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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.03.2013 à 15h59 • Mis à jour le 05.03.2013 à 16h18

 

 
 
Une enseigne Ikéa en Allemagne, le 27 avril 2006.

Le géant suédois de l'ameublement Ikea a annoncé mardi 5 mars qu'il retirait de ses cafétérias dans vingt-trois pays des tartes sur lesquelles les autorités sanitaires chinoises ont trouvé des bactéries généralement témoins d'une contamination fécale.

Lire : Viande de cheval : Ikea retire ses boulettes de viande dans 15 pays européens

Ikea a indiqué à l'AFP avoir pris cette décision après la destruction par les douanes chinoises de 1 800 gâteaux appelés "Chokladkrokant" ("croquants au chocolat", une tarte aux amandes avec du chocolat, de la crème au beurre et du caramel) interceptés dans le port de Shanghaï en novembre.

"UN NIVEAU EXCESSIF DE BACTÉRIES COLIFORMES"

D'après le quotidien anglophone Shanghai Daily, des tests avaient permis de déterminer qu'ils contenaient "un niveau excessif de bactéries coliformes". Ces bactéries, normalement peu dangereuses pour les consommateurs, sont généralement "une indication de contamination fécale, même si ce n'est pas toujours le cas", a expliqué à l'AFP un microbiologiste de l'autorité de sécurité alimentaire suédoise, Mats Lindblad. Les tartes retirées ont été fabriquées par un fournisseur suédois, Almondy.

Une porte-parole d'Ikea, Ylva Magnusson, a souligné que le niveau de concentration de ces bactéries ne représentait pas de danger grave pour la santé publique. "Il y a des indications selon lesquelles les niveaux de bactéries découverts sont bas, mais nous devons évidemment connaître le chiffre exact et savoir ce qui s'est passé", a-t-elle déclaré.

Fin février et début mars, Ikea avait retiré de la vente dans 25 pays des boulettes de viande, après la découverte de viande de cheval qui n'était pas mentionnée sur l'étiquette. L'alimentation a représenté, lors de l'exercice 2011-2012 (achevé fin août) 4,7 % du chiffre d'affaires d'Ikea, avec des ventes de 1,3 milliard d'euros.

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:20

 

 

 

S’il est trop tôt pour mesurer la portée réelle de l’accord sur la réforme du marché du travail, signé le 11 janvier dernier (que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici), Mediapart vous propose un décryptage des grandes mesures, leurs enjeux et leurs conséquences, celles qui donnent de nouveaux droits aux salariés et celles qui offrent encore plus de flexibilité aux entreprises, au détriment de la protection des travailleurs.

Article 1: généralisation de la couverture complémentaire des frais de santé

Cette mesure, qui a divisé le patronat, sur fond de bataille entre organismes assureurs pour le marché des complémentaires santé d’entreprises, constitue un progrès social, réclamé de longue date par les syndicats. En France, un salarié sur quatre n’a pas de mutuelle car la loi n’oblige pas les entreprises à co-financer une complémentaire santé pour leurs salariés.

Avec ce nouveau dispositif, le salarié devra se voir proposer un panier minimum par son employeur, qui se situe entre le ticket modérateur et la CMUC : 100 % de la base Sécu pour une consultation, 125 % pour les prothèses dentaires et un forfait optique de 100 euros par an. Mais la mise en place de cette mesure, renvoyée à des accords de branches, n’est pas pour demain.

Les entreprises prendront le relais dans les branches qui ne seront pas parvenues à un accord d’ici au 1er juillet 2014, et cela dans le cadre de l’obligation annuelle de négocier sur la prévoyance. En cas d’échec de la négociation dans l’entreprise, cette dernière aura l’obligation d’instaurer au plus tard le 1er janvier 2016 un régime santé, non familial, cofinancé à 50-50 par l’employeur et les salariés, et prenant en charge au minimum le panier de soins prévu par l’accord.

Article 3: création de droits rechargeables à l’assurance-chômage

Permettre aux salariés qui reprennent un emploi après une période de chômage de conserver le reliquat de tout ou partie de leurs droits aux allocations-chômage non utilisées : c’est une vieille revendication des syndicats. Le dispositif n’a cependant pas fini de faire parler de lui. Rien n’a été arrêté sur son paramétrage, la durée des droits, le taux d’indemnisation et la période que l’on retient pour les calculer.

Il sera véritablement négocié lors de la prochaine convention Unedic dans le courant de l’année et les débats s’annoncent déjà très durs. Des syndicats, notamment la CGT, redoutent que « le Medef propose en contrepartie, pour ne pas grever le déficit de l’Unedic, de remettre en place la dégressivité de l’allocation pour tous les demandeurs d’emploi ou alors de baisser le niveau des allocations de 10 à 15 % pour tous, bref de déshabiller Paul pour habiller Jacques », explique Maurad Rabhi. L’accord prévoit aussi un maintien des droits santé et prévoyance pendant 12 mois pour les chômeurs (d'ici 1 à 2 ans).

Article 4: majoration de la cotisation d’assurance-chômage des contrats à durée déterminée

C’était le point de crispation qui menaçait de faire capoter la négociation, taxer les contrats courts qui ont remplacé les CDI dans bien des entreprises. Le patronat a cédé à la dernière minute. Désormais, la cotisation d’assurance-chômage qui était de 4 %, quelle que soit la durée du contrat, va être majorée : de 3 points, à 7 % pour les CDD de moins d’un mois ; de 1,5 point, à 5,5 % pour les CDD entre un et trois mois, et de 0,5 point, à 4,5 %, pour les contrats d’usage inférieurs à un mois. Le dispositif ne s’attaque pas aux contrats saisonniers, aux CDD de remplacement ainsi qu’à l’intérim qui concerne pourtant 17 millions de personnes (dont la branche va négocier un statut de CDI intérimaire).

Cette avancée, jugée significative pour les trois syndicats signataires (CFDT, CFTC, CFE-CGC), ne résoudra pas, cependant, la question de fond, qui est la conversion du CDD en CDI et ne freinera qu’une minorité d’abus. « Cette mesure est folklorique, elle n'aura aucun effet. On touche seulement aux contrats de trois mois. Les employeurs sauront trouver des moyens pour la contourner en allongeant les CDD au-delà du seuil de majoration », dénonce Stéphane Lardy, le négociateur de FO non-signataire. En échange de cette sur-cotisation chômage, qui d'après le Medef coûterait 110 millions, l’employeur bénéficiera, selon la taille de l’entreprise, d’une exonération de trois à quatre mois pour l’embauche d’une personne de moins de 26 ans en CDI, une compensation estimée à 155 millions d'euros...

 

Article 11: travail à temps partiel

C’est, pourrait-on dire, l’un des points positifs de l’accord : la lutte contre le temps de travail partiel imposé qui concerne plus de trois millions de salariés, à 85 % des femmes et à 80 % des non-qualifiés. Mais les partenaires sociaux ne sont pas allés au fond du problème et, à y regarder de près, on a l’impression que le temps partiel est encouragé et que les entreprises auront plus d'une corde pour déroger à ce dispositif. Il sera intéressant de voir comment ce dispositif s’appliquera dans un secteur comme la grande distribution.

Au plus tard le 31 décembre, tout contrat à temps partiel devra avoir une durée minimale de 24 heures par semaine, à l’exception des salariés de particuliers employeurs ou étudiants de moins de 26 ans. Des dérogations à ce seuil minimum seront toutefois possibles à la demande écrite et motivée du salarié, par accord de branche. Toute heure effectuée au-delà de ce minimum devra être majorée de 10 % ou 25 % selon les cas. Les branches dont au moins un tiers des effectifs sont à temps partiel devront par ailleurs négocier dans les trois mois suivant l’entrée en vigueur de l’accord sur la répartition du temps de travail pour permettre aux salariés des compléments d’heures auprès d’un autre employeur.

Article 12: Information et consultation anticipée des instances représentatives du personnel (IRP)

C’est un article tout à la fois encourageant et inquiétant dans son intitulé et son contenu, enveloppé de flou. Les entreprises comptant plus de 10 000 salariés dans le monde ou 5 000 en France vont devoir faire rentrer dans les vingt-six mois un à deux représentants des salariés avec voix délibérative au sein de leur conseil d’administration. Leurs voix compteront-elles réellement ? Comment cela sera-t-il articulé ?

Dans les plus petites entreprises, les syndicats auront accès à « une base de données uniques » pour améliorer en amont l’information-consultation des IRP (CE-CHSCT). Mais comment sera alimentée cette base de données ? L’employeur ne pourra-t-il pas cacher des informations s’il le souhaite ? Quel en sera le détail ? Autant d’interrogations qui vont nécessiter des éclaircissements.

Les paragraphes 4 et 5 suscitent nombre d’interrogations. Le premier laisse perplexe : « Les demandes d’information ou d’éclaircissement ne doivent en aucun cas conduire à empêcher la bonne marche de l’entreprise, y compris le fonctionnement des organes de gouvernance. » Le second prévoit de faire payer les recours aux experts sur les deniers du budget des IRP (à hauteur de 20 %), ce qui est fort de café.

C’est dans cet article, paragraphe 6, qu’est effleurée la promesse de François Hollande d’une loi M-Real-Arcelor pour obliger toute entreprise qui veut fermer un site rentable pour assécher la concurrence à le céder. Loi qui n’est pas près de voir le jour et qui, rappelons-le, avait été repoussée en septembre dernier notamment à la demande des syndicats, dont l’ancien leader de la CFDT François Chérèque, qui n’auraient pas compris que le législateur la promulgue sans un dialogue social préalable. Il ne dicte pas d’obligation et dit simplement qu« il convient d’envisager la recherche de repreneurs dès l’annonce d’un projet de fermeture ». En réalité, c’est une patate chaude. Le patronat n’a jamais voulu négocier cette reprise de sites rentables. Le Parlement interviendra-t-il ?

Article 15: mobilité interne

C’est l’une des grandes inconnues qui fait bondir la CGT, FO et nombre d’experts, augurant d’un grand recul social si cet article est transposé en l’état. Il révèle la mainmise sur cet accord du patronat et la mise à mal du licenciement pour motif économique.

L’article offre la possibilité aux entreprises de restructurer sans plan social en imposant aux salariés la « mobilité interne ». Elles lanceront une négociation sur les conditions de mobilité professionnelle ou géographique interne avec des mesures d’accompagnement (formation, aides à la mobilité). Et en cas de refus d’un poste, le salarié pourra être licencié « pour motif personnel » pas pour « motif économique » !

Quant aux limites de « la mobilité géographique », elles ne sont pas définies et sont reportées à une autre négociation. De quelle ampleur seront-elles ? « Au démarrage de la négociation, on avait mis soixante kilomètres et 1 h 30 de temps de trajet. Aujourd’hui, il n’y a plus rien. on pourra envoyer un salarié de Paris à Pointe-à-Pitre ! » gronde Maurad Rabhi de la CGT.

Pour les spécialistes du droit du travail, le recul social est énorme. « Cet article est très dangereux et pas clair du tout », analyse Pascal Lokiec, professeur d’économie à Paris-Nanterre. Il y aura une résistance de la jurisprudence, notamment sur le respect de la vie familiale normale. »

 

Article 18: accords de maintien dans l’emploi

C’est l’une des victoires emblématiques du patronat. Sous Nicolas Sarkozy, ils étaient baptisés « compétitivité emploi ». Sous Hollande, ils seront dénommés « accords de maintien dans l’emploi ». Soit la possibilité de réduire le temps de travail et/ou le salaire pendant une période allant jusqu’à deux ans pour éviter les licenciements « en cas de graves difficultés conjoncturelles ». À condition que les syndicats représentant une majorité de salariés l’acceptent, ou à défaut l’administration, et qu’une clause prévoie le partage des fruits de la croissance à son retour.

L’objectif est d’éviter les suppressions de postes. Les salariés qui refuseront seront licenciés pour motif économique et la qualification ne sera pas contestable devant le juge. De tels dispositifs sont déjà à l’œuvre chez PSA, Air France, Poclain Hydraulics... L’actualité autour de Renault le rappelle. Mais désormais le cadre juridique est précisé.

Cette disposition, qui rappelle celle inscrite dans la seconde loi sur les 35 heures de janvier 2000, prévoyant le licenciement pour motif personnel des salariés refusant d’appliquer l’accord de réduction du temps de travail, soulève, cependant, de nombreuses questions et points de litige, au-delà du fait que c’est une forme de chantage à l’emploi. L’article ne dit rien de l’accompagnement qui sera proposé au salarié en cas de refus. Or la loi impose en cas de licenciement économique individuel un contrat de sécurisation professionnel pour les entreprises de moins de mille salariés ou un congé de reclassement au-dessus.

Si vingt salariés refusent de s’y soumettre, l’entreprise échappe au plan social et aux mesures d’accompagnement prévues par la loi. De quoi susciter l’ire des syndicats non-signataires et de nombreux experts. « Il faudrait une obligation de réembauche au moins pour ceux qui refusent de signer ! » tempête un juriste, qui voit déjà les employeurs abuser de ce nouveau système qui leur évite un coûteux plan de sauvegarde de l’emploi.

Article 20: règles relatives au licenciement de 10 salariés et plus sur une même période de 30 jours dans les entreprises de moins de cinquante salariés

Cet article en dit long sur l’ampleur de la réforme des plans sociaux qui se trame et sur la manière dont la négociation a été conduite par les partenaires sociaux, au détriment des salariés. Il s’affranchit des règles du droit du travail en vigueur en matière de licenciement économique et bouleverse radicalement la procédure en la « fixant » soit par accord majoritaire avec les syndicats, soit par une homologation administrative dans les 21 jours, réduisant et pré-établissant des délais de contestation impossibles à tenir. Au cabinet du ministère du travail, les conseillers s’arrachent les cheveux pour transposer ce dispositif, inapplicable en l’état tant il nécessite d’être éclairci dans son libellé et son contenu.

Le syndicat de la magistrature en résume assez bien l’esprit et l’enjeu sur son site : « Pour supprimer, encore, le contrôle du juge sur le contenu du plan de sauvegarde de l’emploi et sur le respect de la procédure d’information et de consultation des représentants du personnel, l’accord organise deux procédures, alternatives, de licenciement économique collectif (10 salariés et plus sur 30 jours). La première renvoie aux institutions représentatives du personnel le soin de signer avec l’employeur un accord de méthode dont la contestation est très encadrée. La seconde attribue le pouvoir de contrôle à l’administration du travail, qui n’aura pas les moyens de l’exercer réellement dans le bref délai imparti. Au lieu d’empêcher les licenciements collectifs qui satisfont des intérêts purement financiers, cet accord organise donc, au contraire, la neutralisation du juge judiciaire, conformément aux vœux du Medef, dont c’était l’une des toutes premières préoccupations. »

Article 25 : faciliter la conciliation prud’homale

Derrière ce bel intitulé, visant à alléger la charge des Prud’hommes, se niche un article très discutable qui révèle la déjudiciarisation du licenciement en cours en France. Le patronat invente un nouveau moyen pour éviter la case « juge » en cas de contestation du licenciement. Il prévoit d’instaurer un barème d’indemnisation forfaitaire du salarié au stade de la conciliation prud’homale, un barème ridicule, comme quatre mois de salaire pour deux à huit ans d’ancienneté, 14 mois de salaire au-delà de 25 ans d’ancienneté !

Pour le syndicat de la magistrature, ce dispositif « rompt avec le principe de réparation intégrale des conséquences de la perte d’emploi et dissuade le juge d’exercer son pouvoir d’appréciation sur l’étendue du préjudice réellement subi par le salarié ». Heureusement, le salarié est libre de ne pas opter pour cette “barémisation” et de poursuivre la procédure sur le plan judiciaire.

L’article 26 qui suit, consacré aux délais de prescriptions, est tout aussi régressif. Il réduit les délais de prescription, déjà dérogatoires en droit du travail : deux ans pour saisir le juge (délai ramené à un an en cas de licenciement économique collectif), et rappels de salaires ou d’heures supplémentaires limités à une période de 3 ans (au lieu de 5 actuellement)

 

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 15:34

 

Médiapart - 04 mars 2013 Par ATTAC FRANCE

 

 

 

 

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier. Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi unanimement acclamée.

Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant ce texte est bien loin d'être une bonne nouvelle pour les salariés. Une vidéo pédagogique qui revient sur les problèmes posés par ce texte.

Conception / réalisation : Pierre Wolf / SFJ, direction artistique et animation : Julie Huyguen studiotricot.com, conception sonore et mixage : Christian Cartien, Musique : Brice Cavallero, produit par FO.

 


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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 21:12

 

Par Le Nouvel Observateur - Créé le 01-03-2013 à 18h03 - Mis à jour le 02-03-2013 à 17h06

Le Nouvel Observateur

 

INFOGRAPHIE. Du pesticide antipoux, de la gélatine de porc... Derrière les jolis emballages, la vérité n'est pas très ragoûtante. Anatomie d'un repas.

 

La vérité sur ce que vous mangez, à lire dans "le Nouvel Observateur" du 28 février. (Le Nouvel Observateur)

La vérité sur ce que vous mangez, à lire dans "le Nouvel Observateur" du 28 février. (Le Nouvel Observateur)

Sur le même sujet

L'affaire des lasagnes a suscité un tollé. Ce n'est pourtant qu'une des vilaines recettes d'une industrie obsédée par les marges. Pour réduire les coûts, elle assemble des rebuts achetés au rabais dans le monde entier, qu'elle labellise "made in France". Et assaisonne d'additifs nos plats préparés. Plongée dans la petite cuisine de l'agroalimentaire.

Doan Bui - Mehdi Benyezzar (infographie) - Le Nouvel Observateur

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:57

 

 

Rue89 - C’est pas automatique 02/03/2013 à 17h44

 

 

Pire que les lasagnes à la viande de cheval, le porc aux antibiotiques. On en gave les animaux pour combattre des bactéries... qui résistent parfois.

 


De la viande de porc dans une poële (LeeBrimelow/Flickr/CC)

Dans une récente interview, Fabrice Nicolino, auteur de « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde », évoquait l’existence d’une « bombe sanitaire » bien pire, selon lui, que les lasagnes à la viande de cheval. Son nom : le Sarm (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline).

Sous ces quatre lettres se cache une bactérie. Plus exactement, un staphylocoque doré ultra-résistant à un antibiotique appelé méticilline. Sa victime préférée : le porc d’élevage intensif, tellement gavé et habitué aux antibiotiques que son organisme ne répond plus de rien. La bactérie, impossible à éradiquer une fois qu’elle a pris ses quartiers, contamine ainsi la viande, et par prolongement, l’homme qui est à son contact et/ou la mange.

19 000 morts aux Etats-Unis

S’il fallait une preuve que tout n’est pas bon dans le cochon, la voici : selon une étude parue en 2007 dans le Journal of American Medical Association, les infections au Sarm sont deux fois plus importantes que ce que les chercheurs pensaient jusque-là.

Les chiffres, cités par le New York Times en 2007, font bondir : selon un extrapolation réalisée à partir de l’observation de neuf endroits, près de 95 000 patients auraient été infectés par le Sarm en 2005, 19 000 personnes en seraient mortes. Pire que le Sida, la maladie de Parkinson ou les suicides, remarque le journal.

Jusque-là vous ne voyez pas bien le rapport avec la bonne cochonnaille made in France. L’Amérique, c’est loin, et tout le monde sait bien qu’on y fait n’importe quoi. D’ailleurs, quatre cinquième du total des antibiotiques consommés dans ce pays le sont par des animaux et non par des humains, nous rappelle un article.

Pourtant, le gavage aux antibiotiques des animaux et le Sarm nous concerne aussi, bien qu’à une échelle plus petite. Le même Fabrice Nicolino écrivait dans Le Monde la semaine dernière :

« Bien que des chiffres indiscutables n’existent pas, on pense que les trois quarts des 7 000 à 10 000 décès annuels de ce type en France sont le fait de bactéries résistantes aux antibiotiques, au tout premier rang desquelles le Sarm. »

Selon une note du Centre d’analyse stratégique (novembre 2012), au moins 25 000 [PDF] patients décèdent chaque année en Europe d’une infection due à l’une des cinq bactéries multi-résistantes (BMR) les plus fréquentes.

Deuxième plus gros consommateur d’antibiotiques vétérinaires du continent, la France est logiquement parmi les plus touchés.

L’antibiorésistance est même « une maladie émergente », bien décrite dans ce reportage du Magazine de la Santé.

 

 

Focus sur l’antibiorésistance

Imaginez bien qu’en 2010, les élevages hexagonaux ont consommé 1 011 tonnes de médicaments, soit environ deux fois plus que les humains.

Les antibiotiques : la théorie... et la pratique

Parmi ce millier de tonnes d’antibiotiques, un peu moins de la moitié (44% [PDF]) est destinée aux porcs d’élevage. En théorie, uniquement pour les soigner : l’Union européenne a interdit en 2006 le recours aux antibiotiques pour stimuler la croissance des cochons comme cela se fait aux Etats-Unis.

« La France, ce n’est pas les Etats-Unis », assurent tous les vétérinaires spécialisés contactés par Rue89 :

« Quand un antibiotique est prescrit à un porc, c’est pour répondre à une situation sanitaire en évolution, qui se traduit généralement par des pertes d’animaux et des conséquences économiques importantes. »

Ou encore :

« Les antibiotiques, c’est comme pour nous, c’est pas automatique. »

Mais si les antibiotiques sont utilisés avec une telle parcimonie dans les élevages, s’ils sont sans risques pour leur santé ou la nôtre, pourquoi le gouvernement se serait-il engagé [PDF] fin 2011 à réduire de 25% leur utilisation sur les animaux ? Et le plan de prévention européen mis en place contre l’antibiorésistance en novembre 2011 ?

« Le Sarm ? Jamais entendu parler »

En déambulant dans les allées du Salon de l’agriculture, où la mauvaise foi est à l’honneur, Rue89 a interrogé Jean-Michel Serres, le président de la Fédération nationale porcine. Etrangement, il dit n’avoir jamais entendu parler du Sarm. Il appelle à la rescousse Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc, l’Interprofession nationale porcine :

« Je n’en ai jamais entendu parler.... Ou en tout cas, on a jamais rien détecté. On travaille avec l’Agence nationale de sécurité de l’alimentation [Anses] sur les antibiotiques et on a fait baisser leur utilisation de 20%. »

Il précise :

« Il n’y a pas de surconsommation de médicaments. On n’en donne que sur prescription, pas en prévention. »

Pas comme le nuage de Tchernobyl

L’Anses, justement, voit bien de quoi on parle quand on prononce le vilain acronyme de Sarm. Certains ingénieurs de l’agence ont participé à une étude européenne [PDF] sur la bactérie en 2009, et c’est celle-là même que Nicolino citait.

Tandis que nos voisins européens déclarent environ 45% de contaminations de porcs par le Sarm, la France n’en reconnait que 1,9% de cas.

Eric Jouy, ingénieur à l’Anses, nous explique ce résultat :

« Ce chiffre a été confirmé. Il peut paraître étonnant, mais l’étude indique aussi de grandes différences sur les modes d’élevage d’un pays à l’autre, ou les échanges d’animaux vivants entre les pays.

Certains s’étonnent que, comme le nuage de Tchernobyl, l’épidémie se soit arrêtée à la frontière. Mais avec la viande, il y a bien des frontières. »

Contamination

Résumons. D’après la communauté scientifique, et à supposer que ses chiffres soient exacts, la France a donc un taux de contamination par le Sarm minuscule, grâce à un profond respect de la législation en matière d’antibiotiques, et parce qu’elle n’échange pas de bêtes avec ses voisins.

Soit. Il n’empêche. La bactérie est bien présente dans notre assiette, ne serait-ce que parce que 35% du porc que nous mangeons vient de pays qui, eux, ont signalé des cas de Sarm animal.

D’après « Le porc par les chiffres », une brochure réalisée par l’Institut du porc, la moitié du cochon que l’on importe provient d’Espagne, le reste en grande partie d’Allemagne (17,1%). Des pays qui déclarent respectivement 46% et 43,5% d’élevages porcins contaminés.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 18:05

 

Info le Parisien

Scandale de la viande

Flunch, victime de viande avariée

 

Sébastien Ramnoux avec Jean-Marc Ducos | Publié le 01.03.2013, 06h48

 

La justice enquête sur une affaire de tromperie sur la viande de bœuf. Le groupe Castel est soupçonné d’avoir vendu des steaks avariés aux restaurants Flunch.

 

 

Châteaubriant (Loire-Atlantique), le 12 février. Une perquisition a eu lieu chez Castel Viandes. Les nombreux documents saisis sont en cours d’analyse.

Châteaubriant (Loire-Atlantique), le 12 février. Une perquisition a eu lieu chez Castel Viandes. Les nombreux documents saisis sont en cours d’analyse. | (PhotoPQR/« Ouest France »/Joel le Gall.)


Un nouveau scandale touchant la filière bovine risque d’éclater. Selon nos informations, depuis le 12 février, la société Castel Viandes, installée à Châteaubriant (Loire-Atlantique) et spécialisée dans la découpe de viande bovine, fait l’objet d’une enquête préliminaire pour « tromperie sur la qualité et falsification de documents ».
Elle a été ouverte par la procureur de Nantes. La justice soupçonne ce groupe familial, créé en 1963, de pratiques appelées « remballe » et d’avoir vendu de la viande avariée à des clients, notamment à des restaurants Flunch.

C’est un ancien cadre de Castel Viandes, licencié en 2008, qui est à l’origine de l’enquête. Directeur qualité de la société, il découvre le 1er décembre 2008 que, le samedi précédent, des employés ont été affectés à une opération de vente de steaks avariés. Les lots en question avaient fait l’objet un an auparavant d’une précédente tentative de remballe.

La viande a d’abord été envoyée à Auchan, qui l’a retournée. Contacté, Auchan « n’a pas souvenir de cette affaire ». Puis les lots ont été proposés aux restaurants Flunch qui les ont renvoyés à la suite de l’intoxication de certains de ses clients. Interrogé, Flunch « n’a pas souhaité donner suite ». La viande suspecte a été conservée dans un congélateur.

« J’avais ordonné à l’époque que cette viande soit détruite, explique Pierre H., l’ancien directeur qualité. Mais j’ai découvert que, dans mon dos, on avait tenté de la commercialiser! » Quand Pierre H. tente de contester ces pratiques, il est licencié sur le champ. « Pendant des années, j’ai eu peur des représailles, je n’ai pas osé porter plainte », explique l’ancien directeur de qualité, qui a finalement décidé de saisir les services vétérinaires nationaux fin 2012, ce qui a déclenché l’enquête judiciaire.

Castel Viandes nie les faits

Outre le problème de tromperie, la commercialisation de viande avariée peut aussi avoir des conséquences sanitaires : « La viande avariée ou altérée n’est pas forcément toxique, explique un médecin de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Mais des bactéries peuvent se développer, provoquant le plus souvent des allergies ou des vomissements. »

Chez Castel Viandes, on nie tout : « C’est une dénonciation calomnieuse d’un employé licencié, rétorque Véronique Viol-Lévesques, directrice générale du groupe. Nous avons porté plainte contre lui. Tout est faux et nous sommes certains que la justice le reconnaîtra. »

Mais l’affaire est prise très au sérieux. Le 12 février, une perquisition a lieu chez Castel Viandes : 67 gendarmes sont mobilisés, pilotés par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) et la brigade nationale vétérinaire. Une quantité impressionnante de documents est saisi, qui doivent désormais être analysés. Les enquêteurs ont aussi perquisitionné les bureaux de la direction départementale des services vétérinaires de Nantes, ainsi que le domicile de l’inspecteur vétérinaire chargé du contrôle de l’abattoir de Châteaubriant.

CARTE INTERACTIVE. En cliquant sur les icônes représentées sur la carte ci-dessous, découvrez les entreprises concernées ainsi que les pays touchés par le scandale de la viande de cheval.


Afficher Le scandale de la viande de cheval en Europe sur une carte plus grande

Le Parisien

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 17:07

 

 

Rue89 - Le grand entretien

28/02/2013 à 18h12
Pascal Riché | Redchef Rue89

  • « Le plus important, et je le dis à mes amis européens, ce ne sont pas les marchés financiers. » Entretien (sur un nuage) avec Ólafur Ragnar Grímsson, élu cinq fois à la tête du « laboratoire » islandais.

Björk n’était pas la seule star islandaise en tournée en France cette semaine. Le président du pays Ólafur Ragnar Grímsson, 69 ans, était en visite officielle, auréolé des succès islandais contre la crise, et du rôle qu’il a joué dans ce redressement spectaculaire, en décidant à deux reprises de consulter le peuple par référendum.

Il a rencontré mardi François Hollande pendant 35 minutes. Les deux hommes, raconte-t-il, ont parlé de trois sujets :

« La reprise économique en Islande et les leçons à en tirer, la coopération économique dans l’Arctique et l’expérience islandaise en matière de géothermie – qui assure 90% du chauffage des habitants –, et comment elle pourrait être développée en France. »

Le président islandais, qui en est à son cinquième mandat, est sur un petit nuage. Quatre ans après l’explosion des banques islandaises, son pays redémarre plus fort que la plupart des autres en Europe, et il vient de gagner une bataille devant la justice européenne. L’Etat islandais, a jugé la cour de l’Association européenne de libre-échange (AELE) fin janvier, était dans son droit quand il a refusé de rembourser les épargnants étrangers qui avaient placé leur argent dans ses banques privées.

 

Rue89 : Vous avez évoqué avec François Hollande les leçons à tirer du redressement Islandais. Quelles sont-elles ?

Ólafur Ragnar Grímsson : Si vous comparez avec ce qui s’est passé dans d’autres pays d’Europe, l’expérience réussie de l’Islande s’est avérée différente sur deux aspects fondamentaux.

Un eBook de Rue89 pour approfondir

Loin des représentations exaltées, « Comment l’Islande a vaincu la crise », de Pascal Riché, raconte une aventure politico-économique peu orthodoxe, riche en leçons pour les autres nations d’Europe. A acheter sur :

Le premier, c’est que nous n’avons pas suivi les politiques orthodoxes qui se sont imposées depuis trente ans en Europe et dans le monde occidental. Nous avons laissé les banques faire faillite, nous ne les avons pas renflouées, nous les avons traitées comme d’autres entreprises. Nous avons instauré des contrôles des changes. Nous avons essayé de protéger l’Etat providence, refusant d’appliquer l’austérité de façon brutale.

Seconde grande différence : nous avons très vite pris conscience que cette crise n’était pas seulement économique et financière. C’était aussi une profonde crise politique, démocratique et même judiciaire. Nous avons donc engagé des réformes politiques, des réformes démocratiques, et même des réformes judiciaires [un procureur spécial, doté d’une équipe, a été chargé d’enquêter sur les responsabilités de la crise, ndlr]. Ce qui a permis à la nation d’affronter le défi, de façon plus large, plus globale que la simple exécution de politiques financières ou budgétaires.

 

L’Islande compte 320 000 habitants. Ces politiques sont-elles exportables dans des pays plus grands, comme la France ?

D’abord, j’hésite toujours à donner des recommandations concrètes à d’autres pays, parce que j’ai entendu tant de mauvaises recommandations prodiguées au mien !

Ce que je peux faire, c’est simplement décrire ce que l’Islande a fait, et chacun peut en tirer ses propres leçons. Mais il est clair que nombre des choix que nous avons faits pourraient l’être dans d’autres pays. Par exemple, se garder d’une austérité trop stricte.

 

Vous avez pourtant suivi une politique d’austérité assez rude...

L’austérité « juste »
Le gouvernement a procédé à des coupes budgétaires, en préservant santé, éducation, aide sociale. Le pays s’est doté d’un impôt sur le revenu progressif – auparavant, il n’existait qu’un taux – et d’un impôt sur la fortune. Il a doublé l’impôt sur les plus-values. Entre 2007 et 2011, les impôts payés par les 10% les plus riches sont passés de 17% à 31% de leur revenu.

Bien sûr. Mais l’un des axes des politiques orthodoxes est de couper de façon agressive dans les dépenses sociales. Ce n’est pas ce que nous avons fait. Nous avons protégé les ménages les plus modestes.

L’approche large de la crise – politique et judiciaire – peut aussi être suivie dans d’autres pays que l’Islande. La mesure qui est impossible à appliquer en France ou dans d’autres pays de la zone euro, c’est évidemment la dévaluation de la monnaie.

 

Pour ce qui est de ne pas avoir sauvé les banques, l’Islande avait-elle vraiment le choix ? Et serait-ce possible de laisser des grandes banques européennes sombrer ?

Nos banques étaient importantes. Elles pesaient dix fois la taille de notre économie. Je ne dis pas que la taille ne compte pas. Mais si vous voulez parler en terme de taille, posez-vous la question : est-ce que le Portugal est un grand ou un petit pays ? Est-ce que la Grèce est un grand pays ou un petit pays ?

Pouvions-nous faire autre chose que laisser nos banques faire faillite, c’est un débat ouvert. Mais de toute façon, cela correspondait à un choix. Ces banques étaient privées : pourquoi des entreprises dans le secteur bancaire serait-elles traitées différemment de compagnies privées dans d’autres secteurs comme les technologies de l’information, Internet, les compagnies aériennes ? Ces entreprises sont tout aussi indispensables à nos sociétés, mais on les laisse faire faillite. Même les compagnies aériennes. Pourquoi les banques sont-elles traitées comme des lieux saints ?

 

La réponse traditionnelle, c’est que leur faillite peut en entraîner d’autres et mettre le système financier à terre : il y a un risque « systémique ».

Ça c’est l’argument avancé. Mais regardez ce qui s’est passé en Islande avec l’affaire Icesave. Le gouvernement britannique et le gouvernement néerlandais, soutenus par l’Union européenne, voulaient que le contribuable islandais rembourse les dettes de cette banque privée, au lieu de laisser le syndic de liquidation être responsable de ces dettes.

J’ai alors fait face à un choix : fallait-il soumettre la question au référendum ? Une armée d’experts et d’autorités financières me disaient : si vous autorisez les gens à s’exprimer, vous isolerez financièrement l’Islande pour des décennies. Le scénario catastrophe serait sans fin... J’étais devant un choix fondamental entre les intérêts financiers d’un côté, et la volonté démocratique du peuple de l’autre. Et je me suis dit : la partie la plus importante dans nos sociétés – et je le dis aussi à mes amis européens –, ce ne sont pas les marchés financiers. C’est la démocratie, les droits de l’homme, l’Etat de droit.

Quand nous sommes face à une crise profonde, que ce soit la crise islandaise, ou la crise européenne, pourquoi ne laisserions-nous pas l’élément le plus important de nos sociétés guider la voie à suivre ? C’est ce que j’ai fait. Nous avons organisé deux référendums. Et dès le premier trimestre après le référendum, l’économie a redémarré. Et depuis, ce redressement se poursuit. Maintenant nous avons 3% de croissance, l’une des plus élevée d’Europe. Nous avons 5% de chômage, l’un des taux les plus bas. Tous les scénarios de l’époque, d’une faillite du système, se sont révélés faux.

L’épilogue a eu lieu le mois dernier : la cour de l’AELE nous a donné raison. Non seulement notre décision était juste, était démocratique, mais elle était aussi juridiquement fondée. Mes amis européens devraient réfléchir à tout cela avec un esprit ouvert : pourquoi étaient-ils autant dans l’erreur, politiquement, économiquement et juridiquement ? L’intérêt de se poser cette question est plus important pour eux que pour nous, car ils continuent, eux, à lutter contre la crise et car ils s’appliquent à eux-mêmes certains des principes et des arguments qu’ils utilisaient contre nous.

Le service que peut rendre l’Islande, c’est donc d’être une sorte de laboratoire, qui aide les pays à réévaluer les politiques orthodoxes qu’ils suivent. Je ne vais pas dire à la France, la Grèce, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, faites-ci ou faites ça. Mais la leçon donnée par l’expérience de ces quatre dernières années en Islande, c’est que les scénarios alarmistes, assenés comme des certitudes absolues, étaient à côté de la plaque.

 

L’Islande est devenue un modèle, une source d’espoir pour toute une partie de l’opinion, spécialement chez la gauche anticapitaliste. Cela vous plaît-il ?

Ce serait une erreur que de voir notre expérience à travers cette vieille grille de lecture politique. En Islande, les partis de droite et de gauche ont été unanimes sur la nécessité de protéger le système social. Personne, à droite ou au centre, n’a défendu ce que vous appelleriez des « politiques de droite ».

 

C’est la voie nordique...

Oui, c’est la voie nordique. Et si vous regardez ce qui s’est passé dans les pays nordiques ces 25 dernières années, tous ont connu des crises bancaires : Norvège, Finlande, Suède, Danemark et enfin Islande, où nous avons toujours un temps de retard. Ce qui est intéressant, c’est que nos pays se sont tous redressés relativement vite.

 

Regrettez-vous d’avoir vous-même encouragé le développement de la banque dans les années 2000 ? A l’époque, vous compariez l’Islande à une nouvelle Venise ou Florence ?

Pendant la dernière décennie du XXe siècle et les premières années du XXIe siècle, des entreprises pharmaceutiques ou d’ingénierie, technologiques, bancaires se sont développées et ont procuré aux jeunes Islandais éduqués, pour la première fois de notre histoire, la possibilité de travailler sur une échelle globale, sans avoir besoin de quitter le pays.

Les banques faisaient partie de cette évolution. Elles se portaient bien. En 2006 et 2007, on a commencé à entendre des critiques. Je me suis demandé alors : que disent les agences de notation ? Elles dressaient pour les banques islandaises un très bon bulletin de santé. Les banques européennes et américaines faisaient toutes du business avec nos banques, et désiraient toutes en faire davantage !

Les agences de notation, les grandes banques, tout le monde avait tort. Et moi aussi. Ce fut une expérience coûteuse, que notre pays a payée très cher : nous avons connu une crise profonde, des émeutes... Nous nous en souviendrons longtemps.

Aujourd’hui, les gens continuent à écouter les agences de notation. Il faudrait leur demander : si vous vous étiez autant trompés sur les banques islandaises, pourquoi auriez-vous raison aujourd’hui sur le reste ?

 

Ce que vous appelez les « émeutes » ne fait-il pas partie de la nécessaire « approche politique » de la crise, que vous décriviez il y a un instant ?

Je ne dirais pas cela ainsi. L’Islande est une des démocraties les plus stables et sûres du monde, avec une cohésion sociale solide. Et pourtant, à la suite de la faillite financière, la police a dû défendre le Parlement jour et nuit, la Banque centrale, les bureaux du Premier ministre...

Si une crise financière peut, dans un laps de temps très court, plonger un tel pays dans une si profonde crise politique, sociale et démocratique, quelles peuvent être ses conséquences si elle survient dans des pays qui ont une expérience plus courte de stabilité démocratique ? Je peux vous dire que pendant les premières semaines de 2009, quand je me réveillais, ma crainte n’était pas de savoir si on retrouverait ou pas le chemin de la croissance. C’était de savoir si on ne vivait pas l’effondrement de notre communauté politique stable, solide et démocratique.

Mais nous avons eu la chance de pouvoir répondre à toutes les demandes des manifestants : le gouvernement est tombé, des élections ont été organisées, les directions de la Banque centrale et de l’autorité de surveillance des banques ont été remerciées, nous avons mis en place une commission spéciale pour enquêter sur les responsabilités, etc.

Cette idée, répandue dans les sociétés occidentales, que les marchés financiers doivent représenter la part souveraine de notre économie, et devraient être autorisés à grossir sans contrôle et dans la mauvaise direction, avec pour seule responsabilité de faire du profit et se développer... Cette vision est très dangereuse. Ce qu’a démontré l’Islande, c’est que lorsque ce système a un accident, cela a des conséquences politiques et démocratiques dramatiques.

 

Dans cette approche politique, un projet de nouvelle Constitution a été élaboré par une assemblée de citoyens élus. Il semble que le Parlement ne soit pas pressé de la voter avant les élections du 17 avril. Pensez-vous qu’elle restera mort-née ?

La constitution 2.0
Une assemblée de 25 citoyens élus a rédigé un texte, en s’appuyant sur les suggestions d’internautes. Un référendum a approuvé leurs travaux. Mais pour être adoptée, une révision constitutionnelle doit être votée dans les même termes avant et après une élection législative.

La Constitution actuelle a joué son rôle dans la crise : celui de tenir des élections, d’organiser des réferendums... Cela ne veut pas dire qu’elle est parfaite, elle peut être améliorée.

Avec la crise, le besoin de rénover notre système politique s’est exprimé. On a donc déclenché un processus de réforme constitutionnelle très innovant : une assemblée de citoyens a été élue, les citoyens ont été consultés par Internet... Mais selon moi, ils n’ont pas eu assez de temps : quatre mois seulement. Seuls des surhommes auraient pu faire un texte parfait en seulement quatre mois.

Ces derniers six mois, il y a eu au Parlement un débat, des propositions... Le Parlement va peut-être adopter certaines mesures, ou va peut-être s’entendre sur une façon de poursuivre le processus, ou va adopter une réforme plus complète. Nul ne le sait.

 

La dévaluation a aidé au redémarrage de l’Islande. L’idée de rejoindre un jour l’euro est-elle écartée à jamais ?

La couronne a été une partie du problème qui a conduit à la crise financière, mais elle a été aussi une partie de la solution : la dévaluation a rendu les secteurs exportateurs (pêche, énergie, technologies...) plus compétitifs, ainsi que le tourisme, bien sûr.

 


Les pays de la zone euro (Wikimedia commons)

 

Il y a une chose dont on n’a pas encore bien pris conscience dans les pays d’Europe continentale. Les pays du nord de l’Europe – Groenland, Islande, Grande-Bretagne, Norvège, Danemark, Suède...– n’ont pas adopté l’euro, à part la Finlande. Aucun de ces pays n’a rejoint l’euro.

Et comparativement, ces pays s’en sont mieux tirés, économiquement, pendant ces années qui ont suivi la crise de 2008, que les pays de la zone euro, Allemagne exceptée.

Il est donc difficile d’arguer aujourd’hui que l’adhésion à l’euro est une condition indispensable à la réussite économique. Pour ma part, je ne vois pas d’argument nouveau qui justifierait l’adhésion de l’Islande à l’euro.

 

Adieu la banque : où les jeunes Islandais ayant fait des études supérieures vont-ils être employés ?

Les banques, que ce soit en Islande ou ailleurs, sont devenues des entreprises très technologiques, employant de nombreux ingénieurs, informaticiens, mathématiciens. Elles ont détourné les talents des secteurs innovants, comme les hautes technologies ou les technologies de l’information.

Après la chute des banques, ces talents se sont retrouvés sur le marché du travail. En six mois, ils avaient tous été embauchés... Et les entreprises technologiques ou de design se sont développées très rapidement depuis trois ans. Des centaines de nouvelles compagnies ont été créées. Je suis heureux de constater que les jeunes générations ont répondu à la crise de façon très créative.

Morale de l’histoire, si vous voulez que votre économie soit compétitive sur le secteur des technologies innovantes, le fait d’avoir un gros secteur bancaire est une mauvaise nouvelle, même s’il est performant.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:42

 

 

Marianne - Jeudi 28 Février 2013 à 05:00

 

A l'instar des gainers, ces obèses bien décidés à le rester voire à prendre du poids, les banques ont elles aussi suivi un régime grosseur. Objectif: profiter de la couverture implicite des états sur les établissements systémiques, ces fameuses banques "too big to fail". Cette assurance représente un cadeau des contribuables de plusieurs dizaines de milliards d'euros .

 

Richard Drew/AP/SIPA
Richard Drew/AP/SIPA

«Nous bénéficions effectivement du ralentissement de l’économieEn vantant les bénéfices de sa banque devant un parterre d’investisseurs, 21,3 milliards d’euros en 2012, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, n’a sans doute pas bien mesuré la portée de ses déclarations. Elles ont tout du vendeur de canons contemplant ses caisses remplies par la boucherie d’une guerre des tranchées. Certes, ce ne sont plus les armes, mais la crise qui en Europe comme aux Etats-Unis, emporte les populations. Sur elles pèsent l’explosion du chômage, la baisse de la croissance, et, pire, le transfert de la dette des banques vers les Etats. Quant aux banques, à l’instar de JP Morgan, la vie est belle, elles prospèrent même grâce à la crise dont elles sont elles-mêmes à l’origine.
 

La banque de Jamie Dimon a même presque doublé son bilan. Elle a racheté la Bear Steam, grâce à des fonds publics. Au lendemain de la faillite de Lehman Brothers, elle a profité à plein du système de financement des banques organisé conjointement par l’Etat fédéral et la banque centrale Américaine. Cette stratégie de gonflement n’est pourtant pas propre à JP. Chez nous aussi, c’est cette voix qu’a choisi la BNP-Paribas, en absorbant la banque Fortis. Déjà considéré comme too big to fail, « trop gros pour faillir », et donc devant profiter des aides de l’Etat, le bilan de notre fleuron national pèse désormais une fois le PIB de l’hexagone. Plus qu’avant la crise…
 

A l'instar des gainers, ces obèses bien décidés à le rester voire à prendre du poids, les banques ont elles aussi suivi un régime grosseur. Car, aussi étonnant que cela puisse être, le principe du « too big to fail » imposant aux Etats de se porter au secours du système financier à conduit les banques à… grossir. 


Avec la crise, les banques déjà en surpoids sont devenues obèses

Mais le paradoxe n’est que d’apparence, comme nous le révèle une récente étude de Bloomberg. Et en passant, l’agence d’information financière révèle l’ampleur du hold-up réalisé par les banksters depuis la crise.
 

On a compris que sous peine de déflagration de l’économie, les contribuables via les Etats ont été obligés de venir en aide aux banques… Problème, cette assurance s’est faite sans contrepartie : pas de prime à payer. Cette dérogation au principe fondateur de la finance se traduit par une aubaine pour les banques. Sans ce transfert du risque vers les Etats, les investisseurs percevraient les banques comme plus fragiles et les soumettraient donc à une prime de risque.

Selon les calculs de deux chercheurs, Kenichi Ueda du Fonds Monétaire International et Beatrice Weder di Mauro, de l'Université de Mayence, pour chaque dollar emprunté, les banques américaines devraient payer un surcroît de 0,8 %. Résultat, en assumant ce risque « systémique », sans le refacturer, l’Etat fédéral fait un cadeau de 83 milliards de dollars aux banques, selon l’étude précitée.

Pour JP Morgan, cette police mangerait la totalité de son bénéfice annuel. Idem, chez nous, selon, cette fois, les calculs de la New Economics Foundation. La prime « due » et non versée représentait en moyenne sur les dernières années, les ¾ des bénéfices de BNP-Paribas ou leur totalité chez Société Générale. Quant à la BPCE, ce sont 24 milliards d'euros, que la banque aurait dû verser à l'Etat pour sa protection.... 

 

Extrait du rapport de Gunther Capelle-Blancard et Jézabel Couppey-Soubeyran
Extrait du rapport de Gunther Capelle-Blancard et Jézabel Couppey-Soubeyran

Mais, peut-être, les banques payent-elles cette assurance via leurs impôts ordinaires ? La réponse est non, comme l’ont montré les deux universitaires Gunther Capelle-Blancard et Jézabel Couppey-Soubeyran, dans un rapport publié en annexe d’une publication du Conseil des prélèvements obligatoires et dont Marianne s'est fait l’écho. L’impôt sur les sociétés qui pèse sur les banques commerciales de l’hexagone. Entre 2002 et 2009, ensemble, ces établissements avaient un taux implicite d’imposition de 8 %, soit 4,5 fois moins que ce que paye la PME du coin, et presque 5 fois moins que ce qu’elles payaient sur la période 1988-1994.
 

Comme un léger problème, puisqu'aux Etats-Unis, comme en Europe, 100 % des bénéfices des banques ne seraient rien d’autre qu’un gigantesque cadeau des contribuables…

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:58

 

Agoravox - par Detoxinfo.fr (son site) mercredi 27 février 2013

 

Vous voulez savoir qui est le célibataire français qui déclare le plus au fisc ? Ou bien encore admirer la résidence où est rédigée la plus grosse feuille d’impôt ? Facile grâce aux efforts conjugués de l’INSEE et de Google ! Une bourde dont personne ne s’est vraiment aperçu à l’Institut mais qui n’est pas passée à côté de nombreux petits malins de l’informatique et du marketing qui se sont dépêchés d’en faire leurs choux gras. C'est un peu comme si ces derniers avaient la liste des gagnants du loto sur dix ans ...

Selon le Canard enchaîné à paraître le 27 février, le vénérable Institut national de la statistique et des études économique (INSEE) vient de commettre une belle bévue qui va sans nul doute susciter un certain émoi chez les plus riches d’entre nous.

Dans le cadre de l’opération « Open Data », l’INSEE a mis le 23 janvier dernier sur son site internet le moyen de briser le secret fiscal d’une partie significative de la population française. Grâce à Google et sans s’en rendre vraiment compte.

Tout se déroule à travers un croisement de données de l’INSEE, délivrées désormais à travers la « plateforme française d’ouverture des données publiques », dite Open Data, et les très pratiques services Google : Google Earth et Google Map.

 

Comment cela fonctionne-t-il ? Il suffit de cliquer sur l’onglet « données carroyées » et de choisir dans ce quadrillage de la France proposé par l’INSEE les « carreaux » 200 mètres par 200 mètres.

Dès lors on apprend qu’il y a près de 270.000 de ces carreaux sur lesquels il n’y a une seule résidence (secondaire ou principale). Ensuite, en affinant la recherche on sait qu’il y a environ 62.000 parcelles auxquelles ne sont rattachés qu’un seul individu.

Ensuite, il est aisé de savoir quel est le foyer fiscal composé d’un seul individu, seul dans une parcelle ayant le revenu le plus élevé.

OLIVERAIE DANS LE VAUCLUSE

Comme l’INSEE donne généreusement les données de localisation de la-dite parcelle, on peut savoir vite fait qui est l’heureux élu. Google Map est là pour ça : avec le fond d’image satellite, c’est sûr : il n’ y a qu’une seule habitation à cet endroit !

 

 

Avec l’INSEE, nous savons désormais que le célibataire déclarant le plus haut revenu (1,745 million d’euros) habite dans le Vaucluse (une belle oliveraie, merci Google) !

Autre exemple : la parcelle qui a le plus haut revenu fiscal « median par unité de consommation », 39 millions quand même, se situe dans les Yvelines. Un coup de Google et hop ! on trouve le nom de la rue et du contribuable. On ne vous donne pas le nom mais c’est un céréalier qui a commencé dans le métier avec 113 hectares de bonnes terres bio …

 

 

A qui ces fuites, « leaks » comme on dit de nos jours, vont-elles profiter le plus ? En premier lieu à des sociétés de « Data Mining » (fouilles de données qui permettent de mieux (ou très bien) connaître les prospects, les clients).

Voici le lien pour entrer sur les données Insee :

http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?reg_id=0&ref_id=donnees-carroyees&page=donnees-detaillees/donnees-carroyees/donnees-carroyees-200m.htm

Et celui pour utiliser Google :

https://maps.google.fr/maps/ms?msa=0&msid=200551752597097600342.0004d59f9849d475a5204

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 21:25

 

Rue89 -Question qui tue 27/02/2013 à 10h45

Sophie Caillat | Journaliste Rue89

 

 

Au Salon de l’agriculture, par terre, cette note sur ce qui y nourrit les bêtes. Ça dit : « OGM. » Le patron de l’interprofession bétail et viande feint d’ignorer.

Au Salon de l’agriculture, tout est bon pour nous faire oublier qu’il y a seulement deux semaines, le mangeur de lasagnes préparées découvrait qu’on lui avait fait passer du cheval pour du bœuf.

Le « horsegate » est derrière nous, veut croire la filière viande, rassurée par les annonces de François Hollande en ouverture du Salon : le Président souhaite un « étiquetage obligatoire » sur les viandes des plats cuisinés. Mais comme il faut l’autorisation de Bruxelles, et que cela prendra un an et demi, on en restera pour le moment à un étiquetage volontaire.

Voir le document

(Fichier PDF)

 

« On va sortir par le haut de cette crise, on va prendre les devants et dire qu’on n’a rien à cacher », se félicite Dominique Langlois, le patron d’Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande. Malheureusement pour lui, avec mon complice Xavier Denamur, le restaurateur en lutte contre la malbouffe, nous avons fouiné dans les allées du Salon et découvert, négligemment laissé par terre, le détail de ce qui nourrit le bétail, en plus de la belle herbe fraîche de nos prairies.

Nous lui avons posé la question qui tue, sans imaginer qu’il oserait une telle mauvaise foi.

 

 

Ce digne successeur de Jacques Borrel feint d’ignorer que la France importe plusieurs millions de tonnes de tourteau de soja, pour fournir à notre bétail sa ration de protéines.

« Du non OGM, on en produit de moins en moins »

Poursuivant notre chemin dans les halls de la porte de Versailles, nous sommes allés voir son homologue pour la filière cochon, Jean-Michel Serres. Bizarrement, hors caméra, le président de la Fédération nationale porcine n’est pas si langue de bois :

« L’essentiel du tourteau de soja est OGM, sa croissance est presque exponentielle. Du non OGM, on en produit de moins en moins. »

Une fois qu’il s’est félicité que la France, « grâce au colza, importe moins de protéines qu’ailleurs, 40% au lieu de 70% en moyenne en Europe », il nous livre cette anecdote révélatrice :

« J’ai discuté avec Carrefour qui était intéressé pour avoir de la viande non OGM, et me proposait 2 centimes supplémentaires par kilo si je nourrissais mes porcs avec du soja non OGM. Mais ça me coûtait 3 ou 4 centimes en réalité, donc j’ai refusé. Je ne vais quand même pas payer de ma poche pour la grande distribution. »

En attendant, le consommateur français ingurgite de la viande nourrie aux OGM sans avoir le droit d’être au courant.

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