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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:12

Publié le 19-08-11 à 14:40    Modifié à 22:51     par Sarah Halifa-Legrand     

Gangrenées par la corruption, les autorités indiennes sont totalement débordées par un vieux militant qui soulève les foules et promet la "révolution".

Portrait du militant indien anti-corruption Anna Hazare, au milieu d'une foule de supporters (c) Afp Portrait du militant indien anti-corruption Anna Hazare, au milieu d'une foule de supporters (c) Af

Assis en tailleur, fines lunettes et longue tunique blanche, il compte bien, par sa grève de la faim, mener "la deuxième lutte pour l’indépendance". Une réincarnation de Gandhi ? Même physique, même modus operandi, même discours. Anna Hazare, vieux militant indien de 74 ans qui se réclame de l'héritage du Mahatma, joue à l'évidence de cette ressemblance. Comme son maître à penser avait su mobiliser le peuple indien dans sa lutte pour bouter hors du sous-continent le colonisateur britannique, Anna Hazare est parvenu à rassembler, mercredi soir 17 août, une foule monstre de quelque 60.000 à 70.000 personnes, pour soutenir son combat contre la corruption qui gangrène la plus grande démocratie du monde.

Et à faire plier les autorités indiennes, par deux fois.

Des scandales à répétition

Depuis plusieurs mois, l’Inde n’en finit plus de se réveiller avec l’annonce d’un nouveau scandale de corruption. Des affaires qui ont éclaboussé jusqu’au gouvernement du Premier ministre Manmohan Singh.

L'an dernier, son ministre des Télécommunications a dû démissionner après avoir été accusé d'avoir fait perdre au Trésor public jusqu'à 40 milliards de dollars lors d'une vente présumée frauduleuse de licences de téléphonie mobile. Des faits de corruption ont aussi entaché l'organisation, en octobre dernier, des Jeux du Commonwealth à New Delhi. L'ancien responsable de l'organisation est notamment soupçonné de détournement de fonds. Dernière affaire en date, les chefs de gouvernement de deux Etats indiens ont dû démissionner après des scandales dans les secteurs minier et foncier.

Dans son baromètre 2010 sur la corruption, l'ONG Transparency International classait l’Inde au 87e rang sur 178 pays. En 2005, la même organisation épinglait déjà sévèrement le sous-continent à travers une étude qui révélait que plus de 60% des Indiens avaient eu recours, lors de leurs contacts avec l’administration publique, aux pots-de-vin et au trafic d’influence.

"Aujourd'hui, le monde reconnaît notre potentiel à devenir l'une des plus grandes puissances économiques mondiales. Mais le problème de la corruption est un gros obstacle à une telle transformation", a d’ailleurs reconnu le Premier ministre lors de son discours prononcé à l'occasion de la commémoration de l'indépendance de l'Inde le 15 août 1947. Un texte dont il a consacré près de la moitié à la corruption. C'est dire l'écho qu'a reçu le combat d'Anna Hazare.

Une double victoire

L'histoire remonte au mois d'avril dernier. Le vieux militant avait, après un jeûne de plus de 100 heures, et grâce à un impressionnant soutien populaire relayé sur les réseaux sociaux, enregistré sa première victoire sur le gouvernement. Il avait obtenu des autorités qu'elles travaillent à une nouvelle loi, la "Jan Lokpal Bill" (nommée ainsi pour bien marquer son caractère populaire, "Jan" signifiant "peuple" en hindi) qui protégerait mieux le citoyen des abus de pouvoirs.

Un véritable coup de force, vu le peu d’empressement que les gouvernements successifs ont, depuis 40 ans, montré à l’égard de la lutte anti-corruption : un projet de loi en la matière traîne dans les tiroirs depuis 1966 faute d’avoir été voté au parlement ! Le texte soutenu par le mouvement d’Hazare prévoit notamment que les citoyens puissent s’adresser à un médiateur indépendant pour porter plainte contre des faits de corruption impliquant des fonctionnaires ou des ministres du gouvernement central, actuellement protégés par la loi. En outre, Hazare a obtenu que le projet de loi soit élaboré par une commission où siègent, pour moitié, des membres de la société civile et pas seulement des parlementaires.

Fort de ce premier succès, le militant a remis ça il y a quelques jours. Contestant le texte final du projet de loi anti-corruption présenté début août au motif qu’il dispense le Premier ministre et des magistrats de haut rang de devoir se soumettre à une éventuelle enquête du médiateur, Hazare a décidé de reprendre sa grève de la faim. Et pas question de se limiter à trois jours de jeûne comme le lui demandaient les autorités. Il comptait mener son combat "jusqu'à la mort". C'est ce qui lui a valu d'être arrêté le 16 août.

C'est alors que l'histoire a totalement échappé aux autorités indiennes. Dépassées par l'ampleur du mouvement de protestation que l'arrestation de ce nouveau guru a suscité, elles ont jeté de l'huile sur le feu en interpellant quelque 2 600 fidèles d'Hazare, relâchés très rapidement. "La population manifeste, le gouvernement s'écrase", titrait jeudi le quotidien indien The Times of India "Après avoir multiplié les gaffes, le pouvoir a été virtuellement mis à genoux, le 17 août, alors que des vagues de supporters d'Anna Hazare ont assailli New Delhi", commentait-il. L'activiste a d'ailleurs continué d'éprouver les nerfs des autorités indiennes depuis sa cellule, qu'il a refusé de quitter sans avoir obtenu gain de cause.

C'est donc en vainqueur, sous les acclamations d'une foule de supporters, qu'il a passé ce vendredi matin la porte de la prison de Delhi (photo ci-dessus) pour aller observer, sur l'esplanade Ramlila Maidan, les 15 jours de grève de la faim qu'il a fini par négocier avec la police.

Après s'être fendu d'une petite provocation supplémentaire depuis sa geôle, dans un message vidéo où il a laissé entendre qu'il pourrait de nouveau défier les autorités : "Ma santé est bonne. Je sens que je peux jeûner au-delà des 15 jours autorisés par le gouvernement. Je pourrais demander la permission pour une semaine supplémentaire. Je ne vais pas m'arrêter de lutter".

 

Polémiques

La première réaction face au succès rencontré par Anna Hazare a été la surprise.

Puis est venu le temps de l’explication : si les classes moyennes sont descendues en masse pour soutenir ce mouvement, c'est que leur ascension sociale est injustement entravée par la corruption et que, désabusées, elles n'apportent aucun crédit aux politiques pour faire changer les choses, ont relevé des universitaires indiens.

Avant que la polémique ne s’en mêle. Le personnage intrigue et fait débat.

D'un côté, des articles sont venus rappeler que Hazare, de son vrai nom Kisan Baburao, a derrière lui un passé d'ancien soldat mais surtout de militant qui s'est battu pour améliorer le sort des villageois de l'Etat indien du Maharashtra, d'où il est originaire. Il a reçu du gouvernement indien le prestigieux prix Padma Bhushan, en 1992, pour son travail dans le village Ralegan Siddhi qui lui doit son développement inédit.

De l'autre, des commentateurs lui ont reproché des méthodes et des soutiens peu glorieux. Anna Hazare souhaite que les hommes coupables de corruption soient punis de la peine de mort, relève ainsi le magazine Open. Et de rappeler qu'Hazare a déclaré à la télévision qu’il appréciait la justice du guerrier marathi Shivaji, qui avait l’habitude de couper les mains des corrompus. "La non-violence à 100 %, ça n’est pas possible", a-t-il déclaré. Difficile de reconnaître là un disciple de Gandhi. C'est surtout le soutien qu'il a apporté aux politiques rurales du chef du gouvernement de l'Etat indien du Gujarat, Narendra Modi, une figure de l’extrême droite hindoue impliquée dans le massacre de milliers de musulmans, qui lui a attiré les foudres des critiques. Il s'en est expliqué ensuite, soulignant qu'il ne partageait pas les vues politiques de Modi. Mais le mal était fait.

Autre sujet à controverse, le recours de la grève de la faim comme moyen de pression. "Les lois sont faites au Parlement, et non par des militants", a accusé le ministre indien de l’Intérieur, dans le sillage de certains commentateurs qui ont rappelé que Gandhi avait utilisé ce moyen à une époque où les Indiens ne vivaient pas en démocratie.

Le malaise sur la question de la grève de la faim a été nourri par deux épisodes récents. A la mi-juin, le combat d’un militant de 34 ans, Swami Nigamananda, a tourné au drame : il est mort après près de quatre mois de grève de la faim visant à dénoncer, lui aussi, la corruption et la pollution croissante dans le Gange. Un jour avant ce décès, le célèbre et très controversé gourou du yoga Baba Ramdev mettait, quant à lui, fin au jeûne qu’il avait entamé une quinzaine de jours plus tôt pour dénoncer "l'argent noir" placé selon lui sur des comptes à l'étranger et soupçonné de provenir de pots-de-vin ou de transactions illégales. Interpellé, Ramdev avait mis fin à sa grève, sans obtenir quoi que ce soit. N'est pas Anna Hazare qui veut.

Sarah Halifa-Legrand - Le Nouvel Observateur

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:11

Publié le 19-08-11 à 13:14    Modifié à 14:49     par Le Nouvel Observateur     

Entre actions de communication et dépit, les producteurs français tentent de garder la tête hors de l'eau. Par Camille Bolo.

Le 18 août 2011, à Paris, le Modef orgnaise sur la place de la Bastille une vente de fruits et légumes frais en direct pour dénoncer les marges abusives de la grande distribution. (AFP - Eric Piermont) Le 18 août 2011, à Paris, le Modef orgnaise sur la place de la Bastille une vente de fruits et légumes frais en direct pour dénoncer les marges abusives de la grande distribution. (AFP - Eric Piermont)

Les producteurs n'attendent plus rien du gouvernement. Une réunion a eu lieu ce vendredi 19 août entre les producteurs de fruits et légumes et le directeur de cabinet duministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, pour faire un point sur leur situation. "Les tables rondes se succèdent, sans résultat", commentait hier Raymond Girardi, le secrétaire général du Modef, la confédération nationale des syndicats d'exploitants familiaux. "Nous n'avons aucune attente pour cette réunion, nous n'espérons aucun résultat".

Pourtant, les syndicats ont des solutions à proposer : "instaurer un contrôle des marges, un calendrier des récoltes et des importations, mettre en place une taxe sociale à l'importation pour lutter contre la concurrence européenne et extra-européenne", propose le Modef, expliquant que "la taxe à l'importation serait de 20 centimes par kilo et permettrait de financer des aides et d'alléger les charges sociales pour les salariés".

On a appris ce vendredi auprès de Jérome Despay, secrétaire général de la FNSEA, que Bruno Le Maire présentera le 7 septembre un plan de "sortie de crise" pour "donner des perspectives" aux producteurs. Peut-être un nouveau coup d'épée dans l'eau pour les producteurs.

Mouvement de colère

L'été 2011 sonne la récolte des raisins de la colère pour les producteurs de fruits et légumes en France. Les appels à l'aide et coups de communication se succèdent pour dénoncer leurs conditions de production.

"Nous ne pouvons plus vivre de notre travail" déclare le syndicat Légumes de France, affilié à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), dans un communiqué adressé aux "grands patrons du commerce", les "grossistes, distributeurs et hard discounters".

E.Coli

L'été a mal commencé avec la crise "du concombre espagnol" et de la bactérie E.coli dont on entend aujourd'hui plus parler. La méfiance des consommateurs français à l'égard des produits semble s'être estompée, mais les répercussions de cette crise se font toujours sentir pour les producteurs.

David Totel, le porte-parole de la filière concombre de l'association Tomates et concombres de France, déclarait en juin que les ventes de concombres français avaient chuté de 75%. Le porte-parole précisait que, si elle était moins touchée, la filière tomate souffrait elle aussi de "les prix ont été divisés par deux".

"Et quand les prix baissent, il est très difficile de les faire remonter et d'inciter la grande distribution d'acheter de nouveau à des tarifs plus élevés aux producteurs, expliquait hier jeudi 18 août au Nouvel Observateur Raymond Girardi.

Vente à perte

Les producteurs ne parviennent même pas à écouler leur marchandise à un prix couvrant leurs coûts de revient : "nous vendons actuellement 45 centimes le kilo de tomates à la grande distribution, quand il faudrait le ventre 70 centimes pour s'en sortir", continuait Raymond Girardi.

Ainsi, la confédération paysanne a appelé jeudi 18 août à l'interdiction de la vente à perte pour défendre les revenus des producteurs de fruits et légumes. L'organisation syndicale demande également une "harmonisation des conditions de production au niveau social" à l'échelle européenne.

Les marges de la grande distribution

Les producteurs vendent à perte, alors que la grande distribution effectue des marges exorbitantes. "Des tomates achetées dans les centrales d'achat des producteurs à 75 centimes le kilo se retrouvent dans les rayons à 2,50 euros", dénonçait le secrétaire général du Modef. "S'ils nous achetaient le kilo à 1 euro, et le revendait à 1,50 euro, une marge de 50 centimes serait largement suffisante pour couvrir leurs frais et faire des bénéfices, cela permettrait des prix accessibles pour le consommateur", continuait-t-il.

Des prix bas signifient plus de pouvoir d'achat, plus de consommation, et donc du gagnant-gagnant pour les consommateurs et les producteurs. "Mais on n'est pas très raisonnable dans la grande distribution", déplore Raymond Girardi.

Opération vente directe

C'est pour dénoncer l'appétit de la grande distribution que tous les ans, le Modef organise une vente directe de fruits et légumes frais. La dernière en date s'est déroulée jeudi sur la Place de la Bastille à Paris, ainsi qu'en banlieue, où une quarantaine de tonnes de fruits et légumes ont été proposées à bas coût.

"Mais attention : nous n'avons pas vendu à perte", prévient le secrétaire général du Modef, "nous avons vendu les produits au prix que nous invitons les grandes surface à suivre, c'est-à-dire 1,5 euros le kilo de poires, par exemple". Quand elles sont entre 3 et 5 euros le kilo en grande surface.

Quelles actions mener ?

La question se pose de plus en plus durement. Le 12 août 2011, les producteurs de légumes ont décidé de se mettre en cessation de paiement des cotisations patronales de la Mutuelle sociale agricole (MAS), des échéances bancaires et autres charges, a annoncé un communiqué de Légumes de France.

"Nous devons conserver le peu de liquidités qu'il nous reste afin de payer nos salariés et nos fournisseurs locaux, nous n'avons plus de choix", arguent les producteurs de Légumes de France. "Les acteurs du commerce et les Pouvoirs publics ne veulent pas entendre le cri de colère et de désespoir des producteurs", continue le communiqué.

Mais "ce type d'action a déjà été mené plusieurs fois, et commence à être un peu dépassé", commente Raymond Girardi, il faut trouver des moyens plus efficaces de se faire entendre." "La grève est une action de dépit", regrette-t-il.

Ces dernières semaines, les agriculteurs français ont mené plusieurs actions contre des camions espagnols, déversant leurs marchandises pour manifester leur colère. 

Camille Bolo - Le Nouvel Observateur

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 21:09

LEMONDE.FR avec AFP | 19.08.11 | 21h38   •  Mis à jour le 19.08.11 

Le pétrolier français Total a confirmé vendredi 19 août avoir versé un "acompte" de 7 millions d'euros pour racheter des droits d'exploration en Libye à une société de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, mais a qualifié l'opération de "courante" et transparente. Le site d'information Mediapart (article payant) avait rapporté jeudi que le géant pétrolier avait secrètement versé 9,8 millions de dollars à la société North Global Oil & Gas Company (NGOGC) en marge d'un contrat gazier conclu avec le régime libyen, "avec l'appui de l'Elysée".

Dans un droit de réponse publié à Mediapart, Total explique qu'il "était intéressé depuis plusieurs années par un nouveau projet d'exploration-production étendu à la production de gaz en Libye, sur lequel la compagnie North Global Oil & Gas Company détenait une partie des droits". Le groupe a alors préféré acheter les droits de la société plutôt que de nouer un partenariat, selon Total. "C'est dans ce cadre" que le pétrolier a négocié un accord avec NGOGC, "au titre duquel Total créditait NGOGC d'un acompte de 9,8 millions de dollars" versé en tant qu'à valoir sur le rachat éventuel de la totalité de ses droits, précise-t-il.

PROJET GAZIER AVORTÉ DÉBUT 2010

"Cette opération, qui garantissait la possibilité pour Total de racheter la totalité des droits de NGOGC, est courante dans le domaine minier et n'a aucunement été réalisée dans le secret", assure le géant français. Selon Mediapart, Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence française, avait donné "un coup de pouce" à Total dans ce dossier. Mais le projet d'un accord gazier aurait définitivement avorté début 2010.

Le nom de Takieddine a été cité à plusieurs reprises par des témoins dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'affaire des sous-marins de Karachi. Ce marchand d'armes, qui dément être intervenu dans le contrat pakistanais, est également présenté par Mediapart comme "l'intermédiaire du clan du président français" Nicolas Sarkozy auprès du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Selon des informations publiées le mois dernier par Mediapart, il aurait négocié plusieurs contrats d'armement avec le régime libyen.

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 16:01
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Nejoud El Hihi : "LOS INDIGNADOS A VILLEVEYRAC Bonjour
En prévision de la journée internationale des indigné-e-s, des femmes et des hommes ont quitté ces dernières semaines l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et marchent au quotidien sur nos routes pour converger le 15 octobre à Bruxelles.

Une cinquantaine d'entre eux, sont parti-e-s de Barcelone pour participer à cet événement.
Après une halte à Béziers et avant de rejoindre Montpellier, leur parcours les conduira à faire étape à Villeveyrac, en fin d'après midi, le mardi 23 août.

Nous pourrons donc les retrouver au gymnase, mis à leur disposition par la commune pour les accueillir, route de Montagnac. (Pour cette occasion, et si vous ne connaissez pas le village,
un fléchage sera mis en place pour vous guider); ce sera aussi autour de ce gymnase qu'ils établiront pour la nuit leur campement.
Afin de pouvoir les rencontrer et mieux connaitre les revendications portées tous ces derniers mois, lors de l'occupation des places publiques d'Espagne, par "los indignados", une AG se tiendra en début de soirée avec les marcheurs. 
Nous lançons aujourd'hui cet appel pour que nous soyons nombreux-ses à leur témoigner notre soutien.

Mardi soir :
Venez exprimer votre ras le bol du monde comme il va, venez dire ces autres mondes possibles..............
Venez partager votre repas : amenez des verres, des couverts, de quoi manger (tartes, salades, fruits, pains, fromages...), de quoi boire (bouteilles d'eau, jus de fruits, vin...). Mercredi matin pour le petit déjeuner : du thé, café, lait, pains, confitures...
Du caviar, du champagne.

Enfin! Tout ce que vous voulez... et si vous le pouvez.

Et puis si cela vous est possible, venez y dormir. N'oubliez pas votre tente, votre duvet et les boules "quies". 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux.

A mardi de vous/nous retrouver.

Claire et Pierre

* spéciale bienvenue à toutes et tous les hispanisant, les catalans.
Cela favorisera sans aucun doute nos échanges.

Afin d'évaluer au mieux nos moyens, merci (à celles et ceux qui pensent pouvoir participer à ces rencontres) de vous faire connaitre en nous appelant au : 04 67 18 12 40.
Vous pouvez aussi joindre Mehdi au : 07 77 38 41 88

MERCI DE FAIRE CIRCULER CETTE INFORMATION LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE


 

Le 19 août 2011 12:56, Bernat Democracia <bernatdry@gmail.com> a écrit :

Bonjour,

Je vous écris pour essayer de faire un peu de coordination des différentes villes et initiatives. J’aimerai bien que les gens de ces différentes villes qui participent répondent à ce mail et s’ajoutent dans la section correspondant.

 

Suite à l’appel de DR Paris (AG 07/08) : http://paris.reelledemocratie.fr/node/394

 

Par ailleurs, si vous avez un site web, nous pouvons le rattaché à le site français des marches : http://www.marche-paris.fr

 

Par ailleurs, nous vous invitons à participer sur le site facebook des marches, avec une personne ou 2 de chaque ville comme administrateurs (seulement informations, non commentaires généraux) : http://www.facebook.com/marcheparis [chaque ville dise d’où il poste : i.e. avec le "prefixe": "Marche Meseta - Saints: "] [Fabien de Marche Toulouse – on t’attend depuis quelques jours]


[le site facebook international des marches est 15M: Marcha Bruselas]


Marche Meseta : Villes actives

* Bayonne : acampadabaiona@gmail.com  

* Saintes (en Charente Maritime) : batimot@hotmail.fr ; sweetheartcorner@hotmail.fr; trentvega@voila.fr; oyoy33@hotmail.fr. 

 

Parcours de la Marche (le 18/08) :http://www.facebook.com/notes/15m-marcha-bruselas/ruta-pueblo-a-pueblo-marcha-a-bruselas-mesetaroute-de-village-en-village-marcha-/121733201257161

 

Marche Méditerranée : Villes actives

 

* Saint-Étienne : philippeb42@yahoo.com

 

* Béziers : manque contacte ----

Parcours de la Marche (le 18/08):http://www.facebook.com/notes/15m-marcha-bruselas/ruta-mediterr%C3%A1nea-pueblo-a-pueblo-hasta-lyon-por-el-momentomarcha-bruselas-medit/123845607712587

 

Marche Toulouse : Villes actives

 

* […]

 

Parcours de la Marche :

http://roadtobrussels.blogspot.com/p/itineraire-toulouse-bruxelles.html


 

Autres villes susceptibles de nous rejoindre :

Montpellier : acampadamontpellier@gmail.com ; convergencedesluttes34@gmail.com 

Perpignan : democracia.real.ya.perpignan@gmail.com ; ze_eric@hotmail.fr 

Nîmes : reelle.democratie.nimes@gmail.com

Arles : reelledemocratie_arles@yahoo.fr, maya.belle@no-log.org

Alès :

Avignon : indi.gnation@laposte.net

Béziers :

Marseille : provencedemocratie@gmail.com

Valence :

Lyon : rdylyonrdm@googlegroups.com

Grenoble : grenoblerevolutions@gmail.com

Bordeaux : http://democratiereellebordeaux.blogspot.com/ ; http://www.bordeaux.indigne-e-s.fr/

GRENOBLE : grenoblerevolutions@gmail.com

POITIER : democratie-reelle_86@yahoogroupes.fr

TOULOUSE : sinnosotrxsnosoisnada@gmail.com

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 09:33

 

Marinaleda : un modèle d’auto-gestion unique en Europe 
 
Depuis l’alerte google Alternatives au capitalisme j’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois » (1).

Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…



Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.

Le droit à la terre et au travail

A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».

A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).

La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent env. 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom. « Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.

Les maisons auto-construites

Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin. Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).

Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

MARINALEDA - http://www.npa2009.org Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :

S’organiser

« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».

Pas de gendarme

« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.

Le capitalisme ?

« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (...) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (...) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »

Démocratie

« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».

Luttes futures et amendes…

Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas d’amendes pour nos luttes différentes…

La culture, les fêtes

« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »

Expérience sociale unique en Europe

Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe. Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.

La désinformation

Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal... Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…

Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur

Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?

Andrea Duffour Association Suisse-Cuba http://www.cuba-si.ch

P
our plus d’information : http://www.marinaleda.com

Source : BELLA CIAO 

 

A LIRE EN COMPLEMENT, notre article en date de janvier 2010 :

Marinaleda, Andalousie, le village anticapitaliste  

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:18

Pour réduire la dette publique, les citoyens peuvent donner de l'argent à l'Etat. Mais l'Etat ne le sait pas. Enquête en deux parties.

De l'argent parmi les débris d'une tire-lire (Images_of_Money/Flickr/CC).

La petite musique du standard téléphonique du ministère de l'Economie et des Finances s'interrompt enfin. Une voix de femme.

« Allô ?

– Bonjour ! C'est pour faire un don à l'Etat. Je voudrais savoir à qui m'adresser ?

– Quel genre de don ?

– De l'argent. J'aimerais donner de l'argent. »

La standardiste se tait, je m'y attendais. Elle chuchote quelque chose à sa collègue.

« Pourquoi vous voulez faire ça ?

– Pour réduire la dette publique.

– Mais… »

Finalement, elle ne dit rien. Après la musique d'attente, elle me demande ce que « je veux réduire ». Je redis « la dette ». Elle me demande de patienter. Une autre voix :

« Bonjour ! Vous souhaitez faire un don à l'Etat ?

– Oui.

– Dans ce cas, il faut vous adresser à votre centre d'impôts. Je vais vous donner les numéros. Vous verrez avec eux.

– Très bien, merci.

– Si vous souhaitez avoir plus de renseignements, les inspecteurs d'impôts de Bercy peuvent vous expliquer au 08 10 46 76 87. »

« Vous souhaitez donner beaucoup ? »

Les deux premiers numéros sont ceux de messageries indiquant les dates limites de déclarations d'impôts. Au centre de renseignements, « Impôts Service », on me répond.

« Bonjour ! Je souhaite faire un don à l'Etat. »

Nouveau silence. Assez long.

« Allô ?

– L'Etat n'est pas habilité à recevoir des dons. Vous pouvez faire des dons à des organismes d'utilité publique. Ou pas d'ailleurs, mais les dons ne sont déductibles que pour les organismes d'utilité publique. »

Je sens bien que de l'autre côté, il est agacé. J'explique :

« Je voudrais donner de l'argent à l'Etat…

– Je vous dis que ce n'est pas possible. »

Silence.

« Vous souhaitez donner beaucoup ?

– Je ne sais pas.

– De toute façon, ce n'est pas possible. »

Il n'a pas l'air de vouloir poursuivre la conversation mais j'insiste.

« J'ai lu que ça l'était.

– Non ! »

Aux Etats-Unis, ça existe

Il a raccroché. Je rappelle. C'est la même voix. Je dis qu'on a été coupés et que je le soupçonne de m'avoir raccroché au nez. Ça l'énerve.

« Ce n'est pas mon genre. Vous pensez vraiment que c'est mon genre ?

– Je ne sais pas.

– Ce n'est pas mon genre.

– Bon. Et pour les dons ?

– Mais je vous dis que ce n'est pas possible…

– Je suis certaine que oui. J'aimerais juste savoir quelles démarches entreprendre. J'ai lu qu'on appelait ça le “don en remboursement de la dette”, c'est l'article… »

Il soupire vraiment fort puis il me met en attente. L'article existe bien. On le trouve dans le code général de la propriété des personnes publiques.

Il n'y a nulle trace de cet article ailleurs que dans Le Figaro daté du 28 mai 2010 et sur une dizaine de personnes contactées pour ce sujet (haut fonctionnaires, historiens, notaires…), pas une n'en avait connaissance.

L'idée n'est pas extravagante pourtant : aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les citoyens ont la possibilité de verser de l'argent à l'Etat pour éponger la dette. De façon évidemment plus symbolique qu'utile.

« Ce n'est pas du tout diffusé parce que c'est très compliqué »

« Oui ? »

Je me dis que cette fois-ci, mon interlocuteur sera au courant. Je pense alors encore qu'à Bercy, cet article est connu. J'explique à nouveau :

« Je veux faire un don à l'Etat.

– Un don à l'Etat ? Et pour quel motif ?

– Pour réduire la dette.

– Ce n'est pas possible en France.

– Si. Comme aux Etats-Unis…

– On n'est pas aux Etats-Unis.

– Ecoutez, je pense que oui. Il y a cet article sur le “don en remboursement de la dette publique”. »

Il a l'air surpris. Il répond qu'il va vérifier. Quelques minutes plus tard :

« Madame ?

– Ah ! Vous avez trouvé ?

– Oui. C'est pas du tout diffusé parce que c'est très compliqué. Les personnes qui veulent donner doivent aller chez le notaire et établir un acte avec mentions légales. Ledit acte est ensuite envoyé au ministère compétent, à savoir celui du Budget. Après l'acceptation expresse des services administratifs compétents, sera publié un arrêté ministériel signifiant que le don est accepté. »

Extrait du code

Sous-section 1 : dons et legs faits à l'Etat.

Art. L1121-1. Sous réserve des dispositions de l'article L. 1121-3, les dons et legs faits à l'Etat sont acceptés, en son nom, par l'autorité compétente, dans les formes et conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

Sous-section 2 : dons et legs faits aux établissements publics de l'Etat.

Art. L1121-2. Les établissements publics de l'Etat acceptent et refusent librement les dons et legs qui leur sont faits sans charges, conditions ni affectation immobilière.

Lorsque ces dons ou legs sont grevés de charges, de conditions ou d'affectation immobilière, l'acceptation ou le refus est autorisé par arrêté du ou des ministres de tutelle de l'établissement public.

Sous-section 3 : dispositions communes à l'Etat et à ses établissements publics.

Art. L1121-3. Dans tous les cas où les dons et legs donnent lieu à des réclamations des héritiers légaux, l'autorisation de les accepter est donnée par décret en Conseil d'Etat.

Il lit exactement les mêmes phrases que celles de l'article du Figaro.

« Mais pourquoi c'est si compliqué ?

– Ce n'est pas dans les caractéristiques classiques du don. Là, il n'y a pas d'exonération d'impôt. L'Etat n'est pas un organisme d'utilité publique. Donc, la première étape, c'est le notaire.

– Il y a un minimum ?

– Non, ce n'est pas précisé. Et c'est le ministère qui publie l'arrêté qui donnera foi à l'acte de donation. Voilà. Au revoir. »

Alors qu'aux Etats-Unis, les citoyens peuvent réduire la dette publique sur le site PayPal du gouvernement, en France, non seulement il faut attendre la publication d'un arrêté ministériel, mais personne ne sait que ça existe.

Un ancien ministre du Budget, qui juge l'outil intéressant, ignorait lui aussi son existence. Mais qui donne de l'argent à l'Etat ? Pourquoi cet article existe-t-il ? Si tous les Français versaient de l'argent, pourrait-on réduire efficacement la dette publique ? Les Américains sont-ils moins radins que les Français ?

Les réponses de haut fonctionnaires et de chercheurs à ces questions seront publiées jeudi sur Rue89.

Photo : de l'argent parmi les débris d'une tire-lire (Images_of_Money/Flickr/CC

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 21:03

Basée sur l'idée de partage, la « consommation collaborative » est une pratique qui se développe de plus en plus.

« Chèvre pour tondre votre pelouse de manière écologique – location à la journée par couple de deux – 10 euros. » Ceci n'est pas une blague, mais une annonce trouvée sur le site e-loue, où les particuliers pratiquent la « consommation collaborative ».

Le concept s'applique à tous les objets que l'on possède et que l'on n'utilise pas tout le temps, ou que l'on n'a pas besoin d'acheter. Comme l'expliquait déjà en 2000 Jeremy Rifkin dans son livre sur l'économie de l'accès (« The age of access »), on n'est « pas toujours heureux d'hyperconsommer ». Du coup,

« la notion de propriété et la barrière entre vous et ce dont vous avez besoin est dépassée. »

Un brin révolutionnaire, le site « Collaborative consumption » proclame ainsi comme slogan : « Ce qui est à moi est à toi. » (Voir la vidéo de présentation, en anglais)

Eco-logique, cette pratique vise à faire du bien à son porte-monnaie tout en en faisant à la planète. La technologie du peer-to-peer permet donc aujourd'hui de partager bien plus que ses fichiers informatiques mais aussi ses biens. Le tout reposant sur la confiance, et sur un nouveau système d'assurance incluse dans la commission versée au site de mise en relation.

« Des produits plus chers mais plus solides »

Sur le site d'e-loue – l'un des poids lourds du secteur avec 100 000 offres à l'instant T – sont proposés, en plus du couple de chèvres, tout type d'objets, de la perceuse (1 à 40 euros par jour) à l'avion (170 euros par jour ). Alexandre Woog, le fondateur de cette start-up affichant une insolente croissance de « 30% par mois », reconnait qu'il faudrait trois fois plus d'offres pour atteindre une « masse critique » suffisante. Cet HEC sportif de haut niveau vise un virage radical des mentalités :

« Nous sommes pour que les fabricants fassent des produits plus chers mais plus solides et utilisables plus longtemps. Il s'agit de passer à une économie de fonctionnalité. »

Démarché par des entreprises désireuseuses de mettre en place des politiques de développement durable, comme Shiseido, e-loue commence à vendre sa technologie clés en mains à des communautés. Mais il faut dire que le site est surtout fréquenté par des étudiants ou des militants de la consommation responsable, tendance décroissance.

Tester un sac (de luxe) avant de l'acheter

Marc, étudiant parisien, propose ses consoles de jeux vidéo pour 15 à 20 euros par jour, et amortit ainsi ses investissements en une dizaine de locations, qui sont aussi des occasions de rencontrer des partenaires de jeu. Quand il doit passer un entretien d'embauche, il a désormais le réflexe de louer un costume de marque. Il se « déguise » ainsi pour 30 euros.

Sarah, jeune fashionista de la banlieue parisienne s'est mise à rentabiliser sa garde-robe quand elle était un peu fauchée :

« Je ne voulais pas me séparer de mes sacs de marque. C'est un patrimoine, certains valent plus de 2 000 euros. Alors je les ai loué à des filles qui voulaient les tester avant d'acheter (à 30 euros par jour). J'avais un peu peur, mais il y a une assurance incluse et je suis toujours tombée sur des gens sérieux. »

Fringues, voiture… elle a multiplié les offres, et touche certains mois 300 euros de ses locations. Une somme qu'il n'est pas besoin de déclarer aux impôts tant qu'elle reste faible et ne s'apparente pas à un vrai revenu (l'administration fiscale n'a pas encore de position officielle sur le sujet).

Une voiture reste immobile 90% du temps

La voiture est le fer de lance de la location entre particuliers. Quand on sait que le budget moyen d'une voiture dépasse les 5 500 euros par an, et que les voitures restent stationnées 90% du temps, l'idée de partager ces frais tombe sous le sens. D'autant que les observateurs comme le Groupe Chronos constatent depuis quelques années le passage d'une conception de la « voiture-objet » à la « voiture-service ». Léa Marzloff, consultante dans cet observatoire des mobilités, explique :

« L'autopartage entre particuliers est un des aspects de ce mouvement de fond. L'idée est d'améliorer la productivité de l'automobile, de faire mieux avec le parc existant. Ca peut passer par le covoiturage, un meilleur taux d'occupation, ou par un meilleur taux d'usage. »

Mais l'autopartage entre particuliers souffre d'un déficit de notoriété et d'une flotte encore trop restreinte. Ces start-ups espèrent qu'à terme 1% des 32 millions d'automobiles se partageront. On en est loin. Pour Léa Marzloff :

« Le principe est évident, la mise en pratique moins, à cause de la question de la confiance. Les gens y croient, comme le montre notre étude réalisée avec TNS Sofres auprès de 7 000 personnes : l'autopartage est perçu comme un modèle d'avenir par 47% des interviewés, contre seulement 18% la voiture personnelle. »

Paulin Dementhon, fondateur de VoitureLib' s'efforce de rendre son système « le moins anxiogène possible », avec un contrat prérempli, une check-list prête, un paiement par carte sécurisé … mais pour certains, la relation directe avec son locataire inquiète. Fabien admet que passer le volant de monospace à un inconnu « reste pas évident psychologiquement ». Donc, après avoir fait le tour des sites proposant la location de voiture entre particuliers, il a préféré Livop.

Crée par un ancien loueur traditionnel de voiture, c'est le système qui se met le plus entre le propriétaire et le locataire. Une « Livop box » est installée sur votre véhicule, ce qui permet de le géolocaliser après réservation, et de l'ouvrir sans clé. Cette société a la première obtenu qu'un grand assureur (MMA) adapte ses contrats à ce nouveau service, et revendique « zéro sinistre » depuis sa création. (Voir la vidéo de présentation du service)


Une voiture pour un mois à 280 euros

Sans être une menace au secteur de la bagnole, l'autopartage entre particuliers reste une alternative plus conviviale et deux fois moins chère à la location traditionnelle. L'occasion de rencontres aussi. Ainsi, Marie-Christine a entendu parler par hasard d'UneVoitureaLouer, et a voulu essayer. Cette propriétaire d'un hôtel près d'Orléans a loué sa deuxième voiture, « pour s'amuser, pas pour l'argent » :

« Je vais chercher les gens à la gare et je les amène jusqu'à chez moi. Ils sont partis un mois avec ma voiture pour 280 euros. Elle est revenue impeccable. »

Coté locataires, cette flexibilité que permet le rapport à l'amiable est très recherchée. Jean loue fréquemment de grandes voitures pour de grands trajets. Il a essayé Zilok et VoitureLib » et même si les voitures ne sont jamais dernier cri, les propriétaires ont toujours été réglos. Une sept places se monnaie dans les 200 euros pour quatre jours et 1 500 km, et surtout « on peut la rendre à 23 heures, et la caution n'est que de 500 euros ».

Antonin Léonard, animateur du blog de la consommation collaborative, souligne que pour durer, le secteur devra veiller à rester crédible en misant sur la confiance, et donc sur les assurances :

« Car plus ça s'étend, plus ça peut donner des idées à de petits malfrats qui en profiteront pour voler une voiture. Et plus les loueurs traditionnels vont s'inquiéter d'une éventuelle concurrence, comme l'industrie touristique avec la location d'appartements entre particuliers. »

Illustration : capture d'écran d'une pub pour le partage des automobiles.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 20:56

MEDIAPART

18 Août 2011 Par Les invités de Mediapart

Cet Appel est une initiative citoyenne née d'échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition.

 

APPEL EUROPÉEN CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE

 

Une crise sans précédent aggrave les inégalités sociales et la pauvreté et entraîne l’Europe vers une catastrophe imminente

Nous, citoyennes et citoyens d’Europe, affirmons que cette crise n’est pas fatale comme on voudrait nous le faire croire : des solutions existent et elles doivent aujourd’hui être imposées par les peuples. Devant l’irresponsabilité de nombreux gouvernements qui font payer aux citoyens la folie des vrais responsables de la crise de la dette, à savoir les Marchés financiers, nous appelons à refuser la dictature de la spéculation financière et ses terribles conséquences sur nos vies.

Les politiques actuelles conduisent à une impasse économique

Prétextant la crise de la dette, les gouvernements imposent partout des plans de réduction des dépenses publiques qui détruisent des institutions vitales pour le bien commun : École, Hôpital, Justice, Recherche, Sécurité sociale...

Après la crise de 2008, nos dirigeants nationaux et européens s’étaient fermement engagés à limiter les effets dévastateurs de la spéculation financière : ces engagements n’ont pas été tenus ! Pire : la spéculation la plus débridée se déchaîne impunément et mine toute chance de relance économique et de réduction du chômage.

Nous refusons que la finance soit une arme qui broie les peuples au profit des plus riches

Les organismes financiers doivent être au service de la vie sociale et de l’économie, et non l’inverse. Aussi, nous affirmons qu’il faut aujourd’hui changer de politique et de modèle économique.

Nous appelons les citoyennes et citoyens des pays européens à user de tous les moyens démocratiques et pacifiques dont ils disposent pour imposer les cinq premières mesures suivantes à leurs gouvernements et aux institutions européennes :

  • l’annulation des plans d’austérité ;
  • l’interdiction de toute spéculation financière aux banques de dépôts ;
  • une taxe substantielle sur les transactions financières harmonisée à l'échelle européenne ;
  • l’audit indépendant des dettes publiques en vue de leur résorption ou de leur annulation ;
  • des réformes fiscales visant à redistribuer équitablement les richesses.

Nous nous déclarons solidaires de tous les Indignés et nous appelons à soutenir, développer et fédérer au niveau européen tous les mouvements de protestation.

À cette fin, nous appelons à occuper chaque dimanche, massivement et pacifiquement, les places publiques des grandes villes. Ces rassemblements hebdomadaires se répéteront aussi longtemps que la volonté des peuples n’aura pas été entendue et respectée. Ils ont vocation à se transformer en véritables forums citoyens pour la reconquête de la souveraineté des peuples.  Reprenons en main nos destins pour lutter de façon unie et solidaire contre la dictature financière !

Mille rassemblements populaires pour une Europe des citoyens !

Mille forums citoyens contre la dictature financière !

Télécharger ici le texte de l'Appel au format PDF

Télécharger ici la Charte de l'Appel au format PDF

 

*POUR SIGNER L'APPEL "Ctrl" + CLIC GAUCHE SUR LA LIGNE "TELECHARGER ICI LE TEXTE DE L'APPEL AU   FORMAT PDF" CI-DESSUS

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:13

COMMUNIQUE DE PRESSE Une frontière de moins vers la démocratie !

Ce mercredi matin la délégation des citoyens indignés espagnols en partance pour Bruxelles est arrivée en France. Symbolique et important, ce franchissement plein d’engouement augure une union des peuples qui surpasse les délimitations géographiques.

Sur le pont piéton d’Irun, les espagnols, trépignant de leur  côté, portaient de leur bras levés et de leur voix, les slogans de la démocratie en marche. Les français de l’autre côté, en joie de les accueillir, se tenaient banderoles et sourires aux lèvres. Notion de partage improvisée, les français soutenaient tantôt les slogans espagnols, tantôt leurs offraient une traduction française qui trouvait écho dans l’instant.

A 8h15, les indignés espagnols  ont traversé le pont dans la liesse, et une grande accolade franco espagnole sous les voix criant « abrazo colectivo ! » «(accolade collective) a eu lieu. Beaucoup d’émotion et de force se sont échangés, et sans perdre de temps dans une joie renouvelée la marche a foulé les premiers mètres français à Hendaye.

Leur rythme soutenu les fait arriver à St Jean de Luz à 11h30, puis à Biarritz à 15h pour un casse-croûte au Rocher de la Vierge, où malheureusement devra se tenir une AG exceptionnelle !

En effet, la première étape française, Bayonne, a choisi son camp ! À 12h30 les trois voitures, et 6 espagnols de la marche venus décharger une vingtaine de caissettes de nourriture près du mail en vue d’un pique nique citoyen se sont vu nez à nez avec un cortège de policiers croissant. A 13h, 5 voitures, 2 camions de la police nationale, une douzaines d’agents, un tracto-pelle, deux poids lourds se trouvaient autour du mail Chao Pelletier. Les premiers exerçant une pression douteuse sur des citoyens venus se sustenter, les seconds barrant tous types d’accès au mail à grand renfort de blocs de béton.

« Nous nous demandons si leur agissement est légal sans arrêté municipal. Il doivent avoir eu la crainte que les citoyens s’emparent de nouveau de la place publique, et sans doute que, recourir encore à la menace, comme la première fois que nous l’avions occupé, est une possibilité qui les met mal à l’aise, malheureusement pour eux, nous voulions juste nous asseoir et discuter ensemble… »

Il semblerait que l’application du droit démocratique a chaque jour un peu plus de chemin à faire dans notre pays ou nous n’avons plus d’argent pour la santé et l’éducation, mais ou nous pouvons mobiliser  de façon démesurée des moyens d’oppressions contre la  population.

Une AG citoyenne se tiendra ce soir et demain à 19h sur la mail Chao Pelletier à Bayonne.

« Car nous savons que remettre en cause le système, c’est remettre en cause les acquis individuels, c’est avec cette peur que flirte les gouvernements en place : « cette démocratie falsifiée qui te donne juste assez pour que tu puisses la boucler » comme le dit le chant des indignés.

Nous lançons un appel à tous les grévistes qui se sont dressés, mais de façon éparse et ponctuelle (Airbus, SNCF,  France Télécom, Renault, Pole Emploi….), aux grutiers, magistrats, pécheurs, agriculteurs, aux policiers qui voient leur travail se compliquer chaque jour à cause des injustices croissantes, aux employés du système de santé qui voient l’hôpital devenir une entreprise, aux relais de l’éducation nationale qui se battent pour une éducation digne de nos enfants, aux étudiants qui ne se projettent plus, aux fonctionnaires encore au service du peuple malgré les pressions politiques, aux précaires des retraites ou de la vie, aux victimes des haines montantes dues à la division instrumentalisée des classes sociales, aux parents et enfants que nous sommes, garants de nos avenirs… « Ils ont le chiffre, nous avons le nombre ».

La discussion démocratique est ouverte sur le sol bayonnais, mail Chao Pelletier dès 19H ce même mercredi 17 août. Indignons-nous ! Ensemble ! »

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 15:10

spaanserevolutie

“We are one people, on the march”

In March on Brussels on 17 August 2011 at 23:42

Bayonne, August 17.

Day 23 of the March on Brussels. From Irún, 38 km.

Dear people,

Today was the longest day. Up until now at least. We arrived at the border around eight o’ clock, it was a bridge over a small river. On the other side there were French indignados and French press to welcome us. We sang our slogans and we danced. Slowly we start to integrate French slogans as well. ‘Nous sommes un peuple, un peuple en marche.

Indignados at the border

We cross the bridge. And soon I realise that this must indeed be France: the roads are named after general De Gaulle, and the people walk around with a baguette under their arm.

Entering mighty France

After the border we walk and we walk and we walk. Along steep cliffs and small surfers’ beaches up to St. Jean de Luz and further along the national road to Biarritz. For some people though, we haven’t crossed any border yet. This is still the Basque country. And actually every sign seems to indicate that it is. They invite you to the Basque coast, to the Basque kitchen, to the traditional Basque sports and games, and to buy lots of Basque souvenirs. It gives the impression that the ‘Basqueness’ of this region is more of a French tourism exploit than a genuine cultural thing.

Spain in the background

"Easy Rider"

‘Euskal Herria’, the Basque country in a large sense, includes the entire Spanish region of Navarra and three French départements on the other side of the Pyrennees. It runs along the coast up to and including Bayonne. So if Euskadi ever gains its independence, I’ll bet you ten to one that the problem still won’t be solved. There will always be people who won’t be satisfied until all these territories are incorporated into one Great Basque Country.

This is not going to happen. Nationalism is not the way. I’m reminded by that every time I see a monument to the fallen in the Great War 1914-1918. You find them in every town and village in France and Italy. They carry the names of entire families, mostly ignorant farmers. In the smallest villages there are more names on the monument than people still living there. The dedication invariably says that this generation died ‘for the fatherland’. It makes me sad to see it, and it makes me angry as well.

We stop next to the war monument in Biarritz, high up on the boulevard. Below us there are fashionable beaches between the rocks, and behind us there is the styleful town with the tourists sitting on the terraces. Rain is menacing.

Portrait of a German comrade

Emergency assembly in Biarritz

We receive news from Bayonne. The police has prevented our logistics team from deploying the ‘riot kitchen’. They won’t allow us to camp. So we hold an emergency assembly. We have to bear in mind that this is a foreign country and that the movement hasn’t rooted as much as it has in Spain. But on the other hand, this is the first day. If we cede now, it wouldn’t be an encouraging precedent. We will show that we’re dead serious to go to Brussels as we planned, and we decide to march on Bayonne anyway.

Time is a factor, so I walk off with two other comrades towards Bayonne to be able to be there at seven, when we will have coverage from the local press. The others take the national road, I take the provincial road. When I arrive in Bayonne I don’t know where to go, so I just ask a police officer for the ‘Place des Indignées’. He immediately knows what I mean, and he sends me in the right direction. There are already some people of the vanguard who came by car, some indignados from Bayonne and a couple of cameras. From a distance, police are observing us suspiciously. “Where is the rest of the group?” someone asks me.

“I don’t know. When I left they were still discussing the proposal to depart immediately. It’s not unlikely that they haven’t reached a consensus yet.”

It’s one of the big disadvantages of assemblyism. The capacity to improvise. But as it turned out, the march got under way pretty soon. Because in less than half an hour, there they are, walking along the river and over the bridge to Indignado Square, passing the police cars with their hands up, singing that there are no borders.

Arrival in Bayonne

The police in Bayonne have received the order to be hostile and provocative. They are present in uniform, and in ‘civilian’ outfit looking like football hooligans. They won’t let us unload any kitchen equipment, but they let us have our assembly with the people from Bayonne. We can sleep there too, because a French law prohibits police to molest people sleeping between 10pm and 6am, but we can’t put up our tents. Fortunately, it doesn’t rain. We are under surveillance all night long. On a personal level polisce are not unfriendly, but in the city hall, someone must be pretty nervous about this march.

Assembly in Bayonne

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les marches des indignés vers Bruxelles
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