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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 21:10

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Perturbateurs endocriniens : la fabrique d’un mensonge

 

La Commission européenne a élaboré ses propres éléments de preuves pour éviter une réglementation trop sévère de ces substances dangereuses.

 

LE MONDE | • Mis à jour le |

 

 

 

Objets du quotidien contenant des perturbateurs endocriniens.

Tout, ou presque, tient en ces quelques mots : « Les perturbateurs endocriniens peuvent (…) être traités comme la plupart des substances [chimiques] préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement. » C’est sur cette simple phrase, issue de la conclusion d’un avis de 2013 de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), que Bruxelles fonde son projet de réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances omniprésentes capables d’interférer avec le système hormonal à des doses souvent infimes.

Cette proposition, qui devrait être votée sous peu par les Etats membres, fédère contre elle la France, le Danemark ou encore la Suède, mais aussi l’ensemble des organisations non gouvernementales (ONG) qui estiment qu’elle ne permet pas de protéger la santé publique et l’environnement.

La communauté scientifique compétente, incarnée par l’Endocrine Society – une société savante qui rassemble quelque 18 000 chercheurs et cliniciens spécialistes du système hormonal – ferraille, elle aussi, contre le projet. Une opposition surprenante puisque la Commission européenne assure s’appuyer sur la science, c’est-à-dire sur une expertise scientifique de l’EFSA.

L’explication de ce singulier hiatus se trouve dans une série de documents internes de l’administration européenne, obtenus par Le Monde. Ils le montrent sans aucune ambiguïté : la phrase clé sur laquelle repose l’édifice réglementaire proposé par la Commission a été rédigée avant même que l’expertise...

 

 

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Source : http://www.lemonde.fr

 

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Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

Perturbateurs endocriniens : 100 scientifiques dénoncent la "manipulation de la science" par les lobbies à Bruxelles

 

France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

 

Ces scientifiques pointent du doigt les grands industriels de la chimie qui font pression sur la Commission européenne afin que celle-ci enterre une réglementation visant à limiter l'utilisation des perturbateurs endocriniens.

 

Au siège de la Commission européenne, à Bruxelles.

 

 

Ils veulent perturber les lobbies qui font pression sur le Commission européenne. Près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé, mardi 29 novembre, les "intérêts industriels" qui "déforment délibérément des preuves scientifiques" pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d'une réglementation visant à limiter l'utilisation des perturbateurs endocriniens.

"Le projet d'établir une réglementation de ce type dans l'Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l'impression d'une absence de consensus, là où il n'y a pourtant pas de controverse scientifique", estiment les signataires d'une tribune publiée par Le Monde.

 

"Manufacture du doute"

Cette méthode de la "manufacture du doute" – déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent "de puissants intérêts industriels", soulignent les scientifiques. 

Les précédents de l'industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont "retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l'environnement", avertissent-ils.

Selon eux, "la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s'accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d'interférer avec le système hormonal", appelés perturbateurs endocriniens.

Alors que la "seule solution" pour enrayer ces effets est de "prévenir l'exposition aux produits chimiques à l'aide d'une réglementation plus efficace", les signataires se disent "préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles".

 

"Mettre la science à l'abri de l'influence des intérêts privés"

La publication de cette tribune intervient alors que l'Union européenne peine à se mettre d'accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, qui doit permettre d'encadrer leur utilisation.

Avec plus de deux ans de retard, la Commission a proposé, en juin, une définition qui qualifie de "perturbateur endocrinien" toute substance ayant des effets indésirables sur la santé et sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé.

Cette proposition "requiert un niveau de preuve bien plus élevé que pour d'autres substances dangereuses, comme celles cancérigènes. Dans la pratique, il sera très difficile de reconnaître une substance dangereuse comme perturbateur endocrinien", avertit la tribune.

Ses signataires appellent à la constitution d'un groupe d'experts placés sous les auspices de l'ONU, à l'instar du Giec créé pour l'étude du climat, pour "mettre la science à l'abri de l'influence des intérêts privés".

 

Soupçonnés d'affecter le système immunitaire

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de très nombreux produits : bouteilles en plastique, canettes alimentaires, détergents, jouets, cosmétiques, retardateurs de flammes et pesticides.

De nombreuses études ont montré que ces perturbateurs diminuent la fertilité humaine. Ils sont aussi soupçonnés d'affecter le système immunitaire et la fonction respiratoire chez l'enfant, et de favoriser le diabète.

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

Perturbateurs endocriniens : ces lobbies industriels qui œuvrent dans l'ombre

 

 

 

Perturbateurs endocriniens : ces lobbies industriels qui œuvrent dans l'ombre

 

Puisqu'on connaît les effets néfastes des perturbateurs endocriniens sur notre santé, pourquoi est-il si compliqué de légiférer pour les limiter ? La communauté scientifique hausse le ton.

 

Cancers, diabètes, baisse de la fertilité... La liste des maladies causées par les perturbateurs endocriniens s'allonge. Omniprésentes dans nos aliments, nos shampoings, nos vêtements, ces milliers de substances toxiques chamboulent nos systèmes hormonaux. Mais puisqu'on les sait néfastes, pourquoi est-il si compliqué de légiférer pour les limiter ?

Tout simplement parce que les industriels s'y opposent activement, affirment ce mardi une centaine de scientifiques dans une tribune publiée dans "le Monde". 

"Le projet d’établir une réglementation dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels", dénoncent-ils. Pourtant, "il n'y a pas de controverse scientifique" à ce sujet : les effets nocifs des perturbateurs endocriniens ont amplement été mis en évidence.

 

Des lobbies influents

Depuis 2009, "un règlement pesticides" adopté par le Parlement européen empêche théoriquement la commercialisation des pesticides dont on sait qu'ils dépassent certaines "limites maximales de résidus". Mais dans les faits, ces pesticides sont toujours sur le marché. Pourquoi ? Parce qu'il est compliqué de prouver a priori qu'un pesticide contient des perturbateurs endocriniens. Et c'est là l'argument principal des industriels...

 

L'industrie des pesticides est l'une des plus concernées par les perturbateurs endocriniens, souligne "le Monde" dans son enquête "Perturbateurs endocriniens, la fabrique d'un mensonge". C'est pourquoi ses principales organisations de lobbying s'organisent contre leur encadrement. Comment ? En commanditant par exemple une étude à l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui indique en conclusion que "les perturbateurs endocriniens peuvent [...] être traités comme la plupart des substances [chimiques] préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement". Or... c'est actuellement sur cette petite phrase controversée que s'appuie la Commission européenne pour justifier le fait que son actuelle législation ne soit pas plus sévère. 

"Les discussions sur les perturbateurs endocriniens souffrent de cette déformation des preuves scientifiques par des acteurs financés par l’industrie", dénonce la communauté scientifique dans "le Monde"

Cette étude de l'EFSA sur laquelle s'appuie actuellement la Commission européenne est un argument en or pour les industriels qui l'ont commanditée, et dont le quotidien du soir détaille la liste : le secteur de la chimie avec le Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic) et American Chemistry Council, et celui des pesticides avec CropLife America, CropLife Canada, CropLife International et l’Association européenne pour la protection des cultures.

"Ne pas refaire la même erreur" qu'avec le tabac

En définissant les perturbateurs endocriniens comme "des produits chimiques comme les autres", la Commission européenne ne favorise pas leur interdiction, mais opte plutôt, comme elle l'a précisé en juin dernier, pour une étude au cas par cas établissant a posteriori le lien entre le produit incriminé et les effets observés. 

Au mois d'octobre, la France, par la voix de Marisol Touraine, a estimé que la définition des perturbateurs endocriniens proposée en juin par la Commission européenne n'était "pas satisfaisante", car "trop restrictive".

Perturbateurs endocriniens : ce qu'on ignore encore

"J'ai reçu à Paris le commissaire européen à la Santé [le Lituanien Vytenis Andriukaitis, NDLR] et je lui ai indiqué que nous souhaitions que la définition adoptée à Bruxelles aille plus loin que ce qui était actuellement envisagé", avait affirmé la ministre de la Santé après le scandale des mueslis bourrés de pesticides.

Dans leur tribune ce mardi, les scientifiques accusent la Commission européenne de bafouer le principe de précaution en exigeant un niveau de preuve trop difficile à atteindre. Ils l'exhortent donc à agir en urgence : "La manipulation de la science concernant les effets de la fumée du tabac a coûté des millions de vies. Nous ne devons pas refaire la même erreur."

C. C.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 21:13

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Agroindustrie

Pourquoi des entreprises chinoises accaparent-elles des terres céréalières en France ?

par

 

 

 

Des investisseurs chinois ont acquis plusieurs centaines d’hectares de terres à céréales dans l’Indre. Lors d’une réunion publique le 19 novembre à Rambouillet sur l’accaparement de terres à laquelle Basta ! participait, un représentant du ministère de l’Agriculture a apporté quelques précisions sur ce rachat de 1700 hectares, l’équivalent de trois gros arrondissements parisiens. « Nous venons de rencontrer le groupe qui nous a indiqués vouloir développer une activité de fabrication de farine transformée en France, a t-il expliqué devant le public. Ce n’est pas forcément le modèle agricole auquel on aspire, mais ce projet a quand même l’intérêt de maintenir des terres agricoles pour lesquelles il y a une valeur ajoutée produite. »

 

Un projet agro-industriel visant à alimenter la Chine

Les terres agricoles concernées s’étendent sur plusieurs communes de l’Indre. Ces achats de terres successifs se sont déroulés entre 2015 et 2016. Comme le précise Pascal Hérard, journaliste à TV5 Monde, l’opération est portée par la firme HongYang, spécialisée dans la fabrication et la vente d’équipements pour les stations-service et l’industrie pétrolière, l’entreprise Beijing Reward International Trad, qui produit et commercialise du lait en poudre, et deux particuliers [1]. L’instigateur de ces investissements, selon Pascal Hérard, s’appelle Marc Fressange, fondateur-dirigeant d’une entreprise d’importation en Chine de vins et autres produits agroalimentaires français, mais aussi directeur d’une entreprise de gestion de portefeuilles spécialisée dans les investissements pour le secteur agroalimentaire en Europe et en Chine.

Le représentant du ministère a justement indiqué que des « connexions avec des groupes agro-industriels » avaient été établies « pour exporter la farine ». Et précisé qu’il s’agissait « d’une exportation de produits alimentaires vers un pays (la Chine, NdlR) n’assurant pas son autonomie alimentaire ». Le choix de l’Indre par des investisseurs chinois n’est peut-être pas une coïncidence, analyse Benoit Ducasse, journaliste à Campagnes solidaires. « Aux portes de Châteauroux, sur 440 hectares près d’une ancienne base de l’Otan, se profilent des bâtiments destinés à booster les échanges commerciaux entre la Chine et l’Europe, dont une plateforme logistique de 120 000 m2 » [2].

 

 

Failles juridiques

L’opacité demeure sur le prix du foncier qui a été négocié. Un ancien éleveur a par exemple cédé sa ferme de 120 hectares à la société Hongyang à environ 8000 euros l’hectare [3], quand celui-ci est estimé à 4000 euros en moyenne dans le département. Ces prix élevés peuvent expliquer pourquoi des paysans en fin de carrière ou en difficulté aient accepté de céder leurs terres. La Safer du Centre déclare évaluer plutôt les rachats « à environ 20 % au-dessus du marché, pas plus » [4]. Une enquête fouillée du site d’informations Reflets évoque d’autres prix, inférieurs au prix du marché.

Dans un communiqué publié en avril 2016, la Safer (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) s’inquiète que l’on puisse « acheter 1700 hectares de céréales en France sans aucun contrôle » [5]. Les Safer sont sensées être informées de toute cession de terres agricoles. Elles disposent d’un droit de préemption pour l’acquisition et la revente à des agriculteurs. Ce droit peut être contourné par des montages financiers. Pour que les Safer puissent intervenir, 100 % des parts doivent être vendues. Il suffit donc qu’un investisseur en achète 99 % pour échapper à l’intervention de la Safer. Cette faille juridique, ouverte par la loi Bussereau de 2006, n’a pas été colmatée en 2014 par la loi d’avenir agricole. Lors de la réunion publique, le représentant du Ministère a admis « les limites actuelles de la réglementation ».

 

- Pour aller plus loin : L’accaparement de terres et la concentration foncière menacent-ils l’agriculture et les campagnes françaises ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

[2Campagnes solidaires, « Des Chinois dans le Berry, plus ou moins bien accueillis », n°318, juin 2016

[4Lire cet article de Reporterre

[5Une Safer est une société anonyme, sans but lucratif (sans distribution de bénéfices), avec des missions d’intérêt général, sous tutelle des ministères de l’Agriculture et des Finances. Elle dispose d’un droit de préemption lors de la vente des terrains agricoles pour ensuite les répartir aux agriculteurs candidats à la reprise

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 22:37

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

C'EST LA VIE

"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs

 

La preuve par A+B que le saumon bio est plus contaminé que le saumon conventionnel.

 

25/11/2016 13:00 CET | Actualisé il y a 9 heures

Sandra Lorenzo Journaliste responsable de la rubrique C'est La Vie

 

 

Thalassa
"Global saumon", l'enquête choc de Thalassa et de 60 millions de consommateurs à regarder avant de faire ses courses

 

SAUMON - C'était en 2013, un reportage d'Envoyé Spécial jetait le trouble dans le prospère marché du saumon. Il avait ébranlé durablement la confiance des consommateurs friands du poisson à la chair rose. L'enquête diffusée ce vendredi 25 novembre dans Thalassa sur France 3, "Global saumon", ne va pas les rassurer avant les fêtes de fin d'année.

 

Deux journalistes, Isabelle Billet et Anne-Corinne Moraine sont allées visiter des fermes aquacoles en Norvège pour les saumons conventionnels et en Irlande pour les bio. Marine Harvest, l'un des piliers du secteur leur a ouvert ses portes, de l'écloserie à l'abattage. En parallèle, elles ont travaillé avec 60 millions de consommateurs pour produire des analyses indépendantes sur 25 références de pavés de saumon et de saumon fumé vendues en France.

 

 

 

Des saumons bio vaccinés à la chaîne

À première vue tout se passe pour le mieux dans ces belles fermes, aussi bien dans les fjords norvégiens que sur le littoral irlandais. Sauf que, première surprise, les saumons bio irlandais sont vaccinés à la chaîne et leur alimentation n'est pas entièrement bio. "Ce n'est pas possible", assure la responsable de la ferme interrogée.

 

La tension monte ensuite d'un cran lorsque le laboratoire indépendant auquel a fait appel l'équipe de Thalassa et de 60 millions de consommateurs dévoile les résultats des tests réalisés sur les saumons vendus en France. Les références bio sont jusqu'à six fois plus contaminées que les saumons conventionnels en métaux lourds par exemple.

 

L'alimentation des saumons change tout

Comment expliquer cette pollution? C'est aussi ce que s'attache à comprendre cette enquête. La nourriture donnée aux poissons est en cause. En voulant se rapprocher au plus près du régime alimentaire naturel des saumons, les farines animales utilisées sont réalisées à partir de poissons sauvages. Riches en protéines, elles sont, de fait, riches en métaux lourds.

Dans l'aquaculture conventionnelle, la part de farine animale est certes moins importante, mais ces saumons ne sont pas forcément meilleurs pour la santé. L'enquête évoque ainsi la présence de l'ethoxyquine, un pesticide produit par Monsanto dont on connaît très mal voire pas du tout les effets sur notre santé.

Difficile donc d'y voir très clair entre les dangers potentiels et avérés des uns et des autres. Une inquiétude que le documentaire ne parvient pas vraiment à apaiser, préférant se rabattre sur les conseils des autorités françaises: limiter la consommation de poissons gras comme le saumon à une fois par semaine.

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:45

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

Entretien

"La fille de Brest" Irène Frachon dénonce : "Servier biberonne toujours le corps médical français" depuis le Mediator

 

 

À l'occasion de la sortie au cinéma ce mercredi 23 novembre de "La fille de Brest", le film d'Emmanuelle Bercot retraçant l'histoire du scandale du Mediator, la pneumologue brestoise Irène Frachon, à l'origine des révélations, dénonce les relations toujours aussi malsaines entre les laboratoires pharmaceutiques et le corps médical français.

 

 

Le combat de la pneumologue brestoise Irène Frachon contre le Mediator est le sujet du dernier film d'Emmanuelle Bercot, "La fille de Brest". - BALTEL/SIPA

 

Depuis 2007, elle dénonce sans relâche la dangerosité du Mediator, ce médicament commercialisé par les laboratoires Servier et prescrit comme coupe-faim pendant plus de trois décennies. Mais selon Irène Frachon - sujet du film "la fille de Brest", réalisé par Emmanuelle Bercot et qui sort ce mercredi 23 novembre au cinéma -, la reconnaissance du bien-fondé de son combat par les pouvoirs publics et le retrait du marché du Mediator en novembre 2009 n'ont rien changé de fondamental dans les relations incestueuses entre corps médical et industrie pharmaceutique. Pas plus que les 2.000 morts officiellement attribués au Mediator en France.

 

Neuf ans après votre dénonciation du scandale du Mediator, qu'est-ce qui a changé dans le milieu médical français ?
Irène Frachon :
Pas grand-chose. Le laboratoire Servier, qui produisait ce médicament, est toujours bien accueilli à peu près partout. Les liens d'intérêts financiers, amicaux, intellectuels, entre les médecins et les laboratoires ont une telle force que rien n'a changé ou presque. Servier biberonne le corps médical français depuis des décennies. Ces liens sont consubstantiels et ce genre de choses ne se délie pas comme ça. Les racines sont profondes, sociétales et historiques. Dans cette affaire, on peut dire que les journalistes ont fait leur boulot, et les politiques aussi. Ils ont entendu la souffrance des victimes, bien mieux que de nombreux médecins en charge de celle-ci.

 

"J'ai été écartée du réseau professionnel dans lequel je travaillais"
 

Concrètement, comment cela se traduit-il ?
Il y a une chape de plomb qui s'abat dès que l'on parle du Mediator, drame favorisé par de lourds conflits d’intérêts existant entre les experts de l’Agence du médicament (ANSM, l'ex-Afssaps) et le laboratoire Servier. Plusieurs hauts responsables de l’agence ont été mis en examen pour trafic d’influence et prise illégale d’intérêts mais aucun procès pénal n’est encore audiencé. Témoigner de ce cas d’école, qui oblige forcément à s’interroger sur les possibles risques sanitaires inhérents à ce mode de fonctionnement, m’a valu d’être écartée du réseau professionnel dans lequel je travaillais, sur des maladies dont je suis pourtant spécialiste. Une sorte d’excommunication d'une partie de la communauté médicale, parce qu'on me reproche de m’inquiéter des dérives du complexe médico-pharmaceutique. Ainsi, des collègues avec qui j'ai travaillé étroitement ont dénoncé en 2015 "le poison du 'tous pourri'" . Or, ce journal est un puissant relais de l'industrie pharmaceutique ; il avait publié en 2010 un communiqué de Servier niant tout lien de causalité entre le Mediator et la survenue de problèmes cardiaques…

"Je ne nie pas l’intérêt de travailler avec l’industrie pharmaceutique"

 

Il est impossible en France de remettre en question les liens entre la médecine et les laboratoires ?
La critique des liens entre l'industrie et la médecine est insupportable pour certains. Le corps médical serait comme une ruche qu’on risquerait de détruire en la secouant un peu. Pourtant, je ne nie absolument pas l’intérêt de travailler avec l’industrie pharmaceutique ! C’est important pour permettre de progresser en thérapeutique, sous réserve d’une grande transparence dans la réalisation des essais cliniques et d’une gestion rigoureuse des liens d’intérêts. Chacun à sa place. Sans oublier que l’on devrait favoriser aussi dans ce domaine la recherche publique.

 

Outre les dotations financières, quels sont les artifices utilisés par les laboratoires pour obliger les médecins ?
Prenons quelques exemples récents pour ce seul mois de novembre 2016 : l’Institut Servier, dont le conseil scientifique est constitué pour un tiers d’académiciens de médecine, organisait les 12 et 13 novembre dernier un grand colloque à la Maison de la Chimie, à Paris. La publicité de ce colloque a été assurée par la Société française de médecine interne, dont certains membres participaient comme intervenants aux débats. Autre exemple : l'association humanitaire "La chaîne de l'espoir", créée par un chirurgien cardiaque pour opérer des enfants malades dans les pays sous-développés, le 8 novembre. Ceci afin d'ouvrir un centre de cardiopédiatrie au Sénégal, pays dans lequel Servier a commercialisé son Mediator pendant plus de 30 ans ! Alors que ces mêmes chirurgiens cardiaques français ont opéré, en France, des victimes de Servier pendant des décennies, sans s’en apercevoir !

 

"Servier pratique un négationnisme scientifique sidérant"
Toutes les victimes du Mediator ont-elles été indemnisées ?
Loin de là, et pour celles indemnisées, les montants sont souvent de l’ordre de l’aumône… Les procédures au civil (à l’ONIAM, office national d’indemnisation des accidents médicaux), continuent et c'est pour ces victimes que je continue de me battre. Car il faut savoir que, malgré l’évidence de la responsabilité du laboratoire, les avocats de Servier s'acharnent à contester pour chaque victime le lien de causalité comme le montant des indemnisations, pratiquant sans vergogne un négationnisme scientifique sidérant ! Et ils font tout pour faire craquer des patients déjà très fragilisés par la maladie. Des gens continuent de mourir à cause de ce médicament, qui plus est dans une grande détresse matérielle.

 

 

Le Mediator a-t-il définitivement disparu de la circulation ?
Oui, à ma connaissance, mais plus tardivement dans certains pays qu’en France. On a écoulé les stocks…. après avoir distribué du Mediator en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud. Dans tous ces pays, aucune procédure n'existe contre Servier et ne serait même envisageable, vu la disproportion des forces en présence.

 

"Je veux participer à l'éducation des futurs médecins"

Que faudrait-il faire ?
Le monde médical, notamment hospitalier et hospitalo-universitaire, est durablement aliéné. Si pour ceux de l'ancienne génération, c'est foutu, je veux participer à l'éducation des futurs médecins. Ce sont eux qui peuvent faire évoluer les mentalités et les pratiques, en se formant à l’esprit critique dans ce domaine. Je suis sollicitée aujourd’hui par des représentants d'étudiants en médecine, notamment l’ANEMF (Association nationale de étudiants en médecine de France), qui souhaitent s’emparer de ces thématiques. Ce genre d’initiative est amené à se multiplier et à favoriser l’introduction d’un enseignement sur les liens entre l'industrie et nos métiers dans le cursus des études médicales.

 

La loi est-elle adaptée ?
Sur le plan législatif, à la suite du scandale du Mediator permet de savoir qui fricote avec qui mais elle a ses limites en termes de transparence : on ne connaît pas par exemple le montant des conventions (contrats de collaborations entre médecins et industrie, consultanat, conseil marketing, etc) qui transforment certains médecins en véritables VRP des laboratoires pour arrondir leurs fins de mois. À ma connaissance pour remédier à cette importante lacune.

 

Quel est le prochain scandale du Mediator ?
Je crains que l'utilisation de dispositifs médicaux implantés dans le corps prédispose à de nombreux problèmes. Il s’agit par exemple des prothèses orthopédiques, endovasculaires, etc. Il y a à mon sens de grosses inquiétudes à avoir de ce côté-là car donner l'alerte sur d’éventuels problèmes peut s’avérer délicat pour des médecins ou chirurgiens travaillant étroitement avec les concepteurs industriels de tels dispositifs. Là encore, une proximité labos-médecins peut être nécessaire pour certains aspects techniques et scientifiques. Mais elle doit s'accompagner d'une totale transparence des techniques de marketing pratiquées par les commerçants de ces produits.

 

 

 

 

 

 

Source : http://www.marianne.net

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:36

 

 

Source : http://m.20minutes.fr

 

 

SOCIETE

Loi Travail: Un militant prend deux mois ferme pour avoir refuser un prélèvement ADN à Strasbourg

 

 

 

 

Illustration. Strasbourg le 31 mars 2016. Manifestation contre la loi travail. Entre 5.000 et 9.000 manifestants.

Illustration. Strasbourg le 31 mars 2016. Manifestation contre la loi travail. Entre 5.000 et 9.000 manifestants. — G. Varela / 20 Minutes

 

 

Un militant contre la loi Travail qui a refusé un prélèvement ADN condamné mardi par la justice…

Un quadragénaire qui a refusé un prélèvement ADN a été condamné mardi par la justice. Militant contre la loi Travail, il avait écopé en juin dernier à cinq mois de prison avec sursis pour des violences et des dégradations commises en marge d’une manifestation à Strasbourg.

Lors d’une convocation lundi pour unprélèvement d’ADN, il a refusé ce prélèvement arguant qu’il était « un militant par rapport à la question des fichiers qui ont été créés », rapportent les Dernières Nouvelles d’Alsace.

 

>> A lire aussi : Relaxe pour 5 militants CGT qui avaient refusé un prélèvement ADN

 

Cette opposition étant constitutive d’un délit, l’homme a été placé en garde à vue où il a usé de son droit au silence. Le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à deux mois de prison ferme sans mandat de dépôt.

 

 

 

Source : http://m.20minutes.fr

 

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 21:53

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Près de Nantes, des macaques du zoo livrés à la trépanation

 

16 décembre 2014 / Nicolas de La Casinière (Reporterre)

 

 

 

Les zoos sont censés protéger les animaux, pas les vendre à un laboratoire pour des expériences impliquant une chirurgie lourde. Reporterre révèle que des macaques rhésus, nés dans un zoo près de Nantes, ont été vendus en Allemagne à un Institut de recherche pratiquant la vivisection.

 

 Nantes, correspondance

 

En septembre, une chaîne allemande a diffusé un film en caméra cachée sur ces macaques qui paraissent bien maltraités. Il semble alors que le laboratoire allemand Max-Planck de Tübingen ait importé, directement de l’Île Maurice, des primates sauvages. L’investigation, relayée par l’ONG One Voice, montre que certains de ces singes sont nés en France dans un zoo à Port-Saint-Père en Loire-Atlantique, relayés par un élevage voisin.

Choquantes, les images ne sont pas à montrer aux gens sensibles : les macaques montrent des visages et des crânes ensanglantés par les trépanations qui les ont transformés en cobayes. « Un cauchemar vivant », ce reportage en caméra cachée, a été effectué pendant sept mois, de 2013 à 2014, par des militants de la défense animale dans les locaux d’un éminent institut de recherche neurologique allemand, l’Institut Max-Planck, pour la cybernétique biologique, basé à Tübingen, dans le land de Bade-Wurtemberg.

 

Ce reportage a été diffusé le 10 septembre 2014 par la chaîne de télévision allemande Stern TV.

https://www.youtube.com/watch?v=lHsmeFNaT6w

 

Pour faciliter les manipulations sur le cerveau des singes, le placement d’électrodes ou l’injection directe des substances chimiques requises par les expériences in vivo, des implants permanents en titane, de la taille d’un gros bouchon, leur sont insérés au sommet du crâne. Des implants qui servent aussi à immobiliser la tête des primates pendant les expérimentations, le cou étant déjà contraint par l’orifice d’une boîte où le primate est enfermé. Selon les militants qui ont dévoilé ces images, les plaies des animaux s’infectent parfois, induisant souffrance et mal être.

Les images prises clandestinement ont été rendues publiques par le BUAV, British Union for Abolition of Vivisection. Fondée à Londres en 1898, l’association milite pour l’abolition totale de toute expérimentation animale. Ses investigations anonymes l’ont menée ces dernières années dans des laboratoires en Grande-Bretagne, chez des pourvoyeurs de primates au Vietnam, en Malaisie, en Espagne. Pour cette dernière enquête à Tübingen, les Britanniques se sont associés avec leurs correspondants en Allemagne, l’association Soko-Tierschutz.

 

Sensibles à la douleur ou pas ?

« L’animal ne ressent pas les électrodes dans son cerveau, car son cerveau n’a pas de récepteur de la douleur », expliquait l’institut Max-Planck en 2009 après les protestations d’une association de médecins allemands contre l’expérimentation animale.

L’absence de perception de douleur par les animaux est un sujet très controversé, récemment commenté par de philosophes et des théologiens aux Etats-Unis. Des travaux universitaires menés sur des macaques rhésus en 1964 ont montré qu’un de ces singes refusait de tirer sur une chaîne qui lui fournit de la nourriture, quand ce geste provoquait un électrochoc à un autre singe dans la cage voisine. Cette recherche concluait que le macaque est capable d’empathie avec ses semblables.

 

 

Air France sans états d’âme

La diffusion de l’investigation divulguée par BUAV et Soko-Tierschutz a causé quelque émoi en Allemagne. Elle a aussi conduit l’association française One Voice à dénoncer la compagnie Air France, qui achemine sans états d’âme ces singes de l’Île Maurice jusqu’en Europe.

Air France est d’ailleurs la dernière compagnie aérienne de passagers dans le monde à continuer à effectuer ces transports des singes voués à l’expérimentation, malgré les protestations, notamment de l’experte en primates et anthropologue britannique Jane Goodall.

 

Un zoo français fournisseur de singes cobayes

Après la diffusion du film « Un cauchemar vivant », des ramifications et compléments d’enquête mènent en Loire-Atlantique, où un zoo et un élevage, très liés l’un à l’autre, ont fourni sept animaux.

Daté de décembre 2011 et janvier 2012, des dizaines de document photographiés révèlent les attestations sanitaires délivrées pour ces macaques rhésus mâles (Maccacca mulata) en transit dans les murs de la société BioPrim à Baziège, près de Toulouse. Il a joué le rôle d’un centre d’accueil des singes importés, soumis à quarantaine, avant d’être répartis ailleurs pour des expérimentations médicales ou pharmaceutiques. Un centre décrié dès sa création en 2001, mais que son gérant, Éric André, considère alors comme un « hôtel Hilton pour singes ».

 

Nés en captivité, vendus au labo

Les macaques rhésus expédiés à l’institut Max-Planck ne sont donc pas tous nés à l’état sauvage à l’Île Maurice. Les documents vétérinaires produits par l’association de défense des animaux One Voice prouvent sans équivoque que ces singes parvenus en janvier 2012 en Allemagne sont nés au sein du zoo Planète Sauvage, à Port-Saint-Père, et souvent acheminés via une société d’élevage voisine, Savane Nature, située à cinquante kilomètres de là, dans le vignoble nantais.

Selon les documents, dont certains portent le tampon de la préfecture de Loire-Atlantique, la provenance d’un même singe, identifié par le matricule à cinq chiffres de son tatouage, indique soit Savane Nature, soit Planète Sauvage, soit Safari Africain (le premier nom du zoo de 1992 à 1998).

« Passer par une structure extérieure permet à un zoo d’écouler sans souci les macaques rhésus en trop...

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 18:42

 

 

LES BLOGS

Quel impact environnemental se cache dans notre garde-robe?

 

 

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 

19/11/2016 07:00 CET | Actualisé il y a 12 heures

Luis Ongil Co-fondateur de Percentil

Getty Images/iStockphoto
Vêtements d'occasion (illustration)

La surconsommation de vêtements a un impact considérable sur la planète. Les ménages français achètent près de 700.000 tonnes de vêtements par an, dont 114 euros de vêtements par ménage français ne sont jamais portés. 8 millions de tonnes de vêtements sont jetés en Europe tous les ans, en France, les vêtements jetés chaque année représentent 442 millions d'euros.

 

A l'occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des déchets (du 19 novembre au 27 novembre), voici la liste des cinq principaux méfaits environnementaux causés par les vêtements.

 
1. L'abus de consommation d'eau

La fabrication de vêtements nécessite une très grande quantité d'eau, de la culture de la matière première jusqu'à ce qu'il atteigne notre garde-robe. À titre d'exemple, un kilo de jeans représente une consommation approximative de 10.000 litres d'eau, alors qu'environ 2.500 litres sont utilisés pour la production d'un t-shirt en coton.

 
2. L'empreinte carbone selon l'origine des vêtements

La délocalisation de la production est une tendance commune qui implique une utilisation accrue des transports et, par conséquent, de carburant. Les procédés de fabrication, préparation, teinture et repassage, sont également d'importants consommateurs d'énergie.

 
3. Les émissions de toxiques

Selon une étude réalisée par l'Agence suédoise de produits chimiques, 5 % des produits chimiques qui composent les vêtements sont nocifs pour l'environnement. Ces substances sont rejetées lors de la création des colorants, du processus de fabrication, de lavage de vêtements ou quand ils sont déposés dans les décharges.

 

4. La surexploitation du sol

Tois types de fibres sont utilisés pour la confection de vêtements: naturelles, artificielles et synthétiques. La production des fibres naturelles comme le coton ou le lin représente une surexploitation du sol qui cause l'utilisation des engrais, les pesticides et autres produits chimiques (sauf dans l'agriculture biologique). Les fibres artificielles et synthétiques quant à elles polluent l'environnement si elles ne sont pas recyclées correctement.

 

5. Les rejets de substances dangereuses

Le processus de fabrication de tout vêtement entraîne une grande quantité de déchets et des substances nocives pour l'environnement.

Pour limiter les impacts sur l'environnement causés par les vêtements, quelques bonnes pratiques en matière d'habillement sont nécessaires:

  • Donner une seconde vie aux vêtements via le re-commerce

Cette pratique permet d'éviter que les vêtements finissent dans une décharge et réduit également la fabrication de nouveaux vêtements;

  • Acheter des vêtements à proximité, faire attention à l'origine des vêtements et ne pas opter pour ceux, produits dans des pays lointains, pour ainsi réduire les émissions de CO2 dues aux transports;
  • Faire attention à la composition des vêtements

Plus recommandés, avec moins d'impact environnemental sont les provenants de l'agriculture biologique: coton, nylon ou polyester recyclé, de chanvre ou de lin;

  • Réduire l'achat de vêtements neufs, Réutiliser des éléments en leur donnant une nouvelle utilisation ou une valeur et Recycler (le Principe écologique des 3R)

 

 

 

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:07

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

Gaspillages publics : la folie des grandeurs des élus engloutit des fortunes

 

Publié le 15/11/2016 à 12:33

 

 

 

 

Le conseil régional d'Auvergne à Clermont-Ferrand ©Lafabregue/Andia

 

 

Mairies pharaoniques, pôles culturels surdimensionnés, réceptions somptuaires... Beaucoup de nos élus ne regardent pas à la dépense. Tant pis pour nos impôts locaux.

♦ Philippe Guérin : son pôle culturel pharaonique plombe les comptes de la commune

Pour ses 17.000 administrés, l'ancien maire de Cugnaux avait vu les choses en grand. Sur 4.000 mètres carrés, le pôle culturel qu'il a bâti dans cette banlieue de Toulouse comprend un centre d'arts visuels, une école de musique et une médiathèque, le tout derrière une «expression monumentale des façades», précise l'architecte. Seul hic, le Quai des arts a coûté 14 millions d'euros et se révèle un gouffre financier – 700.000 euros de fonctionnement par an - pour la nouvelle municipalité qui le juge «surdimensionné». «Ce pôle était nécessaire, apprécié, et a coûté moins cher que tous les autres de la région», assure Philippe Guérin, droit dans ses bottes.

A Bourges, c'est carrément 28 millions d'euros que l'ancien maire Serge Lepeltier et son successeur Pascal Blanc ont choisi de dépenser dans une nouvelle Maison de la culture. Dans cette ville de 67.000 habitants, la polémique ne porte pas sur la nécessité du lieu. De nombreux citoyens regrettent simplement qu'on n'ait pas conservé l'actuelle Maison, créée par André Malraux en 1963. Sa réhabilitation, qui avait d'ailleurs commencé et déjà englouti 7 millions d'euros, n'aurait dû coûter au final «que» 19 millions d'euros. «On a préféré un outil mieux conçu et économe en énergie», se défend Pascal Blanc.

♦ Alain Rousset : son petit train de montagne risque de rouler souvent à vide

 

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

©Serge Moulia/Reservoir Photo

 

Amoureux de la vallée d'Aspe où il possède une maison et aime ramasser les champignons, le président de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé d'y lâcher 102 millions d'euros pour 24,7 kilomètres de rails. Depuis juin, une ligne de TER relie donc à nouveau Oloron-Sainte-Marie à Bedous, dans les Pyrénées-Atlantiques, trente-cinq ans après son abandon faute de trafic. «Ce TER remplace un service de bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage, déplore Georges Manaut, le président d'une association d'opposants. Et ce lundi, j'ai compté 47 passagers dans 9 trains.»

 

Ce TER à 102 millions d'euros remplace un bus qui transportait seulement 3,9 passagers par voyage.

 

En 2003, un rapport d'enquête commandé par Réseau ferré de France avait déjà annoncé un «niveau de rentabilité socio-économique très faible, voire négatif» pour cette ligne. «Le potentiel de trafic passager et fret est réel, se défend-on au cabinet Rousset. Et puis le TER le plus utilisé de la région, Bordeaux-Arcachon, n'est pas rentable non plus !»

 

À lire aussi : La future ligne TGV Tours-Bordeaux, un gouffre financier pour l'État

 

♦ Joël Mercier et Florence Pineau : ils fusionnent leurs communes mais créent de nouvelles mairies

 

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

Joël Mercier, maire de Château-d'Olonne ©Ruaud/Plebiscit/Andia

 

En Vendée, les Sables-d'Olonne, Olonne-sur-Mer et Château-d'Olonne ont engagé ces dernières années un processus de fusion plutôt louable. Mais alors qu'on pouvait s'attendre à la fermeture de deux mairies et à l'agrandissement d'une troisième, le premier magistrat de Château-d'Olonne, Joël Mercier, a inauguré en juin un nouvel hôtel de ville pour 4,6 millions d'euros. L'ancien, érigé en 1964, «était devenu inadapté», estime l'édile. Pas en reste, son homologue d'Olonne-sur-Mer, Florence Pineau, a elle aussi annoncé un nouvel édifice pour 2017, budgété 4,2 millions d'euros.

Question mairie, Bagnolet est aussi bien servi. En 2013, le patron de la commune à l'époque, Marc Everbecq, a inauguré dans cette cité ouvrière un hôtel de ville flambant neuf, le qualifiant de «totem républicain et maison de l'Etat providence local». Coursives ondulées, atrium géant... Le «totem» aurait coûté 36 millions d'euros. Pas du tout dans les moyens de Bagnolet, quatrième ville la plus endettée de France en 2014.

 

 

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

Marc Everbecq, ancien maire de Bagnolet ©PhotoPQR/Le Parisien/Sébastien Thomas/MAXPPP

 

 

♦ Pierre Camou, Serge Blanco, Jérôme Guedj, Manuel Valls et Francis Chouat : ils édifient une enceinte qui fera doublon avec le Stade de France

Achevé en 1998 et pourtant doté de 80.000 places, le Stade de France ne convient plus à la Fédération française de rugby (FFR), présidée par par l'ancien international Serge Blanco. Ceux-ci ont donc prévu d'ériger pour 600 millions d'euros une enceinte fédérale de 82 000 places à Ris-Orangis, à seulement 45 kilomètres, un site choisi grâce à l'insistance de l'ancien maire d'Evry, Manuel Valls, de son successeur Francis Chouat et de Jérôme Guedj, l'ancien président du département de l'Essonne.

Ce dernier, l'une des têtes de file des frondeurs du PS, a promis d'investir 45 millions d'euros dans les accès au stade et surtout de garantir jusqu'à 450 millions d'euros le prêt dont la FFR a besoin. Un vrai risque financier vu la rentabilité tout hypothétique de la future enceinte. Pire, selon la Cour des comptes, l'Etat, qui a déjà dépensé 760 millions d'euros pour le Stade de France depuis son inauguration, pourrait devoir verser jusqu'à 186 millions d'euros de dédommagements à son concessionnaire si les rugbymen n'y jouent plus.

Que ne ferait-on pas pour nos sportifs ! A Marseille, le coût total pour le contribuable de l'agrandissement du Stade Vélodrome réalisé pour l'Euro 2016 avec le soutien du maire, Jean-Claude Gaudin, devrait avoisiner 340 millions d'euros. A Bordeaux, la facture publique de la nouvelle arène de 42.000 places (contre 34.000 pour l'ancienne) voulue par le maire, Alain Juppé, pourrait dépasser 100 millions d'euros. Tout ça alors que les Girondins n'y ont attiré en moyenne que 25.000 spectateurs lors de la saison 2015-2016.

À lire aussi : Les très chers stades de l'Euro de foot 2016

♦ René Souchon et Laurent Wauquiez : ils construisent et entretiennent un hôtel de région devenu inutile

 

©Lafabregue/Andia

©Lafabregue/Andia

Couverture

 

«Des bâtiments, ça peut être vendu», avait balancé en juin 2014 le secrétaire d’État chargé de la Réforme territoriale, André Vallini, quinze jours avant l'inauguration de l'hôtel de région de Clermont-Ferrand. Évidemment, il n'en sera rien ! Malgré la fusion de l'Auvergne avec Rhône-Alpes et le choix de Lyon comme siège de la nouvelle entité, l'édifice qui a coûté 80 millions d'euros sera conservé et entretenu. 

René Souchon, l'ancien président de la région Auvergne à l'origine du projet, a qualifié de «conneries» les propos du secrétaire d’État. Et Laurent Wauquiez, à peine élu président de la nouvelle collectivité, a assuré aux 434 agents du site qu'ils seraient bien maintenus sur place. Même si quelques locations sont programmées, les 150 fauteuils de l'hémicycle risquent de prendre la poussière.

 

> Vidéo. Les régions françaises qui s’enfoncent dans la crise : 

 

 

♦ François Deluga : il chouchoute ses employés au détriment de sa mission de formation

Le maire du Teich, en Gironde, collectionne les cartons rouges depuis son élection à la présidence du Centre de formation de la fonction publique territoriale en 2009. Après un premier rapport au vitriol en 2011, la Cour des comptes a une nouvelle fois étrillé sa gestion en 2016. En effet, alors que les collectivités locales ont du mal à finir leur mois, ce mastodonte administratif leur impose 339 millions d'euros de cotisations pour financer un réseau pléthorique de 2.392 employés - dont 33 rien que pour la communication qui ne couvre que très partiellement les besoins de formation des agents territoriaux, sa mission de base.

La Cour dénonce aussi le train de vie de ses employés, qui bénéficient de logements de fonction peu justifiés, d'une prime de restauration en plus des titres-restaurant et peuvent racheter à bon prix les biens de leur employeur : voiture, ordinateurs, chaises Starck... En réponse, François Deluga assure avoir augmenté son offre de formation et maîtrisé ses coûts.

♦ Daniel Percheron, Jack Lang, Renaud Donnedieu de Vabres : il a beau être quasiment gratuit, leur musée attire de moins en moins

 

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

©PhotoPQR/Voix du Nord/Pascal Bonnière/MAXPPP

Couverture

 

Et dire que son directeur rêvait de franchir la barre du million de visiteurs par an! Après avoir attiré 863.117 personnes en 2013, sa première année d'ouverture, l'antenne du Louvre à Lens a vu sa fréquentation s'effondrer : 491.884 visiteurs en 2014 puis 435.213 en 2015. Cette désaffection est d'autant plus fâcheuse qu'on ne paie pas souvent son ticket au Louvre-Lens, poussé en 2004 par le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, ainsi que par Daniel Percheron et Jack Lang, président et vice-président de la région à l'époque. Les entrées gratuites ont représenté 81% du total en 2013 et encore 60% en 2014.

 

Le musée Louvre-Lens génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses.

 

Du coup, l'affaire commence à revenir cher aux collectivités locales. Le musée, qui avait déjà coûté 201 millions d'euros, génère 2,7 millions d'euros de recettes pour 16 millions de dépenses. Difficile dans ces conditions d'éviter les déficits ! «C'est toujours comme ça dans les nouveaux établissements, assure-t-on au musée. Ca redémarre vers la cinquième année.»

♦ Philippe Richert : il offre des iPhone et des iPad à tous les élus de la région

En janvier dernier, le président de la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine a offert un second Noël aux 169 élus de son assemblée : un kit contenant un atlas, mais surtout un iPad et un iPhone flambant neuf. Un cadeau à 190.000 euros pour la collectivité. Les abonnements seront également pris en charge. A la région, on explique que les élus pourront ainsi consulter les rapports sur leur tablette et que le matériel devra être restitué en fin de mandat.

À lire aussi : Les dérives de la mairie de Marseille

♦ Pierre-René Lemas : il engloutit une fortune dans l'anniversaire de son établissement public

Le président de la Caisse des dépôts et consignations n'a pas mégoté pour célébrer le bicentenaire de l'institution publique le 12 janvier. Selon «Le Canard enchaîné», il a dépensé 2,6 millions d'euros pour festoyer, dont 340.000 pour louer le Grand Palais à Paris, 500.000 pour y faire venir les salariés de province et 700.000 pour les gaver de petits-fours. Pierre-René Lemas, qui n'a pas répondu à Capital, voulait-il rivaliser avec Joëlle Ceccaldi-Raynaud ?

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

 

Joëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux ©Florence Hubin/Photo PQR/Le Parisien

Couverture

 

Selon l'un de ses opposants historiques, Christophe Grébert, la maire de Puteaux, près de Paris, a dépensé environ 600.000 euros en janvier dernier pour fêter la nouvelle année. «Entre la cérémonie des vœux, les cartes envoyées à domicile, le champagne et les illuminations, c'est un minimum», estime Grébert. A Nice, le maire adjoint Christian Estrosi a, lui, lâché la bagatelle de 395.000 euros pour ses vœux au Palais Nikaia, qualifié de «somptuaires» par ses opposants.

Gilles Tanguy

 

 

 

Source : http://www.capital.fr

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 20:37

 

Source : https://reporterre.net

 

 

Laurent Wauquiez confie la bio aux agro-industriels

16 novembre 2016 / Barnabé Binctin (Reporterre)

 

 

La politique du bio en Auvergne–Rhône-Alpes va être transformée en profondeur. L’exécutif régional, présidé par Laurent Wauquiez, va retirer aux acteurs historiques du bio leur rôle dans le développement d’une agriculture paysanne et locale au profit des promoteurs du productivisme.

 

 

Confisquer la bio à ses défenseurs historiques pour mieux la confier aux industriels de la FNSEA : voilà ce que s’apprête à voter demain, jeudi 17 novembre 2016, le Conseil régional d’Auvergne–Rhône-Alpes présidé par Laurent Wauquiez, lors de son assemblée plénière. Il doit adopter un « plan régional de développement de l’agriculture biologique », que Reporterre a pu se procurer :

 

  • Télécharger le rapport « Agri bio » :
    PDF - 157.4 ko
     
     
    Le plan régional de développement de l’agriculture biologique.

 

Le texte se donne pour objectif de fixer les orientations politiques en matière de bio sur le reste du mandat, de 2017 à 2021. Un plan-cadre qui s’élèverait, selon nos informations, à un peu plus de 2,7 millions d’euros, soit un budget à peu près constant. À première vue, ce n’est donc pas une délibération défavorable à l’agriculture biologique qui s’annonce.

« Sauf que le texte est indigent, il ne dit rien de la répartition entre les différents axes et acteurs dans cette nouvelle orientation », alerte Corinne Morel-Darleux, conseillère régionale d’opposition du rassemblement de la gauche et des écologistes. Or, c’est là que le bât blesse, puisque plusieurs structures historiques de la bio en France se voient directement remises en cause.

 

« Une purge » 

Le réseau des Amap, Terre de liens, la Frapna, le rés’OGM Info, etc. : la liste est longue des associations promouvant le bio qui perdent des financements. À l’image de la Fédération régionale d’agriculture biologique (Frab), pivot dans le domaine, qui va perdre 500.000 euros, passant de 720.000 à 220.000 euros de subventions par an. « On va se battre et chercher d’autres financeurs, mais on ne peut pas se leurrer : une baisse d’une telle ampleur aura forcément des conséquences en termes d’emplois », concède Antoine Couturier, délégué régional de Corabio, membre de la Frab...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : https://reporterre.net

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 20:35

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

Il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait ! Et l’arnaque ne s’arrête pas là !

 

 

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Les arnaques, les mensonges et les publicités mensongères se font de plus en plus fréquentes. Pour ces industriels véreux, l’argent passe avant la santé des consommateurs… 

En cherchant sur l’emballage, il n’est plus indiqué « yaourt » sur les Paniers de Yoplait. A l’intérieur, le produit n’a rien à voir avec du yaourt et mérite juste l’appellation de : « spécialité laitière à l’arôme artificiel de fruit », écrite en caractère minuscule.

Sur les forums, les consommateurs sont unanimes et s’accordent à dire que le produit s’est dégradé en terme de qualité et il n’est pas le seul d’ailleurs. Les Princes et la Danette font partie du lot.

En effet, la nouvelle recette de Mars appelée Cœur fondant, introduite en 2007 soi-disant « afin de s’adapter aux nouvelles demandes des consommateurs », affiche une perte de 16 % de son poids avec un prix de vente aux consommateurs inchangé.

Un autre exemple frappant, les pizzas de supermarché qui étaient autrefois faites avec du fromage et qui sont maintenant recouvertes de « préparation fromagère ». Imaginez « mama » avec toutes les éprouvettes dans la cuisine.

Les Princes nouvelle génération n’échappent pas à ces évolutions horribles. Ils s’émiettent, ne nourrissent pas, ressemblent à du polystyrène expansé et sont beaucoup plus sucrés. Leurs poids a baissé et les ingrédients qui entrent dans la recette ont changé. Avant l’été 2008, le célèbre paquet de Prince LU pesait 330 g.

À la rentrée, suivante, il ne pesait plus que 300 g, au même prix bien sur !

Le chocolat forme à peine un petit rond à l’intérieur dont le diamètre s’approche de celui d’une pièce de 2 euros.

Sur le paquet, il n’est d’ailleurs plus écrit « Prince au chocolat »… mais au « goût chocolat ».

 

Jouons un peu avec la taille

Danone a adopté une stratégie assez rusée pour ses crèmes dessert. Lorsque vendus par quatre, les pots de crème vanille ou chocolat pèsent 125 g.

Par contre, vendus par douze ou par seize, ils ne pèsent plus que 115 g. « Réduire les portions, c’est réduire l’impact en termede calories », explique Danone. Une arnaque que nous devons accepter car elle fait du bien pour notre santé. Danone nous évite de manger trop de cochonnerie. Des cochonneries fabriquées par ses soins !

Le pot de Jockey de 1 kg ne pèse plus que 850 g, les 4 petits pots de 100 g ne pèsent plus que 90 g.

 

Les nouvelles crèmes Mont-Blanc soi-disant avec « encore plus de saveur » sont devenues immangeables. Ne reste que du sucre, du colorant et de la farine pour épaissir.

 

Poisson pané : Sans le poisson ?

Jadis, en ouvrant le paquet on voyant nettement des sortes de lamelles comme dans du vrai poisson. Aujourd’hui seules des raclures de poisson sont agglomérées pour faire ce genre d’aliment.

Les « croquettes » rectangulaires d’autrefois sont remplacées par le format « bâtonnet » permettant de mettre beaucoup plus de panure… et moins de poisson.

 

Autres « astuces = arnaques » de l’industrie agro-alimentaire

  • Les barres de céréales style Grany flottent dans leur emballage qui, lui, est resté identique.
  • Beaucoup de fromages qui portent le label fromage de chèvre sont en fait fabriqués à partir de lait de vache aromatisé au chèvre.
  • Pour la plupart des marques, l’eau minérale est passée de 1,5 l à 1,25 l, l’eau Saint-Amand est passée à 1 l, la Badoit à 0,75 l.
  • Le sucre en poudre vendu au kilo depuis des décennies est aujourd’hui conditionné dans des sachets en plastique avec un bouchon pour verser le sucre… mais il n’y a plus que 750 g dedans.
  • Il n’y a plus que 16 dosettes de café au lieu de 18 dans les paquets L’Or intense de Carte Noire… mais l’apparence du paquet et le prix sont restés inchangés

 

Nestlé et les consommateurs dyslexiques

Vous connaissez la dyslexie, un problème qui se répand dans la population où les gens confondent et échangent des lettres. Il faut croire qu’un as du marketing de Nestlé a eu l’idée d’exploiter cette faille.

La tablette Nestlé Noir Dessert passe en 2013 de 250 g à 205 g, un véritable « trompe-l’œil ». Une économie sur le chocolat, et surtout on vous pousse à acheter deux dans la mesure ou les recettes traditionnelles sont faites pour 250 g de chocolat !

Le chocolatier Côte d’Or a fait fort aussi avec les plaquettes de chocolat Noir Orange 70 % de cacao. Un changement a eu lieu en 2014 : l’image (avec l’orange) était toujours la même. Mais le « 70 % » avait disparu. Il faut pratiquement une loupe pour s’apercevoir, dans la liste des ingrédients, qu’il y a juste 56 % de cacao.

 

Les emballages : des économies qui coûtent cher à l’environnement

Sous prétexte de « garder la fraîcheur » de vos biscuits, la plupart sont désormais rangés par deux sous film plastique.

Sachant que ces sachets sont eux-mêmes dans une barquette en plastique, elle-même dans une boîte en carton, elle-même emballée dans un film plastique… vous remplissez votre poubelle pour huit malheureux biscuits.

Les pots de rillettes Bordeaux Chesnel sont, avec leur fond plusieurs étages, leur double fond, leur couvercle multidimensionnel et leur épaisse couche de gras blanc (saindoux).  On achète un pot qui semble avoir la même taille mais en fait la quantité de rillettes a fondu.

 

Un lecteur repenti « balance »

« J’ai assumé des responsabilités au niveau direction générale d’une grande marque de produits pour la maison et ces pratiques sont courantes.

Exemple, un produit pour laver la vaisselle à la main se compose essentiellement d’eau, d’un agent nettoyant à base de détergent ou de teepol (le produit actif, qui est le plus cher dans la formule), d’un colorant et d’un parfum associé (le colorant jaune sera associé au citron par exemple, le vert à une senteur pin…).

Pour lancer un nouveau produit, le fabricant va doser largement l’agent qui lave et dégraisse vraiment. Les consommateurs vont trouver génial ce produit qui dégraisse bien. Une fois fidélisé, le fabricant économise sur la formule en diminuant progressivement le détergent.

Les plus vicieux vont jusqu’à introduire un agent moussant qui ne coûte quasiment rien, mais donne à la ménagère l’impression que son produit « marche«  toujours !

Autre truc : autrefois, les flacons ménagers étaient ronds et contenaient un litre. On les aplatit et réduit à 75 cl. Il y a plus de place sur l’étiquette visible (le facing) pour vanter la qualité du nouveau produit ! Plus efficace encore, le flacon de forme« goutte d’eau«  qui donne l’impression visuelle qu’il y a plus de produit dedans, à cause de l’effet loupe.Signalons enfin les paquets de mouchoir carrés, qu’on nous a vendus en nous expliquant que le nouveau format « entrait mieux dans la poche« .Moins encombrant, certes, mais avec 9 mouchoirs au lieu de 12 auparavant, et une taille plus petite qui oblige à les jeter plus vite. »

 

 

 

 

Source : http://cuisine-et-sante.net

 

 

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