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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:28

Communiqué

 

Les Indignados espagnols protestent depuis le 15 Mai contre les politiques d’austérité menées par l’Union Européenne, la BCE, le FMI et les différents gouvernements des pays d’Europe, de ‘gauche’ comme de ‘droite’. Ces politiques, dictées par les marchés financiers, visent toutes à comprimer toujours plus les salaires, réduire les dépenses publiques (notamment celles des services sociaux), déréguler le droit du travail, augmenter des impôts de plus en plus inéquitablement répartis etc…Ils nous font payer leur crise, c’est une véritable escroquerie !

 

Les Indignados espagnols considèrent que la classe politique s’est mise au service de l’oligarchie financière qui impose ses solutions au monde, soit par corruption directe, collusion évidente ou incapacité à imaginer d’autres solutions que ces politiques de rigueur qui ne résolvent rien et enfoncent les pays et les peuples dans des situations de plus en plus  inextricables, comme le montre parfaitement l’exemple Grec. Ces gens là ne nous représentent plus et sont au service d’une minorité qui se gave sans vergogne!

 

Une marche de protestation internationale a été décidée et doit se terminer à Bruxelles le 08 Octobre. Plusieurs itinéraires sont suivis et convergent actuellement vers Paris où doit avoir lieu le 17 Septembre un grand rassemblement.

 

La marche partie de Catalogne doit faire étape à Nîmes le 26 Août. Nous demandons à tous ceux qui considèrent comme nous que le capitalisme ultra libéral qu’on nous impose mène inexorablement vers des crises économiques, politiques, sociales et écologiques de plus en plus catastrophiques de venir les accueillir à 14 h devant les Jardins de La Fontaine.

Une assemblée aura lieu à 19 h sur la place de la Maison Carrée, suivie d’un repas.

 

Que chacun vienne avec son indignation ou sa révolte et, dans la mesure de ses moyens,  amène à manger et à boire (pas d’alcool SVP !) pour 3-4 personnes. Nous devons accueillir solidairement et soutenir cette initiative qui ira porter la protestation de tous les peuples Européens là ou se décident sans nous les politiques que nous devons massivement refuser !

 

Nous ne devons plus nous résigner, Basta ya, que se vayan todos !

 

Les Indignés de Nîmes

 

Contact :reelle.democratie.nimes@gmail.com

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:15

Par Pascal Riché | Rue89 | 24/08/2011 | 17H54

A écouter François Fillon, mais aussi François Hollande, Martine Aubry, Jean-Louis Borloo ou Manuel Valls, la rigueur serait presque bonne pour la croissance ; elle n'est en tout cas pas incompatible avec cette dernière.

Fini les hommes politiques qui se tortillent avant de prononcer le mot tabou : ils semblent désormais heureux de promettre du sang et des larmes. Goûtez ma délicieuse huile de ricin ! Venez par ici, la mienne est plus imbuvable que la leur !

Les nouvelles mesures de Fillon

Mercredi à 18 heures, le Premier ministre s'apprête à annoncer 4 milliards d'euros de recettes et d'économies supplémentaires pour cette année et 10 milliards l'an prochain : réduction des exonérations de cotisations sur les heures supplémentaires ; création d'une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, etc.

L'objectif est de ramener le déficit public à 5,7% du PIB dès cette année.

La plupart des économistes pourtant, déconseillent ce remède de la rigueur en période de basses eaux conjoncturelles.

Le plus sage, suggèrent-ils, est d'être coulant sur les dépenses et les impôts quand la croissance est faible, quitte à être très rigoureux quand la croissance revient. C'est assez simple à comprendre :

  1. les difficultés budgétaires viennent d'une faible croissance (moins de recettes fiscales, plus de dépenses sociales) ;

  2. si vous coupez les dépenses ou si vous relevez les impôts, vous grevez le pouvoir d'achat, et donc vous contribuez à anémier cette croissance faiblarde ;

  3. du même coup, vous aggravez les déséquilibres budgétaires en voulant les combattre…

Une étude du FMI sur dix-sept pays industrialisés, portant sur la période 1978-2009, montre que lorsqu'on réduit le déficit d'un 1% du PIB, cela a l'année suivante un impact négatif de 0,62% sur la production, et de 0,32% sur le chômage. Ce sont des chiffres prudents : d'autres économistes aboutissent à des résultats parfois plus spectaculaires.

Les gouvernements semblent aujourd'hui estimer que les lois économiques ont changé. La situation serait si grave que désormais, la rigueur serait bonne pour l'économie. Elle « rassurerait les marchés », selon l'expression consacrée de ceux qui font la danse du ventre devant les agences de notation. Et ces marchés accorderaient alors des taux d'intérêt plus cléments aux Etats endettés… La rigueur serait le début d'un cercle vertueux.

Tout le monde semble croire désormais à cette théorie : de François Fillon à Barack Obama (« Nous devons couper les dépenses pour donner à notre business la confiance dont il a besoin pour croître et créer des emplois ») en passant par le super-austère David Cameron ou Angela Merkel.

Et bien sûr Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, qui professe depuis des années ce prétendu enchaînement vertueux rigueur-confiance-croissance. Dans un document de travail, la BCE explique ainsi : « Une contraction budgétaire peut s'avérer favorable à la croissance si les attentes sont suffisamment fortes. »

Que dit l'histoire ?

Cette belle théorie est intéressante, mais a-t-elle déjà fonctionné ? L'hebdomadaire The Economist, qui ne passe pas pour être très excentrique, s'est récemment penché sur la question, mais est revenu bredouille ou presque. Lorsque l'austérité coïncide avec l'expansion, c'est souvent parce que la seconde permet la première. Ou qu'une belle dévaluation a boosté les exportations…

Il y a bien un cas où un programme de rigueur a attisé la confiance, la baisse des taux et du même coup la croissance : le Danemark dans les années 1980. Faut-il prendre le risque d'une politique économique aventureuse sur la base d'un modèle danois de plus de vingt ans d'âge ?

Un piège collectif

Le plus inquiétant, dans cette affaire, c'est que les Européens semblent se précipiter ensemble dans le piège. Même Christine Lagarde, nouvelle directrice générale du FMI, s'en inquiète. Elle s'est fendue d'un article dans le Financial Times pour le dire : « Ne freinez pas trop vite ! ».

On aurait pu imaginer que les pays les plus menacés par les marchés (Grèce, Italie, Portugal, Irlande…) se lancent dans des programme de rigueur budgétaire, pendant que ceux dont les « AAA » sont en béton lâchent un peu de lest…

Une telle stratégie coopérative n'a pas été retenue : tournée d'huile de ricin pour tout le monde ! Et le risque est que l'Europe s'embourbe collectivement dans la « croissance molle », celle qui ne résout aucun de nos problèmes : ni le chômage, ni la précarité, ni le logement. Ni, bien sûr, le déséquilibre des comptes publics…

Des déséquilibres financiers qui ne sont pas les problèmes les plus urgents. La dette publique est une question grave, mais c'est un problème à moyen terme, qui doit être traité par une stratégie de moyen terme.

La course européenne à l'échalote-rigueur, dans laquelle la majorité mais aussi les principaux candidats socialistes (à l'exception de Royal) se sont engouffrés, n'apportera rien de bon à l'économie. « Rétablir la confiance », ce n'est pas seulement faire baisser les taux
d'intérêt sur les marchés financiers : c'est avant tout inverser la
courbe du chômage.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:10

LEMONDE | 24.08.11 | 12h15   •  Mis à jour le 24.08.11 | 12h20

 
 

 

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus.REUTERS/MAL LANGSDON

La question des très hauts revenus a émergé en France pour trois raisons : d'abord, parce que, ces dernières années, les plus riches ont vu leurs revenus et leur niveau de vie augmenter beaucoup plus fortement que le reste de la population ; ensuite, parce que la fiscalité à laquelle ils sont soumis s'avère moins lourde qu'elle ne devrait l'être, rompant avec le principe de progressivité qui est censé fonder le système fiscal. Enfin, parce que ces deux éléments sont devenus difficilement supportables avec la crise, puis la nécessité d'appliquer des mesures de rigueur afin de réduire les déficits publics.

DES REVENUS EN HAUSSE

"Entre 2004 et 2007, les très hauts revenus ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population", a relevé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une étude publiée en avril 2011. Le mouvement s'est poursuivi en 2008, tout en ralentissant un peu.

Si, pour 90 % des Français, la progression de l'ensemble des revenus (salaires, revenus du patrimoine et du capital) a été légèrement inférieure à 10 % entre2004 et 2007, elle a été de 20 % à 40 % pour les personnes les plus aisées, c'est-à-dire le 1 % de la population touchant plus de 84 500 euros de revenus annuels par unité de consommation (l'équivalent de 15 000 euros net par mois pour un couple avec deux enfants).

Les riches sont devenus plus riches notamment parce que leurs revenus du patrimoine ont fortement augmenté : "+11 % par an sur la période 2004-2008", selon l'Insee. Les revenus du patrimoine sont fortement concentrés chez les personnes les plus aisées, pour qui ils comptent pour près de 30 % dans le total des revenus.

Même si les salaires pèsent moins pour eux que pour les autres Français dans leurs revenus totaux, les plus riches ont également bénéficié d'une plus forte hausse des rémunérations. Des études réalisées en 2007 par Camille Landais, de l'Ecole d'économie de Paris, et en 2010 par Julie Solard, pour l'Insee, ont montré que "la rapide augmentation des inégalités de salaires" a aussi contribué à creuser l'écart en faveur des plus riches.

Pour l'ensemble de la population, les seuls revenus d'activité ont progressé de 11 % sur la période 2004-2007. Ils ont augmenté de +20 % pour les "très aisés" et de +39 % pour les "plus aisés", catégories qui représentent respectivement 0,09 % et 0,01 % de la population.

L'EFFET DÉGRESSIF DE LA FISCALITÉ

Un certain nombre de travaux ont montré que, pour le seul impôt sur le revenu, la progressivité cesse dès lors que l'on entre dans la catégorie des 0,1 % de Français les plus riches. Pour cette catégorie de la population, le taux moyen de prélèvement sur le revenu est de 20,5 %. Il tombe à 17,5 % pour le 0,01 % les plus riches et à 15 % pour le 0,001 % les plus aisés. Cela tient notamment au poids des revenus du capital dans le total des revenus des personnes les plus aisées : ils sont en effet moins taxés que ceux du travail.

Cela tient aussi à la politique fiscale menée ces dernières années. Les allégements successifs du barème ont plutôt bénéficié aux plus hauts revenus. De même que la création du bouclier fiscal.
Par ailleurs, l'utilisation des niches fiscales, qui permettent de réduire l'impôt à acquitter, est très forte dans cette catégorie de la population : les 10 % des foyers les plus aisés concentrent 62 % des réductions d'impôts.

Une inflexion est à l'œuvre depuis deux ou trois ans. Notamment en raison des contraintes budgétaires. Le gouvernement a engagé une action de plafonnement et de rabotage des niches fiscales et alourdi un peu la fiscalité sur le capital (hausse du prélèvement forfaitaire libératoire, de la CSG sur les stock-options). Il a aussi relevé le taux supérieur de l'impôt sur le revenu de 40 % à 41 %, afin de faire contribuer les plus aisés au financement des retraites.

Philippe Le Coeur

L'appel des patrons pour une taxe "exceptionnelle"

Dans un appel publié mardi 23 août sur le site du Nouvel Observateur, seize patrons français et très grandes fortunes signent un texte demandant "l'instauration d'une contribution exceptionnelle" des contribuables "les plus favorisés" afin de réduire le déficit budgétaire. L'appel est notamment signé par Liliane Bettencourt, actionnaire de L'Oréal et Jean-Paul Agon, PDG du groupe, Denis Hennequin (Accor), Maurice Lévy (Publicis), Christophe de Margerie (Total), Frédéric Oudéa (Société générale), Stéphane Richard (Orange).

Maurice Lévy, qui préside l'Association française des entreprises privées, avait été le premier en France à se dire favorable à une "contribution exceptionnelle" des plus hauts revenus, en écho à un appel de l'investisseur américain Warren Buffett, qui avait proposé à la mi-août que ses "amis méga-riches" et lui-même contribuent à la réduction de la dette américaine.

Article paru dans l'édition du 25.08.11

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:04

LEMONDE.FR | 24.08.11 | 14h55   •  Mis à jour le 24.08.11 | 15h29

 
 

 

François Fillon et Nicolas Sarkozy, le 20 août 2010, au fort de Brégançon (Var).

François Fillon et Nicolas Sarkozy, le 20 août 2010, au fort de Brégançon (Var).AFP/GERARD JULIEN

De François Fillon à Ségolène Royal, pas un jour ne passe sans une tribune, une réaction, un commentaire autour de la "règle d'or" budgétaire et ses conséquences. Au point de risquer de dérouter le vacancier tout juste revenu de son lieu de villégiature estival. Quelle est donc cette fameuse règle qui vise à contraindre la France à réduire ses déficits, et comment est-elle devenue devenue un enjeu politique majeur ? Retour sur une mesure destinée à rassurer les marchés, devenue tactique électorale stratégique, à quelques mois de la présidentielle.

Acte 1 : En 2010, une "règle" pour rassurer les marchés

Lutter contre les déficits endémiques de la France, mais aussi rassurer les marchés et garantir à la France la sauvegarde de sa note souveraine. Tel est l'objectif du projet de "règle d'or" budgétaire issue des travaux d'une commission présidée par l'ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus, et présenté fin juin 2010.

La proposition phare de ce rapport fait suite à une exigence de Nicolas Sarkozy formulée en janvier 2010 : inscrire, dans la Constitution, "le monopole des lois de finances et des lois de financement de la Sécurité sociale pour l'ensemble des mesures fiscales et sociales", ainsi qu'une "règle constitutionnelle d'équilibre, en inscrivant dans la Constitution le principe d'une 'loi-cadre de programmation des finances publiques' pluriannuelle, s'imposant aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, sous le contrôle du Conseil constitutionnel". Un dispositif proche de ce qu'a mis en place l'Allemagne en 2009.

En clair, il s'agit de fixer, pour une période pluriannuelle, une règle globale, limitant les dépenses de l'Etat et de la Sécurité sociale, qui s'impose à toutes les lois votées dans les années suivantes. Aucun programme, aucune action du gouvernement ne pourrait sortir de ce cadre budgétaire avant l'échéance fixée. De quoi rassurer les marchés en leur donnant des gages de la volonté du gouvernement de réduire le déficit de la France, menacée elle aussi de perdre son "triple A". François Fillon annonce fin 2010 qu'il compte bien mettre en œuvre cette proposition.

Acte 2 : Une idée qui divise à gauche comme à droite

L'idée ne fait pourtant pas consensus, ni à gauche, où l'on estime alors "ridicule" d'imposer ainsi une règle d'airain de la dépense... ni à droite. Les députés jugent eux aussi difficile de s'appliquer à eux-mêmes un principe aussi contraignant, qui s'imposerait pour plusieurs années, quelle que soit la conjoncture.

Philosophiquement comme en pratique, la "règle d'or" pose question : le vote du budget est le premier pouvoir du Parlement, composé des élus du peuple. Limiter ce pouvoir et confier au Conseil constitutionnel le soin de surveiller toutes les lois pour qu'elles restent dans les limites d'un cadre déjà fixé revient à les déposséder d'une partie de ce pouvoir. Et à admettre que l'irresponsabilité des décideurs publics est telle qu'il est nécessaire de leur imposer des "bonnes pratiques" par la loi.

De plus, une telle règle empêcherait de mettre en place des mesures d'urgence pour faire face à une situation exceptionnelle,  comme le plan de relance adopté par le gouvernement en 2008 face à la crise.

Ces critiques nourrissent les débats qui ont lieu à l'Assemblée, puis au Sénat, autour de la "règle d'or" que Nicolas Sarkozy et François Fillon comptent bien voir adoptée. Ce qui ne va pas de soi : il s'agit d'une modification de la Constitution, qui requiert soit le recours à un référendum, soit la réunion du parlement en Congrès (députés et sénateurs)

Acte 3 : Un dispositif revu à la baisse

La proposition que présente Bercy en février 2011 est ainsi relativement différente du modèle allemand. Celui-ci planifie une trajectoire globale de retour à l'équilibre des finances, qui doit être effective en 2016, mais prévoit des "soupapes" en cas de conjoncture exceptionnelle.

La France, elle, ne fixe pas de date butoir. La Constitution a déjà, depuis 2008, inscrit dans son article 34 un "objectif d'équilibre des comptes des administrations publiques". Depuis la même date, le pays vote des lois de programmation des finances publiques triennales qui définissent les dépenses de l'Etat.

La réforme finale vise à transformer ces lois de programmation en "loi-cadre d'équilibre des finances publiques", qui dureraient cette fois cinq ans au lieu de trois, soit une mandature complète. En vertu de la réforme, le Conseil constitutionnel serait en droit de censurer toute loi qui outrepasserait la loi-cadre et mettrait en place des dépenses nouvelles, ou ne réduirait pas assez les dépenses.

Mais députés et sénateurs retoquent un certain nombre de dispositions. Notamment le monopole des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale pour définir la fiscalité. Cette proposition phare du rapport Camdessus visait à "centraliser" les modifications de la fiscalité pour éviter la création de niches fiscales ou sociales "catégorielles". Les parlementaires ont souhaité garder ce pouvoir.

Les députés et les sénateurs ont également mis en place une autre disposition selon laquelle une loi organique fixera périodiquement les conditions de modification de la loi cadre, donc son exécution pratique et les moyens de s'affranchir de ce qu'elle définit.

Acte 4 : Un "piège politique" tendu par l'UMP

La "règle d'or" qu'adopte l'Assemblée nationale le 13 juillet, et qui s'appliquerait à partir de 2013, est donc loin d'être une règle d'airain. Mais la question s'est déplacée du terrain économique vers le politique. Alors que la tension se fait plus forte sur l'économie de la zone euro, où la morosité économique s'installe, la majorité cherche des moyens de répondre aux critiques de l'opposition sur sa gestion financière.

La "règle d'or" constitue un "piège" de poids : son adoption est conditionnée au vote en sa faveur des parlementaires socialistes. Or, à quelque mois de la présidentielle, il est hors de question pour ceux-ci de la voter. D'une part parce qu'ils refusent d'abonder dans le sens de la majorité ; d'autre part parce que voter ce texte reviendrait à se lier les mains si la gauche parvient au pouvoir en 2012.

L'UMP compte faire de ce refus un argument pour fustiger "l'irresponsabilité" du PS sur les questions économiques. Un contre-feu bienvenu, alors que les chiffres du chômage repartent à la hausse, et que Nicolas Sarkozy, à la peine dans les enquêtes d'opinion, compte sur la crise de l'euro pour se relancer.

Durant l'été, alors que la crise de l'euro s'accentue, l'UMP martèle sans trève le message : la "règle d'or" est une "règle de bon sens", et le PS qui refuse de la voter est irresponsable. Selon Jean-François Copé, le Parti socialiste est "incapable de dépasser les enjeux de politique politicienne". Pour le chef de file des parlementaires UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, le PS ferait mieux de penser davantage "à la France et à l'intérêt général". Quant à François Fillon, il lance le 19 août un appel "à l'unité nationale" et fustige lui aussi un PS "attaché à la multiplication des emplois publics et des contrats aidés".

Acte 5 :  Le PS uni, mais en ordre dispersé

"Le PS était déjà minoritaire sur certains sujets tels que la réforme des retraites et la suppression de l'ISF. En s'opposant à la 'règle d'or', il s'isole encore plus", estime ainsi Franck Louvrier le 17 août dans Le Figaro. Parallèlement, l'Elysée cherche à convaincre autour de cette mesure phare, à laquelle il finit par rallier le président du MoDem, François Bayrou. La présidence tente aussi de discuter avec Jean-Pierre Chevènement.

Malgré sa primaire, le PS reste sur une position unie, mais en ordre dispersé. Manuel Valls précise ainsi que, s'il est opposé à cette loi, il n'est pas hostile au "principe" d'une règle d'or. François Hollande juge qu'elle est inutile et trop tardive, et veut la remplacer par un amendement voté dès 2012. Martine Aubry demande elle aussi des actions immédiates contre les déficits. Ségolène Royal propose des règles "de diamant" ou "d'argent" sur la justice sociale ou l'encadrement de la finance. Tous fustigent les "cadeaux fiscaux" dispensés par l'actuelle majorité.

Alors que le gouvernement s'apprête à annoncer de nouvelles mesures de rigueur, Nicolas Sarkozy n'a toujours pas décidé s'il irait au bout de la réforme en réunissant le Congrès, quitte à voir la loi repoussée par l'opposition. Une question, là encore, éminemment politique.

Samuel Laurent

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 16:03

LEMONDE.FR | 23.08.11 | 20h06   •  Mis à jour le 23.08.11 | 22h52

 
 

 

A Washington, tout le monde est descendu dans les rues, comme ici sur Pennsylvania Avenue, après le séisme qui a frappé la côte est, mardi 23 août.

A Washington, tout le monde est descendu dans les rues, comme ici sur Pennsylvania Avenue, après le séisme qui a frappé la côte est, mardi 23 août.AP/Charles Dharapak

Un tremblement de terre d'une magnitude de 5,9, selon l'United States Geological Survey’s (USGS), a frappé la côte est des Etats-Unis, mardi 23 août. Le séisme, dont l'épicentre se trouvait dans l'Etat de Virginie, à 133 kilomètres de Washington, a été ressenti dans la capitale américaine et à New York, provoquant notamment l'évacuation du Capitole et du Pentagone, ainsi que sur le reste de la côte.

A Washington, la secousse a fait trembler des bâtiments pendant plusieurs secondes. Le Pentagone a été évacué en raison de fuites d'eau, selon CNN. L'USGS, qui signale qu'un tel séisme est rare dans la région, dit craindre des répliques possiblement fortes dans les heures qui suivent. Il avait d'abord indiqué qu'il s'agissait d'un séisme de magnitude 5,8, avant de la réviser. Un tremblement de terre est considéré comme "puissant" à partir de 6.

 

Les trottoirs de la capitale étaient envahis de personnes qui se sont précipitées dans la rue au moment de la secousse. Beaucoup d'entre elles tentaient de joindre leurs proches au téléphone, mais les lignes étaient perturbées. Aucun dégât matériel n'a été rapporté dans l'immédiat.

A New York, des milliers de personnes ont évacué des bâtiments dans le quartier du palais de justice, dans le sud de Manhattan, et sont descendues dans la rue. Aucun signe de panique n'était toutefois visible. Seules les communications téléphoniques ont été perturbées peu après la secousse.

Toujours selon CNN, le tremblement de terre a entraîné l'arrêt des deux réacteurs de la centrale nucléaire de North Anna, en Virginie, selon un responsable. Ils ont cessé de fonctionner "automatiquement" en raison d'une coupure d'électricité liée au séisme et ce malgré la mise en route automatique des générateurs Diesel de secours. "Il n'y a aucun dégât apparent à ce stade", a assuré ce responsable, précisant que "les centrales nucléaires sont conçues pour des séismes comme celui-là".

LeMonde.fr

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:59

LEMONDE.FR avec AFP | 24.08.11 | 09h27   •  Mis à jour le 24.08.11 | 10h29

Le site de Flamanville, en France, où un réacteur nucléaire de troisième génération est en cours de construction.

Le site de Flamanville, en France, où un réacteur nucléaire de troisième génération est en cours de construction.AFP/JEAN-PAUL BARBIER

Des "écarts" et "faiblesses". Voilà ce qu'a constaté, lors d'une inspection du site de construction du réacteur EPR de Flamanville, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui a demandé à EDF de "faire des efforts importants pour démontrer la qualité de la construction".

Dans son édition du mercredi 24 août, Le Canard Enchaîné fait état d'une "inspection explosive". A l'issue de "l'inspection de revue", permettant un examen approfondi, effectuée entre le 1er mars et le 13 mai, Jean-Luc Lachaume, le directeur général adjoint de l'ASN, fait état de "treize constats d'écart", dans une lettre adressée à la direction d'EDF.

APPORTER DES GARANTIES DE LA QUALITÉ DES MATÉRIELS

Les "principales faiblesses relevées par les inspecteurs" portent sur des filtres de la piscine de réserve d'alimentation en eau borée en cas de situation accidentelle, sur des limitateurs de débit du système d'alimentation des générateurs de vapeur et sur des accumulateurs du système d'injection de sécurité en cas de perte du système de refroidissement.

Sur ces systèmes, "l'ASN a demandé à EDF qu'aucune action irréversible ne soit engagée avant que la qualité de la fabrication de ces matériels n'ait été démontrée, assure Thomas Houdré, directeur des centrales nucléaires au sein de l'ASN. EDF ne peut pas monter ces systèmes-là sur le chantier de Flamanville avant d'avoir apporté l'ensemble des garanties que la qualité était assurée."

"ÉCHANGES RÉGULIERS ENTRE L'ASN ET EDF"

Sans avoir jusqu'à présent répondu complètement à la "lettre de suite" de l'ASN, EDF, maître d'ouvrage, a déjà "apporté des réponses partielles" notamment en "démontrant la qualité" de la réalisation des accumulateurs du système d'injection de sécurité, a précisé M. Houdré.

EDF a évoqué des échanges "réguliers" avec l'ASN et indiqué qu'il avait en partie répondu à l'autorité le mois dernier "sur certains points clés" de la lettre et s'apprêtait à compléter sa réponse d'"ici la fin de semaine". "L'EPR est un chantier particulièrement contrôlé par l'ASN", a déclaré une porte-parole du premier producteur d'électricité mondial.

Annoncé en juillet, le retard de deux ans supplémentaires pour la mise en service de l'EPR de Flamanville – désormais prévue pour 2016 – est dû à la conjonction des audits décidés après la catastrophe de Fukushima, de deux accidents mortels sur le chantier et du mauvais temps qui a ralenti la construction cet hiver, a expliqué cette porte-parole. La lettre de l'ASN n'a joué aucun rôle dans ces retards, a-t-elle insisté. Le mois dernier, EDF avait revu en nette hausse la facture de son premier EPR, dont il estime désormais le coût à 6 milliards d'euros, près du double des estimations initiales.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 15:51

EDF assure qu'il n'y aura pas de nouveau retard dans la construction | LEMONDE | 24.08.11 | 16h23

La construction du réacteur nucléaire EPR, en construction à Flamanville (Manche), présente de nombreuses "faiblesses" qui mettent en doute sa "qualité finale" : c'est le constat établi au terme d'une inspection approfondie menée sur le chantier en mai par l'Autorité de sûreté nucléaire. Le rapport de cette "inspection de revue", mis en lumière par Le Canard enchaîné du 24 août, est en ligne sur le site de l'ASN (www.asn.fr). Il s'agit d'une lettre de vingt-deux pages envoyée par l'ASN le 24 juin à EDF, maître d'oeuvre du réacteur de 1 600 mégawatts conçu par Areva. L'inspection a mobilisé quinze experts, dont un observateur de l'autorité de sûreté britannique.

Elle dresse treize constats d'écarts par rapport aux prescriptions de construction, portant sur des pièces essentielles du réacteur : l'alimentation des générateurs de vapeur, les filtres d'injection d'eau, les accumulateurs RIS du système de refroidissement.

"EDF devra faire des efforts importants pour démontrer la qualité finale de la construction de Flamanville 3", juge l'ASN, qui pointe "des incohérences entre des exigences spécifiées au sous-traitant et des exigences mentionnées dans le rapport préliminaire de sûreté" - c'est-à-dire un non-respect des prescriptions initiales. A propos d'un dispositif essentiel des générateurs de vapeur, les experts estiment que "la qualité de ces matériels en rapport avec leur importance pour la sûreté n'est pas démontrée et que leur utilisation sur FLA3 n'est pas possible". Dans deux cas, ils demandent à EDF de "ne pas engager d'action difficilement réversible avant l'apport de la démonstration" de conformité.

Cette preuve a été fournie par EDF en juillet pour les accumulateurs, et l'ASN en a autorisé le montage. Les autres garanties demandées seront apportées avant septembre, explique EDF au Monde, précisant : "Nous resterons conformes au planning de construction et il n'y aura pas de retard supplémentaire". En juin, l'ASN avait déjà critiqué la conduite du chantier en raison des nombreux accidents du travail, dont plusieurs non déclarés (Le Monde du 27 juin). Initialement prévue en 2012, la mise en service du réacteur est prévue pour 2014.

Hervé Kempf

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 14:06

carteindignes270511

L’émission de la petite radio < knowledge-tv.com>[i] du 23 juillet 2011 à 20h30, regroupant les témoignages d’Indignés de Metz, d’Avignon et d’Aix-en-Provence, ainsi que des organisateurs de la grande marche [ii], va servir de base à cet article qui se propose d’aller plus largement à la rencontre de cet incroyable mouvement, arrivé en France il y a maintenant trois mois.Grâce aux témoignages de l’émission précitée et  à notre expérience aixoise, ainsi qu’aux témoignages qu’on trouve sur les sites internets qui accompagnent et commentent la grande marche, les bases et les lignes de force de ce mouvement se dessinent et se révèlent de plus en plus clairement au fil des rencontres, des interviews et des actions menées. Qu’est-ce qui fait se dresser à nouveau les Indignés, qu’est-ce qui les pousse à se mettre en route ? Quels sont leurs espoirs, leurs analyses, leurs valeurs ? D’où tirent-ils leur force ?

 

 

* Ce contre quoi les Indignéss’élèvent prioritairement, c’est tout ce qui représente l’argent et l’exploitation du peuple par la finance. Leur préférence va vers des actions de ridiculisation  des banques et del eur souci d’argent.

« Toutesl es libertés sont démantelées au nom de la liberté du marché »

« Les États  empruntent et sont notés pardes agences privées. La Grèce, par exemple, berceau de la Démocratie, se retrouve maintenant sous tutelle. Ce qu’elle vote n’a plus aucune valeur ».

Ils insistent sur le fait que l’argent doit être un moyen, un outil, mais en aucun cas une fin. Amasser de l’argent ne doit servir à rien.

«Ce n’est rien de plus qu’un couteau de cuisine, on ne passe pas sa vie à essayer de se procurer de nouveaux couteaux de cuisine !!! » Dans l’immédiat, il faudrait établir une limite supérieure de richesse.

Ladette, « elle est prévue pour nous maintenir en esclavage »

La croissance :«  C’est l’assassinat du peuple. On n’a jamais eu autant de richesses,de pognon, mais les gens sont mis à la porte »

« Il faut enlever à la richesse et à l’oligarchie, le politique et lejuridique. »

Et lesIndignés de donner des exemples : « Une fête de quartier au Panierà Marseille ? À une heure du matin, les flics tapent sur les jeunes pour les disperser » ;« Quand on gaze les Indignés pour les déloger, alors qu’ils se contentent de parler, quel est l’espoir dans ce contexte, quel type de résistance opposer ?

Mais lesIndignés sont déterminés :

« C’est eux qui cèderont, pas nous » «Il faut résister. Un jour, les flics seront à nos côtés,car ils ont beaucoup de désillusion et ne sont pas heureux si on en croitleur taux de suicide » 

Et ils ne se laissent pas déstabiliser pour si peu : « Si on met tant de soins à repousser les Indignés, c’est donc que ce mouvement a un poids et qu’il représente un danger. »  « L’autre soir, un mec est arrivé, il a sauté sur un bout de pain. Ce n’est pas possible de voir ça !Les gens, quand ils auront faim, ils seront là ! »

 

 

 

* Au cœur de leur combat, défendre le bien commun pour tous : eau, énergie, services publics On parle beaucoup de Santé, (la santé aujourd’hui à x vitesses…) , de l’Éducation, priorité au logement, une place de choix doit être donnée à l’Éducation Populaire … Ils sont accueillantspour tous : « il n’est pas question pour eux d’exclure, mais d’inclure » (selon la formule de Jeremy  Rifkin). Les vieux sont sur un pieds d’égalité avec les jeunes, les étrangers avec les natifs.

 

* Au point de vue politique, ils remettent fortement en cause la représentativité des élus et veulent une DémocratieRéelle Maintenant     (c’est un de leurs premiers slogans) 

En France, nous raconte un Indigné Parisien, s’est dessinée  une cause commune autour d’une structure nationale enautogestion avec un fondement de style anarchiste et un slogan « Prends ta place » (qu’onretrouve souvent dans les écrits des marcheurs, de Toulouse à Berlin, en passant par l’Italie et sans oublier Buxelles dont les Indignés   « préparent » l’accueil des marcheurs)

« On ne veut pas un gouvernement, mais une gouvernance, un collectif, pas un homme. » 

Dans cette perspective, il s’agit de promouvoir la prise de parole publique.  L’important, c’est  d’ouvrir la discussion à tous et les décisions sont prises encommun. C’est pour cela aussi qu’ils mettent en avant le dynamisme du  mouvement local (ce fut le cas à Aix oùles Indignés aixois ont préféré travailler sur Aix plutôt qu’aller rejoindre le mouvement de Marseille.) Les Indignés croient en une intelligence collective.Ils aiment le collectif. Ils sont persuadés qu’il y a quelque chose à faire, mais ensemble et en s’organisant. Ils soulignent le grand nombre d’alternatives possibles :« il y a autant de voies que de voix » dit un de nos Aixois.

Les Indignés se voient aussi comme une convergence entre les différentes luttes : « Tous les problèmes sont liés. Aujourd’hui, il y a des gens engagés dans l’écologie, dans la politique, nous, nous faisons convergence, carrefour »   « Il nous faut donner un sens à ces mots-là : Liberté, Égalité, Fraternité. »

 

* C’est ce qu’on retrouve dans les valeurs qu’ils défendent.

La solidarité est,pour les Indignés, une valeur évidente. Pour eux, chacun a droit à l’assistance de la collectivité et ils dénoncent le qualificatif honteux d’ « assistanat ».

 

Une de leurs valeurs essentielles, mais plus encore, une de leurs grandes qualités est l’écoute des autres, de leurs différences, de leurs propositions.

 

Ils ont la concurrence en horreur, tout comme la compétition : ce qui les intéresse,c’est la complémentarité, la complicité, la confiance …Ils affirment qu’ « on doit faire confiance au potentiel des gens, confiance à l’autre » « Les gens sont merveilleux » Les Indignés soulignent, tous, le plaisir qu’ils ont à se retrouver, échangeret découvrir les autres.

Ils sont fondamentalement non-violents et persuadés que

 « Le succès du mouvement tiendra à sa non-violence »

« On n’est pas des agités. On ne hurle pas pour n’importe quoi, on dénonce des choses insupportables, des injustices criminelles. »

Ils ne supportent pas « la légitimisation de l’inacceptable »


 

 

 

 

Comme pendant à leur amour du collectif,  les Indignés mettent en avant la Responsabilité de chacun. Et ils sont tous d’accord là-dessus : « on ne peut compter que sur nous-mêmes ». À la 1 ère question du reporter de knowledge : « vous voulez changer quoi ? » un jeune Indigné répond : « nous-mêmes d’abord. Nous n’avons pas de conseils à donner. Nous sommes, nous faisons. À chacun de faire selon sa conscience »Ainsi ils sont d’avis, que « L’oligarchie, il vaut mieux l’ignorer que la combattre »Il faut « être autonome et essayer de s’émanciper. À chacun ses besoins »

Ils veulent construire « à-côté », « en parallèle ». Ce qui veut dire aussi que chacun essaie de vivre en accord avec les valeurs qu’il défend.

 « Maintenant que la loi ne protège plus le faible, on est obligé de désobéir. »

 

C’est, à mon avis,  ce subtil équilibre entre individuel et collectif, entre détermination et écoute de l’autre (prise en compte de tous les autres et pas seulement de ceux qui pensent comme eux), entre ce qu’ils sont et ce qu’ils font, entre local et global qui faitleur force et leur cohérence.

 

Pour eux s’indigner, c’est réfléchir à ce qui nous entoure et le début de la Révolte. C’est aussi dénoncer : « on va faire de la dénonciation une valeur positive et, dans ce domaine, avec ce qui se passe, on ne manque pas de matière, on a le choix du roi … » «   » Il y a eu beaucoup d’échanges justement autour des mots  Indignation,Révolte, Résistance, (voire Révolution, mais secondairement).

À propos du seul mot « Indigné », il y a déjà beaucoup de choses à dire. En consultant les différents sites, on constate que le mot allemand pour lesIndignés est  : « die Empörten », qui porte aussi la dimension de rébellion et de révolte et que le mot anglais « Outraged » porte davantage la dimension de l’offense subie dans sa dignité, dans sa fierté. Et si on se réfère à la définition du mot français « indigné », on y trouve toutes cescomposantes. Stéphane Hessel savait bien ce qu’il voulait dire et les Indignés l’ont bien compris !

Qui adit que, lorsqu’on était indigné, il suffisait de rester assis sur sa chaise ? Se mettre en route pour faire 1500 Km à pied, c’est rester assis sur sa chaise ? (voir la note 2 en fin d’article)

La Résistance est, pour eux, un droit depuis longtemps (ils en appellent aux Anciens, aux XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles) quand le pouvoir devient tyrannique. Quand le pouvoir devient-il tyrannique ? C’est à chacun de le décider par rapport aux valeurs qui sont les siennes. Aux yeux des Indignés français, on a trop longtemps assimilé le mot Résistance à quelque chose d’extrême, au combat total, comme dans les années 40-45.  Du coup on a laissé passer des choses énormes et pris beaucoup de retard et, aujourd’hui, on en est à un point culminant. La grande Résistance, on n’en a plus trop les moyens. On en est plutôt au stade de la Révolte. Mais c’est ce qui fait aussi que chaque petite chose, chaque petite résistance, compte.  Il y a nécessité de résister au pouvoirde l’argent, au féodalisme et à l’oligarchie. Il y a de vraies raisons de résister, car la société est criminelle, « comme les nazis » n’hésitent pas à dire certains.

 

* C’est pour cette raison que, chaque jour, les Indignés réfléchissent à de nouvelles actions, ne serait-ce que « parler à son voisin dans le bus, comme on ne sait plus le faire »

Ou simplement être heureux, alors qu’on nous rend malheureux. Il ne faut pas céder aux passions tristes (ils citent Miguel Benasayag[iii])et se dire qu’on est impuissant. « On veut être des militants joyeux » Sur ce point-là, ils sont tous d’accord.  Tant qu’on n’a pas essayé une action, on ne peut pas savoir si elle est possible ou non. Voici un de leurs autres mots d’ordre favoris : « On ne savait pas que c’était impossible, alors on l’a fait » !!!

 

Ils acceptent que cette démarche prenne du temps « C’est un autre système qu’on veut, une Démocratie, pas du résultat, mais de la Palabre, de la Paroleet ça demande du temps » « On a été trop souvent habitués à répondre à un schéma, qui venait d’en haut, on n’a pas pris de temps pour faire la Démocratie. » Les marcheurs espagnols écrivent aussi que

 « S’ils vont doucement, c’est qu’ils veulent aller loin » D’ailleurs, ils ont comme souci de rencontrer les Indignés locaux surleur passage et d’échanger avec eux, voire de les encourager …et c’est ce qu’ils essaient de faire à chaque étape. « On construira tout le temps le monde de demain » disent-ils encore, « nous n’avons pas la solution, c’est une démarche en cours de construction »

 

*  Les Indignés veulent l’Unité Européenne, mais l’Unité Européenne des révoltes, qui sont partout, parfois encore sourdes ; ils citent en vrac l’Irlande, l’Angleterre, L’Espagne, Le Portugal, « on veut tous plus de justice, ça se mesurera à l’échelle européenne »

« L’Union Européenne d’aujourd’hui est la tête pensante de la globalisation, qui est toutle contraire de la Démocratie ». « Le Parlement n’a pas droit à la parole dans les crises, c’est un alibi pour faire croire à la Démocratie »

« Banque européenne et  FMI  sont dans la conspiration et le dérèglement total »

 

* En ce qui concerne les alternatives, les Indignés ne sont pas à la traîne. Ils se proposent, et nombreux sont ceux qui le font déjà, de promouvoir ce qui sort du système de la valeur marchande pour prendre une valeur d’échange :

AMAP(associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) : « à l’AMAP où je fais mes courses, les prix sont compétitifs et ils sont de qualité, etil n’y a ni bip, ni caissière », SEL (système d’échanges local.) « Même si l’URSSAF essaie de dire que c’est du black, non, c’est comme cela qu ‘il  faut résister. »

LesIndignés entendent faire attention à ce qu’on « fait avec leur fric » et veulent privilégier les coopératives, les assurances mutuelles et essayer de vivre le plus possible en autarcie.

 «Quand on veut acheter moins cher,attention aussi à ceux qui sont au bout de la chaîne et qui fabriquent ce produit moins cher ».

 Les Indignés veulent s’indigner enfaisant leurs courses, dans leur boulot, en famille. « On a peut-être plus de pouvoir avec notre argent (en tant que consommateur) qu’avec notre bulletin de vote »

Comme on l’a vu, les Indignés ne manquent pas non plus d’humour :

 « On en a assez qu’au global,ils nous dirigent comme des bœufs et qu’au local, ils nous pompent comme des vaches … »

 

 

*  Comment parlent-ils des futures générations, dans le contexte actuel ?Autant les Indignés ont confiance en l’Homme, autant ils se méfient de notre société actuelle. « Moi, je ne ferai pas de môme, tant que la société ressemblera à ça. L’éducation, la télé reproduisent ce schéma et sont en grandesouffrance. On leur coupe les vivres. Il s’agit de sélectionner des «élites».Il y a des gens qui résistent dans l’Éducation Nationale mais pas assez. »

 

*  Pour ce qui concerne l’avenir du mouvement, on l’a vu, les Indignés sont confiants et déterminés. Mais ils savent aussi que la tâche sera rude :« Quand on veut changer les choses, il y a l’angoisse de la feuille blanche, on en est là, mais le chemin se fera en marchant. »

« Désobéir, c’est  ‘chaud’ ; Il faut que nos idées fassent leur chemin et il faut tenir à nos convictions »

« Notre force c’est aussi l’endurance, c’est la première fois que ça m’arrive : depuis 36 jours, je tiens le pavé. Des germes de ces idées nouvelles sont là, partout. À nous de préparer le terreau. »

 

À la fin des interviews, les reporters de la petite station radio télé knowledge se présentent eux-mêmes comme appartenant à une petite station alternative et résistante, qui interview toutes les résistances. Ils remercient les Indignés de leur avoir montré unvisage de la Résistance : eux, en revanche, leur donnent un conseil :« filmez-vous vous-mêmes, interviewez-vous. Faite-vous connaître et faites-nous passer vos enregistrements : on est là pour vous diffuser. »

CentParoles est là aussi pour parler des Indignés et leur donner la parole.Indignés, lecteurs de Mediapart, n’hésitez pas à mettre votre grain de sel : laissez-nous vos commentaires, vous nous aiderez à mieux informer !

PourCent Paroles

Christiane

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 12:24

LEMONDE.FR avec AFP | 23.08.11 | 07h22   •  Mis à jour le 23.08.11 | 07h31

 
 

 

Greenpeace a fait analyser des échantillons de vêtements de 14 marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines.

Greenpeace a fait analyser des échantillons de vêtements de 14 marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. AFP/STR

Des traces de substances chimiques toxiques susceptibles de porter atteinte aux organes de reproduction des êtres vivants ont été détectées dans des produits de quatorze grands fabricants de vêtements. C'est ce qu'a annoncé l'ONG de défense de l'environnement Greenpeace, mardi 23 août à Pékin.

Parmi les marques mises en cause figurent Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, Li Ning, H&M, Abercrombie & Fitch, Lacoste, Converse et Ralph Lauren.

Greenpeace a acheté dans dix-huit pays des échantillons de vêtements de ces marques, fabriqués notamment en Chine, au Vietnam, en Malaisie et aux Philippines. Puis, elle a soumis ces textiles à des analyses. "Des éthoxylates de nonylphénol (NPE) ont été détectés dans deux tiers de ces échantillons", a expliqué dans une conférence de presse à Pékin Li Yifang, en présentant le rapport Dirty Laundry (linge sale) 2.

PERTURBATEUR HORMONAL

Les éthoxylates de nonylphénol sont des produits chimiques fréquemment utilisés comme détergents dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles naturels et synthétiques. Déversés dans les égouts, ils se décomposent en nonylphénol (NP), un sous-produit très toxique.

"Le nonylphénol est un perturbateur hormonal", a souligné Mme Li, en précisant qu'il pouvait contaminer la chaîne alimentaire et qu'il s'accumulait au sein des organismes vivants, menaçant leur fertilité, leur système de reproduction et leur croissance.

"Ce n'est pas seulement un problème pour les pays en développement où sont fabriqués les textiles, a insisté Li Yifang. Etant donné que des quantités résiduelles de NPE sont relâchées quand les vêtements sont lavés, ils s'insinuent dans des pays où leur usage est interdit."

Le mois dernier, Greenpeace a rendu public Dirty Laundry, un précédent rapport qui montrait comment les fournisseurs des grandes marques textiles empoisonnaient l'eau de certains fleuves chinois avec leurs rejets chimiques. A la suite de cette publication, les marques Puma et Nike se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici à 2020

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 12:18

spaanserevolutie

A Cowboy’s Tale

In March on Brussels on 22 August 2011 at 20:53

Pontenx les Forges, August 22.

Day 28 of the March on Brussels. From Lévignacq, 31 km.

Liberty tree in Lévignac

Dear people,

 

When I published my latest articles on the terrace of Lévignacq last night, many of the marchers had not yet arrived. It was nine o’ clock in the evening. Only when it was already completely dark, and the assembly had long finished, the last of them finally came in. They had lived many adventures, they had been received by sympathisers and treated to coffee, beer and lunch. They had also been soaked by garden hoses, not to scare them away, but to offer them some refreshment on a hot day.

Comrade Smiling Sparrow

The dog cart

As the last people arrived in the silence of the crickets I was talking to our comrade Pana, a true ‘vaquero’, a cowboy from Asturias. He is a romantic hero, a man that spans history. He told about the ‘transumanza’, when he drives the cattle up to the pastures in the mountains in the spring. It’s a ten hour walk. One of the cows has a bell, so that the rest can hear her and the pack stays together when they roam freely along the slopes.

He told me about the descent from the mountains by night at the height of summer, when the fire flies extend the starlit firmament to the sublunar atmosphere of earth. He would put a bit of leaves in a jar, catch two or three of the fire flies and put the lid on. The light they emitted would be just enough for him, Pana the cowboy, to find the path that would lead him safely back home.

Cowboy Pana

This for the romantic side of the cowboy life. He also told me about the European Union. About subsidies to agriculture, about price control. I don’t know hardly anything about this. But I would like to. I think it is very important. Especially because the lion’s share of all EU expenditure goes to agriculture.

The EU, as it seems, subsidises every single cow. They subsidise the production of their food as well. On the other hand they force farmers to sell their livestock at very low prices to immense meat treatment corporations. Of course, it’s possible for farmers to buy food for their livestock on the free market, but then they would pay a price that is many times higher. They could also try to sell their cows on the free market for a normal price, but nobody would buy.

In this way the EU has complete control over the food production in the Union. There doesn’t exist a free market as far as agriculture goes. The hamburgers you eat at McDonald’s and the meat you find at ridiculously low prices in the supermarket are financed by European tax payers’ money.

This system benefits production of food and meat on an industrial scale, to the detrition of small farmers. Cows, pigs and all kind of animals are grown at the least possible cost in the shortest possible time, making maximum use of all possible public financing. It results in unliveable conditions for the animals, and flavourless meat.

But there’s more. All fresh food comes with an expiry date, but this date doesn’t mean that the food has gone bad. It means that it can’t be sold anymore. So it is thrown away.

Supermarkets throw away immense ammounts of perfectly edible food every day, to make place for new loads of food that continue to arrive at a steady rhythm from the industrial agriculture. The dumpsters of the supermarkets can feed entire armies of tramps, and in many places they do. In New York City, certain dumpsters are particularly appreciated by their customers. They haven’t yet received a Michelin star, but they are booked every night.

The production of good and healthy food is at the very base of a good and healthy life style. It’s clear that the revolution will have to address this by stimulating the production of local biological products, and the sustainable use of the earth instead of monocultures dependent on petroleum, insecticides and artificial fertilisers.

Pana’s father was a carpenter, an artisan, someone who made products that lasted more than a lifetime. Those people don’t exist anymore. Almost everything comes from slave labour in China, and nothing is made to last. The revolution will have to succeed, if only to make sure that in the future there will still be cowboys like comrade Pana.

Assembly in Pontenx

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