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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 17:10

 

Rue89

 

« Chilling effect » 31/07/2013 à 18h15
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 


Bradley Manning à Fort Meade (Maryland), le 30 juin 2013 (Patrick Semansky/AP/SIPA)

 

Le procès du soldat Bradley Manning, accusé d’avoir transmis plus de 700 000 câbles diplomatiques américains à WikiLeaks, entre dans sa seconde phase, la plus intéressante.

Le verdict est tombé mardi : Manning n’est pas reconnu coupable de collaboration avec l’ennemi – une charge qui lui aurait valu l’emprisonnement à vie – mais de vingt autres charges, portant la durée potentielle de sa peine à 136 années.

Treize témoins auditionnés à huis clos

Dès maintenant et pour les semaines à venir, la juge Denise Lind va déterminer quelle peine lui infliger pour chacune des charges, toutes cumulables. Elle va surtout prendre en considération des éléments qu’elle avait ignorés jusque-là : les motifs de Manning et les dommages qu’ont causé ses fuites.

Ce changement de phase s’accompagne d’un changement de vocabulaire : la juge n’appelle plus le jeune homme « l’accusé » mais le « prévenu ».

Charge par charge, la défense et l’accusation seront donc invitées à présenter des preuves, appeler des témoins à la barre et exposer leurs remarques sur ce qu’elles considèrent être la peine adéquate.

Toutes les preuves relatives aux intentions de l’analyste et les dommages que ses actions ont pu causer à la sécurité nationale avaient été jugées non pertinentes jusqu’ici.

Elles seront maintenant entendues par la juge, mais pas nécessairement par le public : le gouvernement a planifié l’audition de treize témoins qui seront entendus à huis clos ou avec des clauses de confidentialité. Parmi eux, on trouve essentiellement des militaires, spécialistes du renseignement et membres du Pentagone ou du Département d’Etat.

C’est donc au cours de cette phase que la juge va déterminer si, malgré le fait qu’il ait eu recours à des méthodes illégales, Bradley Manning a eu raison de divulguer ces documents, s’il était réellement guidé par de nobles intentions, si la noblesse excuse le geste ou encore, comme l’avance l’accusation, si le soldat est tout simplement un narcissique fragile, troublé par des questions sur sa sexualité et « anarchiste ».

Encore plusieurs semaines d’auditions

Tout ce que l’on peut prévoir pour le moment, c’est que la peine n’excédera pas 136 ans. Vingt-deux charges d’accusation en tout pesaient contre l’analyste dont huit pour violation de la loi sur l’espionnage de 1917. Manning a plaidé coupable pour dix charges, la juge Denise Lind l’a déclaré coupable de vingt d’entre elles.

Le tableau du verdict, charge par charge

La justice militaire américaine ne prévoit ni standard, ni minimum. Le jugement final sera donc à la discrétion de la juge-colonel Denise Lind. Il a toutefois été décidé ce mercredi après-midi que le prévenu aurait droit à une réduction de 1 274 jours (un peu plus de trois ans), correspondant au temps déjà passé en cellule et à l’isolement.

Traître ou héros, le débat continue

Le verdict de mardi n’a certainement pas calmé les tensions entre opposants et partisans de Bradley Manning qui se sont invectivés par « tweets » interposés. La réponse de WikiLeaks ne s’est pas faite attendre :

« Il s’agit de la toute première condamnation d’un lanceur d’alerte pour espionnage aux Etats-Unis, c’est un précédent dangereux et l’illustration de l’extrémisme de la sécurité nationale. C’est un jugement irréfléchi qui ne peut être toléré et doit être annulé. Considérer que transmettre de vraies informations au public relève de l’espionnage, cela ne doit jamais advenir. »

Même réaction du côté de l’association américaine pour les libertés civiles (ACLU) qui accuse l’administration Obama de chercher à « intimider n’importe qui pourrait révéler des informations importantes » et du côté de Reporter sans frontières qui parle d’un verdict « dangereux » et « redoutable pour le journalisme d’investigation ».

 

Au Congrès en revanche, on se félicite du verdict :

« Justice a été faite aujourd’hui [mardi, ndlr]. Le soldat Manning a nui à notre sécurité nationale, violé la confiance publique, et est maintenant reconnu coupable de crimes graves. Il reste beaucoup de travail pour réduire la capacité de criminels comme Bradley Manning et Edward Snowden à mettre en danger la sécurité nationale. »

Le soutien frileux de la presse

Quant à savoir quel camp est le plus important, la tâche est bien difficile. Aucun sondage sérieux n’a été réalisé auprès de la population américaine pendant les trois dernières années (que Manning a passées en prison, rappelons-le). Les grands journaux semblent inquiets de cette atteinte à la liberté de la presse mais ne se prononcent pas ouvertement.

Même l’éditorial du New York Times, qui avait pourtant publié une partie des documents révélés par WikiLeaks, adopte une ligne consensuelle en se réjouissant que le soldat ne soit pas condamné pour collaboration avec l’ennemi mais que la « question de savoir si le soldat Manning avait enfreint la loi ne se posait pas ».

« Les Américains acceptent que ces informations soient classifiées dans l’intérêt de la sécurité nationale. Mais cet accord est rudement mis à l’épreuve lorsque le gouvernement classifie plus de 92 millions de documents par an. [...]

Le gouvernement devrait se satisfaire d’une peine modérée et faire quelque chose ensuite concernant son addiction au secret. »

Sur Twitter, il semble acquis que Manning est victime d’une injustice.

Dans la maison de Ben Laden

Si on peut s’attrister du sort réservé au jeune homme, on peut se réjouir que les charges de collusion avec l’ennemi aient été abandonnées. Elles auraient pu créer une jurisprudence dangereuse, comme l’explique Dan Gillmor du Guardian :

« Si la juge avait déclaré Manning coupable, elle aurait créé un terrible précédent. Pour la première fois, une cour américaine, bien que cour militaire, aurait décidé qu’était potentiellement passible de la peine capitale celui qui transmet simplement des informations à un organe de presse, parce qu’à cause de l’ère internet, un ennemi aurait été finalement capable de lire ce qui a fuité. »

L’accusation avait en effet avancé qu’en fournissant des documents à WikiLeaks, Manning avait aidé « indirectement » l’ennemi, chose qu’il aurait dû savoir étant un analyste en renseignement. Preuve en seraient des documents WikiLeaks qu’auraient trouvés les soldats Seal lors du raid sur la maison de Ben Laden à Abbottabad (Pakistan).

Faire l’effet d’une douche froide

Il n’empêche que même si cette jurisprudence et la peine capitale qui l’accompagne ont été écartées, le poids des vingt charges retenues pèse sur les esprits. Après les récentes révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance américain, l’administration Obama recherche plus que jamais le « chilling effect », la douche froide qui calmera les ardeurs des individus qui pourraient ambitionner eux aussi une carrière de lanceur d’alerte.

Joel Simon, le président du Comité de protection des journalistes, s’est exprimé en ce sens :

« Même si Manning n’a pas été déclaré coupable pour la charge la plus grave, nous sommes toujours inquiets de “ l’effet calmant ” sur la presse, particulièrement sur les journalistes spécialistes des questions de sécurité nationale. Ce procès agressif a envoyé un message clair à tout aspirant “ fuiteur ”. »

Et risque de compliquer la tâche des défenseurs de la transparence comme WikiLeaks, selon Michael Corgan, professeur de relations internationales à Boston et ancien officier de la marine :

« Cela va rendre les choses plus compliquées pour les gens qui voudront négocier avec Assange. Il encourront de plus grands risques, et cela compromettre également son opération. Ça va agir comme un repoussoir pour Wikileaks. »

Le Nobel Obama n’a pas tenu parole

Mais Manning n’étant plus un « traître », ce procès lui aura au moins permis de gagner son statut de « whistleblower », de lanceur d’alerte. Un statut que le candidat Obama s’était engagé [PDF] à défendre en 2008 :

« Souvent, la meilleur source d’information sur le gaspillage, les fraudes ou les abus au sein d’un gouvernement est un fonctionnaire dévoué à l’intégrité publique et prêt à parler. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies […] devraient être encouragés plutôt que réprimés comme ils l’ont été sous l’administration Bush. »

Malheureusement pour Bradley Manning, Edward Snowden et les autres à venir, le Nobel Obama n’a pas tenu parole :

  • sept « lanceurs d’alerte » ont été traduits en justice et condamnés, un record historique ;
  • l’administration Obama a poursuivi deux fois plus d’individus au nom de l’« Espionage Act » de 1917 que tous les gouvernements précédents réunis ;
  • Bradley Manning a été emprisonné trois ans sans procès, soumis à un traitement inhumain et dégradant, tenu à l’isolement 23 heures par jour pendant onze mois, presque nu et privé de ses lunettes.

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 16:44

 

Rue89

Making of 01/08/2013 à 13h16

La rédaction de Rue89

 

 

Le Palais de justice de Paris ce jeudi matin (Pierre Haski/Rue89)

 

Mis en examen pour une Vigie ! Pierre Haski, directeur de la publication de Rue89, a été mis en examen ce jeudi matin sur plainte en diffamation du groupe Bolloré pour une Vigie de onze lignes publiée en octobre 2012 et concernant l’accaparement des terres en Afrique.

Mme Saida Kelati, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris, a également mis en examen Julien Lusson, directeur de la publication de Bastamag, le site vers lequel pointait la Vigie en question, et Ivan du Roy, rédacteur en chef du site. Deux autres journalistes de Bastamag, Agnès Rousseaux et Nadia Djebali, sont convoquées en septembre pour la même démarche.

Plusieurs blogs ayant relayé l’information devraient être eux aussi visés par la procédure enclenchée, qui ne devrait toutefois pas déboucher sur un procès avant douze à dix-huit mois.

 

Accaparement des terres

Bastamag, une agence d’information « sur les luttes environnementales et sociales », avait publié un dossier sur l’accaparement des terres en Afrique, sur la base de plusieurs rapports des Nations unies et d’ONG internationales.

C’est vers cette recension de rapports de sources crédibles que Rue89 avait « pointé » cette Vigie, comme le site le fait quotidiennement dans cette rubrique qui sélectionne, comme l’indique son sous-titre, « le meilleur du Web ».

Pierre Haski a fait observer à la magistrate que la mise en examen faisait état de neuf passages jugés diffamatoires, or sept de ces passages ne figurent pas sur le site Rue89 ! Défendu par Me Antoine Comte, le directeur de Rue89 a contesté cette mise en examen qui lui a néanmoins été signifiée.

 

Poursuites fréquentes

Le groupe Bolloré est coutumier des poursuites dès qu’il est mis en cause dans les médias, en particulier dans les dossiers qui concernent ses investissements en Afrique où il est très actif. Plusieurs médias, dont France Inter et, déjà, Rue89, ont eu droit à de telles poursuites dissuasives pour enquêter sur les agissements de ce groupe.

Plusieurs groupes français étaient cités dans l’article de Bastamag et dans la Vigie de Rue89, mais Bolloré est le seul à avoir engagé des poursuites.

Nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire.

MERCI RIVERAINS ! Enucléé
                                                                       ***************************************************

Bastamag

Basta ! et Rue 89 mis en examen suite à une plainte du groupe Bolloré

Par Rédaction (1er août 2013)

 


Le groupe Bolloré poursuit en diffamation Basta ! et Rue 89 suite à la publication d’un article de synthèse sur l’accaparement des terres.


Ce 1er août 2013, Julien Lusson, directeur de publication, et Ivan du Roy, journaliste du site d’information Basta ! se sont vu signifier leur mise en examen par Mme Saida Kelati, juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris. Deux autres journalistes de Basta !, Nadia Djabali et Agnès Rousseaux, co-signataires de l’article seront aussi convoquées prochainement.

Cette mise en examen fait suite à une plainte en diffamation déposée par le groupe Bolloré suite à la publication d’un article de synthèse, le 10 octobre 2012. S’appuyant sur des rapports des Nations unies et d’organisations internationales, cet article dresse un état des lieux du mouvement d’accaparement de terres en Afrique, en Amérique latine ou en Asie et des grandes entreprises françaises qui y sont impliquées.

Plusieurs passages, dont ceux où le groupe Bolloré est cité, sont incriminés (voir l’article concerné). Il est le seul des grands groupes français mentionnés dans l’article à avoir engagé des poursuites. Le groupe Bolloré a déjà attaqué en justice plusieurs médias, dont France Inter suite à la diffusion d’un reportage sur ses activités au Cameroun, ainsi que le journal Témoignage Chrétien (lire ici).

Pierre Haski, directeur de publication du site Rue 89 est également mis en examen. Rue 89 avait signalé l’article dans sa « vigie » (revue de presse signalant « le meilleur du Web »). D’autres responsables de blogs et de sites pourraient également être visés par la procédure pour avoir reproduit ou relayé l’article.

Basta ! conteste la diffamation et vous tiendra informés des suites de l’affaire. En attendant, pour nous soutenir, c’est ici.

La Rédaction de Basta !

 

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:57

 

 

|  Par La rédaction de Mediapart

Le Wall Street Journal s'est adonné à un exercice intéressant : savoir ce que Google sait sur vous.

Le Wall Street Journal s'est adonné à un exercice intéressant : savoir ce que Google sait sur vous. En une image édifiante, le quotidien américain des marchés financiers résume ce que chacun présumait déjà : Google sait quasiment tout de notre vie numérique. Nos mails, nos tchats, les vidéos que l'on a regardées sur Youtube, nos recherches sur le web, nos mots de passe, notre localisation... 

Voir l'infographie sur le Wall Street Journal.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:51

 

Médiapart

|  Par Christophe Gueugneau et lorraine kihl

 

 

 

Le Guardian publie ce mercredi une nouvelle série de documents accablants pour les services de renseignement américains. Le système XKeyscore, déjà évoqué par le Spiegel et O Globo, permet ni plus ni moins d'accéder à toute l'activité sur internet de n'importe qui dans le monde. Sans autorisation légale préalable.

Le quotidien britannique Guardian poursuit sa publication de documents secrets des programmes de surveillance de la NSA. Alors que leur informateur, Edward Snowden, se trouve toujours dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou, le Guardian publie une nouvelle série de documents accablants sur un programme déjà en partie mis au jour par un article du Spiegel la semaine passée (voir également notre article sur le retentissement de ces révélations en Allemagne).

 

 

Les premiers extraits de cette présentation interne ont été publiés par le site brésilien O Globo, puis par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel. Pour la première fois, le journaliste Glenn Greenwald, qui avait collaboré avec O Globo, décrypte dans un article fleuve le fonctionnement de XKeyscore, avec, à l'appui, une présentation powerpoint de 32 pages – dont trois ont été effacées pour protéger des « opérations spécifiques de la NSA ».

On y apprend que les analystes peuvent chercher aussi bien dans les metadatas que dans le contenu des emails ou les autres activités sur internet de leur cible, quand bien même la NSA ne disposerait pas de l'email de la personne visée. La recherche peut également se faire sur le nom, le numéro de téléphone, l'adresse IP ou bien par mots-clés, type de navigateur utilisé ou langue utilisée…

Dans le document, il est d'ailleurs expliqué que la recherche à partir d'un email « offre une capacité trop restreinte » parce qu'une « large partie du temps passé sur internet l'est de manière anonyme ». Anonyme mais pas pour XKeyscore. Le document précise d'ailleurs que la recherche peut être faite en temps réel.

Concernant les emails, le document précise que l'analyste peut chercher dans le corps du message, dans les destinataires (direct, en copie, et même en copie cachée), et même chercher sur les pages « Nous contacter » des sites web.

Chercher les emails est extrêmement simple. En outre, le formulaire à remplir contient un champ spécifique dans lequel l'analyste rentre une « justification » de sa recherche. Ce qui tend à prouver que le système XKeyscore est utilisé en dehors de tout cadre légal.

 

Un des documents publiés par le Guardian 
Un des documents publiés par le Guardian

Comme l'écrit le Guardian, ce système est assez similaire « à la façon dont les analystes peuvent en général intercepter les communications de n'importe qui, y compris, comme le dit un document de la NSA, les "communications qui transitent par les États-Unis et les communications qui aboutissent aux États-Unis" ».

Mais XKeyscore va pour le coup bien plus loin.

Selon d'autres documents publiés par le quotidien, le système est en effet suffisamment efficace pour espionner le contenu des tchats, voir l'historique internet d'une personne et tout le reste de son activité sur le web.

Sont concernés les tchat Facebook, en entrant simplement dans XKeyscore le nom d'utilisateur et une période donnée. Comme l'explique un document, le fait de pouvoir chercher par mot-clé dans toute l'activité HTTP (hypertexte transfer protocol, le protocole le plus commun utilisé pour naviguer sur le web) permet aux services de renseignement d'accéder à « pratiquement tout ce qu'un utilisateur lambda fait sur internet ».

En outre, le programme fonctionne dans les deux sens. La NSA peut ainsi accéder aux adresses IP de toutes les personnes passées sur un site en particulier.

Selon les documents publiés, la NSA affirme avoir pu arrêter 300 terroristes depuis 2008 grâce à XKeyscore. De fait, le programme semble collecter en permanence une quantité incroyable de données. Si bien que celles-ci ne sont conservées que trois à cinq jours. Mais la NSA dispose d'une pyramide de systèmes de stockage lui permettant de conserver plus longtemps certaines informations jugées intéressantes.

 

La Une du Spiegel du 22 juillet 
La Une du Spiegel du 22 juillet© dr

Outre-Rhin, les révélations du Spiegel sur le programme XKeyscore virent à l'affaire d'État. Non seulement l'Allemagne s'avère être une des principales cibles d'espionnage de la NSA, avec une estimation de 500 millions de données collectées chaque mois, mais les services secrets allemands auraient étroitement collaboré avec l'agence américaine. Interrogé par le Bild am Sonntag, le chef des services de renseignement intérieur (BfV), Hans-Georg Maassen, a reconnu que XKeyscore avait été mis à disposition de ses services, affirmant que « le BfV teste le logiciel (...) mais n'y a pas recours pour son propre travail ». La profession de foi n'a pas franchement rassuré une presse allemande qui s'inquiète de dérives graves de services secrets sous tutelle américaine.

Interrogée par le Guardian, la NSA a fait la justification suivante, en dépit des révélations du journal : « Les allégations selon lesquelles l'accès aux données de la NSA par des analystes serait large et hors-contrôle sont simplement fausses. L'accès à XKeyscore, ainsi qu'à tous les outils d'analyse de la NSA, est limité aux seuls personnels qui en ont besoin pour remplir leurs missions… »

Le problème vient sans doute des missions à remplir.

 

 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:44

 

huffingtonpost.fr

 

Publication: 26/07/2013 17h53

 

 

 
Elevage Poules

 

Comment a-t-on pu arriver à ce que la justice française interdise la diffusion d'images reçues par notre association, L214, dans des élevages intensifs français, montrant des infractions flagrantes à la réglementation européenne?

Commençons depuis le début, L214 est une association de protection animale qui œuvre pour une prise de conscience des conditions d'élevage et d'abattage des animaux dits "de consommation" (son nom vient de l'article L214 du Code rural français qui stipule que les animaux sont des êtres sensibles.) L'association documente ces pratiques: photographies, films et vidéos qui, criants, insoutenables, incontestables, s'avèrent souvent le moyen le plus adapté pour rendre compte de la réalité de la production de viande.

Plus d'infos dans notre galerie de photos et notre galerie de vidéos.

 

  

Dernièrement, L214 reçoit deux signalements: photos et vidéos de deux élevages intensifs contenant respectivement 111.000 et 200.000 poules pondeuses et approvisionnant l'entreprise Matines. Ce sont des informations qui, vérifiées et confirmées par les services vétérinaires ou l'exploitant lui-même, parlent de la non-conformité de ces élevages -en infraction avec la réglementation européenne- et qui montrent des conditions de vie et "de production" déplorables: dans un des deux élevages, les poules et les œufs couverts de parasites, dans l'autre, des cadavres en putréfaction bloquant des œufs, dans les deux, des poules déplumées et des aménagements non conformes. Une promiscuité et une misère représentant le quotidien des animaux d'élevage, bien connues des associations de protection animale. En revanche, c'est une réalité qui ne se laisse pas filmer avec l'accord des exploitants... et qui perce rarement dans les médias.

 

elevage poules 

Crédits: L214. Attention, cette image ne provient pas des élevages mentionnés dans cette tribune.


Le premier élevage est exploité par la société Val Produits sur la commune de Branges en Saône-et-Loire (code sur les oeufs: 3FRWFB02 et 3FRWFB03 ). Le deuxième est exploité par le GAEC du Perrat sur la commune de Chaleins dans l'Ain (code sur les oeufs: 3FRAAB02 et 3FRAAB03). Les deux produisent des œufs de la marque Matines Mas d'Auge et des marques de distributeur et approvisionnent Système U, Carrefour, Casino, Monoprix.

Mise au courant de ce qu'il s'y passe, L214 demande aux gérants de ces élevages qu'une mise aux normes soit réalisée au plus vite et en informe les services vétérinaires et les chaînes de distribution concernées. Après la confirmation de non-conformités par les services vétérinaires, Casino a décidé de stopper provisoirement ses approvisionnements auprès du GAEC du Perrat.

En réponse, les exploitants ont déposé un référé contre l'association et obtenu l'interdiction d'utilisation des images prises à l'intérieur des élevages sans l'accord du propriétaire. Des réparations financières ont été ordonnées dans les deux cas.

Ce qu'il se passe dans une unité industrielle d'élevage a donc été considéré comme relevant de la vie privée et de l'intime; tandis que L214 se retrouve criminalisée dans son rôle d'information.

Le consommateur semble quant à lui le facteur le plus important quand il achète... et le plus négligeable quand il faut l'informer sur ses achats. Du moins, c'est vers cette conclusion que la justice nous dirige avec fermeté.

Ce n'est pas la première fois qu'en France, des filières agricoles tentent de faire interdire des images prises en élevages ou abattoirs, jusqu'alors avec plus ou moins de succès (éleveurs de lapins, Charal...). Mais si ces jugements se généralisent, l'industrie agroalimentaire restera seule maîtresse à bord et les seuls animaux d'élevage que connaîtront les consommateurs danseront le French Cancan dans les publicités.

 

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 15:30

 

 

Rue89

Diane Berbain - Blogueuse

Publié le 24/07/2013 à 16h05

 

Le samedi 20 juillet, le journaliste norvégien Morten Strøksnes, l’un des plus réputés du pays, a publié un article dans le quotidien Aftenbladet de Stavanger, où il révèle que le Centre des produits de la mer de Norvège a menti. Ils ont eux-mêmes rédigé les conseils en français sur le site de l’ambassade de Norvège en France, et en anglais sur le site du ministère de la Santé norvégien, suite à la publication d’un article sur Rue89, « La Norvège reconnaît que son saumon peut être dangereux pour la santé ».

 


Propagande à l’aquarium de Kabelvåg, dans les îles lofoten (Diane Berbain)

 

Le quotidien Nordlys de Tromsø en a fait sa une le même jour :

« Les conseils de santé sur le poisson ont été écrit par une organisation avec des intérêts dans les produits de la mer. »

Le Centre des produits de la Mer de Norvège a bien transformé les recommandations limitées de consommation du saumon en recommandations pour en manger plus.

Cette affaire révèle le lien intime entre l’industrie et les autorités. Retour sur la chronologie de l’affaire.

  • Le 19 juin, la nouvelle arrive en France

Rue89 publie un article dévoilant les nouvelles limites de consommation de saumon pour les femmes enceintes et les enfants, que les autorités norvégiennes avaient décidé de ne pas communiquer à l’étranger.

Sur le site français du Centre des produits de la Mer de Norvège, et seulement sur celui-ci, a été ensuite rajouté une ligne sur ces changements. La mise à jour n’est pas datée.

  • Le 21 juin, la machine se met en route

10h48 : le journal en ligne des aquaculteurs norvégiens Kyst.no publie un article qui annonce que « l’affaire des polluants environnementaux a atteint la France », et révèle que le Centre des produits de la Mer de Norvège travaille d’arrache-pied pour blanchir l’image de son produit en France suite à la divulgation de la nouvelle.

17h55 : le ministère de la Santé norvégien publie incognito un texte en anglais qui ressemble à un démenti, où les limites sont transformées en recommandations pour manger plus de saumon.

Ce texte fut ensuite adapté en français sur le site de l’ambassade de Norvège en France. (On ne peut pas appeler ça une traduction fidèle...)

 


Le logo du Centre des Produits de la Mer de Norvège

 

Le grand journaliste Morten Strøksnes entre dans la bataille, il s’ensuit plusieurs échanges acharnés dans les journaux entre lui et le Centre des produits de la Mer.

  • Le 6 juillet, la presse norvégienne rebondit

Le journaliste norvégien Morten Strøksnes reprend cette affaire dans un article publié simultanément dans trois quotidiens norvégiens (Bergens Tidende de Bergen, Aftenbladet de Stavanger et Nordlys de Tromsø). Il y décrit le trouble semé en France suite au communiqué du ministère de la Santé et de l’ambassade en France.

« Le texte rappelait une pub pour le saumon, mais il était flanqué des armoiries de l’Etat norvégien. Le Centre des produits de la Mer de Norvège, un des nombreux éléments du lobby du saumon, et où la ministre de la Pêche Lisbeth Berg-Hansen représente à elle seule l’assemblée générale, est probablement derrière ces textes », écrit Strøksnes.

« Vous ne comprenez plus rien ? Pour quel autre produit alimentaire sur le marché utilise-t-on des sommes énormes à l’étranger pour le vendre comme quelque chose de sain, tandis que les experts norvégiens déconseillent d’en manger, à cause de sa haute toxicité ? Est-ce que le poison norvégien est sain pour les étrangers ? »

  • Le 15 juillet, la presse norvégienne s’interroge

Strøksnes interroge dans un nouvel article le chef de la direction du Centre des produits de la Mer de Norvège, Terje Martinussen :

« Qui a écrit les nouvelles recommandations de consommation du saumon publiés en français et en anglais sur les sites officiels de l’ambassade à Paris et du ministère de la Santé ? Est-ce le ministère ou le lobby du saumon, le Centre des produits de la Mer de Norvège ? »

  • Le 19 juillet, le Centre des produits de la Mer ment

Terje Martinussen répond qu’ils n’ont rien à voir avec ce qui est publié sur ces sites.

  • Le 20 juillet, le mensonge est révélé

Strøksnes révèle que le ministère de la Santé, via Alexandra Reksten Tufteland, conseiller spécial et responsable presse du ministère, confirme de façon très claire et sans équivoque que le Centre des Produits de la Mer a écrit les deux textes.

Le quotidien Nordlys confirme qu’Alexandra Reksten Tufteland leur a écrit que le 21 juin, le Centre des Produits de la Mer de Norvège a contacté le ministère de la Santé en les sommant de publier une version en anglais sur leur site des nouvelles recommandations. La raison était la divulgation de la nouvelle dans les médias en France. Le Centre a envoyé au ministère un texte traduit en anglais a utiliser s’ils le souhaitaient. (...) Le texte fut donc publié sur le site du ministère de la Santé. 

Martinussen a donc menti.

« Que Martinussen mente est déjà suffisamment grave. Mais c’est sur quoi il ment qui fait que cette affaire est un véritable scandale. Car c’est bien au-delà du mandat du Conseil de produits de la Mer que de fournir des conseils de santé aux citoyens norvégiens ou étrangers », écrit Strøksnes.

Les consommateurs pris pour des imbéciles

Le problème n’est pas tant que cela mine la crédibilité du Centre des produits de la Mer, car elle est déjà pour le moins inexistante. Ce qui est vraiment grave est que cela sape la crédibilité fondamentale des autorités au niveau d’une question où ils sont dépendants que la population entière – et de millions de consommateurs de saumons étrangers – ait confiance en elles.

Quand les marchands de saumon ont accès aux sites internet officiels de nos ambassades et du ministère de la Santé, les consommateurs et citoyens norvégiens et étrangers sont pris pour des imbéciles. Que l’influence du lobby du saumon soit si grande ne peut être difficilement décrite autrement que comme un problème démocratique.

Cette affaire doit avoir des conséquences, que ce soit pour Martinussen ou pour son chef. Le Centre des produits de la Mer de Norvège est à 100% détenu par le ministère de la Pêche. La ministre fonctionne comme chef de l’assemblée et comme l’assemblée toute entière. La ministre de la Pêche Lisbeth Berg-Hansen est donc responsable. A cause de son implication et de son double rôle, elle a été sous grosse pression ces dernières semaines suites aux nouvelles recommandations des autorités sanitaires sur la consommation de saumon. Comme la plupart le savent désormais, la ministre est copropriétaire dans la compagnie d’élevage de saumon hautement lucrative SinkaBerg-Hansen AS.

« La situation est hors de contrôle [...] Je ne dis pas que la ministre doit examiner son poste. Cette tâche revient à d’autres », écrit Strøksnes.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 17:12

 

kokopelli

 

L’Association Kokopelli a décidé de présenter “ Avaaz : un écran de fumée occultant les bombes libératrices à uranium appauvri ”, – un article d’investigation concernant l’organisation Avaaz, rédigé par Dominique Guillet et posté sur son site Liberterre – car nous sommes scandalisés qu’une pétition en défense de Kokopelli ait été présentée, sans notre consentement, par cette organisation militariste (1). Cette pétition, de plus, colporte des informations complètement erronées. Depuis plusieurs mois, nous ne cessons d’informer nos amis et clients que nous n’avons pas été condamnés par la Cour Européenne de Justice à stopper nos activités (4), que nous ne sommes pas fermés, que nous continuons d’exister et que nous continuons de distribuer des semences.

Par la même occasion, nous dénonçons tout autant l’opacité de l’organisation Change.org qui, elle aussi, a mis en ligne une pétition concernant Kokopelli sans notre accord (2). Ces sites pétitionnaires sont une gigantesque farce : Dominique Guillet, en utilisant une fausse adresse e-mail et un pseudonyme, a lancé une parodie de pétition adressée au directeur de Change.org pour demander que la pétition pour sauver Kokopelli soit supprimée ! (3) Cela prouve amplement le niveau de non-sécurisation de Change.org - une organisation basée à San Francisco, employant plus de 100 salariés et mettant en ligne 500 nouvelles pétitions tous les jours. La première question fondamentale que l’on doive se poser : quels sont les gentils financiers qui rémunèrent plus de 100 salariés chez Change.org ? L’un de ces gentils financiers est l’incontournable milliardaire prédateur George Soros, évoqué dans l’article de Dominique sur Avaaz, car Change.org fait partie de Media Consortium, un pseudopode de l’empire Soros. Change.org et Avaaz partagent de la même opacité quant à leurs finalités intrinsèques ; d’ailleurs, Ben Wikler, le directeur de campagne d’Avaaz vient de devenir le vice-président et directeur exécutif de Change.org.

Quel est l’objectif réel de toutes ces pétitions – prétendument destinées à sauver Kokopelli – dont le premier effet collatéral est de semer le doute, dans le public, quant à notre capacité de continuer notre travail de libération des semences et d’exister ?

Nous remercions tous les amis de Kokopelli de faire circuler ce présent communiqué.

(1)http://www.avaaz.org/fr/petition/Que_la_justice_revienne_sur_la_decision_prise_contre_Kokopelli
(2)http://www.change.org/fr/pétitions/françois-hollande-faire-annuler-la-condamnation-de-kokopelli
(3)http://www.change.org/fr/petitions/ben-ratray-et-les-responsables-de-change-org-faites-stopper-la-petition-concernant-l-association-kokopelli
(4)http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012
 

L’organisation Change.org nous a demandé de publier un droit de réponse. Nous ne souhaitons pas encombrer notre site avec une telle littérature et nous renvoyons les personnes intéressées à l’intégralité de ce droit de réponse publié dans les commentaires du site Wikistrike. (1) Ce n’est pas le propos de Kokopelli d’analyser le système de fonctionnement de cette organisation et nous allons nous en tenir, pour le moment, aux affirmations des dirigeants de la branche française selon lesquels toute cette masse salariale est prise en charge par “la publicité sous forme de pétitions sponsorisées, semblables aux vidéos sponsorisées sur YouTube, aux liens sponsorisés sur Google ou aux tweets sponsorisés sur Twitter”.

Quant à l’affirmation du directeur de campagne de  Change.org/France selon laquelle « notre activité, c’est le bien social », nous tenons à informer tous les militants et activistes qu’en date du 25 octobre 2012, le périodique en ligne Huffington Post (2) a publié un très long article, sous la plume de Ryan Grim, stipulant que des documents internes, et strictement confidentiels, ont été « libérés » par un salarié de Change.org – qui a été subséquemment et très rapidement remercié par l’organisation. Selon ces documents, Change.org modifie totalement sa politique d’entreprise à compter du 24 octobre 2012 et cette modification drastique ne doit être connue ni du grand public ni de la presse. Il est précisé par exemple que « Nous n’avons pas prévu de prendre des mesures afin d’informer  les utilisateurs quant à notre nouvelle conception/mission/vision ou quant à nos nouvelles orientations de publicités ». Dans l’un des documents consacrés à des questions/réponses types, on peut lire le passage suivant : « Question : qu’en est-il de toute publicité visant à promouvoir des campagnes contre l’avortement, pour l’armement des citoyens ou pour la déstabilisation des syndicats ? / Réponse : nous sommes ouverts à toute organisation représentant tous les points de vue y compris ces points de vue avec lesquels nous sommes personnellement (et fortement) en désaccord ».  Sans commentaires. Nous renvoyons les intéressés anglophones à l’article fort bien documenté de Ryan Grim.

La question fondamentale  peut donc encore se poser – pour tous ceux qui persistent à croire que de gentillettes pétitions puissent nous aider à neutraliser les prédateurs psychopathes : Change/org au service de quel bien social ?

Dominique Guillet.

 

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 17:07

 

 

lesechos.fr

  Par Les Echos | 24/07 | 15:23

Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».

 

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles. - SoeS
Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles. - SoeS

La contamination par les pesticides des cours d’eau en France est « quasi généralisée », les grandes régions agricoles ou viticoles du bassin parisien, du nord et du sud-ouest étant les plus touchées, indique le Commissariat général au Développement durable. « La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en Outre-mer », écrit le Commissariat dans une note « indicateurs et indices » datée du 22 juillet et consultable sur le site du ministère de l’Ecologie .

 

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l’amont du Rhône et la Martinique. « Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agriculture peu intensives », soit le quart sud-est de la France et l’Auvergne, écrit le Commissariat.

 

Soes
Soes

En 2011, sur les 176 secteurs hydrographiques (découpage géographique par bassins versants des rivières) surveillés en France métropolitaine, 63 présentaient une concentration moyenne annuelle supérieure à 0,5 microgramme par litre, soit le seuil au-delà duquel l’eau est jugée « impropre à la consommation humaine ». En Outre-mer, sept secteurs sur 12 dépassaient ce seuil.

Plus de 20 pesticides différents

Dans les zones de grandes cultures comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les nappes souterraines semblent, elles, moins contaminées que les cours d’eau, et en 2011, quatre de l’ensemble des 176 aquifères surveillés présentaient une concentration totale supérieure à 0,5 microgrammes, notamment la nappe de Beauce (région parisienne) ou dans le Vaucluse.

En dehors des nappes sous couverture argileuse ou de montagne qui sont les plus préservées, « le reste du territoire montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible avec des concentrations inférieures à 0,1 microgramme par litre », écrit le Commissariat général au Développement durable. La situation est bien moins bonne en Outre-mer et notamment en Martinique où 70% des nappes dépassaient le seuil de 0,5 microgramme.

Source AFP

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 13:59

 

Rue89

  à lire sur NYTimes.com (en anglais) 23/07/2013 à 11h24

Signalé par Pascal Riché

 

 

Il est des fraudes quasiment indolores. Par exemple, si quelqu’un prélevait sur chaque canette de soda une fraction de centime, le consommateur ne s’en rendrait pas compte. Mais lui s’enrichirait chaque année de centaines de millions d’euros.

Eh bien ce quelqu’un existe, rapporte le New York Times. Il s’agit de Goldman Sachs, gigantesque banque d’affaires américaine dont la transparence est inversement proportionnelle à la taille. Selon le quotidien new-yorkais, Goldman Sachs et quelques autres acteurs financiers manipulent le marché de l’aluminium à leurs profits.

Les journalistes du quotidien ont constaté que Goldman stockait dans ses 27 entrepôts à Detroit, dans le Michigan, des barres d’aluminium achetées par ses clients. Chaque jour, une noria de camions dépose des barres d’alu de 700 kilos dans certains entrepôts, et les charge dans d’autres. Pourquoi ce manège ? Pour contourner la réglementation sur le marché de l’aluminium, selon le New York Times. En déplaçant les barres d’un entrepôt à l’autre, Goldman réduit artificiellement le temps de stockage pour chaque barre.

Selon le New York Times, la manipulation de Goldman et d’autres acteurs aurait ainsi coûté depuis trois ans plus de 5 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros) aux consommateurs et aux industriels (constructeurs automobiles, etc.). Et elle ne concernerait pas que l’alu : les acteurs des marchés de matières premières (pétrole, céréales, coton...) cherchent toutes les failles de la réglementation pour optimiser leurs marges financières.

Goldman a acheté la compagnie de stockage Metro International Trade Services, qui gère les entrepôts de Détroit. Un quart du marché passe par elle. Avant ce rachat, les clients de Metro attendaient en moyenne six semaines avant d’être livrés en aluminium. Aujourd’hui, ils attendent plus de seize mois !

Ce délai fait monter artificiellement le cours de l’aluminium sur le marché. Coca-Cola et d’autres industriels évitent les entrepôts de Detroit, mais payent quand même leur aluminium plus cher, à cause de l’impact de ces délais sur les marchés.

Pourquoi les norias de camions ? Tout simplement parce que la règlementation industrielle interdit de stocker indéfiniment du métal. C’est ainsi qu’au moins 3 000 tonnes sont inutilement déplacées chaque jours d’un entrepôt à l’autre.

Goldman Sachs argue qu’il respecte la règlementation, notamment celle du London Metal Exchange. Au départ, Metro International avait attribué l’augmentation de ses délais à des problèmes logistiques (pénurie de conducteurs de camion, bureaucratie croissante liée au traçage des barres, par exemple). Mais l’enquête du New York Times montre qu’il n’en est rien : ces retards sont organisés par Goldman Sachs pour peser sur le marché et enrichir un peu plus la banque d’affaires.

« Tout ceci pourrait prendre fin si le conseil de la Réserve fédérale refusait d’accorder des autorisations permettant à Goldman and Morgan Stanley de prendre des participations importantes dans des affaires non-financières », conclut le quotidien. Mais la Fed ne semble pas en prendre le chemin, ajoute-t-il.

Lire sur NYTimes.com (en anglais)

 

 

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:56

 

 

Rue89

 

Internet à deux vitesses 19/07/2013 à 19h29
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

Décidément, l’année 2013 n’aura pas été faste pour l’Internet tel qu’il avait été pensé par ses géniteurs : libre, anonyme et égalitaire.

Le quotidien économique allemand Handelsblatt affirme être en possession d’un document prouvant la volonté de la Commission Européenne d’enterrer la neutralité du Web.

La proposition, téléguidée par la commissaire européenne chargée de la société numérique, Neelie Kroes, vise à laisser libres les opérateurs Télécom de décider de la bande passante qu’ils désirent allouer aux sites internet.

Jérémie Zimmerman, cofondateur de l’organisation de défense des droits etlibertés des internautes La Quadrature du Net, réagit vivement :

« C’est un habillage très subtil, qui n’en détruit pas moins la neutralité du Net. En autorisant la limitation des données et les deals sur la qualité du trafic, on ne fait pas de discrimination, mais on n’interdit pas la discrimination. »

Un principe indissociable de l’Internet

Le neutralité du Web est un principe qui signifie que les opérateurs de Télécom n’ont pas le droit de discriminer les contenus ou la vitesse de leur diffusion, se cantonnant au rôle de simple transmetteur d’information.

Le Conseil de l’Europe l’avait définie ainsi en septembre 2010 :

« Les utilisateurs doivent avoir le meilleur accès possible au contenu en ligne, aux applications et aux services de leur choix – qu’il soit ou non gratuit – en utilisant le périphérique qui a leur préférence.

Un tel principe général, communément appelé neutralité du net, doit être appliqué sans tenir compte de l’infrastructure ou du réseau utilisé pour se connecter à Internet. »

Ce principe est si fondateur de l’identité d’Internet que plusieurs pays – le Chili, la Slovénie et les Pays-Bas – l’ont même codifié dans leur législation. L’Union Européenne avait fait un pas dans ce sens avec l’amendement 138 du « Paquet Télecom ».

Adopté en première et deuxième lecture par le Parlement européen, il a finalement été abandonné au profit d’une simple déclaration en faveur de la neutralité.

Vers un Internet à deux vitesses

La neutralité est confrontée à un obstacle inattendu : la Toile est saturée – on parle de « congestion du réseau ». A titre d’exemple, l’entreprise californienne Cisco prévoit que le trafic vidéo aura doublé d’ici 2017 ; à titre d’exemple, Youtube est aujourd’hui consulté 4 milliards de fois par jour.

La réponse des fournisseurs d’accès Internet repose sur la logique suivante : qui dit plus de trafic dit de plus grosses infrastructures, donc des coûts qui augmentent. Des coûts qu’ils ne peuvent pas prendre en charge, et qu’ils veulent reporter sur les gros fournisseurs de contenus.

On pourrait presque se laisser séduire par l’idée de faire payer les mastodontes du Net. Sauf que le projet de la Commission précise que les négociations portent sur le « traitement des volumes de données » ou « la transmission de trafic ». Il n’est donc pas question ici de taxer, mais bien de négocier la priorité sur la bande passante.

On voit venir le loup : un Internet à deux vitesses, où les sites qui ont les moyens s’achèteront la priorité et le luxe de la vitesse, tandis que les autres prendront les miettes, où les internautes enragés pourraient être bridés une fois la limite de trafic atteinte.

Un boulevard ouvert aux poids lourds du Net

Imaginons par exemple que Youtube négocie un contrat avec Orange et pas avec Free. Les abonnés du premier pourraient accéder facilement aux vidéos, tandis que les abonnés du second rencontreraient des difficultés de visionnage.

Imaginons encore que le contrat qui lie Orange avec Youtube soit plus important que celui qui le lie avec Dailymotion. Les vidéos du premier seraient accessibles plus aisément que celles du second, risquant de fait d’étrangler concurrent français.

Un rapport [PDF] de la direction générale du Trésor évoquait le bouleversement de l’équilibre économique des fournisseurs de contenus si l’on venait à prioriser la bande passante. Les risques :

  • seuls les acteurs puissants seraient capables de payer des redevances élevées pour que leurs flux soient prioritaires ;
  • une hausse des prix d’accès aux services en ligne due à l’appauvrissement de la concurrence ;
  • « l’oligopolisation » du marché : les opérateurs Télécoms investiraient finalement eux-même dans le secteur des contenus et donneraient la priorité à leurs propres contenus, plutôt que ceux des concurrents.

L’offensive des opérateurs Télécom

Le géant allemand Deutsche Telekom a été le premier à lancer la charge en annonçant en avril dernier sa volonté de réduire la vitesse d’internet de ses abonnés, une fois la limite de données mensuelle atteinte. Ceux qui veulent surfer plus rapidement (ou retrouver le niveau du début du mois) devront payer.

En France aussi la neutralité du Web vacille. Le fournisseur d’accès à Internet Free et Youtube ne s’entendent plus très bien depuis plusieurs mois. A l’origine du litige : la décision de Free de brider le flux des vidéos Youtube à ses abonnés. L’entreprise française estime que les vidéos du site racheté par Google sont gourmandes en bande passant,e et que Youtube devrait donc payer pour cette mobilisation importante des moyens de Free.

Le vrai problème ici, c’est que les abonnés de l’opérateur sont discriminés dans leur accès aux contenus par rapport aux abonnés des autres opérateurs.

Le saut périlleux de Neelie Kroes

 


Neelie Kroes, le 17 septembre 2007 (VIRGINIA MAYO/AP/SIPA)

 

Ces illustrations rappellent surtout combien la neutralité est fragile face à la monétisation à marche forcée du Web. Neelie Kroes avait pourtant pris ses fonctions en affirmant l’inviolabilité du principe. Jérémie Zimemrman :

« Le jour où elle est entrée en fonction, elle avait fait des déclarations dithyrambiques sur la neutralité.

Ensuite, le Parlement lui a donné six mois pour mener une enquête sur le sujet lors du Paquet Télécom de 2009. Elle en a pris dix-huit, pour rendre une étude complètement creuse de douze pages seulement. »

Une preuve du lobbying forcené que mènent les opérateurs selon le fondateur de l’ONG.

En France, le débat est avancé mais reporté

L’état actuel des législations en Europe laisse planer le doute sur l’avenir de la neutralité. Les textes mettent l’accent sur la transparence des opérateurs, plus que sur la mise en place de garde-fous effectifs. Jérémie Zimmerman :

« La logique des législateurs est basée sur une logique de concurrence : avec plus de transparence, les abonnés seront conscients des deals et conditions de leur opérateur, et choisiront donc eux-mêmes. »

En France, l’état du débat est assez « assez avancé », et le respect de la neutralité faisait partie des promesses du candidat Hollande. Il aura tout de même fallu six mois à Fleur Pellerin, la ministre chargée de l’Economie numérique, pour mettre en place une « simple table ronde ».

Finalement, une « grande loi » est prévue à l’horizon 2014, mais le porte-parole de la Quadrature du Net affirme ne « pas avoir la moindre idée de ce qu’on trouvera dedans ». Alarmiste, il rappelle que « toute restriction d’accès à Internet est une entrave à la liberté d’expression ».

 

 

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