LIMITE

Le premier ministre nippon, Naoto Kan, qui doit quitter le pouvoir à la fin du mois, devrait se rendre dans la région ce samedi pour présenter des excuses aux habitants évacués après le début de l'accident provoqué par un violent séisme et un tsunami géant le 11 mars.

Après l'éclatement de la crise nucléaire la plus grave depuis celle de Tchernobyl, il y a vingt-cinq ans, les autorités japonaises ont décrété une zone d'évacuation obligatoire dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.

Des analyses récentes effectuées par le ministère des sciences et de la technologie ont révélé des taux de radioactivité cinq fois supérieurs à la limite légale de 20 millisieverts par an dans 15 des 50 stations d'observation installées à l'intérieur de ce périmètre.

Plus de 85 000 personnes vivent depuis plus de cinq mois dans des centres d'accueil ou des logements préfabriqués, sans aucune certitude de retrouver un jour leur habitation.

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 12:47

From Catalonia to Berlin

The recent nationalist demonstrations in Catalonia found an echo even in Berlin, where Catalonians organized a spontaneous demonstration at Alexanderplatz. A look at this bull-friendly territory of the Iberian Peninsula from the German capital city.

by Elena Pinto Canellada


Self-determination is a UN Charter consolidated right recognised to all nations.

The obscurity of this simple statement is the interpretation of ¨nation¨. At this point, the recognition of this right may give rise to several definitions. It is usually the case that existing nations tend to restrict this concept in order not to leave open doors for the loss of own sovereignty. A tendency to broaden the problematic concept comes obviously hand in hand with independency aspirations, based on either historical, cultural (such as language and traditions) or economic grounds.

The repression of Catalan territories during Franco regime may be still fresh for some of their people. These are not satisfied with the autonomy regime granted by almost 35 years of Spanish democracy. My experience when I lived in Barcelona is that not only the generation who lived the repression but the new generation is also very pro-independency active.

The recent Constitutional Court ruling against some of the points of the Autonomy Statute of Catalonia (a main institutional code at regional level in Spain) has led to a massive protest.

A demonstration on the 10th July, under the motto ¨Som una nació. Nosaltres decidim¨ [We are a nation, we decide],  gathered together around 1.100.000 people, blocking the streets of Barcelona. The aim of the demo was not the call for independency but the fact that a Court had ruled against a statute voted by Catalan Representatives, hindering the principle of representation and the democratic division of powers. This demonstration found echo here in the Berliner Alexanderplatz congregating 150 people. This was a spontaneous initiative born out of a facebook call and with the support of the ¨Casal Català-Berlin¨.


                       10 of July at Alexanderplatz

Demonstrations are a healthy sign of democracy; will this time Catalan population wills be regarded after this reaction? For the moment, and since the ruling, Catalonia has taken some measures to restructure its territory, new names for its provinces based on historical own division.

Coming to recent events, the best measure (here I express my admiration) to distinguish themselves, is the very recent approval in the Catalan Parliament of the ban on bullfighting. Based either on political reasons, in order to put an end to Spanish-rooted traditions, or based on real ecological grounds, I must admit, Catalonia is persuasively different. 
 
And only to open a philosophical question: how important are borders in this glocalized era? Once, the world of nations of the last century is left far behind, is it really necessary to keep on dividing the world? Waving European flags matching with the yellow-red-yellow-red…from Catalan ones? Even if one sympathises with the rainbow- squares of the indigenous people flags, are all those colours not too flashy?
 
Summing up, the final decision, in pure democracies, is for the people, and one do not see the point in denying a referendum, otherwise the Spanish government would keep on closing its eyes to evidence.


                       Is time on Catalonias side?

 

 

 

 

 

 

 


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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 11:41

Par Olivier Laffargue | Journaliste | 21/08/2011 | 15H51- Eco89

Contre la crise financière, les monnaies solidaires redeviennent à la mode un peu partout en France.

Des billets de 5 et 10 sols-violette.

Depuis trois mois, les Toulousains peuvent payer leur baguette en monnaie solidaire, le sol-violette. Pourtant aussi vieux que l'argent lui-même, le concept de monnaie complémentaire semble retrouver écho en France et les projets fleurissent.

Le sol-violette

► Adhésion à l'association : 15 euros.
► Coupures : 1, 5 et 10 sols.
► Les bénéfices de l'association vont à des associations de chômeurs.
► Accepté par 40 commerces.
► Fonte : il perd 2% de sa valeur s'il n'est pas échangé pendant un trimestre.
► Il est Indexé sur l'euro mais 100 sols s'achètent et se revendent 95 euros. On gagne à en acheter, pas à le revendre.
► 22 000 sont en circulation pour plus de 500 adhérents.

Le sol, projet national qui s'inscrit dans le projet européen Equal, veut ramener les échanges à une taille humaine et favoriser la production locale.

L'ambition de cet argent est d'avoir une odeur, celle de la réappropriation d'un outil qui a été confisqué par la finance.

Fi de la spéculation !

Quelques principes le définissent :

  • le social,
  • la proximité,
  • l'échange.

Il s'inscrit contre la spéculation, grand mal économique désigné en ces temps de turbulences. Une cagnotte de sols ne gagne pas à être stockée car le billet perd 2% de sa valeur s'il n'est pas passé en d'autres mains avant trois mois. Fi de la spéculation, la monnaie est un moyen d'échange !

Ce discours trouve aujourd'hui de nombreuses oreilles attentives. Jean-Paul Pla, conseiller municipal délégué à l'économie sociale et solidaire, est le père du projet toulousain. Il se montre lui-même surpris par le succès de son sol-violette :

« On a bien plus d'adhérents que prévu. Chaque mois, une dizaine de nouvelles entreprises demandent à entrer dans le réseau. »

Les chiffres ne mentent pas : en trois mois sont parties 500 cartes d'adhésion, soit le nombre prévu pour une période d'un an. 22 000 sols sont en circulation dans un réseau d'une cinquantaine d'entreprises, et au terme du trimestre fatidique, aucun sol n'a encore perdu de sa valeur faute d'être passé en de nouvelles mains. (Voir la vidéo de LCI)

La luciole, la mesure, l'occitan, le déodat et le sol alpin

Les expériences de monnaie complémentaire ne datent pas d'hier, depuis la théorisation de la monnaie franche par Silvio Gesell jusqu'à l'expérimentation : de nature sociale, comme en 1956 à Lignères-en-Berry, ou bien pratique, comme le WIR, toujours en circulation, ou le credito, durant la crise économique argentine. Mais le mouvement s'est subitement accéléré.

L'occitan, monnaie locale de Pezenas, dans l'Hérault.L'abeille de Villeneuve-sur-Lot fait un peu figure de vétérante parmi ces nouveaux arrivés, elle a déjà un an et demi. A ses côtés ou encore en projet, la luciole d'Ardèche, la mesure du pays de Romans, l'occitan de Pezenas, le sol alpin de Grenoble (une des rares monnaies à posséder un compte Twitter) ou le déodat des Vosges.

La ville de Lille travaille également à son propre projet et le sol circule déjà dans un centre de loisirs. Toulouse participe à donner l'exemple, comme le montre Jean-Paul Pla :

« Beaucoup de villes sont venues me contacter : Brest, Nantes, Le Havre, Lyon, Perpignan, Barcelone… Toutes étaient très intéressées par l'expérience. »

L'agglomération du Grand Lyon est aussi sur les rangs. La formule a été testée trois jours cet été pendant le festival Dialogues en humanité, dont Geneviève Ancel est coordinatrice :

« Je vois dans ces monnaies l'opportunité de réinvestir dans le développement local, de retrouver une prise sur la monnaie. »

Donner un sens à l'argent

L'argumentaire est rodé : un euro confié à la banque disparaît sans que l'on sache exactement où. Un sol reste sur place et profite aux acteurs économiques locaux, de préférence sociaux, et personne ne spécule avec.

La défiance actuelle vis-à-vis des banques et de la finance explique en grande partie ce soudain développement. Françoise Lenoble, la présidente de l'association qui a mis en place l'abeille de Villeneuve, le reconnaît :

« On a le sentiment de répondre à un besoin, celui de donner un sens à la vie et à l'argent. Aujourd'hui, les gens voient les conséquences de notre économie et se disent qu'il faut changer les choses. »

Pour Philippe Derudder, consultant en économie alternative, la crise agit comme un électrochoc :

« Amérique latine, Japon, Canada, Allemagne… Le mouvement est mondial et existe depuis longtemps. La crise a été un catalyseur, c'était le moment. »

Le sol travaille sur le terrain et dans les esprits

Personne ne cherche à changer le monde avec des sols, mais le bénéfice de ces expériences est double. Il y a un résultat concret pour les associations sociales et les acteurs locaux qui bénéficient d'une certaine valorisation. Fabrice Domingo, gérant de la librairie Terra Nova, à Toulouse, l'admet même si c'est la dimension militante qui l'a décidé de s'engager :

« On a gagné en visibilité et en presse. Il y a des clients qui découvrent notre existence par notre appartenance au réseau. »

Le second bénéfice est surtout symbolique, à en croire Philippe Derudder. Il relève de la sensibilisation aux problématiques des circuits courts et de l'écologie. Mieux encore, de la démocratie :

« Ces monnaies solidaires sont avant tout un outil pédagogique, une élévation de la conscience.

Patrick Viveret, philosophe et ancien conseiller à la Cour des comptes, militant altermondialiste, est aussi à l'origine du projet sol à l'échelle nationale et partage cette analyse :

“La crise financière se double d'une crise démocratique, nous n'avons plus le contrôle. Reprendre pied sur la monnaie, c'est reprendre pied sur le bien public. Mais le sol est aussi le prototype d'une solution à l'aggravation de la crise qui se profile.”

Bref, le sol travaille sur le terrain, et surtout dans les esprits.

Une monnaie parfois difficile à écouler

Sol comme solution ? Encore faut-il que le système arrive à maturité. Dès le début du sol-violette, les commerçants ont vu apparaître des problèmes qui ne pourront se résoudre qu'avec un plus grand développement du réseau. Notamment, comme le souligne Fabrice Domingo, le souci de l'écoulement de sa cagnotte de monnaie complémentaire :

“On a dû revendre beaucoup de nos sols en euros car de nombreux fournisseurs ne les acceptent pas, en particulier les distributeurs de livres. Alors on se replie sur notre activité de restauration, sur les artisans comme les plombiers, sur les salaires dont une partie pourra être réglée en sols.”

L'abeille de Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne.Le libraire, qui a vu passer près de 1 000 sols dans sa caisse, ne regrette cependant pas sa perte de 5%. C'est la rançon du militantisme. A Villeneuve, selon Françoise Lenoble, après un décollage difficile, l'abeille tourne doucement avec 8 000 unités en circulation :

“C'est finalement entré dans le paysage. Certains commerçants font des remises exclusives de 15% aux porteurs de sols.”

Disparition naturelle ou alternative au pillage

Patrick Viveret le rappelle, jamais ces microsystèmes n'ont été pensés pour remplacer l'euro, ni comme béquille si le système venait à s'effondrer. Comment voit-il alors son avenir ?

“Cela dépend des scénarios. Si les gouvernements mènent des politiques régulatrices à la hauteur, toutes ces monnaies disparaîtront d'elles-mêmes puisqu'elles n'auront plus d'objet.

A l'inverse, elles pourront devenir une alternative au pillage pour faire circuler les richesses au niveau réel.”

La monnaie solidaire serait en quelque sorte une réaction naturelle face aux troubles économiques qui nous agitent. Son pouls, lui aussi, fidèlement calqué sur celui des soubresauts financiers.

►Mise à jour le 21/8 à 18h40, précisions sur la valeur du sol dans l'encadré.

Illustrations : des billets de 5 et 10 sols-violette ; l'occitan, monnaie locale de Pezenas, dans l'Hérault ; l'abeille de Villeneuve-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne.

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:24

 

Le Nouvel Observateur

Publié le 09-08-11 à 17:47    Modifié le 10-08-11 à 10:33     par Donald Hebert     

 

La chute des cours de la bourse fait suite à l'inquiétude des investisseurs sur l'ampleur de la dette de certains pays, qui pour renflouer les banques se sont financés sur les marchés des obligations. Explications par Donald Hebert.

 

Les marchés asiatiques poursuivaient mardi leur chute, après avoir déjà décroché la veille avec les places européennes et américaines, malgré la mobilisation des dirigeants et des banquiers centraux qui s'efforcent de calmer les marchés, angoissés par le spectre d'une nouvelle crise. (c) Afp Les marchés asiatiques poursuivaient mardi leur chute, après avoir déjà décroché la veille avec les places européennes et américaines, malgré la mobilisation des dirigeants et des banquiers centraux qui s'efforcent de calmer les marchés, angoissés par le spectre d'une nouvelle crise. (c) Afp

Qu'est-ce qu'une obligation ?

- L'obligation est le contrat qui définit les modalités de remboursement (taux d'intérêt et échéance) d'un emprunt. Ce titre est donné au prêteur qui peut le revendre sur le marché obligataire. C'est un placement supposé moins risqué qu'une action.

 

Pourquoi la dette souveraine est-elle notée ?

- La dette souveraine est l’ensemble des emprunts réalisés par un Etat : les crédits bancaires, les emprunts à d’autres Etats, et les titres émis par le Trésor public.

Ces derniers peuvent être échangés sur le marché des obligations. Leur valeur est alors soumise à la loi de l'offre et de la demande, la majorité des acheteurs et des vendeurs se basant, pour déterminer le juste prix, sur la capacité des Etats à rembourser. Cette information est donnée par la note de la dette de l'Etat.

 

Quels sont les Etats les plus endettés ?

- Parmi les états les plus endettés du monde, on trouve le Japon (229% du Produit intérieur brut), la Grèce (152%), la Jamaïque (137%), le Liban (134%), l'Italie (120%), l'Irlande (114%), l'Islande (103%), et les Etats-Unis (100%).

La dette de la France représente 88% de son PIB. Mais selon Standard and Poor's, la France est dans une perspective stable. Ce n'est pas forcément les plus endettés qui inquiètent le plus les marchés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui sont les pays les mieux notés ?

- Les acteurs financiers suivent les indications des trois grandes agences de notation que sont Standard and Poor's, Moody's et Fitch.

La France a la note maximale chez les trois agences (AAA), contrairement aux Etats-Unis, dont la note de la dette vient d'être dégradée chez Standard and Poor's (de AAA à AA+).

Les pays qui disposent, comme la France, de la meilleure note chez les trois agences sont : l’Allemagne, l’Autriche, le Canada, le Danemark, la Finlande, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, Singapour, la Suède et la Suisse.

L'Australie a la note de AA+ chez Fitch et la meilleure note chez les deux autres agences.

Le Japon, l'Irlande et l'Espagne ont perdu leur triple A chez l'ensemble des agences de notation.

La Grèce est le pays le moins bien noté, avec la note CC chez Standard and Poor's, derrière la Jamaïque, Grenade, Bélize, l'Equateur et le Pakistan (B-).

 

Pourquoi y a-t-il une crise ?

- Pour sauver les banques lors de la crise financière de 2008, les Etats leur ont prêté une grande quantité d'argent. Ils ont dû emprunter en masse, émettant ainsi de nombreuses obligations sur les marchés.

En raison de la situation économique, peu encourageante, les obligations de dette de certains pays (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne, Italie) se sont retrouvés trop nombreuses et peu désirées, ce qui a fait chuter leur cours.

Or, le taux d'intérêt de l'emprunt augmente lorsque la valeur de l'obligation diminue. Les pays dont les obligations sont les moins désirées, celles qui ont les moins bonnes notes, ont vu les taux d'intérêts de leurs emprunts augmenter.

Emprunter leur coute plus cher, alors que ces pays ont d'autant plus besoin de liquidités pour relancer la croissance de leur économie, financer les mesures sociales, et réduire leur déficit pour, à terme, réduire leur dette.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que signifie restructurer la dette ?

- Lorsqu'un pays est sur le point d'être en défaut de paiement, il peut être préférable de restructurer sa dette, pour qu'il puisse s'en acquitter d'une partie plutôt que rien du tout. Le pays rachète alors sa dette à l’aide d’un nouvel emprunt avec des conditions plus avantageuses : un délai de remboursement - on parle alors de rééchelonnement - ou des taux d’intérêts plus bas.

 

Qu'est-ce qu'un défaut de paiement ?

- Lorsqu’un pays n’honore pas un ou plusieurs emprunts, on dit qu'il est en défaut de paiement. S’il s’agit de restructurer la dette, comme en Grèce, on parle de défaut partiel.

 

Comment la BCE tente d'aider les pays dont la dette souveraine pose problème ?

- La Banque centrale européenne a relancé son programme de rachat d'obligations qu'elle avait déjà activé pour la Grèce, le Portugal et l'Irlande en mai 2010. Elle avait alors racheté pour près de 70 milliards d'euros. Cette fois, ce sont les dettes de l'Italie et de l'Espagne qui sont dans le collimateur des marchés.

En achetant des obligations sur les marchés, elle espère faire remonter leur prix et ainsi faire baisser les taux d'intérêts des emprunts italiens et espagnols. Cette action vise un effet d'entraînement psychologique des investisseurs car, compte tenu des volumes concernés, la BCE ne dispose pas du mandat politique pour injecter les sommes d'argents permettant une remontée mécanique des cours, les dettes espagnoles et italiennes étant bien plus importantes que les dettes grecques ou portugaises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi la BCE intervient si tard ?

- Selon l'économiste Anton Brender, les Etats interviennent trop peu et trop tard. La BCE joue les pompiers. Son intervention est freinée par certains pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas ou la Finlande, dont les finances publiques ont été rétablies au prix d'une grande rigueur, et qui refusent de payer pour leurs voisins plus laxistes. Ces pays réclament la mise en place de mesures d'austérité de la part des pays aidés. Ils ont toutefois intérêt à leur venir en aide car ce sont leurs partenaires commerciaux.

L'intervention de la BCE pose une nouvelle fois la question de l'avenir politique de l'Europe. La mutualisation des risques liés à la dette pourrait se faire via l'émission d'obligations européennes (on parle d'"eurobligations" ou en anglais d'"eurobonds"). Mais leur création est conditionnée à la convergence des politiques budgétaires européennes, qui suppose la mise en place d'un gouvernement économique à l'échelle européenne.

 

Sur quoi se basent les agences de notation ?

- Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch ratings évaluent la capacité des entreprises - mais aussi des régions, des villes, de certaines administrations – et des Etats à rembourser leur dette. Pour noter la dette d'un pays, les agences se basent sur ses fondamentaux économiques.

Elles intègrent également des éléments politiques. Ainsi, Standard and Poor's, qui a dégradé pour la première fois la note des Etats-Unis, a sanctionné l'incapacité du gouvernement américain à prendre les mesures nécessaires au rétablissement de ses finances publiques. Barack Obama affirme que les Etats-Unis mériteront toujours un triple A, mais avec des dépenses trop grandes par rapport aux recettes, le déficit se creuse chaque année, alourdissant la dette, qui croît plus rapidement que le Produit intérieur brut. Dans ces conditions, le risque que les Etats-Unis ne remboursent par leurs emprunts est un peu moins faible qu'auparavant.

Les agences se basent également sur des élements conjoncturels, comme l'attitude des marchés vis-à-vis d'un pays. Ainsi, elles ont intégré dans leur notation les difficultés qu'a la Grèce à se financer sur les marchés, puisque l'augmentation des taux d'intérêts la pénalise.

 

Pourquoi accuse-t-on les agences d'être des pompiers pyromanes ?

- La dégradation de la note d’un pays augmente mécaniquement les taux d’intérêts de ses emprunts sur les marchés financiers. Plus ces taux sont hauts, plus rembourser la dette coûte cher...et plus la note risque d'être dégradée.

Ainsi, en cas de crise dans un pays, le système de notation prend la forme d'une spirale infernale où les notes sont des "prophéties autoréalisatrices". Les agences sont alors accusées d'être des "pompiers pyromanes".

Lorsque l'économie d'un pays se porte bien, l'effet inverse se produit. La note positive fait baisser les taux d'intérêts, ce qui permet aux pays de se financer à moindre coût. On a également reproché aux agences de surnoter certains pays, comme les Etats-Unis qui, malgré l'ampleur de leur dette, sont très bien notés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les agences de notation sont-elles crédibles ?

L'indépendance de Moody's, Standard and Poor's et Fitch est souvent mise en doute en ce qui concerne les notes décernées dans le secteur privé, car elles tirent la grande majorité de leur revenus des banques qu'elles notent.

De nombreux économistes, qui estiment que les acteurs financiers accordent trop d'importance aux notes des pays, rappellent souvent que ce ne sont que des informations parmi d'autres. C'est cet argument que les agences de notation ont elles-mêmes employé pour se déresponsabiliser après la crise de 2007, alors qu'elles avaient largement surévalué les subprimes, dont la dépréciation a emporté l'économie mondiale.

Cependant à l'heure actuelle il n'existe pas d'alternative aux agences de notation, qui tentent malgré certaines erreurs de prendre une photographie dynamique de la situation d'un pays ou d'une entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers une agence de notation publique européenne ?

- Concernant la notation des dettes souveraines, la création d'une agence européenne publique est en cours de réflexion à Bruxelles. Se pose alors la question de son indépendance vis-à-vis des administrations qu'elle va noter.

C'est le problème que rencontre l'agence chinoise Dagong, qui note certaines dettes souveraines depuis 2010, et dont l'objectivité de l'agence n'est pas encore établie, car elle attribue une moins bonne note aux pays européens et aux Etats-Unis que ses concurentes, mais une note supérieure à la Chine.

Pour éviter que la question de l'indépendance ne se déplace dans le secteur publique, certains élus, comme l'eurodéputé Vert Pascal Canfin, imaginent la création d'un système d'appels d'offres publique destiné aux agences privées, ce qui permettrait de rompre le lien commercial entre les agences et les institutions notées, tout en évitant les éventuelles pressions de l'administration.

 

Donald Hebert - Le Nouvel Observateur


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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:15

MARCHA INTERNACIONAL  

DE INDIGNADOS

BARCELONA - BRUSELAS

Frente a la crisis mundial en los últimos meses, el movimiento de indignación se desarrollan en diferentes países.

Hace varias semanas, el Barcelona es Indignado han comenzado a llegar a París en septiembre. Este grupo reúne a personas de todas las edades, orígenes y en total independencia con respecto a los partidos políticos, sindicatos o de las ideologías.

Otras marchas se organizaron a partir de Madrid, Italia, Alemania, Toulouse, ... y ahora están en el camino a París para unirse a un gran foro social celebrado los días 16, 17 y 18 de septiembre. Caminan juntos a Bruselas el 8 de octubre para preparar la movilización mundial del 15 de octubre.

Estas medidas están destinadas a exponer la crisis de la representación de los intereses políticos están más preocupados por una clase particular en lugar de las de las personas que atienden.

También tienen la intención de reclamar el derecho a la dignidad para todos, al final de un sistema que sólo aumenta inexorablemente ampliado la brecha entre ricos y pobres, y el establecimiento de una verdadera democracia que garantiza la igualdad de acceso de todos los servicios básicos: educación, salud, cultura, vivienda, energía.

Estas medidas ofrecen en cada etapa de una invitación a todas las personas a venir a discutir, compartir hablar en las asambleas populares para construir juntos esta democracia real.

Hacemos un llamado a la movilización de todo el mundo! Trabajadores indignados, informal, desempleados, despedidos, agricultores, estudiantes, jubilados ... todos los que se quedan, y otros.

 

Instamos a todos a participar en las asambleas populares:  

- Lunes, 22 de agosto Béziers 20h Teatro Esplanade

- Martes, 23 de agosto Pezenas por la tarde (REN 07.77.38.41.88)

                                   Villeveyrac 20h gimnasio (carretera Montagnac)

 

Juntos debemos construir y desarrollar este movimiento, para llegar a una movilización internacional de escala global y pacífica, con marchas y el encuentro mundial del 15 de octubre será sólo el principio!

 

 

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Français

 

 

MARCHE INTERNATIONALE

DES INDIGNADOS

BARCELONE - BRUXELLES

 

Face à la crise mondiale, depuis quelques mois, le mouvement des Indigné-e-s s’est développé dans différents pays.

Il y a plusieurs semaines, des Indigné-e-s de Barcelone se sont mis en marche pour atteindre Paris en septembre. Ce collectif rassemble des personnes de tous âges, horizons et origines dans une totale indépendance vis-à-vis des partis politiques, des syndicats ou d’idéologies.

D’autres marches se sont organisées au départ de Madrid, Italie, Allemagne, Toulouse,...et sont  aujourd’hui en route pour rallier Paris afin d’y tenir un grand forum social les 16, 17 et 18 septembre. Elles marcheront ensemble vers Bruxelles le 8 octobre pour préparer la mobilisation mondiale du 15 octobre.

Ces marches ont pour but de dénoncer la crise de représentativité des politiques qui se soucient plus des intérêts d’une classe particulière plutôt que de ceux du peuple qu’ils sont censés servir.

Elles ont également pour but de réclamer le droit à la dignité pour tous, la fin d’un système qui ne fait qu’accroître inexorablement le fossé creusé entre riches et pauvres, et l’établissement d’une réelle démocratie assurant l’égal accès de tous aux services essentiels : éducation, santé, culture, logement, énergie.

Ces marches proposent sur chaque étape une invitation à toute la population pour venir discuter, partager la parole lors d’assemblées populaires pour construire ensemble cette réelle démocratie.

Nous lançons un appel à la mobilisation de chacun !! Indignés, travailleurs précaires, chômeurs, licenciés, agriculteurs, étudiants, retraités … tous les laissés pour compte, et les autres. 

 

Nous appelons chacun à venir participer aux assemblées populaires :

-          Lundi 22 août Béziers 20h esplanade du théâtre

-          Mardi 23 août Pézenas dans l’après-midi (rens 07.77.38.41.88) 

Villeveyrac 20h gymnase (route de Montagnac)

 

Nous devons construire ensemble ce mouvement et le développer, pour arriver à une mobilisation internationale d’ampleur, globale et pacifique, dont les marches et le rendez-vous mondial du 15 octobre ne seront qu’un début !

 

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English

 

Faced with the global crisis in recent months, the movement of indignation are developed in different countries.

Several weeks ago, Barcelona is Indignant have started to reach Paris in September. This group brings together people of all ag...es, backgrounds and in total independence from political parties, trade unions or ideologies.

Other marches were organized from Madrid, Italy, Germany, Toulouse ... and are now en route to Paris to join a great social forum held on 16, 17 and 18 September. They walk together in Brussels on October 8 to prepare for the global mobilization of October 15.

These measures are designed to expose the crisis of representation of political interests are more concerned about a particular class rather than the people they serve.

We also intend to claim the right to dignity for all, at the end of a system that only increases inexorably widened the gap between rich and poor, and establishing a true democracy that guarantees equal access for all basic services: education, health, culture, housing, energy.

These measures provide at each stage of an invitation to everyone to come and discuss, share, speak in popular assemblies to build together this real democracy.

We call for the mobilization of everyone! Angry workers, informal, unemployed, fired, farmers, students, retirees ... all that remain, and others.

 

We urge everyone to participate in the popular assemblies:

- Monday, August 22 Esplanade Theatre Béziers 20h

- Tuesday, August 23 Pezenas afternoon (REN 07.77.38.41.88)

 

 

20h Villeveyrac gym (road Montagnac)

 

Together we must build and develop this movement to reach an international mobilization of global and peaceful marches and the world meeting of October 15 will be only the beginning!

 

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Arabe

 

قبل عدة أسابيع ، وبرشلونة هو ساخط بدأت تصل إلى باريس في شهر سبتمبر. هذه المجموعة يجمع الناس من جميع الأعمار والخلفيات والاستقلال التام من الأحزاب السياسية والنقابات العمالية أو الأيديولوجيات.
ونظمت مسيرات أخرى من ريال مدريد ، إيطاليا ، ألمانيا ، وتولوز... ونحن الآن في طريقها إلى باريس للانضمام الى منتدى اجتماعي كبير عقد في 17 و 16 و 18 سبتمبر. ساروا معا في بروكسل في 8 أكتوبر للتحضير لتعبئة عالمية من 15 اكتوبر.
وتهدف هذه التدابير للكشف عن أزمة تمثيل المصالح السياسية هي أكثر قلقا بشأن فئة معينة بدلا من الناس الذين يخدمونهم.
ونحن نعتزم أيضا للمطالبة بالحق في الكرامة للجميع ، في نهاية النظام الذي يزيد فقط اتسع حتما الفجوة بين الأغنياء والفقراء ، وإنشاء ديمقراطية حقيقية تضمن المساواة في وصول جميع الخدمات الأساسية : التعليم والصحة والثقافة والإسكان والطاقة.
هذه الاجراءات تقدم في كل مرحلة من دعوة للجميع للحضور ومناقشة ، حصة ، والتحدث في المجالس الشعبية لنبني معا هذه الديمقراطية الحقيقية.
فإننا ندعو إلى تعبئة الجميع! غضب العمال ، غير رسمية ، العاطلين عن العمل ، أطلقت والمزارعين والطلبة والمتقاعدين... كل ما تبقى ، وغيرها.

نحث الجميع على المشاركة في المجالس الشعبية :
-- الاثنين 22 أغسطس إيسبلاندي مسرح بيزييه 20h
-- الثلاثاء أغسطس بعد ظهر Pezenas 23 (REN 07.77.38.41.88)

20h Villeveyrac الصالة الرياضية (الطريق Montagnac)

معا يجب علينا بناء وتطوير هذه الحركة للتوصل الى تعبئة دولية من المسيرات السلمية والعالمية وعالم اجتماع 15 أكتوبر سيكون البداية فقط!

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:12

rien n'arrete un peuple en marche vers la liberte

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:06

A tous les français

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 22:55

spaanserevolutie

Caesar’s legionnaires

In March on Brussels on 21 August 2011 at 18:54

Lévignacq, August 21.

Day 27 of the March on Brussels. From Dax, 36 km.

Dear people,

Yesterday evening the bad news went around very quickly. The big van had broken down. The support cars that remained would be needed to transport the kitchen. This meant that everyone would have to bring his or her own backpack for today’s leg of 36 kilometres.

Many people surrendered on forehand. They had a party and slept late as if they were on holiday. They would come by bus or other means. Some people woke up at five and started the march in the dark. They got lost. I myself refused to let the circumstances influence custom, but still I departed pretty late, at nine o’ clock, together with Jesus Christ.

Jesus has a suitcase on wheels. So that meant no paths through the woods today. It wouldn’t be recommendable anyway to prolong the distance even more. Before we exit the town, he finds a shopping cart, loads all his stuff on it, and starts to push. All day long some lucky people have been treated to the sight of Jesus Christ pushing a shopping cart through the French countryside.

Jesus in the countryside

Walking thirty-six kilometres with full gear under the blazing sun is not easy. More than a physical exercise it’s a mental exercise. I don’t complain. Instead I think about the legionnaires of Julius Caesar. On a forced march they would cover more distance than us, with more weight on their shoulders, on much more difficult roads. And at the end they would have to build up a small city, with fortifications included, or fight. The thought makes the walk a bit easier.

We have entered the region of Les Landes. It’s a big plain planted with trees. If I remember well what a friend of mine once explained to me, this is where Napoleon got the wood for his fleet. For sustainability’s sake, the emperor planted new trees after that. Ever since these forests have been used for the production of paper.


As anyone interested in the subject will know, trees are a very primitive way to make paper. Hemp is much better. It grows many times faster and it gives much higher quality paper. It lasts ages. The U.S. Declaration of Independence is written on hemp paper. If it were written on tree paper it would have desintegrated a long time ago.

Legalisation of hemp would not only give us better quality paper, better quality clothes and lots of other things. It would decrease expenditure on a crazy war on drugs and increase income tax at the same time. California (and not Holland) will be at the forefront of this battle. When Aldous Huxley visited California in the 30s he had the idea that the region was twenty years ahead of the rest of the world. Hopefully, the world has caught up in the meantime. Full and unconditional legalisation of hemp is not only an objective of the revolution. It’s a question of pure common sense.

Jesus arrives in Lévignacq

We arrive at five o’ clock in the enchanting little village of Lévignacq. The others arrive two hours later. They made it. We made it. We sit down on the terrace of the only bar in the village, in front of the church, to hold our assembly. The few people from the village are present and they receive us with open arms. It’s lovely to be in these god forgotten places. The family atmosphere make them feel like home.

Assembly in Lévignac

Country Roads

In March on Brussels on 20 August 2011 at 18:44

Dax, August 20

Day 26 of the March on Brussels. From St. Vincent, 25 km.

Dear people,

Yesterday’s leg was extremely dull. More than 20 kilometers all straight along the national road, without any view on either side. Today the road to Dax is all straight once more. So early in the morning, me and comrade Marianne prepare a little rebellion against the route commission. We want to avoid the noise and the stench and the endless asphalt up ahead, at any cost.

The cost of course, is that any route alternative to the straight line will be longer, and possibly much longer if you don’t know the way, if you don’t have a map and if you don’t have a compass. And if you have neither adequate reserves of water and food, the cost of taking the panoramic route could turn out to be too high.

Jesus and the flowers

Fortunately, we have Jesus Christ. He makes up for everything. With Jesus on our side, we need not fear. So we take the first path into the woods that we can find. We are only three. The others lack faith, and carry on. ‘Forgive them, Jesus’, I think, ‘they don’t know what they’re doing.’ But the fact of the matter is that they know exactly what they’re doing. It’s us who don’t have the faintest idea.
We did the right thing, in the end. We end up on the country roads of southern France, walking through the cornfields as the morning fog slowly disappears to reveal the horizon. The corn is about to be cut. Some of it already is. In this region people do not only grow corn, but also beans, and ducks. We accidently walk into one of the ducks farms. It was a shocking experience. I am used to see ducks splash around in the ponds, or in comics. I have a special bond with them. But these were not normal ducks, these are the ducks that we eat.

 

They wobble around in fenced fields by the thousands. They have their wings clipped to prevent them from flying away. Among them the strongest prevail, they still preserve a kind of duckly dignity. But the weakest among them can hardly walk. They lose their feathers. Some them just lay themselves down in between the corn to die of their own accord. It’s the only freedom they have. Avoid the butcher’s knife.

Duck farm in southern France

 

We walk out of the farm and we don’t look back. I don’t want to think about the geese, or the chickens, or the pigs. But I am fully aware that this will be another aspect of the revolution. Less meat, better meat. Health for all, respect for life.

 We reach the Adour river. It flows gently and broadly through green bushes on both sides. Now we know the way, because this river flows through Dax. For a moment we consider the ‘Tom Sawyer option’ to build a raft, but we are forced to discard it. Dax is upstream.

'The Tom Sawyer option'

So we have to walk on. We follow the small path along the stream as the sun starts to burn. The only tavern we have encountered at one of the bridges was closed. We have no water, and we still have a long way to go. Fortunately, out of the green appears a small farm guarded by a colony of suspicious geese. We wait until the door opens and a tiny old lady comes out to greet us. We explain who we are, where we’re from and where we’re going. She walks back into the house to bring us a bottle of cool fresh water straight from the fridge. She wishes us good luck and off we go. It was exactly what we needed. Now we are sure that one way or another, we will make it.

Marianne on the bank of the Adour

Back on the road to Dax we encounter a group that got lost. They had received an escort from the gendarmes, but in the end they went off on a path that led nowhere. But now the worst is over. Together we march into town, holding high the banner of the 15M.

 At the evening assembly once again very few local people attend. The ones who do try to explain the situation in France. They say that many people see the 15M revolution as an old fashioned class struggle. They say a lot of people from the middle classes sympathise with the principles of real democracy and transparency, but they view the indignados as a ‘they’, not ‘we’. Apart from that the situation in France is different from that in Spain. Someone says the French middle classes think they are untouchable. ‘Of course many things are wrong, but life is good, and shit ain’t going to happen to us.’ That idea.

The same probably goes for the northern European countries. They think they’re well off, and that it’ll be that way at least for the foreseeable future. They might find out sooner than later that they are wrong, if not for economical reasons, then at least for environmental reasons. If a society is not sustainable, then in the end nobody is untouchable.

Scene from an assembly in Dax

Secular protest in Madrid

In Sol on 19 August 2011 at 20:33

 

Dear people,

Our comrade Jim reports the following on wednesday’s protest against the papal visit in Madrid:

“A quick overview of the very good manifestación last night:

Started in Tirso at 7:30. I was riding the metro from Iglesia and the metro was literally packed like sardines with JMJ kids but as we passed through Sol it became apparent that they weren’t the only ones on that train because “no soy, que calor, que calor, que calor” broke out, and at the Tirso station, “esta papa no la pagamos!” It took us 2 hours to reach sol, where the manifestación basically turned into a big fiesta, very cheerful but eventually we started moving back to Tirso. Moments later, the national police swept in and cordoned off the calles into Sol, and cleared the plaza (although they were letting people in small groups or JMJ merchandise through.) We stayed there for a while but this was the planned time for the manifestación to end so gradually everyone trickled away. Desite rumours of a gathering in Atocha there were only a few people there and the night ended with a small asamblea in Tirso which decided to hold an asamblea at noon today to decide what to do about the pope’s arrival; I don’t know what they decided but I’m headed down there now to see what’s going on.

More photos and videos to follow…”

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 22:35
 

  27e étape Eguzon-Chantôme - Argenton-sut-Creuse

Trois marcheurs et deux éclaireurs étaient au depart de l'étape qui a suivait le sentier de grande randonnée dans les gorges de la Creuse. Avec un panorama magnifique, les marcheurs se sont régalés malgré la difficulté du terrain.

A l'arrivée la marche a reçu un soutien de la part du relais de St Jacques de Compostelle d'un village limitrophe qui leur a proposé un lieu pour se doucher. La rencontre et l'échange avec ces personnes accueillantes a été très chaleureux. Nos hôtes étaient des anciens soixante-huitards bien fidèles à leurs convictions.

La municipalité n'a pas souhaité nous apporter son soutien, et ce malgré le nombre important de structures qui aurait pu nous accueillir. Mr l'adjoint au maire ne semblait pas réceptif à la notion de dignité pour tous.
De plus, cela nous prouve que Mr le maire d'Eguzon , rencontré hier à la terrasse d'un café ( après qu'il nous ait envoyé balladé sous le prétexte qu'il était débordé) n'a pas tenu l'engagement qu'il avait pris de contacter les municipalités où nous prévoyions de passer lors de nos prochaines étapes.
Nous ne remercions pas ces personnes qui illustrent bien la problématique de crise et de fossé entre les politiques et le peuple. Ils s'imposent à nos yeux comme symboles de la non-solidarité entre politiques et citoyens.

Les marcheurs ont posé leur camp au bord de la Creuse , et persistent toujours dans l'appel à une forte mobilisation sur toutes les étapes afin d'être le plus grand nombre.

Nous devons construire ensemble ce mouvement et le développer, pour arriver à une mobilisation internationale d’ampleur, globale et pacifique, dont les marches et le rendez-vous mondial du 15 octobre ne seront qu’un début !
  
!!! ATTENTION UNE MODIFICATION DE NOTRE ITINERAIRE A ETE EFFECTUEE  !!!
Suite à l'initiative d'une indignée de Reuilly qui souhaite accueillir la marche
!!! L'ARRIVEE A ST FLORENT DU CHER A ETE REMPLACEE PAR REUILLY POUR LE 24/08  !!!
 
Programme de la suite :
20/08: Neuiilay-les-Bois  :  20h00 devant la l'eglise
21/08: Châteauroux         : 20h00 place de la République

 

                                                                         ****************************************

 

 

28e étape Argenton-sur-Creuse - Neuillay-les-Bois

 

Trois marcheurs et deux éclaireurs ont quitté Argenton au matin.
L'étape a été caniculaire, et la belle rencontre de la journée s'est faite avec des gens du voyage. Les marcheurs étaient à la recherche d'un point d'eau , et sont repartis avec quelques victuailles. Merci à eux pour leur générosité.
 Les marcheurs ont eu beaucoup de mal à rallier le tout petit village de Neuillay-les-Bois , où aucun accueil et aucune rencontre interessante n'a eu lieu.
Ce soir les marcheurs seront à Châteauroux sur la place de la République pour une assemblée populaire à 20h00.


 

 

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