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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 15:15

 

http://www.youtube.com/watch?v=Sj8Snmbe4y4

 

 

Publiée le 25 mai 2012 par afpfr

Huit civils ont été tués vendredi par les forces de l'ordre en Syrie, où des manifestations massives contre le régime se sont déroulées à Alep et Idleb, dans le nord du pays. Images You Tube de tirs et de manifestations dans toute la Syrie.  Durée: 00:47

 

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:01

 

Syrie : des blindés de l'armée pour la première fois à Alep

Le Monde.fr avec AFP | 26.05.2012 à 12h03 • Mis à jour le 26.05.2012 à 12h03

 

 

Des corps de manifestants anti Assad tués lors de bombardements des forces gouvernementales à Houla dans le centre du pays.

 

 

Au moins 92 personnes, dont 32 enfants, ont été tuées dans les bombardements de vendredi à Houla, près de Homs, selon les observateurs de l'ONU.

Des blindés de l'armée sont entrés vendredi 25 mai pour la première fois depuis le début de la révolte dans les rues d'Alep, deuxième ville de Syrie et théâtre ces dernières semaines de manifestations monstres inédites contre le régime, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Ces blindés circulaient notamment dans les quartiers de Kalassé et Boustane Al-Kasr, où des milliers de personnes participaient aux funérailles d'un jeune homme tué par balles vendredi, selon l'OSDH. Un peu plus tôt, des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour réclamer la chute du régime.
  • 90 civils tués, dont 25 enfants à Houla

Au moins 90 personnes dont 25 enfants ont été tuées vendredi, la plupart à Houla (centre) dans les bombardements des forces gouvernementales dont les blindés sont entrés pour la première fois à Alep, deuxième ville du pays, à la suite d'énormes manifestations.

"C'est un véritable massacre qui a lieu alors que les observateurs de l'ONU maintiennent le silence", a dénoncé le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "On parle depuis midi de bombardements et aucun des observateurs basés à Homs n'a bougé", a-t-il ajouté, s'interrogeant sur le rôle de ces observateurs déployés depuis avril pour surveiller le cessez-le-feu instauré le 12 avril. Les observateurs, quant à eux se sont rendus samedi dans la région de Houla. 

  • Pillonnage à la frontière turque

Pour la première fois également, des hélicoptères de l'armée syrienne ont bombardé des localités kurdes hostiles au régime de Bachar Al-Assad près de la frontière avec la Turquie, faisant de nombreux blessés, rapporte l'OSDH. "C'est la première fois que cette zone, désignée sous le nom de la montagne des Kurdes, est la cible de bombardements aériens. Il s'agit d'une zone montagneuse très escarpée où les chars n'accèdent pas facilement", a indiqué Rami Abdel Rahmane, qui fait état d'une vingtaine de blessés parmi les habitants.

Alors que la trêve entrée en vigueur il y a plus d'un mois est quotidiennement violée, l'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe Kofi Annan a décidé de se rendre prochainement en Syrie. Son porte-parole, Ahmad Fawzi, a indiqué vendredi que M. Annan finalisait les préparatifs de son départ, tout en refusant d'en dire plus, notamment sur la date de la visite, pour des raisons de sécurité.

  • Combats entre armée et déserteurs

Dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, "des dizaines de milliers de manifestants ont également défilé", dans les localités de Maaret Al-Noman, Kafrnoubol, Saraqeb, Hass et Sargé, tenues par les rebelles, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des combats ont opposé les forces régulières aux soldats déserteurs dans le village de Maarchourine, toujours dans cette province. A Irbin, quatre miliciens fidèles au président Assad ont été tués, a indiqué un membre de l'opposition.

Plus de 50 civils, dont 13 enfants, ont par ailleurs été tués dans des bombardements des forces gouvernementales contre la ville de Houla, dans la province de Homs.

 

Les forces de l'ordre ont aussi tiré sur des manifestants dans la province de Deraa, dans le Sud, blessant plusieurs d'entre eux à Inkhil, à la sortie des mosquées après la prière de midi. Un civil a été tué au cours d'une embuscade dans cette même province.  

  •   Prochain rendez-vous : Damas

Les militants pro-démocratie avaient appelé à manifester vendredi sous le slogan "Notre prochain rendez-vous, Damas", cherchant à intensifier le mouvement dans la capitale, quadrillée par les agents de sécurité. Plusieurs manifestations ont ainsi eu lieu à l'aube dans les quartiers populaires de Damas pour rendre hommage à l'Armée syrienne libre, formée essentiellement de déserteurs, et appeler à la chute du régime du président Bachar Al-Assad.  

A consulter : Chronologie : une année de répression en Syrie


 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 15:02

 

Le Monde - 25 mai 2012

 

Le 15 mai, l'historien belge Pierre Piccinin entrait pour la troisième fois de sa vie sur le territoire syrien. Professeur d’histoire, passionné par le monde arabe, il multipliait les voyages dans la région, notamment en Egypte et en Libye. Sur son blog, il prenait régulièrement position en faveur du régime syrien, dénonçant la propagande de l'opposition et une surestimation généralisée de la répression. A tort.

Alors qu'il se rendait à Homs pour rencontrer l'Armée de libération, il est arrêté le 17 mai à Tall Kalakh, une localité de la région frontalière avec le Liban. Accusé d'être un agent des services secrets français, il est jeté en prison. Après six jours de détention à Homs et à Damas, il a finalement été expulsé sur intervention décisive de la diplomatie belge. De retour dans son pays, il témoigne de l'horreur des prisons syriennes dans La Libre Belgique.

Dans la prison de Homs, "c’est à la chaîne", raconte le professeur de l’école européenne de Bruxelles à Uccle. "Ils emmènent les corps, cela revient tout le temps. (...) Les gens, on les attache dans le couloir, puis c’est l’électricité, on les bat à mort. Les gens étaient morts dans le couloir. C’est la torture à la chaîne." "Au début, ils fermaient la porte mais après ils n'ont plus fait attention du tout à moi. Je me suis dit que, m'ayant laissé voir tout cela, jamais ils n'allaient me laisser partir. Je pensais que c'était terminé pour moi."


"C’était vraiment l’enfer, l’enfer sur Terre"

Les policiers syriens l’interrogent sur ce qu’ils ont découvert dans sa clé USB : des photos des rebelles de Talbisseh. Sur le bureau, "il y avait des aiguilles, des morceaux d’ongle, du sang." Après son premier interrogatoire, il est passé à tabac, en pleine nuit. Le 18 mai, il est transféré à Damas, au siège de la sécurité, dans le quartier de Qazzaz, là où un attentat à la voiture piégée a fait 55 morts le 10 mai. "Les cellules étaient pleines, les gens hurlaient toute la nuit", raconte-t-il. "C’était vraiment l’enfer, l’enfer sur Terre", raconte-t-il à la RTBF.

Le 19 mai, il est transféré dans la prison de Bab Al-Musalla. Il raconte alors l'élan de solidarité "formidable" de la part des autres détenus qui "ont rassemblé un peu d’argent et payé un garde" pour qu'il puisse avoir accès à un téléphone. Par le biais d'un ami, les autorités belges sont alertées et un diplomate est dépêché pour obtenir sa libération. Le 22 mai, il est transféré dans une cellule de l’aéroport de Damas puis rapatrié.

Depuis son retour en Belgique, Pierre Piccinin a revu son jugement sur le régime syrien. "Dans la situation actuelle, rien ne changera en Syrie, avec son régime de terreur, si on n'intervient pas", affirme désormais l'historien. "Je pense que je me suis trompé, il faut savoir, surtout dans des cas comme ça, reconnaître ses erreurs", a-t-il conclu.

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 14:54

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 25.05.2012 à 16h13 • Mis à jour le 25.05.2012 à 16h13

 

Huit civils ont été tués vendredi 25 mai par les forces de l'ordre en Syrie, où des manifestations massives contre le régime se sont déroulées à Alep et Idleb, dans le nord du pays, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). "Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Alep et sa province", réclamant la chute du régime, a précisé le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

"Il s'agit des manifestations les plus importantes à Alep" depuis le début de la révolte contre le régime le 15 mars 2011, a indiqué M. Abdel Rahmane, qui avait déjà souligné l'ampleur des manifestations la semaine dernière dans cette deuxième ville du pays. Selon l'ONG, un manifestant a été tué et des dizaines d'autres ont été blessés par les forces régulières, qui ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur les protestataires.

Dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, "des dizaines de milliers de manifestants ont également défilé", dans les localités de Maaret Al-Noman, Kafrnoubol, Saraqeb, Hass et Sargé, tenues par les rebelles, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des combats ont opposé les forces régulières aux soldats déserteurs dans le village de Maarchourine, toujours dans cette province.

 

Sept personnes ont été blessées à Houla lors d'une manifestation antirégime le 25 mai 2012.

 

Les forces de l'ordre ont aussi tiré sur des manifestants dans la province de Deraa, dans le sud, blessant plusieurs d'entre eux à Inkhil, à la sortie des mosquées après la prière de midi. Un civil a été tué dans une embuscade dans cette même province. A Homs, des manifestants ont défilé dans plusieurs quartiers malgré les bombardements et les tirs, ainsi que dans les villes voisines d'Al-Quaryatayn et Houla, où sept personnes ont été blessées.

 

  PROCHAIN RENDEZ-VOUS : DAMAS

Les militants pro-démocratie avaient appelé à manifester vendredi sous le slogan "Notre prochain rendez-vous, Damas", appelant à intensifier le mouvement dans la capitale, quadrillée par les agents de sécurité. Plusieurs manifestations ont ainsi eu lieu à l'aube dans les quartiers populaires de Damas pour rendre hommage à l'Armée syrienne libre, formée essentiellement de déserteurs, et appeler à la chute du régime du président Bachar Al-Assad. "Le quartier Tadamone ne pliera pas", proclamait une pancarte brandie par des manifestants. A Tabbalé, ils ont appelé les "cheikhs de Damas à prendre leurs distances avec le régime", selon des vidéos postées par les militants pro-démocratie sur Internet.

Dans l'après-midi, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants dans le quartier historique de Midane, toujours selon l'OSDH qui a fait état de plusieurs autres manifestations dans la capitale et sa banlieue, où un enfant a été tué par un tireur embusqué à Irbine. Dans la province de Hama, quatre personnes ont été tuées par les forces gouvernementales dans la nuit de jeudi à vendredi, "alors qu'ils gardaient leur ferme" dans le village de Chizar, a précisé l'OSDH.

Un civil a péri dans le quartier de Sabounié, à Hama, dans le nord du pays. Dans la même région, des soldats ont été blessés lors de combats contre des déserteurs, selon la même source. Pour sa part, l'agence officielle syrienne SANA a fait état de la mort de six personnes dans l'explosion d'une charge déposée par "un groupe terroriste" sur le seuil de leur maison dans le village de Rabla, dans le province de Homs.

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 11:57

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 23.05.2012 à 12h22 • Mis à jour le 23.05.2012 à 12h22

 

Les corps de trois hommes qui auraient été tués par les forces de Bachar Al-Assad, près de Homs, le 21 mai 2012.

 

 

Dans son rapport annuel 2011, publié mercredi 23 mai, Amnesty International accuse le régime du président syrien, Bachar Al-Assad, de torturer et de tuer des détenus et des manifestants pacifiques, des actes pouvant constituer des crimes contre l'humanité.

Consulter le résumé du rapport 2011 d'Amnesty consacré à la Syrie.

L'ONG détaille la façon dont les troupes ont déployé leurs chars dans des quartiers résidentiels, ont tué des manifestants pacifiques et emprisonné des milliers d'autres, torturés et détenus au secret. "Le type et l'échelle des violations pratiquées par l'Etat pourrait constituer des crimes contre l'humanité", juge Amnesty International.

 

MANIFESTANTS RÉPRIMÉS, HUMILIÉS ET TORTURÉS

Le rapport cite plusieurs exemples, notamment celui d'un homme non identifié à Banias, détenu pendant trois jours, frappé, déshabillé et obligé à "lécher son propre sang sur le sol". A Homs, poursuit le rapport, "le corps de Tarek Ziad Abd Al-Qader, arrêté le 29 avril [2011], a été rendu à sa famille en juin, portant notamment des brûlures à l'électricité ainsi que des traces visiblement causées par des coups de fouet et de couteau, et une partie de ses cheveux avaient été arrachés".

Amnesty dénonce également la tentative du régime d'écraser la contestation, citant le cas du pianiste Malek Jandali, installé aux Etats-Unis, dont les parents "ont été frappés dans leur maison, à Homs" après que leur fils a manifesté contre le régime aux Etats-Unis.

>> Des témoignages recueillis par Le Monde d'opposants torturés : "Pour me punir, ils ont placé un engin explosif dans ma main"

Le régime utilise également la médecine et ses hôpitaux comme arme de la répression. Lire notre compte-rendu de l'enquête menée par Médecins sans frontières.


 LES ENFANTS VISÉS

Et cette répression n'épargne pas les enfants selon Amnesty, qui cite le cas de Mohammed Al-Moulaa Issa, 14 ans, originaire de Deir Ezzor, abattu par balle par les forces de sécurité parce qu'il refusait de participer à une manifestation favorable au régime. Les exactions visant des enfants ont été régulièrement dénoncées ces derniers mois par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Son dernier rapport, en date du 22 février, faisait état de plus de cinq cents enfants morts depuis le début de la rébellion, en mars 2011, avec une forte concentration sur les mois de décembre (quatre-vingts morts) et janvier (soixante-douze morts). Beaucoup d'adolescents sont arrêtés et torturés, sans compter tous les enfants dont la scolarité a été interrompue par les violences qui sévissent depuis quatorze mois dans le pays.

Dans un reportage pour "Envoyé spécial" diffusé sur France 2 en décembre, la journaliste indépendante Manon Loizeau montrait notamment le traumatisme des violences politiques pour les enfants à Homs.

Alors que Damas a récemment refusé de fournir un rapport au comité contre la torture de l'ONU, Amnesty dénonce en outre l'attitude du pouvoir qui "n'a pas mené d'enquêtes indépendantes sur les assassinats illégaux, les tortures et les autres violations graves des droits de l'homme".

Le 13 février, la haute commissaire de l'ONU aux droits humains, Navi Pillay, avait elle aussi dénoncé des crimes contre l'humanité en Syrie devant l'Assemblée générale des Nations unies. "La nature et l'étendue des exactions perpétrées par les forces syriennes indiquent que des crimes contre l'humanité ont vraisemblablement été commis depuis mars 2011", avait alors déclaré Mme Pillay.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 13:58

Le Nouvel Obs - Créé le 21-05-2012 à 10h11 - Mis à jour à 12h50

Didier, médecin, entré clandestinement en Syrie pour MSF, raconte comment les autorités ciblent systématiquement les structures médicales et le personnel soignant.

 

 
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Le régime syrien continue de traquer les blessés et les médecins, dénonce l'organisation Médecins sans frontières (MSF) mardi 15 mai. Fadi Zaidan/AP/SIPA

Le régime syrien continue de traquer les blessés et les médecins, dénonce l'organisation Médecins sans frontières (MSF) mardi 15 mai. Fadi Zaidan/AP/SI

Mardi 15 mai, l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé une traque du personnel soignant et les menaces qui pèsent sur les réseaux de médecins syriens clandestins. En avril dernier, deux médecins de MSF entrent clandestinement en Syrie (via la Turquie) pour tenter d'apporter une aide médicale aux blessés qui se trouvent dans la région d'Idlib. Didier, anesthésiste dans la région lyonnaise, est l'un d'eux. Il raconte au "Nouvel Observateur" comment la liberté de mouvement des travailleurs humanitaires en Syrie est quasi-impossible.

Quel était l'objectif que vous vous étiez fixé en arrivant en Syrie ?

Le but était bien sûr dans un premier temps de soigner les victimes du conflit. Nous avons constaté qu'il n'y avait pas de grands afflux, mais des blessés dispersés dans plusieurs endroits. A chaque fois qu'on s'arrêtait dans un village, des blessés de guerre nous étaient présentés.

Dans un deuxième temps, sur un plan plus stratégique, nous souhaitions évaluer la situation sur le terrain afin de savoir s'il était possible de pérenniser notre présence.

Malgré le soutien sans réserve de la population, nous n'avons pas été en mesure de trouver une structure opérationnelle où nous aurions pu nous installer et travailler de manière durable. Nous étions même dans l'impossibilité de mettre en place un lieu de fortune où nous aurions pu opérer. De nombreuses structures ont été détruites et les soignants vivent dans une situation de terreur. On a très vite constaté qu'ils étaient des cibles prioritaires du régime syrien.

Vous voulez dire que les structures médicales sont délibérément visées par les autorités ? 

Dès les premiers contacts on nous a dit qu'être surpris en train de soigner un blessé était aussi dangereux que d'avoir une arme. Les soignants savent que l'armée peut arriver très vite et que les blessés sont tués. Quand ils arrivent à opérer, les patients repartent immédiatement chez eux, même lorsque le cas est grave. Je pense notamment à un jeune qui avait une plaie par balle à l'abdomen, avec une atteinte du foie. Le dernier degré de gravité. Il est rentré chez lui tout de suite après l'opération, il n'est pas resté dans le village.

Un autre exemple, une fois nous avons trouvé une structure qui fonctionnait, qui semblait bien équipée. Nous avons été bien accueillis mais très rapidement, le médecin responsable de l'établissement nous a dit qu'il était hors de question de prendre en charge des blessés. Il nous a expliqué que c'était suicidaire et qu'il ne voulait pas mettre en péril la vie de ses équipes…

Comment s'est déroulé votre séjour ?

Du fait de cette pression et comme les médecins syriens n'étaient pas en mesure de soigner les blessés, nous n'avons pas pu constituer une équipe, ni trouver un lieu pour travailler. Nous avons réussi à travailler toute une journée dans une sorte de dispensaire. Nous avons installé dans une caisse de quoi faire un peu de chirurgie mais en fin de journée on nous a dit très clairement qu'on ne pouvait pas rester le lendemain. Il faut savoir que lorsque nous nous installons, l'afflux de personnes est très vite repéré.

Une autre fois, nous avons pu nous installer dans un village qui n'avait pas été inquiété. Nous avons travaillé plusieurs jours dans un hôpital qui était fonctionnel. Malheureusement, le village a été encerclé et nous avons été obligés de quitter les lieux en quelques minutes. Nous avons su après notre départ, qu'il y avait eu un bombardement et que l'hôpital avait été saccagé.

Avez-vous été inquiété par l'armée syrienne ?

Nous étions dans une zone acquise à l'opposition, donc nous n'avions pas à nous cacher. Nous étions émergés dans la population. Mais il est évident que les autorités syriennes ne devaient pas savoir que nous étions là.

A quel moment avez-vous décidé de rentrer ?

C'était une mission qui devait durer. Nous avons fait un point sécurité au bout d'une dizaine de jours et nous nous sommes mis d'accord pour dire que la balance ne nous était pas favorable entre les risques et l'intérêt pour la population. On a repassé la frontière dans l'autre sens.

L'aide humanitaire arrive-t-elle à s'organiser malgré tout ?

Il y a des relations quasi-quotidiennes avec les populations mais nous n'avons pas vu de structure active. Le matériel existe, il passe la frontière, il est stocké mais les Syriens sont dans l'impossibilité de le déployer et de l'utiliser. L'organisation à l'intérieur se cherche un peu parce qu'il n'y a aucun moyen d'installer des structures pérennes.

Sarah Diffalah

Par Sarah Diffalah

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:12

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 19.05.2012 à 11h47 • Mis à jour le 19.05.2012 à 13h45

 

 

Images de la télévision officielle syrienne à Deir Ezzor après l'attentat suicide, le 19 mai 2012.


Neuf personnes ont été tuées et une centaine d'autres blessées dans un attentat suicide qui a frappé la ville de Deir Ezzor dans l'est de la Syrie samedi 19 mai, a indiqué l'agence officielle SANA. Un précédent bilan de sept morts avait été auparavant confirmé par le porte-parole du ministère des affaires étrangères. L'attentat qui s'est produit dans le quartier Massaken Ghazi Ayyach a été perpétré avec "500 kg d'explosifs", a précisé Jihad Makdissi sur son compte Twitter. Selon lui, un groupe d'observateurs de l'ONU a inspecté le lieu de l'attentat.

"Bilan des victimes : 7 martyrs et 100 blessés dans un attentat suicide (500 kilos d'explosifs) à Ghazi Ayyach à Deir Ezzor", indique le porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien sur Twitter. "Des observateurs des Nations unies ont visité le site de l'attaque terroriste à la bombe contre les habitations de Ghazi Ayyach à Deir Ezzor", indique le porte-parole du ministère des affaires étrangères syrien sur Twitetr.

"Un kamikaze terroriste conduisait la voiture piégée qui a explosé dans le quartier de Massaken Ghazi Ayyach", avait auparavant indiqué la télévision d'Etat. "Les immeubles résidentiels et les installations publiques et privées près du site de l'attentat terroriste ont subi d'importants dégâts", précisait-elle, sans faire état d'un nombre de victimes. Les images diffusées par les médias officiels ont montré des immeubles détruits, des carcasses de véhicules, un grand cratère et des taches de sang sur une route.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également fait état d'un attentat à la voiture piégée dans la ville, précisant que l'explosion s'était produite dans une rue abritant un siège des renseignements militaires et aériens et un hôpital militaire.

L'opposition syrienne a de son côté accusé le régime du président Bachar Al-Assad d'avoir fomenté l'attentat à la voiture piégée, ainsi que "de tous les attentats criminels" qui ont secoué le pays récemment. Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, "fait porter au régime syrien l'entière responsabilité (...) des attentats criminels dans plusieurs villes syriennes dont celui d'aujourd'hui à Deir Ezzor", selon un communiqué.

Un attentat suicide a fait sept morts dans la ville de Deir Ezzor en Syrie le 19 mai (Photo de l'agence officielle SANA).

SÉRIE D'ATTENTATS

Il s'agit de la première attaque du genre dans cette ville où les autorités ont annoncé vendredi avoir déjoué un attentat à la voiture piégée. Plusieurs attentats meurtriers ont secoué la capitale Damas et Alep, deuxième ville du pays depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad en mars 2011. Le 10 mai, un double attentat avait fait 55 morts à Damas.

La plupart des attaques ont été revendiquées par des groupuscules obscurs, tel le Front Al-Nusra. Jeudi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a imputé au réseau extrémiste Al-Qaida la responsabilité de récents attentats en Syrie.

Ailleurs dans le pays, l'OSDH a fait état d'une forte explosion à Douma dans la province de Damas, sans plus de détails. Un siège du Baas, parti au pouvoir en Syrie, a été la cible d'une attaque à la roquette RPG dans la province d'Alep, suivie de combats entre les forces de sécurité et rebelles, d'après l'ONG.

Et à Idleb (nord-ouest), des insurgés ont détruit à coups de roquettes RPG un transport de troupes, faisant des morts et des blessés au nombre de cinq parmi les soldats, d'après l'ONG. Toujours dans la même région, de violents combats ont éclaté entre armée et rebelles près de la frontière turque et trois véhicules militaires ont été détruits.

Les violences se poursuivent en dépit de la présence de près de 260 observateurs dans le pays en charge de surveiller la trêve instaurée le 12 avril mais systématiquement violée au quotidien.

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:50

 

Le Monde.fr | 18.05.2012 à 11h15 • Mis à jour le 18.05.2012 à 14h59

 
 

Les opposants syriens ont appelé à manifester, vendredi 18 mai, en hommage aux étudiants d'Alep qui avaient défilé la veille par milliers malgré la répression et en présence d'observateurs de l'ONU. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des "dizaines de milliers" de personnes ont participé à ces rassemblements, les plus importants depuis l'annonce d'un cessez-le-feu le 12 avril, systématiquement violé depuis. "Nous voulons la liberté que tu le veuilles ou pas, Bachar, ennemi de l'humanité", ont scandé des manifestants à Deir Ezzor, dans l'Est. Dans le même temps, l'armée du régime poursuivait ses bombardements sur les bastions rebelles de la province de Homs, parmi lesquels Rastane.

Centre nerveux de la mobilisation dans une ville longtemps restée à l'écart de la révolte populaire lancée il y a plus de quatorze mois, l'université d'Alep a été le théâtre jeudi de violents affrontements. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre notamment des jeunes en train de filmer les heurts à l'arrière d'une voiture conduite par un observateur de l'ONU. "Partons, partons, ils vont nous arrêter, nous sommes sous ta protection", crie soudainement une jeune fille à l'adresse de l'observateur à l'approche d'un homme en civil.

Le 3 mai, quatre étudiants avaient été tués par les tirs des forces armées qui avaient fait irruption manu militari et semé la terreur dans la cité universitaire. Toujours à Alep, un officier a été tué vendredi et cinq soldats blessés dans l'explosion d'une bombe dans le quartier Al-Chaar, selon l'OSDH.

Dans la journée, plusieurs quartiers de Homs (centre) étaient la cible d'obus de mortier de l'armée, accompagnés de tirs nourris, a précisé l'ONG. La ville rebelle de Rastane était également violemment bombardée, selon la même source. L'ONG avait dénoncé une tentative de "détruire progressivement" la cité que le régime tente depuis des mois de reprendre aux insurgés. L'OSDH critique "le silence des observateurs internationaux qui n'ont rien fait pour arrêter le bombardement continu" sur Rastane.

Lire : "Le régime s'acharne sur la ville de Rastane"

 

UN MILITANT TORTURÉ ET CONDAMNÉ À MORT

Une autre ONG syrienne, la Ligue syrienne de défense des droits de l'homme, a fait état vendredi de la condamnation à mort pour "haute trahison" d'un militant syrien "sauvagement torturé" depuis son arrestation en avril.

Dans un communiqué, elle affirme que l'ingénieur et militant Mohammed Abdelmaoula Al-Hariri, arrêté le 16 avril, a été transféré à la prison militaire de Seidnaya en vue de son exécution. L'organisation a jugé le verdict de "haute trahison et contacts avec des parties étrangères" "nul et non avenu", dénonçant "des aveux extorqués sous la torture sauvage et dans des conditions inhumaines".

L'ONG appelle les autorités syriennes à ne pas appliquer la sentence et réitère son appel à la communauté internationale pour qu'elle "intervienne d'urgence pour faire cesser les actes de violence, les meurtres, la torture et les enlèvements commis par les services de sécurité et les milices armées du régime". Plusieurs organisations locales et internationales de défense des droits de l'homme ont dénoncé la "torture systématique" dans les prisons syriennes, où selon l'OSDH plus de 25 000 personnes sont actuellement détenues dans le cadre de la répression. 


 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 12:46

 

lapresse.ca - Publié le 18 mai 2012 à 08h24 | Mis à jour à 08h39

 

Ces images diffusées sur l'internet montrent de présumés... (Image: AFP/YouTube)

 

Ces images diffusées sur l'internet montrent de présumés membres des forces de sécurité syriennes tabasser des étudiants de l'Université d'Alep, lors d'une manifestation, aujourd'hui.

Image: AFP/YouTube

 

La deuxième ville de Syrie, Alep, était le théâtre vendredi des plus importantes manifestations dans la cité depuis le début il y a plus de 14 mois de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad, selon une ONG et des militants.

«Il s'agit des manifestations les plus importantes à Alep depuis le début de la révolte. Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs quartiers malgré la répression», a indiqué à l'AFP le président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

«Alep connaît un véritable soulèvement», commente de son côté Mohammad al-Halabi, militant sur place.

Les militants anti-régime avaient appelé à manifester comme chaque vendredi pour réclamer la chute du régime du président Bachar al-Assad et rendre hommage aux «héros de l'Université d'Alep» en référence aux étudiants de la ville qui avaient manifesté par milliers la veille en présence d'observateurs de l'ONU.

À travers le pays, «des dizaines de milliers» de personnes manifestaient également, soit les plus grands rassemblements en Syrie, selon l'OSDH, depuis l'annonce d'un cessez-le-feu le 12 avril, systématiquement violé depuis.

 

 

Agence France-Presse
Beyrouth, Liban

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:03

 

Le Monde.fr avec AFP | 15.05.2012 à 12h54 • Mis à jour le 15.05.2012 à 12h53

 
 
Des observateurs de l'ONU inspectent une voiture brulée le 14 mai 2012 à Deir Azzor.

De nouvelles violences ont coûté la vie à douze civils mardi 15 mai en Syrie, où la crise est entrée dans son quinzième mois sans qu'aucune initiative internationale ne soit parvenue à la résoudre. Les pays du Golfe ont annoncé lundi douter "sérieusement" du succès du plan de l'émissaire Kofi Annan.

Sur le terrain, bien que deux tiers des observateurs que l'ONU soient déjà sur place, douze nouveaux civils et un déserteur ont péri mardi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Quatre civils ont été abattus par les troupes à Deir Ezzor (est), trois, dont une fillette de six ans, ont été mortellement touchés par des tirs de l'armée dans la région de Damas, un dans la région de Deraa (sud) et quatre autres ont été tués lors d'une explosion dans la ville côtière de Banias.

"BLOCUS THÉRAPEUTIQUE"

De retour d'une mission clandestine en Syrie, une équipe de Médecins sans frontières (MSF) accuse Damas de mettre en place un "blocus thérapeutique pervers", en arrêtant les médecins et visant les pharmacies. "D'après les docteurs syriens, il est au moins aussi dangereux d'être pris en train de soigner des blessés qu'avec des armes à la main", a affirmé un chirurgien de MSF qui faisait partie du voyage. "C'est un énorme problème pour les malades chroniques, qui souffrent par exemple de diabète, d'insuffisance rénale... Pour moi, qu'une armée régulière pille des pharmacies, les détruise, c'est complètement inédit. C'est un pas en avant dans la barbarie", a-t-il ajouté.

Le ministre français sortant des affaires étrangères, Alain Juppé, a également évoqué des "blessés achevés dans les hôpitaux", espérant que ces témoignages feraient évoluer la Russie vers un soutien à des sanctions de l'ONU contre le régime de Bachar Al-Assad. Il a aussi jugé "probable" l'échec de la mission Annan, au lendemain de déclarations similaires du chef de la diplomatie saoudienne. "La confiance dans les efforts de l'émissaire international commence à faiblir sérieusement et rapidement", avait jugé lundi le prince Saoud Al-Fayçal, qui s'exprimait au nom des six monarchies du Golfe réunies à Riyad.

LE POUVOIR SE FÉLICITE D'ÉLECTIONS "DÉMOCRATIQUES"

Dans le même temps, la commission électorale syrienne a annoncé un taux de participation de 51,26 % aux premières législatives "multipartites" tenues le 7 mai sur fond de violences et raillées par la communauté internationale. Son chef a refusé de donner les résultats par partis et le détail de la participation, notamment dans les régions où les militants anti-régime avaient appelé au boycottage, se félicitant toutefois d'élections "transparentes et démocratiques".

A l'étranger et dans l'opposition, de nombreuses voix avaient dénoncé des élections "ridicules" et "cyniques". L'avocat des droits de l'homme Anouar Al-Bounni a qualifié ce scrutin de "mort-né" du fait de la loi électorale et du contexte dans lequel il s'est tenu.

GHALIOUN RESTE À LA TÊTE DE L'OPPOSITION

Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS), lors de la conférence de l'opposition au régime de Dams, à Istanbul, le 27 mars.

Mardi, le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition au régime, a réélu à sa tête Burhan Ghalioun, pour un nouveau mandat de trois mois. Lors d'une réunion à Rome du secrétariat général du CNS qui compte une quarantaine de membres, M. Ghalioun a été élu avec 21 voix, face à son principal concurrent, Georges Sabra, qui en a recueilli 11.

Au Liban voisin, enfin, où des heurts confessionnels sur fond de rivalités entre pro et anti-régime syrien ont fait neuf morts, le calme est revenu mardi matin à Tripoli, la principale ville du Nord.

 

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