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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 17:12

 

kokopelli

 

L’Association Kokopelli a décidé de présenter “ Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri ”, – un article d’investigation concernant l’organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre – car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n’avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.

Par la même occasion, nous dénonçons tout autant l’opacité de l’organisation Change.org qui, elle aussi, a mis en ligne une pétition concernant Kokopelli sans notre accord (2). Ces sites pétitionnaires sont une gigantesque farce : Dominique Guillet, en utilisant une fausse adresse e-mail et un pseudonyme, a lancé une parodie de pétition adressée au directeur de Change.org pour demander que la pétition pour sauver Kokopelli soit supprimée ! (3) Cela prouve amplement le niveau de non-sécurisation de Change.org - une organisation basée à San Francisco, employant plus de 100 salariés et mettant en ligne 500 nouvelles pétitions tous les jours. La première question fondamentale que l’on doive se poser : quels sont les gentils financiers qui rémunèrent plus de 100 salariés chez Change.org ? L’un de ces gentils financiers est l’incontournable milliardaire prédateur George Soros, évoqué dans l’article de Dominique sur Avaaz, car Change.org fait partie de Media Consortium, un pseudopode de l’empire Soros. Change.org et Avaaz partagent de la même opacité quant à leurs finalités intrinsèques ; d’ailleurs, Ben Wikler, le directeur de campagne d’Avaaz vient de devenir le vice-président et directeur exécutif de Change.org.

Quel est l’objectif réel de toutes ces pétitions – prétendument destinées à sauver Kokopelli – dont le premier effet collatéral est de semer le doute, dans le public, quant à notre capacité de continuer notre travail de libération des semences et d’exister ?

Nous remercions tous les amis de Kokopelli de faire circuler ce présent communiqué.

(1)http://www.avaaz.org/fr/petition/Que_la_justice_revienne_sur_la_decision_prise_contre_Kokopelli
(2)http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-condamnation-de-kokopelli
(3)http://www.change.org/fr/petitions/ben-ratray-et-les-responsables-de-change-org-faites-stopper-la-petition-concernant-l-association-kokopelli
(4)http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012
 

L’organisation Change.org nous a demandé de publier un droit de réponse. Nous ne souhaitons pas encombrer notre site avec une telle littérature et nous renvoyons les personnes intéressées à l’intégralité de ce droit de réponse publié dans les commentaires du site Wikistrike. (1) Ce n’est pas le propos de Kokopelli d’analyser le système de fonctionnement de cette organisation et nous allons nous en tenir, pour le moment, aux affirmations des dirigeants de la branche française selon lesquels toute cette masse salariale est prise en charge par “la publicité sous forme de pétitions sponsorisées, semblables aux vidéos sponsorisées sur YouTube, aux liens sponsorisés sur Google ou aux tweets sponsorisés sur Twitter”.

Quant à l’affirmation du directeur de campagne de  Change.org/France selon laquelle « notre activité, c’est le bien social », nous tenons à informer tous les militants et activistes qu’en date du 25 octobre 2012, le périodique en ligne Huffington Post (2) a publié un très long article, sous la plume de Ryan Grim, stipulant que des documents internes, et strictement confidentiels, ont été « libérés » par un salarié de Change.org – qui a été subséquemment et très rapidement remercié par l’organisation. Selon ces documents, Change.org modifie totalement sa politique d’entreprise à compter du 24 octobre 2012 et cette modification drastique ne doit être connue ni du grand public ni de la presse. Il est précisé par exemple que « Nous n’avons pas prévu de prendre des mesures afin d’informer  les utilisateurs quant à notre nouvelle conception/mission/vision ou quant à nos nouvelles orientations de publicités ». Dans l’un des documents consacrés à des questions/réponses types, on peut lire le passage suivant : « Question : qu’en est-il de toute publicité visant à promouvoir des campagnes contre l’avortement, pour l’armement des citoyens ou pour la déstabilisation des syndicats ? / Réponse : nous sommes ouverts à toute organisation représentant tous les points de vue y compris ces points de vue avec lesquels nous sommes personnellement (et fortement) en désaccord ».  Sans commentaires. Nous renvoyons les intéressés anglophones à l’article fort bien documenté de Ryan Grim.

La question fondamentale  peut donc encore se poser – pour tous ceux qui persistent à croire que de gentillettes pétitions puissent nous aider à neutraliser les prédateurs psychopathes : Change/org au service de quel bien social ?

Dominique Guillet.

 

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 17:07

 

 

lesechos.fr

  Par Les Echos | 24/07 | 15:23

Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».

 

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles. - SoeS
Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles. - SoeS

La contamination par les pesticides des cours d’eau en France est « quasi généralisée », les grandes régions agricoles ou viticoles du bassin parisien, du nord et du sud-ouest étant les plus touchées, indique le Commissariat général au Développement durable. « La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en Outre-mer », écrit le Commissariat dans une note « indicateurs et indices » datée du 22 juillet et consultable sur le site du ministère de l’Ecologie .

 

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l’amont du Rhône et la Martinique. « Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agriculture peu intensives », soit le quart sud-est de la France et l’Auvergne, écrit le Commissariat.

 

Soes
Soes

En 2011, sur les 176 secteurs hydrographiques (découpage géographique par bassins versants des rivières) surveillés en France métropolitaine, 63 présentaient une concentration moyenne annuelle supérieure à 0,5 microgramme par litre, soit le seuil au-delà duquel l’eau est jugée « impropre à la consommation humaine ». En Outre-mer, sept secteurs sur 12 dépassaient ce seuil.

Plus de 20 pesticides différents

Dans les zones de grandes cultures comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les nappes souterraines semblent, elles, moins contaminées que les cours d’eau, et en 2011, quatre de l’ensemble des 176 aquifères surveillés présentaient une concentration totale supérieure à 0,5 microgrammes, notamment la nappe de Beauce (région parisienne) ou dans le Vaucluse.

En dehors des nappes sous couverture argileuse ou de montagne qui sont les plus préservées, « le reste du territoire montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible avec des concentrations inférieures à 0,1 microgramme par litre », écrit le Commissariat général au Développement durable. La situation est bien moins bonne en Outre-mer et notamment en Martinique où 70% des nappes dépassaient le seuil de 0,5 microgramme.

Source AFP

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 13:59

 

Rue89

  à lire sur NYTimes.com (en anglais) 23/07/2013 à 11h24

Signalé par Pascal Riché

 

 

Il est des fraudes quasiment indolores. Par exemple, si quelqu’un prélevait sur chaque canette de soda une fraction de centime, le consommateur ne s’en rendrait pas compte. Mais lui s’enrichirait chaque année de centaines de millions d’euros.

Eh bien ce quelqu’un existe, rapporte le New York Times. Il s’agit de Goldman Sachs, gigantesque banque d’affaires américaine dont la transparence est inversement proportionnelle à la taille. Selon le quotidien new-yorkais, Goldman Sachs et quelques autres acteurs financiers manipulent le marché de l’aluminium à leurs profits.

Les journalistes du quotidien ont constaté que Goldman stockait dans ses 27 entrepôts à Detroit, dans le Michigan, des barres d’aluminium achetées par ses clients. Chaque jour, une noria de camions dépose des barres d’alu de 700 kilos dans certains entrepôts, et les charge dans d’autres. Pourquoi ce manège ? Pour contourner la réglementation sur le marché de l’aluminium, selon le New York Times. En déplaçant les barres d’un entrepôt à l’autre, Goldman réduit artificiellement le temps de stockage pour chaque barre.

Selon le New York Times, la manipulation de Goldman et d’autres acteurs aurait ainsi coûté depuis trois ans plus de 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) aux consommateurs et aux industriels (constructeurs automobiles, etc.). Et elle ne concernerait pas que l’alu : les acteurs des marchés de matières premières (pétrole, céréales, coton...) cherchent toutes les failles de la réglementation pour optimiser leurs marges financières.

Goldman a acheté la compagnie de stockage Metro International Trade Services, qui gère les entrepôts de Détroit. Un quart du marché passe par elle. Avant ce rachat, les clients de Metro attendaient en moyenne six semaines avant d’être livrés en aluminium. Aujourd’hui, ils attendent plus de seize mois !

Ce délai fait monter artificiellement le cours de l’aluminium sur le marché. Coca-Cola et d’autres industriels évitent les entrepôts de Detroit, mais payent quand même leur aluminium plus cher, à cause de l’impact de ces délais sur les marchés.

Pourquoi les norias de camions ? Tout simplement parce que la règlementation industrielle interdit de stocker indéfiniment du métal. C’est ainsi qu’au moins 3 000 tonnes sont inutilement déplacées chaque jours d’un entrepôt à l’autre.

Goldman Sachs argue qu’il respecte la règlementation, notamment celle du London Metal Exchange. Au départ, Metro International avait attribué l’augmentation de ses délais à des problèmes logistiques (pénurie de conducteurs de camion, bureaucratie croissante liée au traçage des barres, par exemple). Mais l’enquête du New York Times montre qu’il n’en est rien : ces retards sont organisés par Goldman Sachs pour peser sur le marché et enrichir un peu plus la banque d’affaires.

« Tout ceci pourrait prendre fin si le conseil de la Réserve fédérale refusait d’accorder des autorisations permettant à Goldman and Morgan Stanley de prendre des participations importantes dans des affaires non-financières », conclut le quotidien. Mais la Fed ne semble pas en prendre le chemin, ajoute-t-il.

Lire sur NYTimes.com (en anglais)

 

 

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:56

 

 

Rue89

 

Internet à deux vitesses 19/07/2013 à 19h29
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

Décidément, l’année 2013 n’aura pas été faste pour l’Internet tel qu’il avait été pensé par ses géniteurs : libre, anonyme et égalitaire.

Le quotidien économique allemand Handelsblatt affirme être en possession d’un document prouvant la volonté de la Commission Européenne d’enterrer la neutralité du Web.

La proposition, téléguidée par la commissaire européenne chargée de la société numérique, Neelie Kroes, vise à laisser libres les opérateurs Télécom de décider de la bande passante qu’ils désirent allouer aux sites internet.

Jérémie Zimmerman, cofondateur de l’organisation de défense des droits etlibertés des internautes La Quadrature du Net, réagit vivement :

« C’est un habillage très subtil, qui n’en détruit pas moins la neutralité du Net. En autorisant la limitation des données et les deals sur la qualité du trafic, on ne fait pas de discrimination, mais on n’interdit pas la discrimination. »

Un principe indissociable de l’Internet

Le neutralité du Web est un principe qui signifie que les opérateurs de Télécom n’ont pas le droit de discriminer les contenus ou la vitesse de leur diffusion, se cantonnant au rôle de simple transmetteur d’information.

Le Conseil de l’Europe l’avait définie ainsi en septembre 2010 :

« Les utilisateurs doivent avoir le meilleur accès possible au contenu en ligne, aux applications et aux services de leur choix – qu’il soit ou non gratuit – en utilisant le périphérique qui a leur préférence.

Un tel principe général, communément appelé neutralité du net, doit être appliqué sans tenir compte de l’infrastructure ou du réseau utilisé pour se connecter à Internet. »

Ce principe est si fondateur de l’identité d’Internet que plusieurs pays – le Chili, la Slovénie et les Pays-Bas – l’ont même codifié dans leur législation. L’Union Européenne avait fait un pas dans ce sens avec l’amendement 138 du « Paquet Télecom ».

Adopté en première et deuxième lecture par le Parlement européen, il a finalement été abandonné au profit d’une simple déclaration en faveur de la neutralité.

Vers un Internet à deux vitesses

La neutralité est confrontée à un obstacle inattendu : la Toile est saturée – on parle de « congestion du réseau ». A titre d’exemple, l’entreprise californienne Cisco prévoit que le trafic vidéo aura doublé d’ici 2017 ; à titre d’exemple, Youtube est aujourd’hui consulté 4 milliards de fois par jour.

La réponse des fournisseurs d’accès Internet repose sur la logique suivante : qui dit plus de trafic dit de plus grosses infrastructures, donc des coûts qui augmentent. Des coûts qu’ils ne peuvent pas prendre en charge, et qu’ils veulent reporter sur les gros fournisseurs de contenus.

On pourrait presque se laisser séduire par l’idée de faire payer les mastodontes du Net. Sauf que le projet de la Commission précise que les négociations portent sur le « traitement des volumes de données » ou « la transmission de trafic ». Il n’est donc pas question ici de taxer, mais bien de négocier la priorité sur la bande passante.

On voit venir le loup : un Internet à deux vitesses, où les sites qui ont les moyens s’achèteront la priorité et le luxe de la vitesse, tandis que les autres prendront les miettes, où les internautes enragés pourraient être bridés une fois la limite de trafic atteinte.

Un boulevard ouvert aux poids lourds du Net

Imaginons par exemple que Youtube négocie un contrat avec Orange et pas avec Free. Les abonnés du premier pourraient accéder facilement aux vidéos, tandis que les abonnés du second rencontreraient des difficultés de visionnage.

Imaginons encore que le contrat qui lie Orange avec Youtube soit plus important que celui qui le lie avec Dailymotion. Les vidéos du premier seraient accessibles plus aisément que celles du second, risquant de fait d’étrangler concurrent français.

Un rapport [PDF] de la direction générale du Trésor évoquait le bouleversement de l’équilibre économique des fournisseurs de contenus si l’on venait à prioriser la bande passante. Les risques :

  • seuls les acteurs puissants seraient capables de payer des redevances élevées pour que leurs flux soient prioritaires ;
  • une hausse des prix d’accès aux services en ligne due à l’appauvrissement de la concurrence ;
  • « l’oligopolisation » du marché : les opérateurs Télécoms investiraient finalement eux-même dans le secteur des contenus et donneraient la priorité à leurs propres contenus, plutôt que ceux des concurrents.

L’offensive des opérateurs Télécom

Le géant allemand Deutsche Telekom a été le premier à lancer la charge en annonçant en avril dernier sa volonté de réduire la vitesse d’internet de ses abonnés, une fois la limite de données mensuelle atteinte. Ceux qui veulent surfer plus rapidement (ou retrouver le niveau du début du mois) devront payer.

En France aussi la neutralité du Web vacille. Le fournisseur d’accès à Internet Free et Youtube ne s’entendent plus très bien depuis plusieurs mois. A l’origine du litige : la décision de Free de brider le flux des vidéos Youtube à ses abonnés. L’entreprise française estime que les vidéos du site racheté par Google sont gourmandes en bande passant,e et que Youtube devrait donc payer pour cette mobilisation importante des moyens de Free.

Le vrai problème ici, c’est que les abonnés de l’opérateur sont discriminés dans leur accès aux contenus par rapport aux abonnés des autres opérateurs.

Le saut périlleux de Neelie Kroes

 


Neelie Kroes, le 17 septembre 2007 (VIRGINIA MAYO/AP/SIPA)

 

Ces illustrations rappellent surtout combien la neutralité est fragile face à la monétisation à marche forcée du Web. Neelie Kroes avait pourtant pris ses fonctions en affirmant l’inviolabilité du principe. Jérémie Zimemrman :

« Le jour où elle est entrée en fonction, elle avait fait des déclarations dithyrambiques sur la neutralité.

Ensuite, le Parlement lui a donné six mois pour mener une enquête sur le sujet lors du Paquet Télécom de 2009. Elle en a pris dix-huit, pour rendre une étude complètement creuse de douze pages seulement. »

Une preuve du lobbying forcené que mènent les opérateurs selon le fondateur de l’ONG.

En France, le débat est avancé mais reporté

L’état actuel des législations en Europe laisse planer le doute sur l’avenir de la neutralité. Les textes mettent l’accent sur la transparence des opérateurs, plus que sur la mise en place de garde-fous effectifs. Jérémie Zimmerman :

« La logique des législateurs est basée sur une logique de concurrence : avec plus de transparence, les abonnés seront conscients des deals et conditions de leur opérateur, et choisiront donc eux-mêmes. »

En France, l’état du débat est assez « assez avancé », et le respect de la neutralité faisait partie des promesses du candidat Hollande. Il aura tout de même fallu six mois à Fleur Pellerin, la ministre chargée de l’Economie numérique, pour mettre en place une « simple table ronde ».

Finalement, une « grande loi » est prévue à l’horizon 2014, mais le porte-parole de la Quadrature du Net affirme ne « pas avoir la moindre idée de ce qu’on trouvera dedans ». Alarmiste, il rappelle que « toute restriction d’accès à Internet est une entrave à la liberté d’expression ».

 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 17:16

 

 

Médiapart

|  Par Agathe Duparc

 

 

Arrêté le 5 juillet, le financier est toujours détenu à Berne, inculpé pour espionnage économique. Le procureur général de la Confédération se défend de vouloir « faire un exemple » même si les vols de données bancaires se multiplient, devenant le pire cauchemar des banques suisses.

 

Genève, de notre correspondante

Et maintenant que peut-il se passer ? Arrêté le 5 juillet, sur ordre du ministère public de la confédération helvétique (MPC), Pierre Condamin-Gerbier, l’ex-directeur de Private Office Reyl (le “family office” de la banque Reyl & Cie) est depuis treize jours en détention préventive à la prison régionale de Berne, comme Mediapart l'a révélé. 

 

Pierre Condamin-Gerbier 
Pierre Condamin-Gerbier© dr

Visé par une instruction pénale ouverte par le ministère public de la confédération (MPC), entre autres, pour « service de renseignements économiques » (article 273 du code pénal suisse), il bénéficie des services d’un avocat commis d’office. Sa famille n’a reçu aucune information, si ce n’est la consigne très stricte de ne communiquer avec aucun média, le temps que les enquêteurs procèdent à certains actes.

Le MPC a tout fait pour garder secrète, le plus longtemps possible, la nouvelle de cette arrestation auprès des médias. Un journaliste qui avait eu l’information en primeur s’est vu répondre que cela devait rester « sous embargo ». Les enquêteurs cherchaient alors à établir si Pierre Condamin-Gerbier avait des complices et s'il avait pu remettre des documents à une tierce personne. 

L’ancien banquier avait été discrètement arrêté sur les bords du Léman par deux policiers le 5 juillet, deux jours après son audition par la commission d'enquête parlementaire dite Cahuzac. Il a ensuite été conduit dans son appartement de Saint-Prex (canton de Vaud) qui a été longuement perquisitionné. Les enquêteurs auraient alors mis la main sur de la documentation et sur un ordinateur appartenant à la banque Reyl & Cie. Il a été ensuite transféré à la prison régionale de Berne.

Une protection consulaire lui a été proposée puisqu'il est ressortissant français, mais l'ancien banquier aurait décliné cette offre pour une raison encore obscure. Selon la Convention de Vienne sur les relations consulaires du 24 avril 1963, cette protection prévoit que le consul puisse se rendre en prison pour rencontrer le prévenu et s'assurer des conditions de sa détention.

Mediapart a appris de source judiciaire que le procureur fédéral chargé de l'affaire est Carlo Bulletti. Ce magistrat est aussi en charge du dossier Falciani. C'est lui qui avait rencontré dans le plus grand secret en février 2012 (avec sa collègue Laurence Boillat) l'ex-informaticien de HSBC, pour discuter d'une éventuelle «procédure simplifiée». 

Sollicité le ministère public de la confédération refuse de confirmer. « S'agissant de la direction de la procédure en question, veuillez prendre note que nous avons pour principe de ne pas fournir de noms de nos collaborateurs, ni d’avocats d’ailleurs. Compte tenu du secret de l’instruction et de fonction, je ne suis pas en mesure de répondre à d’autres questions pour le moment », répond sa porte-parole Jeannette Balmer. 

Elle précise par ailleurs « que, selon la loi suisse, la détention provisoire n’est pas limitée à une certaine durée. Cependant, un tribunal indépendant examine à intervalles réguliers (en général tous les trois mois) si les conditions de la détention provisoire sont toujours réunies ».

Mercredi 16 juillet, dans une interview accordée au journal Le Temps, le procureur général de la Confédération, Michael Lauber, a précisé que l’enquête menée à Berne n’avait pas été ouverte sur la seule base de la plainte pour « vol, falsification de document (faux dans les titres) et violation du secret professionnel et commercial », déposée le 17 juin dernier par Reyl & Cie. Comme c’est l’usage pour l’article 273, le Conseil fédéral (gouvernement) a préalablement donné son accord, ce qu’il ne refuse en général pas, afin de ne pas être soupçonné d’intervenir dans le cours de la justice.

Michael Lauber s’est défendu d’avoir voulu « faire un exemple », dans un contexte où les vols de données bancaires se multiplient, devenant le pire cauchemar des banques suisses. Le dernier communiqué du ministère public de la confédération, daté du 28 juin, porte justement sur l’une de ces affaires qui, elle, a été rondement menée. 

Il s’agit du cas d’un informaticien allemand de la banque Julius Baer & Cie, à Zurich. Arrêté en Suisse, il a avoué avoir copié, en 2011, des données de clients de cet établissement  et en avoir vendu une partie aux autorités fiscales allemandes par le biais d'un intermédiaire à Berlin. Le MPC vient de transmettre son acte d’accusation au Tribunal pénal de Bellinzone. Lui aussi était poursuivi pour « services de renseignement économiques » (art. 273). Il fait l'objet, à sa propre demande, d'une exécution anticipée de sa peine depuis le 1er mars 2013.

PGC : « Une affaire extrêmement politique »

 En 2008, la justice fédérale avait été sévèrement pointée du doigt pour ne pas avoir mis en détention préventive Hervé Falciani (lire ici notre entretien avec Hervé Falciani). Le 22 décembre 2008, à l’issue du premier interrogatoire, la magistrate en charge du dossier avait laissé repartir l’informaticien de HSBC, avec de vagues engagements. « Les errements tactiques du dossier Falciani », décortiqués dans un article du Temps, avaient semé la discorde au sein des autorités de poursuites pénales de la Confédération. 

Qu’en sera-t-il pour Pierre Condamin-Gerbier ? Plusieurs avocats contactés par Mediapart estiment que les scénarios sont ouverts. En Suisse, le code de procédure pénal ne prévoit aucune limite en matière de détention préventive, si ce n’est l’obligation de faire prolonger cette détention devant le tribunal des mesures de contraintes, avec des arguments pertinents.

Or dans le cas de l’ex-banquier français, le risque de fuite est évident. « La justice suisse est bien consciente du fait qu’en France, ce monsieur est une source potentielle très intéressante, entendue par des parlementaires et des juges. Le risque de fuite est donc majeur », constate un juriste qui souhaite rester anonyme.

Les défenseurs de Pierre Condamin-Gerbier pourraient déposer une demande de libération auprès du tribunal des mesures de contraintes, en proposant des « mesures de substitution » : assignation à résidence, avec obligation de se présenter régulièrement au poste de police, bracelet électronique ou encore caution.

Selon l’avocat genevois Pascal Maurer, même l’article 273, qui constitue un délit et non un crime, peut justifier le maintien en détention jusqu’à la tenue d’un procès. « La France n’extrade pas ses nationaux et le MPC est un peu échaudé par le fait que l’extradition de Falciani ait été refusée par les Espagnols », explique-t-il. Il reconnaît cependant que « l’affaire est extrêmement politique ». La justice pourrait ainsi prendre le risque de libérer Pierre Condamin-Gerbier et de le voir immédiatement traverser la frontière. « Une fois que les procédures ont été initiées. Il est tout à fait possible d’imaginer la tenue d’un procès en Suisse en l’absence du prévenu », indique-t-il.

L'avocat François Canonica insiste sur le fait que, malgré toutes les pressions exercées sur la Suisse, le secret bancaire reste « un label helvétique encore imprimé dans l’inconscient collectif, même une tradition culturelle » et « le violer est toujours considéré comme une infraction extrêmement grave », ajoute-t-il.

Le ton monte entre la Suisse et la France. Jeudi 18 juillet dans la soirée, Le Temps, faisait état d'une «lettre au ton très ferme» de l'ambassade suisse envoyée à Paris, en réponse aux critiques de Charles de Courson publiées dans ce même journal le 15 juillet.

Le quotidien fait, par ailleurs, état d'un échange de notes diplomatiques. Mercredi, l'ambassade de France à Berne avait demandé des explications sur le lieu de détention de Pierre Condamin-Gerbier qui ne lui avait pas été communiqué. Les Suisses ont répondu que ce dernier avait refusé la protection consulaire, et que ceci expliquait cela. Joint par Mediapart, l'ambassade Suisse en France a confirmé l'envoi de ces deux courriers.

 

Assemblée nationale, mercredi 17 juillet. 
Assemblée nationale, mercredi 17 juillet.

Ce même mercredi 17 juillet, des députés et sénateurs de plusieurs partis adressaient une lettre au premier ministre lui demandant d'intervenir après l'incarcération du financier. Dans une conférence de presse avec le journaliste Antoine Peillon et Mediapart, ils insistent sur l'extrême urgence de lutter contre la fraude fiscale (article à lire ici).

Dans la presse helvétique, l'ancien de Reyl& Cie continue à être présenté comme un personnage peu fiable et criblé de dettes (voir l’article de bilan ici). Son arrestation n’a provoqué aucune émotion particulière, ni réaction, au sein de la classe politique.

Carlo Sommaruga, député socialiste du Conseil national (l’une des chambres du Parlement fédéral), pourtant farouche partisan de l’abolition du secret bancaire, se montre prudent. Il fait valoir que « du point de vue du droit suisse, il ne fait aucun doute qu’une infraction a été commise ». « Mais d’un point de vue symbolique, c’est un signal lancé à tous ceux qui seraient enclins à dénoncer des situations de ce genre. La Suisse cherche à colmater toutes les brèches qui peuvent apparaître dans le dispositif du secret bancaire », ajoute le parlementaire. « Cela sera le cas jusqu’à ce qu’elle soit obligée de passer à l’échange automatique d’informations en matière fiscale », prédit-il.

Le contraste est saisissant : en France, des parlementaires se mobilisent autour de l’arrestation de Pierre Condamin-Gerbier, alors qu’en Suisse les élus des parlements cantonaux romands se battent bec et ongles pour faire capoter la nouvelle convention franco-suisse contre les doubles impositions en matière d’impôts sur les successions.

Le 11 juillet dernier, ce nouveau texte a été signé par Pierre Moscovici et son homologue Éveline Widmer-Schlumpf (voir le communiqué). Un dialogue « sur les questions bilatérales financières et fiscales encore en suspens » est par ailleurs lancé entre Paris et Berne. La nouvelle convention sur les successions prévoit que les héritiers d’une personne morte en Suisse, et qui ont résidé en France au moins 8 ans, soient désormais taxés dans l’Hexagone, jusqu’à 45 %. Alors qu’en Suisse, ces droits de successions sont au maximum de 7 %. Ce changement concerne 155 000 Français établis en Suisse et 186 000 Suisses vivant en France.

Mercredi 17 juillet, un groupe de parlementaires cantonaux de droite et du centre ont lancé un appel contre ce « diktat français », demandant aux députés des deux chambres du parlement fédéral de ne pas ratifier l’accord sur les successions « entièrement défavorable à la Suisse et qui enterre le fédéralisme et l’État de droit », a déclaré un député valaisan au pied d’un cercueil symbolique.

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 15:27

 

 

Rue89

Plus blanc que blanc 19/07/2013 à 12h58
Paul Conge | Journaliste

 

 

Début des ennuis pour Samsung. Epinglée par une enquête accablante, délivrée par l’ONG China Labour Watch l’an dernier, l’entreprise d’électronique se fait désormais traîner en justice par l’association SHERPA.

Motif : les « conditions de travail indignes qui prévalent dans les usines chinoises qui fabriquent pour son compte ». La justice française a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire le 8 juillet.

Ce que pointe la plainte déposée par l’association, c’est le décalage cosmique entre les codes de conduite [PDF] de Samsung – qui ne manque pas de se targuer de « respect[er] les lois et les standards éthiques » –, et la réalité de leurs pratiques de production. Ce grand écart renvoie, pour les initiés, au « fairwashing ».

L’éthique, sur le papier

Filon très prisé par les grandes marques, le fairwashing, ou « blanchiment éthique », pour oser la traduction, consiste à afficher des engagements éthiques (respect du droit des travailleurs, des droits sociaux...) à des fins purement marketing. Le greenwashing, son volet « vert », en est le proche cousin.

Ce qu’on nous promet d’« équitable », d’« éthique », de « bio », s’incarne dans les rapports annuels, les communiqués de presse et les publicités des adeptes de ces techniques.

Les consommateurs deviennent ainsi les cibles d’abondantes déclarations éthiques de Monoprix, du travail philantropique autoproclamé de Quicksilver, des garanties « commerce équitable » de Starbucks, des gages de responsabilité sociale de Samsung, et ainsi de suite.

L’effervescence autour de ces nouvelles démarches de communication se construit sur la foi qu’ont les consommateurs dans les labels éthiques. Malgré un faible effectif de labels fiables, 75% des français indiquent avoir confiance dans les produits portant un label de certification sociale, chiffre une enquête [PDF] d’Ethicity.

Nombre d’entreprises, et pas des moindres, se réduisent pourtant à émettre des bruits éthiques, responsables, sociaux, destinés à embellir leur image. Du pur « branding ». Ces revendications abusives sont en décalage complet avec les conditions réelles de travail de leurs salariés, et surtout ceux de leurs sous-traitants implantés dans les pays en développement.

L’écho de l’accident du Bangladesh

Le rapport d’investigation qui cible Samsung est l’exemple criant de ces postures fallacieuses, et pratiquement invérifiables, mais ce n’est pas seul épisode récent de même nature.

Cette affaire fait écho :

  • à l’effondrement d’un immeuble insalubre des usines textiles travaillant notamment pour la marque Mango au Bangladesh, causant un millier de victimes ;
  • au scandale provoqué par la malnutrition et les salaires de misère des employés d’ateliers de confection situés au Cambodge, sous-traitants de marques comme Zara, H&M, GAP et Levi’s, toutes friandes de ces stratégies de fairwashing.

Des travailleurs dans un atelier de confection textile de dhaka, le 11 mai 2013 (ZEPPELIN/SIPA)

Le site de Clean Clothes Campaign fournit de bons aperçus de ces scandales, qui ne forment que la minuscule partie visible de l’iceberg.

Tout se passe comme s’il fallait une catastrophe ou une investigation de longue haleine pour dévoiler, au grand jour, les contradictions entre les revendications et les conditions matérielles et sociales de production.

Plus fort : l’enquête préliminaire qui cible Samsung au titre de « fairwashing » est l’exception à la règle. En France, aucune initiative juridique de même type n’a jamais été amorcée, soutient Alternatives Economiques.

Un cadre légal encore mou

Et pour cause : ces méthodes de publicité ne sont encadrées que par des règles juridiques encore bien molles. Le fairwashing n’est assujetti à aucun contrôle préalable, ni à la moindre autorité dissuasive.

Anthony Bem est spécialiste en droit des affaires :

« La loi édicte des principes généraux. Il existe des dispositions dans le Code de la consommation et depuis la Loi Chatel de 2008, qui définissent ce qu’est une pratique commerciale trompeuse, susceptibles de s’appliquer dans des cas divers.

Ces dispositions prévoient un arsenal punitif : deux ans de prison et 37 500 euros. C’est une base de calcul. Au maximum, la justice peut soutirer la moitié du prix de la campagne publicitaire à l’entreprise condamnée. »

Problème, les condamnations ne tombent pas à la pelle. Lenteur juridique ordinaire.

« En général, les autorités n’interviennent que rarement pour publicité trompeuse. Ça arrive toujours des années après, on ne sait jamais quand. Le législateur est toujours un train en arrière. »

« Il y a beaucoup d’opacité »

Les risques en matière de blanchiment éthique sont encore moins nombreux, la problématique étant tout à fait nouvelle. N’importe quelle marque peut se réclamer de l’éthique et de la responsabilité sociale, nul n’ira vérifier :

« Il n’y a pas de contrôle des labels éthiques, il y a beaucoup d’opacité, chacun dit ce qu’il veut. Les grandes marques, LVMH, Evian, H&M, Zara, communiquent toutes sur ce créneau, elles adoptent des postures sociales qui ne sont pas vraies. Mais pour ces problèmes, on n’a pas de réponse préconçue. »

Les seuls organes de régulation, comme l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (l’ARPP), sont purement consultatifs, indépendants des pouvoirs publics, et aux mains... de publicitaires.

Quant aux enquêtes sur les réalités des conditions de production, elles ne sont presque jamais entreprises : « Elles renvoient à des enjeux politiques et économiques trop importants », atteste Anthony Bem.

Si le cadre juridique souffre de telles carences, le fairwashing devrait avoir encore de beaux jours devant lui. Après tout, pourquoi s’en priver ?

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:32

 

Arte

 

Synopsis : Plus de 100 000 molécules chimiques ont envahi l'alimentation depuis une cinquantaine d'années. Comment sont évalués et règlementés ces produits, les pesticides, les additifs et plastiques alimentaires ? Existe-t-il un lien entre l'exposition à ces substances et l'augmentation des maladies dans les pays occidentaux, telles que le cancer, les maladies auto-immunes, les maladies neurologiques, les troubles de la reproduction ou le diabète ? La réalisatrice, déjà auteur d'un documentaire engagé sur la firme d'OGM Monsanto, «Le Monde selon Monsanto», en 2008, conclut que l'origine de ces maladies est avant tout environnementale.

 

  • Pesticide

    Comment savoir si un pesticide est toxique pour la santé ? La réponse devrait se trouver au Centre international de recherche contre le cancer qui coordonne toutes les études et recherches sur les produits chimiques. Mais qu'en est-il vraiment ?

  • Aspartame

    Son vrai nom est E951, et on le retrouve dans de nombreux aliments. Ce fameux E951, on le connaît mieux sous le nom d'aspartame. Un mot familier qui cache bien des doutes sur son impact sur la santé humaine. Retour sur une histoire étonnante.

  • Bisphenol A

    Le plastique est une matière beaucoup plus vivante qu'on ne le pense. Et peut-être plus dangereuse aussi. Le cas du Bisphénol A qu'on retrouve notamment dans la composition les biberons a provoqué une polémique d'ampleur internationale.

  • Inde

    L'Etat de l'Orissa en Inde possède une particularité : il y a moins de cas de cancers et moins de gens obèses que dans les sociétés occidentales. Or, ces Indiens vivent et se nourrissent de leur agriculture traditionnelle. Difficile de ne pas y voir un lien.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:39

 

 

Le Monde.fr

10.07.2013 à 18h42 • Mis à jour le 11.07.2013 à 08h01 | Par Paul Benkimoun

 


 


En Grèce, des travailleurs immigrés ramassent des fraises pour 25 à 30 euros par jour.

Spécialisée dans la question des pesticides, l'association Générations futures a révélé, mardi 9 juillet, les résultats d'une enquête montrant que les fraises d'origine espagnole ou française vendues en France comprennent dans plus de deux tiers des cas (71,42 %) des résidus de produits phytosanitaires ayant une activité de perturbateur endocrinien (PE).

De telles substances, susceptibles d'interférer avec les mécanismes hormonaux, sont présentes dans 65,38 % des échantillons produits en France et dans 78,26 % de ceux en provenance d'Espagne, selon les analyses effectuées par le laboratoire belge Fytolab. De plus, deux échantillons français sur 26 (soit 7,69 %) et deux échantillons espagnols sur 23 (soit 8,69 %) contenaient un pesticide interdit en Europe depuis au moins six ans. Trois autres échantillons français (11,53%) et deux autres échantillons espagnols (8,69%) contenaient des substances autorisées dans le pays mais pas sur la fraise.

 

"PRENDRE DES MESURES IMMÉDIATES ET FORTES"

Ces données sont rendues publiques alors que le ministère de l'écologie français a mis en place, en février, un groupe de travail destiné à l'aider à définir, pour le mois de juillet, sa stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE). "Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l'exposition des populations aux pesticides PE et d'adopter une stratégie nationale sur les PE ambitieuse ", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

L'association, qui participe au groupe de travail, salue les avancées du texte en cours de validation. Elle s'inquiète cependant de dispositions prévoyant de pouvoir " réviser les critères d'exclusion " de certaines substances, retirées du marché après une "étude d'impact " prenant en compte les "conséquences en matière de protection de la santé, de l'environnement ainsi que de substances actives disponibles. " Selon elle, ce serait un recul par rapport au règlement européen de 2009, "qui se base sur la dangerosité intrinsèque des pesticides reconnus PE".

 

Paul Benkimoun

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:50

 

Un petit rappel de ce que fait Coca-Cola dans le monde, et dans la plus pure impunité. Que se soit en Inde, au Mexique, en Indonésie, en Malaisie, ou en Afrique, Coca-Cola pille l'eau, assèche les nappes phréatiques et contamine l'environnement au détriment des populations pauvres locales. C'est ce pillage systématique de l'eau qui permet à Coca-Cola de vendre ses bouteilles de 2L moins cher qu'un litre d'eau minérale et donc de rendre les populations dépendantes de ce poison...et Coca est souvent la seule alternative de liquide potable à un prix abordable pour bon nombre de populations sur la planète. Et comme Coca n'autorise tout ses revendeurs, à qui ils fournissent aussi les frigos, à ne vendre que les produits Coca dans leurs frigos, vous avez en place un des plus beau système d'asservissement des populations et de destruction de l'environnement légal au monde...
Consommer c'est être complice !

 


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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:45

 

 

Rue89

 

Appli 08/07/2013 à 16h49
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

Lorsque les premières révélations sur Prism, le programme de surveillance de la NSA, sont tombées, le gouvernement américain et les services de renseignement se sont retranchés derrière un terme peu connu du grand public : la métadonnée.

Une métadonnée, c’est en quelque sorte une donnée sur une donnée. On peut trouver dans ce tiroir sémantique :

  • numéros de téléphone sortants et entrants ;
  • heure, date et localisation des appels (pas leur contenu) ;
  • émetteur, destinataire et date des courriels (pas leur contenu, encore une fois) ;
  • titre de l’e-mail ;
  • recherches internet ;
  • transactions bancaires ;
  • carnets d’adresses sur les réseaux sociaux.

Selon les autorités américaines, collecter les métadonnées des internautes ne signifie pas les espionner.

Un appli pour y voir plus clair

Pour permettre au public de visualiser ce concept, une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a développé une application qui permet à l’internaute de visualiser ses métadonnées Gmail, le service de messagerie de Google.

 


Les métadonnées du Gmail de Will Hunting : démo sur le site du MIT (Immersion.media.mit)

 

Le programme baptisé « Immersion » demande à l’utilisateur d’entrer son adresse et son mot de passe Gmail puis balaye l’ensemble des courriels échangés depuis la création du compte. En quelques secondes, l’application crée un graphique interactif et dynamique constitué de petites bulles pour chaque correspondant, plus ou moins grosses selon le volume d’échanges, et les liant entre elles.

Une expérience « émotionnelle »

Selon César Hidalgo, professeur au MIT Media Lab et créateur du projet, les metadonnées ont évolué ces dernières années pour concerner de plus en plus les individus et leurs habitudes. Il y voit une expérience « émotionnelle » plus que technique : à travers les métadonnées, c’est nous-mêmes que nous examinons.

Et il est vrai qu’on se surprend vite à jongler avec les outils et naviguer dans les sphères sociales à géométrie variable qui grossissent ou rapetissent au fil du temps, avec quelques surprises à la clef – comme réaliser qu’on a cessé de correspondre avec un ami il y a dix-huit mois, ou que la rédactrice en chef de Rue89 est en passe de détrôner sa propre mère du podium des échanges épistolaires.

L’appli « Immersion » en vidéo (en anglais) ici

Et si l’on ajoute Skype ? Et Facebook ?

Passé l’amusement et la musique d’ascenseur de la vidéo promotionnelle, reste un certain malaise face à la puissance d’un tel outil. On imagine tout ce qu’un œil étranger qui se poserait sur le graphique pourrait apprendre de la vie de la personne bien réelle qui se cache derrière ces bulles.

Poussons le concept plus loin : maintenant qu’on a vu ce que pouvait fournir comme informations les simples métadonnées de Gmail, imaginons que l’on y ajoute celles des conversations Skype et Facebook, des relations sur les réseaux sociaux, des correspondances téléphoniques, recherches sur le moteur Google, applis smartphones téléchargées, des journaux lus et privilégiés et de toutes les transactions passées en ligne...

Résultat : un profil de la vie numérique, sociale et intellectuelle de tout individu utilisant la Toile, avec en première ligne ceux dont l’activité est intense et insouciante.

L’or de la décennie

Se pose enfin la question de l’usage fait de ces métadonnées. Car comme le souligne César Hidalgo, « tout le monde les traque ». Les métadonnées sont l’or de cette décennie : elles sont collectées tout à fait légalement et revendues à des annonceurs qui calibrent leur publicité sur le profil ainsi établi.

Un commerce florissant dont les internautes, qui en sont l’origine et la cible, ne voient pas un dollar et ignorent totalement qui détient – et exploite – les fragments de leur vie numérique.

La métadonnée fait rapetisser la Toile

Autre problème : la métadonnée fait rapetisser la Toile. Le moteur de recherche Google ou les sites marchands vont orienter les recherches de l’internaute selon le profil qu’ils en auront dressé. Le but est de l’orienter vers ce qu’il est susceptible d’apprécier le plus, ce qui correspond le mieux à son cercle social ou son emplacement géographique.

Les résultats d’une recherche ne seront donc pas les mêmes selon les individus, chacun se heurtant à une bulle en verre bâtie par des algorithmes eux-mêmes bâtis sur les métadonnées. Un système assez éloigné des aspirations de liberté et d’universalité qui ont fondé Internet.

 

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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